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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-09-29, Collections de BAnQ.

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[" \\ DEFAITE DE 6-2 A ST.LOUIS L'AVANCE DES EXPOS REDUITE A UN DEMI-MATCH pages 2, 3 25 cents MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981, 97e ANNÉE, no 231, 88 PAGES, 4 CAHIERS L'AVIS DE LA COUR SUPRÊME LE RAPATRIEMENT UNILATÉRAL: LÉGAL MAIS INCONSTITUTIONNEL AU SENS CONVENTIONNEL LEVESQUE BENNETT, AU NOM DES «8» VEUT UNE REPRISE DES NÉGOCIATIONS y.Les réactions, pages A 6 à A 9 et A 12 Le texte intégral, page A 6 D'ICI AU 28 FÉVRIER L'ENTRAIDE N'ACCEPTERA AUCUNE DISAFFILIATION page B 1 PANIQUE PARTOUT SAUF À WALL STREET page B 3 «DANGER MORTEL» POUR LE GROUPE ST-GOBAIN LES ELEVES «ILLEGAUX» LES ITALIENS RÉCLAMENT UNE AMNISTIE TOTALE page A 16 ÉDÎTO UN AVIS PRUDENT, NUANCÉ ET LÉGALISTE PAR MARCEL ADAM page A 13 SOMMAIRE Annonces classées: C 10 à C 16 Arts et spectacles: A 15 Décès, naissances, etc.: C 17 Economie: B 1 à B 11 Editorial: A 1 c Eté s-vous observateur?C 11 FEUILLETON «J'avais des ailes mais.»: C 14 Le monde: B 13 à B 15 Météo: A 2 Mot mystère: C 12 Télé-câble: A 15 Télévision: A 17 Tribune libre.- A 14 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 6 TABLOÏD SPORTS Arts et spectacles \u2014Horaires: 22, 23 \u2014Télévision: 23 Bandes dessinées: 24 Contact: 13 à 18 Mots croisés: 24 Quoi faire aujourd'hui: 22 page B 1 Le président du groupe Saint - Gobain M.Roger Martin.MODE MANDELL!, VERSACE, MONTANA : DES ITALIENS MAIS TRÈS DIFFÉRENTS COtfMe a/y / 1 PAGE C 1 LA FETE NATIONALE LES COMMANDITES: «TORDAGE DE BRAS» AVEC LEVESQUE page A 4 l«ontpet\" Ckefr n&a&, >o1 Chalet volé au complet! B| «Monsieur, je me suis lait s voler mon chalet».MARTHA GAGNON Le policier regarde la dame en souriant et répond: «Vous voulez dire que l'on a volé ce qui était dans votre chalet».«Non vous ne comprenez pas: mon chalet en bois rond a disparu.On a volé les murs, le toit, le plancher, le panneau de contrôle de l'électricité et même une partie des blocs de ciment du sola-| ge.Il ne reste que le foyer en pierres des champs».L'agent de la Sûreté du Québec se demande si la personne qui lui parle a toute sa raison.Ce n'est pas tous les jours qu'on entend une histoire semblable.Mme Andrée Parent n'est pas folle et son mari non plus.Ils ont dit la vérité: leur chalet situé à environ six milles du village de Sainte-Julienne a disparu comme par enchantement.Tout comme l'avaient fait les policiers, les représentants de LA PRESSE se sont rendus sur les lieux, hier.Us ont vu les «restes»: quelques billots, des bardeaux res sur le devant.» «C'est incroyable! Il y a deux ans, nous nous étions fait voler tous les meubles (Poêles, réfrigérateur, lits, etc.) et même le filage électrique mais il y avait encore les murs.Jamais je n'aurais pensé qu'un jour je me ferais voler le chalet en entier.Us sont fous», explique Mme Parent les bras levés au ciel.Les Parent, qui étaient propriétaires de ce chalet depuis 1970, avaient même décidé, il n'y a pas très longtemps, de laisser un message à l'intérieur à l'intention des visiteurs imprévus: «Vous pouvez rester mais s'il fous plaît, remettez tout en ordre avant votre départ».Quelle gentilles-!ise! .«Tout le monde sait que lorsqu'on a un chalet, on est toujours susceptible de se faire voler.Pour cette raison, j'avais pris l'habitude ainsi que mes enfants de ne jamais laisser d'objets de grande valeur.Nous avions eu notre leçon.Mais nous ne pouvions tout de même pas démena- it *A 3 > ¦ ¦ \u2022l HT Mme Andrée Parent montre ici ce une pantoufle.ger le chalet», raconte Mme Parent.Ce chalet, il avait été construit par la population de la paroisse de Saint-Maurice Duvernay lorsque le père de Mme Parent avait consenti à faire don à la municipalité d'une partie de son terrain en 1964.Durant quelques années, les scouts et certains groupes sociaux l'ont utilisé.Ce n'est qu'en 1970 que Mme Parent a pu devenir propriétaire du chalet en faisant appliquer une clause du contrat qui avait été signé entre son père et la municipalité.Cette clause prévoyait que la famille pouvait reprendre le terrain et le chalet s'ils étaient laissés à l'abandon et c'était le cas.Les Parent ont procédé à de multiples rénovations par la suite.qui reste de son chalet: un foyer en pierres, quelques billots et photo Pierre McCann «Evidemment, il ne s'agissait pas d'un château mais d'un endroit agréable et habitable.Il faudrait au moins $20,000 pour reconstruire un chalet semblable aujourd'hui», ajoute Mme Parent.C'est un appel téléphonique d'un propriétaire d'une terre à bois située dans les alentours, qui a averti Mme Parent qu'elle n'avait plus de chalet.«Le monsieur m'a expliqué qu'il avait aperçu quatre hommes âgés dans la trentaine qui transportaient des billots dans un camion bleu.Il leur a demandé ce qu'ils faisaient et ils ont répondu qu'ils étaient des neveux et qu'ils avaient l'autorisation de démolir le chalet».Ces informations de- vraient permettre aux policiers de trouver les coupables.L'agent de la SQ à Rawson, M.Yves Geoffrion, a déclaré hier qu'il possédait une bonne piste.Selon lui, il s'agit de gens qui habitent dans le secteur et qui voulaient probablement se bâtir un chalet à leur tour.Les Parents, qui habitent à Duvernay, à Laval, se sont fait voler à leur résidence à deux reprises.Décidément, déclare Mme Parent, «nous ne sommes pas chanceux».Ils ont maintenant un système d'alarme mais qui sait, peut-être devront-ils attacher leur maison avec des câbles pour ne pas se la faire voler.Il n'y aura pas deux stations Pie-IX » 9 i S, :1 Depuis quelques semaines, les usagers du métro peuvent voir dans les voitures une carte des différentes lignes du système de transport souterrain qui indique aussi les prolongements prévus pour les prochaines années.Or, certains se sont étonnés de voir trois stations de la future ligne 5 identifiées par les noms Pie-IX, Viau et Langelier.Renseignements pris auprès du Bureau du transport métropolitain (BTM), on peut vous rassurer: il est entendu que les stations de la ligne 1 conserveront leur nom et que les trois stations de la ligne 5 porteront un autre nom.L'architecte en chef du BTM, Jean Dumontier, a expliqué que la ligne 5 en est encore au stade des études, et que les noms utilisés sur la carte ne sont que des points de repaire et n'identifient pas des stations comme telles.Le moment venu, le BTM suggérera évidemment des noms différents afin d'éviter toute confusion.Pourquoi le BTM et non la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM)?Pour la bonne raison que le BTM est responsable de tous les aspects de la construction du métro, jusqu'au moment venu de céder les tronçons (et stations bien sûr) nou- vellement construits à la CTCUM, responsable de l'exploitation.Une politique généralisée Vous achetez le mardi cinq billets à $6 pour le match des Expos du samedi suivant, auquel vous désirez assister en compagnie de parents venus du Lac-Saint-Jean.Malheureusement, après l'achat des billets, vous apprenez que la parenté ne pourra venir que 24 heures plus tard, donc le dimanche.Le vendredi, vous vous présentez au guichet des Expos pour échanger les billets, mais il ne reste plus de billets de $6 pour le match du dimanche.On vous offre des billets à $4, mais sans remboursement de la différence de $10.Auriez-vous le droit de vous en offusquer?Comme l'aventure est arrivée à un lecteur de cette chronique, je suis allé aux renseignements, et selon René Guimond, des Expos, le guichetier a respecté la politique générale de l'équipe, y faisant même une entorse en acceptant d'échanger les billets.M.Guimond est d'avis que l'amateur concerné ne peut tenir rigueur aux Expos du fait que l'équipe n'avait plus de billets de même prix pour le match convoité par ce dernier.A part de très rares exceptions, note M.Guimond, un seul motif est accepté pour l'échange des billets, soit la remise d'un match à cause du mauvais temps.Et encore là s'agit-il d'un échange de billets et non d'un remboursement (M.Guimond rappelle que la mention «Non remboursable» apparaît à l'endos du billet).A son avis, donc, les Expos ont traité correctement l'amateur en question.Et je dois abonder dans le même sens que M.Guimond parce que, dans le monde du spectacle (et plus précisément à la Place des Arts), on applique également une politique de non-remboursement, à moins que le spectacle n'ait été annulé par l'imprésario ou la direction de la salle.Les Expos auraient même pu refuser d'échanger les billets sans qu'on puisse leur en tenir rigueur.Beau geste du maire Drapeau Vous avez sans doute remarqué que je ne suis pas un «fan» inconditionnel du maire Jean Drapeau.Mais il serait injuste de ne pas souligner la beauté du geste qu'il vient de poser en créant une fondation avec la bourse de $100,000 qu'il a reçue de la fondation Jean - Louis -Lévesque.Le maire Drapeau aurait pu décider de garder cet argent pour ses besoins personnels sans que personne n'ait rien à redire même si, au fond, il aurait surpris beaucoup de gens en agissant de la sorte.Changement notable J'avais relevé il y a quelques mois le fait que la Montreal Jewish Singles Association avait organisé une soirée au caractère assez restrictif quant à la participation du public en général.Or, la même association organisait récemment une autre soirée en hommage à Terry Fox, et contrairement à la première fois, la publicité précisait dès la deuxième ligne que l'invitation s'adressait à tous les Montréalais.« < * * 4 « 4 t 4 4 4 4 4 4 4 \u2022 Le YMCA offre un programme complet de conditionnement physique et d activités sportives à tous ceux qui veulent se détendre et se mettre un peu plus en forme Nos installations et nos locaux, entièrement rénovés, sont maintenant des plus beaux et des plus modernes.Nous vous proposons un abonnement d un an ou de six mois a un coût des plus compétitifs, incluant un grand nombre d activités Notre tarif pour tous nos sports de raquette est de $4.00 par période soit $2.00 par personne Vous pouvez profiter de toutes nos autres activités à des prix parmi les plus bas en viHe INFORMEZ-VOUS! 849 8393 De plus, pour tous ceux qui viendront s'inscrire avant le 17 octobre, nous offrons, gratuitement, une évaluation physique complete.Soyez en forme' Informez-vous' vmcA 1450, rue Stanley Montréal, Québec H3A1P7 RECOMMANDATION DU DIRECTEUR PATERSON Sanctions contre 25 employés de Mascouche '.i i i l Dans un rapport préliminaire qu'il vient de soumettre aux autorités municipales, le directeur du service de police et d'incendie de Mascouche recommande que des mesures disciplinaires soient prises contre tous les membres de son personnel ANDRÉ CÊDILQT qui étaient présents à l'intérieur du cabaret où ont été commis des actes d'indécence lors d'une fête pour souligner l'enterrement de vie de garçon de Tun d'eux.Au total, selon l'enquête interne menée par le directeur William Paterson et le gérant de la ville, Gérard Roberge, 25 employés ont pris part à ia fête.Neuf pompiers volontaires ont déjà été suspendus indéfiniment, tandis que quatre policiers ont connu le même sort pour avoir refusé de collaborer à l'enquête.Au cours d'une rencontre qu'ils ont eue avec les membres du comité de police de Mascouche, les deux enquêteurs ont recommandé verbalement que des sanctions disciplinaires soient aussi prises contre les 12 policiers qui ont participé à cette fête.En fait, outre le directeur Paterson, les trois seuls policiers de cette municipalité qui n'ont rien à se reprocher sont ies deux qui étaient en devoir ce soir-là et un autre qui était en vacances.Le directeur Paterson, qui soumettra un rapport écrit dans les prochains jours, préfère toutefois attendre la nomination du procureur spécial avant de se prononcer sur la nature précise des mesures disciplinaires qui seront imposées aux policiers.Une demi-douzaine de personnes, on le sait, pourraient se retrouver en Cour criminelle à la suite de l'enquête judiciaire que menait parallèlement le directeur Paterson, cette fois en compagnie de deux policiers de la Sûreté du Québec.Les enquêteurs ont par ailleurs laissé le soin aux dirigeants municipaux de décider de ce qu'il adviendra des quatre employés civils qui s'étaient joints au groupe de fêtards.L'un d'eux, qui travaillait comme répartiteur d'appels, a depuis remis sa démission, n'acceptant pas de purger la période de suspension qui lui avait été imposée pour son refus de témoigner.Un homme meurt dans un incendie criminel Une femme de 31 ans, Susi Kowgakoolook, a été arrêtée hier par ies policiers de la CUM en rapport avec un incendie de nature criminelle qui a fait un mort et un blessé dans la nuit de dimanche à lundi.Le feu qui a nécessité deux alertes et l'intervention de 50 pompiers, s'est déclaré dans le corridor d'une maison de rapport, située au 1190 de la rue Fort, dans l'ouest de la métropole.Un des locataires de l'immeuble, M.Jean-Paul Pettigrew, âgé de 63 ans, a été asphyxié par la fumée qui se dégageait du brasier tandis qu'un autre locataire, M.Joseph Laverty.60 ans, a dû être conduit à l'hôpital Général de Montréal après avoir été incommodé par la fumée.Une enquête du coroner aura vraisemblablement lieu afin de connaître les circonstances exactes qui ont entouré la mort de M.Pettigrew.Par ailleurs, l'escouade des incendies criminels de la Sûreté du Québec a entrepris hier une enquête afin de déterminer si l'incendie qui a ravagé de fond en comble dimanche dans la nuit, le luxueux hôtel de Saint-Sulpice, le Chapon Fin, situé à l'intersection des routes 138 et 343 à Saint-Sulpice, est de nature criminelle.Personne n'a été blessé au cours de ce sinistre, mais les dégâts matériels sont considérables.La route fait encore quatre morts Quatre accidents de la route survenus hier dans la région de Montréal ont coûte la vie à autant de personnes.Le premier survenu sur la route 25, à la hauteur du Ruisseau des Anges non loin de Lachenaie, a coûté la vie à M.Marcel Côté, âgé de 26 ans, du 7279 boulevard Pie IX à Montréal.L'accident s'est produit lorsque l'auto de la victime a heurté de plein fouet un camion-remorque qui venait en sens inverse.Lors de l'impact, l'auto de la victime a été sectionnée en deux.Mme Gyslaine Casavant âgée de 41 ans, demeurant au 444 du Ruisseau, a Saint-Jacques-Le-Mineur dans le comté de Laprai-rie, a été tuée lorsqu'elle a perdu le contrôle de l'auto qu'elle con- duisait en face du 5142, boulevard de Salaberry, à Carignan, dans le comté de Chambly.Par ailleurs, une dame dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été heurtée mortellement par une automobile hier soir à Laval au moment ou elle traversait le boulevard des Laurentides, à l'intersection de la rue Grenon, dans le secteur Pont-Viau.Selon les policiers, la victime aurait été traînée sur une distance de près de 50 pieds.Finalement, un homme âgé dans la quarantaine a été tuè hier soir au moment où l'autoi-mobile qu'il conduisait a été happée par un train à un passage à niveau sur la rue RoyalMount, près du boulevard Décarie à Montréal.Dépôts I 90 à 179 jours Dépôt initial minimum: 5 000S Los dépôts garantis da Sa Fiducia du Québec.Un choix judicieux qui garantit un rendement cleve.\u2022 taux d'intérêt garanti, de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance; aucuns frais d'administration; choix de la durée du dépôt et de la fréquence du paiement des intérêts; possibilité d'enregistrer les dépôts à un régime l t t t » * d'èpargne-retiaite.non encn.ssaDles avant | terme saut en cas dei décès.î Nos conseillers se feront J un plaisir de vous fournir » plus d'informations Venez ou téléphonez.Tau» sujet a changement sans préavis Institution inscrite a la Regie de I Assurance dépôts du Quebec ^ MONTREAL LAVAL Complexe Oesiardms Place Val des Arbres 1514) 281-8840 (514) 668-5223 1-800 361 6840.1-800-361-3803 poste 8840 Fiducie du Québec QUÉBEC (418) 653-6811 SHERBROOKE (819) 566 5667 CMICOUTlMI (418) 549 5746 : v Ci.\\ rS desjardins A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 LES DESSOUS DE LA FÊTE NATIONALE Le défilé: Lévesque mêlé à une opération de «tordage de bras» pour obtenir des commandites Devant les difficultés de faire commanditer les 15 chars allégoriques du défilé de la fête nationale à raison de $40.000 chacun, le comité ad hoc de financement du défilé a pris l'initiative de faire subtilement du «tordagede bras», auprès de certaines entreprises dans le but d'obtenir les commandites né- MICHEL GIRARD t.: cessaires ($600,000) et ce, en impliquant même dans le processus de l'opération le premier ministre René Lévescjue.Ce comité ad hoc relevait évidemment du comité organisateur de la fête nationale du Québec.C'est ce qu'a confirmé à LA PRESSE le chef de cabinet du ministre responsable de la fête nationale, Jean-Robert Choquet-te, en précisant toutefois que le ministre Lucien Lessard a été tenu complètement à l'écart de cette opération, ne l'ayant d'ail- leurs appris que tout récemment.De l'avis de certains membres du conseil d'administration du comité organisateur de la fête nationale et du porte-parole du ministre Lucien Lessard, c'est l'instigateur du défilé, Marcel Couture (actuel vice-président à l'information d'Hydro-Québec et ancien président de la fête nationale) qui a demandé au premier ministre Lévesque au début du mois de juin dernier de donner un coup de main dans le cadre de la recherche de commandites pour le défilé.Le motif de cette demande: le responsable de la recherche de commandites.M.Maurice R.Cusson, que le comité organisateur avait engagé, n'avait réussi à décrocher que trois commanditaires au début du mois de juin, dont HydroQuébec, la Société d'énergie de la Baie James et Alcan.Toutes les entreprises approchées à l'époque, faute de liquidité et à cause de l'échéancier trop court, n'étaient pas intéressées à sortir un $40,000 de leurs goussets.Comme l'honneur de plusieurs personnalités était en jeu à cause du coût réel du défilé (tout près de $1 million) et de la promesse d'autofinancer cet ambitieux projet, le premier ministre Lévesque a accepté, à la deman- de de M.Couture, de convoquer par le biais d'un télégramme un groupe d'entreprises susceptibles de dénouer rapidement les cordons de leur bourse.Sans aucunement mentionner l'objet de la rencontre à l'intérieur du télégramme, les chefs d'entreprise ont été priés par le premier ministre Lévesque d'assister à une réunion, qui s'est tenue le 10 juin dernier, à HydroQuébec.Ce n'est qu'une fois arrivés sur les lieux que les chefs d'entreprise ou leurs représentants se sont rendus compte de l'objet de cette réunion convoquée par le premier ministre René Lévesque (qui brillait d'ailleurs par son absence), c'est-à-dire la recherche de commandites pour le défilé.C'est le comité ad hoc de financement du défilé, forme d'importantes personnalités, qui a eu l'ingrate tâche de «convaincre» les chefs d'entreprise.Comme la plupart des entreprises convoquées font affaires avec Hydro-Québec ou le gouvernement du Québec (dont les grosses firmes d'ingénieurs-conseils, les institutions bancaires, etc.), les représentants des entreprises ont compris immédiatement le sens de cette rencontre et en l'espace de quelques heures les douze chars allégori- Lévesque: un coup de main pour «piéger» les commanditaires.ques qui restaient à faire commanditer ont tous trouver preneur de même que chacune des pages du programme-souvenir de la fête nationale du Québec.$ 100,000 de commissions Même si ce sont les personnalités du comité ad hoc du financement du défilé, aidées dans leur mm.ce**\" *œm * te*\"** ne**\" G ¦ J \u2022 55000 ne S50°° nePot' rie^-r ran ' C de un de an -on**' travail par le geste du premier ministre Lévesque, qui ont réussi à aller chercher la plupart des commandites, le comité organisateur de la fête nationale a quand même payé en commission la rondelette somme de quelque $100,000 au responsable de la recherche de commandite, Maurice R.Cusson.Selon ledirecteur général du comité organisateur de la fête nationale, Daniel Drolet, ce montant de $100,000 représente 15 p.cent du montant total des commandites obtenues, soit plus de $650,000.Notons que M.Cusson, par le biais de son entreprise Communications 2000 Ltée, détient par surcroit en ce qui concerne la recherche de commandites un contrat d'exclusivité de trois ans avec le comité organisateur de la fête nationale.Des $650,000, un montant d'environ $145,000 provient des sociétés d'Etat au gouvernement du Québec dont Hydro-Québec, la Société d'énergie de la Baie James, Loto-Québec, la Société des alcools du Québec, et la Société générale de financement du Québec.De plus, notons que Gaz Métropolitain, une entreprise qui est contrôlée à 56 p.cent par deux agences du gouvernement du Québec, soit la Caisse de dépôt et SOQU1P, a également déboursé un montant de $40,000 pour commanditer un char allégorique.Fait à souligner: c'est également l'enterprise de M.Cusson qui a l'exclusivité de la recherche de commandites pour la revue FORCES, laquelle revue est produite par la Société d'édition de la revue FORCES dont le président du conseil d'administration est M.Marcel Couture (le vice-président à l'information d'Hydro-Québec et instigateur du défilé).Petite histoire du défilé Si le comité organisateur de la fête nationale et le gouvernement Lévesque ont décidé cette année de faire renaitre le défilé c'est parce que, d'après le directeur général et un membre du conseil d'administration du comité organisateur de la fête nationale, le maire Jean Drapeau avait la ferme intention de réaliser lui-même le défilé et ce, dès cette année.Selon eux, le thème du projet de défilé du maire Drapeau était: «Hommage aux Canadiens français».Dès que le projet du maire est venu aux oreilles de certaines personnes du comité organisateur et du gouvernement Lévesque, vers le mois de septembre 1980, on s'est empressé d'étudier sérieusement la possibilité d'organiser ledit défilé et surtout, à tenter de convaincre le maire Drapeau de le laisser entre les mains du comité organisateur de la fête nationale.Le gouvernement Lévesque, selon les deux informateurs, ne voulait surtout pas voir un défilé qui aurait pour thème «Hommage aux Canadiens français», lequel thème ne cadrait absolument pas avec les visées nationalistes du Parti Québécois.D'après eux, c'est M.Marcel Couture qui, tout en étant sem-ble-t-il un ami personnel tant du maire Drapeau que du premier ministre Lévesque, a reçu le mandat de convaincre le maire de Montréal de délaisser son projet au profit du comité organisateur de la fête nationale, ce qui fut effectivement fait au grand soulagement du gouvernement Lévesque.Ainsi, une première maquette avait déjà été préparée en catimini vers le mois d'octobre 1980, et ce par le concepteur du récent défilé, Claude Lafortune.Ce n'est toutefois que le 12 mars 1981 que le comité organisateur accordait à M.Marcel Couture le mandat de préparer un devis complet du défilé.Sept jours plus tard, M.Luc Lamy, à titre de délégué du groupe de Marcel Couture, déposait l'avant-projet du défilé et le conseil d'administration du comité organisateur décidait de réaliser ledit projet subito presto.Notons qu'avant sa récente nomination au poste de directeur adjoint à l'édition et à la production, au service d'information d'Hydro-Québec, M.Lamy travaillait comme contractuel pour le service de M.Marcel Couture.Notons qu'à l'époque où M.Couture était président du comité organisateur de la fête nationale, M.Lamy était à l'emploi de l'organisme (jusqu'en 1979), soit à titre de directeur général et de contrôleur.Et dès le début du mois d'avril dernier, M.Lamy est devenu membre du conseil d'administration et du comité exécutif du comité organisateur de la fête nationale.C'est lui qui contrôlait au nom du comité organisateur tout le dossier du défile.Selon certains membres du conseil d'administration, M.Lamy a travaillé presque à plein temps sur le projet du défilé au cours des mois de mai et de juin alors qu'il était à contrat avec HydroQuébec.Soulignons que le chef de la division kiosques et décors du service d'information d'Hydro-Québec, Alban Dufresne, a obtenu, selon M.Daniel Drolet.des honoraires de $5,000 de la part du comité organisateur de la fête nationale afin de s'occuper de la supervision de la construction des chars allégoriques du défilé.M.Claude Lafortune.le concepteur du défilé, a reçu des honoraires de $21,000 pour ses trois mois de travail.DEMAIN: Le PQ et la fête nationale LA COMPAGNIE DU TRUST W EATON BAIE SUCCURSALE DU TRUST 1450.rue Ste Catherine ouest Montréal .861-3664 CENTRES FINANCIERS EATON Montréal 284-8944 St Bruno 461-2345 Laval .687-1470 Fairview .697 6420 Ottawa Bayshore 829-9211 CENTRES FINANCIERS LA BAIE Montréal 281-4683 Place Vertu 332-4550 Ottawa Bayshore .236-7511 X .- -¦ I - ¦ : \u2022\u2022\u2022 \u2022 C:.: \\ .\"V \u2022: \u2022 - 7 - CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI DE 1 AN, INTÉRÊT PAYÉ ANNUELLEMENT TAUX SUJETS A CHANGEMENT SANS PREAVIS Institution inscrite o le Regie ce ' osjurortce-depôts du Quebec Membre de la vocie'e d onurorKe-decôts do Ccnodc Montréal Toronto en Boeing 737 HORAIRE PRATIQUE ET EN PLUS SUPER SERVICE À BORD! DÉPART\tRETOUR du lundi au vendredi\tde TORONTO 7:00\t7:00 7:45\t7:45 16:00\t11:00 1700\t13:30 18:00\t17:30 21 00\t18 30 APPELEZ VOTRE AGENT DE VOYAGE OU NORDAIR A 747-7551.NO FI OA IFi , 1- » .1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 Entre $31 et $115 millions pour couvrir le stade Selon la solution que choisira la Régie des installations olympiques (et éventuellement le Conseil des ministres), le parachèvement du Stade olympique impliquera des dépenses additionnelles qui varieront entre $31 et $115 millions.GUY PINARD Telle est la conclusion en laquelle en vient la Société d'énergie de la Baie James, mandatée par la RIO de valider ou d'invalider (pour reprendre les mots du ministre responsable Claude Charron) le concept initial proposé par l'architecte Roger Taillibert, et de présenter des solutions de rechange possibles pour couvrir le stade.Ce rapport doit être incessamment rendu public par la RIO, mais une fuite due au réseau CTV au cours du week-end a permis d'en connaître l'essentiel.Notons que pour le moment la RIO refuse de faire le moindre commentaire sur le contenu du rapport.La responsable des relations publiques, Monic Houde, a expliqué que le président Lucien Saulnier avait décidé de s'abstenir de tout commentaire tant que le conseil d'administration n'aurait pas étudié le rapport de la SEBJ.Dans un premier temps, le rapport réitère ce que les ingénieurs de la SEBJ avaient avancé dans le rapport d'étape d'août dernier, à savoir qu'il serait sans doute possible de terminer le mât du stade selon le concept de Taillibert.Mais ils relevaient quatre obstacles majeurs: la nécessité de renforcer la base du mât à cause de l'insuffisance d'acier d'armature et de la déficience des appuis en néoprène; le coût très élevé de l'opération, $115 millions (en sus des $47 millions déjà dépensés); la durée des travaux, cinq ans; et surtout l'impossibilité de garantir au préalable le bon fonctionnement de la toiture mobile préconisée par l'architecte français.En outre, il faudrait prévoir une dépense additionnelle de $250,000 par année pour la surveillance électronique de la toiture mobile.Trois solutions de rechange En s'appuyant sur son deuxième mandat (il lui fut consenti au cours de l'été), la SEBJ a aussi étudié différentes solutions de rechange.Elle en propose trois.\u2022 Solution Taillibert modifiée, c'est-à-dire toit fixe en utilisant la membrane préconisée par l'architecte.Coût, $69 millions.\u2022 Toiture fixe à membrane flexible et translucide qui reposerait sur des poutres transversales en acier.Cette solution permettrait de réaliser des économies sur l'éclairage tout en entraînant des frais plus élevés pour le chauffage et la climatisation du stade.Coût, $71 millions.\u2022 Toiture fixe en métal, soit des panneaux apposés sur des poutres transversales.Cette formule permettrait d'économiser sur le chauffage et la climatisation, mais contribuerait à faire monter la note de l'éclairage.Coût, $97 millions.Il est bon de savoir que pour chacune de ces trois solutions de rechange proposées, il s'agit en fait de familles de solutions.Ainsi, il serait possible par exemple, dans le troisième cas, de remplacer les panneaux de métal par des lanterneaux en acrylique, de type similaire à ceux du vélodrome.Les ingénieurs de la SEBJ ont également étudié la possibilité de laisser le stade clans sa situation actuelle, après avoir bien sûr poser un toit sur la partie terminée du mât.Les travaux alors requis pour protéger l'intérieur du stade (il était prévu pour être couvert) contre les éléments de la nature forceraient la RIO d'engloutir au moins $31 millions.Il est à noter que la SEBJ n'engagerait pas sa réputation sur aucun des chiffres avancés pour les coûts, puisqu'elle devrait d'abord poursuivre ses études sur la solution choisie avant de confirmer le total des engagements financiers prévus.Il s'agit plutôt d'ordres de grandeur, par ailleurs, assez précis.Toute solution autre que le concept Taillibert impliquerait la dilapidation des quelque $20 millions déjà engloutis dans le mécanisme de levage et dans la toile mobile.Comble de malheur, cette toile est présentement sous la responsabilité du fabricant du système de levage, la société Sepa Levage S.A.qui acceptait de l'entreposer gratuitement dans la région de Marseille depuis le début de 1979.Malheureusement, cette société française a déposé son bilan et ses actifs sont présentement sous séquestre.Toutefois, en août dernier, la RIO avait affirmé aux journalistes qu'elle ne prévoyait pas de difficultés à récupérer la toile.Est-il besoin de rappeler (les enseignants et les employés des HUBS SB LEGENDRE, rue (1912) A la mémoire de l'avocat et écrivain Napoléon Legendre, (1811-1907).greffier du journal du Conseil législatif en 1876, membre fondateur de la Société royale en 1882.Jadis connue sous les noms de 38e avenue, rue Hertel, 40e rue.Pesant et Centre, cette voie s'étend d'est en ouest, croisant Saint-Laurent au nord de Crémazie.LE BRETON, avenue (1960) En l'honneur de Guillaume Le Breton, capitaine de l'Eméril-lon, l'un des navires de Jacques Cartier lors de son premier voyage au Canada.Axe ouest-est à partir de l'avenue de Repenti-gny, au nord de Sherbrooke.LA SALLE, avenue de (1885) Préalablement nommée avenue Charles-Henri, cette voie honore Jean-Baptiste de LaSalle (1651-1719), fondateur, en 1680, de la Communauté des Frères des Ecoles chrétiennes.Axe nord-sud à partir de Pierre-de-Coubertin, à l'est de Pie-IX.LAPERLE, rue (1922) Jadis nommée rue Labelle.cette voie rappelle le nom d'un citoyen du quartier Ahuntsic où elle est située.Axe nord-sud à partir de Gouin, à l'ouest de Pa-pineau.32 m ESTIMATION GRATUITE PAR DES EXPERTS DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER Fibre de verre exclusif \u2022 BALCON \u2022 ESCALIER \u2022 PATIO \u2022 ABRI D'AUTO \u2014 Installation effectuée par des experts \u2014 Revêtement d'aluminium \u2014 Porte - fenêtre RAMPES D'ALUMINIUM \u2022 extra robuste \u2022 sans aucun entretien \u2022 choix de couleurs CERTIFICAT de GARANTIE 5 ANS PAR ÉCRIT S?648-1100 321-9128 Fabrique pot affaires sociales diront sans doute que oui) qu'au 31 mars 1981, dans son rapport annuel, la RIO établissait à $921.4 millions le coût des immobilisations (intérêts et dossiers en litige non compris) dans le Parc olympique, soit près de six fois plus que la prévision initiale de la Ville de Montréal dans son budget de novembre 1972 (elle avait prévu dépenser une somme de $172 millions dans le parc).Le parachèvement du stade selon le concept Taillibert porterait donc son coût à au moins $1,04 milliard, le prix de 37 stades couverts et climatisés de 50,000 places de type «Université de Syracuse».Epargnez avec un dépôt à terme Commerce de 1 à 2 ans.Epargnez avec un certificat de placement d'un an, garanti parla Banque de Commerce.*'.\">Vhm»-> par Li Société J Hypothèques Kmn*s et cirant» inconditk innetlcmcnt par ia Banque %iv Commerce Canadienne Impériale NON ENCAISSABLE! t L \u2022 ' *Pour les périodes de 1 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condition que cela se fasse «sans atermoiements».Il a aussi indiqué son intention de réunir son cabinet pour discuter de cette question en plus de consulter les députés de son parti et de prendre connaissance des réactions de ses homologues provinciaux.Le premier ministre a livré ses premières réactions depuis Séoul en Corée, ville où il séjourne avant de se rendre à la conférence du Commonwealth en Australie.11 n'avait pas encore étudié à fond le jugement du tribunal mais en avait discuté avec le ministre de la Justice Jean Chrétien au cour d'entretiens téléphoniques.Se montrant moins pressé que le ministre de la Justice de reprendre le débat aux Communes, M.Trudeau a laissé entendre que cela pouvait être retardé quelque peu advenant des propositions précises de la part des provinces.On sait que la Chambre devait, sitôt l'opinion du tribunal connue, poursuivre ce débat laissé en plan depuis que la Cour avait été saisie de la question.Dans une déclaration préparée à l'avance, M.Trudeau s'est dit satisfait de constater que la Cour reconnaissait le fait que son gouvernement agissait de manière légale, même s'il existait une convention.Nous connaissions l'existence de cette convention, a-t-il expliqué, nous avons tenté de la respecter depuis 12 ou 13 ans en essayant de convaincre les provinces, mais nous n'avons pas réussi à obtenir leur consentement.Selon lui, les gouvernements des provinces exercent un véritable «chantage» sur la population en refusant de rapatrier la constitution à moins d'obtenir l'élargissement de leurs pouvoirs.Ce serait «irresponsable» de la part du gouvernement que de laisser la question en suspens, a poursuivi M.Trudeau.Ce n'est pas parce que nous agissons sur la constitution que le séparatisme s'est développé au Québec ou que le sentiment d'aliénation régionale s'est manifesté dans certains coins du pays, a-t-il soutenu, mais bien parce que nous n'avons pas effectué de changements à la constitution.Pour agir nous devons obtenir cette constitution et également le pouvoir de la modifier, nous pourrons alors traiter de problèmes réels.«Refuser d'agir serait trahir nos responsabilités envers nos enfants», a t-il dit.Le premier ministre a exclu le recours à la tenue d'un référendum pan-canadien pour faire passer son projet, affirmant que cela n'était pas nécessaire puisqu'il s'en tenait à la légalité.Il a par ailleurs souligné que sa participation à la conférence du Commonwealth lui donnerait l'occasion de connaître l'opinion du premier ministre britannique Mme Thatcher.C'est d'ailleurs un aspect du problème qui est reste sans réponse dans l'analyse de la cour.Déjà cependant, on peut entrevoir certaines difficultés de ce côté puisque les parlementaires britanniques ont souvent prévenus Ottawa qu'il s'en tiendraient aux conventions.Sur cette question, la Cour donne raison aux provinces.Clark entend bloquer le projet au Canada OTTAWA \u2014 Le chef conser-vateur, M.Joe Clark, respectera l'entente conclue avec les libéraux, limitant à deux jours les débats aux Communes sur le projet constitutionnel, mais il n'a pas perdu espoir de pouvoir bloquer l'initiative gouvernementale avant que le débat ne se transporte aux Communes de Londres.GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa M.Clark a déclaré hier qu'il utilisera tous les moyens à sa disposition pour combattre le projet Trudeau.Tout en s'enga-gearit à respecter l'entente limitant les débats aux Communes, M.Clark a déclaré que cet accord tombera si les libéraux doivent modifier un tant soit peu leur projet de résolution.Or, a-t-il ajouté, le gouvernement pourrait bien être forcé de le faire, pour satisfaire à l'opinion de la Cour suprême qui a donné raison à Terre-Neuve en statuant que les pouvoirs de cette province ne peuvent pas être modifiés unilatéralement par le fédérai tant qu'Ottawa n'aura pas obtenu l'assentiment de la population concernée par le biais d'un référendum.Le chef conservateur a fait valoir que si tel est le cas, son parti exigera un plein débat aux Communes sur toute modification au projet de résolution, ce photo UPC Joe Clark n'a pas perdu espoir de bloquer le projet Trudeau.qui pourrait entraver à nouveau l'action du gouvernement.En ce qui a trait au jugement lui même de la Cour suprême, M.Clark a indiqué que son aspect le plus important est l'acceptation par les juges de l'existence de conventions constitutionnelles.«La Cour suprême a décidé aujourd'hui que la résolu tion du gouvernement fédéral viole les traditions constitutionnelles du Canada.Dans les cir-% constances, essayer d'aller de l'avant avec la résolution de M.Trudeau serait destructif pour le pays, et nous comptons nous y opposer à 100 p.cent».Le chef conservateur a indiqué qu'il entreprendra probablement une tournée nationale pour combattre le projet.Il n'a pas écarté la possibilité de se rendre à Londres pour demander aux Britanniques de rejeter la requête canadienne, mais il a indiqué que les chances que le projet atteigne cette étape sont très minces.M.Clark a déclaré que le gouvernement devrait se préoccuper avant tout des questions d'économie, et il a demandé que l'on reporte le débat constitutionnel sur «le rond d'en arrière, tout en laissant la chaleur».Il a suggéré au gouvernement de reprendre le dialogue avec les provinces pour étudier les possibilités de rapatrier la constitution avec l'assentiment de tout le monde.Chretien: la fin de l'impasse > OTTAWA \u2014 Maintenant assuré de la légalité de son geste, le gouvernement fédéral compte aller de l'avant avec son projet constitutionnel, même si cela constitue une entorse aux conventions liant Ottawa aux provinces en ce domaine.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa C'est ce qu'a annoncé hier le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, en précisant que le projet de résolution sur la constitution sera présenté pour adoption à la Chambre des communes et au Sénat dès la reprise des travaux parlementaires, après quoi il sera expédié à Londres.M.Chretien était en communication au téléphone avec le premier ministre Trudeau en Cotée, au moment même où le juge en chef, M.Bora Laskin, commençait à faire la lecture de la décision du tribunal.Quelques minutes plus tard, il a fait connaître ses premières réactions, criant à la victoire, et soutenant qu'il serait maintenant possible de compléter la première étape de la réforme constitutionnelle.Un peu plus tard, vers 13:00, le ministre a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a confirmé les intentions du gouvernement de presser les Communes et le Sénat d'adopter le projet de résolution le plus tôt possible.Il a écarté la possibilité d'une reprise des négociations avec les provinces, en expliquant ne pas voir d'espoir d'entente dans le contexte actuel.Dans son texte d'introduction, visiblement préparé à l'intention des téléspectateurs, M.Chrétien a déclaré que le Canada pourra enfin sortir de l'impasse constitutionnelle qui le paralysait depuis 51 ans, et que les Canadiens verront enfin leurs droits garantis par une charte.Il a fait appel aux dirigeants politiques du pays, leur demandant de respecter la décision de la Cour suprême, que cette décision leur plaise ou non.«Les Canadiens désirent que leurs gouvernements se penchent sur les questions d'économie et d'énergie.ensemble nous avons beaucoup de choses à accomplir et nous devons commencer immédiatement», a-t-il ajouté.Le ministre a été moins loquace dans ses commentaires sur l'autre partie de la décision de la Cour suprême, qui stipule qu'Ottawa viole les conventions constitutionnelles en procédant unilatéralement au rapatriement de la constitution.Il a soutenu que cette opinion des magistrats n'aurait aucun impact dans l'avenir du dossier constitutionnel, et il a fait valoir que c'est la légalité de la démarche du gouvernement central qui importait.En ce qui a trait aux conventions, il a affirmé qu'il s'agit là de conventions politiques, et que ça ne regarde que les politiciens.«En tant que politiciens, nous sommes prêts à assumer les conséquences de ce que nous avons entrepris», a-t-il ajouté.M.Chrétien a soutenu que les Britanniques acquiesceront sans délai à la demande canadienne de rapatriement de la constitution, et qu'ils agiront selon les précédents établis dans leurs pays.Les Britanniques, a-t-il ajouté, n'ont pas à tenir compte des conventions établies au Canada.Le premier ministre canadien a fait part de sa réaction à l'avis de la Cour suprême à partir de Séoul, en Corée, via satellite, laserphoto CP IBP1' IT\\ Chrétien a affirmé que le gouvernement irait de l'avant dans son projet de rapatriement de la constitution contenant une charte des droits.Photo upc Sur un autre sujet, le ministre a laissé entendre que le fédéral lancera une campagne de publi- cité nationale sur son projet, dès que le tout aura été adopté par le Parlement.MDIO-TÉLÉVisiON Moi, la télévision le matin, très peu.Et la question constitutionnelle, très peu non plus.Pourtant, j'étais devant ma puissante Sony à 10h25 hier matin, le clavier de commande à la main, prête et je dirais même plutôt excitée.Après tout, l'histoire qui se fait dans mon salon, ce n'est pas tous les jours.Le réseau CTV était déjà a l'ouvrage, avant l'heure dite, en train de s'adonner au jeu télévisé le plus pratiqué juste avant les grands moments, soit le «Que pensez-vous-qu'il-va-arriver-si?» Ça m'a donné l'occasion de constater une fois de plus que François Perrault, un transfuge de Radio-Canada, est excellent en anglais.Un peu plus tard dans la matinée, j'ai aussi pensé que Radio-Canada aurait dû le garder, un bon reporter valant bien deux bons professeurs d'université.A la télévision, dans le feu de l'action, s'entend.10h30.Tout le monde part, sauf le juge Laskin.En pilonnant frénétiquement, je vois tout à coup le juge Laskin à Radio-Canada.Wow, en repitonnant, je constate que les Anglais ne l'ont pas.Le canal 2 a l'air bien parti pour le scoop, voilà qui va mettre du baume sur ma plaie toujours vive de la couverture en français de la soirée des élections provinciales, alors que Radio-Canada était en grève et que le canal 10.Mais n'insistons pas.Mais voilà que le son est atroce.On assiste à un événement historique, les caméras entrent pour la première fois à la Cour supremo pour filmer un jugement, et on a du mal à entendre.On apprendra plus tard au réseau CBC que c'est le système de son de la Cour suprême qui a bousillé le système de son télé.Pour le moment, on ne sait rien et on n'entend rien.En français et en anglais, c'est la grosse misère.Ce n'est pas tous les jours que l'histoire se fait dans mon salon C'est dans les moments pareils qu'on distingue les hommes des petits gars, si vous me pardonnez cette expression sexiste.Les canaux français sont restés chez le juge Laskin où l'histoire en prenait pour son rhume.Au canal 12, on se demandait si on avait bien entendu.Mais au canal (>, le superbe reporter Mike Duffy avait tout compris et nous refilait l'information, avec tableaux d'affichage aussi clairs que pendant une partie de hockey Neuf à zéro pour la première question.10 sur 10 pour Duffy.Bien sûr, dans le feu du moment, la situation n'était pas archi-claire et Duffy nous a montré le gros livre du jugement qu'il allait falloir décortiquer avant d'être complètement fixé.Ce matin dans les journaux, l'histoire est plus claire qu'hier, parce que bien des gens auront eu le temps de lire le jugement.Mais à la télévision, au moment de l'impact, personne n'avait lu le livre.400 pages souriait Mike Duffy, et tous les spectateurs ont compris que pendant quelque temps, on serait dans l'incertain.A Radio-Canada, Bernard Derome était secondé par deux constitutionnalistes, MM.Beau-doin et Rémillard.Les professeurs d'université sont souvent excellents quand ils ont eu le temps de réfléchir.Dans le feu de l'action, rien ne vaut un reporter intelligent qui vous donne les grandes lignes du débat.Or, à Radio-Canada, on s'est tout de suite et longuement enfargé dans la position légaliste, qui fut reprise d'ailleurs plus tard par le ministre Jean Chrétien, triomphant en conférence de presse.Oui, c'est légal que le premier ministre Trudeau rapatrie la constitution de Londres sans le consentement des provinces.Mais le jugement de la Cour suprême comprend un mais d'importance que les Anglais, qui connaissent la force de la tradition par rapport à la force de la loi, ont saisi tout de suite.Oui c'est légal, mais ce n'est pas acceptable dans la convention fédérale canadienne.Le légalisme contre la légitimité.On va en parler longtemps.Pendant qu'à Radio-Canada les constitutionnalistes tentaient de trouver des passages significatifs dans le jugement, au canal 6 en faisait des entrevues.A un moment donné, l'animateur Peter Masnbridge, autour duquel se chicanaient deux experts qui interprétaient différemment un paragraphe, leur a dit: «Vous commencez à me perdre».Et il est passé à autre chose pendant que les interprètes tentaient d'accorder leurs violons.Le 10 et Radio-Québec ont également couvert l'événement en direct, mais d'une façon très courte, surtout dans le cas de Radio-Québec.Ce n'est pas là que les spectateurs ont dû comprendre le fin du fin du jugement.A 17h, seuls Radio-Canada et Télé-Métropole sont revenus en direct pour la conférence de presse de Rene Lévesque.L'inconvénient, c'est que le 10 avait oublié d'engager un interprète, et que les journalistes anglophones ont posé beaucoup de questions.Personnellement je déteste les traductions simultanées.Mais je suis persuadée que bien des téléspectateurs détestent autant ne pas comprendre ce qui se passe.Radio-Canada, MM.Derome, Beaudoin et Rémillard étaient nettement meilleurs à 17h que dans la matinée.Ce qu'ils avaient mis bien du temps à exprimer le matin était maintenant très clair.Au prochain moment historique, parions qu'ils auront fait des progrès.\u2022H A 8» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 ^ V LÀ 00 m | I 1 É UPRÊME V.N'ÉCARTANT PAS EN PLUS CELLE DU RÉFÉRENDUM Lévesque se réjouit de cette décision qui donne des ormes aux provinces QUEBEC \u2014 Le Premier ministre René Lévesque estime que la décision rendue hier par la Cour suprême donne gain de cause aux huit provinces qui contestent la légitimité et la «moralité politique» du projet Trudeau depuis un an.Selon lui, PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec les éminents juges viennent de fournir au groupe des huit «des armes plus puissantes que jamais pour faire échouer le projet constitutionnel du gouvernement fédéral».Souriant, la brique de 370 pages du jugement de la Cour suprême sous le bras, le chef du gouvernement du Québec a fait connaître ses premières réactions en fin d'apres-midi hier, quelques minutes avant d'aller participer à un Conseil des ministres spécial.M.Lévesque n'a pas voulu préciser comment lui et ses collègues Premiers ministres allaient poursuivre leur lutte contre Ottawa, mais il a clairement indiqué qu'il n'excluait aucun «moyen légitime», y compris la tenue prochaine d'un référendum par lequel on inviterait les Québécois à se prononcer sur le projet fédéral.Il a également soutenu, lors de sa très brève rencontre avec la presse, que la conférence téléphonique qu'il venait de tenir avec les autres premiers ministres provinciaux dissidents lui permettait d'affirmer que le front commun des provinces est plus solide que jamais.Traduisant la pensée de ses collègue, M.Lévesque a dit que tous sont plus résolus que jamais à «continuer le combat» et à tout mettre en oeuvre pour faire comprendre «aux obsédés d'Ottawa» que la Cour suprême est bien loin de venir de leur donner un feu vert.Le leader péquiste s'en est d'ailleurs violemment pris au ministre fédéral de la Justice, qu'il a transformé, pour les besoins de l'image, en voleur et en incendiaire de caisse populaire.M.Lévesque a été proprement scandalisé par les déclarations préliminaires de M.Chrétien, qui a parlé hier midi comme si le débat constitutionnel était maintenant réglé et qu'il était désormais possible de passer à autre chose.«C'est comme le gars qui a mis le feu à la Caisse populaire après l'avoir dévalisée, qui dit à ceux qui viennent l'arrêler pour vol: «Occupe/vous pas de ça, ce qui presse c'est d'arrêter le feu! ».Nous, nous disons: c'est les deux: arrêter le voleur et éteindre le feu», a raconte M.Lévesque, faisant allusion pour le «feu» à ce qu'il qualifie «d'incompétence catastrophique» des libéraux fédéraux en matière d'économie et d'énergie.Pour le leader québécois, Ottawa n'est absolument pas justifié de «continuer son coup de force unilatéral, en sautant par l'étroite fente purement légaliste que le tribunal a constatée».Notant que les deux tiers des juges ont reconnu que le consen- tement des provinces est «constitutionnellement nécessaire» pour apporter des modifications substantielles à la Constitution, M.Lévesque en déduit que «c'est quasiment comme si la Cour suprême déclarait que.elle, elle n'a pas les moyens d'arrêter ça, mais que.selon la coutume établie et l'esprit même du régime fédéral, il demeure inconcevable que ça puisse se produire.» D'où son interprétation que «sur la question de légitimité, le tribunal se range du côté des huit provinces, dont le Québec».Le Premier ministre Lévesque rendra compte aujourd'hui des actions que le Conseil des ministres devait adopter hier soir.Il s'est dit pour l'instant convaincu que «le gouvernement fédéral ne réussira pas A porter ainsi atteinte aux droits fondamentaux et historiques du Québec, à condition qu'on serre les rangs et qu'on se montre solidaire tout le long du chemin qui reste à parcourir».Il faut prévoir que Québec ripostera vigoureusement à l'intention fédérale d'aller de l'avant.Outre une convocation plus que probable des députés de l'Assemblée nationale pour l'adoption d'une motion visant à condamner le plan Trudeau et à justifier l'action future du gouvernement Lévesque, il est de plus en plus question de la tenue d'un référendum à très court terme.Hier, le Premier ministre n'a pas voulu s'étendre sur une telle éventualité, mais il a reconnu que «l'instrument du référendum existe pour tous les cas qui semblent suffisamment importants».Le seul référendum qu'il a promis de ne pas tenir au Québec, a-t-il rappelé, en est un qui porterait sur la souveraineté-association, tout au moins au cours de son actuel mandat.Bennett entrepren Le premier ministre Bill Bennett de la Colombie-Britannique entreprendra une tournée éclair de cinq jours auprès des premiers ministres des provinces pour tenter d'établir un consensus sur la constitution.OTTAWA \u2014 Le porte-parole des huit provinces opposées au projet constitutionnel du gouvernement fédéral, le premier ministre Bill Bennett de la Colombie-Britannique, a demandé hier soir au premier ministre Trudeau de reprendre les négociations avec les provinces, et annoncé du même coup qu'il vi- GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa sitera à compter d'aujourd'hui ses collègues des neuf autres provinces pour discuter de cette possibilité.Il rencontrera aujourd'hui même le premier ministre du Québec, M.René Lévesque.M.Bennett a fait état de la nécessité pour les deux paliers de gouvernement de se mettre au travail le plus tôt possible pour discuter des problèmes économiques, et il a laissé entendre que la réunion des premiers ministres à ce sujet, prévue pour cet automne, pourrait également porter sur le litige constitutionnel.«J'invite le premier ministre Trudeau à se joindre aux provinces et à démontrer un leadership national dans le but de résoudre nos problèmes économiques et constitutionnels», a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.M.Bennett a fait valoir toutefois que la question constitutionnelle n'est pas la plus urgente actuellement.«Ce n'est pas l'Acte de l'Amérique du Nord britannique qui cause l'inflation», a-t-il expliqué.Il a prié le premier ministre Trudeau de ne pas minimiser l'importance de la partie du jugement de la Cour suprême portant sur les conventions constitutionnelles.«Je lui demande de ne pas trier seulement certains éléments du jugement, mais de le respecter dans son ensemble, et d'abandonner son action inconstitutionnelle», a-l-il déclaré.«Si ce pays ne devait fonctionner qu'à partir de l'interprétation étroite de la loi.ce serait le chaos», a-t-il ajouté.Il a expliqué que des règles aussi élémentaires que celle qui force un gouvernement à céder le pouvoir s'il obtient moins de siè-; ges que l'opposition aux élections, ne sont pas garanties par des textes écrits dans la cons titution, mais relèvent simple-' ment de conventions.M.Bennett a fait valoir que les Canadiens n'aiment pas voir ieurs gouvernements se quereller, il a rappelé que le Canada, est basé sur un pacte entre les provinces, et il a ajouté que les; ententes sur l'énergie signées au cours des dernières semaines prouvent que les gouvernements provinciaux ne cherchent pas à négocier leurs ressources ou leurs poissons contre les droits, des citoyens.Il a conclu en conséquence que le premier ministre Trudeau doit accepter son invitation et reprendre les discussions avec les provinces.; 4 é ¦ % | lr DEMANDANT AU FÉDÉRAL DE NE PAS ALLER DE L'AVANT Ryan se appuyer toute action non partisane du Québec I V * V I I QUEBEC \u2014 Le chef libéral Claude Ryan a déclaré hier que son parti appuiera toute action du gouvernement du Québec demandant le respect du jugement de la Cour suprême sur la constitution dans toutes ses dimensions, soit autant les aspects conventionnels que les aspects légaux.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec ¦ Affirmant que le tribunal avait porté «un jugement moral et politique exprimé en termes très forts en se disant d'avis qu'au-delà du point de vue juridique le consentement des provinces est nécessaire à toute modification de la constitution qui altère leurs pouvoirs, M.Ryan a demandé au gouvernement fédéral de revenir sur sa décision d'aller de Pavant, et de reprendre les négociations.«Toute solution devra tenir compte de ces deux dimensions», a dit le chef libéral après avoir déclaré qu'il importe aux deux niveaux de gouvernements de respecter les indications du jugement en ce sens.Par ailleurs, le Parti libéral ne pourra consentir à ce que l'Assemblée nationale soit dépouillée de ses pouvoirs ou à ce que ces derniers soient amoindris, diminués ou transférés.M.Ryan n'entend cependant pas se faire complice d'actions Claude Ryan téléphoto CP équivoques du gouvernement péquiste visant par exemple à promouvoir son idéal indépendantiste.«Plusieurs dans votre parti craignent que le gouvernement ne tente de jouer sur deux tableaux.C'est pourquoi les intentions qu'exprimera toute résolution présentée par le parti au pouvoir devront être très claires».«Ce sera plus facile pour nous, a ajouté le chef libéral, si une motion présentée à l'Assemblée nationale ressemblait aux réso- lutions présentées par certaines autres législatures provinciales dans le cours du débat constitutionnel».M.Ryan livrait ses premiers commentaires au cours d'une conférence de presse qu'il donnait en début de soirée alors que le caucus des députés ajournait ses discussions sur le jugement et ses conséquences.Les débats ont repris plus tard hier soir.On n'avait pas encore eu le temps de se pencher sur l'hypothèse d'un référendum et on n'envisageait pas «pour l'instant» la possibilité d'un vote libre à l'Assemblée nationale advenant que le gouvernement y présente une résolution.M.Ryan ne craint pas de division au sein de sa deputation si une telle motion est déposée et se dit confiant d'en arriver à un consensus.Il a sur un autre plan répété que tout ce qui touche le rapatriement, sur lequel tous s'entendent et qui est l'élément le plus urgent, et une formule d'amendement, sans laquelle le rapatriement ne donnerait pas grand-chose, devrait être considéré avec intérêt par les deux parties.Par ailleurs, toute intention de désobéissance civile n'équivaut selon lui qu'a «se gargariser de rhétorique fumeuse».Le chef libéral n'entend pas exiger, comme il l'avait fait l'an passé, qu'une résolution présentée à l'Assemblée nationale con- tienne une profession de foi fédé-ralisie, le contexte, de préciser M.Ryan, ayant changé depuis.Une rencontre avec M.Tru-deaujie fait pas partie des projets du leader du PLQ non plus.Coup d'État Interrogé à son arrivée au caucus, le député de St-Laurent, Claude Forget, a pour sa part déclaré que le jugement de la cour dit que la constitution est un animal à deux pattes alors que le projet Trudeau n'en a qu'une.M.Forget a affirmé que si le gouvernement fédéral «veut aller de l'avant avec ce qui serait l'équivalent d'un coup d'Etat, il peut toujours s'essayer mais il verra son chemin bloqué en cours de route soit par les provinces soit par le Parlement britannique».Il a également dit que le jugement était sage et indiquait au Canada la voie à suivre en soulignant le caractère essentiellement fédératif du pays.«Nous avons tous intérêt à nous en souvenir une année et demie après le référendum au cours duquel on réaffirmait ce caractère».Le député de Gatineau, Michel Gratton, a de son côté affirmé qu'il «sait comment il votera à l'Assemblée nationale quelle que soit la résolution qui pourrait être présentée par le gouvernement» et qu'il faudra «faire des efforts inouïs pour m'amener à voter avec le gouvernement».Selon lui, la deputation libérale est divisée à parts égales sur cette question et il sera, dit-il, tout aussi difficile pour ceux qui ne partagent pas son point de vue de voter contre le gouvernement.Il ne croit cependant pas à l'hypothèse d'un vote libre, concluait-il, avant d'aller rejoindre ses collègues.L'UN suggère un référendum et Ici question QUEBEC \u2014 L'Union nationale estime que le Québec a vécu hier un «jour de deuil», et elle invite le gouvernement Lévesque à continuer à combattre avec insistance le projet Trudeau.PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Dans un communiqué remis à la presse, le chef sans «soldats», M.Jean-Marc Béliveau, invite M.Lévesque à tenir une consultation populaire au Québec.Il lui souffle même la question à poser, «une question sans piège, dépourvue de toute teinte politique et qui donnerait à tous les Québécois le sentiment de travailler pour les intérêts du Que- } ii bec plutôt que pour ceux d'un ;| parti politique».M.Béliveau s'engage personnellement et il engage son parti à combattre dans le sens des intérêts du Québec si la question posée ressemble à la formulation de celle-ci: «Québécois, Québécoises, refusez-vous qu'on modifie directement ou indirectement les droits du Québec sans l'accord des Québécois?» Le chef unioniste considère que le Québec risque de «perdre gros dans cette affaire», et qu'il doit rapidement s'organiser pour réagir.«L'heure de l'union est arrivée», conclut M.Béliveau qui souhaite une concertation de tous les partis politiques du Québec dans cette lutte au projei constitutionnel du gouvernement.V LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 A 9 I IP ¦ ; U !¦ -, ' ; - ; LES RÉACTIONS DES DIVERS MILIEUX Les notions de «légalité et de LES PROBLÈMES CRIANTS DE L'ÉCONOMIE ÉCLIPSÉS légitimité» radicalisent le débat les milieux (PC) \u2014 Suivant qu'ils étaient pour ou contre le projet constitutionnel du gouvernement Trudeau, certaines personnalités des milieux politiques, ouvriers, nationalistes, académiques et populaires ont commenté Ta vis de la Cour suprême ont souligné soit l'importance de sa légalité, soit celle de son manque de légitimité, les deux motions qui ressortent du jugement des magistrats.Pour Richard Hatfield, premier ministre du Nouveau-Brunswick, l'avis de la cour représente une «victoire claire pour le Canada et le peuple canadien».La Cour suprême, a-t-il dit, «a répondu de façon positive à la seule question importante dans ce débat, à savoir: le Parlement fédérai peut-il légalement procéder à la réforme constitutionnelle sans jouir de l'appui des provinces?» La Cour suprême a reconnu, de déclarer M.Hatfield à la presse, que le Parlement du Canada représentait tous les Canadiens et que dès lors il pouvait légalement procéder à la réforme de notre constitution.Commentant le fait que la Cour suprême ait reconnu que la tradition a imposé jusqu'à maintenant le concours des provinces si ce n'est même leur consentement à tout projet de réforme de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, M.Hatfield a déclaré que le jugement n'imposait pas au fédéral qu'il obtienne au préalable l'unanimité des provinces ou même leur appui majoritaire pour agir.Le premier ministre de Terre-Neuve, Brian Peckford, a déclaré hier qu'Ottawa ne pourra tirer profit de la décision de la ,'Cour suprême.Selon lui, le gouvernement Trudeau montrera des signes qu'il est prêt à revenir sur sa décision et à ne pas agir unilatéralement.M.Peckford en appelle au gouvernement fédéral et aux provinces pour qu'ils négocient les changements constitutionnels dans un esprit de conciliation et de compromis.De son côté, le premier ministre néo-écossais, M.John Buchanan/ le premier ministre Trudeau et ses homologues provinciaux devraient s'asseoir et reprendre les négociations sur le rapatriement de la constitution et une formule d'amendement acceptable.Pour M.Peter Lougheed, il a répondu hier qu'il ne commenterait pas le jugement de la Cour suprême du Canada sur le projet fédéral de rapatriement de la constitution avant d'avoir pris connaissance de tous les documents.«En fait, l'avis de la Cour suprême ne règle absolument rien.Politiquement, nous restons dans l'ambiguité la plus totale», a soutenu hier le comédien Do-ris Lussier.«En somme, ce que la Cour vient de dire à Trudeau c'est ceci: «Votre rapatriement unilatéral, vous avez le droit de le faire, mais selon l'esprit du fédéralisme, et les usages constitutionnels canadiens, ce serait mieux que vous ne le fassiez pas», a poursuivi M.Lussier.Deux ministres ontariens estiment, par ailleurs, que la décision de la Cour suprême du Canada de reconnaître la légalité du projet constitutionnel d'Ottawa «ne peut pas faire l'objet d'un débat».Le procureur général Roy McMurtry et le ministre des Affaires intergouvernementales Tom Wells n'ont surpris personne hier, lorsqu'ils ont exprimé leur contentement face à la décision.y; 10 WËmËk Richard Hatfield w m \u2022 /¦ t'y ' ' ¦ V fc**> Louis Laberge «Le problème politique demeure ce qu'il était», a affirmé hier à la télévision l'avocat Michel Robert/ à la suite du jugement de la Cour suprême sur la constitution.Ajoutant qu'il n'avait pas encore lu tout le texte des neuf juges d'Ottawa, M.Robert a souligné que le plus haut tribunal du pays avait reconnu l'existence d'une «convention de nature politique» louchant la constitution mais qu'«elle n'a pas force de loi».Selon Mme Solange Chaput- Rolland/ la Cour suprême dans son avis rendu conseille indirectement aux provinces «de contester la légalité pour que le Canada demeure un pays dont les pouvoirs sont répartis entre deux ordres de gouvernement».«Le jugement ne règle rien.Il établit assez clairement une difference profonde entre la légalité d'un geste et ce que je suis tentée d'appeler son immoralité», a-t-elle ajouté.Le président d'un comité parlementaire britannique, formé de députés de tous les partis, a déclaré que l'opinion exprimée par la Cour suprême sur le projet constitutionnel de M.Trudeau réduisait sensiblement les chances qu'il soit adopté tel quel par le Parlement britannique.Le conservateur Jonathan Aitken a déclaré dans une interview à Radio-Québec que les députés britanniques s'intéresseront à la «légitimité» du projet beaucoup plus qu'à sa «légalité».Les provinces dissidentes doivent se montrer «bons princes» et admettre qu'elles ont subi la défaite devant la Cour suprême et se préparer à entreprendre la deuxième phase de la réforme constitutionnelle dans «un esprit de collaboration».Voilà du moins l'avis qu'a exprimé hier le président du Conseil privé, M.Yvon Pinard, au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.Le monde du travail Les centrales syndicales, de leur côté/ont été unanimes à condamner la décision du plus haut tribunal canadien.La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) estime que cette décision, «qui pourrait être favorable en partie aux provinces, n'empêche en rien cependant le gouvernement fédéral de procéder au rapatriement unilatéral, ni aux amendements constitutionnels selon son scénario initial».Le président de la FTQ, Louis .Laberge, a pour sa part déclaré que la décision de la Cour suprême du Canada est «une atteinte au bon sens».A la lumière de la déclaration de Jean Chrétien, qui s'est dit satisfait du jugement, on doit s'attendre à ce que, sous le couvert de la légalité, le gouvernement Trudeau se prépare à poser un geste immoral envers le peuple québécois.«C'est un peu comme si une banque jetait une famille pauvre à la rue pour des dettes impayées: c'est peut-être légal, mais c'est absolument immoral.» «L'approche strictement légaliste qui a prévalu n'est pas de nature à protéger les intérêts fondamentaux du peuple québécois.Le gouvernement du Québec devra élargir ses appuis populaires dans la prochaine ronde qui s'annonce.» C'est ce qu'a affirmé dans un communiqué le président de la CSN, Norbert Rodrigue, en réaction à l'avis de la Cour suprême.Estimant que rien n'est encore vraiment décidé, le dirigeant syndical a soutenu que le débat est maintenant transporté «sur le seul terrain où se videra cette question, le terrain politique».M.Rodrigue insiste également sur «l'immense fossé qui peut exister entre ce qui est 'légal' et ce qui est4légitime'».Dans une entrevue à Nouvelles Télé-Radio (NTR), M.Rodrigue Brian Peckford s'est par ailleurs demandé si M.Trudeau allait «s'en tenir à l'aspect strictement juridique des choses ou considérer le peuple dans son ensemble».«Notre existence comme peuple, bien que légitime, ne tient pas devant le légalisme étroit qui a prévalu dans le jugement de la Cour suprême.» C'est ce qu'a affirmé le président de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), Robert Gaulin.Faisant état des «appréhensions de la CEQ quant à l'inclusion de la charte des droits dans un éventuel rapatriement», le dirigeant syndical a ajouté que la décision sur le projet constitutionnel du premier ministre Trudeau démontre «ce que tous les Québécois savent déjà depuis plus de 100 ans».11 revient donc au gouvernement du Québec de «prendre ses responsabilités», ajoute-t-il, car «ni Londres ni Ottawa ni la Cour suprême ne régleront la question pour les Québécois et en faveur des Québécois».Les nationalistes Si M.Trudeau «peut techniquement agir comme il souhaite le faire, politiquement, cons-titutionnellement et moralement Léon Dion il lui (est) interdit de le faire», soutient la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) dans un communiqué émis hier.La SSJBM, par la voix de son président M.Gilles Rhéaume, exprime le voeu que le gouvernement fédéral «respectera l'opinion d'une cour dont il nomme lui-même les juges».La SSJBM demande enfin au gouvernement et à l'Assemblée nationale du Québec de «ne jamais consentir à un amoindrissement des droits du Québec» et rappelle que selon elle «seule la voie de l'indépendance peut assurer la pleine souveraineté du Québec».«La conclusion de ce jugement, c'est que les droits du Québec sont en danger et qu'il est temps de proclamer le droit du Québec à l'autodétermination», déclarait hier M.Louis O'NeilL professeur à l'université Laval et ancien ministre des Communications du Québec.«Il est donc manifeste que l'étapisme et le fédéralisme circonstanciel sont en train de conduire le Québec dans une situation dangereuse.» «Les juges se sont élevés au niveau politique en censurant le pouvoir politique pour qu'il respecte la légitimité», a soutenu Michel Brunei, professeur d'histoire à l'Université de Montréal, qui n'est par ailleurs pas John Buchanan du tout surpris du jugement rendu hier par la Cour suprême du Canada.M.Brunet qui a souligné l'importance des traditions, des coutumes et des conventions dans notre type de parlementarisme a déclaré que «le projet Trudeau est un geste d'usurpation contraire aux traditions» et que, dans cette perspective, «la Cour donne raison à ceux qui contestent» sa légitimité.| Pour la présidente du Conseil consultatif canadien de la situation de la femme, Lucie Pépin, «le Conseil partage avec plusieurs milliers de Canadiens un sentiment d'appréhension devant la décision ambigiie que la Cour suprême du Canada vient de rendre concernant l'enchâssement d'une charte des droits et libertés dans la constitution.Depuis un an, les femmes oeuvrent avec ardeur et engagement pour que la charte soit améliorée et enchâssée.Il semble maintenant qu'elles devront multiplier leurs efforts dans un contexte différent, peut-être même plus difficile».«Une victoire pour personne», déclare enfin le coprésident du Comité d'Action positive, Alex K.Paterson, dans un premier commentaire sur la décision de la Cour suprême.Il espère que les premiers ministres des onze gouvernements, fédéral et provinciaux, vont se rencontrer le plus vite possible pour trouver une solution.«Aller à Londres avec ça (le jugement) ne vaut pas la peine d'essayer car, si j'ai bien compris les parlementaires britanniques que j'ai rencontrés à Londres, il est douteux que ceux-ci acceptent de toucher un projet au sujet duquel la Cour suprême pose au moins une grande question lorsqu'elle dit que même si c'est légal, c'est contraire à la convention constitutionnelle acceptée.» Un des fondateurs du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), André d'Allemagne/ a affirmé de son côté que le jugement de la Cour suprême «ne me surprend pas du tout», car c'est la seule décision «logique et normale» qu'elle pouvait prendre.Les politicologues Si le Parlement canadien adopte le projet Trudeau, le Québec n'aura d'autres choix que la désobéissance civile ou décréter un deuxième référendum portant cette fois sur l'accession à la souveraineté.C'est ce qu'affirme le politico-logue Léon Dion/ de l'université Laval, qui croit que le gouvernement Trudeau procédera maintenant rapidement avec l'approbation du Parlement de Londres.M.Dion, qui a appuyé la thèse souverainiste lors du référendum de mai 1980, estime que «L'Assemblée nationale pourrait alors formuler une résolution indiquant clairement que le Québec refuse de laisser appliquer sur son territoire le changement constitutionnel adopté par Ottawa.» Pour le constitutionnaliste montréalais Robert Décary/ la décision de la Cour suprême du Canada, si elle affirme la légalité du projet constitutionnel du gouvernement fédéral, montre également que ce projet va contre l'esprit du fédéralisme.Pour Me Décary, la Cour a très clairement dit que le projet fédéral bien que légal techniquement, était inconventionnel et inconstitutionnel.Autres textes en page A 12 affaires québécois sont Le jugement rendu public hier par la Cour suprême du Canada, attestant du caractère legal du plan de rapatriement de la Constitution du gouvernement Trudeau tout en reconnaissant aux provinces la légimité historique de leur démarche, a suscité che de solutions aux problèmes économiques.Le CPQ demande aux parties de respecter un moratoire de deux ans sur toute action unilatérale et invite Ottawa et les provinces à se rasseoir à la table de négociations.FRANÇOIS BERGER et LAURIER CLOUTIER «Ottawa doit éviter tout triomphalisme facile et toute action rapide», a dit M.Dufour.\u2022 V- - ¦ .Ghislain Dufour Au Conseil des gens d'affaires du Québec, le président Pierre Tremblay parle de l'incertitude qui persiste et affecte le climat économique.«On se prépare une belle guerre constitutionnelle», a-t-il lancé.Pour un retour à la table des négociations En généra!, les représentants du milieu québécois des affaires estiment que le premier ministre Trudeau devra convier les provinces à de nouvelles discussions qui aboutiront à de véritables compromis.Pierre Laurin, directeur de \u2022 ' * * i S3?de l'inquiétude dans le milieu des affaires du Québec.Le jugement relance le débat sur la Constitution à un moment fort inopportun, soit celui où les problèmes économiques affectant le pays demandent des solutions urgentes, considèrent les porte-parole des principaux organismes du monde des affaires.Pour Roger Hébert, du Centre des dirigeants d'entreprises, ce jugement peut avoir pour effet de faire perdre de vue la situation économique actuelle.Pour lui, il est plus urgent de s'attaquer aux problèmes économiques que de se perdre en discussions sur la question constitutionnelle.En donnant des armes aux deux parties (Trudeau a la loi de son côté, mais les provinces ont la tradition), les juges de la Cour suprême ramènent le débat en force, ce qui constitue «une énorme diversion des problèmes économiques qui passent au second plan», de dire Jean-Paul Létourneau, vice-président exécutif de la Chambre de commerce de la province de Québec.Au Conseil du patronat du Québec, le vice-président Ghislain Dufour a indiqué que la priorité doit être donnée à la recher- ; ¦¦m Pierre Tremblay me constitutionnelle de la Chambre de commerce du Canada, a déclaré que les parties devraient maintenant revenir à la table et trouver les moyens d'arriver à une entente.La Cour suprême a pris, selon lui, une bonne décision parce qu'elle place la constitution en relation avec les autres graves problèmes à régler.Quant à l'aspect légal, Graham Haig trouve normal de reconnaître au gouvernement qu'il est maître chez lui.Pierre-Richard Clément, le porte-parole québécois de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, avec 62,000 membres, a rappelé que, dès septembre 1978, l'organisme s'est prononcé contre le rapatriement unilatéral suite à un sondage, révélant entre autres que 78 pour cent des effectifs étaient contre des changements constitutionnels sans le consentement des provinces.Les membres se prononçaient aussi majoritairement pour la décentralisation économico-politique au HH23aT' .- Jean-Paul Létourneau l'Ecole des hautes études commerciales, croit que les parties en arriveront à des compromis parce qu'ils peuvent maintenant négocier véritablement: le projet Trudeau est légal mais pas légitime, a dit M.Laurin en commentant le jugement.Cela signifie que les provinces et Ottawa ont un pouvoir de négociation équivalent.Pour le directeur des HEC.le jugement rend la situation «plus encourageante».Serge Saucier, président de la Chambre de commerce de Montréal, a invité les parties à faire des compromis de crainte que le débat ne s'éternise en cette période de difficultés économiques.S'il n'y a définitivement pas d'entente, estime Roger Hébert du CDE, il faudra peut-être tenir un référendum pan-canadien sur la question.Graham Haig, de Winnipeg, le président du Comité de la réfor- Pierre-Richard Clément Canada.John Bulloch, président canadien de la Fédération, a dit qu'il étudiait la question avant de commenter.i â H A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 vous attend NTREPÛT Vf M «Jusqu'à de plus de pouvoir d'achat Ne.\\ M -a ¦ I EH ni supamarcbe chez Jadis La politique de Jadis.Nous n'achetons que des produits de qualité.Nous les achetons en grande quantité.Nous les revendons aux prix de Jadis.Chez Jadis, vous ne payez que pour vos provisions.Nous avons éliminé les services superflus.Ainsi, vous ne payes pas pour des petits luxes que vous ne pouvez pas consommer.n vieux temps.Nous offrons vos marques préférées.Nous avons en stock les grandes marques de qualité les plus populaires.Des prix de Jadis.en tout temps! 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A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 LAC H ¦ mm Un cadeau empoisonné pour le fédéral et la relance d'un long politique I OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, a beau affirmer le contraire, il est bien évident que la décision rendue hier matin par la Cour suprême du Canada ne permettra pas, comme il Ta soutenu hier, de tourner facilement la page sur la première phase de la réforme constitutionnelle et de commencer les négociations GILBERT LAVOIE (de notre bureau d'Ottawa) avec les provinces en vue de la deuxième phase.S'il est vrai que la Cour suprême a donné au fédéral ce qu'il voulait, soit la garantie que son projet est légal, elle lui a fait cadeau en même temps d'un long document dont il ne voulait absolument pas, et qui établit sans l'ombre d'un doute l'existence de conventions constitutionnelles dans l'histoire du fédéralisme canadien.La décision des juges de se prononcer sur cette question sera lourde de conséquence dans le chemine- ment politique du dossier constitutionnel au cours des semaines et des mois à venir.Contrairement à ce qu'affirme le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, il y a beaucoup plus qu'une simple reconnaissance de la légalité de la démarche fédérale dans le jugement de la Cour suprême.Les juges ont reconnu l'existence de deux réalités bien définies dans la constitution canadienne: une réalité écrite, légale, mais aussi une réalité non écrite, composée des conventions qui ont régi les relations entre les deux paliers de gouvernement depuis 1867.En faisant cette distinction, les juges ne disent pas à laquelle de ces deux réalités il convient de donner la priorité.Il laissent cette tâche aux politiciens, et c'est vraisemblablement à Londres que la question sera posée.Le ministre Chrétien émet des voeux beaucoup plus que des prédictions en affirmant que les Britanniques adopteront le projet canadien simplement parce qu'il est légal.Les parlementaires britanniques devront au préalable poser un jugement de valeur sur l'importance des conventions, jugement que la Cour suprême n'a pas posé, et c'est là que le lobby des provinces et de l'opposition en général au projet Trudeau fera sans doute porter ses efforts.Le sujet sera d'autant plus familier aux Britanniques que leur propre constitution est composée en très grande partie de conventions ou de traditions.Avant que les parlementaires de Westminster ne soient priés de trancher le débat, il s'écoulera encore plusieurs semaines, et il n'est pas dit que le gouvernement réussira à faire adopter son projet de résolution par la Chambre des communes et le Sénat.La grande question qui se posait hier était de savoir si le chef de l'opposition, M.Clark, respecterait l'entente ou la «convention.» conclue avec le gouvernement pour limiter les débats à deux jours avant le vote final sur le projet de résolution.M.Clark a été bien tenté hier, avant sa conférence de presse, de dénoncer cette entente.Mais ses conseillers lui ont fait comprendre qu'il serait malvenu de sa part de violer une convention, lorsque c'est justement ce genre d'attitude qu'il reproche aux libéraux.Il respectera donc l'entente, mais il profitera du premier prétexte raisonnable pour Le sénateur Arthur Tremblay la dénoncer.Et ses conseillers croyaient déjà hier avoir trouvé ce prétexte: la Cour suprême donne raison à Terre-Neuve et reconnaît que le fédéral n'a pas le droit de modifier les pouvoirs de cette province sans avoir ob- tenu au préalable l'assentiment de la population concernée par la voie d'un référendum.Selon le principal conseiller de M.Clark, le sénateur Arthur Tremblay, le projet de résolution, dans sa forme actuelle, modifie certains pouvoirs de Terre-Neuve, ce qui implique que les libéraux devront peut-être modifier légèrement leur projet afin de le rendre compatible avec la conclusion de la Cour suprême.Si tel était le cas, et M.Clark a été catégorique, les conservateurs dénonceront l'entente.Un tel geste de leur part entraînerait automatiquement un interminable filibuster que les libéraux ne pourraient tolérer bien longtemps en cette période où tous les canadiens réclament des gestes pour relancer l'économie.En dehors de l'enceinte de la Chambre des communes, la décision de la Cour suprême relancera dès aujourd'hui tout le débat constitutionnel, avec autant de stratégies possibles qu'il y a de provinces opposées au projet de résolution.Il faudra compter un autre deux semaines avant que le Parlement canadien ne se réunisse, et peut-être deux autres avant que le projet de résolution ne soit débattu.Il n'en faut pas moins pour permettre aux adversaires de MM.Trudeau et Chrétien de coordonner leurs attaques contre leur initiative.Ils seront nombreux, dans leurs interventions publiques, à signaler par exemple que l'existence même du cabinet fédéral ou encore de la fonction de premier ministre n'est pas prévue dans la constitution, et n'est qu'une convention.Mais plus encore, ils seront nombreux tant à Ottawa que dans les provinces, à imaginer tous les moyens possibles pour contrer l'action fédérale avant qu'elle ne parvienne à Londres et une fois qu'elle y sera parvenue.On imagine mal dans un tel climat d'affrontement, comment le gouvernement Trudeau pourrait obtenir la collaboration de ses interlocuteurs dans d'autres dossiers aussi importants que la conférence fédérale-provinciale sur l'économie, prévue pour cet automne, ou encore la renégociation des accords fiscaux.Le premier ministre a consacré la majeure partie de la dernière année à la question constitutionnelle, et il sera chanceux s'il réussit à se libérer de ce dossier au cours des 12 prochains mois pour consacrer un peu plus de temps à la relance de l'économie canadienne.Une décision qui encourage Ottawa mais mobilise aussi les provinces Le coeur de la décision historique de la Cour suprême fce trouve dans la conclusion des six juges majoritaires (Martland, Ritchie, Dickson, feeetz, Chouinard et Lamer): «Sans exprimer d'opinion sur son degré, nous en venons à la conclusion que le consentement des provinces du Canada est constitutionnel lement nécessaire» à l'adoption du projet ïrudeau: les juges du plus haut tribunal du pays précisent que la résolution, si elle devait être adoptée sans ce consentement «serait inconstitutionnelle au sens conventionnel».Voilà qui pose au moins un sérieux problème de conscience au gouvernement Trudeau.Dans une opinion minoritaire, trois autres juges (Laskin, Estey et Mclntyre) font ressortir tout l'enjeu du débat: pour eux, «l'on ne peut qualifier d'inconstitutionnel au sens strict ou juridique le non-respect d'une convention».Car, chez nous, affirment ces trois juges minoritaires «Les règles conventionnelles reçoivent une importance moindre que celle qu'elles peuvent avoir dans un Etat unitaire comme le Royaume-Uni».Par ailleurs, le jugement minoritaire s'efforce de nier qu'existe une convention exigeant la consultation des provinces; on soutient que l'avis des provinces n'a été obtenu unanimement que dans quatre cas et que, dans plusieurs autres, Ottawa a procédé aux modifications malgré une opposition provinciale active.Cependant les juges qui signent le jugement majoritaire et dont, nécessairement, l'opinion est prépondérante, font une analyse historique montrant, au contraire, que la consultation des provinces a véritablement pris la forme d'une convention.«En termes négatifs», déclarent les juges majoritaires, «on ne trouve depuis la Confédération aucune modification qui change les pouvoirs législatifs provinciaux sans l'accord d'une province dont les pouvoirs auraient ainsi été modifiés».Ils ajoutent même: «il n'existe aucune exception».Tout cela signifie, selon le poids majoritaire du jugement, que le projet Trudeau respecte les lois mais viole les conventions.Est-ce grave?Enfreindre une convention constitutionnelle, cela signifie qu'on pose un geste légal mais inacceptable sous l'angle de la tradition, de l'éthique, de la légitimité, du consensus populaire.Bref, la convention contient à la fois un élément politique et un élément juridique qu'on ne saurait allègrement transgresser.M.Trudeau, à Séoul, en paraissait plus conscient et troublé que son ministre de la Justice, quelques heures auparavant.Un exemple familier illustrera la situation.À défaut d'un texte de loi, c'est en vertu d'une convention constitutionnelle que le gouverneur général demande au chef de parti qui réunit le plus Roland Ritchie grand nombre de sièges de former un gouvernement.De manière identique, c'est une pure convention qui veut qu'un gouvernement, qui a perdu la confiance de la chambre, doive démissionner de lui-même ou en obtenir la dissolution.En droit strict, cependant, rien n'empêche un gouvernement de s'accrocher au pouvoir, en dépit d'une volonté populaire tout à fait différente.Cette statégie (bien que légale), si elle n'était pas justifiée par des circonstances exceptionnelles ou une situation d'urgence, serait carrément illégitime.S'agit-il d'un jugement de Sa- Jean Beetz lomon?Dans ses effets, indéniablement.Le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, et le sénateur libéral Eugene Forsey n'ont guère perdu de temps avant de souligner la légalité du projet Trudeau, telle que reconnue par la Cour suprême, et de décrire les conventions constitutionnelles comme de simples considérations politiques qui ne lient pas le gouvernement.Pour les provinces, tout particulièrement le Québec, le jugement majoritaire est rempli de consolations; on y dit que la résolution Trudeau «n'a pas reçu un degré suffisant de consente- Ronald Martland ment provincial».De plus, les juges de la majorité déclarent sans ambages que la Charte des droits, envisagée par M.Pierre Trudeau, diminuerait l'autorité législative provinciale de manière exceptionnelle.Les deux camps pourront aussi puiser des arguments dans les opinions minoritaires.Ainsi, Ottawa pourra s'appuyer sur l'opinion de trois juges (Laskin, Estey et Mclntyre) affirmant qu'il est irréaliste de dire qu'une convention de consultation des provinces ait été concrétisée au cours de l'histoire canadienne.Ces juges minoritaires voient dans l'unanimité nécessaire (pour des raisons de logique et d'équité) un obstacle à ce que le consentement des provinces puisse être exigible.Hier soir, M.Pierre Trudeau tirait profit de cette interprétation en développant sa sempiternelle théorie du blocage provoqué par certaines provinces et de la nécessité «morale» de briser l'impasse.De leur côté, les provinces seront tentées de mettre en lumière des points soulevés par une autre opinion minoritaire, celle de MM, Martland et Ritchie.Les deux juges vont très loin en écrivant que «les deux chambres n'ont pas l'autorité voulue, de leur propre chef, pour obtenir des modifications constitutionnelles qui toucheraient au fondement même du régime fédéral canadien».On le constate: les deux camps découvriront dans ce jugement suffisamment de munitions pour que la guerre soit loin d'être terminée.Elle reprendra de plus belle sous forme d'offensives publicitaires, d'ultimatums, de représentations à Londres et de consultations populaires.Pour le gouvernement Léves-que, ce jugement réalise le meilleur scénario.Une approbation totale du projet Trudeau aurait privé les provinces d'arguments devant l'opinion publique.Un rejet catégorique du projet Trudeau aurait démontré que les institutions fédérales sont eu elles-mêmes suffisamment bien pourvues pour protéger l'équilibre entre Ottawa et les provinces.On ne pouvait espérer, à Québec, un jugement dont les effets seraient plus mobilisateurs.NOTES POLITIQUES Un coup de pouce à la souveraineté?V C'est sans doute avec beaucoup de soulagement, dans s6n for intérieur, que le premier ministre du Québec, René Lévesque, a accueilli, hier, le jugement de la Cour suprême du Canada.Le gouvernement pé-qliiste aura maintenant une occasion en or pour faire valoir à la population la nécessité pour le Québec d'avoir dans les plus brefs délais possibles, toutes les juridictions sur son territoire.tCar si le projet Trudeau de rapatrier unilatéralement la constitution adoptée en 1867 est tout à fait légal, selon le plus haut tribunal au pays, il n'en demeure pas moins que ce geste, s'il est posé sans l'accord des provinces, n'est pas conforme aux conventions non écrites qui existent au pays.Selon la tradition parlementaire britannique, ces conventions sont parties inté- grantes de notre système fédéraliste.En prononçant son jugement, la Cour suprême a confirmé, pour ainsi dire, les discours prononcés depuis au moins un an par le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, Claude Morin.Ce dernier a en effet soutenu, a maintes reprises, le caractère odieux de la démarche de Trudeau, même si celle-ci devait être reconnue légalement.D'ailleurs, plusieurs ministres du cabinet Lé vesque ont tenu le même genre de discours.Certains parlementaires péquistes, comme le leader parlementaire Claude Charron, espéraient un jugement qui permettrait au Parti québécois et au gouvernement Lévesque, de poursuivre leur objectif souverainiste.Même si le premier ministre canadien, Pierre Elliott Trudeau, n'a pas perdu la face devant l'opinion publique, il en sera tout autrement s'il décidait d'aller carrément de l'avant en adressant une requête à Westminster.Il serait impensable qu'il pose ce geste, sans au préalable avoir tenté d'établir, au moins, une nouvelle ronde cons- titutionnelle avec ses collègues provinciaux.Par ailleurs, si la Cour suprême avait donné totalement tort au premier ministre Trudeau, elle aurait privé le Parti québécois d'un précieux cheval de bataille.Du même coup, elle aurait apporté beaucoup d'eau fraîche au moulin des néo-fédéralistes.Ceux-ci auraient clamé que, non, la Cour suprême n'est pas comme la tour de Pise car elle ne penche plus toujours du même côté et que la preuve est maintenant faite que le fédéralisme peut être renouvelé dans la structure actuelle.Ryan, le grand perdant C'est incontestablement le chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, qui sort le plus amoché de la bataille constitutionnelle dont le plus récent round s'est terminé hier par le jugement de la Cour suprême.En donnant en effet raison au premier ministre Trudeau sur le plan légal tout en appuyant la position des huit provinces dissidentes en ce qui a trait au caractère inacceptable et injustifiable de son projet, le plus haut tribunal du pays place M.Ryan en Claude Ryan, le chef du Parti libéral du Québec.porte-à-faux entre ses convictions personnelles et une partie de son aile parlementaire.Ce dernier a en effet maintes fois dénoncé la dimension illégitime, voire immorale du projet Trudeau, qui, même s'il apparaît techniquement légal, viole, estime-t-il, l'esprit du fédéralisme canadien la tradition parlementaire britannique et fausse l'esprit même qui a présidé à la naissance de la Confédération canadienne.Le virage carrément proquébécois pris par M.Ryan lors de la dernière réunion du Conseil général de son parti a encore accentué cette propension naturelle de l'ancien éditorialiste du Devoir à dépasser des préoccupations strictement partisanes pour, sur une question aussi fondamentale, suivre les indications de son jugement, de sa rigueur intellectuelle et de sa conscience.On peut donc s'attendre à ce que le gouvernement Lévesque trouve en lui un allié circonstanciel lorsque viendra pour l'Assemblée nationale le moment de s'entendre pour dénoncer à l'unisson l'initiative d'Ottawa.C'est alors que sonnera une déchirante minute de vérité pour le chef du PLQ et certains membres de son caucus qui s'affichent comme des trudeauiâtres inconditionnels.Ceux-ci pourront être tenté de justifier leur intraitable fidélité au premier, ministre canadien en invoquant le jugement de la Cour suprême qui lui donne le feu vert sur le plan de la légalité.On se retrouvera donc devant un caucus qui, même s'il parvient à adopter une unité de façade au prix de distinctions spécieuses et de ruses de procédures, sera divisé en deux groupes inégaux qui, chacun, prétendront s'appuyer sur le jugement de la Cour suprême.Ce sera le défi de M.Ryan de garder intactes l'homogénéité et l'harmonie de son caucus tout en n'affaiblissant pas son autorité sur ses troupes ni son image d'intégrité politique devant la population.La Cour suprême a peut-être rendu un jugement à la Salomon en donnant raison aux deux parties mais aujourd'hui, M.Ryan doit avoir la désagréable sensation d'être l'enfant que le juge de la Bible suggérait de découper en deux parties pour satisfaire les deux femmes qui le réclamaient. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 A 13 PAUL DESMAAAIS président du conseil d administration ROGER LEMELIN éditeur ROGER-D.LANDRY président-directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS difO< leur de I information MARCEL ADAM édiloriah-.»»- \u2022\u2022\" Chel Un «vis prudent, nuancé et légaliste Comme beaucoup s'y attendaient lavis de la Cour suprême sur la Résolution constitutionnelle du gouvernement fédéral n'a pu faire l'unanimité \u2022chez les neuf magistrats, du moins quant aux questions majeures qui leur étaient soumises.Comme treize juges de trois cours provinciales s étaient précédemment divisés à sept contre six, il était prévisible que la Cour suprême ne pourrait elle non plus se prononcer dune seule voix sur un problème extrêmement complexe et inusité dans nos annales judiciaires.Il serait imprudent de prendre carrément position sur ce volumineux avis avant d'avoir analysé en profondeur l'argumentation qui le sous-tend.Au premier abord cet arrêt apparaît prudent, nuancé, très légaliste, les juges sen tenant à la lettre de la constitution pour donner raison au gouvernement fédéral sur la ! légalité de son projet constitu- tionnel.Sans toutefois négliger de souligner l'importance des conventions constitutionnelles entre les parties constituantes d'un système fédéral.La Cour suprême devait répondre à sept questions dont l'une, accessoire dans la crise actuelle, concerne exclusivement les termes de l'union entre Terre-Neuve et le Canada.Les six autres questions, dont plusieurs se répètent ou se recoupent, peuvent se ramener essentiellement à trois.A la question de savoir si le projet Trudeau aura des effets sur les pouvoirs des législatures provinciales, la Cour suprême ne pouvait que répondre oui puisque les parties au litige le reconnaissent.Quant à savoir s'il existe une convention constitutionnelle requérant le consentement des provinces à toute modification constitutionnelle les affectant.six juges sur neuf reconnaissent qu'il existe une telle convention.Plus intéressant encore, ces six magistrats soutiennent qu'une action unilatérale du Parlement fédéral en cette matière est non seulement anticonstitutionnelle par rapport à cette convention, mais elle atteint le principe fédé-ratif.Autrement dit elle dénature le régime fédéral qui est le nôtre.Mais ayant dit cela, la Cour suprême, à sept contre deux cette fois-ci, juge que Taction unilatérale du gouvernement fédéral n'en est pas moins pour autant légale.Beaucoup d'experts ont été frappés par cette distinction subtile.Et plusieurs observateurs sont tentés d'y voir une contradiction puisque la pratique constitutionnelle canadienne ne manque pas de conventions qui ont force de loi.L'existence du Premier ministre par exemple est une convention constitutionnelle: elle n est pas prévue dans l'Acte de l'Amérique du Nord britannique.Mais dans le cas précis qui lui était soumis, la Cour suprême n'a pas voulu donner force de loi à une convention constitutionnelle qui n'est en tait qu'une coutume politique susceptible de prendre fin quand l'une des parties en cause décide d'y déroger.Cette perception procède d'un légalisme très restrictif.Dans un système fédéral qui est le fruit d'un pacte ou d'un contrat entre les parties constituantes, les conventions constitutionnelles entre les provinces et le gouvernement central qui est l'émanation de leur volonté initiale de se former en fédération, ne devraient-elles pas avoir une valeur légale?Ne finissent-elles pas avec le temps par faire corps avec la constitution écrite, à défaut d'une formule d'amendement qui aurait pu les incorporer?Le Parlement et les lé- gislatures qui ont établi de telles conventions n'ont-ils pas poursuivi l'oeuvre des Pères fondateurs?C'est dire que l'avis de la Cour suprême laisse entier le problème politique qui est à la source de la crise constitutionnelle.Le gouvernement Trudeau a toujours prétendu, pour justifier son refus de l'arbitrage judiciaire, qu'il s'agissait essentiellement d'un problème politique qui ne devrait être résolu que par les élus.Comme la Cour suprême a confirmé la légalité de son opération, le ministre Chrétien croit que le gouvernement peut maintenant poursuivre son dessein la conscience tranquille puisque le droit est de son côté.Mais les provinces dissidentes trouveront dans ce jugement matière à renforcer leur détermination à poursuivre la lutte politique contre un projet qui, pour être légal, n'est pas pour autant politiquement légitime puisque, selon l'avis, l'unilatèralisme, c'est-à-dire une dérogation à une convention constitutionnelle comme celle qui est en cause, est inconciliable avec le principe fédératif.Et elles pourraient succomber à la tentation de faire auprès de leurs populations respectives ce que M.Trudeau a négligé de faire: sonder les reins et les coeurs du peuple souverain pour voir s'il y a équation en I occurrence entre la légalité et la légitimité.A première vue cette opération judiciaire n'aura rien produit d'autre que de faire gagner du temps aux provinces dissidentes pour mieux alerter et se gagner l'opinion canadienne.Mais elle aura peut-être plus compliqué le problème politique qu'elle n'aura aidé à le résoudre.MARCEL ADAM Vents nouveaux it sur l'Angleterre Si la pièce de résistance au congrès du Parti travailliste, à Brighton, était le choix d'un leader adjoint, les résultats sont décevants.M.Denis Healey, qui représente la tendance modérée, l'a emporté sur son adversaire, M.Tony Benn, mais par une marge tellement étroite, 50.42 p.cent contre 49.57, qu'on se demande bien quelle signification il convient d'attacher à ce choix.Le congrès a surtout révélé des divisions profondes.Les divergences ne portent pas sur des détails.Le radicalisme de M.Benn le porte à militer pour la fin de l'adhésion de la Grande-Bretagne au Marché commun et à proposer le désarmement unilatéral à une heure où les pays de l'OTAN sont invités à accroître leur préparation militaire.L'avenir montrera si ces options ont quelque chance de recueillir le suffrage populaire.Entre-temps, il paraît difficile de séparer totalement la crise de conscience que traverse le Labour des courants nouveaux qui apparaissent au sein du Parti conservateur et des espoirs que se croit aujourd nui permis un parti presque oublié, le Parti libéral.Chez le Parti conservateur le spectacle ne porte pas exactement à l'euphorie.Le leadership de Mme Thatcher est plus ou moins remis en question.Il est difficile de deviner l'ampleur d'un mouvement qui trahit une indiscutable baisse de confiance dans la direction, même si les preuves n'existent pas qu'il soit suffisamment fort pour jeter par terre une dame très âprement discutée.Quant aux espoirs du Parti libéral, ils proviennent d'une aubaine.L'aubaine, c'est la création d'un Parti social-démocrate avec la participation très active de quatre anciens ministres du Labour qui ont tourné résolument le dos à cette formation.Aux dirigeants du Parti libéral les positions du nouveau Parti social-démocrate paraissent suffisamment modérées pour que des accords électoraux, à l'exclusion de la fusion totale, soient très sérieusement étudiés.Or.les sondages indiquent que le nouveau Parti social-démocrate jouit déjà d'une cote de popularité extrêmement intéressante et que, si des élections avaient lieu demain, ses chances seraient très bonnes.Les vents nouveaux qui soufflent modérément (en Angleterre tout survient avec modération) sont donc poussés par l'émergence du Parti social-démocrate.Ces vents nouveaux seront peut-être des vents d'orage pour Mme Thatcher et pour le Labour, chassé du pouvoir et condamné, semble-t-il, à une longue pénitence.GUY CORMIER Droits réservés L'Église catholique et Sa politique nationale en Pologne L'auteur de cette libre opinion, M.André Jan Chudzia, est un sociologue d'origine polonaise qui habite le Canada depuis 1965.Il travaille à la préparation d'un livre sur la crise polonaise.ANDRÉ JAM CHUPZIA Il y a un peu plus d'un an, la Pologne populaire a vu émerger un mouvement des masses qui a amené la création du syndicat indépendant Solidarité, regroupant dans ses rangs une bonne majorité des travailleurs polonais \u2014 au total, 9.5 millions d'adhérents.Le mécontentement de la population contrainte de vivre dans une situation de crise sociale et économique depuis l'imposition à la Pologne d'un système politique irréaliste par rapport aux aspirations de ses habitants (1948), a trouvé son porte-parole dans ce troisième bastion de «policy-ma-king» qu'est aujourd'hui dans ce pays, à côté du Parti ouvrier unifié polonais (Poup) et de l'Église catholique romaine, le syndicat Solidarité.Solidarité dispose d'un pouvoir politique énorme puisqu'il peut paralyser à tout moment le fonctionnement de l'économie polonaise.Il s'agit là d'une organisation très politisée dont la vision de la gestion du pays \u2014 notamment la gestion de l'économie par la base, suppression de la censure, libéralisation des instances gouvernementales, démo- cratisation de la vie, suffrage universel secret et libre, droit de tous les travailleurs de pays socialistes à former des syndicats indépendants \u2014 va à rencontre de la stabilité du système politique polonais actuel dont la légitimité ne s'appuie que sur des liens dits amicaux et fraternels, mais en fait ceux de vassal à seigneur, qui caractérisent les relations de la Pologne populaire avec l'URSS (.) Il y a des présomptions pour que ce soit l'action de l'Église catholique qui a sensibilisé les larges masses populaires polonaises à leur sort peu enviable de pays-satellite soviétique et ainsi précipité, peut-être sans viser précisément un aboutissement aussi abrupt de ses efforts, la crise socio-politique provoquée directement par une crise économique qui bouleverse aujourd'hui les fondements vacillants d'un État polonais dit socialiste.L'importance qu'occupe au sein de la conscience nationale polonaise l'Église catholique s'explique par l'attachement exceptionnel dont a fait preuve le peuple polonais envers la religion catholique romaine à travers son histoire.L'Église catholique a largement contribué à l'implantation et au développement de la civilisation polonaise.Les guerres polono-turques des 16e et 17e siècles ont renforcé l'attachement du peuple ethni-quement polonais à la religion catholique et ont fait naître la conviction selon laquelle la mis- sion des Polonais serait de défendre la chrétienté contre ses ennemis.Comme la Russie orthodoxe et la Prusse protestante étaient considérées après les partitions du pays à la fin du 18e siècle comme les ennemis traditionnels de la Pologne, les catholiques polonais ont développé au 19e siècle un sentiment d'identité entre la polonité et le catholicisme.De nombreux leaders polonais ont combiné les aspects religieux avec les aspects révolutionnaires d'une façon unique dans l'histoire du monde moderne.Le poète Adam Mickiewicz attribuait aux Polonais un rôle parmi les nations semblable à celui du Christ: se sacrifier pour faire prendre conscience aux autres; la Pologne délivrerait les nations de la même façon que Jésus a délivré l'humanité.Cette conception déiste de la destinée de la Pologne s'est perdue plus tard au 19e siècle, mais une dimension religieuse sera toujours présente dans la conscience nationale polonaise.Le gouvernement nationaliste de la Pologne d'entre les deux guerres se servait de l'attachement de la nation polonaise à la foi catholique romaine afin de la réunir dans un mouvement de masse sous son contrôle.Durant la Deuxième Guerre mondiale qui a mis un terme au régine polonais nationaliste, la Pologne a été sur le point d'être anéantie.Les pertes en vies humaines s'élevaient à six millions.i L'attitude héroïque du clergé polonais face aux occupants a permis à l'Église de consolider la réputation d'institution fiable et patriotique dont elle jouit aux yeux de la population.Cet attachement des Polonais à l'Église catholique a en outre permis à celle-ci de tenir tète avec succès aux assauts du Poup, d'abord énergiques et impitoyables, et après la mise en marche du communisme nationaliste amorcée par la crise d'octobre 1956, de plus en plus faibles et hésitants.En effet, l'Église polonaise a prouvé à plusieurs reprises au pouvoir central que l'emprise idéologique qu'elle exerce sur la population est inébranlable dans l'état actuel des choses et que, en tant que porte-parole des intérêts nationaux polonais, elle a aux yeux de la population plus de crédibilité que l'État socialiste qu'incorpore le Poup.Feu le cardinal VVyszynski qui «incarnait la symbiose entre Polonais et catholiques», affirmait fermement que l'Église était codétermina-txice de la politique nationale.Ni Gomulka, ni Gierek, ni encore moins Kania ne sont jamais parvenus à rendre cette thèse caduque.Aujourd'hui, plus do 90% des Polonais sont croyants et le revenu de l'Église, constitué majoritairement de dons volontaires, est estimé a plus de 100 millions de dollars.Au Vatican siège un pape d'origine polonaise.Si l'on y ajoute le contraste qu'il y a entre les mille ans de l'Eglise et les trois décennies du pouvoir com- muniste, on comprendra pourquoi les Polonais réservent à cette institution une place aussi prestigieuse au sein de leur conscience nationale.Bien que limitée dans son action par la censure du Poup, l'Église a toujours pu passer ses messages à la population par l'intermédiaire des sermons que ses prêtres prononcent pendant les messes dominicales auxquelles assiste la majorité des croyants en Pologne.Il va sans dire que l'Église reflète dans ses messages sa propre idéologie qui trouve écho dans la conscience nationale des croyants polonais.Consciente de la répression antireligieuse dans les pays socialistes voisins, elle n'a jamais mis en doute de façon directe la légitimité du pouvoir représenté par le Poup.Ses relations avec le pouvoir central communiste sont marquées par une volonté d'apport positif en ce qui a trait à la recherche de la meilleure politique nationale possible dans le contexte géopolitique de la Pologne et dans la situation socio-économique depuis 1948.Ce n'est pas qu'elle partage pour autant et appuie l'idéologie et la politique sociale, économique et internationale du Poup; cette attitude est perceptible tout au long de ses relations avec le gouvernement polonais communiste.L'idéologie de l'Église est transmise au peuple polonais par l'intermédiaire de sermons et aussi de très nombreuses relations personnelles que les membres du clergé entretiennent aves la masse populaire.Sans doute cette attitude de désapprobation non avouée du système politique a-t-elle contribué lors des années 1950, 1960 et 1970 à la renommée de dernier bastion de la liberté en Pologne dont jouit l'Église.Les grèves qui secouent la Pologne depuis l'été de 1980 sont le résultat des mots d'ordre de Solidarité en qui se sont cristallisés les mécontentements si longtemps camouflés du peuple.Ce dernier n'aurait cependant probablement pas pu trouver de porte-parole de ses aspirations, s'il n'avait pas bénéficié de l'appui tri-décennal discret mais décisif de l'Église catholique polonaise.Le statut de l'Église en tant qu'organisation indépendante dépendra de l'issue de la lutte contradictoire entre le désir de justice sociale et de liberté du peuple et l'emprise de l'orthodoxie communiste qui a actuellement cours en Pologne.Si Solida-rité l'emporte, peut-être assisterons-nous à l'instauration en Pologne d'un mouvement social-démocrate (du jamais vu) qui déterminera la politique du pays pendant les années à venir.\u2022 Dans le cas contraire, il faudrait craindre que l'Église ne subisse des répressions au niveau de son clergé, de même que la perte de son statut d'organisation indépendante et qu'ainsi prenne fin son rôle codétermina-teur de la politique nationale en Pologne.i- A 14 LIBRE U PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 LE DÉFICIT DE LA CTCUM Il faut faire payer les auf^mofoili \tV\t \t\t it/ - \u2022 * - 60% des automobilistes qui encombrent les rues de Montréal viennent des villes de banlieue.Ils échappent ainsi aux déficits de la CTCUM.Enfin M.Pierre Desmarais II nous propose une solution plus juste et appropriée que l'augmentation des tarifs passagers pour financer le déficit de la CTCUM.Une surtaxe de 6% du prix de détail sur l'essence et une taxe spéciale sur les plaques d'immatriculation rapporterait, estime-t-on, des revenus supplémentaires de $106 millions par année.C'est déjà beaucoup mieux que le laisser faire actuel, mais cela serait-il suffisant pour rétablir la justice vis-à-vis les non-automobilistes en générai?Il est plus que temps que les coûts réels de l'utilisation urbaine de l'automobile scient comptabilisés, discutés au grand jour et qu'on en présente enfin la note à l'automobiliste.De nombreuses études donnent déjà un avant-goût de ce que cet exercice pourrait révéler.Par exemple le rapport Marcil en 1976 comparait les déficits annuels de la ville de Montréal résultant de l'utilisation de l'automobile et du transport en commun.Même en surestimant indûment la part des coûts d'utilisation du réseau routier par les autobus, le rapport arrive à la conclusion suivante: déficit de $82.92 par usager du transport en commun contre $149.67 pour CHAQUE usager (chauffeur + passagers) de l'automobile.On pourrait croire que cette injustice ne s'applique qu'en milieu urbain.Mais Daniel Latouche dans À la remorque des trans- ports nous fait remarquer que 60% des automobilistes qui encombrent les rues de Montréal viennent des villes de banlieue et «ne partagent pas vraiment avec les contribuables montréalais le déficit du service dont ils sont les principaux utilisateurs» (p.144).Et, ajoute-t-il même, «au plan provincial, des calculs similaires permettent d'établir que le-transport privé est loin de faire ses frais».Même dans la très coûteuse étude sur L'Avenir de l'automobile au Canada commandée par le ministère fédéral des Transports pour nous faire avaler la série d'inefficacités politiques qui a conduit à la dégradation et au démantèlement du réseau de transport ferroviaire passager, de même que J.L.Mi-gué, C.Bélanger et M.Boucher dans leur étude économique sur Le Prix du transport au Québec pourtant rédigée dans une dialectique manifestement en faveur de l'automobile; tous concluent à la SOUS-TARIFICATION de l'automobile en milieu urbain.Pourtant, aucune évaluation suffisamment complète des coûts qu'entraîne la «désutilité» de l'auto, c.-à-d.les coûts sociaux de ce choix modal, n'a jamais encore été faite.Quelle est, par exemple, la valeur immobilière de tout l'espace consacré en stationnement dans les rues, ruelles et avenues de Montréal?Quelle proportion de la farami- neuse note de la santé est attri-buable aux soins hospitaliers des victimes de la route?(La tarification de l'assurance-auto re-flète-t-elle ces coûts?) Combien coûte à l'ensemble de la société le temps et les honoraires que les tribunaux consacrent aux litiges ayant trait aux accidents?Et que dire des facteurs difficilement ou pas du tout quantifiâmes qui sont quand même loin d'être négligeables pour le bien-être de la société: la pollution, le bruit, la nuisance esthétique, l'insécurité, le poids psychologique pour les familles des morts et des mutilés, de même que les conséquences du monopolisme unimodal: entrave systématique aux seuls moyens de déplacements «rentables» (la marche à pied et la bicyclette), empêchement, par effet «boule de neige», du développement d'un transport public adéquat, etc.; toutes ces composantes n'étant jamais entrées dans les savantes équations des économistes du transport.Bref, il est de toute première instance que la vapeur soit radicalement renversée dans ce domaine où les puissants lobbies de l'auto n'ont eu jusqu'ici que trop d'influence.Il est temps qu'un prix plus équitable soit rattaché à chaque choix modal et le plan de M.Desmarais II ne serait qu'une timide tentative dans ce sens.Daniel MEILLEUR Montreal M Lettre aux chauffeurs d'autobus M.Normand Hamelin Président Fraternité des chauffeurs d'autobus et de métro CTCUM Quelle risée que d'entendre que vous et vos chauffeurs désirez observer les lois, que vous et vos chauffeurs désirez éduquer les gens, que vous et vos chauffeurs pensez à la sécurité des gens.Est-ce donc dire que vous ne ferez plus de grèves illégales comme celle de novembre 1980?Est-ce donc dire que vous et vos chauffeurs ont été éduqués et que vous attendrez les gens qui.sur le coin d'une rue, font des signes désespérés au chauffeur pour qu'il les attende et que celui-ci ignore pour continuer sa route?Est-ce donc dire que vous et vos chauffeurs avez décidé de ne plus arrêter devant un restaurant pour chercher un café, un sandwich ou autre.et retarder ainsi les passagers pendant cinq minutes et plus?Est-ce donc dire que vous et vos chauffeurs auront à coeur la sécurité des gens et qu'à certaines heures de la journée, ils ne rouleront pas à des vitesses folles le long de certaines rues?Il fut un temps où les salaires des gens étaient calculés selon leur degré d'instruction et d'éducation.S'il en était encore ainsi, je vous garantis que certains de vos chauffeurs seraient en dessous du salaire minimum.André LAFLAMME Montréal rience a prouve qu'il en est tout autrement.Tout mandataire public qui craint de renseigner adéquatement ses commettants a de quoi à cacher ou il n'est pas à sa place.Le principe de permettre à tout citoyen de se prévaloir de son droit à l'information est capital dans une démocratie bien comprise.Tenant compte de ce qui précède, je vous demande de prendre avec un grain de sel le contenu d'un tel mémoire.Léandre FAGUY Des flèches à CKOl FM Municipalités cachottières Monsieur Jean-François Bertrand Ministre des communications Québec Monsieur le ministre.Vous avez reçu, lors des récentes séances de la Commission parlementaire, plusieurs mémoires concernant le projet de loi recommandé à l'attention de votre gouvernement par la Commission d'étude sur l'accès du citoyen à l'information gouvernementale.Il y en a un parmi ceux-là dont la teneur ne m'a pas surpris et c'est celui de l'Union des municipalités du Québec.Pour moi une municipalité est une composante de notre systè- me public et comme tel, les élus ont pour mission de bien renseigner leurs commettants en tout temps et dans un délai raisonnable et non pas selon leur propre conception.Je constate que cet organisme ne s'oppose pas théoriquement à l'accès à l'information.En pratique, selon le contenu de son mémoire, il apparaît de toute évidence qu'on veut demeurer au statu quo.A-t-on élu ou va-t-on élire nos représentants municipaux de façon théorique?L'argument que cela va coûter des sous ne tient pas debout.Est-ce que les contribuables vont exiger des renseignements à coeur de jour et de nuit?L'expé- Dans la tribune libre du 4 septembre dernier M.Mario Brise-bois nous faisait part de sa nouvelle découverte concernant !e poste de radio CKOI FM.Rien a étonnant à cela puisque ce poste de radio est syntonise partout à Montréal et ses environs.On peut l'entendre au salon du barbier, dans les restaurants et dans les salles d'attente de tous genres.On m'annoncerait que Steinberg, Provigo et le métro de Montréal se branchent maintenant sur la fréquence de CKOI FM que cela ne m'étonnerait aucunement.Si beaucoup de gens sont favorables à CKOI il faut en dire autant pour ceux, et ils sont nombreux, qui sont particulièrement indignés de la politique adoptée par ce poste.Premièrement, il existe une.similitude flagrante entre ce poste FM et un poste AM.La multitude d'annonces publicitaires fait de CKOI une machine à faire des sous et ce sans respect pour ses auditeurs (.) Deuxièmement, CKOI devrait engager comme animateur M.Claude Poirier; il cadrerait de façon éloquente dans le style CKOI.Enfin, quand un disque commercial fait son apparition sur le marché, vous pouvez être certain qu'il jouera souvent à CKOI, je devrais dire tout le temps, pendant deux ou trois mois, pour ensuite tomber dans l'oubli quasi total.(.) Et dans tout ça, ou va le respect de notre culture québécoise?On peut me répondre en me disant de changer de poste \u2014 ce que j'ai déjà fait d'ailleurs \u2014, mais il est révoltant de constater que le seul poste francophone d'importance à Montréal et destiné aux jeunes sur la bande MF ne soit qu'une piètre imitation de CKJM AM.Pierre BEAUREGARD Montréal maintenant prouvé que plusieurs personnes ont bel et bien vu des OVNIS sur le Mont Saint-Hilaire à l'heure et à la date mentionnée 2 mois auparavant par un certain animateur bien connu sur le câble (canal 9).D'ailleurs, ce même animateur, que monsieur Boisvert qualifie d'imbécile, a largement expliqué la situation et prouvé noir sur blanc qu'IL N'A JAMAIS LANCE D'INVITATION A VENIR OBSERVER CES OVNIS.Il a donné rapidement les détails de ce qui allait se passer le 22 août dans la région de Beloeil sans faire de propagande d'aucune sorte.Tous les téléspectateurs de l'émission «Esotérisme Expérimental» pourraient vous le confirmer.Heureusement, le message dont monsieur Boisvert veut faire allusion, a été enregistré par le réalisateur et repassé dans la semaine du 25 août au public afin de prouver que l'animateur n'a invité personne à se rendre yr place et que, chose importante, des témoins ont bien vu des OVNIS là-bas à l'heure et a la date en question.Ces témoins, parmi lesquels des enquêteurs ufologues européens venus sur place pour observer une éventuelle manifestation d'OVNIS, ont bien confirme les faits en prenant toutes les precautions nécessaires dans de tels cas.Michel RIFFON Montréal Des travaux fart irritants OVNIS au Mont Saint-Hilaire?Suite au commentaire de monsieur Gilles Boisvert paru dans la Tribune libre du 15 septembre, j'aimerais vous apporter mon propre point de vue sur les événements du 22 août dont parle ce monsieur.Tout d'abord, le titre de l'article paru dans LA PRESSE du 31 août est erroné puisqu'il est (Lettre adressée nu Directeur de la Voie maritime du Saint-Laurent.) Monsieur, Les travaux qui sont effectués présentement sur le pont Jacques-Cartier sont sans aucun doute nécessaires.Cependant, pourquoi n'ont-ils pas débuté en juillet alors que le flux de circulation était moindre qu'en août?Et pourquoi, vers 8h30 du matin, ne peut-on apercevoir que deux ou trois ouvriers?Monsieur, faites donc l'essai: traversez avec nous le pont Jacques-Cartier à 17 heures.Mettez vos nerfs à l'épreuve.Vous constaterez que le mois d'août fut un bien mauvais choix.André RATHLE Brossard .B.\u2022 Priorité est accordée dan» cette page aux lettres d'intérêt general te rapportant à des articles parus dont LA PRESSE.La concision est recommandée.\u2022 Le* correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de telephone.\u2022 LA PRESSE ne s'engage pas a publier toutes les lettres reçues, ni a retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.\u2022 L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.\u2022 Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.\u2022 Si passible écrire a la machine, à double interligne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme suit : « Tribune libre », LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.Le vrai visage de l'OLP En réponse à la lettre intitulée «Le vrai visage de l'OLP», publiée dans LA PRESSE du 10 septembre, j'aimerais éclairer son auteur et tous ceux qui partagent son opinion sur ce qu'est, en vérité, le vrai visage de l'OLP.L'essence même de l'OLP est de défendre les droits de l'homme dans un contexte bien défini, soit les droits de l'homme palestinien qu'un certain groupe (il y a de cela longtemps.peut-être fie le savez-vous pas) a tout simplement arraché à sa terre, sa culture et son chez-soi, pour en faire les siens.D'autre part, vous qualifiez l'OLP d'organisation terroriste raciste, vous l'accusez, sans aucune preuve (!), de l'attentat perpétré à Vienne, le 29 août dernier.Pensez alors à l'attitude de M.Begin et de l'aviation israélienne lorsque celle-ci a bombardé le coeur de Beyrouth, le 7 août dernier, provoquant la mort de 500 personnes, sans oublier les 1,000 autres blessés.M.Begin a même déclaré à la face du monde qu'il serait prêt à répéter cet acte de.Je vous rappelle également qu'il s'agissait d'hommes, de femmes et d'enfants, tous civils, ayant comme seul trait commun le fait d'être Arabes! Vous écrivez, toujours en référence à l'attentat de Vienne, que l'OLP n'est pas en mesure de contrôler (reste à voir.) certains éléments agissant au nom des Palestiniens.Est-ce que nous, d'ici, étions tous en faveur de l'assassinat du regretté Pierre Laporte, en 1970?C'est donc-dire qu'entre nous, on n'arrive pas non plus à se contrôler.Qui êtes-vous, alors, pour lancer la pierre?Vous faites mention du trafic d'armes à Vienne.Les Américains, eux, accordent des millions de leur budget à l'armement militaire israélien que ces derniers utilisent pour.maintenir leur occupation! Croyez-vous que cette façon de procéder soit beaucoup plus honnête?Vous commentez avec mépris les déclarations de M.Kaddoumi à l'effet que l'OLP «ne reconnaîtra jamais l'Etat d'Israël».Etes-vous assez sensible à la condition humaine, Monsieur, pour comprendre qu'un peuple ne peut reconnaître, d'aucune fa- çon que ce soit, celui qui l'a violé, déchiré et torturé?Qu'il ne peut pas accepter que son propre territoire porte le nom d'un Etat qui, pour lui, est étranger?Acceptez-vous qu'il soit normal pour un Palestinien de réclamer le sol appartenant à son père.et à ses fils?Quelle serait votre solution.Monsieur, compte tenu de l'attitude des Israéliens qui se refusent de rendre tout au moins une partie du territoire que les Palestiniens, puisqu'il est leur, revendiquent?Ces derniers devraient-ils se contenter de vivre en réfugiés chez eux (ceux que l'on n'a pas entièrement déracinés! ) ou encore devraient-ils s'exiler et tout simplement oublier pour permettre au conquérant israélien de vivre en paix?Mais dites-moi.que feriez-VOUS si, ce soir, après le travail, en rentrant chez vous, quelqu'un, bien installé dans votre fauteuil, vous disait: «Va-t-en, car ici, ce n'est plus chez toi».Peu!ine SHANKS Montréal -i- Formation professionnelle gratuite (Cours à plein temps) Début des cours: 15 février 1982 Techniques administratives (transport) Durée: 260 jours Centre de formation: Cégep André-Laurendeau Condition d'admission: Diplôme d'études secondaires ou l'équivalent Date limite d'inscription: 10 décembre 1981 Lamineur, mouleur, finisseur (fibre de verre) Durée: 100 jours Horaire: fin d'après-midi et soirée Centre de formation: Verdun Catholic Comprehensive H S Condition d'admission: Secondaire II ou léquivalent N.B.Des cours préparatoires de formation générale sont offerts aux adultes n'ayant pas la scolarité requise.i Inscription: Centre d'emploi du Canada de votre localité et» Di Commission de formation professionnelle de la main*doeuvré \u2022 du Montréal métropolitain 374-3510 Centres d'emploi du Canada Cégeps et commissions scolaires ¦ .\u2022 \u2022 \u2022 I » » ¦A ».>l '\u2022 \u2022 r T LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 MIS ET SPECTACLES A 15 I I I I % * I ¦ I I f I I ascon, Yvette Parmi les personnages de «La Mouette», l'on note Gabriel G Brind'Amour et Jean Dalmain.«LA MOUETTE» AU RIDEAU VERT Quel instrument exceptionnel que cette Mireille Deyglun La Mouette Au Tchékhov.Mise en scène dt! Danielc J.Suissa Decor et éclairages de Robert Prévost Costumes de François Barbeau.Avec Yvette Brind'Amour (Arkadina), Mireille Dey-Klun (Nina), (îabriel tîascon (Trigorlne), Jean Dalmain (Sorine).Jean-Luc Montminv (Treplev ).Sophie Clément (Mâcha).Vincent Davy (Medvendenko).Gisèle Schmidt (Paulina).Aubert Pallascio (Dorn) et Claude Sandoz (Chamraev).Production du Théâtre du Rideau Vert.A l'affiche jusqu'au 24 octobre.MARYIAL DASSYLVA A l'entracte le soir de la première, jeudi soir dernier, je me demandais comment les comédiens s'y prendraient pour passer «au travers» de La Mouette, tellement pendant cette première partie de la représentation de la pièce de Tchékhov les membres de la distribution avaient, dans leur ensemble, la bouche molle et n'arrivaient pas à nous faire entendre le texte de Tchékhov clairement et convenablement.Mais les entractes ont ceci de bon qu'ils permettent aux comédiens de reprendre des forces et aux amis de la famille de prodiguer à l'occasion de petits conseils utiles.Toujours est-il, qu'après l'entracte les choses se sont considérablement améliorées et qu'on a abouti sans heurts ni grincements à cette magnifique scène du quatrième acte au cours de laquelle Treplev, le fils d'Arkadina, rencontre Nina avant de se suicider.Grâce à Jean-Luc Montminy et surtout à Mireille Deyglun, cette scène capitale, l'une des plus belles et des plus émouvantes de tout le répertoire théâtral, est devenue quelque chose d'à la fois unique et d'inoubliable, un moment pendant lequel on a l'impression d'atteindre au plus subtil et au plus prof onddurr s-tère du théâtre, tel qu'évoqué par Mauriac dans l'une de ses chroniques rédigée pendant les répétitions d'Asmodée à la Comédie-Française.Quel instrument exceptionnel que cette Mireille Deyglun, un instrument plein de sensibilité et de délicatesse, qui vibre à la moindre émotion et qui, pour exprimer le désespoir, la douce folie et l'amour impossible que Nina porte à Trigorine qui l'a séduite et abandonnée, trouve des accents d'une rare justesse jçt d'une rare intensité! En par-' /ait unisson d'ailleurs avec Jean-Luc Montminy qui se montre dans les circonstances un interprète modèle et un partenaire parfait.C'est ce qui me frappe d'abord et qui retient avant tout mon attention dans cette nouvelle production de La Mouette montée d'une façon assez sage \u2014 comparativement au cirque proposé la saison dernière pour les Trois Soeurs par Krejca et l'Atelier Théâtral de Louvain-la-Neuve \u2014 dans un décor transformable de Robert Prévost, et avec une garde-robe soignée de François Barbeau.Une production agrémentée, au début et entre chaque acte, par des projections lumineuses très intéressantes, des projections qui créent sobrement et très simplement l'atmosphère voulue, laquelle se voit renforcée par une excellente musique de scène signée par Jean Marchand (pas le sénateur, mais le comédien).Du côté de la distribution, on retrouve des sujets de premier ordre comme Mireille Deyglun et de Jean-Luc Montminy, mais également Yvette Brind'Amour, une Yvette Brind'Amour très juste et extraordinairement sobre dans le rôle d'Arkadina, Gabriel Gascon discret et très sur dans celui de Trigorine, Jean Dalmain qui compose un Sorine très amusant et Gisèle Schmidt bien à Taise dans celui de Paulina Andrèevna.Ce que l'on peut souhaiter, en terminant, c'est qu'après une période pas trop longue de rodage, on en arrive à bien faire entendre le texte de Tchékhov tout en assurant un meilleur lié entre les silences et le reste de l'action.LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA MUSIQUE Un Claude Gingras La semaine musicale ne comporte qu'un événement d'importance: l'annuelle Journée internationale de la Musique, jeudi, 1er octobre.Mais c'est un événement qui donnera lieu à quatre manifestations différentes.La plus importante de ces manifestations est organisée par les Jeunesses Musicales du Canada.En fait, elle occupera presque la moitié de toute cette journée.Les festivités débuteront sur le coup de midi par une sonnerie de trompettes, en face de l'hôtel de ville, rue Notre-Dame.Le maire sera là.ou tout au moins son représentant, qui invitera ensuite quelques personnalités des JMC à signer le Livre d'or de la ville Tout ce monde se transportera ensuite au Complexe Desjardins où, dès 13h30, jusqu'à 21h ou 22h, sans interruption, se déroulera, sur la grande place intérieure du lieu, un véritable «marathon» auquel participeront une dizaine d'ensembles spécialisés en musique classique en musique populaire, en jazz et en folklore.L'étape finale du «marathon» JMC débutera effectivement à 21h alors que le Choeur Polym-nie invitera la foule à chanter.Cette manifestation est, bien sûr, ouverte gratuitement au public.Cette Journée internationale de la Musique sera, par ailleurs, marquée par deux concerts, également gratuits.A la chapelle de l'Hôtel-Dieu (3840 St-Urbain), ce jeudi ainsi que le lendemain, à 20h, aura lieu une audition de la Messe en si mineur de Bach présentée par le Choeur de Montréal, un orchestre et quatre solistes locaux dirigés par Jean-François Sénart.Jeudi soir également, à 20h, salle Claude-Champagne, dans le cadre des concerts publics de Radio-Canada, la pianiste montréalaise Janina Fialkowska donnera un récital composé marathon 'V.w < 14 MH I 1 Mfôw.Un des événements (gratuits) de la Journée internationale d-.la Musique: un récital de la pianiste Janina Fialkowsk'.(notre photo), jeudi soir, salle Claude-Champagne.d'oeuvres de Bach.Chopin, Debussy et Prokofiev.Jeudi également, à 16h30, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, la Société de Musique contemporaine du Québec souligne la Journée internationale de la Musique par un «Musialogue» au cours duquel la présidente de la SMCQ, Maryvonne Kendergi, animatrice habituelle de ces interviews publiques, sera, à son tour, interviewée.Les questions viendront de Jean Papineau-Couture, Micheline Coulombe Saint-Marcoux, Clermont Pépin, John Rea, Gilles Poirier, Robert Léonard et autres.Entrée libre.là comme à toutes les autres manifestations de la journée.\u2022j La saison du Ladies' Morninç Musical Club débute dimancr le 4 octobre, à 15h.à la sali Maisonneuve.(Car, pour cen qui l'ignoreraient encore, I LMMC donnera désormais S( concerts le dimanche.) Au pi gramme de ce premier concei le Quatuor à cordes Lindsay, Grande-Bretagne, qui jouera Haydn (op.71 no3), du Beet hi ven (op.135) et l'unique Quatuo de Ravel.Deux semaines pli tard.18 octobre, le LMMC pr sentera le pianiste Andre L plante, dont on nous commut que déjà le programme: Part en do mineur de Bach, Davit .bùndlertànze de Schuman i deuxième Sonate de Rachma- .nov et deux extraits des Mfro f de Ravel.i TÉLÉ-GÂBLEI Les émissions à ne pas manquer © 20h00 BOXE AMATEUR Les Gants Dorés Junior 1981 (2e de 5).Du Centre Pierre Charbonneau, Eric Chicoine vs Todd Adams et Gaétan Harvey vs Robert Leroux.Commentateur: Jean-Paul Chartrand.Analyste: Marcel Lavigne 20 (26 10h30 -A À QUATRE PATTES A quel moment faut-il voir le vétérinaire?Eric St-Pierre, entraîneur et le Dr.Gilles Demers, vétérinaire nous expliquent le rôle de ce dernier.De plus, nous apprenons comment déceler les problèmes avant l'achat d'un animal.A revoir à 18h30.SPORTS ET LOISIRS 15 07:00 07:15 07:30 07:45 08:00 08:30 09:00 12:00 13:00 16:00 17:00 17:15 17:30 18:00 18:30 19:00 20 00 23:00 LA BONNE HABITUDE Le conditionnement physique avec la collaboration de Kino-Ouebec COMMUNIQUÉS LA BONNE HABITUDE COMMUNIQUÉS LES COURSES À BLUE BONNETS Presentation des courses du samedi.SPORT CIBLE LE FOU DU ROI Tournoi d'echecs en provenance de Que-bec.Cette semaine: Jonathan Berry vs François Leveillee.COMMUNIQUÉS FOOTBALL COLLÉGIAL Le football collégial met au» prises les meilleures équipes des CEGEP québécois.En route vers le bol dor.Mane Victorin vs Islanders de John Abbott.COMMUNIQUÉS LA BONNE HABITUDE COMMUNIQUÉS LES COURSES À BLUE BONNETS Presentation des courses du dimanche.LE MONDE DES COURSES Ligne ouverte en direct de Blue Bonnets am mée par Robert Arel.SPORT CIBLE COMMUNIQUÉS BOXE AMATEUR Vou encadre.SPORT CIBLE COURS @ 09:00 NOS PRINCIPALES INSTITUTIONS FINANCIÈRES lnv.: Raymond Biais, president, confederation des Caisses Populaires Comment Alphonse Desjordins fonda la première Caisse.10:00 ALIMENTATION \u2022 LES ALIMENTS CARBURANTS- Céréales, pommes de terre, légumineuses, desserts sucres.10:30 COUPE DE VIANDE Llnspechon, le classement et la mise en mo/che La minutie prise pour garantir un produit qui soit soin et propre a consommation.11:00 FORMATION PME Voir encadré.\u2022 De 9h00 à 12h00 les émissions de sport sont présentées ou 31 seulement.Ces émissions sont présentées aux abonnés des systèmes de câblodistribution faisant partie du Réseau Inter-Vision ENFANTS ET JEUNESSE 20 07:00 1.2.3.4 Conditionnement physique pour enfants d oge préscolaire.07:10 ALPHA 07:15 GLOBULE ET ROBINET Le réveil.07:30 MIREILLE ET ARSÈNE LAPIN Emission de bricolage Peinture digitale.08:00 PLUCHE ET BRINDILLE Les amis apprendront la différence entre fort et faible.Ils verront le premier dessin de brindille.Elle nous montrera comment louer au «Collier» 08:30 COURT MÉTRAGE Longues oreilles/fille ou garc,on/Jouons a coche-coche.09:00 LES DÉLICES DE GOUTATOU «LES HORS-D'OEUVRE».Amusons-nous o confectionner des hor s -d oeuvre froids et chauds.09:30 COSMOTEC L'histoire des ponts au travers des âges, on nous opprend à en fabriquer un.10:00 SOUPIR ET VARIATIONS Approche du loup, aperçu de la vie en Russie du temps du compositeur Serge Prokofiev.10:30 À QUATRE PATTES Voir encadré 12:00 HISTOIRE DE LA MUSIQUE Démonstration de lo harpe celtique et lo chonson de geste.12:30 KALEIDOSCOPE 13.00 ENFANTS DU THÉÂTRE Les enfants s'expriment à partir de thèmes: les chonsons, mimes, les images.13:30 SUIVEZ LE COURANT Le groupe s installe, monte les tentes.On apprend les rudiments de l'aviron 14:00 GRENIER SOUS LA MER «LES APPARENCES TROMPEUSES».L'énorme esturgeon qui est inoffensif et le minuscule piranha qui est féroce.14:30 LEÇONS DE CHOSES Les préparatifs pour une excursion en canot.Quoi emporter pour qu'une randonnée de plaisir ne se termine pas en tragédie.15:00 LES ORALIENSAES CENT TOURS DE CENTOUR VouIlhOO 15:30 1.2.3.4.Voir07h00 15:40 ALPHA 15:45 GLOBULE ET ROBINET Le ballon.16.00 MIREILLE ET ARSÈNE LAPIN Emission de bricolage Cellophane 16:30 PAROLE AUX JEUNES Voir 11H30.17:00 PLUCHE ET BRINDILLE Brindille louera au «Marmiton», on imitera des animaux, puis on écoutera une histoire polpitonte 17:30 SOUPIR ET VARIATIONS Vo.r lOhOO 18:00 COSMOTEC Voir 09h30.18:30 À QUATRE PATTES Voir encadré.19:00 COURT MÉTRAGE Vo.« 08h30.19:30 LES DÉLICES DE GOUTATOU Vou 09S00.vvon G.Perreoult l'un des animateurs et directeur ou programme de Formation de l'Homme et de la Femme d'affaires à l'Université du Québec à Montréal s'entretient avec Me Marc Bernard sur les aspects légaux d'une PME.Au Canal 24 (cours à IlhOO.Pour les régions qui reçoivent 30 canaux ou plus CANAL 30 18h00 L'ENERGIE DU CHARBON AU SOLAIRE Ce documentaire nous renseigne sur les sources d'énergie pouvant remplacer le pétrole, c'est-à-dire: le solaire, le nucléaire, l'hydro-électrique et même le charbon.Pour les régions qui reçoivent 21 canaux CANAL 9 12h30 Cablevision nationale Télécâble Vidéotron Télécâble de la Rive Sud Câblovision Haut Richelieu Transvision Rive Sud Télécâble dos Mille Iles 270-6161 656-2111 833-1920 346-1127 655-6300 471-2710 L'AUTRE MOITIÉ DU MONDE Simone Landry, psychologue et Marguita Riel, sociologue du département des communications de l'U Q AM.nous parle de l'image de soi en compagnie d'Hélène Tanghc.Quelle image de soi construit-on aux femmes?Comment rompre le cercle vicieux?A voir aussi au 9 (réseau des 30 canaux) mercredi à 8h00, vendredi à 20h00 et dimanche à 14h30.[Ï5] enj [2^ s'adresse aux abonnés qui reçoivent 21 canaux; (26) ou ^3V s'adresse aux abonnés qui reçoivent 30 canaux ou plus.À QUÉBEC: «Sports et Loisirs» est diffusé au canal 29.«Enfants et jeunesse» au conal 26 et «Cours» au canal 25.< 18A* adul AUSSI DEUXIEME GRAND FILM DANS CHAQUE CINEM » J 5117 park 844 1932 PtCCAtM IE VIDÈO-CASSITTIS ÀVINDM S025 SKIRBHûOKE W 486 2» 1 b!9 S» CATHERINE W.84S 20C 22 septembre au 8 octobre théâtre l« \u2022\u2022««\u2022 \u2022 lout -f» comptons T«chtlf©*» (TRS) m.mr^m wrM^w cu.ch*t cas :94j> du tuna.tm\\m\\Mm MM mVM *u %*\"ta-\u2022 te MAISONNEUVE , .1 .r.1.PI \\Ci Of S ^RlS .».;«;.Mnnir#4l 'QuHwii H2\\ M* Rcn%rixnrmrol%: 1 2 ivciic Dunn nmour rfurcme i/cyjiuii Gabriel Gascon Sophie Clément f |ean Dalmain |ean-Luc Montminy Gisèle Schmidt Aubert Pallascio Si vous ne pouvez profiter.des avantages de -l'abonnement de saison, devenez \"spectateur privilégié\".Carte en vente jusqu'au 30 octobre \u2022 4664.rue S! Demi Reservations K)s 1)1 IKA\\(I ADOLESCENTS 14 à 17 ans avec photos et car*e d'identité S3.50 (sauf Dolîard et Império!) «FILM RICHE, PASSIONNANT!»» -ON N'A PAS SI SOUVENT ^OCCASION DE S'ENTHOUSIASME A!» -Pi ornière j >ION DE 1 le Monde I TOUS En 5 jours, j'ai vu 4 fois ce film, et lirais encore le revoir, ces! fascinant.marc chatfi 1XB UNS UN FILMjJE CLAUDE LELOUCH UISSEZ-PASSER NON VALABLE 1.00,4.45,8.30 Le PARISIEN 1 180STE CAîHt PiNt 0 866 38b6 14 ANS SYLVESTER StflLONE i r LL YVESMONTAND AUAIV GÉRARD DEPARDIEU CHOIX CATHERINE DENEUVE DES ARMES ; ALAIN C0RNEAU i_\u2022 ; \u2022 ?ntoOlBySTERglT: PALACE © PALACE 1:2.00,4.30,700,9.30 PALACE 5: 2.15,4.45,7.15,9.45 PALACE 6:1.30,4.00,6.30,9.00 LAVAI 5 RIVOU: 6.10, 8.00 LAVAL: 6.05, 7.45 GREENFIELD: 7.30, VERSA5LLES: 7.10 CtMfM lAVâl «l»'é ST 01 *l>S IT II I AUCf P ?/1 51?IW J«l »u< i .ip » uis isjrno- i r.hiin»if i3 p«a«t ».i VERSAILLES 3 GREENFIELD PARK 2 ISABEL! I HUnKl \u2022\u2022I \\\\ \\t\\m u»: : Vf KM MH.AN2 12 PARISIEN S £*hiflint o Ifcfc )IM CéMELlAS 1 00,3.05 5.15.\u2022 7.25.9.35 3,000,000 de SPECTATEURS pi ont adore cette comédie.,-, A*** VIENS ™ CHEZ MOI J'HABITE CHEZ UNE COPINE new ->t i h )i *hi * VIO tl .!*.AM \u2022 m RNARI ' i ilKAt ! CAl PARISIEN: 12.35.2.45,4.55,7.10, »\u2022« 9.20, LAVAL: 7.00, 9.15, VERSAILLES: 7.00, 9.15 Lift M>.J.- PATTOCI LECONTE le PARISIEN 2 MARIO FONTAINE LAVAL 2 VERSAILLES 2 ((%'»> '«.«i fcll \"'i PtAct vmSAIUtS 3S3 71C0 ¦*»! ERIC R0HMER on ne saurait penser à rien WLJnZ JIAW.AJI MARIE RIVIEB1 »'.\u2022¦\u2022 ' [Pi VI?-\u2022\u2022 MATHS &3S O : ELYSEE 1 ft Mil ION 84?60b:i SEM: 7.00, 9.00 - IE HLM CHOC A l2tAS.d«rtiren.A 13 ans.d( rherciftr law;'.', die cotiUTwac* « a faire k trot loi r.*3 ^ I \u2022.I ¦ ¦ ¦.¦\u2022.\u2022\u2022\u2022-«.\u2022 \u2022 t DROGUÉS, PR05TTTUÉL.Le PARISIEN 4 LAVAL 1 PARISIEN: 12.00.2.20.4.40.7.05, 9.25.GREENFIELD: Ô.45 9.05, LAVAL: 6.45.iiTT?9.05.VERSAILLES |gg 6.45, 9 C5 .«\u2022 M|,C«»H 171 I1H PlACi VlPSAM itS ïbî '110 '\u2022' *t P'V t Ht ll'.l Ct^Tflt GREENFIELD PARK 1 | VERSAILLES 1 RIVOLI 1 PRIX RÉGULIER \u2014 SEMAINE A 8.00 SEM: 6.55, 9.10 AM TA Z f Bf.RG \u2022 »V TA.IS*MW \u2022 LCJUCASTEl \u2022 A4OAVAU.I CHÂTEAU: 1.00, 4.00, 7.00, 8.30, LAVAL: 7.00, 8.35 CHATEAU 1 LAVAL 4 \u2022oi MICHAEL l AINE UCK1NSON |l8Afflsl! I ».» -\u2022 BrKn Dl Pal va.tEWAlTRE DU .VousInvite a.J\\ (IUSNES0HI PASSUNNOCtHJlS k 4h QUO* PFUTil CROtRt PARISIEN.12.25,2.15, 405, 6.00.7.50,9.45, iiosuCAiHtniMo mut» ciniiïïuvai e»i layâjj735 Le PARISIEN 3 LAVAL 3 swimui uwii un 700 >i nmv Vôpâtïè BWTHERl: JfcH^KUNG PU ivmismtm tmm JACKIE CHAN \"RAGEdo VAINQUEUR GREENFIELD PARK 3 SEM: 7.05, 8.10, 9.20 MAINTENANT EN BHSnSBBBBJ iwmousi CHATEAU 2 CONNERV PETER BOYLE è.PALACE 2 I© Cleop^trc: 12.30, 3 35, 6.40, 9.45, Roge.2.10, 5.15, 8.20 14/ANS 1.00, 3.05, 5.10, 7.15, 9.20 O CDIMMl>CAnO«iC0»PMIT YORK ' MU SI CATHf MRU VS 937 8973 ZJ 70 M M 1.15, 3.50.6.30, 9.05 69ISTE-CATMIW* 0 «VU'II »*c6CL ¦ nn»] /Un film de BRIAN DE PALMAl LOEWS 4 I© fSASTIOTHWNEO 141.7437 PEElv 1.30, 3.30,5.30, 7.30, 9.30 mis is 1115,2.05,3.55,5.45,7.35,9.25 S PALACE 3 I© HI XntATHWPI 0 MMjil tk6l.l KENT 1 fclOOSHfMROOK! 0 419170) [POLK TOJS I r nunpen%r «Ifcini ripidement le point d'rbulllron d jn«Bo4> Heat-, on film qui »«»un rn %nrur.a tri p'.mc que le profriélaire^ de \\auna\\ pourrakni être «eculé« à U faillite?Bruce BêUey, The Ga/ette I v Mi^prnvf débute lofVJtie l'ambiance *e *ur»i»lte H que la temperature a'élete.BODY HEAT ® IS AXS LaCité 2 ^rthuA DORVAL 3 DudeylMoore ?MAVf 00PTVA1 131 !Mt PLACE VILLE MARIE CIKIMA J %%% 7444 '«.nnnwfa a»oi O j 14 AKS | IAOTEET KWT:7.15, 9.15, DOtVAL 7.00,9.00, P V MAFÎF 1110,2.00.3 JO, 5.40, 7.30,9.30 LOEWS ¥S4ST,.CAT>«JNcO 141-74J7 FAIRVIEW 2 PEÉi OAKMOHT: 7.00.9 10, ffMHPH: 7.00.?00, UXWSIUOO.2.05,4 10,4 20,130.l(XWÎ3 I.UU, JAD,.IO,7 20.f)d* CLAREM0NT IRANS LAN S S> Ii9 7 1095 5031 IHIMgM «Deux heures entières de (eHes À U Cour suprême, ils ne sont que huit contre une seule femme.mais quelle femme! 7.00, 9.00 AVENUE 1 27* AVI CM I ¦! 9 1 7 7 74 7 FIRST UAXS OCTOBER & IMPERIAL I© of the LUS'TK/ZIK, * *nrW*4l r .» 12.30, 2.40, 1430 BLEURY 288-7102 ^ 4.50,7.05,9.20.de la loi 101 ont été abusés à la fois par certains éléments de la communauté italienne et par les an-glo-saxons.Mais on ne doit pas pour autant pénaliser les élèves, prétendent-ils.\u2022 Il faut par conséquent «disposer d'une amnistie pour les illégaux, prévoir une régularisation des études accomplies et un contrôle rigide sur les autorités scolaires pour que le phénomène ne se répète pas dans l'avenir», affirme M.Umberto I)i Genova, président du PICAI et commissaire à la CE CM.Les signataires de la requête réclament aussi un renforcement et un approfondissement de renseignement du français dans les écoles anglophones, et de l'anglais dans les écoles françaises.Parallèlement, ils demandent que le projet Pelo devienne un programme en bonne et due forme, et que cette ouverture aux communautés ethniques dans les écoles soit étendues au secteur anglais, puisqu'une bonne partie de la présence italienne s'y trouve en ce moment.«Cela serait vu par la communauté italo-canadienne comme un geste de bonne volonté et contribuerait à faire taire ceux qui pensent que la privation du projet Pelo au secteur anglais est due à une attitude punitive dont les conséquences sont subies par les mineurs qui normalement ne sont même pas pénalisés pour des fautes bien plus graves,» d'ajouter M.Di Genova.La communauté italienne réclame en quelque sorte le statu quo pour les enfants déjà inscrits dans le système, tout en promettant une intégration graduelle au groupe francophone.Le PICAI insiste d'ailleurs beaucoup sur le visage français du Québec, qui s'affirme de plus en plus grâce à un «processus» irréversible.Ralentir la réforme La scolarisation en langue anglaise doit être subordonnée à celle en langue française à laquelle s'identifie la majeure partie des gens de ce pays, affirment par exemple les pétitionnaires.Ceux-ci battent en quelque sorte leurcoulpe, promettent de s'amender à l'avenir, mais demandent un ralentissement des réformes dans l'immédiat.Ils souhaitent rencontrer le ministre de l'Education Camille Laurin pour lui faire part de leurs doléances, mais ne parlent pas du commissaires spécial François Aquin.De même, on envisage une levée de boucliers de l'ensemble de la communauté italienne si les illégaux doivent porter la responsabilité de leur choix, même si ceux-ci ne constituent qu'une petite minorité par rapport à tous ceux qui se sont conformés à la loi.«La communauté V CINEMA g L'AMOUR I [got'1®| VIDEO CASSETTES EN VENTE anglaise, mais aussi les notables de la communauté italienne locale, nous ont manipulés, explique M.Rodolfo Amadeo, de la Fédération italienne des familles et des travailleurs immigrés.On encourageait les parents à défier la loi, prétendant que tout changerait avec les libéraux au pouvoir».Mais la réélection du Parti québécois est venue brouiller les cartes, et l'heure est à la création d'un «climat (Je collaboration avec le gouvernement du Québec».LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 M» - débuts au cinéma en 1928 avec la Metro-Gold wyn-Maver où il lants, sûrs d'eux, un verre à la main, un bon mot à la bouche et est resté sous conthit souvent accompagnés pendant 18 ans.En de femmes superbes, 1937, il remporta un Oscar pour son inter- notamment Greta Garbo et Joan Craw- i prétatiôn d'un tueur ^()r^- VffjEZ sis oaf tes.dans une^ \" St.1S40 RUE ST-0ENIS 84Î, 3?7 \\ A 1 ^ LA ^ \\ POURSUITE SAUVAGE POUR WILLIAM HOLD EX ERNEST B0RGNIÏÎB Fantastiques EEs: LUI ' S ' M M \u2022)¦! PRIX SPÉCIAL DU JURY FESTIVAL DE CANNES81 l£s Années lumière rREVOR / MICK FORD IK WARD / desjardins 1 i S m; m l » AI AIN TANNER «ASILAIRE 1 ?88 3141 DE SANG, exceptionnel! fpOURl desjardins de sang OUOIIDIEN CARLOS SAURA ^% Une histoire û amour qui culbute dans 'j fo/ie et dans le ne*nt., ÎBann ff PRI» \\'f Wg OiMTEP«¥*TAllON \\é C'est hjUiKinint a »o»r inquiétant CANNE B1^yV aussi et eifrrmement pathétique POSSESSION desjardins ¦ (mANUR/U /L.LAWSKI \u2022 ADJANI SAM NI IIL le rêve de tout patron,^- V &>th desjardirvs 3 5030 RUE PAPINEAU 527 9131 BASiLAIRE 1 ?38 3111 V lu Les Cinémas et Ciné-Parcs Odéon GARDE À VUE f 14 Dauphin ni 721 6060 | ANS 19 30 î» 10 JE VOUS AIME Crématie 388-4210 19 70 71 70 CKorlti Rtinwjn .1 l*« Mfl'vin t'» :B 00 18 ANS L'ECOLE EN DELIRE A plus 2e lilm à clioque «£r oui cine-parcs c 14 9 .Bern c3 ^88-2115 Mercier 255 o224 Broito'd c3 465*5^06 S».», o».«3 71 Mrn t- fUoMG'tt d»< 10 00 \u2014 Odeon »2 655-0692 lovol \"1 62/ 5555 9é L'EQUIPEE DU CANNONBALL p/ui 2e film ou cme-porc seulement Bern aâ .288-2115 ! 00 Brouord n2 \\ c.ne porc 465 5906 |\u2014 Laval «2 1 62?5555 fteiri 17 71 '4 «0 \\6 é lnsfMs«di iSi4i;è4-;i24 ¦ Assassinat de Sayer: la police cherche le mobile Les policiers de Laval n'avait toujours pas d'idée, hier, du mobile de l'assassinat d'un homme d'affaires, Dave Sayer, 46 ans, survenu samedi soir, à l'intérieur d'une maison de rapport, au 1805 boulevard Le Corbusier.«Il s'agit à n'en pas douter d'un règlement de comptes, mais nous ne pouvons absolument pas trouver de motif précis pour l'instant», a indiqué le responsable de l'enquête, le sergent-détective Pierre Prieur, peu après avoir pris connaissance des résultats préliminaires de l'autopsie pratiquée sur le corps de la victime.Sayer, qui est propriétaire d'une flotte de taxis, d'une boutique d'antiquités et de quelques maisons de rapport dans la région de Montréal, se Présente \"C'ÉTAIT AVANT LA GUERRE À L'ANSE À GILLES\" DE MARIE LABERGE Jusqu'au 17 octobre LA CRITIQUE «Quels acteurs! Bouleversant de vérité».Marc Châlel \u2014 tchoS'vedettcs «Texte plein d'humour et de sensibilité de Marie Laberge; mise en scene extraordinaire, distribution exceptionnelle».Francine GrimMi \u2014 CBF Honiour r ¦ m jit*/ MARDI.MERCREDI.JEUDI, VENDREDI À 20h30.SAMEDI 17b ET 21h THÉÂTRE PORT-ROYAL PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 129 Gui< holv du lundi ju samedi inclusivement de midi .1 2I heures Pjn «le reservations téléphonique-» RemetKnementv 842-2112 r.H « CKAC en collaboration avec LES FILMS MUTUELS invitent 400 personnes à la Première du film de FRANCIS MANKIEWICZ avec JULIE VINCENT et MONIQUE SPAZIANI ¦ PAUL HEBERT ¦ R.H.THOMSON scénario RËdEAN DUCl-iARME Le jeudi 8 octobre à 20h30 au cinéma LE DAUPHIN REGLEMENTS DE PARTICIPATION 1.Pour participer au concourt, une pertonne doit Inscrire tes nom.adresse et numéro de Itféphone sur la formule de participation ou sur une simple feuille de papier et la faire parvenir à l'endroit mentionné dans la réclame; 2.Le concours débute le 21 septembre pour se terminer le 30 septembre; 3 L'attribution des Invitations aux gagnants se \u2022\u2022fa le 1er et le 2 octobre par tirage au sort parmi toutes les formules admissibles reçues; 4.Les employés de La Presse, CKAC et Les Fflmi Mutuels, ainsi que leurs familles ne son!pas eligible*.5 Les droits en vertu de la loi sur les concours ont été payés; 6 Un litige quant à la conduite et l'attribution d'un prli c*e ce concours publicitaire peut être tournis à la Régie des Loteries et Courses du Québec.Remplir et retourner à: Première 'LES BEAUX SOUVENIRS\" FILMS MUTUELS 225 est, rue Roy.Montréal H2W1M5 _ QUESTION: Nommez un animateur de CKAC?RÉPONSE: nom \u2022 Mm cod* trouvait chez une amie au moment de l'attentat.Il a été foudroyé d'une balle à la tête en allant répondre à la sonnerie de la porte.A moins de faits nouveaux, les enquêteurs ne croient pas que le tueur ait fait erreur dans la person- ne en s'attaquant à Sayer, Mme Perreault vit séparé de son mari, Luigi DiCarlo, depuis quelques années.Ce dernier, dont le nom a été associé au monde interlope, purge une peine d'emprisonnement pour fraude.20:00 CD \u2014 L'objectif Première d'une nouvelle saison d'un format de cette émission animé par Simon Durivage.En 30 minutes, on va parler du port de Gors Cacouna et surtout de l'assassinat de M.Raoul Léger cet été au Guatemala.Avec un document filmé où Ton voit M.Léger vivant.Egalement, un parlementaire de Londres, CHOIX D'ÉMISSIONS M.Jonathan Aitken viendra parler des réactions britanniques au jugement de la Cour suprême, dans ce pays où Ton croit plus à la légitimité qu'à la légalité.20:30 CD \u2014 «Histoire d'aimer» De Mario Fondato, une comédie de moeurs avec Claudia Cardinale, Monica Vitti et Vittorio Gass- man.Un bon film qui parle des relations amoureuses à l'occasion d'un meurtre.21:30 OC9 CD \u2014 Le point Jusqu'ici cette saison, cette émission a été fort ennuyeuse.Mais il y a de l'espoir ce soir grâce à un reportage sur Raoul Léger, le même dont il est question à L'Objectif à Radio-Québec (voir plus haut).Mais Radio-Canada ne disposait pas de film où l'on voyait ce missionnaire vivant.On pourra donc comparer deux traitements.21:30 OOt© \u2014 Michel Jasmin Les Dupond et Dupont de la chronique politique à LA PRESSE, MM.Jacques Bouchard et Pierre Gravel, feront partie des vedettes invitées.C'est vrai.Je dirais même plus, c'est vrai.FiI8ans LAMA pmu?\\ XQLP-9596 BOB MARLEY Uprising SERGE LAMA Chante Brel m ¦ SP-9061 MURRAY HEAD Find the Crowd BB-105 PIERRE BERTRAND 6\" 2424203 DIANE TELL \"Entre nous\" SP-9059 CHRIS DE BURGH GILLES VIGNEAULT Quelques pas dans l'univers d'Eva.1 ffc99 livre-disque MCA 5238 SPIRO GYRA \"Freetime 310092 ENRICO MACIAS à Uji à EJr \"~ chez Brchambault Mi musique PRIX RÉDUITS SUR TOUS DISQUES ET CASSETTES '/A M H R méM - SRM-1-4015 GEORGE ZAMPHIR \"The Lonely Shepperd'* FPL-1-0100 \u2022LA MÉLODIE DU BONHEUR\" Version originale ^gg française O ALB-6047 CANDY RACONTE À DOROTHÉE ABL-7084 DALIDA La vente se termine le 3 octobre «\u2022«.^ * \u2014 KD-523 DAVID DELMAR 'El SHcncIo\" XHS-3516 THE WHO Face Oanccs SSP-24265 LA MESSE QUÉBÉCOISE I Si 4 m 310082 MICHEL SARDOU £99 16 chansons d'or O PC-90659 JULIO IGLESIAS Fidèle BS3B ¦ CSCZI RAYMOND DESMARTEAU Complicités\" KOSX-194 SWEET PEOPLE C'était une belle n 99 journée** O NCOLE C«OfSfi-LE ENS-2 ANDRÉ BRETON C99 NICOLE CROISILLE \"La femme et lenfanf g 9g DISQUES CONCORD JAZZ \u2014it % p 1 fSffftV vr- t^l^ ' 'Ci i.** - ~ \u2022 m SPÉCIAL SQ49 C-1-CJ-158 STAN GETZ QUARTET The Dolphin' Q4r C-2-CJ-139 STEPHANE GRAPELLI 'At the Winery\" 049 * * CJ 155 - AL C0HH Non pareil\" CJ154 - TAL FARL0W - \"Chromatic Palette\" CJ 153 - WARREN VACHE - \"Iridescence\" CJ 151 - TANIA MARIA - \"Piquant\" CJ 142 - WOODY HERMAN - \"Presents\" CJ 137 - CAL COLLINS - \"Interplay\" CJ 148 - SCOTT HAMILTON - \"Scott's Buddy\" CJ 144 - ROSEMARY CL00NEY - \"With Love\" CJ 128 GEORGE SHEARING \"Two for the Road\" » CJ 131 - GREAT GUITARS AT THE WINERY \u2022 ÉGALEMENT DISPONIBLE EN CASSETTE \u2014 AUTRES TITRES ÉGALEMENT SUR DISQUES ET CASSETTES - » * Catalogue complet des disques et cassettes classiques Vox, Turnabout (Au sous-sol seulement) À PRIX SPÉCIAL BTLC 1002 AIR SUPPLY g.The One that You Love D SD-16023 ABBA Super Trooper ttltphont ZX-37371 ELECTRIC LIGHT fil ORCHESTRA Timo D LE PLUS GRAND MAGASIN DE MUSIQUE AU CANADA 500 est, Ste-Catherine/Berri \u2014 849-6201 A.HS-3540 VAN NALEN Fair Warning A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 29 SEPTEMBRE 1981 Le procès de Piperno est reporté à la demande du gouvernement italien C'est à la demande du procureur du gouvernement italien, Me Joseph Nuss, que le procès en extradition du physicien italien Franco Piperno a été reporté.Les JEAN-PAUL SOULIE traductions des documents italiens ne sont pas prêtes.Encore une fois, les Italiens sont lents: Franco Piperno devra attendre au 13 octobre prochain pour voir débuter son procès.Pourtant, cinq ou six juges se sont déjà penches au Canada sur les problèmes du professeur Piperno, physicien et chercheur au Centre natio- nal de recherche scientifique de France (CNRS).M.Piperno est accusé par les autorités italiennes de participation à des actions terroristes, telles que l'enlèvement et l'assassinat d'Aldo Moro, un politicien Italien dont le décès avait fait beaucoup de bruit il y a trois ans.Reconnu non coupable de ces crimes, dans son propre pays, M.Piperno doit maintenant répondre à plusieurs accusations relatives à des crimes commis par des terroristes italiens que Ton assimile généralement aux Brigades Rouges.M.Piperno a déjà bénéficié d'un habeas corpus, rendu par le Maintenant à l'affiche au Portage jusqu'au samedi 10 octobre ¦ ¦ Michel Dulac \u2022 \u2022 \u2022\u2022\" '-.«\u2022 .'-'i.'.-r;;' pi.-jor m Mf Wl Cachemire m.m.ML mar.-sam.: 21 h 30 et 23 h 30 .mar.-jeu.: 4$ \u2022 ven./sam.: 6$ juge en chef de la Cour supérieure, l'Honorable James Hu-gessen.Un second habeas corpus se voyait refusé sur une deuxième poursuite des autorités italiennes.Actuellement, le professeur Piperno et ses procureurs, les avocats de l'Aide juridique.Me Pierre Poupart et Christian Denis ont déposé un avis d'appel pour ce dernier rejet d'ha-béas corpus qui parviendra à la coup d'appel ce matin.Le juge en chef fixera alors une date pour son audition.D'autre part, aucune décision n'a été prise pour la demande de remise en liberté provisoire ou sous cautionnement du professeur Piperno: M.Piperno et ses avocats en décideront la semaine prochaine.Nouveautés automnales ! Souliers sport « Tender Tootsies » à bas prix Simpsons ! - WIST1N HOTELS anemas 2001, rue University coin d« D« Mnnonnf jyf 849-4518 LES FOLLES AVENTURES Pour tous DE PICASSO 1:15, 3:15, 5:15, 7:15, 9:15 UN DRAMMA BORGHESE 18 ans (vers, ital., s.f.fr.) 12:25, 2:15,4:40,6:00,7:50,9:15 STAY AS YOU ARE NATASSIA 14 ans KINSKI_1:OQ, 3:00,5:00, 7:00, 9:00 Pour tous 12:10, 2:35,7:20, 9:40 SUPERMAN II en anglais Cl\\ère Inconnue iskm mm n k n>\\n i.ovk jEan p
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