Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1981-10-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" CAIS D'ENTRAIDE LE MOUVEMENT DESJARDINS SE MONTRE PLUS SOUPLE ¦ Le comité exécutif pourrait passer à l'action avant le 20 octobre, date de réunion du conseil d'administration du Mouvement.page C 1 COUP DE THEATRE REPÊCHAGE ! FERGUSON CHOISIT SAVARD PRIME DE $50,000.LAMBERT PASSE AUX SABRES à Photothèque LA pages 8 et 9 25 CGIltS ^ONTRÉAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981, 97e ANNÉE, no 237, 80 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 téléphoto UPC ELLE APPUIERA LA MOTION TRUDEAU THATCHER SOUHAITE UN ACCORD DES PROVINCES page A 8 Photothèque LA PRESSE V ENQUETE DU CORONER UN TÉMOIN A VU QUELQU'UN PRENDR LES CIGARETTES ET LES ALLUMETTES ¦ À l'enquête sur la mort de M.Robert Fontaine, brûlé vif dans sa chaise à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, l'infirmière Noëlla Couture et un étudiant employé d'été ont déclaré hier avoir tous deux vu des allumettes et des cigarettes dans la chambre du malade après sa mort.L'étudiant a ajouté qu'il avail ensuite vu un ami de Mme Fontaine prendre ces allumettes.page A 3 r EJJÎTO OTTAWA A SES RAISONS QUE LA RAISON IGNORE PAR MARCEL ADAM page A 6 h\u20achf, vous ACcoêDous X Dt/2â~ &?/T£ Hi Crûtes De è/m7Ae-MEjJr Peu a/os H.X1 La Quotidienne Tirage d'hier 8-9-4 DEMAIN Nuageux, venteux REGIONS Abitibi Outaouais taurentides Cantons de l'Est Mauricie Quebec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Baie-Comeau Scpt-lles an Canada m* Mo.AUJOURD'HUI !0 1 I I 1 i : u u 12 12 M VI VI N'un^eux.,\\\\m-> Nuugeux.pluie Nuageux, bvci Knnuagcriient, pluie Knnungement, pluie Knnuagement, pluie Knsni.paiwage* nuageux Plutôt nuageux Ciel ^« ariable IMutot nuageux Plutôt nuageux DEMAIN Nuageux, venteux, fraw Nuageux, venteux, frais Nuageux, venteux.Irais Nuageux, venteux, fraw Nuageux, venteux, frais Nuageux, averses Nuageux, averses Nuageux, pluie passagère Knnuftgeniertt Nuageux.Pluie passagère Nuageux, pluie passag\"ie \t\t\tMin\tMoi Colombie-Bntonmque\tPluie\tVic tona\t9\t14 Alberto\tKnsoleille\tKdmonton\t-2\t11 Saskatchewan\tCiel variable V\tKegina\t-:t\t1 » Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Pnnce-Edouord Terre-Neuve Nuageux Ciel variable Nuageux Knsoleillê Ciel variable Nuageux Winnipeg Toronto Predericton Halifax I Iharlot tel own Saint-lean 5 9 2 6 5 r> Ml 1H 13 14 i:i 13 la presse LA PtfcSSE est publiée por LA PHESSt LTEE, 7.rua Soint-Jocquas, Montréal H2Y 1K9.Seule la Prewe Canadienne est autorisée à diffuser les informations de .LA PRESSE » et celles dot services do la Prisse Associée et do Reuter.Tous droits de reproduction des informotions particulières à LA PRESSE sont également réservés.\u20ac Courrier de la deuxième classe \u2014 Enreçotrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.si vous partez 9 aux Etats-Unis * TARIFS D'ABONNEMENTS ÉDfTKW NATIONALE UVIAtSON À DOMICAL Lundi au \tMin\tMoi.\t\tM,r.\tMox\t\tMoi.\tMox.Boston\t11\t17\tMiami\t25\t:il\tPittsburgh\t12\tIfi Buffalo\t9\t1.1\tNew York\t10\t21\tSan Francisco\t10\t18 Chicago\t1.1\t23\tNile Orléans\t20\t29\tWashington\t13\t22 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t10\t16\tHong Kong\t25\t26\tOslo\t8\t10 Athènes\t19\t39\tl.e (.'aire\t20\t30\tParis\t8\t15 Berlin\t9\t14\tLisbonne\t17\t26\tHome\t19\t25 Bruxelles\t9\t15\tLondrea\tII\t16\tSéoul\t12\t18 Buenos Aires\t22\t\u2022W\tMadrid\t17\t22\tStockholm\t11\t14 Copenhague\t8\t12\tMoscou\t10\t18\tTokyo\t15\t22 Genève\t7\t17\tMexico\t14\t25\tVienne\t\u2014\t20 vers les plages\t\t\t\t\t\t\t\t Àcapulco\t25\t32\tBermudes\t23\t31\tSan Juan\t2G\t.ta Barbarie\t23\t32\tNassau k\t'¦\t-\u2014\tTrinidad\t\u2014\t \u2022TARIFS D'ÀtOMNEMENTS UVlAttONAOOMJCU: Lundi ou $2.10 $1.50 0.15 $us $1.25 075 * Tarifs TARIFS D'AfcWMEKENTS PAR C0URRTER (Surface) CANADA U M SI $37.00 $7400 $141.00 $M.OO $4100 $96 00 SU00 $26.00 $5100 tTATS-OWS ET PAYS ÈTRAROER S II 31 52 $7110 $145 60 $291.20 $5100 $10100 $201.00 $20.10 $4140 $H20 INK)RMATK)N GÉNÉRALE REDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL ANNONCES CLASSÉES MHieuunoei ooMMvtoéoa-ftèlTIi Hmémm èikool««o»Mftè16K)0 GRANDES ANNONCES mi _»¦__.uvTOMianTs Votantes, v oy 091 % CorTÎèftiei profession i, COMPTABILITÉ GfQndes oanoncet Annonças dostett 285-7272 285-7070 285-7100 285-7313 285-7111 215-7205 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 2854892 2854901 1 Peur veut obenner, nos bureaux sont ouvert! de 7h à 18h (samedi : 7h à 15h) 2is-69u L LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 Les casinos, des tremplins pour le crime organisé Depuis quelques années déjà, le gouverment provincial flirte avec l'idée d'autoriser l'ouverture de casinos à cause de l'impact économique et touristique qu'ils pourraient entraîner.D'ailleurs, les dirigeants de Loto-Québec ont déjà déposé chez le ministre des Finances, Jacques Parizeau, deux rapports tie premier portait le nom évoca-teur de «Fortuna») qui traitent justement des avantages et des désavantages des casinos.Or, avant d'accorder un éventuel feu vert à ce projet, le gouvernement Lévesque devrait peut-être lire le rapport de PAttorney General Robert Abrams, de l'État de New York.Jadis favorable à l'ouverture de casinos, M.Abrams a radicalement changé d'opinion et annoncé qu'il combattrait désormais le projet, à la suite d'une | enquête approfondie effectuée \u2022auprès des autorités judiciaires des États du New Jersey et du Nevada.Remis le printemps dernier au gouverneur de l'État, son rapport relève une augmentation du trafic des drogues, de la prostitution et des crimes de rue à Atlantic City, où le phénomène des casinos est quand même assez récent.Pour les résidants d'At-lantic City, ce fut payer cher la revitalisation de l'économie de la station touristique.Voilà pour la pointe de l'iceberg.Mais M.Abrams a vu pire.A son avis, la présence des casinos entraine tôt ou tard la corruption des édiles municipaux (enrichis, dit-il, par les propriétaires éventuels de casinos désireux d'obtenir le zonage approprié), puis le trafic d'influences au niveau de l'état, et éventuellement la corruption du système judiciaire.Et il conclut que si les États du Nevada et du New Jersey n'ont pu empêcher ces phénomènes, il ne voit pas pourquoi l'État de New York y parviendrait, même avec sa formidable machine judiciaire.Et il a reçu l'appui inconditionnel de l'influent «New York Times».- # La venue des casinos, c'est donc un «pensez-y bien».Les désavantages sont si nombreux que même la perspective de revenus additionnels pour l'État ne devrait pas peser lourd dans la balance.Les marchands de rêve sont déjà assez nombreux sans qu'on permette en plus au crime organisé d'étendre sa néfaste influence au Québec.Cut, cut, cut .cul-cut! Le publicitaire Régis Lévesque.des Promotions H.F.S., s'est vraiment surpassé dans les jours qui ont précédé la récente soirée de boxe présentée à Montréal.Dans un texte de pleine page au titre «poulailler» («La poule va faire.cut, cut, cut face à Deroy - Georges Cherry»), Lévesque y va de phrases du genre: «Le temps est venu pour Georges Cherry de se vider le coeur avant qu'il n'explose»; «Cherry n'y voit que du feu.Il saute en Pair»; «La poule va faire cut, cut, eut quand Deroy va lui passer le coup de massue».Tout en prenant en pitié le pauvre Cherry, certainement cité hors texte, je me dois de contester la dernière affirmation de Lévesque: une poule qui reçoit un coup de massue n'a pas le temps de faire cut, cut, eut! Et heureusement, pour une fois le nom de la brasserie Molson n'était pas accolé à ces àneries (il faut bien rester dans la zoologie, non?).Il me semble que les amateurs de boxe méritent mieux que cela.Les Jeux et les tours La présentation des Jeux olympiques dans une ville est souvent accompagnée de la construction d'un monument gigantesque qui devient par la suite sa marque de commerce sur le plan touristique.On peut penser à la tour de Munich, à la tour d'Os-tankino, à Moscou, et, si le projet se materialise, à la «Space Tower 2000» que le promoteur français Jean-Claude Destievan espère construire à Los Angeles à temps pour les Jeux de 1984.Ressemblant à une fusée futuriste reposant sur ses trois pieds, la tour de 609 m serait la plus haute du monde (devant la tour du CN à Toronto, 553 m, et la tour de Moscou, 508 m), et offrirait une surface de 60 000 m2 suffisante pour loger trois hôtels, six restaurants et des salles mul-tidisciplinaires.En outre, elle serait flanquée d'un parc d'attractions et d'un immense parking.Le projet complet est évalué à $500 millions.On sait que Montréal a failli avoir sa tour, soit le mât du stade, qui ressemblait comme un petit frère à la tour Paris-Montréal convoitée par le maire Jean Drapeau à l'époque de l'Expo 67.Mais c'eut été de la petite bière à côté de la «Space Tower 2000».Une fois terminée, le mât aurait atteint une hauteur de 189 m (622 pieds).UN SECRET BIEN GARDE Cross revient après (Selon PC) \u2014 Le diplomate britannique James Richard Cross, dont l'enlèvement par une cellule du FLQ (Front de libéra-lion du Quebec) il y a 11 ans a déclenché une crise sans précédent au Canada, a effectué la semaine dernière une visite «strictement privée» de huit jours à Montréal.ans ANGLAISc0NVERDSATI0N Y î UN COURS FAIT SUR MESURE LPS vous offre des cours dans les villes suivantes: MONTRÉAL \u2022 LAVAL \u2022 SOREL GRANBY \u2022 ORUMMONDVILLE TROIS-RIVIÈRES \u2022 JOLIETTE ST-GEORGES DE BEAUCE CHICOUTIMI \u2022 QUÉBEC \u2014 Groupes de 4 à 8 élèves \u2014 Méthode visuelle exclusive \u2014 Professeurs compétents, dévoués \u2014 LPS, compagnie 100% canadienne LPS (Langue».Production».Services) Reconnu» par lo minister* d» l'Education, culturo parsonnoll» SIÈGE SOCIAL LPS: 11.rue Fraser, Place Bonaventure CP.713, Montreal H5A 1.C8 Te.: (514) 878-2821 C'était son premier séjour dans la métropole depuis sa liberation après deux mois de captivité aux mains de ses ravisseurs en 1970.Accompagné de sa femme, Barbara, le diplomate maintenant à la retraite, a repris contact avec ses amis montréalais.Les Cross ont quitté Montréal samedi matin, quelque 18 heures avant le onzième anniversaire de son enlevement, pour poursuivre leur voyage sur le continent nord-américain.Au consulat général de Grande-Bretagne, où M.Cross est allé saluer des collègues et revoir son ancien bureau, un porte-parole s'est contenté de confirmer que le séjour de M.et Mme Cross fut d'une semaine et qu'il avait un caractère «strictement prive».Selon un ami, qui tient à conserver l'anonymat, Mme Cross a dit regretter que la prudence des autorités britanniques les aient empêchés de revenir plus tôt à Montréal.Les époux Cross ne souhaitaient qu'une chose, jouir incognito de «retrouvailles» agréables avec leurs amis montréalais.C'est pourquoi le secret a été bien gardé durant tout leur séjour.la vigie 324-4880 Un condominium conçu pour toi et moi, sans oublier toi.^flP^ ^^^^^^ A 3 station de CUM \u2022ENTRE 6 IT 1 «UNE POL Neuf ans après l'intégration des forces policières de l'île de Montréal au sein de la Communauté urbaine, le Conseil de sécurité publique s'apprête à créer des services municipaux de police sur le territoire de la CUM et ainsi redonner aux municipalités pleine juridiction sur leur service de police.RAYMOND GERVAIS De source officielle, LA PRESSE a appris qu'une étude présentement en cours au .sein du Conseil de sécurité favorise la redécentralisation de la police de la CUM vers les 29 villes de l'île de Montréal.L'étude qui se base entre autres sur les re-commmandations du rapport Saulnier sur l'organisation et les fonctions policières au Québec publié en janvier 1978, recommande la création de six à douze corps de police municipaux, idéalement sept, répartis dans quelque 14 à 15 postes de police à la grandeur du territoire de la CUM.Le Conseil de sécurité étudie aussi la possibilité de créer une police judiciaire intermunicipale comme c'est le cas dans plu- S DE POLICE MUNICIPALE sieurs pays d'Europe.Ce servici serait composé des quelque 7;>': détectives que compte présentement le Service de la polie e il;' ia Communauté urbaine de Montréal, lesquels seraient n sponsa-bles des enquêtes criminelles sur l'ensemble du territoire.L'autre possibilité qui s'offre au Conseil est de confier aux quatre région policières de la CUM la section judiciaire Cette unité d'enquête qui aura juridiction sur tout le territoire pourrait s'appeler «Police judiciaire métropolitaine» et se ra sous la direction d'un directeur lequel sera assujetti au Conseil de sécurité.Quant à la section gendarmerie de la police de la CUM, elle formera les futurs corps policiers municipaux qui seront tous dirigés par un directeur soumis aux différents conseils municipaux.Le Conseil assurera le lien entre les diverses forces policières et la «police judiciaire».Le Conseil d 2 iécurité publique est composé, on le sait, de trois représentants de la ville de Montréal, trois des banlieues ainsi que d'un représentant de Québec.Différentes hypothèses sont avancées afin de déterminer quelles seront les municipalités ou les groupes de municipalités qui formeront les futurs corps policiers.Ji est connu d'ores et déjà que la ville de Montréal aura son propre corps de police (gendarmerie uniquement).Les autres villes qui pourraient avoir ieur propre service sont Montréal-Nord et Ville Saint-Laurent.Les autres corps de police pourraient être formés dans Test de l'île par les villes de Pointe-aux-TrembJes Montréal-Est, Anjou et Saint-Léonard qui en formerait un.Ce service de police pourrait selon les besoins et l'étendue du territoire compter deux postes de police.Un autre service de police pourrait regrouper les municipalités du West-Island tel que Dor-val, Pointe-Claire, Dollard-des Ormeaux, Pierrefonds, Beacons-field, etc.Les villes de Mont-Royal, Outremont, Westmount, Hampstead et Côte Saint-Luc pourraient former le corps de police du centre-ouest.Finalement, un autre service de police pourrait naître dans le sud-ouest avec les villes de Verdun, LaSal-le, Lachine et Ville Saint-Pierre.Faurque?la redécentralisation Le maire de Montréal-Nord et ancien président du Conseil de Ai lu met! et ont de la de M.Fontai Pour la première fois depuis le début de l'enquête du coroner qui vise à déterminer pourquoi M.Robert Fontaine, un cancéreux âgé de 53 ans, a été trouvé le corps à moitié calcine dans sa chambre de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, le 30 juillet dernier, une infirmière et un étudiant ont affirmé hier avoir vu un paquet de cigarettes et un carton d'allumettes dans la MARTHA GAGKON _ chambre 520 alors qu'ils dispensaient des soins d'urgence au patient qui souffrait terriblement.L'infirmière, Noëlla Couture, et Jean Delpèche, l'étudiant qui travaillait comme préposé aux bénéficiaires pour la période estivale, ont été assignés auprès de M.Fontaine vers 8h30 le 30 juillet après les tristes événements.Le patient qui, quelques instants plus tôt, avait été trouvé assis dans son fauteuil les vêtements en flammes, était à ce moment-là étendu sur le lit à demi-inconscient.A tour de rôle hier, Mme Couture et M.Delpèche sont venus raconter au coroner Roch Hé-roux qu'ils avaient remarqué un carton d'allumettes et un paquet de cigarettes dans la chambre de M.Fontaine.Si leurs témoignages concordent parfaitement sur ce point, il en est autrement en ce qui concerne l'endroit exact où se trouvaient ces objets.L'infirmière dit avoir remarqué le paquet de cigarettes qui était sur le plancher, sous le fauteuil dans lequel le patient avait brûlé.Quant à son confrère, il a vu le paquet sur le rebord de la fenêtre et selon lui, le fauteuil était dans le corridor recouvert d'un drap.Cette contradiction peut peut-être s'expliquer par le fait qu'une femme de ménage et un concierge sont venus dans la chambre au cours de Pavant-midi, pour faire le nettoyage: laver le plancher et les murs.Il n'est pas impossible que l'un ou l'autre ait déplacé certaines choses.Quant à la marque des cigarettes, l'infirmière a parlé de «Player's» et M.Delpèche, a mentionné les couleurs blanc et vert.Pour ce qui est du carton d'allumettes, ils se souviennent tous les deux qu'il y avait dessus la figure de l'ancien président John F.Kennedy.Mme Couture a expliqué qu'elle avait pris ce carton d'allumettes qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre pour le mettre dan^ le tiroir d'un bureau.L'étudiant, lui, a déclaré qu'il avait déposé ces allumettes dans le cendrier.Il a aussi affirmé qu'il avait vu un homme prendre ce carton d'allumettes vers I4hl5, après la mort de M.Fontaine alors que plusieurs membres de la famille étaient présents dans la chambre.A la demande du procureur de la Couronne, le coroner a fait défiler plusieurs témoins devant M.Delpèche pour qu'il puisse identifier cet homme.L'étudiant a pointé du doigt M.George Paquette, un ami de Mme Noélla Fontaine, qui suit l'enquête depuis le début.Mme Couture et M.Delpèche ont également déclaré qu'ils n'avaient pas revu le paquet de cigarettes dans le courant de l'après midi.L'infirmière a confirmé qu'elle avait reçu chez elle un coup de téléphone du directeur de l'hôpital, possiblement en août, qui voulait connaître le travail qu'elle avait fait auprès du patient.Elle n'a pas parlé d Le meilleur fabricant d'imperméables au monde \u2014 Tous les modèles à ]h de rabais Complets, jaquettes, pardessus, pantalons.Moins de 20% à 50%.Safaris \u2022 Chemises \u2022 Robes de chambre \u2022 Cravates \u2022 50% de rabais.AUCUNE VENTE FINALE TANT QUE VOUS N'ETES PAS ENTIEREMENT SATISFAIT MAN'S^WORLD LTEE 61 9 DORCHESTER, OUEST HEURES D'AFFAIRES: LUNDI AU VENDREDI ^ 9À6 SAMEDI 9A5 TÉL.:861-5453 Épargnez avec un dépôt à terme Commerce de 1 à 2 ans.m \u2022 ?é è' ENCAISSABLE! * Pour les périodes de I à 2 ans, intérêts versée semestriellement.tEncaissable avant terme mai> avec réduction d'intérêt Épargnez avec un certificat de placement d'un an, garanti par la Banque de Commerce.wtmiNpar I ,\\ Société d Hypothèques Kinn»N>c: garanti inconditionnellement piir la Banque de Commerce Canadienne Impériale NON ENCAISSABLE! >^Pour une période dun an.intérêts versé> annuellement.tNon encaissable avant terme.:Dépôt minimum de $1000.Renseignez-vous.Nous offrons toute une gamme de taux avantageux pour d autres durées : de placement et d autres modes de paiement d'intérêts.Ces taux peuvent être modifies sans préavis.0 î preav BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE Et, aurais-jc eu des doutes sur la pertinence de mes propos, qu'ils se seraient envolés quelques heures plus tard, quand je fus réveillé en pleine nuit par le téléphone.C'était ma fille, parce que j'ai aussi une fille, 15 ans, première année de cégep, très autonome pour employer un mot à la mode.Ma fille donc, qui m'appelait à la campagne de notre appartement en ville.Il était deux heures du matin, sa voix était tendue: \u2014 Papa, je te passe monsieur L., pourrais-tu lui demander de se calmer.M.L.est le père de la meilleure amie de ma fille.Très sévère au chapitre de la discipline, avec son épouse encore plus énervée que lui, il passe ses soirées à attendre sa fille unique en se demandant: «Où est-elle?».Or, vendredi soir, comme deux ou trois soirs par semaine, elle était chez nous.Et comme ça ne lui tentait pas de rentrer, elle a attendu que ses parents appellent pour leur monter une histoire: \u2014Je m'excuse, je me suis allongée et je me suis endormie.Est-ce que je peux coucher chez M.Foglia?Pas question, répond le père, je vais te chercher.Il part de Saint-Léonard avec son épouse et une demi-heure après il est au Carré Saint-Louis.Mais au lieu d'attendre dans l'auto que sa fille qui le guette par la fenêtre le rejoigne, il décide d'entrer.pour me parler j'imagine! Voilà M.L.et madame dans la maison où ils ne me trouvent pas, bien entendu, mais ils y trouvent un jeune homme auquel ils font subir un interrogatoire: nom, âge, adresse et profession des parents.Puis, c'est la crise.Des grands et des gros mots sont échangés.Ma fille qui en a assez entendu décide de me téléphoner et me passe le père éploré: \u2014 Puis-je vous faire remarquer monsieur, que vous êtes en train de foutre le bordel chez moi?.Il s'excuse et tente de m'expli-quer sa conception du couvre-feu.Je lui réponds qu'il doit y avoir à Montréal au moment où nous nous parlons 12,012 pères qui sacrent après leurs filles parce qu'elles sont rentrées après minuit.Et j'ajoute: \u2014 Pour ma part, j'ai réglé le problème en ne fixant pas de couvre-feu.Ce que je ne lui dis pas, c'est qu'en réglant le problème de cette façon, j'en ai créé d'autres.Mais j'ai pensé: «S'il me lit demain (samedi» il comprendra tout seul.» Finalement, tout cela s'est terminé par un rendez-vous auquel je viens de décider de ne pas me rendre.Je devais rencon-trerM.L.cette semaine pour parler de nos filles respectives.Plus j'y pense, moins j'en vois l'intérêt.A moins d'une autre chronique bien entendu! De toute façon on n'aurait pas grand-chose à se dire.M.L.m'a clairement laissé entendre qu'il désapprouvait ma façon d'élever mes enfants.Il trouve que ma fille est un mauvais exemple pour la sienne, il trouve que je n'ai pas assez d'autorité, il trouve que je suis trop absent, et il m'a même dit, textuel, je le jure: «Nous n'avons pas la même conception du bien et du mal! » Je n'ai pas ri, mais j'aurais dû, parce qu'au fond c'est drôle et rassurant à la fois: de ce que nous sommes lui et moi, nos filles, elles, s'en moquent.Le cordon est coupé depuis longtemps.Depuis longtemps tout est affaire de discipline.La discipline qui fait la force des armées, c'est vrai mon général Pour la famille, c'est moins sûr.Rappelez-vous les mots de Woody Allen: -Et la famille cessa, faute de combattants! » Je ne doute pas, si M.L.me lit aujourd'hui, qu'il va dire: «C'est bien ce que je pensais, il est complètement malade, c't'a-nimal-làî » Comme un chien monsieur Chose.Je mouche, je tousse, je crache, je bave, je parle du nez, j'ai la fièvre, malade comme un chien, vous dis-je.Cependant, ferais-je remarquer que c'est vous qui jappiez dans la nuit de vendredi à samedi.OBJECTIF S1 5,400,000 Cenbraide $2,450,000 S5 rues- montbéalJ ÉCORES, rue des (1911) Jadis connue sous le nom de rue Dufresne, cette voie rappel !e un seigneur et capitaine canadien.Axe sud-nord à partir de des Carrières, à l'est de l'avenue de Lorimier.DRUCOURT, rue (1911) '.En hommage à Mme Augustin de Drucourt (née de Courserac), épouse du dernier gouverneur de l'île Royale (île du Cap Breton), qui se distingua par son héroïsme durant les six semaines que l'amiral Boscawen assiégea Louisbourg en 1758.Elle mourut en octobre 1763.Préalablement nommée rue Ryan, cette voie s'étend vers l'ouest à partir de Marquette, au nord de Belle-chasse.avenue DESJARDINS, (1890) Voie ainsi nommée en mémoire d'Alphonse Desjardins (1841 1912), maire de Montréal en 1893 et 1891, après s'être appelée de Maisonneuve et Décary.Axe nord-sud à partir de Pierre-de Coubertin, à l'est de Pie-IX.DEL VECCHIO, avenue (1965) En souvenir de Rosita Del Vecchio (1846-1881), messo-so-prano née à Montréal et qui a fait carrière au Canada, aux* Etats-Unis, à Cuba et en Belgique.Axe sud-nord à partir de Beaubien à l'ouest de Langelier.DELORME, avenue (1901) Du nom d'Alfred Delorme, qui la céda à la Ville.Axe ouest-est à partir de Lartigue, au sud d'Ontario.VOLVO VOLVO VOLVO l/\u20acï VENTE ET LOCATION Nous avons présentement quelques modèles 81 en inventaire à bon prix.Profitez-en dès maintenant Les modèles 82 seront bientôt en montre Venez faire un essai sur route La direction est fière d'annoncer la venue de M.Laithier au sein de son équipe.M.Laithier profite de l'occasion pour inviter ses amis à venir lui rendre visite .A -i \\ 10271 626-8120 3612, boul.St-Jean Dollard-des-Ormeaux Près du centre commercial Fairview la fKtbSfc, MONTREAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 4 *r ' » - LA BOUTIQUE HOMME.TOUTE UNE AVENTURE! Choisir de nouveaux vêtements d'automne .voilà une aventure agréable à la Boutique Homme, où Ton offre le plus vaste choix des collections des grands couturiers Yves Saint-Laurent, Calvin Klein et Jean-Paul Germain.De plus, la femme sportive soucieuse de son élégance affectionnera notre nouvelle Boutique Ralph Lauren conçue tout spécialement pour elle.Recherchez la nouvelle marquise sur la facade de notre magasin .c'est un signe de bienvenue et de valeur intéressante.¦ « OMME 1484, RUE SHERBROOKE OUEST \u2022 TEL:931-6113 v « 4 I I « < t J7 RUNTEZPAS ONG TERME UNEVOITURE URT TERME.% » » > » v Avec des taux d'intérêt jusqu'à 23% et des prêts-auto s'échelonnant jusqu'à quatre ans, l'achat d'une voiture donne un peu l'impression de servir à payer la dette nationale.Avant d'embarquer dans pareille galère, assurez-vous de choisir une voiture qui dure plus longtemps que vos paiements.Pensez à Volvo.Les Volvo ont une moyenne de vie anticipée de 18,7 ans en Suède.Evidemment, les conditions de conduite sont différentes au Canada.Votre Volvo peut durer moins longtemps ici.Mais elle peut également durer plus longtemps.De plus, le confort et la performance d'une Volvo en font une voiture que vous voudrez garder longtemps.Cette année, payez-vous une Volvo.Vous ne serez peut-être pas mort de rire en arrivant à la banque.Mais vous ne vous arracherez pas les cheveux non plus.VOLVO Une voiture de confiance C1961 VOIVO CANADA ITCE ¦ MONTREAL AVO AUTO INC.3900 OUEST.JEAN-TAlON 342 3772 MONTREAL UP-TOWN AUTOMOBILES LTD.400.BOUI 0ECAR1E 748-8807* BOULEVARD ST-MARTIN AUTO INC.1430.BOUL ST MARTIN, LAVAI 667 4960 : ! JACAUTO LTQ1TEE 3612.BOUL ST JEAN, DOUARD DES ORMEAUX 626-8120 MONTREAL GAREAU MOTOR SALES INC.10175.RUE PAPINEAU 3813887 CHAMBLY FORT CHAMBLY AUTOMOBILES (1979) 6586623 INC.ST-JEROME AUTONOR INC.436 8211 VALLEYFIELD AUTOSPORTS JERRY INC.(514) 373 2848 LEMENN AUTOMOBILE LTEE 3839.BOUL TASCHEREAU.ST-HUBERT 678 1220 STE-AGATHE-DES-MONTS GARAGE FRANKE INC.(819)326 4775 ,-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - m i ___i i\u2014i\u2014 ji il ¦¦¦ il t\u2014r - i i -*- Gray est confiant d'attirer des commandes américaines WASHINGTON (PC) \u2014 Le ministre canadien de l'Industrie, M.Herb Gray, s'est dit satisfait, hier, des entretiens qu'il a eus avec le secrétaire américain à la défense, M.Caspar Weinberger.M.Gray s'est renau à Washington pour tenter de décrocher des contrats pour les entreprises canadiennes, depuis que les Etats-Unis ont décidé d'augmenter leur budget de la défense.Ce budget, qui était Dernier sprint électoral en Nouvelle-Ecosse HALIFAX (PC) \u2014 Les candidats à l'élection de mardi en Nouvelle-Ecosse se sont lancés dans un sprint final afin d'attirer de leur côté les voteurs encore indécis.A Halifax, le premier ministre John Buchanan a visité des bureaux de comté afin d'encourager ses troupes, espérant en cela dissiper une certaine forme de complaisance triomphaliste que des candidats conservateurs croient avoir décelée chez leurs travailleurs d'élection.Le chef libéral, M.A.M.(Sandy) Cameron, se trouvait pour sa part dans sa circonscription de Guysborough, où on le dit en danger devant le candidat progressiste-conservateur Jim Johnson, qui est d'ailleurs venu bien près de !e surprendre à l'élection de 1978.Bien qu'au début de la campagne électorale, on accordait de bonnes chances à Jim Johnson d'enlever le comté au chef libéral, la campagne inspirée et acharnée de ce dernier devrait lui permettre d'obtenir le nombre de voix nécessaires à une victoire.Quant au chef du NPD, Mme Alexa McDo-nough, son sprint final s'est effectué dans son comté de Halifax Chebucto, où elle se trouve impliquée dans une course à trois.Elle espère redonner sa crédibilité à son parti, celle-ci ayant été oassablemçnt ternie par un manque de partisans et par les facéties d'un député expulsé depuis du parti.La position des partis à la dissolution de la législature était de 34 députés pour les progressistes-conservateurs de M.Buchanan, de 15 pour les libéraux et de deux pour les néo-démocrates.Au lendemain de l'élection de 1978, les conservateurs détenaient 31 sièges, les libéraux sept, et le NPD quatre.Selon les observateurs, de sérieux indices laissent croire que les progressistes-conservateurs craignent une perte de la faveur populaire aux derniers instants de leur campagne électorale.Les libéraux déclarent que des sondages indiquent une hausse de leur popularité, mais les données rendues publiques sont trop vagues pour être concluantes.M.Buchanan a d'ailleurs déclaré à des partisans de Dartmouth qu'ils devaient s'appliquer à sortir le vote, ou bien le parti se retrouverait dans une lutte très serrée.de $162 milliards I an dernier, passera à $187 milliards en 1982.M.Gray n'a pas mentionné les contrats qu'il recherchait particulièrement, mais il a souligné que les Américains devraient profiter de l'expérience canadienne «dans les domaines des transports, de la navigation et des communications A Washington, le ministre canadien doit également rencontrer le secrétaire au Commerce, M.Malcolm Baldrige, qui ne manquera pas d'aborder certains points litigieux de la politique énergétique canadienne.Avec M.Weinberger, M.Gray a «soulevé la question du déficit qui s'est développé» dans le commerce de la défense entre le Canada et les Etats-Unis.Depuis que les deux pays ont signé une entente de partage de production de la dé fense, en 1959, le Canada a subi un déficit d'environ $400 millions.Etant donné «la réponse positive et cordiale» de M.Weinberger, il est à prévoir que les entreprises canadiennes vont pouvoir fournir des marchandises permettant aux Etats-Unis «d'améliorer leur effort militaire» DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER Fibre de verre exclusif \u2022 BALCON \u2022 ESCALIER \u2022 PATIO \u2022 ABRI D'AUTO \u2014 Installai ion effectuée par des experts \u2014 Revêtement d'alommium \u2014 Porte \u2022 fenêtre RAMPES D'ALUMINIUM \u2022 extra robuste \u2022 sans aucun entretien \u2022 choix de couleurs CERTIFICAT de GARANTIE 5 ANS PAR ÉCRIT ESTIMATION GRATUITE X 648-1100 321-9128 P/r) ALUMINIUM INC.Cours offerts aux hommes et aux femmes Formation professionnelle gratuite cours à plein temps dispensés le iour Centre de formation:cégep du Vieux-Montréal Début des cours: 1 6 novembre 1981 Techniques de fabrication mécanique (contrôle numérique) Durée: 200 jours Condition d'admission: Secondaire V ou t'équivalent incluant Maths 422 et 522 ou l'équivalent Techniques administratives (gestion industrielle) Durée: 260 jours Condition d'admission: Secondaire V ou l'équivalent N.B.Des cours préparatoires de formation générale sont offerts aux adultes n'ayant pas la scolarité requise.Inscription: Centre d'emploi du Canada de votre localité Date limite: 1 6 octobre 1 981 Commission de formation professionnelle de la main-d'oeuvre du Montréal métropolitain 374-3510 Centres d'emploi du Canada Cégeps et commissions scolaires ft .: - .CENTRE NOTRE-DAME Un endroit exceptionnel, paisible, privé, à l'image de votre personnalité.CENTRE DE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE Appelez-nous pour plus de renseignements: 342-0458-9 Service personnalisé \u2022 Conditionnement physique \u2022 Conditionnement aquatique \u2022 Salle de musculation \u2022 Jogging et sports Autres activités: badminton, golf, yoga, polo nautique, cours de natation, ballon-volant, ballon-panier, saunas, bain-vapeur, salon de détente.Locaux très spacieux.LAISSEZ-PASSER VALIDE POUR un soir (17:00h à 22:30h) deux (2) personnes du lundi au vendredi 3791, chemin Queen Mary Montréal H3V 1A8 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 EDITORIAL PAUL DESMARA1S président du conseil d'administration ROGER LEMELIN éditeur la presse ROGER-D.LANDRY président-directeur general JEANSISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS direi tour de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef Ottawa a ses raisons que la raison ignore Le caucus québécois des libéraux d'Ottawa a décidé de lancer une offensive en règle contre le gouvernement Leves-que.soutenue par un blitz propagandiste d'un million de dollars.On voudra convaincre les Québécois de quoi au juste?Qu avec un projet de réforme qui réduit les pouvoirs de l'Assemblée nationale du Québec M.Trudeau remplit sa promesse référendaire?Que ce projet est constitutionnel, alors que la Cour suprême vient de dire qu'il ne l'est pas par rapport à une convention vieille de 1 1 4 ans?Les libéraux fédéraux du Quebec ne se contenteront pas d'attaquer le gouvernement québécois, mais aussi Claude Rvan.dont le parti a appuyé à une très forte majorité la motion Levesque.Ils ont déjà commencé d'ailleurs à discréditer le chef libéral et a miner son leadership.D'abord en exerçant des pres- sions considérables sur les membres de son caucus pendant le débat d urgence, ensuite en ayant l'outrecuidance de soutenir, comme l'a fait M.Trudeau d'Australie, que le PLQ, en s'associant avec le gouvernement péquiste, n'est plus en mesure de remplir son rôle d opposition en matière constitutionnelle.Le ministre Lalonde a indiqué de quelle manière ils s'attaqueraient au gouvernement québécois: démontrer que celui-ci a intérêt à relancer le conflit avec Ottawa pour faire oublier son incompetence économique, notamment sa situation financière catastrophique qui présage selon eux un déficit budgétaire de S5 milliards cette année.Sans oublier, bien sûr, ses visées souverainistes.Le discours politique des fédéraux, depuis au moins un an, est si minable qu'il décourage les honnêtes gens de participer au débat public.Les sophismes les restrictions mentales, les contre-vérités et parfois les mensonges que nous servent M.Trudeau et quelques-uns de ses ténors québécois pour défendre leur cause, insultent l'intelligence des citoyens, discréditent ces hommes, et augmentent la suspicion autour de leur projet constitutionnel.Le conflit actuel, c'est le fédéral qui l'a initié et c'est lui qui l'alimente de plus belle en faisant fi du jugement de la Cour suprême qui donne totalement raison aux provinces de s opposer au projet Trudeau parce qu'il contrarie une tradition séculaire.Et par-dessus le marché, cette opération illégitime a été entreprise sans mandat.Le gouvernement Trudeau a une majorité parlementaire, certes, mais il a été élu par une minorité de citoyens, concentrée massivement dans seulement deux provinces, sur un programme éco- nomique et énergétique qui ne soufflait mot du problème constitutionnel et encore moins du projet actuel.Or, ce gouvernement n'a pas le droit, au plan de la morale politique, de chambarder l'équilibre constitutionnel du pays, et encore moins de le faire unilatéralement, contre la volonté de huit provinces.On comprend que les fédéraux lancent une campagne d'intoxication au Québec.C'est leur pierre d'assise électorale.C'est en vertu d'une vague promesse faite aux Québécois lors du référendum qu'ils se croient justifiés d'établir la suprématie du fédéral sur les provinces et de diminuer leurs pouvoirs législatifs.Or, les citoyens de cette province pensent à 60 pour cent que ce gouvernement n'a pas de mandat pour réaliser sa prétendue promesse référendaire et qu'il devrait en conséquence tenir un référendum national; et à 52% ils demandent que le gouvernement du Québec tienne lui-même un référendum pour lutter contre le projet Trudeau.Les citoyens savent reconnaître un abus de pouvoir.À cet égard, ils sont plus fédéralistes que le gouvernement fédéral: ils connaissent la nature de ce pays et veulent qu'il respecte les règles du jeu.Quant à l'argument du ministre Lalonde voulant que le gouvernement québécois tente de divertir l'opinion de ses échecs économiques, il y a de quoi faire éclater les pavés de rire.Les difficultés budgétaires et économiques du Québec sont très largement causées par l'ineptie du gouvernement fédéral en matière économique, son manque d'imagination et de leadership, son incapacité chronique de trouver des solutions aux problèmes structurels de notre économie, lesquels, eux.ne sont pas importés, mais le fruit de l'imprévoyance du gouverne- ment fédéral et de la prédilection de M.Trudeau pour les affaires constitutionnelles.Or, au moment où le pays est économiquement à la dérive, que les citoyens lancent de partout des S.O.S.à Ottawa, que plusieurs premiers ministres provinciaux, des hommes d aî-faires, tous les journaux du pays pressent M.Trudeau de ranger temporairement sur la tablette son projet constitutionnel pour mettre d'abord de l'ordre dans l'économie canadienne, voici que le premier ministre s'obstine à reprendre le collier et à poursuivre jusau'au bout son dessein, dut-il y divertir pendant des mois et peut-être des années l'essentiel des énergies du pays: On se croirait sur le Titanic; le bateau coule mais l'orchestre continue de jouer comme si de-rien n'était.MARCEL ADAM Le PQ n'a rien à faire dans la galère fédérale Il est difficile de croire que le Parti québécois est sérieux quand il prétend vouloir se doter d'une aile fédérale La chose est difficile à imaginer, même si M.Rene Levesque lui-même parait donner son aval au projet.Bien sur.il y a un vide sur la scène fédérale Et ce ne sont pas les conservateurs ou les neo-democrates.a court terme en tout cas.qui paraissent devoir le remplir.Avec 74 deputes sur 75.on doit reconnaître que M.Trudeau n'a pas vraiment d'opposition chez lui Pourtant, même s il s agit la d une situation démocratiquement malsaine, je pense pour ma part que le PO commettrait une erreur politique en estimant de son devoir de présenter des candidats contre ceux de M.Trudeau Le PQ.avec les mises en veilleuse successives de son option indépendantiste, a deja suffisamment joué sur I ambiguïté sans s'y enfoncer davantage.Et ce n est pas parce que M Trudeau voit son propre parti fédéral comme la véritable opposition au PQ dans la province, depuis l'appui donne par Claude Ryan a la motion Levesque.que les dirigeants du parti indépendantiste seraient justifiés de lui rendre la monnaie de sa piece.Les électeurs sont assez adultes, d'ailleurs, pour distinguer entre les divers niveaux de gouvernement.Ils ne transposent pas automatiquement leur allégeance politique d une scene à I autre.Mais, la raison fondamentale qui milite contre la présence du PQ dans I arène fédérale, c est qu il n a tout simplement pas sa place à ce palier Comment un député péquiste peut-il décemment aller siéger à Ottawa, soi-disant pour améliorer le regime du fédéralisme canadien, alors que non seulement il n y croit pas mais que le premier article de son programme l'appelle a le combattre de toutes ses forces?De toute façon, ce n'est pas à Ottawa mais a Quebec, ou ils sont majoritaires, que les Québécois pourront un jour, si tel est leur désir, prendre la deci-sion.de faire I indépendance.Aller a Ottawa ne peut constituer qu un gaspillage d énergie et d argent.Certes, le PQ.en ravissant un certain nombre de comtés aux libéraux, pourrait amener la chute du gouvernement Trudeau.Cela pourrait faire chaud au coeur de certains de ses partisans, mais, après, serait-iI beaucoup plus avancé?Et puis, il est possible de faire perdre le pouvoir à I équipe Trudeau en Il y a Montréal, il y a la banlieue «Montréal est le moteur économique du Québec et doit le demeurer.» Ce n est pas le maire de Montreal qui parle, c est le président de la Conférence des maires de la banlieue de Montréal.Il ne fait que répéter ce que le ministre des Affaires municipales avait dit la veille a tous les maires de la Conférence Et tout le monde semblait d accord la-dessus.Mais il reste que la banlieue souffre constamment d'une écharde dans la chair, et cette echarde a pour nom Montréal.Et la banlieue ne permettra pas que Montréal prenne des élans qui la dépassent elle-même.Bref, la banlieue supporte Montreal et l'accepte mal.Mais le ministre a raison: «Il faut que la banlieue soit avec Montréal, pas contre elle» Et la banlieue est souvent contre Montreal, pas avec elle.Pour la banlieue, les attitudes de I administration de Montrai sont des «diktats» imposés par des gens «qui se croient infaillibles» La banlieue ne serait alors qu'un pourvoyeur de fonds.Pour la banlieue, la solution repose dans la parité avec Montréal au sein du comité exécutif de la Communauté urbaine.On suggère, comme exemples qui se veulent probants, la Commission permanente d'aménage-menj et le Conseil de sécurité.Dans les deux organismes, la banlieue compte un nombre de membres égal a celui de Montreal, avec un membre désigné par le gouvernement qui doit rompre la trop stricte égalité.Formule idéale?Sûrement pas Elle laisse sur les épaules d un seul homme une excessive responsabilité.Elle accorde un trop grand pouvoir de pseudo-neutralité a cette personne.De plus, cette structure ne tient pas compte du fait que la banlieue ne peut prétendre, ni au plan du nombre de contribuables ni au plan de rapport fiscal, a légalité: Montréal représente une majorité confortable qui est mieux représentée par une majorité de membres que par une égalité fausse.Enfin Montreal, c est Montréal.La bonne santé de la banlieue, tout autant que sa raison d'être, dépend de l'évolution de Montréal.C'est le prestige, I attrait, la personnalité, la grandeur de Montréal qui peuvent servir a la santé de la banlieue, et non le contraire.C est pourquoi il faut parvenir a des terrains d entente et à un style de collaboration, entre Montréal et la banlieue, qui satisfassent lune et l'autre.Présentement, on assiste bien plus à laffrontement qu à la rencontre.JEAN-GUY DUBUC prenant seulement dix ou quinze comtés.Le PQ considérerait-il ce fait d armes comme une grande victoire?Ne serait-ce pas plutôt une défaite morale si M Trudeau gardait ainsi quand même I immense majorité de ses sièges?A vouloir courir deux lièvres a la fois.On proclame souvent, a I occasion de telle ou telle élection, qu il faut renforcer l'opposition.Pourtant, la premiere preoccupation des électeurs est de choisir une équipe de gouvernement.Au départ, conséquem-ment.les candidats péquistes.condamnés a être minoritaires a Ottawa, auraient très peu de chances de leur côté.Non.pardéfinition.lePQne peut être qu'un parti à vocation provinciale.M.René Levesque a eu raison jusqu ici de s opposer à toute incursion hors du Que-bec.Les raisons qu il a toujours invoquées pour ce faire sont aussi valables aujourd hui qu'hier.Dans le dernier sondage de Sorecom sur la façon dont Que-bec pourrait reagir au «coup de force» de Trudeau, la déclaration d indépendance n'a recueilli que 24 pour cent des réponses.Ce n'est pas tellement encourageant pour une invasion de i arène fédérale.VINCENT PRINCE ibor coMpreFAir, fflNCééevt coure Lfi \"Hûosse \" I '.y.-:r.:y \u2022.¦¦- A '¦ ' \u2022 Wk m ¦ mm m V ' \u2022' \u2022 : A mm l».«VViil- ¦ ¦ ri .''.*\u2022\u2022'\u2022.* \u2014\u2022\u2022*.' V;' à ¦ m& Droits réserves .MIUF: l'OPC nie son inaction LA PRESSE a publié une série de quatre (4) articles de monsieur Claude Masse sur les recours légaux des victimes de la mousse isolante d'urée formaldehyde (MIUF).Lequatrième article paru le 28 septembre 1981 pose dans sa conclusion la question de l'intervention de l'Office de la protection du consommateur.On se souvient que c'est au cours de l'hiver dernier que le gouvernement fédéral interdisait pour la première fois l'utilisation de la MIUF dans l'isolation des maisons.L'Office de la protection du consommateur entreprit alors les démarches nécessaires en vue de recueillir le plus de données possibles et permettre à son contentieux de fournir une opinion sur les recours légaux ouverts aux consommateurs victimes de la MIUF.C'est suite à cette opinion que tous les bureaux régionaux de l'Office de la protection du consommateur conseillent aux consommateurs qui sont victimes de la mousse isolante d'urée formaldehyde de consulter un avocat qui décidera, le cas échéant, de prendre les recours nécessaires afin de préserver leurs droits dans ce dossier, et ce, depuis le mois de janvier 1981.Il faut cependant se souvenir qu'à cette époque, personne ne pouvait déterminer l'étendue du problème et identifier les solutions concrètes qui s'offraient dans l'immédiat.D'ailleurs, il subsiste encore aujourd'hui beaucoup d'incertitudes à ce sujet.A chaque jour ou presque, des données supplémentaires venaient modifier quelquefois radicalement le portrait qu'on pouvait raisonnablement se faire de la situation.L'Office s'est donc, dans un premier temps, consacré à rassembler une information fiable afin de monter un dossier suffisamment complet pour mesurer l'étendue du problème.Il s'agissait, entre autres, de savoir combien de maisons étaient touchées au Québec, d'identifier les cas les plus urgents qui pourraient éventuellement requérir une intervention prioritaire, et enfin, de connaître les besoins des victimes.Après avoir complété ce dossier et après avoir identifié les besoins des consommateurs, l'Office s'est interrogé sur les mesures concrètes que l'on pouvait prendre afin de venir en aide aux victimes de la mousse d'urée formaldehyde (MIUF).Certes, si l'on fait exception des problèmes de santé, le problème fondamental pour les victimes de la MIUF, c'est celui de l'indemnisation.Les procédures devant les tribunaux risquent d'être longues, coûteuses, quelquefois hasardeuses.Tout à fait conscient que le processus judiciaire permettant de déterminer les responsabilités des divers intervenants dans ce dossier pouvait prendre une très longue période de temps, l'Office a tenté d'élaborer un programme qui permettrait de fournir une aide adéquate aux victimes de la mousse d'urée formaldehyde, et ce, sans égard aux responsabilités qui seront éventuellement établies dans ce dossier.Les besoins urgents des consommateurs auxquels il fallait répondre nous ont cependant vite démontré que les ressources disponibles à l'Office de la protection du consommateur étaient insuffisantes et qu'il fallait plutôt tenter d'en arriver à une action concertée de l'ensemble des organismes du gouvernement du Québec susceptibles d'apporter leur aide dans ce dossier.L'absence de ressources techniques nécessaires nous a en effet amené à conclure que l'Office seul n'était pas en mesure d'apporter de remède immédiat et concret aux victimes de la MIUF et qu'il ne suffisait pas de dénoncer la gravité du problème pour soulager les victimes.Cependant, l'Office pouvait entamer des discussions avec un certain nombre d'organismes gouvernementaux et vérifier avec chacun leurs possibilités de contribution à un programme d'aide des victimes de la mousse d'urée formaldehyde.C'est ainsi que le bureau des économies d'énergie, la Régie des Entreprises de construction du Québec, le ministère de l'Environnement, la Société d'habitation du Québec, la Régie du logement du Québec, la Commission des services juridiques, le ministère des Affaires sociales et le ministère des Communications ont été approchés dans ce cadre.Ces discussions et ces consultations ont permis à l'Offi- ce d'élaborer un projet d'action, gouvernemental en quatre; points qui répond aux besoins les plus urgents des victimes de la mousse d'urée formaldehyde.Ce ' plan qui implique évidemment la collaboration d'autres organismes et ministères a été présente au ministre Tardif qui l'a accueilli favorablement et doit en discuter avec ses collègues.' L'Office s'est donc immédiate1 ment mis à la tâche pour établir les modalités de fonctionnement du programme proposé.Les grandes lignes de ce pro-., gramme ont été annoncées par.le ministre Tardif à l'issue de 1^.conférence fédérale - provinciale des ministres de la Consom-.mation le 4 septembre dernier., Ce programme comporterait quatre volets sur chacun des aspects suivants: information^ soins de santé, aide technique à certains recours-types devant* les tribunaux et enfin, aide au relogement pour les victimes-dont le logement est inhabitable: Présentement, l'Office s'applique à élaborer les dernières modalités de ce programme que le ministre a accepté en principe et souhaite que le gouvernement pourra dans les meilleurs délais approuver celui-ci et en annoncer les modalités.Voici donc pour l'inaction de l'Office de la protection du consommateur dans ce dossier.Gilles MOREAU Président Office de la protection du consommateur LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 Propos misogynes Nous avons lu avec un mélange d'amusement et d'agacement les propos que le Docteur Hans Selye confiait à la journaliste Anne Richer, dans LA PRESSE du samedi 12 septembre.Sans vouloir minimiser l'importance et la portée des recherches faites il y a plusieurs années par le Docteur Selye sur le phénomène du stress et ses nombreuses implications, il est néanmoins difficile pour nous d'accepter que celui-ci puisse profiter d'un prestige et d'une crédibilité certains pour déblatérer des propos que nous trouvons plutôt gratuits et empreints d'une misogynie évidente.Des affirmations telles «les femmes qui suivent le rythme des hommes raccourcissent leur vie», surtout sortant de la bouche d'un homme qui avoue «ne pas pouvoir se baser sur des recherches précises en ce domaine» pour étayer ses dires, ne peuvent qu'entretenir la peur de plusieurs femmes devant le mythe extrêmement préjudiciable \u2014 mais toujours existant \u2014 de «la femme au travail» et surtout, insiste le Dr Selye, de la «femmequi occupe un postede direction, de responsabilités».Nous tenons à mettre en relief le côté extrêmement misogyne des propos du Docteur Selye et nous considérons que son attitude est typique de celle d'un Le Dr Hans Selye grand nombre d'hommes qui semblent avoir beaucoup de mal à accepter l'idée que de plus en plus de femmes ont accès à des postes de direction, ou à tout autre poste impliquant des prises de décision et des responsabilités égales aux leurs.Nous constatons de plus que la plupart de ces mêmes hommes ne ratent jamais la moindre occasion qui leur est offerte d'essayer de «renvoyer les femmes à leurs chaudrons».Maria MARTINEZ Pierre DESCHÊNES Montréal P.S.Le Docteur Selye reconnaît n'avoir que «scruté les chiffres fournis par les statisticiens de l'Institut international du stress de Montréal».Je trouve plutôt curieux qu'après avoir travaillé personnellement pendant plus de six mois pour le Dr Selye et ledit Institut, il ne m'a jamais été donné d'apercevoir ne serait-ce que l'ombre d'un seul de ces statisticiens-fantômes?Pierre DESCHÉNES Ottawa doit réagir contre la répression aux Philippines Monsieur Serge Joyal Ottawa Monsieur le Ministre, Le Premier ministre du Canada se rendra aux Philippines.La richesse de ce pays se trouve de plus en plus concentrée entre les mains de quelques personnes.En 1967, une personne sur quarante possédait environ 65% de la richesse du pays.En 1972, c'est une personne sur 10,000 qui possède 60% de la richesse.En 1980, c'est une personne sur 100,000 qui possède 80% de la richesse.Le peuple souffre de plus en plus.Devant la montée de la révolte du peuple à cause de la situation économique qui empire de jour en jour, le Président Marcos décrète la loi martiale en 1972.La loi martiale permet d'arrêter les gens sans mandat, de les emprisonner sans procès.Aucune critique du gouvernement n'est permise.Aucune revendication n'est possible.Toute contestation est réprimée avec violence.Selon Amnistie internationale et la Croix-Rouge internationale, il y aurait 70,000 prisonniers politiques aux Philippines et plusieurs cas de torture et de morts violentes.Le gouvernement actuel des Philippines jouit du soutien principalement militaire des Etat-Unis d'Amérique (il y a 5 bases américaines dans le pays); les transnationales américaines tirent d'énormes profits (de 300 à 400%) sur le capital investi aux Philipppines.Le régime du Président Marcos est une dictature militaire qui écrase systématiquement les droits humains les plus élémentaires.Ce régime n'a aucune cré- Le President Marcos dibilité au plan international.Nous trouvons scandaleux que le gouvernement canadien s'apprête à signer un accord d'extradition avec ce pays.Ce traité voudrait dire que des gens qui auraient aspiré à plus de justice dans leur pays et qui auraient été obligés de fuir au Canada, pourraient être forcés de retourner dans leur pays.Au contraire, nous verrions d'un bon oeil l'annonce de mesures facilitant l'accueil chez nous de Philippins poursuivis pour leurs idéaux de justice.Nous sommes convaincus que notre réaction correspond à celle d'une grande majorité de citoyens de votre comté ouvrier et nous vous demandons de faire part à M.Trudeau de notre opposition à quelque geste de sa part qui soit une caution ou un appui au régime répressif de Marcos.Selon nous, les droits des hommes et des femmmes des Philippines passent bien avant la vente de réacteurs canadiens Candu ou autres accords commerciaux du genre.Nous voulons que nos frères et soeurs des Philippines puissent vivre, et tout appui à Marcos les fera mourir.Un groupe de citoyens du comté Hochelaga-Maisonneuve par: Françoise MARCELIN La «justice» haïtienne Son Exc.Hervé Denis, Ambassadeur d'Haïti au Canada Ottawa Monsieur l'Ambassadeur, La condamnation, le 25 août 1981, de 22 prisonniers haïtiens à 15 ans de prison et de travaux forcés, telle qu'annoncée récemment dans la presse internationale, nous a profondément consternés.Amnistie internationale s'était déjà inquiétée du sort réservé à ces détenus, ainsi qu'à celui d'autres prisonniers dont les noms ne figurent malheureusement pas sur la liste des condamnés.Nous vous demandons, par cette lettre, d'effectuer les démarches nécessaires auprès de votre gouvernement pour nous renseigner du sort de ceux encore détenus sans jugement et de ceux condamnés lors du procès du 25 août.Les informations publiées dans la presse nord-américaine sur la façon dont ce procès a été mené, démontrent une absence totale du respect des droits fondamentaux de la personne tels que stipulés dans la Déclaration universelle des droits humains.En effet, à la suite d'une grève de la faim déclenchée par un groupe de prisonniers et sous la pression d'organisations internationales tomme Amnistie internationale et la Croix-Rouge internationale, le gouvernement haïtien avait accepté d'organiser un procès en septembre.Cependant, ce même gouvernement a décidé brusquement de précipiter le procès au mardi 25 août 1981.Les irrégularités de ce procès sont flagrantes: 1\u2014Le devancement unilateral de la date n'a pas permis aux prisonniers de constituer une défense solide, ni de choisir leurs avocats, ni de rendre possible la présence d'observateurs indépendants, ainsi que la venue d'une commission internationale de juristes.2\u2014Parmi les accusés figurent des personnes arrêtées à des moments différents et avec des chefs d'accusation complètement différents.Pourtant, elles se voient actuellement condamnées pour les mêmes raisons.3\u2014Le silence observé par votre gouvernement sur le procès qui n'a jamais été annoncé en Haïti même, exception faite des parents immédiats de ces détenus d'opinion, fait la preuve de son caractère singulier.(.) Bernard CYR Au nom d'Amnistie Internationale Groupe francophone d'Ottawa-Hull ._.m .U Président Duvalier N.B.* \u2014 Priorité est accorde* dons cerio page aux lettret d'intérêt général te rapportant à des ortkie* parut dont LA PRESSE.La concision est recommandé*.Los correspondant s doivent interim lisiblement hurt nam, adrottm et numéro de téléphone.LA PRESSE ne t'engage pat à publier toutes le» lettret reçues, ni à retourner let lettret, manuscrits ou autres document* non publies.L'auteur assume l'entière retpontabiUie de tes opinions.Tout en respectant la pentee de l'auteur, LA PRESSE to réserve le droit d'abréger let lettret selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne Prière d'adresser vos lettres comme soif: « Tribune libre », LA PRESSE, C.P.4700, tucc Place d'Armes.Montréal, M2Y 3M I / === Trop de publicité au Grand Prix Télé-Métropole Montréal Monsieur, Je voudrais remercier le réseau TVA pour la magnifique couverture de promotions qu'elle a faite pour le Grand Prix Labatt de Montréal.Grâce à TVA et CTV, on a vu, nous les téléspectateurs, un tiers ou un demi Grand Prix.! Si vous voulez faire une émission de «spots», faites-en une.Vous pourriez, une année nous donner les promotions et l'année suivante, tout le Grand Prix! Lucien GUILLEMgTTE Montréal La Canada, c'est Ottawa*.* La Cour suprême du Canada a fait son devoir, qui était de départager ce qui est légal de ce qui est légitime.Le geste unilatéral du gouvernement fédéral de rapatrier la constitution sans le consentement des provinces est légal.Cela va de soi.Comme il est légal de torturer les gens dans certains pays, peu importe que ça soit légitime ou tout simplement humain.parce que des lois sont là, promulguées par des gouvernements dictatoriaux.La Cour suprême a aussi indiqué que le geste unilatéral d'Ottawa est anti-fédératif.Un gouvernement dit que ça doit se faire\u2014 et ça se fera \u2014 contre l'avis de huit provinces sur dix, membres d'une fédération, qui affirment que ça ne doit pas se faire.La majorité qui joue aux élections ne joue plus dans une démocratie canadienne: les majoritaires ont tort.Et le Canada, c'est Ottawa.Enfin, M.Jean Chrétien affirme que tout ça est dans l'intérêt des Canadiens.Mais les Canadiens n'ont rien à dire sur ce qui est de leur intérêt.Les Britanniques décideront.On consultera les Canadiens sur tout ce qui n'a aucune importance.Sur ce qui est vital pour leur avenir (le partage des pouvoirs et la propriété de ce qui se trouve chez nous \u2014 comme le pétrole en Alberta \u2014) pas de référendum! Nous sommes revenus à lord Durham.André CHÉNIER Boucherville Il faudrait un moratoire Suite au jugement de la Cour suprême du Canada au sujet de la résolution Trudeau, le gouvernement fédéral devrait avoir la décence d'observer un moratoire d'au moins 12 mois pour d'abord permettre au climat malsain qui prévaut actuellement de se dissiper.Je veux bien admettre que le plus haut tribunal du pays a tranché par sept voix contre deux l'aspect légal de la question, mais le jugement ne s'arrête pas là, loin de là.Il y a bel et bien une convention et celle-ci n'est pas respectée; qui plus est, les droits des provinces sont bafoués.Or, ces deux motifs sont beaucoup plus éloquents que l'aspect purement légal et militent en faveur d'un moratoire.Devant l'entêtement de Trudeau d'aller de l'avant coûte que coûte avec son projet et de plonger le pays dans une crise encore plus grave, il faudrait une levée de boucliers pour lui faire entendre raison.A défaut d'un moratoire, pourquoi ne pas organiser une marche sur Ottawa le 24 octobre, date de la reprise de la session, pour manifester publiquement et éloquemment notre réprobation devant les agissements éhontés de Trudeau et compagnie?Chaque électeur n'a-t-il pas le droit de visiter son député à Ottawa pour lui faire part de ses préoccupations?«Les élus du peuple sont au service de leurs électeurs», dit bien une brochure destinée aux futurs citoyens canadiens qui se présentent pour obtenir leur citoyenneté canadienne.Sur les 74 députés libéraux du Québec aux Communes, il n'y en a qu'un seul jusqu'ici qui a su se tenir debout comme son collègue de Joliette Roch LaSalle.Comment expliquer cette attitude de suiveux?La raison en est bien simple: ces hommes et ces femmes vouent un culte aveugle envers leur chef qui a reconquis le pouvoir en 1980 après avoir démissionné en novembre 1979.Que des hommes politiques aussi influents et aussi brillants qu'un Jean-Luc Pépin, par exemple, fassent passer leur amitié envers leur grand ami Trudeau, parce que celui-ci veut à tout prix rapatrier la constitution canadienne avant de se retirer de la vie politique, au détriment des droits sacrés des provinces, cela dépasse l'entendement.C'est bien beau la solidarité ministérielle, mais peut-on impunément violer sa mère par souci de la solidarité ministérielle?C'est pourtant l'avenir de la patrie qui est en jeu.Les députés du Québec devraient avoir la décence de s'abstenir de voter sur cette question, tout comme leurs prédécesseurs l'ont fait en 1942 quand Mackenzie King a soumis au Parlement la loi de la conscription.Mon député d'alors, le libéral de la circonscription de Hull, Alphonse Fournier, s'était abstenu de voter lors de la présentation en troisième lecture du bill sur la conscription.Cela ne l'a pas empêché de devenir sub-séquemment ministre des Travaux publics dans ce même cabinet King.C'est que ce député avait des principes qui primaient sur la solidarité ministérielle malgré tout le respect qu'il vouait à son chef.Je ne vois pas pourquoi le co- président de la Commission Pé-pin-Robarts qui, mieux que tout autre, connaît les sentiments de la population canadienne, ne ferait pas de même.A cause précisément de son prestige, il devrait prendre la tête d'un mouvement destiné à faire entendre raison à Trudeau.Mais, hélas, jecrois malheureusement que c'est se leurrer.C'est pourquoi je suis prêt à m'absenter de mon travail le 24 octobre pour participer à une marche massive sur la colline parlementaire.Il y a un curieux paradoxe entre les agissements «légaux» de Trudeau et les agissements «illégaux» de la Gendarmerie canadienne.En effet, bien que légale, la démarche de Trudeau n'en est pas moins «illégitime» dixit à l'unanimité les neuf juges de la Cour suprême du Canada, tandis que le gouvernement Trudeau a dit des agissements «illégaux» de la RCMP qu'ils étaient «légitimes».Jacques A.LUPIEN Vétéran de Corée Montréal Publicité de mauvais gout Monsieur Claude Morin, ministre des Affaires intergouvernementales Québec Monsieur le ministre, Je trouve que la réclame du gouvernement provincial montrant une main voulant empêcher une autre main d'écraser le drapeau québécois est de mauvais goût en plus d'être malhonnête.On essaie de démontrer par ces panneaux-réclame que le gouvernement fédéral veut écraser tout ce qui est québécois, ce qui est loin de la vérité.Une analyse objective de la situation au pays peut facilement prouver qu'au contraire pour chaque cas où une injustice est faite ou semble être faite envers la province, il y a de l'autre côté un plus grand nombre de cas, dans l'ensemble plus importants, où les actions du gouvernement favorisent les intérêts du Québec.L'odieux de l'affaire est que les politiciens et les technocrates responsables de cette propagande savent très bien que la situation réelle est tout autre que celle qu'ils présentent.C'est donc une tactique malhonnête de manipulation de l'opinion publique.(.) G.M.LÉONARD St-Bruno, Québec ¦ ¦ i *A .V*.|i:a.îî {0*2::: O/ï.I .-%nOr S .'i \u2022 ¦ \u2022 r.w v \u2022 * v w \u2022 \u2022 \u2022 w \u2022 Cw:: j OC00 : 01 ^ \\ ; .\u2022 .'\u2022\u2022>.;\u2022\u2022%» Mk JSem % i : : : Yi> \u2022 ;>.S.r.:: ; 01: W >V*» :\"k>' V» \\ .r ; OC-OC j\"ïC .war.|?î 1::!// 00 Ifr \u2022 ./ J.\\-:\\ '.'.\u2022¦>' v.y.v.-.v.-.x.v.-.-.:.y.-.-.: : : \u2022 \u2022.-.-.\\ > ¦-.v.-.v.v.v.[21.00 00*91 àmmmmmmmjmmmmémmmm : ; : : : *0*rr\\(i,\\u i-OC «s jv.'.-x: :0*->5 : IwOC j Vîiw.'\">;.j ' 400 14*00.! ^ -jeu jwc > Î-V?ï>jo$ rSltO-l-i; I* .Sj O14.:«; 1* «.il :* : :.\u2022 .J.i______|__i i J VA» «AVCWAWA-A .\"AV.WVA I ^tt\\ m IC*0O!ii7AjCf|0J>D0ÎC^O0j \\2 1*0 Ito\">\\v*K \\ \u2022: \u2022.: j \\ajs\\ > > > : .\\\\ V.4 ¦ .V.,sV>- fM^MV.A* AA1 ¦ I.SVAW.W'A-'MW.S-.-.'.' ANV.-.S.f.j.'.luH.MMWWeiMMOlioil -;.;.y Oui, nous sommes prêts.Prêts à vous conduire à destination, d'un centre-ville à l'autre, en moins de 2h et demi.Prêts à vous offrir un horaire pratique et fiable, comprenant 41 départs pour répondre à vos besoins.Et prêts à vous offrir un moyen économique de voyager.De plus, vous pourrez profiter de ces avantages au nouveau terminus de uorval dans le West-Island de Montreal jm{ Jvl) Êtes-vous prêts?Il ne manque ALLER-RETOUR P'us,uev°us À PARTIR DE Voyageur 1 A 8 LE PROJET TRUDEAU ET LONDRES INFORMATIONS MdQNALES.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 Refusant de s'engager sur les délais, Mme Thatcher préférerait une entente avec les provinces MELBOURNE (PC) \u2014 Mme Margaret Thatcher a promis à M.Pierre Trudeau, hier, d'appuyer la résolution constitutionnelle et de la soumettre au Parlement britannique le plus tôt possible.Mais le premier ministre de Grande-Bretagne a refusé de l'indiquer dans le communiqué conjoint publié après l'entretien avec le premier ministre du Canada.De plus, si elle a promis à M.Trudeau de s'occuper de la requête canadienne «le plus tôt possible», elle ne s'est pas engagée à la faire approuver par le Parlement de Westminster et elle a même déclaré à M.Trudeau qu'il vaudrait beaucoup mieux qu'il y ait une entente entre Ottawa et les provinces.M.Trudeau a expliqué aux journalistes, à la conférence du Commonwealth, qu'il tenait à ce que les mots «le plus tôt possible» soient inscrits dans le communiqué.Mme Thatcher a répondu: «Nous allons nous en occuper le plus tôt possible, mais, pour l'amour de Dieu, ne mettons pas ces mots, parce que les députés ont leur dignité et ils veulent être consultés sur l'ordre du jour et n'importe quoi».Le communiqué, d'ailleurs, prévient que l'opposition à la requête canadienne sera renforcée par la décision de la Cour suprême du Canada de considérer comme une «convention» la nécessité d'un accord avec les provinces.M.Trudeau s'est empressé de signaler, cependant, que le plus haut tribunal canadien considérait sa démarche légale et que, par le fait même, «il n'appartient pas aux hommes politiques britanniques de dire ce qui est m Le premier ministre Trudeau a eu hier au consulat britannique à Melbourne, en Australie, un téte-à-tête avec Mme Thatcher, premier ministre de Grande-Bretagne.tdéphoto CP bon pour la politique canadienne».Le premier ministre a répété son intention de soumettre la résolution constitutionnelle aux Communes dès la reprise de la session, le 14 octobre.Il doit y avoir, à ce moment, un débat de deux jours, avant que la requête prenne le chemin de la Grande-Bretagne.À Londres, cependant, la session parlementaire ne débute que le 4 novembre et il sera physiquement impossible d'aborder la question avant au moins le 16 novembre.Selon des sources britanniques, il ne s'agira pas alors d'une question de jours, mais bien d'une question de semaines.Les conservateurs de Mme Thatcher jouissent d'une majorité de 40 sièges aux Communes britanniques.Mais, même si la résolution canadienne est soumise par le gouvernement conservateur, cela ne signifie pas qu'il n'y aura pas d'opposition à l'intérieur même des rangs des conservateurs.Bennett propose à Trudeau une rencontre de l'Action de grâces (D'après PC et UPC) \u2014 Le premier ministre de la Colombie-Britannique, Bill Bennett, a déclaré hier soir qu'il ne pouvait rencontrer le premier ministre Pierre Trudeau pour discuter avec lui du projet constitutionnel avant la semaine prochaine.Il n'est donc pas certain que les deux hommes puissent se rencontrer avant la rentrée parlementaire.M.Trudeau avait dit pour sa part que la seule journée où il pouvait se rendre à Victoria était vendredi prochain et que son projet constitutionnel allait être soumis aux débats de la chambre dès l'ouverture de la session, le 11 octobre.Toutefois, M.Bennett, qui a rencontré sept des neuf premiers ministres provinciaux pour tenter de trouver avec eux une solution de compromis, a dit au cours de sa conférence de presse hier, qu'il ne pouvait rien soumettre à Trudeau tant qu'il n'aura pas parlé aux deux autres premiers ministres.M.Bennett doit rencontrer le premier ministre Davis à Toronto mercredi et le premier ministre Lougheed vendredi.Ces deux rencontres ne peuvent avoir lieu avant, parce que les deux hommes sont à l'étranger, M.Davis dans le Pacifique Sud, en mission commerciale, et M.Lou- gheed en Europe, pour promouvoir le choix de Calgary comme hôte des Olympiques d'été de 1988.Le premier ministre de la Colombie-Britannique a ajouté qu'il aurait préféré rencontrer M.Trudeau mardi prochain, mais qu'il était prêt à sacrifier son congé de l'Action de grâces pour se rendre à Ottawa et parler de «dinde» avec lui.M.Bennett a dit également que d'après les dernières consultations qu'il a eues avec les premiers ministres, ces derniers sont prêts à faire preuve de souplesse pour que l'on puisse trouver une solution de compromis au problème constitutionnel et que la seule chose contre laquelle s'élevaient radicalement les premiers ministres était l'action unilatérale du gouvernement fédéral.Contre-publicité des conservateurs Pour le député conservateur Perrin Beatty, la décision du gouvernement fédéral de dépenser $1 million en publicité au Québec, pour défendre la résolution constitutionnelle du Premier ministre Trudeau, constitue «un emploi abusif, immoral et dangereux de l'argent des contribuables.Dans un communiqué, le député ontarien a signalé que le gouvernement de M.Trudeau était le premier à consacrer des sommes aussi importantes d'argent à de la publicité destinée à défendre une cause.M.Beatty était le ministre responsable de la publicité dans le gouvernement de M.Joe Clark.«Nous avons spécifiquement rejeté l'idée au moment où nous étions au pouvoir, a rappelé le député de Wellington-Dufferin-Simcoe, parce que nous trouvions dangereux et antidémocratique de se servir de millions de dollars des contribuables pour promouvoir le point de vue de notre parti.Le gouvernement libéral n'a aucun scrupule, lui, à consacrer l'argent des contribuables à des fins partisanes.» Dimanche, dans une interview radiophonique, le leader conservateur Joe Clark a fait savoir que son parti songeait à lancer sa propre campagne de publicité pour contrer le projet de M.Trudeau d'imposer une charte des droits, malgré l'opposition de huit provinces.«Je n'aime pas procéder de cette façon, a dit M.Clark, parce qu'il faut beaucoup d'argent que le parti n'a pas.Mais nous avons l'obligation d'essayer d'expliquer notre position.» M.Beatty, de son côté, a fait remarquer que la publicité des conservateurs serait financée par les fonds du parti, qui sont limités, tandis que celle du gouvernement libérai proviendrait des contribuables.L'an dernier, les libéraux étaient arrivés à la conclusion que la publicité gouvernementale devait se limiter aux programmes approuvés par le Parlement.Lougheed se réjouit Le premier ministre de 1*Alberta, M.Peter Lougheed, est enchanté du jugement sur la constitution rendu la semaine dernière par la Cour suprême du Canada.Rejoint à Londres, hier, par la station radiophonique CHQT, M.Lougheed a déclaré que la décision du tribunal clarifie l'appui que celui-ci accorde aux provinces.«Jesuisextrêmement content», a dit M.Lougheed.J'ai passé la fihdesemaineà lireledocu-ment de 168 pages et je ne comprends pas ceux qui disent qu'il s'agit d'un match nul entre le gouvernement fédéral et les provinces.Le jugement ne pourrait être plus en faveur des provinces.» i F Cette idée de présenter des candidats souverainistes aux élections fédérales est loin d'être neuve.Même avant la création du PQ, des groupes d'indépendantistes en avaient débattu, pour convenir en dernière analyse qu'une représentation parlementaire serait illogique partout ailleurs que là où les francophones sont majoritaires et capables de s'auto-détenni-ner, soit au Québec.Par la suite, René Lévesque et les autorités du PQ ont toujours rejeté du revers de la main, et avec les mêmes arguments, les pressions exercées en ce sens par les indépendantistes qui rêvaient d'aller tenter leur chance à Ottawa.On a vu, d'ailleurs, à quel désastre ont abouti ces velléités, avec l'avortement du Bloc Québécois et l'échec de l'Union Populaire aux dernières élections fédérales.Il va de soi que si le PQ plongeait lui-même dans cette arène, avec ses milliers de militants, sa caisse fort honorablement garnie et sa machine qui est maintenant rodée à toute épreuve, il représenterait une menace de taille pour des Libéraux fédéraux peu entraînés au combat \u2014 étant depuis toujours pratiquement «élus d'avance» \u2014, et qui sont au surplus en assez mauvais termes avec leurs petits frères du PLQ.Mais pourquoi ce virage abrupt des autorités péquistes devant le conseil national du week-end dernier?S'agit-il de simples représailles à rendroit des Libéraux fédéraux qui s'entêtent à poursuivre la procédure unilatérale de rapatriement de la constitution?Ce qui, d'une pierre deux coups, permettrait aussi au gouvernement d'«occuper» les militants du parti qui se cherchent de nouveaux défis?S'agirait-il aussi d'une tentative de diversion, pour faire oublier les critiques suscitées par les coupures budgétaires, et l'impuissance hélas réelle du gouvernement face au coup de force de Trudeau?.Car en fait, l'éventualité de l'élection de dix, 20 ou même 50 députés québécois à Ottawa dans deux ou trois ans ne constitue pas une réplique directe au coup de force fédéral, rien qui puisse contrer le rapatriement unilatéral de la constitution.lequel se fera bien avant que des élections ne soient déclenchées au fédéral! On oublie que la seule riposte vraiment efficace serait que le gouvernement québécois aille chercher par référendum, une majorité claire et non équivoque de «non» au projet Trudeau.Mais plutôt que de voir ce dernier entrer dans l'arène provinciale pour livrer une seconde bataille référendaire qu'il risquerait de remporter, le gouvernement québécois préfère apparemment jongler avec la perspective d'aller combattre en terrain adverse, dans l'arène fédérale.au risque que les sauveurs Le PQ au fédéral?y arrivent trop tard, comme des pompiers une fois le feu éteints.On s'interroge en tout cas, car la percée éventuelle du PQ sur la scène fédérale représenterait un tel changement de cap, et entraînerait de si profondes mutations idéologique au sein du parti, qu'il est difficile de comprendre la légèreté avec laquelle ses dirigeants semblent l'envisager.Son option souverainiste devrait en pareil cas être entièrement révisée car elle reposait sur le principe que les francophones québécois n'avaient plus de temps à perdre à Ottawa, où ils seront toujours minoritaires.Et quel impact pourraient bien avoir sur la scène fédérale une poignée de députés qui n'auraient jamais la possibilité de former le gouvernement, qui ne croiraient pas à l'utilité de leur propre rôle, et qui auraient tôt fait de passer à travers le Canada anglais pour d'ennuyeux empêcheurs de tourner en rond?On se souvient des aventures de Gilles Grégoire au parlement fédéral, après sa conversion au souverainisme: il n'y eut rien là de bien historique.On a vu aussi la faillite lamentable des crédi-tistes nationalistes et des Roch LaSalle à réaliser quoi que ce soit d'autre que des conférences de presse indignées.A moins qu'ils ne se trouvent, comme les créditistes sous Joe Clark, dans l'exceptionnelle situation de détenir la balance du pouvoir, tout ce que peuvent faire des députés souverainistes au fédéral, ce sont des filibusters, des discours répétitifs et des mesures dilatoires qui, finalement, risquent de nuire à tout le monde y compris à leur propre cause.Il se pourrait qu'avec le temps, une éventuelle aile parlementaire péquiste à Ottawa en vienne à adopter par rapport à la structure fédérale une attitude plus nuancée, et qu'elle participe de bonne foi au débat parlementaire\u2014 car au parlement d'Ottawa, on ne discute pas constamment de constitution, après tout! \u2014, quitte à maintenir quelque réserve envers la structure fédérale.Cela accentuerait les ressemblance sociologiques qui existent entre le PQ et un parti comme le NPD de Colombie britannique, qui, lui aussi, concentre son action et garde ses meilleurs éléments sur la scène provinciale \u2014 seul palier où il peut former le gouvernement \u2014 tout en s'activant sur la scène fédérale en dépit d'un sentiment d'aliénation commun aux provinces de l'ouest.L'aile fédérale du PQ deviendrait alors l'expression des traditionnelles aspirations autonomistes du Québec \u2014 la version moderne du bloc cré-ditiste à Ottawa, continuant à prêcher sans trop y croire une sorte de souveraineté-association, et composant, pour le reste, avec la double juridiction.tou-.te autre attitude étant impossible car l'électorat n'accepterait pas que ses députés au fédéral fassent du sabotage ou de l'obstruction systématique.Mais est-ce bien là ce que veulent les péquistes?LES 120 JOURS DE MITTERRAND Un gauche PARIS \u2014 La France était centralisatrice de temps immémorial.Dans les régions et départements, les préfets, émanation directe du pouvoir central, étaient tout-puissants.Une brèche a été ouverte, fin juillet, par le projet de loi sur la décentralisation, dont la première partie a été adoptée au Parlement.Non sans quelques grincements de dents: pourquoi tant de précipitation, ont dit certains, alors que le gouvernement a cinq années comfortables devant lui?«Pour agir avant que les pesanteurs sociales ne reprennent le dessus», a répondu non sans raison Mitterrand.Désormais les assemblées départementales détiendront le véritable pouvoir dans les départements (avec des attributions d'ailleurs plutôt modestes).Mais cette réforme bouscule tellement de vieilles habitudes qu'il fallait en effet beaucoup de détermination politique pour la faire.Dans la foulée, les deux problèmes «régionaux» majeurs ont été abordés: à la télévision et au ministère de l'Education, les interdits qui entouraient l'utilisation et la diffusion du breton ont été levés.Plus important: le principe d'une assemblée corse élue au suffrage universel a été accepté, ce qui a amené le Front de libération national de la Corse à proclamer une trêve dans ses attentats (plus d'une centaine par année).On serait tenté de dire, comme en 1976 au Québec, que le nouveau régime a, sur ces divers plans, la caractéristique d'être tout simplement un «bon gouvernement».C'est-à-dire de procéder à des réformes et aménagements nécessaires.Mais qui auraient dû être à la portée de tout gouvernement libéral conséquent.C'est vrai du problème crucial des travailleurs immigrés.Le ministre de l'Intérieur, Gaston Defferre, après avoir mis fin aux expulsions administratives en usage sous Giscard, semble s'être engagé sur la voie de la clarification.D'un côté, les «illégaux» ont été invités à régulariser leur situation.De l'autre, on tend à généraliser la pratique de «contrats» avec les pays «exportateurs» de main-d'oeuvre, de manière à éviter l'anarchie.Même clarification en politique étrangère, au moins dans les grands principes.Giscard avait tendance, à force d'habileté et de «compréhension de la complexité des problèmes», à vouloir être bien avec tout le monde, à ménager des susceptibilités contradictoires.Mitterrand serait plutôt en train actuellement de se forger une image de «De Gaulle de gauche».La ligne directrice de sa politique étrangère: les contradictions et les complexités n'empêchent pas la clarté dans chaque domaine précis; une action vigoureuse en faveur du Tiers-monde n'interdit pas la défense de l'intérêt national.Considéré comme «ami d'Israël» et largement soutenu par l'électorat ju f, Mitterrand a effectivement très clairement pris position sur la sécurité de l'Etat hébreu, niais cela ne l'empêche pas de conserver d'excellentes relation:» jusqu'à maintenant avec le monde arabe.Une situation paradoxale Le tempérament de Giscard le poussait par exemple à la conciliation avec l'URSS dans le domaine de \\i\\ défense, et avec les Etats-Unis sur un problème comme celui ciu Salvador.Mitterrand inverse radicalement la démarche: sa ns craindre de se retrouver en compagnie très conservatrice de Thatcher et Reagan, il approuve sans réserve les projets de réarmement en Europe; mais, sur le Salvador, il considère que c'est un problème «de misère aviint d'être stratégi- que», ce qui ne fait guère plaisir à Washington.La méthode Mitterrand consisterait en fait à clairement délimiter les zones d'accord et de désaccord.S'il a de bons rapports avec Schmidt (comme Giscard) et avec Mme Thatcher (contrairement à son prédécesseur), il n'hésite pas à plaider au sommet européen pour une lutte contre le chômage et pour une relance, même si ses partenaires sont d'un avis différent.En politique étrangère, Mitterrand essaie de définir une «troisième voie», effectivement différente, mais qui tienne compte aussi de l'intérêt national et des réalités internationales.Et c'est peut-être dans ce domaine que jusqu'à maintenant il a le mieux réussi: on ne peut qu'admirer son esprit de décision alors qu'éclata en plein été une grave crise avec l'Iran, au moment où l'ancien président Bani Sadr se voyait accorder l'asile politique en France.Comme dans les autres domaines, il est bien trop tôt pour con- clure au succès.La France est dans une situation paradoxale: assez puissante pour avoir la tentation d'une politique indépendante, pas assez pour être à l'abri des grandes secousses internationales, sur le plan économique ou politique.La nouveauté, c'est que Mitterrand, bien que conscient de ces limites, aggravées par la crise mondiale, essaie pourtant de «faire autre chose» que de gérer un état de fait.Dans un pays qui n'est pas une «superpuissance», peut-on encore prétendre «changer la vie» sans courir au désastre?Quatre mois après son installation à l'Elysée, Mitterrand donne toujours l'impression d'en avoir la volonté même si la sévérité du contexte économique (et internationale) donne à son action un caractère encore partiel et ambigu.DEMAIN: Les «ratés» de la nouvelle politique 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 Laval: le PRO s'engage à baisser le taux de taxe de 23 cents Le Parti du ralliement officiel des Lavallois (PRO) s'est engagé hier à réduire de 23 cents du $100 dollars d'évaluation le fardeau fiscal des contribuables s'il était porté au pouvoir lors du scrutin du 1er novembre.Le leader du PRO, Claude Lefebvre, a affirmé qu'il ne s'agissait pas là d'un ballon électoral ni d'un exercice de haute voltige mathématique dans le but d'attirer la sympathie des Lavallois, mais le résultat d'une analyse sérieuse effectuée par un expert comptable.M.Lefebvre affirme qu'en procédant à des coupures de postes qui servent de «coussins» et dans les dépenses «extravagantes entraînées par des projets monstres comme le Carré Laval et la Fête des voisins», le budget 82 d'un gouvernement municipal qu'il serait appelé à diriger serait de l'ordre de $163 millions, soit une augmentation de 6.5% sur le budget actuel et qu'on serait alors en mesure d'abaisser le taux de la taxe de $2.77 à $2.535 du $100 et ce, en dépit d'un taux d'inflation estimé à 12%.Invité par le leader du PRO à participer à un débat télévisé portant sur le budget de 1981, le maire sortant, M.Lucien Paiement, a soutenu qu'il n'était pas de son intention d'accepter cette invitation qu'il a qualifiée «d'enfantillages en période électorale».Si l'équipe Paiement fait la sourde oreille à la promesse du PRO de baisser le fardeau fiscal, il n'en est pas de même pour le chef de file du Parti des citoyens regroupés pour une action nouvelle (CRAN).FÊTE NATIONALE Enquête du directeur du financement des partis politiques A la suite des révélations faites par le reporter Michel Girard dans LA PRESSE ces derniers jours, sur les irrégularités qui ont truffé l'organisation de la Fête nationale du Québec, on a appris hier qu'une enquête est actuellement en cours.En effet, le directeur du financement des partis politiques, Pierre Olivier Boucher, a entrepris de vérifier les faits publiés dans LA PRESSE la semaine dernière, rapportant que des personnes payées pour voir à l'organisation de la Fête nationale, avaient en réalité travaillé pour le comité du OUI lors du référendum de mai 1980.De la même manière, 37 véhicules ainsi que du matériel publicitaire destinés à la Fête nationale auraient servi au camp du OUI.Rappelons que la Loi sur le financement des partis politiques prévoit pour les contributions illégales des amendes variant de $1,000 à $25,000.Echecs: Karpov freiné par un nul MERANO, Italie (Reuter) \u2014 Ce qui semblait être une marche triomphale vers un nouveau championnat du monde des échecs pour le Soviétique Anatoly Karpov semble s'être brusquement arrêté hier, la troisième partie qu'il a livrée à l'apatride Victor Kortch-noi s'étant terminée sur un nul.Quatre heures et quart de stratégies adverses s'équilibrant, ont pris fin au 4lème mouvement de Kortchnoi sans qu'aucun des deux joueurs ne puisse prétendre à un avantage significatif.Karpov, qui a remporté les deux premières parties de la série, mène maintenant par deux points et demi contre un .m demi point pour son adversaire.Sera \" déclaré vainqueur le premier des deux prétendants à remporter six victoires.Kortchnoi, jusqu'alors hésitant dans son jeu, a paru beaucoup plus sûr de lui, hier.Il a adopté des tactiques agressives sans jamais se retrouver en position vulnérable.La quatrième partie aura lieu jeudi, 8 octobre.Le centre sportif communautaire de Longueuil ouvert \\ ¦ Le Centre sportif communautaire de Longueuil a été ouvert à la population de la ville hier, par le cégep Edouard-Montpetit qui en assume la gestion de sa propre autorité en attendant que le tribunal statue sur cette question controversée qui oppose le cégep, d'une part, et la ville de Longueuil ainsi que la Régionale de Chambly,d'autre part.Le secrétaire général du cégep, M.Robert Spickler, a fait savoir qu'au cours des trois soirées consacrées à cette fin, la semaine dernière, 1,100 personnes se sont inscrites dans divers secteurs d'activité tels que la natation, le conditionnement physique, le badminton, le volleyball, etc.Il a précisé que, théooriquement, quand tous les programmes destinés à la communauté longueuilloise seront remplis, il pourrait y avoir place pour au moins 3,000 personnes, en plus des étudiants du cégep et de l'école Jacques-Rousseau qui y ont leurs propres programmes d'activités et de cours.M.Spickler a annoncé qu'en plus des abonnements de saison actuels, le Centre offrirait des abonnements annuels à compter de janvier. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 OCTOBRE 1981 BADIO-TELEVISKM A 11 Tenant à la fois du party de famille et du grand rite tribal où Ton oublie ses chicanes et ses malheurs pour se serrer les coudes, le gala de l'ADISQ dimanche soir nous aura fait passer d'excellents moments.Et nous rendre compte aussi qu'il n'y a pas assez de grands partys télévisés.On nous parle depuis deux ans d'un retour du gala des artistes, avec tout le tralala d'usage.Il en est même question pour mai prochain.J'ai hâte en diable.Si on en juge par la performance de dimanche soir, on est plutôt, doués dans les partys.On est quétaines par bouts, mais pas plus ni moins que les Américains le soir des Oscars.De toute façon, la quétainerie est obliga- toire un soir de party de famille.Les petits compliments cucus aussi, qui font partie intégrante de toute l'affaire, supportables à condition de ne pas en abuser.Mais on rit, et le spectacle ne s'éternise pas.Il y avait Yvon Deschamps, très en forme, qui présentait les présentateurs avec esprit, et une méchanceté de bon aloi dans ce genre de galas, soulignant l'avarice du canal iO ou rappelant, avec un grand rire sadique, que tout le monde n'allait pas gagner de trophée.Ses présentations de couples, où l'on tentait de deviner, sous l'avalanche de qualificatifs, qui allait apparaître étaient bien pensées.Il y avait même trois ministres provinciaux, dont le premier lui-même, René Lévesque, qui n'avaient pas trop Pair de s'ennuyer.A Clément Richard descendant le grand escalier, on a sérénade «J'aurais voulu être un artiste».M.Richard, on s'en souvient, fut élu l'une des vedettes préférées de l'Assemblée nationale après l'entrée en ondes de nos politiciens.On a ressuscité, pour René Lévesque, une vieille tradition royale abandonnée depuis la Finies les folies?Mais non, et c'est bien tant mieux! cour de Louis XIV, celle du fou du roi.Couvert de bagues et de satin, Christian Lalancette, qui n'était pas André Montmorency mais cette folle pédale de coiffeur de Chez Denise, a offert au premier ministre de lui arranger sa couette de cheveux.La caméra a braqué le fauteuil de M.Lévesque.Pas de René.Avait-il fui, ou alors la caméra s'était-elle encore trompée de place?Mais non, il y était, plié de rire, et sa couette a fait surface.Les fous du roi pouvaient tout dire, même du roi, qui ne leur répondait jamais «Finies les folies».Le gala de l'ADISQ a été inventé parce qu'au grand gala de JUNO de Toronto où l'on honore les musiciens canadiens, ceux du Québec n'avaient pas assez de place.C'est devenu un party de notre famille à nous.Le groupe rock April Wine, composé de jeunes montréalais anglophones.a obtenu un Félix.Le discours de remerciement d\" April Wine fut tout à fait dans le ton: «Ici, c'est notre chez-nous! » Et Clémence Desrochers a enfin eu un prix, le premier de sa carrière.Malheureusement, sa montée à genoux sur l'estrade et sa pirouette ont à peine paru à la télévision.D'ailleurs, si le show fut réussi, ce fut plus grâce aux participants qu'à la couverture-télé, qui a bousillé l'image et le son, s'attardant sur les fauteuils vides et coupant les exemples sonores au mauvais moment.Mais bien sûr, on argumentera que c'était du direct.La salle a dit hourra à Clémence et chez nous aussi.Malheureusement, Radio-Québec à la même heure présentait le show de Renée Claude «Moi c'est Clémence que j'aime le mieux».Une autre gaffe de programmation de l'autre télévision, qui devrait faire l'effort d'étudier les grilles du 2 et du 10 avant de programmer ses rares shows populaires qu'une bonne partie du public aurait envie de voir.Diane Tell a eu quatre trophées, Willie Lamothe a fait une apparition émouvante, mais c'est sans doute Véronique Béli-veau qui a été la grande gagnante de cette soirée.On savait déjà, comme me l'a déjà dit un caméraman de Radio-Canada à son sujet, qu'elle est «belle de tous les côtés».Aussi qu'elle chantait agréablement.On ignorait qu'elle avait aussi ce magnétisme rare qui faiV passer le courant jusque dàtys nos salons.Bref, un show,qui faisait du bien, et qui faisait aussi oublier momentanément que notre industrie musicale est loin d'être en parfaite santé.Mais un bon médecin vous dira que quand tout ne va pas parfaitement, on a parfois avantage à faire les fous et à prétendre que tout va bien.Il y a même un gars'qui a écrit un livre expliquant comme iJ avait guéri en riant.photo Pierre Côté, LA PRESSE; La salle a dit hourra à £ Clémence.?Autres surprises de ce show: -Diane Dufresne n'a pas eu de* trophée, même avec son magni-'.fique spectacle du Forum.Et* Douglas Leopold, ce super- m potineur, a été consacré vedette,^ arrivant au bras de la grande^ Dominique.Mais il semble bien*} que Leopold soit devenu un in-* grédient indispensable de notre showbiz local.Si on le laisse al-;: 1er, il deviendra président de** l'Union des artistes en moins de* temps qu'il en faut pour dire jet.-set.Et alors là, coco, ça va être; très flyé.* Claude Gingras Les «Matinées symphoni-ques» \u2014 concerts d'initiation à la musique présentés par l'Orchestre Symphonique de Montréal à la jeunesse étudiante \u2014 qui existent depuis 46 ans, soit depuis presque aussi longtemps que POSM lui-même, recevront cette saison une transfusion de sang neuf.Le brave Mario Dus-chenes a été renvoyé chez lui avec sa flûte à bec et la direction des Matinées a confié celles-ci non plus à un seul mais à quatre animateurs différents, tous jeunes, et recrutés dans des secteurs très divers.Présentons-les par ordre alphabétique: David Amram, compositeur et chef d'orchestre américain, associé aussi bien au jazz et au folklore qu'au «classique» et animateur de concerts d'initiation à la musique bien connu comme tel aux Etats-Unis; François Dompierre, compositeur montréalais associé à la musique «pop» mais formé au conservatoire; Jean-François Sénart, chef choral et commentateur radio-phonique; Pierre Thériault, comédien local, ex-chanteur d'opérette et populaire animateur de télévision sous les traits de «Monsieur Surprise»; Ces quatre personnalités se partagent le programme 1981-82 des Matinées de l'OSM, lesquelles ont maintenant lieu le matin, 10h30, salle Wilfrid-Pelletier (il n'y en a plus, comme autrefois, dans l'après-midi).Chacun présentera son pro- Du sang neuf aux Matinées symphoniques gramme tour â tour en français et en anglais.(M.Amram, rencontré il y a quelques jours, se débrouille fort bien en français, alors que les trois commentateurs flancophones sont également à l'aise dans la langue de Shakespeare.).Depuis la saison dernière, ces concerts sont moins nombreux qu'ils ne l'étaient dans le passé, avec le résultat que matinées en français et matinées en anglais sont maintenant en nombre égal: six dans chaque cas, pour un total de douze.«Notre auditoire anglophone s'est maintenu, m'explique une des responsables des Matinées.C'est notre auditoire francophone qui a diminué.Ce phénomène invraisemblable est dû aux restrictions budgétaires imposées par les autorités scolaires francophones, nommément la Com- mission des Ecoles catholiques de Montréal.C'est une situation extrêmement regrettable en ce qui concerne le public de demain, mais une situation à laquelle nous, des Matinées, ne pouvons rien.».Aux élèves du niveau élémentaire (âge approximatif: de 8 à 12 ans), David Amram parlera, à partir du thème «Le tour du monde chez soi», des rapports entre la musique et les instruments de folklore et la musique symphonique, et il dirigera l'orchestre dans quelques oeuvres du répertoire.Les dates des Matinées Amram: 21 avril et 18 mai (en français), 31 mars et 28 avril (en anglais).Un deuxième programme, également destiné au niveau élémentaire, présentera «L'orchestre: une machine vivante».Pierre Thériault en sera le commentateur et Jean-François Sénart, le chef d'orchestre.Ce programme comporte la participation des enfants.les dates: 16 décembre et 3 mars (en français), 28 octobre et 20 janvier (en anglais).Les élèves du niveau secondaire (de 11 à 15 ans environ) bénéficieront, eux aussi, de doux programmes différents, mais ces deux programmes seront animés par un même chef d'orchestre et commentateur: François Dompierre.Ses deux programmes ont pour titres «La musique vient du coeur» (analyse des pulsations cardiaques en rapport avec la musique) et «Musique populaire versus musique symphonique» (Dompierre y reprendra un thème qui lui est cher).Ses dates: 9 décembre et 10 mars (français), 13 janvier et 17 mars (anglais).La Banque de Nouvelle-Ecosse a octroyé une subvention de $10,000 à la saison 1981-82 des Matinées symphoniques.Autre initiative de l'Orchestre Symphonique de Montréal destinée aux jeunes, le Concours OSM, ouvert aux instrumentistes et chanteurs de toutes les parties du Canada, est réservé cette année aux deux disciplines suivantes: piano et chant.Ages limites pour les chanteurs: de 18 à 30 ans.Pour les pianistes, il y a deux classes: 17 ans et moins; 18 à 25 ans.Les prix offerts totalisent la somme de $7,500, avec deux premiers prix de $1,500 chacun.Les auditions auront* lieu du 3 au 7 novembre inclusivement et se dérouleront à la salle Maisonneuve et dans différentes salles de répétition de la Place des Arts (entrée libre).Les principaux gagnants se feront entendre avec l'OSM lors d'un «Concert Esso» plus tard dans la saison.Les concurrents ont jusqu'au 16 octobre pour s'inscrire.Pour obtenir un formulaire d'inscription, s'adresser à l'OSM, 200 ouest, de Maisonneuve, Montréal H2X 1Y9.Téléphone: 842-3402.«\u2022, s Si \"M -« \"«! A 1 arts et spectacles c'est la .culture mise :à la portée de tous dans La Presse ; Guy Lalraversê-Kébèc Spec présente j± a l ^^^bu^a^L a» ^w ^w ^w m 22 septembre au 8 octobre THP .V ¦ En »tr.lt \u2022 IOv,l Ut comploir» T.ck.lion (TRS) A aWTàJ' Wm^M II \"*U Gu.chfl (288 7943) du lund.^*AHff|i WW II IffV lu urne* m midiillhOO *««**^^^«\" imm^'^* ^ Commind.i l.iêphoniqun (2M-42S1) 1004 Ste Catherine es! 1 Tout In jour, a, i2hD0 » isr.oo Bille In crfi *iiïU* maintenant 21 octobre au 22 novembre Prix: S 10.00.S12 \"iO.Si».00 y ¦¦\u2022.\u2022>' ' \u2022 * ¦ » \u2022*\u2022**, .f f\\ THÉÂTRE Cuichetv du lundi au #fV«V4 n*ir/^k.ivin iwr samedi inclusivement.\\J V) MAISONNEUVE mid( d 21 heures Pas de PLACE DÉS ARTS .* réservations, téléforioniquev ¦ Montréal (Québec)\u2022 H2X 1Z9 Renseignements; 842*2112 .L'Ensemble vocal Tudor de Montréal Ifl^ J'11*' sous la direction de 1 I^UO* WAYNE RIDDELL UNI ÉBLOUISSANTE SAISON 1981-82 Messe en si mineur J.-S.BACH Église Notre-Dame avec Maureen Forrester Samedi 17 octobre 81 Les Tudor et Le Canadian Brass Église St-Patrick Dimanche 15 et lundi 16 novembre 81 Concert de Noël Église St-Jean-Baptiste Vendredi 11 ei dimanche 13 décembre 81 Les Tudor et Le Vancouver Chamber Choir Salle Pollack Dimanche 21 et lundi 22 février 82 Les Tudor et Tango x 4 Salle Pollack Dimanche 25 et lundi 26 avril 82 Réservez tôt pour de meilleures places: ABONNEZ-VOUS! 932-3376 Demandez notre dépliant Abonnement: Régulier $35.Etudiants, âge d'or $20.Un spectacle GRATUIT à l'abonnement * (¦ y .t » Présente \"C'ÉTAIT AVANT LA GUERRE À LANSE À GILLES\" DE MARIE LABERGE Jusqu'au 17 octobre MARDI, MERCREDI, JEUDI, VENDREDI À 20h30.SAMEDI 17h ET 21h THÉÂTRE PORT-ROYAL IM.ACr DES ARTS MontriMl ((hiébix.).HlX f/*J k îiik hi*ts tin lundi .111 vinit-di un ktM\\WtffMl ttt- mt i.- 7 \u2022.v \\ ¦ \u2022 SO** !: s?« .# 4' c y d'ANTONINE «MAILLET 6 au 18 octobre 20*130 samedi 19h00et22h00 ¦ La Comédie Nationale 1450 rue Ste-Catherine est, Montréal, 523-1131 Guichet: mardi au samedi 12h00 à 21h00 dimanche et lundi 12h00 à 18h00 Réservations téléphoniques \u2022 Cartes de crédit acceptées LA RÉGIE Dl LA PLACE DES ARTS AVIS AU PUBLIC La régie de la Place des Arts, annonce qu'à compter du 5 octobre 1981, sur tous les billets de plus de 5$, vendus pour les spectacles qui seront présentés dans ses salles à compter du 1er novembre, s'ajoutera un montant de 0,75$ à titre de redevance (ou frais de services) à la Place des Arts.accompagne par MARTIN TAYLOR, DIZ DISLEY et JACK SEWING DEMAIN SOIR 20H30 BILLETS: $7.00, $9.00, $10.50, $12.50 en vente aux guichets de la PdA et tous les Mtl.Trust Une présentation des Concerts Premier Ltée $ALLE OuKheiv du lundi .iu \u2022 WILFRID-PELLETIER fU du 16 00 H LES CONTES DE CANTERBURY Dauphin »2 72.6060 19 30 71 30 - I r EXCALIBUR Bern n5 288 21 15 13 10 \u2022 1 5 50 II 30 71 10 ACCOUPLEMENT ,.W VOYEU ONLY WHEN I LAUGH Place du Canada 861 4595 Côte-des-Neiges «2 735 5528 Plot* au Canoda 17 05 \u2022 19 70 \u2022 71 40 Cof-o»> S».q»t 19 05 7) 15 CONTINENTAL DIVIDE Cate-det-Neiges « 1 735-5528 Bonaventure a) 861-2725 C«if 4«i Nti9*4 19 20 \u2022 71 70 bonpyniut* I 7 70 ¦ i9 70 7 1 70 HEAVY METAL Plaza Alexit Nihon cl 935 4246 17 00 19 00 - 71 00 An American Werewolf in London Plaia Aleut Nihon *»2 935 3313 17 10 19 30 ¦ 71 10 ENDLESS LOVE Bonaventure \"2 861 2725 17 30 \u2022 19 70 ¦ 71 70 KRAMER VS KRAMER Decarie « 1 341-3190 19 15-71 15 PAPINCAU1 omega 2 \u2022 \u2022»»»*(».'.'mil «;»
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.