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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1981-02-24, Collections de BAnQ.

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[" 1 25 CENTS MONTRÉAL, MARDI 24 FÉVRIER \\ 981, 97e ANNÉE, no 46, 90 PAGES, 4 CAHIERS Revolver au poing, accompagne de gardes civils lourdement armés, le lieutenant-colonel Antonio Tejero de Molina interpelle les députés espagnols.LE PARLEMENT PRIS D'ASSAUT « - \u2022 > - « \u2022 M À &» «es il I X' .i 1 1t.Quelque 200 gardes civils ont fait irruption au Parlement espagnol en tirant des coups de feu, mais leur tentative de putsch a échoué, les forces armées étant restées fidèles au roi Juan Carlos.Le chef des mutins, le lieutenant-colonel Antonio Tejero Molina, avait déjà tenté de renverser la démocratie au profit des militaires en 1978.Lui et ses nommes gardaient encore, la nuit der-.nière, ministres et députés en otages dans l'enceinte parlementaire.Le 'Y Parlement était cependant cerné par la police militaire.page A 11 Commissaires de Verdun invites a rembourser $53,513 i.k L^f m page A 9 W PéPeHS£~>4V t To&B MAL PU*' McSr Plus PûéVc/e PooP ¦ I M.et Mm© Bernard Lévesque, de Montréal, n'ont pat pri* de risques et ont laissé leurs bijoux en lieu sur avant de partir pour te sud.* s page A 4 MAISO Mais «boys» c'est comme « sweetheart » H Notre envoyé spécial à Atlanta, Jean Pelletier, décrit les conditions de vie des Noirs dans cette partie des États-Unis et cite une femme âgée représentante de la vieille bourgeoise blanche qui s'étonne de ne plus pouvoir appeler un Noir «boy».page A 10 Tokyo: discret accueil au Pape page B 13 BÉDARD RECEVAIT TÉLÉ-MÉDIC UN LOYER EDITO DE NIKITA KRHOUCHTCHEV À LEONID BREJNEV PAR JEAN PELLE RI N _page A 6^ DU A LA CAISSE ¦ Télé-Medic, qui a ses bureaux dans un immeuble ayant déjà appartenu à son président Simon Bédard, a payé à ce dernier entre le 1er août 79 et le 31 juillet 80 un loyer de $21,604 alors que ce loyer aurait dû être versé dans sa quasi-totalité au créancier hypothécaire de l'immeuble, la Caisse Sainte-Madeleine-Sophie, maintenant fusionnée, depuis juin 80, à la Caisse populaire Saint-Alphonse d'Youville.TÉLÉ-MÉDIC Plus de visites que d'appels page A 12 VIGNOLA À PARIS POUR LA PATROUILLE À PIEDS.page A 10 SOMMAIRE Annonces classées: C 9 à C 16 Arts et spectacles \u2014 Informations: B 1 5 à B 1 7 \u2014 Horaires: D 26, D 27 Bandes dessinées: D 28 Carrières et professions: B 1 1 Décès, naissances, etc.: C 1 7 Economie: B 1 à B 1 2 Editorial: A 6 Etes-vous observateur?: C 1 3 FEUILLETON «Shogun»: C 10 Horoscope: C 1 1 L'auto: D 14 à D 24 Le monde: A 1 1 Météo: A 2 Mot mystère: D 28 Mots croisés: C 1 2, D 28 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: D 26 Sports: D 1 à D 36 Télévision: D 27 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 5 \"dit* A photo Pierre McCann.LA PRESSE Un réseau complet et efficace de bureaux immobiliers NOTRE RÉGIME ENREGISTRÉ D EPARGNE-RETRAITE UN PLACEMENT AVANTAGEUX.Place Ville-Marie: 861-1681 Centre commercial Fairview: 695-5230 t ) A 2 1A PKESSE, MONTRÉAL MARDI 24 FÉVRIER | ç8; PREMIERE INTERVENTION DE CLARK AUX COMMUNES La crise constitutionnelle laissera d&s blessures aussi profondes que ici conseil Es- ¦ ¦ I II ion « .t \u2022j OTTAWA\u2014 La crise constitutionnelle provoquée par l'action unilatérale du gouvernement Trudeau laissera au sein de la population des blessures aussi profondes que la crise de la conscription ou la révolte des Métis.111 m in\u2014mi m \u2014\u2014 ¦mm hw\u2014tw CILLES PAQUJH de notre bureau d'Oîtowa C'est par ce parallèle saisissant que le chef de l'opposition officielle, M.Joe Clark, a stig-inatisé le projet gouvernemental Uier lors de sa première intervention dans le débat en cours.Dans un discours enflammé ou il attaquait le premier ministre Trudeau et son «obsession» ainsi que le ministre de la Justice M.Jean Chrétien, M.Clark a repris les themes abordés la semaine dernière par les siens.Par-dessus leurs têtes, il s'adressait visiblement aux délégués de son parti qui se rendront dans la capitale fédérale vendredi.Il y a des gens au sein des néo-démocrates et des libéraux qui prétendent que les gens oublieront rapidement l'animosité suscitée par le «geste illégitime» du gouvernement, a dit M.Clark; or il n'en est rien.L'amertume engendrée par la démarche du premier ministre laissera des «blessures aussi profondes que Taction d'Ottawa pour réprimer la révolte des Métis dans l'Ouest ou pour imposer la conscription lors de la Deuxième Guerre mondiale», a-t-il ajouté.Souligant le sentiment de frustration qui existe dans l'Ouest et celui d'amertume qui anime nombre de Québécois.M Clark a dit qu'il fallait être aveugle pour nier ce climat.«Le gouvernement ne nie même plus que son projet crée de l'animosité et sème la division a-t-il dit; aucun vote ici ou à Londres ne changera ça.» Même après 10 ans de débats amers et partisans, les trois partis représentés à l'Assemblée nationale du Québec ont réussi à s'entendre sur ce point, a noté le chef Tory.Les citoyens de ce pays ne pourront pas oublier cette ani-mosité puisque le processus référendaire imposé par Ottawa leur rappellera à chaque fois qu'il sera question d'amender la constitution de nouveau, a expliqué M.Clark.Qui peut penser que les provin- (teiéphoto PC) Dans un discours enflammé, le chef de l'Opposition, M.Joe Clark, a stigmatisé hier le projet Trudeau.ces accepteront une constitution qui incruste l'inégalité dans la loi en accordant le droit de veto à deux provinces, a lancé M.Clark une constitution imposée par une campagne de publicité visant à manipuler la population et un premier ministre manquant de franchise?Au moment ou M.Clark priait le gouvernement de retourner à la table de négociations pour tenter de s'entendre avec les provinces, le ministre de la Justice M.Jean Chrétien l'a interrompu en criant «Lyon» pendant que certains députés l'appuyaient par leurs quolibets.Pointant du doigt le ministre assis en face de lui.M.Clark lui a lancé: «Plutôt que de vous sauver à Londres discutez avec les provinces, tentez de les convaincre.» Si la concertation était bonne lorsqu'il était temps de mettre sur pied l'assurance-maladie ou le système de péréquation, pourquoi ne pas continuer dans cette voie en abordant la constitution, a dit M.Clark?Devant de nouveaux cris des libéraux, M.Clark rétorque: «Sauvez-vous à Londres.» Rougissant, le premier ministre a alors regardé son collègue M.Chrétien avec un petit sourire embarrassé.Sur un ton quasi électoral, M.Clark a aussi tourné au ridicule le slogan des libéraux à l'effet que la «guerre constitutionnelle se poursuit depuis 54 ans.C'est absurde de dire que nous avons connu 51 ans d'échecs a-t-il dit.le débat a commencé en 1927 mais il a été interrompu par quelques événements, et non les moindres.».De fait, on a discuté de constitution pendant 18 jours au cours de ces 51 ans.a dit M.Clark, soit moins d'un jour par année.Le reste du temps il y a eu un conflit mondial, la crise de la conscription, la crise économique, la création de l'assurance-maladie et celle de sociétés de la couronne et ainsi de suite, a-t-il dit.Reprenant les propos de l'éditorialiste de LA PRESSE, M.Clark a dit que c'était prendre les gens pour des nigauds que de s'appuyer sur la campagne référendaire pour justifier l'action du gouvernement.Personne n'a jamais dit que le gouvernement s'apprêtait à agir comme il le fait, a dit M.Clark.Ce premier discours de M.Clark, portant surtout sur l'amendement proposé par son bras droit M.Jake Epp et réclamant l'abandon du processus référendaire, ne sera pas le dernier.À la sortie de la Chambre, M.Epp a affirmé que son parti ferait tout son possible pour retarder sinon bloquer l'adoption du projet constitutionnel.Le déclin de Montréal a fait diminuer l'écart des salaires entre francophones et anglophones OTTAWA (PC) \u2014 Si l'écart des revenus entre francophones et anglophones de ^exe masculin a diminué a Montréal ces dernières années, c'est en partie en raison du depart d'an-l iophones hautement rénumé-Jrés.Telle est la conclusion d'une i étude de M.Jac-André Boulet, la langue et le revenu du travail à Montréal, publiée hier sous 'l'égide du Conseil économique !du Canada.«Si les écarts de revenus se sont rétrécis, il se pourrait que !ce ne soit pas seulement le résultat d'une progression des francophones vers les hautes sphères 'de revenus m.iis aussi le résultat d'un retrait des anglophones de ces mêmes hautes sphères de revenus», dit l'étude.L'auteur explique que le déclin relatif de Montréal comme centre économique pourrait entraîner un resserrement de l'écart des salaires entre les anglophones et les francophones.En 1961, le salaire moyen d'un anglophone était de 51 pour cent supérieur à celui d'un francophone.L'écart s'est abaissé à 32 pour cent en 1970 et ne se chiffrait plus qu'à 15 pour cent en 1977, et si cette tendance se poursuivait au même rythme, la parité entre les deux groupes linguistiques serait atteinte d'ici 1982, affirme-t-on.Les données de l'étude révèlent qu'en 1971, les travailleurs à revenu élevé nés à l'extérieur du Québec contribuaient à 61 pour cent aux écarts de salaires observés, même si ce groupe ne représentait que 1 pour cent de la main-d'oeuvre totale de Montréal.Il semble donc que les francophones aient éprouvé des difficultés à accéder au «réseau d'information créé en bonne partie par les travailleurs anglophones nés à l'extérieur du Québec».Cette étude constitue une analyse plus poussée des facteurs de la disparité salariale entre francophones et anglophones à Montréal, qui ont déjà fait l'objet de conclusions préliminaires en 1979.FUTURIC le «\"\"ire de liquidation AUBAINES \u2022 MEUBLES DÉPAREILLÉS \u2022 ARTICLES .*\\-.DE DÉMONSTRATION o O C l N ¦S c o E Vaste choix de meubles de bureau neufs et usagés SOLDE SPÉCIAL TANT QU'IL EN RESTERA BUREAUX USAGÉS EN ACIER BEIGE, 60 x 33\" seulement (provenant d'une importante compagnie d'assurances) $75.00 BUREAUX NEUFS EN ACIER 20\" x 42\" Dessus laminé noyer, noir ou sable CHAISE DE SECRÉTAIRE NEUVE Vinyle avec siège en tissu noir ou brun L'ENSEMBLE CHAISE ET BUREAU PAYEZ ET 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PAR COURRIER (Surface) 13 26 52 $37.00 $74.00 $148.00 $24.00 $48.00 $96.00 $13.00 $26.00 $52.00 ETATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS Nornbrt dt Mmernei* 13 26 52 $72.80 SM5 60 $29120 $52.00 $104.00 $20800 $20.80 $41.60 $83.20 CANADA Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Samedi seulement Lundi ou samedi Lundi au vendredi Samedi seulement \"Ourse minimum 13 semowm INFORMATION GENERALE 285-7272 RÉPACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-71 11 ou lundi au vendredi 9h a 17h Pour changer 285-7205 du kmdi ou vendrtdi % o I WOO GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Téle-Presse 285-7306 Vot St - Urbain dans la région de Charlevoix, de la 10X entre Cookshire et Gould (Estrie) et de la 143; entre Windsor et Bromptonville (Estrie).Quant à la route :U9 entre Louiseville et St-Léon, elle restera fermée durant quelques jours à cause d'un effondrement.photo P.-H.Talbot, LA PRESSE Andrée Valiquette, la compagne d'André Cyr, est prête à couper l'électricité et fuir sa demeure au moindre signe d'un nouveau débordement de la rivière.Un choix judicieux pour étaler vos revenus exceptionnels et diminuer vos impôts La rente à versements invariables La rente à versements invariables a été conçue spécialement pour répondre aux préoccupations financières de ceux qui reçoivent une forte somme en quittant leur emploi, qui réalisent un gain de capital imposable ou qui perçoivent des revenus irréguliers, comme les artistes et les sportifs, par exemple.Un contrat avantageux Cette rente constitue en fait un contrat qui vous permet d'étaler un tel revenu sur Venez ou téléphonez Nos succursales Modes d'épargne sont ouvertes jusqu'à 21 heures ce soir De 9 heures ,i I 7 heu/»\", le samedi ?H lévrier un certain nombre d'années et d'en différer ainsi l'impôt Un placement intéressant La rente à versements invariables de la Fiducie du Québec garantit un intérêt élevé pour la durée du contrat Et il n'y a aucuns frais d'adhésion, de gestion, ni de 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Montréal H4VOI74 Bureau 590 MM) bOUl \\l« vis NittOfl SI I aurenl , ih«i 177 étaient un luxe inouï au sléi le dernier.Ils avaient plutôt les pieds noirs.C\u20ac que les passants n'appréciaient pas toujours.Kn revanche, ils étaient réputes pour être d'honnêtes travailleurs, célèbres par leur enduqm ce, leur jovialité et leur amour ;le la bagarre avec les «Bas-de- soie» du «Griffintown» et les «Nombrils-Jaunes» du «Mile End».Quant au nom de quartier Saint-Denis, il n'est pas imputa ble à la paroisse du même nom ear elle ne fut fondée qu'en 1H9îL Ce nom fui donne parte que le quartier était traversé par la rue Saint-Denis, alors boulevard Saint Denis.Cours de base Fine Cuisine Familiale par Henri Bernard INSCRIPTIONS après la premiere leçon d'essai 4 ou 5 mars PROSPECTUS ET RÉSERVATION: 843-6481 r ,lnstitut Tnarri tutti .lu Mil o n.!/'\u2022 EBÎTQRÎAL LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 FÉVRIER 1 981 PAULUESMAR*IS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELIN president et éditeur ftOGER-D.LANDRY vice-président exécutif et directeur général JEAN SISTO éditeui adjoint yvon dubois directeur cnmment ces deux organismes peuvent accepter cette élection, alors que leurs propres statuts et règlements, tout en leur permettant d'accepter dans leurs rangs des maisons à intérêts étrangers, ne les autorisent pourtant pas à confier aux représentants de ces dernières des postes de direction au sein de leur Bureau.D'autres gestes stupides et incompréhensibles ont d'ailleurs été poses par la S.D.L.P.Tout récemment, en janvier 81, cet organisme recevaii une subvention gouvernementale pour aller faire une etude chez nos voisins américains pour analyser les possibilités qui s'offrent là-bas de percer leur man he avec nos publications en langue française.Bien sûr, le directeur général de la S.D.L.P.fait partie de la délégation de 3 personnes.Et qui est la deuxième personne.le P.D.G.du C.E.C.où 50% des intérêts appartiennent à Hachette.Ainsi Hachette est aux premières loges pour prendre connaissance des possibilités qui s'of- Des suggestions à propos de la formule du téléthon Comme des milliers de Québécois j'ai regarde el écouté atlen i i\\ ement l'édition 1981 de cet événement annuel qui se poursuit depuis maintenant cinq ans.L'immense suites des trois dernières années, plus de U00.00U.S amasses en 1J»7!>.3,000.000$ en i980el 1,000,000$ en 1981, mérite d'être signale.Nous nous devons de féliciter les nom breux bénévoles, artistes et autres, les organisateurs et le publie en général pour ce ueste collectif magnifique et humanitaire.(.) Mais, au-delà de la question de principe, nous nous devons de commenter les aspects particuliers de ce genre de ma ni testation.(.) Lors du premier telethon de l'Association de paralysie cere bra le en 1!)77.les dirigeants de cet organisme s'étaient donné quatre objectifs precis selon un ordre de priorité bien établi: 1.Fa i re connaît ro ce qu'oui la paralysie cérébrale, les besoins des paralytiques cérébraux, et les services de l'association.2.Sensibiliser la population aux besoins de leurs membres (argent, action bénévole, droit au partage de la vie quotidienne de notre société).3.Cueillir des tonds pour assurer les services aux membres, encourager la prévention et la recherche.1.Fournir un spectacle (manifestation artistique, ainsi que preuve d'amour, d'acceptation des paralytiques cérébraux et du désir de les taire participer à la vie communautaire québécoise).Puisqu'en 1980 on avait recueilli .5.0011,onus alors qu'en lî)7î) les dons a\\ aient été de 900,000$, le public aurait eu droit en 1981 a plus d'information sur la paralysie cérébrale, l'Association et l'augmentation des services, grace à sa générosité de l'année précédente.Sur cet aspect il faut dire que les responsables du télé-thon 1981 ont lait défaut a leurs obligations.le deplore que les organisateurs de 1981 aient oublie ces objectifs que s'étaient fixés leurs prédécesseurs.Le grand animateur Serge Laprade qui depuis cinq ans lait un travail ultra-professionnel, nous a convie au prochain telethon en 1982.Je souhaite ardemment pour les handicapes de l'association que ce rotule/ vous se concrétise.Les grands responsables de ce telethon doivent cependant prendre bien note que si l'on peut a l'occasion manipuler un petit groupe d'individus (membres ou bénévoles) il est très dangereux d'agir ainsi avec toute une population.Ce genre d'attitude pour i ait mett re en cause non seulement le prestige et la crédibilité de l'Association de paralysie cérébrale mais également celui de tous les organismes bénévoles.A l'an prochain pour une meilleure programmation.ROGER DESJARDINS Québec Les 7 et s février derniers, tout fut mis en oeuvre (une fois de plus) pour ramasser des sommes astronomiques au profit de l'Association de la paralysie cérébrale du Quebec.Nous nous devons de rendre hommage aux organisateurs et aux supporters d'une telle initiative.Toutefois, ie public, si généreux soit- il, n'est pas très au courant des effets secondaires que peuvent engendrer des operations aussi gigantesques.En effet.pour nous ( Regroupe me ni s de personnes handicapées agissant surtout en /one rurale) il devient par la suite très difficile d'aller redemander de '.argent à un public qui nous croit désormais riches a craquer.Or.l'argent recueilli par l'Association de paralysie cérébrale reste a l'Association de la paralysie cérébrale.Nos associations (comme la ires grande majorité mgm fient là-bas pour l'édition en langue française.De là à croire que l'élection à la présidence de la S.D.L.P.s'est préparée durant ce voyage il n'y a qu'un pas.Or cette mission à l'étranger doit se faire en deux étapes, la prochaine devant avoir lieu prochainement.La professipn doit exiger qu'un appel soit fait à tous les éditeurs membres ou pas des associations et qu'un choix judicieux de deux éditeurs québécois soit fait parmi ceux qui auront aryioneé leur disponibilité.Apparemment, le citoyen Trudel aurait déclaré au journal Le Devoir, que la situation anormale que suscite sa présidence à la S.D.L.P.ne le gênait pas.Pour ma part, elle me géne énormément et j'ose croire que cette réaction est partagée par les éditeurs et libraires québécois.Aussi il serait dans l'ordre des choses que chacun en informe sa propre association afin qu'une correction rapide soit apportée.Raymond CARIGNAN Editeur-libraire Montréal Serge Laprade, à la fin du téléthon 1980 des autres ) ne retirent absolu- _ ment rien des fonds souscrits à cette campagne télévisée.De plus.l'Association de la paraly-j) sie cérébrale du Québec ne se préoccupe pa^ pour autant des «paralysés cérébraux» de notre milieu D'ailleurs, si ceux-ci commencent a bénéficier de cer-tains services c'est bien grâce à cette lutte qu'ils ont su mener jusqu'à ce jour.Nous sommes heureux pour les personnes handicapées qui ont la chance de vivre en zones urbaines.Mais cela ne règle en rien les problèmes majeurs (1) auxquels sont continuellement confrontés les 150 personnes (physiquement ou mentalement handicapées) de notre seul secteur.Pourquoi ne ferait-on pas du «Téléthon», le «Téléthon» de toutes les personnes handicapées de la province'.' Pourquoi n'y aurait-il pas une campagne annuelle (avec la collaboration de tous les postes de television) afin de participer a la survie et au bon fonctionnement de toutes les associations de personnes handi-capées?L'Office des personnes handicapées du Quebec (en tant qu'ombudsman dûment mandate par la loi) pourrait garantir un juste partage entre les groupes concernes La formule actuelle du «Téléthon» est bonne mais elle ne repond pas a tous les besoins et l'on peut se demander à qui est-ce qu'elle profite vraiment.Alain COUTU Rawdon (1)Absence de unit transport en commun, absence ou eloignement des services, Isolement de la personne handicapée tant sur le plan social que neoL'raphique.Une défaite du PQ pourrait être profitable à long ternie Après la victoire du 15 novembre 1976, la très grande majorité des intellectuels indépendantistes n'a exercé aucun esprit critique devant les stratégies éta-pistes du gouvernement Léves-que.Ces inconditionnels à la remorque du gouvernement refusent d'admettre que l'étapis-me a paralysé le mouvement indépendantiste.Cet étapisme, faut-il le rappeler, a mis l'accent sur l'association (la stratégie du trait d'union), sur un mandat de négocier puis sur un deuxième référendum, en un mot sur la démarche.Il a ainsi négligé gravement d'expliquer les raisons en faveur de la souveraineté.Ce déplacement d'accent est la cause des trois ans d'immobilisme qui suivirent la victoire du 15 novembre et est en grande partie responsable de l'échec du 20 mai 1980 ainsi que de l'indifférence des jeunes, de la morosité des militants souverainistes et du scepticisme qui est en voie de se généraliser par rapport à l'option indépendantiste.Or voilà qu'à l'occasion des prochaines élections générales, nous aurons l'occasion d'assister à la dernière étape vers le lent mais certain abandon de la lutte pour l'option souverainiste.Le gouvernement Lévesque demandera à la population un mandat de défendre les droits menacés du Québec, d'affirmer le caractère distinct de la société québécoise, en somme, de négocier avec le gouvernement fédéral et les autres provinces le renouvellement du fédéralisme pendant les quatre prochaines années qui se dérouleront sans référendum ni vote de l'Assemblée nationale sur la souveraineté.Somme toute, il s'agit de tenir le coup jusqu'à ce que Trudeau parte.Pour faire avaler aux militants cette mise en veilleuse de l'option de base du Parti québécois, des ministres ont laissé planer l'hypothèse d'une élection référendaire en 1985.Comment croire à cette vague promesse écrite nulle part et soumise aux aléas d'une conjoncture que nous ne pouvons prévoir.Pour l'instant, ce qui frappe le citoyen moyen, c'est qu'il n'est plus question de l'indépendance du Québec et que l'enjeu de la prochaine élection sera le choix d'un gouvernement provincial qui ira négocier le renouvellement du fédéralisme (si négociations, il y a), que ce soit le gouvernement du Parti québécois ou le gouvernement du Parti libéral.A ce propos, le témoignage de Mme Lise Payette est intéressant.En quittant la scene politi- que, elle a fait des affirmations qui méritent l'attention.Comme membre de l'actuel gouvernement, elle ne se sentait plus capable de promouvoir l'idéal d'un Québec souverain.«J'ai besoin, dit-elle, de redevenir une militante de la souveraineté, besoin de militer en faveur d'un Québec libéré des tutelles politiques et économiques.» Elle affirme que le gouvernement «fait du fédéralisme renouvelé» et déplore «qu'il n'y ail plus personne pour parler de souveraineté-association».Et elle ajoute: «Ce n'est surtout pas le moment de cesser de parler de souveraineté.Il faut en parler plus que jamais.Pour plus tard, pour après, pour dans quatre ans.» Ainsi donc, le gouvernement fera du fédéralisme renouvelé pendant quatre ans Lors du conseil national élargi d'octobre 80, la perspective artificiellement entretenue d'élections à l'automne 80 et le sophisme du respect des résultats du 20 mai ont disqualifié l'idée d'élections référendaires au printemps ou à l'automne 81 avant même qu'elle n'ait été discutée sérieusement.Pourtant, est-ce respecter le million et demi de Québécois qui ont dit OUI au référendum que de renoncer à son option?Devant l'agression unilatérale de Trudeau et les menaces à la loi 101, a-t-on pense un seul instant à foncer et à proposer aux NON déçus et trompés une véritable alternative en faisant une élection référendaire?Pas du tout.Voilà une autre occasion ratée par ces politiciens engourdis par l'atmosphère calfeutrée de la ville de Québec béatement assise sur ses vieilles pierres et ses trente mille fonctionnaires croulant dans un provincialisme frileux.Ce oui importe à tout prix, c'est de garder le pouvoir.A la réflexion, il n'y a pas à s'étonner que les étapistes en soient rendus à essayer de renouveler le fédéralisme.Le cercle est ici parfaitement vicieux.On est étapiste parce que les Québécois ne sont pas majoritairement indépendantistes.Et les Québécois ne sont pas majoritairement indépendantistes principalement parce que ceux qui devraient exercer un leadership dans la promotion de l'indépendance ne le font pas et préfèrent l'étapisme.Le gouvernement Lévesque n'a pas favorisé l'action des milliers de militants et de souverainistes qui ne demandaient pas mieux que de servir de relais.Mais pour servir de relais, encore faut-il qu'il y ait autre chose a transmettre qu'un trait d'union, un mandat de négocier, une démarche.A cette action militante, les dirigeants péquistes ont préfère enliser tout le monde dans des ruses politiciennes dont la question référendaire a été l'ultime raffinement.Lors de la campagne électorale, les dirigeants péquistes essaieront de démontrer qu'ils lurent un bon gouvernement, ce qui est vrai, en gros, a l'intérieur des limites Imposées par la constitution canadienne j un gouvernement provincial.Mais plus les ministres prouveront qu'ils sont bons, plus les gens seront portés à se dire, qu'après tout, un régime politique qui permet à un gouvernement d'être si bon ne saurait être si mauvais que cela.C'est ainsi que s'évanouit la critique du sj s tome fédéral qui est un des elements moteurs de la promotion de l'option indépendantiste.Il y a donc une contradiction flagrante entre les réaffirmations solennelles des conseils nationaux du Parti québécois en fa\\ eur de la promotion de l'indépendance et la plateforme électorale fondée sur le bon gouvernement et le renouvellement du fédéralisme.Puisque la défaite du 20 mai n'a pas réussi à sonner le glas de cet étapisme néfaste, il est peut-être préférable que les technocrates ruses subissent la décisive leçon de la défaite électorale pour que le mouvement indépendantiste se réveille enfin.Avec le Parti québécois de nouveau au pouvoir, est-il possible d'imaginer une relance du mouvement souverainiste?Le petit train étapiste continuera son ronron quotidien d'administrateur à la petite semaine d'un Etat provins cial pendant que les utopistes indépendantistes sans instrument d'action politique regarderont passer ce train comme la vache célèbre.C'est pourquoi comme le pensent Guy Rocher et Pierre Bourgault.puisque les dirigeants péquistes ont refusé de faire une election referenda!-' re.il semble bien qu'un séjour dans l'opposition pourrait s'avérer bénéfique, si on se place d'un point de vue indépendantiste.Bien que la perspective d'un gouvernement Ryan soit un peu cauchemardesque, la possibilité d'une défaite aux élections n'apparaît pas comme une catastrophe.Au contraire.En 1966, la défaite du Parti libéral avait attriste René Lévesque.Pourtant, cette défaite a provoqua son engagement en faveur de la souveraineté A court terme, c'était une défaite pénible.A plus long terme, c'était une défaite nécessaire.Robert BARBERIS LongueuU A 8 SUR L'ACTUALî RAPPORT SUR LES HANDICAPÉS loi deux poids Qu'il s'agisse de voter ou de gagner sa croûte, le citoyen canadien handicape doit franchir un barrage d'obstacles qui découragerait le plus normal des citoyens dits «normaux».Au ternie d'une enquête fouillée a travers le Canada, le comité spécial des Communes sur les invalides et les handicapes a déposé la semaine dernière un rapport qui recommande que soit modifiée la loi électorale canadienne.De nombreux citoyens handicapes ou invalides (ou simplement âges) se voient prives de leur droit de vote parce qu'ils ne peuvent se rendre aux bureaux de scrutin.«La centralisation des bureaux de scrutin, telle qu'on la connaît actuellement, est avantageuse pour le service du directeur général des élections, mais elle ne tient pas compte de nombreux besoins des électeurs, surtout des citoyens handicapés.» La solution?Une chose aussi simple, moyennant certaines mesures de protection quant a l'identité des électeurs, que le scrutin postal.Cela se fait au Manitoba sans qu'on ait constate une augmentation du nombre de (télégraphes».Il faudrait aussi prévoir l'installation de bureaux de scrutin spéciaux dans les hôpitaux, les maisons de repos et au rez-de-chaussée des tours d'habitation.Dans ce domaine, le scandale le plus criant est celui des nombreux citoyens qui se trouvent abusivement privés de leur droit de vote parce qu'ils sont frappés par la loi comme inaptes à voter «pour cause de maladie mentale».La loi électorale du Canada doit être modifiée sans délai PAUL LONGPRÈ (de notre bureau d'Ottawa) pour établir des critères précis délimitant les cas ou il faut absolument empêcher des citoyens de voter.Les oubliés Présentement, la loi prive de son droit de vote «toute personne restreinte dans sa liberté de mouvement ou privée de la gestion de ses biens pour cause de maladie mentale».Qu'entend on par maladie mentale?La loi ne le précise pas.On ne fait aucune distinction.On ne fait pas la difference, par exemple, entre une personne qui séjourne de son propre chef dans un établissement psychiatrique et celle qui y est admise contre son gré.On ne fait pas de cas non plus des personnes sous traitement pour divers troubles nerveux ou émotifs et qui se préparent à reprendre une vie normale dans la société.Devant les tribunaux Le handicapé mental n'est guère mieux placé devant les tribunaux.Les lois canadiennes véhiculent encore des termes offensants, inexacts ou désuets, tels que «idiots, imbéciles, aliénés, faibles d'esprit».Il faut de toute urgence moderniser cela.Au-delà des mots, il y a des préjugés bien enracinés.«Un handicapé mental qui a le malheur d'être accusé, dans le système de justice criminelle du Canada, note le rapport sur les handicapes, est privé de presque toutes les protections juridiques assurées aux autres citoyens canadiens et il n'a pas droit aux procédures judiciaires normales.» Puisqu'il s'agit de citoyens désavantagés, on pourrait s'attendre exactement au contraire, c'est-à-dire à une protection juridique accrue.Pis encore, il existe au Canada un système moyenâgeux selon lequel une «ordonnance du lieutenant-gouverneur» peut imposer aux handicapés mentaux la détention pour une durée indéterminée.Des cas célèbres, rapportés au comité des Communes, ont démontré que le système a laisse moisir toute une vie dans des institutions psychiatriques des citoyens tout à fait réhabilita-bles ou curables.Le système les avait tout bonnement oubliés.En avril 1980, on dénombrait au Canada 834 personnes ainsi détenues pour avoir été jugées «criminellement aliénées», c'est-à-dire inaptes à subir un procès, ou «juridiquement aliénées».En plus de revoir attentivement toutes ces procédures désuètes, le comité recommande que soit entreprise une étude de ces 8:i 1 cas pour tenter d'établir les raisons pour lesquelles une ordon- nance est toujours appliquée à ces personnes, plutôt que les procédures judiciaires normales.Autrement dit, un criminel dit «normal» risque de purger le tiers de sa peine et de se voir libéré conditionnellement, tandis que le criminel handicape est à peu près assuré de pourir le reste de ses jours dans une institution.Responsabilités provinciales Le gouvernement fédéral se trouve cependant restreint dans ses moyens d'action en ce qui concerne les droits des personnes traitées pour des troubles émotionnels ou mentaux.Ces cas relèvent entièrement des lois provinciales.Dans certaines provinces, les lois sont plus progressives que dans d'autres provinces.Le comité recommande donc que les gouvernements provinciaux soient invites a reviser à intervalles réguliers leurs lois sur la santé mentale.Ces lois doivent tenir compte de l'évolution de la pensée au sujet des droits et du traitement de ces personnes, note le comité.Autre champ de compétence provinciale, l'éducation.Il va de soi que l'enfant handicapé devrait avoir le même droit à l'éducation et à l'instruction que l'enfant dit «normal».Pourtant il n'en est rien au Canada.Seuls le Québec et la Saskatchewan, comme c'est le cas aux Etats-Unis, reconnaissent ce droit fondamental.Le comité des Communes recommande donc au gouvernement fédéral d'inviter les provinces à reconnaître ce droit dans leurs lois sur les droits de la personne.Il existe telle chose que des ateliers «protégés» où des personnes handicapées physiquement ou mentalement travaillent à des productions primaires, le plus souvent artisanales.Dans notre monde matérialisée, on trouve parfois le moyen de payer ces travailleurs eu deçà des normes du salaire minimum.Seul le Québec a légiféré pour éviter un tel abus.Le comité recommande que le gouverne ment d'Ottawa fasse pression auprès des autres provinces.«La possibilité d'un salaire inférieur, souligne le rapport, peut être une incitation ouverte à l'exploitation, ou un prétexte a de mauvaises conditions d'emploi.De façon plus générale, il s'agit d'une pratique discriminatoire: dans de telles circonstances, les travailleurs handicapes ont droit à la même protection que les autres aux termes dti Code canadien du travail.» DEMAIN: Le chômage photo James Wilson Joan Green, de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.Un témoignage ¦ Joan Green, de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.Frappée de paralysie progressive à la suite de rhumatismes articulaires qui se sont manifestés dès Tâge de trois ans.«Les personnes handicapées doivent s'adapter continuellement à toute une série de difficultés que la majorité ne rencontre qu'en période de crise.» «Je crois en Dieu et je pense qu'il m'a créée dans un but précis.Je suis sur la terre pour réaliser ce but, quel qu'il soit.Je fais partie de ce Royaume et j'ai un devoir à accomplir.Si je ne le fais pas, il manquera quelque chose dans ce Royaume.Ma croyance en Dieu est ce qui me motive.Dieu est ma force et rien ne peut avoir raison de moi.Je connais mon coeur et mes priorités.» «Je ne me suis jamais considérée comme une personne handicapée.J'ai horreur de ce terme et j'ai bien l'intention de hanter la personne qui a inventé ces mots «handicapés» et «invalides».Normal?Qu'est-ce qui est «normal»?Dites-moi en quoi consiste la normalité.(.) C'est une grande joie que d'être responsable de soi-même.» LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 24 FÉVRIER 1 981 Un puissant somnifère: le rapatriement de la constitution VANCOUVER \u2014 A en juger par les réactions qu'a suscitées le bref séjour du premier ministre Trudeau dans l'Ouest du pays, le rapatriement de la constitution a un impact équivalent à celui dun puissant somnifère.«Boring Pierre», titrait dimanche l'éditeur du journal «The Province» en avouant en éditorial qu'il axait dû sortir au milieu d'un discours de Trudeau, parce qu'il avait peur de s'endormir et de tomber de sa chaise.Et le chroniqueur Alan F theringham de renchérir en écrivant que la stratégie du premier ministre, en matière constitutionnelle, était de gagner par l'usure, cl grâce à la patience sans limite et à l'infinie capacité d'ennui des citoyens.Jeudi der nier à Vancouver, M.Trudeau a en effet livré devant quelque 200 dirigeants des «Crédit Unions» (l'équivalent de nos caisses populaires) un discours s.ins pa^ sion ni enthousiasme, cl si totalement plat que Fotheringham se demande sil ne s'agissait pa^ d'un concours visant à savoir qui.de l'orateur ou de l'auditoire, allait s'endormir le premier.Sur ce terrain, faut-il le dire.M.Trudeau a tout intérêt à baisser le ton car il est en position d'extrême faiblesse des qu'il se trouve à l'Ouest de Winnipeg.Si l'on en croit les récents sondages, sa popularité a considérablement baissé dans l'ensemble du Canada depuis le début du débat constitutionnel.Son parti n'a pas réussi a faire élire un seul député en Saskatcheu an, en Alberta ni en Colombie-Britannique, et l'appui indispensable du NPD.capable de parler au nom d'une bonne partie des électeurs de Saskatchewan et de Colombie-Britannique, vient de lui être à demi retiré depuis la défection du premier ministre Blakeney de Saskatchewan et de quatre députes néo-démocrates fédéraux de la même province.En Colombie-Britannique, l'aile fédérale du NPD continue de s'aligner avec son chef Broadbent, dans un appui sans enthousiasme au projet Trudeau, mais cela provoque une mauvaise humeur considérable parmi les néo démocrates colombiens, qui sont plus actifs sur la scene provinciale ou ils ont d'ailleurs de très fortes chances de reprendre le pouvoir aux prochaines élections, et qui nourrissent plusieurs solides rancunes envers Ottawa.Après la «trudeaumanie» Privé d'appui politique donc, et le phénomène de la trudeaumanie ne jouant plus depuis belle lurette, Trudeau n'a plus que son charme personnel pour se faire valoir.Avec un savoir-faire poli par 12 ans d'exercice du pouv oir, il a réussi une fois de plus à s'en servir lors de sa tournée à Vancouver.Ainsi accordait-il à Jack Webster\u2014 un redoutable interviewed de la télévision privée qui allie la brutalité d'un cowboy au «showmanship» d'un Pierre Nadeau \u2014 une entrevue fort habile, tout en douceur et tout en finesse, qui contrastait d'ailleurs étrangement avec l'arrogance qu'il manifeste en général lorsqu'on l'interview en français au Québec.La veille au soir, il avait présidé avec grâce et dis- crétion l'ouverture d'un colloque consacre à son vieux maître es libertés individuelles, le juriste et écrivain Frank II.Scott.Poli tesse et humour, arrière-fond de piano.Mouton-Cadet et chaleur tempérée.dans cette reception de bon ton et d'ailleurs sympathique et sans pretention, où se mêlaient universitaires et membres de la petite elite libérale férue de droits civils et nourrie d'antiduplessisme, entre Scott.Michael Pittfield, Thérèse Cas-grain et David Lewis, Trudeau sans aucun doute se retrouvait chez lui.Il paraissait détendu et souriant.Iitéré même de ses gardes du corps.Dans la journée, il avait rencontré les dirigeants locaux de son parti, leqtiel est terriblement décimé par la polarisation Credit Social - NPD qui occupe tout l'espace politique en Colombie-Britannique.Puis, dans un effort pour transformer l'image des libéraux, identifies ici à la bourgeoisie intellectuelle et a ce que le sénateur Ray Perreault appelle le «cocktail circuit», il s'était mêlé à l'univers plus prolétarien des «Crédit Unions».Le lendemain, il visita un port de banlieue, ainsi que le campus de l'Unh ersité Simon Fraser, ou son ex-épouse fit déjà de values études en sciences humaines, puis il disparut sur quelques pentes de ski.dans la sublime beauté des montagnes du Pacifique.Quels sont ses projets person nels?A .lack Web-ter qui lui demandait avec insistance quand il comptait se retirer.Trudeau répondit d'abord en jouant sur les mois ¦ When will I quit?Never.(Démissionner?Jamais).».\u2014Je veux dire comme premier ministre?, de préciser Webster.\u2014 Je ne -ai^ pas.\u2014 Cet ie année?L'année pro chaîne?, inside le journaliste.\u2014 Je ne sais pas A la cloture de l'émission.Webster reprend sa question et Trudeau, avant retrouve son sens acéré de l'humour, se penche vers son interlocuteur et lui dit: «Ecoutez Jack, taisons un marche.Quand vous prendre/ votre retraite, je prendrai la mienne!».(A Vancouver, Webster a la reputation de ne pouvoir vivre ailleurs (pie sous la caméra de la television.) Que pense ton ici du rapatrie ment de la constitution?La réponse la plus exacte serait: rien.C'est un sujet auquel la plupart des gens ne s'intéressent pas du tout, et sur lequel ils ne savent d'ailleurs pas grand chose.M'empêche que c'est un sujet d'actualité, qui fait les manchettes et les éditoriaux, et autour duquel flottent quelques convictions populaires.Ainsi (Ml craint que le projet de charte ne réduise les droits provinciaux en matière de ressources naturelles, on s'oppose au veto accordé au sénat (où la Colombie-Britannique est fort peu représentée), on n'aime pas tellement le coté unilateral de l'affaire ni la querelle déclenchée sur le dos des Britanniques.Mais surtout ce que n'aiment pas les adversaires du projet, c'est son auteur, qu'on a jugé une fois pour toutes et sans appel «autoritaire et arrogant».Les Juifs soviétiques délaissent Israël TEL-AVIV (AFP) \u2014 Environ 150,000 Juifs originaires d'Union soviétique sont arrivés en Israel depuis 1970.mais leur nombre n'a cessé de diminuer.Les statistiques de l'Agence juive démontrent que, depuis 1979, 70% des Juifs d'URSS ne se dirigent plus vers Israel mais vers d'autres pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, le Canada et l'Allemagne fédérale.De multiples enquêtes entreprises par les responsables sionistes ont révélé qu'un certain nombre de raisons ont provoqué cette desaffection à l'égard d'Israël, la principale étant que de moins en moins d'émigrants quittent l'URSS par conviction sioniste.S'ils ne peuvent plus tolérer l'antisémitisme latent de la société et du régime, ils ne veulent pas pour autant s'établir en Israël.Parmi les autres causes invoquées par ceux qui ont préféré s'établir dans d'autres pays: les lettres «décevantes» envoyées par des émigrés les ayant précédés et qui les ont découragés, la crainte d'affronter la crise économique israélienne, la peur d'une nouvelle guerre israélo-arabe et, enfin, «le climat trop chaud en Israël».La réticence croissante des Juifs soviétiques à s'installer dans l'Etat hébreu, signifie-t-elle donc l'échec de l'intégration culturelle et sociale de cette communauté dans la société is raélienne?Une telle constatation serait d'autant plus douloureuse pour les responsables israéliens que les «pères fonda- teurs» de l'Israël moderne ont été, dans leur écrasante majorité, des Juifs venus de Russie, avant la Première Guerre mondiale.Or, une enquête très documentée, entreprise par l'institut de recherches sociales et économiques «FALK» et qui vient d'être publiée à Jérusalem, démontre que, contrairement à ces craintes, l'intégration de 110,000 Juifs venus des régions européennes de l'URSS (mais excluant ceux venus de républiques soviétiques asiatiques) a été un réel succès.L'enquête a révélé que «la qualité et la nature de leurs habitudes alimentaires, la quantité de leurs biens de consommation durables (appareils électroménagers, voitures, ameublement, etc.) et leurs conditions de logement sont de très loin supérieures à celles qu'ils connaissaient en URSS, et que leurs revenus par famille sont supérieurs d'environ 20% à ceux de la moyenne des Israéliens vivant dans des agglomérations urbaines».Selon le professeur Gur Offer qui a dirigé cette enquête, leur situation économique satisfaisante s'explique parce qu'ils ont «moins d'enfants que leurs concitoyens israéliens, parce qu'ils ont obtenu de grandes facilités dès leur arrivée en Israël et que la moyenne des mères de famille travaillant à l'extérieur est supérieure à celle des autres communautés».Par ailleurs, toujours selon l'enquête: «Le processus d'intégration n'est pénible et difficile que pendant les trois à quatre premières années.Durant les dix dernières années, des centaines de musiciens (dont certains de très grande qualité) ont immigré en Israel.Il était évident qu'un pays de 3,8 millions d'habitants, même d'un niveau culturel très élevé, ne pouvait les engager tous dans des orchestres.S'il a été relativement aisé d'intégrer (après un recyclage très poussé) médecins, chercheurs scientifiques, techniciens et ingénieurs, en revanche juris tes, économistes et sociologues étaient autrement moins «assimilables» en raison de leur formation marxiste-léniniste.C'est pour leur trouver un emploi que les universités israéliennes ont créé des centres de recherches en «soviétologie» qui tont de l'Etat hébreu «le plus grand spécialiste du genre dans le monde», selon le magazine allemand «Der Spiegel».En revanche, les Juifs d'URSS sont quasi absents des institutions bancaires, du commerce, de l'hôtellerie et de l'agriculture.Ils ont «fui comme la peste» les zim et toute institution collective ou coopérative rappelant de près ou de loin un système de gestion «socialiste».Leur méfiance à l'égard des mots d'ordre de la gauche ainsi que leur conviction sioniste teintée souvent d'un mysticisme nationaliste et religieux, les a pousses dans les rangs des mouvements annexionnistes et de ceux militant pour l'implantation dans les territoires occupés. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 24 FEVRIER 1981 A 9 À VERDUN Remboursement de $53,000 exigé des commissaires Même s'ils ont dépensé $10,000 lors de leur dernier congrès à Las Vegas, les commissaires de Le Gardeur font figure de parents pauvres par rapport à leur vis-à-vis de Verdun, à qui le ministère de l'Education réclame pas moins de $53,513 pour des dépenses injustifiées faites à l'extérieur du Québec.MARIO FONTAINE Quatorze commissaires de la Commission des écoles catholiques de Verdun (CECV) auraient en effet dilapidé ce montant entre 1973 et 1980 en billets d'avion à destination de San Francisco, Victoria.Calgary et.Miami, ainsi qu'en frais d'hôtel et de restaurant aussi bien pour eux que pour certaines des épouses, et même des invités.Le ministre de l'Education décidera d'entamer des poursuites contre les commissaires qui rechignent à rembourser d'ici à la fin de la semaine, ou encore nommera un enquêteur pour faire toute la lumière sur cette affaire, déclarait-on hier au bureau de M.Camille Laurin.Cette dernière hypothèse semble toutefois improbable, puisque les avis de remboursement ont justement été signifiés après une enquête antérieure à la CECV.De plus, souligne le sous-ministre adjoint de l'Education, M.André Rousseau, plusieurs commissaires ont déjà exprimé leur désir de remettre les sommes en question.Certains trouveront toutefois le medicament amer, comme les ex-présidents de la commission Gaétan Besner et Denis Girard, à qui on réclame respectivement $12,419 et $11,898 dépensés en trop sur les limites admises par le MEQ pour le remboursement de frais de congrès.Le secrétaire général de la CECV, M.Pierre Jette, rappelait hier que le président de la commission.Richard LaChapelle, a demandé aux commissaires de payer leurs dus.Dans un premier temps, la commission avait demandé des avis juridiques pour déterminer si le MEQ était justifié d'exiger les remboursements.Le sous-ministre Rousseau, quant à lui.n'en doute pas, non plus que de l'obligation qu'a la CECV de récupérer l'argent des contribuables, à défaut de se voir mise en tutelle.Le ministère admet certaines dépenses pour frais de congrès, mais il semble que les quatorze commissaires les aient dépassées allègrement, puisque le surplus non admissible atteint $53,513.18.De nouvelles instructions émaneront du cabinet du ministre d'ici quelques jours à l'intention de toutes les commissions scolaires, expliquant de manière très explicites quelles sont les dépenses admissibles et celles qui ne le sont pas.CHEZ LALLIER HONDA LA P'TITE AFFAIRE»! 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et du luxe.C'est un contrepoint contemporain de l'historique Grand Séminaire de Montréal.Il s'élève sur un site unique, la falaise rocheuse du domaine sulpicien et il rappelle le nom original que les Sulpiciens lui avaient donné.Sans précédent à Montréal, l'exploit ne pourra jamais se répéter.La triple tour de 175 résidences du Fort de la Montagne, à quelques rues du coeur de la ville, est un éclat architectural entouré de verdure dont les agréments feraient pâlir d'envie Sybaris ou Thélème.Le Fort de la Montagne n'est pas pour tout le monde.Il est pour ceux qui ont la possibilité de vivre là où il leur plaît.Le Fort de la Montagne l'époque seigneuriale renaît À compter de 185 000$ Renseignements: (514) 282-1437 A 10 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 24 FEVRIER 1981 Vignola en Europe assassinats d'enfants noirs pour étudier la Atlanta doit lutter contre patrouille à pied |es vieilles valeurs sudistes QUEBEC \u2014 Le directeur de police de la CUM, M.Henri- Paul Vignola, en compagnie de trois autres délégués du Conseil de sécurité, sillonne eette semaine les quartiers de Londres.Paris et Lyon, pour constater le degré d'efficacité de la patrouille â pied dans ces grandes villes européennes M.Vignola, dans eette tournée, est accompagné de son collègue de Tetat major.M.Roland Bourget, du maire de Montréal-Nord, M.Yves Ryan et du délégué du procureur général au Conseil.Me Andre J.Bélanger.Ces quatre eclaireurs doivent faire rapport de- leur séjour en Europe dès la semaine prochaine au Conseil de sécurité pour que toutes les villes de la CUM soient patrouillées par des policiers à pied dès avril prochain.Au cours dune entrevue accordée hier à LA PRKSSE par le conseiller special du Conseil de sécurité.Me Fernand Côté, ce dernier a précisé que le programme opérationnel du service de police a ce chapitre est prêt, seuls des détails techniques res tent à mettre au point.Me Côté, qui participe au colloque annuel de la Commission de police qui se tient dans la Vieille Capitale, a de plus precise: «Nous voulons connaître exactement la façon de procéder de ce genre de patrouille clans les villes européennes pour offrir aux citoyens de la CUM un service des plus efficaces.Les lacunes et les aspects positifs que nos observateurs pourront noter serviront à la direction de notre corps policier qui est maintenant chargé de rétablir la patrouille à pied dans tous les quartiers.» Depuis maintenant un an.la direction de la police travaille au rétablissement de cette forme de surveillance à la demande du Conseil de sécurité.Me Côté a souligné que les patrouilleurs sillonneront tous les quartiers: «Dans certains secteurs populeux, des patrouilleurs à pied, aides des patrouilleurs motorisés, assureront la sécurité et l'application des règlements municipaux.» Les policiers de la patrouille à pied travailleront selon des directives précises.Par exemple, un secteur donne ne sera jamais arpente aux mêmes heures et de la même façon, dans le but de distraire les criminels ?Henri-Paul Vignola Me ( ôté, jusqu'ici procureur-en-chef à la CECO, vient de voir ses services prêtés au Conseil de sécurité pour un an, dans le but de voir à l'application de plusieurs objectifs fixés Tan dernier par le Conseil pour améliorer le service de police.Le conseiller spécial a tenu à préciser que le Conseil de sécurité doit voir à l'application des programmes proposés, mais que la direction de la police conserve tous les pouvoirs quant aux modalités d'application.Le voyage qu'effectue cette semaine M.Vignola avec trois autres délégués a justement pour but de lui permettre d'appliquer le programme dans les plus brefs délais, soit en avril prochain.La direction doit faire face à des problèmes de communica-tion pour l'application du programme.Le policier devra en effet utiliser un walkie-talkie pour demander de l'aide, si c'est nécessaire, durant sa tournée.Les plus âgés se souviendront qu'à l'époque où cette patrouille existait a Montréal, les agents utilisaient des téléphones installes un peu partout sur leur parcours.Selon les informations fournies à LA PRESSE, il appert qu'une cinquantaine de policiers ont déjà fait savoir qu'ils étaient intéressés par ce genre de travail.Me Côté a pour sa part indique que ta direction de la police n'embauchera pas d'autres policiers pour rétablissement de cette patrouille.Il est possible qu'environ 150 policiers soient appelés à y participer.Trouvé pendu dans sa cellule Un detenu de l'Institut Saint-Vincent-de-Paul de Laval a été trouv e pendu aux barreaux de sa cellule en fin d'à près-midi hier.Il s'agit de Daniel Gamelin, 29 ans, de Montreal, qui purgeait une peine de trois ans pour vol avec effraction et vol à main armée.C'est un gardien qui.au cours de sa ronde habituelle, a fait la macabre découverte.La victime s'est pendue à l'aide de draps de lit.RAPPORTS FAVORABLES À SA LIBÉRATION La requête de Rose prise en délibéré Le juge Jean-Eudes Dubé.de la cour fédérale, a pris en délibère la requête de l'ex-felquiste Paul Rose qui vise à forcer la Commission nationale des libérations conditionnelles à produire au dossier de la cour les rapports de MM.André Dupont et Philippe Godin, favorables à sa liberation conditionnelle.C'est aujourd'hui ou demain que le juge Dubé doit prendre une décision à ce sujet.GEORGES LAMON Les avocats de Paul Rose.Mes Robert Lemieux et Claude Le-beeu.ont présenté devant le tribunal .hier, certaines pieces de jurisprudence qui, selon eux.s'appuyaient sur la production de tels documents.Par ailleurs.Me Lemieux a insiste auprès du tribunal pour expliquer que son client n avait jamais rencontré les quatre autres commissaires relativement à sa demande de libération conditionnelle, ce qui pourrait, à son avis, constituer «un accroc».L'avocat de la Commission nationale des libérations condi- tnnelles (CNLC) Me Jacques Ouellct, de son côte, soutenant qu'il n'existait en fait aucune jurisprudence dans ce cas et qu'on demandait en quelque sorte a la cour fédérale d'agir comme un tribunal d'appel, a rappelé que la decision de la Commission était une decision administrative qui ne pouvait aucunement être révisée.Dans les circonstances, de plaider Me Ouellet, il s'agit de demander à une cour fédérale de réviser une décision administrative.C'est très dangereux de produire devant une < our une partie du dossier, car la production d'une seule partie du dossier pourrait ouvrir la porte à des abus, selon lui.» Tout ce qu'on peut mettre en cause actuellement, a conclu Me Ouellet, c'est de savoir si la Commission a agi de façon équitable».D'ailleurs, Me Ouellet a précise que cette requête n'avait «aucune utilité, puisque présentement il y a des rapports favorables à Paul Rose».De plus.Rose a pu, selon lui.prendre connaissance de son dossier puisqu'il sait que les rapports des deux fonctionnaires lui étaient favorables.Les avocats de Paul Rose, ne se disant pas contre l'idée de produire tout le dossier de leur client devant la cour fédérale, ont par ailleurs allègue ne pas savoir ce que signifiait dans le cas de Rose «une attitude collective», expression empo \\ ce par les personnes qui avaient vu Rose.«Le rapport de 11 pages de MM Dupont et Godin pourrait éclairer le tribunal dans cette cause, a déclare Me Lemieux, et mettre également en lumière jusqu'à quel point le refus de toute liberation était excessive et qui ne tenait pas compte du caractère de Paul Rose et de sa possibilité de reinsertion sociale.» ATLANTA - In jeune Noir, un très jeune, les deux bras enrubannés à des éclisses improvisées, me regarde droit dans les yeux.«T'aimerais avoir les bras cassés, dit il?» Il sourit.Son copain éclate de rire Je ris avec eux.Interloqué.JEAN PELLETIER envoyé spéciol de LA PRESSE En face de nous un homme, lui aussi un Noir, est menotte a sa civière.Une chaîne lui retient la cheville.Il est étendu là, l'air pensif, attendant qu'un médecin, une infirmière, quelqu'un s'o< cupe de son cas Il est minuit.Dans quelques minute, me dit le Dr William Dunlop, la guerre va commencer car c'est vendredi, il fait chaud, la lune est pleine.Grady's Hospital.Le seul hôpital d'Atlanta qui accepte tout le monde avec ou sans assurance.Le seul hôpital où les Noirs d'Atlanta ont vraiment accès, car les Noirs n'ont pas d'assurance.Nous entrons dans la premiere salle d'examen.Un jeune Blanc-couvert de sang, la moitié du crâne fracasse, est traite par huit internes et infirmières qui passent du liquide dans ses veines, respirent a sa place.Ils l'injectent de partout dans I espoir de le ranimer.Son pouls oscille entre le silence et la fébrilation.Son coeur est secoue de spas mes, un signe dit Dunlop d'une fracture sans doute à la base du crâne.Un jeune interne visiblement de bonne famille géorgienne, moustache impeccable, la vareuse blanche légèrement cintrée, discute nonchalamment du cas au téléphone avec le directeur des services de neurologie.«Pas la peine, dit-il, que vous veniez, situation désespérée.» Pendant ce temps tout le monde s'affaire, pompe, pique, écoutant le son d'un cardiogramme, observant Dunlop qui en a vu d'autres leur conseiller une nouvelle procédure.Il s'agissait d'un bête accident de voiture.Mais au milieu de la nuit ce sera peut-être le cas d'une prostituée abattue par son proxénète, un homme crible de chevrotines par son voisin a l'issue d'une querelle de clôture, un autre roué de coups puis poignarde pour être enfin jeté d'une voiture sur les marches de Grady.Il pourrait aussi s'agir d'une fillette de 10 ans sur le point Phonothèque La Presse Le maire Maynard Jackson d'accoucher.Oui 10 ans.Il y a eu trois de ces cas l'an dernier, la presse locale, une presse dominée par des journalistes blancs, et le monopole de la famille Cox, n'en a jamais parlé.Même indifference aussi au sujet des centaines de cas d'urgence que rejettent les hôpitaux voisins parce que ces cas parlent l'espagnol, qu'ils sont Noirs ou sans le sou.«L'an dernier on a fait faire 32 milles et deux hôpitaux â un homme criblé de balles Il est mort entre nos mains.Un cas de routine», de soutenir Dunlop.Dans le couloir le même homme aux bras casses nous interpelle.«Hey doc, et mon cas?».«Ça vient, ça vient lance Dunlop.» Tous les départi'ment s de Grady ont leur salie d'urgence.De la traumatologie jusqu'à l'obstétrique.Pourquoi?Parce que les patients ne viennent a Grady qu'en dernier recours, que lorsque leur cas est si désespère que Grady ne peut les retourner.Dunlop me montre des diapositives.Sur l'écran tout un monde de femmes, d'hommes, d'enfants battus, poignardés, criblés de balles ou couverts d'ulcères où la grangrène s'est installée.se succèdent indéfiniment.Le grand patron des services d'urgence, un bon Sudiste traditionnel, le Dr Stone la semaine dernière a renvoyé sa nanny qui pendant 2f> ans a vu à l'éducation des enfants Stone.«Fallait nous en séparer, de declarer le médecin, car elle était devenue alcoolique.» Dans la cave de sa maison.Dunlop me montre un cabanon au sol en terre battue, éclairé par une ampoule nue.A côté une toilette et une douche précaire.«Cette maison fut construite en 1920, dit-il.Ce réduit c'était une chambre de bonne.Toutes les maisons du voisinage sont construites de la sorte.» Angelo Fuster, adjoint du maire Jackson, le reconnaît tristement.«Oui, dit-il.si les 20 victimes étaient blanches Atlanta serait envahie par la garde civile.» A l'écouter on comprend pourquoi la presse nationale a vite, trop vite conclu à l'incompétence de la police et du maire d'Atlanta.Jackson Reprenons l'histoire du maire Maynard Jackson.En 74, en accédant a la mairie, il réalise qu'il ne peut remplacer le chef de police.M.John Ilman parce que le maire sortant à la veille de sa retraite lui signa un contrat de 7 ans.L'affaire va donc devant les tribunaux.Conclusion du juge.Ilman doit demeurer en poste et Ja< kson se voit forcer de nommer un deuxième chef de police pour reconstruire le département.Or pendant 7 ans Ilman refusera les ordres du maire Jackson au nom de sa description de tâche.Aujourd'hui c'est lui qui mené la cabale contre les services de police d'Atlanta prenant prétexte du meurtre des jeunes adolescents noirs.59 p.cent du corps de police d'Atlanta sont des Blancs.L'année ou Jackson devint maire.23 jeunes Noirs ont été tués par la police.L'an dernier on n'en compta que cinq et tous ces meurtres étaient légalement justifiables.Fuster poursuit son analyse.Le nouveau chef.M.George Nupper est conteste parce qu'il n'a pas été promu des rangs.Nupper est docteur en criminologie.Son objectif, intégrer les services de police au programme de protection communautaire du citoyen.La vieille bourgeoisie blanche, sudiste, n'aime pas ça du tout.Elle reclame que la police soit armée de Magnum 357 au lieu du traditionnel 38 spécial.Un Magnum, selon le Dr Dunlop, c'est un canon portatif.Une seule balle suffit pour détruire à la fois les reins le foie et le coeur d'une victime pour aller ensuite se loger dans une porte.Nupper s'oppose aussi au Magnum.«Pour qu'Atlanta se réveille il fallait que les morts d'enfants noirs se multiplient au delà de l'ordinaire.» Statistique troublante.En 65, explique Fuster, sept enfants sont morts ou disparus.Personne n'y a fait attention et n'y voyait un enchaînement.Il s'agissait la d'un niveau acceptable, que l'on retrouve dans d'autres grandes villes des Etats-Unis.Tout cela pour dire, conclut Fuster que les valeurs ont joué contre l'enquête.Les \\aleurs du vieux Sud.comme cette femme vendredi soir dernier qui s'étonnait à la radio parce qu'elle ne pouvait plus appeler un Noir «boy».«Ce n'est pas raciste, dit-elle, c'est seulement gentil.C'est comme appeler une femme \u2022sweetheart ».» L'enquête en cours peut donc durer longtemps, très longtemps.La frustration qui règne au sein de la population noire engendrera-t-elle des émeutes?Non affirme à LA PRESSE tant les leaders blancs que noirs parce que ces derniers plus qu'il y a dix ans contrôlent leur destinée Ils ont accès à la justice, ils sont élus à la mairie et au capitule de l'Etat.Mais pourquoi alors les meurtres se poursuivent-ils?Fuster hausse les épaules.Les victimes sont pour la plupart des enfants devenus des adultes prématurément.Pour vivre «they must hustle».c'est 200 ans d'histoire qui les y poussent, ils n'ont pas le choix.L'image me reste de Grady Hospital.L'édifice fut construit en 1950 à partir de plans dressés en 1930.Or à cette époque un hôpital à Atlanta devait séparément servir les Noirs et les Blancs.Au nom du vieux principe raciste, séparées mais égales, la façade arrière de l'hôpital est identique à celle du devant.Mais aujourd'hui 95 p.cent des patients de Grady sont des Noirs.Les médecins blancs qui y pratiquent n'y sont que de passade, dans l'attente d'être promu*-ailleurs «Dans le pays du coton, raconte la chanson \u2014 hvmne du Sud «Dixie».les vieilles valeurs ne sont pas oubliées.» LE NOUVEAU RCHÉ \"SUR MESURE \" ! o OUI, ON A VRAIMENT RÉAMÉNAGÉ CE SUPERMARCHÉ \"SUR MESURE .À LA MESURE DE VOS MOINDRES DÉSIRS ET BESOINS OUTRE LE CHOIX REMARQUABLE AUQUEL VOUS ÉTIEZ HABITUÉS.VOUS Y TROUVEREZ MAINTENANT: UNE TOUTE NOUVELLE BOULANGERIE DE STYLE CAS CHER.UNE SECTION COMPLÈTE DE VIANDES CAS CHER.5 ALLÉES DE PRODUITS D'ÉPICERIE EN PLUS, Y COMPRIS UNE SUPER-SECTION DE PRODUITS CASCHER.UNE ALLÉE COMPLÈTE DE CARTES DE SOUHAITS.PAPIERS, ETC.ET PUIS, DU 25 FÉVRIER AU 3 MARS.NOS SUPER-SPÉCIAUX SONT AUSSI \"SUR MESURE\".EN PLEIN À LA MESURE DE VOTRE BUDGET! 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coucher sur le plancher et ont tiré plusieurs coups de feu.sans faire de blessés cependant.Les députés étaient toujours aux mains des rebelles en fin de soirée et le directeur général de la garde civile, l'inspecteur généra! de la police ainsi que le commandant en second de l'é-tat-major de l'armée de terre se sont rendus à l'intérieur du parlement pour parlementer avec les mutins.Toutefois, le lieutenant-colonel a refuse de se rendre et a lancé un appel au peuple espagnol affirmant que son mouvement a pour but d'établir une véritable démocratie en Espagne.Il semble que les mutins qui ont beaucoup bu apparemment, soient complètement isolés de l'extérieur et soient persuadés que le coup d'Etat a triomphe dans tout le pays.Pourtant les autorités militaires ont tente, en vain, de les convaincre que le mouvement n'avait recueilli l'adhésion d'aucune autre force militaire Leur seul allié au sein des forces armées était le général Jaime Milans del Bosh, com- mandant de la région de Valence, qui a assume aussitôt les pleins pouvoirs militaires et civils et décrété l'état d'exception dans son secteur.Dans toutes les autres regions militaires du pays, le calme le plus absolu a prévalu.En fin de soirée, le roi Juan Carlos a annoncé à la télévision qu'il avait donné ordre à toutes les autorités civiles et militaires du pays de faire le nécessaire pour rétablir l'ordre constitutionnel et l'Etat de droit.Son discours, prononcé peu après minuit, n'a duré qu'une minute.Le lieutenant-colonel Antonio Tejero Molina, le chef du putsch d'hier, avait été à l'origine d'un complot militaire contre le siège du gouvernement en novembre 1978.Il avait été condamné en mai 1980 à sept mois de prison mais à sa libération, il avait pu reintégrer les gardes civils.Selon le témoignage de plusieurs gardes civils qui se sont rendus aux Cortes aux ordres du lieutenant-colonel Antonio Tejero.nombreux sont ceux qui ignoraient le genre de mission qu'ils allaient remplir.Des journalistes qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au début des événements ont raconté que plu sieurs gardes civils ont déclaré ignorer pourquoi ils se trouvaient là.La plupart de ces hommes appartiendraient au secteur de la circulation automobile ou accompliraient des tâches de bureau.Le roi Juan Carlos avait émis un communiqué, peu après le début du coup d'Etat, dans lequel il révélait qu'il avait demandé a un groupe de secrétaires d'Etat et hauts fonctionnaires de se réunir en permanence pour assurer une direction démocratique du pays, les principaux dirigeants du gouvernement étant retenus en otage.De leur côté, les syndicats pro- socialistes et procommunistes ont appelé les travailleurs de toutes les entreprises à faire la grève pendant deux heures aujourd'hui pour défendre ia démocratie.Ces grèves n'affecteront pas les services publics pour éviter que la vie publique ne soit troublée.Apres la transmission du message télévisé du roi, plusieurs centaines de personnes massées autour du congrès ont lancé des vivats à l'armée qui prenait position aux abords de l'immeuble parlementaire.La foule criait: «Démocratie oui, dictature non.» Quelques minutes après les premiers coups de feu au parlement, le lieutenant-colonel Tejero s'était rué sur une cabine téléphonique où il a réussi à parler au général Milan del Bosch, à Valence.Il a raccroché pour regagner l'hémicycle en criant: «Vive l'Espagne, enfin ça y est.» Pourtant, après la diffusion du message télévisé du roi Juan Carlos, le général del Bosch a ordonné à l'armée d'évacuer les rues de Valence.Le retrait de l'armée est survenu dans les minutes qui ont suivi la diffusion du message royal au pays A Madrid, la police militaire casquée, fusil au poing, prenait position face au palais des Cortes.Selon des rumeurs persistantes, les éléments de la garde civile révoltés ont exprimé le souhait de se rendre à la police militaire et non à la police nationale, qui se trouvait précédemment à proximité immédiate du palais.De son côté, le Parti socialiste ouvrier d'opposition a réaffirmé hier son engagement total dans la défense de la constitution et de la démocratie, exigeant des pouvoirs publics qu'ils répriment «ceux qui ont porté atteinte à l'institution parlementaire qui représente la souveraineté nationale».teléphoto UPI Pistolet en main, le lieutenant-colonel Antonio Tejero de Molina s'est présenté à la tribune du Parlement espagnol, après avoir investi les Cortes avec un commando de 200 gardes civils environ.BREJNEV INVITE REAGAN À UN SOMMET Réaction prudente la Maison Blanche d'après AP, AFP, UPI et Reuter Avance à 1 Amérique de Ronald Reagan, propositions sur le désarmement et.sur le plan intérieur, autocritique économique: la modération a caractérisé le discours politique de Leonid Brejnev ouvrant hier le 26e congrès du Parti communiste d'URSS.C'est un Brejnev fatigué qui est apparu devant les quelque 5,000 délégués votants et une centaine de délégations étrangères, pour prononcer un discours de 220 minutes dont seulement 10 minutes \u2014 le début et la fin \u2014 ont été transmises à la télévision.L'élément dominant de son exposé de politique étrangère reste l'invitation lancée au président américain Ronald Reagan pour une rencontre au sommet en vue d'apaiser la tension croissante entre les deux superpuissances.A cela.Brejnev a ajouté une série de propositions visant à «établir des mesures de confian- ce» entre l'URSS et le reste du monde: \u2022 l'URSS est prête à entamer des négociations concrètes pour rétablissement de telles mesures en Europe et en Extrême-Orient sur une base de réciprocité; \u2022 l'URSS est prête a poursuivre sans délai les négociations avec les Etats-Unis sur les traités de limitation des armements stratégiques; \u2022 l'URSS est prête à accepter une limitation du nombre de nouveaux sous-marins de la classe Ohio et une interdiction de la modernisation de missiles actuels ainsi que du développement de nouveaux missiles; \u2022 l'URSS est prête à accepter un moratoire sur le déploiement de nouveaux missiles des deux camps en Europe; \u2022 l'URSS est prête à discuter de la question afghane dans le cadre du désarmement de tout le Golfe persique; \u2022 «Il serait utile de convoquer une session spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU dans PREMIERES ELECTIONS DEPUIS QUATRE ANS Forte participation au Koweit KOWEÏT (Reuter) \u2014 Les électeurs koweïtiens ont participé en grand nombre hier aux premieres élections législatives du.pays depuis quatre ans.qui pourraient avoir un effet décisif sur les autres Etats pétroliers du Golfe.Cheikh Nawaf Al Ahmed Al-Sabah, ministre de l'Intérieur, a fait état dune participation massive dans l'ensemble de l'émirat Les écoles transformées en bureaux de vote ont accueilli de longs cortèges d'électeur v dont beaucoup évoquaient avec enthousiasme le retour à un régi me parlementaire «Une participation comme celle-ci est rassurante pour la démocratie*, a souligné un responsable.Aucun des autres Etats du Golfe ne dispose à l'heure actuelle d'un Parlement élu, et les candidats koweïtiens sont pre que unanimes à estimer que les chances de liberation politique de la région sont étroitement liées au succès de l'assemblée Seuls les premières phrases de son discours ont été télévisées en direct et M.Brejnev paraissait fatigué, malgré une elocution distincte.le but d'améliorer la situation internationale et d'éviter la guerre.» A la Maison Blanche, la réaction était partagée.«Le prési dent Reagan envisage avec intérêt le sommet propose par Brejnev, a dit le porte-parole Jim Brady, mais il est persuadé qu'il s'agit là surtout de propagande soviétique destinée à nos alliés européens.» Dans les mileiux officiels soviétiques, on affirme que l'offre de Brejnev est sérieuse et vise à briser le cercle de récriminations mutuelles entre Moscou et Washington, mais au Capitole.les dirigeants républicains estiment que Reagan devrait prendre tout son temps «L'ouverture» soviétique est bien accueillie à Bonn, et à Bruxelles, des diplomates de l'OTAN estiment que Brejnev a adopté «une approché réaliste» vis-à-vis des Etats Unis.Brejnev, abordant la crise polonaise, a affirmé: «Nous ne laisserons pas porter atteinte à la Pologne socialiste, nous n'abandonnerons pas dans le mal-eur un pays frère.» Sur la Chine, il a estimé que le temps «montrera dans quelle mesure elle a surmonté l'héritage maoïste» et sur l'Iran, il a affirmé que «malgré toute sa complexité et ses contradictions»», la Révolution islamique «est essentiellement une révolu tion anti impérialiste».Il a par ailleurs estimé que les perspectives de développement des relations soviéto - canadiennes étaient «très bonnes».Sur le plan intérieur.Brejnev a affirmé que le principal objectif de l'URSS pour les cinq pro chaines années est l'élévation du niveau de vie des 265 millions de Soviétiques.Il a proposé, sans le mentionner directement, une modification du programme adopté il y a 2(i ans sons Krouchtchev, au 22e congres, qui promettait aux Soviétiques le niveau de \\ ie le plus élevé du monde en 1981.SALVADOR Rapport des É.-U.sur «l'intervention communiste» d'après AFP, AP et Reuter L'administration Reagan a publié hier un document de près de 200 pages contenant, se Ion elle, les preuves de «l'intervention militaire communiste» au Salvador.Ce document, préparé à partir de «18 livres de preuves documentaires saisies sur des maquisards ou accumulées par les Services de renseignements» doit, aux yeux de Washington, justifier toutes mesures que les Etats-Unis pourraient prendre au sujet du Salvador.Les intentions précises de l'administration Reagan demeurent cependant vagues, surtout que John Bushnell, secretaire d'Etat adjoint aux Affaires interaméricaines, déclarait au même moment avoir noté «une réduction du flot d'armes vers le Salvador ces derniers Jours».Interviewé à la télévision française, le secrétaire d'Etat Alexander Haig, qui recevait hier a Washington son homologue français Jean François-Poncet,affirmait pour sa part que «les Etat^ Unis ne souhaitent pas une deuxième guerre du Vietnam au Salvador».Interrogé à la Maison Blanche, le porte-parole Jim Brady déclarait, évasif: «Nous n'avons pas l'intention de declarer une guerre aujourd'hui-La veille, toutefois, le secrétaire d'Etat Haig avait affirmé qu'il fallait «régler le problème à la source» et Ed Meese.conseiller présidentiel, évoquait, au besoin, un éventuel blocus naval de Cuba.Bushnell a abondé dans ce sens hier en disant que «l'application des options dont disposent les Etats Unis depend de l'arrêt ou de la poursuite des livraisons d'armes à la guérilla sah adorienne».Il ajoutait que les Etats -Unis, «qui ont maintenu des contacts avec des groupes rebelles salva doriens», accepteraient toute initiative «pouvant contribuer a un règlement pacifique et démocratique».On apprenait entre-temps que le Costa Rica allait demander officiellement à l'Organisation des Etats américains (OKA) d'entreprendre rapidement des consultations pour tenter de trouver une solution pacifique au conflit salvadorien.koweïtienne, qui comptera cinquante députés Ni les femmes, ni les étrangers ne sont autorisés à voter au Koweit.ou sont en outre interdits les partis politiques, mais l'Assemblée nationale représente une force politique v irtuelle de première importance, ses pouvoirs dépassant ceux de la plupart des institutions du monde arabe.Aucune loi ne peut être adoptée sans son approbation.Dans les milieux politiques koweïtiens comme dans les cercles diplomatiques, on n'ose toutefois se prononcer trop précise ment sur les chances de succès de la nouvelle expérience démocratique, du fait qu'on ne peut encore dire par qui sera dominée l'assemblée.Cette incertitude s'explique à la fois par le nombre considéra ble de candidats, dont beaucoup sont inconnus, le nombre limit* des électeurs et les changement^ affectant les modalités du sera tin.DÉPÊCHES LE PRÉSIDENT Reagan entreprend cette semaine une campagne sans précédent pour obtenir le soutien des milieux politiques et de l'opinion publique en vue d'une approbation rapide de son programme de redressement économique par le Congrès.Il a reçu hier les gouverneurs des 50 Etats américains à la Maison Blanche pour examiner avec eux les détails de ce programme.WILLIAM BROCK, principal négociateur commercial de l'administration Reagan, a évoqué hier en conférence de presse les «difficultés croissantes, dans les relations canado américaines, citant notamment la volonté canadienne de contrôler le secteur énergétique.-SI notre plus important partenaire commercial veut accéder à notre mar ché, nous sommes en droit d'exiger la réciprocité», a fil dit.marvarit TNATCNiR, premier ministre britannique, sera demain le premier dirigeant ouest-européen à rencontrer le président Ronald Reagan depuis son entrée en fonction le 20 janvier.La défense et l'économie figureront parmi les principaux sujets lors des conversations à Washington, Thatcher et Reagan possédant bien des points communs dans ces deux domaines.L'EX-MARINE Robert Garwood, jugé coupable récemment d'avoir «collabore avec l'ennemi» au Vietnam, a été inculpé hier d'agression sexuelle sur la per sonne dune fillette de sept ans.Il risque l'emprisonnement à vie, peine qu'il a évitée au terme de son long procès en Cour martiale à son retour du Vietnam, s'étant tiré avec un renvoi dés-honorable de l'armée américaine.LIS REPRESENTANTS des pays occidentaux se sont réunis hier a Paris pour étudier les possibili tés d'accorder un ballon d'oxygène financier à la Pologne.Il s'agit surtout de trouver des solution! au problème de rééchelonnement de la dette polonaise, Varsovie ayant un besoin urgent d'argent pour faire face à ses échéances.La Pologne doit maintenant près de $2.r> milliards aux pays occidentaux, surtout aux Etats-Unis, à la RFA, à la France, au Canada et au Japon LES TROIS missionnaires britanniques retenus en Iran quitteront probablement Téhéran pour la Grande-Bretagne demain soir, mais l'homme d'affaires Andrew Pyke restera en prison tant que l'étude de son cas n'aura pas été terminée.Les trois missionnaires ont été transfères dans un hôtel de l'État en attendant leur libération.Il s'agit d'un couple de médecins, John et Adrey Coleman et de Mme Jean Waddell.EN CHINE, la «modernisation» s'estompe dans une grisaille de difficultés économiques et les responsables admettent volontiers que le pays doit passer par une longue et dure période de restrictions.Ce rajustement est une mauvaise nouvelle pour les hommes d'affaires occidentaux qui avalent espéré mener à bien des projets importants ou des échanges commerciaux avec la Chine.L'ARABIE SAOUDITE pourrait envisager d'acheter des armes à l'URSS si les Etats-Unis ne lui livraient pas avec tout leur équipement les avions de chasse F !.déjà commandés par Ryad, a déclare le prince» héritier Fahd.La vente de ces appareils doit être approuvée par le Sénat, mais plusieurs sénateurs y sont opposés à cause des systèmes de missiles dont ces avions sont dotés.LE CONSEIL des ministres de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) s'est ouvert hier a Add is A bed a sur un appel de la Swapo, qui combat pour l'indépendance de la Namibie, demandant des sanctions contre la société Shell, accusée de livrer du pétrole à l'Afrique du Sud.Il a aussi reclamé l'application d'un embargo pétrolier contre «le régime raciste de Pretoria» LES PARTISANS de Valéry Gis card d'Estaing ont déjà loué, dans le quartier des Champs Klysees.un immeuble ou siégera son état major électoral, bien que celui ci n'annoncera pas avant la semaine prochaine sa décision de se représenter aux présidentielles françaises.Les thèmes de campagne du president sortant sont à l'étude et ce lui-ci, dit on, mettra l'accent sur l'avenir plutôt que sur son bilan. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 FÉVRIER 1 981 Télé-Médic, qui a ses bureaux dans un immeuble ayant déjà appartenu à son président Simon Bédard, a payé à ce dernier entre le 1er août 1979 et le 31 juillet 1980 un loyer de $21,604 alors que ee loyer aurait dù être versé dans sa quasi-tota-lite au ereaneier hypothécaire de l'Immeuble, la Caisse Sainte-Madeleine-Sophie, maintenant fusionnée, depuis juin 1980, à la Caisse populaire Saint-Alphonse-d'Youville.FAUT-IL SOUSCRIRE?Bédard perdait son immeuble en 1979, mais Télé-Médic lui versait quand même un loyer cation devant être faite à domicile.La Cour supérieure accorde celte requête a Me Rousseau, dans laquelle on retrouve comme adresse du lieu de travail de M.Bédard le 3225 de la rue Masson, alors que la bonne adresse est le M.Bedard a affirmé à LA PRESSE n'avoir touché de cette somme qu'un montant de $2,500.Or.en analysant le rapport des vérificateurs comptables de Télé-Médic, il apparaît avec certitude que M Bédard a au moins reçu (14,336 de ce loyer annuel, le reste lui étant dû après le 31 juillet 1980.L'ancien et le nouveau gérant de la Caisse.MM.Serge Lamarche et Jean-Paul Brodeur, ne comprennent absolument pas comment il se fait que M.Bédard ait pu retirer cet important loyer de $21,604.L'ancien gérant, M.Serge Lamarche.a confirmé à LA PRESSE qu'il avait demandé en août 1979 à l'avocat de la Caisse, Me Denis Rousseau, d'émettre à tous les locataires de cet immeuble un avis de saisie des loyers parce que M.Bédard n'avait pas respecte ses engagements financiers envers la caisse.De l'avis de M.Lamarche, les trois locataires de l'immeuble, Télé-Médic, le Bureau de vérification publicitaire (dont M.Bédard était le président) et la firme d'évaluateurs Payment et associés, étaient tenus, en vertu de cet avis, de verser à compter de septembre 1979 leur loyer mensuel à l'avocat de Caisse.A l'exception de Télé-Médic, les deux autres locataires ont ainsi procédé.Est-ce l'avocat de la Caisse qui a omis d'envoyer cet avis de saisie des loyers à Télé-Médic ou est-ce Télé-Médic qui n'a pas respecté l'avis en question en continuant de payer à son président un loyer auquel il n'avait pas droit?Selon l'ancien et le nouveau gérant l'avocat de la Caisse ne les a jamais informés que Téié-Médic ne lui payait pas son loyer depuis septembre 1979.LA PRESSE a tente d'obtenir des explications de Me Rousseau, mais ce dernier a catégoriquement refuse de répondre à quelque question que ce soit.Le film des événements \u2022 26 novembre 1976: M.Bédard : L'immeuble de Télé-Médic, rue Masson.achète l'immeuble du 3525, rue Masson, à Montréal, pour $70,000 comptant.Entre le 7 juin 1977 et le 9 mars 1978, il obtient $112.000 de prêt hypothécaire sur l'immeuble, soit $77,000 en première hypothèque de la Caisse, $30,000 en deuxième hypothèque de la Banque fédérale de développement (en garantie de remboursement d'un emprunt) et $35.000 en troisième hypothèque de la Banque royale du Canada (en garantie de remboursement d'un emprunt fait par sa compagnie, le Bureau de vérification publicitaire).13 mars 1979: l'avocat de la Caisse lui intente une poursuite devant la Cour supérieure pour réclamer une somme de $83,962.soit la remise du capital de $77,000 plus quelque neuf mois de retard dans les paiements.2 août 1979: Me Rousseau est appelé à envoyer au nom de la Caisse une nouvelle mise en demeure à M.Bédard dans le but, cette fois, de réclamer les arrérages d'un autre prêt ($10,000) de la Caisse que M.Bédard négligeait de payer depuis février 1979.Toujours en août 1979: le gérant de la Caisse demande à son avocat d'appliquer la clause de transport des loyers et d'envoyer par conséquent aux trois locataires de l'immeuble un avis de saisie des loyers avant jugement de la Cour supérieure.5 septembre 1979: comme M.Bédard ne donne pas suite à la mise en demeure concernant le prêt de $10.000, l'avocat de la Caisse présente une nouvelle requête devant la Cour supérieure pour réclamer la remise du capital et des intérêts.Dans les jours suivant la presentation de cette requête.M.Bédard décide de retenir les services de l'avocat de la Caisse, Me Rousseau, pour préparer une poursuite contre sa propre compagnie, le Bureau de vérification publicitaire.20 septembre 1979: Me Rousseau présente au nom de M.Bédard la requête en question et réclame au Bureau de vérification publicitaire le paiement d'une somme de $3.000, qui représente cinq mois de P.-H.Talbot, LA PRESSE retard dans le paiement du loyer (mai à septembre 1979).Quatre jours plus tard (24 septembre), la Cour supérieure condamne M.Bédard à payer à la Caisse la somme de $83,962 (prêt hypothécaire), à défaut de quoi il perdait son immeuble (option qu'il choisit).19 novembre 1979: Me Rousseau demande à la Cour supérieure d'accorder à la Caisse un bref d'assignation spéciale au lieu de travail de M.Bédard parce que le huissier chargé de la signification du bref d'assignation dans la cause du prêt de $10,000 a raison de croire que M.Bédard et les membres de sa famille «se cachent et se soustraient frauduleusement» à cette signifi- \u2022 Décembre 1979: M.Bédard rembourse ce prêt de $10,000, selon l'ancien gérant.\u2022 23 octobre 1980: l'immeuble est finalement vendu par le shérif et la Caisse le rachète au prix de $72,000.Mais, d'après le gérant actuel, il est entré dans les coffres de la Caisse seulement $65,000 environ puisque celle-ci a dû payer plus de $4,000 en arrérages de taxes municipales que M.Bédard n'avait pas payées depuis deux ans, plus $3,000 de frais divers.Les deux autres créanciers hypothécaires, la Banque fédérale de développement et la Banque royale du Canada n'ont absolument rien obtenu de cette vente.Même en rachetant l'immeuble, la Caisse, selon le gérant, a perdu quelque $23,000 dans cette transaction avec M.Bédard.$116,000 pour Bédard Pour sa part, même si M.Bédard a finalement perdu son immeuble du 3525 de la rue Masson pour défaut de paiements, il n'en a pas moins «récolté» avec cet immeuble environ $116.000 de plus que ce qu'il a payé au moment où il l'a acheté.Ce «bénéfice» s'explique de la façon suivante: entre le moment où M.Bédard a cessé de faire ses paiements et ie moment ou il a perdu son immeuble, il a perçu en loyers environ $10.150 (soit $16,800 du Bureau de vérification publicitaire et de la firme Payment et associés, et $23.350 de Télé-Médic) et, d'autre part, il a réussi à obtenir en prêt hypothécaire $72,000 de plus que le coût de l'immeuble ($70.000).Offre d'achat de Télé-Médic La Caisse a non seulement décidé de «relouer» a compter du premier novembre dernier l'immeuble à Télé-Médie.mais elle a aussi accepté de signer une promesse de vente sur cet immeuble avec Télé-Médic et ses deux actionnaires, Simon Bédard et Pierre Lassonde.Le prix offert par Télé-Médic est de $110,000.Dans cette offre d'achat, il est stipulé que d'ici la signature de l'acte de vente (premier novembre M), Télé-Médic doit déposer $12,000 ($1.000 par mois) et que ce dépôt sera appliqué en deduction du prix d'achat.Télé-Médic accuse présentement plus de trois mois de retard dans le paiement de son dépôt ($3,000), a affirmé à LA PRESSE le gérant de la Caisse.DEMAIN: Les médicaments Plus de visites que d'appels urgence Pendant 10 mois de ses deux années et demie d'opération.Télé - Médic inc.de Montréal, a fait effectuer plus de visites d'urgence qu'il n'a reçu d'appels.C'est ce qui ressort des statistiques divulguées à quelques reprises par les dirigeants de Télé - Médic à l'occasion de leurs nombreuses conférences de presse depuis le mois d'août dernier.Du mois d'août 1979 au mois de mai 1980.les appels reçus par Télé - Médic totalisent 106,020, tandis que les visites d'urgence a domicile se chiffrent à 107,501.Cet écart frappe.Car, normalement, o.i devrait observer l'inverse, c'est - à - dire plus d'appels que de visites à cause des demandes de services annulées ou refusées (la fameuse liste noire des cas d'abus), ou encore à cause de l'insuffisance d'effectifs médicaux pour répondre à l'afflux d'appels.L'écart ne s'explique donc pas autrement que par le fait suivant: Télé - Médic ne déploie pas seulement ses services pour des visites d'urgence en réponse aux appels d'aide, mais également pour des visites périodiques à des malades que l'on continue de soigner après consultation d'urgence.Pourtant, au cours d'une entrevue avec LA PRESSE, le Dr Pierre Lassonde a soutenu le contraire: «Les médecins de Télé - Médic ne font pas de suivi même dans les cas de personnes qui n'ont pas de médecin traitant», a-t-il affirmé.On remarque aussi que l'échelle des frais tarifés aux médecins, en vigueur depuis le 1er décembre 1980, comporte un taux spécifique rattaché aux visites régulières à des malades: «Les tarifs pour les périodiques restent fixés à $6.50».v lit-on en noir sur blanc.À partir du 1er décembre 1980, Télé - Médic inc.a en effet modifié ses règlements.Les administrateurs ont imposé aux médecins une échelle de tarifs fixes selon les quarts de garde en semaine et en fin de semaine, indépendamment du volume de patients visités.«Tel que souhaité par la Corporation professionnelle des médecins», spécifiait M.Simon Bédard dans sa missive adressée aux médecins.Soit dit en passant, cet organisme est responsable de la protection du public, et son président, le Dr Augustin Roy, a épousé la cause de Télé - Médic dans les démêlés de la compagnie avec le ministère des Affaires sociales.Auparavant, de janvier à mai 1980, les frais tarifés aux médecins par Télé - Médic variaient en fonction du nombre de visites effectuées, et incitaient directement à la productivité.Ils constituaient même une tentation de meubler les moments creux.Ceux-ci ne manquent pas de survenir, tel qu'en témoigne cet extrait d'un résumé officiel d'u- ne rencontre des dirigeants de Télé - Médic avec ses techniciens médicaux, employés salariés de l'entreprise: «Vous représentez Télé - Médic tous les jours, il est important de garder un esprit positif et «vendeur» vis - à - vis des médecins.Vous devez même l'aider à accepter des situations parfois moins roses (ex.changement de territoire, une journée avec peu de cas)».Télé-Médic relié à une clinique privée D'autre part, interrogé sur l'existence de liens entre les opérations de Télé - Médic à Montréal et la «Clinique du Village», le Dr Pierre Lassonde a répondu: «Nous avons songé un moment l'utiliser pour y référer dans certains cas des personnes n'ayant pas de médecin traitant et nécessitant des soins de relance.Mais cela nous est défendu, car c'est comme si nous profitions du service de visite à domicile pour alimenter une clinique.Nous avons mis cette» possibilité en veilleuse».C'est la «Société de gestion médicale», formée par les actionnaires Simon Bédard, le Dr Pierre Lassonde et Bernard Allaire, qui est locataire des bureaux de la «Clinique du Village», située dans une pyramide du Village olympique.En outre, quelques médecins du réservoir Télé - Médic inc., dont quatre faisant partie de l'executif du conseil des médecins dt Télé - Médic, pratiquent à cette clinique privée.Or, d'après des procès : verbaux de réunions tenues à la «Clinique du Village», ouverte le 28 avril 1980, l'un des objectifs de cette clinique consistait à «éventuellement assurer un suivi à certains malades de Télé - Médic, sur une base régionale et à court terme, par une sélection rigoureuse des cas».Au début de septembre, près de 750 nouveaux patients composaient la clientèle de la clinique, dont la moitié provenaient du Village olympique et l'autre de l'extérieur.«Le* médecins pratiquant au Village, ainsi que dans le service de médecins à domicile, ont fait connaître l'avantage de travailler dans les secteurs environnant la Clinique afin d'assurer une continuité de soins aux patients n'ayant pas de médecin de famille», révèle le compte - rendu des discussions du 4 septembre.Lors d'une rencontre suivante, à la fin de novembre, les gestionnaires notaient incidemment: «Le nombre de nouveaux dossiers ouverts a augmenté considérablement.Début septembre a fin octobre 1980: 518 dossiers».Récoltaient - ils là les fruits des efforts de promotion qu'ils se proposaient d'accomplir au début de septembre?«Une approche a déjà été faite auprès de l'Ecole Sainte - Marguerite - de -la - Jemmcraie par le Dr Pierre Lassonde et M.Bernard Allaire.Trois ou quatre mille pamphlets seront distribués aux portes extérieures, à l'école et au Village olympique.Chroniques sur la santé: après avoir trouvé un journal du quartier, chaque médecin écrira un article de son choix».Archipel: Québec se montre parcimonieux en information Le ministère d'Etat à l'Aménagement ne livre pas au grand public les principaux documents qu'il rédige au sujet de l'implantation possible, dans le fleuve Saint-Laurent, devant Montréal, de centrales hydroélectriques (projet Archipel), et cela ne permet pas aux intéressés de se prononcer objectivement sur la question.JEAN-PIERRE BONHOMME C'est ce qu'ont fait valoir hier les porte-parole de l'Association Environnement Archipel, lors d'une conférence de presse tenue dans des locaux de l'université Concordia.M.Robert Cord-ner, conseiller municipal de LaSalle, a précisé que l'étude préliminaire sur l'environnement biophysique des rapides de Lachine \u2014 un document dont les «conclusions sont négatives» \u2014 n'a été remis que tout récemment aux autorités de LaSalle.Les intervenants ont tous noté que, même groupés au sein d'associations libres, les citoyens ont du mal à obtenir des renseignements pertinents du ministère.Dans un document devant être présenté cette semaine au Comité parlementaire permanent sur les politiques énergétiques, l'association protectionniste fait valoir que «le harnachement des rapides de Lachine, tel que proposé par le projet Archipel, ressemble beaucoup au projet de Beauharnois, en amont, où les eaux, passant par un canal de dérivation, ont eu un effet désastreux sur l'environnement régional.Il a fait disparaître les beaux rapides, entre les lacs Saint-François et Saint-Louis.» Par ailleurs, les porte-parole ont révélé que le comité Archipel du ministère envisage toujours la possibilité de creuser le canal de dérivation sur la berge même du fleuve, sur le sol même des villes de Dorval, LaSalle et Verdun, ce qui leur parait inimaginable.La Société pour vaincre la pollution, poursa part, vient de se prononcer carrément contre la réalisation du projet Archipel dont les contraintes, pour elle, dans le milieu si fortement urbanisé de l'ouest métropolitain, lui paraissent insupportables.Ile Rochon: pas de remblayage dans la rivière des Prairies Le ministre de l'Environnement n'a pas l'intention, pour le moment du moins, d'accorder un permis de remblayage de la rivière des Prairies pour favoriser l'implantation d'un complexe domiciliaire dans Tile Rochon, un territoire privé situé à l'est de Montréal.JIAN-PIERRE BONHOMME Puisque la réalisation du projet «Pile d'Argent» mis de l'avant par l'entrepreneur Alphon-so Argento implique la destruction des berges et l'agrandissement des terres, il se pourrait fort bien qu'il ne soit jamais réalisé, a souligné hier un porte-parole autorisé du ministère de l'Environnement.Le projet Argento consiste en la construc- tion, au coût de $50 millions, de quatre tours d'habitation comprenant un total de 700 unités de logement.Les fonctionnaires du ministère de l'Environnement ont rappelé hier qu'une entente est intervenue entre ce ministère et la Société fédérale de prêts hypothécaires, pour empêcher le financement de complexes d'habitation dans la plaine inondable de la rivière des Prairies.L'ile Rochon est justement située dans la plaine inondable.On sait que la ville de Montréal a récemment changé le zonage de Pile pour permettre la réalisation du projet.Hier, la Société d'horticulture et d'écologie du nord de Montréal a rappelé au ministre de l'Environnement, dans une communication écrite documentée, que l'île Rochon est effectivement située dans une plaine d'inondation dont le cycle de retour est de vingt ans.Elle a exprimé l'avis que les ouvrages de rétention constitueront une contrainte environnementale intolérable.La Société d'écologie, d'autre part, signale que les entrepreneurs ont déjà effectué des travaux de remblayage illégaux et que cela est «pour le moins anormal».Les porte-parole du ministère de l'Environnement ont pour leur part évoqué la possibilité, hier, que des poursuites soient prises pour forcer les entrepreneurs à remettre les berges dans l'état où elles se trouvaient avant les récentes opérations de remblayage. I LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 24 FÉVRIER 1981 A 13 LES ERABLES COULENT La période des sucres plus courte La période des sucres sera plus courte cette année et la récolte de sirop d'érable risque de diminuer considérablement.En effet, selon le président de la Fédération provinciale des producteurs de sirop d'érable du Québec, M.Gilles Gauvreau, si la chaude température des derniers jours persiste (ce qui est prévu), la croissance des bourgeons se mettra en branle.Ce processus, de préciser M.Gau-vreau, ne met pas la récolte en danger à court terme mais un prochain réchauffement prolongé du climat en mars ou en avril risque d'activer l'éclosion de ces bourgeons, ce qui mettra fin automatiquement à la période des sucres, l'eau d'érable ayant alors perdu les propriétés nécessaires pour en faire un sirop comestible.Depuis quelques jours toutefois, les érables coulent et l'activité bat son plein dans la plupart des érablières du Québec.L'en-taillage se poursuit en vue de profiter notamment de ce premier réveil de la nature.Selon le représentant de la fédération, le système de récolte grâce à la tubulure de plastique permet d'entailler les érables «très tôt en saison, souvent dès la fin de janvier quand le temps le permet.Même si le gel persiste durant plusieurs jours ou même quelques semaines après l'en-taillage, ce système permet d'éviter la cicatrisation de la plaie occasionnée à l'érable et l'arbre est prêt à produire dès que le temps se réchauffe à nouveau.Les services Air France L'art de voyager ! : a i i i Voyagez de nuit sans ennuis, Les Fauteuils-Couchettes «Air France Première» Gn voyage en première classe avec Air France a toujours été un voyage de luxe.Maintenant, c'est un véritable voyage de rêve! Dès le 7 avril, nous vous offrirons notre Voyagez plus vite que le soleil.New York - Paris en Concorde Air France.Voyagez en joignant l'agréable à Futile.La Classe Affaires Air France.¦ Le Concorde Air France est un avion exceptionne qui élève l'art de voyager vers de nouveaux sommets.Gn personnel de grande classe et un service de grand luxe sont à votre disposition pour répondre à vos moindres désirs pendant que vous voyagez plus vite que le soleil.Gne ponctualité remarquable, et après 3 heures et 45 minutes de vol vous arrivez à Paris frais et dispos sans ressentir la fatigue du changement horaire.Que ce soit pour vos affaires ou pour votre plaisir, envolez-vous avec Concorde.L'art de voyager par excellence.11 vols par semaine au départ de New-York dès le 29 mars.I nouveau service exclusif ^Wv£M«^* tsi r«procMt Jeur permission.1 '.¦¦ .\u2022 ¦\u2022 .\u2022i.'.-.:.:.:.:.::.:.-.V-::-i:.'Jv.:.M .m { Chauveau : Ryan opte pour la tenue d'une convention mobilisées pour le faire élire à rassemblée d'investiture.De son côté, Me Michel Renaud, qui attendait patiemment que la direction du parti daigne accéder au désir d'un très grand nombre de militants pour une nomination démocratique, s'est réjoui de cette décision.Bien que le moral de ses troupes ait été passablement écorché par les tractations et les pressions de la direction libérale, il croit être en mesure de faire une belle lutte à l'exsous-ministre de la Justice.D'ailleurs, l'un des chefs de secteur qui l'appuie, Mme Simone Pépin, soutient qu'il détient encore une bonne avance sur le favori de M.Ryan, a son avis, si le chef n'avait pas décidé de tenir une convention, il était à peu près assuré que le comté aurait, été perdu pour les libéraux lors de la prochaine élection tellement les militants étaient insultés de se faire dire qu'ils n'étaient pas capables de se choisir un candidat officiel.Le PQ commence à s'agiter Alors qu'il avait gardé jusqu'ici un mutisme de bon aloi se contentant de regarder avec ravissement la querelle de ménage dens le camp des libéraux, le Parti québécois commence à s'animer dans le comté de Chauveau alors que Raymond Brouillet, professeur de philosophie à l'Université Laval doit annoncer jeudi son intention de se porter candidat à l'assemblée d'investiture dont la date n'a pas encore été fixée.Il est fort possible que M.Brouillet ait un adversaire de taille à la convention en la personne du maire de Loretteville, M.Jean-Marie Beaulieu, qui doit faire connaître son intention prochainement.Celui-ci occupe un poste de cadre au ministère des Affaires sociales.Une Ecossaise contre Jean-Noël Lavoie Le député libéral Jean-Noël Lavoie qui doit solliciter un nouveau mandat dans le nouveau comté de Chomedey à Laval aura à affronter un adversaire de taille lors de la prochaine campagne électorale puisque le Parti québécois compte présenter une Ecossaise catholique.Il s'agit de Judy Ann Scott, 31 ans, qui est courtier en assurances.Comme l'é-lectorat du comté est composé d'une population allophone et anglophone à 50 pour cent, la candidature de Mme Scott étonnera sans doute le vieux routier Jean-Noël Lavoie qui s'est fait élire sans interruption à Laval depuis 1960.Tournée de Lévesque dans le Bas-du-Fleuve Le premier ministre Lévesque effectuera une nouvelle tournée pré-électorale dans le Bas-du-fleuve mercredi et jeudi prochains.Après des tournées dans la Beauce et au Saguenay au cours des dernières semai nés, le premier ministre doit participer mercredi soir à une réunion partisane à Rimouski où il doit passer la nuit.Le lendemain, jeudi, après une rencontre avec les membres du Club de presse de Rimouski, il doit se rendre à Trois-Pisto-les où il participera à un diner-causerie sous les auspices de la Société d'action nationale.Par la suite, il se rendra à La Pocatière pour y rencontrer la direction et les travailleurs de l'usine Bombardier avant de retourner dans la capitale.Peu d'inquiétude chez les nouveaux sous-ministres La récente déclaration du chef libéral Claude Ryan à l'effet qu'il remettrait en cause les récentes nominations de haut-fonctionnaires s'il prenait le pouvoir aux prochaines élections ne semble par inquiéter outre mesure les évenIselles victimes.Ainsi, Mme Pau le Leduc qui a été nommée, il y a une semaine, au poste de secrétaire générale associée au ministère d'Ë* tat au Développement social, a laissé entendre que sa nomination n'avait rien de politique puisqu'elle avait été choisie pour sa compétence.Mme Leduc qui occupait le poste de présidente du Conseil des universités a ajouté qu'elle était prête à subir le test d'une réévaiution si nécessaire.Pour sa part, M.Denis Rheault, nommé sous-ministre adjoint au ministère du Revenu en janvier, a signalé qu'il n'était pas du tout terrorisé par les propos de M.Ryan.Selon lui, son nouveau poste comporte des fonctions très administratives n'ayant rien à voir avec la politique, M.Rheault occupait antérieurement le poste de directeur de l'informatique au même ministère.De son côté, M.Claude Roquet, nommé récemment sous-ministre associé aux Affaires intergouvernementales, s'est refusé à commenter les proposd e M.Ryan, signalant qu'il était inapproprié pour un fonctionnaire de commenter les déclarations d'un homme public.Quant à M.Christian Latortue, nommé sous-ministre adjoint au ministère de l'Industrie et du Commerce, il n'a pu être rejoint n'ayant pas encore quitté ses fonctions a titre de délégué du Québec à Caracas au Venezuela.Enfin.M.Bruno Grégoire, nouveau sous-ministre adjoint aux Affaires culturelles, a omis de retourner l'appel de LA PRESSE.Il était auparavant directeur de la DGES au ministère de l'Education.CLAUDE-V.MARSOLAIS CHAMPIONS D'ÉCHECS DE LA COMMISSION SCOLAIRE SAULT ST-L0UIS Dans le cadre du championnat d'échecs des écoles organisé par la ligue d'échecs de Montréal avec la collaboration de LA PRESSE et de la Banque d'épargne, la commission scolaire Sault St-Louis tenait ses demi-finales.Les gagnants de ce tournoi se qualifient pour les finales qui auront lieu les 7 et 8 mars prochain à l'école Lucien-Pagé et qui regrouperont les meilleurs joueurs de chaque commission scolaire.LES CHAMPIONS: 3e\t\tLydia Malinowski Caroline Beaupré\tÉcole St-Télesphore École St-Télesphore 4e\t\tFrançois Poirier Stéphane Underhill\tÉcole St-Télesphore Éeole St-Télesphore 5e\t\tLouis Gravel Stéphane Beausoleil\tÉcole St-Télesphore École St-Télesphore 6e\t\tFrancesco Tassone Paul Sauvé\tÉcole St-Télesphore École St-Télesphore Sec.\t1\tEarl Caswell Pete Cadieux\tLasalle Catholic High School Lasalle Catholic High School Sec.\tII\tMike Mansour Luciano Martin\tLasalle Catholic High School Lasalle Catholic High School Sec.\tIII\tRobert Druda Kevin Moore\tLasalle Catholic High School Lasalle Catholic High School Sec.\tIV\tShane McLaughlin Brian Caswell\tLasalle Catholic High School Lasalle Catholic High School Sec.\tV\tSteve Zosco Denis Chapados\tLasalle Catholic High School Lasalle Catholic High School Quelque 3,000 élèves dans au-delà de 100 écoles auront pris part, cette année, à ce championnat.Si vous êtes intéressé à inclure les échecs aux activités de votre école, la ligue d'échecs de Montréal, organisme sans but lucratif dont le but est de promouvoir les échecs, peut vous y aider.APPELEZ LA LIGUE D'ÉCHECS DE MONTRÉAL \u2014 845-8352 EN COLLABORATION AVEC la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 FÉVRIER 1981 A 15 COLLOQUE DE LA COMMISSION DE POLICE Les corps de police municipaux ne doivent pas hésiter à recourir à la SQ QUEBEC \u2014 «La Sûreté du Québec n'a jamais hésité à faire appel à la GRC dans l'éla-bo ation de programmes de lutte contre la criminalité.Les corps municipaux de la province ne devraient donn pas hésiter un ANDRÉ PÉPIN instant à recourir à nos services spécialisés dans le but de les aider dans des situations particulières.Il ne faut pas qu'une question d'orgueil nuise à l'ad- ministration de la justice.» Le directeur de la SQ, M.Jacques Beaudoin, a tenu ces propos hier au colloque de la Commission de police dans le but de faire comprendre aux dirigeants des corps policiers et aux élus municipaux réunis que le corps policier qu'il dirige peut souvent et rapidement résoudre des crimes avec l'aide technique qu'elle dispose, si les corps de police en font la demande.M.Beaudoin a surtout fait allusion aux enquêtes criminelles: «Il arrive souvent que l'inexpérience de certains enquêteurs empêche la solution d'un délit majeur».Le directeur de la SQ a précisé que les policiers qu'il dirige ont accès à une banque importante de renseignements sur l'ensemble du territoire québécois, et peuvent ainsi recourir à des escouades très spécialisées dans les délits criminels comme le trafic de la drogue, les meurtres, les crimes économiques, etc.Ces activités criminelles sont autant de secteurs où la SQ peut intervenir directement dans les municipalités, même si ces municipalités sont dotées de corps de police, a conclu M.Beaudoin.avant COMBATTEZ LE COÛT DE LESSENCE COTE ROUTIÈRE 5,5 L (100 km) MAG COTE.COMBINEE 7,5 L/(100 km) MAG 1 *r à mm m | \\m ma mm t à mm \\ A WÊ k i I\u2014à \\ \\ \\ 1 n m 111 m r~^\\ m m f I m F \u2022 1 m M È f\" \\ I i ^mmm ¦ _ _ _ ill i|||l| 1 I I I ¦ ¦ m m 1 m II mm ¦ II Il 11 11 I I | MM n I 1 1 II I II III II 1 Ï^J I 11 I I III ^k^^ m mh^ÀJ I I m-mmM | 1 m m IM m m m - mm' 1 L J I I \" ¦ H^fl mm m mm m m n M mmm W m mmm I v mmmt m m ^^tf I I ¦¦ i Jmkmi %# ^ PI I ^ PI J II ^ W ^ PI ^ w ^ PI l L le magazine Motor Hem i par \u2022 r - # \u2022 : - \u2022 \u2022 \u2022.\u2022 I SEDAN 4 PORTES DODGE ARIES K PLYMOUTH RELIANT K Certains articles cités ou illustrés sont en option, moyennant des frais additionnels.1MT Oodge Camions Oodge I Camions Dodge CHRYSLER Choisissez parmi cette liste d'options très populaires: Des centaines de dollars moins chères que Citation, Omega, Skylark, et Granada ! Equipement standard: moteur transversal de 2,2 L, à arbre à cames en tète système électronique d avance à l'allumage, direction à pignon et crémaillère, freins ù disque à lavant et à tambour à l'arrière, boite-pont manuelle à quatre vitesses et surmultiplicateur.large moulure de pourtour en vinyle de couleur assortie essuie-glace escamotables banquettes custom\", ceintures de sécurité de luxe de couleur assortie moquette de couleur assortie, oneus radiaux Volant luxueux.Tableau de bord en simili-bois LES VOITURES K DE CHRYSLER UTILISENT DE L'ESSENCE ORDINAIRE AU PLOMB MOINS COÛTEUSE! Boîte de vitesses .Dégivreur de lunette arrière.Radio AM.Pneus radiaux ceinturés de fibre de verre à flanc blanc P175/75R13 Enjoliveurs de roues de luxe.Servodirection .436$ 127$ 109$ 57$ 54$ 214$ Coupe 2 portes Dodge Aries K Plymouth Reliant K Hatchback Chevrolet Citation Oidsmobile Omega-2 portes Buick Skylark 2 portes Ford Granada-2 portes MAG COTE COMBINEE 38 7.51/(100 km) 36 7,8 L (100 km) 36 7.8L(100km) 36 7.8 L (100 km) 35 8.1 L( 100 km) TYPE DE TRACTION Avant A vont Avant Avant Avant PRIX DE BASE* 6 877$ 7311 $ 7 391 $ 7 470 $ 7810$ * Prix de détail suggérés par les fabricants.tels que publies Taies locales et transpon en sus Le concessionnaire peut consentir un prix intérieur Cotes de consommation publiées dans le guide sur lo consommation de carburant de Transports Canada Cote de consommation en MAG obtenue en convertissant lo cote en L aux 100 km selon la formule de Transports Canada et en arrondissant les chiffres Chrysler Conaoa Ltèe se réserve le droit de changer sans préavis ni obligation ses cartes de prix fiches techniques ainsi que la liste des pièces d équipement standard et en option Chrysler surclasse Ford et GM en économie d'essence^en 81 ! A 16 Il n'y aura plus jamais de viccprésident comme Richard.Plus jamais.C'est ce que le président s'est juré à lui-même jeudi après-midi, quand Richard
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