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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-02-14, Collections de BAnQ.

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[" LE MAL AMERICAIN par Michel Crozier Un réquisitoire contre le ÉDITIONS SÉLECT cinema-mensonge page C12 ET SPECTACLES GAHl t'Ai G LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 FÉVRIER 1981 COSI FAN TUTTE Quand des marionnettes jouent la tragédie de «COSI FAN TUTTE*.Qu'est-ce que cela veut dire?La traduction la plus fidèle de cette phrase italienne serait celle-ci: «Ainsi font-elles toutes.» «Toutes», ce sont les femmes.Et que font-elles?Un sous-titre accompagne, qui fournit un indice: «Ossia La Scuola degli amanti.» C'est-à-dire: «Ou l'Ecole des amants.» Qu'est-ce donc qui caractérise toutes ces femmes?A la première occasion, elles seront infidèles.Par conséquent \u2014 et c'est la CLAUDE GINGRAS la hauteur \u2014 et tout porte à croire qu'elle le sera \u2014 notre grand public devrait sortir de là heureux \u2014 heureux d'avoir ré- amour Le titre même nous permet de dire que Cosi fan tutte, c'est d'abord une pièce de théâtre (le nom de Molière vient à l'esprit), contexte comique où ils se trouvent, et qui ne dépareraient nullement un opéra sérieux.Les connaisseurs savent qu'il y cede Cosi fan tutte.Cosi fan tutte.prodigieuse réussite au double plan du théâtre et de la musique, a retenu signification du sous-titre \u2014- que cela serve de leçon à ceux qui ont tendance à tomber amoureux ou qui s'attachent trop à ces créatures! Tel est le thème de Cosi fan tutte.opéra bouffe en deux actes, livret de Lorenzo da Ponte, musique de Mozart, que l'Opéra de Montréal présente, comme deuxième production de sa pre mière saison, à compter de mardi soir et jusqu'au 2 mars (sept représentations, 20h précises, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts).Entre Tosca (en octobre dernier) et La Tra-viata (en juin prochain), oeuvres excellentes dans leur genre (et que, personnellement, j'adore) mais choisies d'abord pour correspondre au niveau de notre public d'opéra, la mise au programme d'un Mozart et, qui plus est, d'un ouvrage aussi particulier que Cosi fan tutte est un geste audacieux dont il faut féliciter le directeur artistique de l'Opéra de Montréal, Jean-Paul Jeannotte.Cette semaine, 18,000 des 20,000 billets disponibles pour Cosi\u2014 c'est-à-dire 90 pour cent de la salle \u2014 avaient été vendus.Les représentations commencées, on devrait pouvoir afficher «complet» (comme pour les deux autres productions).Comme Don Alfonso (le meneur de jeu de Cosi), l'animateur de l'Opéra de Montréal aura pris une gageure \u2014 et gagné! Si la production est à pondu à l'invitation qui lui était lancée de découvrir un autre secteur du vaste univers du théâtre lyrique, de faire la différence entre un opéra italien et un opéra en italien, entre l'habituel «véhicule à voix» et un opéra où le théâtre compte autant que la musique (et quelle musique! ).une délicieuse conversation amoureuse qui se déroule dans le cadre d'une comédie bouffe, avec ses inévitables déguisements, quiproquos et chasses-croisés.Cosi fan tutte, c'est aussi une merveilleuse musique, tantôt pétillante comme un feu d'artifice, tantôt émouvante à tirer les larmes, le génie de Mozart opérant dans les deux cas, ici dans une série de monologues, duos et ensembles très vifs, collant parfaitement à la situation, là dans de grands airs absolument sublimes qui font contraste, da van -tage: qui sont en contradiction avec le y a dans Cosi fan tutte beaucoup plus que ce qui y perçoivent l'oeil et l'oreille du profane, qu'il y a là, très certainement, une caricature de certaines «valeurs morales», dans une traduction musicale extrêmement savante et raffinée.Que Monsieur et Madame Ordinaire ne voient dans Cosi que le côté comique et qu'ils se laissent simplement bercer par le chant suave de Fiordiligi ou de Ferrrando, c'est au moins un premier pas de fait vers la découverte de l'univers étrange, ambivalent et fascinant de Mozart! Les spécialistes, eux, se retrouvent avec le même problème à résoudre: l'ambivalen- l'attention des commentateurs comme étant, selon les uns, l'un des chefs-d'oeuvre du théâtre lyrique, et, selon les autres, le plus parfait de tous les opéras de Mozart.Alfred Einstein et les Massin, autorités universelles en matière d'exégèse mozartienne, estiment le livret de Cosi «mieux fait» que ceux de Don Giovanni et Le Nozze di Figaro (également signés Da Ponte).Quant à la musique, unanimité ici encore, ou presque: l'écriture recherchée, notamment par les fréquentes modulations, traduit avec une finesse, un réalisme et une profondeur incomparables, avec une sorte d'amertume aus- si (écho, peut-être, des déceptions amoureuses de Mozart lui-même), la psychologie des personnages et des situations.Autre observation: comme dans tous les authentiques chefs-d'oeuvre du théâtre lyrique, cette qualité d'écriture se retouve aussi bien dans l'orchestre et les déiails d'instrumentation que dam la ligne vocale elle-même.Les Massin vont jusqu'à faire de l'orchestre le «septième personnage» de Cos/ fan tutte.L'étude approfondie de l'oeu vre, de la personnalité et de la vie de Mozart a permis à la musicologie contemporaine de per- \\ cer toujours un peu l'énigme.La musique de Mozart, tout comme son auteur lui-même, n'a rien à voir avec l'image que des générations d'ignorance et de convention s'en sont faite.Il n'y a plus de «musique de dentelle» ni de musique «angélique», comme il n'y a plus de «divin Mozart»! Avec le temps, la lumière s'est faite sur Cosi fan tutte («la tragédie sous forme de jeu», écrit René Leibowitz), comme sur Die Zauberflote («La Flûte enchantée»), comme sur les Concertos pour piano.Alors qu'autrefois les commenta teurs ne voyaient en Cosi guère plus qu'un vaudeville destiné à faire rire (et le refus d'un Ernest Newman de lever le voile sur Cosi étonne en-k core), les critiques contemporains, scrutant les mille subtilités du livret et de sa correspondance musicale, ont pu conclure à une oeuvres qui, après avoir scandalisé tout le XIXe siècle (y compris le chaste Beethoven), ridiculise finalement certaines «valeurs éternelles» comme l'amour, le mariage et la fidélitéet jusqu'à la dignité féminine, l'autorité et même l'opéra séria.' (c'est-à-dire l'opéra sérieux, en opposition à l'opéra bouffe).Bien qu'en désaccord sur certains aspects de l'oeuvre (le côté simpliste du livret, si bien construit qu'il puisse être, en soi; la qualité inférieure de certains airs, que l'on omet du reste, en général, et que l'on omettra dans la présente production), tous les commentateurs reconnaissent la perfection, dans Cosi fan tutte, de l'organisation formelle.Celle-ci équivaut à une miraculeuse géométrie où il y a: deux actes, chacun comportant quatre ta- PAGEC4 Diane Tell star instantanée \u2022A 1 l V Curieux.Quand je l'ai vue pour la première fois, en mai 76, Diane Tell chantait dans les bars.Trois soirs par semaine, dans un établissement de la rue de la Montagne, une toute petite boite, particulièrement froide, où les hommes d'affaires, à la sortie du bureau, discutaient de leur dernier contrat, PIERRE BEAULIEU_ parlaient de femmes aussi, à gorges déployées, en buvant une bière et en grignotant des peanuts.Le lendemain, elle déménageait elle-même son micro, sa guitare, tout son équipement, dans un bar voisin, sur Crescent, au «Wrong Number» si je ne m'abuse, où pour trois fois rien évidemment, elle chantait trois autres soirs.Personne, encore, ne la connaissait.Il n'y avait personne.non plus, pour gérer sa carrière, la conseiller.Personne sinon un petit agent, «booker» d'occasion, qui l'appelait de temps en temps pour lui offrir un petit contrat, toujours les mêmes d'ailleurs, pour toucher son 15% en fait, qu'il n'avait pourtant jamais gagné.Un soir, à la sortie de son show, à la fin de sa soirée de travail plutôt, puisqu'on ne peut vraiment pas parler de spectacle dans un piano-bar, nous étions allés manger une crêpe.Pendant tout le repas, Diane avait parlé de la difficulté, pour une jeune artiste, de faire de la musique.De la difficulté de chanter chaque soir dans ces espèces de piano-bars où les hommes vous regardent davantage les seins qu'ils ne vous écoutent, quand ils ne vous tournent carrément pas le dos.De la difficulté aussi de diffuser son produit, de trouver une compagnie de disque, de vivre décemment.«Le gérant §| c'est terminé, avait-elle dit.Dorénavant, je m'occuperai, || seule, de mes affaires.C'est Vu-] nique façon d'arriver quelque part.Pour l'instant, c'est dur.H bien sûr, mais je sais cependant;] qu'un jour on m'écoutera.» C'est curieux, dans son cas, comme le temps a passé rapi-; dement.Aujourd'hui, Diane Tell jj nous convie à un diner de presse.! Aujourd'hui, Allan Katz, son! gérant, s'occupe de bien lui placer son écharpe, pendant quej les photographes l'attendent?impatiemment, pendant que son*1 attachée de presse fait la causette aux journalistes.Quelques mois après notre I rencontre, Diane Tell lançait unj premier disque, donnait une | semaine de spectacles à l'Evê- PA6EC6 iiCDe tous les sentiments £Amouf est le plus gfand, le plus fort, mais aussi le plus fragile.\" un film de Moshe Misrahi Chère Inconnue ^^\u2022^ avec i\"* SIMONE SIGNORET.JEAN ROCHEFORT»DELPHINE SEYRIG le DAUPHin i IEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 6060 ! *¦ i BERRI 5 Sî DENIS STE CATHERINE 218 2115 C 2 LITTERATURE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 FÉVRIER 1981 AU PLAISIR DE LIRE Le dernier cru de Françoise Sagan «Sombre dimanche».Je ne sais plus si on se souvient de cette chanson ravageuse de rentre-deux-guerres.Par une sorte de curieux effet d'entraînement, cette complainte en forme de tango provoqua une vague de suicides.Curieux: les gens écoutaient cela, ils se mettaient à fredonner, et quelques-uns (les solitaires, les déçus, les malaimés, ou je ne sais quoi) ouvraient le ga/.ou se jetaient dans l'Hudson.dans le Rhin, dans la Tamise.Quelle histoire! On alla jusqu'à interdire la chanson.Les suicides ont lieu de novembre à janvier.Parait-il.Encore cette influence des saisons, lunes, solstices.et autres météorologies?A défaut de se suicider, si on lisait un de ces auteurs de la nostalgie, de l'atmosphère (Arletty: \u2014 Atmosphere?Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère?) du vague-à-l'âme.du sordide souriant?Bref: de ces pessimistes résolument revigorants?J'en connais au moins deux : Simenon et Sagan.Simenon, le premier Simenon, i elui de Maigret, tous les écrivains de quelque honnêteté l'ont admire.Il vous campe une at- mosphère en deux lignes, ça tient du miracle de l'écriture.El pour peu que Madame Maigret mitonne dans sa cuisine un veau JACQUES FOLCH-RIBÂs collaboration spéciale Marengo ou un boudin aux pommes, on a envie de vivre dans la douceur triste des parfums gustatifs.Oui.peut-être un Simenon, dans ce dimanche d'après la grande vague de froid .Le ciel est gris, les chats en veulent au monde entier de leur enfermement d'hiver, qui se prolonge.Dormez, les chats, j'ai une autre sorte de Simenon: Sagan.Surtout le dernier Sagan: Le Chien Couchant Dans celui-là se place même une histoire à demi policière, un peu morbide, et passionnante, qui lui donne le suspense d'un bon Simenon.Un malentendu initial.Je ne vais pas le raconter, évidemment, ce serait dommage, et malhonnête.Un malentendu, qui fait de Monsieur Gueret.comptable falot d'une usine banale, une sorte de malfaiteur.Cet homme a un secret.Lui?Comme c'est incrovable.Comme c'est merveilleux, pour ceux qui s'ennuient le dimanche \u2014 voire les autres jours \u2014 et se nourrissent de faits divers.Si Monsieur Gueret était un gangster?C'est va qui serait intéressant.Tant il est vrai que le marginal, le clandestin, l'homme-double, a toujours fascine le monde.Il lui en arrive des choses, à Gueret.à cause de ce malentendu.Kt surtout, les gens qui l'entourent, et le regardent avec les yeux du malentendu, lui font une belle couronne de fleurs subitement éc loses.Un* femme.Maria, se détache de ce livre avec force.Un de ces personnages de roman, comme on dit sans doute parce que seul un romancier de talent peut les découvrir là ou ils sont, dans la vie, et ne pas les trahir.On disait que Sagan ne pouvait décrire que de jolies madames bourgeoises, des actrices, voire des jeunesses plus ou moins dorées, le tout bourré de whisky?Belle revanche, belle demonstration: Maria est une pauvre loque, vieille et moche, et par-dessus le marché: même pas «au grand coeur», comme dans tous les romans misérabilistes et popu-cheux.Maria, c'est quelqu'un de vrai.Sagan a joué toutes les difficultés, elle n'a rien donné à Maria qui Peut arrangée, grimée, masquée pour besoins romanesques de racoler les lecteurs.Arrangez-vous avec Maria, la voilà, et on s'arrange très bien merci.Quel roman! \u2022 Et puis, il y a le chien.Il va où il veut, il renifle, adopte les gens qui lui plaisent, les abandonne.C'est le récitant (muet) de la tragédie.Le choeur silencieux.L'observateur toujours fourré partout, qui traverse le livre comme l'esprit traverse les apparences: avec mépris.Une inoubliable sale gueule de chien teigneux.On l'aimerait, mais il faudrait qu'il veuille vous.adopter.e Une manière d'écrire, non pas propre à Sagan, mais qu'elle sait utiliser, et par laquelle le récit mêle les personnages et l'auteur de façon indissociable: ««Elle répéta après lui (.) «Eh oui, c'est fini tout ça.» avant de refermer les volets d'abord puis la fenêtre sur la nuit.«Et sur la conversation» pensa Gueret penaud en entendant le bruit de l'espagnolette dans son dos.» Dix-huit pastiches de romanciers célèbres Cette semaine, quelque chose de vraiment nouveau, qui fera plaisir à une foule d'amateurs de policiers.L'ouvrage s'intitule Usurpation d'identité.et pour cause.L'auteur, ou les auteurs (on verra bien), a réussi à pasticher pas moins de 18 romanciers célèbres dans autant de courtes histoires d'une vingtaine de pages chacune.HUGUETTE ROBERGE C'est Thomas Narcejac, du fameux tandem Boileau-Narce-jac.qui a eu l'idée et qui a écrit quinze des nouvelles.Et, comme son compere Pierre Boileau lui a souffle quelques idées pour les trois autres, la signature du livre entier reste commune.«Aujourd'hui, je suis le meneur de jeu.Demain, ce sera son tour.Quelle importance?Pourvu qu'on lise un Boileau-Narcejac», écrit Narcejac en avertissement au lecteur.Donc, une série de pastiches merveilleusement réussis.Chacune des histoires est écrite.à la manière de.Les auteurs à qui Narcejac (Boileau) fait l'honneur d'imiter le style particulier sont dans l'ordre: Sir Arthur Conan Doyle, Maurice Leblanc, G.K.Chesterton, Dorothy Savers, Agatha Christie, Ellery Queen, Leslie Charteris, Simenon, Peter Cheyney, Pierre Nord, Rox Stout, James Hadley Chase.Léo Malet, Antoine Dominique, Albert Simonin, William Irish, Exbrayat et Gérard de Vil-liers.Il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs.Car Narcejac a saisi le génie propre à chacun, empruntant non seulement les personnages-vedettes (Sherlock Holmes, Poireau, le Saint, le Gorille, Maigret, etc.), mais également le langage, l'atmosphère, les nuances caractérisant chaque style.Et c'est vraiment à s'y méprendre.A la fin, on peut s'imaginer le plaisir qu'a pris l'auteur à écrire sous un déguisement sans cesse renouvelé.Bien sûr, les dix-huit histoires ne seront pas d'intérêt égal pour tous les lecteurs et il serait bien trop long d'en faire ici un résumé accrocheur, même très bref.Les amateurs des aventures du méticuleux Sherlock, ou du pittoresque Poireau, ou de l'impavide Maigret, pourraient fort bien être prodigieusement agacés par l'argot excessif du truand façon Simonin (style Touchez pas au grisbi) dont Narcejac, Dieu merci, nous donne une traduction française en bas de pages, ou par la brutalité du héros façon James Hadley Chase.Kt vice versa.Au fond, c'est l'exercice original auquel s'est livré Narcejac (ei Boileau, pour une part) qui est le plus intéressant.En dépit des protestations initiales de l'auteur, c'est un véritable cours de littérature policière comparée qu'il nous offre.En même temps qu'un cours d'histoire du roman policier couvrant un siècle.Et ça, j'appelle ça un cadeau.Que seul un maître du genre tel que le bicéphale et incomparable Boileau-Narcejac pouvait nous offrir.Reste à savoir qui.des 813 membres de l'Association des Auteurs de Romans policiers, lui (leur) donnera la réplique, et du même coup le même genre de consécration, en pastichant Boileau-Narcejac.I usurpation d'idem in: Boileau-Xan cjac.Hachette, 4e trimestre 1980.:Ui() pages.$ LES MEILLEURS VENDEURS DES LIBRAIRIES MOLIERE Nombre de semaines\t\t\t0 Editions\tord.\tspécial 1.ENTRE L'AMOUR ET LA HAINE\tIre\tPaolo Noël\tMortagne\t12.95\t 2.L'ESPACE D'UNE VIE\tIre\tBarbara Toylof-Bfandf or d\tBelfond\t15.95\t12.95 3.THÉRÈSE ET PIERRETTE À L'ÉCOLE DES SAINTS-ANGES\tIre\tMichel Tremblay\tLemeac\t12.95\t9.95 4.LES BONS SENTIMENTS\tIre\tMarilyn French\tAcropole\t15.95\t12.95 5.FANNY\tIre\tErica Jong\tAcropole\t15.95\t12.95 6.LES CANADIENS\tIre\tClaude Mouton\tVan Nostrand\t19.95\t 7.MOMENTS TENDRES\tIre\tSerge Laprade\tQuébécor\t4.00\t2.95 8.UN AMOUR ÉTERNEL\tIre\tAndré Mathieu\tAndré Mathieu\t14.95\t 9.LA 3e VAGUE\tIre\tA.Tomer\tDenoël\t19.95\t15.95 10.TIM\tIre\tMcCullough\tBelfond\t12.95\t9.95 Les listes nous ont été fournies par los librairios Molière OM SADHANA \u2014Cours personnalisés de hatha-yoga \u2014Cours de relaxation ÉQUILIBRE, CALME, SANTÉ, DYNAMISME I Accessible à tous.Soirée d'information gratuite.Cours débutant dans les semaines du 16 fév.et du 2 marc Rue Saint-Denis (Métro Laurier) 276-6731 (après 5 heures) 1.Centre d'achats Galeries des Lauren tides Saint-Antoine tel 436-5151 2.Centre d'achats Galeries Joliette \u2022 \u2022 \u2022 Joliette tél.: 750-2177 3.Centre d'achats Carrefour de la Pointe Pomtc-aux - Trembles tel 642-4024 4.Centre d'achats St-Martm bout.Labeile Laval tel 687-6565 ÉDITIONS 5.Centre d'achats Jacques-Cartier chemin Chambly Longueuil tel: 651-4939 6.Plaza St-Hubcrt 6856, rue Saint-Hubert Montreal tel.: 277-7282 SÉLECT ««\u2022» t~r~ SCRUPULES NOUVEAUTE DE JUDITH KRANTZ, oufevr du boh** niNCESSE DAISY L histoire d'un* femme qui osa réussir toot ce qu eJle désirait Elle a*ait ete la fife malheureuse ef sons groce d une famille oristocrot.que de Boston Et momtenont elle était belle, terri-blement séduisante, courtisée.et elle s en foi- Sait gloire UN FASCINANT ROMAN D\" AM OUR ET D'AVENTURES christian BERSABAC IHOlDCAUSÎf OUBLIÉ .'.V .*«w/wr4>
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