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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-03-21, Collections de BAnQ.

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[" w LA SEMAINE DES CHEFS LÉVESQUE: LE MEILLEUR EST À VENIR RYAN: INCREVABLE ET INTARISSABLE LA SALLE: CHAMPION DE LA MODESTIE Aujourd'hui, LA PRESSE fait le point sur la première semaine de campagne électorale au Québec.Lysiane Gagnon parle de la volte-face de Ryan à propos de la loi 101, tandis que Marc Lauren-deau trouve que la campagne est plutôt agressive.Jacques Bouchard et Pierre Gravel nous décrivent le royaume des travailleurs d'élections.LA PRESSE observe enfin la situation dans l'Outaouais, les Laurentides, les Apalaches, l'Estrie et le BaS-du-FleUVe.pages A 9 à A 13 75 craocsaOS GODcroTiSDffDcsDtice cents 85 cents, territoires de l'édition nationale MONTREAL, SAMEDI 21 MARS 1981, 97e ANNEE, no 68, 234 PAGES, 1 1 CAHIERS j& Montreal Trust $300 MILLIONS OU CE SERA LA GUERRE » t » 1 \u2022 1 \u2022 ¦eu É 3B Les gestionnaires des hôpitaux du Québec, réunis en colloque hier sous l'égide de l'AHQ, n'ont pas seulement parlé de «rationalisation» des dépenses, mais encore de «rationnement» des services jugés essentiels si le prochain gouverne- ment québécois, quel qu'il soit, n'injecte pas $300 millions dans le secteur hospitalier.Le climat est malsain dans le milieu hospitalier et l'heure des comptes risque fort de se transformer en règlement de Comptes.page A 5 LES AMÉRICAINS RETOURNENT DANS L'ESPACE ¦ Après une absence de près de six ans, les Américains reprennent bientôt leurs vols habités dans l'espace.Cette nouvelle phase de la conquête spatiale est rendue possible grâce à un nouveau véhicule unique en son genre.Dans un premier article, Denis Dion explique en quoi consiste la navette spatiale, page\u2022\u202220 TELE-MEDIC LAZURE ENTREPREND L'OPÉRATION SAUVETAGE page A 3 Éntro UNE SEMAINE À HAHLEM I lût ATROM DES Ai JETTES \") SKALBANIA VEUT PIERRE DESJARDINS page F 1 > LA REELECTION DE BILL DAVIS EN ONTARIO PAR VINCENT PRINCE page A 6 LA PRESSE AU SALVADOR ¦ Dans une interview exclusive à notre envoyé spécial Pierre Saint-Germain, l'homme fort du Salvador, le col.Guillermo Garcia, déclare que l'aide américaine à son pays doit être augmentée et affirme que la junte respectera le verdict du peuple lors d'élections éventuelles promises par le gouvernement.page B 1 LE POINT SUR LA GUERRE CIVILE page A 7 < > Pierre Foglia revient de Harlem où il a passé une semaine.Il en a rapporté une série d'articles sur la misère noire incommensurable qu'il y a trouvée.Trente-trois pour j cent de chômeurs, 80 pour cent de gens 1 qui reçoivent d'une manière ou d'une I autre l'aide sociale.Misère noire, dit-il I dans le premier article, mais aussi misère 1 grise des maisons délabrées, misère ] rouge des crimes quotidiens, misère bleue des drogués, misère verdâtre de la médiocrité des sans-travail, des sans-école, des sans-rien-de-rien.page A 4 m mm ?# DAVELUY COMPOSITEUR ¦ N'ayant rien composé depuis dix ans et n'ayant par ailleurs jamais écrit pour orchestre, Raymond Daveluy, organiste et professeur, présentera vendredi soir à I1 église Notre-Dame le Concerto pour orgue et orchestre qu'il vient de créer.Claude Gingras Ta rencontré à cette occasion.page ç ) LE SCANDALE DU MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN page C 22 photo Armand frottier.LA PRESSE SOMMAIRE | Annonces classées: D 1 à D 27, F 11 à F 22 Arts et Lettres: C 1 à C 24 Bondes dessinées: \u2022 \u2022 i 8 Bricolage: D 8 Carrières et professions:^ \u2022 1 à \u2022 \u2022 1 7 Décès, naissances, etc.: F 25 Economie: A 14 à A 22 Etes-vous observateur?: D 20 FEUILLETON «Shogun»: D 23 Gastronomie: C 27 Jardinage: D 4 Le monde: B 1 Loisirs et récréation: \u2022 1 3 Quoi faire la semaine prochaine: C 20 Restaurants: C 25 à C 28 Sports: F 1 à F 9 Télévision: F 10 Timbres: 19 Vacances voyage: \u2022 1 à \u2022 1 4 Vivre aujourd'hui: E 1 a E 3 UN SIMPLE NUMÉRO DE CHIFFRES POUR GAGNER VOTRE MILLION 1 A 2 \u2022 iNFORMATIONS NATIONALES LE DÉBAT CONSTITUTIONNEL résistera à toute tentative bâillonnement OTTAWA'(PC)\u2014 Le Parti conservateur a promis hier do livrrr une guerre sans pitié *i la motion gouvernementale de-posée jeudi soir par le president du Conseil prive, M.Vvon Pinard, visant «1 mettre un ternie a\\ant pâques au débat constitutionnel.«Le débat constitutionnel aura l'air d'une partie de plaisir en comparaison avec la bataille parlementaire qui s'en vient», a \u2022prévenu hier le leader parlementaire du Parti conservateur, M.;Walter Baker, à sa sortie des Communes.Au cours de la période (les [questions, M.Baker, avait assi-jm.ilé, comme il l'aval! fait la veille, la motion de M.Pinard à une «tentative de bâillonner le \u2022Parlement», et a indiqué que «le \u2022combat ne taisait que commenter» \u2022 La motion libérale pn voit que la Chambre terminera le débat constitutionnel en quatre jours au cours desquels elle siégera suivant des heures considérablement prolongées.Les deputes ne disposeront que de 20 minutes pour parler alors qu'ils peuvent le faire normalement pendant 10 minutes.Pas de contre-proposition «Jamais le Parti progressiste -conservateur n'a consenti à cé der un huitième de'un seizième de pouce sur quelque question que ce SOit», a lancé M.Pinard en réponse aux avertissements de M.Baker Apres avoir rappelé que le gouvernement avait accédé à deux reprises aux demandes conservatrices de prolongation du mandat du comité constitutionnel et qu'il avait accepté la télédiffusion de ses débats, le président du Conseil privé a noté que «la flexibilité, nous leur avons accordée à LOOp.C.» Visiblement outre par les propos de M.Baker, le leader parlementaire ministériel.M.Pinard, a mentionne que jeudi matin, au cours d'une rencontre des leaders parlementaires, il avait implore \\1.Baker en lui deman- dant «s'il vous plaît, pouvez vous me faire une contre-proposition quelle qu'elle soit, je suis ouvert à négocier n'importe quoi».A cela, le porte parole conservateur lui aurait répliqué que «nous ne sommes pas en mesure de vous taire quelque suggestion que ce soit».La Guillotine?En fait, a souligné M.Pinard aux Communes, «je suis tenté de croire qu'ils des conservateurs) sont frustres parce que nous n'avons pas impose la clôture».Le president du Conseil privé a continué son intervention en fai sant appel «à l'esprit parlementaire de mes collègues de l'autre Côté et à leur bonne foi afin qu'ils analysent sérieusement cette motion et qu'ils en discutent et négocient».Car.pour M.Pinard, le gouvernement ne veut que «suggérer une manière de met tre un terme a ce débat qui dure depuis six mois maintenant tout en donnant l'occasion au plus grand nombre possible de députas de parler».Mais, pour M.Baker, la motion libérale ne constitue rien de moins «qu'un coup de couteau dans le dos du Parlement tout comme pour le députe conservateur de Saskatchewan-Ouest.M Ray Hnatyshyn, «elle ne cherche qu'à changer les règles du jeu dans un débat que le gouvernement sent qu'il perd» Aux yeux de M.Pinard, sa motion pourrait servir de base à des pourparlers qui pourraient mener à une entente acceptable pour tous les partis pour mettre fin à un débat auquel déjà 175 députes ont déjà participe et qui bloque depuis < mq semaines sur un amendement proposé par le conservateur Jake Kpp.De l'avis du leader parlementaire du Nouveau parti démocratique, M.Stanley Knowles, les propos de M.Baker impliquent nécessairement que le gouverne ment devra se servir de la guillotine pour faire adopter sa motion de procédure.«Tout cela commence à être bien laid», a-t-il ajouté.LE AMÉRICAIN Ce F-18 qui rappelle la Ford Edsel LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 MARS 1981 WASHINGTON \u2014 Le F-18, le nouveau chasseur de lar mée canadienne, continue de donner des cauchemars à ses fabricants, la société McDonnell Douglas, ainsi qu'à l'armée américaine.Le dernier rapport du vérificateur général des comptes des Etats-Unis, loin d'étouffer les doutes qui subsistent quant à la qualité de l'appareil, soulève encore de nombreuses questions mettant en cause les postulats mêmes qui présidèrent à la conception du F-18.Ainsi donc, on ne s'explique toujours pas la cause de deux LA PRESSE l'un des auteurs du rapport signé par le vérificateur général des comptes au Congre^ américain.Si la marine américaine affirme que l'entretien du F-18 est beaucoup plus simple que celui d'autres appareils du même genre, elle note toutefois que certains de ses sous-systèmes vitaux, en l'occurrence ses ré-servoirs d'essence, exigent tellement de temps qu'ils compromettent l'utilisation même du chasseur.C'est ainsi que les réparations de routine qu'exigent ces réser- >.4,:rv-«u ROM A NOW LE PROVOQUE EN DEBAT Chrétien pourrait témoigner devant le comité britannique i OTTAWA (d'après UPC, PC, UPI et CP) \u2014Le ministre de la Justice Jean Chretien témoignera peut-être devant le Comité des affaires étrangères des Communes britanniques au cours du voyage qu'il fera à Londres la semaine prochaine.M.Chrétien, qui doit arriver à Londres mardi pour prononcer un discours devant les membres du Club Canadien, aurait, selon les journaux londoniens, accepté de se présenter devant le comité pour défendre les vues constitutionnelles du gouvernement canadien.Toutefois, d'après l'adjoint du ministre, qui a confirme l'invitation faite à M.Chrétien, ce dernier n'aurait pas encore pris de décision.Southam News pretend cependant que la Haute commission canadienne a Londres aurait Centre Universel de Relations Humaines SOLANGE HARVEY 50 oueit, boul.Cremazie Suite 715 Montreal H2P 2T4 le choix dei gens sérieux SERVICE DE CONSULTATIONS \u2014umt d «art, m «Vf per r, dans une rai s se de 12 bouteilles de 10 on ces, il y a 2.i gallons de preuv e, de sorte que la taxe coule $.5 (M par caisse, ou S.'Î.On par bouteille.Puis, vient s'ajouter la taxe fédérale de v ente, fixée à 12 pour cent, du total de $1.79, ou 58 cents.Vjoutez trois cents par bouteille pour le I ransport jusqu'à l'entrepôt.et chaque bouteille coûte alors $5.10 quand elle tombe dans les mains de la SAQ.Cette dernière porte alors u» prix de la bouteille a $10.tfràco a une majoration de S.V 12 (100.37 pour cent).Enfin, l'addition de la taxe de vente de N pour ( ent porte le prix a S11 (iî).que h» SAQ arrondit a $11.70.soit six lois et demie le prix de revient.En analysant de plus près le prix, on constate que le distilla leur touche 15.30 pour cent, (pale gouvernement federal empo che 30.60 pour cent.que le gouvernement provincial s'accapa re de 53.85 pour cent, et que le transport du distillateur ne re présente que 0.25 pour cent.Si on effectuait le même exercice avec nue bouteille do lu onces de dr> gin qui est vendue $2.17 a la SAQ, on constaterait que cette dernière lui applique une majoration de 103.6 pour < ent, de sorte que le prix au Comptoir passe a $12.KO ou f>9 lois le prix de rc\\ lent.Et dans ce cas, le gouvernement fédéral touche $3.02 (ou 28.29 pour cent), comparativement a $6.98 (OU 54.53 pom- cent) pour le gouvernement provincial.11 est incidemment bon de cons tater à ce point que les gouvernements taxent des taxes.Ainsi, la taxe de vente de 12 pour cent du federal est calculée en se basant sur le prix de la bouteille après l'addition de la taxe d ac rise Quant a la taxe provinciale de v ente de H pour cent, elle s'ap pliquo à la toute tin.donc le gOU \\ ornement du Québec taxe les V.t.h COÛtS des deux taxes fédérales Un produit québécois Faisons maintenant le mémo exercice avec un produit québe ( ois.par exemple un v in que le producteur vend $l.:i.\"> la bouteille à la SAQ.\\u prix du producteur, il faut d'abord ajouter la taxe d'accise fédérale, fixée a $1.25 le gallon pour le vin.soit 21 cents la bouteille de 750 ml.Puis, de $1.56, le prlx passe a SI .75 a cause de la taxe fédérale d< vente de 12 pour (ont.Entre alors en jeu la majoration de la SAQ, soit si.u (ou 80.6 pour cent, ce qui est ires bas dans les circonstances), et le prix grimpe alors à $3.16, auquel s'ajoutent :t cents pour le trans port et 2(J cents pour la taxe pro vinciale de vente de «S pour cent.Dans ce cas, le prix de vente n'équivaut qu'à 2.(» fois le prix du producteur.Et ou va l'argent?Le producteur en louche 39.13 pour cent ($1 35), le gouvernement fédéral 11.59 pour cent ( 10 cents), le gouvernement provincial in.u pour cent ($1.67), tandis que le transport jusqu'à l'entrepôt représente 0.86 pour cent du prix de revient.Apres a \\ oir iu ces chiffres, dites-moi si, à votre avis, la Société des alcools du Québec a raison de pratiquer une politique d'occultisme quant à sa majora tion.A mon av is.cette politique est injustifiée Et ce serait telle ment plus simple pour tout le monde, consommateurs compris, si on substituait a la majo ration une taxe provinciale fixe pour chaque type de produits Evidemment, les visées monopolistiques de la SAQ en prendraient pour leur rhume, et c'est justement ce que l'administra tion actuelle de la SAQ tient à ev iter.D'AUTRES COMPAGNIES ASSURENT LA RELÈVE Lazure entreprend sauvetage de Télé-Médic A peine quelques heures après la faillite de Tele Medic, le ministre des Affaires sociales.Denis Lazure.a lancé une operation visant a sauver ce service d'urgence et a venir en aide a la (eutaine d'employés qui se retrouvent du jour au lendemain sans travail.Le ministre a même conclu hier des arrangements avec les bureaux d'aide sociale pour venir en aide aux employés, MICHEL GIRARD Le ministre Lazure a pris cette importante décision après avoir consulté jeudi soir certains membres du Conseil des minis très et ses hauts fonctionnaires.Des hier matin, deux procureurs du ministère des Affaires sociales sont entres en communication avec les syndics de Télé-Médic avec le mandat bien pre cis de tenter un ultime effort pour le sauv étage (le Tele-Medic.Dans un premier temps, ils doivent conclure rapidement un arrangement financier qui per met Ira d'assurer dans les plus brefs délais possible la reprise des services de Télé-Médic.Dans un deuxième temps, ils doivent voir s'il est possible pour lo gouvernement du Québec d'acquérir en partie ou en tout les actifs de l'entreprise afin de les intégrer a la Centrale publi-ique d'urgence médicale que le CRSSS de Montreal est en train de mettre sur pied avec la collaboration de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec Réaction Par suite de cette prise de position du ministre La/ure.le syndical des employes (CSD) cl lo conseil des médecins de Tele-Medic si* sont declares ev idem ment favorables a tout projet pouvant déboucher a très court terme sur la sauvegarde des emplois et du service d'urgence.Le syndicat, dans 1rs circons- tances, se dit même ouvert à une négociation sur les $400,000de salaires que les 125 employés syndiqués viennent de perdre à cause de la fermeture de l'entreprise.Selon les porte* parole du syndicat et du conseil des médecins.Holland Meunier et le docteur Marc Affilalo, la faillite de Téle Médlc a au moins un aspect positif, soit l'élimination definitive des deux actionnaires.Simon Bédard et U» docteur Pierre Las-sonde.Selon eux.les grands responsables de la fermeture de Tele Médlc sont justement les deux propriétaires de l'entreprise.«Ils ne peuvent surtout pas évoqué comme prétexte la convention collective des employes puisqu'ils ne l'ont jamais respec tée depuis sa signature.Une chose nous apparaît très claire dans cette mise en faillite volontaire: c'est le fait que les S loo.ooo que les employés ont prêtés aux deux actionnaires n'ont pas été utilises au renflouement de l'entreprise.Bédard et Lassonde vont devoir nous rendre des comptes lors de» l'assemblée des créanciers.-, a explique* le responsable du dossier Tele Medic a la CSD.Holland Meunier.Les représentants des emploies et des médecins espèrent que le ministre La/ure acceptera de les rencontrer lundi pro chain afin de discuter du plan gouvernemental de reprise de possession et de transition que le ministère des Affaires sociales veut mettre de lav ant.Ils ont déjà pour leur part un projet bien étoile a lui propos or pour assurer la surv ie de ce sorv i< e d'urgence et le retour au travail des linplov e mis a pied.Quant a la position du candidat liberal de Bourassa et président de la Corporation professionnel le des médecins du Québec, le docteur Augustin Roy, qui a accusé hier le ministre La/ure et le gouvernement Lévesque d'à voir volontairement provoque la faillite de Téle Medic, les repré sentants des employés et des médecins de Télé-Médic ne veulent absolument pas souscrire a cette hypothèse.«Nous n'avons jamais eu l'intention de négocier des promes ses électorales avec quelque parti politique que ce soit.Nous, on ne veut négocier qu'avec lés personnes actuellement en autorite.( 'est adiré, le présent gouvernement Lévesque et le minis! re La/ure».ont-ils ajouté.Le syndicat des employés a pris toutes los mesures nécessaires afin d'éviter que certains s> ndiqués en colère posent des gestes répréhensibles contre Bédard et Lassonde Réaction des concurrents Les propriétaires des entreprises concurrentes.SOS Médecins, Urgence Ml).Laval Medic-.MI) Rive-Sud et Urgence Medic, voient d'un très mauvais oeil cette intervention gouvernementale que le minist re Lazure est en train de faire afin de sauver Télé-Médic.Quatre d'entre eux ont declare à LA PRESSE qu'une éventuelle integration de* Télé-Médic a l'intérieur du reseau des Affaires sociales signifierait la mise en faillite de leur propre entreprise.Ces concurrents de Télé-Médic ne voient pas pourquoi le gouvernement se» lancerait dans une telle» aventure coûteuse pour la population La faillite de Télé Medic n'est élue a leurs veux qu'à la mauvaise gestion des deux actionnaires qui ont voulu grossir trop vite et écraser tous les concurrents.Sans faire une mine d'or avec leur entreprise».ces propriétaires ont affirmé (pu* leur service était rentable a l'heure actuelle» Soulignons enfin que si le ministre La/ure a refuse' d acheter en décembre dernier Tele Medic c'est parce que», a t il dit.il av ait re»cu de sources sures de nom breuses informations qui je» taient le doute sur la bonne administration de cotte entreprise.Ainsi, au lieu d'acheter cetie entreprise pour $575,000 (montant de l'offre de vente pre sentée par Lassonde et Bédard).il a première mandater le CRSSS de Montréal pour monter un tout nouveau se»rvice publie d'urgen- ce a domicile D'ici à la réouverture de rélé-Médic, la population peut compter sur les cinq autres compai gnics qui offrent un serv ice d ur gence a domicile dans la région métropolitaine: il s'agit de SÔS médecins (645-9284), Urgence médic (7is tsxk).Urgence MD cj70-87X0).Laval Medic (663 ! 13,1 e»t MI) Rive-Sud 70-mm) I) I »\u2022¦ plus, en cas d'urgence il es' ;»-sible de faire appel a la police (ie la CUM (934-2121) Enfin les opérations d» I éh Medic, a Quebec .so poursuivent normalement et ne seront aucu nement affectées par la faillite du même serv ice à Montreal Un porte parole.M.l-jn-Eudes Ouellçt, a explique qu< Télé-Médic Québec était opéré par une entreprise locale, la firme Cogéra, qui détient une franchise de la maison mèri mont realaise.11 a precise- quo ce sen ici Quebec ne rencontrait pas les mêmes problèmes que celui de Montréal.Ii a soutenu qu'un toi se '.\u2022 « ne» se prêta i ! pas a la s vtu ical sation parce qu'il est impossil \u2022 d'assurer un pian de trava aui employés S^NT-MMO Manoir pour retraités 1V2-2V2 VENEZ COMPARER Nos prix incluent \u2014 Trois (3) repos por |Our servis o la salle o manger, plusieurs choi* o chaque repas et v»n inclus au souper.\u2014 Entrelien ménager tous les |Ours \u2014 Réceptionniste, soins infirmiers Service de sécurité et d intercom 24 heures par jour et beaucoup plus.Pour de p/ui ample* informatiant: 390, rue Bord de l'Eau Longueu.l (CKicbec) J4H 3Z4 Tél.: (514) 651-0290 Ouvert 7 jour% par iemaine RENCONTREZ L'AME SOEUR De pus en plus de gens font cppei c no?re cygemsanon pocr Irouvcf io peisor idéale ou» enrichira leur »w» laissez notre progroruM or renconj 11 persof e /ous venir en aide.Que votre but sort I amitié cw nerre le manage MM oou> : répondre o vos besoins APPELEZ POUR VOTRE BROCHURE GRATU'IE OU 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d'informations Venez ou téléphonez Tnu» swi#«t .1 changement sans préavis Institution inscrite a >a Régie «te rAssurance-dépôts du Québec MONTREAL Complexe Desjardms (514) 281 8840 1 800 361 6840 poste 8840 LAVAL Place Val des Arbres (514) 668 5223 1 800 361 3803 Fiducie du Québec QUEBEC «4'8l6S388t1 SHERBROOKE ,819) î>66 !>66?CMICOUTlMI .4181 549 !>746 V desjardins y.Voici enfin un nouveau complexe résidentiel hors pair, composé dè deux immeubles ultra-modernes en copropriété.Aucune autre réalisation dans ce mode d'habitation ne peut actuellement vous offrir plus en matière de luxe, de confort et d'espace.On peut y acheter, au choix, un appartement de deux, trois ou quatre chambres à coucher, bénéficier du caractère exceptionnellement prive d'un domicile sur une île et |Ouir d'une vue splendide.Domaine de l'île Paton 4520, promenade Paton Chomedey, Laval Tél.: 688-8440 Occupation novembre 1 981 À partir de $99,000 > A 4 i » UNE SEMAINE À HARLEM Rien à signaler LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 MARS 1981 au coin de la 124e Rue et de la 7e Avenue Je suis arrive dans Harlem un lundi après-midi vers deux heures.Jetais accompagné à ce moment-là par Bob Haggins, un Noir dans la cinquantaine qui a dirigé pendant une douzaine d'années un programme municipal d'aide socia le dans Harlem.Bob Haggins est venu me cueillir doû ntovv n Manhattan, de la nous a\\«M>s pris le metro jus qu'à la I25< Ru< .de là nous avons marché i sa voiture stationnée au coin de la 124e Hue et de la 7e Avenue.(l) En plein coeur du ghetto de Harlem.C'est a eet endroit-là que mon reportage a commencé.Haggins avait deja mis son auto en marche quand je lui ai dit: «Attends donc une minute, laisse-moi voir ce qui se passe ici.» La minute a dure une heure.J%ai trouvé là le fil conducteur, l'itinéraire de ce reportage, la trame sur laquelle s'inscriront tous les mots, tous les personnages, toutes les anecdotes de cette série d'articles.Cette trame c'est la misère.Il n'y a rien de moins exotique que la misère, la preuve, j'avais le nez dedans et je ne lai pas reconnue tout de suite.Nous sommes donc lundi après-midi, à l'angle de la 12 le Rue et de la 7e Avenue.Du côté ou notre auto est stationnée c'est une tabagie qui fait le coin, La porte d'à côte est celle d'un nettoyeur ou entrent et sortent, dans un va et vient continuel des hommes de tous à ties, quelques femmes, des adolescents.c'était comme ces dessins ou il faut chercher l'erreur, je l'ai trouvée subitement: chez ce nettoyeur-la personne n'apporte de linge, et tout le monde en sort les mains vides.Bizarre! Voisin du nettoyeur une autre miserable boutique, à raison SO-Juû^le indistincte.«J.J.Variety*.^Deux hauts-parleur.^ installés dans la fenêtre vomissent à plein volume sur le trottoir une épouvantable musique disco.Deux noirs, en chemise malgré le froid, dansent à contre-mesure.Ils dansent sur place en ne bougeant que le haut du corps.La ou ils sont.les profondeurs du rêve tout est parfaitement calme, ils se balancent au ralenti indifférents à la houle qui agite la surface.En face, de l'autre côte de la rue.trois gros blocs d'appartements, six étages chacun, trois masses également sinistres et grises, les facades vérolées.Il n'y a plus un seul carreau aux fenêtres qui ont .l'air d'autant d'yeux crevés On peut voir des pans de plafond qui pendent, arraches, découvrant les solives et le plancher de l'étage du dessus, béant.Evidemment personne n'habite là.sauf nuit ou les fuvards et les clo-chards vont s'y abriter du vent.et parfois ils v allument des feux qu'ils ne sont plus capables d'éteindre Je vous parle bien de trois blocs de six étages, je vous parle de près de 100 logis abandonnes .dans une ville surpeuplée.De ces maisons il y en a .partout, c'est après le chômage jT et le crime, le plus gros problème de Harlem.(2) Devant les trois bloc^ d'appartements une clôture» de broche p ceint une cour pierreuse au centre de laquelle un vieillard est assiv Les mains dans les poches.| la tuque basso sur les oreilles, ses moustaches blanches raient d'une cicatrice crayeuse son visagç de marbre noir.C'est la | statue de la desolation posée sur Mine caisse Coca-Cola renversée.à M *» I m ¦ s- ¦ \u2022 m m v i Photothèque LA PRESSE À Harlem on dit de ces maisons qu'elles et bombed out ».Le mot évoque justement la guerre.mais ce n'est pas la guerre.De biais, sur l'autre coin, le «Bar drill Restaurant», fermé pour cause de délabrement.Là aussi deux Noirs dansent.Une quinzaine d'autres sont agglutinés autour d'une cabine téléphonique.Ils ont ent re 15 et 20 ans.Ils attendent, je ne sais quoi, je ne sais qui.Et je n'ai pas encore parlé de la rue elle-même.Des trottoirs pleins de verre brise, de papier-de cartons, d'ordures qui s'échappent de sacs à vidanges éventres.boites de conserve rouillées, épluchures, os de poulet.une espèce de boue noirâtre qui est peut-être la lie de la misère.Mais retraversons la rue pour voir de plus près un flic à pied qui vient d'apparaître! Jeune, costaud, blond, c'est ; le seul Blanc (avec moi) dans le decor.Il passe devant J.J.Variety sans un regard pour les danseurs.A en juger sa paisible demarche, tout est parfaitement normal, ce lundi après-midi au coin de la 121e rue et de la 7e avenue à Harlem.J'envie sa sérénité, sa tranquille acceptation d'un quotidien qui me parait, à moi.très insolite.A commencer par sa présence, a lui.si blanc en des lieux si noirs J'ai demandé a Bob Haggins de m'expliquer.\u2014 Il y a autant de flics blancs que de flics noirs a Harlem, m'a expliqué Haggins.On appelle ça le régime «sait and pepper».Les Blancs sont la pour protéger les magasins des Blancs, assez nombreux sur les rues commer ciales comme la 125e.Ils représentent l'autorité blanche.Ils sont la pour rappeler au ghetto qu'il n'est pas une communauté indépendante, qu'il est régi par l'ordre des Blancs.Individuellement cependant, les flics blanc s sont plutôt conciliants.Quand la situation devient delicate, c'est toujours le flic noir qui intervient.\u2014 Celui qu'on vient de voir ne protège pas de commerce de blanc\", il n'y en a pas dans ce COin-ci.Il protege qui en ( \u2022 moment?\u2014 Il se protege lui-même, et crois-moi c'est deja une grosse job.Il ne faudrait pas qu'il s'avise d'être trop curieux.Pourtant je suis sûr qu'il sait parfaitement ce qui se passe ici.à la minute ou on se parle.\u2014 Il se passe quelque chose de special?Bob Haggins a soupire comme quelqu'un qui en a si long à raconter qu'il hésite a commencer.\u2014 Tout est special dans Harlem.Ne serait-ce que le fait qu'il y ait tant de monde dans la rue à deux heures de l'après-midi.Ce que tu vois ce sont des statistiques vivantes.33% de chômeurs, 80% de la population qui reçoit d'une manière ou d'une autre une forme d'assistance sociale (wellfare), plus de 10% des étudiants qui ne complètent pas leur high school, ça se traduit par ce que tu \\ ois maintenant: du monde plein la rue Ce n'est pas parce que les Noirs aiment mieux la rue que les Blancs, ce n'est pas parce qu'ils ne veulent pas travailler, (\"est parce que la misère.\u2014 Ils font quoi dans la rue'.' \u2014 Ils attendent.\u2014 Ils attendent qui'.' \u2014 Ça depend.Le vieux assis sur la boite de Coca-cola attend que ça se passe Ceux qui dan sent sont assez goles pour n'attendre rien, ni personne.Ceux qui entrent chez le nettoyeur, qui n'est pas un vrai nettoyeur évidemment, attendent le miracle qui les fera gagner aux «numbers».C'est une loterie illégale, particulière a Harlem, tout le monde y joue, ça fait partie de notre culture, de notre quotidien.Quant aux jeunes là bas.près de la cabine téléphonique, ils attendent le candyman.\u2014 Le candv man?\u2014 Le gars qui livre la dope, le pusher.Quand il sera passe et distribue ses bonbons, ils vont disparaître dans leur trou jus qu'à demain.Restait à expliquer le pourquoi des blocs appartements abandonnes.Mais ça, c'était plus long.Toutes les misères du monde ne s'apprennent pas en un après-midi.Misère noire bien sûr.Misère grise de la lèpre des maisons délabrées.Misère rouge de la multitude des crimes quotidiens.Misère bleue de l'héroïne shootée dans les veines qui saillent sur les bras aux manches retroussées.Misère verdàtre de la médiocrité des sans travail, des sans-école, des s;ms rien do rien.Rien, même pas l'ombre de la queue du plus petit espoir de s'en sortir un jour.( 1 ) \u2014 Les deux grandes avenues de Harlem, la 7e et la Se ont ete rebaptisées dti nom de politiciens Noirs.La 7e: Adam Clayton Powell Jr.La Se: Frederick Douglass (2) \u2014 Sur 250,000 unites de loge- ment que compte Harlem environ 100,000 sont inhabitables (chiffres tires dune étude» de «Louis Harris and Associates») LUNDI: Harlem la nuit.dans une voiture de police 1 V ?Photothèque LA PRESSE Les arrière-cours valent les facades.des enfants y survivent quand même.UNE SEMAINE À HARLEM HARLEM: situation, population, hôtels.Situe sur Pile de Manhattan.Harlem commence a Pextrémité nord de (entrai Park (110e rue) et s'étend en longueur vers le nord, presque jus qu'au bout de Pile (160e rue).Les collines Morningside sur lesquelles se dressent Punjversi té Colombia marquent la limite ouest, a l'est l'Harlem noir s'arrête it Pa rk avenue.Plus bas.jusqu'à la ri\\ 1ère ( Harlem river) c'est le quartier des portoricains, le Spanish Harlem.Si vous n'avez pas de carte de Manhattan sous la main, pour VOUS donner une idee plus précise de la grandeur du ghetto, disons qu'il occuperait à Montreal un rectangle limité à l'ouest par la rue Christophe Colomb, a Pesl par Pie-IX, au nord par Saint Joseph, au sud par Sherbrooke.Il y a environ 100.000 habitants a Harlem.Il v en avail 772,000 en 1950.564,000 en 1970.La détérioration des habitations expliquent cette baisse de population.On en reparlera au cours de ce reporta ge.Il n'y a pas une seule usine dans Harlem.Par contre, on > compte 168 «liquor stores» 260 églises, 150 salmis funéraires.on en reparlera aussi Pour les hotels.j| \\ en avait deux d'à peu près corrects dans tout Harlem Celui OÙ Fidel Castro est descendu lors de sa visite a New York.Il a ete terme.Reste le ««I)ri\\e In Hotel- au coin de la 153e et de Maeombs Place où j'ai habite durant mon séjour «A peu près correct», ça veut dire qu'il ne laut pas trop se formaliser des coquerelles qui gambadent joyeusement sous le lit et dans le lavabo Les aut res hotels de Ha rlem sont carrément des hotels de passe, des taudis crasseux et pas lies suis.Parlant par exemple du «Kelly's Hôtel» sur la 127e, un flic noir m'a dit: -«.le n'entre rais pas la.même a v ec une mitraillette.»» Un peu d'histoire Harlem a déjà ete une ville blanche.Vers 1SS0 par exemple Harlem est le quartier le plus chic de N'eu York, les loyers \\ sont de sno par mois alors qu'ailleurs la moyenne est de $20.A ce moment-là, sur les pancartes «Appartment to rent- on ajoutait «YVhilo only \u2022>.Harlem tient son nom dune colonie d'émigrés hollandais qui otit ete les premiers occupants.A cette époque, les Noirs de New York étaient regroupés dans le quartier qu'on appelle aujourd'hui Greenwich Village et East Village, a l'autre bout de l'île.C'est au début du siècle que les Noirs ont commencé a arrive! dans Harlem.1904: crise économique, les maisons deviennent invendables.Elles sont louées a des Noirs.Les Blancs déménagent dans le Bronx et a Brooklyn.1930: 200.000 Noirs a Harlem.Dans les Etats du sud la bonne nouvelle se répand: a New York les Noirs habitent des mai sons confortables, comme les Blancs.et c'est la ruée vers Ha rlem.Cinquante ans plus tard Harlem est (lev enue la poubelle de N'eu York Mais dans les Etats du Sud on a beau savoir que Harlem n'est plus le paradis, les Noirs d Alabama, de Virginie, des Iles continuent de dire: «Ce que je suis capable de faire, si je ne le fais pas a New York, je ne le ferai nulle part ailleurs au monde.» $1,5 MILLION DE COCAÏNE SAISIE Deux réseaux de trafiquants mis hors d'état de nuire En collaboration étroite avec la police péruvienne, la ; Gendarmerie royale du Canada vient de mettre fin aux activités PENIS MASSE_ .clandestines de deux reseaux de Iraficants de stupéfiants montréalais qui s'alimentaient au Pérou et écoulaient la drogue précieuse «dans la rue»», a Montréal.- Dans les deux cas qui reh naient l'attention de la Gendarmerie depuis quatre mois, les agents ont raflé trois kilos et demi de cocaine pure, valant quelque $1,5 million sur le mar thé.Au total, sept Canadiens ont été appréhendes, dont une femme de 60 ans.et d'autres arrestations sont imminentes dans la région de Montréal, assure le sergent Gilles Veilleux, de la GRC.Les deux réseaux démantelés agissaient cependant séparé ment et n'avaient aucune rela tion entre eux.Dans le premier cas.les limiers ont écroué sur les lieux de leurs opérations, au Pérou, Hen ri Pomerleau.:u ans.de la rut-Bordeaux, à Montréal et Mme Jeannette Bisson, «0 ans, de la rue de Lanaudière.Cette dernière, selon la police, servait de courrier pour livrer la cocaïne au Canada: son âge la mettait généralement au-dessus de tout soupçon aux différents postes de douane ou elle se présentait.Ces deux personnes, connues déjà de la police canadienne pour leur participation dans des affaires similaires, seront jugées et incarcérées au Pérou, estime le porte-parole de la Gendarmerie.Dans ce premier cas, la poliee a mis la main sur un kilo et demi de COC.aïne.D'autres trafiquants appartenant au même reseau doivent être arrêtes au cours des prochains jours Dans le second rta, la Gendarmerie a appréhendé à Lima.la capitale du Pérou, deux jeunes qui servaient de courrier.Daniel Clerk.22 ans.de Sainte-Therese-de-Blainville et André Ricard.2H ans, de la rue Saint-Denis, a Montreal, chez qui la police a trouve un kilo de cocaine pure.Le fournisseur péruvien a aussi ete écroué.Les responsables du reseau au Canada ont été démasqués et arrêtes également.Il s'agit d'un professeur d'éducation physique de la rue Clark, à Montréal, Yvan Vranjes.:J9 ans; une institutrice de Pointeaux-Tremble-.Nicole Langlois.:',7 ans et Martine Gendron.20 ans.une secretaire domiciliée a Sainte-Therese de-Blainville.Nicole Langlois a été trouvée en possession d'un demi-kilo de cocaïne pure; elle devra repondre dune accusation de posses sion de stupéfiants pour en faire le trafic.L'enquête a été dirigée par l'inspecteur Gilles Favreau, de la section des stupéfiants de la GRC, et par le sergent Gilles Veilleux, de la section plus spe cialisee du trafic de la cocaïne L'AFFAIRE McCONNELL Coupables ou non, les accusés sont solidaires selon la Couronne D'après CE et l PC \u2014 Les quatre personnes accusées d'avoir extorque de l'argent au millionnaire montréalais John Royden McConnell sont ou bien Coupables toutes les quatre ou bien toute l'affaire est un coup monté incroyable, a declare hier le procureur Rene Domingue en concluant la presentation de la Couronne.M.Domingue a ajou te.en s ad ressaut au jury.que même si la victime était un enfant gate, eela n'empec-hait pas son témoignage d'etre v a lib le puisqu'il avait été corroboré par d'autres témoins.Il a recommandé aux jurés de ne pas se laisser aveugler par les argu mentS que la Defense presenlei .i lundi et de considérer l'affaire \u2014^ dans son ensemble et non les elements sépare Pour sa part, un des avocats de la défense Daniel Saint Louis, a accuse le procureur d'avoir délibérément attendu un mois avant d'acquitter un cinquième accuse.VincenZO SoCCio, même si ce dernier, age de 7.'J ans.était un homme malade.Me St Louis a déclare en out re que Me Con nell souffrait d'amnésie a certains moments importants (le son témoignage Selon l'avocat.McConnell montre jusqu'à quel point il était un être Irresponsable quand il ne S'est pas présenté en cour au début du procès en semtembre dernier, maigre le fait qu'il était le principal témoin.I I t LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 21 MARS 1981 Les hôpitaux réclament $300 millions, sous peine de mettre la hache dans les services Taxant le budget Parizeau «d'irréaliste», les 218 hôpitaux publics du Quebec réclament d'un prochain gouvernement \u2014 «quel qu'il soit» \u2014 d'injecter $300 millions dans le sec- NICOLE BEAUCHAMP teur hospitalier tout en appliquant le train de mesures qu'ils proposent, sous peine de rationner de façon draconienne les services à la population et de mettre a pied du personnel.A quelques jours de la fin de l'exercice financier de 1980-81 et avant d'amorcer l'année 81-82 avec un manque à gagner frisant $150 millions, les gestionnaires d'hôpitaux ont afflué en grand nombre, hier, au colloque ^ur les finances hospitalières SOUS l'égide de l'Association des hôpitaux du Québec ( AHQ).Cet- te fois, le ton inquiet de semblables reunions précédentes s'est fait tranchant.On n'y a pas seulement jargonné en termes de «rationalisation» mais aussi en termes de «rationnement» des services.«Nous en sommes vraiment a la croisée des chemins, a déclaré M Jacques Nadeau.directeur de l'AHQ.Par l'imposition de nouvelles coupures budgétaires (i.e.$150 millions à résorber), le gouvernement opte pour le chemin de la décroissance des services.Nous ne pouvons pas partager cette décision qui devra nécessairement se traduire par des diminutions et des coupures correspondantes dans les services hospitaliers actuellement donnés à la population et jusqu'ici jugés essentiels » L'AHQ a d'abord tenu à dé montrer que les gestionnaires avaient, quant à eux, fait correc tentent leurs devoirs de classe sous la ferule du grand argentier de la province.Depuis cinq ans.ils ont tente de tirer le maximum dans l'utilisation du personnel en place (réduction du temps supplémentaire, recours à l'embauche à temps partiel, abolition de postes, etc.) et dans la gestion des ressources matérielles, rea lisant ainsi des economies de $12.\"i millions.«Dans le discours sur le budget, le gouvernement essaie de nous faire croire qu'il ne s'agit que de contraindre les hôpitaux à réaliser de nouvelles écono mies sans diminuer ni la qualité ni la quantité des services et sens faire de mises à pied», a repris M.Marc Leclerc, president de l'AHQ.«Il nous apparait tout a fait irréaliste de soutenir que les hôpitaux puissent réaliser des economies simplement en améliorant leur productivité» .a-t-il ajoute.Do i e Côté, on a presque épuisé les formules de rendement.Se disant «prête à gérer l'atis-térite».l'AHQ propose en contrepartie un ensemble de solutions qui «n'en resteront pas à la formulation» et qui se traduiront par «des demarches concretes auprès des autorités gouvernementales».Les mesures immédiatement envisagées totalisent presque $300 millions D'abord, pour repartir a neuf, on demande au gouvernement d'effacer Us dettes du passe en épongeant les deficits accumulés de $158 millions au 31 mars 1981.Ainsi remis a flot, les hôpitaux demandent aussi au gouvernement d'éliminer les ecueils financiers à l'horizon de 1981-82 afin de ne pas subir d'avaries Ils prescrivent les remèdes suivants: Le mémoire soutient principalement que les exemptions rela tives aux relations fédérales provinciales, à la defense, aux affaires extérieures, au main tien de l'ordre public, aux enque tes fédérales, aux rensgiene ments personnels, aux intérêts économiques du Canada et au\\ renseignements obtenu, d'au très gouvernements sont beau COUP trop étendues.\u2022 rajustement des budgets par hôpital atin de combler l'écart de $35 millions entre les coûts défraj es par les hôpitaux et les évaluat ions du gouverne ment relativement aux retombées financières des nouvelles conventions collectif es.\u2022 consentement de (redits additionnels à certains hôpitaux déficitaires «performants», assorti de l'autorisation de diminuer le volume de leurs activités, afin de liquider les A 5 \u2022 deficits courants de $ 15 mil lions.7*.* I ne lois la situation financière assainie.I' \\HQ suggère le re cours à des «plans de rational! sation et de rationnement Ce si services selon une» méthode rigoureuse n» base» up ut tau» q»c*v>q* Or> 2 LOCAUX 460 ouest, rue Ste-Catherme.suite 900
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