Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Le Magazine perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La presse, 1981-07-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" CABANA AU SALON DISCO-JEUNESSE trange.Avec leurs cheveux hérissés comme ça sur la tête, on dirait qu'ils reviennent d'un violent choc électrique.Celui de notre société?Le fameux «choc du présent»?)e me sens tout à coup vieux.A trente-trois ans, en plein samedi soir, au coeur du Salon disco-jeunesse 81, à la recherche du filon.Il y a douze ans, c'était Woodstock: les grands rassemblements de trois jours, la musique psychédélique, les cheveux longs et le peace and love.Ce soir, ils ont dix-sept ans, les cheveux mauves, verts, ou orangés, l'air un peu désabusé, solitaires dans la foule.Les hippies disparus, la génération pepsi aurait-elle produit la génération punk d'aujourd'hui ?« Nous ne sommes pas des punks.N'écris pas ce mot-là dans ton journal.» C'est le leader du groupe «22 2» qui vient de s'approcher, dans la loge attenante à la scène du Vélodrome, le le dévisage un instant, me demandant bien à quoi un vrai punk pouvait ressembler.«Nous autres.on n'est pas violents, poursuit le chanteur.Regarde: est-ce que j'ai une épingle à linge après les oreilles?Est-ce que j'ai un anneau dans le nez?» Il se fait insistant, «le n'ai pas de poignard et je ne porte aucune chaîne», finit-il par conclure.Rassuré, je lui demande alors comment étiqueter ce qu'ils font.«Le monde est encore accroché au new-wave.Nous, on dit qu'on fait de « la nouvelle musique», répond nonchalamment un autre musicien.Venez voir notre show dans une demi-heure » A l'extérieur des loges, c'est le calme plat.Malgré les accoutrements et les maquillages sophistiqués, malgré une foule de quelque 20000 jeunes, l'atmosphère n'est pas à la fête, encore moins à l'hystérie.On se tient en petits groupes, on fait nonchalamment le tour des stands, et on attend.On attend qu'il se passe quelque chose.Ce qui n'arrivera pas.«Mais notre Salon, c'est bien autre chose que ce que vous voyez ici ce soir, proteste une Ginette Flynn rendue au bout de ses énergies (il est minuit).Cette année, poursuit la grande organisatrice du Salon, nous avons voulu mettre l'accent sur l'information, en délaissant l'aspect commercial.Nous avons plein de stands sur les carrières, l'éducation, la santé et la sexualité.Avez-vous essayé le «circuit architectural Lucie Bruneau » où, en chaise roulante, on vous fait expérimenter les problèmes quotidiens des handicapés?Le ministère de l'Education a été enchanté d'embarquer dans l'aventure avec nous», termine la responsable, m'expliquant du coup la biographie et la photo du Dr Camille Laurin, en début du programme officiel.Le succès du premier Salon-Disco I l'an dernier (62000 entrées), a motivé l'équipe à renouveler l'expérience et à la pousser plus loin.Forte d'une étude de marché basée sur le sondage réalisé auprès des visiteurs de l'an dernier, l'organisation tente, en 81, «de faire découvrir à la jeunesse toutes les possibilités qui lui sont offertes, tant pour le choix de son avenir que pour la solution aux problèmes rencontrés».Décidément, on n'a plus les salons-discos qu'on avait! Le temps est écoulé.La scène s'illumine.Le plancher de danse s'a- nime.Au programme, des groupes aux noms saugrenus, tels The Wipers et Nuclear accident, groupe musical pronucléaire qui, incidemment, célébrait ce soit-là l'accident de Three Miles Island, dont c'était le deuxième anniversaire.La musique commence, plein volume, déversant une cacophonie indescriptible de guitares stridentes et de brassage de chaudrons.Insoutenable.Nous reculons de.500 pieds.Chanson après chanson, la même musique revient, jusqu'à en perdre le nom.Impressions bizarres, les musiciens ont l'air de fils à papa suréquipés d'appareils électroniques qu'ils seraient incapables de maîtriser.«Nouvelle musique», ce tinta-mare cosmique ressemblant peut-être au son que transporterait l'écho d'une superexplosion atomique ?L'idée me fait frissonner, j'ai la nostalgie du bon vieux rock n'roll, capable de transformer la musique en énergie, le regrette même le rythme disco qui, en martelant la pulsion cardiaque, permettait à la tribu citadine de se retrouver, en se perdant dans l'anonymat des bars enfumés.Pour moi, cette «nouvelle musique »-là, c'est le punk qui ne joue jamais à la radio, déjà envahie par le new-wave et le reggae, plus rafraîchissant et social.Vous ne l'entendrez probablement jamais sur les ondes.D'abord parce qu'elle n'est pas écoutable.Aussi parce qu'elle tait peur.Vivement une tournée des stands ! Histoire de prendre contact avec «l'autre salon» et, qui sait, «l'autre jeunesse» Le concept est intéressant.Plusieurs centres de services \u2014 CL.SC., Grossesse-Secours, Bureau de consultation-jeunesse \u2014 trouvent là une occasion en or pour rejoindre directement leur clientèle.L'éventail des exposants va des Jeunesses musicales du Canada à CKOI-FM, en passant par la Gendarmerie royale et l'Institut d'ordinateur électronique.On s'adresse à tous les jeunes de 14 à 30 ans, comme le signale la publicité de l'Office des producteurs de lait du Québec: «Habillez-vous en new-wave, en punk, en straight, en rock ou bien ordinaire ».Les «jeunes ordinaires» composent, bien sûr.la majorité du public visé par le Salon.Dans la foule, on ne les remarque pas.Ils sont la foule.D'autres stands signalent pourtant la diversité de leur engagement, tantôt politique \u2014 le MEOUI (maintenant LQJIQC) \u2014, tantôt religieux \u2014 le café Chrétien \u2014 ou encore mystique avec le mouvement Raël (vous vous souvenez du journaliste français qui, en ovni, rencontra le Christ et les autres sur une planète.).On trouve donc un peu de tout.Même un prophylactique gratuit, à l'intérieur d'un petit dépliant sur les contraceptifs masculins.Mais on y trouve surtout l'ennui.pas: sur leur tee-shirt, une femme, écartelée, enchaînée.Goût de choquer?De provoquer une réaction?Toute repliée sur elle-même, la société adulte serait-elle devenue complètement indifférente au malaise de sa jeunesse ?Pourtant, il devrait être fantastique d'être jeune aujourd'hui! Les héros de la publicité \u2014 généralement dans la vingtaine \u2014 ont tous l'air bien dans leur peau! Difficulté de vivre dans la vie comme à la télé ?Quand on est rendu \u2014 comme le environnement! Ils connaissent la pollution, savent le risque d'une troisième guerre mondiale, et ils ont pleuré la mort absurde de John Lennon.Désemparés dans un monde 3ui s'effrite, confus à l'intérieur 'une structure familiale en crise, comment pourraient-ils déambuler ici, au Salon-Disco, avec l'innocence heureuse que l'on prête à leur âge?Que faire, dans une position où l'on voit tout, mais où on ne peut intervenir nulle part ?Normand Bouchard croit qu'on assiste présentement à un virage à droite généralisé.«Les jeunes ont la hantise de leur futur emploi, parce qu'il y a un chômage épouvantable: au kiosque de l'armée, ils n'ont jamais eu autant de demandes, continue le professionnel des salons (également promoteur du salon Vacances-Voyages, qui se tenait juste à côté, au stade Olympique).Notre Salon, conclut-il, c'est une école po- Définitivement, ce sont les «punks» qui nous intéressent ici.Peut-être parce qu'ils brisent la monotonie de l'ensemble: la téche de couleur sur le mur gris.Peut-être, aussi, parce qu'on n'a qu'à les regarder, pour se poser un tas de questions.«La drogue favorite dans notre milieux»?Les trois musiciens à qui je pose la question ne répondent q'après réflexion.« Nous autres, notre «dope» c'est le sexe.Surtout avec les «chicks» de moins de 18 ans».Tout à fait « machos», ces jeunes hommes qui chantent des choses comme She's a dumb girl (« c'est une fille stupide» ne s'en cachent groupe Kiss 81 \u2014 à penser à la gloire juste en copiant le vrai groupe Kiss et en faisant semblant de chanter leurs succès à la télévision, avec d'autres groupes-copies, dans une émission hebdomadaire (jeunesse-Express).on se demande si l'électronique libère vraiment les forces créatrices! Heureux, ces jeunes nés dans la société d'abondance, en plein confort moderne ?Allez passer une journée dans le béton architectural de ces polyvalentes où l'on entasse jusqu'à 4000 étudiants.Ce n'est pas parce qu'on les maintient le plus longtemps possible dans l'irresponsabilité sociale que les adolescents d'aujourd'hui sont aveugles à leur Certains ouvrent des boîtes \u2014 comme le Studio 10 \u2014 où la sous-culture punk de Montréal peut se retrouver à l'aise, dans des lieux par ailleurs austères et déprimants, où I seul le mot de passe énigmatique fait sourire (Bâmbi rules'OK: les lois de Bambi sont correctes).D'autres préparent déjà le Salon-leunesse 82 (le mot Disco aura disparu), que l'on projette ouvrir pendant une semaine.Le hasard fera probablement que les étudiants iront alors passer leur «semaine étudiante» au Salon, comme le souhaiterait son promoteur.«On peut attribuer le succès du Salon-leunesse en partie à l'échec de l'école d'aujourd'hui.» Nerveux, enthousiaste, très homme d'affaires.pulaire où l'on apprend, tout en ayant du plaisir.» lout ça part de bonnes intentions.Difficile d'évaluer si les jeunes venus au Salon y ont effectivement appris quelque chose.Quant au plaisir, nous l'avons bien cherché.Désireux de moins considérer les jeunes comme des consommateurs de produits, le Salon continue néanmoins de les considérer comme des consommateurs d'informations, de spectacles, de bruit et de services.Mais où iront-ils participer ?Le spectacle de ces grands adolescents aux cheveux électrocutés, jouant sur scène à plein volume, m'a laissé perplexe.Etait-ce pour nous rendre sourds, ou parce que nous l'étions déjà, qu'ils criaient si fort ? Une journée dans la vie de quelques poneys sauvages: dans leur île; la grande traversée; l'arrivée «en ville»; la mise aux enchères; le retour dans Hie des invendus.La foire aux poneys sauvages I rente-cinq kilomètres de sable-blond et fin, remodelé sans cesse par le va-et-vient des vagues d'une mer invitante, telle se présente l'île côtière d'Assateague qui déroule son long ruban de plages et de marais salants depuis Ocean City, au Maryland, jusqu'à Chincoteague, en Virginie.C'est un Eden pour les amoureux du soleil, de la mer et de la nature, car la partie sud de l'île abrite un refuge d'animaux.\u2022Mais les 40000 touristes, venus souvent de très loin, qui, le dernier mercredi de juillet, envahissent la ville insulaire de Chincoteague, voie d'accès à l'île d'Assateague, ne sont pas attirés en premier lieu par ces attraits naturels.Ils viennent assister à un événement annuel qui remonte à 1924: la traversée de l'étroit bras de mer qui sépare les deux îles par un troupeau d'environ 150 poneys sauvages et la vente aux enchères des jeunes nés de l'année.L'origine de ce troupeau est obscure et la légende raconte que ces poneys seraient les descendants des survivants du naufrage d'un gallion espagnol survenu au XVIe siècle.Des recherches plus récentes pointent dans une autre direction: durant le XVIIe siècle, les troupeaux de chevaux importés par les premiers colons auraient causé des dommages aux récoltes en raison de leur errance.Les autorités coloniales auraient alors voté une loi ordonnant la mise en enclos et imposant une réglementation du bétail.Les colons auraient alors refoulé tous les chevaux dans l'île d'Assateague, ces derniers retournant ainsi à l'état sauvage.Les rudes conditions climatiques qui prévalent dans l'île, fortes chaleurs de l'été et neige de l'hiver, ainsi que le faible pouvoir nutritif de la végétation des marais salants, ont donné naissance, après une période d'adaptation et d'élimination qui dut être sévère, à une race de chevaux plus petits que la normale, ne dépassant guère 1,20m à 1,50m, très poilus mais aussi très robustes.Il existe deux troupeaux, un petit cantonné dans la partie nord de l'île dépendant du Maryland, l'autre, le plus important, occupant la partie sud rattachée à la Virginie.Le territoire est sous le contrôle du Service des Parcs nationaux (S.P.N.), mais le troupeau virginien appartient au Corps des Pompiers de Chincotea- fjue, composé exckisivement de vo-ontaires.Ils ont l'entière responsabilité de veiller sur l'état de santé du troupeau, comme à son approvisionnement en fourrage, particulièrement durant certains hivers rigoureux.Le S.P.N.limite à 150 têtes le nombre de poneys, ce qui donne lieu à une vente annuelle aux enchères au cours de laquelle de 25 à 40 poulains et pouliches, parfois tout juste âgés de 4 semaines, quitteront les prés salés de leur île pour d'autres lointains pâturages.Le tout se déroule en quatre étapes.La première, peu ou pas accessible aux visiteurs, est le rassemblement des petites hardes dispersées sur le territoire.C'est alors que les pompiers volontaires de Chincotea-gue se transforment en «cow-boys d'eau salée», parcourant l'île de long en large durant les deux semaines qui précèdent la vente.Petit à petit, les chevaux sont regroupés dans un enclos, accessible au public, dans l'île d'Assateague.La deuxième étape a toujours lieu le dernier mercredi de juillet.Elle est le point culminant du carnaval de 15 jours organisé par le Corps des Pompiers Volontaires et c'est pour elle que des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées d'aussi loin que la Floride ou la Nouvelle-Ecosse.À l'heure de la marée étale, période qui ne dure qu'une quinzaine de minutes, le troupeau, encadré par les pompiers-cow-boys, entreprend la traversée de l'étroit bras de mer, large d'environ 500 mètres, qui sépare les îles d'Assateague et de Chincoteague.La traversée ne dure que quelques minutes, mais c'est pour elle qu'une flottille nombreuse d'embarcations de tous genres et de tout tonnage s'est assem- blée plusieurs heures à l'avance pour former une double haie d'honneur reliant les deux rives et entre lesquelles nagera le troupeau.Quant à ceux qui ont choisi d'assister à l'arrivée des poneys sur la terre ferme, c'est aux petites heures de l'aube qu'ils sont venus occuper les meilleures places, en sorte que vers midi le rivage n'est plus visible, totalement recouvert par une marée humaine.main, entre huit heures et midi, une trentaine de poulains et pouliches effarouchés auront troqué leur brève vie de poney sauvage contre celle, plus stable, de «cheval de famille».Les enchères se déroulent parmi une foule dense et une atmosphère tendue, du moins pour ceux qui sont venus avec la ferme intention d'acheter, et cette tension n'affecte pas que les adultes, bien au contraire, car souvent l'acquisition Arrivés «en ville», les poneys sont est faite en faveur d'une petite fille rassembles dans un corral sis sur le ou d'un petit gars et il s'ensuit des terrain où sont dressés les attractions flots de larmes lorsque l'animal con- et manèges du carnaval.Le lende- voité échoit à quelqu'un d'autre.Les prix fluctuent en fonction du nombre de bêtes mises en vente et aussi du désir des acheteurs, mais oscillent entre 150 et 500 dollars.À midi la vente arrête, mais la fête continue jusque tard dans la soirée.Le lendemain, aux petites heures du matin et presqu'à la sauvette, les pompiers-cow-boys reconduiront les autres poneys jusqu'à leur île familière où, durant une autre année, ils retrouveront leur liberté vagabonde.TEXTE ET PHOTOS ROLAND WEBER Peter Jackson Extra Douce, p Une extra douce avec autant de goût, c'est étonnant! Il y a des goûts qui ne s imp avisent pas.Ainsi le goût de Peter Jackson Extra Douce.Une juste satisfàctioi i *** «te Wt\\ Extra Douce ; AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Formats King Size & régulier-, \"goudron\" 7mg.nicotine .7mg.¦ fx.9999999999999? LA GRANDE RÉVOLUTION DE NOTRE THÉÂTRE I y a loin depuis l'époque, heureusement révolue, où on allait au théâtre pour se regarder vivre sur une scène, pour assister à des représentations conformes de nos vies quotidiennes.Le théâtre québécois de création semble accéder à la «théâ-tralité».Nos auteurs dramatiques ont abandonné presque totalement le réalisme quotidien du apasse-moi le beurre» où les avait enfermé le style des continuités télévisées, pour enfin oser transposer pour la scène.La saison de théâtre québécois riche et diversifiée qui vient de se terminer \u2014 et elle suit en cela une tendance amorcée depuis quelques années déjà \u2014 impose en particulier une conclusion éloquente: une quarantaine de pièces (sur 75) écrites par nos auteurs pourraient être regroupées sous le thème général de «réflexion sociale», dont la moitié sont carrément des comédies.Tout en nous penchant sur le fonctionnement de notre société, nous n'avons plus peur de rire de nous.C'est là un acquis indubitable.Ce rire n'est pas un phénomène nouveau; ce qui l'est, c'est sa généralisation.Déjà, pendant les années quarante, Gratien Gélinas, dans ses Fridolinades, ironisait à grands traits en une sorte de compensation pour la dureté de cette époque de guerre.Mais le théâtre québécois, outre les rares exceptions de Jacques Langui-rand avec les Insolites (1956) et de Robert Curik et de ses Louis d'or (1966), se prit en général très au sérieux et pencha davantage du côté du drame réaliste avec la suite de l'oeuvre de Gélinas et la montée, au cours des années cinquante et soixante, de Marcel Dubé.Il fallut attendre 1968 pour que surgissent du même souffle les productions des Belles-soeurs de Michel Tremblay et du Cid maghané de Réjean Ducharme.L'année suivante, Jean-Claude Germain et les Enfants de Chénier remettaient en question toute la tradition théâtrale québécoise et ouvraient les écluses à un déferlement d'humour dont les premières manifestations furent signées par Jean Barbeau, Roch Carrier et Yves Sauvageau; c'étaient le Chemin de Lacroix, la Guerre, Yes Sir, et WouflWouf! Le théâtre était cependant encore Quelques spectacles marquants.En haut à g., Albert Millaire dans la Céleste bicyclette, de Roch Carrier.A dr., scène de Pourquoi s'mett' tout nus, création collective de La Rallonge avec, ici, Lorraine Pintal et Louise Saint-Pierre.Ci-dessus, Nicole Lecavalieret Pol Pelletier, du Théâtre expérimental des femmes, dans une scène de la Lumière blanche, de Pol Pelletier.A dr., Monique Miller et Pierre Dufresne dans une caricature de la bêtise humaine, les Voisins, de Louis Saïa et Claude Meunier. ENFIN ÉCLATE DE RIRE alors fortement institutionnel et seules quelques compagnies osaient entrer en compétition avec les grandes troupes prestigieuses.Le foisonnement du jeune théâtre et l'arrivée soudaine d'une multiplicité de nouvelles compagnies suivirent l'ouverture à Montréal de l'Ecole nationale de théâtre ainsi que des options théâtre aux cégep Lionel-Groulx et de Saint-Hyacinthe, qui se mirent à déverser annuellement sur le marché du travail une profusion de jeunes comédiens.Aujourd'hui, on peut compter environ 300 troupes de théâtre professionnel au Québec, dont 75 à Montréal seulement et une vingtaine dans la ville de Québec, les autres étant largement répandues dans toutes les régions.Ces chiffres excluent évidemment les compagnies de théâtre amateur.(On en retrouve quelque 350 dans la seule région de Montréal.) C'est l'explosion de ce média, nettement le plus populaire mode d'expression artistique chez nous.Une enquête gouvernementale révélait d'ailleurs, l'an dernier, que le théâtre vient en deuxième place, immédiatement derrière le sport professionnel, dans la liste des loisirs extra-domiciliaires les plus fréquentés par les Québécois.\u2014 Avant le cinéma.A Montréal comme à Québec, la portion de ce public qui fréquente le théâtre de création a vu, depuis quelque temps, de plus en plus de comédies (plus d'une sur trois).Même les pièces à thèmes sociaux jettent sur notre société un regard humoristique.Depuis les premières pièces de Michel Garneau, en 1974, depuis Louise Roy et Louis Saïa avec Une amie d'enfance (1977), depuis Elisabeth Bourget et en particulier Bernadette et luliette ou la vie c'esi comme la vaisselle, c'est toujours à recommencer, dont la production s'échelonne sur trois saisons différentes, de 1978 à 1980, depuis Broue (1979) au Théâtre des voyagements, depuis Panique à Longueuil, de René-Daniel Dubois, grand succès de Tan dernier au café Nelligan repris au Quat'Sous ce printemps, nous rions de plus en plus de nous-mêmes au théâtre.Et même pas d'un rire jaune masquant une frustration retenue ou une sourde colère, nous rions grassement de nos travers.adroitement caricaturés par des auteurs habiles qui ont développé un sens du dialogue précis, percutant, efficace.Sur ces textes simples et caricaturaux, les artisans de théâtre, travaillant de plus en plus près des auteurs, ont réglé des mises en scène franchement théâtrales, transposées à l'extrême dans certains cas, faisant éclater la dimension spectaculaire du théâtre.Alexandre Hausvater, auteur et metteur en scène de Métamorphoses, d'après Kafka, joué au Quat'Sous en novembre et décembre, ne fait que s'inspirer de la célèbre nouvelle et son produit est, en fait, plus fascinant encore que l'original.Chaque petit filon de l'histoire est exploité pour en assurer une transposition vivante, colorée et méticuleuse.ans /eux de forces (café-théâtre l'Ex-Tasse, à l'automne également), réflexion postréférendaire amusée et sérieuse à la fois, la coordination est sublime entre les mots mordants du vocabulaire riche et coloré de Michel Garneau et les véritables coups de poing que s'échangent littéralement les comédiens coauteurs, Denis Bouchard et Christian Saint-Denis.Le tout se passe dans une véritable arène de boxe et repose visuellement sur différentes situations de simulacre de combat qui, loin de distraire du texte, en accentuent le punch.Et puis c'est nous; c'est notre portrait qui est tracé: autant rire ouvertement de nos contradictions.Chez Jean Duceppe, en janvier, Louis Saïa et Claude Meunier offraient, avec les Voisins, une image de nous-mêmes qui est franchement dure à prendre: la caricature totale des plus mentalement dépourvus d'entre nous, un horrible constat de dégénérescence qui devrait au moins avoir le mérite de nous ouvrir les yeux.Le public adora ce spectacle, qui est repris cet été.C'est d'un réalisme affligeant et cruel.Au Théâtre des voyagements, ce sont les filles qui ont emboîté le pas aux gars.Après le succès retentissant de Broue, qui mettait en présence différents personnages typiques dans une taverne, elles ont monté Mousse, centré cette fois dans le lavoir public et autour de l'équivalent des conversations de tavernes que ces dames peuvent y échanger.Par le biais de ce théâtre écrit et joué par des femmes seules, elles rejoignent un autre courant majeur: le théâtre féminin, pas nécessairement féministe militant mais témoignant d'une volonté d'affirmation des femmes dans notre petite société.Une création québécoise sur trois présentées à la scène au cours de la saison qui se termine était l'oeuvre de femmes.A part le défi de mettre à jour certaines contradictions inhérentes à l'attitude féministe elle-même, défi magistralement relevé dans la Lumière blanchede Pol Pelletier, par le Théâtre expérimental des femmes, en avril, et abordé sur un autre mode dans les incursions esthétiques et poétiques de l'Eska-bel ou de l'Opéra-Fête, des femmes ont parlé d'elles simplement et avec humour.Dans Môman, repris pour la énième fois depuis trois ans, Loui-sette Dussault s'offre une démystification du rôle de la mère; voie que suit également Jocelyne Goyette, elle aussi seule en scène, dans Ma p'tite vache a mal aux pattes.Authenticité du propos racontant le déchirement d'une mère-amoureuse-comédienne, alternance de temps graves et de rires francs et une scénographie brillante avec des moyens très limités et loin du réalisme, ont permis à ce spectacle de passer de la toute petite salle du café-théâtre L'Ex-Tasse au Théâtre des voyagements (100 places) puis à la Comédie nationale (560 places).A Québec, sauf pour le texte marquant de Jean-Pierre Bergeron, Macho Macho Man, et l'interprétation sublime qu'en donna Germain Houde au Théâtre du Vieux-Québec, l'appui populaire et les succès qui en découlent vont encore aux pièces humoristiques qui se penchent sur notre société.Le grand moment du Théâtre de la bordée, ce fut, en novembre, Ben voyons donc, ma tante, comédie de femmes pleine de moments de tendresse.Au T.V.Q., c'est une autre création collective sur un ton de folie totale comme l'indique son titre, la Foire, qui remporta le plus grand succès d'assistance.Il s'agissait d'une paro- die de la société de consommation s'appuyant sur le phénomène annuel d'Expo-Québec.Impossible par ailleurs de rendre compte de la saison théâtrale dans la Vieille Capitale sans souligner que ce fut l'année Marie Laberge.De cette auteur de 30 ans, on a joué à Québec comme à Montréal Cétaw avant la guerre, à l'Anse-à-Gilles, compte rendu d'un moment dans l'éveil de la conscience féminine au Québec (1936) à travers le récit le plus adroitement quotidien de la vie de village à cette époque.On a aussi donné en lecture publique dans l'une et l'autre ville jocelyne Trudelle, trouvée morte dam ses larmes.A Montréal, en 1980, on avait joué d'elle Profession je l'aime et fait lecture de Ils étaient venus pour.Egalement comédienne (elle jouait le rôle principal dans.l'An- se-à-Gilles, à Québec), metteur en scène et professeur de théâtre, Marie Laberge est sans contredit la plus intéressante découverte des dernières années comme auteur dramatique, même si (ou justement peut-être parce que) elle se situe à contre-courant de cette ruée vers l'humour de notre théâtre.Autre constatation que procure un regard sur le théâtre québécois des dernières années: il n'y a plus de problème de langue et si Tremblay a scandalisé avec les Belles-Soeurs, en 1968, il a permis que nous surmontions notre complexe de colonisés linguistiques.Effet secondaire de la fierté croissante de posséder notre propre idiome et de lui savoir droit de cité, la très grande majorité de ces pièces sont écrites en une langue Québécoise enfin assumée qui onne à ces représentations scéni-ques une plus grande authenticité.Langue de tous les jours dans les études du milieu, langue régionale et patois chez Marie Laberge, langue lyrique du Québec d'hier dans les oeuvres de Jean Daigle ou de Roland Lepage, langue imagée pleine de métaphores chez Jean-Claude Germain et chez les jeunes auteurs qu'il a formés et dont il monte les spectacles dans son théâtre, langue éclatée et poétique, bourrée de fantaisie et d'humour chez Michel Garneau, la langue québécoise s'épanouit sans limites dans le théâtre de création.JACQUES LA RUE-LANG LOI S ROGER JOUBERT HISTOIRES NOTE DE LA RÉDACTION.\u2014 A la suite des inquiétudes qu'ont soulevées des nouvelles alarmistes sur la présence de corps étrangers dans les eaux de nos rivières, particulièrement la rivière des Prairies, nous avons demandé à notre rédacteur Guy Fournier d'écouter les appels téléphoniques faits aux autorités municipales à ce sujet.Pour montrer à quel point les contribuables paniquent pour rien, nous publions ici la transcription d'une conversation typique entre un citoyen affolé et un fonctionnaire.\u2014 Allô?J'suis-tu à la pollution, là?\u2014 Vous êtes à la Division de la qualité du milieu, monsieur.\u2014 Euh.ben c'est parce qu'y'a des écailles qui sortent de ma champlure.On serait-tu mieux de faire bouillir l'eau ou bedon d'en acheter à l'épicerie?\u2014 Des écailles, dites-vous?\u2014 Ça se peut-tu que ça soit des queues de homard?\u2014 Quelles dimensions ont-elles ces «queues»?\u2014 J'dirais un demi-pouce à trois quarts! Ça passe juste dans la champlure.\u2014 Pourriez-vous me donner les dimensions en métrique?Toute notre division a adopté le système métrique.\u2014 Menute, j'vas demander à mon plus vieux.Il dit que ça doit faire dans les deux à trois centimètres Celsius! \u2014 Deux à trois centimètres! Il s'agirait plutôt de queues de crevettes, si vous êtes certain que c'est bien un crustacé.\u2014 On croit que c'est assez, certain! Mais on veut savoir s'il faut faire bouillir l'eau.\u2014 Il n'y a aucun danger à boire de cette eau.Les fruits de mer ne peuvent pas survivre dans une eau polluée.\u2014 C'est parce qu'on a trouvé un clou aussi.\u2014 Serait-il possible de nous le décrire, monsieur.\u2014 Euh.ben, y'était pas mal rouillé.\u2014 Il est tout à fait normal qu'un objet comme un clou se couvre d'oxyde ferrique qui l'altère s'il est exposé à l'air numide ou à un 4.- v B^siil I W^mm £.-:\\3$&;:UB3BFSl ttr» H3M tvi Mr*f Ctx.itJi r.-fi ¦ W fJ oit trois fois la Suisse, les parcs et reserves regorgent d'attraits et de sites naturels de toutes sortes.Vous pouvez vous y détendre, vous adonner en toute tranquillité à la pratique d'un grand nombre d'activités e plein air en même temps que vous instruire sur la faune et la flore québécoises.Il faut toutefois laisser La femme et le travail Deux publications gratuites pour celles qui veulent aborder le marché du travail: Un dépliant: «Les métiers non-traditionnels, c'est également pour la femme», publié par le Bureau de la condition de la femme au travail, ministère du Travail et de la Main-d'oeuvre, 425, rue Saint-Amable, Québec, G1R 4Z1.Tél.: (418) 643-9245.Une brochure: «Projets de femmes», informations pour celles qui retournent aux études ou qui reviennent sur le marché du travail.On peut s'en procurer un exemplaire gratuit en écrivant au Conseil du statut de la femme, 700, boul.St-Cyrille est, 16e étage, Québec, G1R 5G9.du Jardin botanique de Montréal.Il sera lancé en septembre.Il était temps qu'on rende hommage à ce pionnier de la science chez nous.Grâce à son travail et à celui de ses successeurs, le lardin botanique de Montréal occupe le deuxième rang au monde par l'importance de ses collections.Avec un grain de sel À l'université de Montréal, le Dr lacques de Champlain, professeur titulaire au Département de physiologie, travaille depuis de nombreuses années sur les phénomènes de l'hypertension.Les victimes d'hypertension ne doivent pas consommer de sodium.Or, règle générale, nous mangeons plusieurs fois plus de sel que nécessaire.Timbres et botanique À l'occasion du 50e anniversaire du lardin botanique de Montréal, deux timbres commémoratifs seront émis en 1981.Le premier évoquera la «rose de Montréal», et est sorti en juillet.La «rose de Montréal», d'un rose cuivré, a été créée par M.)ean Gaujard, des Roseraies Gaujard de France, à l'occasion des Floralies de l'été dernier.Le second timbre sera à l'effigie du Frère Marie-Victorin, fondateur La relation entre la consommation moyenne de sodium d'une population et les incidences d'hypertension est désormais établie.Par exemple, dans le nord du Japon, les habitants consomment une énorme quantité de sel: 40% de cette population est atteinte d'hypertension comparativement à 15% pour l'ensemble de l'Amérique du Nord.Au Québec et au Canada, on assimile en moyenne dix grammes de sel par jour.Ce qui est beaucoup trop.«Un régime sans sel de table, révèle Marielle Ledoux, diététiste au Département de nutrition de l'université de Montréal, enlève cinq grammes de sel par jour.Le reste se consomme dans les aliments déjà préparés, tels que les tartes, les pâtes, le bacon, le jambon et tout ce qui est salé pour la conservation».(Forum) LE SHAMPOOING MÉDICAMENTEUX TEGRIN.UN REMÈDE EFFICACE CONTRE LES PELLICULES TENACES.Ttegrin est spécialement conçu pour combattre lés pellicules les.plus tenacea n nettoie cfebord la chevelure puis, son agent médicamenteux* entre en action pour remédier au problème d< pellicules.De plus, il pénètre vos cheveux et les fait paraître en santé, débarrassés de toute pellicule.Même entre les shampooinga UTILISEZTEGRIN.CEST UN BON REMÈDE.*Tbgrln contient de l'extrait de goudroa une substance médicalement éprouvée qui aide à éliminer les pellicules les plus tenaces. ABLE Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec 12 LE DOYEN Au plafond miroitent les larmes des lustres de cristal d'Italie.Quelques meubles parlent du passé récent et glorieux de cette maison de la rue Collard, à Aima, où s'est logé Le Doyen.Le porte-chapeau nous ramène à une époque où les hommes ne sortaient jamais sans couvre-chef, été comme hiver.La desserte et le vieux bahut se souviennent encore de cette grande maison où vivait un avocat célèbre, ).V.Tremblay et du temps où, pour y être admis, il fallait de bonnes raisons et une solide amitié.Dans cette Aima qui doit son nom à une petite rivière de Crimée où les alliés remportèrent en 1854 une victoire sur les Russes, est né Le Doyen, restaurant qui a conservé à la maison des Tremblay son cachet familial et où la cuisine, puisant au terroir, fait revivre des éléments que l'on aurait cru oubliés.D'un bout à l'autre de l'année, le chef s'approvisionnant en produits locaux et régionaux, offre un menu adapté à ses clients qui se partagent le privilège de sa table: l'été c'est la saison des touristes, tandis que l'hiver voit le retour des résidents d'Alma.Pour les uns et les autres, il y a du plaisir à savourer les produits frais qui tiennent le haut de la carte.Le poisson, l'agneau, le veau blanc, l'oie, le canard, les cailles, le faisan, le lapin ou encore la terrine de cervelle de veau aux herbes, les ris de veau au cidre, etc., sont l'orgueil de la maison.Née durant l'année 1881 alors que la paroisse Saint-Joseph d'Alma ouvrait ses premiers registres paroissiaux, une soupe aux gourganes et aux pâtes à la poulette grasse pourrait bien être la soupe du centenaire.Autrefois, alors que le dénuement était le seul bien des premiers défricheurs, on se trouva heureux de manger de la soupe aux herbes et de la soupe à la poulette grasse, cette dernière, bien que savoureuse, symbolisant à elle seule la situation précaire des familles pionnières.Aujourd'hui, accompagné d'autres légumes, ce chou gras est presque une nouveauté culinaire.m J Restaurant Le Doyen à Aima.Propriétaire Marcel Bouchard, diplômé de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec. SOUPE AUX COURGANES ET AUX PÂTES À LA POULETTE GRASSE Préparalion: 45 minutes Cuisson: 1 heure 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Bouillon de poulet\t21\tiv4 pinte Lard salé entrelardé\t\t en dés\t60ml\tVa tasse Cosses de gourganes\t\t nouvelles\t675 ml\t2Va tasses Blanc de poireaux\t\t émincé\t80 ml\tVj tasse Carottes en\t60 ml\t brunoise\t\tVa tasse l lerbes salées\t7ml\tme.à thé Sel\t3 ml\tVi c.à thé Poivre\t1ml\tVa c.à thé 250 ml\t1 tasse 250ml\t1 tasse 3 ml\tVie.à thé 2\t2 250 ml\t1 tasse 11\t4 tasses 10 ml\t2 c.à thé 15 ml\t1 c.à table 15 ml\t1c.à table Cousse d'ail écrasée (facultatif) 1 Poulette crasse* lâU Sel Oeufs I Mine Eau bouillante Sel I tuile Beurre MÉTHODE FAIRE MIJOTER le bouillon de poulet avec le lard salé pendant 15 minutes.Dégraisser.AIOUTER les légumes et les assaisonnements.Faire mijoter pendant 1 heure.PLONGER la poulette grasse dans l'eau bouillante salée et laisser bouillir 2 minutes.[GOUTTER et passer au mélangeur avec les oeufs.INCORPORER la farine.Bien pétrir la pâte.Laisser reposer 20 minutes.Abaisser la pâte sur 2 mm ('h po) d'épaisseur et la couper en julienne.POCHER les pâtes 5 minutes dans l'eau bouillante salée et huilée, [goutter.Vérifier l'assaisonnement de la oupe.Ajouter les pâtes et faire mijoter 1 minute.INCORPORER le beurre tout en fouettant Servir bien chaud.N.B.: la poulette grasse peut être remplacée par des feuilles (j épinards ou de betteraves.Les cosses de gourganes peuvent être mplacées par des haricots verts ( oupés en tronçons de 2,5 cm (1 po) \u2022 Chou gras de la même famille que innard et la betterave.Plante riche en \\ itamines A et C ?ru L rrez un goût plus riche t plus savoureux.Essayez le nouveau café instantané** Maxwell House amélioré.___- Que vous préfériez Maxwell House ordinaire ou A^^^ygouse déce encore plus Essayez-le demain matin! qu'à la dernière goutte.* \u2022 .\u2022 \u2022 \u2022 .' \u2022 ¦ri mt \u2022 ' ' MAGAZINE Perspectives PM publiée haqut* *omaint' par Perspective* Inc 231.rue Saint-laïques Montréal.P Q HJ> IM6 M 282-2224 Pre»klenlef directeur général MA Dion Rédaction Rvdêi feui cri chef; Iran Bouthillctte Rédactrice en chel édiointe Diérèse Dumesnil* Rédacteur rcvwui Edouard Doocel Conception graphique Dvei feui êrtèUkfUt IV»rro I cgault Grapftnfr l**an-\\1ar< Martin ( hetde la fabrication Louise lambin Doucel Secrétariat l iliane Httursi 'Francone loannèdei \u2022 ( fcéle Payant Service de la publicité Directeur Lome rregei Charge \\ do ntmptv.Michel Brunette \u2022 lohanne irssior 231 rue SainMacques, Montréal, P.q H2Y1M6 ih 282-2224 Duc* leur tiftionAl {Ontario) i)«*nis kHlv \u2022 CTurgee de compte* Diane Soucie 16 king Street Cast 4th floor.Toromo.Ont MSCU5 W 163-8064 Conseil d'administration President Roget Landry Vice-president Gaston Vaéhon» Secrétaire loan Sisio \u2022 Uvsonei Dvm* laçasse, ISSN 0380-6790 ARABLE L'ARC-EN-CIEL Préparation : 45 minutes Cuisson: 12 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Truites Vin blanc Bouillon de poisson Sel Poivre jaunes d'oeufs Crème 35% Sel Poivre Céleri en brunoise Carottes en brunoise Métrique Impérial 6 750 ml 750 ml 5 ml 1ml 5 250ml au goût au goût 300 ml 300 ml 6 3 tasses 3 tasses 7 c à thé Vac.à thé 5 1 tasse au goût au goût 1 Va tasse 1 Va tasse Navets en brunoise 300 ml Sel au goût Pommes de terre parisiennes* 36 Beurre fondu 15 ml Bleuets 200 ml Eau bouillante 250 ml 1 Va tasse au goût 36 1 c.à table Va tasse I tasse METHODE NETTOYER les truites, leur enlever les nageoires et les vider.SALER et poivrer les truites.POCHER les truites dans le vin et le bouillon de poisson en ayant soin de couvrir avec un papier sulférisé beurré pendant 12 minutes.Retirer les truites de la casserole et les garder au chaud.Faire réduire le bouillon des trois quarts.MÉLANGER les jaunes d'oeufs battus et la crème.Incorporer le bouillon petit à petit tout en fouettant.ASSAISONNER.Garder chaud dans un bain-marie., METTRE les légumes dans des casseroles séparées, ajouter de l'eau froide à égalité et cuire de 7 à 8 minutes.PROCÉDER de la même façon pour les pommes de terre, mais cuire celles-ci de 10 à 12 minutes.Dépouiller les truites en ayant soin de garder la tête et la queue.DRESSER les truites dans un plat de service chaud et les badigeonner de beurre fondu.PLONGER les bleuets dans l'eau bouillante pendant 45 secondes.Égoutter.Verser la sauce autour des truites.Répartir les bleuets tout autour des truites dans la sauce.Dresser les légumes au-dessus de la truite en forme d'arc-en-ciel.* Pommes de terre de la grosseur d'une noix levées avec une cuillère dite «parisienne».CE PETII QUELQUE CHOSE QUI FAIT DE TOUTE SALADE Ë^ltilffefffcFf^ h! h Si vous croyez que l'oeuf n'a ^fcBPlIf $J B8^^ 8P1p l$iÉ*$ sa place dans la salade que VyPUBLV WbWI dans la salade aux oeufs, allez vite vous faire cuire un oeuf.Car un ou deux oeufs dans n'importe quelle salade, même une simple salade verte, ça fait toute la différence entre une salade ordinaire et une salade qui a de la gueule.Mais ça représente plus qu'un beau coup d'oeil.Faut voir le coup de pouce que ça donne en énergie alimentaire.À votre prochaine salade, faites-leur le coup des oeufs et savourez votre succès.Pour recevoir un livre plein d'autres idées délicieuses, envoyez 50c à: Recettes à succès OEUF.B.P.560.succursale A.Montréal.H3C 2T6 Je repars en oeuf APRES L'ESTOUFFADE ÀL'OIE-AGNEAU Préparation: 35 minutes Cuisson: 4 heures Temps de macération : 12 heures 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Épaule d'agneau désossée et dégraissée 750 g llblOoz Cuisses d'oie 2 2 Marinade: \u2014 vin rouge sec 7 / 4 tasses \u2014 oignons 125 ml 2 gousses 45 ml 7ml 1ml 14 émincés \u2014 ail \u2014 huile \u2014 sel \u2014 poivre \u2014 carottes émincées 250 ml \u2014 tomates 6 \u2014 bouquet garni: \u2014 persi'f 3 branches \u2014 céleri 1 branche \u2014 laurier I feuille \u2014 thym au goût Lardons maigres 200 g Eau 500 ml Blanc de poireaux 6 Farine 250 ml Eau 60 ml Vi tasse 2 gousses 3 c.à table m g à thé Va c.à thé 1 tasse 6 3 branches 1 branche 1 feuille au goût 7oz 2 tasses 6 / tasse Va tasse METHODE: COUPER l'épaule en gros cubes.PARTAGER les cuisses de façon à obtenir 6 morceaux.FAIRE MARINER la viande pendant 12 heures dans un endroit frais et sec.FAIRE BOUILLIR les lardons dans l'eau pendant 10 minutes.Égoutter.Laisser refroidir.Mettre tous les ingrédients dans une marmite.AJOUTER le blanc de poireaux et couvrir d'eau.MÉLANGER la farine et l'eau et sceller le couvercle de la marmite avec cette colle.Cuire au four à 170°C (325°F) pendant 4 heures.Dégraisser le jus de cuisson.Vérifier l'assaisonnement.Servir bien chaud. L'INDUSTRIE DU BOIS EN NOUVELLE-FRANCE Tout n'a pas commencé avec les Anglais.La concession des seigneuries en Nouvelle-France comportait l'obligation de réserver pour le roi «les bois de chesne propres à la construction des vaisseaux».Simple formalité?Que non! Pour les seules années de 1724 à 1751,93 ordonnances des intendants font état d'exploitations dans tous les azimuts de nos forêts.Du fort Frontenac (lac Ontario) à Baie-Saint-Paul, du lac Champlain jusqu'à Sorel on a abattu, scié, fait flotter et acheminé du bois jusqu'à Québec.«L'élaboration d'un système rationnel d'exploitation des forêts fut mis en place dès le début, écrit Jacques Mathieu dans le Cahier d'histoire no 23 de la Société historique de Québec.À l'automne et au commencement de l'hiver, on explorait la forêt pour déterminer les zones à exploiter.Aussitôt après, une équipe d'ouvriers procédait à l'abattage.» Ces relevés nécessitèrent des déplacements considérables.On explora les deux rives du fleuve, depuis Trois-Rivières jusqu'au lac Ontario, les contours du lac Champlain et des cours d'eau qui s'y déversent, les abords du Richelieu, les régions de Baie-Saint-Paul, de La Malbaie et de Chicoutimi.Lorsque la débâcle libérait les rivières et le fleuve, on construisait cages et cageux.Un cageux est une sorte de diminutif de «cage», c'est-à-dire un radeau ou train de bois flottant.A quelques occasions des cageux s'échouèrent sur les récifs de Chambly et il fallut toute l'expérience de l'ingénieur Levasseur pour les récupérer.Comme le Richelieu constituait la principale source d'approvisionnement, l'intendant en améliora la voie de sortie en faisant «brûler ou miner» les grosses roches qui en entravaient le cours.Ce bois était acheminé par flottage jusqu'à Québec pour le chantier de construction navale royale ou pour l'exportation.En 1733, on nota parmi les principaux exploitants l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire, seigneur de Terrebonne, et Clément Sabrevois de Bleury, associé de Marie-Charlotte Denys, veuve de Claude de Ramezay.Parlons maintenant des moulins à scie de la famille de Ramezay dans la vallée du Richelieu.On signale en 1706 la présence d'un moulin à scie, propriété de M.de Ramezay, dans la région de Montréal.Le gouvernement français octroya en 1719 un contrat par lequel M.de Ramezay s'engageait à fournir annuellement, pendant six ans.2 000 pieds cubes de bordages de pin; 8 000 pieds cubes de bordages \u2022 de chêne; et 4 000 pieds de planches.Devenue veuve de Claude de Ramezay en 1725 Marie-Charlotte Denys continua d'exploiter le moulin à scie de son mari.À la mort de Mme de Ramezay, en 1742, sa fille Françoise-Louise, qui était restée célibataire, continua à exploiter et à faire fructifier l'industrie familiale.Vers 1755, elle Marie-Charlotte Denys exploitait plusieurs autres moulins sur les seigneuries qu'avait acquises son père dans la région du Richelieu et un marchand, entre autres, lui devait à lui seul 60 000 livres.A l'instar de Mme de Repentigny, qui racheta neuf tisserands anglais prisonniers des Indiens, les embaucha et leur adjoignit des apprentis canadiens pour ses ateliers, Charlotte et Louise de Ramezay se profilent en bâtisseuses de pays sur le canevas de l'histoire.EDOUARD DOUCET La Compagnie d'Assurance du Québec Depuis plus d'un siècle à votre service.1890 1921 1961 \u2022 La colonisation connaît un essor sans précédent au Québec.\u2022 De son côté, la Compagnie d'Assurance du Québec ajoute la Gaspésie à ses régions desservies.\u2022 Pour la première fois, la population urbaine du Québec dépasse la population rurale.\u2022 À la même époque, la Compagnie d'Assurance du Québec décide de couvrir les dommages causés par les explosions de gaz naturel.\u2022 À Montréal, la construction de la Place Ville-Marie marque les débuts du plus important complexe souterrain du monde.\u2022 La Compagnie d'Assurance du Québec s'associe avec l'Assurance Royale.Aujourd'hui, mieux pour mieux vous protéger La Compagnie d'Assurance du Québec répond mieux aux besoins de ses clients, parce qu'elle connaît bien son monde.Ce fut d'ailleurs la première compagnie d'assurances fondée au Québec.Depuis, elle a toujours su améliorer et élargir la gamme de ses services.Associée avec l'Assurance Royale depuis 20 ans, elle est aujourd'hui mieux placée pour mieux vous protéger en vous offrant des avantages hors pair comme des polices en langage simplifié, sept centres de décisions à travers la province, des affiliations internationales, un réseau de plus de 700 courtiers et un service de sinistres qui assure une indemnisation rapide, équitable et fiable.Compagnie d'Assurance du Québec i*±à Associée avec l'Assurance Royale depuis 1961 \u2022a an ft '4 \u2022 M; ti- enne S9 /Wis-.Santé et Biervêtre social Canada considère que le danger pour la santé croît avec lusage-éviter d'inhaler Moyenne par cigarette- Filtre King Size: \"goudron\" 12 mg.nie.OS mg.Filtre Régulière: \"goudron\" 8 mg, nie.05 mg."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.