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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1981-05-23, Collections de BAnQ.

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[" A L'AUBE DE LA RÉVOLUTION TÉLÉMATIQUE ¦ La plus importante compagnie de téléphone des États-Unis, AT & T, optera vraisemblablement pour le système de vidéotex canadien Tôlidon.Pour l'industrie canadienne, cela représente des retombées de $1 milliard.Dans une série d'articles qui débute aujourd'hui, les journalistes Yves Leclerc et Daniel Marsolais expliquent ce qu'est ce nouveau concept de vidéocommunication qui entraînera de profonds bouleversements de notre société.page A 9 75 cents 85 cents, territoire de l'édition nationale MONTRÉAL, SAMEDI 23 MAI 1981, 97e ANNÉE, no 122, 234 PAGES, 1 3 CAHIERS ULi cfflQDmgD crocs Dt) IMPORTANTE SAISIE DANS LE PORT DE MONTRÉAL photo René Picard, LA PRESSE LES FLORALIES 81: UN AIR DE FÊTE > page D20 L'ASSASSIN DU PETIT GEOFFROY GARIÉPY, L'ENFANT DE LA JUNGLE page A4 La GRC a mis la main hier, au port de Montréal, sur quelque 3.2 tonnes de haschich solide et liquide valant au détail près de $100 millions.Il s'agit de la plus importante saisie de ce genre au Québec.Les trafiquants de drogue n'ont décidément pas de chance par les temps qui courent! page A 5 photo Robert Mailloux, LA PRESSE LE PLAN TRUDEAU Mme CHAPUT-ROLLAND DIT QUE LE PLQ DEVRAIT APPUYER RENÉ LÉVESQUE page A 11 LES VILLES ET LA LOI 101 DEUX VILLES SUR TRENTE ONT OBTENU LEUR CERTIFICAT DE FRANCISATION > page A 8 EN PRIMEUR LES MOTS CROISÉS LAROUSSE page D17 CORRIDART, H AMER ET CANTIN DEVANT LA COUR PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 JOHNSON BOUGERA DES L'ÉTÉ Le nouveau titulaire des Affaires sociales, Pierre-Marc Johnson, a rencontré hier LA PRESSE pour la première fois.Nous publions aujourd'hui les positions du ministre sur deux questions brûlantes d'actualité: la crise des services médicaux en périphérie et l'organisation du système des urgences à Montréal.Lundi: les compressions budgétaires et le choix des programmes à protéger, page F 10 photo Michel Gravel, LA PRESSE V UN COMPROMIS DU KOWEÏT Au cours d'une entrevue exclusive accordée à LA PRESSE, le ministre koweïtien du Pétrole, Sheik Ali Khalifa al-Sabah, principal porte-parole des pays modérés de l'OPEP, n'exclut pas le gel des prix pétroliers comme formule susceptible de combler l'écart persistant entre les prix pratiqués par les membres radicaux et modérés de l'Organisation, qui se réunissent à Genève à compter de lundi.page A 12 'AT4J Annonces classées: D 1 à D 19, F 1 1 à F 26 Arts et Lettres: C 1 à C 26 Bandes dessinées: W 16 Bricolage: D 4 Carrières et professions: X 1 à X 8, Y 1 à Y 8 Décès, naissances, etc.: F 27 Économie: A 12 à A 19 FEUILLETON: F 1 2 Gastronomie: C 29 Jardinage: D 6 Le monde: B 1 Loisirs et récréation: W 14 Photographie: Z 1 à Z 1 2 Quoi faire-.E 7 Restaurants: C 27 à C 30 Sciences: W 17 Sports: F 1 à F 10 Télé-càble: B 3 Timbres: W 15 Vacances-voyages: W 1 à W 18 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 6 POURQUOI UN ORGUE CLASSIQUE FRANÇAIS À McGILL?page C 1 MILLIONNAIRE ?RÉAGIRIEZ-VOIt CHAQUE MOIS \u2022 des gros lots de 1 million \u2022 des lots de 100 000S \u2022 des numéros mobiles \u2022 des lots instantanés jusqu'à 10 000S la seule loterie qui fait des millionnaires \\ t A 2 \u2022 LETGARNET AMÉRÈGâiN LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 MAI 1981 - Quand Daniel Elsberg refait surface Bertrand nie avoir été farce de quitter sen poste «Je redoute nos erreurs bien plus que la stratégie de nos ennemis.» Thueydides WASHINGTON \u2014 Daniel Elsberg, l'ancien expert du Pentagone et de la Maison-Blanche en matière de guerre nucléaire, a refait surface, hier, ù Washington pour condamner le gouvernement américain qui.pendant plus de vingt ans.a camouflé des ogives nucléaires en territoire japonais.Alors que le gouvernement Suzuki est durement menacé par le scandale des navires américains armés de bombes nucléaires et mouillant en eau japonaise, les révélations de Daniel Eisberg viennent aggraver le débat en cours puisque jusqu'à maintenant Washington s'est refusé au moindre commentaire.Visiblement vieilli, l'homme qui, en 1971, en révélant les documents du Pentagone, força Nixon à avouer retendue de l'engagement américain au Vietnam, a livré à la presse un memo rédigé en 1971 établissant sans l'ombre du moindre doute que la marine des Etats-Unis dans les plus grand secret se servait du Japon pour cacher des bombes nucléaires utilisables en quelques heures dans le cas d'une attaque soviétique.Ces bombes entassées dans un LST (navire de débarquement) en rade à 200 metres au large de Iwanuki non loin d'Hiroshima pouvaient être débarquées sur terre grâce à des voitures amphibies puis chargées sur des avions sur une piste d'atterrissage contrôlée par un détachement de marines non loin de la.Selon Elsberg, le secret entourant cette opération visait à m m ¦ y Vf .Pontiac,.Buick, Chevrolet, Oldsmobile, Cadillac, Dat-sun, Toyofa, Honda, Mazda, BMW, Mercedes-Benz, Audi, Volkswagen ?Aussi voitures d'occasion de modèle récent (24-30-36 mois) 768-2551 5987 avenue Verdun, Verdun Filial» de Orner Berre Verdun Limitée maintenir dans l'ignorance le secrétaire américain à la défense (Bob Macnamara à cette époque) de sorte que ce dernier n'ait pas officiellement à admettre que les Etats-Unis compromettaient la neutralité nucléaire de l'Etat japonais.Rappelons en effet que le Japon depuis la fin de la seconde guerre s'est toujours refusé au stockage de bombes atomiques sur son territoire et a conclu un traité à ce sujet-là avec les Etats-Unis.Selon Elsberg, cette pratique interrompue en 1967, dit-on officiellement, mais qui croire aujourd'hui, était non seulement stupide mais inutile et périlleuse.«Car imaginez un peu les risques encourus par le Japon à cause de ce navire dont l'existence nul doute était connue des Russes.Le moindre accident aurait pu déclencher la catastrophe.Cette histoire fait penser, de remarquer Elsberg.au film Doctor Strangelove, l'histoire d'un général fou qui à lui seul déclenche une guerre atomique».A entendre Elsberg relater ses rencontres avec les amiraux de la marine américaine, en 1959, on se croirait en pleine comédie de Charlie Chaplin.Pour camoufler leur mensonge les militaires impliqués rapatrièrent leur LST à Okinawa dès que Macnamara eut vent de l'affaire et qu'il éclata d'une colère mémorable.Okinawa étant territoire américain, les bombes étaient en sûreté.Lorsque la colère du secrétaire à la défense s'apaisa toutefois l'amiral Burke donna l'ordre au LST de reprendre sa garde au large d'Iwanuki.«De quel droit déclara l'amiral Burke à Paul Nit/e, adjoint de Macnamara, un civil ose-t-il se mêler de la marine des Etats-Unis».Macnamara, alors tout nouveau dans ses fonctions, oublia l'incident.L'avenir du gouvernement Suzuki est maintenant compromis, les relations Etats-Unis-Japon sont durement secouées.Daniel Elsberg est considéré a Washington comme un gauchiste instable et le Pentagone se refuse au moindre commentaire au nom de la sécurité nationale.OTTAWA \u2014 Robert Bertrand, le grand responsable des enquêtes fédérales sur les situations de monopole, est sorti hier de son silence pour nier avoir été forcé de quitter son poste pour diriger le tribunal anti-dumping.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa La nouvelle de son départ du bureau de la politique de concurrence du ministère de la Consommation et des Corporations a créé tout un remou cette semaine au sein des partis d'opposition et de certains médias, qui ont accusé le gouvernement d'avoir cédé aux pressions exercées par les grosses entreprises.Au cours des deux premiers jours du débat M.Bertrand est demeuré coi, et n'a pas retourné les appels des médias.Hier, il a rencontré les journalistes envers qui il s'est d'abord excusé de son silence.Visiblement troublé de se retrouver au centre d'un tel débat, le nouveau président du tribunal antidumping a expliqué qu'il avait d'abord cru que la controverse mourrait d'elle-même.«C'est lorsque j'ai vu mon ministre et le premier ministre être forcés de se lever aux Communes sur cette question que j'ai changé d'avis.Quand j'ai entendu M.Trudeau suggérer aux partis d'opposition de s'enquérir auprès de moi de la situation, j'ai décidé qu'il était temps de clarifier les choses».M.Bertrand, qui occupait ce poste depuis sept ans, a expliqué qu'il songeait déjà depuis deux ans à orienter sa carrière dans un autre domaine, et que le sujet avait fait l'objet de discussion avec le greffier du Conseil privé, M.Michael Pitfield.Victime d'une crise cardiaque il y a quelques années, il dit avoir cru nécessaire toutefois de se donner un peu plus de temps pour constater ses capacités de travail après sa convalencence.Il a aussi voulu mener à terme ses enquêtes sur l'industrie pétrolière et les journaux.M.Bertrand a dit considérer sa nomination au tribunal antidumping comme une promotion, et il a nié toutes les rumeurs voulant que des pressions aient été exercées sur lui.Il a également déclaré que c'est de sa propre initiative qu'il a décidé de rencontrer les journalistes pour s'expliquer.PORT METHANIER À GROS-CACOUNA Projet acceptable à l'environnement OTTAWA \u2014 Le bureau du ministre fédéral de l'Environnement, M.John Roberts, a fait savoir hier que l'étude menée sur le projet d'implantation d'un port méthanier à Gros- GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Cacouna en venait à la conclusion que le tout était acceptable en ce qui a trait à l'environnement.Les gouvernement fédéral et du Québec s'étaient mis d'accord pour ne tenir qu'un seul examen environnemental de la partie québécoise de ce projet, et c'est le résultat de cette étude que M.Roberts a fait connaître hier après l'avoir revue de son homologue québécois.M.Marcel Léger.L'Ile du Gros Cacouna est l'un des deux sites envisagés par le Projet pilote de l'Arctique et TransCanada Pipelines pour la construction d'un port méthanier qui accueillerait les brises-glaces méthaniers chargés de transporter le gaz liquéfié de l'île Melville dans l'Arctique.Mel-fort Point en Nouvelle-Ecosse est l'autre site possible du terminal.Le rapport sur l'impact environnemental au Québec a étudié différentes questions de sécurité publique, d'impact sur l'environnement physique de même que les effets socio-économiques du projet dans la région.Il conclut que le projet est acceptable à l'environnement, mais il ajoute que les promoteurs devront fournir avant le début des travaux les informations nécessaires sur le contrôle des glaces, le dragga-ge, les réservoirs de gaz naturels liquéfiés et le programme de contrôle et de suivi environnemental.L'an dernier, la partie du projet au nord du 60e parallèle a été étudiée par une commission fédérale qui l'a jugé acceptable pour l'environnement.Une autre commission fédérale provinciale procède actuellement à l'examen du projet proposé pour Mel-ford Point en Nouvelle-Ecosse Quand Trudeau reçoit, la presse est là.OTTAWA \u2014 Les barrières du 24 Sussex Drive ont constitué une frontière intraitable pour la plupart des journalistes de la Colline parlementaire d'Ot- GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa tawa au cours des 13 dernières années.Peu d'entre eux ont donc été en mesure de résister à l'invitation lancée par le premier ministre qui a reçu la presse parlementaire, hier soir, à l'occasion d'un cinq à sept à sa résidence officielle.Il y a eu d'abord le plaisir un peu snob de donner l'adresse désirée au chauffeur de taxi, et ensuite l'accueil cordial des policiers de la Gendarmerie royale qui affichent normalement une tenue beaucoup plus réservée aux abords du 2 1 Sussex.Mais hier n'était pas coutume: le premier ministre recevait! Habitués à harceler les politiciens, quelques journalistes ont eu droit à un traitement similaire à leur arrivée au 21 Sussex.Les responsables de la petite fête avaient indiqué en lançant l'invitation, que la rencontre était de nature «sociale» et qu'il n'était pas question d'utiliser caméras, appareils photos et NOUS \"OU* S0mraQ.é3°t« QUO\" » ^0n* T~ ,.ncon.-e »*¦\u2022»' 288-2303 625.rue Président-Kennedy.4e étage.(Métro McGill) Montreal.Québec I, a teenager et One Day at a time L' EROTISME ASON MEILLEUR «EN PREMIÈRE» Deux récits pour adultes dans un seul livre LE MIEUX AU CANADA RÉSERVEZ VOTRE COPIE MAINTENANT HELIO NOVELS, P.O.Box 610, Snowdon Que.Canada K3X 3X8 Af/ouex 4-6 semaines pour livraison Je peux vous apprendre à faire de la voile cet été Téléphonez-moi ou renvoyez-moi le coupon-réponse.Je vous enverrai la documentation complète sur mes cours d'initiation à la voile, d'initiation à la croisière et club de voile «Tanzer 22», dans les plus brefs délais.Sitfan ^Marshall r i i i i i TELEPHONE École de voile Stefan Marshall 22 Coolbreeze Pointe-Claire, Québec H9S 5G4 1 l l I l l H 697-3267 L._«_ \u2014 _«B\u201e_HBBJ magnétophones sur le terrain de la réception.Il n'en fallait pas davantage pour inciter une équipe de télévision anglophone à interviewer les journalistes invités et leur demander ce qu'ils pensaient d'un tel règlement.Peu habitués à ce genre de traitement, la plupart sont demeurés bouche bée.«Les fleurs sont bien belles», a rétorqué pour sa part le représentant du réseau Télémédia.Une fois sur le terrain, les journalistes ont pu constater que les tulipes en effet, sont très belles! Le premier ministre a pris plaisir à discuter un peu avec-tout le monde, à répondre aux questions sur la maison, la piscine, etc.Il a expliqué incidemment que c'est a son initiative que le fédéral s'est porté acquéreur en 1969 de cette propriété, qui appartenait à une fondation privée qui la louait au gouvernement.La réception incidemment se tenait à l'extérieur de la rési- dence, ce qui fait que personne n'a eu le loisir de visiter l'intérieur.Tout le monde par contre a pu visiter la piscine construite dans un édifice voisin, et où le premier ministre fait ses 10 longueurs à tous les jours.La grande question qui chico-tait tout le monde portait sur un point sur lequel personne n'a vraiment osé questionner l'intéressé: pourquoi, après 13 ans au pouvoir, M.Pierre Elliott Trudeau décide-t-il d'inviter la presse au 24 Sussex?Les adjoints de M.Trudeau eux se sont fait poser la question toute la journée vendredi.«M.Trudeau m'a suggéré à un moment donne d'organiser une réception pour les employés de son bureau, et il a ajouté au même moment qu'on pourrait en profiter pour inviter la presse le soir suivant», a expliqué l'attaché de presse du premier ministre.M.Pat Gossa-ge.«C'est aussi simple que cela.» Le Comité attend une réponse de Mme Sauvé OTTAWA \u2014 Le président du comité parlementaire sur les langues officielles, M.Ey-mard faite à la présidente de la Chambre des communes, Mme Jeanne Sauvé.Celle-ci refuse de témoigner devant le comité, et elle a déclaré jeudi que l'invitation qu'on lui avait lancée avait été retirée, et qu'il faudrait d'abord lui en faire parvenir une deuxième si on voulait qu'elle délègue ses fonctionnaires, M.Corbin a expliqué qu'une première invitation de témoigner lancée par le greffier du comité le 10 mars avait bel et bien été retirée, mais il a ajouté avoir fait parvenir une autre invitation à la présidente le 20 mars.Il a expliqué que Mme Sauvé avait oublié l'existence de cette deuxième lettre.M.Corbin a révélé avoir rencontre la présidente de la Chambre hier matin pour lui rappeler l'existence de cette invitation, et il a dit s'attendre à une réponse de sa part d'ici mardi.LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 3 \u2014 20 \u2014 22 \u2014 23 \u2014 24 \u2014 30 complémentaire: 26 MINI-LOTO Le billet numéro 806709 rapporte $50,000 PROVINCIAL Le numéro gagnant du gros lot de $500,000 est 5265707 LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 12 Maximum: 26 Ensoleillé et passages nuageux au Québec RÉGIONS Min.La Quotidienne Tirage d'hier 4-8-3 DEMAIN Nébulosité et possibi 1 it é d'averses Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Quebec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Sept-lles m.AUJOURD'HUI 26 Ensoleillé 26 Ensoleillé 26 Ensoleillé 23 Ensoleillé 23 Ensoleillé 23 Ensoleillé 23 Ensoleillé 14 Néb.variable 14 Néb.variable 14 Néb variable 14 Néb.variable DEMAIN Nuageux et averses Nuageux et averses l'oss.d'averses Beau Beau Beau Beau Beau Beau Beau Beau au Canada Colombie-Britannique |\\lberta \tAujourd'hui\tCapitales\tMin.\tMa*.Saskatchewan\tEnsoleillé\tRegina\t10\t27 Manitoba\tNuageux\tWinnipeg\t10\t28 Ontario\tEnsoleillé\tToronto\t12\t25 Nouveau-Brunswick\tNuageux\tPredericton\tl\t20 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t1\t16 Ile-du-Prince-Edouard\tEnsoleillé\tChariot tetown\t:i\t15 Terre-Neuve\tEnsoleillé\tSaint-Jean\t2\t12 si vous partez aux Etats-Unis Boston Buffalo Chicago Min.10 io 8 Mai.19 19 24 Miami New York Nlle-Orleans Mt 23 12 12 Mai 32 22 23 Pittsburgh San Francisco Washington Mm 5 11 9 Mai 22 19 la presse LA PRESSE est publié* par LA PRESSE LTEE, 7, rue Soint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Seule lo Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Assooée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1 400 ».Port de retour garanti.INFORMATION GENERALE vers les capitales Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève 12\t20\tHong Kong\t21\t22\tOslo\t8\t19\t\t\t 14\t27\tLe Caire\t16\t29\tParis\t15\t25\tCANADA\t13 26\t52 13\t26\tLisbonne\t13\t19\tHome\t10\t28\tLuné ou samedi\t$37.00 $74.00\t$148.00 9\t25\tIiondres\t11\t18\tSéoul\t10\t19\tLundi ou vendredi\t$24.00 $4100\t$96.00 4\t17\tMadrid\t15\t22\tStockholm\t9\t16\tSamedi seulement\t$1300 $2600\t$52.00 10\t18\tMoscou\t9\t19\tTokyo\t11\t20\tÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS\t\t il\t23\tMexico\t12\t21\tVienne\t13\t24\t\t\t Aujourd'hui Nuageux Eitaoleilljp Captait* Victoria Kdrnonton MlO 8 10 Moi vers les plages Acapulco Barbarie 24 3d 29 25 Bermudes NaaMH 20 24 San Juan 22 :io Trinidad 25 24 3] ?TARIFS D'ABONNEMENTS ÉDITION NATIONALE LIVRAISON A DOMICILE.Lundi ou samedi $2.10 Lundi au vendredi $ 1.50 Samedi seulement 0.15 ?TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE : Lundi ou samedi $1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 * Tarife différents pour lei routes motorisées TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) RH)ACTH0N PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL ANNONCES CLASSÉES Commandât PouroSonger lèléMO 285-7272 285-7070 285-7100 285-7383 285-7111 285-7205 Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Samedi seulement 13 26 52 $72.80 $145.60 $291.20 $52.00 $104.00 $208.00 $20.80 $41.60 $83.20 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Prtset Vocarxev voyages Carnefts ft professions, nominations COMPTABILITÉ vfonoes annooe ts Annonces daisies 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 285-0892 285-6901 Pour vous abonner, not bureaux sont ouverte de 7h à 18h (tovned*:7hà 1 5h) 285-6911 J 1 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 23 MAI 1 981 A 3 Ccmtin écope de hyit oins de prison CHIBOUGAMAU (PC) \u2014 Florent Cantin a été condamné à huit ans de prison pour avoir allumé l'incendie qui, le 1er janvier 1 i)8(), a provoqué la mort de 18 personnes à Chapais.À tfê de 22 ans.Cantin n'a trahi aucune emotion lorsque le juge Georges Chasse de la Cour des sessions a prononcé la peine en demandant à l'accusé de «réfléchir aux conséquences de ses actes» Cependant des membres de sa famille, y compris sa mère, ont éclaté en sanglot.Ailleurs dans la salle d'audience, où se trouvaient des parents des victimes personne n'a réagi.A 500 kilomètres au nord de Montréal.Chibougamau est situé a proximité du petit village minier de Chapais.Le juge Chassé a ajouté que Cantin avait montre son indifférence envers la sécurité du public, une attitude «qui laisse fortement à désirer».Les conséquences sociales de Pineendie sont incalculables, a dit le juge en ajoutant que l'accusé pourrait profiter de son incarcération pour se réahabili-ter.s'il le souhaitait.Cependant, cette réhabilitation dépendra de l'attitude de Cantin, a-t-il dit.Son avocat, Me Mario Bilo-deau, a déclaré hier qu'il attendra une semaine avant de prendre une decision sur l'opportunité d'interjeter appel.Cantin devrait purger au moins le tiers de la peine, soit deux ans e! huit mois, avant d'être admissible a la liberation conditionnelle.A Orsainvilie En attendant la lin de son procès, Cantin avait été incarcéré à Florent Cantin la prison d'Orsainville, mais il y a une semaine, il a été transféré à la prison de Roberval, au Lac-Saint-Jean.Même si Cantin a subi son procès pour seulement un des décès, \u2014 celui de Robin Desjardins, alors âgé de 18 ans \u2014, la preuve entendue dans cette cause sera admissible aux autres poursuites.L'accusé n'a pas témoigné personnellement a son procès, mais deux convessions écrites recueillies par la police ont été acceptées par le tribunal.Cantin avouait dans ces deux documents être l'auteur de l'incendie qui a détruit le centre social de Chapais.un village de 4,000 habitants.In des témoins.M.Régis Malenfant, a déclaré devant le juge qu'il avait entendu Cantin crier: «C'est ma faute, c'est ma faute», peu après que le prévenu eut mis le feu à une branche de sapin qui avait servi à la décoration du centre Opemiska.où 300 personnes étaient réunies pour fêter le Nouvel An.Fête tragique La fête avait été organisée par l'association locale du club des Lions.Le centre appartenait au principal employeur de la ville, la compagnie Falconbridge Copper Ltée.Lors de l'enquête du commissaire des incendies, Cantin, qui se décrivait lui-même comme un farceur, avait déclaré avoir mis le feu à une couronne de sapin avec sonbriquet.Il a ajouté que ce soir-la, il ne voulait faire qu'une bonne blague mais que les branches d'arbre étaient tellement sèches que ce sont toutes les décorations qui ont pris feu.Tout de suite le feu a semé la panique parmi l'assistance.Quarante-et-un corps ont été retirés des cendres du centre Opemiska alors que sept autres personnes devraient mourir à l'hôpital.Il s'agissait du pire incendie à survenir au pays en 40 ans.Dans une entrevue accordée en décembre dernier, alors qu'il se trouvait dans une maison d'accueil, à Québec, ou il séjournait pendant sa période de libération conditionnelle, Cantin a déclare qu'il ne voulait pas retourner à Chapais.Carbonneau rentre au pays lundi (PC) \u2014 Marc Carbonneau.l'un des deux felquistes exiles encore recherchés pour l'enlèvement en li)70 du diplomate britannique .lames Cross, rentrera dans la métropole lundi.La decision de Carbonneau de rentrer au pays, à laquelle on s'attendait depuis quelque temps, a été annoncée au lendemain de la condamnation de Nigel Barry Ha mer à un an d'emprisonnement pour sa participation au même crime.4 Agence «\u2022 I FLORIAN BERNARD Cependant.24 villes sur 30 ont dépose auprès de l'Office leur programme de francisation exigé par la loi.Cinq villes se font tirer l'oreille pour mettre en vigueur dans les délais requis tous les mécanismes exiges par les dispositions de la Charte de la langue française.Il s'agit de Beacon s field.Côte-Saint-Luc, Greenfield Park.Mont-Royal, el Westrnount.Quant aux organiMivs parapu-blics, seule la CTL a obtenu son certificat de francisation.Quatre autres organismes parapubiics, soit la CUM, !a CTCUM, la CTRSM et l'Association montréalaise d'action récréative et culturelle, ont dépose leurs programmes de francisa-lion auprès de V( Mïiee de la langue française.En dépit du nombre relativement faible de certificats accordés (3 sur 35).le direteur du service municipal à l'Office.M.Laurent Bélisle, estime que.saut quelques exceptions, les administrations publiques offrent un bel esprit de collaboration et se conformeront à l'ensemble des dispositions de la loi dans les délais requis.Quant aux administrations récalcitrantes, elles n'auront aucun choix.L'Office ne fera aucun accroc à la Charte et n'accordera aucun statut particulière qui que ce soit.À compter du 31 décembre 1983 (date ultime), les villes et tes administrations publiques -lui ne posséderont pas leur certificat de francisation seront passibles d'une amende variant de Sî00 à $2000 par jour.De plus.l'Office pourra, de sa propre autorité, faire enlever.Laurent Béiisle, directeur du service municipal à l'Office de la langue française.détruire ou autrement modifier toutes les affiches, panneaux de signalisation, etc.qui ne seront pas conformes à la loi Le cas de certaines villes Certaines villes, comme West-mount, n'ont pas encore réussi à faire approuver un programme de francisation.A Westmount, notamment.l'Office a approuvé environ 70% des propositions de la ville.Mais il reste à négocier 30% des éléments du programme.À Beaconsfield et a Côte-Saint-Luc.les négociations sont passablement ardues, notamment en ce qui touche la signalisation routière.À Ville Mont-Royal, plusieurs questions ont été réglées, en particulier celles qui touchent la francisation des appellations de rues, mais aucune entente n'est encore intervenue en ce qui concerne le nom de la municipalité.Le conseil tient à conserver l'appellation anglaise de TMR.À Pointe-Claire le dossier a évolue de façon satisfaisante au cours des derniers mois.Cependant la francisation des affiches de noms de rues présente une difficulté particulière Les lettres au lieu d'être peintes, sont gravées.Pour refaire ces affiches il faudra débourser au moins $35,000 selon le gérant municipal.Neuf villes de plus de 10,000 habitants de la région de Montreal >ont considérées comme modifier r i p 9 Depuis décembre dernier l'administration Drapeau-Lamarre a revu le feu vert de l'Office de la langue française pour mettre en oeuvre son programme de francisation.Ce programme est un modèle, selon le directeur du service municipal à l'Office.M.Laurent Bélisle.Il s'agit d'un programme qui correspond parfaitement aux normes et aux exigences de la Charte de la langue française et qui fera de la métropole une ville française a 100% d'ici décembre 1983.«Il ne faut pas se le cacher \u2014 d'ajouter M.Bélisle \u2014 notre but est de faire de Montréal la plus grande ville unilingue française après Paris objectif auquel souscrit le programme que nous avons accepté.»» t'n tel programme, toutefois, entraînera des dépenses assez considérables et des travaux important^ à tous les paliers de l*admini>tration de la métropole.Par exemple, il y a dans la métropole 107,000 panneaux de signalisation \u2014 sans compter toutes les affiches, enseignes, identifications d'immeubles, etc.i)r.au seul chapitre des panneaux de signalisation, il faudra en modifier 30.000.Une entente a été conclue entre Montréal et POffice, entente qui prévoit la modification de 10.000 panneaux par année.Le travail est remmenée depuis l'automne 1980 s( poursuit lie façon normale Il faudra aussi modifier l'identification de 3,270 véhicules en v \u2022 enlevant les appellations comme «City of Montréal».«Public Works».«Parks», etc.Ii faudra au^si refaire l'identification de plusieurs des 10.000 immeuble-, qui sont la propriété de la ville.Déjà, au debut de janvier 1981, la moitié des véhicules de Mon- treal possédaient une Identification conforme aux dispositions de la Charte de la langue française.M.Bélisle a souligne que, maigre les difficultés, les coins et l'ampleur de la tâche, le programme de francisation depose par l'administration Drapeau-La marre est l'un des plus com plots et des plus encourageants reçus jusqu'à maintenant par l'Office de la langue française.anglophones puisque le pourcen tage de leur population de langue anglaise dépasse celui des francophones.II s'agit de Beaconsfield, Cote - Saint - Luc.DolIard-des-Ormcaux, Dorval, Greenfield Park.Mont-Royal, Pierrefonds, Pointe-Claire et Westmount.Ces neuf villi's ont le privilege d'utiliser l'anglais en même temps que le français (pourvu que le français soit prioritaire).Toutes les autres villes seront obligées, à compter de décembre 1983, d'utiliser le français uniquement.Une loi qui a des dents Le directeur des communications a l'Office de la langue française.M.Jean-Yvon Houle, a déclaré que jusqu'à maintenant l'Office a choisi un dialogue de souplesse et de collaboration avec les administrations municipales.Les villes ont été invitées à soumettre leur programme rie francisation à l'Office et de proposer leurs propres hypothèses quant aux échéanciers et aux moyens d'application.Toutefois, d'ajouter M.Houle, il ne saurait être question pour l'Office de permettre à certaines adminis trations de contourner la loi ou de profiler de privileges au de triment d'autres villes.M.Houle estime que les villes auront finalement eu près de 6 ans pour se conformer aux dispositions de la Charte de la langue française, ce qui est, dans son esprit, nettement suffisant.Pour certaines villes, le programme de francisation entraine des dépenses assez considérables.La traduction en français non seulement des génériques de rues comme «Cirele», «Drive».1 Des panneaux qu'il faudra changer.etc mai.> également la francisa tion des noms communs d'autres rues comme «Maple», «Wood», «Oak», «Birch».entraînera dans certaines villes la transformation de milliers de panneaux, sans compter la mise à jour des plans, documents, rè glements de zonage, etc.«Nous sommes conscients de ces dépenses\u2014 a déclaré M.Bélisle-et nous sommes prêts à accepter des échéanciers raisonnables pourvu qu'il y ait une manifestation de bonne volonté».Quoi qu'il en soit, a expliqué pour sa part M.Houle, la durée moyenne d'une affiche est d'environ 7 ans, après quoi il faut la repeindre ou la refaire.Les villes savent depuis 1979 qu'elles devront franciser leurs affiches et leurs panneaux de signalisation, ce qui donne près de ii ans.soit a peu près la moyenne de durée d'une affiche.» i Mounf-Royal devra peut-être se trouver un autre nom Billets de contravention illégaux A la suite de pressions exercées par certains maires du West Island, le comité exécutif de la CUM a autorisé, récemment, l'impression de billets de contravention rédiges en français et en anglais.Or.ces billets sont illégaux.Le directeur des services municipaux a l'Office de la langue française.M.Laurent Bélisle.a expliqué que la CUM est un organisme francophone, suivant les dispositions de la Charte de la langue française, et qu'en tant qu'organisme francophone, elle doit utiliser uniquement le fran- çais sur ses imprimes et ses avis officiels.Une contravention entre dans la catégorie des avis officiels.Les billets émis par la police de la CUM doivent donc être rédiges en francais seulement.Autrement, ils sont illégaux par rapport aux dispositions de la Charte de la langue française.Le président de l'Office a fait parvenir une lettre, récemment, a la CUM.l'informant que les nouveaux billets de contravention devront être rédigés en français seulement.Des noms qu'il faudra franciser.Une fois traduit en français, comme l'exige la Charte de la langue française, le nom de \u2022Town of Mount Royal» devenu «Ville Mont-Royal» entrera cli-rectement en conflit avec ceux de Montréal et de la montagne du «Mont-Royal», et prêtera i confusion.C'est pourquoi, récemment, la Commission de toponymie du Québec, organisme rattache administrativement à l'Office cela langue française, a suggéré aux dirigeants de Mount Royal d'étudier la possibilité de trouver une nouvelle appellation pour leur ville.Il s'est agi.toutefois, d'une simple suggestion et non pas d'une directive précise, mais du côté des responsables de l'Office, on estime qu'il s'agirait là d'une solution qui mettrait fin à l'imbroglio dans lequel se trouve actuellement le conseil municipal.Les membres du conseil ont accepté, jusqu'à maintenant, la majorité des demandes formulées par l'Office de la langue française en ce qui concerne le programme de francisation de leur ville.Cependant ils refusent nettement do modifier l'appellation de «TMR» pour désigner Town of Mount Roval.Morne si.en principe, ils acceptent la traduction française do Ville Mont-Royal sur la papeterie les identifications publiques, ils veulent absolument conserver ce sigle de T.M R.De son côté le di-re( teur des sers ices municipaux à l'Office de la langue française.M Laurent Bel isle, «i déclaré que cette appellation n'est pas conforme aux dispositions de la Charte.Un changement de nom réglerait la question Depuis 20.30 ou 40 ans, vous besogne/, dur de l'aube au crépuscule pensant qu'à la retraite prochaine vous allez enfin pouvoir vous payer du bon temps.Puis, du jour au lendemain, on vous lance que les cais ses des Pensions du Canada et des Rentes du Québec se \\ident comme des paniers percés et que le régime de votre dernier employeur ne vous accordera que des miettes.OÙ COMMENCER, AVEC QUELS OUTILS ET QUELS FONDS?Tous veulent d'urgence sortir les retraités misère LAURIER CLOUTIER Ou bien encore, déjà à la retraite, vous tentez de survivre mais voyez venir à grand pas l'assèchement de vos économies alors que l'inflation gruge à chaque mois vos chèques de pensions.Vous n'êtes pas le seul.Plus de la moitié des travailleurs à temps plein au Canada ne pourront compter que sur les maigres pensions et rentes de l'Etat car ils ne contribuent pas à un régime privé avec leur employeur.64% vivotent avec $5,000 Quant aux retraités actuels, ils ne touchent en moyenne que $7,000.contre $16,000 pour les travailleurs, si bien que 53 pour cent d'entre eux au Canada et pas moins de 61 pour cent au Québec vivotent à 20 pour cent en bas du seuil de pauvreté, avec seulement $5.000, à gratter leur fond de tiroir.Les femmes sont les plus dramatiquement touchées car seulement 34 pour cent d'entre elles contribuent au régime privé de leur employeur.Quant à la retraitée, «la veuve de Lethbridge de 72 ans», vaut mieux ne pas y penser.Aujourd'hui, toutefois, tous veulent d'urgence sortir les retraités de la misère car tous, ou presque, reconnaissent les défauts des régimes de retraite assaillis par la perte de valeur du dollar.Cependant, personne ne s'entend sur les moyens, et les décisions tardent pendant que le débat s'éternise.Le débat s'accélère Mais jamais «le débat de la décennie» ne s'est accéléré autant que depuis quelques années, et quelques mois en particulier grâce entre autres au ministre fédéral de la Santé et du Bien-être, Mme Monique Begin, qui a donné sa dernière chance à l'entreprise privée lors de la conférence nationale du début d'avril, et au ministre d'Etat au Développement social du Québec, Denis Lazure, qui pilotera un projet de loi que devrait adopter l'Assemblée nationale d'ici la fin de juin.Le professeur Gérard Bélanger du Département d'économie de l'Université Laval rappelait jeudi, lors d'un colloque du CPQ (Conseil du patronat du Québec) sur «Les fonds de pension: objectifs et responsabilités de l'entreprise», les études qui se sont accumulées ces dernières années.Des études à la tonne Le rapport de Cofirentes + au Québec en 1977, par exemple, fut suivi de l'exposé du Conseil économique du Canada, en 1979, du rapport du Groupe d'étude sur la politique de revenu de retraite au gouvernement du Canada, la même année, et des 10 volumes de 2,000 pages de la Commission royale sur le statut des pensions en Ontario, en octobre dernier.A Montréal cette semaine», l'Institut canadien de la retraite a tenu son assemblée annuelle de deux jours pour «Assurer la sécurité du revenu» et le CPQ tenait également son colloque.Quant a Mme Bégin, elle ,i indiqué qu'elle veut decider de sa politique d'ici la fin du mois afin de soumettre ses propositions aux provinces a la < onférence de juillet prochain.Le problème peut se trancher en deux selon le président Yves Guérard du Groupe Sobeco et de la firme d'actuaires Pouliot, Guerard & Associés: il faut vite améliorer le sort des plus démunis des retraités actuels, d'une part, et d'autre part, amorcer la réfsrme en profondeur pour nos prochains vieux.La pension n'est pas en danger Mais la réforme et la baisse graduelle des liquidités des caisses publiques de retraite ne mettent pas en danger ia pension de vieillesse et la rente du Québec.Si la retraite obligatoire demeure à 65 ans, le fardeau des retraites doublera et le Canada con naîtra une crise financière, de l'énorme difficulté des travailleurs de le supporter, mais vers l'an 2030, dans 50 ans.Mais il n'en reste pas moins que la réforme provoquera encore sans doute des soubresauts chez les Canadiens et les Québécois.M.Guérard propose par exemple de relever l'âge de la retraite de 65 à 70 ans, dans une première étape, et d'éliminer son caractère obligatoire par la suite.La vie actuellement divisée en trois tranches d'éducation, de travail et de retraite pourrait, après une période de formation plus tourte, comprendre des séquences mieux équilibrées d'activités professionnelles et de recyclages.Comme plusieurs le souhai tent, les jeunes expérimenteraient plus tôt le marché du travail et décideraient plus tard de leur formation en vue de leur première carrière.De leur coté, les plus vieux prendraient leur retraite seulement lorsqu'ils le souhaiteraient et ne seraient pas catapultés durant 15 ou 20 ans dans des loisirs forcés sans revenus raisonnables.De meilleures prestations La retraite à 70 ans permettrait «généralement d'améliorer les prestations mais de façon substantielle seulement pour une minorité de 20 pour cent alors que la hausse ne serait que minime pour le tiers des pensionnés».Pour mettre en place le régime de recyclages périodiques qu'il propose, M.Guérard précise «qu'on dispose de 30 à 40 ans.Son coût social serait nul.Il s'agirait de déplacer des fonds» jusqu'ici alloués ailleurs.A court terme, Mme Bégin veut sortir les retraités du seuil de la pauvreté.«Il me faut $730 millions de plus par an pour le supplément de revenu garanti.Je ne l'aurai pas tout de suite parce qu'on vient de m'accorder $525 millions.Mais j'en ai besoin et les gens devraient faire près sion».Le ministre québécois du Travail, Main-d'oeuvre et Sécurité du revenu, Pierre Marois, avec son collègue Lazure, veut de son côté de toute urgence abolir la discrimination de la retraite forcée à 65 ans, indexer le regime complémentaire de rente au conjoint survivant et assurer la transférabilité des pensions.D'abord le retraité locataire M.Guérard propose, qu'à court terme, on soit sélectif, vu les coûts qu'impliquent la hausse nécessaire des cotisations des régimes publics et la transformation des caisses privées, «une industrie de $45 milliards», pour les rendre plus généreuses.On pourrait d'abord hausser le supplément de revenu garanti pour le retraité locataire.«Le couple qui habite sa maison à la campagne» s'en tire.Les pensions ne doivent pas de* enir «des chaines de lettres qui ne marchent que pour les premiers arrives».«Il faudrait aussi commencer par payer ce que ça coûte.On paie 3.6 pour cent des salaires cotisables alors que ça coûte neuf pour cent», ces caisses publiques.Sous réserve, les cotisations dti salarié moyen passeraient de $1 par semaine, ou $239.40 par année, à plus de $10 ou $598.50.L'employeur devrait verser autant.Ainsi, on se remettrait à flot, avant d'augmenter les chèques sélectivement.Il ne faut pas oublier toutefois que les régimes publics et privés relativement récents, n'ont pas encore donné leur pleine mesure.Il faut 35 ans pour accummuler de bonnes prestations Entretemps, toutefois, «l'inflation a pris tout le monde par surprise», surtout les retraités.: v « I I I ft * K r.'\u2022 SUR L'ACTUALITÉ A 9 4 1 DON-TELIDON-TELIDON-TELIDON-TELIDON-TELÏDO A l'aube de la révolution télématique On entre don une Un téléviseur qui se métamorphose instantanément, selon vos goûts et vos besoins, en magasin à.rayons, en supermarché, en bureau de poste, en annuaire des téléphones.Un téléviseur qui vous donne, l'espace d'un instant, les indices de la bourse l'horaire des trains, des autobus, des avions, les films à l'affiche dans les différentes salles, la météo, les grands titres de l'actualité et qui peut à la fois, et avec tout autant de facilité et de rapidité, vous transporter dans le monde de la culture et de la science moyennant une simple flexion de vos doigts.et quelques dollars de plus mensuellement, telles sont quelques-unes des nombreuses applications du concept Télidon qui fera très prochainement partie de notre nouvel univers technologique, un monde à la fois fascinant et terrifiant dans lequel nous entrons imperceptiblement, celui de la télématique.DANIEL MARSOLAIS Il est en effet à prévoir que dans moins de cinq ans à peine, nous serons définitivement entrés dans la phase opérationnelle de cette révolution technologique qui entrainera.d'ici à Pan 2.000.d'aussi profonds bouleversements sociologiques que la revolution industrielle du XIXe siècle.A l'instar de la télévision qui.dans les années 1950, se développa presque furieusement en moins d'une décennie \u2014 aux Etats-Unis, par exemple.10 pour cent des foyers possédaient un téléviseur en 1950; dix ans plus tard, ce pourcentage passait a 90 pour cent \u2014, les experts prévoient que la télématique suivra sensiblement la même courbe de développement de telle sorte qu'à l'aube du XXle siècle, dans dix-neuf ans à peine, la plupart des pays industrialisés seront définitivement «télématisés».D'après le professeur Jean-Louis Houle, de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal, la phase expérimentale qui a présentement cours dans différentes villes canadiennes, et qui débutera prochainement au Québec et à Montréal, devrait durer entre un et deux ans, ce qui signifie que l'étape de la commercialisation proprement dite devrait débuter vers 1983-S4, ici au Québec.Michel Dufresne, directeur de la recherche à la société Télécàble Vidéotron, imagine un scénario d'implantation qui s'étendra sur une période d'à peu près dix ans.Si la réalisation du logiciel et la mise en place de l'infrastructure représentent des operations relativement complexes et longues, le fonctionnement de l'appareil destiné à l'usager est par contre d'une déconcertante facilite.Le terminal de l'usager, comme on le désigne dans le langage un peu ésotérique de ce milieu, est constitué d'un microordinateur de format rectangulaire dont les dimensions sont approximativement de 1 x )'2 x 2l ¦ pouces Ces!, en réalite, un décodeur de signaux.Disposé sous le téléviseur, il s'harmonise en fait assez bien avec l'appareil télé puisque sa forme cubique épouse parfaitement la symétrie des lignes de ce dernier.Ce pel it engin fort sophistiqué est jumelé à un appareil miniature, guère plus gros qu'une calculatrice de poche, et qui vous permet de communiquer directement avec la banque de données à laquelle vous avez accès Celle télécommande sans fil, composée de touches numériques, sera éventuellement remplacer par un petit clavier alphanumérique.Pour fonctionner, le tout doit être relié à une ligne de transmission qui peut être une ligne téléphonique, le cable, la fibre optique, les ondes hertziennes ou un satellite.Notons que l'un des avantages de cette technique et qui devrait, d'ailleurs, en faciliter l'implantation, tient au tait que le service teletext ou vidéotex peut être offert par le truchement du réseau existant de téléphone qui est considéré, ici au Canada, comme l'un des meilleurs au monde.Raccordé à une ou plusieurs banques de données, le terminal vous donnera accès a une foule de renseignements sur les sujets les plus divers.Ces renseignements, qui sont disposés en pages d'information, peuvent être obtenus en consultant un index dans lequel sont répertoriés tous les types de renseignements en passant du générai au particulier.Il s'agit, pour l'utilisateur, de procéder étape par étape en vue d'en arriver au renseignement recherché.Pour illustrer plus clairement le mode de fonctionnement de cet appareil, pre nons l'exemple d'un utilisateur de Québec qui désire louer une chambre d'hôtel à Montreal.A l'aide de sa télécommande, il appuie sur le numéro approprié qui lui permet d'obtenir, sur écran, le répertoire general de la ville de Montréal.Il fait ensuite le numéro apparaissant vis-à-vis la rubrique «hébergement».Une nouvelle page se présente alors à l'écran lui indiquant le nom des hôtels, leur adresse, leur numéro de téléphone et le nombre de chambres libres.Si le système est interactif, à savoir qu'il permet un échange ou un dialogue entre l'utilisateur et le fournisseur de l'information, le client de l'hôtel pourra lui-même faire la réservation automatique Plus inteili de sa chambre sans encourir de frais d'interurbain.Les usages de Télidon Les usages du concept Télidon sont multiples et pratiquement infinis.Les différentes expériences pilotes qui ont été menées jusqu'ici dans différents pays et qui le seront très prochainement ici démontrent que les premiers contenus offerts au public seront d'abord et avant tout du niveau des services généraux d'information que l'on trouve deja sous diverses formes, plus particulièrement sur papier.Prenons, par exemple, le cas de l'essai pratique qui sera realise l'automne prochain par la compagnie Hell Canada dans 85 foyers francophones de Cap-Rouge (banlieue huppée de la ville de Québec) et dans 1\") endroits publics stratégiques de Montréal.Les quelque 20,000 pages d'information qui seront disponibles pour cet essai (une page écran comporte en moyenne 20 lignes de texte) seront fournies par sept groupes différents: l'Université du Québec, Edimédia, Statistique Canada, Environnement Canada, la Banque Royale.Eaton, Steinberg et Té lé-direct (pages jaunes et annuaire téléphonique).Afin que l'usager puisse s'y retrouver plus commodément dans ce fatras de renseignements plus ou moins hétéroclites, on a subdivisé ces informations en six grands secteurs.Viennent en premier lieu les «nouvelles» avec-une centaine de pages livrant l'actualité sous forme de nouvelles breves ainsi qu'une centaine de pages de sports.Sont également regroupées dans ce secteur les informations touchant la météo, les résultats de la loterie, les cours de la bourse et les transactions des marchés financiers.Le deuxième secteur comprend les horaires de télévision, la liste des restaurants de même que des informations sur les activités culturelles, sportives et touristiques.Viennent ensuite les secteurs de la consommation (annonces classées, spéciaux de la semaine des grands magasins à rayons et des chaînes d'alimentation, etc.).i'emploi, la vie communautaire, la politique municipale et les avis publics.Bon nombre de spécialistes ont cependant prévu que le système de vidéotex connaîtra d'abord du succès auprès des groupes particuliers d'usagers, plus spécifiquement commerciaux comme le monde de la finance, de l'immeuble, les agences de voyages et chez les familles aisées.C'est d'ailleurs principalement dans ces divers groupes qu'ont été menés les différents essais pratiques un peu partout à l'étranger.La société Preste! international, une filiale du ministère britannique des Communications qui doit commercialiser des le mois de juillet prochain son système de vidéotex, a déjà entrepris de sélectionner d'avance sa clientèle privilégiée qui sera essentiellement composée d'industriels, de financiers, de sociétés de marketing et d'informatique.Le service qui sera offert a ces abonnes se decompose en trois types principaux: l'information internationale; une information à caractère prive pour les multinationales qui doivent échanger entre leurs différentes filiales et une information spécialisée s'adressant à des groupes spécifiques du milieu des affaires et de î a iina nce.Quoique sans doute un peu tardives par rapport à ce qui a deja été expérimenté en Angleterre et en France, les expériences qui sont actuellement conduites au Canada ou qui le seront très prochainement n'en demeurent pas moins très intéressantes car elles permettent de pousser plus a fond les possibilités incroyables de ce nouveau concept d'information.L'Office de la télécommunication éducative de l'Ontario (OTEO) et son réseau de télévision éducative (TVO) procèdent depuis un certain temps déjà à une expérience dans le domaine de l'enseignement automatisé et géré par ordinateur.Les exceptionnelles possibilités de composition graphique du système Télidon rendent possible la transmission d'illustrations mathématiques, scientifiques et techniques et la compositon de données économiques, démographiques ou statistiques sous forme de graphismes comparatifs, etc.Il est.même possible de créer des signes et des symboles qui pourront servir à communiquer avec les usagers souffrant de surdité ou d'autres handicaps physiologiques.L'OTEO a même demandé à des universités ontariennes de préparer des emissions d'enseignement automatisés comportant des questionnaires-concours et des jeux, ainsi que des émissions gérées par ordinateur grace auxquelles un enseignant pourra, à distance, aider ses élèves à évaluer leur niveau de connaissance des matières faisant partie de leur programme d'études.Le projet Mercury, de la New Brunswick Telephone Company, est également passionnant.Qualifié de première étape vers «le foyer de l'avenir», ce projet vise à permettre la transmission de communications visuelles interactives et la fourniture de services robotisés qui ne nécessiteront plus, dans certains cas, l'intervention humaine.On songe notamment à l'acheminement automatique des appels réclamant des soins médicaux d'urgence ou l'intervention de la police.Plus encore, le système Télidon pourra être utilise dans le contrôle des systèmes d'alarme en cas d'incendie et de vol el m Les exceptionnelles possibilités de composition graphique propres au Télidon permettent de transmettre de nombreuses données, comme entre autres, des partitions musicales.permettra d'effectuer électroniquement le relevé des compteur-de gaz, d'eau et d'électricité.Le jumelage des différentes banques de données les unes aux autres ouvre d'autre part de fantastiques possibilités d'accès a la connaissance et à la culture et c'est sans doute là un des champs d'application les plus intéressants de ce nouveau medium de masse En effet, lorsque les bibliothèques et les centres de documentation seront accessibles par fichiers informatiques, les usagers auront la possibilité de jouer les rats de bibliothèques dans les centres les plus riches du monde et ce.moyennant un abonnement mensuel qu'il n'est pas aisé pour le moment d'établir.Certains ont avancé le chiffre d'une vinu taine de dollars par mois, mais on ne sait pas précisément >i ce tarif doit couvrir l'ensemble des informations disponibles.Quoi qu'il en sou.cette richesse intellectuelle virtuelle ne sera a la portée de tous qu'a la condition que soient normalises (tant a l'échelle nationale qu'internatio nale) les différents systèmes de videotex et de télétext.c'est-à-dire en rendant compatibles les différentes bases de données qui seront constituées à travers le monde.La chose est techniquement possible, mais elle soulevé par ailleurs d'importantes questions d'ordre politique comme la notion de souveraineté nationale que nous aborderons dans un prochain article.D'abord un médium pour la consommation Toutes ces possibilités et bien d'autres encore existent à l'état latent, on le voit, mais on ne sait pas quand au juste elles seront mises à la portée de tous.11 y a vraisemblablement lieu de croire que la diversité viendra avec le temps, graduellement, au fur et a mesure que la demande le justifiera.Une chose semble cependant tout à fait certaine: que les autres ce sera d'abord la fonction commerciale du système Télidon (pli sera en priorité utilisée massivement.Sur quoi se baser pour faire une telle affirmation ' Sur la réalité, tout simplement.Il serait étonnant d'ailleurs qu'on ait investi jusqu'ici de-centaines de millions de dollars pour l'épanouissement de l'art et de la culture! L'expérience le prouve, les premiers intéressés viennent d'abord du milieu d< affaires.La chose se comprend d'autant mieux que le vidéotex, en plus de représenter un remarquable médium de publicité, favorise en même temps l'achat direct et a distance de biens et de! services.Comme le déclarait l'été dernier M.Larry G.Wilson de Bell Canada, lors d'un colloque interdisciplinaire du CCITT (Comité consultatif international télégraphique et téléphonique), organisme de l'Union in-ternationale des télécommunu d tions, la compagnie Bell ajoutera «le plus tôt possible une fonc-j tion de transactions commerciales» à son système vidéotex VISTA.En clair, cela signifie que les different- produits d.' consommation offerts par lés boutiques ou les magasins de toutes sortes pourront être vus et; décrits dans chaque foyer grâ< \u2022 au terminal de l'usager.L'ère du «téléshopping» sera alors arrivée, ce qui signifie que l'usager pourra, sans frais, semble-t-ïl, faire ses courses chez lui en «pitonnant» sur sa télécommande.Le coût total de ses achat s sera alors inscrit automatiquement a son compte (via la carte de credit ) ou sera illico débite de.son compte de banque.Point n'est besoin d'etre grand clerc pour comprendre que ce nouveau concept ci achat a domicile aura des repercussions énormes sur le plan économique et sur la structure industrielle de notre société.En abordant la question des impacts de cette nouvelle révolution, nous tenterons de voir les effets prévisibles qu'elle provoquera dans l'avenir.- 3 3 «Vidéotex» et «Télétext» sont deux de ces nouveaux termes techniques rébarbatifs qui surgissent à la douzaine, ces temps-ci, dans le secteur des communications et qui, complètement ignorés du grand public, s'intègrent en quelques mois dans le jargon courant du métier.Que recouvrent-ils?Dans les deux cas, la présentation sur demande, sur l'écran de télévision de M.Tout-le-monde, d'informations sous la forme de textes ou de graphiques.La transmission peut se faire théoriquement par quatre voies différentes: la ligne téléphonique, le câble coaxial (celui des câblodis-tributeurs), les ondes hertziennes (télévision ordinaire) ou le faisceau d'ondes émis par un satellite.Dans le cas du télétext, on se sert normalement des ondes porteuses de la télévision, sur lesquelles on intercale les «pages» d'information entre les images des émissions.En effet, on sait que la transmission d'un programme n'occupe pas tout le «temps d'antenne» disponible, mais environ la moitié de celui-ci; le télétext se glisse dans la moitié non utilisée, et il est récupéré et décodé par un récepteur spécial.Si on veut lire une page en particulier, on en indique le code, le récepteur la saisit au vol quand elle est transmise, la garde et la montre sur l'écran.Les contraintes du système (vingt à trente images transmises par seconde) font que le nombre de pages possible est limité à 500 à 1000 environ, autrement le temps d'attente serait trop long.Quant au vidéotex, son principe est un peu différent.Là, il y a des dizaines, peut-être des centaines de milliers de pages dis pénibles, qui ne sont transmises que quand on en fait la demande.Il faut donc une communication dans les deux sens entre l'émetteur et l'usager.De plus, comme le système répond aux demandes des utilisateurs, il peut contrôler l'accès à certaines parties de son contenu, ou charger un tarif supplémentaire pour certains types d'information, ce qui n'est pas physiquement possible avec le teletext.Celui-ci est plus ancien et mieux éprouvé (il exis- te en Angleterre sous le nom de Ceefax, notamment, et en France sous celui d'Antiope), mais on estime actuellement que c'est le vidéotex qui est promis au plus brillant avenir.On pourra objecter que» celte transmission d'une information écrite sur l'écran est une chose qui se fait depuis longtemps: par exemple, les abonnés du «cable» captent plusieurs chaînes qui leur offrent, qui la météo quotidienne, qui les nouvelles de la Presse canadienne, qui des informations communautaires sous une forme très voisine de celle que prend le vidéotex.La grande difference, c'est que ce dernier fournit l'information sur demande, et offre à ses usagers un choix infiniment plus vaste: des dizaines, éventuellement des centaines de milliers de «pages» (chaque page retiré sente ce que peut contenir un écran de télévision).Par exemple, au lieu d'attendre comme maintenant que votre météo locale se présente sur votre écran, vous pouvez choisir sur un «menu» comportant plusieurs options l'option «météo», qui vous amené presque instantanément à un autre menu contenant une liste de villes parmi lesquelles vous choisissez la vôtre, et aussitôt les prévisions pour chez vous sont affichées.La formule canadienne, vigoureusement parrainée par le ministère fédéral des Communications, possède deux caractéristiques qui en font actuellement la plus avancée au monde: plutôt que de transmettre les images «point par point», elle les code comme on le fait pour du texte: et sa définition, c'est-à-dire l'image qui en résulte, n'est pas limitée par le système, mais peut être aussi bonne que le permet le récepteur de chaque usager.Bataille navale Normalement, en effet, le vidéotex transmet le texte par un code simplifié (un peu comme de l'alphabet morse), mais les graphiques «tout au long».L'image qui rend le mieux cette manière de faire est celle de deux personnes qui, sans se voir, se transmettent une image en se servant de deux tablettes de papier quadrille: l'une indique a l'autre, carreau par carreau, les points noir el blanc sur sa feuille, en commençant en haut à gauche.Pour imaginer ce qui se passe, rappelez-vous les parties de «bataille navale» qu'on jouail dans notre enfance.Il est bien évident que l'image ne peut être transmise correctement que si les deux papiers ont le même nombre de lignes horizontales et verticales.Aussi, comme le processus est très long, on peut s'entendre pour mentionner seulement les points noirs, ce qui permet déjà de gagner beaucoup de temps Ou encore, s'il y a plusieurs ima ges à transmettre, on peut indiquer seulement les points dont la couleur change d'une image a l'autre.C'est ainsi, essentiellement, que fonctionnent les systèmes anglais, français et japonais de videotex, selon ce Qu'on appelle une convention «alpha mosaïque» Télidon.lui, est basé sur un principe différent.appelé «alphagéométrique».Un raccourci Ici, les deux personnes ont de^ feuilles de dimensions et de quadrillages différents, mais elles ont chacune une règle et un compas proportionnels.Et au lieu de transmettre point par point.Tune indique à l'autre qu'il y a telle figure géométrique bornée par des points situes à tant d'unités (selon la règle ou le compas) de la bordure de la feuille.La quantité d'information à transmettre, dans ce cas, est bien moins grande: le type de figure, et les points limites.Et la finesse du dessin hnal ne dépend plus du nombre commun de carreaux sur les feuilles, mais de la dimension de la feuille de celui qui reçoit.Par contre, ce dernier a bien plus de travail a faire que dans le premier cas au lieu de noircir aveuglement les carreaux qu'on lui indique, il doit choisir, d'à près les informations reçues quels carreaux il noircira pou: obtenir la formule voulue.C'est ce qui fait que le terminal de Té lidon doit être (électronique ment, s'entend) bien plus «intelligent» et complexe que les autres.De plus, le nombre de formes possibles sur lesquelles les deux interlocuteurs s'entendent ne peut être que limité: ligne, pol\\ gone, arc de cercle dans le cas de Télidon.Si bien que pour faire des dessins compliques, il faut combiner plusieurs de ces figu res en les superposant.Alors que dans les autres systèmes la transmission d'une image prend toujours le même temps (le nombre de carreaux ne varie pas), dans Télidon.elle peut varier considérablement: certai nés images demandent jusqu'à une quinzaine de superpositions.Vous avez là (très grossièrement, bien sûr) une idée de la façon dont fonctionne Télidon et de ses différences avec les autres vidéotex.LUNDI: Une dure bataille commerciale 1 I A 10 /- SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTREAL SAMEDI 23 MAI 1 981 LES DROITS D'AUTEUR Les créateurs culturels ne deîven plus être des assistés sociaux i Ils ont été à J'avant-garde de ce qu'on a appelé l'éveil culturel du Québec, la Révolution tranquille.Et ce n'est pourtant que cette semaine que les auteurs compositeurs de la chanson québécoise se sont donné un outil collectif pour défendre leurs droits de créateurs, inquiets du type de réforme de la Loi sur les droits d'auteur que le gouvernement d'Ottawa s'apprête à effectuer.PAUL LONGPRE (de notre bureau d Ottawa) Sous l'impulsion de Luc Pla-mondon.auteur de lopéra-roek Starmania et de Diane Juster, un groupe d'auteurs-compositeurs québécois ont mis sur pied mardi dernier la Société professionnelle des auteurs-compositeurs du Québec, organisme destine à mettre fin à la piraterie et à l'exploitation éhontée dont sont victimes les artisans de la chanson québécoise.Présidé par Luc Plamondon, le conseil provisoire d'administration de la Société regroupe François Cousineau.Pierre Huet, Stéphane Venne, Gilles Vigneault, Lise Aubut et Diane Juster.L'association a été créée avec l'assentiment d'une soixantaine d'auteurs-compositeurs du Québec.Sa première assemblée générale, qui aura lieu le 15 juin, devrait regrouper l'ensemble des créateurs de la chanson québécoise.Cette question des droits d'auteur, domaine exclusif du gouvernement fédéral, en vertu de la constitution canadienne, déborde largement le seul secteur de la chanson.Elle touche tous les aspects de la création: littérature, peinture, cinéma, sculpture et même artisanat.A la suite de multiples études, la loi fédérale de 1927 sur les droits d'auteurs est en cours de révision à Ottawa.Mais rien n'indique que la revision tiendra compte des conditions bien particulières dans lesquelles les créateurs québécois doivent travailler en Amérique du Nord.Depuis son élection aux Communes comme député liberal d'Argenteuil, Robert Gourd a tenté, sans trop de succès, d'enfourcher ce cheval de bataille, en raison de liens qu'il a entrete nus avec les milieux de création artistique québécois.Il s'est buté à l'indifférence du caucus des députés libéraux fédéraux du Québec.Il n'a pu obtenir d'assurances formelles des ministres impliqués, Francis Fox (Secrétariat d'Etat) et André Ouellet (Consommation et Cor- porations) .Il n'a pas même pu prendre connaissance de Pavant-projet de revision que les haut fonctionnaires d'Ottawa sont à mettre au point.Même s'il s'agit d'un domaine où la «spécificité» québécoise est évidemment en cause, il n'y a pas eu à ce sujet de consultations avec le ministère québécois des Affaires culturelles.Création, domaine à part Dans son premier discours aux Communes à l'automne de 1979, le député Robert Gourd, alors dans l'opposition, blâmait le gouvernement Clark pour son inaction en ce qui concerne les principaux artisans de «nos cultures canadiennes», les auteurs.Il réclamait que cette responsabilité soit transférée au Secrétariat d'Etat (équivalent fédéral du ministère des Affaires culturelles), alors qu'elle est toujours assumée par le ministère de la Consommation et des corporations.Revenu au pouvoir, M.Gourd n'a guère plus de succès.Il semble bien que la loi des droits d'auteur revisée continuera à confondre les droits de «copyrights» et les brevets de toutes sortes.Autrement dit, on continuera à se préoccuper de consommation et de production, mais l'aspect création restera ignoré.Selon Robert Gourd, il faut absolument traiter à part la création, qu'il s'agisse de la chanson, de la creation littéraire, des arts plastiques ou même de l'artisanat.Ces domaines devraient relever du ministre responsable de la «culture canadienne», soit le secrétariat d'Etat, actuellement assumé par M.Francis Fox.Le titulaire du ministère de la Consommation et des corporations, M.André Ouellet, soutient qu'il n'a pas d'objections de principe à se départir de cette responsabilité, en autant que le Canada puisse légiférer en cette matière tout en respectant les traités qui le lient au plan international.Son collègue Francis Fox se dit conscient que des changements doivent être apportés dans le domaine du droit d'auteur.Mais il vient de lancer une commission d'enquête (Comité d'étude Applebaum-Hébert de la politique culturelle fédérale) qui, après $2.8 millions de dépenses, devrait accoucher en 1982 d'un rapport servant de matériau de base à un Livre blanc sur la culture.Entretemps, le sort des créateurs culturels risque d'être scellé par une autre loi qui régira leur champ d'action pour un autre demi-siècle.A titre de président du Comité parlementaire des Communications et de la culture, M.Gourd a comparu récemment, à Montréal, devant la commission Ap-plebaum-Hébert.Il a fait valoir Robert Gourd que dans sa poursuite d'une politique destinée à susciter une «culture authentiquement canadienne», le gouvernement canadien devait faire en sorte que les créateurs culturels vivent vraiment de leur métier, plutôt que d'être tributaires des subventions gouvernementales.Cette forme d'aide a créé au Canada un «véritable mécénat d'Etat.» Selon Gourd, un tel mécénat d'Etat comporte deux désavantages importants.L'Etat est en position d'exercer une censure (même inconsciemment) puisque le créateur exercera souvent lui-même une forme d'auto-censure destinée à lui permettre de s'insérer dans les programems de subventions.D'autre part, le créateur se retrouve dans une position humiliante: il doit quémander sa survie.«On fait de nos artistes des assistés sociaux de la culture.» «Le mécénat aura toujours sa place, note le député d'Argenteuil, dans les affaires culturelles, mais il est obscène d'en faire l'assise de nos politiques culturelles.Le mécénat devrait, en dernier ressort, venir combler les trous d'une politique fondée sur autre chose.» Cette autre «chose» on l'aura deviné, c'est le domaine des droits d'auteur, domaine exclusif du gouvernement fédéral qui n'a pas été dépoussiéré depuis Le député Robert Gourd s'est buté à l'indifférence du caucus des députés libéraux fédéraux du Quebec sur la question des droits d'auteurs.un demi-siècle.«Cela permet au crime organisé de fabriquer ei de vendre par milliers des enregistrements pirates qui représentent un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers de dollars chaque annéepour l'industrie canadienne du dis que», a fait valoir M.Gourd, à litre d'exemple devant le Comité Applebaum-Hebert.Le coprésident du comité.M Jacques Hébert, a déclaré à LA PRESSE, qu'il avait été estoma que par les arguments du députe Gourd et par ceux de Luc Plamondon.Sans s engager plu*, avant, le comité en étant encore à la cueillette de données a tra vers le Canada.M.Hébert a cependant déclaré que cette question des droits d'auteur constituera une préoccupation majeure du Comité d'étude de la politique culturelle fédérale.LUNDI: Les créateurs québécois se prennent en main.\u2022 1 L'administration Reagan se garde bien de soutenir qu'elle ne croit pas à l'allaitement au sein.Néanmoins mercredi dernier à Genève les Etats-Unis ont voté contre l'adoption d'un code international établi par l'Organisation mondiale de la santé visant à régir la publicité qui se fait à travers le monde en faveur de l'allaitement artificiel.Le gouvernement américain fut le seul à s'opposer au fond même du document et cela au nom des droits sacrés de l'entreprise privée.JEAN PELLETIER Les droits sacrés des entreprises privées avant ceux des nouveau-nés?(de notre bureau de Washington) Ce code contre lequel s'acharnent a coups de millions les multinationales du lait pour enfant ne fait qu'inciter les «gouvernements du monde entier a adopter des directives prédis visant à encourager l'allaitement maternel, car ce dernier, de soutenir l'OMS, est le seul qui puisse garantir la santé biologique et psychologique d'un nouveau-né.A preuve, une étude menée en 1979 par le docteur Halfdan Mahler directeur général de l'OMS démontre «que des enfants allaites au sein pour moins de 6 mois ou pas du tout accusent un taux de mortalité de 5 à 10 fois plus élevé que ceux nourris du lait de leur mère».Cette découverte n'étonne aucun spécialiste.Après tout c'est en 1900 que le gouvernement britannique lança une campagne nationale en faveur de l'allaitement naturel après que l'infanterie anglaise eut constaté que la taille minimum moyenne d'un conscrit qui était entre 5 pieds trois pouces et 5 pieds H pouces en 1883 était passée à 5 pieds seulement au tournant du siècle.Si l'on remonte plus loin dans l'histoire on découvre par ailleurs qu'en 1765, à l'issue d'une enquête menée à Rouen en France auprès de 172 enfants nourris exclusivement de lait autre que celui de leur mère, cinq seulement de ce nombre avaient franchi le cap des 52 ans.Taux de mortalité: 97.1.pour cent.L'OMS commença à s'inquiéter de ce problème au début des années soixante-dix Plusieurs organisations religieuses ou de développement s'alarmaient alors déjà depuis longtemps de ce que deux multinationales de nourriture pour bébé, Nestlé SA et Bristol Meyers (revenus de Nestle en 1979: 12 milliards de dollars) faisaient campagne dans le Tiers monde en faveur de leur lait artificiel incitant les mères à l'utiliser de préférence à leur propre lait.Leur campagne était directe, et souvent mensongère.On montrait des bébés pétant de santé sur des bouteilles de lait de soya comme si ce dernier allait immuniser un nourrisson de toutes les maladies imaginables.Ces entreprises trouvaient par ailleurs de nouveaux marchés en recrutant infirmières et médecins afin que ces derniers distribuent gratuitement des échantillons de leurs produits à leurs patients qui, déjà mal nourris, croyaient y trouver une solution miracle à la santé et au bien-être de leurs enfants.Encouragées par d'énormes panneaux-réclame et d'incessants messages radiodiffusés, les mères du Tiers monde sevraient leurs poupons pour les nourrir de ces liquides.Le coût souvent prohibitif de ce lait artificiel incitait certaines à diluer ces formules dans de l'eau souvent polluée infligeant ainsi une infinité de maladies à leurs enfants.Puis le problème se répandit aussi dans les pays développés.L'an dernier au Texas 30 parents poursuivirent ces multinationales après avoir constaté que le lait donné à leurs enfants était déficient en vitamines B, provoquant ainsi un retardement grave de croissance.Forcées par un boycott et une cabale internationale à modifier leur stratégie, les multinationales revisèrent leur propagande en 1975, notant désormais sur l'emballage de leurs produits que ces derniers ne sauraient remplacer l'allaitement naturel.Cet effort toutefois s'avéra vain.On constate en effet que les ventes de lait artificiel continuent de s'accroître, entraînant ainsi une hausse flagrante du taux de mortalité infantile.C'est de ce constat que naquit le code international adopté mercredi dernier.Pour se défendre contre l'opposition croissante de plusieurs agences internationales.Nestle et Bristol Meyers orchestrèrent leur propre lobby recrutant à coups de milliers de dollars en Amérique des apôtres adroits.C'est ainsi qu'entra en scène M.Ernest Lefever, un conservateur avoué et candidat aujourd'hui au poste de sous-secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme dans l'administration Reagan.M.Lefever, président du Centre d'éthique et de politiques publiques à Washington, une oraganisation en apparence bien savante, reçut des fonds considérables de Nestle et il se mit donc en frais de défendre ses parrains sans jamais préciser toutefois qu'il était en fait à leur charge.Ainsi donc en janvier dernier, 6 jours avant l'inauguration du président Reagan, il avança la these suivante: «Ceux, dit-il.qui s'opposent aux multinationales du lait artificiel sont pour la plupart des tiers-mondistes qui prennent prétexte de cette cause pour miner l'intégrité de l'entreprise privée.A preuve, soutient M.Lefever, rien ne démontre que la publicité en faveur du lait artificiel est directement liée à la hausse du taux de mortalité infantile.Ce que démontrent plusieurs enquêtes (il n'en cite aucune) c'est que la publicité des multinationales n'entraîne qu'un effet marginal.» Non, de poursuivre M.Lefever, tout ce que recherchent ces «activistes» c'est de ruiner la libre entreprise.En fin de texte il conclut en ces termes: «Les dés ne sont pas encore jetés et j'avance l'opinion que le délégué américain à Genève, inspiré par une administration plus réaliste, rejettera la rhétorique révolu tionnaire enveloppée de compas sion des auteurs du code de l'OMS.«Et nous affirmerons par la même occasion notre préoccupation envers les enfanls du Tiers monde, le droit des multinationales à commercialiser comme bon leur semble leurs produits et la liberté des gouvernements d'imposer eux-mêmes leurs propres directives dans le commerce international.^ M.Lefever a au moins gagné sur un point Les Etats-Unis ont voté contre le code de l'Organisation mondiale de la saute Ce faisant, toutefois.M.Lefever risque fort de ne pas accéder au poste de sous-secrétaire aux Droits de l'homme.Le président du comité des Affaires étrangères du Sénat.M.Charles Percy, a laissé entendre jeudi à la Maison-Blanche que le candidat Lefever n'était pas acceptable.Quant à l'OMS qui se défend bien de vouloir s'ingérer dans les relations commerciales entre nations, son président devait conclure mercredi à la suite du vote que l'assemblée s'était prononcée sur une question non pas économique mais du domaine \u2022de la santé de sorte que les enfants des générations futures puissent grandir sainement à l'avenir sur le vaisseau spatial qu'est la Terre.Début du septennat de François Mitterrand un gouvernement modéré et sans surprise PARIS\u2014 De la modération, peu de surprises majeures dans la composition du premier gouvernement du septennat de François Mitterrand.Sur 10 postes Cil) ministères et 10 secrétariats d'Etat), on compte six femmes, ce qui est malgré tout un progrès par rapport aux trois femmes des gouvernements giscardiens précédents.De nouveaux ministères sont créés \u2014 Solidarité nationale, Temps libre mais il faudra voir à l'usage en quoi ils innovent.On le savait depuis un bon moment déjà, et ce n'est donc pas une surprise: il n'y a pas de ministre communis te.LOUIS-BERNARD ROBITÀILUE Mise a part la nomination au Commerce extérieur, avec rang de ministre d'Etat, de l'ancien gaulliste Michel Jobert \u2014 un poste plus important que prévu \u2014 le dosage politique et l'attribution des principaux portefeuilles provoquent guère de surprises.En choisissant un homme solide, expérimenté, politique, au poste de chef de gouvernement.François Mitterrand avait mise sur la prudence, la continuité, l'harmonie plutôt que le spectaculaire.Pierre Mauroy, patron de la principale fédération socialiste, celle du Nord, maire de Lille, militant depuis les années cinquante, entretient d'excellentes relations avec tous les secteurs du parti et, bien qu'il fasse figure de modéré et de «social-démocrate», il est respecté aussi bien de l'aile gauche que des mitterrandistes, avec qui il s'était un moment brouillé.Partisan de l'unité, c'est également un ami personnel de Michel Rocard, le rival et le «parricide»', avec qui le nouveau président a des relations très mauvaises.Le gouvernement qu'il a formé hier avec l'accord de François Mitterrand lui ressemble assez.C'est pour l'essentiel un gouvernement socialiste homogène, à l'intérieur duquel les grands courants du socialisme français et le centre-gauche sont à peu près représentés en fonction de leur importance politique.Où les compétences sont utilisées là ou on les attendait.Il y a cinq ministres d'Etat \u2014 un titre de caractère plutôt politique et honorifique.Outre le gaulliste Michel Jobert.les quatre autres représentent des cou rants ou des sensibilités bien identifiés.Au ministère de l'Intérieur et à la décentralisation, un amijjiti- me de Mitterrand, un ancien candidat malheureux a la prési dente en 1969, mais surtout un homme à poigne et d'expérience: le maire de Marseille, Gaston Defferre.A la Recherche scientifique et a la technologie, le leader de l'aile gauche, Jean-Pierre Chevènement.A ce fameux ministère de la Solidarité nationale, dont les attributions ne sont pas encore très claires, une femme haut fonctionnaire et mitterrandiste.Nicole Ques-tiaux.Fnfin.au Plan, le rival détesté, dont on se demandait même s'il aurait un ministère: Michel Rocard, par ailleurs très populaire dan> le public.La lutte terminée \u2014 à son avantage \u2014, Mitterrand a montré qu'il savait remiser les couteaux au vestiaire.Les représentants du centre-gauche reçoivent pour l'essentiel deux ministères de premier plan: la Justice pour le vieux routier du Sud-ouest, Maurice Fau-re, l'Environnement pour le très écologiste maire de La Rochelle, Michel Crépeau, qui fut «petit»» candidat le 20 avril dernier.Jusque-là rien de surprenant.On prédisait un grand ministère économique pour l'ancien conseiller du premier ministre gaul-lisie Ch a ban-Del m a s, Jacques Delors: »l coiffe effectivement l'Economie et les Finances.Il ne devrait pas avoir de problème à s'entendre avec Michel Rocard, puisqu'il appartient au même courant dans le parti.Celui que l'on considérait également comme un possible «premier ministrable», l'eurocrate Claude Cheysson, reçoit comme prévu le ministère des Relations extérieures (anciennement Affaires étrangères).Un mitterrandiste de longue date décroche comme prévu la Défense: Charles Her-nu.L'Education va au prédécesseur de Mitterrand à la tête du parti, Alain Savary.L'Industrie à Alain Joxe, proche conseiller de Mitterrand, mais considéré comme marqué à gauche.Enfin, comme on s'y attendait, la Culture échoue à Jack Lang, l'organisateur des cérémonies d'investiture de jeudi, en particulier au Panthéon.Petite surprise: le traditionnel ministère «viril» de l'Agriculture est attribué à une femme, Edith Cresson, sécrétai re nationale du PS et proche de Mitterrand.Un gouvernement qui.sous la direction du paisible Mauroy, se présente sous un jour plutôt modéré et rassurant.Gaston Defferre a une longue expérience gouvernementale dans les années cinquante.Si, après les élections, il devait \\ av air des ministres communistes, on peut lui faire confiance pour les «tenir à l'oeil».Deux grands ministères économiques tombent entre les mains de Rocard et Delors, tous deux considérés comme «réalistes»» et partisans de la rigueur dans les milieux industriels.Charles Ilernu.grand défenseur de la «bombe française» n'est pas particulièrement «mou» vis-à-vis de l'URSS, et a plutôt de bonnes relations au sein de l'armée.Quant à l'ancien haut-commissaire à la coopération du Marché commun, Claude Cheysson.c'est l'artisan de l'accord économique de Lomé (sur les échanges entre l'Europe et le Tiers monde): il a donc bonne réputation dans les pays du «sud» et jouit également d'une haute considération dans les milieux internationaux occidentaux.Michel Jobert, quant à lui, a en particulier d'excellentes relations avec les pays arabes: de quoi sans doute corriger la tonalité considérée plutôt pro-israélienne de Mitterrand et de certains de ses proches.Un gouvernement de transition, qui sera certainement remanié partiellement après les élections législatives prévues pour les 11 et 21 juin, mais qui annonce déjà les grandes lignes de la politique du nouveau septennat.Pas de grandes ruptures brutales dans un proche avenir, pas de décisions hâtives, un souci de rigueur, en particulier dans l'actuel contexte économique difficile.Ce côté rassurant ne sera pas superflu pour les jours et les semaines a venir.Apres une chute spectaculaire au lendemain de la victoire de Mitterrand, la Bourse a retrouvé un peu de calme.Mais la monnaie continue d'être attaquée sur les places étrangères: le dollar est passé de 5,34 francs à près 5,60 francs en une dizaine de jours.Pour (enter de fixer les capitaux flottants, la Banque de France a décrète un taux d'intérêt record de 22%, tandis que le nouveau premier ministre prenait dans la nuit de jeudi a vendredi des mesures draconiennes sur le contrôle des changes.Massivement soutenu par la Banque de France, le franc, qui fait partie dime /one de relative stabilité monétaire baptisée le «Serpent européen», est depuis le 10 mai a son cours plancher, et les rumeurs de dévaluation imminente se multiplient.C'esi dans ce contexte que le president Mitterrand devait rencontrer, pour ia premiere fois d'ailleurs depuis trois ans et demi, le chancelier allemand Elmul Schmidt, social-démocrate 1res modéré et beaucoup plus près de l'ancien président Giscard d'Kstaing.Schmidt revient d'une visite officielle à Washington ou l'un d( > grands sujets de conversation a été.Francois Mitterrand, que pratiquement personne ne connaît au sein de l'administration Reagan, L'établissement de la confiance, après le choc du changement, passe évidemment par le maintien de bonnes relations avec les deux principaux alliés de la France, la République fédérale d'Allemagne et les Etats-Unis.* LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 MAI 1981 A 11 OPPOSITION AU PROJET TRUDEAU: HOTES POLITIQUES Solange Chaput-Rolland soutient que les libéraux devraient appuyer Lévesque Le Parti libéral du Québec devrait s'engager dès maintenant à appuyer le gouvernement péquiste du premier ministre René Lévesque dans un projet commun national visant à s'opposer de façon inconditionnelle au projet Trudeau de rapa-rier unilatéralement la cons-itution.C'est ce qu'a soutenu, en substance, au cours d'une entrevue lU'elle accordait à LA PRESSE, 'ex-député liberal do Prévost, Mme Solange Chaput-Rolland.|Ui se montre étonnée de l'allitu-le adoptée à ce sujet par l'actuel \u2022nef du PLQ, Claude Ryan.Ce-ui-ci a déclaré à ce propos à la reprise des travaux parlemen-aires, qu'il préférait avant de )rendre une position à ce sujet ittendre le jugement de la Cour iuprême.Il faut que le PLQ dise* les maintenant qu'il est contre e projet Trudeau, a affirme Mme Chaput-Rolland.En fait, selon l'ex-membre de a Commission Pépin-Robarts >ur l'Unité canadienne, le Parti ibéral est en train de commettre a même erreur que lorsqu'il a iécidé de s'opposer, avant les élections du 13 avril dernier, à la motion du gouvernement Lévesque voulant obtenir l'unanimité de l'Assemblée nationale pour contrecarrer le projet Trudeau.Au cours de la premiere véritable entrevue qu'elle accordait a la presse depuis sa défaite aux élections, Mme Chaput-Rolland a aussi dévoilé qu'elle avait conseillé au chef libéral Claude Ryan, pour qui elle a beaucoup d'estime et d'admiration, de laisser la direction du parti d'ici le mois de septembre prochain.«Avec tout ce qui se passe actuellement, aussi bien à l'intérieur du parti au Québec et le .X- photothèque LA PRESSE Mme Chaput-Rolland grenouillage chez les libéraux d'Ottawa, M.Ryan devrait quitter cette fonction avant de se faire manger.» Elle a suivi la ligne du parti Mme Solange Chaput-PcOlland précise à ce sujet qu'elle n'avait pas été «très fière» de voter contre la motion présentée par le premier ministre Lévesque et qu'elle en «avait été physiquement malade».Elle a dit à ce moment-là à Claude Ryan qu'elle lui avait donné «une loyauté qu'elle ne donnerait plus jamais à personne».Elle a aussi affirmé que si elle avait décidé d'entrer en politique active c'était pour Claude Ryan, pour qui elle a énormément d'estime malgré le fait qu'il tienne à ses idées et accepte difficilement les conseils des autres.Elle n'attend aussi qu'une occasion élégante de quitter cette formation politique, remettre sa carte de membre, et reprendre, si possible, son boulot journalistique.Très sereine maintenant devant les événements, elle a précisé qu'elle avait alors souligné au chef libéral Claude Ryan, après le \\ ote sur la motion Lévesque que le PLQ et le Québec entre autres venait de perdre «quelque chose».A ce moment, a-t-elle ajouté avec un sourire, je ne savais pas que cela voulait dire dans les faits que le PLQ venait tout simplement de perdre la prochaine bataille électorale, ce qui était selon elle, une leçon d'humilité nécessaire, le parti ayant tout sacrifie, dans un premier temps pour remporter les victoires lors des 11 elections partielles qui ont lieu au cours du premier mandat de ce gouvernement.C'est donc uniquement poursuivre la ligne du Parti libéral que Solange Chaput-Rolland.le coeur brisé par l'émotion, préci-se-t-elle, a dû s'astreindre a voter contre la motion Lévesque.A ce sujet, elle ajoute que M.Ryan lui avait dit qu'il comprendrait si elle décidait de faire autre ment, mais qu'elle s'est abstenue de le faire pour protéger l'unité du parti.Dans ce contexte, elle ajoute du même souffle, que cette lois-ci René Lévesque peut compter sur son appui le plus entier pour s'opposer au projet Trudeau que le chef liberal du Québec Claude Ryan, devrait afficher ses couleurs dans les plus brefs délais et ce afin d'informer la Cour suprême de ses intentions avant que le jugement soit connu.Il faut donc scion elle, que le PLQ.cette fois-ci.prenne une position claire et nette avant qu'il ne soit trop tard, si ce dernier veut retrouver, en somme, une certaine crédibilité auprès de l'électoral nationaliste québécois.D'ailleur>, Mme Chaput-Rolland semble ne pas trop comprendre encore l'attitude de Claude Ryan, face au gouvernement Trudeau, qu'elle tient en grande partie responsable de l'échec électoral du PLQ au Québec.Les deux personnalités qui n'ont pas aidé la cause sont évidemment le Premier minisire canadien et le ministre fédérai Jean Chrétien.La Cour suprême va donner raison à Trudeau Mme Chaput-Rolland qui désire maintenant revenir a son métier de journaliste après une brève incursion en politique, a aussi précisé qu'elle est assurée que la Cour suprême va donner raison a M.Trudeau de rapatrier la constitution canadienne de Londres, et que tout devrait être fait, selon elle, d'ici le mois d'août.En précisant qu'elle ne croyait toujours pas a l'indépendance du Quebec.Mice Chaput-Rolland croit qu'avec ce coup de force de Trudeau, qui change fondamentalement le principe même du fédéralisme, le Canada ne puisse s'en sortir.D'ici dix ans, ostime-t-elle, le Canada va changer profondément, car il ne pourra résister il photothèque LA PRESSE Mme Bazin bien longtemps aux pressions intérieures et extérieures, et il faudra alors trouver une nouvelle «conception à ce pays».Elle estime que le système actuel de péréquation qui veut en principe assurer une répartition des richesses au pays, puisse devenir la véritable base d'une «nouvelle union économique».Dans ce contexte, Mme Chaput-Rolland affirme qu'il faut donc regarder non pas seulement ce qui va arriver «demain mais surtout prévoir le lendemain, et elle se demande si le PLQ aura les ressources nécessaires pour franchir cette étape décisive.Michèle Bazin quitte le Parti libéral Apres plusieurs permanents du Parti libéral du Quebec qui ont déjà remis leur démission.c'est au tour de l'attachée de presse de Claude Ryan à Montréal.Michèle Bazin, d'annoncer son depart.A compter du premier septembre prochain, elle se joindra à l'équipe des recherchistes de l'émission de Michel Jasmin a Télé-Métropole.II s'agit pour elle d'un retour a se- anciennes amours puisqu'elle a déjà occupé des fonctions semblables a la même station dans le cadre des séries Les Gens qui font l'événement, Parle parle jase jase et La Bosse des affaires.Elle avait quitté les studios de la rue Ale-xandre-de Seve en 1976 pour devenir chef de cabinet de Solange Chaput-Rolland et de Gérald Beaudoin à la Commission Pépin-Robarts.Depuis plusieurs semaines qu'elle réfléchit a son avenir personnel.Michèle Ba/in a pro fi té de plusieurs occasions pour réaffirmer a LA PRESSE son profond attachement à Claude Ryan quell*4 décrit comme un patron beaucoup plus humain, chaleureux et «libéral\" que le public ne le croit généraleim m.Elle affirme que son départ, prévu pour la fin de l'été, n'a rien à voir avec une quelconque divergence de vues avec lui rçiais qu'il s'agit tout simplement pour elle de prendre ses distances de la politique et changer un peu.SELON LE MINISTRE FRANÇOIS GENDRON Tout est encore à faire à l'Amena QUÉBEC\u2014 Même si la loi sur l'aménagement et l'urbanisme a té adoptée le 21 novembre li)79 et que depuis, les premieres municipalités régionales de comte ont vu le jour, tout reste encore à faire avant que les MRC soient dotées d'un plan définitif d'aménagement et d'urbanisme.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec Le nouveau ministre d'Etat à l'Aménagement.M.Francois Gendron, ne cache pas qu'il aura beaucoup de pain sur la planche au cours des prochains mois.Il lui faut en effet préparer le grand schema d'aménagement de l'ensemble du Québec dans lequel les ministères devront prévoir leur intention d'aménagement.Ce ne sera donc pas une mince tache que de concilier les vues de différents ministères de manière à répondre aux commandes des municipalités régionales de comte.Lorsque le premier ministre Lévesque l'a convoqué après les élections générales pour lui offrir un nouveau poste de ministre, le député d'Abitibi-Ouest se doutait bien qu'il allait lui suggérer le ministère d'Etat à l'Aménagement car ce n'était pas la premiere fois.En effet, lors du mini-remaniement de l'automne lîi80, le chef du gouvernement le lui avait offert mais il avait décline en signalant qu'il voulait mener à bien la réforme de la Fonction publique, instituée par la loi ôO.II n'était entré au Conseil des ministres qu'en septembre 1979 comme titulaire de la Fonction publique, ministère qui était aux prises avec un conflit de travail avec les professionnels du gouvernement.Il a donc dû apprendre très vite et il a su relever le défi, sans doute à cause de ses antécédents dans le monde syndical à titre de permanent syndical à la CEQ pendant trois ans.A l'aménagement, c'est un autre défi qu'il devra relever.Le monde municipal n'a que peu d'affinités avec le monde syndical et il ne maîtrise qu'imparfaitement bien tout le vaste dossier de l'aménagement.Il faut cependant signaler qu'il n'est pas le ministre directement chargé de l'implantation des nouvelles structures, fonction qui est assumée par son collègue des Affaires municipales, M.Jacques Léonard.Le dossier de l'aménagement ne devrait cependant accaparer que le quart de son temps, le reste étant consacré à la présidence du comité ministériel permanent de l'Aménagement où il doit arbitrer les dossiers parfois conflictuels de six ministères différents, aux séances du Conseil des ministres et du Conseil du Trésor et à ses responsabilités régionales.L'établissement des MRC M.(iendron est d'avis que l'é- tablissement des municipalités régionales de comté se fait à un rythme normal.Selon lui, on en comptera au moins 25 à la lin du mois de juin sur une possibilité de 86 au total pour l'ensemble du Québec.Pour l'instant, il ne s'inquiète aucunement de la possibilité qu'il faille accorder un délai, après l'échéance fixée par la loi 125, au debut de décembre 1982.«Objectivement, je ne vois pis de raisons pour lesquelles on devrait accorder un délai», eons-tate-t-il, en signalant que le gouvernement n'est plus dans la même position qu'il y a deux mois.Maintenant que le PQ a été reporté au pouvoir, le dernier baroud d'honneur qui s'opposait à la mesure s'est effacé.» Il semble donc que les municipalités rurales et les villes sont maintenant prêtes à collaborer à la mise sur pied des MRC dans les meilleurs délais.Du livre blanc sur la décentralisation qui avait été préparé par ses prédécesseurs, M.Gendron a signalé qu'il n'avait pas été retenu par le Conseil des ministres comme document de base.«Il faudra en faire une réappréciation et aller sur le champ pour vérifier la \\ olonté des élus municipaux d'en prendre plus large.» A son avis, cette étape pourrait avoir lieu en milieu de mandat et il est actuellement incorrect de parler de la possibilité tie confier aux nouvelles créatures régionales le champ scolaire, la voirie régionale, etc.L'état de santé de David Lewis se détériore toujours OTTAWA (l'PC) \u2014 L'état de M.David Lewis, ancien chef du Nouveau parti démocratique, continue de se détériorer en dépit du traitement qu'il subit a l'hôpital civique d'Ottawa, ou il a été admis le 2 mai après sè-tre plaint de douleurs à la poitrine.Un a m i i nt i me de la famille a précisé toutefois que c'était la leucémie dont il souffre depuis huit ans qui avait forcé son hospitalisation.Il a ajouté que l'état du malade était «très sérieux» et que sa famille se trouvait à son chevet.«Seuls sa femme, ses enfants et sa soeur ont été autorisés à le voir: aucun d'entre nous, ni aucun représentant du parti, n'a pu lui rendre visite», a-t-il souligné.Un porte-parole de l'hôpital a confirmé que M.Lewis était toujours sérieusement malade: «C'est le diagnostic le moins encourageant que nous puissions donner ici», a-t-il dit.en ajoutant que l'on administrait au patient des analgésiques pour atténuer la douleur, mais que son état continuait de se détériorer.M.Lewis, qui est âgé de 71 ans.fut chef du XPD de I97J1 a 1975.Il fut défait aux élections générales de 1971 et transmit le leadership du parti à Ed Broad-bent l'année suivante, abandonnant en même temps la politique active, où il avait oeuvré pendant 10 ans.Ces dernières années, il avait travaille à ses mémoires, tout en enseignant l'histoire du Canada à l'université Carleton d'Ottawa Photo Pierre McCann, LA PRESSE Le ministre François Gendron Archipel: des nouvelles bientôt Le ministre qui supervise également l'ambitieux projet Archipel promet d'entreprendre au cours des prochaines semaines une opération d'information dans la region de Montreal.Ayant en main un rapport préliminaire de l'élude de faisabilité du projet.M.(iendron a l'intention de donner «l'heure juste» a tous les intervenants dans le dossier et à la population en général.Enfin, le ministre suit de près l'évolution du projet de reforme de la Communauté urbaine de Montreal et il compte bien le mener à fin.EN TOURNEE EN AMERIQUE LATINE Broadbent veut trouver une solution politique au conflit du Salvador OTTAWA (d'après CP) \u2014 M.Ed Rroadbent.vice-président de l'Internationale socialiste et chef du Nouveau parti démocratique canadien, entre prend aujourd'hui une tournée de dix jours en Amérique latine, durant laquelle il se propose d'examiner avec les responsables politiques de cette région les possibilités d'une solution politique au conflit qui déchire actuellement le Salvador.M.Broadbent a précisé hier, au cours d'une conférence de presse, que l'objectif principal de ce voyage était de déterminer le point de vue des parties opposées dans la guerre civile qui sévit au Salvador, et de tenter de relancer un processus de négociation qui pourrait éventuellement déboucher sur un règle- ment politique de ce conflit.Tout en soulignant qu'il aurait des entretiens avec plusieurs leaders d'Amérique latine sur ce conflit, M.Broadbent a insisté sur le fait qu'«il n'était pas dans son intention de s'immiscer dans un conflit qui ne pouvait être réglé que par le peuple du Salvador».«Je me rendrai dans ces pays à titre de représentant d'un organisme qui regroupe des partis politiques préoccupés par la situation internationale, et en tant que citoyen concerné», a-t-il dit.En raison de l'enjeu de ce voyage, et aussi parce que c'est la première fois qu'une telle intervention est tentée au Salvador, la mission de M.Broadbent revêt une importance toute particulière pour l'Internationale socialiste, qui regroupe 17 partis membres et six partis consultatifs ou non votants, dissémines à travers le monde.C'est la premiere fois qu'une telle initiative de l'Internationale socialiste est confiée à un Nord-Américain; par le passe, ces missions avaient toujours été l'apanage de personnalités européennes.Les efforts précédents avaient par ailleurs été tenus secrets jusqu'à leur réalisation, tandis que la publicité qui entoure le voyage de M.Broadbent exerce sur celui-ci des pressions toutes particulières et suscite certaines préoccupations: celles-ci sont évidentes dans le refus des représentants de l'Internationale et du NPD de fournir des détails sur la tournée de M Broadbent.non plus que sur l'identité des personnalités avec lesquelles il doit s'entretenir.On sait toutefois que M.Broadbent doii rencontrer demain des gauchistes salvado- riens exiles ,t Mexico, avant de se rendre au Salvador même, pour y conférer avec des représentants gouvernementaux.Il doit également visiter Costa Rica, Cuba.Le Nicaragua et le Venezuela, avant de conclure sa tournée a Washington.M.Broadbent, qui est accompagne de Robin Sears, secrétaire fédéral du NPO.du secrétaire de presse Peter O'Malley, d'un interprète et d'un agent de la GRC.sera de retour au Canada le 2 juin.DÉBAT CONSTITUTIONNEL La performance des chefs n'est guère appréciée des Canadiens Les résultats d'un sondage effectué à la mi-avril par l'Institut canadien de l'opinion publique sur la performance des i rois principaux chefs de parti fédéraux dans le débat constitutionnel, montrent que la plupart des Canadiens la considèrent comme «passable» ou «faible».A l'échelle nationale.M.Trudeau s'en tire un peu mieux que MM.Clark et Broadbent, 14 p.cent des Canadiens ayant jugé sa porter mance «excellente», tandis que 5 p.cent seulement donnaient la même appréciation à M.Clark et 3 p.cent à M.Broadbent.Par cbn tre.27 p cent considèrent que le premier ministre a donné une per formance «faible», en comparaison de 21 p.cent pour le chef du Parti conservateur et de 17 p.cent pour celui du NPD.La question posée était la suivante: «De quelle façon évalueriez-vous la performance des trois print i paux chefs de parti fédéraux dans le débat constitutionnel?» Voici les résultats à l'échelle nationale: \t\t\t\t\tPas \tExcellente\tBonne\tPassable\tFaible\td'opinion Premier ministre\t\t\t\t\t Trudeau\t14%\t25%\t24%\t27%\tf>% Chef du PC\t\t\t\t\t Joe Clark\t5%\t25%\t34%\t24%\t13% Chef du NPD\t\t\t\t\t Ed Broadbent\t3%\t25%\t35%\t17%\t20% Régionalement.Pierre Trudeau l'emporte sur les deux autres leaders dans les provinces de l'Atlantique, le Québec et l'Ontario.La performance de M.Clark est évaluée beaucoup plus positivement dans les Prairies, tandis que les habitants de la Colombie Britannique considèrent les trois leaders moins favorablement que les autres Canadiens.Le tableau suivant montre la proportion des Canadiens qui.dans chaque region, considèrent que les chefs de parti ont effectué un travail «excellent» ou «bon».Premier ministre Trudeau Chef du PC Joe Clark Chef du NPD Ed Broadbent Atlantique 36% 30% 29% Colombie Québec Ontario Prairies Britaniquc 48% 28% 25% 1.VV) 27% 31% 22% 10% 2S% 26% 25% 20% : Les résultats se basent sur des interviews effectuées auprès de 1,032 adultes.Un échantillonnage de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre p.cent près dans 19 cas sur 20, \\ « POUR L'OPEP, À GENÈVE Le Koweït env -1- KOWEIT\u2014 Malgré l'atmosphère au pessimisme qui prévaut chez les pays exportateurs de» pétrole à la veille do la conférence de l'OPEP qui s'ouvre lundi à Gerièven Sheik Ali Khalifa Al-Sabah du Koweït envisage déjà un cimpromis.Au cours d'une longue entrevue exclusive accordée a LA PRESSE, l'homme reconnu pour son rôle clef de médiateur au sein de l'organisation des 13 pays exportateurs de pétrole et comme principal porte-parole des modères n'exclut pas un gel des prix comme formule susceptible de combler graduellement l'écart persistant entre bruts d'or irakien (US$ 10-41, le baril) et saoudien (US* :V2).Outre le Venezuela, les ministres du pétrole de Qatar et de la Libye appuient même l'idée pour éviter une baisse des prix nominaux.Quant à la formule de prix mis de l'avant par le projet de stratégie à long terme de l'OPEP Tan dernier.Sheik Ali Khalifa ne croit pas que le surplus d'or noir sur le marche mondial justifie des amendements.«Je crois que si la formule est perçue de façon trop stricte, celle-ci est morte avant même d'etre nee Tout ce que la formule dit en substance, c'est que le prix réel du pétrole doit augmenter de façon modérée», a déclaré le ministre koweïtien du pétrole bien que certains pays, tels l'Iran, la Libye et l'Algérie, souhaitent la modifier pour tenir compte d'un relâchement du marche international ces jours ci.De plus.Sheik Ali jugerait «futile» de parler a Genè\\ e de surproduction d'un exportateur ou d'un petit groupe de pays pétroliers puisqu'il croit que «les pays en général doivent réduire leur production pour permettre à l'Iran et à l'Irak de récupérer une partie de leur marché.» Parmi les autres faits saillants de l'entrevue, Sheik Ali a révélé à LA PRESSE que \u2014 La decision du Koweït de réduire sa production de 1,5 million de barils par jour (MB.I ) à 1,25 MB.I le 1er a\\ril dernier n'avait rien à voir avec les conditions du marche puisqu'elle avait été prise six mois plus tôt par le Conseil supreme du pétrole et le conseil des ministres koweïtiens.\u2014Le programme intensif d'exploration pétrolière et ga/iere au Koweit depuis deux ans a permis découvrir autant de pétrole que l'émirat en a produit depuis cinq ans, soit environ quatre milliards de barils, permettant ainsi au Koweït de devancer pour la première fois l'Union soviétique qui occupait jusqu'ici le deuxième rang mondial en terme de réserves après l'Arabie Saou-te.\u2014 La Kuwait Petroleum Corporation, le principal véhicule de l'industrie pétrolière koweïtienne, est en train de devenir une société multinationale investissant un peu partout à travers le monde \u2014 La volonté de produire plus de pétrole que le marche peut en absorber dégagerait un surplus de 1,5 à 2 MB J.\u2014 Même si la part décroissante de l'OPEP sur le marché mondial «n'est pas une mauvaise chose en soi» et a même été encourante par l'OPEP.la substitution d'autres sources d'énergie ne devrait pa^ se faire trop rapidement pour éviter de causer des problèmes aux pays tant consommateurs que producteurs».\u2014 La menace que le bloc socialiste puise dans les réserves pétrolières du Golfe «a été exagérée au-delà de toute raison» et il «ne voit pas de problème a ce que les pays du Comecon (l'équivalent socialiste du Marché commun) achètent de petites quantités d'or noir».Pressions tolérables Contrairement à son collègue saoudien, Sheik Ali.qui vient d'être invité à participer au colloque pétrolier international de l'université Laval de Québec en octobre, croit que les pressions du marché mondial restent tolérables.Sheik Yamani prétend en effet que l'Arabie Saoudite a conçu le phénomène actuel de surplus pétrolier pour forcer les pays méritants de l'OPEP a réduire leur prix.«La volonté de produire au- compromis photothèque LA PRESSE Un conseiller chuchote à l'oreille de Sheik Ali Khalifa Al-Sabah.delà de ce que les consommateurs sont prêt - à absorber est assez ila ire.Mais a moins que i'iran et l'Irak restaurent leur production sur une grande échelle, d'expliquer Sheik Ali, cette volonté de surproduire peut être contenue.Si un pays veut produire deux mill.\"Us tie barils par jour mais qu'il n'y a «1.débouchés que pour 1,8 MBJ l'exportateur petit se sat isfairc de cette baisse de 10 pour cent.: es réductions que le marché impose maintenant a certains pays producteurs seront tolérables aussi longtemps que le retour d< I Iran et de l'Irak sur le marché rest< ra limite comme on i .u au cours des trois derniers mois.Par contre si les autres pays maintiennent leur production actuelle et que l'Iran et l'Irak relèvent rapidement leurs ventes a l'étranger, alors là le mar-ché sera définitivement inondé.» Les deux pavs belligérants pro-duisent actuellement quelque 2.:> MB.I et l'Irak compte relancer ses exportations du Golfe au rythme d'un million de barils par jour des octobre grâce à un sj stème complexe de terminaux flottants.Sheik Ali ne perçoit pas l'état du marche du même oeil que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (un club de 21 pays consommateurs industriels), Lit Lant/ke.qui fixait a 1,5 à 2 MBJ le surplus actuel sur le marche mondial.«Ce qu'il mesure en réalite est la volonté de produire au-delà de ce qui est requis, que cela soit effectivement produit ou non L'équilibre entre l'offre et la demande sur le marché est toujours un processus ex-post.Vous pouvez peut-être atteindre les mêmes résultats si vous additionnez la volonté de chacun de produire au-delà de la demande.» Quoi qu'il en soit, le ministre koweïtien croit que certains pays «sans nommer l'Arabie séoudite» produisent trop niais contrairement à la Libye et au Venezuela qui invitent le royaume saoudien à réduire sa production, Sheik Ali ne veut pointer aucun pays du doigt.«Je ne suis pas très enthousiaste de participer à une discussion sur la programmation de la production (les 13 pays de l'OPEP qui s'entendraient sur un niveau collectif de production ) si le débat porte sur un pays ou un petit groupe de pays seulement.Si chacun acceptait de lier sa production au seul critère significatif des réserves et que cela devait mener au réalignement des prix, je serait très heureux de prendre part au débat.Mais il est tout à fait sans intérêt pour moi de m'asseoir et de dire que le pays «X» surproduit lorsque je sais que le pays «Y», même s'il ne produit qu'un million et demi de barils par jour, a un rapport de production \u2014 réserve beaucoup plus bas.le ne suis pas prêt à participer à une discussion aussi stérile.» Dernière victime Il y a une semaine environ, le Koweït est paru devenir la dernière victime du surplus mondial de pétrole lorsque sa production cible a été réduite de 1,5 a 1,25 MB.I depuis le 1er avril, soil 50 pour cent de sa performance en 1979, «Cette réduction n'a rien à voir avec le marché et le pseudo surplus mondial.Cette décision avait été fixée il y a plus de six mois.Le Conseil suprême du pétrole et le conseil des ministres avaient approuvé notre politique de réduire notre production et cela devait se faire à peu près à cette date-ci.D'ailleurs, nous avons invoqué cette decision pour justifier la baisse de nos ravitaillements auprès de certai- nes compagnies de pétrole.Il ne S'agit pas dune mesure temporaire, mais cela fait partie de la politique gouvernementale d étirer au maximum la période de production de nos puits.» Ce nouveau plafond, sujet malgré tout à des variations a la hausse comme a la baisse, réduirait à 250,000 barils par jour les disponibilités pour trois grands géants.Cuil.Shell et British Petroleum (BP) «10 pour cent ou en moins» par rapport au volume de 150,000 barils par jour que ces sociétés rece\\ aient sous le contrat précédent.Primes En agissant ainsi, le Koweït a été en mesure (le défendre ses primes d'accès aux surcharges qui s'ajoutent au prix de \\ -nie officiel de US$ :;\">.50 le baril.Toutefois, sheik Ali reconnaît que la prime de US$ 7 imposée l'automne dernier à certains clients > aut moins de tss :\\ le baril scion les derniers contrats signés.La plupart des analystes prévoyaient que ces primes dis paraîtraient graduellement sous les pressions actuelles du marche.\"En premier lieu, nous achetons ce pétrole du gouvernement au prix officiel de vente.Or.nous offrons bel et bien les services, ne serait-ce qu'en res pedant des engagei.its fermes auprès de not re clientèle, qui devraient être compensés.Nous croyons que les primes représentent une façon de traduire cela.Nous croyons traiter nos clients de façon equitable et ces derniers sont donc prêts à payer davantage.C'est aussi une façon de rationnerles disponibilités entre différents acheteurs.En d'autres mots, les clients sont prêts à payer plus cher pour tout ravitaillement supplémentaire du Koweït que pour le ravitaillement par un courtier à Rotterdam par exemple.» Celte réaction koweïtienne signale probablement comment !e> autres pays exportateurs se comporteront au cours des prochains mois.D'ailleurs, même si Sheik Ali ne rejette pas la pers pective que ces primes puissent disparaître sous les pressions croissantes du marche, une autre façon pour lui de préserver ces surcharges et de réduire davantage la production.Lundi: Le Koweit et ses visées multinationales.Escalade des intérêt L'escalade des taux d'intérêt aux Etats-Unis s'est poursuivie, hier, alors que les grandes banques ont augmenté leur, taux préférentiels de 20 p.cent a 20!.p.cent.La raison de cette hausse est que la demande FREDERIC WAGNIERE de crédit continue à être extrêmement forte et que les taux sur le marché monétaire ont augmenté tout au longde la semaine.«Les banques n'ont fait que rétablir la marge entre les taux auxquels elles empruntent et ceux auxquels elles prêtent.», a declare a LA PRESSE Peter Martin, économiste de McLeod.Young, Weir.Toutefois, une certaine incertitude règne sur le marche monétaire américain.C'est ainsi que le taux des fonds fédéraux a baissé hier en-dessous de 20 p.cent, ce qui laisse entendre que la banque centrale américaine a momentanément cesse de drainer des réserves du système bancaire.Ls fonds fédéraux sont des reserves libres que les banques se prêtent entre elles.Quand la banque centrale veut resserrer le système monétaire et empêcher les banques d'accorder de nouveaux crédits, elle réduit le montant des fonds fédé- raux en circulation en les empruntant elle-même eu en ven dant des obligations Le fait que le taux des fonds fédéraux ait baissé hier alors que les taux préférentiels a.mentaient ne signifie pa ^ néces sairemenl que la Réserve fédérale se voulait plus accommodante.Les analystes se penchent davantage sur le fait que la croissance économique a méri-caine était de s.« p.cent au premier trimestre (.t qu'une telle croissance entraine une vive demande» de crédit.Le taux relativement modeste de l'inflation aux Etats-lnis en avril est certes une bonne nouvelle, mais il ne suffit pas pour justifier une politique monétaire beaucoup plus accommodante de la part de ! i banque centrale.Peter Martin explique que ce qu'il faut pour une baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis c'est une baisse de la masse monétaire de plusieurs milliards de dollars au cours des prochaines semaines.C'est le but que la Réserve fédérale s'est semble-t-il donné, et les autres indicateurs peuvent confirmer une tendance, mais ne suffisent pas par eux-mêmes.Cette hausse des taux américains met la Banque du Canada dans l'embarras.Il semblerait Le prix des aliments: du lion revient au part ucteur qu'elle aurait voulu éviter que les taux préférentiels des banques à charte atteigne 20 p.cent.Ce nouveau record ne manquerait pas de provoquer de nombreuses interventions politiques pour qu'on enraye la hausse des taux et qu'on trouve une solution non monétaire au problème de l'inflation.C'est dans cette optique qu'elle a donne un sérieux coup de frein à l'augmentation des taux d'intérêt jeudi.Jean-Luc Landry, économiste de Lé-vesque, Beaubien, estime que les banques à charte ne sont nullement obligées d'augmenter leurs taux préférentiels à la suite de la hausse aux Etats-Unis.Toutefois, la Banque du Canada pourrait se voir dans l'obligation de poursuivre la ligne qu'elle s'était tracée il y a plusieurs mois et d'augmenter son taux d'escompte jeudi prochain.Cette augmentation serait presque obligatoire si le dollar canadien devait commencer a baisser sérieusement à cause de la trop grande différence entre les t aux canadiens et américains.Pour l'instant, les marchés canadiens sont caimes.La nouvelle d'une baisse de la masse monétaire américaine et l'an nonce du taux d'inflation américain ont fait baisser les taux obligataires, ainsi (pie les taux du marche monétaire.Par ailleurs, le cours du dollar eana dien continue a être stable.Une hausse des taux la semaine prochaine n'est donc pas inévitable à moins que la Banque du Canada l'estime.Obligations d'épargne du Québec; 1 5.5% Dans un récent rapport, le Conseil économique du Canada montrait que par les jeux des prix et des subventions, le consommateur canadien paie son litre de lait là cents de trop.'Vue declaration a soulevé la colère de l'Union des producteurs agricoles qui l'a qualifiée «d'affirmation ridicule».MICHEL ROESLER_ Un fait cependant demeure certain, le lait a $0.7\".le litre devient un produit coûteux.Et si le Canada, parmi les pays occidentaux, a le deuxième plus bus pourcentage des dépenses consacrées à l'alimentation, le prix des aliments demeure maigre fout élevé.Cela pour deux raisons principales: \u2022 l'inflation en général qui frappe l'agriculture comme les industries de transformation alimentaire et la distribution; \u2022 la nécessité d'assurer aux agriculteurs des revenus pour les encourager a conserver leurs exploitations et à favoriser la relevé.A la suite d'une enquête balisée auprès des deux ministères de l'Agriculture ledéral et provincial, de différents plans con- joints et d'associations professionnelles, LA PRESSE a pu decomposer les prix de certaines denrées alimentaires pour établir quelles parts revenaient d'amont en aval, aux producteurs, aux transformateurs et aux détaillants.Les écarts ne sont pas significatifs mais on constate qu'à la production, en ce qui concerne les denrées examinées (lait.boeuf, volailles, oeufs), les prix sont relativement élevés mais cependant proches des coûts de production et parfois même infé rieurs dans le cas du poulet.Le boeuf est le cas problème le plus intéressant.D'abord pjree que les Canadiens < n son; de gros consommateurs, ensuite parce que.entre l'animal vivant et détaillé au consommateur, près de *>7 pour cent de son poids \u2022 \u2022st pratiquement perdu pour les intermédiaires qui doh en! éta blir leurs prix en tenant compte A titre d'exemple.le- éleveurs vendaient sur le marche, il y i deux semaines, le boeuf sur pied a $0.80 la livre, Un boeul de 1,000 livres coûtai! par conséquent $«oo au salaisonnier.Une fois abattu et vide, ce boeuf ne pesait plus que 570 livres Les COÛtS d'abattage qui s'élèvent a quel que $70 environ sont payés par la vente ries a bat.S h (i- I \u2022 pe 1U.Kn Prélèvement de chaque intermédiaire pour une denrée alimentaire \tlait\tpoulet\tboeuf\toeuf Producteur\t41.65'\t62.00*\t8O.0O*\t99.00' Transformateur\t22.85* à 26.35«\t30.00'\t60.00*\t22.00e Détaillant\t10.50*3 12.00*\t49.00*\t75.00**\t07.00 Prix au consommateur\t75.00* à 80.00*\t$1.41\t$2.15\t$1.28 *ll s'agit du prix moyen à partir duquel sont établis les prix des différents morceaux en dessus et en dessous de ce prix d'autres termes ce boeuf coûte abattu le même prix que vivant.Cependant il a perdu 230 livres.Pour tenir compte de cette perte le salaisonnier va augmenter son prix de vente de l'ordre de $0.60 ia livre à un montant de $1.40 la livre.Le détaillant qui achète la carcasse du boeuf à ce prix-là va en perdre 25 pour cent.De 570 livres la carcasse détaillée ne pèse plus que 128 livres.142 li-vres d'os et de gras sont perdues.Son prix de vente de base, après avoir inclus les frais de manipulation et de découpe, arrive à $2.15 la livre.Mais il s'agit d'un prix moyen pour la carcasse à partir duquel le détaillant va établir chacun des prix des morceaux débités.Au départ, 21 pour cent de la carcasse est transformée en viande, le reste en aloyau, surlonge (environ 5 pour cent chacun), etc.Le poulet est acheté vivant au producteur, comme le dindon, et le transformateur enregistre ai.s>i une perte après l'abattage et i'éviscérage.Le poulet perd 25 pour cent de son poids dans ces opérations et le dindon 20 pour cent.Le ministre des Finances, Jacques Pari/eau, a annoncé hier les modalités d'une nouvelle émission d'obligations d'épargne du Québec.Datées du 1er juin 1981, ces nouvelles obligations viendront à échéance dans 15 ans, soit le 1er juin 1996.L'intérêt annuel sera de 15.5 pour cent pour la première année et de 10.5 pour cent pour les années subséquentes.Elles conservent leur principale caractéristique d'être encaissables en tout temps au choix du détenteur.Le ministre des Finances a aussi annoncé que le gouvernement du Québec avait décidé de hausser le taux d'intérêt des obligations d'épargne du Québec en circulation le 1er juin 1981.Le taux d'intérêt sur ces obligations d'épargne est donc porté à 15.5 pour cent l'an pour la prochaine année, soit du 1er juin 1981 au 1er juin 1982.Par la suite, elles porteront intérêt au taux de 10.5 pour cent Pan jusqu'à leur échéance respective.M.Parizeau a précisé que le taux de 10.5 pour cent l'an en vigueur a compter du 1er juin 1982 sur l'ensemble des obligations d'épai gne pourra être reconsidéré à la hausse selon l'évolution des taux d'intérêt.Concernant la nouvelle émis sion d'obligations d'épargne, le ministre des Finances a précisé que ces obligations ne sont accessibles qu'aux Québécois et que la limite est de $15,000 par acheteur.Toutefois les détenteurs d'obligations d épargne échéant le 1er juin 1981 pourront acquérir de nouvelles obligations d'épargne en excédent de cette limite; ainsi, en plus du montant de $1.1,000, ils pourront acheter de nouvelles obligations jusqu'à concurrence du montant des obligations d'épargne échéant le 1er juin 1981 dont ils sont déjà propriétaires.Les obligations n'épargne du Québec seront en vente à compter de lundi dans les banques, les caisses populaires, les fiducie, et auprès des courtiers en valeurs mobilières.CANADIEN + 3/100 83.35 LM rrvu^u, mvni^cAL, SAMEDI 23 MAI 1 981 Enquête antidumping sur les chaussures OTTAWA \u2014 Le ministère du Revenu national.Douanes et Accise, a ouvert une enquête antidumping relativement aux importations des chaussures ci couvre-chaussures en caoutchouc imperméables, fabriqués en tout ou en partie en caoutchouc, à l'exception des bottes potu motoneige, des bottes à semelles en caoutchouc «kt à tiges en cuir des chaussures de sé-eurité, 01 igina i res ou exportés de Hong Kong, de la Malaisie, de la Yougoslavie et de la République populaire de Chine.L'enquêté fail suite a une plainte présentée par Corpora- tion House Lid., d'Ottawa au nom de Alfred Lambert Inc.de Montréal, Kaufman Footvsear de Kitchener et The Miner Company Lld.de (Iranby, ainsi que Vimod Rubber Co.de Hamilton.Il y a dumping lorsque les marchandises sont vendues au Canada à des prix inférieurs à leur valeur normale sur le marché national étranger.Si l'enquête révèle qu'il y a dumping, la question sera déférée au tribunal antidumping pour qu'il rende une décision sur le prejudice sensible causé à la production au Canada de marchandises semblables.J3CXM10MIE ET FDUiNCE.M 10 Régime de retraite: les Américains ont des doutes NEW YOHK (AFP) \u2014 Les Américains ne font guère confiance au régime de retraite \u2014 dont le projet de reforme a valu au président Reagan son premier revers au Congrès \u2014 .indique un sondage publié hier par la chaine de télévision N.B.C.et l'agence Associated Press.71 p c.des personnes interrogées prévoient que le régime de retraite ne sera pas en mesure de leur payer la pension pour laquelle ils cotisent.Ce fonds est alimenté par les cotisations de 115 millions de travailleurs et de leurs employeurs, au bénéfice de Mî millions de retraités actuellement.Les Américain^ sont cons- cients des menaces qui pèsent sur le régime \u2014 un déficit de $111 milliards d'ici 5 ans, selon le gouvernement \u2014 et leur opposition aux projets de réformes esquissés par M.Reagan ne correspond pas a l'hostilité unanime qu'ils rencontrent au Contres.M.Reagan, rappclle-t-on, prévoyait de réduire le montant des pensions pour 1rs travailleurs qui choisissent la retraite anticipée et de réduire à l'avenir de 10 p.c.le montant prévu des re-t raitéi Parmi les t.\") p e.du public qui en avait connaissance, 20 p.c.désapprouvent les mesures pro-p.»sei contre lï) p.c.qui les approuvent, et 7 p.c.qui n'en acceptent qu'une partie.Un groupe de Québécois acquiert Ozite Canada Un groupe d'investisseurs québécois a acheté hier Ozite Canada de Saint-Jean-sur-Richelieu, à la compagnie américaine Brunswick Corp.Ce fa- FREDER1C WAGNIÈRE bricant de tapis et de recouvrement de sol a pris le nom de Ozite Canada (1981) Inc.et pourra exploiter le nom Czite dans le monde entier à l'exception des Etats-Unis.Son président M.Denis Beaudoin pense que les ventes de la compagnie se situeront aulrour de .Sis millions en 1981, le même niveau que les deux années précédentes et que le résultat net dell'exercice sera positif après un léger déficit l'an dernier.Le montant de la transaction serait de l'ordre de SU à S5 millions.La Banque fédérale de développement et le Sodeq du bassin Richelieu auraient investi ensemble moins de la moitié du capital et M.Beaudoin avec trois associes auraient investi le reste.Don Olexa de Brunswick Corp.explique que les tapis Ozite ne -correspondaient plus à l'image de la compagnie et qu'elle a commence a chercher un acheteur il y a plus d'un an.La compagnie Ozite aux Etats-Unis a été vendue il y a quelques mois.M.Beaudoin a déclaré hier que les deficits d'exploitation de dernières années étaient dus a un manque d'effort de la part de Brunswick Corp.Il va s'efforcer de consolider les lignes de produits de la compagnie en abandonnant celles qui sont démodées et en en introduisant de nouvelles qui sont plus à la mode.Il compte ainsi maintenir le niveau d'emploi de la compagnie qui compte actuellement 185 employés.Edouard Fleury, president du Sodeq du bassin Richelieu dit que cet investissement a été fait pour assurer l'essor économique de la région.Il pense qu'une direction locale sera mieux a même de rentabiliser l'etnrepri-se.T\" Très faible inflation aux USA WASHINGTON, Renter \u2014 Les prix de détail aux Etats-Unis n'ont augmente en avril que de 0,1 pour cent, la hausse la plus faible depuis juillet dernier, quand ils avaient progressé de 0.1 pour cent, a annoncé hier le département américain du Travail.Le faible taux d'inflation a été rendu possible grâce a la stabilité des prix alimentaires et à la baisse de l'essence.La cote des prix à ta consommation a atteint 'HW.x points en avril, la base 100 datant de 1967.En d'autres termes, le dollar ne vaut plus maintenant que :J7.:> pour cent du dollar 1967.Les Etats-iTnis ont realise des progrès constants ces derniers mois dans le contrôle de l'inflation, dans une grande mesure grâce à la stabilité du prix des denrées.La CDC prévoit une hausse de ses profits WINNIPEG \u2014 (d'après Dow Jones) La corporation de développement du Canada devrait enregistrer cette année des profits supérieurs de $189 millions à ceux de 1980.Cette hausse prédite lors de l'assemblée annuelle par Frederic k W.Sellers, quia été réélu président du conseil hier, n'empêchera cependant pas le bénéfice par action de diminuer, en raison de l'augmentation du nombre d'actions en circulation.M.Maurice Strong a par ailleurs été élu membre du conseil de la société.M.Strong est l'un des représentants du gouverne ment canadien au conseil d'administration.Le gouvernement avait même fait campagne en sa faveur pour son election au poste de président.Dans son discours, le président Anthony Hampton a fait allusion à cette campagne, insistant sur l'importance «d'un conseil d'administration indépendant dési-reux de défendre les intérêts de la compagnie et de ses actionnaires.» Le gouvernement détient 19 pour cent des actions de la CDC.0/ /O 1 ÀN PAYÉ ANHUELLKMEKÏ Femme» et homme i d'affaires, profostionnelt, membre» et actionnaire» intérêt»*» a foire partie d'un club privé de cîctvo genre -Town and Country » ave< piton», ton-ni», »at!e a manger de bon goût ot jardin spacieux, pc%-»ibilit« de marina.Veuillez communiquer vos coo'donnee» et le» argent» di»poniblc» dan» lot plu» bref» délai», di»cretion o»»u- Ecrire a: la Pre>»ft«, r*4.1 07 3 8 CP.00*1, Sw«.«A» Montreal N3C 3*3 1 s l ?i ?I I » t « t 4 8 I I 4 « » * « » 4 t % 4 ¦ ¦ 4 1 w' '* t APP^L£Z-NOUS: 288-1221: BARREAU DU QUEBEC .¦ M .H / : EN s»-.Me Jules Allard Me Claude Telîier Mi>.lulis Alidrd .\\ vi>'flu bâtonnier du Québec pour l'exercice 1961*82 et Me Claude Telher, c r.accède à la vu »\u2022 proui* nu-du Barreau du Québec.Les deui ont été élus sans opposition.Originaire de VictoriaviUe, Me Allan* a obtenu sa licence en droit '.Université Laval et a été admis nu Barreau en 1!MW».Il fail parue de l'étude Denault.Allard.Dubois, t\\iron et Lé vewpie.de Yictoriaville.Bâtonnier de la section d'Arthabaska on !H7t;-T7.i! siégea sur !«\u2022 Comitt administratif et le Conseil général du Barreau du Québec ;tu cours de la menu- année En 1979.d a etc nomme president du Fends d'aide au recoure collectif.Me Claude lellii r.de Montréal, est bachelier de I Université do Paris et licent ie en droit de l'Université de Montreal II .i eu» admis au Barreau en 1955 et nomme Conseiller en !.oi de la Heine en 1970 ii csi ns*>t ie de l'étude I Vsj.iniins Du i hanse.Uesjurdinsi I Hourque.lia ete.cn 1 le premier directeur île l'K« «le de Formation professionnelle du Barreau du Qùébe< Il est depuis avril .'7»> président de la Société que-bécôise d'information juridique (SOQUIJ) et president de la Commission du Barreau - h revision du er Rouville Inc.G edit Foncier Le Groop* Lefeb«re L Association des Mines d'Amiante du Quebec Les Conseillers en Développement Industriel (C.D.I.) Inc.Nesbiti, Thornton Valeurs Déménagement & Trcnsport Couture Lfee Banque de Montreal Garant & Associés L Association des MBA du Québec regroupe plus de 800 diplômés MBA oeuvrant au Québec et anime un reseau dynamique de gestionnaires professionnels.On peut rejoindre M, Gérald Garant, directeur général, au 284-1 268.AVIS Loi sur les banques (Canada) article 12 BANQUE NATIONALE DE PARIS et BANQUE NATIONALE DE PARIS «INTERCONTINENTALE», sociétés anonymes constituées scion les lois de la Republique française, donnent par les présentes avis de leur intention de soumettre au ministre des Finances une demande visant à la constitution, par lettres patentes dont un projet est annexé à cet avis, d'une banque régie par la Loi sur les banques (Canada) et mentionnée à l'annexe B de celte loi.Le gouverneur en conseil peut déclarer qu'un montant inférieur à celui indique dans les lettres patentes est réputé constituer le capital social autorisé de la banque aux fins de la limite imposée à l'actif national de celle-ci.MONTRÉAL, le 28 avril 1981.BANQUE NATIONALE DE PARIS BANQUE NATIONALE DE PARIS par Roger Charbonneau « INTERCONTINENTALE» et par Louis Jaîabcn par Roger Chdrhonneau et par Louis Jnlubcri Projet de lettres patentes CANADA LE MINISTRE DES FINANCES A tous ceux qui les présentes verront et à qui de droit, SALUT: CONSIDÉRANT QUE le paragraphe 7(2) de la Loi sur les banques dispose que le ministre des Finances peut, avec l'autorisation du gouverneur en conseil, sous son sceau, constituer une banque par lettres patentes; CONSIDÉRANT QUE les personnes ci-après mentionnées ont présenté une requête, qui a été approuvée par le gouverneur en conseil, sollicitant le ministre des finances d'octroyer des lettres patentes sous son sceau en vue de constituer, avec les personnes qui deviendront actionnaires de la société ainsi créée, une banque; SACHEZ QUE.en application de la Loi sur les banques, le ministre des Finances, par les présentes lettres patentes, constitue, sous la dénomination sociale de: BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) une personne morale, ci-après appelée «la banque», composée de BANQUE NATIONALE DE PARIS, société anonyme ayant son siège social au 16, boulevard des Italiens.Paris.France.BANQUE NATIONALE DE PARIS «INTERCONTINENTALE», société anonyme ayant son siège social au 20.boulevard des Italiens, Paris.France ainsi que de toute personne qui deviendra actionnaire de la société créée par les présentes lettres patentes SACH EZ qu'il est ordonné et déclaré que: 1.Les personnes suivantes seront les premiers administrateurs de la banque.George Anthony Allison, résidant au 1532.avenue Su m me rh ill, ville de Montréal, province de Québec, citoyen canadien et avocat; Peter Robert David MacKell, résidant au 3470.rue Stanley, appartement 1503.ville de Montréal, province de Québec, citoyen canadien et avocat; Serge Dieudonné Tremblay, résidant au 264 est.rue Si-Paul, appartement I.ville de Montréal, province de Québec, citoyen canadien et avocat; André Tibor Mécs, résidant au 50 avenue Highfield, ville Mont-Royal, province de Québec, citoyen canadien et avocat et Daniel Picottc.résidant au 7415, rue de La-naudière.appartement 6, ville de Montréal, province de Québec citoyen canadien et avocat.2.Te capital social autorisé de la banque sera de soixante dix millions de dollars ($70.000.000).réparti entre les catégories suivantes comprenant chacune des actions dont le nombre et la valeur nominale sont indiqués: 5.200.000 actions catégorie A d'une valeur nominale de $ 10 chacune; 3.000.000 d'actions catégorie B d'une valeur nominale de $6 chacune.3.Le siège social de la banque est fixé à MontréaL province de Québec.4.L'annexe B de la Loi sur les banques est modifiée par l'adjonction de ce qui suit: Fonn(s)of name of Bank: BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Par value Valeur nominale $10 Déoominatloo(9) de la banque: Authorized capital: Capital social autorisé: Class Number of shares Catégorie Nombre d'actions Class A 5,200.000 Catégorie A Class B 3.000.000 Catégorie B Head office of the Bank: Siège social de la banque: Montréal FAIT sous mon sceau et ma signature à Ottawa, etc Authorized capital Capital social autorisé $70.000,000 Me Georges-B.Bisson notaire 1200av McGill College Suite 1510.Montreal.Québec H3B4G7 Tel 866-8689 %ML j*.i m Vf ' La folle vente pot-pourri de Tapis Métropolitain vous fait profiter des meilleures offres possibles d'un seul coup.Y a toujours quelque chose de GRATUIT et y en a pour tous les goûts! 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