La presse, 27 août 1981, Cahier A
[" 1ICKSON ET CARTER BLANCHISSENT LES REDS 6- TERRE DES HOMMES | PLUS QUE QUATRE JOURS .r ' Un super-spectacle de cinq heures a marqué hier le début de la fin.page A 3 pages 2 et 3 LA SAISON DE COUSINEAU DÉJÀ TERMINÉE AVEC LES ALOUETTES I page 7 n FRANÇAIS dameriq -à / V 25 CGfltS MONTRÉAL, JEUDI 27 AOÛT 1981, 97e ANNEE, no 204, 74 PAGES, 4 CAHIERS PHARMACIEN 1370 est, Mont-Royal.Ouvert jour et nuit mi ¦ LES PROPRIOS DE DÉPANNEURS SUR UN PIED D'ALERTE 3w« FAIRE LE RAPPORT McDONALD LA GRC A ESPIONNÉ LES LIBÉRAUX DE BOURASSA ET MÊME CEUX D'OTTAWA pages A 5 et A 8 Mi S Victimes de hold-up à la chaîne, de plus en plus de propriétaires de dépanneurs s'arment ou gardent des chiens féroces pour faire face aux bandits.Pour sa part, Mme Fernande Hamel, du dépanneur «Au petit Maboul», rue Gilford, a déjà reçu des voleurs à coups de bâton de baseball.page a 3 mÊm LA FRANCE ABOLIT LA PEINE DE MORT page C 10 fl.f Min iAfto ¦ >, T&UT COASTS Sac?bt u>to- çû&s L'OCCULTISME DE L'OR POUR UNE VINGTAINE DE LIBRAIRIES DE MONTRÉAL ¦ Des milliers de livres vendus chaque année, sans compter les boules de cristal, les pendules, les jeux de tarot et le reste de la panoplie.photo Paul-Henri Talbot.LA PRESSE page C 1 photo Robert Nadon.LA PRESSE UN GUIDE UNIFORME POUR ÉVITER AUX POLICIERS DU QUÉBEC DE VERSER DANS m page a 3 DES ENNUIS DE DERNIÈRE MINUTE POUR VOYAGER 2 page a 4 UNE SAISON DE VACHES MAIGRES POUR LE DISQUE ET LE SPECTACLE page B12 v EKTO < LES BONS CÔTÉS DU RAPPORT McDONALD PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 VIENT MBRE Le nouveau responsable de la sécurité nationale au Canada, fonctionnaire depuis 1965, reconnaît que même si la nouvelle organisation devra manifester un respect total des lois, il y aura des circonstances où l'agence sera forcée d'empiéter sur les droits civils.page A 8 SOMMAIRE < Annonces classées: B 8 à B 11, C 6 à C 9 Arts et spectacles: B 1 2 à B 15, C 12 Décès, naissances, etc.: A 12, A 13 Economie: B 1 à B 7 Etes-vous observateur?B 10 FEUILLETON: B 9 Horoscope: B 10 Le monde: C 10 Météo: A 2 Mots croisés: B 1 1 Télé-càble: B 13 Télévision: B 14, B 15 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 5 \u2014La Loi et vous: C 2 TABLOÏD SPORTS Arts et spectacles \u2014Horaires: 18, 19 \u2014Télévision: 19 Bandes dessinées: 20 Mots croisés: 20 Quoi faire aujourd'hui: 18 Pour vendre ou acheter une maison, IL U1000 BONNES RUSONS IniM Ro\\al L ENSEIGNE OUI FAIT VENDRE ( DMER LE TRUST ROYAL Le Trust Royal vous ouvre des portes.> H f A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 AOÛT 1981 QUEBEC \u2014 Le député pé-quiste de Trois-Rivières et adjoint parlementaire du leader parlementaire du gouvernement, M.Denis Vaugeois, doit soumettre aujourd'hui au cau- CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec eus des deputes du Parti un plan de réforme parlementaire qu'il qualifie de modéré, puisqu'il ne remet pas en cause le système parlementaire britannique ni les pouvoirs du gouvernement et de son chef, le premier ministre Lévesque.LE RAPPORT D'ÉTAPE DE DENIS VAUGEOIS Une réforme modérée pour affirmer le contrôle des députés sur le Parlement .\u2022Mes recommandations visent essentiellement à affirmer la prise de contrôle du Parlement par les députés», soutient-il, en expliquant que l'introduction rigide de la ligne de parti a contribué au cours des ans à l'affaiblissement du législatif par rap- port a l'exécutif et à l'administration gouvernementale.À cet égard, il souligne que la majorité des lois sont suggérées par l'administration, bien qu'il note une légère amélioration depuis 1976 avec la création des ministères d'Etat.Mais les dé- putés n'ont plus l'occasion de piloter des projets de loi importants si ce n'est des bills privés.Or, il appert que le premier ministre Lévesque serait séduit par la possibilité de permettre aux simples députés d'introduire des «propositions de loi» plutôt LE PROGRAMME CANADIEN DE REMPLACEMENT DU PÉTROLE (PCRP) Le Programme vise à inciter les consommateurs d'huile à chauffage à convertir leur système en faveur d'autres formes d'énergie en leur offrant des subventions.L'un des principaux objectifs du PCRP est de réduire à 10ro, d'ici à 1990, la part qu'occupe l'huile dans la consommation canadienne d'énergie aux fins de chauffage.On sait que cette source d'énergie coûte de plus en plus cher et se fait de plus en plus rare.LES SLBYKNTIONS Dans le cas d'une résidence unifamiliale, le gouvernement canadien offre aux consommateurs d'huile à chauffage des subventions imposables couvrant 50,?;o des coûts de conversion jusqu'à un maximum de 800S.Dans le cas d'immeubles à logements multiples, ils pourront bénéficier de subventions imposables allant de 1 000S à 5 500S.Ces subventions sont octroyées pour les conversions admissibles effectuées depuis le 28 octobre 1980.À QUI VOUS ADRESSER?La réponse à cette question dépend de la nouvelle forme d'énergie que vous entendez adopter.Ce sont l'électricité, le gaz naturel ou d'autres formes d'énergie.L'ÉLECTRICITÉ Communiquez avec le bureau d'affaires d'HydroQuébec le plus proche.Pour les abonnés d'HydroQuébec, l'adresse et le numéro de téléphone du bureau paraissent sur votre facture d'électricité.Les formules de demande et le matériel d'information ayant trait au Programme sont disponibles à ses bureaux.En vertu de l'accord récent entre les gouvernements du Canada et du Québec, toutes les conversions de l'huile à l'électricité depuis le 28 octobre 1980 jusqu'au 1er octobre 1981 seront admissibles si elles satisfoiv aux critères du Programme canadien.À compter du 1er octobre .981, le gouvernement du Québec imposera deux cor iitions additionnelles: ce sont, premièrement, l'obligation de continuer à utiliser le système central de distribution de chaleur s'il est en bon état et, deuxièmement, que les maisons ou immeubles à logements multiples satisfassent aux critères du Programme d'amélioration énergétique des habitations du Québec.Ces restrictions ne s'appliquent toutefois pas pour le moment.Bien qu'il ne soit pas encore nécessaire d'isoler votre maison pour être admissible à la subvention accordée dans le cadre du PCRP, vous êtes néanmoins invités à le faire.Une meilleure isolation augmente le rendement énergétique.LE GAZ NATUREL Communiquez avec votre société distributrice de gaz naturel pour obtenir votre formule de demande ou le matériel d'information.Présentement, le réseau de distribution du gaz naturel au Québec ne dessert que quelques secteurs de la province, mais il en desservira d'autres dans l'avenir.Les sociétés distributrices vous renseigneront sur les réseaux existants et leurs projets d'expansion.AUTRES ÉNERGIES Communiquez avec le bureau d'Énergie, Mines et Ressources Canada pour obtenir des renseignements au sujet du chauffage au bois, à l'énergie solaire, au propane ou à toute autre forme d'énergie renouvelable.Le bureau d'ÉMR est situé au 605, boul.Dorchester ouest, Montréal (Québec) H3B 1P4.Téléphone: (514) 283-5632 ou, sans frais, 1-800-361-8025.Abandonnez le chauffage à V huile.Il y va de votre intérêt et de cehd de tous les Canadiens.Energie.Mines et Energy.Mines and Ressources Canada Resources Canada Canada UN AUTRE ASPECT DU PROGRAMME ÉNERGÉTIQUE NATIONAL DU CANADA 7 - \u20221' LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 12 Maximum: 23 Généralement ensoleillé au Québec RÉGIONS m.Abitibi Outaouals laurenhdes Cantons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gatptste Bai« Comeou Sept-lles an Canada Colombie-Britannique Alberto Saskatchewan «la Quotidienne 1-2-9 LOTO-SELECT 1055 DEMAIN F,nsoloi)Iô Moi\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN 21\tGénéralement **nso1.\thnsolfill»- 23\tGénéralement ensol.\tKnsoleillé 23\tGénéralement en»ol.\tKnsoleillé 23\tGénéralement ensol.\tKnsoleiilé 20\tDégagement graduel\tEnsoleillé 21\tCiel variable\tKnsoleiilé 20\tDégagement graduel\tEmsoleillé 20\tQuelques averses\tDégagement graduel 2i)\tQuelques averses\tDégagement graduel 21\tCiel variable\tEnsoleillé 21\tCiel variable\tEnsoleillé Aojevd'Hui\tCoptalet\tMin.\tMo.Averses\tVictoria\t11\t19 Pass, nuageux\tKdmonton\t12\t\u202224 Ensoleillé\tHegina\t13\t26 \tAujourd'hui\tCopitoles\tMil.\tM LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 27 AOÛT 1981 Les propriétaires de dépanneurs sont des personnes coriaces.Sans broncher, ils vous racontent des histoires de holdup à vous donner la chair de poule.Ils sont habitués à vivre avec le danger.Leur hardiesse est excessive.Ils n'ont plus peur de rien et sont souvent prêts à faire justice eux-mêmes.Après trois, quatre ou cinq vols à main armée, ils se disent: «Mieux vaut résister que crever.» MARTHA GAG.JON A 3 LES PROPRIOS DE DEPANNEURS PRÊTS À SE FAIRE JUSTICE «Mieux vaut résister que crever» La mort d'un des leurs, M.Maurice Kaufman, 61 ans, un propriétaire de dépanneur de la rue Waverly, à Montréal, qui a été sauvagement assassiné dans son commerce, mardi, n'a fait qu'augmenter leur sentiment de vengeance.Ces petits commerçants qui travaillent douze et quinze heures par jour tiennent à leur caisse enregistreuse comme à la prunelle de leurs yeux.Dans leurs dépanneurs, c'est eux qui désormais font la loi.Ils ne se gênent pas pour vous dire froidement qu'ils sont prêts à tuer pour sauver leur peau et leur gagne-pain.Mme Fernande Hamel, 57 ans, propriétaire du dépanneur «Au petit Maboule», sur la rue Gilford, est une véritable lionne.Il suffit d'écouter son histoire pour mieux comprendre: «Un soir, vers 9 h45, deux individus sont entrés dans mon commerce.Tout de suite, j'ai eu l'intuition qu'il se passerait quelque chose.L'un dVux a sorti une arme et m'a dit: «C'est un hold-up et vite donne-nous la caisse.» Derrière lui, il y avait l'autre qui montrait un couteau.Je me suis retournée et j'ai montré mon long bâton de baseball en criant pour avertir mon ami qui se trouvait dans la chambre froide.Tout de suite, il est arrivé en courant et a assommé l'individu au couteau avec une bouteille de Seven-Up.Moi, je me suis mise à courir après l'autre qui a vite fait de prendre la porte.«.J'ai ensuite senti la colère monter en moi.Sans trop savoir pourquoi, j'ai frappé de toutes mes forces sur l'autre bandit qui était déjà étendu sur le sol.Mon ami a dû intervenir pour ne pas que je lui donne le coup fatal.J'étais révoltée, hors de moi.«Lorsque j'ai enlevé la tuque que portait la personne pour mieux l'identifier, j'ai eu la surprise de constater qu'il s'agissait d'une femme.Je vous assure qu'elle était dans un piètre état.Quelques jours plus tard, la police m'a appris que cette même femme avait commis deux holdup dans un dépanneur voisin.«Avant cette aventure, j'avais déjà eu à faire face à trois gars qui, eux aussi, s'étaient présentés ici un soir, pour me voler.Encore-là, j'ai résisté et refusé de leur donner l'argent.Ils se sont sauvés lorsque ma cousine a fait une apparition surprise.Mais, je n'avais pas l'intention de céder.C'est trop écoeurant et révoltant d'avoir à se mettre à genoux devant des petites crapules, des drogués, des jeunes fous.» Mme Hamel admet qu'elle est plutôt du genre gaillarde.Elle admet aussi qu'elle joue un jeu dangereux.«C'est vrai que je suis devenue mauvaise.Mais que voulez-vous, c'est un travail qui comporte tellement de risques.La police et la justice ne peuvent absolument rien pour nous.Bien sûr, on m'a conseillé de faire attention.» Elle a laissé un emploi rémunérateur en tant qu'inspectrice en électronique pour avoir son commerce.Elle Ancien policier, Léo Jutras ne craint pas les voleurs.trouve l'expérience difficile et épuisante bien qu'elle n'ait pas l'idée d'abandonner.«Il faut se mettre dans le bain» Urne autre femme qui est aussi propriétaire d'un dépanneur dans l'est de Montréal.Mme Thérèse Fortin, croit qu'il faut éviter de penser à tout ce qui peut arriver.Elle cl sa fille ont déjà été victimes d'un hold-up.«C'est comme un accident d'automobile, il faut reprendre le volant.Un hold-up ne doit pas nous empêcher de retourner derrière la caisse enregistreuse.Il faut se remettre dans le bain tout de suite.Vous voyez, mon commerce est située dans un secteur plutôt difficile et dangereux.Hier, par exemple, il y a eu des coups de feu dans l'édifice en face.Mais, je ne veux plus m'en faire.Je prends toutefois clés précautions élémentaires.Ainsi, le soir, c'est mon mari \u2014 un grand ^ix pieds \u2014 qui prend la relève.» Mme Fortin ajoute: «Que voulez-vous, c'est mon gagne-pain depuis six ans.Comme la plupart des propriétaires de dépanneurs, je m» pense pas qu'il existe une solution à nos problèmes.On a bran garder peu d'argent dans nos tiroirs-caisse, ils viennent quand même nous voler.Pour $50.il peuvent tuer.La police a même de la difficulté à les retracer.» De plus en plus, les petits commerçants ont leur chien de garde près de leur caisse enregistreuse.C'est le cas de M.Hervé Rioux, propriétaire du dépanneur 1310 de Maisonneuve.Même s'il n'opère son commerce que depuis deux ans, il a une grande confiance en cette mesure de sécurité.Le photographe de LA PRES- £ SE a rapidement compris qu'il < ne devait pas s'approcher du méchant bulldog.Mais, les voleurs sont tenaces.Le propriétaire du dépanneur Marcil, sur la rue de Maisonneuve, M.Jacques Plourde, s'est f ait tuer son chien par des bandits qui trouvaient plutôt désagréable d'avoir les jambes ensanglantés.Il s'est tout de même acheté une nouvelle bête.«Il est préférable qu'ils abattent le chien plutôt que nous», explique une employée qui a déjà eu un couteau sous la gorge alors qu'elle gardait la caisse enregistreuse.M.Léo Jutras du Marché Jutras qui est un ancien policier, affirme qu'il vaut mieux qu'il n'ai! jamais un de ces voleurs pre^ »ie lui car il risque de «passer un mauvais quart d'heu- Comme beaucoup d'autres, cette commerçante de l'est de la ville dispose d'un chien entraîné à veiller sur le tiroir-caisse.re».A deux reprises, on a brisé sa vitrine et même sorti la caisse enregistreuse qui ne contenait presque rien.Sa femme qui a déjà vécu un hold-up est restée nerveuse.Dès qu'elle entend une voix grave qui ressemble à celle de l'agresseur, elle est prisr de panique «Vous voulez une conclusion à ce reportage, la voici: un pauvre homme syes\\ fait tuer bêtement mardi, et personne n'y peut rien.Les propriétaires de dépanneurs ne font même plus appel à la police, ils font leur propre loi.Maintenant que plusieurs sont armés, les dangers sont encore plus grands», déclare un autre commerçant qui refuse de s'identifier.Chaque jour, à travers le Québec, des policiers commettent des illégalités en procédant à des arrestations et en détenant des individus en cellules.Pour remédier à cette lacune, la Commission de police du Québec prépare un guide qui doit être distribué à tous les policiers cet automne.Le guide comprendra quelque 500 rubriques et devrait constituer l'outil indispensable à tout policier appelé à diriger des opérations policières.Plusieurs plaintes logées auprès de la commission au cours des dernières années a nécessité une telle publication a confié un porte-parole ck* l'organisme.Le policier apprendra, par exemple, que les poursuites à haute vitesse, si elles mettent la vie des citoyens en danger doivent être abandonnées.Qu'un témoin oculaire n'est pas forcé de suivre les policiers au poste de police s'il se trouve sur les lieux d'un crime, à moins que le policier lui signifie qu'il est arrêté comme témoin important.1 Que l'usage des menottes est POUR FREINER LES ARRESTATIONS ILLÉGALES La CPQ prépare un guide à l'intention des sciers limité aux suspects seulement lorsqu'ils constituent des risques immédiats.Qu'un détenu a le droit de manger en cellule, de communiquer avec son avocat, ANDRÉ PEPIN_ qu'il ne peut demeurer en cellule plus de 21 heures, etc.Le guide sera clair aussi en ce qui a trait aux fouilles de véhicules effectuées quotidiennement par tous les corps de police, sur les routes, à moins que le policier ait des raisons valables de le faire après avoir procédé à l'arrestation de l'automobiliste, etc.Plusieurs membres de la CPQ, dont un ingénieur, ont lait une tournée du Québec au cours des derniers mois pour constater dans quelles conditions les prévenus sont gardes en cellule, de façon à recommander aux municipalités les conditions minimales qui doivent être respectées.Selon ie commissaire interrogé, il ne s'agit pas de dénoncer les centres de détention et les méthodes d'enquête en vigueur, mais plutôt de guider les personnes impliquées pour que les opérations policières soient plus uniformes eî effectuées dans la légalité.Une nécessité Parmi les centres qui ont incité la CPQ à préparer ce guide, il faut se rappeler l'arrestation et la détention d'un jeune Québécois, Richard Charest.trouvé pendu dans une cellule de la station de police de Québec lors d'une détention illégale en 1978.Charest avait été amené au poste, menotte, «pour interrogatoire seulement».Il n'était pas suspect pour le meurtre qui venait d'être commis dans une brasserie où il se trouvait attablé.La Commission de police se garde bien d'affirmer que cet événement a provoqué la publication d'un tel guide, mais la décision de le rédiger a été prise quelques semaines après qu'un coroner eut tenu une enquête dans cette affaire.«Spectacle d'adieu» de cinq heures à Terre des Hommes Rapport cinglant du vérificateur de la Ville ¦ Apres le juge Albert H.Malouf, président de la commission d'enquête qui a porté son nom, c'est au tour du vérificateur en chef de la Ville de Montréal, Guy Trudel, de porter un jugement sévère sur l'administration municipale.Et alor> que les accusations de mauvaise gestion portées par le juge Malouf se limitaient aux agissements de la Ville dans le dossier olympique, voici que le vérificateur porte un jugement sévère sur l'administration quotidienne des affaires municipales, laquelle a privé le trésor municipal, et par ricochet les contribuables de Montréal, d'une somme d'au moins $27 millions.Et cette somme quand même assez élevée n'est que le fait saillant d'une série de constatations, de recommandations et de remarques cinglantes adressées à l'administration municipale, souvent accompagnées de commentaires pertinents à l'inaction des autorités à la suite de recommandations antérieures.En revanche, le rapport tant attendu du vérificateur sur l'implication de la Ville de Montréal dans le dossier ol>mpique avant son expulsion par le gouvernement Bourassa en novembre 1975 se révèle très décevant, parce qu'il n'apporte aucun élément nouveau, en plus de citer longuement (deux pages complètes \u2014 plus une page de commentaires \u2014 sur 13 pages incomplètes) le rapport officiel de la Commission d'enquête sur le coût des Jeux de la 21e Olympiade.On aurait pu s'attendre à beaucoup mieux, d'autant plus que le vérificateur admet que les dépenses de la Ville dans le dossier olympique se chiffraient par $498,3 millions au 30 juin 1978.Pour combler cette somme imputée au poste budgétaire «solde des dépenses à recouvrer (le mot est important dans le contexte du poste budgétaire choisi) effectuées par la Ville pour les installations nécessaires à la tenue des Jeux olympiques 1976», le rapport précise que la Ville a perçu $10,3 millions du COJO, $234 millions de la RIO et $75, 500 de la vente de marchandise.La Ville a par ailleurs dû absorber une somme de $1 million (somme que la RIO a refusé de payer), et elle a comblé la différence en empruntant contre son gré) le Parti québécois a forcé la Ville après que le Parti libéral eut essuyé un refus) une somme de $214 millions.Au sujet de cette dette incidemment, disons qu'au 31 décembre 1980, le capital se situait à $202,577,708, après avoir monté à $216,758,145 le 30 avril 1977 (le dernier de quatre emprunts a été négocié le 2 février 1977).Pour le reste, le vérificateur de la Ville soulève très peu de cas de mauvaise administration.Il relève en fait seulement neuf cas de paiement en trop ou de comptes présumément gonflés, si on fait exception de l'échantillonnage de 90 transactions effectuées dans le cadre de la construction du bassin olympique de l'île Notre-Dame, lequel échantillonnage a permis de déceler une marge d'erreurs (qualifiée de trop élevée par le vérificateur) de 11,8 pour cent au désavantage de la Ville de Montréal.Il est aussi à noter que dans la plupart des cas soulevés par Trudel et résolus par la suite, le règlement du problème s'est effectué au désavantage de la Ville, et que le vérificateur a dû s'abstenir de bon droit de commenter le versement des honoraires au bureau Régis Trudeau et Associés, à cause d'une poursuite de ce bureau contre la Régie des installations olympiques.Et après que le vérificateur eut constaté qu'une vieille dette de 1971 contractée par l'organisation des championnats du monde de cyclisme lï)71 a été remboursée en mars 1978 par un chèque de $115,117 provenant du COJO, on peut être surpris que le vérificateur ne se soit pas au moins étonné du paiement d'une facture par un tiers Evidemment, on pourrait argumenter qu'il aurait été inutile que le vérificateur de la Ville refasse le travail de la Commission Malouf.En revanche, il m'apparait indéniable qu'un dossier dans lequel la Ville a effectué des dépenses de près d'un demi-milliard de dollars sans aucun contrôle efficace (Trudel reconnaît que «le Comité de contrôle des Jeux olympiques, créé par le gouvernement du Québec afin de contrôler le coût des Jeux, avait de la difficulté à obtenir les renseignements nécessaires à l'accomplissement de son mandat», ce qui l'avait force a prendre des mesures palliatives) aurait commandé un rap-port plus poussé et exclusif, nonobstant le travail de la Commission Malouf.Le congédiement de Desormeaux L'administration Drapeau Lamarre a finalement décidé de congédier Gilles Desormeaux, ci-devant directeur de la sécurité à Terre des Hommes.Vu la situation de présumé conflit d'intérêts dans lequel ce dernier s'était placé, il fallait s'attendre à un tel congédiement.Desormeaux sera-t-il le seul à écoper dans cette histoire divulgue\" par LA PRESSE?Le president du Comité exécutif, Yvon Lamarre, refuse pour le moment de stigmatiser d'autres personnes, préférant attendre les résultats de l'enquête policière en cours.Toutefois, il serait injuste que Desormeaux devienne la seule victime de cette triste affaire de falsification de documents, puisqu'il lui a fallu obtenir la complicité d'une ou plusieurs autres personnes de l'AMAUC pour que des chèques soient émis par l'AMARC.Une foule évaluée à plus de cinq mille personnes a assisté pendant près de cinq heures, hier, ù Terre des Hommes, au «spectacle d'adieu» de la Journée internationale et auquel ont CONRAD BERN1ER_ participé tous les musiciens, danseurs et chanteurs que les visiteurs de Terre des Hommes 81 ont pu voir à l'oeuvre et applaudir depuis trois mois a l'intérieur des pavillons ou aux terrasses des restaurants nationaux.Le spectacle a débuté à 15h avec l'hymne national du Cana-da exécuté par les cadets de la marine.Puis, tour à tour, les artistes cubains, italiens, chinois, bulgares, français, mexicains, québécois, hindous, égyptiens et russes ont joyeusement affronté un public tout aussi joyeusement vorace.chaleureux et inéDuisa-ble.Bien malin qui.à l'issue» de ce spectacle, aurait pu soutenir que tel groupe d'artistes avait ele plus fervemment applaudi que tel autre: à la vérité, cette foule, visiblement ravie d'être là, s'est montrée du début a la fin amicale, réceptive et généreuse, et c'était évident qu'elle se refusait à s'ériger en jury.A quatre jours de la fermeture de la saison 1981.les pavillons de Terre des Hommes sont pris d'assaut par un nombre toujours plus considérable de visiteurs.Le Village d'autrefois s'apprête pour sa part à terminer la saison avec un somptueux et délirant bal costume, samedi, le 29 août.Tous ceux qui aiment danser et qui possèdent un costume d'époque sont invites à se rendre au Village, dès 20h.samedi soir.C'est également samedi, à la Place des nations, qu'une soixantaine de cadets canadiens de 15 à il ans se verront remettre les certificats officiels de leur graduation par un colonel de l'armée canadienne.Ces jeunes se sont entraînés pendant six semaines sur le terrain de l'Aventure du parc du Petit Prince, celui-là même où ils ont assuré l'animation et la surveillance des jeux.6Ô18, RUE PLACE PROMENADES PLACE ST-HUDERT DONAVENTURE ST-DRUNO QUÉDEC 273-2651 875-2013 653-9422 524-5263 t.URS DE POTERIE! 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Pierrefonds, un établissement de la banlieue ouest de Montréal qui héberge une centaine de jeunes multihandicapés.et désignant un administrateur chargé de voir au fonctionne ment du Centre pour la durée de cette enquête.; HUGUETTE ROBERGE Le décret ministériel confie l'enquête à un avocat, Me Jacques Bellemare, et le mandat de gestion à M.Gilles Sabourin, un ; psychologue qui a occupé plusieurs postes de cadre supérieur \u2022 au sein du réseau des Affaires sociales.Ce dernier s'est présen- ; té à l'établissement tôt ce matin, accompagné par ur» huissier et \u2022 un avocat, pour signifier l'ordon-*, nance à la directrice, Mme Pauline Potvin-White, récemment réintégrée dans ses fonctions à la suite d'un jugement de la Cour supérieure, et la sommer de quitter les lieux.Par ce geste, le MAS entend corriger celui qu'il avait posé en .(photo j.y.Létourneau, LA PRESSE) février dernier et qui a suscité une longue bataille juridique qui est loin d'être terminée, mais dont les deux premières manches ont été gagnées par la directrice qui vient d'être évincée de son poste pour une deuxième fois cette année.En février dernier, à la suite de la publication par le Comité de Liaison des Handicapés du Québec d'un dossier noir sur le fonctionnement du Château Pierrefonds.le MAS décrète en effet la tutelle de ce centre d'accueil privé mais subventionné par le gouvernement, et nomme M.Jacques-Gilles La berge, directeur général de la Maison Lucie-Bruneau, pour mener une enquête et administrer l'établissement pendant la durée de cette enquête.La directrice conteste en Cour supérieure ce double mandat, alléguant la possibilité d'un conflit d'intérêts, et obtient, en mai dernier, la suspension de l'enquête.Mais comme M.Laberge continue, à la demande du MAS, de gérer l'établissement, Mme Potvin-White retourne en Cour supérieure pour demander sa réinstallation, en alléguant cette fois que le mandat d'administration ne peut être maintenu puisqu'il couvre la période d'enquête et que celle-ci est suspendue.Le juge Alphonse Barbeau lui donne raison et émet, il y a une quinzaine, une ordonnance d'injonction provisoire (renouvelable de dix jours en dix jours et renouvelée cette semaine) expulsant le représentant du MAS de l'établissement et la réintégrant dans ses fonctions.Mais le retour de la directrice, après six mois de mise à l'écart, suscite une réaction aussi vive que négative parmi le personnel de son établissement.La situation revient à son point de départ.et le ministère des Affaires sociales, estimant toujours justifiée la tenue d'une enquête au Château Pierrefonds, prend cette fois la précaution de désigner deux tètes plutôt qu'une pour que lumière et justice puissent enfin se faire.Voyager 2 Atteint Saturne le 25 août 1 981 Atteint Uranus en 1 986 Atteint Neptune en 1 989 AP Le schéma ci-dettu» represent* le trajet approximatif suivi par la sonde spatiale Voya-ger-2, lancée le 20 août 1977.La sonde est arrivée hier voir à 100,000 kilomètres de Saturne, son point le plus rapproché de la planète, avant de poursuivre sa route vers Uranus._ * * Pluton 3.666.000.000 VOYAGER 2 Des ennuis techniques de dernière minute PASADENA, Californie (d'après UPI, AP et AFP) \u2014 Après avoir parcouru sans GARANTIT * La mam-d oeuvre de service de ses TV couleur et composants haute fidélité pour 48 et 60 mois respectivement.ItCil 14 99 Modèle tout transistorisé o régloge automatique, châssis longue-vie Prix or*.$479.95 PRIX ATLANTIQUE $399 95 REMBOURSE * La difference si vous trouvez votre téléviseur couleur ou chaîne haute fidélité Atlantique moins cher chez tout autre détaillant, aux mêmes conditions durant les 30 jours suivant l'achat.de f \\\t?Lecteur de i\tcassettes stéréo \t\u2022 deux prises \td*écouteur \tstéréo 1\t\u2022 arrêt ï\tautomatique \t?sélecteur de \truban \t\u2022 reproduction \tincomparable PRIX ATLANTIQUE $14700 ECHANGE * Tout élément de votre chaîne haute fidélité Atlantique pour un modèle plus avancé durant les 30 jours suivant 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ENTREPOT 10 Sortie Locordoire (entre Locordoire et Longelier) PLUS DE ILMACoffWAImo AUIAG*ntitocl»-Jwn KlMllftUlfcUKWMX* itoamiiki«*Moi CJUUTUSMVIQ Cinirt amraal Ain* CM A TU U CU A T Cm* r*g»*d it CJHCOOTWt PWct àt bytMM C0t«WAUC«»w«IS9Mra D0» V A L Otrvd Co^m'i Shmmtq Cmmt DtUMMONDVILLE hou Dnmvrmd ENTONS TON, hnéti pmHw CATÏMLAU PraMMOH «KMiSfr«» LAdtlNE Gattnti imhmt Uam tmm mmwéé UdwH USALLE *HJEl THRfctHOlÛ WAïts 'AMAttA j.- - r UVPM a SOn COMMUNÎC ATIONS RADIO 730, RUE SAINT-JACOUES.MONTRE At 7950, «fi JARRV, ANJOU audio - VISDHS 730.RUE SAINT-MCQUE*.MONTEE Ai ?3;50US5T.BOUl.CHARE SX OUÊaEC ™™u 730, «h^T-JACQUES MONTREAL 87«-477i gg PUCE P0RTÛSELLO \u2022 BROSSAXO - 672-53e5 \u2022MAGASINS iMAGC & SON OUVERT OU ItfNOi AU MERCREDI JUSQU'À 17H36.MStH ETVmo*UA 2\\H fi SAMEDI! 7N VISA « MASTERCARD' il\" .i i ;i m ïïmmm 55 9 1000 VOITURES '81 INSCRITES POUR LA \"COUPE DES PRIX LES JOURS LES MOINS CHERS DE L'ANNÉE DERNIÈRE JOURNÉE AUJOURD'HUI AU CENTRE LAVAL HÂTEZ-VOUS! À 22h, IL SERA TROP TARD! Une course infernale, de 9h à 22h.au Centre Laval (boulevards StMartin et Le Corbusier.sortie 8 de l'autoroute des Laurentides) Échanges acceptés, financement sur place, livraison immédiate Tirage d'une voiture neuve parmi tous les acheteurs Nombreux prix de présence Présenté par 5 concessionnaires GM de Lavai: Bonaventure Chevrolet Oidsmobiie, Bourassa Pontiac Buick, Durand Pontiac Buick, Lalonde Chevrolet Oidsmobiie et Salois Chevrolet Olds-mobile. A 6 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 27 AOÛT 1981 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN éditeur ROGER-D.LANDRY président-directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS tour (Jo I information MARCEL ADAM éditorialiste en chef Les bons côtés du rapport McDonald! La commission McDonald vient de remettre un rapport qui a coûté quatre ans de travail et S1 0 millions.Tout cela pour vérifier certaines des activités de la Gendarmerie royale du Canada.On peut au moins espérer que l'enquête et ses quelque 2.000 pages de .-apport serviront à la purification du système policier canadien et à la sécurité de la population.À première vue, il semble qu'un certain nombre de recommandations de la commission soient effectivement utiles et méritent d être appuyées.Par ailleurs, il est nécessaire de souligner quelques faiblesses qui doivent être notées si Ion veut parvenir à une qualité de justice supérieure et à un système policier adéquat.D'abord, les aspects positifs.Les autres suivront dans un autre article.La commission reproche un certain nombre de méfaits im- portants à la GRC.Ceux qui voulaient entretenir l'image de la «police montée» irréprochable seront déçus: les agents de la GRC ont posé des gestes illégaux qu'aucune autorité ne pouvait leur permettre.On se leurre en entretenant l'image du policier sans peur et sans reproche, toujours bon et toujours fidèle.C'est un mythe: la police a ses faiblesses, comme tous les autres groupes de la société.Et la crédibilité vient de la reconnaissance de cette évidence.La nier serait faire preuve d'hypocrisie ou d excessive candeur.Il est dommage que des chefs de la GRC n'aient pas réfléchi à cette vérité.Mais il est rassurant de savoir que les hommes politiques n'ont pas participé à l'élaboration du mensonge.Selon la commission, la police a trompé le ministre de la Justice et le premier ministre.Le geste n'honore pas la police: mais il ajoute à la probité des hommes politiques.Car il faut supposer que les policiers ont craint l'honnêteté de leurs responsables politi-aues, ce qui est tout à l'honneur des élus.Vaut mieux des ministres candides que malhonnêtes.Il est bon de savoir que la malhonnêteté n'avait atteint qu'un niveau du système.La plus importante recommandation du rapport touche donc l'endroit sensible: il faut retirer à la Gendarmerie tout ce qui concerne la sécurité de l'État, tout ce qui a trait à l'espionnage.Il était même grand temps que l'on trouve, au Canada, ce que les autres pays d'importance ont institué depuis longtemps: un service civil de sécurité.On dit qu'il sera «civil»: c'est un peu se payer de mots.Car même s'il fonctionne indépendamment de la GRC, il est évident que ce service spécial aura comme membres des «agents L'Angola et l'Afrique du Sud a» chevet de les Namibie C'est la deuxième fois, en moins d'un mois, que l'Angola accuse l'armée de l'Afrique du Sud d'avoir envahi son territoire, et les deux fois, le gouvernement de Pretoria a démenti la chose.Ce qui s'est passé, et ce sont, cette fois, les autorités sud-africaines qui nous en fournissent l'explication, c'est que les deux armées se sont heurtées au cours d'une opération de représailles lancée contre les «anarchistes» namibiens qui ont «fui du côté angolais» et qui harcellent les villages namibiens à partir de ce territoire.Deux accusations: deux démentis.S'agit-il d'une tactique?Si oui, à quelle fin?Cherche-ton à détourner l'attention du groupe de contact sur ia Namibie qui vient de reprendre les discussions au sujet du Sud-Ouest africain?Ou plus vraisemblablement, manoeuvre-t-on en vue d'inciter Washington à intervenir?Il est certain que l'accrochage d'hier découle du contentieux namibien.Or, ce contentieux se situe dans un contexte extrêmement passionnel.La Namibie et sa SWAPO présentent beaucoup de similitudes avec la Palestine et son OLP.L'Organisation des peuples du Sud-Ouest africain (SWAPO) est perçue comme une organisation terroriste par le gouvernement sud- africain ainsi que par un certain nombre de Namibiens.Ces «terroristes» se servent de bandes de territoires au sud de l'Angola comme de sanctuaires d'où, selon Pretoria, ils traversent «pour commettre des meurtres, poser des mines et intimider la population namibien-ne».L'Angola et l'Afrique du Sud sont en état de «guerre non déclarée».S'il était possible d'amenuiser la méfiance qui fait se retrancher sur des positions irréductibles les partis en présence, un modus Vivendi pacifique deviendrait possible.Il y a dix ans.la Cour internationale de Justice exprimait lavis que l'Afrique du Sud devrait abandonner le territoire namibien.Il y a trois ans.une motion de l'ONU recommandait un retrait des troupes afin de pouvoir négocier un cessez-le-feu et organiser des élections libres.Pretoria s est ralliée à cette stratégie de l'ONU.mais n'arrive pas à fixer une date pour la mettre en marche.Les Africains s'impatientent.L'OUA vient d'inciter l'administration Reagan à choisir entre les quatre millions de Blancs d'Afrique du Sud et les 400 millions d'Africains noirs».Ce n'est certes pas là une des propositions les plus heureuses de l'OUA, un organisme qui se veut responsable.Le choix qui s'impose n'a pas d'implications racistes.Ce qu'il faut chercher, c'est la meilleure solution possible.La SWAPO a un point de vue qu'on doit prendre en considération, mais les Namibiens, les Angolais et les Sud-Africains ont également le leur dont il faut tenir compte.En démentant la nouvelle lancée par l'Angola, le premier ministre sud-africain a cherché à dissiper l'émoi qu'elle avait créé en indiquant qu'il espérait que le gouvernement angolais prendrait note de «notre requête de ne pas intervenir et de notre désir de vivre en paix avec nos voisins».Ce ne sont pas là des propos marqués au coin de I intransigeance.Pretoria ouvre une porte; Pretoria desire un règlement.Bien sur, il n'est pas facile de se aépartir des ressources minières de la Namibie, mais le coût exorbitant qu'entraîne la défense d'un aussi vaste territoire dévalorise grandement les avantages matériels qu'apportent ces ressources.La stratégie suggérée par l'ONU et acceptée par Pretoria fait qu'une amorce de règlement est possible.Et puis, pourquoi n'aurait-on pas, en Namibie, la bonne surprise qu'on a eue au Zimbabwe?JEAN PEUERIN spéciaux», des espions ou policiers secrets, qui se différencient des autres policiers seulement par les dimensions de la charge et par l'utilisation d'un plus grand nombre de pouvoirs.Car les espions ont de nombreux pouvoirs.Personne ne reproche, ordinairement, à un espion d'avoir volé des documents secrets appartenant à «l'ennemi».Mais il faut structurer le travail de l'agent et discipliner ses activités.Dire que le Canada se dote d'une CIA personnelle peut faire peur à certains.Un peu de réflexion devrait faire comprendre que l'organisme n'aurait pas à inventer des interventions nouvelles mais simplement à structurer ses activités.La recommandation représente évidemment un blâme envers la GRC.C'est normal: la preuve est faite, par la commission, de l'inefficacité dangereuse du corps policier en certaines cir- constances.S'il faut mettre le feu à une grange pour empêcher qu'on y tienne une réunion, il est évident au'on dépasse les bornes.On revient à la vieille histoire de celui qui se coupe la tète pour combattre ses maux de tête.Que la GRC travaille à protéger les citoyens contre les malfaiteurs; et qu'un autre organisme «civil» nous protège contre les ennemis du système.L'expérience est réalisée avec succès dans d'autres pays et elle devrait être réalisable au Canada.Mais il faudra plus de surveillance.Nos ministres ne devraient plus pouvoir plaider l'innocence candide; il est temps qu'ils deviennent responsables.Il est surtout grand temps que l'on définisse les pouvoirs des policiers, les champs de légalité et les responsabilités des ministres.Le rapport McDonald propose des corrections précises: leur application parait nécessaire.Le rapport de la commission démontre la nécessité de règlements beaucoup plus stricts.Il met le doigt sur les secteurs les plus vulnérables, comme l'écoute électronique et l'ouverture du courrier.Il retire à la GRC des privilèges.Il invite à la lucidité tant les ministres que les citoyens observateurs.Il suggère une structure nouvelle très probablement valable.De plusieurs façons, le rapport McDonald peut servir à une plus saine administration de la justice.Mais il faut qu'il soit appliqué.De façon à ce que ses faiblesses ne fassent pas regretter les $10 millions qu'il a coûtés.JEAN-GUY DUBUC )Cltéffriofif PC/A/ &£UiŒC*l//l 7>F £eiV^£A/£M£M^ Droits réservés Certaines réalités ont échappé à la Commission Kent Parce qu il est bien rédigé mais aussi très dense, le rapport de la Commission Kent ne révèle pas dans une première lecture toutes ses lacunes.Par exemple, sa superfi-cialité.son manque de rigueur dans la description du milieu journalistique et l'analyse de ses MARCEL ADAM humeurs, ses contradictions, son parti-pris en faveur d'une certaine école de pensée et des clichés que celle-ci véhicule sur les effets totalement négatifs du phénomène de la concentration de la presse.Personne ne soutient, pas même les propriétaires de chaînes, que la concentration est sans danger, ni qu'elle ne produit pas des effets nocifs dans les régions où elle a donné lieu à une situation de monopole.Mais il est difficile de suivre la commission quand elle affirme qu'elle n'a rien produit d'autre qu'une presse enchaînée.Comment en effet ne pas tiquer quand les commissaires affirment aue leur rapport vise «à libérerla presse au Canada»?Comme si notre presse n était pas l'une des plus libres des sociétés démocratiques.Quel pays pourrait en effet nous en remontrer a cet égard?Je sais bien à quoi pensent les commissaires: ils veulent libérer la presse quotidienne concentrée de I emprise, contraignante à leur dire, des pouvoirs financiers qui sont propriétaires de chaînes de journaux.La commission reconnaît pourtant que les chaînes publient de bons et de mauvais journaux et qu'un journal n'est pas nécessairement bon parce qu il est indépendant.Qui soutiendra en effet que dans le passé les propriétaires de journaux indépendants étaient tous imbus d'un grand sens de la responsabilité sociale qui leur faisait dédaigner le profit maximum?Les journalistes qui ont un peu d âge se souviennent de la servilité de tous ces propriétaires de journaux dits indépendants à l.égard des différents pouvoirs.Ils se souviennent aussi que I information était infléchie par les idiosyncrasies de ces propriétaires et que les pages éditoriales étaient le reflet dé leurs opinions, humeurs, préjugés et autres parti-pris.Alors qu'aujourd'hui les éditorialistes des journaux dits «enchaînés» jouissent en général d'une très grande liberté d'expression et n'écrivent jamais a rencontre de leurs convictions personnelles.N'a-t-on pas vu plus d'une fois, dans des journaux différents d'une même chaîne, des éditoriaux défendre des positions opposées sur des questions importantes?Mieux encore, il arrive même au Québec que des divergences de vues s'expriment dans une même page éditoriale.La liberté d'expression était-elle plus grande à l'époque des journaux indépendants, alors qu'il y avait beaucoup moins d'analystes et de commentateurs qu'aujourd'hui?Quand on faisait la part congrue à l'opinion des lecteurs, cependant qu'aujourd'hui tous les grands quotidiens, les concentrés comme les autres, disposent d'une tribune où s'expriment librement simples lecteurs, spécialistes et hommes publics qui désirent participer au débat public.La Commission Kent veut «libérer» la presse quotidienne des pressions indues, dans l'information, des hommes d'affaires qui possèdent des chaînes de journaux parce que, pour elle, cette ingérence est aussi nocive que celle de l'État.Pourtant la Commission n'a pas pu prouver cette ingérence.Mais elle soupçonne qu'elle s'exerce indirectement et qu'elle produit le même effet néfaste.Admettons qu'elle a raison pour les fins du débat.Dans toutes les sociétés démocratiques et libérales, les citoyens éclairés ont toujours vu dans l'ingérence de l'État la plus grande menace pour la liberté d'information et d'expression; pour l'évidente raison que celle-ci a pour effet de rendre précaire et problématique la vie d'un régime et la carrière des gouvernants.Cette liberté peut être menacée par des pouvoirs d'argent, mais moins directement et moins sérieusement.Les hommes d'affaires font meilleur ménage avec la liberté que les gouvernements, ils ne font pas les lois, leur carrière ne dépend pas des humeurs de l'opinion publique, enfin ils oeuvrent dans un contexte concurrentiel qui favorise la circulation de l'information: ce qu'un journal voudrait taire serait révélé par un journal concurrent, une station de radio ou de télévision.Si les pouvoirs d'argent peuvent menacer ici et là et temporairement le droit du public à I information, ce danger est contrebalancé par plusieurs facteurs, le moindre n'étant pas le syndicalisme.Curieusement, la Commission Kent dit très peu de choses du rôle joue par le syndicalisme dans révolution de l'industrie du journal.Son influence a pourtant été et demeure considérable, pour le meilleur et pour le pire.Au Québec, par exemple, c est à lui qu'on doit la révolution journalistique, commencée à LA PRESSE à la fin des années 50, et qui a eu pour effet d'éveiller les journalistes à la dignité de leur métier et d'obliger les propriétaires de journaux \u2014 des indépendants, faut-il le rappeler \u2014 à les traiter en conséquence; c'est lui qui a forcé les propriétaires à mieux respecter le droit du public à une information ample et impartiale, et à donner aux journalistes les moyens de mieux accomplir leur tâche.Mais ce syndicalisme, issu de la cupidité et de la piètre conscience sociale des propriétaires indépendants de naguère, a développé chez ses membres un réflexe protectionniste extrême, basé sur une méfiance tenace à l'endroit du patronat des journaux.Il a fini par produire les défauts de ses qualités.Il en est résulté des conflits qui ont tué des journaux et affaibli sérieusement certains autres, et des tensions contre-productives dans les relations de travail.Devenu une force considéra- ble le syndicalisme a voulu assurer à tout prix la sécurité de ses membres, au prix même de la mort de l'entreprise, en empêchant les transformations technologiques nécessaires dans certains cas à la survie du journal, comme l'a bien expliqué, cette semaine, dans une conférence, le président et directeur général de LA PRESSE, M.Roger D.Landry.Après avoir été un facteur de progrès dans la qualité de l'information, le syndicalisme, paradoxalement, a fini par avoir une influence négative sur elle en négociant des conventions collectives trop protectionnistes, tatillonnes et paralysantes, qui ont conduit à une baisse de la \u2022 productivité, au déclin de l'initiative personnelle et au manque d'émulation.Il est dommage que la Commission Kent n'ait pas su mieux voir et décrire ce phénomène important.Si elle avait mieux étudié le phénomène syndical elle aurait découvert que malgré ses carences actuelles il constitue encore, potentiellement, une dos meilleures garanties contre les dangers appréhendés de la concentration.Autrement plus sûr en tout cas que le recours gouvernemental quelle propose. LIBRE A 7 1 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 27 AOÛT 1981 g VRAC Une pensée déformée Réplique à G.-M.Roy Par la présente je relève quelques points de la lettre ouverte que vous m'avez destinée et qui a paru dans LA PRESSE du 13 août.Nous appartenons, vous et moi, à des écoles de pensée différentes, mais cela ne doit pas modifier les bonnes relations humaines, car les opinions et les convictions de chacun doivent toujours être respectées.Quand deux ou plusieurs groupes s'opposent depuis longtemps, politiquement ou socialement, on peut être certain que tout a été dit et redit, de part et d'autre! Il vient même un temps ou seules les considérations inédites se lisent avec intérêt.Dans votre récente défense de la thèse qui vous est chère, j'avoue n'avoir rien relevé de bien neuf.Sauf une grave erreur de votre part.En effet vous avez affirmé que j'ai dit: «le grand dessein des séparatistes n'a pas de fondement».C'est ce qui s'appelle déformer la pensée d'un contradicteur, puis la blâmer vertement.Un beau travail! Voici mon texte, relisez-le attentivement, vous verrez que c'est tout autre chose: «L'idéal des séparatistes est un droit éminnement respectable.On peut seulement leur reprocher de présenter leur grand dessein comme le sommet du patriotisme.Une telle prétention n'a pas de fondement et l'option fédéraliste est également légitime et patriotique».En écrivant ces lignes je voulais servir la thèse de mon choix, tout en étant loyal pour ceux qui ne pensent pas comme moi.Mais l'humeur des hommes rend une telle réalisation bien difficile.Selon le voeu d'Alexis Carrel, cherchons quand même à être de bons bergers.Anatole VANIER,c.r.Montréal La moto silencieuse ?La motocyclette, tout comme les autres véhicules qui circulent sur nos routes, a droit de cité.Elle est plus économique et, sans doute, elle plait davantage aux sportifs et aux jeunes que les autres moyens de locomotion.Seulement on se demande si le bruit qu'elle fait ne l'emporte pas sur son charme.C'est surtout le soir et la nuitqu'on peut se rendre compte qu'un jour, on devra prendre des mesures sévères à son endroit, si on veut conserver en santé les nerfs de ceux qui se reposent.Mes connaissances sur cet engin sont limitées, et j'ignore si on peut appliquer un silencieux sur toutes les marques et toutes les dimensions de motocyclettes, mais je sais pour l'avoir vu à une parade qu'on peut rendre silencieuse une motocyclette de grosseur moyenne.(.) Il me semble qu'on devrait légiférer dans ce domaine.Tant qu'on ne trouvera pas moyen de rendre silencieuses ces «volcans ambulants» que sont les grosses motocyclettes, on devrait leur interdire toute circulation sur les routes, et surtout dans nos rues.(.) Bernard PILON Hull Les pistes cyclables Il semble bien que les responsables du service des sports et loisirs de la Ville de Montréal soient en désaccord avec le propre exécutif de la Ville de Montréal quant à la nécessité d'animer les pistes cyclables de Montréal.On se souvient en effet que monsieur Jean-Louis Sauvé, secrétaire administratif de la Ville de Montréal, déplorait, dans une lettre adressée à Vélo Québec au nom du comité exécutif, le manque d'efforts faits «pour sensibiliser la population à utiliser plus fréquemment les pistes cyclables»».C'est la raison pour laquelle le comité exécutif refusait alors d'octroyer un permis de manifester le 6 juin à Vélo Québec et demandait à son service des sports et loisirs de se préoccuper de la question.Or, dans la programmation annoncée la semaine dernière en conférence de presse par monsieur Jean Emond, directeur du service des sports et loisirs de la Ville de Montréal, on ne retrouve rien qui puisse aider les amateurs de bicyclette, l'activité de loisir la plus populaire à Montréal, comme dans le reste du Québec.En effet, monsieur Emond s'est contenté de rappeler l'inauguration de quatre nouvelles pistes cyclables, sans plus de détails.Un dépliant sur les pistes cyclables de Montréal serait, paraît-il, en préparation mais pour l'an prochain.Où sont les pistes cyclables?Comment en profiter en les intégrant à des circuits intelligents?Quels sont les grands principes de conduite et de sécurité qui pourraient permettre aux amateurs de la bicyclette d'avoir moins peur de sortir à vélo?Il semble que le service des sports et loisirs de Montréal ne se préoccupe pas de ces questions.(.) Christine ALLEN Membre de Vélo Québec, L'Association des utilisateurs de la bicyclette Montréal L'affaire du gazoduc M.Ivan Guay, éditorialiste à LA PRESSE, a écrit, en juin dernier, deux éditoriaux sur le conflit du gazoduc au Québec.Dans l'éditorial du 22 juin 1981 j'avais relevé certaines affirmations et opinions qu'il m'appa-raissait nécessaire de commenter.Le 26 juin j'adressais donc à M.Ivan Guay une lettre dans laquelle je lui faisais part de mes commentaires.Dans cette lettre j'ajoutais un post-scriptum «je vous écris cette réponse dans un esprit uniquement constructif.Sa publication reste à votre seule et entière discrétion.»» Quelques jours après le 26 juin, j'apprenais dans l'édition de LA PRESSE que M.Guay prenait sa retraite.Ayant reçu mes commentaires avec lesquels il n'était pas d'accord, M.Guay publiait ma lettre en entier dans l'édition de LA PRESSE du 21 juillet à laquelle il ajoutait une longue réponse qui faisait surtout état d'une «attitude patronale.qui se caractérisait par un manque de courage».Dans l'édition du 13 août 1981 dans Tribune Libre, LA PRESSE publiait une lettre de Me Michel Dion, avocat, direc- teur général de l'Association des entrepreneurs en construction du Québec (A.E.C.Q.) à laquelle, encore une fois, M.Guay offrait une cinglante réponse.Les affirmations de M.Guay sur le conflit du gazoduc et sur l'industrie de la construction en général, autant dans ses éditoriaux des 22 et 25 juin 1981 que dans la réponse à ma lettre et dans sa réponse à la lettre de Me Dion, témoignent d'une certaine ignorance du dossier fort complexe de la construction.M.Guay a beau prétendre «avoir assisté aux séances de l'enquête Cliche et d'avoir été agent immobilier dans les années 1950» je regrette de lui dire qu'il devrait reprendre ses classes, la situation étant bien différente de ce qu'il prétend connaître.De toute façon, il est préférable qu'il soit mis fin à ce débat avec M.Guay pour ne pas lui offrir davantage l'occasion de reprendre surface et de remplir les prochains éditoriaux de LA PRESSE de propos dont on peut se passer facilement.Raymond DICAIRE Montréal La bombe à Reagan Les Américains vont produire la bombe à neutrons.L'annonce de la nouvelle par le président Reagan a aussitôt provoqué une réaction en chaîne en Europe de l'Ouest où les pays de l'Alliance atlantique ne veulent plus servir de champs de tir: l'Europe neutre, oui; l'Europe à neutrons, pas question! C'est depuis son ranch de San- ta Barbara en Californie que le plus illustre cow-boy du Far West aura lâché sa bombe et fait exploser l'enthousiasme, à retardement scmble-t-il, de ses alliés européens.Mais toute désarmante qu'elle fût, la nouvelle n'aura pas eu l'effet d'une bombe: tout le monde, en effet, connaît la réputation de l'ancien gouverneur de la Californie dont on dit volontiers qu'il a plus souvent P«oeil à l'arme» que la «larme à l'oeil».Ainsi donc, parce que les chars soviétiques tournaient en dérision les blindés américains, l'ex-acteur de série B préfère «bomber» le torse que de courber l'échiné.Signe des temps ou ironie du sort, cette arme de dissuasion qu'est la bombe à neutrons tue les êtres mais épargne les choses.Les malins diront qu'à l'instar de la politique étrangère du président Reagan, l'avènement de la bombe à neutrons consacre la victoire de la matière sur l'esprit.Roger CLAVET Sudbury, Ont.Lettres à Jean Pellerin Je suis de ceux qui ont le privilège de lire vos vibrants et brillants éditoriaux.Je vous suis reconnaissant d'éclairer notre opinion publique sur les crimes de l'impérialisme soviétique contre le sympathique peuple libanais.Le 3 août vous écriviez d'Assad et d'Arafat: «Ce qu'ils recherchent ce n'est pas tant la libération de la Palestine, encore moins la paix.Non, ce qu'ils recherchent c'est la déstabilisation du Moyen-Orient, conformément à une stratégie permanente et secrète de l'URSS.» Tout récemment le grand leader Teng Hsiao-Ping déclarait: «La première caractéristique de l'Union soviétique est qu'elle adopte toujours une attitude de brutalité contre les faibles et de crainte des forts.La seconde caractéristique de l'Union soviétique est qu'elle foncera et saisira en toute occasion.» L'idée naïve que nous pouvons préserver la liberté en usant de bonne volonté est non seulement stupide mais dangereuse.Plus elle gagnera d'adeptes, plus elle tentera l'agresseur.Dans ces conditions, ceux qui aiment vraiment la paix devraient favoriser une politique de plus grande force: la force de nos armes, la force de notre économie et la force de notre volonté.L'équation est bien simple: augmenter pour les Soviétiques le prix de revient de toute agressivité future c'est réduire le risque de guerre et améliorer les conditions de vie de l'humanité tout entière! Puissent les premières craquelures et les premiers revers de l'empire soviétique arriver bien vite afin que le martyre de l'attachant peuple libanais ne prenne pas les allures d'un génocide dans le genre «Pax Sovietica».André CLÉMENT, D.D.Montréal Dans votre enumeration des délits contre les droits de l'homme, j'attire votre attention sur un oubli important, soit la persécution à cause des opinions politiques ou religieuses.Car, vous n'êtes sans doute pas sans savoir qu'ici même, au Canada, on persécute des gens à cause de leurs opinions surtout politiques.Simon TREMBLAY Blainville.Québec- Vôtre éditorial du 21 juillet a particulièrement retenu mon attention.Vous y parliez des pertes en vies humaines chez les civils et de la barbarie des terroristes palestiniens qui se servent de boucliers de civils.Et je cite: «Dans les Westerns, il arrive souvent que le truand poursuivi par la police s'empare d'une femme ou d'un vieillard pour s'en faire un bouclier.C'est révoltant.Qui est le plus coupable?La police qui tue la femme par accident ou le truand qui la retient de force?» Je me suis renseignée auprès d'amis libanais au sujet des attaques terroristes perpétrées à partir du Sud-Liban et des opérations antiterroristes lancées contre les bases du Sud-Liban et contre les états-majors terroristes dans le «quartier palestinien» de Beyrouth-Ouest.Je vous résume ici 5 points qui sont en totale convergence avec votre analyse de la situation: 1) Dans ces régions du Sud-Liban et de Beyrouth-Ouest 400,000 Libanais ont été forcés à l'exode par les terroristes palestiniens.Ces régions sont devenues de facto interdites aux Libanais! 2) Ces terroristes et leurs «civils» ont fait main basse sur les biens des Libanais et se sont appropriés de leurs maisons.3) Il ne restait plus un seul Libanais dans les régions touchées par les raids israéliens; par conséquent, pas une seule victime libanaise.4) La propagande des terroristes, aidée en cela par des experts soviétiques, a créé de toutes pièces des victimes libanaises pour s'attirer sympathie et argent.5) Le bouclier civil des terroristes a été cette fois-ci intégralement palestinien.Pour reprendre votre exemple, peut-on imaginer la barbarie d'un truand qui prendrait comme otage et bouclier les membres de sa propre famille?! Et il faudrait négocier avec ces délicates sensibilités «l'établissement d'une paix juste et durable dans le respect des droits de tous».Jeannine MACAMEAU Montréal Police et politiciens Les chefs de la police de Montréal, le directeur Henri-Paul Vi-gnola et le président du Conseil de sécurité, Monsieur Yvon Lamarre se moquent du rapport de la Commission de police du Québec concernant les événements du 20 mai 1980.Ils profitent ainsi de l'occasion pour essayer de redorer leur blason vis-à-vis les policiers qui commencent à voir clair dans le jeu des politiciens ou des néo-politiciens qui ont toujours su bien les utiliser pour se donner fière allure, une allure de force, quand cela leur adonnait bien.Monsieur Yvon Lamarre commence décidément à se prendre pour un maire Jean Drapeau, et son chef de police.Monsieur Vi-gnola, lui est décidément très fidèle.Le modèle est classique.Il ne manque plus qu'une bonne peur bien organisée pour tenir des élections.Guy ROULEAU Montréal.Québec Le recours à l'armée (.) Au début de la grève des Postes, le Premier ministre Trudeau avait le privilège d'appeler l'armée aux Postes lorsque M.Parrot a défié à l'avance une loi d'urgence et a encouragé la désobéissance civile.Cela s'est déjà fait en France et probablement ailleurs.Les syndicats ouvriers aiment à dire que l'armée canadienne est étrangère au Québec, mais cela ne sert que l'anarchie.Nous payons des taxes au Québec pour que des Canadiens français épluchent les patates, cirent leurs bottes et boutons et lavent les voitures des officiers à Val-cartier, Québec.Ces hommes et leurs véhicules pourraient nous servir en période de marasme et donner au peuple un pouvoir de négociation avec les syndicats.Je ne fais pas ici de différence entre le peuple et le gouvernement.L'un n'existe pas sans l'autre et c'est le citoyen privé du service qui paye les taxes et sert d'otage à la fois.Jean-Louis SENECAL Saint-Marc Priorité est accordé» dont cette page aux lettret d'intérêt general te rapportant a des articlet parus dons LA PRESSE.La concision est recommandée.Us correspondants doivent inurire lisiblement leurt nom, odresse et numéro de telephone.LA PRESSE ne %'engoge pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuteritt ou autret documentt non publies.L'auteur assume l'entière responsabilité de tes opinions.Tout en respectant la pontée dé Vautour, LA PRESSE te réserve le droit d'abréger let lettre» selon l'etpace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne Prière d'adresser vos lettres comma wit: m Tribune libre », LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3MI.Un plaidoyer pour la protection du lac Saint-Jean M.Marcel Léger, ministre de l'Environnement Connaissant votre très grand intérêt pour la conservation de notre patrimoine québécois, je viens encore une fois solliciter votre compréhension.La protection du lac St-Jean contre l'érosion et la destruction par une compagnie qui ne recherche que des profits, sous le couvert du mieux-être de la population, c'est la responsabilité de tous et principalement d'un gouvernement qui cherche à devenir le véritable maitre de son territoire, de l'assumer.La Compagnie Alcan possède des droits illimités sur le niveau du lac St-Jean depuis déjà plus de cinquante ans.Elle a acquis ces droits à un coût dérisoire.La population était insouciante et ignorante de ce qui se tramait à son insu A l'époque certaines personnes dont Mgr Victor Tremblay ont dénoncé ces tractations dont personne ne pouvait soupçonner les conséquences désastreuses et dévastatrices.Dans le cahier de géographie de Québec no 34 (avril 1971), Germain Tremblay, géomorphologue à l'Université Laval de Québec, dégage les conséquences gémorphologiques du relèvement artificiel du niveau du lac Saint-Jean.(P.115 à 129).Vers 1970, l'Association de protection des berges du lac St-Jean a alerté l'opinion publique et le gouvernement au sujet de la dévastation des berges par un très haut niveau des eaux du lac.Plus de cinquante ans après, la Compagnie a agrandi son domaine de plus de trois cents pieds (300) tout autour du lac de par le droit qu'elle possède de hausser le niveau de l'eau à dix- sept pieds point cinq.(17.5').Ce droit étant illimité (.) jusqu'où ira-t-elle?Si ça continue ainsi, si on raisonne jusqu'à l'absurde, le lac et les droits de l'Alcan s'étendront jusqu'aux limites de la province de Québec et plus loin encore à moins qu'une autre province n'intervienne.Les législateurs du temps et encore moins l'honorable Premier ministre Honoré Mercier n'avaient l'intention de permettre de tels pouvoirs.Jour après jour, progressivement, implacablement, le lac élargit sa domination avec la complicité d'une compagnie qui ne cherche qu'à augmenter son potentiel énergétique et sa puissance (.).Nous devons par tous les moyens possibles sauvegarder cet attrait naturel et touristique, que l'Alcan elle-même prend la peine de démontrer en produisant un pamphlet quasi touristique dans son dernier journal «Le Lingot» afin de promouvoir son programme de réfection des berges.Elle fait «feu de tout bois» pour «jeter de la poudre aux yeux» afin de dorer son blason et pendant ce temps continuer sournoisement son oeuvre de destruction.Il est temps plus que jamais que le gouvernement agisse et que votre ministère amené une proposition de loi en Chambre à l'effet que les droits de l'Alcan quant à la norme de dix-sept pieds point cinq (17.5 pieds) soient révisés et qu'on y ajoute une limite territoriale (.).Gabriel LEBLANC, Jonquière, P.Q.Pour les propriétaires riverains du secteur Metabetchouan.Canadiens et Québécois Cher Monsieur Cantin, J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre lettre du 4 août, et comme vous semblez chercher une réponse, à savoir qui serait responsable du nationalisme grandissant des Québécois, je veux vous apporter mon opinion sur ce sujet.Quand vous reconnaissez à Trudeau le droit de rapatrier la constitution, bien des habitants du Canada seront d'accord aussi, mais quand notre playboy national veut nous imposer son coup de force sans le consentement des provinces, là le désaccord surgit.N'étes-vous pas gêné comme «Canadian» de demander au parlement anglais de changer cette fameuse constitution avant de nous la remettre, en y insérant la charte des droits que 7 provinces sur 10 refusent.Vous prétendez que de retarder ce rapatriement serait une tragédie nationale.Je pense que vous charriez beaucoup.Il y a actuellement des problèmes beaucoup plus graves à régler dans votre beau grand Canada.(.) Vous prétendez également que le nationalisme des Québécois est malsain et redoutable.Pourtant le peuple de mon pays commence à peine à relever la tète et à se reconnaître comme peuple adulte, qui ne demande rien d'autre que d'être respecté comme il se doit.Ce nationalisme n'est pas dirigé contre les «Canadians», et il est nécessaire pour bâtir le pays que nous ferons où les minorités seront respectées comme nous l'avons toujours fait, contrairement à ce qui arrive aux francophones des autres provinces.Je ne comprends pas pourquoi vous prétendez que ce nationalisme nous incite à vivre en vase clos, alors que c'est tout le contraire qui existe depuis quelques années.Jamais le Québec n'a été plus ouvert au reste du monde, et l'exemple de l'immigration des Asiatiques et des Polonais demain en est une preuve de plus.Toutefois, où vous m'étonnez le plus, c'est quand vous vous demandez d'où vient ce nationalisme, quand vous nous citez des marchands d'illusions, le PQ, Le Devoir, le chanoine Groulx.etc.Permettez-moi de vous aider à trouver une réponse à vos questions.Ce nationalisme a été engendré en bonne partie par les nombreuses injustices que le Québec a dû subir depuis 114 ans.Il faudrait également y ajouter toutes les trahisons de certains de nos représentants à Ottawa, qui ont toujours plié l'é-chine devant ce pouvoir central.(.) Monsieur Roger Lemelin a eu beau proclamer le 1er juillet, la fête de tous les «Canadians»; très peu de Québécois se sont reconnus dans cette fête.(.) Je termine monsieur Cantin en vous rappelant une réponse de Camillien Houde au premier ministre Taschereau: «Vous êtes le dernier de votre race, moi je suis le début de la mienne.» Félix Leclerc a également écrit: «Les fruits sont mûrs dans les vergers de mon pays», ça signifie que l'heure est venue si vous avez compris.Avez-vous compris?J'en dou- te.Real LAPERRI ÈRE Repentigny Définition de l'ingénieur Je crois nécessaire de répondre à la lettre de M.Robert Ver-ville de «LA PRESSE» du 23 juillet dernier, intitulée «DIPLOME À RABAIS»?Tout d'abord, il est intéressant de noter que TE.T.S.qui existe depuis 1974, soit une composante à part entière de l'Université du Québec, toutefois, ses membres n'ont encore aucune appellation spécifique connue à ce jour (?).Il est rassurant aussi de constater que vos crédits vous donnent une «Formation Technologique de Base qui est une suite logique à la Formation Scientifique de Base».Ne vous méprenez toutefois pas, car de par son nom, et la formation de ses gradués, Polytechnique nous donne une formation scientifique appliquée, en d'autres termes, multi-technique; nous ne sommes pas des rêveurs comme vous semblez le croire.D'ailleurs, le Larousse définit l'Ingénieur comme suit: Personne que ses connaissan- ces rendent apte à occuper des fonctions scientifiques ou techniques actives en vue de.Que le cours de TE.T.S.ne soit pas facile, nous sommes tous d'accord, mais vous vous laissez emporter en prétendant qu'il soit la voie du réalisme, en quoi est-ce que le fait de compléter trente-cinq (35) crédits sur un total de cent vingt (120) crédits d'un cours d'Ingénieur constitue-t-il la voie du réalisme?Elle constitue encore une fois la voie facile! Je comprends que ces crédits ont une importance primordiale pour vous, ils ne constituent en fait que le quart (V4) de notre formation! Au fait, que nous ayons peur de ces «Nouveaux Ingénieurs» ne peut que se comparer à la grenouille de Lafontaine.«Et la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf, se gonfla, gonfla, gonfla jusqu'à.Bernard CANTIN Ingénieur A 8 commission Mcdonald sur la grc L'agence civile de sécurité et ia légitimât ion des pratiques pportent pas toute la solution En faisant porter l'accent sur la création d'un service civil de sécurité, la Commission McDonald préconise une réforme intéressante et valable, certes, mais qui ne s'attaque pas nécessairement au coeur du problème.Cette agence civile d'intelligence et de sécurité devrait, selon toutes prévisions, posséder une meilleure expertise; elle serait supérieure dans sa connaissance des lois, dans sa sensibilité à la situation internationale et pourrait mieux collider et analyser les renseignements sur les actes d'espionnage, de terrorisme et de subversion.En théorie, le fait que cette agence ne soit pas rattachée à la Gendarmerie royale devrait la rendre plus facile à superviser, car la dimension même du corps policier, la solidarité au sein de la GRC, rendent difficile la surveillance des méthodes de son service de sécurité.Mais, tel qu'envisagée, l'agence civile de sécurité serait, tout comme la GRC, soumise à l'autorité du Solliciteur général.Déjà, on laisse entendre que le personnel de la future agence civile de sécurité proviendrait des rangs actuels de la Gendarmerie royale.Le cloisonnement ne serait donc pas très étanche.En faisant reposer tout le poids V Les publications gouvernementales sont rarement des «best-sellers», mais cela pourrait changer avec la publication du rapport de la commission McDonald sur les activités illégales de la GRC.Ce n'est pas tout le rapport qui possède les qualités nécessaires à un livre à succès.C'est le volume trois, portant sur «Certaines activités de la GRC et la connaissance qu'en avait le gouvernement».Vous en trouverez une copie aux kiosques de vente des publications gouvernementales.Alors que les volumes un et deux, totalisant 1,333 pages, traitent dans un langage aride des problèmes théoriques et pratiques de «liberté et sécurité devant la loi», le volume trois raconte dans un stvle narratif faci- in heures, heure avancée de l'es».' 3 00 pin.H.AL Hc MERCREDI, 9 SEPTEMBRE 1981 I es soumissions seront ouvertes en public .» l'Hôtel de Ville, à trois heures de l'après-midi, heure avancée de l'est (3.00 p.m.H.A.E.) la journée I de la fermeture des soumis- I sions.Les enveloppes contenant les soumissions doivent être marquées clairement quant a leur contenu.Les devis, forme de soumission et plans peuvent être obtenus en s'adressuni en personne, au bureau du Directeur du Génie, a l'Hôtel de Ville, sur paiement d'un dépôt de $30.00.Ce depot sera rembourse lors du retour en bonne condition des dits plans n devis, au Directeur du Génie, dans les dix (10) jours suivant la date de la fermeture des soumissions Un cheque certifié ou un cautionnement représentant au moins dix pour cent i\\(f< ) du montant total de la soumission, doit être inclus avec chaque soumission.La plus basse ou toute autre soumission ne sera nécessairement p is acceptée Donné a Pointe-Claire, ce vingt-septiemc jour d'août 1981.Monique Trudeau Greffier VILLE DE POINTE-CLAIRE APPEL D'OFFRES pour la réfection du pavoge en divers endroits en la Ville de Pointe-Claire (Projet 81002, règlement 2128) IjBS SOUMISSIONS SCELLEES sont demandées pour la réfection du pavage en diver-endroits en la Ville de Pointe-Claire.Les soumissions doivent être adressées au Conseil de la Ville de Pointe-Claire et livrées au Greffier de la Ville, à l'Hôtel de Ville.4SI Boulevard St-Jean.Pointe-Claire.P.Q., pas plus tard que trois heures, heure avancée de l'est (3:00 p.m.H.A.E.) le MERCREDI, 9 SEPTEMBRE 1931 Les soumissions seront ouvertes en public à l'Hôtel de Ville, a trois heures de l'après-midi, heure avancée de l'est (3.00 p.m H.A.E.) la journée de la fermeture des soumissions.Les enveloppes contenant les soumissions doivent être marquées clairement quant a leur contenu.Les devis, forme de soumission ci plans peuvent être obtenus en s'adressant en personne, au bureau du Directeur du Génie, à l'Hôtel de Ville, sur paiement d'un dépôt de $30.00.Ce dépôt sera rembourse lors du retour en bonne condition des dits plans et devis, au Directeur du Génie, dans les dix ( 10) jours suivant la date de la fermeture des soumissions Un cheque certifie ou un cautionnement représentant au moins dix pour cent ( IOT l du montant total de la soumission, doit cire inclus avec chaque soumission La plus basse ou toute autre soumission ne sera néccvsaire ment pas acceptée Donné a Poinie-CTaire, ce vingt-septième jour d'août 1981.Monique Trudeau C refiler .'.'.\u2022 .V.,v < .¦ 1\\'.VAV.'.'.'.'.\\,.W'.V.V.W.WM,,.VA .ÇimWWft'.V.'.V.ft', AUTO I À \\ VENDRE VENDRE n'est pas un problème avec Les ANNONCES CLASSÉES de 285-7111 Transport Transports Canada Canada AVIS PUBLIC Aéroport de Saint-Hubert Le ministre des Transports.M.Jean-Luc Pépin, desire annoncer que le Rcglcim-nt de zonage de l'aéroport de Saint-Hubert,C.P.1^77-1616 du »» ium 1977 a été modifié par le CI' IWI-463 du W lévrier IYK| conformément au pouvoir conféré par l'article 6 de la Loi sur l'aéronautique, chapitre A-3.S R.C IV70 La modification vise a remplacer les articles 6 et \" par un nouvel article 6 imposant une limite a la hauteur de la végétation sur tous les terrains auxquels s'applique le Règlement.Les droits de toute personne concernée par la modification sont regis par les dispositions des paragraphes ( 10) - i ' 11 de la Loi sur l'aéronautique.I e detail de la nature et de la portée de la modification peut être détermine par l'examen du document officiel se trouvant a Pun des Bureaux de cadastre suivant ceux de Lupramc.Chambly et Vcrchcrcs enregistres respectivement sous les numéros 185826 et 163302 le 5 juin 1981 OU celui de Montreal enregistré le8|uin 1981 sous le no 31X0643 ANNEXE I Les .irticlcs 6 et 7 du Règlement de zonage de l'aéroport de St-Hubert sont abrogés et remplacés pai ce qui sllll mb Au propriétaire ou a l'occupant d'un terrain, \\ ;se par le present règlement, ou la végétation croit au-dcla du niveau des surfaces mentionnées a l'article 5.le Ministre peut ordonnei d'enlever l'excédent de végétation.» Canada Société d énergie te iBoieJomes 4PPEL D'OFFRES: 1XC-038-02-54O Aménagement de I sGreiuk Rivière Construction du tcoil no 3 et travaux connexe* Date de fermeture mardi :2 sept l\"X| a I5h30, heure de M mtréal Toutes les conditions du présent appel d'ottres sont contenues dans un document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre paiement d'une somme non remboursable de $ 50.00 pour chaque exemplaire complet, payable par cheque vise ou mandat à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie lames, du lundi au vendredi inclusivement, de xh30 à lohjii.à l'endroit suivant: SOCIETE D'ENERGIE DE LA BAIE JAMES Direction de l'Approvitionnefnent, 19eme etuge 800 est, boul.de Mot*onneuve Vont.-eol.Ouebe< H2L 4M8 Une garantie accompagnant la soumission .»u montant de S210.000.est requise selon les termes et conditions de l'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies, corporations et entreprises en CO participation ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de la Société d'énergie de la Baie James sont autorisées a soumissionner La Société d'énergie Je la haie James se reserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues A.ROUSSEAU Pour information Directeur de l'Approvisionnement.opppler 844-374 ï poite 1113 MISE AU POINT Dans l'annonce parue dans LA PRESSE du mercredi 26 août, la section d'unité murale dont le prix était $179.00 aurait dû être $379.00 À VENDRE REMORQUEUR «WON SIMARD» Des soumissions sont demandées pour l'achat «tel quel» du navire ci-haut mentionné.Les détails pertinents peuvent être obtenus en téléphonant à M.Gilles Gendron, v.p.de la Cie OMN1-MAR LTÉE, 514-743-7969 et le navire peut être inspecté sur demande, au quai dOMNIMAR LIMITÉE à Sorel.Les soumissions doivent être livrées en enveloppes cachetées, adressées à OMNIMAR LTÉE, 88 de la Reine, Sorel, Québec.J3P 4M7 au soin de Jacques Gendron, président, au plus tard le 1 4 septembre 1 981 à 1 5h00.Aucune des soumissions ne sera nécessairement acceptée.ERRATUM Dons notre page publicitaire du 26 août 1981, « SPECIAL ISOLANT», la liste des magasins aurait dû etie comme ceci: ANJOU 7200, boul de* Poserai» LAVAL 16SS, boul Le Corbuuer BROSSARD 7400, boul.TatcHereau ROSEMÈRE 401, boul.Labelle KIRKLAND 3ISO.boul.Saint-Charle% \u2022 TERREBONNE 1639.boul.Moody \u2022 SAINT-EUSTACHE 726, 2Se Avenue \u2022 MERCIER 460.rue Saint-Jeon-Boptitte \u2022 SAINT-JEAN 845 rue Saint-Jacques \u2022 V ALLEYFIELD 988.boul.Mgr Langlois .Les spéciaux sont disponibles à tous ces magasins.Nous nous excusons des inconvénients Société de.L aide à L infancy y^oicufitnt & (2>LitïLct dfziCdxeni crf-id ^ozlttu c»,.: MARIE, GINETTE, CHANTAL ROY, né« le 17 janvier 1970.M.RÉAl ROY, ou quiconque aurait sa connaissance est prié de communiquer en urgence, à frais virés, au .\u201eum«,o 705.264-4257 r s A 14 ACCÈS DES CYCLISTES AU MÉTRO Le Monde à bicyclette craint des désordres et soumet un projet de réglementation Le Monde à bicyclette craint maintenant qu'en raison du jugement favorable rendu par la Cour supérieure, lundi, les cyclistes en général se ruent en désordre dans le métro et donnent ainsi raison aux autorités d'en interdire l'accès de peur de gêner les autres usagers du métro.DENIS MASSE Aussi propose-t-il une réglementation qu'il souhaiterait être suivie par tous les cyclistes et qui a été déposée hier au bureau du président de la CTCUM.M.Lawrence Hanigan.Le verdict en effet rendu lundi par le juge Claire BarretU' Jon-cas peut laisser croire aux cyclistes qu'ils auraient gain de cause dorénavant s'ils étaient appréhendés et traduits en Cour municipale.Le Monde a bicyclette regrette donc, dans les circonstances, que le métro devienne légalement accessible mais qu'il n'existe encore aucune prescription régissant la conduite des cyclis tes dans le réseau souterrain.La proposition de règlements soumise hier à M.Hanigan s'ins-* pire des règles imposées dans le métro dans différentes villes d'Amérique du Nord et d'Europe.Voici comment, selon le Monde à bicyclette, devraient se lire les règlements d'accès des cyclistes dans le métro.\u2022 Restrictions des heures de pointe Ne pas entrer dans le réseau du métro entre 7h et 9 h le matin, ni entre 16 h et 18 h le soir, pendant les jours de semaine, sauf les jours fériés.\u2022 Interdiction de rouler en bicyclette Ne jamais rouler en bicyclette dans les wagons, sur les quais ou à quelque endroit dans les stations du métro.\u2022 Utiliser le wagon de queue seulement Ne monter que dans les wagons de queue de chaque rame de métro.\u2022Utiliser les escaliers Partout où c'est possible, utiliser les escaliers de préférence aux escaliers mécaniques.\u2022 Priorité et courtoisie Etre très conscient de la sécurité et du confort des autres passagers et des employés de la CTCUM.Ne pas courir avec le vélo, être calme et prévoyant.S'assurer que la bicyclette ne nuit pas à la libre circulation des passagers.\u2022 Restriction des déplacements en groupe Ne pas entrer dans une station ou un wagon de la CTCUM s'il y a déjà au moins quatre autres cyclistes.\u2022 Tarif Payer le tarif régulier pour chaque passage.\u2022 Pas de cyclomoteurs Tout véhicule motorisé est interdit dans l'enceinte du métro.TOUT SOUS UN MÊME TOIT CUISINE CÉRAMIQUE SALLE DE BAINS ESTIMATION GRATUITE SANS OBLIGATION -Xl& -i iy£*L M 9 3 » 30% DE RABAIS t J f \" * Ai » 20 ANS D'EXPERIENCE Spécialiste en service de planification et de décoration.ARMOIRES DE CUISINE \u2014 Chêne \u2014 merisier \u2014 moderne, etc.\u2014 Salle de bains: céramique, marbre HEURES D'OUVERTURE: Lundi \u2022 mardi - mercredi \u2022 samedi 8h30 à 6h00 Jeudi - vendredi 8h30 à 8h30 7505, BOUL.ST-LAURENT 274-3525 CONCOURS DE PHOTOS SIMPSONS «Votre animal favori» Nous vous invitons à venir voir cette merveilleuse exposition de photos, au 7ème étage, centre-ville.Le jury se réunira demain, vendredi 28 août, au 7ème, centre-ville.Il est composé de: Colonel Réal Comtois, directeur général de la S.P.C.A.Ed Brockman, représentant des ventes de Eastern Airlines.Ron St-Pierre, représentant des ventes de Pentax.Ted Liontos, Studio de photos Liontos chez Simpsons LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 AOÛT 1981 \\ Souliers «Adidas»! Simpsons est sur la bonne piste! i .av.v.v \u2022 \" \u2022/\"/Wv^ xxX;>:v:v.xav.,.;.;.;.;.v.v.;.¦¦¦¦ \u2022\u2022\u2022\u2022>v-x->:- y.v.v.'.v.v m &> .c > 1 Il 1111.' -;^v .¦ v \u2022 v'-':v ' \u2022 'W- 4m* A.«Rom».Empeigne cuir de qualité, semelle caoutchouc avec motif «Adidas».Nouvelle semelle intermédiaire à rainures, pour confort accru et atténuation des douleurs au tendon d'Achille.Blanc avec rayures bleues.Pointures pour hommes (avec J4): 6 à 11 ; pointures pour garçons (avec %): 4 à 5%.O /I 98 Prix Simpsons mLr\\ «Hi-Point/Hi eut».Bottine d'exercice en toile avec empeigne coussinée pour meilleur support de la cheville et du tendon d'Achille.Blanc.B.Pointures pour dames (avec Î4): 4 à 9.OA** Prix Simpsons «t«*T B1.Pointures pour hommes ou garçons (avec Vi):4à12.Prix Simpsons mL O «Spirit».Protecteur de talon incorporé empêchant foulure de la cheville et dérapage du talon.Pointe large.Semelle striée très robuste.C.Pointures pour dames (avec V2): 5 à 9.Bleu ciel/blanc ou blanc.C1.Pointures pour hommes ou garçons (avec Va): 5 à 11.Marine/blanc ou bleu roi.OA98 Prix Simpsons C ou C1 : fc^T D.«Gazelle».Empeigne velours souple, semelle caoutchouc avec garniture caoutchouc blanc tout autour.Coussiné pour bon support du talon et de la cheville.Pointures pour hommes ou garçons (avec %): 4 à 1 2.Bleu/rayures blanches.Prix Simpsons 98 mm.>-\u2022\u2022\" \" fli i E.«Indoor Court».Empeigne nylon blanc.Garniture suède ton chrome, rayures bleues.Modèle léger pour sports d'intérieur.Insertions rouges dans semelles pour durabilité accrue Pointures pour hommes (avec '?): 6 a H Prix Simpsons éL 57 F F.«Tobacco».Empeigne suède brun, rayures contrastantes et applique au talon.Cheville, talon et languette coussinés.Semelle moulée.Pointures pour hommes (avec Vi): 6 à 1 2.0098 Prix Simpsons O *C Rayon 285, au deuxième, centre-ville.Aussi à Fairview, Anjou, Laval et St-Bruno Venez, écrivez.jour ou composez OH^-f «lZ I et nuit "]
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