La presse, 30 mai 1981, Le Magazine perspectives
[" ?5S Sem^j # 'M IMAGES DU QUEBEC LES PIONNIERS PAGE 2 MIA ET KLAUS PAGE 4 ULMCBOURCi:,: -, PHOTOGRAPHE PAGES : - 1C « - r >4 ; *i \t\t! i \t\t'1 lil \t\t 4* \\ s? PREMIERS GRANDS DE PHOTO la place du marché Champlain, dans la basse ville de Québec vers 1880; la photo de Louis-Prudent Vallée montre la toute nouvelle Terrasse Duffer in, sans le Château Frontenac.(Musée du Québec) Le quai Bonsecours à Montréal, devant le marché du même nom, photographié par /.G.Parles vers 1880.Sur ce quai le plus animé du port sont amarrés les navires à aubes Terrebonne ef Trois-Rivières.(Archives nationales du Québec) En médaillon: stéréogramme de I.C.Parks montrant la place lacques-Cartier et la colonne Nelson.(Musée du Québec) SES m ¦ \" our se faire «tirer le portrait», le Québécois de 1840 devait profiter d'une journée bien ensoleillée, demeurer immobile moins de quatre minutes devant un étrange appareil, et débourser cinq dollars.Il recevait alors son image, sur une plaque d'argent, dans un joli boîtier en maroquin.C'est, en tout cas, ce que publiait la Gazette de Québec du 7 octobre 1840, lors du passage dans la capitale de deux spécialistes américains.Cette première réclame d'un photographe au pays survenait peu d'années après que l'inventeur français Louis Daguerre eut réalisé le premier daguerréotype.L'invention avait connu un succès foudroyant.Le daguerréotype avait pourtant ses limites: il produisait une image qu'on ne pouvait ni reproduire, ni agrandir; il était fixé sur une surface opaque qu'il fallait regarder par miroitement; exposé trop longtemps à la lumière, il s'estompait.Les premiers daguerréotypistes au Québec étaient des étrangers de passage.Ils s'installaient, pour quelques jours ou quelques semaines, à Montréal ou à Québec, et faisaient, par les journaux, la chasse aux clients en espérant que le soleil leur serait favorable, car ils pouvaient difficilement opérer sans son aide.Après le passage à Québec des Américains, le journal le Fantasque parle, en juin 1841, d'un artiste de Paris dont les «portraits sont plus satisfaisants, plus forts d'effet que ceux des Américains qui visitèrent notre ville l'an dernier».Il semble que la profession comptait déjà ses charlatans.Dès 1842, le Québec possédait ses propres artistes.Dans le Montréal Directory de 1842-1843, on trouve un nommé Prosch, installé à la place d'Armes; dans la Minerve, en 1847, Magloire Desnoyers, de la rue Notre-Dame, s'offre à daguer-réotyper «les traits chéris des parents et amis décédés, aussitôt après la mort du défunt».Le guide de la ville de Québec, pour 1848-1849, mentionne deux daguerréotypistes: Cook et Martyn.Un bon nombre des portraits de cette époque nous sont parvenus.Avant d'utiliser une plaque, le daguerréotypiste devait la rendre brillante, la polir avec un tampon de cuir.En 1854, Léon-Antoine Le-mire, daguerréotypiste de Québec, fait breveter la première invention canadienne dans le domaine photographique: c'est un tampon en cuir de marsouin qui assure un meilleur poli, et plus rapidement.Mais les jours du daguerréotype sont comptés dès qu'apparaît la plaque au collodion humide, en verre, qui permet la multiplication et l'agrandissement des images.Les daguerréotypistes doivent bazarder leur maté-** SUITE A LA PAGE 12 l^
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