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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie et finance
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1981-10-02, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER B LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1981 SOLUTIONS DE LA BANQUE D'EPARGNE ET DU MOUVEMENT DESJARDINS bientôt année Les nuages s'amoncellent dans le ciel de l'Entraide et la nervosité monte chez les 300,000 membres et les dirigeants mais demain s'annonce plus ensoleillé car déjà plusieurs solutions pointent à l'horizon.LAURIER CLOUTIER \u2014La Banque d'épargne devrait pouvoir présenter, «d'ici à 15 jours» seulement, une solution qui dépannerait quelques Caisses d'entraide intéressées dans les régions de Québec et de Montréal.\u2014Le Mouvement Desjardins s'en vient avec une solution globale.Lundi matin, rentrant de son périple en Europe, le président Raymond Biais trouvera sur son bureau un dossier étoffé, avec les paramètres nécessaires.\u2014S'il est beaucoup trop tôt pour connaître les résultats de la démarche, il n'en reste pas moins qu'une Caisse d'entraide, qui ne veut pas s'identifier pour le moment, a demandé au ministre des Finances, Coopérative et Institutions financières, Jacques Parizeau, s'il lui serait possible de devenir indépendante, à l'exemple de la Caisse d'épargne et d'entraide de Québec avant sa fusion avec la Caisse pop Laurier il y a quelques semaines.Serait-ce l'embryon d'une nouvelle Fédération?Des urgences pour Justin Dugal Quant à Justin Dugal, qui se doutait bien en juillet qu'il acceptait un défi de taille alors qu'il aurait pu poursuivre tout simplement sa carrière de comptable agréé à Grand'Mère sans qu'on puisse lui reprocher quoi que ce soit, il n'est pas disponible ces jours alors qu'il travaille sur des problèmes urgents et des solutions, lui aussi, pour l'Entraide.Le président a déjà déclaré que les négociations avec le Mouvement Desjardins doivent se poursuivre lors du retour de Raymond Biais et son vice-président du conseil, Marcel Côté, a ajouté à Hull que l'Entraide planifiait aussi un projet additionne! de fusion avec d'autres institutions financières non identifiées.On a précise lors de la dernière conférence de presse que «ça presse» pour les solutions, on ne cache pas la gravité de la crise, on s'occupe de «questions fondamentales» et on tente d'accélérer la tournée provinciale en ramenant en octobre les visites prévues pour novembre.Il semble en effet bien évident depuis quelques jours en II semble en effet bien évident depuis quelques jours en particulier que l'Entraide, embourbée, ne pourra se sortir seule de l'ornière.Un dossier «très sérieux» pour Raymond Garneau Mais l'équipe d'une dizaine de personnes de la Banque d'épargne s'active à la roue et est à la veille d'aboutir.C'est «un dossier très sérieux» pour nous, a déclaré Raymond Garneau, président du conseil et chef de la direction de la Banque d'épargne qui ajuste d'abord pour la Caisse d'entraide de Chauveau sa formule, applicable par la suite a plusieurs autres.Au cours d'une entrevue, le pdg a précisé que le «principal problème, c'est l'aspect juridique.On ne peut fusionner avec une coopérative.La loi prévoit les fusions de compagnies mais pas de coopératives».En outre, bien sûr, il y a «la qualité des prêts du portefeuille.La Banque d'épargne ne peut, comme le Mouvement Desjardins, supporter les erreurs de placements».L'Entraide en arrache parce que «la confiance, pour les institutions financières, c'est pire qu'une allumette».Mais déjà, «on pense être sur la voie d'une solution juridique.On ne peut réaliser la transaction avec 7,000 ou 8,000 sociétaires.D'ici à 15 jours, la solution sera suffisamment élaborée et facilement applicable à l'Entraide».«Après Entraide Chauveau, on pourra en regarder d'autres, dans les régions de Québec et de Montréal mais la Banque d'épargne n'est pas structurée pour aller partout dans les régions.Et on ne veut pas courir dix lièvres à la fois» même si on veut «étendre notre réseau dans les régions».4 de Québec et 2 de Montréal «Quatre Caisses d'entraide de Québec et deux de Montréal» ont approche Raymond Garneau.Les intervenants avaient obtenu des «mandats» mais personne n'a pris de decision définitive.«Même si toutes les Caisses d'entraide prouvaient leurs qualités hors pair, on ne peut pas en fusionner 10 en deux mois en raison des coûts, du temps, du personnel, de l'ordinateur.Il serait inhumain, même pour le Mouvement Desjardins de toutes les fusionner.Approche globale du Mouvement Desjardins Yvon Daneau, secrétaire général de la Confédération des cais- ses populaires et d'économie Desjardins du Quebec, ne peut présumer des décisions du président Raymond Biais et du conseil d'administration.Il n'en est pas moins ù compléter un dossier sur l'Entraide et «notre approche est plutôt globale».«La solution ne doit, en aucune façon», insiste-i-il, «affecter le Mouvement Desjardins.Mais on est toujours prêt a en discuter avec le gouvernement et l'Entraide, on l'a dit.Nous sommes très préoccupés par le problème et la sauvegarde des économies des membres de l'Entraide.Notre contribution serait au>: bénc fices des membre* de l'Entraide mais pas au detriment du Mouvement Desjardins».Enfin, Gérald Lacoste, ex-président de la CVMQ (Commission des valeurs mobilières du Québec) et consultant chargé de la relance de l'Entraide, a précisé qu'il n\"\\ a pas de rende/vous déjà fixé avec-Raymond Biais.Mais «l'Entraide prend conseil auprès de nombreuses personnes».Gérald Lacoste avoue que «la relance est difficile a vendre parce qu'elle est difficile à comprendre.Mais la machine est en marche, avec un échéancier très précis, pour la preparation du projet de loi Parizeau».Douze Caisses d'entraide pourraient fonder une nouvelle Fédération La Loi des caisses d'épargne et de crédit, à son article 12.*1, permettrait à un minimum de 12 Caisses d'entraide de fonder une nouvelle Fédération.LAURIER CLOUTIER Dans les circonstances, certains pourraient succomber à «la tentation» et la nouvelle Fédération, grâce à ses capitaux importants et aux corrections d'usage, pourrait voguer de ses propres ailes.C'est du moins l'avis dun spécialiste en droit corporatif de l'Université de Montréal qui préfère garder l'anonymat Déjà avant la «crise de juin», la Caisse d'épargne et d'entraide de Québec, la seule indépendante de la Fédération d'Alma, fut souvent incitée à lancer sa propre Fédération.Mais elle vient de décider de fusionner avec la Caisse pop Laurier.Par ailleurs, l'expert est formel: l'article 122 permet la dé-saffiliation de Caisses d'entraide, sans l'accord de la Fédération d'Alma, à condition qu'elles s'affilient à une autre dans les fiO jours.Le membre de Caisse d'entraide toutefois qui tenterait, par le biais d'un avocat, de récupérer ses économies grâce à un jugement de la Cour aurait peu de chance de réussir avant la loi Jacques Parizeau de l'automne, qui doit donner rétroactivement des assises juridiques au gel de fonds et au moratoire des activités.Le spécialiste en droit corpora- tif fait cependant les distinctions suivantes.A Québec et à Montréal, le rôle de la Cour est surchargé et les causes prioritaires, expédiées d'urgence, ne comprennent pas les poursuites financières.Dans les districts judiciaires des régions, toutefois, existent «peut-être» des possibilités de succès avant la loi Parizeau.Il faudrait plaider le retard «indu» de tous paiements par la Caisse d'entraide.Mais un gain de cause amènerait automatiquement un appel de la Caisse d'entraide, ce qui amenuiserait considérablement les chances pour tous.Quant à contester l'aspect rétroactif, «extrêmement rare», de la loi Parizeau.Spooner a repris espoir Gaétan Spooner a repris espoir! Apres quatre mois de tentatives infructueuses pour récupé- LAURIER CLOUTIER rer ses $7,500 de la Caisse d'entraide de l'Assomption, économies qu'il prévoyait utiliser à l'acquisition de sa maison.amorcée au printemps, voilà que quelques lignes dans LA PRESSE ont changé le cours des événements.«J'ai reçu des appels de partout», de la région de Montréal comme de l'extérieur.Il fut aussi interviewé par Pierre Pas-eau, l'informateur de la station CKAC, du réseau Télémédia, et plusieurs autres médias électro- niques ont également fait état de ses difficultés.Plusieurs interlocuteurs téléphoniques se sont surtout engagés à signer sa petition de 100 noms (581-7900 ou se présenter au 202, rue Notre-Dame à Repen-tigny), grâce à laquelle il espère provoquer une assemblée spéciale de sa caisse d'entraide et éventuellement récupérer son argent.LAURENTIDES: 26% \u2014 CANTONS DE L'EST: 50% La crise de l'habitation fait bondir la mise en vente des chalets La crise qui secoue le domaine de l'habitation, particulièrement depuis la flambée des taux d'intérêt, touche maintenant, à retardement, les gens plus fortunés qui possèdent une résidence secondaire.FRANÇOIS BEROER Coincés par des renouvellements d'hypothèques très onéreux sur leur résidence principale en ville, les propriétaires de maisons de campagne et de chalets sont de plus en plus nombreux à vouloir se défaire de leurs «logements de loisirs» dans les Laurentides et les Cantons de l'Est.Selon les courtiers d'immeubles ayant des activités dans le marché de la résidence secondaire, le nombre de maisons de campagne et de chalets mis en vente a augmenté de 26 poux cent dans les Laurentides et de 50 pour cent dans les Cantons de PEst au cours des neuf premiers mois de 1981, par rapport à la même période de l'année dernière.Et l'augmentation des mises en vente va s'accentuer au cours des deux prochains mois, de dire Michel Lachapelle, un courtier faisant affaires dans le nord de la région métropolitaine de Montréal.Marché particulier Le marché des chalets est particulier, signale Philippe Constant, du Trust Général à Sainte- Agathe.En moyenne, ce type de propriété change de main à tous les trois ans et, bon an mal an, il y a toujours un grand nombre de résidences secondaires en vente, surtout pendant l'automne.Mais, malgré ce particularisme du marché, les courtiers «sentent» une nette augmentation des inscriptions de résidences secondaires destinées à la vente.Concurremment à la hausse des propriétés secondaires disponibles, le nombre d'acheteurs a diminué depuis le début de septembre.Dans les Laurentides, les courtiers notent une baisse des ventes de l'ordre de 10 pour cent.Les prix de ce genre de propriété n'ont pratiquement pas bougé cette année, remarque Mike Murray, de la maison A.E.LePage à Granby, dans les Cantons de l'Est.Et la majorité des \u2022vendeurs, quand ils trouvent un acheteur, offrent à ce dernier un taux d'intérêt inférieur aux taux institutionnels sur un solde du prjx de vente (par exemple, le vendeur consent à financer le tiers du prix de vente à un taux de 16 pour cent, au lieu des 20 ou 21 pour cent des institutions financières).Apanage de la classe dite «moyenne-supérieure» (les propriétaires de maisons de campagne dans les Laurentides, en grande majorité des Montréalais, ont un revenu familial moyen de $55,000 par année, selon le Trust Général), la résiden- ce secondaire est la plupart du temps acquise au comptant, sans financement hypothécaire.Ce sont donc les gens fortunés, ayant de l'argent liquide, qui se permettent une seconde propriété.Exception D'ailleurs, la baisse du marché ne se répercute pas sur les résidences dispendieuses, indiquent les courtiers.Autant dans les Laurentides qu'en Estrie, les résidences secondaires de grandes dimensions, aux prix élevés et bien situées (sur le bord d'un lac par exemple) se vendent très bien.Les gens riches continuent d'acheter parce que la mauvaise situation économique les touche très peu dans ce domaine, laisse entendre Claude Morneau, du Trust Royal à Sherbrooke.Les maisons peu chères (moins de $45,000) se vendent également bien.Ce sont les résidences dont le prix se situe entre $45,000 et $85,000 qui accusent la diminution.Il n'y a pas que l'obligation de verser des mensualités plus importantes sur une résidence principale en ville qui force les gens à se défaire de leur maison de campagne.Un grand nombre de propriétaires décident de liquider leur résidence secondaire afin d'investir ailleurs (à des taux d'intérêt élevés) leur capital, souligne Suzanne Way, du bureau de Sainte-Agathe du Montreal Trust.photo Michel Grovel, LA PRESSE La Banque Mercantile se canadianise La Banque Mercantile a effectué hier un pas de plus vers sa canadianisa-tion en nommant pour la première fois dans ses 28 années d'existence un président du conseil qui ne soit pas un administrateur choisi dans le conseil d'administration de la Citibank de New York.Cette dernière banque détient toutefois / 24.2 pour cent du capital-actions de la Mercantile.Dans la nomination annoncée hier en conférence de presse, M.Robert Davidson devient président du conseil, en remplacement de M.G.A.Cos-tanzo qui est également vice-président du conseil de Citibank de New York.M.Davidson, qui cumulera ainsi les fonctions de president et président du conseil en plus d'être directeur général, a démissionne de son mandat d'administrateur de Citibank.Selon M.Davidson, le nombre de représentants de Citibank au conseil de la Mercantile sera tombé en un an, le mois prochain de 4 à 1, un autre administrateur devant prendre sa retraite ce mois-ci.BANS- NOS PAGES Celanese de Sorel C'est maintenant officiel.La compagnie Saint-Georges International a acheté l'usine de la société Celanese de Sorel.Page B 3 Câble de $400 millions Internationa! Telephone & Telegraph a reçu une commande de $400 millions, soit la plus importante encore obtenue pour des câbles téléphoniques sous-marins.Page B 2 Siège social à Montréal Le gouvernement fédéral a annoncé hier la mise sur pied d'un Office de renouvellement industriel dont le siège social sera a Montréal.Page B 3 CIP devient propriété de CP Les Entreprises Canadien Pacifique Limitée ont conclu hier d'acheter toutes les actions en circulation de la Compagnie Internationale de Papier du Canada, au coût de $1.1 milliard.Page B 3 Economie avant constitution Le Conseil des gens d'affaires estime que le débat constitutionnel va détourner l'intérêt des véritables problèmes: la crise des taux d'intérêt, l'engorgement du financement des petites et moyennes entreprises.Page B 7 Faible hausse du PNB Abstraction faite de l'inflation, le produit national brut du Canada ne croîtra que d'un peu moins de 3% au cours des deux prochaines années.Page B 2 Indices Montréal: 329.90 (+6.81) Toronto: 1902.24 (+18.82) New York: 852.26 (+2 28) CANADIEN + 1S/10O 83.03 Amiante: mauvaise conjoncture QUEBEC \u2014 Le ministre de l'Energie et des Ressources, Yves Duhaime, a déclaré hier à l'Assemblée nationale que les marchés de l'amiante ne se redresseront pas avant «deux ans, trois ans, peut-être davantage».GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Tout en expliquant la situation actuelle par un «effondrement conjoncturel» des marchés, le ministre a reconnu que l'amiante perdait ses «lettres de noblesse» et du terrain aux mains de produits concurrents.«Nous croyons cependant, a-t-il ajouté, que l'amiante sera en mesure de retrouver son marché au fil des ans.» Le premier ministre Lévesque a par ailleurs annoncé, également au cours de la période de questions à l'Assemblée nationale, que le conseil des ministres se penchera la semaine prochaine sur le dossier de l'acquisition de l'Asbestos Corporation.Un mémoire conjoint sera alors présenté par les deux ministères responsables des négociations en vue de la prise de contrôle, soit ceux des Finances et de l'énergie et Ressources.«J'ai l'impression que cela devrait être décisif», a ajouté M.Lévesque, A qui le député péquis-tede Frontenac, Gilles Grégoire, demandait quand exactement le gouvernement avait l'intention de prendre possession de l'entreprise.Fatalité conjoncturelle M.Duhaime, qui était interrogé par le député libéral de Richmond, Yvon Vallières.impute principalement la chute des marchés à une mauvaise conjoncture causée par la situation économique aux Etats Unis, notamment, où la politique des hauts taux d'intérêt a un impact négatif direct sur l'industrie de la construction.Quant à savoir s'il y a des mesures à prendre pour que l'activité et l'emploi dans l'industrie de l'amiante puissent être maintenus et augmentés, le ministre a dit que «nous vivon une fatalité conjoncturelle» qui touche encore plus les secteurs miniers qui sont directement reliés aux marchés d'exportation.Il ajoute qu'il se doit honnête- ment d'avouer que l'industrie, tant la compagnie Asbestos que les autres, vivra des heures difficiles au cours des deux ou trois prochaines années et peut-être même davantage.La seule solution qu'envisage le gouvernement, a également déclare M.Duhaime, est la transformation locale de la fibre par le biais de sa politique de L'amiante.Lettres de noblesse Le ministre veut également faire en sorte que l'amiante retrouve ses lettres de noblesse, principalement aux Etats-Unis et en Europe.Il ajoute que les fonctionnaires tant de son ministère que de la Société nationale de l'amiante (SNA) vont à l'étranger «pour faire en sorte que ce qui était considéré comme inéluctable il y a quelques années, soit que l'amiante soit bannie de certains marchés, ne se réalise pas.Je puis dire, a-t-il poursuivi, que c'est avec optimisme que ce dossier évolue».Il a par ailleurs admis que le-prix de la fibre posait un problème, qui est cependant selon lui atténué par sa fiabilité et sa durabilité. B 2 ÉCONQMiE ET FÎNANCR LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1981 $400 millions pour un câble reliant l'Australie au Canada International Telephone & Telegraph Corp.a annoncé hier à New York qu'une filiale britannique a reçu une commande de $400 millions, soit la plus importante encore obtenue pour des câbles téléphoniques sous-marins.La commande accordée à la Standard Telephones and Cables Ltd.de Londres, pour la majeure portion d'un système de télécommunications sous la mer, doit permettre l'installation d'un système qui reliera l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, en passant par Hawaii, et qui aura la capacité d'acheminer 1,380 conversations téléphoniques à la fois.La commande pour ce câble sous-marin qui portera le nom de Anzcan a été confiée à la filiale britannique de ITT par la Commission des télécommunications d'outre-mer d'Australie, Teleglobe Canada, The New Zealand Post Office and Fiji International Telecommunications Ltd, cosignataires, de concert avec d'autres groupes intéressés aux télécommunications.Ce nouveau lien sous-marin aura 8,200 milles nautiques et sera pourvu de mille amplificateurs et deviendra le câble téléphonique de ce genre le plus long et le plus puissant.On prévoit qu'il sera installé vers le mois d'août 1984.Par ailleurs, les représentants de 14 pays étaient réunis hier à Vancouver pour signer l'accord sur la construction et la maintenance d* Anzcan.La participation de Teleglobe Canada est de 15.5 pour cent et représente pour la société un investissement initial de $94,836,000 canadiens.Ce déboursé sera ramené à $65,335,000, après le recouvrement d'un montant de $29,501,000 qui proviendra de rajustements et de paiements reçus d'administrations participantes pendant la construction du câble.Teleglobe a actuellement accès à la région du Pacifique par le truchement d'un satellite Inn-telsat, par le système de câbles Compac et par des circuits dans les câbles Hawaii et Transpac.Le câble Anzcan aura une capacité environ 20 fois supérieure à celle du câble Compac qui a été mis en service en 1963 et arrivera à la fin de sa durée de vie utile en 1983.Au Canada, la station d'atter-rissement du câble de Port Al-berni sera reliée à la station terminale de trafic international de Vancouver par des faisceaux hertziens loués qui seront prolongés jusqu'à la station terminale de Montréal.Les autres participants au projet sont de France, d'Allemagne, d'Irlande, d'Italie, du Japon, de Suisse, des Philippines et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.AU COURS DES DEUX PROCHAINES ANNÉES Le produit national brut croîtra de 3% TORONTO (Reuter) \u2014 Abstraction faite de l'inflation, le produit national brut du Canada ne croîtra que d'un peu moins de trois pour cent au cours des deux prochaines années.C'est du moins ce que prévoit Thomas Maxwell, principal économiste du Conference Board.Parlant au cours d'une conférence de l'institution sur les perspectives économiques, il a précisé que le PNB véritable sera probablement de trois pour cent cette année, de 2.6 pour cent en 1982 et de deux pour cent en 1983.C'est probablement dans l'ouest que l'économie connaîtra sa plus forte croissance au cours des deux prochaines années.Toutefois, le décalage entre les régions ne sera pas aussi patent qu'en 1979 et 1980.Selon Maxwell, les dépenses de consommation seront faibles partout en raison des taux d'intérêts élevés et de l'inflation qui se font sentir partout au pays.Mais, a-t-il dit, ces dépenses devraient être plus importantes dans l'ouest qu'ailleurs au cours des deux prochaines années, notamment en Alberta et en Colombie-Britannique.Les immobilisations se feront surtout dans les provinces qui ont un potentiel énergétique.surtout en Colombie-Britannique, à Terre-Neuve et en Nouvelle-Ecosse.A la même conférence, Paul McCracken, qui présidait le groupe présidentiel de conseillers économiques dans l'administration Nixon, s'est dit d'avis que tout ralentissement des investissements au Canada se tra- duira par une inflation accrue à cause d'un taux de change à la baisse et d'un ralentissement dans l'accroissement du revenu disponible.McCracken a mis en doute qu'une politique de cana-dianisation qui limiterait les investissements étrangers au Canada soit dans le meilleur intérêt des Canadiens.Un bureau à LaQté c'est beaucoup plus qu'un simple local Des surfaces de 500 à 6 000 pteds canes peuvent être occupées immédiatement Organise/ votre bureau au sein dun decor au design ultra-moderne et en plein coeur de la ville Bénéficiez également du style de Niie propre au complexe LaGte 300.Léo Parizeau Pour plus (angle de renseignements, avenue du Parc) communiquez avec Mme V.Traynor au 845-6231.AVIS DE CONVOCATION Vous cics convoques, par les présentes, à une assemblée générale spéciale des membres de LA Caisse Populaire de St-Roch de Montreal, qui aura lieu au local de la caisse.567 Jarry ouest.Montréal, le 20 octobre' 1981 à 19:30 heures Sujet de l'assemblée: FUSION de La Caisse Populaire de St-Rocb de Montréal avec La Caisse populaire Desjardins de Saint-Vincent-Kerrier et approbation d'un acte d'accord à cet effet.F'ar ordre du conseil d'administration.Madame Pierrette Lachapelle Secrétaire Montréal, le I octobre 1981.Les banquiers ne peuvent prêter à des pays à hauts risques WASHINGTON (AFP) \u2014 Les banquiers privés et les délégués arabes ont exprimé hier de fortes réserves quant à l'efficacité du «co-financement» par le secteur privé de l'aide aux pays du tiers monde, notamment aux plus pauvres d'entre eux.Le nouveau président de la Banque mondiale, M.Clausen, avait souligné la nécessité d'un plus grand recours au co-financement privé des projets de la Banque, face à la stagnation prévisible de l'aide publique au développement.Au cours d'une conférence de presse en marge de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, M.Noman Barker, président de la First Interstate Bank, Tune des plus grands banques américaines, a souligné que les banquiers «ne peuvent se permettre de prêter à des pays à hauts risques».Or a-t-il remarqué, ces pays constituent l'essentiel de la clientèle de la Banque mondiale.La situation méritera d'être réexaminée, a cependant ajouté M.Barker, lorsque la Banque mondiale mettra sur pied un système de garantie pour le secteur privé.Au nom des délégués arabes, M.Mohammad Said Nabulsi, gouverneur de la banque centrale de Jordanie, a exprimé la même inquiétude.Les pays à faible revenu sont «ceux qui ont eu la plus grande difficulté à mobiliser des fonds sur les marchés internationaux de capitaux et certains doutent que ces marchés restent prêts à assumer des risques de plus en plus élevés», a souligné le délégué jordanien.M.Nabulsi a insisté sur «le rôle absolument vital» des flux d'aide libérale pour les pays de l'Afrique sub-samarienne.et engagé les pays industrialisés à développement, qui reste très inférieure à l'objectif de 0.7 pour cent de leur produit national brut (PNB), fisé par les Nations unies.Le représentant du monde arabe à d'autre part souligné la nécessité de «renforcer le rôle des dts (droits de tirage spéciaux, monnaie émise par le FMI) dans le système monétaire international».Accord entre American Express et Shell Canada TORONTO \u2014 American Express Canda Inc.et Shell Canada Limitée ont annoncé hier la signature d'un accord en vertu duquel la carte American Express sera acceptée dans plus de 4,000 stations de service Shell réparties à travers le Canada.L'accord entre en vigueur le 1er octobre et les détenteurs de cartes American Express seront ainsi en mesure d'acheter de l'essence et d'obtenir services .accessoires dans toutes les s ta,-.tions Shell à travers le pays.*¦ ; American Express Canada Inc.a obtenu récemment d'autres contrats importants parmi lesquels figurent ceux signés avec T.Eaton Co Ltd en juin 1981, et avec Simpsons et La il Baie en août 1980.Suspension des prêts aux cultivateurs OTTAWA (PC) \u2014 La société Farm Credit a décidé de suspendre ses prêts aux cultivateurs, à la suite de la demande du ministre fédéral de l'Agriculture d'ajourner l'ajustement du taux de prêts, qui devait être fait hier.Le taux de prêts est fixé, le 1er avril et le 1er octobre, à un pour cent de plus que le rendement moyen des obligations du gouvernement au cours du semestre précédent.«Sans taux de prêts, il nous est impossible de prêter de l'argent», a fait remarquer Mme Louise Neveau, représentante de Farm Credit.On a laissé entendre que le nouveau taux serait fixé la semaine prochaine, au retour de visite en Union soviétique de M.Eugene Whelan.Les prêts pourraient alors recommencer.Le mois dernier.Farm Credit a dû cesser ses prêts aux cultivateurs de l'Ontario, à cause de l'épuisement des fonds alloués à cette province.Ces prêts devaient reprendre jeudi.17 pour cent Avant l'intervention de M.Whelan, il était question de faire passer le taux de prêts de 14 à 17 pour cent.Une augmentation du taux, cependant, n'aura aucun effet sur les prêts déjà consentis au^c cultivateurs, car les taux sont fixes durant la durée du prêt.Un porte-parole de la Fédération canadienne de l'agriculture, M.David Kirk, a prévenu le gouvernement que toute hausse du taux de prêts créerait de graves problèmes chez les agriculteurs.Xerox hausse ses prix TORONTO (CDJ) \u2014 Xerox Canada filiale de Xerox Corp., augmente ses prix sur certains types de copieuses-duplicatrices.Ces augmentations, qui affectent généralement la location des appareils, vont de~ cinq à dix pour cent.La compagnie estiment qu'el;' les s'imposent pour compenser le coût des intérêts et l'inflation croissante.Chute de l'indice de la production industrielle OTTAWA (CDJ) \u2014 L'indice désaisonnalisé de la production industrielle, qui était resté sans changement en juin, est tombé de 2.2 pour cent à 135.6 en juillet.Il était de 138.6 en juillet 1980.Statistique Canada souligne que d'importantes grèves ont freiné la production dans des industries du bois et du papier ainsi que dans les industries connexes en juillet.Sans en tenir compte, l'indice a quand même baissé de 0.9 pour cent.La production des mines, des carrières et des puits de pétrole a baissé de 4.8 pour cent en juillet; celle des manufactures de 2 pour cent et celle des services de gaz et d'électricité de 1.3 pour cent.Dans le secteur manufac-' turier, la production de biens durables a fléchi de 2.8 pour cent; et celle de biens non-durables deg un pour cent.Découvrez l'exactitude suisse en affaires: Consultez la Société de Banque Suisse ».?3 \u2022 »V I .» .elle est maintenant au Canada.En fait, il y a déjà 30 ans que nous avons des filiales au Canada.Ce qui est nouveau: nous sommes dès maintenant la première banque suisse autorisée daas le pays.Nos clients, qui ont apprécié jusqu'ici notre sérieux et notre compétence en affaires daas des secteurs particulière, se réjouiront d'apprendre que nous leur offrons désormais tous les services d'une banque de premier ordre.Et tous les avantages que peut procurer un compte à la Société de Banque Suisse (Canada).Ils bénéficieront aussi de notre expérience daas le commerce de l'or et des métaux précieux, dans les opératioas en devises étrangères et corporate finance.Découvrez l'exactitude et le service personnalisé d'une grande banque suisse à vocation internationale.Société de Banque Suisse (Canada) Swiss Bank Corporation (Canada) une filiale de la Société de Banque Suisse Toronto, Siège Social Royal Bank Plaza, South Tower, Suite 2950, Toronto, Ont.M5J 2J1 Montréal, Succursale 800.Dorthester Blvd.West, Suite 1620, Montreal.Quebec HJB 1Y7 Calgary, Succursale Suite 1401.Home Oil lower, 324-Hth A vt- SVC Calgary, Alberta T2P 2Z2 Pêcheurs et vacanciers! Nos parcs et réserves vous invitent pour la saison de pêche 1982.air pur 2MB \\ S A \u2022 t -»i \u2022 -IN » w «M * «li \u2022» \u2022 *\u2022 * \u2022 Si vous êtes âgé d'au moins 18 ans au 1er octobre 1981, voici comment vous pourriez être l'un des 6,000 chanceux qui auront le privilège de choisir à l'avance un séjour de pêche ou de villégiature dans les auberges, chalets ou pavillons de nos magnifiques parcs et réserves fauniques.\u2022 Complétez une formule d'inscription que vous trouverez dans les bureaux du ministère à compter du 1er octobre et faites-la parvenir au Service des Renseignements et des Réservations avant le 1er novembre 1981 \u2022 Parmi les inscriptions reçues et valides, on choisira par tirage au sort, à l'aide d'un ordinateur, une liste de 6.000 noms en ordre numérique.\u2022 Que vous soyez gagnant ou non.vous en serez avisé par écrit \u2022 Les gagnants seront contactés, pour choisir leur réservation, suivant l'ordre prioritaire établi lors du tirage.Cette opération se déroulera en janvier et février 1982.et les appels logés hors du Québec seront aux frais de l'usager.Réservations par le réseau téléphonique Les disponibilités restantes dans les parcs et réserves fauniques seront mises à la disposition du public par le réseau de réservation téléphonique à compter du 13 mars 1982.Les numéros à composer sont.DE LA REGION DE QUÉBEC: 643-5349 DE LA RÉGION DE MONTRÉAL: 873-5349 D'AILLEURS AU QUÉBEC: 1-800-462-5349 L'EXTÉRIEUR DU QUÉBEC (frais d'appel): 1-418-643-5349 *~ * » »\u2022» r»- \u2022 » ittti \u2022 r.».Gouvernement du Québec Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche ___t y 4' 'i » ni;: \u2022 t \u2022 - - ».» « * \u2022 M I \u2022 « 1 »»».» \u2022 \u2022 ta \u2014 \\ '\u2022 r» T \u2022 » \u2022 \u2022 \u2022 1 M- LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1981 JSOTTOWIE ET FINANCE.\u2022 B 3 Celanese, de Sorel, change officiellement de propriétaire Après quelques jours d'incertitude, la compagnie Saint-Georges International vient off ici-lellement d'acquérir l'usine de Sorel de la compagnie Celanese et s'est engagée dans le protocole de retour au travail à réembau- LISA BINSSE cher progressivement 85% des employés mis à pied lors de la fermeture de l'usine en août dernier.u-Le montant de la transaction n'a pas été rendu public, mais l'investissement initial devrait atteindre $1 millions.L'usine fonctionnerait à pleine capacité d'ici deux semaines.C'est ce qu'annonçait hier M.Georges Lacroix, le président de la compagnie Saint-Georges, de Saint-Georges de Beauce, lors d'une conférence de presse, au grand soulage- ment des 339 anciens employés de la Celanese qui, au fil des jours, se demandaient sérieusement si cette transaction tant attendue se concrétiserait.En effet, c'est mercredi que l'annonce officielle de l'achat devait être faite lors d'une conférence de presse à Sorel.Pour des raisons qui sont encore passablement obscures, cette conférence a été annulée.Une rencontre entre le nouveau propriétaire et le syndicat CSN qui représente les employés, cédulée pour 19h mercredi soir a été également reportée.11 semble selon les informations glanées de part et d'autre que la conférence de presse initiale a été retardée pour permettre aux syndiqués de ratifier le protocole de retour au travail, ce qu'ils ont fait, et aussi parce que certaines parties du contrat étaient encore devant les avocats impliqués dans ce dossier pour étude.Un des nombreux problèmes qui a entouré cette transaction, et qui n'est toujours pas réglé, a été le montant de taxes municipales qu'aurait à défrayer M.Lacroix à la Cité de Sorel en tant que nouveau propriétaire de l'usine de tapis Trouvant ce montant trop oie vé, M.Lacroix a demandé aux administrateurs municipaux de réduire revaluation foncière du terrain et de la bâtisse de la Celanese à $2 ou $3 millions.Toute l'installation de la Celanese est évaluée à quelque $12 millions et occassion ne des taxes foncières d'environ $400,000.Comme l'expliquait Me Jean Charbon-neau, le greffier municipal, c'est maintenant le gouvernement provincial qui contrôle l'évaluation fonciè- re et la municipalité a informé M.Lacroix qu'il devait d'abord acheter et qu'ensuite il pourrait porter plainte auprès du Bureau de revision des évaluations foncières du Québec pour faire réduire son évaluation.Par contre, constate Me Charbonneau.c e que M Lacroix va sauver si cette éva-luaiion baisse, c'est l'ensemble de la population de» Sorel qui va le payer puisque la ville devra alors songer à augmenter son taux, présentement à $2, pour compenser cette perte de revenu.Lors de l'annonce de la fermeture, M.Richard M.Clarke, président et chef de la direction de Celanese Canada, expliquait que les ventes et la production à l'usine de Sorel avait diminué d'environ $900,000 depuis juin.Il ajoutait qu'il était difficile de faire du profit dans l'industrie nord- Ottawa crée un Office canadien de renouvellement industriel MONT-ORFORD \u2014 Le gouvernement fédéral a annoncé hier la mise sur pied d'un Office de renouvellement industriel dont le siège social sera à Montréal, et qui sera chargé de coordonner tous les programmes déjà en place de relance industrielle, particulièrement dans les secteurs mous de l'économie.gilbert la voie envoyé spécial de LA PRESSE Le ministre de l'Expansion économique et régionale.M.Pierre De Bané, qui a annoncé la nouvelle, a précisé que le nouvel organisme sera une société de la couronne disposant d'un budget de $250 millions, et dirigé par un conseil d'administration composé de représentants des secteurs privé et public.La société relèvera des ministères de l'Industrie et du Commerce et de l'Expansion économique régionale, et fera rapport à un sous-comité du cabinet présidé par le premier ministre Trudeau.La création de cette société de la couronne, ne représente en soi pas grand chose de nouveau.Le ministre Herb Gray avait annoncé le même programme de renouvellement industriel il y a un mois.Ce qui est nouveau, c'est que le lobbying des membres québécois du cabinet a enlevé aux fonctionnaires de l'Industrie et du Commerce, le contrôle exclusif de ce programme, qui relèvera également du ministère de l'Expansion économique régionale, dirigé par M.Pierre De Bané.Ce dernier n'a pas apprécié avoir été tenu dans l'ignorance de certains projets de l'Industrie et du Commerce, dans le dossier Volkswagen.Il a donc obtenu que le MIR soit impliqué dans le renouvellement des secteurs industriels mous, et qu'en plus le siège social de la société responsable soit à Montréal.LA PRESSE a appris hier qu'il avait fallu l'intervention spéciale du ministre Marc Lalonde pour vaincre les résistances manifestées à ce sujet au cabinet fédéral.Le taux escompte presque stable depuis deux semaines La Banque du Canada a de nouveau maintenu son taux d'escompte virtuellement inchangé hier lors de l'adjudication hebdomadaire des bons du trésor.Il a ainsi baissé de 19.63 pour cent à 19.60 pour cent.C'est la deuxième semaine de suite que la banque centrale freine la baisse des taux.Il est, en effet, vraisemblable que la baisse des taux d'intérêt va se poursuivre au cours des deux prochains mois, mais elle ne sera pas du tout aussi forte qu'il y a quelques semaines.frédér'kT\"\" wagniere La nécessité de freiner cette baisse est manifeste si l'on considère que le dollar canadien a récemment baissé en-dessous de 83 cents américains.Ottawa peut se permettre de laisser baisser les taux aussi longtemps que le cours du dollar est relativement fort sur les marchés des changes.Mais une baisse des taux alors que le dollar est lui-même plutôt faible pourrait donner une fausse impression que la banque centrale a changé sa politique monétaire.La Banque du Canada a amplement fait savoir ces derniers temps qu'elle ne prévoit pas de baisse importante des taux d'intérêt aussi longtemps que l'inflation reste un problème majeur.Cette vue concorde assez précisément avec celle de la banque centrale américaine, ce qui explique en partie que les taux d'intérêt dans les deux pays ont tendance à fluctuer parallèlement.Toutefois, les ban- ques à charte semblent prévoir un fléchissement des taux au cours du mois, car elles ont baissé les taux sur les comptes d'épargne.Cette baisse correspond en partie à la baisse de leurs taux préférentiels en septembre, mais elle ont pris soin d'élargir la marge entre les deux taux de façon à pouvoir baisser leurs taux préférentiels sans avoir à ajuster les taux d'épargne au courant du mois d'octobre.Alors que les marchés financiers continuent à croire à une légère baisse des taux à court terme dans les semaines prochaines, les taux à long terme subissent une forte pression à la hausse, tant aux Etats-Unis qu'au Canada.La dernière émission obligataire du Gouvernement du Canada est très significative car elle ne comportait pas de tranche à long terme pour la première fois depuis longtemps.En outre, les deux tranches à court et à moyen terme offrent un rendement de 19.00 pour cent et 18.23 pour cent, respectivement.C'est un niveau record pour des obligations du gouvernement.Moins que prévu Malgré ce niveau élevé, Ottawa a offert seulement $500 millions d'obligations alors que le marché s'attendait à davantage.Toutefois, les analystes admettent qu'une centaine de millions de dollars de plus aurait posé des problèmes pour le placement de l'émission.Le marché des obligations canadiens réagit fortement aux pressions du marché américain où les taux ont aussi récemment franchi de nouveaux records.La hausse des taux à long terme ces dernières semaines est inhabituelle dans la mesure où elle ne devrait pas se produire alors que le pays entre dans une période de récession.Elle montre le haut degré de nervosité des investisseurs qui sont confrontés avec un déficit budgétaire qui semble incompressible et des perspectives d'inflation qui ne sont pas claires du tout.La Banque du Canada serait aussi inquiète de l'impact que pourrait avoir la campagne annuelle des obligations d'épargne du Canada sur les réserves de banques.En effet, les obligations sont ache- TRANSACTION DE $1.1 MILLIARD CIP devient propriété CP La société Les Entreprises Canadien Pacifique Limitée a conclu hier l'achat auprès de l'International Paper Company, de New York, de toutes les actions en circulation de la Compagnie Internationale de Papier du Canada, sise à Montréal, au coût de $1.1 milliard (canadiens).La Compagnie Internationale de Papier du Canada fusionne avec certaines de ses compagnies affiliées et oeuvrera désormais sous la raison sociale de CIP Inc.Le siège social sera dans la métropole.A New York, International Paper a révélé avoir reçu $400 millions hier et s'attend à recevoir la balance des $660 millions le 4 janvier prochain.International Paper, qui prévoit réaliser un gain après impôt de $210 millions pour le quatrième trimestre, a aussi révélé qu'elle annulait ses projets d'emprunter $200 millions pour lui aider à financer son programme d'exploitation de $850 millions cette année.américaine du tapis et quePusine de Sorel avait accumulé des pertes de $18 millions depuis 1973.Celanese Canada, dont 56 p.cent appartient à la Celanese Corp.de New York, détenait six p.cent du marché national à son usine de Sorel.La compagnie Saint-Georges, qui fabrique aussi des lapis, accapare présentement quatre p.cent du marché Avec l'achat de Ja Celanese, le nouveau propriétaire veut atteindre 20 p.cent du marché canadien ce qui.selon un porte-parole syndical, veut dire que l'usine de Sorel, fontionne-rait à «fond de train».NOMINATIONS M.R.A.Meneley M.Ron Bell M.Fred Rayer Petro-Canada annonce la nomination de M.R.A.Meneley au poste de président, Division «offshore» et internationale.Relèveront de M.Meneley: M.Ron Bell, vice-président, Forage, et M.Fred Rayer, vice-président, Exploration.La Division «offshore» et internationale, qui a ses bureaux à Calgary, est reponsable de toutes les activités d'exploration, de forage et de production pour la société Petro-Canada, tant dans les régions «offshore» du Canada qu'en pays étrangers.Paiement anticipé RADNOR, Pennsylvanie (CDJ) \u2014 Sun Co.a effectué pour $400 millions de paiements anticipés sur un billet de $900 millions remis à Seagram quand Sun Co.avait acheté des intérêts américains de Seagram dans le gaz et le pétrole pour la somme de $2.3 milliards l'an dernier.Pour ce remboursement, Sun Co.a utilisé les revenus de debentures émises le printemps dernier.Suppression d'emplois aux Mines Gaspé à Murdochville MURDOCH VILLE \u2014 Dans un premier train de mesures visant à diminuer ses pertes d'opération pour les années 1982 et 1983, Mines Gaspé, une filiale de Mines Noranda Limitée, a pris la décision de réduire son exploitation à la mine à ciel ouvert du mont Copper et de fermer deux circuits de traitement de minerai à son concentrateur numéro 1.Cette décision entraînera une réduc- tion dans le personnel à l'emploi de la compagnie.Il est en effet prévu que d'ici le début de 1982, les effectifs de Mines Gaspé auront été réduits à 1,560 personnes comparativement à 1,750 à son emploi au 31 août.Tous les employés bénéficieront d'un préavis.La fermeture partielle du concentrateur numéro 1 et la réduction du rythme d'extraction à la mine du mont Copper font partie d'un premier plan de redressement mis de l'avant par Mines Gaspé pour réduire ses pertes d'opération, explique-t-on.L'impact de ces mesures sera suivi avec attention et.si elles s'avéraient insuffisantes, la compa- gnie n'écarte pas la possibilité d'avoir à prendre des mesures additionnelles.En dépit des difficultés actuelles.Mines Gaspé entend poursuivre ses programmes souterrains de développement et d'exploration.Le nombre des mineurs affectés à ces projets passera ainsi de 33 employés à 60 au cours des prochains mois.L'exploration visera à mieux déterminer l'ampleur de la minéralisation identifiée sous la ville de Murdochville.Contrats à Marconi Des contrats d'une valeur de $4,812,858 ont été attribués à la société Marconi, de Montréal, dans le cadre du programme de productivité de l'industrie du matériel de défense, de la part du ministère fédéral de l'Industrie et du Commerce.Le premier contrat, d'une valeur de $3,460,000, porte sur la mise au point d'un réseau hertzien tactique militaire.Deux autres portent sur la recherche et la mise au point et un quatrième concerne l'acquisition de matériel de production de technologie de pointe.mprunt du Québec LONDRES (CDJ) \u2014 Le gouvernement du Québec prierait bientôt la Banque Nationale du Canada et la Banque de Nouvelle Ecosse de s'occuper pour lui d'un emprunt de $600 millions en Europe.Ce crédit pourrait être avancé soit en dollars canadiens soit en dollars américains.Il serait de douze ans.On croit que, pour les quatre premieres années, les marges seraient de 0.375 point supérieures au taux interbanque à Londres; de 0.50 point supérieures à ce taux pour les six années subséquentes et de 0.625 point de plus pour les deux dernières années, si les prêts sont consentis endollarsaméricains.Pour les prêts consentis en dollars canadiens, l'intérêt commencerait au taux de base canadien pour les quatre premières années et augmenterait de 0.3125 point pour les deux dernières.Bien que les négociations se poursuivent présentement, plusieurs banques seraient déjà prêtes à participer à la transaction.Mais, selon un banquier, il se pourrait que cette participation soit limitée aux banques représentées au Canada.tées avec des fonds qui étaient souvent déposés dans des comptes d'épargne.Le gouvernement dépose ses fonds dans des comptes à vue.Or les banques doivent maintenir des réserves plus élevées sur les dépôts à vue.La campagne des obligations d'épargne peut donc provoquer un resserrement du crédit.La limitation des achats d'obligations à $15,000, contre $35,000 auparavant, diminuera le danger d'un resserrement soudain.Toutefois, la Banque du Canada pourrait aussi injecter des réserves additionnelles dans le système bancaire.Il s'agirait alors de ne pas y avoir un changement dans la politique monétaire, mais bien seulement une mesure transitoire.PRODUITS NATURELS PROPOSITION COMMERCIALE EXCEPTIONNELLEMENT INTÉRESSANTE Notre client, une importante société américaine spécialisée depuis plus de 50 ans dans la fabrication et la distribution de produits nutritifs, vitamines et cosmétiques composés essentiellement d'éléments naturels recherche ur.concessionnaire qualifié pour la distribution de ses produits partout au Québec, dans les provinces maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Ile du Prince-Edouard et a Terre-Neuve.PRINCIPALES EXIGENCES Le concessionnaire recherché est une société qui distribue ou commercialise actuellement au Québec des produits, de préférence pharmaceutiques, alimentaires ou de beauté, existe depuis ou moins 3 ans, jouit d'un très bon crédit, peut fournir de sérieuses références et peut assurer, grâce à des installations appropriées et un personnel dynamique et suffisamment nombreux, l'entreposage, la distribution et la promotion des ventes que requièrent les produits de notre client.Envoyer lettre, prétentions et documents utiles à: CP.467 Montréal, H4Z 1H6 BM-RT LTEE AVIS DE RACHAT Debentures convertibles 7,5% venant à échéance le lrr avril 1984 AVIS EST DONNÉ PAR LES PRÉSENTES que conformément à l'article IV de l'acte de fiducie dont la date officielle est le lw avril 1974 entre BM-RT Liée (la \"société\"), la Compagnie du Trust National Ltée à titre de fiduciaire, et Placements Immobiliers BM-RT à titre de garant, la société rachètera le 16 novembre 1981 toutes les debentures convertibles 7,5% en circulation venant à échéance le T'r avril 1984 de la société émises en vertu de l'acte de fiducie (les \"debentures\"), à 101,75% de leur somme en capital, ainsi que l'intérêt couru et impayé sur ladite somme en capital au 16 novembre 1981, sur présentation'et remise des debentures (accompagnées, dans le cas de debentures à coupons, des coupons d'intérêt s'y rapportant qui viennent à échéance après le T'r octobre 1981), au choix du détenteur, à toute succursale au Canada de la Banque de Montréal.Conformément aux conditions dudit acte de fiducie, tout l'intérêt sur le somme en capital des debentures cessera de courir à partir du 16 novembre 1981.DATE le deuxième jour d'octobre 1981.BM-RT LTÉE par Compagnie du Trust National Ltée, fiduciaire EN VEDETTE: LES DOLLARS QUEBECAIR! A bord de nos tout nouveaux vols à heures de choix vers Toronto, vous recevrez, jusqu'au H octobre prochain, un coupon«cadeau de Sl^ dans chaque direction, soit s $0 lors d'un aller-retour.Les dollars Quebccair vous seront utiles dans diverses circonstances, par exemple dans quelques-uns des meilleurs restaurants en ville à Québec, Montréal ou Toronto, ou chez les fleuristes participants, ou encore comme réduction de S15 dans les établissements de location de voitures HERTZ à Québec, Montréal ou Toronto.FAITES-EN L'EXPERIENCE! Voler Quebecair vers Toronto, c'est taire une expérience différente.Des vols à des heures de choix.Un service d'excellence.La cordialité et la courtoisie de nos agents de bord.Et, en plus, avec nos hommages* les $15 wSÊ Quebecair ($30 à ^sk?l'aller-retour).Rien de moins! FAITES-EN L'EXPERIENCE! QUEBEC MONTREALTORONIO unique: avec votre agent de voyages ou avec Quebecair à Montréal (M4) Mfc* Î890, Québec (41H) 692*10)1.Pour resets aiions.communiqu C haque coupon \u2022« adeau Quvhct airc»l échangeable uniquement contre de» ni .la._____:_x___l__11._ .11______ :_____11___.* laque coupon *i udc-.ni Qtu het ,wt t»t échangeable uniquement loutre de* marvhandÎM'* et .m des M'i-vucv pour une v.ilt-ur de s|S.tel que déterminé par le* détaillant* participant».Il» n«* pcment être échange* comte il»* l'argent comptant Date limite dVi hangei H décembre 1081.t ette offre ne »adre«*e qu'aux pasvigers p.«ant le tarif «U- cla»*c économique (adulte). LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1981 ET FINANCE B 7 La société General Motors Corp.a développé un autobus urbain «articulé» qui est 21 pieds plus long qu'un autobus conventionnel.La section flexible permet d'accroître de 60 pour cent le nombre de sièges.Selon les dirigeants de la division des ca- mions de GM, le nouvel autobus peut aider les commissions de transports en difficultés financières à réduire leur coût d'exploitation.téléphoto UPI SELON LE CONSEIL DES GENS D'AFFAIRES Les véritables problèmes sont économiques et non constitutionnel Nouvelle filiale de la Banque Royale TORONTO \u2014 La Banque Royale du Canada a annoncé hier la constitution d'une nouvelle filiale qui offrira des services de financement spécialisés aux petits et moyens exportateurs canadiens.Les services de la Royal Bank Export Finance Co.Ltd.(REFCO) seront offerts par l'intermédiaire des sept centres internationaux de la banque au Canada.La REFCO offrira entre autres un service consistant à acheter des exportateurs des comptes-clients à l'étranger, à forfait ou non.Selon des études récentes, la valeur des comptes-clients des exportateurs canadiens est de plus de $6 milliards, dont entre S3 milliards et $5 milliards résultent de leurs ventes aux Etats-Unis.Les USA offrent des céréales à l'URSS MOSCOU (CDJ) \u2014 Les Etats-Unis ont accepté de mettre à la disposition de l'Union soviétique 15 millions de tonnes additionnelles de céréales pour la période 1981-82, au terme d'un accord conclu hier à Moscou.Ces céréales offertes aux Soviétiques sont en surplus des huit millions de tonnes déjà consenties en vertu des ententes de ventes annuelles.Le Conseil des gens d'affaires estime que le débat constitutionnel qui va se tenir au cours des prochains mois va détourner l'intérêt des véritables problèmes: la crise des taux d'intérêt, l'engorgement du financement des petites et moyennes entreprises.Le président du Conseil, M.Pierre Tremblay, se demande «si le gouvernement Trudeau ne tenterait pas de créer de toute piece une sorte de diversion visant à faire oublier son incapaci- té à endiguer la flambée des taux d'intérêt et, pourtant, la nécessité d'une intervention gouvernementale fédérale énergétique».De plus, le Conseil craint que la guérilla qui va s'ensuivre entre le Québec et les sept autres p ro v i n ces d i s s i d en tes, d ' u n e p a r t, et le gouvernement fédéral, d'autre part, ne débouche sur un désordre social généralisé qui pourrait compromettre toute atteinte de solution acceptable au dilemme économique actuel dont tous les citoyens seront tôt ou tard victimes à de multiples niveaux.Parmi l'éventail de solutions proposées, le Conseil des gens d'affaires du Québec suggère au gouvernement Trudeau de s'attacher à l'éventualité de permet-tre aux petits épargnants de consentir des prêts à un taux préférentiel de 12 pour cent aux PME, libres de tout impôt; d'autoriser les détenteurs de fonds de retraite ou de régime enregistré d'épargne-retraite (R.E.E.R.) à exercer un pouvoir d'emprunt à des taux de 8 à 12 pour cent que leur procureraient ces revenus différés afin de faire l'achat d'actions exclusives a la PME.De plus, le C.G.A.Q.exhorte le gouvernement Trudeau à étendre son programma d'aide aux petites et moyennes entreprise s en offrant des taux de n à 15 pour cent aux petites entreprises non-incorporées encore et qui représentent à peu près 50 pour cent des PME du Québec.Vente de banques CHICAGO (Reuter) \u2014 Continental Illinois Corp.a accepté d'acheter la Buffalo Grove National Bank et la Bank of Oakbrook Terrace, toutes deux situées en banlieue de Chicago.La première a des actifs de $30.2 millions et la seconde, $20.3 millions.Bucyrus défient 92 p.cent des actions de Western Gear SOUTH MILWAUKEE.Wisconsin (Reuter) \u2014 Bucyrus-Erie Co.annonce qu'elle a acquis î)2 pour cent des actions en circulation de Western Gear Corp.et qu'elle prolonge son offre jusqu'au 14 octobre pour l'achat de toute autre action ordinaire à $28 chacune.Bucyrus-Erie possède maintenant 5.6 millions d'actions de Western Gear.Prêts à sacrifier les augmentations de salaire fi PHILADELPHIE (AP) \u2014 La majorité des 66,000 employés de Con rail a accepté de différer leurs augmentations de salaires, afin d'aider l'entreprise ferroviaire à surmonter ses difficultés.En effet, 13 des 16 unions ouvrières ont accepté ceprojet qui les priverait de hausses de salaire de 12 pour cent.L'entreprise a déjà dépensé $3.:* milliards accordés par l'administration américaine dans une tentative pour assurer son indépendance financière.Accord Minier Canada-Botswana GABARONE (AFP) \u2014 Le Canada a signé un accord avec le département des mines du Botswana, apprenait-on hier à Gabarone.L'accord prévoyant une assistance technique s'étendra sur six ans et offrira au département des mines une somme d'environ $2.9 millions.$700 millions pour des réserves charbonnières CLEVELAND (AFP) \u2014 La compagnie pétrolière Standard Oil of Ohio (SOHIO) a acheté pour quelque 700 millions de dollars la majeure partie des réserves charbonnières de US Steel, ont annoncé les deux firmes.Le contrat porte sur 700 millions de tonnes de réserves et ne laisse que 60 millions de tonnes entre les mains de la première compagnie sidérurgique américaine.SOHIO, premier producteur de pétrole aux Etats-Unis et Même compagnie pétrolière américaine, dispose déjà de 1.4 milliard de tonnes de réserves de charbon par l'intermédiaire de sa filiale Old Ben Coal.Contrôlée à 53 pour cent par la British Petroleum, SOHIO a racheté au printemps la société Kennecott.premier producteur de cuivre aux Etats-Unis.Scott Paper au Mexique PHILADELPHIE (CDJ) \u2014 Scott Paper International Inc., une filiale à part entière de Scott Paper Co., annonce que son associée au Mexique a acquis une usine de papier et de tissus hygiéniques pour la somme de $130 millions.L'acquisition a été réalisée par Compania Industrial de San Cristobal, affiliée à 49 pour cent, sous forme d'un paiement comptant de $30 million et d'un financement de $100 millions.Vente de $75 millions d'actions ¦ EDMONTON\u2014 Canadian Uti lities vend au Canada pour $75 millions d'actions privilégiées de second rang (série F), racheta-bles et cumulatives.Les 3,000,000 d'actions sont cotées au prix de $25 par action et doivent rapporter 14 pour cent.Elles sont rachetables le 1er octobre 1984 et le 1er octobre 1989.Les revenus de cette émission iront au remboursement d'effets payables et au financement du programme d'immobilisations de la compagnie.(ireenshields Inc., Pit field MacKay Ross, Wood Gundy et Nesbitt Thomson Securities dirigent le syndicat de souscription.Nouvelle usine d'une filiale de Nabisco ¦ NEW YORK (Reuter) \u2014 Hygiene Industries, une filiale de Nabisco Brands Inc., annonce qu'elle entreprend la construction d'une nouvelle usine de 108,000 pieds carrés à Sardis, Mississippi.Hygiene, fabricant de rideaux de douche, emploiera entre 400 et 500 employés.CONSOUDATED-BATHURST INC.Déclaration de dividende Actions privilégiées AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que le dividende trimestriel de trente-sept cents ($0.37) par action rapporté par les actions priviléeiées série 1966 en circulation de ia Société «soit le dividende n° bOi.payable le Ier novembre 1981, a été déclaré le 2h septembre 1981.Ce di\\ i* dende est payable aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 9 octobre 1981.Par ordre du conseil.Le Secrétaire.F.S.Kirkland Montréal i Québec» le 2 octobre 11>m LES PAPETERIES BATHURST LIMITÉE Déclaration de dividende Actions privilégiées AVIS EST PAR LIS PRÉSENTES DONNÉ que le dividende trimestriel de vingt-six et un quart cents (S0.2625) par action rapporté par les actions privilégiées série 1963 en circulation de la Société (soil le dividende n° 72 >.payable le Ier décembre 1981, a été déclaré le 2«S septembre 1981.Ce dividende est payable aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le b novembre 1981.Par ordre du conseil.Le Secrétaire.E.S.Kirkland Montréal i Québec» le 2 octobre 1981 Un porteur de mu -\u2022-.v.rr.'.-'.îV.'i \u2022\u2022.\u2022*.: .r.\u2022\u2022 :_\" .__ 1 ^MPJ^^ ^^M^mm^ MWM^M ^MÉPS^^k ^MM^B^ ^Ml^ ça se Carole Léveillée\tChambly\tAndré Desormeaux\tSt-Jerôme Eric Côté\tCandiac\tChristian Emard\tLorraine Claire Denis\tBerthierville\tJean-Claude Thomas\tMontréal Chantai Roussel\tSte-Therèse\tPhilippe Leduc\tMontréal Diane Laurin\tSt-Eustacho\tFrançois Sauvé\tBcauharnois Anne-Marie Gauthier\tDorion\tBenoit Halley\tShawinigan Luc Lefebvre\tSt-Leonard\tMarcel Lamothe\tLachenaie Alain LegauH\tLaprairie\tAndré Lauzon\tOka Marc Bonneau\tFarnham\tEric Bonnette\tBlainville Stéphane Gélinas\tJolietto\tAlexandro Bracci\tMontréal Regarde la liste ci-contre: si ton nom et ta municipalité y figurent, appelle, entre 6h00 et 6h30 le matin, au numéro ci-dessous indiqué pour t'identifier et gagne UN STYLO PERSONNALISÉ Ce n'est pas tout! A chaque jour, LA PRESSE fera tirer un RADIO-RÉVEIL parmi les porteurs qui auront appelé, au bon moment, au numéro: 2857301 (les appels à frais virés seront acceptés) Voici les noms des porteurs qui ont mérité un radio-réveil: LUNDI, 21 stptembra Jean-François Séguin Reperrtigny MARDI, 22 septembre Ulysse Dubuc Longueifil MERCREDI, 23 sept Lee Duhamee Chambly JEUDI, 24 septembre Stéphane Rouillard Blainville VENDREDI, 25 sept Sébastien Vandal Ville LaSalle flïARRÎÈBES171 m NS\" N B To.s *î pestej annonces sont ouverts eqaienwt at i femmes e' dut nommes M&B May & Baker Représentant\u2014Produits Santé Animale Dû à une expansion dans notre division Santé Animale, nous disposons d'un poste vacant pour un représentant dans la vente.Ce candidat devra être bilingue.Les responsabilités comprennent la vente des produits pharmaceutiques de santé animale aux vétérinaires, marchands d'alimentation et autres fournisseurs de produits de santé animale.Le candidat choisi sera implique dans le développement du territoire de la province de Québec.Une formation orientée vers l'agriculture et l'expérience dans la vente dans cette industrie sont essentielles.Les demandes seront traitées confidentiellement et tout candidat doit nous faire parvenir son curriculum vitae à; M.M.Costello May & Baker Canada Inc.6557 Mississauga Road s^-^ Mississauga.Ont./' mB9 L5N1A6* ANALYSTE DE TEMPS ET MÉTHODES Une compagnie de fabrication de raccords forgés recherche un candidat bilingue pour remplir ce poste.FONCTIONS: Analyse des méthodes de fabrication en vue d'établir des procédures et déterminer des temps standards.QUALIFICATIONS: Le candidat choisi devra posséder une expérience de 3 à 5 ans dans la fabrication des produits d'acier, dans le domaine de l'estimation, de la forge, de la soudure ou de l'usinage.SURVEILLANT DE CONTRÔLE DE LA QUALITÉ La position implique une connaissance des codes ASME-ANSI-API, de la soudure, des essais non destructifs, de sélection des matériaux, des traitements thermiques ainsi que des procédés de fabrication.Posséder de 3 à 5 années d'expérience ou l'équivalent, dans une position similaire et avoir l'habileté à diriger un groupe d'inspecteurs.Let canéidoH interest** devront eovoytr hvr currkvlvm vitae a UNIRACOR LTEE 7, rue du Quai Parc Industriel Becancour, Que.GOX 1BO ADMINISTRATION GENERALE Nous cherchons un directeur dynamique pour notre service ordine de doctylographie et impression situé à Montréal.La personne choisie pourra participer à la planification et à la mise en application d'une technologie nouvelle.La personne choisie sera bilingue, douée pour le marketing et familiarisée avec la composition et i informatique.La connaissance de l'imprimerie et des services de bureau automatisé» est également souhaitable.Ce poste pourrait constituer un excellent début de carrière au sein d'une importante firme canadienne.Discrétion la plus stricte assurée.Vcuilloz adresser votre curriculum vitae en mentionnant le salaire désiré à La Presse, réf.10975 CP.6041, Suce.A.Montréal, Que.H3C 3E3 SURINTENDANT GERANT DE PROJET CONTREMAÎTRE Pour une importante compagnie de construction de Montréal.Les postulants devront posséder une expérience dans la construction d'un immeuble à étages multiples.Salaire et avantages sociaux selon compétence.Envoyer curriculum vitae à: La Presse, réf.x 10073 CP.6041, Sure.A Montreal, Quo.H3C 3E3 J'AVAIS DES AILES JE M'ETAIS PAS UN ANGE tu swn mwu Frank W.Abagnale avec la collaboration de Stan Redding Voici l'histoire fantastique de Frank Abagnale qui, en cinq ans, se fit passer pour pilote de ligne, pédiatre, avocat et professeur d'université, réussit à s'approprier 2 500000 S et dépensa tout avant ses 21 ans! En sortant de la maison de correction, Frank va rejoindre son père complètement ruiné.À 16 ans, il décide de partir pour New York ou il trouve un emploi minable.Falsifiant ses papiers, il s octroie dix ans de plus pour toucher un salaire plus élevé.Un défi complètement dingue C'était facile.Trop facile.Au bout de quelques jours, je sus que j'étais a découvert et que les cheques que je tirais ne valaient rien.Malgré cela, je continuais à passer à la caisse lorsque j'avais besoin d'argent pour une rallonge à ma feuille de paie ou pour me farcir un petit gueuleton avec une belle poulette.Mais vu que New-York compte plus de belles poulettes en ses murs qu'on ne peut en trouver dans une exploitation avicole, je tirai bientôt deux ou trois cheque- bidons par jour.Il y avait une certaine logique dans mes actes.D'abord, je me disais que papa couvrirait mes fredaines.Ou encore je me donnais bonne conscience en invoquant un vieux dicton, bien connu des arnaqueurs, qui veut que si les gens sont assez caves pour accepter un cheque sans en vérifier la validité, ils méritent de se taire empapaouter.Je me consolais également en me disant que j'étais mineur.Même s'ils m'attrapaient, il était douteux que je subisse un châtiment bien severe, surtout à New York, ou les lois applicables aux mineurs étaient du genre relaxe et les juges du tribunal pour enfants plutôt coulants.Comme il s'agissait d'une premiere incartade, on m'enverrait probablement chez nies parents et je n'aurais même pas a restituer un cent de cuivre oxydé.Mes derniers scrupules balayés par (es arguments pour le moins fumeux, je laissai tomber mon boulot et commençai à vivre du produit de mes méfaits.Je ne gardais aucune comptabilité quant au nombre de cheques bidons que je refilais, mais mon niveau de vie s'éleva sensiblement.Mon niveau de vice aussi.Cependant, après avoir parachuté dans la nature pendant deux mois mes cheques sans valeur, j'eus a faire face à la brutale realite: j'étais devenu un malfaiteur.Rien de plus.Rien de moins.Dans le langage du milieu, on pouvait me classer dans la Catégorie des tapissiers professionnels, sans doute parce qu'avec tous les faux cheques que j'avais mis sur le marché on aurait pu recouvrir les murs d'un grand appartement.Mais, pour l'instant, le fait de réussir dans quelque chose \u2014 n'importe quoi \u2014 était ce qui comptait le plus pour moi.Une chose me dérangeait: ce singulier métier comportait des risques.J'appris hient mon père avait signalé mon absence à la police.En général, les flics ne perdent pas leur temps à courir après un fugueur de seize ans, a moins que de sérieuses présomptions ne pèsent contre lui.Mon cas constituait sans nul doute une exception, car j'avais commis un tas de méfaits en passant mes faux chèques.Aussi appris-je que les flics étaient à mes trousses pour vol, et non pour fugue, et je m'imaginai que chaque commerçant ou homme d'affaires que j'avais entubé était sur les dents pour me dire deux mots en privé.En d'autres termes, talonné par les poulets, je savais que je pouvais échapper à leurs recherches pendant un bout de temps.Je savais également que si je demeurais à New York et continuais à encombrer les tiroirs-caisses des commerçants avec des bouts de papelard trop épais pour usage externe, je me ferais éventuellement épingler.La solution consistait à quitter New York, mais cette idée me fit frémir.Soudainement, ce coin du monde encore inconnu où je me proposais d'aller me sembla dénué de chaleur humaine et d'amitié.A Manhattan, malgré le fait que je jouais au mecton farouchement indépendant, comme les petits enfants j'avais toujours à ma portée une couverture morale que je pouvais serrer contre moi: papa et maman étaient disponibles sur un simple coup de fil ou encore pouvais-je aller les voir en me tapant quelques minutes de train.De plus, en dépit des entourloupettes que j'avais pu leur faire, je savais qu'ils me seraient toujours fidèles.L'idée de partir pour Chicago, Washington, Miami ou tout autre grand centre aussi éloigné, me faisait envisager l'avenir sous des auspices plutôt sombres.Je n'avais pratiqué à ce jour qu'un seul art: celui qui consistait a émettre de faux chèques.Comme i! ne me venait pas à l'idée que je puisse avoir une autre source de financement, cela m'inquiétait au plus haut point.Dans une autre ville, se-rais-je capable de déjouer les commerçants avec autant de facilité qu'à New York?Et puis, à New Y'ork.je possédais un vrai compte en banque, même s'il ne valait pas un ma-ravédis; je possédais aussi un permis de conduire valide, et peu importe si l'âge qui y était inscrit avait été sciemment décalé de dix ans.Ces deux éléments me permettaient tout de même de poursuivre mes activités répréhensibles de lucrative manière.Mon carnet de chèques «personnalisés» (le nom était exact mais les fonds imaginaires) et mon permis de conduire traficoté se révéleraient par ailleurs sans valeur dans une autre ville.Il me faudrait changer de nom, acquérir une nouvelle identité, m'ouvrir itn compte en banque sous un pseudonyme avant de pouvoir recommencer mes petites combines.Tout cela me semblait complexe et plein de pièges à cons.J'étais un malfaiteur qui ne réussissait pas mal \u2014 d'accord \u2014-, mais un malfaiteur qui manquait de confiance en soi.Quelques jours plus tard, alors que je me creusait encore les méninges pour sortir de ce dilemme et que je déambulais sur la 42e rue, les portes tournantes de l'hôtel Commodore me dégorgèrent tout chaud la solution à mon problème.Comme j'approchais de la porte de l'hôtel, tout un équipage de la Eastern Airlines se répandit sur le trottoir: le commandant de bord, le copilote, le navigateur et quatre hôtesses.Ils riaient et gesticulaient en affichant une joie de vivre qui semblait n'appartenir qu'à eux.Les hommes étaient tous minces et beaux gosses et les sardines dorées qui brillaient sur leurs uniformes leur donnaient un petit air aventurier.Les filles étaient toutes bien roulées, mignonnes, gracieuses et pleines de couleurs comme des papillons butinant dans un pré.Je m'arrêtai, les regardai monter dans un autocar de service et me mis à penser que je n'avais rencontré un groupe de personnes aussi séduisantes.Encore envoûté par le charme que cette équipe avait jeté sur moi comme un filet, je poursuivais mon chemin, lorsque je me mis à concevoir une idée si lumineuse, si intrépide, un plan si fulgurant que j'en restai pantois.Et si de devenais pilote?Oh! Pas un vrai pilote, bien sûr.Je n'avais pas le coeur de me taper de longues années d'études, d'entrainement, de préparation aux examens, bref, tout le saint-frusquin et le boulot qui vont de pair lorsqu'on veut un jour être en mesure de poser ses pattes sur la manette des gaz d'un long courrier.Mais qu'arriverait-il si je portais l'uniforme et les insignes d'un pilote de ligne?Les pilotes sont des gens que l'on admire et que l'on respecte; ce sont des hommes à qui l'on fait confiance.Des hommes qui ont des moyens.Personne ne s'attend à ce qu'un pilote réside forcément là où on le rencontre et l'on ne s'attend pas non plus à ce qu'il vous refile de faux chèques.Je parvins finalement à émerger de cet envoûtement.L'idée était trop grotesque, trop ridicule pour être prise en considération.Il s'agissait, certes, d'un défi à relever, mais d'un défi complètement dingue.En arrivant au coin de la 42e et de Park Avenue, je me sentis littéralement écrasé par la présence du building de la Pan American World Airways et, tandis que je contemplais l'imposante façade de cet édifice à bureaux, ce n'était plus pour moi une structure de béton, d'acier et de verre, mais une montagne qu'il me fallait gravir.La direction de la célèbre compagnie aérienne n'en savait rien mais, à cet instant précis, elle venait d'engager l'aviateur d'opérette le plus coûteux de son histoire.Pire, un type qui ne savait même pas voler, du moins de la manière dont elle l'entendait! Et alors?Tout entomologiste vous dira qu'un bourdon n'est pas l'insecte qui vole le mieux, mais qu'il se débrouille toujours pour avoir sa part de miel.Et c'est exactement ce que j'avais l'intention d'être: un bourdon dans la ruche de la Pan Am.Les idées se bousculaient tellement dans mon pensodrome que je ne pus fermer l'oeil.Ce n'est que peu avant l'aube que je parvins à m'endormir, non sans avoir ébauché un plan.J'estimais qu'il fallait que je me fie à mon intuition, que je joue par oreille.Mais n'est-ce pas après tout la source de toute connaissance?Il suffit d'écouter et d'apprendre.Je me réveillai peu après 13h, pris l'annuaire téléphonique et notai le numéro de la Pan Am.J'appelai le standard de l'administration et demandai à parler à quelqu'un au service des achats.On me communiqua rapidement le poste.\u2014 Johnson à l'appareil.Puis-je vous aider?Tout comme César franchissant le Rubicon, je décidai que le sort en était jeté.\u2014 Certainement, Monsieur.Je m'appelle Robert Black et je suis copilote à la Pan American.Mon port d'attache se trouve à Los Angeles.Le coeur battant, je fis une pause, histoire de voir comment il allait réagir.Sans perdre de temps, il me demanda poliment: \u2014 Oui.je vous écoute.\u2014 Voilà, je suis arrivé ce matin à 8h et je dois repartir à 19h.J'avais choisi ces heures-là au hasard, espérant qu'il ne fût pas familier avec les horaires de vols de sa compagnie.En ce qui me concerne, je ne les avais pas consultés.L'air embarrassé, je poursuivis.\u2014 Je ne sais trop comment vous raconter ça.Je suis avec la maison depuis sept ans et rien de tel ne m'et jamais arrivé.Voici mon problème: quelqu'un m'a vole mon uniforme.Enfin.il n'est plus où je l'vais pose et le seul uniforme de rechange que je possède se trouve chez moi.à Los Angeles.Il faut que je rentre ce soir et je suis presque certain qu'on ne me laissera pas travailler avec des vêtements civils.Auriez-vous une idée de l'endroit ou je pourrais m'adresser pour trouver un uniforme?Je sais pas.Peut-être un tailleur.ou encore quelqu'un qui pourrait me dépanner jusqu'à ce que je rentre chez moi.DEMAIN: Du culot à revendre Edition* internationales Alain Stankf Liée 19X1 B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 OCTOBRE 1981 la aie 2 derniers jours! AUJOURD'HUI EULEMENT! * Achats en magasin seulement * Centre-ville Montréal et dans toutes les succursales sauf avis contraire }5% de O rabais! 20% de O rabais! 207< de O rabais! Tous les canapés, causeuses, meubles rembourrés et modulaires à prix ordinaires.Rayons 501.511 et 516.Tous les ensembles de cuisinettes à prix ordinaires.Rayon 511.Tous les accessoires décoratifs en laiton, à prix ordinaires.Rayon 534.0/ de /© rabais! Toutes les lampes en laitoa à prix ordinaires.de O rabais! 15°/É de O rabais! 20% Toutes les berceuses et les fauteuils inclinables à prix ordinaires.Rayon 511.Toutes les unités murales et centres de divertissement de Goldcrest et Interline seulement.Rayon 516.de O rabais! Tous les couteaux Four Stars Henckels à prix ordinaires.La Baie, ord.22.98 à 64.98 18.38 a 64.98 ch.Rayon 636.50% de rO rabais! 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