La presse, 7 avril 1981, Cahier A
[" OPTIMISME CHEZ LES OILERS «Nous sommes les moins fatigués» Glen Sather page 2 «Bien meilleur que SOUVERAINETE- 1 ASSOCIATION \"LÉVESQUE: Gretzky, Lafleur» \u2014 Sévigny Denis Herron et Richard Sévigny ont remporté le trophée Vézina.Herron, Sévigny mais aussi Michel Larocque, échangé aux Maple Leafs, il y a quelques semaines.PAS D'AUTRE RÉFÉRENDUM -RYAN: UN BALLON POLITIQUE BOURGAULT, BELLEMARE, DESROCHERS LA CAMPAGNE FAIT FAUSSE ROUTE pages A 8 à A 10 25 cents MONTREAL, MARDI 7 AVRIL 1 981, 97e ANNEE, no 82, ?4 PAGES, 6 CAHIERS met de la personnalité dans votre panier.Square Décarie et Centre 2000.Lavafc Les combats menacent de s'étendre à tout le Liban page B 1 Le président du Liban, Elias Sarkis Haig y voit la main de l'URSS La Cour suprême établit que plusieurs régies et organismes gouvernementaux sont tenus au bilinguisme, mais pas les municipalités et les commissions scolaires.pages A 2, A 6 page B 1 Js^ LÉVESQUE, RYAN, LASALLE, SATISFAITS page A 9 ILE DÉBAT CONSTITUTIONNEL TRUDEAU IMPOSE LE BÂILLON \\^ page A 4 TÉLÉ-GABLE ¦ Seule LA PRESSE publie un télé-horaire quotidien des émissions du câble.Cet horaire comprend des émissions d'actualité, de sport et de loisirs.page B 6 fOV& VOiR Ifi (rte UNE SEMAINE DE VIE MONASTIQUE POUR YOUNG ET CRIPPEN page A 3 ÉCONOMIE L'Ontario a deux fois plus d'emplois à temps partiel que le Québec page C 1 Les Haïtiens se donnent une caisse d'économie page C Air Canada: $141 millions pour économiser l'énergie pageC FRANCIS FOX AUX GRÉVISTES: CANADA page A 11 Nouvelle p^au pour le printemps page D1.\u2014\"S \u2022'V.- SOMMAIRE Annonces classées: D 8 a D 12, E 2 à E 5 Arts et spectacles: B 4 à B 6 Décès, naissances, etc.: C 16 Économie: C 1 à C 1 1 Etes-vous observateur?E 2 FEUILLETON: D 1 1 Horoscope.- D 1 0 Le monde: B 1 Mèîéo: A 2 Mots croisés: D 9 Télé-câble: B ô Télévision: B 5 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1 à D ô TABLOÏD SPORTS Arts et spectacles \u2014 Horaires: 18, 1 9 \u2014 Télévision: 1 9 Bandes dessinées: 9 Contact: 1 à 8, 15, 16 Quoi faire aujourd'hui: 1 8 Un réseau complet et efficace de bureaux immobiliers ÉPARGNEZ DE L'IMPÔT pour votre entreprise au moyen dun RÉGIME DE PARTICIPATION DIFFÉRÉE AUX BÉNÉFICES Place Ville-Marie 861-1681 Centre Commercial Fairview 695-5230 Sherbrooke (819- 565-1933 v t I A 2 INFORMATIONS NATI LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 AVRIL 1981 MEME SI LA COUR SUPRÊME EN RÉDUIT LA PORTÉE Les municipalités et les commissions scolaires devront se conformer à loi 101 OTTAWA (PC) \u2014 La Cour suprême du Canada a défini hier le cadre d'application du bilinguisme au sein des institutions gouvernementales québécoises, réduisant par voie de consequence la portée de la loi 101.Selon le jugement du plus haut tribunal au pays, l'article 133 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, qui impose déjà au Quebec le bilinguisme à la légis-lature et devant les tribunaux, touche également les règlements des organismes parapublks soumis à l'approbation gouvernementale ou ministérielle, ainsi que les règles de procedure des tribunaux judiciaires et quasi-judiciaires Toutefois, précise la Cour si.prème.il n'y a pas lieu d'interpt ter la con»iitution canadienne de manière à étendre le bilinguisme aux règlements des organismes municipaux et scolaires.C'est à la demande du gouvernement québécois que la Cour suprême avait été invitée à clarifier son jugement précédent (13 décembre 1979) déclarant inconstitutionnels les articles de la loi 101 qui faisaient du français la langue de la législature et de la justice au Québec, de manière à déterminer jusqu'où dans l'échelle des institutions gouvernementales doit s'étendre le bilinguisme institutionnel.Ce dernier jugement de la Cour suprême a une incidence, par analogie, à l'application du bilinguisme au Manitobal où la constitution canadienne impose les mêmes exigences de bilinguisme à la législature et devant les tribunaux qu'au Québec Lors des audiences devant la Cour suprême, le procureur général du Québec avait soutenu qu'il faudrait interpréter la constitution de manière à n'appliquer l'article 133 qu'aux seuls règlements adoptés par le gouvernement ou par ses mebres.De son côté, le gouvernement fédéral estimait, malgré certaines réserves, que l'article 133 ne devrait pas s'appliquer aux règlements des municipalités ou des commissions scolaires, mais qu'il devait toucher des organismes crées par la loi et responsables à la législature.Interrogé par La Presse Canadienne, l'avocat du procureur général du Québec, Me Henri Brun, a déclaré hier qu'après une estimation sommaire du jugement de la Cour suprême, on pourrait compter environ 75 des quelque 120 autorités habilitées à passer des règlements au Québec (offices, régies ou commissions) qui seraient soumises au jugement de la Cour suprême.Dans son jugement, la cour a statué que les «autorités» dont les règlements sont soumis à l'approbation du gouvernement ou de l'un de ses membres doivent se plier aux exigences du bilinguisme, contrairement à celles qui sont sujettes au veto ou au désaveu de l'exécutif.Me Brun a précisé que selon ce critère, par exemple, les commissions de la fonction publique.de la santé et de la sécurité au travail, ou de la police seraient tenues au bilinguisme dans leurs règlements, tandis que.par exemple, les régies de l'électricité et du gaz, des courses et des loteries et des services publics, de même que les universités, ne le seraient pas.Je peux vous aider à obtenir votre brevet de barreur sur quillard cet été Telcphoncz-moi ou renvoyez-moi le coupon-réponse.Je vous enverrai la documentation complete sur mes programmes de cours d'initiation de croisière et club de voile, daas les plus brefe délais \\c)\\1 U>RFSSI .1 H 697-3267 L__ \u2014 \u2014 J r i i i Stefan tM&rshall \\ TELEPHONE École de voile Stefan Marshall 22 Coolbreeze Pointe-Claire.Quebec H9SSG4 CONTRATS DE DRAGAGE: La Cour suprême refuse d'entendre l'appel de McNamara et Cooper OTTAWA (PC) \u2014 MM.Harold McNamara et Sydney Cooper ont commence, hier, à purger des peines respectives de cinq et trois ans de pénitencier, à la suite de la décision de la Cour suprême du Canada de refuser d'entendre leurs appels contre les condamnations pour s'être entendus sur les prix des soumissions au gouvernement relatives à des contrats de tira-gage.M.McNamara était president de McNamara Corp.de Montréal, et M.Cooper president de Pitts Engineering and Construction, de Toronto.La ('our supreme, dun autre rote, a rejeté les appels de la couronne contre la decision de la Cour d'appel de l'Ontario d'or- donner de nouveaux procès dans les cas de MM.Jean Simard, ancien vice-president de Marine Industries, de Montreal: Frank llamata.president, et Albert Gill, vice-président de Sec pt re Dredging, de Rie hmond en Colombie-Britannique.M.Simard a été condamne à trois ans de prison et MM.llamata et (fill à deux ans moins une journée.Amendes Le plus haut tribunal du pays a par ailleurs maintenu les amendes de $2 millions contre McNa mura Corp., $1 million contre Pitts Engineering Construction, et $500.000 contre C.A.Pitts General contractor.La Cour suprême a d'autre part accepté d'entendre les appels de Canadian Dredge and Dock.Marine Industries, J.P Porter et Richelieu Dredging, pour savoir si ces compagnies sont responsables des ai les de leus cadres.La société Canadian Dredge and Dock a été condamnée a s I million d'amende, J.P.Porter SI million.Marine Indus! ries a $650,000 el Richelieu Dredging .i $500.000.Le proies, dans cette affaire, a duré 15 mois et a coûté environ :>7 millions.POUR L'ULTIME H O M M / création Henri Vézina H HENRI VLZINA 241 A BOUL.DES LAURENTIDES, LAVAL 669 1751 Le programme de supplément de revenu garanti du Québec cité en exemple OTTAWA (PC) \u2014 Le programme de supplement de revenu garanti mis en place par le gouvernement du Québec devrait servir de modèle à toutes les autres provinces canadiennes.C'est du moins ce qui ressort d'une étude sur les besoins des petits salaries au Canada, rendue publique hier par le Conseil national du bien-être social.Selon le conseil, le salaire minimum ne peut être considéré que comme un ««instrument limite dans la lutte contre la pauvreté et les provinces auraient tout intérêt à privilégier des pro-g] animes de supplément de revenu pour venir en aide aux petits salaries, comme l'ont déjà fait le Québec, la Saskatchewan et le Manitoba.De plus, souligne le document, ces programmes devraient être disponibles non seulement aux familles à faible revenu ayant des enfants comme c'est le cas au Manitoba et en Saskatchewan mais aussi aux couples sans enfant et aux personnes seules comme c'est le cas au Quebec.Au Québec, le programme de supplément de revenu est dispo nible pour les personnes destinées aux familles avec dépendants, c'est le Manitoba qui fournit l'aide la plus «généreuse» et la plus «complexe», estime le Conseil.Ces programmes de supplément de revenu ne peuvent enrayer complètement la pauvreté, admet l'organisme.Cepen- dant, «ils permettent a certaines familles de s'élever au-dessus du seuil de la pauvreté et rédui >ent de façon sensible l'é< art entre les revenus des petits sala ries et ce seuil».Pour financer de tels pro grammes, le Conseil recommande aux provinces d abolir l'e xemption fiscale consentie pour les enfants a charge pour réaffecter les recettes ainsi enregistrées aux supplements de revenu pour les petits salaries.«L'exemption fiscale pour enfant a charge a entraîne une perte de recettes pour le federal de s(i55 millions l'an dernier», rap pelle le document.Cette exemption, contraire ment aux allocations familiales et au crédit d'impôt pour enfant est tout à fait régressive, estime le Conseil.En fait, l'actuelle exemption ne fournil aucun avantage aux personnes dans le plus grand besoin et accorde, sous forme d'épargne d'impôts, les plus importants revenus supplémentaires aux personnes qui.justement, ont les revenus les plus élevés, de dénoncer le Con seil.Autre constatation du Conseil: à cause précisément de son pro gramme de supplément de revenu, le Quebec est la seule province où les familles monoparentales avec plus qu'un enfant et les familles à deux parents ont de meilleurs revenus à travailler, même au salaire minimum, plutôt qu'en vivant de l'aide sociale.LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 3 Maximum: 12 Ensoleillé et vent modéré au Québec La Quotidienne Tirage d'hier 5-8-8 DEMAIN Nuageux RÉGIONS Abitibi Outoouais Lauren rides Contons do l'Est Mauncie Ouéboc Loc-Saint-Joan Rimoutki Gotpétio Boio-Comoou Sopt-llot au Canada Colombie-Britannique Alberta Mai.AUJOURD'HUI 6 Pluie ou neige en soirée 12 KiisoUmIIi* vent modère 8 Ensoleille vent modéré 8 Ensoleillé vent modéré 6 Ensoleillé vent modéré 8 Ensoleillé vent modéré 6 Ensoleillé vent modéré 2 Ensoleillé 2 Dégagement en s(,ir«»- 0 Dégagement tôt le matin 0 Dégagement en rni-journée DEMAIN Ciel variable Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Ciel variable Ciel variable Nuageux Ciel variable Aujourd'hui Averses Ensoleille CflptoUi Victoria Edmonton Moi 10 7 Saskatchewan Manitoba Ontario Nou voeu-Brun s wick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Prmce-Edouard Terre-Neuve Aujourd'hui Clair Averses Pass, nuageux EiLsoleilIt* Clair Clair Clair Copitobt Kegina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlotte town Saint-Jean fi -2 0 -2 1 Mox.6 7 15 8 7 5 5 si vous partez aux Etats- Boaton 6 Buffalo \u20141 Chicago \u20146 Mox 19 7 6 Miami New York Nile-Orléans Mm Moi 20 29 8 7 1 23 Pittsburgh San Francisco Washington Mm 1 9 10 Moi 13 21 23 vers les capitales Amsterdam\t11\t15\tHong Kong\t\t2H\tOslo\t\u2014 1\t13 Athènes\t6\t15\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tParis\t6\t12 Berlin\t3\tM\tLia bonne\t9\t18\tKome\t\t20 Bruxelles\t3\t9\tJxmdres\t5\t12\tSéoul\t7\t10 Buenos Aires\t15\t26\tMadrid\t8\t21\tStockholm\t\\)\t10 Copenhague\t3\t13\tMoscou\t1\t\u2022i\tTokyo\t9\tw, Genève\t10\t17\tMexico\t8\t25\tVienne\t8\t13 vers les plag\t\tes\t\t\t\t\t\t Acapulco\t21\t31\tBermudes\t17\t21\tSan Juan\t24\t30 Barbade\t24\t30\tNassau\t18\t25\tTrinidad\t21\t:*o LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue So.nt-Jocques, Montreal H2Y 1K9 Seule la Preste Canadienne est autorisée o diffuser les informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informgt.ons particulières a LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti INFORMATION GENERAL! * TARIFS D'ABONNEMENTS ÉDITION NATIONALE LIVRAISON A DOMICILE Lundi au samedi $210 Lundi ou vtndrtdi $1.50 Samedi seulement 0 85 4 TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE : lundi ou samedi $ 175 Lundi ou vendredi $1.25 Somedi seulement * Tarifs différents peur les routes motorisées TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) 075 CANADA 13 26 52 Lundi ou tomedi $37.00 $74.00 $141.00 Lundi ou vendredi $24 00 $41.00 $96.00 Somedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS 13 26 52 $72.80 $14560 $291.20 $52.00 $104.00 $20100 $20.10 $4160 $63 20 REDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL ANNONCES CLASSEES Commandos Pour changer é»hm«e»v«i*Wi%fl1tU0 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Téle-Preste Voconcts, voyogtt Cameras et proftttiont, nom trottons COMPTABILITÉ Grandet annonces Annonctt clattats 285-7272 285-7070 285-7100 285-7383 285-7111 285-7205 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 285-6892 285-6901 Lundi ou somedi Lundi ou vendredi Somedi seulement Pour vous abonner, nos bureaux sont ouverts de 7h à llh (samedi: 7h à 1 5h) 285-6911 I LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 AVRIL 1981 INJONCTION INTERLOCUTOIRE ACCORDÉE À LA MUNICIPALITÉ L'attitude des policiers de Laval «frôle drôlement l'anarchie», dit le juge Anthime Bergeron la presse Le terminus A 3 Ahuntsic de la CTL et la qualité de la vie Par suite d'une ordonnance émise, hier, par le juge Anthime Bergeron, de la Cour supérieure, et qui demeurera en vigueur jusqu'au jugement sur la requête pour injonction permanente, les policiers de Laval doivent mettre fin immédiate- CONRAD BERNIER ment aux moyens de pression qu'ils ont exercés depuis le i) janvier 1981 pour amener Ville de Laval à modifier, entre autres choses, les régimes de pension et d'assurances collectives.Plus concrètement encore, les policiers de Laval devront, l'injonction interlocutoire ayant été accordée avec dépens contre eux, confectionner comme d'habitude les rapports se rattachant normalement a leurs fonctions, rédiger, signer et transmettre les rapports réguliers, respecter les directives légales du service abandonner tout moyen de pression et assurer le fonctionnement régulier du service de police de Laval.Le juge Bergeron affirme d'abord que les faits allégués par la requérante \u2014 Ville de Laval \u2014 «ne sonl pas vràiemenl contestes»* par les Intimés \u2014 les poli- ciers.Il souligne ensuite que Ville de Laval a l'obligation, en vertu de la loi de police, d'établir et de maintenir un service de police qui fonctionne normalement, pour finalement déclarer que la requérante est justifiée de recourir à «ce remède extraordinaire qu'est l'injonction» puis-que l'attitude des policiers.de- puis plusieurs mois, «frôle drôlement l'anarchie».De plus, cette situation d'anarchie est cause de préjudices pour les citoyens, el par voie de conséquence, pour ceux qui sont responsables de la sécurité des citoyens.Le juge Bergeron rappelle aussi aux intimes qu'ils ont li- brement choisi d'être des policiers, que l'autorité qu'ils détiennent est lourde de conséquences et queleur premier devoir, compte tenu qu'ils ont été aussi acceptés pour «leurs grandes qualités de courage, de dévouement et d'intégrité», est de s'en montrer dignes el d'etre les premiers a respecter les ordres de leurs supérieurs.Pour le juge Bergeron, les policiers de Laval ne peuvent pas espérer obtenir de la société le respect qu'ils méritent s'ils donnent eux-mêmes l'exemple de «la désobéissance et de la rébellion», s'ils ne respectent pas «le serment d'allégeance».Les astronautes en quarantaine CAP CANAVERAL, Floride (AFP) \u2014 Le compte à rebours en vue du lancement de la navette spatiale, le 10 avril, se poursuivait sans incident majeur hier, à Cap Canaveral, en Floride, 12 heures après son déclenchement.Commencé dimanche soir a 22h30, le compte a rebours de cinq jours doit se terminer vendredi par le lancement de la navette Columbia à 06h50 pour Min premier vol expérimental de 54 heures et demie dans l'espace.«Nous avons pour l'instant enregistré un retard de :\\0 minutes qui devrait être rattrapé la nuit prochaine», a indique M.Bill Shick, l'un des responsables de la NASA.La NASA a prévu 30 heures et 20 minutes de périodes de rattrapage durant lesquelles le compte a rebours de 73 heures sera arrêté pour permettre de procéder a des opérations diverses de vérification ou de réparation de matériel défectueux.Les astronautes Alors que des centaines de techniciens s'affairaient hier à Cap Canaveral sur l'ère de lancement de Columbia, les deux astronautes, John Young et Robert Crippen, qui piloteront ce premier véhicule spatial réutilisable, se trouvaient en quaran-taire médicale au Centre .spatial de Houston (Texas).John Young 50 ans, qui va effectuer son cinquième vol dans l'espace, et son coéquipier Robert Crippen 13 ans.dont ce sera le premier vol spatial, ont fait leurs adieux dimanche à leurs familles et ont commence une existence monastique.La NASA les a ins! a Iles dans des roulottes spécialement aménagées pour éviter les risques d'infection.Les deux astronau tes se rendront demain a Cap Canaveral.Lancée comme une fusée de Cap Canaveral, la navette spatiale, dont la construction a coûté près de 10 milliard- de dollars, viendra se poser comme un planeur sur la base militaire d'Kd-wards.a 130 km au nord est de Los Angeles, en Californie.Surnommée le «camion do l'es pace», la navette effectuera des missions de sept a 30 jours dans l'espace el pourr t emmener ou ramener jusqu'à 30 tonnes de matériel spatial.Kilo sera opérationnelle a partir de septembre 1982.i Net déclin des Blancs à New York (AFP) \u2014 Le dernier décompte du bureau de recensement américain laisse apparaître a première vue un net déclin de la population blanche de la ville de New York, avec (il p.cent des habitants en 1980 contre 77 p.cent en 1970.Mais alors qu'en 1970 les His-pano-Américains étaient compris dans la catégorie «blanc», en 1980, ils ont été répartis dans plusieurs groupe* raciaux: Blancs de Cuba et du Mexique.Métis et Noirs des Caraïbes.Ainsi, on note une augmentation nette de la catégorie «autres»», ou les experts pensent que figure la majeure partie de la population hispanique.Par recoupements, les experts les situent à 19,9 p.cent.Les 7,071,030 habitants de Neu York (7,895,563 en 1970) se repartissent ainsi: Blancs (il p, cent (77 en 1970).Noirs25 p.cent (21 ), autres 10,5 p.Cent (0.9).Asiatiques 3.3 p.cent (1).Aine rindiens 0,2 p.cent (0,1).i La décision du gouverne ment provincial de construire un nouveau terminus pour ta Commission des transports de Laval (CTL) à l'intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Lajeunesse.a évidemment réjoui les usagers de la CTL qui doivent ensuite utiliser le métro pour poursuivre leur route jusqu'à leur lieu de travail.Mais cette décision ne fait pas le bonheur de tout le monde et, comme me le disait récemment un lecteur qui se portait à la défense des résidents des paroisses Saint-Nicolas et Sainte-Madelei ne-Sophie-Barat, «elle ne lève pas l'insidieuse hypothèque qui pèse sur la qualité de la vie du quartier».Remarquez qu'au moins un des deux points soulevés par co lecteur sera effectivement corn gé.Les usagers de la CTL n'auront plus à affronter la circulation dense du boulevard Henri-Bourassa pour parvenir à la station de métro.En effet, un porte-parole de la Commission des transports de la Communauté urbaine de Montréal m'a confirmé qu'un corridor souterrain reliera le nouveau terminus directement a la station de metro.En revanche, sur le plan «qualité de la vie», il a foncièrement raison.Le nouveau terminus ne réduira en rien le flot de la circulation automobile.D'une part, on de nombre pas moins de 900 dépla-cements d'autobus dans le see teur.Selon la CTCUM (une seule personne a la CTL, mat on affirmé \u2014 aussi incroyable que cela puisse paraître \u2014 pouvait me fournir les chiffres ci elle était absente au moment de la recherche» les usagers de la CTL qui prennent quotidienne ment le metro à la station Henri Bourassa se chiffrent par 30.000.une veritable petite \\ ille quoi ! Outre ies autobus, il faut aussi noter les voitures privées qui, chaque jour, s'agglutinent clans le parking de rabattement de 750 places, réduisant du quart la superficie du parc Ahunisic Un tel niveau de circulation ne peut évidemment que se traduire par la pollution par le bruit et le monoxvde de carbone, au grand dam des résidents riverains du terminus.Je suis d'autant plus porté à donner raison à ce lecteur que je crains qu'à moyenne échéance, le terminus devienne sous-utili-sé.Ça mérite des explications: le jour ou la ligne de métro régional Vimonl sera mise a la disposition des Lavallois.il faut s'attendre a ce que la CTL rabatte sur la s lot ion Vim ont un bon nombre des circuits qui traversent aujourd'hui la riviere des Prairies, et ce sera drôlement logique de le faire.On peut donc se demander s'il n'eût pas été préférable, au lieu de couler dans le béton un terminus qui risque d'être sous utilise, d'avancer l'échéancier du rnetro régional Vimont.Evidemment, il y a une différence énorme dans les coûts entre les deux projets.Mais même à $6 millions (le coût prévu du terminus Ahuntsic).c'est déjà trop pour un éléphant blanc en devenir.De mieux en mieux pour les vins américains Le supplément nord américain de mars du guide (iault-Millau, fait état d'une dégustation de vins américains et français organisée a Ottawa plus tôt cette année, et à laquelle participaient dix dégustateurs, quatre Américains et six Canadien-Or, sur les 13 vins classés (dont sept américains), les cinq premières places sont allées à des vins américains, ainsi que les neuvième et dixième echelons.La palme est allée au «Sterling Reserve Ca berne î Sa mignon 1971».avec 153.75, suivi du «Reaulieu Vineyards Georges de Latour Private Reserve 1970« (150.80) el du -Hcilz Cellar Cabernet Sauvlgnon Martha's Vineyard lint (Ml.2^).On retrouve le premier vin français au sixième rang, soi! le «Château Ducru-Beaucaillou 1970».avec 144.40 points.Le seul malheur, c'est que les grands crûs américains sont produits en si petites quantités qu'ils ne sonl presque pas accessibles aux Québécois, exclusion faite de certains privilégies «1.UT La seule survivante Cette fillette de Colombus, en Géorgie, que Ton voit ici tenter en vain de s'accrocher à un cordage lancé par des sauveteurs du haut d'un pont, est la seule personne sur les sept qui se trouvaient à bord d'une embarcation qui a chaviré dans les eaux de la rivière Chattahooche à s'en être tirée vivante.Après avoir laissé passer la corde, la petite fille a été projetée en bas d'un barrage d'une hauteur de dix pieds mais a été sauvée.Une autre fillette rescapée est morte ensuite à Thôpital.Les cinq autres personnes sont portées disparues.Un accident d'autocar aurait fait 21 morts K JAKARTA 1 Renter) \u2014 Un accident d'autocar a t'ait vingt et un morts et trente-deux blesses a Ci a injur, a 120 km au sud-est de Djakarta, a annonce hier la police indonésienne, sans toutefois donner plus de details Otage arrêté L'un des deux Américains pris en otage le mois dernier lors du détournement d'un avion pakistanais a été arrêté pour trafic de drogue hier à son arrivée à New York, apprend-on de source policière.Recherché depuis longtemps, il est accusé d'avoir dirigé un réseau de neuf trafiquants de drogue.Le réseau aurait acheminé aux États-Unis de l'héroïne et du haschich en provenance du Pakistan d'octobre 1979 a janvier 1981.Ecole fermée à la suite d'une querelle d'étudiants l ne querelle qui a éclaté entre des étudiants de l'éco le bilingue Pie-IX et d'autres de la polyvalente Lucien-Pagé a semé l'émoi hier en tin d'après midi dans |e nord de la métropo le.Selon des étudiants rencontrés par LA PRESSE, la raison du différent semble pour le moins obscure et pourrait avoir pris naissant e a la suite d'une mé sentente entre les élèves des deux écoles sur une question de tenue vestimentaire ou de préférences musicales.D'autres ont precise que toute l'histoire était reliée a une fille Finalement, craignant le pire, le principal de I école Pie-IX décida de termer les portes de le cole pour la journée.Les policiers ont declare pour leur part a\\ oir interrogé deux personnes en rapport avec cette affaire: cependant aucune accusation n'a encore ete portée L'ÉPICURIEN OIONNE GALERIE DES BOUTIQUES COIN MANSFIELD ET CATHCART PLACE VILLE-MARIE 1 V Nous achetons pour vous, à tous les jours, les meilleurs fruits et légumes disponibles au marché et des importateurs.Nous vous offrons la plus grande variété de fruits et légumes frais disponibles au centre-ville de Montréal.Venez nous visiter ou téléphonez-nous, et on se fera un plaisir de choisir ce qu'il y a de mieux.100% de satisfaction garantie BIÈRE - VIN - PANIER DE FRUITS VENTE CHRYSLER plus pour moins GRATUIT sur plusieurs modèles en inventaire VALEUR SPÉCIALE s52610 Valeur de $299 ?SERV0DIRECTI0N ?SERVOFREIN ?RADIO AM/FM MULTIPLEX STÉRÉO ?ESSUIE-GLACES DE LUXE INTERMITTENTS ?COMPARTIMENT DE CHARGEMENT ISOLÉ FINANCEMENT DISPONIBLE A 1 AH ^tjm« 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ministre Trudeau Ta sommé hier de dévoiler l'entente survenue entre les huit provinces qui contestent son projet de réforme unilatérale de la constitution.Interpellé par le chef de l'Opposition officielle, M.Joe Clark, aux Communes, M.Trudeau a paru agacé des demandes répétées de sa part de convoquer une nouvelle rencontre avec les provinces.«Je doute de la véracité de cette entente», a dit M.Trudeau.Il a par la suite affirmé que M.Lyon se devait de rendre public cet accord entre les premiers ministres si tant est qu'il existait.Il a aussi invité le premier ministre M.René Lévesque à faire de même pendant la campagne» électorale.Par la suite, M.Trudeau a réitéré son intention de poursuivre sa démarche sans tenir de discussions avec les provinces, du moins pas avant de mener à terme le rapatriement de l'Acte de l'Amérique britannique du Nord.Lorsque la constitution sera domiciliée au Canada, il est prévu que des pourparlers s'ouvriront a-t-il dit.On se souviendra que le premier ministre du Manitoba, M.Sterling Lyon, faisait état la semaine dernière d'une entente de principe survenue entre les huit provinces contestataires, soit la sienne, la Colombie-Britannique, I'Alberta, le Québec, la Nouvel ie-Ëcosse, Terre-Neuve et l'Ile-du-Prince-Edouard.Cette contre-proposition à la méthode et au contenu de la réforme Trudeau doit être révélée trois jours après l'élection en cours au Québec lors dune réunion à Ottawa.Or il semble que le premier ministre fédéral ne sera pas de la partie même si la conférence se tient à deux pas du parlement.Par ailleurs, le gouvernement Trudeau imposera le bâillon aujourd'hui afin de briser l'impasse dans laquelle se trouve le débat constitutionnel à la suite de sept semaines d'obstruction systématique pratiquée par les conservateurs aux Communes.Le président du Conseil privé, M.Yvon Pinard, a donné avis en fin de soirée hier qu'il présentera aujourd'hui la motion de clôture afin de mettre un terme au débat sur l'amendement présenté à la résolution constitutionnelle par le conservateur Jake Epp.La motion annoncée hier permettra cependant la poursuite du débat sur la résolution constitutionnelle elle-même et rendra possible le dépôt d'amendements additionnels par d'autres députés des demain si elle est reçue par le président de la Chambre, Mme Jeanne Sauvé.Le vote de la motion de clôture aura lieu aussitôt après son dépôt en Chambre.Le débat sur l'amendement Epp se poursuivra par la suite jusqu'à une heu- re du matin pour être aussitôt suivi d'un vote sur l'amendement.M.Epp, le critique constitutionnel des conservateurs, avait proposé de retrancher les dispositions prévoyant la tenue d'un référendum national du projet de résolution.Depuis ce moment, les conservateurs ont monopolisé le plancher de la Chambre, et.par une guérilla parlementaire incessante, ont empêché le déroulement normal du débat afin, de l'aveu même du chef de l'Opposition.M.Joe Clark, «de gagner du temps».» » 4 r CONSTITUTION: La position de l'Ontario n'a pas changé TORONTO \u2014 «Tout ce que l'on peut dire, c'est que la position du gouvernement de l'Ontario n'a pas changé en matière constitutionnelle.» C'est le bref commentaire que l'attaché de presse du premier ministre de l'Ontario, Sally Bar-nés, et son principal conseiller RHEAL BERCIER de notre bureau de Toronto sur les questions québécoises.Denis Massicot, ont repété hier, aux journalistes qui attendaient depuis deux heures les commentaires de William Davis sur l'évolution du dossier constitutionnel.La prise de position officielle de Queens park est donc attendue pour mercredi, après la reunion du Conseil des ministres ou, encore, le lendemain.Mais d'ores et déjà, on peut comprendre que l'Ontario appuiera Ottawa dans ses initiatives avant de s'engager publiquement et connaître les intentions du gouvernement central soit pour en discuter mais plus certainement pour s'y ajuster.M.Davis qui, après 44 jours de campagne électorale, était depuis le 20 avril a son condominium de Fort Lauderdale4, a été assermenté hier comme député de Brampton et s'entretenait aussitôt de la question avec son ministre des Affaires intergouvemementales et son SoWicilvur général.Thomas Wells et Roy McMurtry.Les discussions se poursuivaient encore à 17 heures et il fut donc décidé de reporter à plus tard toute intervention du gouvernement ontarien sur le sujet.«C'est ça la différence entre un gouvernement majoritaire et minoritaire»., devaient répliquer plusieurs journalistes.On sait que M.Davis, qui fut à l'écoute des médias depuis six ans, a remporté une victoire éclatante lors des élections du 1!) mars dernier.Les principales raisons de la hausse de sa cote de popularité sont attribuables à son appui a la réforme constitutionnelle et à son refus d'accepter le bilinguisme institutionnel dans sa province.EMPRUNTS DE $14 MILLIARDS La loi est adoptée OTTAWA (PC) \u2014 Un projet de loi conférant au gouvernement l'autorité d'emprunter $11 milliards a été approuvé, hier, par la Chambre des communes, en dépit des objections de l'opposition qui estimait que ces fonds seraient dépensés d'une manière irresponsable.Ce pouvoir d'emprunter, qui couvre le déficit prévu pour l'exercice fiscal de 1981-82.a été approuvé par 128 voix contre il 1.les libéraux votant contre les forces combinées des conservateurs et des néo-démocrates.Il reste maintenant l'approbation du Sénat et la sanction roya- le.Il y a, à la Chambre haute, 145 libéraux.101 conservateurs et 32 néo-démocrates.Quatre sièges sont vacants.L'exercice fiscal a commencé mercredi dernier, mais le débat sur le projet de loi avait été retardé de plusieurs jours, les conservateurs ayant suivi une tactique de retardement contre le projet constitutionnel du gouvernement.L'opposition a estimé que les fonds demandes par le gouvernement étaient exagères et elle a tenté de réduire les emprunts à $8 milliards.Cet amendement cependant a été battu.LYON REPLIQUE A TRUDEAU : Il existe vraiment une entente entre les provinces photothèque LA PRESSE M.Sterling Lyon WINNIPEG (CP) \u2014 Le premier ministre du Manitoba.M.Sterling Lyon, a déclaré hier que les huit premiers ministres provinciaux dissidents ne proposeraient pas de rencontrer le premier ministre Trudeau, a Ottawa, la semaine prochaine, s'ils n'en étaient pas arrivés à une entente entre eux au sujet du projet constitutionnel.M.Lyon répondait ainsi à une déclaration de M.Trudeau selon laquelle le premier ministre canadien ne veut pas rencontrer les huit dissidents avant que la constitution ne soit rapatriée au Canada.M.Trudeau avait ajouté qu'il croyait peu probable que les premiers ministres provinciaux en soient arrivés à une entente en ce qui a trait à la constitution.Quant à M.Lyon, il estime qu'il serait plutôt étrange que le premier ministre canadien refuse de rencontrer les dissidents qui ont des propositions a lui faire, avant que la constitution ne soit rapatriée.Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.John Buchanan, a déclaré pour sa part que le refus de M.Trudeau de rencontrer les ministres provinciaux était contraire à ce qu'il a déclaré à plusieurs reprises auparavant.Selon lui, le premier ministre canadien a promis, si les premiers ministres provinciaux en arri\\aient à une entente, d'étudier ce qu'ils auraient à proposer.Le projet établi par les huit dissidents sera rendu public en temps opportun, a déclaré M.Buchanan, mais une autre rencontre - fédérale - provinciale devrait pouvoir avoir lieu avant, a-l-il ajouté.M.Buchanan a dit aussi que la population canadienne de même que les provinces voulaient un système fédéral de gouvernement, mais pas un système aussi centralisateur que le désire M.Trudeau.PRIX DU PETROLE: Leitch espère peu de sa rencontre avec Lalonde TORONTO (CP) \u2014 Le ministre albertain de l'Energie, M.Merv Leitch.qui doit rencontrer son homologue fédéral.M.Marc Lalonde, la semaine prochaine pour discuter de la politique des prix du pétrole, a déclaré hier qu'il n'attendait oas grand-chose de cette rencontre.M.Leitch avait été invité à un colloque sur l'énergie organisé par l'Association des manufacturiers canadiens à Toronto.Le ministre a dit qu'il espérait que les deux gouvernements arriveraient à une entente, mais q'il ne ne se faisait pas d'illusions.«Ottawa na rien dit, rien fait jusqu'ici qui nous permette de penser qu'il a vraiment la désir d'en arriver à une entente avec nous», a-t-il dit.La rencontre des deux ministres, qui doit avoir lieu lundi prochain, fait suite à l'impasse provoquée par la décision du gouvernemen fédéral en octobre dernier de fixer unilatéralement les prix du pétrole.M.Leitch a répété devant les manufacturiers le point de vue de I'Alberta.Selon lui, nous allons rapidement et délibérément \u2022vers une tragédie nationale, sociale et économique à cause de la politique de M.Trudeau en matière énergétique.A cause de la politique d'Ottawa, dit-il, l'argent, la machinerie et les travailleurs qualifié quittent le Canada pour les Etats-Unis.L'industrie pétrolière abandonne le Canada à cause des prix trop bas du pétrole et des taxes trop élevées.En 1981.ajoute t-il.il \\ aura une diminution d'un tiers dc> puits de pétrole en exploitation dans l'Ouest canadien a cause du budget fédéral et des taxes trop élevées.Avant que M.Leitch ne prenne la parole, M.Roy MaeLaren, secrétaire parlementaire de M.Lalonde.avait dit que la diminution du nombre de puits de pétrole n'était pas attribuable à la politique fédérale puisque l'Association des entrepreneurs en forage de puits de pétrole avait prédit, avant même qu'Ottawa n'établisse son budget, que le nombre de puits diminuerait de 40 p.c.en 1981.Toutefois, selon M.Leitch, cette prévision de l'Association était fondée sur une enquête menée auprès des producteurs auxquels ont avait demande comment ils réagiraient à la politique énergétique fédérale la plus mauvaise pour eux.Selon M.Leitch, l'objectif réel du gouvernement fédéral en matière énergétique est de gagner le contrôle sur les ressources énergétiques mêmes.Le ministre a declare que le gouvernement fédéral avait décidé, il \\ a de cela plusieurs mois, que la meilleure proposition à faire aux provinces productrices de pétrole en était une qu'elles ne pourraient pas accepter.MacGuigan en Grèce et en Yougoslavie OTTAWA (CP) \u2014 Le ministre des Affaires extérieures.M.Mark MacGuigan, se rendra en Yougoslavie et en Grèce, du 2o au 2ii avril prochain, pour discuter de problèmes internationaux ainsi que des relations entre le Canada et ces deux pays.D'après un communiqué du ministère des Affaires extérieures.M.MacGuigan rencontrera le Secrétaire fédéral des Affaires et rangères de i:i Y.mgnsla -vie.M.Josip Vrhovec, pour discuter avec lui des relations est-ouest et pour préparer la conïe renée sur les problèmes économiques des pays pauvres qui se tiendra en octobre à Mexico.Le Ministre canadien rencontrera également son homologue grec.le ministre Constantine Mitsotakis à Athènes pour établir avec lui une entente ayant trait a la sécurité sociale et en vertu de laquelle il y aura coordination des régimes de retraite grec et canadien.?4 nm vendre m aetaW me mason, f[ U1000BONNES RUSONS DWELER LE TRUST R0ML IMMEUBLE » Chaque agent du Trust ( Royal est relié au réseau de ^professionnels de l'im-; meuble le plus important tau Québec.Ainsi, quand 'vous faites affaire avec un agent du Trust Royal, ce n'est pas un seul, mais plus de 1000 agents expérimentés qui entrent automatiquement a votre service.Mais il existe bien d'autres raisons d'appeler le Trust Royal.Par exemple, la compétence.Chaque agent du Trust Royal a été sélectionné avec soin et a subi une formation intensive.C'est un spécialiste pour qui la vente ou l'achat d'une maison n'a plus aucun secret.Et qui est en mesure de comprendre parfaitement vos désirs, les besoins de votre famille et les limites de votre budget.Pour vendre ou acheter une maison, il y a plus qu'une bonne raison d'appeler le Trust Royal; il y en a 1000.C'est probablement pourquoi nous vendons plus de propriétés que tout autre courtier en immeubles.IMMEUBLE Trust Roval LEN8EIÛNC V OUI FAIT / m \\VENORC/ ^ Le Tjust Royal vous ouvre des portes.s LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 AVRIL 1981 a 5 «UNE FEMME AVENTURIÈRE», DIT SON FRERE Monique Gauthier attendue à Montréal aujourd'hui ou demain La biologiste québécoise Monique Huguette Gauthier, qui a été arrêtée et détenue par les autorités salvadorien-nes pour des raisons MARTHA GAGNON encore inconnues, arrivera à Montreal en compagnie de ses parents et de sa nièce Jocelyne, aujourd'hui ou demain.Mme Gauthier a demandé au ministère des Affaires extérieures à Ottawa de ne pas divulguer son horaire pour éviter tout contact avec les journalistes à l'aéroport.La raison qu'elle a donnée pour expliquer cette attidude est qu'elle veut permettre à sa mere, âgée de 79 ans.qui a subi un violent choc nerveux suite aux événements, de rentrer paisiblement au pays.Le ministère a tenu à préciser à LA PRESSE, hier, qu'il n'avait imposé aucune contrainte à Mme Gauthier qui peut agir à sa guise.«C'est elle qui a demandé de prendre quelques jours de repos avant d'accorder des entrevues», a-t-on déclaré.Joint à son domicile à Laval-des- Rapides, le frèrede la biologiste, M.Jacques Gauthier, a déclare qu'il était impatient de revoir tout le monde et surtout, d'embrasser sa fille Jocelyne, àgee de 25 ans.' qui en novembre dernier a décidé de quitter son emploi chez Bonimart pour suivre Monique Huguette au Salvador.«Elle voulait vivre une aventure»), explique-t-il pour ensuite ajouter: «Mais nous l'avions avertie formellement, sa mère et moi, que s'il y avait un problè- me quelconque elle n'avait qu'à téléphoner pour revenir tout de suite.» «La nouvelle de l'arrestation de Monique a fait perdre le sommeil à ma femme qui s'inquiétait de la tournure des événements», confie M.Gauthier.Il dit ignorer pour l'instant les motifs de l'arrestation de sa soeur, une célibataire âgée de 35 ans qui était au Salvador depuis 11 ans.M.Gauthier est enclin à croire comme certains l'ont affirmé que Monique Huguette a été victime d'une machination de la part de commerçants qui voyaient d'un très mauvais oeil le projet de coopérative pour les pécheurs d'huîtres que la biologiste était en train de mettre sur pied.«Je ne pense pas qu'elle se soit mêlée de politique», dit-il.En parlant de sa soeur, il affirme que c'est une femme aventurière, pleine de dynamisme et qui n'a pas froid aux yeux.«C'est un vrai Tom-boy».M.Gauthier raconte qu'elle a fait ses études en Europe et qu'elle a beaucoup voyagé.«Elle a toujours déclaré qu'elle aimait sa vie au Salvador, qu'elle adorait les gens et le climat.Elle s'est d'ailleurs acheté une maison là-bas.Chaque hiver depuis quatre ans, mon père ci ma mère allaient passer quelques mois avec elle.» M.Gauthier parle aussi de la dernière lettre qu'il a reçue de sa fille Jocelyne, lettre qui a été écrite avant l'arrestation de sa tante: «Elle semblait très heureuse.Elle nous faisait savoir que des gens lui avaient demandé de devenir la reine du festival des huîtres.Elle a fait la pèche en haute mer avec Monique.Tout allait parfaitement bien.» En terminant la conversation, M.Gauthier a tenu à dire qu'il avait été choque par certains articles de journaux qui laissaient croire que s,i soeur avait collaborer avec les guérilleros.«Je ne le pense pas.» La SQ expulse des syndiqués occupant le bureau de Luxure QUEBEC (PC) \u2014 Une vingtaine d'agents de l'unité spéciale de la Sûreté du Québec sont intervenus, hier midi, pour expulser des syndiqués membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui occupaient les bureaux du ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, au 15e étage d'un edifice situé chemin Sainte-Eoy, à Québec.Un porte-parole de la Sûreté du Québec a déclare que is personnes avaient été amenées au quartier général pour les fins de l'identification puis relâchées.11 a precise qu'un rapport sera transmis au procureur général qui devra déterminer s'il y a lieu de porter des accusations.Les occupants, des employés du centre AIDOP et des sympathisants à leur cause, s'étaient barricadés à l'intérieur du cabinet de M.Lazure vers 8 heures 15 lundi matin.La manifestation visait à obtenir l'intervention du ministre dans le dossier de ce centre, qui a fermé ses portes le 11 février à la suite d'un conflit de travail.[TES RUES LUE MONTRÉAL_.SAINT-NICOLAS, rue (?) Voie ainsi nomme probablement pour rap peler le saint patron de Nicolas (iodé, arriva a Montreal en même temps que Maisonneuve en 1612.Il s'agit d une rue du Vieux Montréal (axe nord sud à partir de Saint-Sacrement, à l'est de McGiil) qui existait déjà en \\H(ï.\\ sous le nom de rue du Cimetière parce qu'elle conduisait alors au troisième cimetière de Mile-Marie.SAINT-PIERRE, rue (1672) Cette rue du Vieux Montreal (elle s'étend du nord au sud dans l'axe de la rue de Bleury.elle-même dans Taxe de l'avenue du Parc) lut tracée .ils ne lui donne- MICHELjSIRARP ront vraisemblablement pas leur vote a cause de son grand «défaut»: Charles Lefebvre est pequiste.Etre pequiste.( V>t cire séparatiste.et a ce compte-là.mieux vaut voter pour un vrai fédéraliste qui sau\\ era le Québec de la separation du Canada, peu importent les qualités du candidat.C'est de cette façon-là qu'une dizaine d'Italo-Québécois rencontrée par LA PRESSE voient la prochaine election.Dans un comte ou ils forment plus de :J2 p.cent de l'électorat, il y a de quoi semer l'inquiétude dans le camp de (ha ries Lefebvre, qui est loin d'etre assure de la victoire.M.Lefeb\\ re en est d'ailleu rs parfaitement conseient et c'est pourquoi il a decide au cours de l'actuelle campagne de parler uniquement de Charles Lefebvre et de René Lévesque et non du Parti québécois dans les endroits du comte ou il y a des concentrations italophones.«C'est la seule façon d'aller chercher des voles chez la communauté italienne.»> a expliqué M.Lefebvre.en ajoutant qu'il ne voulait pas faire pour autant de la fausse représentation.Cette approche vise plutôt, a-t-il précisé à ne pas les apeurer inutilement avec le nom «Parti québécois» cl a essayer de les convaincre qu'il vaut mieux pour eux de faire leur choix à partir de la valeur des candidats en presence dans le comté.En lui présentant un adversaire d'origine italienne.Bill Cusa-no.les libéraux tentent actuellement de prendre le comte de Viau en allant chercher justement la presque totalité des votes italophones.Ils savent que c'est du côte de la communauté italienne que se situe la victoire puisque les francophones voteront, semble-t-il.majoritairement pour le candidat pequiste.Bill Cusano Cependant, deux facteurs risquent peut-être de causer une désagréable surprise au candi- dat liberal II s'auit du mouvement de contestation qui a suivi l'élection de Bill Cusano lors de l'assemblée d'investiture libérale Le candidat delait par Cusa- no.Roger Renaud, s'était lame il y a quelques semaines dans une guerre ouverte contre Bill Cusano.en laissant insinuer que ce dernier ne représente pas les aspirations des Canadiens-français de Viau et qu'il aurait obtenu l'investiture libérale grâce à une sorte de blitz du cote du membership italien.Mais cette guerre «on erte se serait, semble-t-il.calmée.Roger Renaud axant décidé de laisser Cusano en paix pour aller plutôt donner un coup de main au candidat liberal de Rose-mont.Gerard Latulippe.L'autre facteur important: la présence du candidat de l'Union nationale, l'avocat Roger Do-minguez, qui lait une vraie campagne électorale en quadrillant systématiquement la circonscription.En 1976, l'Union nationale avait récolte 15 p.cent des votes LIMOILOU Les armes du marketing contre un député ouvrier ( H ' E B K C \u2014 S p é c i a I i s t e d u marketing et de la publicité, l'aspirant libéral dans le comté en majeure partie ouvrier de Limoilou, Vvan Turcotte, utilise toutes les ficelles de son métier dans sa campagne contre le député pequiste Raymond Gravel, lui-même ouvrier et homme très effacé.Employe d'hôpital dans une circonscription qui en compte beaucoup, ainsi que des petits fonctionnaires et des employés d'usines.Gravel est bien connu et ne répond pas à ce battage fait de lettres et de dépliants bien pensés et de phrases incisives.«Quelle place ont occupé les députés travailleurs dans le gouvernement pequiste?Quelle influence ont-ils exercé pour répondre aux besoins urgents de leur comté?» Devant un député qu'une très grave maladie a tenu éloigné pendant de longs mois, il répète qu'il est jeune (27 ans) et en parfaite santé.Son adversaire étant un irrémédiable backbencher à l'Assemblée nationale, Turcotte affirme que «les gens de Limoilou n'en veulent plus d'un «yes maib qui est absent des grands débats et attendent celui qui se lèvera pour faire valoir leur point de vue.» Complètement remis de sa maladie comme en témoigne le rythme de sa campagne.Gravel fait valoir aux citoyens qu'il est «un gars comme nous autres» GILLES GAUTHIER \"*\"' qui est, comme tous le reconnaissent, accessible et disponible.Il a visité plus de 3,000 familles depuis 1976.Il s'en tient fidèlement à la ligne de pensée officielle du parti et joue la carte du bon gouvernement et de la crédibilité.«Les gens nous croient, dit-il, et savent que nous ne leur jouerons pas dans le dos.» Pour montrer qu'il traite tout le monde sur le même pied, il donne l'exemple de son fils qui est en chômage et au nom duquel il se refuse à demander quelque faveur.Turcotte, qui habite chez ses parents dans le comté, a notamment été dans le passé président des Jeunes libéraux du Canada et a travaillé à l'élection des députés fédéraux Dawson dans Louis-Hébert et Lapointe en Beauce (contre Fabien Roy) et du député provincial Jean-Claude Rives! dans Jean-Talon, avant d'être responsable des communications du ««non» pour l'Est du Québec lors de la campagne référendaire.Il a défait lors de la convention libérale un conseiller municipal de la ville de Québec dans la soixantaine.Alphonse Charland.qui avait l'appui du député fédéral Gérard Duquet, qui a plus de 70 ans.Véritables institutions dans certains quartiers, ils ont tous deux refusé d'appuyer Turcotte dans sa campagne.Se voulant sur de lui, ce dernier affirme qu'il pourrait faire trois fois plus d'argent dans la publicité qu'en étant député mais qu'il a la politique dans le sang et qu'il avait le choix entre en faire tout de suite ou dans 25 ans.Il espère être ministre un jour mais dédaignerait dans un premier mandat un poste d'adjoint parlementaire s'il était élu parce qu'il y a plus important ou utile à faire au début.Parlant du sondage (autre ficelle du métier) qu'il a fait l'aire par ses travailleurs d'élections qui s'identifiaient à l'IQOP avec comme l'ont rapporté les médias, l'accord et l'appui technique de cette dernière, il dit qu'il l'a jeté à la poubelle parce que les résultats n'étaient pas fiables.Le «non» l'a emporté avec près de 51 p.c.des votes au référendum.Gravel se dit convaincu que le «oui» aurait gagné si les étudiants du cégep et ceux de la haute-ville qui, explique-t-il, nichent dans le comté parce que les logements sont moins chers, n'avaient à cette époque quitté vers leurs résidences familiales.Quant au vote unioniste de 1H76, qui s'élevait tout de même à 11.(i p.c, les deux candidats se disent convaincus d'en accaparer une forte majorité.Le candidat de l'Union nationale, Paul-Henri Dufresne, estime quant à lui qu'il conservera ce vote et même qu'il l'augmentera. ÉLECTIONS 81 \u2022 A 9 -\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 AVRIL 1981 Le patronat à la défense de l'Alliance J de la iiberté d'expression Le Conseil du patronat du Québec vient de se porter à la défense de l'Alliance des professeurs de Montréal \u2014 et de tout autre groupe indépendant des partis politiques \u2014 de faire valoir son point de vue dans la présente eleel ion ou les autres qui s'ensuivront en vertu de la présente loi sur les dépenses électorales.«Que l'Alliance ait tort ou raison n'importe pas», a fait savoir Je CPQ hier dans une déclaration publique signée de ses dirigeants, MM.Pierre Côte et Ghis-Lain Dufour.«Elle a le droit d'exprimer ses opinions, autant que les partis politiques ont droit de l'ignorer ou de lui répondre.» PIERRE VENNAT i « i Pour que le CPQ se porte ainsi a la defense de l'Alliance des professeurs, il vaut que le principe en jeu soit important.Or.justement, selon le CPQ, il l'est tellement que tous les organismes soucieux de la défense de la liberté d'expression au Québec doivent s'y rallier.Dés l'annonce de coupures budgétaires en éducation.l'Alliance des professeurs de Montréal forma un «regroupement» contre ces coupures avec de multiples autres organismes syndicaux ou gravitant autour du monde de l'éducation.Malheureusement pour elle, le directeur général des élections au Québec, M.Pierre-Olivier Boucher, jugea que le message publicitaire de l'Alliance, pourtant strictement non partisan, constituait de la «publicité électorale- et obtint une injonction pour l'interdire a l'avenir.Ce faisant, bien sur.l'injonction se trouva à couper les ailes et à d'autres organismes voulant intervenir dans la campagne, et aux médias qui auraient voulu publier de telles annonces.C'est ainsi que le Conseil du patronat a dû renoncer à la publication d'annonces ou on voulait «susciter, de la part des citoyens, un intérêt et des appuis pour des propositions susceptibles de créer des conditions favorables a un développement soutenu et, de la part des partis politiques, une réflexion et des engagements sur ces propositions.» Au moins un troisième cas est connu.LA PRESSE, en effet.a dû refuser une annonce du cégep Dawson parce qu'elle ne repondait pas aux critères fixés par M.Boucher.L'éditeur-adjoint, Jean Sisto.a déclaré que LA PRESSE n'avait pas d'autre I hoix que de se conformer à la loi.mais qu'il considère celle-ci, telle que rédigée, comme une atteinte à la liberté d'expression.Telle est l'opinion du Conseil du patronat, qui lance une cam pagne pour la revision des stipulations empêchant actuellement les corps intermédiaires d'intervenir.«Rien ne peut être plus conforme au rôle normal d'un corps intermédiaire, face aux partis politiques.Pourtant, dans notre démocratie mutilée, une telle action indépendante des partis politiques est maintenent impossible.Il faut faire disparaître les limites imposées a la liberté d'expression des citoj ens.» JUGEMENT DE LA COUR SUPRÊME Les trois leaders réjouis Les trois leaders politiques engages dans la campagne électorale québécoise se sont félicites liier du fait que la Cour suprême n'impose pas le bilinguisme aux commissions scolai res et aux municipalités.Le premier ministre Levosque a dit de ce jugement qu'il reflète le bon sens même et que son gouvernement avait bien fait de tenir son bout.Pour le leader unioniste, M.Roch LaSalle, voilà un «excellent jugement».La Cour suprême, a-t-il dit, confirme ce que l'UN a toujours soutenu, à savoir que les provinces ont plei- ne juridiction sur leurs municipalités et sur leurs commissions scolaires.Quant au chef du Parti libéral, M.Claude Ryan, il a déclaré que ce jugement vient démontrer que le gouvernement Lévesque avait tenté de se faire du capital politique en présentant la Cour supreme comme «un gros méchant ogre qui va dévorer la culture française et nous imposer toutes sortes de contraintes allant beaucoup plus loin que la constitution».Il a souligné que ce jugement venait confirmer ce que le PLQ a toujours soutenu à l'Assemblée nationale.AU COURS D'UN SECOND MANDAT Lévesque réaffirme qu'il n'y aura pas de référendum (D'après CP) - Il faudra un autre référendum pour embarquer le Québec sur la voie de la souveraineté, a déclaré hier le premier ministre Lévesque.réaffirmant qu'il s'engage à ne pas déclencher une telle consultation populaire au cours de son deuxième mandat, s'il est reporté au pouvoir le 13 avril! Au cours d'une interview téléphonique, M.Lévesque a été amené a préciser sa pensée SUT une déclaration qu'il avait laite la veille au quotidien «The Gazette».Le chef du PQ avait indique que s'il était reporte au pouvoir, son équipe pourrait déclencher soit un référendum ou SOit une élection précipitée sur le theme de la souveraineté-association, après un mandat d'au moins trois ans.Sur les ondes de la station ra-diophonique anglophone CJAD, M.Lévesque s'est montré hier plus prudent.De même que son gouvernement a respecte son engagement de tenir un référendum sur l'option souverainiste au cours de son premier mandat, il respectera son engagement de la présente campagne de ne pas faire de référendum au cours du prochain mandat.Nous avons tenu notre promesse de l!J7(i.nous avons encaissé notre défaite.Nous continuerons a respecter les résultats du référendum.Ce n'est pas une promesse en l'air.» A M.Ryan qui juge cette promesse comme un «ballon politique».M.Lévesque rétorque: «Il essaie désespère ment de nous faire piler sur toutes sortes de pelures de banane^ dan^ les derniers milles de la campagne.» Pour M.Lévesque, il y a une grande différence entre une election et un référendum.Une élection, a-t-il precis ne reflète pas nécessairement la volonté populaire, ce que fait un referendum.«Il faut une majorité démocratique exprimée avant que de telles décisions soient prises.» Comme pour éviter que son adversaire puisse exploiter à profit ses déclarations à «The Gazette», M.Lévesque a précisé que dans notre régime parle mentaire un gouvernement a le droit de déclencher des élections à la date de son choix, soit avant l'expiration de son mandat.Ainsi, le gouvernement Lévesque.s'il est reporte au pouvoir, pourrait déclencher une campagne électorale sur le thème de la souveraineté-association, mais un référendum serait nécessaire : â .________.w m ^N^.Le premier ministre René Lévesque s'est sucré le bec dans une cabane à sucre de Saint-Eustache, hier.photo CP avant que le Quebec soit aiguillé dans cette voie.Au cours de sa tournée électorale dans la région métropolitai ne, qui l'a mené en soiree dar^ une érablière de Saint-Eustache, M.Lévesque s'est par ailleurs réjoui de l'appui que vient de lui donner hier en édito rial le quotidien «Le Devoir», journal dirige auparavant par le leader libéral Claude Ryan.A noter que ce même M.Ryan avait en 1976 conseille lui aussi à ses lecteurs du «Devoir» de voter PQ pour se débarrasser du gouvernement Bourassa.De passage à Laval, le premier ministre a dévoilé un autre en^a^omenl électoral du PQ portant cette fois sur les rapports entre les citoyens et l'administration publique.La première mesure qu'entend prendre l'équipe Lévesque sera d'appliquer aux services d'urgence des hôpitaux une politique d'admission qui donne priorité absolue aux malades hospitalisés d'urgence.Les hôpitaux qui refuseront d'appliquer cette politique pourraient se voir mettre en tutelle.En second lieu, on veut établir un système de cueillette des dossiers, afin que chaque citoyen qui s'adresse à l'administration gouvernementale traite avec un seul correspondant qui s'occupera de l'ensemble de son dossier.Cette mesure n'implique aucunement, selon M.Lévesque, l'addition de nouveaux fonctionnaires.Troisièmement, afin de simplifier les règlements gouverne mentaux et réduire leur nombre, le gouvernement mettra sur pied des comités de lecture formés de citoyens concernés qui s'assureront que la formulation des règlements est compréhensible.PROPOS SUR LA SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION Ryan: Lévesque confirme mes doutes HULL \u2014 Le chef liberal Claude Ryan a été fort heureux de découvrir, en faisant la lecture des journaux du matin hier, que son adversaire péquis-te confirmait l'un des principaux arguments de son discours électoral, c'est-à-dire que si le PQ était reporté au pouvoir, il pourrait, d'ici a deux, trois ou quatre ans faire revivre au Québec une nouvelle confrontation référendaire, et demander à la population de décider si elle opte pour le fédéralisme canadien ou la souveraineté politique du Que bec.Appelé a commenter cette hypothèse évoquée dans une interview que le premier ministre Lévesque a accordée à «The Gazette», M.Ryan a déclaré que cela accréditait l'argument qu'il sert a ses troupes depuis le début de la campagne, à savoir que la mise en veilleuse de l'option souverainiste du PQ n'est rien de plus qu'un ballon électoral.Le chef libéral a passé la ma- jeure partie de la journée d'hier dans POutaouais, ou les libéraux comptent rafler les cinq circonscriptions.«Ils nous disent qu'ils travailleront au fédéralisme renouvelé pendant deux, trois ou quatre ans, mais aussitôt qu'ils sentiront le vent tourner de leur bord, ils nous tendront un nouveau PIERRE VINCENT piège à rat», a lancé M.Ryan, qui a par ailleurs sommé M.Lévesque de choisir entre prôner l'idée de l'indépendance et servir la cause du fédéralisme.En jouant sur les deux tableaux, a-t-il soutenu, M.Lévesque se place en conflit d'intérêts.«Ceci dépasse l'idée de l'indépendance.C'est une question d'éthique politique.\" M.Ryan était accompagne, en plus de sa femme Madeleine, de l'ex-ministre dans le cabinet Bourassa, M.Guy Saint-Pierre, qui présente le nouveau leader du PLQ comme «un homme ayant une adresse permanente, une femme, cinq enfants, et un homme qui ne joue pas aux cartes jusqu'à trois heures du matin», voulant ainsi faire allusion à certaines habitudes du premier ministre Lévesque.M.Ryan, quant à lui, qualifie maintenant son adversaire pé-quiste de «banqueroutier numéro un du Québec», pour illustrer le bilan déficitaire du gouvernement sortant.En débarquant de l'avion au nouvel aéroport de Hull, M.Ryan, fidèle à son habitude de ne rien promettre de trop précis ni de trop ferme, mais de ne s'engager qu'à étudier avec respect les revendications de ses électeurs, s'est montré sympathique aux doléances d'un groupe de fermiers victimes d'expropriations pour la construction de la route 50.qui attendent toujours d'être dédommagés par le gou- vernement.«Mais vous savez, a-t-il toutefois ajouté, avant de prendre une décision à ce sujet, il faudra voir dans quel état nous allons trouver les finances.» À la mairie de Gatineau, où il s'est rendu par la suite, il a réaffirmé sa foi en des gouvernements municipaux forts et signalé qu'il est depuis toujours bien au fait des problèmes municipaux, lui qui a un frère \u2014 maire pour le lui rappeler régulièrement.En soirée, dans une salle bondée et surchauffée de l'Université du Quebec à Hull, il prenait la parole devant plus de «00 militants et quelque dizaines de manifestants péquistes, qui ont fait une sortie remarquée quelques minutes après que M.Ryan ait commencé à prononcer son discours.Aujourd'hui M.Ryan fera un saut à une réception précédant la première des «Plouffe» à Québec, après quoi il participera à une assemblée dans la Beauce.LaSalle flaire un autre coup de la peur ROUYN \u2014 En permettant aux libéraux fédéraux d'intervenir à ce moment-ci dans la campagne électorale, le chef libéral, Ciaude Ryan, se livre aux griffes d'Otta w a e1 p rou ve son asservissement.Cette attitude est pour le moins indécente, a déclaré le leader unioniste Roch LaSalle, en tournée hier en Abiti-bi.ANDRÉ PÉPIN_ Participant à une émission radiophonique de lignes ouvertes à Rouyn, M.LaSalle s'est dit d'avis que les libéraux fédéraux tentent de faire de ce match electoral une continuité de la période ré fé rendai re.M.LaSalle voit d'un mauvais oeil les députes libéraux fédéraux qui viennent prêter main forte a leurs collègues provinciaux, en invitant les Québécois à «finir le travail commence lors du référendum».«Il est faux de prétendre qu'il y a une relation entre le référendum et cette élection, dit-il.Le référendum est une affaire classée, car les Québécois ont rendu leur verdict.Je ne serais nullement surpris de voir les libéraux tenter le coup de la peur encore une fois en faisant croire que la réélection de Lévesque conduit à l'éclatement du Canada.» Pour le leader unioniste.!< scrutin du 13 doit porter plutôt sur l'administration Lévesque.«Nous faisons face à deux partis, dit-il, qui ont failli dans leur gestion.L'un avant 1976 et l'autre après Qu'on nous donne la «balance» du pouvoir et Lévesque ne parlera plus de souveraineté-association, tandis que Ryan va avoir à se tenir debout.» 0 Education sexuelle M.LaSalle a par ailleurs déclaré que son parti ne favoriserait pas les cours obligatoires d'éducation sexuelle dans les écoles avant que tout ce dossier soit étudié de façon à impliquer davantage les parents dans le choix des orientations que ces cours pourraient adopter.Le chef de l'UN, préconisant un moratoire de plusieurs mois dans ce dossier, a déclaré qu'il proposera au prochain gouvernement la mise en place de certaines structures d'information dans les écoles.Fonds de reclassement Profitant de son passage dans une region qui compte des milliers de t ravailleurs miniers et forestiers.M.LaSalle a promis de promouvoir la creation d'un fonds special auquel participeraient â parts égales l'employeur et l'employé pour permettre aux travailleurs de se recycler et de trouver du travail dans d'autres régions lorsque des fermetures de chantiers surviennent.Le leader unioniste a parcouru les trois immenses comtés de la région hier, visitant principalement des usines pour rappeler les grandes lignes de son programme aux ouvriers.II a eu droit à un accueil poli, les groupes rencontrés manifestant toutefois peu d'enthousiasme au passage de M.LaSalle et de ses trois candidats dans le Nord-ouest québécois.L'UN fonde beaucoup d'espoir dans cette région notamment dans la circonscription d'Abitibi-Est où l'ancien créditiste, Armand Caouette, livre bataille pour l'UN.DESROCHERS, BELLEMARE, BOURGAULT: «La campagne électorale fait fausse route» Les trois hommes en ont vu de toutes les couleurs en politique, ils défendent des idées différentes, mais ils sont d'accord sur un point: la campagne électorale actuelle fait fausse route.Pour Pierre Bourgault, un indépendantiste des premières années, la mise en veilleuse de l'option souverainiste demeure inacceptable, et le PQ risque de sacrifier cet idéal à sa soif du pouvoir.Paur Maurice Bellemare, des politiciens s'adonnent à un étalage de promesses déraisonnables, que même Duplessis n'aurait pas permis.Et pour Paul Desrochers, les deux principaux partis politiques n'abordent pas les vrais problèmes: les questions de pain et de beurre.De retour hier d'un voyage à l'extérieur du pays Paul Desrochers a dit conserver une impression mitigée de la présente campagne.L'homme, qui a été considéré comme ('eminence grise de Robert Bourassa pendant les années 70, n'a jamais été en bons termes avec Claude Ryan.Son hostilité pour le PQ l'empêche de critiquer trop ouvertement le chef libéral dont il prédit la victoire.Mais quand on fouille plus loin, on s'aperçoit vite qu'il a des réserves sérieuses.«On devrait parler de pain et de beurre et proposer des solutions spécifiques pour aider l'économie, au lieu de faire de grandes promesses», a-t-il déclaré.M.Desro- chers signale que le Parti libéral était en meilleure posture l'automne dernier et il impute le renversement de la situation au rapatriement unilatéral de la constitution par le premier ministre Trudeau.«A tous les ma- GILBERT LAVOIE tins depuis deux mois, je prends mon petit déjeuner avec des travailleurs, et ils ne veulent plus entendre parler de la constitution; ils ne veulent plus de chicane».Tout en prédisant une victoire libérale, M.Desrochers dissimule mal son scepticisme: «Je n'ai jamais oublié ce que m'a prédit un vieux monsieur l'an dernier, à savoir que le parti qui remporterait le référendum, perdrait l'élection suivante.» Pour Pierre Bourgault, la situation est différente: «Quoi qu'il arrive le 13 avril, je serai déçu».M.Bourgault n'a jamais pardonné au Parti québécois d'avoir mis son option souverainiste en veilleuse.Il annulera son vote lundi prochain.Il craint qu'une victoire du PQ ne soit suivie de l'abandon définitif de la thèse souverainiste.«Comment veux-tu qu'une idée survive si tu n'en parles pas pendant 10 ans?», a-t-il demandé.M.Bourgault ne conseille pas à ses amis d'annuler leur vote.«Ce serait effrayant de voir Ryan au pouvoir après la campagne injurieuse qu'il mène actuellement contre le gouvernement.J'espérais de lui qu'il hausse le ton du débat politique, mais il le traîne dans la boue à tous les jours.» Maurice Bellemare, le vieux lion de l'Union nationale, n'est guère plus heureux à l'endroit de la formation politique qu'il a défendue pendant des années à l'Assemblée nationale.«Roch LaSalle est bien courageux, mais il n'est qu'une béquille», a-t-ii confié hier de son chalet de la Mauricie où il prend une année sabbatique.M.Bellemare prédit une victoire péquiste, mais il se dit révolté des promesses faites pen- dant la campagne par le gouvernement sortant.«On ne faisait pas ça dans l'ancien temps; M.Duplessis dépassait bien rarement son budget.Avec ses promesses, le PQ s'en va vers un déficit de $5 milliards.» Tout comme Bourgault et Desrochers, M.Bellemare se tient loin de la présente campagne électorale.«En fin de semaine, l'ancien député unioniste de La-violette, M.André Leduc, a demandé a me rencontrer après avoir appuyé le candidat libéral dans mon comté.J'ai refusé.Leduc était un bon gars, mais je rie veux pas voir quelqu'un qui a trahi le parti», a-t-il expliqué.Bourgault, Bellemare et Desrochers iront voter le 13 avril, mais le coeur n'y sera pas. A 10 ÉLECTIONS LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 AVRIL 1981 DANS LE WEST ISLAND SI Je ne suis pas pour le Parti québécois! » La porte se ferme bruyamment.Chaleureux et blagueur, un anglophone à la retraite qualifie le candidat péquiste de «courageux» et lui souhaite bonne chance de tout coeur.Une dame juive, accueillante, attentive et libérale constitue une autre exception.Les autres distants, voire froids.écoutent la porte entréouverte.Polis.Merci, bonne chance ou rien du tout, dans un français hesitant ou en anglais, parfois coloré dun fort aeeent européen.C'est un après-midi décevant, frustrant pour le candidat péquiste dans un comte du «West Island* OÙ ii S'aventure «parce qu'il le faut».Ces quartiers ou les électeurs sont majoritairement de langue anglaise et d'inconditionnels libéraux.Une chance, il y a le soleil.Et, cette jeune femme, francophone, qui accoste le candidat péquiste dans D'Arcv McGce, Andre Daoust, pour lui dire qu'elle est péquiste.Elle n'est pas unique.Toutefois, «les pe- quistes ne courent pas les rues» dans ce comté le plus anglais et le pltis riche de la province où les francophones ne représentent qu'un mince 10 p.cent de la population.C'est aussi la qu'on retrouve le centre de la communauté juive de Montreal.Ce n'est un secret pour personne que les résidants de ce comte vont voter massivement pour Me Herbert Marx, professeur et depute liberal sortant.Tout ce qu'André Daoust.M ans.traducteur à son compte, peut espérer faire, c'est d'augmenter le pourcentage du vote péquiste.Cet homme, qui milite au sein du PQ depuis ses debuts, trouve maKain que le bloc juif anglophone soit «l'otage» du Parti liberal.«C'est malsain pour eux.dit-il, tout comme pour les Québécois qui votent massivement liberal à Ottawa.» «Il faut donner un choix démocratique aux Liens et c'est également une bonne plate-forme pour faire valoir le gouvernement péquiste, ses realisations pendant quatre ans.et faire av ancer la cause dans le comté.* Choix démocratique Pour les candidats péquistes «kamikazes» dans les comtés acquis aux libéraux, tels que Mont Royal.Volrc-Dame-de-Grâce.\\elligan.Outremont.LISA BINSSE Robert-Baldwin.Saint Laurent et Westmount, la mission est la même II va de soi qu'ils espèrent aussi grinoter la majorité libérale dans ces comtes ou «les libéraux n'ont même pas besoin de faire campagne.Ils n'ont qu'à s'asseoir et attendre les résultats du 13 avril au soir! ».Denise Cvpihot.petit bout de femme pleine d'énergie, ne le sait que trop, mais elle prend sa campagne a coeur.Elle veut aller chercher une bonne partie du vote francophone qui représente environ 30 p.cent de la population du comte.De plus, elle désire faire une percée chez 1rs 60 p.cent d'anglophones.Issue d'une vieille famille québécoise bien connue a Saint* Ânne-de-Bellevue ou elle demeure.Mme Cypihot veut voir la lin de la polarisation du vote dans ce comte ou elle constate que les deux solitudes existent toujours.«II y a un effort du cote des anglophones, souvent mal informés, et il faut qu'ils réalisent qu'il n'y a pa> seulement le Parti liberal; qu'ils arrêtent de sans Robert-Baddwin, le PQ a choisi Gisèle Hurtubise pour al fronter le libéral John ( l'Galla- gher «qui n'a même pas besoin de faire campa mie».C'est sans illusion aucune que Mme Hurtubise se dit une candidate dans un comte sûr, sûre qu'elle est de ne pas être élue ! VERDUN Une jeune météorologue contre un maire prospère 1 En comparaison des campa gnes électorales ternes et tranquilles dans le comte de Verdun, celle de cette année se colore et s anime.Une jeune scientiste et météorologue native des Iles de la Madeleine.Fa-biola Renaud, porte l'étendard péquiste contre le députe libéral sortant et maire de Verdun.Lucien Caron.un homme d'affaires prospère.NICOLE BEAUCHAMP « Fabi .comme l'appellent ses partisans, déplace beaucoup d'air et s'entête a leur repeter: \u2022 Il faut aller chercher le vote à travers la toile d'araignée.Cela peut changer a Verdun».L'image de la toile d'araignée fait ré férence au reseau de supporte urs, bien places dans les divers secteurs d'activités de la vil le.qui converge vers Lucien Caron et le rend aussi omniprésent qu'indélogeable.Car, le comté épouse encore en grande partie les termes de la municipalité.Il s'allonge vers l'ouest comme un rectangle parlait, depuis le centre de Verdun pour englober le vieux Ville LaSalle.Le PQ envahissant Malgré tout, l'organisation péquiste, qui somnolait durant le référendum, se démené comme un diable dans Peau bénite Loin de se cantonner dans sa zone d'influence auprès de l'électoral francophone masse à l'est du comté, elle attaque de front.Elle joue beaucoup sur les fibres s.» cio-culturelles des Verdunois ;i travers ses engagements locaux.\u2022 Les anglophones (h p.e ) ne forment pas un bloc imperméable.Les communautés ukrainienne, lithuanienne, arabe, grecque, etc.ne demandent pas mieux que d'exprimer ci partager leur richesse culturelle.C'est la même chose du cote francophone ou quelque ;;()()() Madciinots se rassemblent a l'intérieur d'un mouvement social»», plaide avec conviction Fabiola Renaud, elle-même trilingue.Le PQ se fait donc envahissant : porte-à porte in tonsil, assemblée d'information polyglotte poHr vulgariser «Pour les Madelinots, Verdun c'est les îles en ville!», affirme la candidate péquiste Fabiola Renaud aux côtés du violoneux en photo Armand TroMier.LA PRESSE Ce les politiques du gouvernement Lévesque à l'égard des personnes â^ees «Je mené une campagne a caractère uniquement provincial», affirme Lucien Caron pour qui les elections de 76 avaient pavé la voie a son entrée t riomphale a la mairie de Verdun au scrutin municipal de novembre 77 Cela l'irrite quand ses adversaires s'en prennent a ses «deux chapeaux de dopute-maire ».Pourtant, d.ms le feu des dise lissions publiques soulevées par Ta ménagement commercial ou résidentiel d'un vaste terrain dans le \\ oisinage de la station de metro LaSalle \u2014 dossier qui mobilise les marchands de Verdun \u2014.Lucien Caron s'érige et manoeuvre comme le défenseur vindicatif de ««sa»» ville, comme - un maire qui ne veut laire de mal à personne-.Tout en éludant les questions, il promet de piloter a Québec « une solution de rechange, après les elections, parce qu'il n'a pas besoin d'un pareil enjeu pour se taire élire».C'est tout l'art de desamorcer une contestation que tisonne le PQ., ! costume du pays.«Autant de façons d'etre québécois .brunch à l'intention des Madelinots.distribution d'un tract unilingue anglais, etc.De son cote.Lucien Caron promené un sourire imperturbable ci entonne son refrain préféré: «.le récolterai une majorité allant deSDOO a 10000 \\ oix ».En l!>7
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