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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-02-16, Collections de BAnQ.

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[" y TC ÉCOURTÈ INÉDIT Guy Pinard fait état dans sa chronique d'un projet de parachèvement du stade olympique qui date de février 1977 et qui n'a jamais été rendu public.Le projet T.L.S.(pour toit léger suspendu) respecte l'esprit du projet Taillibert.Essentiellement il repose sur trois critères: amputation du mât de 160 pieds, sur 623; un toit fixe; utilisation maximum de tous les éléments déjà achetés.Pa9e A 3 ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI SI 75 - EDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2 00 \u2014 ABITIBI-TEMISCAMINGUE LA TUQUE 30* 25 CENTS MONTREAL, LUNDI 1 6 FEVRIER 1 981, 97e ANNEE, no 39, 70 PAGES, 4 CAHIERS REDUISEZ VOS COUTS DE CHAUFfAGE OYAl NOUVELLE CRISE EN POLOGNE AU TOUR ÉTUDIANTS AFFRONTER 9 ETAT Après les ouvriers et les paysans, c'est au tour des étudiants d'affronter les autorités, en Pologne, sur la question de la formation d'un syndicat indépendant.Le moratoire de 90 jours sur les grèves, réclamé par le nouveau premier ministre, le général Wojciech Jaruzelski, n'a pas reçu l'approbation unanime de Solidarité, mais une période d'accalmie semble s'instaurer, accalmie menacée par une grève des étudiants.n - page 3 5 photo jeun Goupil, LA PRESSE ISBlil Of S MAINTENANT tèi.2iom M.Armand Vallée, de Saint-Grégoire-le-Grand POULE AUX OEUFS D'OR?NON, AUX OEUFS VERTS! page A 3 < MATCH NUL, 5-5, A PHILADELPHIE h Le Canadien incapable de conserver une avance de 5 -2 pages D 3 et D 5 ¦ Cloutier ne veut plus de Stastny avec les Nordiques page d 2 lu la unUlDJBO A compter d'aujourd'hui LA PRESSE publie deux grilles de mots croisés, une dans le tabloid sports et une dans le journal grand format.pages C 5 et D 28 shoaun Le feuilleton en page B 9 ESIÎ vurvxo Mariage eu concubinage?Le fisc n'est pas encore bran ché PQ9e B 1 LE PAPE EN ASIE UNE TOURNÉE SOUS LE SIGNE DES DROITS DE L'HOMME Jean-Paul II entreprend aujourd'hui une tournée de douze jours en Extrême-Orient, au cours de laquelle il devrait, comme au Brésil Tannée dernière, se faire le champion des droits de l'homme.Sa première étape sera Karachi, ou il célébrera aujourd'hui une messe dans le stade national de la capitale pakistanaise.Les Philippines, seul pays catholique de cette partie du monde, constitueront la seconde et principale étape de ce périple.Jean-Paul II doit visiter sept villes en six jours.page C 3 Deux religieuses préparent la venue du pape aux Philippines AUXILIAIRE FAMILIALE UN MÉTIER MAL DÉFINI MAIS TRÈS EN DEMANDE ET FORT EXIGEANT.page C 1 SOMMAII Annonces classées: \u2014B 8, B 9 et C 4 a C 8 Arts et spectacles \u2014Informations: B 6 a B 12 \u2014Horaires: D 27 Bandes dessinées: D 28 Carrières et professions: B 3 Décès, naissances, etc.: C 10 Economie: B 1 a B 3 Etes-vous observateur?: C ^ FEUILLETON: «Shogun»: B 9 Horoscope: C 6 Jardins et maisons: C 9 Le monde: B 5 Metéo A 2 Mot mystère: D 28 Mots croisés: D 28, C 5 Pleins Feux: A 28 Quoi faire aujourd'hui: D 26 Sports.D 1 a D 36 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 EDÎTO LE CHEMIN DE MIRABEL PASSE PAR MONTRÉAL par jean-guy dubuc page A 6 Karmel Schreyer, deuxième ¦ Karmel Schreyer (à gauche), la fille de 17 ans du Gouverneur général du Canada, est restée éberluée en apprenant qu'elle remportait la deuxième place au concours de Miss Teen à Ottawa.Karmel est le deuxième enfant du couple Schreyer.Mlle Teen Montréal ¦ Paul Roy décrit le gala qui a mené au couronnement de Chantai Marceau, Miss Teen Montréal 81.page C2 4- le Salon du choix et de I économie «A DEUX PAS DU STADF OLYMPIQUE» 4500 roe HOCHELAGA 253-1414 RÉSULTATS DU HOCKEY SAMEDI: Canadien: 6 Washi OCKEY ihington: 1 4 A 2 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 16 FÉVRIER 1981 Chrétien admet que les Canadiens s'opposent à la façon d'agir d'Ottawa OTTAWA (1>C) \u2014 Le ministre fédéral de la Justice.M.Jean Chrétien, a admis, dans une entrevue diffusée hier que la plupart des Canadiens sont opposés a la façon utilisée par son gouvernement pour imposer son projet de réforme constitution- nelle aux provinces.M.Chrétien a toutefois soutenu qu'il n'y avait aucune autre manière» de procéder- rV.V.V \u2022 B ¦ \u2022 \u2022 \u2022 IV \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022a \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 4 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ^\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022« »¦¦\u2022\u2022¦ ^ .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ¦>\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 v* \u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 - 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Dans ce nouvel aéroport, le plus récent et le plus vaste terminus aérien au monde, Eastern vous offre un choix de 330 vols chaque jour à destination de 107 villes à travers les États-Unis et à l'étranger.Yous passez facilement d'un vol à l'autre grâce à de spacieux mails au centre du terminus.Vous vous déplacez dans de confortables wagons de transit.Vous pouvez même vous détendre dans l'un des Clubs Ionosphere11 qui se trouve au-dessus de chaque mail.Et quel splendide coup d'oeil sur l'ensemble de l'aéroport! NAPLES (AP et Renter) \u2014 Fuyant leurs maisons, des centaines d'habitants des villages des montagnes du sud de l'Italie, ébranlés samedi par le plus important tremblement de terre depuis le violent séisme du 23 novembre dernier, se son! entassés pêle-mêle dans des voitures ou des camions pour passer la nuit.Le bilan définitif s'étabtst à douze morts.Huit personnes sont mortes d'une crise cardiaque provoquée par la peur, un patient d'un hôpital psychiatrique s'est pendu et des détenus de la prison de Poggoreale ont profité de la panique provoquée paemblement de terre pour poignarder trois de leurs congénères.On fait également état de 16 blessés.Des familles entières ont préféré dormir dans les voitures ou même dehors, de peur que le toit de leurs maisons ne s'effondre, malgré le froid et la neige.Le thermomètre est en effet, des cendu jusqu'à moins huit degrés et il y avait dix centimetres de neige en moyenne dans la région.Les municipalités frappées par le séisme ont demandé, dans un premier temps, 200 caravanes pour loger les sans-abri.Le tremblement de terre a également entraîné des coupures d'électricité et dimanche, en tin d'après midi, le téléphone et le courant n'avaient pas encore été rétablis dans quelques villes.Les pompiers de Naples ont inspecté une centaine d'immeubles pour vérifier si les nouvelles lézardes apparues sur les murs ne les rendaient pas dangereux.Les autorités ont également repoussé le match de football qui devait opposer Naples à Hscoli.des fissures ayant été repérées dans le stade Saint-Paul.Selon l'observatoire du Vésuve, 18 secousses ont ébranlé la région en 24 heures, jusqu'à 9h dimanche.L'échelle de Hichter a indiqué une magnitude de 4,8 pour celle qui a été ressentie à ish28.alors que le séisme de novembre dernier, qui avait fait 2,700 morts et 260,000 sans-abri, avait atteint la magnitude (i.8.Le ministère de l'Intérieur a annoncé, de son côté, que l'épi-centre du nouveau séisme était situé près de San Angello Dei Combardi, entre Caserte et Avel-lino.ville qui avait été détruite à i)ô pour cent en novembre.Depuis cette date, on a enregistre quelque 900 répliques et des milliers de personnes vivent toujours dans des caravanes, sous des tentes ou dans des écoles.La Commission Kent siège à Montréal N 'oubliez pas qu'Eastern vous offre le vol le plus matinal vers Atlanta, la porte d'entrée vers le Sud.Pour vos voyages d'affaires à New York ou ailleurs aux États-Unis, communiquez avec Eastern.À Montréal, composez le 931-8211.A l'extérieur de Montréal, composez sans frais le 1-800-361-8530 ou appelez votre agent de voyage.(PC) \u2014 La Commission Kent, chargée actuellement d'une enquête sur les problèmes de la presse au Canada, entreprend aujourd'hui trois jours d'audiences publiques à Montréal.Elle doit y recevoir une vingtaine de mémoires et de témoignages.C'est le commissaire Laurent Picard, doyen de la Faculté de gestion de l'université MeGill et ancien président de Radio-Canada, qui présidera les audiences de Montréal.Cette commission royale d'enquête, Instituée à la fin de l'été dernier par le gouvernement fédéral, est présidée par M.Tom Kent, economist'\" et ancien journaliste, qui a été haut fonctionnaire à Ottawa avant d'oeuvrer avec d'importantes sociétés d'Etat.Le troisième commissaire est M.Borden Spears, qui a fait une longue c arrière de journaliste avec le «Tronto Star» et le magazine «MacLean's» avant d'être consultant pour la commission sénatoriale sur les médias.Créée au lendemain de la mort de deux importants quotidiens, le «Winnipeg Tribune» et ('«Ottawa .Journal», sans compter la disparition à Montréal même du second quotidien anglophone, le «Montréal Star», la Commission Kent doit entendre à Montréal des représentants des principaux quotidiens montréalais, et recevoir un éventail d'opinions émanant des syndi- cats de journalistes, d'universitaires spécialisés dans les communications, de l'école de journalisme de l'université Concordia .ainsi que d'entreprises engagées dans la nouvelle technologie de la communication, comme Bell Telephone et Vicéo-tron.La Commission Kent a comme mission de dresser un véritable bilan de santé de la presse quotidienne à travers le Canada.Elle a déjà tenu plus d'une douzaine de jours d'audiences à Winnipeg, Ottawa, Victoria, Vancouver, London, Ont., Toronto et Thunder Bay, avant d'aborder Montréal.Après les audiences dans la métropole, elle doit aller siéger à Québec, à Edmonton, à Saint-Jean, N.-B.et à Halifax avant de tenir une semaine complète d'audiences nationales à Ottawa.VOUS ALLEZ DANS LE SUD?ALLEZ-Y WkR EASTERN.'^'w&ffiï%£>è''' ''''' ~-~ .éJk.vv,*.5.';';,%jl m - A.i Les étudiants pour le maintien du droit de grève dans les services publics La centaine de participants au I3e congres de l'Association nationale des étudiants du Qqébec a voté à l'unanimité en faveur d'une résolution proposant le maintien du droit de grève dans les services publics.Les étudiants endossent la théorie des centrales syndicales à l'effet que le droit de grève soit nécessaire pour prévenir les coupures de postes et maintenir par le fait même la qualité des services publics: Les délégués ont par ailleurs convenu de la nécessité de tenir un débat politique sur le syndica- lisme étudiant et de celle de réaliser l'unité au sein des associations étudiantes.Des pourparlers sont en marche entre TAneq et le Ilaeu (Regroupement des associations étudiantes universitaires) en vue de la création d'une centrale unique.Les étudiants se sont également penchés sur le problème de la répression et ont voté à l'unanimité d'appuyer la manifestation de vendredi organisée dans le cadre de l'affaire Héroux.Ils se sont enfin prononcés unanimement contre le projet de règlement des études collégiales du gouvernement du Québec dont ils blâment la trop grande centralisation et le fait qu'il vise à former'de la main-d'oeuvre répondant aux besoins immédiats de l'économie régionale, sans tenir compte du facteur de mobilité de la main-d'oeuvre.Ils demandent au gouvernement de ne pas modifier le projet actuel unilatéralement et ils s'engagent de leur côté à poursuivre les efforts entrepris afin de formuler un projet d'école en fonction des intérêts des étudiants et de ceux de l'ensemble de la population. LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 16 FÉVRIER 1981 A 5 La Charte des droits la plus efficace en Occident, dit Broadbent (PC) \u2014 Une fois que la réso-lution constitutionnelle du gouvernement fédéral aura été adoptée, le Canada aura «la charte des droits la plus efficace en Occident».C'est ce qu'a affirmé hier le chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent.«C'est une importante réalisation», a-t-il expliqué pour défendre la prise de position de son parti en faveur des ministériels, malgré la forte opposition de plusieurs provinces.Prenant la parole devant 250 personnes lors d'un déjeuner à la synagogue Beth-El, dans le comté de Mont-Royal que représente le premier ministre Pierre Elliott Trudeau aux Communes, M.Broadbent s'est dit «particulièrement fier» des amendements qui devraient garantir maintenant les droits des autochtones.Mais, alors que le Parlement s'apprête à entamer la dernière étape de ce débat, le député d'O-shawa a rappelé qu'il posait toujours deux conditions à l'appui néo-démocrate au projet de M.Trudeau: Il ne faudra d'abord ne rien ajouter «qui crée des objections» et ne rien retrancher d'important.Deuxièmement, le gouvernement «doit permettre un débat entier et équitable» aux Communes.M.Broadbent espère un accord entre les trois partis principaux afin de réduire la longueur des discours et étendre la durée des sessions, de sorte que chaque député qui le souhaitera pourra s'exprimer.Il reste possible que le NPD dépose des amendements touchant le Sénat et la formule d'amendement, a-t-il ajouté sans donner de détails.M.Broadbent a à nouveau pris la défense de la décision de MM.Trudeau et Jean Chrétien d'agir unilatéralement, soutenant que des années de tentatives avaient prouvé qu'on ne pourrait rien l'aire tant qu'on n'aurait pas trouvé une formule d'amendement ne requérant pas l'unanimité.La résolution actuelle, a-t-il poursuivi, mettra fin à l'impasse et permettra d'apporter des changements nécessaires à la suite du référendum au Québec et de l'aliénation croissante dans rOuest.Le processus actuel est «entièrement légitime, entièrement approprié» parce que «les provinces, je le répète, n'ont pas trouvé d'autre solution», estime le chef du NPD.Les premiers ministres affirment qu'ils sont parvenus à un accord de principe sur une autre formule d'amendement, appelée formule de Vancouver, mais ajoutent que certains «raffinements» sont nécessaires.M.Broadbent a fait de son mieux pour faire apparaître que la résolution constitutionnelle n'est pas qu'une initiative libérale car il «n'est pas accidentel» que certains de ses éléments principaux coïncident avec la position néo-démocrate.A la question de savoir pour- j quoi le gouvernement agit maintenant alors qu'il peut apporter un argument électoral au premier ministre René Lévesque, il a répondu: «Je ne fais pas partie du gouvernement de M.Trudeau, vous savez.» Plusieurs questions ont porté sur la dissidence dans son propre parti, y compris celle du premier ministre Allan Blakney, de la Saskatchewan, mais M.Broadbent a affirmé que cela était normal en système fédéral.Devant les journalistes, il s'est dit inquiet que l'aile québécoise du NPD perde des membres et ait des difficultés à se financer à cause de la position constitutionnelle du parti national mais il a néanmoins maintenu cette position.Un auditeur a demandé pourquoi M.Broadbent, tenant la «carte d'atout» au Parlement, n'incitait pas le gouvernement Trudeau à s'en prendre à la «loi anti-anglaise 101».Le chef du NPD a répondu que tous les partis fédéraux semblaient d'accord pour admettre que le français doit avoir «préséance» au Québec, tout comme l'anglais en Ontario.Et il a rappelé que le projet de constitution facilitait l'accès à l'école anglaise au Québec.CONFÉRENCE POUR LES FEMMES SUR LA CONSTITUTION Les femmes réclament la tête d'Axworthy Les conservateurs préparent leur propre rapport sur les travaux du comité mixte QUEBEC (PC) \u2014 Le Parti progressiste conservateur compte rendre public aujourd'hui ou demain un rapport minoritaire à la suite des travaux du comité mixte sur la constitution qui vient de completer l'étude de la résolution constitutionnelle du gouvernement Trudeau.C'est ce qu'a révélé le chef du parti.M.Joe Clark, qui était de passage à Québec, samedi, pour rencontrer des militants conservateurs et participer à certaines acitivités de la dernière fin de semaine du Carnaval.Ce rapport, préparé par les représentants conservateurs au sein du comité, contiendra les recommandations du parti en vue du rapatriement de la constitution.M.Clark a réaffirmé que le Parti conservateur considérait que cette question était exclusivement du ressort du Canada et maintiendrait devant les Communes et le Sénat la même attitude que celle qu'il a adoptée devant le comité mixte Québec Soulignant que le rapatriement de la constitution soulevait un intérêt considérable à travers le pays.M.Clark a déclaré que son parti entendait s'assurer que cet intérêt devienne de plus en plus fort au Quebec parce que les propositions de M.Trudeau risquent de causer un fort préjudice à cette province.Le problème, a-t-il souligné, c'est que la représentation québécoise aux Communes se compose essentiellement de libéraux, en plus de M.Roch Lasal-le.«Nous devons faire en sorte que des pressions s'exercent sur ces députés libéraux de façon à ce qu'ils mettent les intérêts de leur province avant ceux de leur parti», a-t-il ajouté.Le chef conservateur a d'autre part écarté les questions touchant la controverse sur le choix des délégués qui doivent examiner le 27 février à Ottawa, l'opportunité de tenir un congrès au leadership., «C'est une question qui relève des organisateurs du congrès.Je suis le chef du parti; je ne suis pas responsable de l'organisation du congrès» a-t-il indiqué au cours d'une brève rencontre Le chef conservateur Joe Clark a participé à quelques activités du Carnaval de Québec en fin de semaine en compagnie de sa fille Catherine.avec des journalistes, rue du Carnaval, dans la basse-ville de Québec.Accompagné de sa fillette.Catherine.1 ans, M.Clark a participé en matinée au «déjeuner western de Calgary», une des manifestations du Carnaval de Québec où il a notamment ren- contré les maires de Québec et de Calgary.MM.Jean Pelletier et Ralph Klein.Au cours de sa visite à Québec, M.Clark devait également rencontrer à huis clos des délégués du parti et assister en soirée au défilé de nuit du Carnaval.Cours de base de Fine Cuisine Familiale par Henri Bernard INSCRIPTIONS oprès la premier» leçon d'essai 23 février \u2014 4 ou 5 mars PROSPECTUS ET RÉSERVATION: 843-6481 Ut *2 dr iiillurr pcr^KinelIr C\"7 |Q1 dr l.\" Mimlutcnr \\BTXl SuHffc10.MII HIC 1 ZI [\"LES BUES DE MOMTBÉAT LAVALLEE, rue (1954) À la mémoire de Louis-Arsène Lavallée (1861-1936), avocat et maire de Montréal de 1912 à 1914.Axe ouest-est au sud de Louisbourg et à l'ouest de l'Aca-die.LECLAIRE, rue (1922) En souvenir d'Alfred Leclaire, un entrepreneur du quartier Maisonneuve où cette voie (jadis connue sous le nom de 4e avenue) est sutuée.Axe sud-nord à partir de Notre-Dame, à l'ouest de Viau.LE BER, rue (1856) En souvenir de Jeanne Le Rer (1662-1711), une mystique née à Montréal qui se retira en août 1695 dans un oratoire contigù à -*- la maison des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montreal (à laquelle elle avait cédé tous ses biens), à Tangle nord-est de Saint-Laurent et Le Royer.Elle devait y vivre en complète réclusion jusqu'à son décès.Axe ouest-est, d'Ash à Sébastopol, au sud de Wellington.LE BER, parc (1954) En hommage à la famille Le Ber, qui s'est illustrée à la fin du 17e et au début du 18e siècle, soit Jacques, membre du Conseil de Ville-Marie, et ses enfants, Jacques, sieur de Senneville, Jean-Vincent, sieur du Chesne, Pierre, artiste, et Jeanne, la recluse.D'ailleurs, le territoire où ce parc est situé fut longtemps la propriété de la famille.Ce parc-école (adjacent à l'école Saint-Jean-L'Evangéliste) de 1,614 acres est situé à l'extrémité sud de la rue Le Ber.OTTAWA (PC) \u2014 Réunies en conférence à Ottawa, au cours du week-end, un millier de femmes ont réclamé la démis sion de M.Lloyd Axworthy, ministre responsable du Conseil du statut de la femme.Elles ont de plus demandé la démission des trois vice-présidentes du Conseil consultatif sur le statut de la femme, soit Mmes Hellie Wilson, d'Ottawa; Win Gardner, de Winnipeg; et Lucie Pépin, de Montréal.Ces femmes avaient été rassemblées par diverses organisations féminines, afin de tenir la conférence pour les femmes sur la constitution qui devait avoir lieu en février, mais qui a été remise en mai par le conseil.La présidente du conseil.Mme Doris Anderson, avait remis da démission, à cette occasion, en blâmant l'exécutif du conseil d'avoir cédé à des pressions politiques.M.Axworthy, en effet, aurait signalé au conseil qu'une conférence en février mettrait le gou- vernement dans l'embarras.Au sujet de la constitution, les femmes ont demandé au gouvernement de renforcer leurs droits dans la charte des droits, avant de présenter à Londres la requête de rapatriement de la cons titution.Si le gouvernement refuse, les femmes veulent qu'on laisse tout simplement tomber la charte des droits et qu'on rapatrie la constitution avec une seule formule d'amendement.Une fois la constitution rapatriée de cette fa von, une assemblée constituante composée d'autant de femmes que d'hommes préparerait une charte des droits.Ce que les femmes réclament dan.> la charte est qu'elle établisse clairement que les droits et libertés sont garantis également aux deux sexes.Les femmes, d'un autre côté, exigent l'élimination du délai de trois ans dans la mise en vigueur des mesures antidiscriminatoires et l'ajout des droits à l'avor- tement et à des chances économiques égales.Elles veulent aussi que le statut matrimonial, l'orientation sexuelle et les idées politiques soient ajoutés a ce qui est interdit comme discriminatoire.Quand on a demandé a Mme Anderson si elle était intéressée à retourner a son poste de présidente du conseil, elle a répondu: «Aussi longtemps que M.Axworthy va diriger le conseil, j'ai des doutes sur sa crédibilité.» Mme Anderson a d'ailleurs été fortement applaudie au moment où elle a réclame la démission de M.Axworthy comme ministre responsable du statut de la femme.Elle a également demande que le conseil soit réformé, afin d'assurer son indépendance des intrusions politiques Dans une de ses recommandations, la conférence voudrait que le conseil cesse d'être une création du gouvernement pour être financé par le public.Notre dépôt à terme invariable: par an.un vrai de vrai Jtliiiim Grâce à notre dépôt à terme invariable, votre tirgent ne perd jamais son temps.Vous y cotisez pour la durée de votre4 choix: un, deux, trois, quatre ou cinq ans.Et pendant tout ce temps, nous vous garantissons le taux du jour du dépôt Par exemple, pour les placements à un an, nous versons actuellement 13,7.5% d'intérêt* Cet intérêt vous est versé chaque 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in Sourtn Montreal rVê»dgt»n»#Cen%inidrTo» 683-0320 116*0, bout.Provcnchtr, suite 305 Voisin du Moil Chomploio, Vossord 465-7741 A 6 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 16 FÉVRIER 1981 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d administration la presse ROGER LEMELIN président et éditeur ROGER-D.LANDRY vice-président exécutif et directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint yvon dubois lirecteui «Je i information marcel adam odil >rialiste en chcl Le chemin de Mirabel passe par Montréal Il y a des fois où le maire de Montréal et le maire de Laval semblent s'entendre sur un sujet.On en a d'ailleurs présentement un exemple: les deux maires mettent leur espoir en Mirabc-i.aéroport de l'avenir, qui devrait donner à Montréal une nouvelle notoriété, un nouvel essor et un nouveau titre de métropole.Le maire de Montréal a souvent répète cette thèse; le maire de Laval vient de la faire sienne.S'il y a accord sur la fin à atteindre, il ne faut tout de même pas s illusionner sur le reste.Laval et sa banlieue ne veulent pas s unir à Montreal contre sa propre banlieue; Laval veut profiter de Mirabel au plus tôt pour s'imposer, en tant que banlieue, à Montréal.Mirabel peut servir à tout le monde; mais les moyens pour y parvenir sont trop divergents pour qu'on fasse semblant d entretenir un certain accord.C'est vrai que Montréal a besoin de Mirabel; mais pas d'un Mirabel «plus près» de Laval que de Montréal.Quand le maire Lucien Paiement déclare qu'il faut transporter Dorval à Mirabel au plus tôt, il exprime le désir de toute la population qui I entoure et qui profiterait grandement du développement de Mirabel.Cela se comprend: la région qui va de Saint-Jérôme à Laval a besoin de nouvelles industries et de nouveaux lieux de travail.Un nouveau Mirabel peut représenter pour ces gens une mine d emplois divers.Il faudra, à Mirabel, de nouveaux hangars pour les nombreux avions.Il faudra des ouvriers, un personnel de bureau,-des employés pour tous les services d'entretien, d'alimentation ou autres.L'économie de toute la region connaîtra probablement cet élan qu'elle attend depuis longtemps, quelle mérite et qui peut signifier sa survie.Il est certain que toute cette population, y compris l'administration municipale de chaque ville, profitera grandement d'un plus gros Mirabel.Il faut même souhaiter quelle en profite vraiment bientôt.L'argumentation des maires de la banlieue de Laval ressemble nécessairement à celle des maires de la banlieue de Montréal qui, eux, ne veulent pas laisser aller Dorval.Parce que leur population y perdrait, parce, que leur ville y perdrait, parce un grand aéroport à une région que l'on pourra savoir où il faut le placer ou quand il faut le déplacer: toutes les banlieues en ont besoin.Il suffit de se rappeler les cris de désespoir de certaines régions autour de Montréal que I on a entendus quand il s'est agi de choisir le lieu privilégié du grand aéroport international de Montréal.On a l'impression que c'est le même débat qui reprend vie.Il faut cesser de ressasser les arguments favorables aux banlieues: il faut plutôt retenir le problème objectif, celui de la que l'économie régionale flan- plus grande utilité possible de cherait, au moins un peu.Parce que l'aéroport de Dorval fournit à la banlieue du West Island un apport qui l'aide à vivre de bien des façons.Le jour où l'on fermera Dorval, toute la banlieue ouest de Montréal en souffrira.Ce n'est donc pas en tentant d'apprécier le bien qu'apporte l'aéroport.Le reste n'est que conséquence valable mais secondaire.Le maire Paiement dit: « J ai les arguments voulus pour démontrer qu'il faut fermer dans le plus bref délai Dorval et concentrer tous les efforts vers Mirabel.» Et ces arguments, il doit les presenter au sommet économique Montréal - Laval - Rive -Sud qui doit se tenir au début de mars.Il peut s'attendre à se faire dire: «Mirabel.oui, quand on l'aura «rapproché» de Montréal, pas de Saint-Jérôme ou de Laval.Car c'est à Montréal qu'il doit d'abord servir, pas à ses banlieues.» Dans l'esprit du maire Drapeau, du président du comité exécutif et du président de la Communauté urbaine de Montréal, l'aéroport de Mirabel ne peut avoir de véritable sens avant qu il soit relié à Montréal par des moyens de transport rapides Plus que cela.C'est a New York et à tout le nord des Etats-Unis que le maire Drapeau veut relier Mirabel.Car c'est seulement en accroissant considérablement son rayon de service que ! on pourra utiliser adéquatement Mirabel.Tant qu il ne sera utile qu à Montréal et à sa région immédiate.Mirabel demeurera un éléphant blanc.Ce n'est certes pas en rendant plus pénibles les vols domestiques de Montréal reprendra du poil de la bête sur Toronto.Cela va se soi: il est difficile de faire taire les intérêts locaux au moment où les régions veulent s approprier un certain bien Et il est normal que les hommes politiques tentent de tirer profit de toutes situations: on ne peut leur reprocher de prendre la défense de leurs qens.Mais il faut éviter le court terme, même en politique Et I avenir de Mirabel qui continue de représenter la pire erreur de notre gouvernement, doit s apprécier en termes de visions économiques et non poiitiaues.JEAN-GUY DUBUC Il faut plus qu'accroître le budget d'exploration Le vice-président du service d'exploration de Petro-Canada.M.Robert Meneley.a déclaré jeudi dernier au comité des ressources naturelles des Communes que Petro-Canada fera passer son budget d'exploration pétrolière de S100 millions I an dernier a S230 millions cette année.M.Meneley a précisé que la société d'Etat voulait ainsi accroître l'exploration dans i Arctique et au large des côtes de l'est.Mais, a-t-il ajouté, le problème des prix du pétrole doit être résolu le plus tôt possible pour éliminer la confusion qui règne actuellement dans l'industrie pétrolière.M.Meneley a dit que Petro-Canada favorisait un système de prix uniformes dans I Arctique et au large des côtes.Mais que les prix soient uniformes ou non est une question secondaire pourvu qu ils satisfassent les prospecteurs privés éventuels.Il y a bien d'autres facteurs susceptibles de dissuader les investisseurs de s'engager dans l'exploration pétrolière de ces régions excentriques.Entre autres il y a le projet de loi concernant I appropriation par Petro-Canada de 25 pour cent de toutes les découvertes d hydrocarbures qui seront faites dans ces régions.C est d'ailleurs ce projet de loi qu étudie actuellement le comité des Communes sur les ressources naturelles.Il est évident qu'il y a une réticence des grandes sociétés pétrolières à aller prospecter dans l'Arctique, puisqu'on y a trouvé jusqu ici beaucoup de gaz et peu de pétrole.Mais comme c'est le pétrole dont le Canada a besoin, ces sociétés sont peu tentées de dépenser des sommes énormes pour découvrir encore du gaz dont on a une surabondance, du moins pour l'avenir prévisible.Si une proportion infime des découvertes d'hydrocarbures est du pétrole etque25pour cent de celui-ci doivent être «confisqués» à toutes fins utiles par le fédéral, on peut prévoir que ce projet de loi ne stimulera pas tellement la prospection dans l'Arctique.En outre, comme ! a souligné M.Meneley.lincertitude concernant les prix du pétrole canadien et la méfiance qu'a suscitée le Programme énergétique du ministre Lalonde sont autant de facteurs de dissuasion non négligeables pour la prospection du Grand Nord.Petro-Canada connaît cette réticence puisqu elle a participé au forage de 72 des 1 31 puits faits dans l'Arctique depuis cinq ans.Si l'on ajoute à ces facteurs négatifs la politique d acquisition par Petro-Canada de grandes sociétés pétrolières, tel l'achat de Pétrofina, on comprend qu'il n'y ait chez ces sociétés aucun en- thousiasme à aller faire du «missionnariat pétrolier» dans l'Arctique.Le ministre Lalonde devra comprendre le plus tôt possible que sa politique pétrolière est beaucoup plus équivoque qu'il le croit.Quand il pavoise et affirme que des achats aussi avantageux, à son avis, que celui de Pétrofina il en ferait tous les matins, il laisse croire aux sociétés pétrolières que lui et son gouvernement sont plus intéressés à canadianiser ce secteur industriel qu'à assurer l'autosuffi-sance pétrolière en 1990.D'ailleurs, le peu d'empressement que M.Lalonde met à en venir à une entente avec I Alberta sur le prix du pétrole renforce l'impression que cette canadia-nisation va prendre la pire des formes, soit celle de la nationalisation centralisatrice.A l'ère des multinationales et de l'intensification du commerce mondial, ce nationalisme économique est fort suspect et dangereux pour un pays comme le Canada qui a besoin des capitaux étrangers.C'est d'autant plus néfaste qu il n'y a pas de temps à perdre avant que les importations de pétrole s'accroissent rapidement.Or Petro-Canada prévoit pour l'an prochain un ralentissement dans l'exploration pétrolière- IVAN GUAY Droits réservés DANS LA PRESSE ANGLOPHONE Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits parla Presse Canadienne La gaffe de Lloyd Axworthy Qu'elles qu'aient été ses intentions, le ministre de l'Emploi, M.Lloyd Axworthy, a réussi à nuire au mouvement des femmes en faisant échouer le projet de conférence sur les droits des femmes, qui devait avoir lieu en février et qui aurait pu mettre le gouvernement dans l'embarras.En ayant l'air d'employer à mauvais escient son influence politique, ou par maladresse pure et simple, il a provoqué une plus grande controverse que s'il était resté tout simplement tranquille.M.Axworthy aurait dû savoir quelle indignation et quels ravages il engendrerait en faisant pression, ouvertement ou autrement, pour faire annuler cette conférence où on pouvait prévoir que les propositions constitutionnelles du gouvernement libéral seraient critiquées.Maintenant \u2014 avec la démission de Mme Doris Anderson, présidente du conseil consultatif sur le statut des femmes, ainsi que de quelques-unes de ses parti-sans au conseil \u2014 il a remis en question tous les rapports entre le gouvernement et les organisations de femmes.On peut mesurer le succès des conseils, partout au Canada, proportionnellement à la distance maintenue entre eux-mêmes et les maîtres politiques qui les ont créés.Quand les conseils sont libres de toute manipulation et de toute intervention politiques, ils contribuent à d'importants gains législatifs pour les femmes.Après la gaffe de M.Axworthy, cependant, il sérail peut-être indiqué de s'en tenir à la suggestion du député néo-démocrate Pauline Jewett et de restructurer le conseil fédéral de manière à ce qu'il fasse rapport directement au Parlement, quand ce ne serait que pour le soustraire à l'influence des ministres.Le 2 février.«The London Free Press» Des questions sons réponse L'an dernier, le gouvernement fédéral a déclaré que la vaporisation d'une substance fluorescente effectuée en 1953, au-de.isus de Winnipeg, par l'armée américaine et l'armée canadienne, était le seul incident du genre qui soit connu.En septembre dernier, après avoir affirmé que le cas de Winnipeg était unique, le gouvernement (en la personne du ministre de la Défense, M.Gilles Lamontagne) a appris l'existence du second incident et ne semble avoir pris aucune décision.Les tests effectués avec les agents Orange, Violet et Blanc, sur la base militaire canadienne de Gagetown, sont à la vérité regrettables.La dispersion de ces défoliants et desséchants (l'agent Orange contient du bioxyde, un agent chimique mortel) sur une étendue de plusieurs acres est survenue au moment de l'escalade de la guerre du Vietnam.Il semble que le gouvernement actuel, si on en juge par l'attitude de M.Lamontagne, soit plus intéressé à camoufler ou à rejeter les faits qu'à les éclaircir.Le ministre de la Défense a déclaré en Chambre qu'en tout 11 membres du service et deux civils avaient été exposés aux agents chimiques, et que la vaporisation n'avait pas atteint les endroits peuplés.Cela semble être une étrange affirmation! Qui peut dire que les particules n'ont pas été transportées dans l'air à une plus grande distance?Il y a deux questions importantes \u2014 pourquoi ces tests ont-ils été effectués au Canada, et combien d'autres tests du même genre ont-ils été effectués en sol canadien?Le gouvernement a eu plusieurs jours pour répondre à ces questions.Pourquoi tarde-t-il à le faire?- Le 2 février.«The Ottawa Citizen» West-Fed prêche la haine Les Manitobains devraient simplement passer outre au message de la Western Canada Federation, une organi- sation qui prêche la séparation des quatre provinces de l'Ouest.Ses méthodes sont mesquines et transparentes.Dans sa documentation, ce groupe se sert de techniques typiques de propagande: culpabilité par association (Trudeau et Lévesque sont comparés à Lénine, Hitler et Mussolini); injures (ceux qui appuient Trudeau sont qualifiés de «francophones», avec tournure déformante donnée a la sign ificat ion de ce mot), .des témoignages simplistes sont donnés par le leader de l'organisation, Elmer Knutson, concernant son expérience agricole en Saskatchewan; et enfin le groupe adopte des idées populaires comme siennes, notamment la peine capitale et l'abolition du système métrique.Pourtant, même avec cet arsenal moyenâgeux de guerre haineuse, la Western Canada Federation réussit à attirer du monde.Nous ne blâmons jîas les Canadiens de l'Ouest de chercher à redresser les griefs de longue date concernant les tarifs de fret et les problèmes de développement.Il y a encore beaucoup de choses à régler dans le domaine de la taxation des ressources naturelles.Au Manitoba, on est de plus en plus inquiet de la récession économique.La Western Canada Federation exploite ces senti- ments d'inquiétude en se prétendant un mouvement non politique, et en offrant une solution simple et radicale aux problèmes des Westerners: la séparation.Mais la séparation n'est pas une solution.West-Fed ne regarde pas en face les problèmes de l'Ouest; elle ne fait que les étouffer sous des émotions négatives, et elle propose l'autodestruction nationale.Elle ne mérite pas qu'on la prenne au sérieux.- Le 2H janvier.«The Brandon Sun» Une bien bonne affaire mais.L'acquisition par Pétro-Canada de la compagnie Pétrofina semble devoir être, à long terme, une assez bonne affaire.Mais si tel est le cas, pourquoi les consommateurs canadiens devraient-ils la payer au moyen d'une taxe spéciale, comme le laisse entendre le gouvernement?Pétro-Canada, la compagnie fédérale de pétrole, est peut-être la société pétrolière qui, au Canada, a le plus bel avenir, étant donné la décision prise par je gouvernement de lui accorder une part de 25 pour cent des nouvelles découvertes sur les terres de la Couronne.Pourquoi alors la compagnie a-t-elle besoin de l'aide supplémentaire d'une taxe spéciale sur les produits du pétrole (ou peut-être un cent le litre) pour acquitter l'achat, au coût de $1.5 milliard, de Pétrofina.la compagnie pétrolière belge dont le siège était à Montréal?.Par ailleurs, si le gouvernement est convaincu que l'achat de Pétrofina est dans l'intérêt national, pourquoi ne pas tout simplement émettre une garantie gouvernementale sur les emprunts contractés sur Petro Can pour payer Pétrofina?.Mais il est particulièrement peu élégant d'assommer les citoyens avec une taxe supplémentaire pour payer cette compagnie, étant donné que Petro-Can.semble-t-il.paie plus cher pour acquérir Pétrofina que ce que valait cette compagnie, dans l'opinion de beaucoup de gens.Le ministre de l'Energie, dans son discours sur la politique énergétique nationale, a prévenu la population qu'il faudrait peut être imposer une taxe pour financer les acquisitions de Pétro-Canada.Cela serait acceptable si ces acquisitions, tout en étant dans l'intérêt national, étaient situées dans des lieux, comme par exemple l'Arctique, ou les coûts sont élevés et les profits lointains.Pétrofina, cependant, ne répond pas à cette description.- Le 6 février «The Montreal Gazette» T \u2022 TRIBUNE LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 FÉVRIER 1 981 LIBRE A 7 9.Priorité est accord** dans cette page aux /offre* d'intérêt générât k« rapportant à dei artk/es parut dans LA PRESSE, la concision c»f wcomman-dé*.Le» correspondants doivent Interim lisiblement leurs nom.adre%ie et numéro de telephone.LA PRESSE no s'engage pas a publiât toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant ta pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, a double interligne.Priera d'adresser vos lettres comme suit: «Tribune libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Arme*.Montréal, H2Y3M1.63 moutons à Ottawa.Permettez-vous à un Canadien anglais de l'Ontario d'adresser un court message aux libéraux du Québec?Je pensais, moi, que pendant la révolution tranquille les Québécois s'étaient débarrassé du mouton de la St-Jean afin de signifier leur désir de se tenir debout, la tête bien haute.Je m'étais trompé, évidemment, parce que vous avez élu soixante-trois moutons qui vous représentent à Ottawa.Et vous, libéraux du Québec, vous suivez ces «suiveux» méprisables.Que c'est honteux! Trudeau vous hypnotise tel que le serpent le fail i certains oiseaux pour les dévorer par la suite.Il va vous obliger de donner des droits à vos minorités du Québec, des droits qu'il refuse à mes compatriotes francophones de l'Ontario.Il y aura deux poids, deux mesures, et vous acceptez d'être les perdants dans tout cela.C'est bien triste.Je plains de tout coeur l'autre moitié des Québécois francophones qui.eux.ont le sens de la justice.Ils sont témoins impuissants du sale tour que Trudeau est en train de leur preparer.George CAREW Cornwall, Ont.Il y a loin de Lesage à Ryan «Comme chef du gouvernement du Québec, je crois rendre le témoignage qu'il n'est pas facile pour une petite nation comme la nôtre d'entreprendre une action émancipatrice profonde.Chaque fois que, dans son histoire, notre province a su où elle voulait aller des gens se sont inquiétés.Dès qu'un gouvernement veut changer quoi que ce soit à cette situation, des influences commencent à agir pour l'arrêter dans cette voie.Et presque toujours, ces influences ont eu le dessus parce que nous avions cédé ou parce que nous avions eu peur.«Cette force sera puissante.Elle sera même irrésistible dans la mesure où notre population l'animera, dans la mesure où vous tous qui m'ëcoutez, apporterez votre concours enthousiaste à l'oeuvre qu'entreprendra, avec votre coopération et surtout à cause d'elle, le gouvernement de l'Etat du Québec.Dans cette oeuvre, il ne saurait être question de partisanerie politique; nous avons un monde à construire.» Cette envolée n'est pas de René Lévesque, comme on pourrait le croire, mais de Jean Lesage (qui savait de quoi il parlait) dans son discours d'inauguration de l'Expo provinciale de septembre 1962.Voilà comment, à l'époque, sonnaient les discours du chef du PLQ.En lisant ou en écoutant (comme on a encore pu le faire lors du dernier rassemblement libéral des comtés de Test de Montréal) le baratin de Claude Ryan, rélecteur qui rêve toujours envers et contre tout d'une véritable émancipation nationale du Québec et des Québécois, aura pu mesurer l'ampleur de la dégringolade! Jean Paul ROBILLARD Saint-Laurent Le PQ mordra la poussière Tôt ou tard, le gouvernement péquiste devra bien déclarer des élections générales.Pourquoi avoir attendu si longtemps?Il n'existe qu'une seule réponse.M.Lévesque sait très bien qu'il les perdra ses élections; les dernières élections partielles en sont une preuve irréfutable.On aura beau dire que le problème de la constitution avec Ottawa empêchait le P.Q.de déclencher des élections parce qu'il devait se donner tout entier à la solu- tion de ce litige, on peut se demander quel impact représente le gouvernement Lévesque qui vient de perdre les onze (11) élections partielles qu'il avait déclarées.La seule constatation que Ton peut faire à Ottawa comme ici est que le gouvernement actuel ne représente plus la population québécoise adéquatement, que le P.Q.n'est plus le parti des Québécois.M.Lévesque s'aperçoit clairement qu'il ne peut plus leurrer les Québécois avec sa sentimentalité nationaliste déployée à coups de chansons, de grands rassemblements populaires et de discours accusateurs contre tous ceux qui ne pensent pas comme lui.M.Pari/eau, dans son prochain budget, aura beau nous annoncer une diminution d'impôt, une hausse du salaire minimum.etc., il n'achètera pas le vote du Québec avec une dette accumulée qui est passée de $3.9 milliards en 1975-1976, alors que le P.Q.n'était pas encore au pouvoir, à 7.2 milliards de dollars pour l'année 1978-1979, après deux (2) années de règne péquis- te (-) André GIGUÊRE Etudiant en droit Université Laval Une campagne de salissage M.Marcel Léger Ministre de l'Environnement Le 27 janvier dernier, j'ai trouvé dans mon courrier un feuillet vert intitulé «Le reflet de Lafon-taine».Laissez-moi vous dire qu'au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture, je trouvais le reflet de plus en plus terne! Je n'ai jamais vu pareille feuille de chou' Comment peut-on dire des mensonges aussi flagrants que «Trudeau et Ryan veulent assimiler les francophones»?C'est tout simplement grotesque! Gro-tesque et dégoûtant parce que vous vous lancez dans de la petite politique! C'est bas et vil! C'est absolument abominable: personne ne veut l'assimilation des francophones, encore moins M.Ryan! Vous affirmez que le PLQ et le PLC «ont décidé d'unir leurs efforts pour modifier la loi 101».Sur quoi vous basez-vous?Vous laissez entendre qu'il y a des tractations entre le parti fédéral et le parti provincial! Si vous avez le goût de laisser planer des affirmations aussi gratuites, mon cher Monsieur, ce petit jeu se joue à deux! Que penseraient les Québécois d'une petite collusion étrange entre l'UN et le PQ.ce gouvernement si «clair» et si «net»?Vous saurez.Monsieur, que le PLQ n'a pas besoin du PLC pour agir et rétablir le bon sens et la justice! Car quoi de plus normal pour un anglophone que d'aller à l'école anglophone! Vous laissez penser, dans votre deuxième paragraphe que l'on retournerait ai: libre choix.Quoi de plus faux! Selon notre programme, des immigrants non anglophones iraient à l'école francophone.Cela vous ne le mentionnez pas.Où est ce sacrifice «de l'essence même du Québec»?Vous faites peur aux gens maintenant?Ou commencez-vous une nouvelle campagne de salissage?Vous affirmez encore que «M.Ryan a appuyé le rapatriement unilatéral de la constitution».Mais, ma parole, vous entendez mal?M.Ryan a condamné le «projet Trudeau de rapatriement unilatéral».Il n'a jamais appuyé sa démarche.Et si c'est une allusion à VOTRE motion de l'Assemblée nationale, contre laquelle a voté le PLQ, vous «oubliez» de mentionner un élément essentiel: le Parti libérai vous a soumis des amendements à cette motion que vous n'avez pas daigné accepter.Ces amendements ne faisaient que vous demander d'endosser la position fédéraliste des Québécois exprimée au Québec et dans votre propre comté (s'il faut vous le rappeler! ) le 20 mai dernier.Vous demandez quelle sorte de chef d'Etat ferait Claude Ryan?Moi je vous dit qu'il serait meilleur que celui que nous avons actuellement.Au moins monsieur Ryan est franc, direct, honnête, ouvert et il n'entreprend pas de campagne de salissage aussi basse et mensongère.(.) Sylvain CHRISTIN 'oinîe-aux-Tiembies Marcel Léger Pierre Trudeau, un tyran On apprenait récemment que le directeur du Globe and Mail de passage à Londres, qualifiait Elliott Trudeau de tyran.De la part d'un anglophone de Toronto, l'affirmation a du poids.On entend d'ailleurs de plus en plus de murmures de la part d'anglophones qui commencent à en avoir assez de se faire bousculer par cet «intellectuel» un peu trop presse, qui sème la discorde et menace la paix sociale dans le pays et qui s'imagine même qu'il peut dicter une ligne de conduite aux parlementaires britanniques (qui ont compris depuis longtemps son jeu et refusent de se rendre complices d'une aussi grossière intervention dans nos affaires).Même au Québec, nos béats admirateurs du démagogue commencent à avoir des doutes.Gageons qu'un bon nombre de Québécois commencent à regretter d'avoir rejeté si hâtivement Joe Clark, un homme qui gagne en honnêteté ce qu'il perd en panache et qui a au moins l'avantage d'avoir les deux pieds sur terre.André DAOUST Montréal Ne touchez pas à la loi 101! Ainsi donc, les libéraux de M.Ryan veulent créer deux classes d'immigrants au Québec: ceux de langue maternelle anglaise et les autres (italiens, grecs, portugais, etc.).On sait tous déjà que la population du Québec s'est peu à peu accommodée de la loi 101, laquelle est venue réduire les tensions qui avaient surgi à la suite des lois 63 et 22.La grande majorité des Québécois de nouvelle souche acceptent maintenant de s'intégrer et de s'ac-culturer à la langue française, langue de la majorité au Québec, tout comme leurs compatriotes de l'Ontario s'intègrent à la culture et à la langue anglaise.En appliquant le critère de la langue maternelle en se basant essentiellement sur la norme de la fréquentation de l'école anglaise par les parents.M.Ryan va contribuer à faire renaître les tensions sociales et linguistiques qui étaient à toutes fins utiles disparues avec M.Bourassa le 15 novembre 1976.Mais pourquoi donc privilégier les immigrants anglophones au détriment des immigrants d'autres cultures et d'autres langues?Ce qui est pire encore c'est que M.Ryan laisse croire aux Italiens qu'ils auront le libre choix, comme le signalait le candidat libéral de Viger à Radio-Québec l'automne dernier.Ce n'est pas vrai! Même avec Ryan, les Québécois d'origine italienne devront fréquenter l'école française \u2014 comme c'est le cas présentement avec la loi 101 \u2014 mais seuls seront privilégiés les «nouveaux arrivants» anglophones qui eux ne seront pas tenus de s'intégrer à la majorité francophone.Même M.Vincent Prince écrivait dans LA PRESSE du 20 janvier dernier: «Il se peut qu'ils (les libéraux) veuillent corriger trop en profondeur la loi 101, notamment en privilégiant les immigrants de langue maternelle anglaise, et qu'ils provoquent du même coup un fort mouvement d'opposition au sein d^ la majorité francophone.» Non merci, M.Ryan! Les Québécois allophones et francophones ne veulent pas de cette division des immigrants en deux classes: ceux qui ont le choix et ceux qui ne l'ont pas, les privilégiés et les non-privilégiés.(.) Pau! DOYON Montréal Deux poids, deux mesures?M.Vincent Prince Editorialiste Dans votre éditorial du 3 février intitulé «Le rapport de Londres n'a rien charmé», vous soulignez (.) la contradiction flagrante de votre ligne de pensée en ce qui concerne la problématique de l'indépendance du Canada vis-à-vis l'indépendance du Québec.En plus de nier l'impact du rapport Kershaw sur le dénouement du «coup d'Etat» de Trudeau (vous devriez vous documenter auprès de M.Paul Long-pré qui, lui, écrit en page A8).vous affirmez que «M.Trudeau est habité par un noble et grand rêve: celui de l'indépendance de son pays».Pourquoi alors M.Lévesque ne serait-il pas, lui aussi, habité par un noble et grand rêve, celui de l'indépendance de son pavs, le Québec?(.) M.Trudeau veut couper les derniers vestiges de soumission du Canada envers l'Angleterre, non par souci d'une noble cause, mais pour accentuer la domination du fédéral sur le Québec.Pourquoi n'en vient-il pas aux mêmes conclusions en ce qui concerne l'indépendance du Québec qui est une nation de plein droit.(.) M.Prince, faites un examen de conscience et dites-moi pourquoi ce qui est bon pour l'un ne le serait pas pour l'autre?Christian DUBOIS St-Ferdinand de Halifax La position équivoque du PQ Depuis le référendum, je suis avec intérêt les faits et gestes du gouvernement provincial en place et de ses membres actifs.Je suis malheureusement forcé de constater que ce gouvernement, quoi qu'il en dise, est incapable d'accepter et de respecter le verdict majoritaire rendu par la population du Québec, le 20 mai dernier.S'il est vrai que le passé est garant de l'avenir, qu'il me soit permis de douter du sort qui serait réservé à la démocratie, si ce gouvernement devait un jour assumer entièrement l'avenir d'un Québec indépendant.De la même façon, je me demande jusqu'à quel point le gouvernement actuel n'est pas en train de se servir du débat constitutionnel pour camoufler les résultats plutôt mitigés de son administration et prétendre ainsi à une réélection éventuelle.Evitons de nous laisser leurrer par un nationalisme servi à toutes les sauces et qui n'est certes pas aussi pur qu'on voudrait bien nous le faire croire.Election oblige.Ainsi, avant qu'il soit question de rapatriement, ces personnes criaient à qui voulait l'entendre que la réalité politique canadienne ne justifiait plus l'existence d'un monarque dont les pouvoirs avaient été graduellement limités par les coutumes et les conventions.Curieusement, ces mêmes personnes s'opposent aujourd'hui au rapatriement unilatéral, après avoir elles-mêmes empêché toute possibilité d'unanimité sur le sujet.Dans les circonstances, y a-t-il un autre choix ou devons-nous alors nous contenter de ce cul-de-sac perpétuel?En d'autres mots, comment un parti dont la raison d'être est l'indépendance du Québec, pourrait-il souscrire à une solution qui aurait pour effet de nuire à cet objectif ultime?(.) Jean-Baptiste BOULET Montmagny, P.Q.* * « Une critique de la gestion de l'U.de M Le piètre état des finances de l'Université de Montréal faisait récemment l'objet d'une conférence de presse du recteur et d'un éditoral de votre journal.Pour le recteur, les coupures exercées par le gouvernement sont dramatiques à ce point qu'elles remettent en question le développement dynamique de l'université et conséquemment l'évolution de l'ensemble de notre société.Par la même occasion, il a fait appel à l'ensemble de la communauté universitaire pour supporter le rectorat dans sa lutte contre les coupures gouvernementales.Avant de s'en remettre aussi rapidement à notre recteur dans son analyse, il serait souhaitable d'évaluer un peu sa performance administrative pour voir si ce sont ces coupures gouvernementales qui hypothèquent le plus le développement universitaire; pour voir aussi si les finances actuelles seront vraiment utilisées au profit de la société québécoise.L'éditorial de ce journal faisait récemment état de l'importance du personnel enseignant dans l'ensemble du problème de l'université.Il est vrai que pour bien fonctionner une université doit d'abord compter sur un per sonnel dynamique et créateur.Il est vrai aussi que le personnel doit primer sur le mobilier.Aussi nous poserons nos premières questions au recteur justement sur la question de la gestion du personnel.Cette gestion est-elle vraiment centrée sur l'augmentation de la créativité de son personnel?Commençons par poser le pro blême par un exemple concret.Au cinquième étage du pavillon Marie-Victorin.la section Préscolaire-primaire a déjà voulu faire poser sur un.mur du corridor une murale à la gouache (4* x 8') réalisée par des enfants de première année du primaire.Quatre vis suffisaient pour ce faire.La Section a eu la visite de 7 inspecteurs des bâtiments et terrain (en trois fois consécutives) avant que la décision ne soit prise d'accorder la permission de poser la murale.Le problème était que cette murale ne figurait pas dans les normes de l'Université puisque seuls des babil lards et des tableaux peuvent être accrochés à un mur.Finalement le menuisier est venu, il a posé la murale (il n'avait d'ailleurs aucunement besoin des conseils d'un inspecteur pour poser une murale).Si le menuisier avait posé cette murale, seul, le coût aurait été de $3.50.La facture qui est parvenue à la Section se chiffrait à $50.00.Donc $46.50 d'inspecteurs, rien en matériaux et $3.50 de menuisier.Cet exemple n'est pas isolé, nous en avons dénombré un grand nombre.Il est l'indice d'un système de valeurs précis quant à l'organisation de l'uni versité.On y survalorise le con trôle et le pouvoir par quelques uns au détriment de la créativité de'l'ensemble dejlacommunauté, qu'il soit menuisier ou chercheur.Ainsi en ce qui concerne les chercheurs, on a eu récemment un exemple similaire avec le cas de l'équipe La maîtresse d'école.On a jusqu'ici investi des dizaines de milliers de dollars en frais d'avocats simplement pour faire taire cette équipe dont les recherches questionnaient trop l'orientation actuelle de l'université.C'est beaucoup d'argent pour faire taire.alors qu'on aurait pu l'utiliser pour engager deux ou trois nouveaux professeurs.Ce contrôle tatillon des employés, fort bien capables, seuls, d'assurer leurs taches, coûte donc cher.Ce personnel démesuré de surveillance et de gestion pourrait être utilisé à beaucoup meilleur escient pour la population.De même c'esl le peu de cas qu'on fait du personnel enseignant qui fait qu'on y retrouve les chargés de cours les moins bien payés de la province.Ainsi, cette année, les chargés de cours n'ont droit à aucune augmentation de salaire malgré l'augmentation du coût de la vie et malgré le salaire dérisoire qu'on leur verse.À l'autre extrême, les postes administratifs sont fort bien choyés tel celui du recteur qui, en 1978, était payé plus de $70,000 sans compter le compte extravagant de dépenses qui lui permet de disposer de plusieurs bureaux luxueusement meublés, de voyages de prestige à l'étranger (deux pendant le seul conflit des étudiants du préscolaire-primaire où sa présence était pourtant une question d'urgence pour le bien des étudiants), etc.Ce système de valeurs qu'on applique à la gestion du person- nel ne coûte pas seulement cher à ce niveau mais aussi au plan des autres dépenses.La hiérarchisation coûte cher.et montre le type de valeurs humaines véhiculées par cette institution.Un exemple frappant, les chaises! Saviez-yous qu'il existe des normes précises pour l'achat des chaises selon la fonction que vous occupez.Un recteur ou un doyen a droit à un super fauteuil capitonné sur roulettes ($$$$), un directeur à un fauteuil capitonné sur roulettes ($$$), un professeur à un fauteuil en tissu avec accoudoirs et roulettes ($$), un étudiant gradué à un fauteuil en vinyle avec accoudoirs et sans roulettes ($), un étudiant de bac, (s'il y a lieu) à une chaise en vinyle sans accoudoirs ni roulettes (cccc) et enfin un employé de soutien à une chaise hors normes (bois ou plastique) (cc).Le derrière et la colonne vertébrale d'un employé de sou tien n'ont pourtant pas moins besoin de confort que ceux d'un doyen.Mais pour meubler luxueusement un doyen, il faut économiser quelque part.Dans cette lignée, que dire du papier à lettres de luxe (mi-coton, mi-papier, avec en-tête personnalisé) qu'utilisent plusieurs administrateurs?Une dépense utile à qui sinon au prestige personnel de ces administrateurs?Que dire des cocktails?des repas payés?des bars de doyens?Cet argent ne serait-il pas mieux utilisé pour payer adéquatement le personnel ordinaire?Les nombreux bureaux et salons inutilisés du recteur ne seraient-ils pas mieux utilisés comme salles de cours dans cette université qui manque de locaux de façon catastrophique?La propension au prestige de l'administration a d'ailleurs des répercussions à tous les plans.Ainsi, il y a quelques années, l'on a changé complètement les bureaux des professeurs dans divers pavillons pour les standardiser.Pour remplacer de gros bureaux de bois, confortables et solides à vie, l'on a introduit des pupitres neufs de bois pressé fini simili-bois.Une fortune a été dépensée simplement pour faire plus «moderne» et ceci sans aucune nécessité réelle sinon celle d'impressionner les visiteurs.De la même façon, l'on continue encore, pour faire «plus personnalisé», d'envoyer aux professeurs toutes sortes de lettres circulaires à l'intérieur de belles grandes enveloppes grises (avec sceau de l'université) qui coûtent fort cher.Les exemples comme ceux-ci ne se comptent plus.Il serait fastidieux d'en faire une liste même superficielle.Aussi nous hésitons beaucoup à faire front commun avec le recteur dans la campagne qu'il a entreprise contre le gouvernement.Loin de nous l'idée d'être complaisant envers ce gouvernement: c'est grâce à ses lois du travail propatronales que l'université a pu retarder de deux ans notre accréditation syndicale.Mais s'il faut remettre en question les politiques gouvernementales qui ne diffèrent pas beaucoup de celles de l'universi- té, c'est d'abord l'administration actuelle, plus près de nous, que la communauté universitaire doit remettre en question.C'est à cette condition qu'une augmentation des subventions gouvernementales ne sera pas détournée vers les dépenses de prestige de l'administration.Et, actuellement, il est certain que les coupures toucheront plus particulièrement les employés parce que.entre autres raisons, ces coupures seront effectuées dans les salaires des employés plutôt que dans les dépenses somptuaires et les privilèges de l'administration.Ainsi, l'université a même eu l'indécence de lancer une campagne de souscription parmi ses employés pour combler le déficit.En ce qui nous concerne, nous donnerons quelques dollars à cette campagne le jour où nous verrons recteur et doyens mettre à l'encan leurs fauteuils luxueux qu'ils utilisent à leurs bureaux de travail.En attendant, nous continuerons de croire que la réforme la plus urgente pour assainir les finances de l'université c'est de démocratiser les structures de cette université, de soumettre les choix des grandes politiques à l'ensemble de la communauté universitaire pour lui permettre de juger elle-même des priorités à accorder à tous ces projets dont bien peu servent actuellement les besoins de la population L'exécutif Syndicat des chargés de cours Université de Montréal par Guy LACHAlNE, président \\ \\ i i î \\ \\ I i i * A 8 SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1 6 FÉVRIER 1 981 LES PRESIDENTIELLES FRANÇAISES ¦ -.ê PARIS \u2014 En 1974, Valéry Giscard d'Estaing, à 18 ans, vous avait un air séduisant de fils de famille à qui tout a réussi.Rien dans les mains, rien dans les poches.Tout dans la tête.On avait presque fini par oublier qu'il avait eu son premier ministère économique en 1959, et qu'il avait dirigé l'économie française presque sans interruption jusqu'à la mort de Pompidou.Bref il passait pour un homme nouveau, capable d'envoyer à la retraite tous ces gaullistes qui avaient monopolisé l'Etat depuis rtfl-1\"- i LOUIS-BERNARD ROBITAILLE (collaboration spéciale) 16 ans.C'était du fait même le meilleur candidat contre Mitterrand.Aujourd'hui, c'est un président sortant.D'un côté c'est un avantage.Cela confère une légitimité certaine: voir les Etats-Unis ou les présidents obtiennent presque automatiquement un second mandat (à moins d'être Carter évidemment.) Ce qui explique les bons résultats de Giscard dans les sondages en ce qui concerne le premier tour de l'élection.Malgré son impopularité confirmée dans d'autres sondages, il est crédité de 32 ou 31 p.c.des \\ oix, soit beaucoup plus que l'influence électorale des partis giscardiens.Avantages plus terre à terre: le contrôle de la machine gouvernementale et des crédits.Il faut avoir vu Giscard multiplier, mine de rien, les apparitions publiques, aux mois de novembre et décembre.Un jour les agriculteurs, le lendemain les petits patrons, la semaine suivante les cadres: le président Giscard faisait la tournée de son électorat «naturel», secteur par secteur, en annonçant telle ou telle mesure, question de préparer le terrain pour le candidat.À l'heure actuelle, les publications gouvernementales multiplient les bilans (action en faveur du troisième âge, en faveur de la musique etc., etc.): on ne parle jamais de l'échéance électorale mais on vante ce qui a été réalisé «dans les sept dernières années».Giscard traîne de gros boulets En revanche, Giscard traine m : .En 1974, Giscard d'Estaing passait pour un homme nouveau, gaullistes.aujourd'hui, c'est un président sortant.capable d'envoyer à la retraite ces cette fois de gros boulets derrière lui.Il a été président pendant sept ans, autant dire une éternité.Un «monarque républicain» disposant de pouvoirs comme aucun autre chef de l'exécutif en Occident: pas de puissant sénat ni de congrès rebelle comme aux Etats-Unis, pas de comptes à rendre au parlement etc.Giscard est donc responsable de toutes les grandes décisions des sept dernières années, et on va l'attaquer là-dessus.En 1974, il lui suffisait de dire: je suis le meilleur candidat contre la gauche.Aujourd'hui, c'est sur son bilan que va se jouer l'élection.Comme tous les chefs de gouvernement occidentaux.Giscard est menacé par la crise économique.La France ne s'en tire ni trop bien ni trop mal: mieux que l'Italie et la Grande-Bretagne, et de loin, mais beaucoup moins bien que l'Allemagne, les Pays-bas, la Belgique.L'inflation n'est pratiquement jamais descendue au-dessous de dix p.c.depuis 197\").et a tendance à remonter aujourd'hui.Seul élément de réconfort: la stabilité du franc.Vraisemblablement l'élection ne se jouera pas la-dessus: Chirac et Mitterrand ont bien sûr des programmes économiques élaborés, mais il est difficile de faire croire à l'opinion \u2014 les sondages, encore eux.le montrent clairement \u2014 qu'il y a des remèdes-miracles à droite ou à gauche.Par contre la grave récession entretient une morosité générale où beaucoup sont tentes de dire: «Ça ne sera peut-être pas mieux avec untel, mais ça ne peut pas être pire».Un peu de crise peut favoriser les régimes sortants: on cherche la stabilité.Beaucoup de crise les dessert: puisqu'on ne peut pas descendre plus bas, on se défoule au moins sur le principal responsable.En somme: «tout mais plus va».Il y a sept ans, on était pour ou contre la gauche.Cette année, on sera pour ou contre Giscard.Pour ou contre le personnage et le bilan de son septennat.A en juger par les premières salves de la campagne, on ne sera pas tendre avec lui.Crier victoire n'est pas de circonstance Côté bilan, Giscard peut difficilement crier victoire.Les mesures libérales du tout début de son septennat \u2014 avortement.divorce \u2014 n'ont pas amadoué la gauche et ont déplu aux conservateurs.Depuis, plus rien, sinon une gestion au jour le jour, sans réalisations grandioses.Pas de quoi frapper les imaginations.Pour le personnage, il aborde la campagne avec à peu près autant d'atouts, dans son registre, que Robert Bourassa en 1976.En politique étrangère \u2014 le domaine privilégié du président \u2014 on reproche à Giscard des initiatives jugées incohérentes, un manque de «résolution et de clarté».A l'Elysée, on essaie de faire oublier ce malheureux «sommet» avec Brejnev à Varsovie, Tété dernier.Quelques mois après Kaboul, les pays occidentaux boycottaient les Soviétiques, ce qui semblait la moindre des choses.Giscard, lui, décide une rencontre-surprise avec Brejnev, grâce aux bons offices du Polonais Gie-rek.Sous prétexte de renouer le dialogue, Giscard en fait rompait le blocus occidental, et sans obtenir quoi que ce soit en contre-partie.Bref, de l'avis général, il s'était fait rouler par Brejnev.Au début de cette année, c'est l'intervention lybienne au Tchad, ancienne colonie françai- se.De nouveau la diplomatie française est taxée d'incohérence de tous côtés.Les pays africains limitrophes, et qui ont des accords de défense avec Paris, s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme un «lâchage».Le gouvernement français a d'abord appuyé Hissene Habre, aujourd'hui éliminé de la carte.Puis, lorsque les tanks de Kadhafi arrivaient aux portes de N-Djamena.il a fallu de longues journées au Quai d'Orsay pour émettre un communiqué de protestations d'ailleurs vague, et où la Lybie n'était même pas mentionnée nommément.Il faut dire que Kadhafi est un gros client pour l'industrie d'armements française, qu'il a du pétrole, et qu'il fait partie du monde arabe.Mais tout cela ne fait pas une politique étrangère bien glorieuse.Pas davantage lorsque, au beau milieu de cette guerre ira-no-irakienne qui s'éternise, Paris livre à Baghad quatre Mirage, déjà payés il est vrai.Des critiques plutôt embarrassantes Le président sortant sera durement attaqué là-dessus.A en juger par son agacement extre- \u2022 ^ \u2022 A J# A iïie, lorsque ces questions ont cic soulevées \u2014 d'ailleurs avec beaucoup de diplomatie \u2014 lors d'une apparition télévisée d'une heure au début du mois, ce sont des critiques qui ont l'air de l'embarrasser.11 y a égal e m en 11 e s « a f f a i re s », : celle des fameux diamants que lui avait offerts Bokassa.les relations personnelles qu'il a entretenues avec le boucher de Bangui, les safari qu'on lui préparait en Centrafrique.Même si les iournaux et la classe politi-que préfèrent ne pas remuer ce genre de boue, les faits sont désormais tellement connus que les concurrents de Giscard ne peuvent plus les passer sous silence.Là-dessus se greffent toutes sortes d'anecdotes peu flatteuses sur un certain affairisme du clan Giscard: Mme Giscard d'Estaing elle-même s'est vu reprocher quelques activités boursières, forcément indélicates vu sa position, et d'autres membres de la famille \u2014 frères, cousins \u2014 ont des activités financières un peu trop voyantes pour que les accusations de conflits d'intérêts ne surgissent pas.Ravages possibles de l'amuseur Coluche Si l'amuseur public Coluche est finalement candidat et dispose de ses deux heures d'émissions officielles à la télévision, on imagine les ravages qu'il pourrait faire en répercutant les anecdotes qui circulent aujourd'hui dans bon nombre de journaux sérieux.Par exemple: le fiston Henri qui.à 21 ans, est en train de se tailler un fief électoral en province avec le concours de l'administration.Ou comment Giscard, après avoir inauguré son septennat dans la «simplicité», semble maintenant saisi par la manie des grandeurs.Les Giscard avaient acheté en 1922 le nom d'Estaing qui.lui effectivement, remonte au Moyen-Age.Un d'Estaing ayant participé à la guerre d'indépendance américaine, Giscard tenta avec obstination de se faire admettre dans ce très célèbre club de Cincinnati, qui regroupe les descendants des héros de l'indépendance.On lui ferma la porte au nez et, finalement devant son insistance, il fut admis, à titre honoraire et en tant que représentant de la France, en souvenir de La Fayette.Sa femme Anne-Aymone est peut-être vaguement descendante de Louis XV.Giscard lui voue désormais un culte permanent, collectionne meubles et tableaux etc.et se considère désormais lui-même comme apparenté au roi en question.Beau sujet de satire.Autre douce manie, celle d'un étrange protocole.Dans les diners officiels, Giscard mange à table en face d'un «trou» si aucun des convives n'est de son «rang».Etant à la fois chef d'Etat et de l'exécutif, il se fait servir le premier s'il n'y a pas de chef d'Etat au diner.C'est ainsi que le premier ministre Margaret Thatcher fut servie après le président français a l'Elysée, et qu'à New Delhi.Indira Gandhi vit même un autre plat lui passer sous le nez \u2014 il était destiné à Henri Giscard d'Estaing.La lignée d'abord.Dans ces conditions, on conçoit que Giscard préfère demeurer «président» le plus longtemps possible avant de céder la place pour la bataille.Etant donné le traditionnel respect entretenu en France pour la fonction présidentielle, les critiques restent pour l'instant retenues.Mitterrand préférant lui aussi une campagne courte, on peut penser que les hostilités ne commenceront vraiment qu'autour de la mi-mars.A partir de ce moment-là.il y aura cinq semaines très longues pour Giscard.Malgré la «prime aux sortants» qui le favorise, son dossier est assez mauvais pour que tout devienne possible.DEMAIN: les chances douteuses de Mitterrand.LE CONFLIT EQUATEUR-PÉROU Pacte traverse grave crise*».L'auteur de cet article est un journaliste de Montréal qui est revenu ces jours derniers d'un séjour d'information en Amérique latine.QUITO \u2014 Le Pacte andin, l'accord d'intégration subrégionale entre cinq pays de la région andine.pourrait figurer au nombre des victimes du récent conflit entre l'Equateur et MICHEL ARSENEAULT collaboration spéciale le Pérou, selon plusieurs observateurs.La guerre non déclarée entre les deux pays est venue s'ajouter à une brochette de problèmes qui font que le Pacte andin qui jusqu'à maintenant avait été le plus viable des efforts d'intégration en Amérique latine traverse une grave crise.«S'asseoir à une table de négociations avec le Pérou pour discuter d'intégration commence à n'avoir plus beaucoup de sens,» a déclaré le président de l'Equateur, M.Jaime Roldos Aguilera, lors d'un récent entretien avec des journalistes de la presse étrangère.M.Roldos faisait allusion à la réunion de la commission d'intégration du parlement andin qui avait eu lieu début janvier précisément à Quito, à laquelle avaient participé l'Equateur, le Pérou et les trois autres pays membres du pacte.(Le parle- ment andin est au Pacte ce que le parlement européen est à la CEE.) La récente démission du chef du gouvernement espagnol, M.Adolfo Suarez, est aussi interprétée comme étant de mauvais augure pour le groupe andin.L'Espagne du premier ministre Suarez avait adopté une politique commerciale favorable aux importations en provenance du Venezuela, de Colombie, d'Equateur, du Pérou et de Bolivie.A ces problèmes de nature conjoncturelle, s'ajoute le problème de fond qu'est la supposée «politisation» du pacte au cours de ses douze années d'existence depuis la signature de l'Accord de Cartagene (Colombie).Mis sur pied en 1969, le Pacte était essentiellement une entente commerciale qui permettait aux pays signataires de l'Accord de Cartagene d'avoir accès à un plus grand marché pour leurs produits par l'abolition ou la réglementation des tarifs ou autres obstacles au libre commerce.Les cinq pays fondateurs (Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie et Chili \u2014 ce dernier s'étant retiré depuis) mirent l'accent aussi sur la «programmation industrielle», c'est - à - dire la localisation des usines non pas d'une façon «arbitraire» (selon la volonté et les besoins des compagnies transnationales) mais plutôt selon une «répartition» sur laquelle les pays membres devaient se mettre d'accord en tenant compte de la complémentarité de leurs économies.En 1978.le Pacte andin s'aventure sur un nouveau terrain.Les régimes militaires de Bolivie, du Pérou et d'Equateur et les présidents de Colombie et du Venezuela seserventduPacle comme plateforme pour essayer d'intervenir au Nicaragua pour contenir la guerre civile.L'année suivante les pays du Pacte allaient rompre avec éclat leurs relations avec le gouvernement du président Anastasio Somoza.Avec les transitions à des régimes civils que l'Equateur et le Pérou ont connues au cours des deux dernières années, les pays membres du Pacte se sont auto-transformés en défenseurs de la démocratie constitutionnelle.Le point culminant de cette démarche a été la déclaration de Santa Martha (Colombie) lors de la commémoration le 18 décembre dernier du cent-cinquantième anniversaire de la mort du «Libérateur», Simon Bolivar.«La volonté souveraine des peuples exprimée librement par le vote populaire est l'unique source légitime de l'autorité,» indiquait la déclaration finale.«L'institutionnalisation de la démocratie est la meilleure garantie pour la liberté et le développement des peuples,» poursuivaient les auteurs du document \u2014 document que tous les pays du groupe andin allaient approuver; tous les pays sauf un.La déclaration était une condamnation à peine voilée du général Luis Garcia Meza qui avait pris le pouvoir en Bolivie à la faveur d'un coup d'Etat en juillet 1980 mettant un terme au processus de démocratisation du pays.Le général Meza n'avait pas été invité à Santa Martha mais le président bolivien avait menacé de s'y rendre de toute façon.«La dictature militaire a tenté de forcer la situation par le chantage.Jusqu'au dernier moment la dictature militaire a menacéd'assisterà la réunion de Santa Martha et de retirer la Bolivie du Pacte andin pour être invitée au sommet démocratique d'hommage au «Libérateur», affirme M.Guillermo Capobian-co qui serait aujourd'hui un sénateur bolivien si le coup d'Etat du général Garcia n'avait pas empêché les représentants élus d'accéder au pouvoir.L'attitude du nouvel «homme fort» de Bolivie était facilement compréhensible.A l'initiative de l'Equateur, le groupe andin s'était transformé en forum où la dictature militaire bolivienne était systématiquement condamnée.Deux jours à peine après le coup d'Etat de La Paz, les pays du groupe andin «déploraient» le nouveau putsch et exprimaient leur «solidarité avec le peuple bolivien face à de tels actes contraires à sa volonté.» L'attitude des pays du Pacte andin, de la CEE et de l'ex-président Jimmy Carter qui, tous, avaient refusé de reconnaître le nouveau régime avait contribué à isoler la Bolivie dans la communauté internationale.«Le Pacte andin ne se conforme pas à son objectif économi- Le président de l'Equateur, Jaime Roldos, ne voit guère de sens aujourd'hui à s'asseoir à une table de négociations avec le Pérou.que, se politise et se laisse dominer par des éléments d'extrême gauche», s'était plaint le ministre bolivien de l'Intérieur, le colonel Luis Arce.«Ce n'est pas que le Pacte andin ait déjà été «apolitique»» soutient M.Capobianco dans une entrevue à Quito où il vit depuis le coup d'Etat du 17 juillet 1980.«Ce qui se passe est que ces gouvernements sont déjà tombés d'accord pour la démocratie, pour le régime démocratique comme système politique de gouvernement qui implique la participation active des peuples,» ajoute-t-il.Face aux divergences politiques et idéologiques, aux différents degrés de développement économique et industriel et, maintenant, au conflit arme, le rêve bolivarien d'une grande «nation de républiques» à l'échelle de l'Amérique latine continue d'être précisément cela: un rêve.\u2014 FIN \u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1 6 FEVRIER 1981 Information et aide financière pour assurer le recyclage des déchets Le gouvernement du Québec devra it ins-1 taurer une politique globale et intégrée de la récupération et du recyclage des déchets dont les deux volets principaux seraient une .information systématisée de la polulation et \\ l'octroi d'une assistance financière multiforme aux organismes sans but lucratif, ainsi qu'au développement technologique.JEAN-PIERRE BONHOMME Cette recommandation, formulée par le Con sell consultatif de l'environnement, a été rendue publique par le ministre de l'Environnement ce week-end aux journées de concertation sur le recyclage et la récupération.Elle est l'essentiel d'une «proposition de politique générale sur la récupération et le recyclage des déchets», un document de 80 pages où la problématique de ce sujet complexe est abordée.Le Conseil consultatif souligne qu'il existe, au Québec, des récupérateurs professionnels qui repondent à toute la demande lorsqu'un matériau s'avère économiquement intéressant, un secteur commercial qu'il importe de continuer d'encourager.Toutefois, fait-il remarquer, ce sont les initiatives populaires à caractère non lucratif qui se chargent des déchets dont la cote de rentabilité n'est pas suffisante.Il y a donc lieu d'appuyer financièrement ces initiatives.Cet appui doit prendre la forme d'une aide à l'investissement de capital, aux équipements de collecte, de vroyage et de transformation.Ceci, «parce que ce type d'opération est créateur d'emplois permanents à un coût minime et contribue grandement à l'éducation du publie».Dans ses remarques liminaires le Conseil fait valoir que la question de la récupération et un «problème aigu «relié à l'évolution des individus et des groupes vers une plus grande spécialisation, dont l'aboutissement actuel est la superconsommation et la surproduction».Nous sommes en présence, dit-il, «d'une société de gaspillage par excellence qui pense peu à la conservation de l'héritage humain et à la qualité de la biosphère.» Au Québec, précise-t-il, «l'épuisement de certaines ressources renouvelables ou non devient d'actualité».Il faut, par conséquent, ajoute le conseil, «amener progressivement les citoyens et le milieu économique à modifier leur comportement».Pour cela, les gouvernements peuvent «encourager la conservation en incitant les groupes déjeunes à s'intéresser à des activités de promotion d'économie des ressources et de la protection de l'environnement, plutôt que de mettre de l'avant des projets basés sur la consommation des biens».L'aide financière de l'Etat devrait par ailleurs être accordée afin de favoriser le développement de nouveaux produits à même les déchets; à des essais pilotes destinés a prouver l'efficacité de nouvelles technologies de recyclage.Klle doit aussi prendre la forme de rabais fiscaux et favoriser la constitution d'une banque de données sur tous les aspects du recyclage.Ciments Lafarge est en quête de vieux pneus La cimenterie Lafarge, dont le complexe industriel est situé à Saint-Constant, est prête à collaborer avec le gouvernement du Québec pour nettoyer le territoire des nombreux dépôts de pneus; elle pourrait utiliser cette ressource secondaire comme carburant activant les fours, mais, pour cela, elle réclame une garantie au sujet des approvisionnements.Les expériences préliminaires ont déjà été faites.Les procédés de fabrication des ciments ont été modifiés à certains égards, chez Lafarge, pour démontrer l'efficacité énergétique de la combustion des pneus usagés.Toutefois, selon certains porte-parole, le remplacement du pétrole et du charbon par ce matériau de rejet, sur une grande échelle, exigerait un déboursé s'approchant du million de dollars.Pour le moment la demande de carburant-pneu chez Lafarge ne peut être satisfaite sans l'implantation, au Québec, d'une usine de dé-chiquetage des pneus.La combustion de ces matériaux synthétiques ne peut se faire efficacement, en effet, que sous la forme de petits morceaux de deux pouces carrés, environ, et, par ailleurs, il n'existe pas non plus de «bourse des ressources secondaires» où les industriels peuvent s'approvisionner.La combustion des pneus par l'industrie, pourrait dès maintenant réduire de moitié les factures de pétrole, et les systèmes industriels peuvent comporter des récupérateurs de gaz pour protéger l'air ambiant.Au Québec, plus de M.000 tonnes de déchets de caoutchouc sont générés annuellement.L'industrie du pneu rejette à elle seule 60 pour cent de cette masse, ce qui représente 4,5 millions de pneus annuellement.Les pneus ne peuvent être enfouis dans les sites d'enfouissement municipaux.Ils remontent à la surface, et, en raison de leur forme, ils génèrent des gaz et des liquides toxiques.Par ailleurs, ils encrassent les incinérateurs municipaux conventionnels.A 9 Bonne fête.Canadien Pacifique! De la part de \u2022 # l'autre chemin de ter\".Aujourd'hui, c'est le centième anniversaire de l'entreprise que nous, du CN, appelons communément \"nos concurrents\".Cela ne nous empêche pas d'enterrer la hache de guerre pour un moment, le temps de dire \"Félicitations, Canadien Pacifique!\" Non seulement pour avoir franchi le cap prestigieux des cent ans, mais aussi pour avoir tant contribué à l'essor du Canada.Depuis un siècle, vous avez inscrit dans les annales ferroviaires du continent l'un de ses plus brillants chapitres.N'était-ce des chemins de fer, on pourrait dire que le Canada n'existerait pas sous sa forme actuelle.Et au cours des cent prochaines années, on peut aussi affirmer que son essor continuera de reposer dans une large mesure sur la qualité de ses réseaux de transport.Encore une fois, félicitations, vieux collègue.Continuez! L'avenir s'annonce plein de promesses.¦ \u2022 v,v.-.v .il BBS .\u2022-\u2022.vV.t mm mm**- .v.w««00tv.-v/av \u2022 -vwwAyv^,.-.v.vav \u2022 \u2022.\u2022.v.v.yft*»-, .>.v.\\vav,W.-.\\W \u2022\u2022 w.v.-.s.v.v.v ' \" \u2022\"\u2022 .\u2022\u2022 .s-.\u2022 ¦ v:-i;i.:.v.____ .\u2022 \u2022 ¦ A 10» LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI l 6 FEVRIER >98 I Montréahla vie de quartier manque de dynamisme Si on deplore une absence de démocratie municipale a Montreal, il ne faut pas uniquement s'en prendre à l'administration Drapeau, mais aussi à diverses associations (de Citoyens OU autres) qui.par manque de dynamisme ou autrement, ne jouent pas pleinement leur role au niveau de la vie de quartier C'est essentiellement le message livré samedi par M Gérard Dubé, spécialiste de l'Institut national de recherche scientifique, qui a remplacé a pied levé MM.Yvon Lamarre et Jean-Claude Leclerc (éditorialiste du journal Le Devoii) comme panéliste lors du colloque organisé par le Groupe d'étude et de recherche en environnement (GERE) et portant sur la qualité de la vie à Montréal.PIERRE BELLEMARE_ D'ailleurs, l'absence du president exécutif de Montreal s'est faite ressentir, ainsi que celle de l'éditorialiste Jean-Claude Leclerc qui.tous deux, auraient pu se mesurer aux deux représentants de l'opposition au conseil de ville de Montreal Ces représentants étaient M.Jean Roy, du Rassemblement des citoyens de Montreal, et le conseiller Nick Auf der Maur du Groupement d'action municipale, qui ont tout de même «politisé» le débat en rendant l'administration Drapeau principale responsa ble de la détérioration de la qualité de la \\ le sur le territoire montréalais.C'est ce qui a amené M Dubé à se faire l'avocat du diable, comme il l'a noté lui-même, après a\\ ir ete invite à s'asseoir à la table des panélistes devant plus d'une centaine de jeunes tfcns qui.depuis la veille, discutaient en atelier de divers sujets rattaches a la qualité de la vie.Tout en évoquant un certain manque d'objectivité de la part des représentants de i opposition au conseil municipal.M.Dubé a expliqué que la qualité de la vie dans un centre-ville doit être la préoccupation «aussi» de nombreux intervenants, notamment les associations de quartier et les universitaires.Il a également soutenu qu'une ville habitée par un trop grand nombre de chômeurs ne peut qu'affecter la qualité de la vie et se trans former rapidement en ville-fantôme; d'où l'impérieux besoin de voir à ce que la ties grande majorité des contribuables retirent de leur travail un revenu decent.M Auf der Maur a cité l'exemple de la ville de Boston ou.dans un sain esprit de collaboration, les autorités municipales, les membres de la Chambre de commerce et certains chefs de file locaux se sont unis pour faire de cette ville «une ville livable et agréable».M.Roy, pour sa part, estime qu'il existe trop «d'intervenants extérieurs», entre autres les autres paliers de gouvernement, les sociétés d'Etat comme la SCHL.ce qui fait qu'on observe une profonde lacune au plan de la concertation.C'est pourquoi il préconise la creation d'un organisme chargé de planifier le develop pement a Mon!real.Beaucoup de themes ont enfin ete relevés on marge des discussions, comme le transport, le logement, l'eau, le sol.les espaces, la pollution et M.Pierre Dansereau de l'UQAM, la ou s'est précisément tenu ce colloque scientifique, a traite vendredi du milieu biophysique de Montréal de l'occupation de l'espace et de la qualité de l'environnement.L'usine de traitement des déchets toxiques Québec est pressé d'en finir POUR COUPER COURT AUX MAUX DE L'IMPÔT! Si les impôts sont pour vous source de ' confusion, rappelez-I vous que chez H&R Block nous mettons toutes nos connaissances et notre compétence a vous faire profiter de tous les credits et déductions auxquels vous avec légalement droit Avec H&R Block, vous avez la paix de l'esprit en sachant que vous payez le minimumdimpot Pour être vraiment sûr! (D'après CP) \u2014 Maigre la forte opposition des citoyens à la construction d'une usine de i raitement de .sous-ministre de l'Environnement du Québec, a declare que le gouvernement déterminera bientôt lequel des deux sites choisis, c'est-à-dire Blainville ou Mascouche.recevra l'usine dont le coût de construction s'élèvera à $:10 millions.Les audiences pu- biiques ont pris tin la semaine dernière et le rapport à leur sujet devrait être remis d'ici a un mois.L'évaluation technique des deux endroits devrait être terminée cette semaine.Interrogé au téléphone, le ministre Harvey n'a pas pu préciser la date ou la décision serait prise, mais il a confirmé que le gouvernement était pressé d'en finir parce que les usines québécoises avaient reçu l'ordre de garder leurs déchets toxiques en attendant que l'usine entre en activité.Il n'y a qu'un Incinérateur chimique dans la province pour traiter les 155.3 millions de litres de déchets toxiques rejet es par 5,000 entreprises.\u2022 Lan dernier, la revue scientifique québécoise la plus influente.«Québec-Science»», avait révélé que certaines régions du Québec étaient littéralement assises sur des bombes toxiques à retardement à cause de la négligence du gouvernement à faire appliquer les normes appropriées La revue ajoutait que certaines usines rejetaient leurs déchets toxiques dans des lieux de décharge interdits.Le gouvernement québécois a déjà donné son accord de principe au plan soumis par la société Stablex Canada Ltée de Toronto, une compagnie britannique, plan selon lequel les déchets toxiques seraient transformes en une substance semblable à du ciment.Selon M.Harvey, cette substance es* si peu dangereuse que le gouvernement américain a autorise son utilisation dans la construction de routes Toutefois, de nombreux citoyens n'aiment pas l'idée que des tonnes de déchets toxiques se retrouvent sous quelque forme que ce soit dans leur cour et le gouvernement a de la difficulté a trouver l'endroit ou l'usine >era construite.A l'origine, la ville de Laval avait été choisie, mais devant Top-position des Laval-lois, le projet a du être abandonne.POUR LA RÉPARATION D'APPAREILS MÉNAGERS Appelez Western Refrigeration Ltd.OU FAITES-LE VOUS-MEME Nous stockons des pieces de réfrigérateurs, cujsi-mères, laveuses, secheuses, lave-vaisselle, congé lateurs et climatiseurs Venez voir notre sfocfc d article* neufs Frigidaire WESTERN REFRIGERATION ltd «dans le vieil immeuble de piètre» 2875, rue SAINT-JOSEPH Lachine \u2014 Tél.: 637-2587 S MO ESTÉE La fragrance délicate créée par ESTEE LAUDER Le monde d'Estée Lauder est rempli de surprises fascinantes.Lune d'entre elles est «Estée», conçue pour la femme qui recherche un parfum léger et raffiné.«Estée», aux effluves délicats rehaussés d'un soupçon dépices.la fragrance qui épanouit votre charme et complète harmonieusement votre style de vie.Seule «Estée Lauder » pouvait créer un arôme aussi féminin! 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