La presse, 5 juin 1981, Cahier A
[" t.4 I REVERS DE 4-1 À ST.LOUIS LES EXPOS FONT DES CADEAUX AUX CARDS pages 2 et 3 LE DÉMÉRITAS .V.'; .NET SEXISME page B 9 \u2022«sa, LE CRÉATEUR DE L'EMBLÈME DE MONTRÉAL HUEL t I AVAIT AUSSI CONÇU EMBLÈME DU VAISSEAU D'OR page A 4 \u2022 48 photo Michel Gravel.LA PRESSE 25 cents MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1981, 97e ANNÉE, no 133, 68 PAGES, 4 CAHIERS JAMES EARL RAY POIGNARDÉ ¦ James Earl Ray, condamné à 99 ans de prison pour l'assassinat du leader noir Martin Luther King, en 1968, a été blessé hier de 22 coups de couteau au pénitencier du Tennessee où il est détenu, mais ses jours ne semblent pas en danger.Quatre détenus noirs ont été appréhendés immédiatement après cet attentat, dont les motifs n'ont pas encore été établis.page A 3 photo Michel Gravel, LA PRESSE- r ¦ ' LA BANQUE DU CANADA PORTE SON TAUX D'ESCOMPTE À 19.10% QUATRE BANQUES HAUSSENT LEUR TAUX PRÉFÉRENTIEL À 20% page B 1 TOLLE AU JAPON CONTRE LE RETOUR DU MIDWAY page A 12 MALOUF: / AN UNE LIBELLULE PRISONNIÈRE DEPUIS 250 MILLIONS D'ANNÉES À CAUSE DE LA RÉDUCTION DES EXPORTATIONS DU JAPON > _ Cet ambre fossilisé où une libellule a été faite prisonnière fait partie de la collection d'ambres du géologue et joaillier René Plourde.Cette pierre pourrait dater de plusieurs millions d'années.page C 1 FRANCE: LA GAUCHE CONCLUT UN ACCORD POUR LES ÉLECTIONS page A 12 Annonces classées: B 10, B 1 1, C36.C 10 Arts et spectacles: A 1 3 a A 16 Carrières et professions: B 9 Décès, naissances, etc.: A 1 8 Economie: B 1 a B 8 Etes-vous observateur?C 7 FEUILLETON: C 5 Horoscope: B 1 1 Jardinage: C 9 Le monde: A 1 2 Météo: A 2 Mot mystère: C 3 Télé-càble: A 17 Télévision: A 14 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TABLOÏD SPQBTS Arts et spectacles \u2014 Horaires: 14,15 \u2014 Telvision: 1 5 Bandes dessinées: 1 à Mots croisés: 16 Quoi faire aujourd'hui: 14 VERS UNE PROPORTIONNELLE MITIGÉE PAR VINCENT PRINCE i page A 6 : Un mode d'épargne supérieur il ¦ Les certificats de dépôt garanti du Trust Général intérêts versés annuellement.Période de 1 on.Dépôt minimum $500.Àutros certificats a autres taux pour des périodes allant de 30 (Ours ù 5 ans Taux sujot à changement.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Inbî.tulion inscr.lo a la Rogw de l'assuraocA*) \u2014 M Ontario\tEnsoleillé\tToronto\t12\t27 Nouveau-Bruns wick\tEnsoleillé\tPredericton\t8\t21 Nouvelle-Ecosse\tEnsoleillé\tHalifax\t10\t19 Ile-du-Prince-Edouard\tClair\tCbarlottetown\t8\t18 Terre-Neuve\tAverses\tSaint-Jean\t10\t16 la presse - > si vous partez aux Etats-Unis LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Router.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe _ Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.INFORMATION GÉNÉRALE ttt \tMin.\tMoi.\t\tMin.\tMoi.\t\tMin.\tMox.Boston\t17\t21\tMiami\t24\t32\tPittsburgh\t19\t26 Buffalo\t14\t22\tNew York\t18\t10\tSan Francisco\t12\t23 Chicago\t14\t27\tNUe-Orléans\t25\t33\tWashington\t22\t29 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t12\t21\tHong Kong\t24\t25\tOslo\t10\t17 Athènes\t20\t;jo\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tParis\t12\t19 Berlin\t12\t17\tLisbonne\t14\t20\tRome\t16\t30 Bruxelles\t11\t18\tLondres\t11\t18\tSéoul\t14\t33 Buenos Aires\t\u2014\t\u2014\tMadrid\t12\t20\tStockholm\t14\t20 Copenhague\t13\t15\tMoscou\t7\t22\tTokyo\t16\t22 Genève\t\u2014\t\u2014\tMexico\t16\t26\tVienne\t17\t30 vers les plag\t\tes\t>\t\t\t\t\t Acapulco\t25\t.30\tBermudes\t22\t.10\tSan .Juan\t25\t30 Barbade\t24\t29\tNassau\t25\t.32\tTrinidad\t24\t.32 \t\t\t1\t\t\t\t\t\u2022 \"TARIFS D'ABONNEMENTS ÉDITION NATIONALE LIVRAISON A DOMICILE: lundi ou samedi $2.10 Lundi ou vendredi $1.50 Samedi seulement 0.85 ''TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE; Lundi au samedi $1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 * Tarif» différents pour les routes moforitéet TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) 13 26 52 $37.00 $74.00 $140.00 $24.00 $48.00 $96.00 $13.00 $26.00 $52.00 CANADA Lundi ou somedi Lundi au vendredi Somedi seulement ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS 13 26 52 $72.80 $145.60 $291.20 $52.00 $104.00 $208.00 $20.80 $41.60 $83.20 REDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL ANNONCES CLASSÉES Commandes du lundi ou vwdradi % o 17)» Pour changer fcUd*MVMM%à1eM0 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Prt ut Vacances, voyages Carrières et professions, nominations COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7272 285-7070 285-7100 285-7383 285-7111 285-7205 285-7202 2857306 285-7265 285-7320' 285-6892 285-6901 Lundi au somedi Lundi ou vendredi Samedi seulement Pour vous abonner, nos bureaux sont ouverts de 7h 6 18h (somedi : 7h à ISh) 285-6911 i r i f » i.K 1» f r ft i » 1 i I t « * i t ( I < t t « LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1981 A 3 é i i I î ft t l t UN COMMERÇANT FAIT FEU SUR UN VOLEUR qui me peine, de l'avoir manqué»!™^! Le rapport Malouff un t.r Victime d'un troisième vol en moins de cinq mois, le propriétaire d'une lingerie de la rue Fleury.dans le nord de réal.a ouvert le feu, hier, en direction d'un individu qui venait de lui dérober $1.500 à la pointe d'un couteau.andrTcédÎlot111\"™1\"\"\" «Ce qui me peine, c'est de l'avoir manque», a indiqué le boutiquier, en apprenant que les policiers de la CUM avaient retrouvé l'auto du suspect abandonnée à l'arrière dune conciergerie de la rue Port-Royal, deux milles et demi plus loin.La lunette arrière était fracassée.Un jeune homme de li) ans, bien connu des policiers, a été appréhendé en début de soirée relativement a cette affaire.Il doit comparaître aujourd'hui en Cour criminelle.Il n'est pas impossible, selon le serment-détective Gilles Gamelin, du poste 14, qui mène l'enquête, que l'adolescent puisse également avoir à répondre d'autres vols commis dans le secteur ces dernières semaines.Farouchement déterminé à se protéger contre les voleurs, le commerçant du 2195 de la rue Fleury dit avoir tiré avec une carabine de calibre .22 semi-automatique qu'il a remis a la police pour les fins de l'enquête.Il attend par ailleurs son permis pour deux revolvers qu'il vient d'acheter.Deux fois auparavant, alors qu'ii était absent, les 13 février et fi mars dernier, son commerce avait été la cible d'un bandit solitaire armé d'un couteau.Après chaque vol, comme ce fut le cas hier, le commis a remis sa démission.La dernière jeune femme qu'il employait était âiiée de 21 ans.Le propriétaire de l'Image, un anglophone qui parle le français, âgé également dans la vingtaine, se trouvait dans l'arrière-boutique lorsque le suspect s'est présenté, vers 13h30.«J'étais tellement enragé que je n'ai pas hésite une seule seconde en le voyant pointer un couteau dans l'estomac de la caissière.«Je me suis lancé sur lui en courant pour le plaquer comme un joueur de football.Je ne sais trop par quel miracle, nous avons heurté la vitrine du magasin, mais elle ne s'est pas brisée.Nous aurions sûrement pu être blessés, si nous étions passés à travers.», a-t-il raconté, s'arrê-tant à quelques reprises pour se remettre de la nervosité qui le tenaillait toujours.Le jeune commerçant, grand mais pas tellement costaud, à la suite d'une brève escarmouche au cours de laquelle le suspect tentait de lui enfoncer l'arme dans le corps, réussissait à le repousser au plancher pour aller chercher sa carabine qu'il gardais dans l'arriere-boutique.Entre-temps, après avoir empoché l'argent, le bandit a pris la fuite.Alors qu'il allait quitter la rue Parthenais, le propriétaire de la lingerie pour dames faisait feu en direction de l'auto, faisant éclater la lunette arrière en mille morceaux.Les agents Jean Morency et Claude Lussier.du poste 42, devaient retrouver l'auto une quinzaine de minutes plus tard, dans le stationnement d'une maison de rapport de la rue Port-Royal, alors qu'ils effectuaient des recherches pour un autre vol survenu presque au même moment, cette fois dans une succursale de la Banque de Nouvelle-Ecosse, au 9177 de la rue Meilleur, également dans le quartier Ahuntsic.Dans ce cas, les suspects, portant cagoules et armes de revolvers, sont toujours recherchés.\u2022 1 ¦ ¦ < m \\ \\ s ï ^ photo: Paul-Henri Talbot, LA PRESSE C'est en cherchant les auteurs d'un vol de banque que l'agent Jean Morency, avec son confrère Claude Lussier, a retracé l'auto qui venait d'être criblée de balles par le boutiquier de la rue Fleury.MEURTRE DE LA VIOLONISTE MINTIKS Crimmins reconnu coupable NEW YORK (AP) \u2014 Craig Crimmins, un ex-mécanicien de l'Opéra métropolitain, a été reconnu coupable, hier, du meurtre de la violoniste canadienne Helen Mintiks.commis en juillet dernier.Le jury, composé de cinq hommes et sept femmes, a acquitté le prévenu de l'accusation de meurtre intentionnel mais l'a jugé coupable sous celle de meurtre dans la commission d'un crime, a savoir la tentative de viol.Le juge Richard Denzer.de la Cour suprême de l'Etat de New York, prononcera sa sentence le 2 juillet.Crimmins pourrait être condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Le jeune homme de 22 ans est demeuré impassible tandis que le jury rendait son verdict, mais sa fiancée.Mary Ann Fennell, s'est effondrée en larmes et a été réconfortée durant plusieurs minutes par la mere de Crimmins.qui pleurait elle aussi.Halifax: maire James Earl Ray accuse les ciers poignardé d'intimidation en prison a PETROS.TENNESSE (Reuter) \u2014 James Earl Ray, assassin du combattant américain des droits civiques Martin Luther King, a été frappé de plusieurs coups de couteau hier, à Iq/prison de l'Etat du Tennessee* à Petros.Le/directeur de rétablissement, M.Herman Davis, a indiqué que quatre hommes, dont il n'a pas révélé les noms, ont été accusés de l'attaque.Selon des sources proches de la prison, il s'agirait de quatre «durs» de race noire.M.Davis a indique que les motifs de l'attaque n'étaient pas encore connus.Ray.53 ans, a dû recevoir 77 points de suture a l'infirmerie de la prison et le Dr Ernest Hen-drix.qui l'a soigné, a affirmé qu'il se remettrait de ses blessures.Immédiatement après l'attaque, l'état d'alerte a été décrété dans la prison, où sont internés 175 hommes, et toutes les cellules ont été fouillées.Les gardiens ont retrouvé une arme tranchante de 24 centimètres fabriquée avec un montant de fenêtre.L'attentat est survenu dans la librairie de droit de la prison, où Ray effectue des recherches en vue de faire appel contre sa condamnation.Arrêté à Londres quelques mois après le meurtre du 4 avril 1968 à Memphis, Ray avait d'abord plaidé coupable.Mais ces dernières années, il se déclare innocent.Une enquête du Congrès en 1977 avait conclu à sa culpabilité.HALIFAX (PC) \u2014 L'administration municipale de Halifax et le syndicat des policiers ont accepté, hier soir de rencontrer les deux médiateurs nommés quelques heures plus tôt par le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse pour tenter de mettre fin à la grève, qui dure depuis le :>0 mai dernier.Le maire Ron Wallace n'en a pas moins donné une conférence de presse pour prévenir le syndicat que «sa manipulation politique et son intimidation» ne réussiraient pas dans sa ville, comme ailleurs dans la province.Le maire faisait allusion à Truro, New Glasgow et Amherst, où ont déjà eu lieu des grèves de policiers municipaux.Du directeur syndical Joe Ross, il a dit: «Il n'est pas habitué à s'occuper de grèves de policiers dans une grande ville».Tourisme La grande préoccupation du maire Wallace, c'est la mauvaise publicité que reçoit Halifax à cause de la grève de ses 200 policiers.«L'image déformée» que les media présentent de Halifax, à la suite de quelques actes de vandalisme dans des endroits bien définis, risque de nuire à la saison touristique, qui est à la veille de commencer.M.Wallace a soutenu que «Halifax aujourd'hui est une ville attrayante, calme et sûre».En l'absence des policiers, la surveillai.ee est confiée à 80 policiers non-syndiqués et agents de la'GRC.téléphoto UPC Les commerçants de la «rue du contre-plaqué» ont tenté hier de donner un peu de couleurs à leurs barricades pour attirer 3a clientèle.\\ /, Il y a exactement un an aujourd'hui, le gouvernement provincial déposait à l'Assemblée nationale le rapport préparé par la Commission d'enquête sur le coût des Jeux de la 21e Olympiade, présidée par le juge Albert H.Malouf.Ce rapport s'avérait très virulent à l'endroit de la Ville de Montréal et du maire Jean Drapeau.Aussi, aurait-on pu s'attendre à ce que le maire de Montréal réplique aux accusations très précises que lui adressaient le juge Malouf et ses deux collègues.Mais on connaît la suite.Depuis un an, le maire se réfugie derrière la promesse de publier «très bientôt» sa réponse, tout en refusant de formuler le moindre commentaire tant que sa réponse écrite ne sortira pas des pres- En retardant sa réponse de la sorte, le maire Drapeau espère peut-être que les accusations précises de la commission Malouf auront été oubliées depuis belle lurette, et que les citoyens ne retiendront que son argumentation, d'autant plus que le rapport n'a été publié qu'en petit nombre (il s'agissait tout de même de fonds publics dont il ne faut jamais abuser), alors que le maire menace de publier sa réponse sous forme d'un bouquin à grand tirage.Plus il tarde, plus le temps joue pour lui.et il ne le sait que trop bien.Pourtant, Dieu sait si le rapport Malouf ne pouvait être plus précis qu'il ne l'a été au sujet de la Ville de Montréal et de son maire.Revoyons d'ailleurs l'essentiel des blames adressés à l'administration Drapeau-Ni-ding.En premier lieu, c'est une accusation d'irresponsabilité administrative qui s'est concrétisée de quatre lavons différentes: \u2022 abandon de la notion de jeux modestes, remplacée «par l'adoption d'un concept grandiose, gigantesque et inédit», alors que la Ville devait l'obtention des Jeux à la promesse faite au Comité international olympique d'organiser ces jeux d'une manière modeste et autofinancée; \u2022 absence d'un budget global établi dès le début, concrétisée par le fait que «l'architecte-con-seil, M.Roger Tailliberl, a pu.en particulier, oeuvrer en toute liberté, aucune contrainte monétaire ne lui ayant jamais été imposée»: \u2022 absence d'une véritable direction du projet, qui s'est vérifiée par le fait que «jusqu'à l'arrivée de la RIO, le véritable directeur du projet fut le maire de Montréal, M.Jean Drapeau», la preuve ayant également démontré la perte énorme de temps avant que n'aient commencé l'organisation des Jeux et la construction des installations olympiques, «de sorte que les travaux durent être exécutés selon un calendrier extrêmement serré, entraînant des ré-; percussions incalculables»; \u2022 acquisition d'installations superflues, extravagantes, inutilement luxueuses et exception nelles.Parmi les autres motifs relevés par la commission d'enquête, il en est deux dont la Ville et son maire doivent accepter la responsabilité, soit le choix d'un concept inédit et le choix d'un architecte étranger, supposé-ment comme conseiller, mais qui fut dans les faits l'architecte en titre du projet.La commission Malouf a aussi blâmé la Ville de Montréal dans deux autres secteurs.En premier lieu, il y a eu la négligence de la Ville (elle a attendu plus de 30 mois après l'obtention des Jeux) à soumettre son projet du budget au gouvernement fédéral, ce qui eut pour effet de retarder la préparation du projet de loi autorisant les programmes de financement, d'autant plus que l'engagement des professionnels nécessaires à la préparation et à la réalisation des travaux était assujetti à l'approbation de ce programme.En deuxième lieu, le rapport juge sévèrement l'attitude du maire dans l'affaire du Village olympique, retenant trois «Chefs d'accusation» \u2022 le choix du concept du Village olympique sans appel d'offres ni concours, basé uniquement sur la fascination du maire Dra-, peau par les installations de la marina Baie-des-Anges en France; \u2022 l'adoption du projet des pyramides de Les Terras>es Zaro-lega Inc.comme base du Village olympique, sans que le grave problème du financement ne soit réglé, le maire» négligeant en; cette circonstance d'informer le COJO et le public de cette grave lacune; \u2022 le retrait de la Ville du dos-; sier du Village olympique en octobre 1971.malgré son obligation à fournir ledit Village selon ie protocole d'entente qu'elle avait signé avec le COJO.refi lant ainsi, à la dernière heure, la totalité du problème au COJO.Voilà les accusations que le maire devra relever dans sa réponse.Elles sont précises, fondées et documentées.Et elles sont à l'origine de la presque totalité des problèmes rencontrés par la suite dans le dossier olympique.La belle histoire, romancée des Jeux de Montréal tournera à vide si ces accusations restent sans réponse.*! ATLANTA Après 12 heures d'interrogatoire, Williams est relâché ¦ ATLANTA (AFP) \u2014 Le jeune homme noir interrogé pendant 12 heures puis relâché dans la nuit de mercredi à jeudi par les policiers d'Atlanta, dans le cadre de l'enquête sur la série de vint huit meurtres d'enfants noirs commis dans cette ville depuis près de deux ans, a affirmé hier à la presse qu'il n'avait rien à voir avec cette affaire.M.Lee Brown, le commissaire à la sécurité publique d'Atlanta, avait déclaré au terme de l'interrogatoire que celui-ci n'avait apporté aucun élément qui puisse mener à une arrestation.Après avoir été relâché, le jeune homme a convoqué une conférence de presse pour expliquer qu'il n'avait «rien à cacher».Mais après la perquisi-> tion effectuée chez lui.la fouille de sa voiture et son interrogatoire, Wayne Williams se croit toujours le principal suspect aux yeux de la police.Les agents de la Sûreté fédérale et les policiers d'Atlanta ont saisi chez lui une couverture et un peignoir et prélevé des fibres de plusieurs tissus, ainsi que des poils de chien.Au cours de l'enquête, il a fréquemment été indiqué que des fibres textiles et des poils de chien auraient été retrouvés sur plusieurs des 2ù victimes.Une aile fissurée au-dessus du Triangle des Bermudes LONDRES (AFP) \u2014 Un Jumbo jet de la «British Airways» avec -110 passagers à son bord a effectué la moitié de la traversée entre les Bermudes et la Grande-Bretagne avec une aile légèrement fissurée.Un passager a remarqué, après trois heures de vol, qu'une des ailes de l'appareil était fissurée.Le Jumbo se trouvait alors dans la zone du «Triangle des Bermudes» où un certain nombre d'avions et de bateaux ont mystérieusement disparu par le t passé.Le commandant de bord a examiné la fissure à travers un hublot, mais après avoir contacté les services techniques de la compagnie aérienne nationalisée britannique, il a été décidé qu'il devait poursuivre son vol.L'avion est arrivé normalement à Londres tôt hier matin.Des mesures de sécurité avaient été prises à l'aéroport d'IIea throw, mais elles n'ont pas du être utilisées.A leur arrivée, les passagers ont indiqué qu'il n'y i avait pas eu de panique à bojj. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1981 GEORGES HUEL Du Vaisseau d'Or aux Jeux olympiques avant d'en arriver au symbole de Montréal Georges Hue!, le concepteur du nouvel emblème de la Ville de Montréal et du symbole des Jeux olympiques de 1976, est celui-là même qui a conçu en 1969 l'étiquette commerciale du restaurant Le Vaisseau d'Or du maire Jean Drapeau.YVON LABERGE_ Au cours d'une entrevue qui a duré près de quatre heures hier, le designer Georges Huel a expliqué à LA PRESSE comment il a été appelé ù travailler à la conception de l'étiquette commerciale du restaurant du maire Drapeau, au symbole des Jeux olympiques et finalement au nouvel emblème de la Ville de Montréal.Tout a commencé à l'époque où il travaillait pour Thérien et Frères alors qu'on lui confia la conception d'un symbole pour un restaurant qui doit bientôt ouvrir ses portes: Le Vaisseau d'Or.À ce moment-là, dira M.Huel au cours de l'entrevue, je ne savais pas que le maire de Montréal était propriétaire du restaurant.«On ne m'avait pas dit que c'était pour M.Drapeau.Je ne l'appris que le moment venu de présenter l'ouvrage final et d'en expliquer les détails».Cette étiquette commerciale, avoue-t-il au cours de l'entrevue, je n'en suis pas très fier.De celles que j'avais présentées, c'est celle que je préférais le moins.Mais la paternité de l'étiquette commerciale du Vaisseau d'Or est revendiquée par un autre graphiste: Pierre» Pelletier.Georges Huel ne s'en offusque pas.Il dit de tout cela: «C'est de l'histoire ancienne».Je suis le concepteur mais les détails techniques ont été effectués par un autre graphiste.C'est une façon de travailler dans le métier.» Sa deuxième «communication» avec le maire Drapeau, ce sont les Jeux olympiques qui la ^provoquent.«J'ai soumis un projet de sym-kbole à la Ville de Montréal.JjComme ça, puisqu'à l'époque |*c'est la Ville qui était responsable des Jeux.Et à la première I* réunion du conseil d'administra- Georges Huel tion du Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO), mon symbole a été choisi.» C'est par la suite que M.Huel a quitté la vice-présidence de la maison Thérien et Frères pour prendre la direction du graphisme et du design des Jeux olympiques.«Quand j'ai présenté mon symbole pour les Jeux olympi- photo Michel Grave!, LA PRESSE ques, je ne pensais pas y travailler.Même si on avait choisi mon projet, ma première réaction a été: je n'y vais pas.Plus tard, des amis m'ont dit: «Tu n'as pas peur qu'on y déforme ton travail et ta pensée du symbole?», et comme je voulais que mon travail soit respecté, j'ai alors accepté de me joindre à l'organisation des Jeux.» r Matsquis I r te étenus seront forcés dfaider rebâtir i prison s OTTAWA (d'après CP) \u2014 Le sollicieteur général Ro-îbert Kaplan s'est déclaré en Kaccord avec l'opinion émise hier *par des députés de l'opposition, ra savoir que les détenus qui gavaient saccagé la prison fédérale de Matsqui, en Colombie ^Britannique, devraient être forgées d'aider à la rebâtir.m Le député conservateur de Fraser Valley Est.Alex Patterson, avait déclaré un peu plus tôt que les détenus devraient être tenus responsables des dommages infligés à cette institution vieille de 15 ans.dont les salles de séjour et les ateliers ont été détruits parle feu.Au dehors des Communes, M.Kaplan a rappelé que le tiers des 300 prisonniers avaient claire- ment indiqué, peu avant l'émeute, qu'ils ne voulaient pas y participer, et que d'autres avaient peut-être été forcés d'y prendre part.Il est difficile de déterminer qui est responsable, a-t-il dit.mais ceux qui le sont seront maintenus à Matsqui et obligés d'aider à reconstruire la prison, «même s'ils devaient, pour ce faire, passer Tété sous la tente».¦ i S s a .?\\ - .* «** a ¦ «\u2022 \u2022 \u2022\u2022 ! :! h Émission datée du 1er juin 1981, échéant le 1er juin 1996.\u2022 > * r 16% la première année et un minimum de 10î4% annuellement les années subséquentes.Hâtez-vous! Vous n'avez que quelques jours pour en acheter.le temps c'est de l'argent.C'est d'ailleurs au cours de la période pré-olympique que Georges Huel a eu l'idée d'un symbole graphique moderne pour la Ville de Montréal.«J'en ai parlé à plusieurs reprises avec M.Drapeau et à chaque fois que je le rencontrais, je lui expliquais les raisons et le pourquoi d'un nouvel emblème.Il en a tellement senti le besoin, que je pense qu'il aurait aimé que ça se fasse rapidement.» Et puis on connaît le reste.En 1979.début décembre, Georges Huel propose au Commissaire général de la Commission d'initiative et de développement économique de Montréal.M.Pierre Shooner, de concevoir, planifier, coordonner et surveiller la réalisation d'un programme d'identification visuelle.Printemps HO, le contrat proposé fait l'objet d'une intervention de la Commission municipale du Québec.En octobre de la même année la Commission municipale recommande à la Ville de Montréal d'annuler le contrat de trois ans et de le remplacer par un contrat d'un an avec montant à déterminer.La Ville de Montréal porte la décision en appel le 19 décembre 80 et le 6 janvier 1981 le président de la Commission municipale, le juge Richard Beaulieu écrit: «.l'engagement decré-dits vise l'article 27 de la loi de la Commission municipale.Et ne requiert pas l'approbation de la Commission quand ces crédits sont pour des honoraires professionnels versés à un individu ou à une corporation fournissant des services professionnels.» Le contrat entre la Ville de Montréal, Georges Huel et Associés et Georges Huel, graphiste, prenait force rétroactivement le 1er janvier 81.L'emblème du Vaisseau d'Or Huel a reçu $100 jusqu'à maintenant Depuis le début de l'année 1981, la Ville de Montréal a versé $100,850 à la firme Georges Huel et Associés pour la conception, la planification, la coordination et la surveillance du programme d'identification visuelle.C'est ce qu'a déclaré hier M.Georges Huel.en précisant que malgré l'intervention de la Commission municipale du Québec au printemps 1980, il avait, de son propre chef, décidé de poursuivre le travail commencé dès que le conseil municipal eut approuvé le projet d'entente liant la firme qu'il dirige, à la Ville de Montréal.«Ça va peut-être paraître curieux, mais même si nous avons reçu les premier versements à la date de signature du contrat le 21 janvier 1981.à raison de $15.854 à la signature et $9,116 par mois depuis le 1er janvier, nous avons travaillé au programme d'identification visuelle entre le prin- temps 80 et la signature du contrat en janvier 81.» Ce qui, selon M.Huel, explique le peu de temps écoule entre la ratification du contrat et la présentation, le 30 mars, du nouvel emblème de la Ville de Montréal et du manuel des normes graphiques qui raccompagne.-Et si nous avons décidé de continuer ce travail, c'est conscient du retard apporté au programme par la contestation devant la Commission municipale du Québec, soutient M.Huel.Il fallait absolument agir de la sorte, même si à la CIDEM on nous a dit de suspendre nos travaux dès que la Commission municipale a été saisie du dossier.» Partant de là, déclare M.Huel, malgré le retard qui subsiste quand même dans l'élaboration du programme d'identification visuelle de la Ville, l'équipe qu'il dirige a bon espoir de compléter la première partie de son mandat.A savoir l'application du nouvel emblème sur les imprimés, l'identification des bâtiments et des parcs, sur les véhicules municipaux (les prototypes seront présentés dans les prochains jours au Comité exécutif).Au cours de l'année 1982.la firme Georges Huel s'attaquera à la conception d'éléments publicitaires pour la promotion de Montréal, et au mobilier urbain (abribus, bancs de parc, etc.).Et si le temps le permet, sur les éléments de pavoisement des édifices municipaux et des rues commerciales.En dernière année de contrat, l'accent sera mis sur les costumes et uniformes et à la signalisation à l'intérieur et l'extérieur des édifices municipaux, les plaques de rue.S'ajoute au mandat de la firme Georges Huel et Associés pour la dernière année du contrat, la surveillance de la mise en application de l'ensemble du programme d'identification visuelle de la Ville de Montréal.LA FTQ INSATISFAITE DE LA CSST La sécurité, une responsabilité à remettre Gouvernement du Québec Ministère des Finances V Devant le manque alarmant de sécurité sur tous les chantiers de construction actuellement, la ETQ-construction demande au ministre du Travail.Pierre Marois, de remettre le mandat de la sécurité, présentement détenu par la Commission de la santé et de la sécurité au USA BINSSE_ travail (CSST), à l'Office de fa construction du Québec (OCQ) et de redonner aux inspecteurs leurs pleins pouvoirs d'inspection.Jean Lavallée, le président de la FTQ-construction, s'est dit choqué hier devant la situation dangereuse sur tous les chantiers de construction, et plus particulièrement ceux de l'île de Montréal, «où il y a de plus en plus de chantiers et de moins en moins de sécurité».M.Lavallée cite des chiffres à l'appui.En janvier dernier, l'île de Montréal comptait 770 chantiers, dont 137 seulement ont été visités par les inspecteurs qui ont compilé 1,445 infractions au Code de sécurité.Il n'y a eu aucune poursuite, ajoute M.Lavallée.En avril, il y avait 1,114 chantiers, dont seulement 257 ont reçu la visite des inspecteurs.Sur les 1,150 infractions enregistrées en avril, il n'y aurait eu qu'une ou deux poursuites.«Il y a une nette détérioration de la sécurité sur les chantiers et la FTQ-construction, dit-il, ne peut plus tolérer cette situation qui met en danger la sécurité des travailleurs et tous les gens qui oeuvrent sur ces chantiers.«On est chanceux.Il n'y a pas eu d'accidents graves mais à tout moment un gros accident pourrait survenir.Les chantiers sont en desordre et les employeurs ne collaborent pas.Il faut y voir.C'est urgent! » La CSST a le mandat d'administrer la sécurité (l'OCQ détient toujours celui de faire respecter le décret de la construction) sur les chantiers de construction de la province depuis janvier dernier avec l'apport de 46 inspecteurs de l'OCQ et, depuis peu, 12 contractuels pour un total de 58 inspecteurs.L'OCQ, lorsqu'elle administrait la sécurité sur les chantiers, comptait LUS inspecteurs à son emploi.Ces inspecteurs détenaient des pleins pouvoirs d'inspection.Ils pouvaient arrêter les travaux s'ils consédéraient qu'il y avait un danger imminent, apposer des scelles ou prendre des poursuites.Pouvoirs d'enquête seulement A la suite d'un arrangement administratif entre la CSST et l'OCQ, les inspecteurs tout en demeurant à l'emploi de l'OCQ sont été transférés sous l'administration de la CSST en janvier.Depuis ce temps, ces inspecteurs n'ont que des pouvoirs d'enquêteurs et doivent se référer aux inspecteurs de la CSST dans l'exécution de leur mandat.Notons que la CSST est maintenant responsable de tous les services d'inspection gouvernementaux auparavant partagés entre différents ministères.La loi 17 stipule que les inspecteurs de la CSST sont membres de la fonction publique et ne prévoit aucune délégation de ce pouvoir d'inspection.Or, les inspecteurs de l'OCQ transférés à la CSST ne sont pas membres de la fonction publique et leur intégration, dont il était question lorsque cette entente administrative est intervenue, n'est toujours pas faite.M.Lavallée est d'avis qu'en ce moment, la sécurité sur les chantiers de construction n'a aucun sens.Le nombre d'inspecteurs est nettement insuffisant et «il est impossible de pouvoir rendre des services adéquats sur les chantiers».Auparavant 34 inspecteurs de l'OCQ, dont 70 à 75 p.cent s'occupaient de la sécurité, étaient affectés à l'île de Montréal.Maintenant il n'en a que 18, dont huit seulement s'occupent des travaux souterrains.M.Lavallée, qui ne disposait pas des chiffres exacts, a de plus déclaré que le budget de la CSST affecté à la sécurité a été coupé, ce qui n'aide en rien la situation.Rappelons que LA PRESSE, dans une série d'articles en mars dernier, alors que la CSST s'occupait de la sécuritédepuis deux mois, avait soulevé le problème de la sécurité sur les chantiers.Déjà, à ce moment-là, des personnes touchées directement par ce secteur se plaignaient de la situation qui prévalait alors sur les chantiers.Quant à l'Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ), sa position est connue.A l'automne dernier, avant que la CSST prenne en main l'administration de la sécurité, PAECQ se disait d'accord que la sécurité reste sous la responsabilité de l'OCQ à condition que ses inspecteurs soient mieux formés et plus compétents. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1981 A 5 COPROPRIETE CONTRE LOCATAIRES Partir ou bien y laisser leurs economies Kilos habitent leur appartement du boulevard Saint-Joseph à Outremont depuis 28, 30 ou même 12 ans.Kilos y ont leurs racines comme leurs petites habitudes.Depuis deux semaines, ces personnes âgées sont au désespoir: on leur a signifié qu'elles avaient le «choix» entre acheter l'immeuble en copropriété indivise ou.débarrasser les lieux.«C'est épouvantable, ce qui nous arrive! » HUGUETTE ROBERGE «Je n'ai pas dormi une vraie nuit depuis le 13 mai.Je me sens tout le temps oppressée.C'est un stress épouvantable à supporter pour une cardiaque! »> «Je n'en finis plus de faire des calculs.Mais j'arrive toujours à la même conclusion: si j'utilise mes économies de toute une vie pour acheter ma part de cet immeuble, je devrai sacrifier les intérêts que me procure cet argent placé et qui.ajoutes à ma maigre pension fixe (non indexée) me permettent de vivre à peu près décemment.Autrement dit.si j'accepte d'acheter, je pourrai rester dans cet appartement que j'aime, mais je devrais me résoudre à y jeûner pour le reste de ma vie! » «Nous ne voulons pas partir.Ce serait un déchirement terrible, le signal de l'institutionnalisation pour la majorité d'entre nous, les locataires.Des 21 résidents.11 ne sont vraiment pas en mesure de prendre des engagements financiers importants, soit parce qu'ils n'ont pas l'argent nécessaire, soit parree qu'ils sont très vieux et malades.» La peur, l'angoisse Elles se sont réunies en cachette dans l'appartement de l'une d'entre elles pour recevoir LA PRESSE.Surtout ne pas publier leurs noms.Pas question non plus de faire entrer le photographe.«Nous avons tellement peur qu'on nous fasse la vie dure», expliquent-elles.Quatre femmes dans la soixantaine, vivant seules.Décidées pourtant a défendre leurs intérêts en même temps que ceux des autres locataires enco- re plus vulnérables parce» que plus âges encore ou malades.«Nous axons des voisins qui ont plus de SO ans.Deux sont atteints devancer et deux autres ont des stimulateurs cardiaques (pacemakers).Ils fonctionnent bien ici, parce qu'ils ont développé des automatismes.Ils savent où trouver leurs affaires.Les forcer à quitter cet immeuble, c'est les condamner à mort, ou à tout le moins à l'institution.Et on pariera ensuite de belles politiques de maintien à domicile pour les personnes âgées! » L'ultimatum La lettre circulaire non signée est arrivée le 13 mai dernier.Elle indiquait que l'immeuble, récemment acquis par une compagnie, était mis en vente en parties indivises, avec un droit d'habitation pour chacun de ses 21 appartements.Elle expliquait que la vente en parties indivises donne à chacun des «indivisaires» un droit de propriété sur un pourcentage de l'ensemble de l'immeuble (et non sur un appartement en particulier comme dans le cas des condominiums) et un droit d'habitation dans un logement qui lui est «conféré par les autres indivisaires» ( copropriétaires) ».Chaque part des présents locataires a été évaluée.Tune à $71.000.l'autre à $70,000, une troisième à $63,000, selon la superficie de chacun des logements.Les locataires ont bien compris que s'ils refusent cette offre de vente, assortie d'un «cadeau» prenant la forme d'une belle réduction de 10 p.cent, leurs parts de l'immeuble seront offertes à des acheteurs de l'extérieur, lesquels pourront les évincer en décidant d'occuper les appartements, des l'expiration des baux en vigueur.Et les voilà en plein dilemme.«Oh.on ne vous force pas à acheter.Mais on nous presse de nous décider.Si j'accepte de partir d'ici le 30 septembre, on me promet verbalement (aucune garantie écrite) une compensation de $5.000.Si j'accepte de partir entre le 30 septembre et le 31 janvier prochain, la compensation serait de $3,000.Enfin, si j'accepte de quitter Hommage de l'Assemblée à Mgr J.-M.Lafontaine QUEBEC (PC) \u2014 L'Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage hier à Mgr Jean-Marie Lafontaine, évêque auxiliaire de Montréal, décédé mercredi à l'âge de 58 ans.Le ministre de l'Education.M.Camille Laurin, et le chef de l'Opposition, M.Claude Ryan, ont exprimé au nom de leur parti leurs sentiments de tristesse et de sympathie envers la famille du disparu et des fidèles du diocèse de Montréal.M.Laurin a souligné les qualités de coeur, de travail, de compréhension et de charité qui habitaient le défunt.Quant à M.Ryan, il a rappelé, comme le ministre de l'Education, la sagesse de Mgr Lafontaine.qui a été plusieurs fois invité à tenter de régler des conflits de travail ou d'autre nature.Le chef libéral a évoqué notamment le rôle important qu'avait joué le disparu sur le comité spécial de médiation qui avait été formé afin de résoudre le conflit de travail qui durait depuis 11 mois à la compagnie Pratt et Whitney de Longueuil, il y a quelques années.Pour M.Laurin.Mur Lafontaine laisse un souvenir impérissable dans le coeur de tous et chacun.VOTRE AFFAIRE AVEC LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 l'appartement à l'expiration de mon bail le 30 juin 1982 et que je signe tout de suite cette acceptation, la compensation baisserait à $1,500.» «Le problème, c'est que je ne peux pas quitter cet appartement que j'habite depuis 30 ans.Je ne saurais pas où aller.Dans Outremont, la vague des transformations de maisons d'appartements en copropriétés idivises est commencée.En déménageant dans un immeuble du quartier, je repousserais le problème de six mois, d'un an.Quels soucis! » «Qui va nous protéger contre les spéculateurs?Cet immeuble a été vendu au prix de $650,000.Or.en additionnant les prix de vente demandés pour les 21 appartements, on dépasse largement le million de dollars.Il est clair que les nouveaux propriétaires, quels qu'ils soient, veulent doubler leur argent instantanément! » Leur espoir: sensibiliser le législateur à leur déteresse pour que la loi des condominiums soit amendée, dès la présente session, de manière a étendre l'application de la loi 107 imposant le gel des conversions de blocs d'appartements en condominiums au cas des copropriétés indivises.De façon à couper l'herbe sous le pied des spéculateurs habile à contourner la loi.Leur désir, tel qu'exprimé par le président de l'Association des locataires d'Outremont, né sous l'impulsion de l'Association québécoise des retraités, M.Jean Gaudreau, est d'obtenir un moratoire rétroactif (annulant les ventes déjà signées) sur les copropriétés indivises.IWIFmiNA FIIAFSIANA VIMFSMNA VMFSMNA ***** * c I i i 4 i ( » » SUPER VENTE à L'ENTREPOT au: 10801, SECANT, VILLE D'ANJOU (parc Industriel) *1,00 000 RABAIS JUSQU'À I DE MEUBLES A SOLDER ET PLUS PRIX EXCEPTIONNELS SUR \u2022 CHAMBRES SALLES À MANGER \u2022 DÎNETTES SALONS Dans l'euphorie de la première journée de vente, on oublie souvent de regarder les mobiliers de chambre, salle à manger, dînette et salon.Eh bien! VALIQUETTE a voulu rendre ces mobiliers tellement alléchants qu'une seconde visite vous fera découvrir des prix exceptionnels que vous recherchiez depuis longtemps.Venez les voir.LEGER SUPPLEMENT POUR LIVRAISON AUTRES VALEURS Le choix immense des peintures et reproductions, de tables de salon, bibliothèques, fauteuils additionnels, lampes de table et suspendues, tapis à la verge, carpettes, draperies, couvre-lits est renouvelé constamment.Nous devons réduire les articles moins populaires pour en faire des valeurs qui vous plairont.Venez les voir.AUCUNE ATTENTE MARCHANDISE DISPONIBLE INSTANTANÉMENT TÉL.: 842-8811 COMMENT S'Y RENDRE HENRI \u2022 BOUR ASSA CRÉDIT INSTANTANÉ SUR PLACE CHARGEX VISA ^AVCO OUVERT JEUDI \u2014 VENDREDI de 9h a.m.à 9h p.m.SAMEDI 9h à 5h AUTOBUS GRATUIT JEUDI ET VENDREDI MÉTRO HENRI-BOURASSA poste d'attente coin nord de Batile-Routhler et Henri-Bourotta Départs: 8.30,9.30,1040,11.30,12.30,1 30,240,340,4.30,540 N.G.VALIQUETTE LIMITÉE 10801, RUE SECANT, VILLE D'ANJOU (PARC INDUSTRIEL) BOUL.METROPOLITAIN ctt GALERIES D'ANJOU ÏÏÏÏTïï\u20147 >- X 5 o 10801, rue SECANT sortie RAY LAW SON Boul METROPOLITAIN ttt e 6> LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1981 PAUL DESMARAIS president du conseil d'administration ROGER LEMELIN éditeur la presse ROGER-D.LANDRY président-directeur general JEAN SISTO éditour «idjcint Y VON DUBOIS directouf do i In ton nation MARCEL ADAM éditorialiste en chel Vers une proportionnelle mitigée?Tout indique que le gouvernement Trudeau se propose toujours de donner suite à une recommandation de la Commission Pépin-Robarts voulant qu'on ajoute un élément de proportionnelle à notre mode de scrutin actuel.Coup sur coup, en ces derniers jours, le sujet, en effet, aura été abordé par le leader du gouvernement aux Communes, M.Yvon Pinard, et par le premier ministre Trudeau lui-même.Vendredi dernier, M.Pinard indiquait au correspondant de LA PRESSE à Ottawa que le comité prévu dans le dernier discours du trône pour réévaluer notre mode de scrutin, serait probablement mis sur pied aés cet automne si la Cour suprême, entre-temps, donnait le feu vert au projet de rapatriement de la constitution.Et, à Fredericton, lundi soir, M.Trudeau proclamait, à son tour, que le temps est venu de renforcer la représentation des régions au sein du gouvernement central.Évidemment, il n'est pas impossible qu'on songe aussi à modifier la composition du Sénat pour en faire une Chambre des provinces, ou quelque chose du genre.Même si M.Trudeau vient de répéter qu'il ne tient pas absolument à ressusciter le projet que la Cour suprême a fait avorter, il y a une couple d'années, il n'a pas manqué de rappeler, par contre, que le Sénat, conçu pour représenter les intérêts régionaux, avait lamentablement failli à sa mission.Il aimerait sans doute s'attaquer à ce problème en priorité une fois la constitution canadienne rapatriée de Londres Cependant, il y a lieu de croire qu'on s'intéresse d'abord, sinon exclusivement, à la modification du mode d'élection des membres des Communes, modification qui, de l'avis des experts, ne réclamerait pas le consentement des provinces.Il appartiendra t aux seuls députés et sénateurs qui siègent à Ottawa de se prononcer là-dessus.L'opinion au Canada sur l'opportunité de tempérer notre présent mode de scrutin par un élément de proportionnelle présente sûrement beaucoup de variantes, mais il semble bien qu'il faudra se rallier à ce projet.Comme on a pu le constater à quelques reprises au cours des deux dernières décennies, aucun des grands partis fédéraux appelés à former le gouvernement n'est assuré, au départ, d'avoir une représentation équilibrée dans toutes les régions.Les conservateurs, par exemple, sont à peu près absents du Québec, tandis que l'Ouest boude les libéraux dans la même proportion.La Commission Pépin - Ro-barts a suggéré qu'on ajoute 60 députés aux 282 qui sont déjà élus au niveau des comtés, 60 députés qui seraient répartis entre les partis au prorata des suffrages populaires.Il s'agirait, comme on le voit, d'une proportionnelle très mitigée.Selon des calculs effectués par le professeur William Irvine, de l'université Queen's, la recommandation Pépin - Robarts, appliquée aux dernières élections fédérales, aurait donné 26 sièges de plus aux libéraux, dont neuf en Colombie-Britannique, six en Alberta et trois en Saskatchewan.Les conservateurs, de leur côté, en auraient retiré une addition de vingt sièges, dont dix au Québec.Les néo-démocrates et les créditis-tes, enfin, se seraient enrichis respectivement de 1 2 et deux sièges.On aurait donc ainsi assuré une meilleure représentation régionale sans changer substantiellement l'écart entre les partis.Les libéraux auraient toujours été en mesure de former un gouvernement majoritaire.D'ailleurs, d'autres études menées pour la Commission Pépin-Robarts ont démontré que l'application de ce type de proportionnelle mitigée n'aurait pas augmenté le nombre de gouvernements minoritaires au Canada depuis 1 945.Et c'est là un point très important, car un des principaux arguments qu'on invoque à rencontre de la proportionnelle, c'est justement qu'on risquerait de se retrouver constamment avec des gouvernements minoritaires ou avec des gouvernements de coalition.Ces gouvernements minoritaires ou de coalition ne sont pas nécessairement un mal en soi mais ils peuvent être synonymes, plus souvent qu'autrement, de périodes de flottement ou d'instabilité administrative.À rencontre de la recommandation de la Commission Pépin -Robarts on retient aussi qu'on se trouverait ainsi en présence de deux classes de députés: des députés élus et des députes non élus.Et il est certain que celte situation ne serait pas idéale, mais il ne faudrait tout de même pas oublier que les soixante députés qui ne représenteraient aucune circonscription particulière auraient tout de même été élus indirectement puisque leurs noms seraient apparus sur la liste des partis.On a dit enfin que si les partis veulent avoir une représentation régionale équilibrée, ils n'ont qu'à refléter vraiment les aspirations de toutes ces régions.Mais, outre que c'est plus facile à cire qu'à faire, il arrive que la proportionnelle vient simplement refléter une réaliter qui existe.Les libéraux, par exemple, ont recueilli un tort pourcentage de votes dans l'Ouest, même s'ils ont été battus au niveau des comtés.En somme, en raison de son immense étendue et de la diversité de ses intérêts régionaux, le Canada aurait avantage à ajouter un élément de proportionnelle à son mode de scrutin.VINCENT PRINCE Église anglicane et Irlande du Nord Quels sont les objectifs précis du voyage en Irlande du Dr Robert Runcie, archevêque de Cantorbéry et primat de l'Église anglicane?Ses déclarations ne contredisent guère les positions soutenues par le gouvernement de Mme Thatcher.L'hypothèse la moins hasardeuse est probablement que, chef religieux, le Dr Runcie envisage sa mission comme une mission à caractère religieux, voire à caractère oecuménique.Le Dr Runcie a la réputation d'un humaniste.Ce n'est pas un sectaire.Il a donné maintes preuves d'une grande ouverture d'esprit vis-à-vis de l'Église de Rome.Aux cérémonies qui ont marqué son intronisation comme archevêque de Cantorbéry il avait accueilli très fraternellement le délégué du Vatican.Le programme de son voyage comporte une rencontre avec Mgr O'Flaich, primat de I Église catholique d'Irlande.La présence du Dr Runcie en Ulster n'est certainement pas plus insolite ou saugrenue que celle de l'envoyé spécial du pape Jean-Paul II auprès de Bobby Sands, à la fin d'avril.On se rappelle que Mgr Magee avait tenté, sans succès, de dissuader Bobby Sands de poursuivre son jeûne jusqu'à la mort.Ce que l'envoyé du pape avait dit de la violence, à l'occasion de cette visite, concorde avec la pensée du Dr Runcie sur le même sujet.Du reste, la violence n'est pas le fait d'un seul camp.Ces convergences ne peuvent que préparer la voie à Jean-Paul II, qui a inscrit I Angleterre au programme de ses déplacements futurs.Mme Thatcher et le Vatican voudront que cette visite soit un succès.Au reste, on ne voit pas pourquoi les Églises chrétiennes ne pourraient pas exercer une influence apaisante au milieu de situations comme celle qui prévaut en Irlande.Est-ce à dire que la question irlandaise est purement religieuse, qu'elle se ramène à une querelle anachronique entre «catholiques» et «protestants»?On éprouve quelque difficulté à le concevoir.On ne s'attend pas à ce que les Églises chrétiennes affichent la moindre complaisance pour la violence ou le «suicide».Mais la morale a-t-elle une réponse à la question suivante, qui est la seule qui compte pour les militants politiques: faut-il mettre la liberté (ou ce qui est perçu comme la liberté) au-dessus de la vie?«On ne comprend rien à la question de l'Irlande du Nord si l'on oublie ou si l'on ignore que, depuis 800 ans, l'Angleterre n'a jamais cessé de vouloir dominer l'Irlande.» (Sean MacBride, prix Nobel de la Paix, déclaration au NOUVEL OBSERVATEUR du 31 mai.) GUY CORMIER LE PROJET TRUDEAU - 1 Si la Cour suprême dit non Le professeur Gil Rémillard.de Laval, spécialiste des questions constitutionnelles, était conférencier ces jours derniers au Congrès des professeurs de droit qui se tenait à Halifax.Il a examine dans on exposé les avenues qui s'offriraient à M.Trudeau selon que la Cour suprême donnerait ou non le feu vert à son projet de rapatriement.Nous reproduisons aujourd'hui des extraits de la première partie de son texte où il échafaude certaines hypothèses advenant un verdict défavorable.Demain, ce seront les hypothèses consécutives à un verdict favorable.OIL REMILLARD L'avenir du fédéralisme canadien est maintenant entre les mains des neuf juges de la Cour suprême qui doivent se prononcer sur la constitution-nalité de la résolution Trudeau.(.) La Cour suprême doit se prononcer essentiellement sur la possibilité pour le Parlement canadien de modifier substantiellement les éléments fédéra-tifs de notre constitution en demandant au Parlement du Royaume-Uni de légiférer en ce sens.Si le plus haut tribunal du pays juge la résolution Trudeau inconstitutionnelle, le premier ministre s'est engagé à respecter cette décision.C'est donc dire qu'on devra revenir à la ta-p\\e de négociation et tenter de trouver un terrain d'entente pour négocier un compromis entre le gouvernement fédéral et les provinces.Il va sans dire que la situation pourrait être très difficile pour Monsieur Trudeau puisqu'il devrait faire alors des concessions majeures, nota m-unent en ce qui concerne la charte des droits et la formule d'amendement.Le premier ministre canadien pourrait contourner cette situation en demandant au peuple de trancher le débat et de mettre fin à l'impasse constitutionnelle.Monsieur Trudeau pourrait alors déclencher des élections sur le thème constitutionnel.C'est une possibilité difficilement acceptable puisque notre système électoral à un tour dans le contexte actuel des trois partis représentés aux Communes, ne peut garantir la majorité absolue des voix au parti qui fait élire le plus de députés.De plus, la possibilité d'un gouvernement minoritaire est toujours présente dans le contexte politique actuel.Comment interpréter alors les résultats?Il est possible aussi d'avoir un gouvernement majoritaire mais qui n'est que très peu, voire pas du tout repré sente dans l'une des quatre grandes régions canadiennes.Une telle situation pourrait signifier une crise politique beaucoup plus grave que celle à laquelle on veut remédier.Il faut comprendre aussi que Monsieur Trudeau tient, et pour cause, à l'appui que lui donne le Nouveau parti _ A NT\u2014¦ démocratique.Convoquer des élections sur le problème constitutionnel signifierait évidemment la perte de cet allié précieux.Si des élections sont un moyen nettement inacceptable pour sortir de l'impasse à la suite d'un avis de la Cour suprême favorable aux provinces, le référendum, lui, apparaît beaucup plus indiqué.En effet, le référendum est certainement l'une des mesures de consultation et de décision les plus intéressantes dans un Etat démocratique.Cependant, pour être vraiment démocratique, un référendum doit tout d'abord poser une question claire et deuxièmement, faire l'objet d'une information adéquate pour que le peuple puisse exercer un libre choix en toute connaissance de cause.Dans le cas du fédéralisme canadien, à ces deux conditions, nous devons ajouter que le référendum doit refléter l'opinion des électeurs des quatre grandes régions canadiennes, soit l'Ouest, l'Ontario, les.Maritimes et le Québec.On ne peut se permettre de répéter l'erreur du référendum sur la conscription qui a été imposée aux Québécois lors de la dernière grande guerre, même s'ils s'étaient prononcés contre.Autre solution possible pour Monsieur Trudeau, une commission fédérale-provinciale comme le suggère le professeur Léon Dion de l'Université Laval.Une telle commission, dont les membres seraient nommés tant par les provinces que par Ottawa, serait sans précédent dans l'histoire constitutionnelle canadienne.Son rôle pourrait être celui en quelque sorte d'un médiateur qui aurait pour mandat de faire le point sur la situation constitutionnelle en général, et.en particulier sur la position des provinces et du gouvernement fédéral.La commission ferait part des résultats de son étude aux onze parties impliquées puis pourrait proposer un compromis acceptable.Cette solution parait être la plus intéressante puisqu'elle respecterait nos institutions politiques tout en évitant la démagogie qui risquerait d'entourer un référendum et encore plus une élection.Le mandat d'une telle commission pourrait être relativement court.S'il s'avérait impossible de trouver un compromis et que l'impasse devait persister, alors la solution demeurerait un référendum fédéral-provincial.La formation d'une assemblée constituante pourrait être aussi une possibilité.Toutefois, elle ne m'apparaît pas souhaitable dans notre contexte politique.Il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas pour nous de former un nouveau pays comme c'était le cas par exemple aux Etats-Unis en 1787, mais bien de réviser notre constitution.Nous nous devons de composer avec les pouvoirs politiques dûment établis qui, bien qu'ils n'aient pas de mandat spécifique, ont un mandat géné- ral des électeurs de bien gouverner.Une constituante pourrait difficilement avoir des pouvoirs autres que consultatifs auprès des gouvernements.A mon sons, il vaut mieux alors créer une commission d'enquête fédérale-provinciale.Le processus pourrait alors être moins lourd et plus efficace quant à un rapprochement possible des parties.Mentionnons enfin une autre possibilité juridiquement possible pour Monsieur Trudeau.Celle de voter une loi pour demander au Comité judiciaire du conseil privé anglais de se prononcer sur la question.Nous savons que le Comité judiciaire fut le grand interprète de notre constitution jusqu'en 1949.Il est possible de croire que le Parlement canadien pourrait légiférer pour redonner au Comité judiciaire compétence pour ce dossier spécifique.D'une part le geste serait intéressant puisqu'il permettrait à d'éminents juristes, sans aucune attache aux parties en cause, de se prononcer sur le problème.Le Comité judiciaire s'est montré souvent fort sensible au fait que l'A.A.N.B.de 1867 soit un compromis, voire même un pacte.D'autre part, ce geste serait toutefois difficilement acceptable sur le plan politique puisque l'un des objets de la résolution Trudeau est de mettre fin au dernier lien colonial avec le Parlement de Westminster en rapatriant notre constitution.DEMAIN: SI la Cour suprême dit oui.Droits réservés DANS LA PRESSE ANGLOPHONE Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, parle à travers son chapeau, politiquement, quand il laisse entendre que la Charte des droits proposée par Ottawa constitue «une attaque sans précédent)» contre les pouvoirs de l'Assemblée nationale du Québec.La Charte, actuellement soumise à la révision de la Cour suprême, ne fait que garantir des droits individuels, qui devraient être\u2014 mais no sont malheureusement pas \u2014 le lot de tous les Canadiens, où qu'ils habitent.La Charte, il est vrai, diminuerait le pouvoir des assemblées législatives provinciales, y compris ceux de l'Assemblée nationale, relativement à la limitation ou à l'élimination de ce qui devrait être des libertés fondamentales.Le gouvernement Lévesque, principalement avec la Loi 101, a agi de manière à restreindre ces droits, et le résultat a été catastrophique; des enfants anglophones forcés de fréquenter des écoles francophones, un problème qui a effectivement empêché certains non-Québécois d'accepter des emplois dans cette province.De telles mesures n'ont servi qu'à isoler le Québec et à imposer à certaines familles une situation inacceptable, sans pour autant renforcer matériellement la position du Québec en tant que province francophone en Amérique du Nord.Traduit parla Presse Canadienne) TRIBUNE A 7 LIBRE! LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 5 JUIN 1 981 Le pire ennemi de la femme: le féminisme Le féministe', homme ou femme, est le pire ennemi de la femme.Je dis, homme ou femme, car il y a peut-être aujourd'hui autant d'hommes féministes que de femmes.Les hommes n'ont pu résister à la mode, et surtout c'est une manière pour eux de sauver leur couple tout en maintenant, paradoxalement, la femme dans un état d'infériorité.Etat d'infériorité, car le féminisme, de manière générale, ridiculise la femme.D'ailleurs, nombreuses sont les femmes qui se sentent gênées devant les complaisances, les vociférations et les grossièretés féministes, telles qu'elles s'expriment dans les livres, au théâtre, au cinéma et sur la scène politique Cela est en effet gênant poulies femmes, car les féministes prétendent parler pour les femmes, prétendent en donner une image adéquate, alors que cette image qu'elles donnent, d'un être obsède par la maternité, les menstrues.l'être métaphysique de la femme, d'un être éternelle- ment mal dans sa peau, n'a pour tout effet que de provoquer la misogynie.Les hommes, et les femmes, deviennent misogynes précisément en écoutant les discours féministes.Si c'est cela, la femme, se disent-ils, alors c'est un être assez peu intéressant.Tout cela est assez paradoxal.Car les féministes prétendent libérer la femme, alors qu'en fait elles l'enferment dans une représentation ridicule.Je me demande si elles sont conscientes du tort qu'elles font à la femme en agissant de la sorte.Elles devraient pourtant avoir la puce à l'oreille, en regardant le genre d'hommes qui, aujourd'hui, se disent féministes.Ce sont des hommes qui, eux-mêmes, n'en valent pas la peine, qui sont constamment à la recherche d'une belle grande cause pour engourdir l'insignifiance profonde de leur vie et de leur être.Ils sont féministes par peur de la femme, par incapacité d'être eux-mêmes.Ils ont baptisé leur faiblesse féminisme, ce qui lui donne un tout nouvel attrait.SUR LIS DÉNIGREURS m MÉDECINS! Mlle Nicole Bcauchamp journaliste LA PRESSE Mademoiselle, Dans un article paru dans LA PRESSE du !.\"> mai.concernant la démission des omnipraticiens de l'Hôpital de Rouyn -Noranda, vous ave/, encore une fois profité de l'occasion pour attaquer le mode de rémunération à l'acte actuellement en vigueur au Québec.Citant le président de l'Association des hôpitaux du Québec.M.Marc Leclerc, vous affirmez que «la situation dans l'ensemble des regions dites éloignées demeure extrêmement fragile en raison notamment du statut d'entrepreneur libre conféré au médecin qui peut, s'il le juge à propos, mettre fin à sa pratique» en milieu hospitalier et confiner sa pratique à son bureau privé»».J aimerais porter à votre attention les faits suivants: à l'Hôpital du Haut-Richelieu de Saint-Jean-stir-Rîchclieu, il n'y a plus que quatorze omnipraticiens désirant travaillera l'urgence et ils sont tous encore payés à l'acte.Leurs confreres salariés des C.L.S.C.environnants, soit de Farnham et Richelieu, ont tous démissionne depuis un an.incapables, semble-t-il, d'associer leurs occupations en milieu salarié avec celles de l'hôpital, c'est-à-dire gardes de nuit, de fin de semaine, de jour de fête, etc.Quant aux médecins de Rouyn-Noranda, on doit se demander pour qui ils se prennent pour réclamer en 1981 des conditions de travail de journalistes?Lorsqu'on gagne $72,000 par année (dixit Louis La berge, qui oublie bien sur de mentionner qu'il s'agit de recettes brutes avec lesquelles on doit payer bureau, secrétaires, etc., et qui oublie son propre salaire et son compte de dépenses.), il faut alors négliger sa vie familiale, sa propre santé et continuer à travailler plus de soixante heures par semaine, onze mois par année.Ainsi, les petits journalistes (comme ceux de Radio-Canada qui eux réclament pourtant la semaine de quatre jours) pourront crier que les médecins n'ont pas de conscience morale.Comment voulez-vous qu'ils en développent une dans ces conditions?Si vous étiez bien renseignée, si vous étiez honnête, si vous n'étiez pas à la remorque d'une idéologie prônant que tout ce qui n'est pas étatisé est mauvais, vous nous présenteriez les événements de Rouyn-Noranda dans leur contexte véritable: douze médecins réclament du gouvernement des mesures énergiques et immédiates pour continuer à offrir aux gens du N'ord-Ouest québécois des services de santé adéquats.Je parie qu'il y a plus de journalistes à Rouyn-Noranda que de médecins et que la plupart sont comme vous: socialistes de coeur mais capitalistes de poche, c'est-à-dire à l'emploi d'une multinationale comme Power Corporation sans que leur conscience sociale n'en souffre.Louis MARIN/ m.d.Omnipraticien à l'acte No R.A.M.Q.170131 P.S.Ça fait 12 ans que le PQ promet le salariat aux médecins.Demandez donc à M.Parizeau pourquoi son gouvernement hésite à l'imposer depuis 1076.Cher docteur.Si la colère est mauvaise conseillère, lu hargne Vest encore plus.Elle aveugle entre autres In lecture des articles de journaux.Dans celui qui vous a fait rugir, Je n'affirme rien, et je nie borne a citer le président de VAssociation des hôpitaux.Quant aux événements de Rouyn-Noranda eux mêmes, LA PRESSE a publié une pleine page d'articles sur la situation prévalant là-bas, sous la signature d'une autre journaliste.Mais dans votre confusion, vous allez jusqu'à me faire un procès d'intention en me prêtant une idéologie que vous inventez de toutes pièces.Non seulement je n'aiguise pas ma plume avec une faucille et un marteau, mais encore c'est avec cet humble outil de travail que j'endosse mes chèques de paye et que je signe publiquement mes erreurs au lieu de les enterrer (je ne trouve aucune autre comparaison pertinente entre les grandeurs et les misères respectives du journalisme et de la médecine).Nicole BEAUCHAMP Génial Sareyan ! Le grand écrivain américain William Saroyan, célèbre dans les années 10-50, a été emporté par un cancer, à l'âge de 72 ans.Phénomène dans son pays à ses débuts et universellement acclamé en son temps pour la simplicité, la concision et la flamboyante originalité de sa prose, Saroyan, né de parents arméniens ù Fresno, Californie, en 1908, est considéré comme un des géants de la littérature américaine contemporaine au même titre que Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway, William Faulkner, John Steinbeck, Dos Passos, etc.D'ailleurs; il était le dernier survivant de cette classe d'écrivains que notre siècle a eu à la fois le bonheur et le privilège de connaître et dont les oeuvres, par leur puissance et leur caractère novateur, ont inspiré des millions d'hommes et de femmes sur le chemin de la vie.Extrêmement productif et excellent tout aussi bien dans l'art de la fiction que dans celui de la dramaturgie et, surtout, des «short stories», Saroyan a publié une soixantaine d'ouvrages, dont les titres les plus populaires demeurent «The Human Comedy», «My Name is Aaram»* «Tracy's Tiger», «Chance Meetings» et «The Time of Your Life» (ce dernier lui a valu le prix Pulitzer pour le théâtre en 1940 mais qu'il a refusé en disant que l'art en général ne devrait pas être patronné par le monde des affaires.Pour cette même raison, il avait même laissé entendre qu'il n'hésiterait pas à décliner le prix Nobel! ).L'influence de William Saroyan a été immense sur les écrivains américains de l'après-guerre.Sans lui les Jack Kerouac, J.D.Salinger, Norman Mailer, Truman Capote n'auraient pas existé.Au Québec même son influence est visible chez Réjean Ducharme notamment.(.) Vasco VAROUJEAN lie des Soeurs, Québec Incapables de séduire la femme comme hommes, ils tentent de la séduire en se faisant passer pour féministes.Mais je serais bien curieux de savoir ce qu'ils pensent au fond d'eux-mêmes, et le genre de farces qu'ils font encore entre copains.Un homme qui respecte la femme, qui aime la femme ne peut pas être féministe.Son rapport avec la femme se situe bien au-delà de cette autosatisfaction facile et flatteuse.Un homme qui aime la femme ne peut pas encourager celle-ci à se complaire dans le ridicule.Les hommes féministes s'aplatissent devant les femmes, pour mieux permettre à celles-ci de s'embourber dans leurs petits problèmes, leurs faux problèmes.Le féministe mâle et la féministe se tiennent ensemble dans la même prison.Et ils semblent heureux dans cette prison.Ils ont l'impression agréable d'être du bon bord de l'histoire, du bord qui penche vers la médiocrité et qui semble, à toutes les époques, triomphant.Ils ont bonne con- science, ils prétendent avoir la vérité de leur côté, avoir raison.Ils n'ont aucune distance vis-à-vis la situation dans laquelle ils se sont pris.Absolument aucun esprit critique.Ils applaudissent à n'importe quoi qui semble aller dans le sens du courant, qui semble tout à fait à la mode en tant que la «cause de la femme» est concernée; à la seule audition du mot «femme» leurs yeux deviennent tout mouillés, et ils deviennent paralysés, absolument incapables de penser par eux-mêmes.Et ils défendent avec acharnement cette petite situation dans laquelle ils se sont pris et dans laquelle ils espéreraient que tout le reste de l'humanité se prenne.Mais sur les véritables femmes, sur les véritables hommes, le féminisme n'a d'autre effet que de répulsion.On trouve cela triste, dommage, que des êtres humains puissent ainsi perdre tout sens des convenances, s'abaisser si bas, se complaire avec autant de délectation dans des problèmes de nature exclusive- ment névrotique, et une fois de plus, on trouve cela gênant pour la femme, puisqu'au bout du compte, c'est elle qui fail les frais de la farce, c'est elle que l'on caricature de la sorte, c'est sur elle qu'on impose cette image simpliste et déformée, d'un être malade, névrosé, débile, et c'est elle qui doit ensuite s'arranger pour défaire cette image à laquelle le mouvement féministe donne une certaine consistance à force de la répéter sur tous les toits.Oui, le féminisme est le pire ennemi de la femme.La femme est infiniment plus riche, plus complexe, plus intéressante que ce que le féminisme voudrait faire croire.Si le féminisme se taisait, la femme pourrait parler en toute liberté.Mais tout propos de la femme risque toujours d'être dévalorisé par l'apposition de l'étiquette «féministe».Une femme qui parle en son nom propre ne parle pas en tant que femme, encore moins en tant que féministe.Son propos en devient d'autant plus subversif, car inassignable, non étiqueta-ble.nous entretenant de choses qu'on ne peut enfermer dans une formule, qu'on ne peut pas épuiser à une première lecture rapide comme c'est le cas pour tous les propos féministes.Bien au-delà du féminisme, la femme doit se trouver, telle qu'elle est.peu importe ce qu'elle est, et non telle qu'une idéologie à la mode voudrait nous faire croire qu'elle est.Le féminisme n'est qu'une nouvelle morale, moderne, qui voudrait empêcher la femme d'être ce qu'elle est, c'est-à-dire par-delà tout Bien et tout Mal.Une femme par delà l'idéologie féministe est un être qu'on ne peut pas étiqueter, parce qu'elle ne s'étiquette pas elle-même, une femme dont on ne peut pas se faire une image parce qu'elle a détruit en elle toutes les images, y compris la dernière de toutes, l'image féministe.Pierre BERTRAND professeur de philosophie au College Kdouard-Montpetil L'attaque féministe contre Se jjjj^f^ ^I^F Rien de pire pour un mouvement que d'avoir de mauvais propagandistes.Rien de plus maladroit pour des propagandistes que de bâtir leur propagande sur le mensonge.Ceci est confirmé dans les faits par la déclaration mensongère que, d'après C.P., le Réseau d'action et d'information pour les femmes a émis à la presse.Ce groupement féministe québécois accuse «le chef de l'Eglise catholique romaine de faire violence à des millions de femmes et d'enfants».Rien que ça! ! ! Mais en quoi ce pontife si serein, si paternel et bienveillant, aimé et admiré de tous, excepté de ce Réseau féministe, mérite-t-il le reproche indiqué, de ce groupe de femmes?Voici.Le pape Jean-Paul IL parlant au nom du Seigneur Jésus, Fils de Dieu, dit aux femmes du monde: «Laissez venir les petits enfants, une fois qu'ils sont conçus», alors que ces propagandistes veulent les tuer sur demande.De sorte que ce sont les meurtrières qui accusent de violence celui qui demande grâce pour les enfants en vertu du droit qu'ils ont à la vie et qui protège et fait Ja promotion de la dignité des femmes.De plus, ces féministes à outrance osent dire encore que le pape «refuse aux femmes le droit de déterminer elles-mêmes leurs capacités de mères».Tout ce que le pape rappelle à toutes les femmes du monde, c'est leur devoir de déterminer leurs capacités de mères selon les lois de la morale, d'une éthique fondée sur la raison et la nature humaines et, en plus, pour les catholiques, selon les principes de la foi catholique.La deuxième accusation contre le pape, de ces promotrices de l'assassinat des foetus, est celle-ci: elles l'accusent, toujours d'après CF., «de refuser Jean-Paul II alors qu'il quittait l'hôpital mercredi.aux enfants leur droit à naître de parents qui ne les rejetteront pas et qu'il les condamne à la misère morale et physique».Voilà un grossier mensonge.Bien au contraire, le pape reconnait toujours et partout aux enfants le droit de naître et aux parents il rappelle leur devoir absolu de ne pas rejeter ces êtres innocents une fois conçus et de les préserver de la misère morale et physique par tous les moyens que leur ingéniosité et la société peuvent leur fournir.Toutes les paroles de Sa Sainteté Jean-Paul II sont dans ce sens.Il faut elre aveuglé par la passion, le parti-pris ou l'ignorance pour le rendre responsable des mauvais traitements que certains parents peuvent infliger à leurs enfants.Oser affirmer que le «pape est l'un des dictateurs spirituels les plus dangereux et les plus répressifs en existence»», oser qualifier ainsi son attitude tout humanitaire et son respect fondamental de la vie de l'enfant et de la dignité de la femme, cela prouve que ces féministes ont écrit sans savoir ce dont elles parlent.Et la preuve, c'est qu'elles considèrent le foetus comme un morceau de leur corps dont elles pensent pouvoir disposer à volonté comme des rognures d'ongle de leur petit orteil, alors que le foetus est une entité distincte de la mère et qu'il est doue d'un droit inviolable à la vie.Droit que la mère doit respecter et dont elle devra rendre compte à Dieu.Avec des propagandistes de cette sorte, le groupement féministe québécois n'est pas près de s'attirer la sympathie des gens qui réfléchissent et aiment la vérité.Sans parler de l'indécence du moment choisi pour lancer leurs calomnies contre le pape victime d'un attentat et couché entre la vie et la mort sur un lit d'hôpital.Un féminisme équilibré s'inspire de meilleures méthodes pour atteindre des buts plus valables.P.Gilbert CABANA Il est aberrant de constater q u 'un groupe m e n t lé m i n i s t e québécois commette un tel outrage envers celui qui s'est acquis le titre de messager de la paix à travers le monde.Plus encore, il est horrifiant que l'on choisisse un moment aussi dramatique pour déverser son venin! (.) Il est possible, chères féministes en mal de publicité, que votre télégramme n'ait pas encore franchi le seuil de la chambre du très distingué malade».Il se peut que.mus par la charité chrétienne et le respect de la personne humaine blessée physiquement et psychologiquement, ceux et celles qui lui prodiguent des soins attentifs aient remis à plus lard cette avanie qui lui était destinée maladroitement.(.) Le «Réseau d'action et d'information pour les femmes» pourrait peut-être proposer à ses membres une période de réflexion pour que ces femmes réalisent enfin que le «corps» dont on souligne «l'appartenance» à grands cris, n'est pas le seul attribut de l'être humain.L'âme, l'esprit, le cueur.où sont-ils.à qui appartiennent-ils ?Pauline CREVIER Montréal Corridart, ou la vérité qui gênait J'ai eu le plaisir à l'été 1970 de voir la partie de l'exposition Corridart entre les rues Saint-Urbain et Saint-Denis.Je me promettais de revenir pour continuer cette visite mais sa démolition surprise m'en empêcha.Aujourd'hui un jugement prétend confirmer qu'on a eu raison de m'en priver, parce que cet art était de mauvais goût.Parce qu'«on n'enveloppe pas un diamant dans du papier journal» (LA PRESSE, 22 janvier 1981, citant M.Drapeau).Mais quel diamant?L'exposition avait justement le mérite de montrer qu'on a trouvé pierre plus dure pour le briser.La seule rue Sherbrooke, autrefois belle et fière, n'est plus qu'un champ de bataille où l'ancien et le nouveau se confrontent comme deux maladies.L'une envahit, écrase, démolit, pendant qu'on a laissé l'autre se mourir de vieillissement.S'il y a une insulte aux gens dans Corridart, c'est là qu'elle se situe.Parce que non merveilleuse en soi, «il fallait que les visiteurs la (Montréal) trouvent merveilleuse» (LA PRESSE, 28 janvier 1981).Et les citoyens, eux, qui la voient disparaître peu à peu?Une ville appartient avant tout à ses citoyens, pas à ses visiteurs.L'art critique de Corridart était selon moi le seul significatif; le seul pendant valable à l'imposition d'un monument dont le seul coût est une honte.On a beaucoup parlé des échafaudages de l'exposition.Depuis cinq ans, les Montréalais en voient s'éterniser pour un mât et un toit qui n'ajouteront rien à cet échec architectural.Inviolable celui-là.S'il y a quelques provocations dans cette histoire, ce sont celles de ce type qu'il faut chercher.Corridart avait le juste mérite d'y répondre, et respectait les citoyens en ne les prenant pas pour des mannequins que l'on égaie par des décors jolis.Jacques LACHAPELLE Saint-Laurent N.B.Priorité est accordé* dans cette page aux lettret d'intérêt general se rapportant a des articles parut dont LA PRESSE.La concision est recommandée Lot correspondants doivent interire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de telephone.LA PRESSE ne t'engage pat à publier toutet let lettret reçues, ni à retourner let lettres, manuteritt ou autres documentt non publies.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en retpe juin prochain et ne s'opposerait plus à l'émission d'un permis.C'est du moins ce qu'a soutenu, hier soir, le secrétariat des organismes de loisirs.Le communiqué émis par cet organisme souligne que les dirigeants de Montréal ont décidé d'entériner l'invitation des policiers qui sont prêts à encadrer de façon sécuritaire ce défilé.Il a été impossible de joindre le président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, pour confirmer ou infirmer la déclaration du secrétariat des organismes de loisirs.Vous v portez avec\\yous ou nous vraison dans un délai de r supplément.CANAPÉ-LIT MODERNE Elégant recouvrement en olefin brun.Coussins de mousse résersible.Il se transforme en un lit double grand format, grâce au matelas inclus.*257 LE NOUVEAU LIT PAR ÉLÉMENTS Le matelas de mousse à l'intérieur de la section causeuse se transforme en lit double avec repose-tête réglable.Extérieur en olefin beige.«697 Reflections Vqjoctu >u* < « : ¦I siJE* lundi.La dépouille mortelle K ha der sera transportée au-* jourd'hui a Beyrouth, puis iu'î Damas.Dans l'intervalle, des' négociations se poursuivent pur le répertoire sub-ventionnable et !«\u2022 rôle pour le moins inquiétant qu'il a joué dans l'affaire des Fées ont soif, lui reproche également d'avoir été incapable de s'élever au-dessus du niveau des personnalités et de n'avoir pas été jusqu'ici très sérieux dans sa politique de subvention.Apres une analyse rapide des subventions accordées aux divers secteurs artistiques de la métropole, l'ADT note avec désenchantement: «Nous en arrivons à croire que le Conseil a plus d'humeurs et de préjugés favorables (ou défavorables) que de politiques ou de programmes qui concordent à la réalité de l'évolution du théâ tre.» L'Association s'élève plus loin contre le paternalisme dont font preuve les fonctionnaires et les membres du Conseil dans leurs relations avec les compagnies de théâtre et s'en prend au peu de professionnalisme et d'expertise dont l'organisme fait preuve dans l'étude des dossiers et des demandes de subvention.A ce sujet, l'ADT affirme: «Nous avons donc l'impression que le Conseil n'est pas au fait des pratiques théâtrales, financières et administratives des organismes professionnels de théâtre.» Et en ce qui concerne les formulaires utilisés par le Conseil, l'ADT les estime non pertinents, incomplets et parfois illogiques.«L'Association est en droit d'exiger pour ses membres, continue le mémoire, une expertise professionnelle de la part du Conseil, ou qu'il y ait des compétences en théâtre et en administration théâtrale pour informer le Conseil et faciliter sa décision».En plus de recommander au Conseil de se doter dans les plus brefs délais de services professionnels adéquats, l'Association des Directeurs de Théâtre, qui affirme en terminant qu'elle et ses membres n'ont pas de raison de se réjouir du rôle du Conseil dans le théâtre professionnel ira-cophone à Montréal, souhaite une nouvelle répartition dans le membership du Conseil (5 artistes, 5 administrateurs reliés au domaine des arts, 10 personnes s'inté-ressant à la chose artistique).Elle demande en outre qu'il ne subventionne que le théâtre professionnel et qu'il n'utilise plus ses fameux Règlements concoctés à l'intention des compagnies de théâtre.Ce réquisitoire en règle et les recommandations qui le suivent n'ont pas semblé émouvoir outre mesure les membres du comité présents, peu enclins de-toute évidence à défendre le blason de «l'ancien» conseil ou à relancer la querelle des Fées ont soif.Questions et intervenants En réponse à des questions du président du comité.l'ADT s'est dite d'accord avec une campagne de promotion des arts et du théâtre défrayée par le Conseil et avec la mise sur pied d'un centre électronique de réservation des billets.À une autre question du président, qui songeait aux municipalités de la banlieue, qui contribuent elles aussi au fonds du Conseil des Arts de la Communauté urbaine.l'ADT a été amenée à préciser qu'elle n'ex-luait pas le Jeune Théâtre du champ des groupes susceptibles de recevoir des subventions.L'ADT avait été précédée à la barre par les représentants du Théâtre d'Aujourd'hui, Jean-Claude Germain et Robert Spickler, qui, après avoir rappelé la lune de miel qui a longtemps régné entre le Conseil et la salle de la rue Papineau, ont évoqué le divorce de raison survenu ensuite.Dans leurs recommandations, ils ont insisté sur la nécessité d'une des politiques du Conseil afin que celui-ci revienne au préjuge favorable qu'il nourrissait dans les années 1970 en faveur de la création québécoise.Auparavant, André Laliberté du Théâtre de l'Oeil, était venu plaider la cause du comité qui travaille depuis trois ans à la création d'un Centre de Théâtre pour Enfants.En début de séance, Per Brask.le directeur artistique du théâtre du Centre Saidve Bronfman, en >.on nom ainsi qu'en celui du Theatre Phoenix, du Théâtre Centaur et du Playwrights' Workshop, avait réclamé l'abolition de la taxe d'amusement et rappelé que le Conseil des Arts de la communauté urbaine de Montréal ne devrait pas porter des jugements artistiques ou moraux sur les programmes des théâtres.arts et spectacles c'est la culture mise à la portée de tous dans La Presse NOTEZ BIEN La rubrique «Quoi faire aujourd'hui» et leT programmes Je* spectacles (films, pièces de théâtre, variétés, concerts) paraissent maintenant dans notre cahier des sports de format tabfoïd.LEO ZEPPELIN dons The Song remoins the some Tous les soirs 9h ' S TEL 272-1 080 NU*vJM*.Trfoa A.lib nt3 POP»a.caoM et PENTHlXISI i ILMS INTE RXM k A.Ai PRÉSEXTEM IVOULEVAHO job* nu V*»»/ PLAGE EN LIBER TE LlJ MIOU-MIOU L~=J DEROB4DE bien et du.mal desjardins 1 CALIGULA Horaire: von & sam.: midi - 3.00 - 6.00 - 9.00 - minuit dim.à jeudi midi - 3.00 - 6.00 - 9.00 Aucun Ijittex-patser ou carte de i Age d or accepte Admission qeneuie W 00 *fMi DE PARIS 896 SU CAT H 0 -MANSFIELD 9 75 1882 k cote du Restaurant dunn s basiujh» I FQUXI CLAIBT FMMPAXf LDCML AL BUT desjardins 2 EUESHESONTPASS/®™* IH HOC ESTES QU'OS1 PEUT LE CROIRE BASIIAIHI 1 ?88 BEL Erotique HAASS VITRINE DU PLAISIR desjardins 3 BASItAIM » ?IIJHI ÀDERfËCT X UDIE IS I FRANÇAIS desjardins 4 sasiiair! i ?SI3UI hicratus 'COUIGltNNtS IMANC'KIS M)M) RUI PAffMCAU S?7 Si31 JOU 04668617 14?181?91226?113072 A 16 ri A 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 125,1 cinemas rms VOrS PRESENTE LEG11DE DES MEILLEURS FILMS Un film à voir absolument \" \u2014Antfnw Swns.Viltjçj* Vmco 'LOULOU' est un film touchant, passionnant et eXCltant.\" -B^MD'i-* q«nn«ttN*WS Son.< )L R roi s Le PARISIEN 2 VERSAILLES 2 480 stl CATHERINE 0 866 3856 PLACE VERSAILLES 353-7880 » V ^ >.fi*T .et la tuerie continue! LOEWS 5 I® 954 o.Ste Catherine - 861-7437 peel 18 ANS 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30 UN FILM D'HORREUR ET DE SUSPENSE ' - CHARITON HESTON LAURENCE OLIVIER as THE MAHD1 HànD a- OPaOn » c runes »inw Panavision ' at CORDON RICHARD JOHNSON RALPH RICHARDSON LOEWS 2 I© 954 ste-catherine 0 861-7437 a julian blaustein production 1:15,3:15,5:15, 7:15,9:15.Sam., dernier spectacle 11:15.natftbiiM Six des meurtres les plus bizarres que vous aurez jamais vus! KENT 1 Som., a.m.: 1-30,4 00,630,900.6100 sherbrooke 0 489 970*1 Sem.-6:30,9.00.A Sur la lune deJupiter il est la seule loi.f > à LOEWS 3 I® __ _ 1 î3°.3:30' 5:30' 7:3°* 9:3°- 954 STKATW«IN£O.M1.7437 PEEL Som.dern.cr spectacle 11:30.FORGÉE PAR UN DIEU.ANNONCÉE PAR UN SORCIER.TROUVÉE PAR UN ROI! EXCALIBUR AVENUE 6:25, 9:00.LA CITE A FAIR VIEW: 6:15, 9:00.DOLLARD: OUVERTURE 7 30.RADIO AM REQUIS.AVENUE LaCité 1 1224 ave greene 937 2747 3573.av ou parc 844-2829 FAIRVIEW 2 Cinéparc DOLLARD 3 trans can s 52 697 8095 trans canadienne s.55 684-8442 r | I 35 MILTON 8*2 0053 SAM., DIM.: 1:10,3 45, 6:20, 9:00.SEM.: 6:20.9:00.GRAND PRIX DES AMÉRIQUES Montréal (1979) f Un film lit 14 \u2022\\\\s DÈS AUJOURD'HUI! ¦ RIVOLI 1 I LAVAL 2 ST DENIS ET BELANGER 277 3125 CENTRE I AVAL 688 7776 LAVAL: Sam., dim.: 1:00,4:25, 7:55.Sem.: 6:10, 7:55.RIVOLI: 1:00,4:15, 7:35.Vemon originale tout lilros fronçait HEIDI GENEE ADELHEID ARNDT \u2022 D0MINIK GRAF \u2022 CHRIST0PH OUEST Som , d.m.- 1:00, 2:40, 4:20, 6:00, 7 45, 9:30 Sem.: 6:00, 7:45, 9:30.35 MILTON 842 6053 ELYSEE2 PRIX DE LA CRITiQ UE INTERNATI ON ALE CANNES !980 POUR TOUS avec la collaboration du Prof.HLNRl UVBÔRÎT : KENT 2 Som'dim: 12:20'2:40'5:00' TTÔ^hËrBRoÔkE1\"' 489-9703 7:20, 9:40.Som.: 7:20, 9:40.UNE PRODUCTION \u2022'\u2022 9£RT0 GRIMALOI c I8ans Tier Taolo Tasotini lues Contes de Canterbury Le PARISIEN 5 12 30.2 35,4:45,650.9:00.Son.480STE CATHIRINL 0 86b 38S6 ***** 11:05' Myriom Warreau telle revelàtii i ¦ .a 18 ANS Adultes C GREENFIELD: 3:00,5:00, 7:00.9:00 Sen.: 6:05, 7.00.805,9:00.EROS: 1000, ! 15,4:30,7:50 GREENFIELD PARK 21 EROS GREENFIELD PARK PI 671-6129 59 STE CATHERINE e 288 5513 s' l»,\"»p' s i Je suis tellement fière de mes gars\u2014 Us n'oublient jamais leur douce maman! MOTHER S Q*V «P«jx)ucedl)v m»ch*fi kravit/ft nuRils ^Aitf man OMVded by OUPi ( 5 RAI)» IWN \u2022 S»o«' ry; NANCY Hf NORlOXSON \u2022 C»' BORAH LUCl TIAN4 PifRC( \u2022 HOL0I McOlilRl \u2022 Bll< »«V McOiAD* \u2022 «?«JSI IlOSS liecutivr Produce au mN[HR BLCK' P»oducî'nn | i»»cutiv« RA* SiiNDUN Ass^'ijir i^iviirt.!\"'.llOVD KAiif MAN & MK>1AH Hf»/ f>t«:toi l^^og/opny xm MANCNI \u2022 Coto b» tvc \u2022 E ijuipnvn» by C«necam irv: LOEWS 1 © ML Ll- ,\u201e .-: .^ l .00, 3:00, 5:00, 7:00, 9:00.9s4 s te-catherine 0 861-7437 peel Som.dernier spectocle 11 -.00.CIIME-PARC DOLLARD THANS-CANADIENNE OUEST, SORTIE 55 Boulevard Brunswick ouest SEAN CONNERY in \"OliTLANO\" PETER BOYLE FRANCES STERNHAGEN JAMES B.SIKKINC KIKA MARK HA M Produced by RICHARD A.ROTH Executive Producer STANLEY O'TOOLE Music by JERRY GOLDSMITH Written and Directed by PETER HYAMS O THE W FIRST DEADLY SIN rOMMDOL^ a ladd company release ?rMOU&h «MNH KOI f*\\ 3* SEMAINE! 12.30, 2.45, 5.00 7 15 tl 9.35 YORK Bl U87 STE CATHERINE 0 937-8978 OUVERTURE 7:30 P.M.* RADIO AM REQUIS MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE 4e MOIS! t ^ Pornmount présente 14 ANS un film paramount LAVAL: Sam., dim.12:15,2:25,4:40,6:55,9:10.Sem.6:55, 9:10.P.Ville-Marie: 12:10,2:20, 4:35,6:50,9 05.PLACE VILLE-MARIE LAVAL 3 CINfMA 1 8g&7644 centre LAVAL 688 77/b Occupation: VOLEURS; Passion: VITESSE! 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