La presse, 28 janvier 1981, B. Le monde
[" CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 JANVIER 1981 UN DEMI-MILLION D'AMÉRICAINS APPLAUDISSENT LES EX-OTAGES «terroristes de la terre» ««Notre patience WASHINGTON \u2014 Enrubannée de banderoles jaunes, Washington a accueilli hier ses cinquante-deux rescapés alors que plus de 150,000 personnes se sont attroupées entre le Capitole et la Maison-Blanche pour applaudir au son des clochers de la ville la fin d'une longue et pénible crise.Les «prisonniers de guerre»» comme les appelle le président Ronald Reagan sont revenus en héros pour entendre leur chef d'Etat déclarer du parvis nord de la Maison-Blan-che: «Jamais plus».M.Reagan, s'adressant en effet aux «terroristes de la terre», a déclaré sur un ton décidé: «Qu'ils sachent dorénavant que lorsque les lois internationales seront violées, notre politique en sera une riposte instantanée et efficace.On entend dire que nous vivons dans une ère où notre force a ses limites; qu'il soit clairement compris que notre patience a aussi ses limites.» Ces remarques furent longuement applaudies par la foule des sénateurs, de congressmen, de diplomates et de dignitaires étrangers qui se pressaient sur la pelouse dans une mer de drapeaux étoiles.Pour l'occasion, le soleil perçait à travers les nuages ajoutant à l'émotion qui agitait les cinquante-trois otages et les cinq ambassadeurs qui, directement ou indirectement, ont contribue pendant les quatorze derniers mois, à résoudre la crise.Parmi eux.l'ex-a m bassa-deur du Canada en Iran.M.Kenneth Taylor et son collègue de Washington.M.Peter Towe.Ambiance d'armistice La Maison-Blanche avait tenu à recevoir les cinquante-trois otages (Richard Queen, libéré en juillet, s'ajoutant au groupe) ainsi que les survivants de la funeste opération de commando Eagle Claw (d'avril dernier), avec la pompe réservée d'ordinaire aux grands chefs d'Etat.La cérémonie d'hier fut encore plus solennelle.Même certains journalistes agitaient des drapeaux tant l'atmosphère était électrisante.Les Etats-Unis eurent été en guerre avec l'Iran que l'armistice n'aurait pas été acclamée avec plus de vigueur.Les 52 otages ont été accueillis à la base d'Andrews par le vice-president George Bush, le secrétaire d'Etat le général Alexander Haig et le secrétaire à la Défense Caspar Weinberger.Dès leur descente d'avion, les otages reeurent chacun l'accolade au son d'une fanfare jouant America The Beautiful et l'hymne national.Certains parmi les 53.des militaires pour la plupart, retrouvaient leurs familles pour la première fois depuis seize mois d'absence.Le premier à sortir de l'appareil qui les avait transportés de West Point fut le chargé d'affaires Bruce Laingen, un diplomate de 59 ans (il ne les paraît pas du tout) qui, pendant quatorze mois, s'est obstiné à négocier la libération de ses collègues.A plus d'une reprise le gouvernement iranien a offert à M.Lain-gen de retourner en Amérique, mais ce dernier a systématiquement refusé, acceptant même au cours des derniers mois l'emprisonnement afin de demeurer avec les siens.Médias critiqués Le bref discours de M.Lain-gen à la Maison-Blanche ne laissa rien transparaître des histoires d'horreur qui circulent dans la presse américaine faisant état des sévices qu'ont subis plusieurs otages au cours de leur captivité en Iran.En fait depuis hier matin, les rescapés refusent Le Canada rejette l'offre de l'Iran OTTAWA (PC) \u2014 Le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, M.Mark MacGui-gan, a repoussé hier une proposition iranienne pour une reprise des relations diplomatiques entre le Canada et l'Iran.«Ce n'est pas une de nos priorités», s'est contenté de dire le ministre MacGuigan au cours d'une conférence de presse qu'il donnait à sa sortie de la Chambre des communes.Dans un premier temps, a rappelé M.MacGuigan, le gouvernement étudiera la possibilité de lever les sanctions économiques imposées à l'Iran à la suite de la prise d'otages à l'ambassade américaine à Téhéran le 4 novembre 1979.Par la suite, l'envoi de diplomates sera envisagé si l'Iran consent à garantir leur sécurité.M.MacGuigan a révélé en outre qu'il avait entendu parler de la proposition iranienne, formulée par le ministre des Affaires executives, M.Behzad Naba-vi, mais qu'il n'avait cependant reçu aucune demande officielle.Le ministre Nabavi a évoqué la possibilité d'une reprise des relations canado-iraniennes au cours d'une conférence de presse qu'il donnait hier à Téhéran.Il a cependant assorti son offre de trois conditions que le Canada devra s'engager à respecter.Premièrement, le gouvernement canadien doit promettre de ne plus enlever personne, de ne plus transférer personne clandestinement et de ne plus se livrer à de l'espionnage en territoire iranien.Selon l'adjoint du ministre Nabavi, M.Ahmad Azi-zi, «le Canada ne doit plus aider les espions».Il faisait alors référence à l'aide apportée par l'ambassade canadienne à Téhéran, il y a une année aujourd'hui, à six diplomates américains qui s'y étaient réfugiés.Grâce à une ruse de l'ambassadeur canadien, M.Kenneth Taylor, et à des passeports canadiens, ceux-ci avaient réussi à fuir l'Iran à la faveur de la fermeture de l'ambassade canadienne.M.Nabavi a soutenu avoir reçu une demande du gouvernement canadien pour un rétablissement rapide des liens diplomatiques entre les deux pays à la condition que Téhéran puisse garantir la sécurité des diplomates canadiens.Cette requête, a-t-il noté, pourrait être agréée si le Canada se rend aux exigences iraniennes.Le secrétaire d'Etat, M.MacGuigan, a déclaré que le Canada n'avait effectué aucune démarche en ce sens et que la chose ne serait même pas discutée avant plusieurs mois et peut-être même une année.OTTAWA (AFP) \u2014 L'ancien premier secrétaire de l'ambassade du Canada en Iran, M.John Sheardown, a estimé, hier à Ottawa, que le gouvernement canadien avait fait preuve d'ingratitude envers son épouse et celle de l'ambassadeur.Mme Ken Taylor, qui ont hébergé six diplomates américains à Téhéran durant la crise des otages.M.Sheardon s'est déclaré prêt, en l'absence d'une reconnaissance officielle exprimée à Mme Taylor et à son épouse, à renvoyer au gouvernement fédéral l'Ordre du Canada qui lui a été conféré ainsi qu'ù M.Taylor et à six autres diplomates canadiens pour leur participation au sauvetage des six Américains.Mmes Zena Sheardown et Pat Taylor, se sont occupées des six réfugiés américains de novembre 1!)7!>.après l'occupation de l'ambassade des Etats-Unis, à janvier 1980, date de la fermeture de la legation canadienne.Elles n'ont cependant pas été retenues par le comité de sélection de l'Ordre du Canada.«Au moins quelqu'un aurait pu leur dire: «Bien joué mesdames» a déclaré M.Sheardown, qui a souligné qu'elles avaient couru autant de risques que leurs maris et avaient dû vivre de difficiles périodes de tension psychologique entre leurs hôtes.Deux des diplomates américains, qui logeaient au début chez M.et Mme Sheardown, avaient été cachés ensuite chez l'ambassadeur, a indiqué l'ex-premier secrétaire aujourd'hui affecté au ministère canadien de l'Immigration.M.Taylor, a-t-il dit d'autre part, a pris la décision de fermer l'ambassade canadienne après avoir eu confirmation que certains Iraniens savaient qu'il abritait des diplomates américains.D'ailleurs «je ne serais pas surpris outre mesure si quelqu'un de très haut placé dans le gouvernement iranien avait été mis au courant que ces personnes (les diplomates américains) avaient trouvé asile» chez nous, a indiqué M.Sheardown.de céder à la tentation de mousser leurs malheurs, ou encore de critiquer l'ex-president Jimmy Carter, préférant plutôt tourner la page.Plusieurs des otages d'ailleurs, au cours d'une conférence de presse à West Point, ont même minimisé l'ampleur des brutalités dont ils ont été l'objet en Iran pour inviter les médias à JEAN PELLETIER de notre bureau de Washington traiter de l'ensemble de cette crise avec prudence et modération.Cette politique ne leur fut pas imposée par le Département d'Etat mais fut plutôt adoptée spontanément par les rescapés.C'est ainsi qu'Elisabeth Ann Swift, hier matin, s'est insurgée de ce que la revue Newsweek lui ait faussement imputé des décla- aussi rations au sujet des tortures.«Je n'ai jamais parlé à Newsweek, dit-elle, je vous invite à être très prudents lorsque vous discutez de cette grave question.» D'autres otages, tel M.John Graves, l'attaché culturel à Téhéran, a démenti les rumeurs voulant que les militants de l'ayatollah aient été pour la plupart des terroristes professionnels manipulés de l'extérieur.«Je suis, dit-il, convaincu qu'ils n'étaient que des étudiants.Par ailleurs, a-t-il enchaîné, je suis aussi de l'avis que menu» si les Etats-Unis avaient retourne le Chah en Iran, cela n'aurait rien changé à notre emprisonnement.» Mais plus que les déclarations préparées à l'avance tant par le président Reagan que M.Laingen.ce furent les pancartes de citoyens ordinaires de Washington qui ont le mieux traduit l'état limites» d'esprit des Américains alors que les otages défilaient en triomphe dans leur capitale.«The best things in life are free*, disait une pancarte alors qu'une autre plus laconique disait: «1RS welcomes you» (le ministère du Revenu vous souhaite la bienvenue).Le show de Reagan Après les cérémonies d'accueil devant la Maison-Blanche, les 53 otages ainsi que les six libérés par le Canada, les treize relâches en novembre 79 et les membres du commando, furent les invités d'honneur d'un banquet dans le salon bleu de la residence présidentielle.Au cours de cette cérémonie, le président a donné à chacun des rescapés un drapeau américain enchâsse dans un coffret de bois afin de commémorer leur retour en Amérique.«Merci, a déclaré le président, de nous avoir rendus tiers d'être Américains.» Pour l'administration Reagan, le retour des otages une semaine après son accession à la Maisqri-Blanche, ne pouvait mieux augurer pour l'avenir.Au cours des cérémonies d'hier, pas une seule fois n'a-t-on mentionné le nom du président Carter, comme si ce dernier avait déjà passé à l'histoire.A voir l'enthousiasme délirant de la foule, on ne pou \\ait donc s'empêcher de penser que si les otages avaient été libères il y a à peine trois mois.M.Reagan n'aurait sans doute pas été hier sur les marches de la Maison-Blanche.Et puis, déjà, de Houston à New York, les compagnies de pétrole songent à nouveau à commercer avec l'Iran.La société Exxon a déjà du reste entrepris des démarches à cette fin.Ottawa taxé d'ingratitude * TENUES DAMES*TENUES DE SKI TENUES 0 * VESTES M0T0NEIGE POUR HOMMES ET GARÇONS -¦ - ¦-¦-¦-\u2014- -» B 2 Giscard propose à Brejnev une conférence sur l'Afghanistan LE MONDE.LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 JANVIER 1 981 d'après AFP Le president Valer\\ Giscard d'Estaing a révélé hier une proposition française de «conférence sur la non-ingérence en Afghanistan».Cette initiative, annoncée par le président de la republique au cours d'un entretien télévisé consacré à la politique étrangère de la France, a été présentée samedi à M.Leonid Brejnev ainsi qu'aux dirigeants des pays concernes.Les Ëtats devant participer à cette conférence internationale devraient être, selon le chef de l'Etat français, tous ceux accusés «à tort ou à raison» de s'ingérer dans les affaires afghanes, à commencer par l'URSS, les voisins immédiats de l'Afghanistan (Pakistan et Iran), les einq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, certains grands pays de la région comme l'Inde et divers Etats de la communauté islamique «Il s'agirait, a précisé le president français, non pas de définir un nouveau statut de l'Afghanistan, mais de mettre fin de manière simultanée et verifiable à toutes les ingérences».M.Giscard d'Estaing a précise que, de ce fait, le gouvernement actuel de Kaboul n'avait pas de raison de participer à cette conférence.Le président français a lié le problème afghan à l'ensemble des relations est-ouest qu'il souhaite voir «stabilisées».Il ne faut plus de déplacement des positions d'influence dans le monde, a souligné M.Giscard d'Estaing, en définissant trois conditions pour sauvegarder la détente: l'équilibre dans la sécurité, une retenue réciproque, et le sens des responsabilités à exercer dans les crises.Longuement interrogé sur la question polonaise, le chef de l'Etat a réaffirmé qu'«il faut laisser la Pologne résoudre elle-même ses problèmes, en tenant compte de sa position géographique et stratégique».«Les réformes économiques doivent être acceptables pour l'Union soviétique», a-t-il noté en indiquant cependant que «la Pologne doit pouvoir compter sur une aide extérieure pour soutenir un effort national de redressement».Revenant à plusieurs reprises sur le thème de cette stabilisation des rapports est-ouest», M.Giscard d'Estaing a souligné qu'«il ne serait pas bon d'utiliser les relations avec la Chine comme moyen de pression vis-a-vis de rUItSS».Parallèlement, le président français a exprimé un «préjugé favorable» à l'égard de la nouvelle administration Reagan et a souhaité «une Amérique forte et exerçant ses responsabilités internationales».Repris© de la clans un climat tendu d'après AFP, Reuter, UPI La deuxième phase de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) s'est ouverte hier dans un climat de tension, l'URSS déclarant d'emblée que la détente serait menacée si aucune décision n'était prise sur la tenue d'une nouvelle conférence sur le désarmement en Europe.Le vice-ministre soviétique des Affaires étrangères, Leonid Illytchev, a accusé certains pays d'avoir présenté des propositions «provocatrices», notamment celles sur le respect des droits de l'homme et de l'intégrité territoriale, qui ne vont pas dans le sens de la détente.M.Illytchev a nettement laissé entendre en entrevue que l'URSS refuserait de participer à une nouvelle réunion de la CSCE si un accord ne se faisait pas sur la convocation d'une conférence sur le désarmement en Europe, «question fondamentale» de cette deuxième phase à ses yeux.Selon lui.une telle décision constituerait la continuation du processus entamé à Helsinki, ajoutant: «Si cette décision n'est pas prise, ce processus serait dans une large mesure affecté.» Du côté américain, on peut prévoir que l'Amérique de» Ronald Reagan se montera ferme sur la question des droits de l'homme, comme l'avait fait celle de Jimmy Carter.Le chef de la délégation américaine, Max Kampelman, en a donné !a preuve en condamnant fermement et dans le détail, les procès, arrestations et déchéances de plusieurs citoyens soviétiques survenus depuis la fin de la première phase de la réunion de Madrid, le 19 décembre dernier.M.Kampelman a également consacré une grande partie de son allocution à critiquer l'Union soviétique pour la poursuite de son intervention en Afghanistan.Plusieurs délégués occidentaux, notamment celui de l'Allemagne fédérale et de l'Espagne, ont affirmé que parler dès la première séance (le «provocation» ne laissait rien augurer de bon pour la poursuite des travaux.Ils ont jugé inacceptable le «marchandage» que prétend établir l'URSS sur la continuité du processus de la CSCE.Les délégués occidentaux, qui font remarquer que tel sera également l'attitude des représentants non seulement de pays neutres et non alignés, mais également de certains pays de l'Est, ont réaffirmé qu'ils ne quitteront pas la CSCE tant que la date et le lieu de la prochaine rencontre n'auront pas été fixés.De son côté, la France a posé comme condition préalable à tout pourparler sur le désarmement un accord sur des mesures militaires de confiance, destinées à prévenir les attaques surprises, de l'Atlantique a l'Oural, grâce à un système de surveillance.M.Illytchev a fait savoir que l'URSS n'accepterait aucune condition préalable à la convocation d'une conférence sur le désarmement, s'opposant notamment à l'extension des mesures de confiance jusqu'à l'Oural.«Notre réponse est non parce que cela signifierait un déséquilibre en incluant tout le territoire de l'URSS et en laissant l'ensemble des Etats-Unis et le Canada en dehors de l'accord», a-t-il dit.\u2022 \u2022\u2022\u2022 ¦\u2022\u2022 La santé, c'est précieux.Moscou et le terrorisme italien MOSCOU (AFP) \u2014 La polémique entre Moscou et Rome est engagée depuis hier après une protestation officielle de ITRSS.«indignée» par les accusations du président de la République italienne.M.Sahdro Perti-ni.C'est M.Pertini qui a mis le feu aux pou dres.A la télévision française, il a laissé entendre que les «Brigades rouges» sont inspirées par Moscou.Hier.M.Nikita Rigov.vice-ministre des Affaires étrangères d'URSS, a protesté officiellement auprès de l'ambassade d'Italie à Moscou.U a qualifié les accusations de M.Pertini «d'outrageantes pour l'URSS et de manifestement contraires au caractère amical des relations sovielo-italiennes des dernières années».Mais Rome ne répondra pas: «Il s'agit d'une protestation, pas d'une note», a expliqué un diplomate italien.L'incident ne devrait donc-pas aller au-delà de cette protestation formelle.En privé, les officiels soviétiques se disaient cependant «terriblement choques», hier, par les déclarations du president Pertini: «Il sait que nous avons toujours condamné le terrorisme», affirment-ils.Il n'empêche que Moscou suit de très près l'évolution de la situation à Rome.La presse soviétique a consacré de longues analyses au terrorisme italien.Elle y voit la manifestation de la crise du capitalisme, avec son chômage, son inflation et ses inégalités sociales.C'est pourquoi, l'hebdomadaire soviétique Temps nouveaux faisait en octobre une distinction entre le terroriste noir \u2014 fasciste \u2014 et le terroriste rouge \u2014 gauchiste, le dernier étant peut-être un camarade qui se trompe.Mais, pour Temps nouveaux, les cerveaux sont les mêmes: «Le rouge et le noir ne sont que deux couleurs du même jeu», affirmait la revue.Elle allait même plus loin en indiquant que les poseurs de bombes disposent, à Rome, de complicités au sein même de l'Etat.Le 11 janvier enfin, l'agence Tass a vu dans «l'indécision et la lenteur» des autorites italiennes un encouragement à «l'impudence» des Brigades rouges.UNE BONNE HABITUDE A PRENDRE.*\tRÉGULIÈRE\tMOLLE\tDIÈTE Graisses polyinsaturées\t27%\t40%\t40% Graisses saturées\t18% '\t18%\t18% \t\t\t il'-'\u2014 '\u2022\u2022 r.25C DE RABAIS À LACHAT DE TOUTE MARGARINE À LHU1LE DE 25 MAÏS MIRACLE* CHEZ LES DÉTAILLANTS PARTICIPANTS.V/.le détaillant participant Pour avoir remboursé la valeur de ce coupon à votre client qui a fait l'achat du produit Kraft mentionné.Kraft Limitée, 8600 chemin Devonshire.Ville Mont-Royal, Québec H 4P 2K9 vous remboursera la somme de 25c plus 5c pour les frais de manutention.Le remboursement pour toute autre raison constitue une fraude.Sur demande, vous devrez faire la preuve de l'achat de stocks suffisants du produit Kraft touché par l'offre pour justifier le nombre de coupons remboursés.Ces coupons ne seront acceptés que par l'intermédiaire des détaillants participants.Le client doit payer la taxe de vente ou toute autre taxe semblable.Le coupon devient nul s'il est l'objet d'une interdiction, d'une restriction ou d'une taxe.Aux fins de remboursement, poster à Kraft Limitée, C.P.3000, Saint-Jean, Nouveau-Brunswick E2L 4L3.Valeur comptant de l/20c.Cher consommateur: Faites rembourser ce coupon rapidement chez le détaillant participant Un seul remboursement de 25c par article.L'offre, valable au Canada sur le produit Kraft spécifié O CC seulement, se termine le 30 avril 1981.Cl \\ kraft; \u2022M< dr Kraft Limitée m ¦ ¦¦ r L'URSS ne renoncera jamais à sa capacité défensive d'après AFP L'Union Soviétique ne renoncera jamais a sa «capacité défensive» et l'Ouest ne parviendra jamais à la suprématie militaire, a déclaré le ministre des Affaires étrangères d'URSS, M.Andrei Gromyko, hier à Moscou.M.Gromyko.qui recevait le ministre est-allemand des Affaires étrangères, M.Fischer, a posé comme principe que les «calculs de certains milieux américains ou de l'OTAN pour s'assurer une supériorité militaire sur l'URSS et les autres pays socialistes, sont irréalisables».Le ministre soviétique des Affaires étrangères a souligné: «Nous avons averti plus d'une fois que nous ne sacrifierons pas les intérêts de notre sécurité et que nous maintiendrons notre capacité défensive à un niveau voulu».M.Andrei Gromyko estime que la relance de la course aux armements, «que l'on cherche à imposera l'URSS, n'est pas seulement dénuée de sens, mais coûteuse et périlleuse pour tout le monde».Il a alors proposé de «lier les efforts de tous les pays pour chercher réellement à réduire la course aux armements».Le ministre soviétique des Affaires étrangères a affirmé que son pays accueillerait favorablement «toute initiative en faveur de la paix, d'où qu'elle vienne».M.Gromyko a alors prôné la détente qu'il a qualifié de «patrimoine général dont tout le monde bénéficiera», ce qui implique selon lui «des contributions équivalentes de la part de chacun».Andrei Gromyko a alors évoqué la Conférence de Madrid dont les travaux ont repris hier, soulignant la nécessite de convoquer une «conférence sur la détente militaire et le désarmement en Europe».A ce propos, M.Gromyko a noté: «Bien entendu, cela concerne aussi les Etats-Unis».r r LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 28 JANVIER 1 981 MGNBR Pologne: grèves et menaces de grèves d'après Reuter, AFP, AP Des ouvriers, des mineurs, des agriculteurs et des étudiants se sont mis en grève hier dans divers endroits de la Pologne et menacent d'amplifier leur mouvement.A Bielsko Biala.dans le sud du pays, les ouvriers ont décrété une grève illimitée pour obtenir le départ de fonctionnaires locaux.A Lodz.le travail a cessé pendant trois lieures dans plus de 1.000 entreprises ou usines et les transports ont été interrompus pendant une heure dans le cadre d'une action nationale pour contraindre le gouvernement à appliquer les promesses faites aux grévistes l'été dernier.Les étudiants de Lodz.qui occupent l'université, ont annoncé la tenue d'un congres national aujourd'hui, au cours duquel serait envisagée une grève générale nationale.De son côté, le président de Solidarité.Leeh Walesa, s'est rendu à Rzeszow.pour tenter, semble-t-il.d'éviter une grève générale dans le coeur industriel du sud de la Pologne.Des protestataires occupent en effet depuis trois semaines le siège régional des anciens syndicats contrôles par le gouvernement, réclamant l'enregistrement de Solidarité rurale.Les sections Solidarité de Gdansk.Varsovie et Lublin ont lancé un appel national pour que la journée de solidarité avec les paysans en lutte prévue pour aujourd'hui ne prenne pas la forme d'une grève.Selon un porte-parole du syndicat, la manifestation devrait se limiter à des déploiements de banderoles et à l'organisation de réunions de solidarité avec les paysans.Les trois sections locales de Solidarité ont propose qu'aucune grève ne soit déclenchée avant le :{ février, mais aucune décision définitive n'a été prise a ce sujet.Cette proposition semble dictée par le souci de ne pas enveni- mer une situation déjà extraor-dinairement confuse et en particulier de ne pas compromettre les négociations qui devraient s'ouvrir bientôt entre Solidarité et le gouvernement sur la ques lion des samedis libres.A Bialvstok.à l'est de Varso- m vie.un arrêt de travail de quatre heures a été observé hier matin pour protester contre Pinterven tion de la censure dans la diffusion des bulletins syndicaux et des communiqués de Solidarité.Le syndicat indépendant demande aussi la révocation du responsable local de la censure et la possibilité d'avoir accès aux organes d'information de masse.Par ailleurs, un article du général Moczar.l'un des membres les plus influents du gouvernement actuel, dans Try bun a Ludu.l'organe officiel chi Parti.a suscité une certaine surprise, en reconnaissant que la Pologne avait connu une grande révolution ces sept derniers mois.Le général Mieczyslaw Moczar a lancé un appel à la «pondération», et délivré un satisfecit aux «honnêtes»^ adhérents du syndicat «Solidarité» de M.Lech Walesa.Dans un discours prononcé à Varsovie devant les dirigeants de l'Association des anciens combattants (Zbowid) dont il préside le bureau directeur, le général a cependant exclu les forces anti-socialistes du «renouveau socialiste» de la Pologne, selon l'agence «PAP».Sans jamais les nommer, l'ancien chef des maquis communis tes de la seconde guerre mondiale les a clouées au pilori.«Les adversaires acharnés de la réalité, animés par leur haine envers le socialisme, n'ont pas ie droit de participer à la remise en ordre de la vie socio-économique (en Pologne)», a-t-il déclaré.«Leur cécité est si grande qu'ils ont perdu la retenue dont fait preuve toute personne pondérée» , a-t-il ajouté.Le Zbowid, avec ses 610,000 membres, apporte son «soutien à tout ce qui est progressiste, noble, et va dans le sens de temps nouveaux», a encore affirmé le général, président de la Chambre suprême de contrôle (NIK).Quoi qu'il en soit, la position du gouvernement île Jozef Pin-kowski apparaît de plus en plus fragile, les appels à la négociation avec Solidarité prenant de plus en plus la forme d'un désa veu inflige au pouvoir exécutif.«SOLIDARITÉ» À MONTRÉAL En Pologne, la lutte est pour un système toujours plus humain Entre Washington et la Havane, LA HAVANE (AFP) \u2014 Des contacts entre Cuba et les Etats-Unis ont achoppé récemment sur les conditions du retour dans Pile des réfugies jugés «indésirables» par Washington, a-t-on appris de sources diplomatiques dans la capitale cubaine.Le principe d'une émigration annuelle aux Etats-Unis de 20.000 Cubains aurait été retenu lors de cette seconde série de négociations, consécutive à de premiers entretiens les 22 et 23 décembre aux Etats-Unis, et qui a été suspendue sans avoir débouché sur un accord formel, indique-ton de mêmes sources.Une certaine détente avait été enregistrée entre les Etats-Unis et Cuba après la décision prise le 26 septembre 1980 par le gouvernement de M.Fidel Castro de mettre fin au pont maritime \"sauvage» entre le port cubain de Mariel et la Floride.En cinq mois.125,000 ressortissants de l'île avaient pu gagner Miami par bateau.Comme preuve de sa bonne volonté.La Havane avait amnistié et libéré 30 Américains detenus dans les prisons cubaines, et extrade deux auteurs d'un détournement d'avion entre la Floride et Cuba.De son côté, Washington avait mis une sourdine à ses attaques contre le regime cubain, alors que le FBI procédait le 17 janvier à l'arrestation de 7 terroristes anti-castristes.prêts à réaliser un débarquement à Cuba à bord d'un bateau rempli d'armes.En dépit de l'annonce de la création a Cuba de nouvelles milices territoriales destinées à faire face aux menaces de blocus naval agi (ces par Ronald Reagan durant sa campagne électorale, on semble disposé a La Havane à poursuivre l'exploration d'un consensus sur les themes débattus lors des deux récentes entrevues.La plus grande discrétion a été maintenue par les deux parties sur les points abordés, qui seront de nouveau mis a l'étude lors d'une prochaine série de discussions, dont la date n'a pas été fixée.Sa tenue témoignerait à l'évidence de la disposition de la nouvelle administration américaine de poursuh re ou non avec Cuba la politique des «petits pas» \u2022 Lors des dernières conversations, chacun des deux interlocuteurs, bien que semblant être d'accord sur le principe du retour à Cuba de certains émigrés jugés «indésirables», aurait souhaité avoir le contrôle de la liste des droits communs \u2014 de l'ordre de 2.000 \u2014 susceotibles d'être rapatrie-.Nabavi accuse Bani-Sadr de s'aligner avec Carter et de miner la Révolution d'après ReuTer, AFP et UPI Behzad Nabavi.qui fut le principal négociateur iranien dans le dossier des otages américains, a accusé hier les critiques du gouvernement de vouloir transformer une \\ ictoire en défaite et de s'aligner sur la position de l'ex-président Carter.«Après la liberation des otages, seulement deux journaux au monde, tous deux iraniens, ont critiqué ce que l'Iran a retire de l'accord d'Alger», a-t-il dit.Les deux journaux visés par Nabavi sont Mizan.de l'ancien premier ministre Mehdi Bazargan et Révolution islamique, dti président Aboihassan Bani-Sadr.Pour lui.les responsables de ces journaux se livrent en fait a un règlement de compte contre le gouvernement et cherchent à faire régnier un climat de pessimisme dans le pays, au lieu de «penser a l'intérêt général du pays et de la Revolution ».Cette critique du ministre chargé des Affaires executives survient au lendemain de la contre-attaque lancée au Parlement par le premier ministre Radjai qui a soutenu que «les Etats-Unis furent contraints de dégeler les avoirs iraniens pour libérer les otages parce que leurs menaces militaires et leurs sanctions économiques furent un échec».Déposant le texte de l'Accord d'Alger devant le Majlis.Radjai avait par ailleurs soutenu que les problèmes de l'Iran découlaient de deux années de Révolution et non de la prise d'otages.«Toutes les révolutions à travers l'histoire ont suscité des sanctions économiques, l'isole-ment politique et même des interventions militaires ou des guerres», avait affirme Radjaï.en soulignant que l'Iran ne faisait pas exception a cette règle.De son côté.Ahmad Azizi.porte-parole de la Commission sur les otages, a déclaré hier que l'Iran avait déjà reçu $2.7 milliards en liquide, qu'iI recevrait S1 -4 mi11 iard dans un mois et S2.2 milliards dans six mois.Quant au reste des avoirs iraniens gelés aux Etats-Unis.Azizi a déclaré qu'il serait soumis a arbitrage II a estimé cette dernière somme entre un et quatre milliards de dollars.Interroge sur un éventuel refus de l'administration Reagan d'honorer l'Accord d'Alger.Nabavi a pour sa part repondu: «Nous nous attendons à tout avec les Etats-Unis.S'ils ne tiennent pas leurs engagements, ce sera excellent pour nous car nous serons à même de montrer au monde ce que nous voulions dire des le début».Sur l'avenir des relations avec les Etats-Unis.Nabavi a affirmé que les rapports économiques et commerciaux irano-américains ne seront jamais plus ce qu'ils étaient aupara-vant.Répliquant à l'accusation du président Bani-Sadr selon laquelle il fut tenu à l'écart des négociations sur la question des otages durant la dernière semaine.Nabavi a affirme que le chef de l'Etat, comme l'imam Khomeiny et les députés, avaient été tenus pleinement au courant des pourparlers du début à la fin.Premiers dirigeants du mouvement syndical «Solidarité» a visiter l'Amérique.Jan Bojek et Alfred Brze-zinka.deux mineurs de fonds dans les charbonnages de Silé-sie, élus tous les deux ''délègues principaux» des syndicats de PIERRE VENNAT leurs mines respectives, ce qui correspond a president do syndicat local ici.ne craignent pas une intervention soviétique en Pologne.Bojek et Brzezinka, qui sont venus au Québec a l'invitation des mineurs de la Noranda et de la Fédération de la métallurgie et des mines de la CSN, ont.hier après-midi lors d'une conférence de presse au siège social cie la CSN.tout comme ils l'avaient fait en fin de semaine à Rouyn.en Abitibi, continue de dédramatiser les événements de Pologne.Pour eux.qui sont a la téte tous les deux d'un syndicat de 8.000 membre>.les Soviétiques sont des «travailleurs».Il serait donc improbable que des «travailleurs-, se retournent con tre d'autres «travailleurs).Ils ne craignent même pas les «travailleurs soldats» (i.e.les militaires), puisque, sdon eux.soldats polonais et soldats soviétiques faisant ensemble U- même serment d'allégeance, ils obéissent aux mêmes idéaux, Aucun rappel des événements de Hongrie ou de Prague ne pourra les faire changer d'idée: la crise en Pologne, ont-ils répète à multiples reprises depuis vendredi dernières! suscitée par urn* \\ olonte «d'épuration» de l'intérieur, bref une campagne pour se débarrasser d'une «clique» au pouvoir (c'est le terme employé par l'interprète) qui faussait le sens du socialisme ou s'en emparait pour leurs fins personnelles.Contre ces dirigeants passés (et également les bureaucrates ou hauts fonctionnaires encore en place i.ils en ont beaucoup, mais non conl re le socialisme.D'ailleurs, dans leur esprit, «socialisme» et «christianisme» vont de pair, les deux luttant pour la liberté de l'homme.Ce n'est donc pas le socialisme qu'il faut combattre mais ceux qui l'ont détourné de son sens, en le rendant «inhumain».Le «communisme»?Selon eux.il n'y en aurait pas en Pologne, seulement un parti «socialiste» et «ouvrier»'.Ce seraient les dirigeants du parti qui auraient use le mot «communisme» auxquels, quant a eux.ils ne croient pas.Mais ils ne croient pas non plus à «l'anti m arxisme», ref u -sent de croire à un mouvement en ce sens comme le laissaient entendre les médias d'hier en parlant des étudiants d'universités.Même chose pour le parti unique: ce n'est pas.selon eux.une atteinte a la démocratie, d'au-; tant plus qu'en plus du parti socialiste ouvrier, il y aurait des groupuscules. Les Saoudiens et.dans jeur village, les Etats du Golfe mettent tout en oeu\\ re financièrement pour faire de la reunion de La Mecque un succès.Dans la déclaration «d'inspiration vraisemblablement saoudienne) qui doit être adoptee par les chefs d'Etat, IT.M MA Islamique da communauté) affirme en effet: «Nous proclamons notre determination a combattre la pauvreté dans les paj s islamiques».La Banque islamique de déve- loppement est l'instrument essentiel de cette solidarité.Créée en 1975, la banque a financé depuis cette date des opérations pour un montant d'un milliard et demi de dollars environ dans 36 pays-membres de la Conférence islamique.Pour les pays pauvres (sept lies membres de l'organisation sont classés comme les plus démunis du monde par les Nations unies), les prêts de la banque on: l'avantage d'etre sans in té rôt.Le geste saoudien ne peut que renforcer l'attache grandissante entre l'organisation et les pays africains, estimait ainsi hier un délégué.C'est auprès des pays détenteurs de pétrodollars que les pays d'Afrique noire, et notamment ceux du Sahel, trouvent un complément indispensable a leur survie financière assurée médiocrement par les pays industriels et la Banque mondia-l» \\ précisait ci- de lé mie Plu- que la eohesion politique, qui fait encore cruellement detain au monde islamique, c'est sur la cohesion économique et financière que certains pays arabes paraissent miser.Un pays comme l'Arabie Saoudite consacre d'ailleurs annuelle- ioen! 7 p.cent de ses ressources à l'aide au développement du Tiers monde, soit plus que n'importe quel Etal industrialisé.> C CEGEP DU VIEUX MONTRÉAL 225 EST.RUE ONTARIO H2X 3M8 284-7300 COURS CULTURELS SESSION HIVER 1981 ARTS: \u2014Broderie dan \u2014 Broderie japonaise \u2014 Décoration intérieure I et il \u2014 Le fléché \u2014 Peinture a l huile \u2014 Photo, laboratoire I et II \u2014 Photo, prise de vue I et II \u2014 Vitrail I, Il et III SCIENCES PARA-PSYCHOLOGIQUES: \u2014 Astrologie I, II, m \u2014 Croissance personnelle: analyse transactionnelle et gestalt.\u2014 Dynamique de croissance psychique et spirituelle \u2014 Initiation au taro I et II.\u2014 Initiation aux lois spirituelles et aux sciences ésotériques.DIVERS: \u2014 Connaissance des vins et spiritueux.\u2014 Lectjre rapide.\u2014 Mycologie I et II.INSCRIPTION: Les 3 et 4 février.17h30 a 19h30 JE M'INSCRIS MAINTENANT.dépliant disponible au registrariat, local A 5.56 AU CENTRE-VILLE près des métros Bern-DeMoiV.gny.Saint-Laurent et Sherbrooke KJ CKdV ça s'en vient.dans LES CAHIERS suivants: PROMOTION DU LYS.1 page LES ÉDITIONS FRANÇAISES 1 page SIMPSONS .56 pages K-MART .12 pages SAMEDI 31 JANVIER Ne manquez pas de voir aussi Télé-Presse, les cahiers Arts et Spectacles, Carrières et Professions et Vacances-Voyages.LE MONDE.AU SOMMET ISLAMIQUE DE TAËF Unanimité sur Jérusalem d'après AP, AFP et Reuter wm Israel et l'Union soviétique sont tous deux sur la sellette au sommet islamique de Taëf, mais si l'occupation soviétique de l'Afghanistan, tout comme d'ailleurs la guerre Iran-Irak, divise les 12 pays membres, ceux-ci font l'unanimité autour de la question de Palestine et de Jerusalem.Au lendemain de la proposition saoudienne de créer un Fonds de développement de $3 milliards pour les pays islamiques, un deuxième succès du sommet a ete ainsi hier l'adoption des recommandations du Comité al-Qods (Jérusalem) prévoyant la libération de la ville par «la mobilisation de toutes les ressources, j compris le pétrole».La Djihad Le roi Hassan II.de Maroc, président du comité, a parlé carrément d'une djihad.ou guerre sainte, mais il a bien pris soin de préciser qu'elle serait «morale et matérielle» et non pas militai re.Le projet adopté prévoit un boycottage économique total d'Israël et de tout pays reconnaissant la décision d'Israël d'annexer la partie arabe de Jérusalem et de taire de la ville sainte «la capitale éternelle et indivisible» de I Etat hébreu.Au lendemain de la decision israélienne.13 Etats européens et latino-américains, menacés par un embargo pétrolier arabe, avaient déménagé leurs ambassades de Jerusalem à Tel Aviv.Le projet prévoit aussi que le» peuple arabe palestinien doit pouvoir décider de son sort et de sa souveraineté sur sa terre, sous la conduite de l'OLP, son unique représentant légitime, dont les besoins militaires seront satisfaits en coordination avec les pays arabes dits .du champ de bataille».La Turquie, l'un des rares pays musulmans ayant encore des relations diplomatiques avec-Israël, a approuvé les recommandations par la voix de son premier ministre.Bulent UIusu, qui a déclare que «toute paix est impossible tant que les sionistes occuperont la Palestine et refuseront aux Palestiniens le droit à l'autodétermination.L'Afghanistan Par ailleurs, un projet de résolution circule sur l'Afghanistan, prévoyant un appel au retrait des troupes soviétiques, une offre de soutien a la Résistance afghane et une affirmation du droit du peuple afghan à choisir son propre gouvernement.Ce texte reflète avant tout la position de l'Arabie Saoudite et clos émirats conservateurs alors que des Etats comme la Syrie et le Sud-Yemen, qui sont l»és par-traites avec l'URSS, tentent d'empêcher tout débat sur le problème.L'Afghanistan est suspendu de l'Organisation de la conférence islamique depuis l'installation du régime Karma 1 par les troupes sm\\ létiques a Kaboul, et hier, un représentant de la Résistance afghane a pris la parole au sommet pour demander aux par- ticipants de «rompre leurs relations économiques et diplomatiques avec l'URSS».La «uerre Irak-Iran, principale source de conflit au sein du monde islamique et grave menace à la stabilité dans le Golfe, constitue une autre pomme de discorde.Complication L'Iran boycotte le somme! en l'accusant de cautionner l'agression irakienne au lieu de la ci
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