La presse, 5 juin 1981, C. Vivre aujourd'hui
[" VIVRE AiwouBD'Hoi CAHIER G LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1981 RENÉ PLOURDE Cécile Brosseau Dans le milieu professionnel, René Plourde, c'est synonyme de compétence en géologie, en gemmologie et en joaillerie.Il est souvent appelé à établir des expertises pour les douanes, la cour, la police et les compagnies d'assurance.Il a donné de nombreuses conférences à travers le monde.Pour les profanes, comme moi.René Plourde, c'est un jardinier des pierres précieuses.Son jardin s'étend à plusieurs mines où il descend, avec dévotion, cueillir avec délicatesse joyau qui demain pareront les belles Québécoises et pourquoi pas, toutes les jolies femmes du monde.Ses fleurs s'appellent améthyste, grenat, béryl, pierre de lune, danderite, agate, tourmaline, quartz rose ou enfumé, jaspe, amazonite, pérystérite et j'en passe, toutes sont du Que-bec.Depuis l'âge de trois ans Cette passion pour les pierres remonte à sa toute petite enfance.«Mes parents m'ont raconté que déjà, à trois ans, tôt le matin, je fouillais les cendres du poêle pour trouver des cabochons de charbon.Depuis, je n'ai jamais cessé d'être fasciné par les pierres» précise-t-il.Né au Lac-Saint-Jean, il vivra quelque temps aux Etats-Unis avec ses parents qui reviendront bientôt s'établir au Québec.A dix-sept ans, il vient à Montréal, s'inscrit aux cours d'horlogerie de l'école des Arts et métiers du Québec.Il pratiquera ce métier dans Tannée pendant la guerre.En 1917, il est diplômé en joaillerie du «School of Jeweelers and Designers» de Londres, en Angleterre.Pendant sept ans il étudiera la gemmologie à Los Angeles et à New York.De ces deux institutions, il obtiendra une maîtrise.«Vous comprendrez que des cours de gemmologie en 22 heures me fassent sourire» observe-t-il en désignant les nombreux diplômes accrochés aux murs de sa fashionable boutique de la Place d'Armes.Le jardin d'hiver René Plourde possède aussi son jardin d'hiver.Il faut le voir, dans son laboratoire, exhiber avec amour tous les spécimens classifies avec rigueur.Cet homme d'allure modeste, sûrement peu bavard à l'ordinaire, devient intarissable quand il parle de ses «belles».Il parlera des grenats abondants au Québec, des grenats pas toujours rouges, ils peuvent être blancs aussi; du béryl, une pierre vert pale, frère de Pémeraude; des petits diamants de l'Ile Bizard; de l'améthyste et de la tourmaline, de la pierre de lune et de la danderite.Après vous avoir décrit les différentes étapes du traitement d'une pierre qui doit être orientée, brûlée, façonnée et polie, il ouvrira un écrin où il a confectionné un bouquet somptueux, un bouquet essentiellement québécois dont il est, avec raison, très fier.Dans ce jardin d'hiver, on photo Michel Gravel, LA PRESSE René Plourde, géologue, gemmoiogue et joaillier.Dès l'âge de trois ans, il était fasciné par les pierres.Après plus de trente ans de métier, cette fascination n'a fait que grandir.On le voit ici près de son microscope qui pour lui se transforme chaque fois en kaléidoscope.trouve aussi des pierres fossilisées, certaines du Québec prouveraient que le nord du Témisca-mingue, par exemple, aurait été, il y a quelques millions d'années, une région tropicale.Pour ma part, ce qui m'a le plus fascinée, est sans doute cette collection d'ambre où l'on peut voir distinctement, emprisonnés dans cet or transparent, des insectes: libellule dont ia texture des ailes est même visible à l'oeil nu, scorpion dont les pinces semblent prêtes à se mettre en mouvement.Devant ces phénomènes datant de la période permienne, c'est-à-dire, selon M.Plourde, 250 millions d'années, le gemmoiogue se recueille et nous invite à examiner au microscope ces merveilles et ces mystères de la nature.'v.\\ ?.\\ *.mm «Je crois que je possède plus de fossiles d'ambre que tous les musées réunis que j'ai pu visiter» remarque avec fierté, mais sans prétention, mon interlocuteur.Un projet prometteur Quand on demande à M.Plourde quels sont les moments les plus agréables dans ses nombreuses fonctions et activités, son regard s'anime et il répond sans l'ombre d'une hésitation: «Ma plus grande joie est à venir.Si je parviens à réaliser mon rêve, j'aurai laissé aux miens, c'est-à-dire aux Québécois, un legs inaliénable.» Ce rêve, il est à la fois simple, audacieux et prometteur.Il comporte aussi plusieurs volets.«Je voudrais former une dizaine de jeunes, fonder une école.Ces jeunes seraient appelés à faire partie de l'exécutif d'une compagnie.Ils apprendraient l'exploitation minière sur le ter rain.Notre sous-sol québécois est infiniment riche en pierres précieuses, majeures et mineures.Il ne faudrait pas attendre que les étrangers viennent nous ravir nos propres trésors.J'ai tenté à quelques reprises de sensibiliser le gouvernement québécois, j'ai perdu trop de temps.J'ai donc décidé d'agir seul.Ces jeunes que je formerais apprendraient tout sur les pierres depuis leur extraction du sol en passant par la connaissance du coût de transformation, de la mise en marché.Ils se familari-seraient avec les techniques autant de la gemmologie que de la joaillerie.Après quelques années, ces jeunes pourraient réaliser des profits d'au moins $100,000 par année.«A venir jusqu'ici, le gouvernement ne se rend pas compte que s'il investissait dans ce genre d'affaires, il rentrerait vite dans son argent à travers les impôts et les taxes qui lui reviendraient.Surtout qu'il y aura une clause dans la charte de cette compagnie interdisant, à quelque moment que ce soit, la vente de ses intérêts à des étrangers.C'est une condition «sine qua non» au point qu'un de mes fils.Roger, gemmoiogue lui aussi, mais établi aux Etats-Unis, ne pourra faire équipe avec nous que s'il revient vivre au Québec.» Le jardin des merveilles Jardin de merveilles?L'appellation n'est pas forcée quand le microscope se transforme en kaléidoscope et révèle à l'oeil humain les mystères et les cou-leurs d'une nature qui fabriquait tranquillement ses chefs d'oeuvre bien avant d'y accueillir l'hom me.Quand René Plourde quitte son jardin des merveilles, il aime bien la marche à pied, la natation, la danse et les voyages.Récemment, il offrait à un Musée de l'Afrique du Sud des spécimens de pierres du Québec.«Il est temps qu'on sache que le sous-sol québécois est un des plus riches du monde.J'ai découvert dans une de mes mines, pas moins de dix-sept variétés de pierres» remarque-t-il.René Plourde a étudie dix-sept ans et s'est taillé une place de choix dans la société québécoise et à l'étranger.Il voudrait maintenant faire profiler les autres de son expérience.II n'a jamais perdu le feu sacré.«Vous savez, vous ne pouvez pas «lire» la terre sans l'aimer»» conclut-il presque religieusement.Quand la belle saison nous il nous reste la mer Dans son atelier de Beloeil, sur le Richelieu, Sylvie Bernadette Laporte est entourée de paysages marins, toujours animés de quelque personnage.«Quand la belle saison nous quitte il nous reste la mer» dira Sylvie comme pour s'excuser de cette passion évidente.Sylvie Bernadette fait de la peinture sur soie depuis six ans.«On dit que j'ai le génie des couleurs.Mais je n'ai pas grand mérite, je tiens ça de ma mère, une perfectionniste, dans le bon sens du terme.Elle a toujours eu un souci constant de l'esthétique et de l'harmonie, dans les moindres détails quotidiens.Mon père est photographe, ma soeur se destinait aux arts.Moi, j'étais préparée pour enseigner à la maternelle, mais ça n'a pas marché.Je suis partie faire un voyage en France.C'est là que j'ai eu le coup de foudre pour la peinture sur soie» raconte-t-elle d'un trait.photo Pierre McCann, LA PRESSE Ce tableau intitulé «Le Portugal» est une des pièces de peinture sur soie que les visiteurs pourront admirer, samedi et dimanche, au Vieux presbytère de Saint-Bruno où Sylvie Bernadette Laporte tient sa première exposition solo.Sylvie est passionnée des bords de mer dont elle essaie de reproduire l'atmosphère.Décidément le Cercle de t'a-mille compte pour Sylvie et qu'elle en convienne spontanément est d'autant plus sympathique que son mari, Bertrand Michaud, artisan en cuir, a décidé de faire la promotion de la prochaine exposition de Sylvie qui aura lieu de week-end (5, 6 et 7 juin) au Vieux presbytère de Saint-Bruno.A la fin de l'entretien le jeune homme ira jusqu'à s'inquiéter de savoir si on a bien posé les bonnes questions à Sylvie, nous rions devant cette naïveté touchante.La mer toujours présente C'est en Bretagne que Sylvie a attrapé le virus de la peinture sur soie.«J'ai rencontré une Bretonne.Devant mon enthousiasme elle n'a pas hésité à m'i nitier.J'ai rapporté avec moi quelques-uns de ses produits et je me suis mise à travailler la technique, juste pour mon plaisir», remarque-telle.L'année suivante, Sylvie décide de retourner en France, plus spécialement à Toulouse où elle travaille pendant plusieurs semaines avec Guylaine Besnier.Elle retrouve ensuite la Bretagne sous les giboulées de mars.Devant la mer, de nouveau, elle ressent cette impression profonde qui ne la quittera plus, sans doute parce que cet émoi, il est là, depuis toujours comme elle le constate.«Je vais à la mer avec mes parents depuis que je suis au monde.Il n'est donc pas surprenant qu'avec ma technique j'aille vers la vague, vers la mer tou-jours semblable mais jamais tout à fait la même.Les couleurs de la mer au Portugal ne sont pas les mômes que celles des autres mers, puis il y a la lumiè- re, selon les saisons.Mais au bord de mer j'installe toujours des personnages dans des attitudes quotidiennes, mais des personnages de mon temps».Dans le cadre privilégié qu'est ce vieux moulin en pierres datant de 17(>0 où elle travaille, sur la véranda dominant la rivière, Sylvie explique sa démarche personnelle.Sur le plan technique elle attache une grande importance à la netteté des lignes.C'est pour cela qu'elle emploie du gulta pour sertir la couleur.Le gutta.une résine de latex délémite la couleur, dresse une barrière entre le dessin et le reste du tissu.Sylvie fait d'abord un dessin sur papier calque, puis elle le peint sur tissu.Après le sertissage, le séchage, la pièce est confiée à l'étuve pour plusieurs heures.«On me reproche de choisir surtout des femmes comme personnages.C'est que je trouve que les femmes sont plus naturelles dans leurs attitudes.Je considère que mes tableaux sont actuels, parce que je tiens compte de la mode».«J'essaie aussi, ajoute-t-elle, de reproduire la vraie atmosphère des bords de mer.Je voudrais qu'on y sente le vent, le soleil, le bien-être et parfois la solitude».Sylvie Bernadette Laporte a fait le Salon des métiers d'art de Montréal, elle a participé au Toronto Canadian Craft Show, mais au Vieux presbytère de Saint-Bruno, ce sera sa premiere exposition solo avec une quaran-\" taine de pièces.«Même si chacune de mes pièces est numérotée, le prix en demeure accessible» conclut Sylvie qui souhaiterait que chaque personne ait le loisir d'acheter un bel objet qui lui plait sans que l'argent soit un obstacle. C 2 yiVRE AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 5 JUIN 1981 ÀRETENIR (arts décoratifs) Coupe à vin en plaqué argent Birks au prix spécial de $13.95 Cette coupe de 4%\" de haut a été réalisée dans nos ateliers d'orfèvrerie.Son design peut s'harmoniser au décor de toute table.Offrez-en une à l'hôtesse, c'est original! Offrez-en deux en cadeau de mariage ou d'anniversaire, c'est fort romantique! BIRKS_ JOAILLI ERS Des meubles taillés à même des arbres Paul Cournoyer prend grand plaisir à sculpter des meubles à même des arbres.Il a commencé ce petit jeu avec des arbres qui avaient été coupes et qui de toutes façons étaient perdus.II les a transformés en tables, en chaises et en fauteuils.Sur la photo une table de salle à manger taillée d'une seule pièce.Les pieds des chaises sont fabri- qués avec les branches du même pin.Paul Cournoyer habite une vieille maison de 175 ans bâtie pièce sur pièce.On peut voir ses meubles au 1587 Chemin Saint- Purs, entre Saint-Ours et Sorel.I! s'est servi d'un pin dont le coeur était pourri pour en tirer des fauteuils qui n'apparaissent pas sur la photo.Au Musée McCord Le Musée McCord situé au 650 ouest de la rue Sherbrooke, regorge de collections permanentes des plus inté-res s a n t es : es t a m pes, costumes, arts décoratifs et populaires, archives et bibliothèque.Les collections du musée appartiennent à l'université McGill.Le musée est ouvert au public cinq jours par semaine et les collections sont mises à la disposition des chercheurs sur rende/vous.Environ 40,000 visiteurs franchissent son seuil chaque année et un grand nombre d'entre eux sont des écoliers.Jusqu'au 11 octobre 1981, on peut voir en plus des collections permanentes une exposition intitulée Chez Birks, des couteaux qui feront le bonheur des gourmets - ¦ lMrr~ Cinq couteaux magnifiques pour un grand cuisinier ou l'hôtesse cordon-bleu.Ces ustensiles Oneida sont en acier inoxydable solide et de première qualité.La lame de chaque couteau s'insère dans toute la longueur du manche en bois solide dont les deux côtés sont joints par des rivets d'acier de façon à ne pouvoir jamais se desserrer ou devenir branlants.Ce bel ensemble comprend un long couteau à trancher le pain ou le rôti, un grand couteau de cuisinier français, un couteau de boucher plutôt impressionnant, un couteau à sandwich et un couteau à peler.5 pièces en coffret: $79.95 BIRKS JOAILLIERS I ' H., $ Ne gaspillez pas vos dollars.Ayez votre propre mini-solarium Les mini-solariums UVA vous bronzent en toute sécurité et en douceur, sans brûlures et san^ dessèchement de la peau.Un effet de bronzage immédiat chez tous ceux qui bronzent normalement au soleil.Un bronzage en profondeur et une peau saine, sans coup de soleil ni irritation de la peau Une indépendance totale à l'égard des saisons, de l'heure, des nuages, du vciii et du temps.Des temps d'exposition très courts, de 1 0 à 45 minutes, selon votre type de peau.UN Régent St-Pierre Inc.C.Martin Jr 4338 St-Denis, Montréal, P.Q.(514) 849-2407 Passez nous voir pour démonstration el explications.Service do démonstration gratuite à domicile.INK \\ v JSra aft*.I I fi' m «La mode des années 18(i0: de la crinoline à la tournure».Parmi les costumes remarquables de l'exposition se trouvent un panier de crinoline, dos patins (sorte de caoutchoucs), un bonnet de fourrure de jeune castor et une jaquette brodée aux piquants de porc-épic.Le Musée McCord est ouvert au publie, sauf les lundi et mardi, de 11 h à 17h.L'entrée est libre.Pour plus de renseignements: 392-4778.Beau choix de chaussures en chevreau de différents styles à la mode cette année pour jeunes filles.Chaussures et sac assortis.L'ENSEMBLE POUR rv/^ Petit sac à sangle pour le porter sur l'épaule.Choix de couleurs attrayantes.AVANi VA RUE 1255 rue Sainte-Catherine Tél.: 288-0012 (coin de la Montagne) Place Ville-Marie Tél.: 861-5209 Place Desjardins au niveau du métro Tél.: 843-3117 Vous allez faire rachat le plus significatif -à de votre vie! C'est le moment de faire confiance à Birks.Ne serait-ce que pour avoir la certitude réconfortante de savoir que bien des années plus tard, votre bague ^ à diamant aura côn- ^ serve autant de valeur que le plus grand SÊÈÊ-amour.: ¦¦#ÉÊË$* En or jaune 14 carats.m ^m*S ont l'éclat de I amour.Le plaisir d'un cocktail .dans une coupe en plaqué argent! Vous verrez qu'il y a un charme particulier à siroter un Martini, un Manhattan ou tout autre cocktail dans une coupe en plaqué argent.Est-ce dû à la buée rafraîchissante qui se forme à l'extérieur de la coupe.à l'éclat de l'argent ou au jeu de notre imagination?Ces coupes à cocktail en plaqué argent Primrose de Birks mesurent 5 pouces de haut.Prix spécial: $13.95 chacune BIRKS JOAILLIERS c s JAMES Une sorte de mc&gie -96\u2014 Votre nourriture est tout aussi bizarre, avait-il envie de dire.Que penser du calamar cru de la veille, de celte viande blanche et caoutchouteuse, de cette unique sauce de soja pour la faire descendre?Ou des tentacules de pieuvre en lamelles, toujours crues, avec du riz froid et des algues?Oui, tout ça est merveilleusement servi dans de jolis petits bols mais ça ressemble à de la pâtée pour chiens! Oui, bon Dieu, c'est assez pour rendre un homme malade! Il souleva le couvercle.Ce bouillon riche en graisses lui faisait venir l'eau à la bouche.Il en offrit fièrement mais tous refusèrent et le supplièrent de manger.Ils le contemplaient avec une fascination malsaine qu'ils essayaient en vain de dissimuler.Son appétit disparut.Il essaya de ne pas faire attention à eux mais n'y parvint pas.Son estomac gargouillait.Cachant son irritation, ol reposa son bol et remit le couvercle sur le plat.Il leur dit que ce n'était pas à son goût et ordonna à Nigatsu d'enlever le plat.«Doit-on jeter le contenu, demande Fujiko?dit Mariko, remplie d'espoir.\u2014 Oui.» Fujiko et Buntaro se détendirent.«Voulez-vous encore un peu de riz?\u2014 Non merci.» Mariko s'éventa en souriant et lui remplit sa tasse, mais Blackthorne n'était pas calmé et il décida de faire dorénavant sa cuisine en privé dans les collines et de chasser ouverte ment.Qu'ils aillent au diable, pensa-t-il.Si Toranaga peut chasser, pourquoi pas moi?Quand vais-je le voir?Combien de temps vais-je encore attendre?«La vérole sur cette attente et la vérole sur Toranaga!» dit-il tout fort en anglais.Il se sentit tout de suite mieux.«Pardon, Anjin-san?demanda Mariko en portugais.\u2014 Rien.Je me demandais seulement quand j'allais voir sire Toranaga.\u2014 Il ne me l'a pas dit.Très bientôt, je l'espère.» Buntaro buvait son saké et sa soupe à grand bruit, comme le voulait la coutume.Blackthorne en fut vite agacé.Mariko parlait gaiement avec son mari qui ne lui répondait que par grognements, sans même la regarder.Elle ne mangeait pas.Il était encore plus irrité de voir Mariko et Fujiko assister au repas de Buntaro et de devoir, lui aussi, s'accommoder de sa présence.«Dites à Buntaro-sama que dans mon pays l'hôte boit à la santé de son invité d'honneur.» Il leva sa tasse avec un sourire contraint.«Longue vie et bonheur.» Buntaro écouta les explications de Mariko, acquiesça, leva sa lasse à son tour, fit un sourire forcé et bût.Il appela quelqu'un, puis le panneau s'ouvrit immédiatement.Son garde, éternellement présent, s'inclina et lui tendit son arc et son carquois.Buntaro les prit et parla avec véhémence à Blackthorne.«Mon mari.mon mari dit que vous vouliez le voir tirer, Anjin-san.Il pense que demain est trop éloigné.Il pense que maintenant est le moment approprié.Il vous demande de choisir un des piliers de la porte du jardin.Lequel choisissez-vous?\u2014 Je ne comprends pas», dit Blackthorne.La porte d'entrée devait être à quarante mètres, quelque part de l'autre côté du jardin.Elle était cachée à leurs à Anjîro avec Toranaga après maintes peripetias, Buntaro logera chex Blackthorn© qui, à sa grande déception, SO doit do l'accueillir honorablement.Mais le dinar, composé do plats ouropéons, s'avère désastreux.sa M '\u2022r regards par le panneau coulissant à sa droite.\u2014 Le pilier droit ou le gauche?Choisissez! » Sa voix était urgente.Prévenu, il regarda Buntaro.L'homme semblait complètement détaché, loin d'eux.«Gauche, dit-il, fasciné.\u2014 Hidari», dit-elle.Buntaro sortit immédiatement une flèche du carquois, banda l'arc à hauteur d'oeil et relâcha la tension avec une précision sauvage.La flèche siffla sous le nez de Mariko, frôla une de ses mèches de cheveux et disparut à travers le panneau.Une autre flèche partit avant même que la première n'ait eu le temps do disparaître, puis une troisième, chacune frôlant Mariko au passage.Elle restait calme et immobile, toujours agenouillée.Une quatrième puis une cinquième flèche.Le silence était empli par l'écho de la corde qui vibrait.Buntaro soupira et revint à lui doucement.Il posa l'arc sur ses genoux.Mariko et Fujiko essayèrent de reprendre leur respiration.Elles sourirent, s'inclinèrent et complimentèrent Buntaro qui salua.Ils regardèrent Blackthorne qui comprit qu'il venait d'être témoin de quelque chose de magique.Toutes les flèches étaient passées par le même trou dans le panneau coulissant.Buntaro rendit l'arc à son garde et ramassa sa petite tasse.Il la fixa pendant quelques instants, puis la leva vers Blackthorne, la vida et parla sèchement, à nouveau brutal et fruste.«II.mon mari vous demande poliment d'aller voir.» Blackthorne réfléchit un instant, essayant de calmer son coeur.«Pas besoin.Il a touché la cible.Ça va de soi.\u2014 Il aimerait en être sûr.\u2014 J'en suis sûr.\u2014 Je vous en prie, Anjin-san.vous lui feriez un grand honneur.\u2014 Je n'ai pas besoin de lui faire honneur.\u2014 Puis-je vous soumettre encore ma requête?supplia-t-elle.\u2014 Comment dites-vous: c'était merveilleux à voir?» Elle le lui dit.Il prononça la phrase et s'inclina.Buntaro s'inclina à son tour, pour la forme.«Demandez-lui de venir avec moi.\u2014 Il vous demande d'y aller seul.\u2014 Pourquoi?\u2014 Vous devez vérifier par vous-même si son tir est précis, senhor.S'il ne l'est pas, vous devez vous en rendre compte seul.Ainsi, ni vous ni lui serez embarrassé.\u2014 Et s'il a raté?\u2014 Il n'a certainement pas raté, mais en des circonstances aussi imposibles, la précision ne compte pas, comparée à la grâce, la noblesse du mouvement, la puissancedu tirou le détachement de l'archer face à sa défaite ou sa victoire.» Les flèches étaient fichées en plein milieu du pilier, à un centimètre les unes des autres.Blackthorne se retourna vers la maison et put voir, à quarante pas de là, le petit trou percé dans le panneau de papier.C'est impossible d'être aussi précis, pensa-t-il.De lù où il était, il ne pouvait voir ni le jardin ni la porte.Il faisait nuit noire au-dehors.Blackthorne se tourna vers le pilier et leva son fanal.Il tenta d'arracher une flèche avec la main, mais la tète en acier était trop profondément encastrée.11 aurait pu briser le pilier de bois mais n'en avait pas envie.Il hésita.Le garde s'avança pour l'aider mais il secoua la tète.« Iyé.Domo.\u2014 Mariko-san, dites à ma concubine que je voudrais que ces flèches restent à jamais plantées dans ce pilier.Toutes.Pour me souvenir d'un tel archer.Je n'ai jamais rien vu de pareil.» Il salua Buntaro.«Merci, Anjin-san.» Blackthorne but à la santé de Buntaro pendant plus d'une heure.Il finit par sentir sa tête flotter.Buntaro s'écroula au milieu des tasses renversées.Le panneau s'ouvrit aussitôt.Le garde entra avec Mariko.Ils soulevèrent Buntaro et le portèrent dans la pièce voisine, dans la chambre de Mariko.Le garde referma le panneau et se ; » posta devant, la main sur fe pommeau de son épée dégainée.Fujiko attendit en regardant Blackthorne.Des servantes entrèrent et firent disparaître le désordre.Blackthorne passa avec lassitude ses mains dans ses cheveux et refit son catogan, puis se leva et sortit sous la véranda.Sa concubine le suivit.Il s'assit lourdement sur le perron et but, cerné par la nuit.Fujiko s'agenouilla derrière lui et se pencha.uGomen nasai, Anjin-san, murmura-t-elle en montrant la maison d'un geste de menton, Wakarimasu ka?\u2014 Wakarimasu, shigsitagft ganai.\u2014 Arigalo, Anjin-sama.\u2014 Anatawa suimin ima.Fujiko-san, dit-il en cherchant ses mots.Vous dormir maintenant.\u2014 Dozo, gomen nasai, Anjin-sama, suimin, neh?» dit-elle en lui montrant sa propre chambre.Ses yeux l'imploraient.» Iyé, watashi oyogu ima.Non, je vais aller nager.\u2014 Hai.» Elle se retourna, obéissante, et appela deux ser viteurs qui arrivèrent en courant.C'était deux jeunes hommes du village réputés pour être d'excellents nageurs.Blackthorne n'émit aucune objection.Il savait que ça ne servirait à rien.«De toute façon.», dit-il tout fort en descendant la colline, suivi de ses hommes.Son esprit était embrumé par les vapeurs d'alcool.«Je l'ai fait s'endormir.Il ne peut lui faire aucun mal.pour l'instant.» Blackthorne nagea pendant une heure et se sentit mieux.Quand il revint, Fujiko l'attendait sous la véranda avec un pot de thé.Il en accepta une tasse, puis alla se coucher et s'endormit aussitôt.La voix de Buntaro le réveilla en sursaut.' Son coeur battait la chamade et sa main agrippa la crosse du pistolet chargé qu'il gardait constamment sous le futon.Mariko se mit à parler.Blackthorne ne put saisir que quelques mots mais il ressentait parfaitement la violence et les supplications.Il n'entendit pas de gémissements, de cris ou de pleurs.Elle gardait son calme habituel.Buntaro explosa à nouveau.Blackthorne ne voulait pas écouter.«Ne vous en mêlez pas», lui avait-elle dit, et elle avait raison.Il n'avait aucun droit.Buntaro, lui, en avait beaucoup.«Je vous supplie, Anjin-san.Soyez prudent.Souvenez-vous de ces oreilles pour écouter et de cette Palissade octuple.» 11 s'allongea de nou veau.Il était couvert de sueur.«Voyez-vous, Anjin-san», lui avait-elle dit cet après-midi-là.en finissant sa fiasque de saké.(Il s'était moqué du manque d'intimité de ce pays, des gens partout, des murs de papier, de ces yeux et de ces oreilles qui vous épiaient.) Voyez-vous, vous devez créer votre propre 1 intimité.On nous apprend dès l'enfance à disparaître intérieurement, à nous replier en nous-mêmes, à élever d'impé: nétrables murs derrière lesquels nous vivons.Si nous ne pouvions agir ainsi, nous der viendrons tous fous et nous .nous tuerions.\u2014 Quels murs?\u2014 Oh, vous savez, nous possédons un surprenant labyrinthe où nous dissimuler.Rituels et coutumes, tabous en tous genres.Même notre langue obéit à des nuances que la vôtre ignore, et qui nous permettent d'éluder poliment toutes les questions auxquelles nous ne voulons pas ! répondre.\u2014 Mais comment arrivez- -vous à vous boucher les oreilles, Mariko-san?C'est impossible.\u2014 Oh, c'est très facile avec;-un peu de pratique.On nous* l'apprend dès que nous savons: parler.Cela devient une secon-* de nature.Comment pourrions-nous survivre autrement?Vous commencez d'abord par chas-T ser les gens de votre esprit pour* atteindre un autre plan.M».DEMAIN: La bon, la belle et la brute 9 \u2022 L \u2022 Editions Libre Expression, 1980 .A Je LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 JUIN 1 981 C 11 LA RESIDENCE DE L'ESTRIE Les travailleurs préoccupés des soins aux bénéficiaires QUEBEC \u2014 Les syndiqués de la Résidence de l'Estrie, un centre d'accueil pour vieillards de la région de Sherbrooke eut reprenne ut présentement une étude afin de voir comment les patients de leur institution pourraient être mieux traités, en les relocalisant dans leur bâtisse de façon à ce que la tâche de travail du personnel soit moins contraignante.PIERRE VENNAT Bref, les travailleurs de cette institution, au nombre de 120, regroupés au sein d'un syndicat industriel qui couvre tous les travailleurs de l'institution, depuis l'infirmière jusqu'aux employes généraux en passant par les préposés aux bénéficiaires (aide-infirmiers) sont en train d'enquêter pour voir comment ils peuvent améliorer, en même temps, la qualité des services offerts et leurs propres conditions de travail.En soit, la chose pourrait sembler banale, sauf que l'expérience est cautionnée par l'employeur et se l'ait par le tru- chement d'un Comité paritaire sur la qualité des soins et de la vie au travail et que ce comité paritaire, dont l'existence est légale et prévue «par écrit» dans le contrat conclu à l'échelle locale est l'un des seuls, sinon le seul, à exister comme tel dans le réseau des affaires sociales au Quebec.Lors des dernières négociations, rétablissement d'un tel comité dans chacune des institutions des affaires sociales du Québec avait été demandée par la CSD qui.bien que marginale, numériquement parlant, dans le ré seau des affaires sociales, n'en représente pas moins .'{.300 syndiqués dans ce secteur.Cela fui retu>r mais la CSD décida de se réessaver au niveau local, ce qui lui permit de tenter des expériences jugées intéressantes à ce niveau dans diverses institutions, comme par exemple au CLSC de Sainte-Rose, à Laval, ainsi qu'au Centre d'accueil Edmond-Lau-rendeau (anciennement Berthiaume-du - Tremblay, de Mon-treal-Nord) ou encore au Centre hospitalier Laval veut mettre des dents à son règlement sur les chiens Le Service du contentieux de Laval est en train d'étudier le règlement municipal de Montréal concernant les chiens afin de resserrer les dents de la réglementation qui prévaut dans l'Ue Jésus.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le gérant adjoint Lucien Desrochers a déclaré, hier qu'on signalait pas moins de 10.000 contrevenants au règlement lavallois sur les animaux.C'est dans le quartier Chomedey que nombre de manquements est le plus élevé.«Il est évident, dit-il, que notre réglementation comporte certaines failles.C'est pour cette raison que lorsque j'ai appris que Montréal avait un règlement très sévère, j'ai demandé au Service du contentieux de l'étudier et de preparer un projet qui sera soumis aux membres du comité exécutif.» Un porte-parole du Service d'accueil à l'hôtel de ville a déclaré que pas moins de 20 citoyens téléphonaient à chaque semaine pour se plaindre du chien du voisin.Le manque de civisme est très flagrant pour ce genre d'incidents dans Laval.Certains appels proviennent également de personnes qui sont mécontentes du Service humanitaire canin, chargé de ramasser les chiens errants ou animaux morts dans l'île Jésus.D'après les fonctionnaires, les citoyens se plaignent généralement de la lenteur que met cette entreprise qui est liée par contrat avec la Ville à répondre aux appels.Far contre, il est fréquent de voir dans la ville des personnes aller conduire leur chien dans un parc ou sur le terrain d'une école pour qu'il fasse leurs besoins.Puis, comme si c'était sans importance, le maitre et son chien quittent les lieux laissant les déchets par terre.Quelques minutes plus tard, des enfants viendront jouer dans l'endroit où il y a des excréments.Indiquons qu'en moins d'un mois, à Montréal 400 contra-\\ entions de $20 chacune ont été émises à des propriétaires de chiens qui avaient enfreint le règlement municipal sur ce point.Les passagers de l'aéroport du Caire attaqués par une nuée.d'abeilles LE CAIRE (AFP) \u2014 Une crise d'hystérie collective a régné durant plusieurs heures hier sur l'aéroport international du Caire et le trafic aérien fortement perturbé après que les passagers eurent été attaqués par des essaims d'abeilles.Les hyménoptères avaient réussi à sortir de leurs ruches qui devaient être embarquées dans l'avion pour Djedda.Fermant un nuage compact, les abeilles se sont lancées en rangs serrés à l'assaut des voyageurs qui ont été pris de panique, écrit le quotidien cairote «El Akhbar».Une bonne partie du personnel de l'aéroport qui tentait de faire rentrer les abeilles dans leurs ruches ont été victimes de leurs dards et plusieurs ont été sévèrement piqués.La direction de l'aéroport a interdit l'atterrissage des avions dans la zone «sinistrée» qui n'a été rouverte au trafic aérien qu'à la tombée de la nuit, quand les abeilles ont réintégré d'elles-mêmes leurs alvéoles.de Drummondville.Mais en aucun de ces endroits, on n'a voulu concrétiser par écrit la création du comité paritaire, même là où des ententes verbales existent.A la Résidence de l'Estrie, grâce ù une administration plus ouverte, la CSD a effectue un premier pas.Face à un mécontentement des travail- leurs, face à une surcharge de travail (de plus en plus de pensionnaires deviennent partiellement ou complètement dépendants), avec des patients dont la moyenne d'âge dépasse 80 ans, bien que plusieurs d'entre eux soient capables de s'occuper seuls, il fallait faire quelque chose, sinon on se heurtait à du mécontente ment, à l'absentéisme, etc.Enfin, pour obtenir de l'embauche de personnel supplémentaire, il fallait en démontrer la nécessité.D'où la mise sur pied de ce comité, que déjà la convention collective locale prévoyait et qui, depuis quelques semaines, enquête, recueille les observations des syndiqués et même des pensionnaires de l'institution assez lucides pour exprimer leurs vues sur la question, ce qui est le cas d'un bon nombre.A l'automne, la CSD.par le truchement de son permanent affecté au dossier, Robert Légaré, et le président de l'unité locale.Yvon Rouillard, se présenteront à l'administra- tion avec les correctifs suggérés.On en discutera ensuite l'application en comité paritaire.Il s'agit bien sûr d'une première.Elle est permise, de dire hier MM.Rouillard et Légaré, quand les parties veulent bien se faire confiance au point de s'échanger toutes les données disponibles.Le syndi- cat a pu faire son enquête grâce à des données fournies par la partie patronale (nombre de pensionnaires, leur âge, etc.) Et toutes les conclusions de l'enquête syndicale seront fournies a la partie patronale.On croit qu'ainsi, ensemble, on arrivera à trouver une solution acceptable pour tous, adminis- tration, syndiqués et bénéficiaires, à des problèmes réels au niveau de la qualité des soins et de la vie au travail du personnel.On croit surtout qu'il s'agit de la solution de l'avenir, et qu'elle est préférable à l'affrontement bête, auquel on assiste dans d'autres institutions.Solde de meubles aux Centres d'aubaines Eaton à l'entrepôt, LaSalle, Langelier et Domaine Vous trouverez, dans nos 4 Centres d'aubaines, un choix innombrable de meubles pour la maison ou le chalet, à de bas prix fantastiques.En ensembles ou en modèles uniques, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.Achats en personne seulement.Livraison possible moyennant un léger supplément.À bon compte ! 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