La presse, 30 juillet 1981, B. Économie et finance
[" p \u2022 - La hausse des taux hypothécaires attise la crise du logement Los niveaux sans précédent que viennent d'atteindre les taux d'intérêt hypothécaires (19V2 à 20 pour cent) portent un dur coup au domaine de l'habitation, à telle enseigne que des observateurs de la scène immobilière entrevoient une véritable crise du logement, plus particulièrement à Montréal.Les propriétaires de maisons qui dcivenl renouveler leur hypothèque à ce moment-ci (à la lin d'un terme de cinq ans) doivent assumer des augmentations FRANÇOIS BERGER de leurs mensualités de plus de 50 pour cent.Mais les plus touchés seront, éventuellement, les locataires: les renouvellements d'hypothèques sur les immeubles luca tifs vont faire grimper drastiquement les loyers ou, si les fortes hausses sont inapplicables intégralement (baux en cours ou contestation devant la Régie du logement), les locataires vont devoir subir une baisse de la qualité des services.Un cas représentatif à Montréal: l'hypothèque de $990,000 Sur un immeuble de 50 loge- et 7 août, a indique un porte-parole du ministre Guy Tardif, responsable de l'habitation.Le programme, qui sera administré par la Société d'habitation du Québec, prévoit les critères principaux suivants; \u2022 le ménage' bénéficiaire doit être actuellement locataire; \u2022 le ménage doit comprendre au moins un enfant âgé de moins de 12 ans; \u2022 le logement acheté doit avoir un prix inférieur à $60,000.La SHQ s'engagera à assumer tout OU partie des intérêts sur la première tranche de .S 10,000 de l'hypothèque, selon les modalités suivantes: Québec assumera tous les intérêts au cours de la première année (aux taux actuels, cela signifie une économie de SI,950 pour le bénéficiaire pendant la première année); le gouvernement assumera, pen- dant la deuxième année, les intérêts au-dessus du taux de 5 pour cent, et les intérêts au-dessus de 10 pour cent pendant les trois années .subséquentes.Le programme comprend aussi une aide destinée à stimuler les naissances: dans la période de cinq ans au cours de laquelle le ménage est subventionné.Québec remboursera $2,000 du montant de l'emprunt potir chaque nouvelle naissance.Dans le cas de l'achat de logements neufs, l'application du programme sera rétroactive au premier mai dernier.Au complexe immobilier La Cité, par exemple, les haussés de hivers sont de l'ordre de* 30 pour cent clans l'ensemble des 1,300 logements situés dans le centre-ville (ce complexe n'est pas soumis au contrôle de la Régie du logement, parce qu'il est encore trop récent).La pression sur les loyers des quelque 300,000 ménages locataires de Montréal sera d'autant plus forte que le taux de vacance dans les logements locatifs est bas (environ 2 pour cent actuellement et 1.1 pour cent dans les logements de deux chambre- à coucher, les plus nombreux dans le stock immobilier montréalais) et que la construction d'habitations multifamiliales est très faible (à peine 30 pour cent des mises en chantier totales).Iln'entrepresqueplusdenou-veaux logements locatifs sur le marché de Montréal (immeubles de 6 unités et plus): seulement 522 entre octobre et avril derniers, comparativement à 3,094 au cours de la même période de l'an dernier, selon la Société canadienne d'hv-pothèques et de logement (SCHL).Des taux de vacance bas devraient normalement stimuler la demande de logements neufs, mais la poussée des taux d'intérêt et l'inflation (qui s'allie à une stagnation des revenus des ménages) empêchent le phénomène de se réaliser.La combinaison de la rareté des logements et des taux hypothécaires très élevés place les locataires dans une impasse: ils devront, pour la plupart, subir des hausses très importantes des loyers parce qu'ils ne peuvent se payer une maison (la maison neuve coûte 39 pour cent plus cher que l'an dernier en termes de m ensualités sur hypothèque, compte tenu d'une augmentation des prix de 11 pour cent et de la hausse des taux d'intérêt).Selon Pierre Aubry, président do 1 a L igue d es prop ri e t a i res d e Montréal (1,500 membres possédant des immeubles qui comptent entre 10 et 50 logements ).ies taux d'intérêts hypothécaires absorbaient, il y a trois ans.la moitié du loyer d'un logement.Avec les nouveaux taux, la proportion du lover devant assurer le remboursement hypothécaire est encore augmentée.M.Aubry considère que les loyers, à Montréal, vont devoir «faire du rattrapage)», il cite à l'appui de son affirmation des données de Statisque Canada: entre juin 1980 et juin 1981, les loyers, dans la région métropolitaine de Montréal, ont augmente d'un maigre 5.4 pour cent, pendant que le coût du logement en propriété faisait un bond de 13.7 pour cent.Il s'agit d'une hausse moyenne des loyers, dont la f aiblcsse.se rai ta t tri bu a bleaux immeubles dont les emprunts sont en grande partie remboursés.Tendant que propriétaires et locataires se voient dans l'obligation de se serrer encore dfl vantage la ceinture, le marché des hypothèques résidentielles s'effondre.Les banques à charte et l< -sociétés de fiducie enregistrent des baisses de l'ordre de 75 a 85 pour céht dans le nombre de prêts hypothécaires consent.-pour des fins résidentielles, par rapport a la même période l'an dernier.Chez les assureurs hypothécaires, on note une nette diminution des hypothèques approuvées dans le secteur locatif: à la SCHL, on n'a assuré des hypothèques que pour .\">:> logemen! > en juin dernier Eni re jam ier e: juin.1.379 unités de logement locatif ont fait l'objet d une assurance hypothécaire, comparativement a 6,500 au cours de la même période »ie 1980 Che7 Mortgage Insurance Co.deuxième plus important assureur h\\ pothécaire dans la région de Montréal, onl parle dune diminution de 75 pour cent depuis deux mois.Les propriétaires qui renouvellent actuellement leur hvoo-Ihèque préfèrent le terme d'un an.espérant une diminution des taux l'année prochaine», dit Yvon Julien, directeur du crédit hypothecaiide la BCN, l'hypothèque moyenne sur une maison unifamiliaie séiablit a $26,000; avec les taux de 19' p.cent entres en vigueur hier, le propriétaire voit ses paiements mensuels passer de .S2(>9 (en !97ur une maison neuve est de $'44,000: les mensualités augmentent de to pour cent par rapport à l'an dernier (taux d'environ 13 pour cent), le versement mensuel passant de S »05 a $705-, L'hj po-thèquemoyennesu rune m a ison existante s'établit a $36,000: hausse des mensualités de m pour cent également, les versements passant de S I i:j a $577.Ceux qui veulent acheter leur premiere maison sont particulièrement mal places: non seulement doivent-ils faire face a des taux hypothécaires records, mais souvent ils n'ont pas les moyens de faire un dépôt à cause des prix élevés des maisons.Par ailleurs, le fait que les gi ns remettent à plus tard l'achat d'une propriété commenci à exercer de la pression à la baisse sur les prix des maisons.Les agents immobiliers estiment que les maisons ont tendance a rester plus longtemps Mir le marche qu'il y a quelques mois Du Pont aurait le contrôle de Conoco Du Pont de Nemours, le géant de l'industrie chimique américaine est en train de remporter l'opa du siècle, en ayant acquis déjà plus de 56 p.cent des actions cîc Conoco, selon une déclaration de cette firme faite hier.Il semblerait également que de nombreux actionnaires de Conoco continuent à déposer leurs titres à DuPont, en dépit de l'offre plus alléchante faite par Mobil Oil.L'incertitude que fait peser sur l'offre de cette société pétrolière, la loi anti trust n'incite pas les actionnai res de Conoco à lui vendre leurs actions.MICHEL ROESLER_ Mardi soir 18 millions d'actions de Conoco avaient été offerts à DuPont comparativement à 13.7 millions lundi soir à la clôture des marchés.L'offre de DuPont, à la différence de ses concurrents Seagram et Mobil-Oil, porte sur 10 pour cent des actions de Conoco au prix de $95.00 l'action.Les 60 p.cent qui restent sont sur la base d'un échaq action Conoco contre 4 de DuPont de Nemours.Toutefois '-, direction de DuPont pourrait o inoncer qu'elle augmente a 45 p.cent, ou 38.7 millions d'actions, Je nombre que cette société est prête a acquérir au prixdo $95 l'unité, si elle suit les recommandations que lui a faites son président, Kdward G.Jefferson.Les actions de Conoco se transigent actuellement autour de $77.00 l'unité.Seagram n'a pas tardé à réagir à l'annonce de DuPont.Dans un communiqué publiée hier, en début d'après-midi, le «prétendant canadien» de Conoco a déclaré: «La décision 'de DuPont d'augmenter la partie au comptant de l'offre risque d'anéantir les chances de traitement en franchise d'impôt de la partie action de l'offre de DuPont à l'égard de Conoco.» L'explication donnée par Seagram, quelque peu technique, demeure toutefois une hypothèse qui repose sur l'éventualité d'une baisse du cours des actions de DuPont, en particulier.Le communiqué en effet dit qu'en général, aucune directive rendant exempts d'impôt une transaction ne sera émise selon des indicateurs publics, si la valeur des considérations autres que des actibh^ofCertes est de plus de 50 p.cent dunttal.En se basant sur le coursdg.«ermeture [Pont, mavdrsoir, l'achat (Jhfr/dc 15 p.cent des té Conta^j^iOâ.OO l'ac-Ntt^ejit, formerait, selon îrtsae:Seagram, prati-it 50 p.cent de la considération globale.Cette limite de 50 p.cent serait nettement dépassée si le cours (tes actions de DuPont tombait en dessous de $45.75.Ils ajoutent que cette éventualité pourrait aussi se produire si DuPont achetait plus de 38.7 millions d'actions de Conoco au comptant ou exerçait une partie quelconque de son option d'achat d'actions du Trésor de Conoco.Seagram poursuit que son offre ne présente pas le même risque et demeure, de ce fait plus attrayante même si elle n'est que de $92.00 l'action de Conoco comparativement à $95 pour DuPont.De son côté la direction de Conoco a déclaré qu'elle allai: revoir les nouvelles offres de Seagram et de Mobil-Oil.On sait que Mobil Oil a offert lundi de monter son offre publique d'achat à $8.2 millions ou $105.00 l'action, payés en liquide pour 50 p.cent du capital action de Conoco, et un échange d'action établi sur la base de $85.00 par action pour obtenir les 50 p.cent restant.Mobil-Oil annonçait, d'autre part mardi soir qu'elle était pré te à se départir d'un certain nombre de ses actifs pour éviter de se trouver en contradiction avec ia loi anti trust.Toutefois, il n'est pas évident, pour le moment, que les dés soient joues.En effet, ta direction de Conoco qui a toujours favorise DuPont de Nemours, pourrait réviser sa décision -: les off res des autres - 'avèrent plus intéressantes De plus Seagram a prévu un S) sterne d'ac qquisition suffisamment souple pour faire revenir sur leur décision les actionnaires de Coyoco qui ont déposé leurs actions soit auprès de DuPont.soit auprès de Mobil-Oil.c »s actionnaires peuvent jus qu'à la fin au mois incluse retirer leurs actions déjà engagée pour les remet ire à Seagram.La hausse des prix des produits laitiers sera annoncée aujourd'hui OTTAWA (PC) \u2014 Les consommateurs peuvent s'attendre, aujourd'hui, a une augmentation des prix de la plupart des produits laitier- C'est en effet aujourd'hui que le gouvernement doit faire connaître les ajustements des prix du lait industriel payés a.ix fermiers, qui entreront en v igueur lundi.Il est a prévoir, cependant, que le mécontentement suscité par la hausse du prix des aliments va pouvoir contenir l'augmentation des produits laitiers à environ quatre pour cent, au lieu ment peut se servir des données du six pour cent prévu au début.du premier trimestre seulement Les ajustements aux prix du pour faire 1rs ajustements, ou lait industriel tieftnt*t coWpté \u2022 teHir Confié également .H \u2022< s a-des coûts plus élevés de pr'odtic- fistiqués du cVuxiemeMnme.sTr tion des cultivateurs.Les données sont habituellement fournies par les statistiques des trois premiers mois de l'année, les seules disponibles Mais, pour la première fois, les statistiques du second trimestre ont été rendues publiques cette année avant que les ajustements ne soient faits.Cela signifie que le gouverné- qui montrent des coûts de production plus élevés.Si le gouvernement s'en tient au premier trimestre», il déplaît aux fermiers, qui \\ ont trouver que l'augmentation n'est pas suffisante.S'il ajoute le deuxième trimestre, il suscite le mécontentement des consommateurs, qui vont trouver les hausses trop élevées.NOS PAGES Taux d'intérêt à 22% Les banques à charte vont vraisemblablement porter leurs taux préférentiels a 22 pour cent aujourd'hui.Jusqu'ici qu'une seule banque n'a réagi à la hausse des taux d'intérêt qui a suivi ip chute du dollar en début dè semaine Page B 2 Redémarrage dans l'automobile L industrie de l'automobile a connu un redressement spectaculaire de ses finances au deuxième trimestre.11 s'agit d'un «volte-face» de $2 milliards.Page B 2 Démembrement de Texasgulf La grande société minière américaine se prépare à passer sous le contrôle du groupe Elf Aquitaine, tout en cédant ses propriétés minières canadiennes à la Corporation du développement du Canada Page B 2 Elf Aquitaine craint les nationalisations Le président d*Elf Aquitaine, une société d'Etat française a dit qu'il a voulu vendre les actifs canadiens à cause des nationalisations qui ont courj.Page B 2 j Méfiance des consommateurs Selon le Conference Board du Canada, !a confiance des consommateurs n'a jamais été plus bas.Les résultats du sondage font état d'une baisse de 10 points de l'indice.\\ Page B 3 La CVMQ et les courtiers La Commission des valeurs mobilières du Québec a tenu une audience pour étudier la propriété des maisons de courtage et pour examiner les derniers changements au règlements de la Bourse de Montréal.Page B 3 I Découverte de Mobil Mobil a fait une découverte j pétrolière ou large de Terre-j Neuve.Page B 3 Bell se défend Bell Canada se défend de pratiques restrictives et souligne que l'organisation groupe lui a permis de soutenir la concurrence de géants étrangers.Page B 3 du I Indices Montréal 388.32 (-4.13) Toronto 2267.57 (-41.33) j.''jta)Y£rfc 937.40 (-2.00) LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUILLET 1 981 I L'industrie automobile redémarre americai DETROIT \u2014 Les trois grands fabricants de voitures américaines ont réussi à renverser la vapeur au cours du deuxième trimestre et à transformer leurs déficits en profits.GRAHAM STEWART de l'Agence Reuter General Motors, Ford Motor et Chrysler ont déclaré, ensemble, des bénéfices de S58H.2 millions pour les trois mois se terminant le 30 juin, comparativement à un déficit de S 1.4 milliard, pour la période correspondante en 1980.11 s'agit là d'une «volte-face» frisant les $2 milliards.Pourtant, la route est encore longue pour les trois grands, qui devront encore surmonter plusieurs obstacles de taille avant de reprendre un rythme de croisière satisfaisant.Le premier de ces obstacles est énorme: il s'agit du niveau élevé des taux d'intérêt.Le deuxième l'est à peine moins: déjà les économistes voient se profiler à l'horizon l'ombre menaçante d'une nouvelle récession aux Etats-Unis.Plusieurs spécialistes du secteur de l'automobile pensent que les plus vulnérables du trio,' Ford et Chrysler, pourraient retomber «dans le rouge» au troisième trimestre.Performance impressionnante La performance de General Motors a été particulièrement impressionnante au cours du deuxième trimestre.Le géant de l'industrie automobile américaine déclarait en effet des profits de $511.6 millions, comparativement à une perte de $411.9 millions un an plus tôt.Ford, le numéro deux apre> GM, enregistre des profits de $60; millions, toujours au deuxième trimestre 1981.contre des pertes de $468 millions pour la même période en 1980, ce qui constitue une remontée dépassant le demi-milliard de dollars.Mais c'est Chrysler qui surprend le plus: ses profits ne s'élèvent qu'à $11.6 millions, mais il faut se rappeler que la compagnie était virtuellement en faillite il y a à peine un an.C'était la première fois que Chrysler rapportait des bénéfices depuis la fin de 1978; l'entre prise mettait ainsi fin à neuf dé ficits trimestriels consécutifs.Au cours du deuxième trimes-, tre de 1980, Chrysler accusait une perte de $536 millions, et devait terminer cette année-là avec un catastrophique déficit de $1.7 milliard.l Série de facteurs Les analystes financiers attri- buent la spectaculaire remontée des trois grands a une série de facteurs: augmentation des prix des voitures, programmes massifs de réduction des coûts (entraînant quelque :>()().000 mises a pied aux Etats-Unis), accélération de la production et de l'écoulement des stocks auprès des concessionnaires.Iî faut également signaler que le deuxième trimestre de 1980.qui sert de point de comparaison pour le trimestre correspondant cette année, était exceptionnellement mauvais pour l'industrie automobile américaine.Les spécialistes font toutefois remarquer que, malgré la forte hausse des ventes en dollars, le nombre de véhicules vendus est demeuré à peu près stationnai-re: 1,576,000 au deuxième trimestre cette année, contre 1,555,000 pour la période correspondante en 1980.soit une progression à peine supérieure à un pour cent.«Les fabricants de voitures ont démontré qu'ils étaient capables de réaliser des bénéfices malgré des ventes relativement stagnantes», commente Arvid Joup-pi, spécialiste de la question à la maison John Muir.«Ils sont devenus plus efficaces, parce qu'ils ont appris à faire plus de choses avec moins de gens».Les Japonais Pendant que les fabricants américains réussissaient à améliorer leur situation financière, les Japonais rie demeuraient pas inactifs.Malgré la limitation des importations de voitures japonaises aux Etats-Unis, les fabricants nippons ont profité de la stagnation dans le nombre de voitures américaines vendues pour porter leur part du marché américain a un niveau sans précédent de 28 pour cent.Les analystes font état de prévisions pessimistes pour le troisième trimestre (juillet, août et septembre).Ils prédisent un ralentissement des ventes, alors que les clients potentiels hésiteront à emprunter à cause des taux d'intérêt élevés, et préfère ront attendre la sortie des modèles 1982.«Les concessionnaires ont également des stocks très élevés», ajoute l'analyste David Healey, de La maison Brexel Burnham Lambert -«Au cours du second trimestre, les fabricants leur ont fourni plus de voitures qu'ils étaient capables de vendre au détail».M.Healy prévoit que seulement GM affichera un profit au troisième* trimestre.Quatrième trimestre vigoureux Mais la plupart des observa- teurs du marché de l'autonobile s'entendent pour annoncer une reprise substantielle en octobre, \"ii autant que les taux d'intérêt baissent sensiblement.Un quatrième trimestre vigoureux pourrait permettre aux trois grands de se remette sur pied pour l'ensemble de l'année 1981.Ford pourrait même terminer l'année avec un profit, ce qui serait extrêmement encourageant après le déficit de SI.5 milliard enregistré en 1980.Quant à Chrysler, on pense généralement qu'elle terminera encore une fois l'exercice financier avec une perte.Celle-ci, es-time-t-on, devrait atteindre $250 millions, ce qui constituerait une nette amélioration par rapport à l'année dernière.L'an dernier, lorsque le président de Chrysler.Lee ïacocca, tentait de persuader le gouvernement américain d'avancer des crédits considérables à son entreprise, il entrevoyait précisément un déficit de $250 millions.Le taux préférentiel des banques à charte passerait à 22% Les banques à charte canadiennes ont choisi d'attendre à aujourd'hui pour décider si elles suivraient l'exemple de la Banque Mercantile et faire passer leur taux préférentiel de 21 à 22 pour cent.ALAIN PUBUC__ Les banques ont en effet préféré ajuster leur décision aux résultats de la réunion hebdomadaire du jeudi midi où est traditionnellement fixé le taux d'escompte de la Banque du Canada.Mais si les banques n'ont pas rapidement imité l'initiative de la Mercantile leurs porte-parole n'en ont pas moins reconnu les pressions à la hausse qui s'exercent à nouveau sur les taux d'intérêts.Cette banque à charte a en effet fait cavalier seul en faisant grimper son taux préférentiel d'un point en un seul coup.C'était quatre jours à peine après une augmentation de même ampleur où toutes les banques avaient porté leur taux préférentiel de 20 pour cent, à un record de tous les temps de 21 pour cent.Dans le sillage de rumeurs voulant que les autres banques fassent de même, cette décision a toutefois eu pour effet de contenir la chute du dollar au cours de la journée de mardi.Cette initiative de la Mercantile risque fort, selon les analystes être imitée à travers le monde bancaire, parce que, malgré les hausses importantes des taux d'intérêt la semaine dernière, le dollar a poursuivi sa chute vertigineuse et s'est enfoncé dans un marasme qu'il n'avait pas connu depuis 50 ans: La hausse des taux la semaine dernière a en effet été substantielle.Lors de l'adjudication hebdomadaire des bons du trésor qui a lieu tous les jeudis midi, les taux des bons dutrésor à 30 jours ont été fixés à 19.6-1 pour cent.Le taux préférentiel de la Banque du Canada est statutairement, fixé à un quart de point plus haut, est ainsi passé à 19.89 pour cent.Ce taux est un taux symbolique qui joue un rôle de signal de la banque centrale pour l'ensemble du système bancaire.Les banques à charte ont aussitôt réagi en portant de façon spectaculaire leur taux préférentiel de 20 à 21 pour cent.Ce taux est celui qu'elles exigent de leurs meilleurs clients industriels.Le commun des mortels 1 doit en général verser deux ou trois pour cent de plus pour ses emprunts.Malgré ces mesures draconiennes qui ont mené les taux d'intérêts à de nouveaux sommets, le travail est en quelque sorte à refaire cette semaine, puisque ces mesures n'ont pas réussi à contenir la chute du dollar.Spirale Cette spirale insensée s'explique par les philosophies monétaires qui prévalent tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Le sort des Canadiens est en effet lié à ceux de leurs voisins américains.La Banque du Canada doit maintenir ses taux d'intérêts à un niveau plus élevé que ceux qui prévalent aux Etats-Unis si elle veut éviter une dégringolade du dollar.En effet, si les taux américains restent plus élevés, les détenteurs de capitaux flottants s'empresseront de se débarasser de leurs dollars canadiens pour les convertir en devises américaines afin d'aller placer leur argent aux USA à des conditions plus avantageuses.Une hausse des taux canadiens, à l'inverse, empêchera ce mouvement et pourra même attirer des capitaux au Canada.Quant aux Etats-Unis, leur politique de taux d'intérêt élevés, fortement dénoncée au sommet de Montebello par les dirigeants européens, a pour but de contenir l'inflation en réduisant la croissance de la masse monétaire.Le resserrement des conditions de crédit, dans ce cas, permettrait en quelque sorte de créer une récession artificielle en contraignant tant l'investissement que la consommation, et ainsi de réduire les pressions sur les prix.Toute cette mécanique a cependant été insuffisante pour maintenir le dollar canadien à flot au courant de la semaine, même si les taux d'intérêt canadiens restaient plus élevés que les taux correspondants aux USA.Au cours de la journée de lundi, le dollar est en effet passé de 82.24 à 81.53 cents américains, les taux d'intérêt élevés étant incapables de contrebalancer les effets conjugués de divers facteurs, notamment le fait qu'il est devenu clair que les taux ne baisseraient pas aux USA, mal- gré une importante baisse de la.masse monétaire américaine.; Par ailleurs, les nombreux ; achats récents de compagnies» étrangères par des intérêts ca-î nadiens a enclenché un vaste; processus de sortie de capitaux; canadiens, qui exerce une pres-^ sion à la baisse sur notre dollar.Lorne Chudy, directeur dos affaires publiques de la Banque de la Nouvelle-Ecosse, a précisé que les deux derniers jours do chute du dollar provoquaient do fortes pressions à la hausse sur les taux d'intérêt.Pronostics Un indice qui pourrait étayer; les attentes d'une progression des taux d'intérêt aujourd'hui est l'évolution du taux de rendement des Bons du Trésor à 301 jour>.Celui-ci s'établissait en; effet hier matin à 21 pour cent.; soit L.3G point de plus que jeudi-dernier.Si cette tendance se maintient: au cours de l'adjudication de; demain, cela laisserait présager* que le taux d'escompte pourrait s'établir à 21.25 pour cent.Remontée du dollar Le dollar canadien a résisté! hier aux pressions à la baisse qui l'assaillaient depuis le* début de la Semaine et a même remonté de plus d'un tiers de! cent pour s'établir Si .s;i cents américains.Cette remontée ne suffit cependant pas a compenser les importantes pertes que la devise canadienne a essuyées depuis lundi lorsqu'il a dégringolé de 82,21 à 81.53 cents, en dessou> du seuil psychologique des 82 cents américains, de même que la légère baisse d'hier, lorsqu'il est passé de 81.53 à 81.50.Cette progression de 33 centièmes de points hier s'est cependant effectuée dans l'expectati ve d'une remontée dos taux d'intérêts canadiens au cours de la journée d'aujourd'hui.Une telle hausse des taux au Canada réussirait en effet à atténuer les pressions à la h.iisse J sur notre dollar.Cette éventualité a vraisemblablement redonné aux cambistes une certaine confiance dans la devise canadienne.Texasgulf prépare son démembrement Baisse des exportations de voitures japonaises TOKYO, 29 juillet, Reuter \u2014 Les exportations japonaises de véhicules ont diminué au mois de juin pour la première fois depuis deux ans, a annoncé mercredi l'Association des constructeurs automobiles japonais.La baisse a atteint 0,4 pour cent à 512,839 unités par rapport au même mois de Tannée dernière et 2,4 pour cent par rapport au mois de mai 1981, a précisé l'Association.Cette tendance s'explique par les accords signés entre les constructeurs japonais et la majorité des pays de la CEE, les États-Unis et le Canada.De juin 1980 à juin 1981, les exportations japonaises à destination des PJtals-Unis ont ainsi diminué de 13,7 pour eent.Kn revanche la baisse n'est que 0,1 pour cent en ce qui concerne l'ensemble de la CEE et des hausses de 23,4 et 22 pour cent ont été enregistrées vers la RFA et le Canada.Les chiffres de juin portent à 3,19 millions d'unités le total des exportations nippones pour le premier semestre, ce qui représente une progression de près de neuf pour cent par rapport à la même période de l'année dernière.WASHINGTON \u2014 «Il est probablement trop tard pour faire quoi que ce soit», a laconiquement déclaré, hier, un porte-parole de la multinationale américaine Texasgulf, qui vient de passer sous le contrôle du groupe français Elf-Aquitaine.La direction de Texasgulf, de concert avec le gouvernement américain, a vainement tenté, il y a deux semaines de stopper l'offre publique d'achat déposée fin juin par la société française.«Avec cette transaction, les Etats-Unis viennent de perdre le contrôle de concessions minières de première importance dans le secteur de l'argent, du pétrole, du cuivre, du zinc et du soufre», a-t-il ajouté.L'acquisition de Texasgulf par Elf-Aquitaine signifie notamment que la Corporation de développement du Canada (CDC).en vertu d'une entente antérieure avec les Français, mettra la main sur tous les actifs canadiens de Texasgulf.en échange de son important bloc d'actions dans cette compagnie.Efl-Aqui-taine, une des dix plus importantes compagnies pétrolières au monde (propriété à plus de 70 pour cent de l'Etat français) prend ainsi le contrôle de Texasgulf amputé de ses actifs canadiens.La participation du géant français dans Texasgulf se situe, à l'expiration de son offre et compte tenu du bloc qu'elle récupère de la CDC, à plus de 75 pour cent.Le chiffre d'affaires de Texasgulf, Tannée dernière, était sensiblement supérieur à $1 milliard.Le porte-parole de Texasgulf s'en est surtout pris à l'attitude des Canadiens dans toute cette affaire.«Ce sont eux», a-t-il déclaré, «qui ont tout manigancé avec les Français; ils avaient déjà, dans notre dos, tout monté leur coup il y a déjà 18 mois».Le partage des actifs de Texasgulf entre le Canada et la France donne les riches mines de Kidd Creek (Ontario) et de Nanisivik (Territoires du Nord-Ouest) à la CDC, tandis qu'Elf-Aquitaine met la main sur les opérations internationales de Texasgulf, dont les exploitations minières sont présentes dans une dizaine de pays.Aux Etats-Unis seulement, cette transaction donne au groupe Elf-Aqui- taine le contrôle des importantes mines de soufre de Nedwgulf et de Moss Bluff, au Texas, des concessions pétrolières dans le golfe du Mexique, des usines de potasse et phosphate en Utah, en Caroline du Nord et au Wyoming.Elf Aquitaine: un objectif majeur PARIS tAFP) \u2014 En prenant le contrôle de la société minière nord-américaine Texasgulf et en s'implantant aux Etats-Unis, Elf Aquitaine a atteint l'objectif majeur de sa stratégie définie en 1979, a déclaré mercredi le PDG de la compagnie pétrolière française, M.Albin Chalandon.Dans une conférence de presse, M.Chalandon a surtout insisté sur l'aspect financier de cette opération.Selon lui, il était urgent de renouveler les richesses de la compagnie, fondées sur le gaz de Lacq (sud de la France) c f le pétrole du Gabon, en déclin.L'acquisition d'une société américaine, fortement bénéficiaire, devrait permettre, a-t-il ajouté, de dégager l'argent (en dollars) nécessaire au financement des investissements d'Elf Aquitaine dans le monde.M.Chalandon a également apporté des précisions sur l'offre publique d'achat qui a abouti mardi soir à la prise de contrôle (à 85 p.c.) de Texasgulf.Les actions, a-t-il indiqué, ont été payées sur la base de $5:t dollars (et non $56).Il a .souligné que cette transaction.la plus importante du genre jamais réalisée par une société étrangère aux Etats-Unis, avait été traitée sur une «base amicale >.M.Chalandon a précisé les mécanismes financiers de l'opération: sur les $2 milliards $315 millions, $994 millions ont été obtenus par la vente de 75 p.c.d'Aquitaine Canada à la Canadian Development Corp.(CDC), le solde, environ $1.4 milliard, ayant été emprunté à court terme au taux du marché.M.Chalandon a d'autre part justifié sa décision de quitter le Canada en affirmant que la filiale canadienne du groupe «n'apportait pas beaucoup de satisfaction sur le plan financier».Il a ajouté que la nouvelle politique canadienne de «nationalisation de l'industrie pétrolière» rendait celte décision urgente.Texasgulf, a-t-il précise, est essentiellement présente dans l'exploitation des phosphates, du soufre et du minerai de trôna (servant à fabriquer du bicarbonate de soude), mais dispose aussi d'activités pétrolières et gazières non négligeables.En 1980, ie chiffre d'affaires de Téxasgull aux Etats-Unis a atteint $()00 millions, et le bénéfice net $133 millions.Les dirigeants d'Elf Aquitaine estiment qu'en 1985, ils atteindront respectivement $1 :t milliard.Washington: tout n'est pas joué WASHINGTON (AFP) \u2014 De graves problèmes «pourraient surgir» lors du rachat en cours de la firme Texasgulf par la Compagnie pétrolière française Elf-Aquitaine.indique le département du Trésor dans un communiqué publié mercredi.«Le Comité (interministériel) des investissements étrangers aux Etats-Unis avait demandé une suspension de la transaction pour donner au gouvernement français la possibilité d'éviter des problèmes potentiellement plus graves qui pourraient surgir de la conclusion de l'examen du comité une fois l'investissement accompli», indique le communiqué.«Elf-Aquitaine a désormais apparemment racheté des actions aux termes de son offre publique d'achat L'examen en cours par le comité se poursuivra et aucune décision concernant une éventuelle action gouvernementale ne sera prise avant que l'examen ne soit terminé», conclut le département du Trésor.Volkswagen songe à abandonner l'Ontario BA.RRIE, Ont.(PC) \u2014 Volkswagen-Canada a fixé au 31 août la date limite pour que le gouvernement fédéral lui accorde une exonération de droits avant d'installer une usine de pièces au Canada.M.Bruno Rubess, président de Volkswagen-Canada, a dit mardi que si aucune décision n'était prise d'ici là, la compagnie annulerait son projet relatif à une usine en Ontario et chercherait un endroit ailleurs.La con>u^gntç.a-t-il expliqué, a besoin de suivre un calendrier pour commander du matériel destiné à une installation de fabrication.Un collaborateur du ministre de l'Industrie Herb Gray a indi-que que.bien que le gouvernement fédéral veuille régler la question le plus tôt possible, il .veut aussi être sûr que tous les endroits pouvant convenir aienl été examinés.On a parle de Bar rie et Windsor comme endroits possibles. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUILLET 1981 La CVMQ examine la propriété privée des maisons de courtage La Bourse de Montréal a défendu devant la Commis s ion des Valeurs Mobilières du Québec son nouveau cadre de réglementation présenté le 13 juillet dernier à ses membres (jui l'a accueilli favorablement.Il s'agH de la participation du public à la propriété des maisons de courtage en valeurs mobilières.Cette question qui soulève de nombreuses interrogations dont une importante à souligner et soulevée parla firme Lalïerty Harwood, à savoir qu'en permettant aux firmes de courtage de devenir publique, on favorise leur concentration ce qui ne serait pas sain dans une telle industrie.Toutefois en dépit de celte objection, dans l'ensemble lout le monde est d'accord pour cette nouvelle modalité avec cependant certaines restrictions et des règlements strictes.La Commission des valeurs mobilières du Quebec doit statuer et dans cette perspective la Bourse de Montreal lui demande dans le mémoire qu'elle lui a présente hier, de faire attention au cas où elle déciderait qu'une disposition des règlements de la Bourse de Montreal ne lui apparaît pas acceptable et qu'elle adopte une position différente de .celles des autres commissions \"des valeurs mobilières, à ses décisions advenant l'enregistrement au Québec du prospectus d'une maison de courtage pan canadienne.En fait la Bourse de Montreal recommande à la Commission des Valeurs Mobilières du Québec de ne pas faire cavalier seul.«.Dans la mesure lit-on dans le mémoire de la Bourse de Mont réal, ou les autres commissions des valeurs mobilières au Canada acceptent les recommanda- tions du Comité mixte sur la participation du public à la propriété des maisons de courtage et que les dispositions sont divulguées aux investisseurs, il semble difficile de maintenir que la proposition constitue une entrave sérieuse à l'intérêt publie.»» Le mémoire ajoute: «De plus nous ne croyons pas que la Commission serait justifiée de tenir ces maisons de courtage en otages pendant que les dirigeants des organismes réglementaires tentent de réconcilier leur point de vue sur des questions aussi fondamentales.» La question de la participation du public à la propriété des firmes canadiennes de courtage en valeurs mobilières ne fait l'unanimité.Le problème accroche et nombreux sont ceux qui adoptent des positions plus ou moins radicales.Le Comité mixte estime qu'aucun investisseur public ou externe à une firme membre devrait détenir plus de 10 pour cent des actions votantes de la firme.Certains n'aiment pas cette restriction, d'autres souhaitent que ce chiffre soit élargi à 20 pour cent.Les modalités du nouveau cadre réglementaire de la Bourse de Montréal sont établies sur les conclusions et les recommandations du Comité mixte.Pour la Bourse de Montréal, il est important de reconnaître les pouvoirs des provinces canadiennes sur le commerce des valeurs mobilières et.par conséquent, leur droit de juger de la pertinence des politiques dans ce domaine.Mais il importe aussi que tout exercice d'une compétence tienne compte de la réalité, à savoir que le commerce des valeurs mobilières est une industrie pan canadienne.ET FINANCE.B 3 SELON UNE ENQUÊTE DU CONFERENCE BOARD DU CANADA Spectaculaire recul de la confiance des consommateurs Le degré de confiance des consommateurs canadiens est descendu à son point le plus bas de tous les temps, au second trimestre de cette année, selon la plus récente enquête sur les intentions d'achat des consommateurs, effectuée en mai pour le compte du Conference Board du Canada.L'indice désaisonnalisé des attitudes des consommateurs, une mesure de l'opinion des consommateurs au sujet de la situation de l'emploi et de leur propre situation financière ainsi que de leurs intentions d'achat, s'est affaisé depuis le premier trimestre, passant de 84,6 à 71.9.Ce niveau est le plus bas à avoir été relevé au cours des vingt ans d'existence de l'enquête.Aussi est-il beaucoup plus bas que les niveaux observés à la fin de 1979 et au début de 1980.Il est également de 8 points inférieur au plus bas niveau enregistré durant la récession de 1974-1975.Les résultats de ce sondage semblent refléter la gravité des préoccupations de consommateurs au sujet des taux élevés d'intérêt et leur capacité de financer des achats importants, en particulier des maisons et des automobiles.La baisse spectaculaire de l'indice au second trimestre est principalement attribuable à la faiblesse sans précédent des intentions d'achat des consommateurs.Seulement 14,3 pour cent des répondants considèrent le moment actuel propice à un achat important, tel qu'une maison, une automobile ou un appareil ménager, ce qui représente une chute de presque 10 points de pourcentage depuis le sondage du premier trimestre.La proportion de réponses positives à cette question est la plus faible à avoir été relevée depuis le début de l'enquête en 1961.Hypothèques Le fait que les taux d'intérêt hypothécaire persistent a des niveaux élevés semble avoir contribue sensiblement à la forte baisse de l'ensemble des intentions d'achat.La proportion des répondants qui projettent d'à cheter une maison au cours des prochains six mois est passée à 3,1 pour cent, de 3,8 pour cent qu'elle était au sondage précédent.En outre, les réponses que les enquêtes ont fournis à la question leur demandant s'ils considèrent le moment actuel propice à l'achat d'une maison laissent entrevoir un nouvel affaiblissement du marché immobilier au cours des prochains mois.Seulement 15,4 pour cent des repondants considèrent le moment actuel propice à un tel achat.Les projets d'achat d'automobiles et de grands appareils ménagers sont également moindres qu'au cours des relevés précédents.Ainsi, moins de M) pour cent des acheteurs éventuels d'automobiles ont déclaré lors du sondage qu'ils prévoient effectivement s'acheter une nouvelle \\ oiture.Les résultats du dernier sondage ne présagent rien de bon pour les détaillants au cours des prochains mois.Ces résultats reflètent vraisemblablement la relâche d'arrangements spéciaux de financement et autres program mes de stimulant à l'achat dans l'industrie de l'automobile, de même (pie l'expiration, le 30 juin 19X1, du programme d'exemp tion de la taxe de vente de l'Ontario sur certains articles.Situation financière Les attitudes des consommateurs a l'égard de leur situation financière se sont détériorées également, mais de façon moins spectaculaire que les intentions d'achat.Seulement 22 pour cent des répondants prévoient que la situât ion financière de leur fa mille sera meilleure dans six mois qu'elle ne l'est maintenant.Une fois corrigé pour les varia-lions saisonnières, ce niveau est le plus faible a avoir été enregi » tré depuis le troisième trimestre de 1977.Malgré la détérioration des attitudes dans les domaines susmentionnés, les consommateurs se sont montres légère ment plus optimistes quant aux perspectives d'emploi, compte tenu des fluctuations saisonniè res normales.A la question au sujet de l'ensemble de la conjoncture canadienne, les répondants qui ont declare qu'ils prévoient une amelioration de la filiation économique au cours des prochains six mois ont été moins nombreux que dans tout autre sondage ef fectué depuis i!)7:'».lorsque cette situation a été incluse dans l'enquête.Seulement 8,2 pour cent (les répondant^, en chiffres dé saisonnalisés.s'attendent a une amelioration de la conjoncture au cours des prochains sj\\ mois.contre 9,9 pour cent au sondage précédent.Attitudes régionales Sur le plan régional, les attitu- des ries consommateurs ont continué de se détériorer au Québec, en Ontario et dans |(.s provinces des Prairies, tandis qu'elles $c sont améliorées depuis le dernier i rimestre dans les provinces de I*Atlantique el en Colombie-Britannique.Les consommateurs onlariéns ont enregistré de loin la plus forte baisse de con fiance des trois régions intérieures.C'est seulement dans les pro-vinces de l'Atlantique qu'une proportion plus élevée de repondants qu'au sondage du premier trimestre considèrent le moment actuel propice a un achat important.Les consommateurs de toutes les autres régions étaient] moins optimistes (pie lors du trimestre précédent au sujet des conditions d'achat d'articles] importants.La baisse était particulièrement évidente en Qhtà , rio et dans les provinces des Prairies, ou la proportion des réponses optimistes a diminué de plus de la moitié, correction laite des variations saisonnières.Au sujet de l'emploi, les répondants de l'Ontario, des provinces des Prairies et de la Cplbmbjè-Britannique étaient plus ojHj-misîes que lors du sondage un-cedent au sujet des perspectives d'emploi an cours des prochains mois.Celte attitude contrast avec celle plus pe.ssimistelie leurs homologues des deux régions les plus a l'est.Seuls les consommateurs du Québec et2i< l'Ontario étaient plus prépUars canadiens.Après avoir satisfait aux réserves prescrites par la loi.les banques peuvent les utiliser comme source additionnelle de liquide pour répondre à des demandes inattendues.Qui sont les plus gros déposants?Le monde ordinaire.En effet, les dépôts d'épargne, y compris ceux à terme fixe, constituent en nombre et en valeur la plus importante catégorie de dépôts en dollars canadiens dans les banques à charte.Les Canadiens sont reconnus pour leur sens de l'économie, ce qui explique pourquoi le nombre des comptes d'épargne et des dépôts à terme dans les banques dépasse le chiffre des habitants du pays.Hn 1980, le solde moyen de ces dépôts se situait entre $2,500 et $3,000.Leur somme totale dépassait S\"7 5 milliards.Les banques financent le monde des affaires Les banques accordent une grande, variété de prêts à des entreprises de toutes sortes.Sur une haute échelle, elles participent au financement de projets industriels et commerciaux d'envergure; citons l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, le gazoduc canadien, et le projet de la Baie James.A un niveau plus rapproché, les crédits à la petite entreprise représentent plus de 00\".de tout le credit bancaire commercial.Même si certains prêts à ce secteur peuvent atteindre S200,000, le prêt moyen est d'environ $20.000.Ces crédits sont accordés à une foule de gens: du camionneur à l'épicier, du fabricant de vêtements au constructeur de bateaux.Les banques sont aussi largement impliquées dans les prêts hypothécaires domiciliaires.Entre 1954 et 1979, elles ont accordé plus de M) milliards de dollars pour quelque 1.100,000 maisons d'habitation au Canada.Enfin, les banques constituent la source première de crédit à l'agriculture.Leurs prêts aux fermiers canadiens ont quintuplé en 10 ans et atteignent actuellement entre \u2022*() et 45 pour cent du crédit total à l'entreprise agricole.Qui détermine les taux d'intérêt?hi différence entre le coût d'emprunt de l'argent des déposants (les intérêts versés) et le revenu de l'argent prêté (les intérêts reçus) Le commerce avec l'étranger Les exportations comptent pour plus d'un quart du produit national brut (PNB) canadien.Li présence des banques canadiennes sur les marchés internationaux et leur expertise reconnue en opérations bancaires internationales sont donc un atout.Les actifs en devises étrangères des banques comptent pour plus du tiers de leur actif global.Comme les banques transigent leurs affaires à l'étranger en devises du pays, elles ne drainent pas les ressources domestiques.Mais où est le rapport avec les arachides?Quand vous déposerez votre argent, songe/ que peut-être vous aide/ votre voisin à obtenir une hypothèque, ou un étranger à partir en vacances, ou un importateur à financer ses cargaisons de cacahuètes qui serviront à fabriquer le délicieux beurre d'arachides dont raffolent les jeunes.Vous pouvez donc réaliser que quel que soit votre dépôt, il est important dans l'économie canadienne.Troisième dune série de messages pour vous aider à mieux connaître et à mieux comprendre les banques.Les banques à charte canadiennes.Banque de Montréal \u2022 La Banque de Nouvelle-Ecosse \u2022 Banque Toronto-Dominion \u2022 Banque Nationale du Canada \u2022 Banque de Commerce Canadienne Impériale La Banque Royale du Canada \u2022 La Banque Mercantile du Canada \u2022 Banque de Colombie Britannique \u2022 Banque Commerciale du Canada \u2022 Norbanque Banque Continentale du Canada.A cette premiere brèche importante dans le syndicat unique, s'en ajoutent deux autres: les 100 constables spéciaux des Travaux publics, qui assurent la garde des édifices de l'Etat ont eux aussi entrepris les démarches pour render un syndicat autonome, de même que les 1»\" inspecteurs routiers du ministère des Irans-ports.Chacun de ces groupes agit de S0I1 propre chef mais à la CSN, hier, on affirmai! en con férenee de presse que les l rois, chacun dans son secteur, sont majoritaires En un mot.le Syndicat des agents de la paix de la fonction publique ne parlerait plus qu'au nom des constables spéciaux (in bien-être social, des gar des-pêche et gardes-chasse (aussi appelés agents de conservation de la faune), des agents de pêcherie et du Service de protection de l'Assemblée nationale Face à cela, on s'étonnait hier du côté de la CSN et de l'Union des agents de la p.iix en institutions pénales du lai! que l'Etal continue à reconnaître un syndicat aussi manifestement minoritaire et veuille conclure une convention collective avec lui.Ou déplore également qu'on ne veuille pas tenir de vote de représen talion.Les agents de la paix, déjà échaudés par de sérieuses coupures de personnel qui, selon eux mettraient en danger à la fois leur propre sé curité et celle des detenus, voni présenter au ministre de la Fonction publique.Denise Le blanc, une pétition signée de la.majorité d'entre eux contre leur syndicat.Si cela ne suffit pas.ils ont dans leur sac toute une série de moyens de pression en disponibilité qui, s'ils étaient appliqués, perturberaient considéra blemcn! le cours de la justice.Mais dans le tond, ce qu'on veut, ce n'est pas tant se b/ttre que de faire reconnaître par l'K lat une situation de fait: le Syndicat des agents de la paix n'est plus représentatif, ii s'agit donc de reconnaître la situation et de permettre aux gardiens de prison, aux constebles spéciaux des Travaux publics et aux inspec leurs des Transports le droit de se donner les syndicats de leur choix.Médication terminée Québecair Le mandat du médiateur Roland Tremblay dan.s le conflit qui oppose la compagnie aérienne Québccair à ses 1 12 agents de bord se termine aujourd'hui et le médiateur doit maintenant soumettre son rapport au ministère» fédéral du Travail.LISA B1MSSE «On devrait avoir ses recommandations dans environ une semaine, disait hier un porte-parole syndical, et nous saurons alors à quoi s'en tenir».Les agents de bord ont le droit de grève sept jours après le depot du rapport de médiation.Ce conflit porte surtout sur le nombre d'heures de vol mensuelles à effectuer avant d'accumuler du temps supplémentaire.Les agents de bord, membres de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs en aéroas tronautique (AIM), acceptent mal de travailler su heures par mois, au lieu (h- Tu.sjiis une compensation (le salaire correspondante.Les demandes syndicales sont surtout axées sur le monétaire.Les agents de bord veulent un salaire correspondant à celui versé par les autres compagnies aériennes et semblable à celui accordé aux employés au sol: ils réclament une hausse de 11.Met 13 p.cent pour une convention collective de trois ans.Le salaire mensuel des agents de bord, dan.s l'ancienne convention collective échue depuis le 31 juillet 1980, allait de .Sa:*:*.»);, à l'entrée en service jusqu'à $1.227.Québccair offre des augmentations de 10.II et 11 p.cent en augmentant les heures de travail.La compagnie aérienne, dans laquelle le gouvernement du Québec vient d'investir $15 millions, dessert plusieurs villes du Québec ainsi que la Floride et les Bermudes.EN BREF Epreuve de force dans la pègre fl Une violente lutte pour le pouvoir semble devoir s'engager entre les quelque 2,500 gangs de la pègre japonaise à la suite du décès de j Kazuo Taoka, surnommé «le parraon».Taoka 1 est mort d'une crise cardiaque dans un hôpital.11 était âgé de soixante-huit ans.Ne lui voyant aucun successeur, la police est convaincue que l l'ambition à l'intérieur des gangs rivaux va déboucher sur une féroce bagarre.Son ancien bras droit, Kenichi Yamamoto, purge actuellement une peine de trois ans et demi de prison pour chantage.Huile frelatée coûteuse H Le procureur général se constituant partie civile requerra 6 milliards de pesetas ($75 millions ) d-indemnités pour les victimes de l'intoxication alimentaire par huile frelatée connue sous le nom de «pneumonie alypide, indique le journal basque Diario vasco.treize dirigeants d'entreprises accusés de commercialiser des huiles frelatées ont déjà été arrêtés ainsi que ts autres personnes, pour la plupart des vendeurs ambulants.La date du procès n'est pas encore connue.77 personnes sont mortes des suites de la «pneumonie atypique», depuis son apparition en Espagne, au début du mois de ___ B 10 I IE MONDE__ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUILLET 1 981 L'ÉVASION DE BANISADR La France dit non son extradition Reagan triomphe d'après Reuter, AFP Le Congrès américain a, approuve hier, le program-, me de réduction d'impôts étale sur trois ans propose par le pré-! sident Reagan.Au Sénat le voie a été acquis par une large majorité.S9 voix contre 11.ce qui élait attendu le Sénat étant en majorité républicain.La Chambre des Représentants, a majorité démocrate, a également avalisé le programme fiscal de M.Reagan, mais par un scrutin plus serré: 238 à 195.45 démocrates dont le vote était resté incertain jusqu'à l'issue du débat se sont finalement prononcés)pour les réductions d'impôts demandées par le pré-^ sident.Le projet de réduction des impôts prévoit une diminution des impôts de 25 pour cent en trois ans.sans modulation selon les revenus.Ainsi.U2 pour cent de la réduction d'impôts bénéficiera aux 5 pour cent d'Américains avant un revenu inférieur a 50.0U0 dollars par an.Les Américains ayant un revenu inférieur à 20.000 dollars, qui constituent la moitié des contribuables, ne bénéficieront quant à eux que de 15,8 pour cent du total de la réduction.d'après AFP, AP, UPI et Reuter H A la \\ eille de la prestation de serment de son successeur Mohammad Ali Radjaï.dont il n'a pu empêcher l'élection, l'ex-président iranien Abol-hassan Banisadr est arrivé hier en France ou il avait vécu 11 an^ pendant le régne de l'ex-chah et où il a obtenu l'asile politique.Il était accompagné notamment de Massoud Rajavi, chel des Moudjahidine du peuple (marxistes-islamiques) et l'Iran, qui a acclame comme aine victoire pour le peuple* la «fuite des deux hommes, a aussitôt réclame leur extradition, demande que la France a repensée.Lors d'une conference de presse improv isée devant le domicile de ses deux filles à Cat han, en banlieue parisienne.Banisadr a déclaré qu'il resterait en France «jusqu'au jour où le peuple iranien ouvrira le chemin de la démocratie et aura une vie politique digne de ce nom.libérée du terrorisme de Khomeiny».L'ancien premier ministre iranien Chahpour Hakhtiar.exilé à Paris depuis lîiTi).a aussitôt déclaré à la presse que Banisadi n'est guère plus qu'«un criminel de droit commun» qui «sera traduit en justice lorsqu'un regime démocratique sera rétabli en Iran».Même s'il est arrivé a Paris a bord d'un Boeing 707 ravitailleur en vol de l'aviation iranienne piloté par le colonel Behzad Moezzi, un grand mystère entoure l'évasion de Banisadr.entré dans la clandestinité debut juillet, deux semaines avant sa destitution comme président de la République islamique d'Iran.Rajavi, 'lit ans.a declare qu'il axait cache Banisadr chez lui, a Téhéran, et Banisadr a indique que ce n'est que vers is heures, mardi, qu'il a pris connaissance du plan d'évasion, ajoutant qu'il est arrive vers 20h30 sur une hase aérienne de Téhéran.Le colonel Moe/zi a expliqué pour sa part qu'il avait déposé mardi un plan vie vol pour une mission de routine.Il a donc fait le plein du ravitailleur et.après avoir décollé de Téhéran, \u2022! est parti vers la France en survolant ia Traquio.Chypre, la Grèce et l'Italie.\\ Paris, c'est la base militaire d'Êvreux, construite à l'abri des regards et prévue pour accueillir tout trafic aérien inhabituel, que l'avion a atterri, vers Ih30 (lu matin, (\"est là que l'ex-empe-reur Bokassa avait atterri, avant d'etre refoulé vers la Côte d'Ivoire.\\u moins trois autres personnes, qui n'ont pas été identifiée-.accompagnaient Banisadr et Rajavi, et on presume qu'ils étaient tous déguisés en militaires pour monter à bord.Par contre, quatre autres membres de l'équipage, affirmant que l'avion avait ete «détourne - avec ia complicité du colonel Moezzi.ont demandé de rentrer en Iran, bla France a indiqué que l'appareil serait restitué.Téhéran ret ient d'ailleurs la thèse du détournement, et préci- se que le colonel Moezzi, ancien pilote personnel de Tcx-chah \u2014 c'est lui qui avait piloté l'avion conduisant le souverain déchu au Caire eh 1979 \u2014 avait été congédié de l'armée mais réhabilité ensuite par Banisadr.devenu président.Celui-ci.l'air épuisé et en chemise, est apparu sans moustache: la radio iranienne prétend qu'il s'était également épilé les sourcils et que «pour s'enfuir, il s'était habillé et maquillé comme une femme», mais sans expliquer comment une femme a pu être admise à bord d'un avion militaire pour un vol de routine.La demande d'extradition, remise à l'ambassade de France à Téhéran, précise qu'un dossier des charges retenues contre Banisadr est en préparation et laisse entendre qu'un refus de Paris pourrait affecter les relations franco-iraniennes.Le président Mitterrand, au mariage princier a Londres, et le chef du Quai d'Orsay Claude Cheysson.à Paris, ont tous deux repoussé celte demande, mais ce dernier a rappelé que Pasile a été accorde a Banisadr à la condition expresse «qu'il s'abstienne de toute activité politique en France et à partir de la France».Un porte-parole du Quai d'Orsay a d'ailleurs estimé que Ba-niasdr avait commis «une erreur» en faisant une déclaration politique des son arrivée aux journalistes et Tex-président a été contreint hier d'annuler une conference de presse prévue dans l'après-midi.tuf*-* m Banisadr, sans moustache et en chemise, hier à Paris, télephoto UPI Banisadr vu par les communistes iraniens Pologne: la situation sociale dérape d'après AFP, Reuter, UPI et AP Les premiers signes de «dérapage» de la situation sociale sont apparus hier en Pologne, où les protestations contre la pénurie alimentaire se sont multipliées et où les travailleurs en colère ont déclenché spontanément des grèves sauvages dans deux entreprises de Varsovie, arrêts de travail que Solidarité a eu le plus grand mal à m aitriser.Les dirigeants des sections locales de Solidarité craignent que la situation ne devienne incontrôlable et entreprennent des démarches pour tenter de cal mer la colère suscitée par la pénurie alimentaire, la réduction des rations de viande et le projet d'augmentation des prix Les grèves sauv ages .Celle opposition ou intervention doit eire déposée a la Regie des permis d'akool du Quebec.I25 Dalhousic.Quebec ou I est Noire-Dame, bureau 9.200.Montreal.La Regie reprendra ses publications dans les journaux régionaux des qu'il lui sera matériellement possible de le faire Nom du requerant HILTON i \\N \\DA INC*.\u2022 Hilton International Québec» FORTIN, (if K U D m Le Mousquet» Les hntrcprisev Pro-lleau Inc.« Dépanneur ( he/.Nicole» BOISVERT.Gu) \\V VIEUX CYPRES IN( AU BOLVILLON (MONTRÉAL )INC.CHEUNG.Fook Ngo CLt B DFS CONSOMMATEURS DL ST-MItHEUM HLNRV.Denise Vîau N jiure île !a demande Autorisation de danse dans ( I » Bar.spectacles existant.- Autorisation de spectacles dans ( I ) Bar-Danse existant « I ! Bar Terrasse EPICERIE I epicene Changement de capacité l restaurant Changement de capacité et autorisation de danse et spectacle» dans I bar I bar additionnel restaurant epivcnc l bar avec danse et spectacles et films BOURCIl.R.Robert BRASSERIE STI IOY INC DÉPANNEUR LYNE ET ROBER1 LE MANOIR McM \\STERVILLE HÔTEL SU M \\R THE C ÔTE.Claude DENIS.Pierrette JEAN OVILA CÔTÉ INC.Brasserie le Pionnier Eftre, ALOUETTE PIZZA LTD VERZ-XR A: MA( KIND INC Coc'N Bull RESTAURANT G Al LORDS INC STEINBERG INc Lupion-Duvall epicene l bar avec danse et spectacles et films.I epicene i restaurant 2 bars Changement de capacité et autorisation de spectacles dans I bar avec danse 2 bar* avec danse et spectacles I restaurant I restaurant Autorisation de danse dans I bra.sserie avec spectacles I brasserie additionnelle Changement de capacité I restaurant Autorisation de spectacles dans I bar avec danse I restaurant I restaurant h ndroil d'exploitation 3.Place-Quebec Quebec (ville) I77.rue St-Joseph Sud Un.a (ville) Coin Rami 5 Esi St-Narcisse de Rimouski ( paroisse | R R .m Lac l overing) M AGOG tCan tons)\" 6711, boul Hcnn-Bourass.i est MON l Rf.Ai.NORD (< itei s414.rue Gatineau MON | REAL (Cite) I3N6.rue I leurv est MON! REAL (Cité) M55, rue Bclair MONTRE \\L 600.Rang Si-André S I \u2022 THOMAS l) \\Ql IN ( Paroisse» 2774.Nichols ST-HYAC I NTH E( Ville) >53.Stc-Foy LONGl El IL (Cité) 23l3.dlberville MONTRÉAL (Cité) 3.Richelieu McMasterville (Village) 499, Principale SU.Al \\R7Ht ,S D ) 1002.des Cascades VALCOURT (Ville) \u20224' \\1ont.>cne C IRAN BY (Ville) 140.Notre-Dame REPENTIGNY (Ville) 6.Chemin Côte Si Luc MONTRÉAL (Cité) 5 B00.boul c avendish COTE ST-LLC (C ne» Le President et directeur general («hislain K.I.«flamme, avocat n SOCIETE DES ALCOOLS DU QUEBEC appel d offres PROJET: SACS \u2014 20 LITRES POUR VINIER DOSSIER: SP-341 Des soumissions pour fournir des sacs munis d une valve de vidage et pouvant contenir vingt (20) litres de vin seront reçues au plus tard a 15:00 heures (heure locale), le 19 août 1981 par la Société des alcools du Québec, tel que stipulé au document d appel d'offres.Le document complet dappel d offres est disponible du lundi au jeudi (inclusivement) de 8 30 heures a 17:00 heures et le vendredi de 8 30 heures à 12:30 heures, aux adresses suivantes SIEGE SOCIAL 905 avenue de Lonmier Montréal.QC H2K 3V9 CENTRE DE DISTRIBUTION MONTRÉAL 7500 rue Tellier Montreal, QC H1N 3M7 CENTRE DE DISTRIBUTION QUÉBEC 2900 rue Einstein Ste-Foy.QC G1X 3X4 Un versement remboursable de cinquante (50.00$) dollars est requis pour obtenir un document d appel d offres ainsi que pour chaque exemplaire additionnel.Ce montant est payable en argent comptant ou sous forme de cheque visé payable a Tordre de la Société des alcools du Quebec.Le document complet dappel d offres est également disponible gratuitement pour consultation sur place.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant une place daffaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d offres directement de la Société des alcools du Québec sont admises a soumissionner.Le soumissionnaire devra fournir avec sa soumission comme cautionnement de soumission soit un chèque visé établi à Tordre de la Société des alcools du Québec, soit une police de garantie souscrite par une compagnie autorisée à se porter caution au Québec, le tout valide pour la période stipulée au document d'appel d'offres.La valeur du cautionnement devra correspondre à dix pour cent (10%) du montant total de la soumission.La Société des alcools du Québec ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.c \\wi>\\ PROVlN< i.DE 01 l Ml ( DIS r K K 1 1)1 11 RRLBONM 700-11-000245-Kl 3 030030 COUR SUPERIEURE «EN I KILLITI - 1 \\ MATIÈRE 1)1 \\ Mil 11 L Dl M R< ,\\ L \\H W1f I N \\ S 216-746 ^25.Travailleur de construction, domicilie au I I44d.rue Pelletier, app 3.dans la Ville de Montréal-Nord, dans la Province Je Québec, avant et operant un commerce sous le nom de.MARCHÉ ETHIER I NRG situe au 29B, rang 13.Canton la Minerve, dans la Province de (Quebec DÉBITE! R AVS Al \\C RKAM IrKs m LA PREMIER! tSSEMBI Ft WIS est par la présente donné que le débiteur ci-huul mentionne a fait cession de ses biens le 24 juillet 1981, et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le I?août 1981.à 10:00 heures de l'avant mi.li.au bureau du Syndic, situe au s De Marti-gny.dans la Ville de St-Je-rôme dans la Province de Québec I) \\1 E a St- Jérôme.Québec, ce 28 juillet 1981.MIC H A 11 KOVSMOI I C A SYNDK Bureau du Svndic KovshoffA Kovshi n H De Martigny, Si-Jérôme.Québct fel: 436-81 II VILLE DE POINTE-CLAIRE APPEL D'OFFRES Pour lu construction du Pare Hermitage en la Ville de Pointe-Claire «Projet 81012 Règlement nu 2113) DIS SOUMISSIONS si EL-l ÊES sont demandées pour la construction du Parc Hermitage en la Ville de Pointe Claire Les soumissions doivent être adressées au Conseil de la Ville de Pomtc-C laire et livrées au Grenier de la Ville, a l'Hôtel de Ville.451, boulevard St-Jean.Pointe ( laiie.P.Q.pas plus tard que trois heures, heure avancée de l'Est(3KX)p.m H.A l.)le MERCREDI 12 \\()l I 1981 Les soumissions seront ouvertes en public à l'Hôtel de \\ 11 le*, a trois heures de l'après-midi, heure avancée de l'Est (3.00 p ni H A li la journée de la lermeture des soumissions Les enveloppes contenant les soumissions doivent être marquees clairement quant a leur contenu.Les devis, forme de soumission et plan> peuvent cire obtenus en s'adrcs.sant en personne, au bureau du I )irectcur du Génie, a l'Hôtel de Ville, sur paiement d'un depot de $30.00.Ce depot sera rembourse lors du retour en bonne condition desdits plans et devis au Directeur du Génie, dans les dix ( 10) jours suivant la date de la lermeture des soumissions.Un cheque certifie ou un cautionnement représentant au moins dix pour cent (10%) du montant total de la soumission, doit être inclus avec chaque soumission.La plus basse ou toute autre soumission ne sera nécessairement pas acceptée Donné a Pointe-( laite, ce vingt-troisième iour de juillet 1981.Monique I rudeau.Greffier SESCI - MONTRÉAL 81 [ CONGRÈS NATIONAL / SUR L'ÉNERGIE SOLAIRE: ATELIERS SOLAIRES La Société d énergie solaire du Canada Inc.présente deux ateliers sur l'énergie solaire ci les énergies renouvelables à la salle J-2950 du pavillon Judith-Jasmin de l'Université du Québec a Montreal, 4Gç> est, Sente-Catherine, Montreal.ATELIER ÉNERGIE SOLAIRE Le lundi 3 août I98l (9h o 1 7h) se tiendra un ateliei sur la conception, la construction et l'entretien des systèmes de chauffage solaire passifs et actifs Cet atelier est particulièrement destine aux conducteurs.aux entrepreneurs, aux architectes, aux hommes de metier.Coût: 50$ (incijont un livret r< sumanl les ii formations presentees) ATELIER ÉNERGIES RENOUVELABLES Le samedi 8 août 1981 (9h a 17h) aura lieu un afe lier sur les méthodes pratiques de conservation de l'énergie et d'utilisation des énergies renouvelable* isola'ie-eolienne-bois-serres.) Cet atelier s'adresse a toutes les personnes intéressées par l'utilisation des energies renouvelables.Coût: 35$ (incluant un livret resumnnt les informe tions présentées) flense/cnemenfs: SESCI-MONTREAL 81 (514) 282-3395 «M ERRATUM Dans notre annonce parue le 29 juillet l'article: batterie en fonte entaillée Le Creuset aurait dû se Indisponible en couleurs sienna et brun terroir seulement Nous ncui excusons des inconvénients causes par cette erreur AVIS LÉGAL J.O.GONTHIER INC.AVIS est par les présentes donné conformément à Panicle 26 de la loi des pouvoirs spéciaux des corporations (SR.1964.chapitre 275).que les garanties créées par les actes de fidéicommis comportant privilèges, hypothèques, cessions et transports consentis par J.O.GONTHIER INC.devant Me Jean-Paul Léonard, notaire, le 17 juillet 1975 et enregistrés au bureau de la Division d'enregistrement de Terrebonne, le 21 juillet 1975 sous le numéro 466561.el devant Me Kenald Beauregard, notaire, le ; août 1979 et enregistrés au bureau de La Division d'enregistrement de Terrebonne, le 5 septembre 1979 sous le nu méro 572646 (lesquelles garanties s'étendent aux créances, droits et réclamations en faveur de J.O.GONTHIER INC.en plus d'autres biens et actifs de ladite compagnie) sont devenues exécutoire*.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Fidéicommis en vertu desdit> actes de fidéicommis Rabais d Le can quand le confo à la beauté n m n an La Baie, ord.529.00 Le canapé-lit.la solution idéale à vos problèmes» d'espace et de décoration.Les appartemenls se font de plus en pius petits; tirez le maximum de leurs dimensions restreintes en vous offrant ce magnifique canapé-lit tout-confort, qui saura ajouter une note d'élégance à votre decor.Modèle en jweed 100% olefin, tons rouille et brun sur fond beiye.Se transforme en un lit do dimensions standard.Cadre solide en bois massif.Coussins bourrés de mousse.Nettoyage facile.Hâtez-vous et profitez de notre super rabais! 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