La presse, 3 octobre 1981, B. Informations générales
[" HTClMIIÎIliS \u2022 CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 OCTOBRE 1981 p Richard French John Ciaccia Clifford Lincoln Cosmo Maciocia Joan Dougherty Lucien Caron Michel Gratton John O'Gallagher William Cusano Photothèque LA PRESSE DEFIANT LEUR CHEF CLAUDE RYAN Neuf libéraux votent contre la motion Lévesque QUEBEC \u2014 Neuf députés libéraux ont voté contre la motion Lévesque visant à prier le gouvernement fédéral de ne pas amoindrir les droits et pouvoirs des membres de l'Assemblée nationale, en allant de Pavant avec son projet constitutionnel.pierre vincent De notre bureau de Québec Ce sont Michel Gratton (Gatineau), John O'Gallagher (Robert-Baldwyn), Lucien Caron (Verdun), John Ciaccia (Mont-Royal), Williams Cusano (Viau), Joan Dougherty (Jacques-Cartier), Richard French (Westmount), Clifford Lincoln (Nelligan), et Cosmo Maciocia (Viger).Les dissidents se sont ainsi écartés de la ligne dictée par leur parti et ont défié leur chef qui souhaitait un vote unanime et fort.À l'exception de deux députés péquistes, dont le ministre Jacques Pari/eau.tous les autres députés se trouvaient en Chambre au moment du vote, y compris le libéral Michel Bissonnet qui se remet avec difficulté de son accident de train en Italie.C'est donc à l'unanimité dvs partis politiques provinciaux et par un vote de 111 voix à 9 que fut adoptée la motion du premier ministre Lévesque.L'Assemblée nationale du Québec réclame donc, par une très forte majorité de ses membres, que «le gouvernement fédéral renonce à sa démarche unilatérale, s'oppose à tout geste qui pourrait porter atteinte à ses droits et affecter ses pouvoirs sans son consentement, et demande au gouvernement fédéral et à ceux des autres provinces de reprendre sans délai des négociations dans le respect des principes et des conventions qui doivent régir les modifications du régime fédéral canadien.» Tous les libéraux, qui ont voté contre la résolution dénonçant le projet constitutionnel du gouvernement se sont défendus de vouloir ainsi contester le leadership de Claude Ryan.Ainsi Lucien Caron, qui a changé d'idée plusieurs fois au cours de cette semaine et qui a fini par voter contre la motion, insiste-t-il pour faire valoir qu'il a droit à ses convictions tout autant que son chef et qu'au bout du compte «il faudra bien des gars comme moi pour aller expliquer à la population qu'il faut quand même con- tinuer à appuyer Claude Ryan pour toutes les autres questions» L'argument dominant du groupe des neuf dissidents consiste à prétendre, ainsi que le résume John Ciaccia, que «cette motion est un piège.C'est un feu vert au PQ pour faire la promotion de sa thèse séparatiste.Je vote contre cette motion parce qu'elle est dangereuse pour l'unité de notre pays.» John Ciaccia fut le seul du groupe des neuf à s'exprimer sur le parquet de l'Assemblée nationale.Les autres ont fourni diverses raisons au hasard de rencontres avec la presse dans les couloirs du Parlement, et la plupart d'entre eux finissent par faire état de leur peur bleue d'être associés de quelque manière que ce soit aux péquistes.A la fois Claude Charron et MEME SI LA NOUVELLE IMAGE NATIONALISTE DU PLQ SE TROUVE ASSOMBRIE Ryan pourrait se montrer magnanime QUEBEC \u2014 Les neuf députés libéraux, qui ont refusé de voter hier midi selon la ligne de leur parti, pourraient être passibles de sanctions pouvant aller jusqu'à l'expulsion définitive de leur parti.Mais tout parait indiquer que leur chef se montrera magnanime envers eux.pierre vincent de notre bureau de Québec Réagissant très rapidement au geste posé par ses neuf députés, Claude Ryan a indiqué, hier après-midi, en conférence de presse qu'il n'entend pas sévir contre eux.En tout cas, pas immédiatement.Il verra au cours des prochaines semaines s'il y a lieu de leur imposedsr d-sanctions.Pour l'instant, Claude Ryan comprend et respecte ses dissidents, qui, pourtant, viennent par leur geste d'assombrir la nouvelle image nationaliste que le PLQ tente de se donner depuis quelques semaines.«Ne sautez pas trop vite à des conclusions dramatiques», a dit le leader libéral provincial aux journalistes qui parlaient de démission ou d'expulsion pour le groupe des neuf.«Ils ont agi franchement et droitement.et je respecte ça», a-t-il ajouté.Puis, il a cité des exemples où des députés ont voté ou se sont prononcés contre la ligne de leur parti: les conservateurs contre la politique des langues de Robert Stanficld, les néo-démocrates contre la décision de Ed Broadbent d'appuyer le projet Trudeau, les onze péquistes contre le budget Pari/eau.Selon Claude Ryan, le Parti libéral du Québec sort plus fort que jamais de cette épreuve.«Jamais depuis le 13 avril n'a- vions-nous eu l'occasion de nous parler autant et aussi souvent.Nous avons appris à mieux nous connaître.Ce fut une des expériences les plus enrichissantes de ma vie.» Soutenant que «chacun fut libre d'obéir à la discipline du parti», M.Ryan a néanmoins reconnu avoir fait «tout ce qui est raisonnablement possible» pour inciter ses députés réticents a voter en faveur de la motion Lévesque.«J'aurais préféré un vote unanime.J'aurais aimé convaincre tout le monde que pour cette occasion il fallait faire passer les intérêts du Québec au-dessus de ceux des femmes et des hommes; j'aurais aimé que l'on comprenne bien qu'au-delà du débat sur la motion à proprement parler, il faut aujourd'hui se porter à la défense de tout notre système fédéral qui est sérieusement menacé par la conception du fédéralisme que se fait l'actuel gouvernement d'Ottawa.«Mais je n'ai réussi à rallier que trente-trois députés sur quarante-deux, soit près de 80%.» M.Ryan a annoncé hier qu'il sera conséquent avec son vote et qu'il ira expliquer aux quatre coins du Québec pourquoi il faut freiner le projet constitutionnel de Pierre Trudeau.Il s'est dit convaincu que la majorité des militants de la base du PLQ sont d'accord avec sa volonté nouvelle de mettre l'accent sur «le Québec d'abord» et d'accord avec la motion adoptée hier en Chambre.Il n'a pas nié que les libérairx fédéraux tenteront par tous les moyens de miner son autorité et de précipiter son départ, mais il a dit croire que «ça ne portera pas fruit».NOTES POLITIQUES Le débat constitutionnel, une aubaine pour Parizeau et Lessard Les membres du Conseil national du Parti québécois prendront probablement aujourd'hui, à Jonquière.le relais de l'Assemblée nationale dans la lutte constitutionnelle à finir entre Québec et Ottawa.Dans le contexte actuel, moins d'une semaine après le jugement de la Cour suprême et au lendemain du vote historique pris hier à Québec, il serait étonnant que la question nationale ne conserve pas la toute première place dans les préoccupations des délégués.Ce qui fera sans doute frandement l'affaire de bon nombre de ministres auxquels il ne déplairait pas de voir les discussions porter surtout sur le grand débat de l'heure plutôt que sur des dossiers plus concrets où ils pourraient être mis en difficulté.Plusieurs de ces questions seront malgré tout abordées parce qu'elles sont inscrites à l'ordre du jour, ou encore parce qu'elles feront l'objet de motions d'urgence à l'ouverture des délibérations.Les ministres responsables de ces dossiers peuvent toujours cependant espérer que les médias d'information mettront l'accent sur la querelle Québec-Ottawa et laisseront dans la pénombre les sujets les plus embêtants pour le gouvernement.C'est le cas du ministre des Finances, Jacques Parizeau, qui devra faire face à l'opposition de bon nombre de délégués qui veulent en savoir plus long et s'exprimer vigoureusement sur l'épineuse questyn des coupures budgétaires.On sait déjà qu'à la suite de la divulgation du rapport du Comité des Onze sur la situation économique du Québec, on a prévu à l'ordre du jour une discussion publique entre le ministre des Finances et les deux principaux intéressés par cette question, les ministres Camille Laurin et Pierre-Marc Johnson.Un autre qui devra rendre des comptes aux militants est le ministre Lucien Lessard à titre de responsable de l'innommable gâchis qu'a constitué l'administration de la Fête nationale.Il partagera sans doute le -hot seat* avec son prédécesseur à ce poste, le ministre Claude Charron dont certains amis intimes sont mis en cause dans la série d'articles publiés cette semaine dans LA PRESSE.Nul doute que ces derniers seront assez heureux de voir l'attention populaire se fixer sur le débat constitutionnel, partageant en cela le sentiment de plusieurs hommes politiques canadiens pour qui la question nationale constitue un alibi en or massif pour éviter d'aborder de front les graves problèmes économiques auxquels le vrai monde est quotidiennement confronté.La rupture survenue au sein du caucus du Parti libéral de Claude Ryan, qui a décidé d'appuyer la motion péquiste contre le projet constitutionnel de Tru-deau^donne pour la première fois une chance réelle aux conservateurs de Joe Clark de lancer un parti provincial, parti provincial qui pourrait avoir un succès relatif lors d'une prochaine élection générale.En effet, les neuf députés libéraux, dont sept sont anglophones, devront à toutes fins utiles siéger dorénavant à l'Assemblée nationale, comme indépendants.S'ils ne remuent pas eux-mêmes leur démission, Claude Ryan n'aura d'autre choix que de les expulser du caucus libéral.Un chef ne saurait en effet tolérer une telle dissidence à l'intérieur de son parti, sur une question aussi fondamentale que celle qui a été débattue au cours des deux derniers jours dans le salon de la race.En créant ce vacuum pour une partie importante de l'élec-torat québécois, soit environ 20 p.cent, dont la concentration principale se trouve à Montréal, le PLQ favorise pour ainsi dire la création d'un nouveau parti politique au Québec.Ce même phénomène, on l'a retrouvé lors de l'élection générale de 1976.L'Union nationale, contre toute attente, avait réussi à faire élire une dizaine de députés.C'était alors, en fin de compte, un vote de protestation des anglophones et des minorités ethniques contre le gouvernement libéral de Robert Bouras sa.Celui-ci devait porter l'odieu d'avoir eu le courage de faire adopter la loi 22, première législation québécoise qui reconnaissait officiellement la langue f ryiçaisc au Québec.m y - Les conservateurs québécois, par ailleurs, caressent un vieux rêve depuis la disparition, en pratique, de l'Union nationale sur l'échiquier politique.Les dirigeants du parti au Québec, dont l'actuel président de l'association provinciale, Marcel Danis, voudraient bien en effet créer un parti tory dans la belle province.Ce parti, en plus de faire la lutte au cours d'une prochaine élection provinciale, serait un important atout pour le parti national, qui n'a jamais vraiment eu une organisation solide au Québec.Cependant, il y a un sérieux «hic» à la création de ce parti.Ce qui reste des troupes conservatrices au Québec est en complète désorganisation, depuis l'élection de Danis à la présidence de l'association provinciale.Les querelles entre les différentes tendances sont plus marquées que jamais.De plus, Joe Clark, à Ottawa, est très mal conseillé par des permanents anglophones, en grande majorité, qui ne connaissent rien à la réalité politique québécoise.Une preuve de l'incohérence qui habite ce milieu, c'est la prise en charge de la permanence provinciale, à Montréal, par deux anciens créditistes, Denis Beau dofrn et Richard Janelle.René Lévesque ont tenté, au tout dernier moment, de les faire changer d'avis.Le premier en leur faisant valoir que «nous demeurons des adversaires, sauf à cette heure où nous devons mettre bas les armes pour réagir à la menace qui pèse sur nous-, et le deuxième en tentant de les convaincre que jamais son gouvernement n'abuserait de leur appui et en promettant de ne jamais utiliser à des fins partisanes le mandat «très circonscrit» contenu dans la motion.M.Lévesque, qui clôturait le court débat de deux jours, hier midi, a invité les députés à voter avec leur conscience.Certains libéraux récalcitrants comme Lise Bacon l'ont fait.Faisant à la fois un éloge dithyrambique de Pierre Trudeau «un grand démocrate, un génie.» et trainant dans la boue l'adversaire péquiste coupable de tous les maux.Lise Bacon a conclu qu'en étant dans l'obligation de voter avec «les séparatistes, je pose le geste le plus odieux de ma carrière».Richard French, député de Westmount, qui s'apprêtait jusqu'au dernier moment à voter en faveur de la résolution, «parce que je la trouve acceptable», s'est ravisé au dernier moment.«Mon siège de député était en jeu.J'ai consulté mes électeurs, et presque tous m'ont demandé de voter contre.Si j'étais allé contre leur volonté, il aurait fallu que je demande un vote de confiance dans mon comté, et je l'aurais perdu.Mon siège était en jeu.» i A » à i ï -A V Claude Ryan Photothèque LA PRESSE Charron se porte à la défense de Ryan QUEBEC \u2014 Claude Charron a tourné hier le fer dans la plaie de la deputation libérale à l'Assemblée nationale en prenant leur défense contre les attaques du ministre fédéral Jean Chrétien.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec «Si vous ne le dites pas.je le dirai: quand le ministre de la Justice du Canada dit qu'il a écrit la Charte des droits en copiant mot à mot le Livre beige que vous vous êtes donné la peine d'écrire, vous savez que la machine fédérale ment à votre sujet» a déclaré le leader parlementaire lors du débat sur la motion constitutionnelle.«Jamais, a poursuivi M.Charron, comme l'indiquera votre vote d'aujourd'hui, n'avez-vous écrit dans votre Livre beige, sinon la lutte aurait été terrible et vous auriez été incapables de vivre avec ce document, que vous souhaitiez une diminution des juridictions québécoises en matière d'éducation ou d'économie.Pourtant, sans vergogne, comme si vous n'existiez pas.on dit que c'est ce qu'on a fait».Charron a également répliqué au commentaire de Chrétien sur la décision de Claude Ryan d'appuyer la motion de Lévesque.«A Orford (où la deputation libérale fédérale s'est reunie), on a dit du chef du Parti libéral québécois, qu'on souhaitait voir premier ministre il y a cinq mois et pour lequel on a travaillé auprès de candidats libéraux provinciaux il y a cinq mois, que le député d'Argenteuil était fou.Kl c'est le ministre de la Justice du Canada qui a dit du chef de l'Opposition du Québec qu'il était fou de prendre la position qu'il prend».M.Charron a aussi rappelé sur un ton ironique que le leader du gouvernement à Ottawa.Y\\ on Pinard, parlait jeudi des «petits frères libéraux du Québec».«Nous sommes à la fois des nationalistes et des fédéralistes» (PC) \u2014 «Nous avons montré que nous sommes à la fois des nationalistes et des fédéralistes», a déclaré hier le président du Parti libéral du Québec (PLQ), Me Lawrence Wilson, invité à commenter les incidents de la journée à l'Assemblée nationale.Tout en reconnaissant que «cela peut être houleux» à l'intérieur du PLQ à court terme.Me Wilson considère que «cela sera bon pour le parti à long terme.On ne pourra plus jamais nous (les libéraux) traiter de traîtres ou de vendus au fédéral», ajoute-t-il.Au sujet des neuf dissidents, M.Wilson affirme: «Ils ont voté selon leur conscience, ils ne sont pas des numéros.Ils ont droit à \u2014 Larry Wilson leurs émotions, à leurs convictions.» Le président du PLQ reconnaît d'ailleurs avoir reçu énormément d'appels de militants libéraux de tous les coins du Québec, aussi bien francophones que anglophones qui n'étaient pas d'accord avec la motion Lévesque-Ryan d'opposition au premier ministre Trudeau.Il reconnaît d'ailleurs que plusieurs intervenants n'avaient pas lu la motion au complet.Pour expliquer la position prise par des dissidents ainsi que les militants en désaccord avec la ligne du parti, M.Wilson tient à souligner «qu'il y avait des raisons viscérales» pour ne pas voir le PLQ associé d'aucune façon age le Parti québécois. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 OCTOBRE 1981 LES DESSOUS DE LA FÊTE NATIONALE L'indemnisation du groupe Moreau a coûte plus cher que l'organisation du spectacle Jean-Guy Moreau et son groupe d'artistes ont reçu non pas $8,000, mais plutôt $10,000 du Comité organisteur de la fête nationale du Québec, et ce, à titre de compensations financières pour la préparation d'un projet de spectacle qui a finalement été annulé dans la région de Québec, soit $400 de plus que le montant total des MICHEL GIRARD cachets ($9,600) qui ont été versés au groupe d'artistes ayant conçu et donné le gros spectacle de la région de Québec lors de la dernière fête nationale, voire Marie Tifo, Germain Houde, Léo Munger, Sylvie Tremblay, Céline Côté et François Léveillé.Même si aucune entente ver-baie ou écrite existait entre le groupe de Jean-Guy Moreau et le comité régional de Québec en ce qui concerne un éventuel dédommagement en cas d'annulation de ce projet de spectacle et Jean-Guy Moreau que la réalisation du spectacle était conditionnelle à son autofinancement (par la vente des droits de télévision au réseau TVA), le comité régional de Québec avait offert au groupe Moreau un dédommagement de $2,000 lorsqu'il a été décidé de ne pas donner suite au projet, faute d'entente avec TVA.Mécontent de cette offre financière, le groupe Moreau (qui comprend Jean-Guy Moreau, Pierre Huet, Chocolat, France Castel, Michel Rivard, Louise Forestier) avait l'intention d'organiser une conférence de presse pour dénoncer «le manque de respect et d'éthique professionnelle» qu'il estimait subir de la part des dirigeants du comité régional de Québec.«Il ne s'agissait pas de chantage, mais de ce que nous considérions comme un droit de légitime défense», d'expliquer M.Moreau.Le groupe de M.Moreau demandait comme dédommagement la somme de $13,250, soit 25 p.c.des cachets demandés par les artistes intéressés à participer à ce spectacle, ce qui fut rejeté par le conseil d'administration de la région de Québec.Le groupe Moreau a donc décidé de faire part de ses «frustrations» directement au Comité organisateur de la fête nationale en espérant trouver là «une oreille plus compatissante» Le «règlement» Dans le but évident de s'éviter des problèmes (comme la tenue d'une conférence de presse par le groupe Moreau), le conseil d'administration du comité organisateur a donc décidé de verser la jolie somme de $10,000 au groupe Moreau, montant tenant compte «de toutes les heures de recherche et de travail en vue d'organiser ce spectacle», lit-on dans le contrat qui a été signé entre les deux parties.Dans son argumentation, M.Moreau prétend avoir consacré à la préparation de ce spectacle annulé quelque deux mois de travail, et il soutient d'autre part que les artistes de son groupe avaient refusé de signer d'autres engagements (même si aucun contrat n'existait avec le comité régional de Québec).Et le comité organisteur a accepté d'emblée cette argumentation.Ainsi, Jean-Guy Moreau a reçu $4,000, Pierre Huet $2,000, Chocolat $1,000, Louise Forestier $1,000, France Castel $1,000.Michel Rivard $1,000.Bourde monumentale Selon le coordonnateur du comité régional de Québec, Gilles Boursseau, le comité organisateur de la fête nationale a commis une bourde monumentale en acceptant d'accorder au groupe Moreau une somme de $10,000 en dédommagement.Le seul travail demandé à M.Moreau, à son avis, avait consisté à préparer un canevas de spectacle, ce qu'il a remis une semaine après leur rencontre.En plus, on lui avait demandé de.voir si les artistes mentionnés dans le canevas de spectacle pouvait être disponible au cas où le projet fonctionnerait.«Si M.Moreau a décidé, lui, de prendre divers engagements envers son groupe d'artistes, ça le regarde.Mais, pour nous, il a toujours été clair que ce projet de spectacle aurait le feu vert à la condition de vendre les droits de télévision à TVA, ce qui n'a pas fonctionné.Dès le départ, il savait à quoi s'en tenir.Il savait que nous avions un budget de $73,000.Lui, il nous est arrivé avec un projet de $200,000.On lui a dit qu'on n'avait pasd'objec-tion, mais à la condition de trouver de l'autofinancement.Et il le savait pertinemment», a expliqué M.Brousseau.Notons enfin que le comité régional de Québec a quand même organisé un grand spectacle avec le groupe Tifo, Houde, Munger, etc., qui a tout conçu et réalisé en même temps.La note finale du spectacle: $73,000.¦ ¦ ¦ '.'\u2022\u2022\u2022\u20220 /\u2022\u2022II: Sunquest a réduit ses tarifs d'automne de façon incroyable.Voilà donc pour vous une occasion de profiter d'un forfait vacances Sunquest à prix si bas que vous pourrez vous offrir en plus une foule de petits extras durant votre séjour.Réservez au plus tôt.C'est une occasion en or! 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robustesse, mordant et puissance de coupe.Peugeot a construit la 1re voiture vendue commercialement (1891 ), la lr« familiale (1894).ta 1\" voiture particulière «à moteur diesel ( 1922) et le premier moteur diesel à haut régime ( 1967).Des freins lucides La Peugeot 505 SR est munie de quatre freins à disque, parce que les freins à disque refroidissent et sèchent plu-, vite que des freins à tambour.I n dispositif ingénieux interprète 1 inclinaison du châssis, la repartition de la charge et règle la pression des freins pour empêcher le blocage des roues Un deuxième circuit de freins est prêt à prendre la relève m le premier vient a faire défaut L'ne cage d acier aux compartiments déformables protège les passagers La carrosserie de la 50: SR est formée de compartiments conçus pour s écraser progressivement en cas de choc et en absorber l'énergie avant c;i elle n atteigne les passagers Toutes les commandes importantes sont groupées autour de h colonne de direction, à portée immédiate Je l'oeil et du doigt.Puissance discrète La 505 SR est mue par an merveilleux 4 cylindres, incliné à 45° pour gagner de l'espace, qui a 1971 cm 1 de cylindrée, développe 9} ch DIN à 5 000 tr/m et e A muni d'un carburateur double corps Sans faire étalage :1c puissance ce moteur manifeste asse: de ressort et de nervosité pour mener rondement ce sedan de l 400 kg.Lhi moteur infatigable et.pour sa puissance, remarquablement sobre.8,4 L aux 100 km 133,6 milles au gallon) sur l'autoroute *Avcc boîte manuelle > vidcs*cs lelon les résultai d essais transmis par le fabricant à Transport Canada La consommation peut varier compte tenu des conditions climatiques et «li conduite r: de tout équipement optionnel Une certaine idée du luxe En plus de tous les perfectionnements techniques déjà cit«.*s.la 505 SR i >ffre une somme d équij erhents, un luxe et un confort trop rares sur les voitures de série toit cuivrant électrique; régulateur de vitesse; vitres à ce mmarule électrique, verrouillage centralisé des portes compte-tours (avec boiie manuelle); montre à ¦ : .: .-.: La direction de la Peugeot ^0.5 SR détecte l état de la route, et réduit / action de .son servomécanisme en cas de pluie par»exemple Le conducteur même aux moments critiques ' sent la route quartz; console centrale, sièges avants indh iduels; aération de l'habitacle ajustable par huit bouches, etc 21 opérations antirouille La carrosserie de chaque Peugeot est traitée au phosphate puis plongée dans un bain électrolytique, dans lequel le métal attire l'apprêt comme un aimant et le vêt comme une peau.En tout, la S05 SR iubit 21 operations antirouille, la dernière, dans une usine spéciale, voit recouvrir le dessous du châssis d'un revêtement inaltérable a base de caoutchouc.Peu de voitures sont, mieux que les Peugeot de la nouvelle génération a l'épreuve de 1 hiver canadien.Il n'y a pas de Peugeot neuve! Oui.votre SOS SR a déjà roulé Une équipe de conducteurs d essai \u2014 7S en tout \u2014a pour unique tâche de La première Peugeot date de 1889 l n journal dénonça \"cette invention diabo lique destinée à faire perdre la tête à nos pauvres t hei aux mettre à l'épreuve, sur une piste d essai spéciale, chaque voiture qui sort des usines Le pilote ausculte la direction, les freins, l'éclairage, le rendement du moteur, la transmission et la suspension; est à l'affût des moindres bruits et vibrations; vérifie cadrans et commandes, chauffage et climatisation Ce souci de la perfection coûte une petite tortune.que Peugeot, dans son horreur du travail bâclé et des voitures mal montées, dépense sans le moindre regret L'autre solution: le turbodiesel Peugeot Une minuscule turbine souffle à 900 km/h un véritable cyclone dont l'énergie s'ajoute à celle du moteur La source de cette puissance est gratuite: ce sont les ga: d échappement qui.au lieu de se dissiper à l'air libre, actionnent la turbine.Le turbodiesel Peugeot a deux avantages apparemment contradictoires: puissance accrue (13 p.100) en cas de besoin, et économie de carburant.Au ralenti le turbodiesel Peugeot utilise 7S p 100 de moins de carburant qu'un moteur à essence.Une voiture qui fait date Telle est donc la SOS SR Conçue et construite pour la sécurité et l'endurance, dotéed'un confort presque déraisonnable, et capable d'étonnantes performances \\e réunit elle pas tour ce que vous t\" ft s en droit d exiger aujourd nui pour la somme de lo 0005.' * f.i Vc< SR Peugeot Lu carrosserie signée Pininfarina habille une des plus belles réussites de la mécanique européenne Certains équipements représentés ici soni jacultatijs r IL/ Pour obtenir le nom du concessionnaire Peugeot le plus proche, téléphonez aux numéros suivants: Québec et Maritimes: (514) 697-7310 Ontario et Manitoba: (416) 291-1127 \u2022 Prairies et C.-B.i (604) 27 J-0707 Veuille: m'envoyer votre documentation sur les modèles Peugeot cochés ci-dessous: pro de détail suggérés Nom Rue App.Tél.?Peugeot 504 familiale Diesel 13 900 S ?Peugeot 505 GR essence 13 700 ?Peugeot 505 SR essence 16 000 ?Peugeot 505 GR Diesel 15 540 ?Peugeot 50 5 Turbo Diesel 19995 ?Peugeot 604 SL essence 18 950 Ville Province Code postal Peugeot Canada Limitée 2 5 SO, route Transcanadienne, Pointe-Claire, Que.H9R lBl mp B 4 $180 MILLIARDS D'ICI À 1987 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 OCTOBRE 1981 -1- Reagan dévoile un superplan de réarmement strate .'3.d'après UPI, AFP, Reuter Le président Ronald Reagan a proposé hier un plan de modernisation des forces nucléaires américaines qui coûtera $180 milliards au cours des six prochaines années et dont les principaux éléments sont la construction de 100 missiles intercontinentaux «MX» et de 100 bombardiers stratégiques «B-l» destinés à dissuader une attaque soviétique.Considère comme le plus ini portant renforcement de la défense des Etats-Unis depuis l'époque de la guerre froide, et le plus grand depuis l'administration Eisenhower, ce programme comprend par ailleurs: \u2022 le développement d'un nouveau bombardier utilisant la technologie ultra secrete «Stealth», dite de l'aviation invisible; \u2022 le lancement d'un nouveau sous-marin nucléaire «Trident» chaque année et le développement du nouveau missile «Trident-2» lance4 à partir de submersibles; \u2022 le déploiement de plusieurs centaines de missiles de croisière à bord de sous-marins à partir de 1984; \u2022 le renforcement du système de défense anti-aérien de l'Amérique du Nord (NOKAD) en collaboration avec le Canada; \u2022 l'amélioration des systèmes de communications avec les bombardiers et les sous-marins stratégiques; \u2022 la création de nouveaux postes de commandement mobiles capables de résister à une attaque nucléaire.Le président Reagan, qui avait à ses côtés le secretaire à la Defense.M.Caspar Weinberger, a expose ce plan dans une déclaration faite à la Maison-Blanche.Contrats de plusieurs milliards pour le Canada WASHINGTON \u2014 L'annonce hier par le président Reagan de déployer les missiles MX sur le territoire américain et de relancer au plus tôt la production du bombardier supersonique B-l mis au rancart par le président Carter en juin 77, aura un impact décisif sur le système de défense nord-américain et affectera donc le Canada.JEAN PELLETIER (de notre bureau de Washington) Ce programme au coût de $180 milliards implique en effet le déploiement d'avions de détection radar de type AWACS dans les Territoires du Nord-Ouest canadien ainsi que la modernisation en profondeur du système Dew Line mis en chantier sous le président Eisenhower afin de surveiller les chasseurs soviétiques.Dans le cadre des accords de défense Canada-Etats-Unis, Ottawa aura une part considérable du marché consacré à la fabrication et au déploiement des missiles MX.En outre, la Maison-Blanche a confirmé hier à LA PRESSE que le Canada pourrait fournir la technologie nécessaire à la fabrication des nouveaux satellites SP-1 dans l'espace.Rappelons que le Canada participe de par sa position géographique au système de surveillance radar anti-soviétique mis en place par les Etats-Unis dans l'Arctique canadien.Le déploiement des MX exige que ce système soit revisé et élargi.C'est donc dans ce contexte que le ministre canadien Herb Gray rencontrera lundi le secrétaire à la Défense, M.Caspas Weinburger, afin de jeter avec lui la base d'une nouvelle coopération canado-américaine dans le système de défense des Etats-Unis.Le déploiement des AWACS au Canada, la signature de contrat de fabrication de divers éléments des missiles MX ainsi que la mise en chantier de nouveaux satellites seront à l'ordre du jour de leurs échanges.«Il peut s'agir de plusieurs milliards de dollars en contrats de toute sorte», a déclaré à LA PRESSE, une source américaine.Il a souligné que la modernisation des forces stratégiques américaines visait a «empêcher nos adversaires de faire les erreurs que d'autres ont faites et ensuite amèrement regrettées dans le passé».Ces erreurs, a-t-il dit.consisteraient à sous-esti-mer la volonté des Etats-Unis de défendre leur liberté.L'agence soviétique TASS a indiqué que la decision de M.Reagan de construire 100 nouveaux missiles -MX» aura pour conséquence d'intensifier la course aux armements entre les deux superpuissances.L'agence a mentionné les autres points du programme américain, notamment la reprise du projet de bombardier «B-l» et le développement du bombardier stratégique «Stealth».Il est certain que le plan Reagan suscitera de vifs débats au congrès.Le président de la commission sénatoriale des services armés, M.John Tower (républicain, Texas), s'est déclaré «gravement déçu», esti mant que les mesures proposées ne donnent pas assez de puissance aux Etats-Unis.Le leader républicain du Sénat.M.Howard Baker, a par contre souligné que le programme présente une «bonne et saine approche de la sécurité du pays clans l'avenir».Le président Reagan a rejeté le plan Carter qui prévoyait de répartir 200 «MX» a travers 1,600 abris et de les rendre plus difficiles à repérer en les changeant d'abris a l'aide de camions spéciaux Pour ne pas retarder le programme de cet engin, qui es! une fusée à quatre» étages à combustible solide, pesant 87 tonnes, il a décidé de faire renforcer immédiatement :>(> silos de fusée de «Titan-2» et d'y placer les «MX» au fur et à mesure du retrait des «Titan».D'ici à 1984, le Pentagone étudiera trois options pour déployer le ««MX»»: 1- à bord d'avions géants, du genre «D-5»; 2- dans des abris souterrains qui pourraient être situés sous des montagnes; mise au point d'un nouveau système de protection de défense anti-missiles pour protéger les < MX»» basés dans des silos Quant aux bombardiers «B-l», quadriréacteur à géométrie va riable, capable de voler à mach 2,1 (2,160 km), et dont lt> prix est de $20 millions environ, ils seront légèrement modifiés pour améliorer leurs radars et les équiper de missiles de croisière.La première escadrille sera opérationnelle dès 1986.Ils remplaceront les plus vieux modèles de la «stratoforteres.se» «B-52» en service depuis 1956.La construction du «B-1» avait été rejetée par le president Carter.Pour ce qui est du «Trident», sous marin de 18,700 tonnes porteur de 21 missiles du même nom d'une portée de 7,500 km doté chacun de huit ogives nucléaires, il sera modernisé à raison d'un nouveau par an.CSV- ï ¦¦ .:
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