La presse, 16 octobre 1981, Cahier A
[" PIPERNO QUITTE PARTHENAIS VOS TRIBUNAUX, AU CANADA, C'EST VOTRE FORTOUNE! 1 m \u2022v.r V > page A 3 photo Robert Nadon.LA PRESSE SELON DES S TIQUES POUR 1977-79 LES HOMMES GAGNENT e UE LES page B 1 25 cents MONTRÉAL, VENDREDI 1 6 OCTOBRE 1981, 97e ANNÉE, no 241, 72 PAGES, 4 CAHIERS mm Mm Nouvelles hausses au Québec! Cette fois, ce sont les propriétaires de 2,160,000 véhicules de promenade qui encaisseront puisque le ministère des Transports annonce une hausse de 60 pour cent des droits d'immatriculation et de 12 pour cent des contributions d'assurance.Le coût d'immatriculation et d'assurance d'une voiture moyenne passera ainsi de $123 à $156.page A 5 tbbucSd SPORTS photo Denis Courville.LA PRESSE EN VILLI! Les Dodgers, Steve Garvey (à g.) et le gérant Tom Lasorda en tête, sont arrivés à Montréal hier soir en vue du match de ce soir.Ils ne craignent pas le froid, ont-ils déclaré, mais ils en ont beaucoup parlé.pages 2, 3,4, 5, 12 et 13 V LE MONDE EGYPTE: APPEL AU CALME DES USA rs* Hcw 8eST.$eu£$ Â MHMHH ?tété! iiiïA8AP»BAD0UU(JU L'ATHLÈTE DE L'ANNEE AUX JEUX CANADIENS POUR HANDICAPÉS NICOLE CHARR Ni POURRA SI \u2022 I AUX JEUX DE MEXICO FAUTE D'ARGENT photo Robert Nadon, LA PRESSE D'AUTRES PERMIS DE LA SAQ DU VIN DANS TOUS LES PETITS KDIT0 NOUVELLE OFFENSIVE DIPLOMATIQUE DE L'OLP PAR JEAN PELLERIN _pogeAIOJ^ COMMERCES D'ALIMENTATION ¦ Dès vendredi prochain, tous les magasins d'alimentation au détail qui n'appartiennent pas à une chaîne pourront offrir bières, cidres et vins à leur clientèle.La SAQ a modifié ses lements afin de permettre aux boucheries, fromageries, cr pâtisseries et poissonneries d'agir au même titre que les < dépanneurs et épiciers, o page A 8 Les certificats de dépôt garanti du Trust Général: un mode d'épargne supérieur où chacun trouve son avantage.LA PÉNURIE DE LOGEMENTS PERDURERA BAISSE IMPORTANTE DU TAUX D'ESCOMPTE VASTE OPÉRATION DE POWER CORP.EN EUROPE page B 1 SOMMAIRE Annonces classées: C 10 à C 17 Arts et spectacles: C 3 à C 8 Décès, naissances, etc.: B 8 # Economie: B 1 à B 7 Etes-vous observateur?C 11 FEUILLETON: C 13 Horoscope: C 14 Le monde: A 12 Météo: A 2 Mots croisés: C 15 Mot mystère: C 15 Quoi faire aujourd'hui: C 9 Télé*.*&\u2022:\u2022\u2022\u2022¦:\u2022 Mm} : \u2022\u2022>:\\o h r> \"Grande kinau:\" dk Maiïel RÈGLEMENT I.Pour parti» ipt-r.allez che* If détaillant Mattel If plus pr«m ne demanda une étnonstration gratuite du jeu Intellivision, remplisse! un bulletin de parti ipation officiel et déposez ce drrni» r dan* la bi.iir pre* m a i e| effet Vous n'avez rien a acheter Le concours pr-nd fin le 31 octobre 1981 \\ 2 \\.i lotaL 35t prix seront attribues, à (avoir -J ^ 3 grands prix, chacun consistant en un voj rdfux personnes dans ie but d'assister à la finale de la Coupe Grey 1981 et comprenant bi!l*t d'avion aller retour ( I\" clasv* I en partant*' de l'aéroport commercial le plus proih:- du domicile du iiagitan!.deux nuit> en chambre double dans un hotel du centre d«- Montréal; deux billets pour la Coupe Grev.au Stade Olympique; et 500$ d'argent de p«Hh» 50 premiers prix.cha« un » ortsistanl «-n un jeu de football étectrunknii 'Championnat du monde Mattel ( module CU2 V valant I >0$ ai; d< tail 100 deuxième* prix, chacun consistant rri un ballon d* football en c mr Véritable, de marque Cooper, valant f»S$ au detail 200 troisièmes prix.cha« un .onsistanl en un s* d< sport «I» nur, per valant '.'('\u2022$ au détail 3.Tous les bulletins valables reçus avant nu pour la dale limit*- feront lobfet d un tirage au sort Pour jtaijnt r.les personnes choisies devront répondre correcte ment et dans un délai fixe à un»- question d'ordre mathématiqu».et ligner un \u2022 irmulaire d abandon de droits t.Le concours est ouvert a toute personne résidant au l anada.àij'v de 18 ans ou plus, sauf aux employés de Mattel Canada Inc.de ses agences de publicité el di ï organisme indépendant faisant office de jurv II ne sera attribue qu'un seul prix par famille vivant soils le même toit ou par adrevs*- Les dei isions du jury sont finales et sans appel 5.Auiune correspondance m si u et h.uigee.sauf avec le* participants ctm.in f.»i partiu pant au com ours, chaque- personne a* cepl» que vin nom rt sa photographie soient utilises dans n'importe quel support publn itaîrc par Mattel Canada In.6.Tous droits exiges par la lui au Oueh i ont rte acquittes Toute m lamotion ou plainte av ont trait a ce concours de ta part d une p» rsonn*-résidant au tourbe» peu» être portée devant la Régie de>.loteries rt courses du Québet Y .À 1 < Deuxièmes prix 100 BALLONS DE FOOTBALL Des ballons en cuir de qualité professionnelle.(Valeur approximative au détail: (iHS) ¦ ; # Premiers prix ^ 50 JEUX ÉLECTRONIQUES MATTEL \"CHAMPIONNAT DU MONDE DE FOOTBALL\" // faut essayer ce jeu fxtur voir comme il est passionnant a\\ pour vous et pour toute la fa mil h : ( \\ a leur approximative au détail.150$) 0!% - f É ; l \u2022 il » P?m X i:.r :rrr r.Troisièmes prix ^ 200 SACS DE SPORT Exactement ce qu'il vous faut pour transporter votre équipement sportif.[Valeur approximative au détail: 2iï$) WrV;.kiiLv.*cMitoiia«w:iji INtEiuViSiON la télévision intelligente A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 OCTOBRE 1981 EDITORIAL PAUL DESMARAIS president du conseil coadministration ROGER LEMELIN éditeur la presse ROGEli-D.LANDRY président-directeur general JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de I infonnation MARCEL ADAM éditoriali! te en cnol Nouvelle offensive diplomatique de l'OLP Une fois de plus, et à mots couverts, le chef de l'Organisation de libération de la Palesti-(OLP).M.Yasser Arafat, vient de lancer une nouvelle offensive diplomatique qui a immédiatement ouvert des digues d'enthousiasme.Au cours d'un déjeuner à lui \u2022offert par la Ligue parlementaire Japon-Palestine à Tokyo, M.Arafat a confié à ses auditeurs qu'il appréciait hautement le plan saoudien de paix pour le Proche-Orient Il a même ajouté qu'il considérait ce plan comme un premier pas positif vers de futures négociations, et, dans une envolée, il a renchéri en disant que «c'est Israël qui ne nous reconnaît pas.Nous reconnaissons la coexistence.» M.Arafat excelle dans l'art de tenir des propos sibyllins.Il a l'air de dire, sans le dire tout à fait, qu'il reconnaît Israël et qu il est disposé à négocier sur les bases du plan soumis par le prince héritier Fahd d'Arabie Saoudite en août dernier.Pourtant, si l'on scrute quelque peu ses propos, on constate qu'au fond le personnage ne s'est pas mouillé beaucoup.Il a tout simplement donné son appréciation du plan saoudien et affirmé qu'il reconnaissait le principe de la coexistence, tout en se gardant bien, toutefois, de préciser que la coexistence à laquelle il pense s'applique à Israël.Sen tenant toujours au style sibyllin qui lui est caractéristique, il se dit partisan d'une paix qui, selon un bulletin de notre correspondante à Tokyo, devra être «loin de l'esclavage, loin de r agression, loin du sionisme, loin de la discrimination».Avec des propos aussi ambivalents, M.Arafat pourra toujours soutenir, devant les factions les olus radicales de son organisme, qu'il n'a jamais dit ce que croient avoir compris certaines oreilles naïves, à savoir qu'il reconnaissait la coexistence avec Israël.Il pourra toujours rappeler qu encore le mois dernier, le chef de la diplomatie de l'OLP, M.Farouk Kaddoumi, proclamait, urbi et orbi.que la Palestine «ne reconnaîtra jamais l'Etat d'Israël», que cette politique est conforme à la charte et quelle n'a pas changé.Ces réserves faites, admettons tout de même que c'est la première fois que M.Arafat se permet une ambiguïté aussi transparente.Certes, il ne dit pas spécifiquement qu'il est diposé a négocier à partir du plr.n saoudien, mais en qualifiant ce plan de «premier pas positif», il se montre gentil à l'endroit de l'Arabie Saoudite (son bailleur de fonds) et incite adroitement ceux qui lui sont sympathiques à croire qu'effectivement il reconnaît Israël, puisque, justement, le plan saoudien pose le principe de cette reconnaissance comme préalable à toute négociation.Il ne fait aucun doute que les pays arabes le moindrement réalistes reconnaissent Israël.Toutefois, comme le faisait remarquer encore récemment l'ex-président Carter, il est pratiquement impossible pour eux de le faire savoir ouvertement.En privé, soutient, de son côté, l'ex-président Ford, les Arabes disent désirer ardemment que le processus de paix aboutisse, mais ils ne peuvent appuyer publiquement les accords de Camp David, même s'ils souhaitent en voir poursuivre l'application.Il est bien certain que le fait même que l'Arabie Saoudite ait cru devoir mettre un plan de l'avant constitue déjà une initiative qui atteste d'une sérieuse évolution des mentalités.De plus, le fait qu'en Israël même, un homme aussi influent que I ancien ministre des Affaires étrangères, M.Abba Eban, reconnaît que le plan «mérite d'être examiné sérieusement» permet de conjecturer que nous sommes peut-être sur la piste d'un nouveau départ, même s'il reste douteux que l'OLP acceptera de monter à bord.Le Washington Post croit le moment venu pour la Maison-Blanche de «jouer la carte palestinienne».Il suggère candidement de ne pas exclure de la table des négociations tous les Palestiniens représentés par l'OLP, mais seulement ceux qui sont radicaux et terroristes.On aimerait bien savoir comment cela pourra se faire.Même si l'OLP acceptait de reconnaître publiquement Israël, :l serait très naïf de croire que le plan saoudien mènerait obligatoirement à une entente.Il ne faut pas oublier que ce plan prévoit la création d'un État palestinien indépendant ayant le secteur arabe de Jérusalem pour capitale, et propose le démantèlement des colonies de peuplement et le retrait d'Israël des territoires occupés où se trouvent ces colonies.La discussion du plan saoudien ne sera certes pas facile.Il est même à prévoir qu'il ne sera pas possible d'en venir à une entente, notamment en ce qui concerne Jérusalem, contentieux sur lequel ni Israël, ni l'Arabie Saoudite, ni l'OLP ne voudront céder.On peut s'attendre qu'il faudra énormément de temps pour établir autre chose qu'une paix armée au Proche-Orient.Peut-être même qu'il n'appartiendra pas à la génération présente d'aplanir les nombreux obstacles qui se dressent encore sur la voie de cette paix tant désirée.JEAN PELLERIN La Place des Arts: pour riches seulement Si les chiffres fournis par l'Association du disque et de l'industrie du spectacle sont justes, l'administration de la Place des Arts abuse des Montréalais.Et la taxe de $0.75 qu'elle vient d'imposer à chaque billet est tout simplement inadmissible.Selon les producteurs de spectacles, la Place des Arts serait déjà, avant l'imposition de la taxe, la salle la plus chère en Amérique.On propose certains chiffres à titre de comparaison: $3,785 pour le Carnegie Hall de New York, $3,565 pour le Symphony Hall de Boston, $4,1 59 pour le Civic Center Theater d'Atlanta et $5,352 pour la salle Wilfrid- Pelletier de Montréal.Si l'on ajoute les $0.75 par billet que réclame maintenant l'administration montréalaise, il faut conclure qu'elle reçoit possiblement $7,566 pour un seul soir de spectacle, soit le double qu'exige le très prestigieux Carnegie Hall.Qu'a donc notre salle que l'autre n'a pas?Pourquoi un spectacle coûte-t-il plus cher à Montréal qu'à New York?Une réponse se trouve peut-être dans les coûts d'opération de ia Place des Arts.À ce sujet, les producteurs de spectacles nous présentent encore des chiffres qui font sursauter.On parle d'une somme de $523,107 au chapitre «information et relations publiques».Comment expliquer un si fort montant?La réponse est simple, semble-t-il: 11 employés seraient affectés au service des relations publiques.Si l'on considère que le rôle de ce service consiste essentiellement à établir de bonnes relations avec les divers groupes de la société, on peut parler d'échec collectif qui coûte très cher.L'administration de la Place des Arts a cru trouver une solution de revenu supplémentaire en imposant une taxe sur les billets.Même si le procédé existe ailleurs, dans d'autres villes québécoises, il demeure inacceptable: il pénalise de façon excessive le Montréalais à qui on avait dit, il y a de cela belle lurette, que cette salle serait celle de tout le peuple.Les administrateurs de la Place des Arts ne comprennent peut-être pas que la meilleure façon de rentabiliser une salle se trouve dans l'occupation de cette salle.Or, selon les producteurs, le taux d'occupation de la salle Maison-neuve, celle où se donnent ordinairement les spectacles de va- riétés, n'a pas dépassé 50 pour cent depuis le début de l'année.Si ce taux s'approchait davantage du 80 ou 90 pour cent qu'on leur offrirait à prix raisonnable, il n'aurait peut-être pas été nécessaire de hausser les loyers de 1 7 pour cent l'été dernier.Les billets des théâtres de New York sont plus chers que ceux de Montréal.Mais il faut voir les coûts de production d'un «musical» comptant deux ou trois vedettes internationales, une trentaine d'acteurs-chanteurs-danseurs, une vingtaine de musiciens, sans compter les dizaines de changements de costumes et de décors.On comprend assez bien que Montréal ne puisse s'offrir des productions qui mettent des années, sur Broadway, à faire leurs frais.Le problème, c'est que Montréal risque de ne pouvoir offrir des spectacles de tournée ou de vedettes locales qu'aux plus riches de la société.Comme si la culture populaire ne devait s'adresser qu'aux plus favorisés.S'il faut payer plus cher que partout ailleurs pour louer une salle, la Place des Arts ne joue pas son rôle culturel.JEAN-GUY DUBUC / (/eve ca të&ré Droits réservés Où va le Parti libéral du Québec?L'auteur de cette libre opinion est un militant du PLQ.Il declare ici que «les militants ne reconnaissent plus le parti que Claude Ryan les a aidés à rebâtir» Nous savons depuis Clovis \u2014 celui du Vase de Soissons \u2014 que les dirigeants politiques sont souvent amenés à adorer le lendemain ce qu'ils brûlaient la veille.Cependant, dans le cas de Claude Kyan.il n'est ni surprenant ni choquant qu'il ait décidé de s'exprimer dans le langage politique qu'il connaît le mieux, soit le langage nationaliste.Ce faisant, il a renoué avec une dialectique qui fait partie de son passé et avec-une tradition politique bien québécoise.Il est toujours bon de se ANDRÉ D.FORTAS ¦ draper dans les plis du fleurdelisé, surtout lorsque ce geste s'effectue avec une dignité et une sincérité empreintes d'un sentiment de libération.Il était nécessaire pour Claude Ryan qu'il prit quelque distance à l'égard du Parti libéral du Canada dont il n'approuvait pas toutes les politiques, et qu'il s'en démarquât au plan constitutionnel.; Depuis ce geste, le chef du Par-ii libéral du Québec semble avoir élé redécouvert par la presse québécoise.Tout s'est passé cçmme si ses convictions nationalistes dataient du 19 septem- bre 1981.En fait, il est clair \u2014 et cet incident le démontre amplement \u2014 que l'engagement nationaliste d'un grand nombre de journalistes québécois est tel qu'ils pensent avoir le droit d'imposer une sorte d'imprimatur à qui se conforme à un certain langage.Ils ne seront pas étonnés que la méfiance entourant certains commentaires et «l'objectivité» de certaines analyses soit ravivée en cette occasion par la subite et touchante sollicitude dont ils entourent désormais le leader du PLQ.Cependant au-delà de l'événement média, la déclaration de Claude Ryan ouvrait la porte au vote de la motion dite conjointe présentée par le gouvernement et lui-même.Et tandis que l'image du chef du PLQ s'améliorait dans les médias, ses positions suscitaient inquiétudes et interrogations au sein de la base militante libérale.Pris au dépourvu par une nouvelle dialectique plus en usage dans les milieux péquistes que libéraux, les militants devaient éprouver un sentiment de malaise devant les manifestations de fraternisation à l'Assemblée nationale entre les membres du gouvernement et ceux de l'opposition.Bien qu'il parût indécent de mettre en doute la sincérité de cette crise subite d'affection, un grand nombre de militants n'hésitèrent pas à y voir une collusion vicieuse et un véritable complot ourdi par le clan nationaliste pour détruire le Parti libéral du Québec.Et on a abouti à une situation où la stratégie employée par Claude Ryan pour changer de cap, est en train de se retourner contre lui, dans son propre parti, parce qu'il a négligé de préparer la base à ce revirement, et parce que celle-ci ne sait pas jusqu'à quel point son leader s'est engagé vis-à-vis du PQ.Cette suspicion, si elle parait ridicule aux familiers de Claude Ryan, tient cependant au fait que le chef du parti a commis la faute politique de passer un accord privé entre lui et le chef du gouvernement, alors qu'il eût été souhaitable que le processus conduisant à la rédaction d'une motion commune fût public, et les explications données par partisans et adversaires au vu et au su de tout le monde.Cette faute a été jugée avec d'autant plus de sévérité qu'elle avait été précédée d'une autre, à savoir le document d'orientation au Conseil général du 19 septembre 1981, document qui ne fut jamais discuté préalablement dans les associations de comté.De fait, depuis le vote du 2 octobre, la question la plus préoccupante pour les libéraux, ce n'est nullement la dissidence de 9 députés, mais le fait que cette dissidence soit très largement partagée par la majorité des militants.Il est notoire que ce sentiment ne connaît pas de frontières linguistiques ou ethniques et s'exprime ouvertement.Parce que la politique est faite de perceptions plus que de faits, les militants libéraux s'interro- gent sur la valeur d'une stratégie politique qui n'a pas augmenté d'un iota le nombre de sympathisants vrais à la cause libérale, et qui a contribué fortement à servir les desseins du gouvernement péquiste.La saga constitutionnelle lui aura permis de distraire fort opportunément l'attention du public des problèmes urgents de l'heure.Le budget Parizeau et la mini-révolte (des Onze) qu'il avait suscitée, a été oubliée.Les scandales de la SHQ et des fêtes de la St-Jean sont passés aux profits et pertes.Le chapelet de hausses de l'électricité, du gaz, et les promesses électorales non tenues, sont escamotés.Dès lors, le ministre Claude Charron, en se portant à la défense de Claude Ryan, aurait pu s'exclamer en paraphrasant Marc-Antoine dans Jules César de Shakespeare: «Je ne suis pas venu ici pour faire l'éloge des libéraux, mais .pour les enterrer».Et il est peu probable qu'il trouve un militant libéral pour le contredire.En réalité, le désastre politique va plus loin.Car loin d'exploiter leur vote «nationaliste» en Chambre, les libéraux ont reculé effectivement sur leur propre programme.La Charte des droits fondamentaux incluse dans le programme constitutionnel du parti a été larguée.Ce recul a été habilement camouflé sous le couvert de la défense des pouvoirs de l'Assemblée nationale du Québec.Cependant, tous les citoyens avertis ont déjà compris que pour avoir une Charte des Droits «enchâssée» dans la Constitution, il fallait accepter le principe de limiter les pouvoirs des assemblées délibérantes au Canada, y compris ceux de la Chambre des communes et de l'Assemblée nationale.Des lors la question n'était point de savoir si on était pour ou contre la limitation des pouvoirs de l'Assemblée nationale, mais si oui ou non les politiciens québécois étaient d'accord pour reconnaître des droits fondamentaux \u2014 qu'ils ne pourraient révoquer à loisir\u2014 aux citoyens du Québec.Cette volonté de refuser cette Charte aux Québécois est d'autant plus manifeste que nulle part dans la motion votée à l'Assemblée nationale, il n'y est fait mention.Il est clair que l'Opposition libérale n'a pas su ou voulu imposer un engagement à cet égard au gouvernement.Car si c'était le seul caractère unilatéral qui était en jeu, les uns et les autres auraient pu promettre une telle Charte dans l'avenir.Dès lors, il y a eu alignement du PLQ sur les positions du PQ au plan constitutionnel, et sans la Charte des Droits, les différences entre le Livre beige et le projet de souveraineté-association se sont très atténuées au point qu'il est permis de se demander si elles existent encore.Au-delà de cette déception, il est désormais permis de s'interroger sur les conséquences de cet alignement?Ainsi, quel accueil le Parti libéral réservera-t-il à la demande d'appui au programme de publicité du gouvernement?S'il y a référendum comment le parti peut-il valablement s'opposer à une question alambiquee du gouvernement dans la foulée de la motion commune?Les militants libéraux sont hantés par le souvenir de l'Union nationale dans la mesure où les positions actuelles de leur parti sont très proches de celles que défendaient feu Daniel Johnson et feu Jean-Jacques Bertrand.Jusqu'ici la pensée libérale avait favorisé les droits collectifs.De plus, la notion de droits minoritaires avait fait l'objet d'essais intéressants se démarquant très nettement de la philosophie péquiste.C'était la la pierre d'angle de la société libérale de demain.Il est dès lors devenu évident qu'au-delà du changement dialectique, le document d'orientation du 19 septembre propose de nouvelles orientations sur des aspects fondamentaux du programme libéral.Il n'est donc pas étonnant que les militants ne reconnaissent plus le parti que Claude Ryan les a aidés à rebâtir trois ans auparavant, et qu'ils se demandent 00 VA LE PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC?Pour ceux qui n'ont pas cessé de croire aux droits individuels, au Québec des libertés, il devient urgent de savoir où se situent le chef et ses militants dans un parti qui n'a jamais cessé d'être québécois dans le passé, alors même qu'il élargissait sa vision de l'avenir de la communauté québécoise tout entière, aux frontières du Canada. TRIBUNE LIBRE A 11: LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 OCTOBRE 1981 À la défense des chauffeurs d'autobus Depuis quelques semaines, on lit régulièrement dans les journaux des commentaires de toutes sortes mais en majorité négatifs au sujet des chauffeurs d'autobus.Avez-vous déjà pensé que ces hommes ou femmes sont des gens comme tout le monde, comme vous et comme moi?Vous êtes-vous déjà imaginé quel air vous avez quand vous montez dans l'autobus?L'homme ou la femme qui conduit l'autobus n'est pas un robot avec un sourire permanent collé sous le nez.S'il vous arrive d'en avoir par-dessus la tête de votre «job», dites-vous que c'est la même chose pour lui ou pour elle.Tous ceux qui travaillent directement avec le public comprendront ce que je veux dire.Vous êtes des gens très exigeants.Je travaille dans un hô- pital et je peux vous dire que 75% de ceux qui s'y présentent s'imaginent que tout leur est dû sur-le-champ par ce qu'ils ont présenté leur carte soleil.Vous a-t-on déjà dit qu'en achetant votre carte C.A.M., vous n'achetez ni l'autobus, ni la personne qui le conduit?Vous vous plaignez que le chauffeur vous fait attendre un «gros» 5 minutes pour aller au restaurant se chercher un café: il en profite souvent pour soulager les mêmes besoins que vous avez sûrement aussi.Il n'est pas collé à son siège.C'est difficile pour tout le monde de rester assis sur un siège plusieurs heures sans se lever.Et si pour vous 5 minutes d'attente signifient un retard, il vaudrait peut-être mieux partir plus tôt.Vous approuvez sûrement le nouveau règlement qui demande qu'on dégage le devant de l'autobus et que les passagers descendent par la porte arrière.Ce n'est que de la logique.C'est plus sécuritaire et plus rapide.Personne n'aimerait travailler avec 10 personnes assises sur son bureau ou collées à sa peau comme des sangsues.Le chauffeur d'autobus n'est pas un cheval à qui on met des oeillères.Pour votre sécurité et pour celle de vos enfants il doit voir où il va.Il est très normal que vous soyez frustrés s'il vous fait remarquer sèchement que vous devez aller en arrière; c'est blessant pour vous.Mais pour lui, c'est peut-être la vingtième fois qu'il le dit en 15 minutes.Quelques personnes font aussi des remarques sur le fait que les chauffeurs d'autobus ont un «gros» salaire pour leur «bas» degré d'instruction.D'abord, plusieurs d'entre eux ont un ni- 1 veau de scolarité moyen, et ensuite, si vous jugez une personne d'après le nombre de ses diplômes, vous en avez encore à ap-**J prendre.Méprisez-vous vos pa-' rents ou vos amis parce qu'ils-.n'ont pas fréquenté l'université?Je ne dis pas que tous les chauffeurs d'autobus sont des personnes parfaites, et je sais que certains d'entre eux ne connaissent^ pas la signification du mot ' «politesse»; mais pourquoi les mettre tous dans le même bain?Ce n'est pas parce qu'il y en a qui sont vraiment insociables ' qu'il faut les croire tous pareils./ Ils ont chacun leur personnalité.' Ils ont tous leur vie privée et si -vous trouvez qu'ils ont l'air «bête», souriez, c'est contagieux.Lise BOULET épouse d'un chauffeur d'autobus.Châteauguay LE PRÉSIDENT DÉMISSIONNAIRE DES FÊTES DU 24 «Jefus berné».Il faut chasser les «experts en politicaillerie»! J'ai lu avec beaucoup d'intérêt la série d'articles publiés par Michel Girard dans LA PRESSE et j'aimerais faire connaître ma réaction en tant que président démissionnaire de la Corporation de la Fête du 21 juin de Montréal.En octobre 1980 j'ai adhéré à une équipe qui semblait vouloir accélérer la démocratisation de la Fête nationale et s'assurer qu'elle soit célébrée avec éclat dans tous les quartiers, municipalités et milieux de la grande région de Montreal.Aujourd'hui, ayant vécu la Fête 81 et grâce à l'analyse de Michel Girard qui m'a apporté de l'information supplémentaire, je sais, comme bien d'autres personnes d'ailleurs, que je fus berné et qu'une équipe en place» exécutait un scénario préparé ailleurs qu'à l'assemblée générale des membres de la corporation.Je continue à croire en la Fête et à souhaiter qu'elle soit célé- brée d'une façon grandiose.Je continue à souhaiter qu'elle soit démocratique et qu'elle appartienne vraiment à la population du Québec.J'affirme que la Fête peut être réalisée par les citoyens sans l'aide d'experts en politicaillerie et en manigance.Pour ça il faut remettre la Fête aux gens et ne pas investir des milliers de dollars à contrecarrer leurs projets.Je suis convaincu que l'on peut réaliser une fête de quartier même sans agenda émanant du national.Déjà des membres du gouvernement ont annoncé que la Fête 82 serait mieux contrôlée, que l'on y mettrait un directeur général fort capable de diriger et aussi que l'on établirait des grilles de cachets pour les artistes même si les intervenants ne sont pas d'accord.Déjà l'on s'en va vers une Fête 82 qui sera la Fête du gouvernement et de ses fonctionnaires.Selon les récentes révélations, durant les deux dernières an- nées, nous avons eu la Fête du gouvernement, du Parti québécois et des amis du système.Nous en connaissons les résultats, alors pourquoi vouloir encore que la Fête 82 soit contrôlée par le gouvernement?Pourquoi ne pas profiter du désastre actuel pour remettre la Fête aux citoyens?Pourquoi ne pas profiter du cas 81 pour faire disparaître le Comité organisateur de la Fête nationale du Québec (COFNQ)?Pourquoi ne pas donner la chance aux groupes locaux d'organiser la Fête, de se donner les structures de regroupement dont ils ont besoin sans leur imposer des modèles et des directives souvent impertinentes?Pourquoi ne pas donner la chance aux citoyens de se faire un défilé si ça leur tente, un défilé à leur image, avec leurs moyens, sans que la thématique, les acteurs et la réalisation ne soient parachutés de la rue Dorchester?Pourquoi ne pas utiliser les structures en place dans certains milieux tels que: organismes de loisirs, organismes communautaires, syndicats, etc., même s'ils n'ont pas tous la bonne couleur partisane?La Fête nationale n'appartient pas au Parti québécois; elle existait dans le coeur du peuple bien avant le décret du présent gouvernement et elle fut rénovée par le gouvernement libéral de monsieur Bourassa.Le drapeau québécois appartient aussi au peuple; il nous vient d'un gouvernement de l'Union nationale.Tous les citoyens de toute appartenance ont le droit de fêter le 24 juin à leur façon et il est immoral de les empêcher de le faire en créant des instances de contrôle et de répartition des moyens.Il faut de toute urgence abolir le COFNQ et permettre la libération de la Fête, l'ouverture sur tous les citoyens.(.) Jean-Michel LAGACÉ Montréal MERCI ! Le dimanche 4 octobre, nos deux plus jeunes enfants se trouvaient à bord de la camionnette impliqueedansunterriblecaram-bolage à l'intersection des rues Christophe-Colomb et SaurioL Avisés par notre aîné qui fut témoin de l'impact, mon mari et moi accourûment sur les lieux.L'accident impliquant également nos amis et leurs enfants en plus des nôtres, mon mari et moi, affolés, nous sommes perdus de vue.Devant le refus des policiers de me laisser monter dans l'ambulance où j'entendais pleurer les enfants, j'abdiquai et me résignai à suivre, avec ma voiture.Desemparée et sous l'effet du choc, je sentis une main chaleureuse s'appuyer sur mon épaule.Je me retournai et j'aperçus une jeune femme que je ne connaissais pas.File dégageait tellement de chaleur humaine qu'elle a vite fait de me réconforter et de m'apaiser par son regard et des paroles tellement rassurantes.Elle m'offrait de me conduire à l'hôpital et de se tenir à mes côtés tant et aussi longtemps que j'aurais besoin d'elle.Prête à accepter, j'aperçus mon cousin et son épouse accourir vers moi, m'offrant les 6 mêmes services et remerciant la jeune femme de m'avoir épaulée.I S'il est vrai que l'on vit dans n monde hostile, il est encore 9 lus vrai qu'il existe des gens Chaleureux, dévoués et tendres.Je tiens, par cette lettre, à remercier sincèrement cette dame d'avoir su atténuer le choc qui me dévorait.J'aurais aimé la remercier personnellement, mais comme je ne la connais pas, j'espère que vous publierez cette lettre de reconnaissance envers elle et envers nos cousins, François et Hélène Paquet-te, que je tiens à remercier publi-quement d'avoir consacré de leur temps et énergie à toute ma petite famille et aux enfants de mes amis pendant de longues heures à l'hôpital.À tous ceux-là je dis: «J'espère me retrouver sur votre passage si jamais vous avez besoin de quelqu'un sur qui vous appuyer.» J'autorise LA PRESSE à divulguer mon numéro de téléphone à la charmante dame si jamais elle se reconnaît et désire me rejoindre.Michèle GRAVEL Montréal (tél.: 381-0277) Du «baseball» politique.Le F-16, les répercussions économiques en Ontario plutôt qu'au Québec: une prise.Liaison ADAC, Uplands de préférence à Gatineau: deux prises.L'institut aéronautique à Win- nipeg et non à Montréal: trois prises.Retiré! Volkswagen à Barrie: chassé de la partie pour abus de langage.Bertrand VALLEE Québec Au suiet de de Celanese de Sorel Attitude guère étonnante Personne ne s'étonnera de voir le Conseil scolaire de l'Ile de Montréal défendre les structures scolaires actuelles.Le contraire eut été plutôt étonnant puisque la majorité des commissaires siégeant au CSIM furent élus sous l'étiquette du Mouvement scolaire confessionnel, groupe voué à la défense des écoles privées subventionnées ainsi qu'au maintien de commissions scolaires catholiques.Comment dans ces conditions peut-on espérer voir ces commissaires d'école faire une analyse objective de la situation et proposer les correctifs qui s'imposent.De toute évidence, il faudra chercher ailleurs la lumière, car ceux-ci emprisonnés dans une orientation aussi étroite que dépassée, continueront à défendre les structures scolaires confessionnelles à tout prix, et à n'importe quel prix.Cécile POISSANT Rosemont, Montréal ¦ n ¦ .N.B.Priorité fît accordé, dont cette page aux lettret d'inférer général %o rapportant à dot articlot parut dont LA PRESSE.La concision est rocommandéo.Lot conotpondantt doivent inscrire litiblement tour* nom, adrotto ot numéro do télé-phono.LA PRESSE no t'engage pat à publier toute* lot lettre % roeuot, ni à retourner lot lettres, manuscrits ou autrot documontt non publiés.L'autour assume l'entière responsabilité do tot opinions.Tout on rotpoctant la pontéo do Vautour, LA PRESSE to reserve le droit d'abréger lot l.rtret selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettrot comme tult: .Tribune libre», LA PRESSE, C.P.4200, tucc.Ploco d'Armot, Montréal, H2Y 3MI.Monsieur l'Editeur LA PRESSE Monsieur, Vous avez sans doute pris connaissance de la réouverture, sous un nouvel employeur, de l'usine de tapis Celanese à Sorel, le 2 octobre dernier.Cet événement, fortement applaudi par les quelque 400 employés qui retrouveront leur emploi, n'a pas fait l'objet d'un éditorial dans LA PRESSE comme ce fut le cas lorsque la fermeture fut annoncée par Celanese le 24 août dernier.En effet, dans un éditorial signé par Vincent Prince, paru dans LA PRESSE du 26 août, vous avez cru bon de dénoncer ceux, du côté syndical, qui portaient la «responsabilité morale» de la fermeture de l'usine de Sorel, ceux-ci ayant choisi de ne pas se plier à l'ultimatum de Celanese pour le renouvellement de la convention collective.Dans ce même éditorial vous aviez exprimé l'opinion que «pour le moment, le bénéfice du doute doit être donné à la Celanese», bien que vous avez admis qu'il valait mieux attendre quelques mois «avant de porter un jugement définitif.pour voir si l'usine reste bien fermée.» Or, nous voilà, à peine un mois plus tard, devant une usine réouverte et avec une convention collective signée entre le syndicat et le nouvel employeur, Saint-Georges International, convention qui, du point de vue syndical, est sensiblement supérieure à l'offre finale de Celanese: il y a, pour la première fois, une clause d'indexation au coût de la vie; la procédure d'affichage a été améliorée dans le sens des revendications du syndicat; au chapitre des quotas de production imposés aux employés (que la Celanese voulait augmenter de façon importante), le syndicat a obtenu qu'ils demeurent les mêmes.Compte tenu de la réouverture de l'usine à des conditions acceptables aux employés, je pense que ce serait juste que La Presse modifie son jugement qui était de dénoncer la stratégie syndicale dans ce dossier.M.Prince s'est prononcé sur l'affaire de la Celanese dans un deuxième éditorial, mais seulement pour insister que du côté syndical «On avait cru à un bluff» et qu'on n'avait pas cru «devoir reconsidérer leur vote de grève après que la compagnie eut fait tenir ses offres dites finales avec la menacedefermeturede l'usine.»-Cette dernière déclaration est complètement fausse: c'est après avoir reçu des avis individuels de la compagnie portant la menace de fermeture que les employés ont voté à scrutin secret à près de 80 pour cent pour rejeter les offres finales de la Celanese.M.Prince, dans ses éditoriaux sur l'affaire Celanese, fait apparaître la stratégie syndicale comme étant, au mieux, un jeu de hasard où des grosses augmentations de salaire sont jouées contre la survie d'une usine périclitante, et au pire, complètement suicidaire.C'est une image qui aurait eu une allure fort différente si M.Prince avait pris le soin de mentionner tous les éléments importants (.) Peter BAKVIS Service de recherche CSN 7 Un événement qui méritait un bien meilleur traitement Suite à l'impressionnante manifestation de femmes tenue le 18 septembre au soir, je tiens à vous exprimer mon dépit et une certaine rancoeur quant à la couverture de cet événement par votre journal.Comme d'autres manifestantes qui s'étaient donné rendez-vous au Carré St-Louis pour dénoncer publiquement le viol, j'ai chercher dans LA PRESSE du samedi 19 septembre photos ou articles concernant la manifestation.J'ai finalement «découvert» (ce fut une découverte!) dans le cahier des sports, une humble photo suivie d'un texte qui relatait un simple fait divers.On aurait parlé de la mort d'un rat de laboratoire que ça aurait eu plus de place et d'ampleur.Je dénonce donc le peu de cas que votre journal peut faire d'un événement aussi important qu'une réunion de près de 1,000 femmes qui, en choeur, ont crié leur révolte face à la peur et à la violence qu'elles subissent quotidiennement.Je ne peux que conclure que votre journal offre une information sinon censurée, du moins destinée à un public essentiellement d'hommes tant l'information concernant des actions de femmes est ignorée et réduite à un fait divers.Evelyne BERNARD Montréal Il faut que je vous dise à quel point j'ai trouvé insultant votre reportage sur la manifestation contre le viol, reportage que vous avez publié en page F 12 de votre édition du samedi 19 septembre.Reportage insultant pour plusieurs raisons: D'abord parce que vous n'avez.f consacré à l'événement que!'* quelques lignes enfouies à l'intérieur d'un cahier.Vous devez pourtant savoir que le viol pose un problème sérieux: que les femmes ne peuvent plus marcher seules le soir sans risquer d'être attaquées! Est-ce que vous vous en foutez?Vraiment, on le croirait.Dans votre même édition du samedi 19 septembre vous consacriez une page entière à Marilyn Monroe la robe en l'air.Insultant aussi, ce reportage, sur le viol, parce que vous avez choisi comme seule et unique photo celle d'un homme regardant la manifestation le sourire aux lèvres.Pourquoi ce sourire?Il a l'air de trouver les protestations des femmes complètement ridicules.Insultant, enfin, ce reportage, parce que 1,000 femmes ont participé à la manifestation.Ce sont vos lectrices.Est-ce là tout le respect que vous avez pour elles?Est-ce là toute la considération que vous avez pour leur sécurité?Lisez votre propre journal, regardez votre «Télé-Presse» de ce même samedi 19 septembre: vous constaterez qu'on en est rendu à recommander aux femmes de se procurer un avertisseur sonore (un «Screamer») au cas où elles se feraient attaquer.L'annonce dit: «Ceci pourrait vous sauver la vie.» N.LEBLANC Ville Saint-Laurent LES FOUS DU STADE ¦ Un article publié dans LA PRESSE du 3 octobre concernant le parachèvement du mât du Stade nous informe qu'il en coûterait aux contribuables la «modique» somme de $115 millions, dont la majeure partie serait consacrée à «corriger des défauts de design» de la base.On ajoute que l'étude de la SEBJ a coûté $2.7 millions à l'Etat et que la solution la moins chère (et qui ne serait pas nécessairement acceptable si des critères d'esthétique entraient en ligne de compte) ne pourrait coûter moins de $50 millions, soit le coût global d'un stade couvert ordinaire de 50,000 places.Si vous faites le compte, la ville de Montréal, pour cette modique somme de $115 millions, pourrait avoir deux autres stades de 50,000 places, un pour les témoins de Jéhova et un pour les Krishna.Non! mais, c'en est assez de rire de nous! C'en est assez de se faire voler! C'en est assez de couper les budgets des hôpitaux, de l'éducdtion et du transport scolaire.C'en est assez d'engraisser les hommes politiques à nos dépens, de payer des maisons dans les Cantons de l'Est.Depuis 1976 qu'on nous tape dessus avec ce fameux mât.On paye encore pour son entreposage et on n'est même pas sûr si le stade va tenir debout même sans son mât.Et si un jour le tout s'effondre sur 40,000 personnes.Je suis un père de famille qui fait 40 heures par semaine, qui a deux enfants à faire vivre et qui, comme vous, est dégoûté de payer pour cette saleté.Richard L AVE RTUE , Montréal-Nord la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 » Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 la urvKt 6*% abonnement» \u2022«! ouvari d«7ha I8h (wm.d.7ho 15h) RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grondes annonces Annooctt cloiwrs 285-7070 285-7100 285-689?285-6901 ANNONCES CLASSÉES GOHMNMtf Ai Hindi ou vendredi % o 1 7h Pour changer ou lundi ou vendredi % a I6H30 GRANDES ANNONCES Detoillcnti National, Tttt-PrtsM Vacances, voyages ¦ n m tfi i a h n_f nra t ¦ « j*l_ti t M Wk PRO * BM Ol Éa M \u2014 lui i Mri il er proTvsvons, norrMnonon 285-7111 285-7205 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 1 A 12 LE MONDE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 OCTOBRE 1981 APRÈS L'ENVOI DE DEUX AWACS AU CAIRE Washington lance un appel au calme a Egypte, au Soudan et à Libye d'après AFP, UPI et Reuter Les Etats-Unis, après avoir envoyé deux avions-radars Awacs enEgypte «pour surveiller les mouvements aux frontières libyennes», ont lancé hier soir un pressant appel au calme à l'Egypte, au Soudan et à la Libye tout en annonçant que les grandes manoeuvres américano - egypto -soudanaises prévues le mois prochain dans l'Ouest égyptien pourraient être «élargies» et que la durée de la mission des deux Awacs pourrait être prolongée AWACS: deuxième défaite pour Reagan D'après UPI, AP, AFP et Reuter Malgré un lobbying incessant, le président Reagan a subi hier sa deuxième défaite en deux jours au Congrès sur son projet de vente de cinq avions-radars AWACS à l'Arabie Saoudite mais le vote serré de la commission des Affaires étrangères du Sénat (neuf voix contre huit) lui permet encore d'espérer pouvoir renverser la situation d'ici au vote final prévu dans deux semaines au Sénat.La veille, la Chambre des représentants dans son ensemble avait repoussé le projet par 301 voix contre 111.Le vote du Sénat était prévu pour la semaine prochaine mais il a été reporté à la semaine suivante parce que le président Reagan devra s'absenter de Washington pour participer au sommet Nord- Sud de Cancun, au Mexique.Le prince Fahd, d'Arabie Saoudite, y sera également et Reagan profitera sûrement de l'occasion pour tenter d'arracher quelques nouvelles concessions aux Saoudiens afin de vaincre les réticences de nombre de sénateurs qui craignent que les AWACS ne tombent éventuellement entre des mains «hostiles».«Je suis content que le vote ait été si serré», a déclaré Reagan à Philadelphie.Les projections effectuées à partir du vote d'hier laissent prévoir que les sénateurs voteront 52 à 48 contre le projet, mais l'administration espère faire de nouvelles «conversions» d'ici là.Un vote négatif du Sénat tuerait le projet, qui s'insère dans un contrat global de ventes d'armes de $8.5 milliards au royaume saoudien, et seule l'invocation de ses pouvoirs d'urgence au nom de la sécurité nationale pourrait permettre à Reagan de procéder malgré tout.Il a déclaré hier qu'il n'avait pas envisagé cette éventualité.En commission sénatoriale, le lobbying de la Maison-Blanche a permis hier au président de gagner le soutien des sénateurs républicains Larry Pressler, S.I.Hayakawa et Charles Mathias, mais les huit démocrates, soutenus par le républicain Rudy Boschwitz, sont demeurés intraitables.A la demande de soutien à la présidence dans ce dossier «capital pour la sécurité des Etats-Unis» formulée par Reagan, le sénateur Alan Cranston a rappelé que Reagan avait repoussé une demande analogue de l'ancien président Jimmy Carter sur les traités du canal de Panama et Salt-II.«Pour paraphraser Ronald Reagan sur le canal de Panama, a dit le sénateur Cranston, je dirai seulement: Nous avons construit les AWACS.Nous avons payé la note.Ils sont à nous et nous allons les garder.» «au-delà des manoeuvres militaires prévues».«Nous sommes vivement préoccupés par la situation dans cette région et nous demandons à toutes les parties d'éviter une aggravation de la tension qui pourrait mener au déclenchement des hostilités», a déclaré le porte-parole du secrétariat d'Etat, Dean Fischer.Au Caire, l'officieux al-Ahram, citant le ministre de la Défense Halim Abou Ghazala, rapportait entre-temps que l'état d'urgence avait été décrété à la frontière libyenne par l'Egypte, qui avait dépêché des unités d'artillerie anti-aérienne au Soudan «pour parer à l'éventualité d'une menace libyenne» contre l'un ou l'autre des deux pays limitrophes.En soirée toutefois, après s'être entretenu avec le président Hosni Moubarak, le ministre Abou Ghazala a démenti formellement que l'Egypte avait envoyé des troupes au Soudan, «seulement des armes et des instructeurs».Son collègue des Affaires étrangères Kamal Hassan Ali affirmait toutefois à la télévision américaine que des troupes égyptiennes stationnaient effectivement au Soudan «en vertu de l'accord de défense» conclu il y a cinq ans entre les deux pays.Quant aux deux Awacs, ils ont entrepris leur mission de surveillance dès leur arrivée en Egypte.Selon Abou Ghazala, ils surveilleront également la frontière du Soudan avec la Libye.A Jérusalem, on affirme qu'Israël n'a pas l'intention de protester contre l'envoi de ces deux Awacs en Egypte, «parce que les appareils sont manipulés par des Américains».Un avion transportant l'équipe américaine de soutien au sol des Awacs est attendu aujourd'hui au Caire.L'URSS accusait entre-temps les Etats-Unis de préparer une invasion de la Libye, en utilisant le Soudan pour amorcer le conflit.Pour Tass et les Izvestia, l'envoi des Awacs et les manoeuvres Bright Star, du mois prochain, entrent dans le cadre des préparatifs d'une telle invasion visant au renversement du gouvernement libyen.Tass cite en outre l'avis d'un journal britannique selon lequel les Etats-Unis sont «décidés à maintenir par la force les régimes réactionnaires de la région».A Tripoli, le secrétariat permanent du «Congrès du peuple arabe» a publié une déclaration appelant à la «mobilisation du peuple arabe contre le régime Moubarak», et à Damas on apprenait que l'armée syrienne a pris «des mesures concrètes avec le Front de la fermeté» (comprenant également l'Algérie, le Sud-Yémen et l'OLP) pour «parer à l'éventualité d'une agression soudano - égyptienne contre la Libye».A Damas toujours, l'OLP affirme que la politique américaine vise à encourager l'Egypte et le Soudan à commettre une agression contre la Libye.A Paris enfin, le ministre français des Relations extérieures Claude Cheysson, s'adressant à la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, estimait que la politique américaine actuelle au Proche-Orient «n'est pas exempte de dangers» car Washington «s'attache à regrouper militairement les Etats modérés de la région pour contenir l'influence soviétique, sans chercher à promouvoir un règlement d'ensemble du conflit israélo - arabe».téléphoto PA Le commandant d'une base aérienne près du Caire, le général Ahmed Nasr, attendait les deux AWACS américains hier, mais les avions-radar ont été acheminés directement près de la frontière avec la Libye.Reagan: la libre entreprise est la solution pour les pays pauvres d'après UPI, AP, AFP et Reuter Le président Ronald Reagan a conseillé hier aux pays pauvres d'imiter l'expérience des Etats-Unis s'il veulent sortir du sous-développement, affirmant, à une semaine du sommet Nord-Sud de Cancun, au Mexique, que «des hommes libres édifient des marchés libres qui provoquent un développement dynamique pour tous».Rejetant «la campagne de propagande qui veut faire croire au monde que le capitalisme américain est à l'origine de la faim et de la pauvreté dans le monde», Reagan a pris la défense du système économique mondial en place, fondé sur «la liberté individuelle comme clef du développement».Le président américain, qui avait abandonné temporairement ses efforts de lobbying à Washington en faveur de la vente des Awacs à l'Arabie Saoudite pour prendre la parole devant le Conseil des affaires mondiales de Philadelphie, a annoncé qu'à Cancun, la semaine prochaine, il s'attache rait à promouvoir «une idée révolutionnaire née il y a 200 ans et qui a fait ses preuves: la liberté».Reagan a du même coup répondu à ses critiques qui lui reprochaient de n'avoir pas, neuf mois après son accession à la présidence, développé sa politique étrangère autour d'une grande idée, comme Jimmy Carter, son prédécesseur, l'avait essayé avec les droits de l'homme: «Le problème n'est pas d'opposer l'Ouest à l'Est, a-t-il dit.Il s'agit de la lutte de la liberté contre la contrainte, de ce qui marche contre ce qui ne marche pas, du bon sens contre le non-sens».«Le collectivisme soviétique, a-t-il dit, ne marche pas.L'URSS, qui prétend que la voie pour sortir du sous-développement passe par le socialisme, dépend de l'agriculture américaine pour son alimentation.D'ailleurs, a-t-il poursuivi, l'URSS n'ira pas à Cancun car elle n'a rien à offrir.La raison de son échec?C'est parce qu'elle refuse la liberté à ses citoyens.» Il a par contre affirmé que les Etats-Unis, loin d'abandonner le Tiers monde, fournit aux pays en développement plus d'aide ali- mentaire que tous les autres pays développés ensemble.Il leur faut cependant, a-t-il dit, ouvrir leurs marchés, libéraliser leur commerce, améliorer le climat pour les investissements privés étrangers s'ils veulent compter sur l'aide des Etats-Unis.Et cette aide, a-t-il précisé, prendra la forme d'une assistance technique et non celle d'un transfert de liquidités.Quelque 3,000 personnes représentant divers mouvements pacifistes et syndicaux, y compris des contrôleurs aériens congédiés, ont manifesté devant l'hôtel Bellevue Stratford, de Philadelphie, à l'arrivée de Reagan.Parmi les slogans scandés, un dominait nettement: «Hey, Hey, He's No Good.Send Him Back To Hollywood! ».Pologne: vers un gel des prix temporaire d'après Reuter, AFP et UPI Premier déblocage d'envergure dans la crise polonaise: le gouvernement a accepté le principe d'un gel temporaire des prix de la plupart des denrées de base pour désamorcer la tension provoquée par les pénuries alimentaires et les autres difficultés que connaît actuellement le I pays, a-t-on annoncé hier soir de source proche de Solidarité à Varsovie.Cet accord de principe a été conclu dès le premier jour des négociations entre le gouvernement et le syndicat indépendant, les premières depuis le récent congrès de Solidarité.Les deux parties se sont séparées après cinq heures de discussions en se donnant à nouveau rendez-vous pour cet après-midi au siège du ministère des Finances, où sera alors établie la liste des produits dont les prix sont à bloquer.Au cours d'une conférence de presse, Grzegorz Palka, chef de la délégation syndicale, a déclaré que des «divergences» subsistaient notamment en ce qui concerne les prix de l'essence et des alcools, le gouvernement n'en-tandant pas les geler.Il a indiqué toutefois que le gouvernement avait accepté de ne procéder désormais à de nouvelles augmentations des prix qu'après consultation de Solidarité, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici.On rappelle par exemple la hausse des prix des cigarettes annoncée en plein congrès de Solidarité, suscitant la réprobation des délégués.Palka a par ailleurs affirmé que le gouvernement faisait la sourde oreille au projet syndical prévoyant la mise en place d'un système de «contrôle social» de l'approvisionnement sous forme d'un «Conseil économique national» disposant, aux yeux des syndicalistes, d'une initiative législative.Le gouvernement a pour sa part proposé une commission mixte permanente où siégeraient des représentants officiels et ceux de tous les syndicats, mais Solidarité s'oppose à la présence de représentants des syndicats officiels qui, en fait, représentent le gouvernement, t L'entente de principe intervenue hier soir désamorce considérablement la tension créée par la grève des 12,000 ouvriers du textile de la région de Varsovie, en prévision d'une grève générale prévue avant la fin du mois.Entre-temps, le Parti ouvrier unifié (POUP-communiste) a entrepris d'expulserdes membres qui ont adhéré à Solidarité, en commençant hier avec Bog-dan Lis, ancien vice-président de Solidarité.Environ un million de membres seraient touchés.Et enfin, un groupe d'intellectuels éminents, «Expérience et Avenir», demandait hier la constitution d'un gouvernement de coalition, avec la participation de l'Eglise et des groupes non communistes, pour sortir la Pologne de la crise actuelle.Weinberger se félicite de l'effort de défense français d'après AFP, Reuter, UPI M.Caspar Weinberger, secrétaire américain à la Défense, est arrivé hier soir à Stockholm ou il a été accueilli par un millier de manifestants protestant contre la politique de réarmement américaine.Il arrivait de Paris où il a eu six heures d'entretiens avec le ministre français de la Défense, M.Charles Hernu, et le ministre des Relations extérieures, M.Claude Cheysson.Avant son départ pour la Suède, M.Weinberger a déclaré que Français et Américains sont tombés d'accord sur la nécessité d'accroitre l'effort commun de défense, de combattre les dangers du neutralisme en Europe et de suivre avec vigilance l'évolution de la situation au Proche- Orient et en Afrique.Les deux délégations, a-t-il ajouté, ont également exprimé leur volonté de coopérer en matière d'armement.M.Weinberger a dit que ses entretiens lui ont permis de constater «l'effort très impressionnant réalisé par la France en matière de défense» et l'accord qui existe entre les deux gouvernements «sur les dangers du neutralisme qui se manifeste actuellement en Europe où certains groupes préconisent de manière tout à fait irréaliste un désarmement unilatéral».Le secrétaire américain a dit également qu'il avait fait à ses interlocuteurs français un exposé détaillé sur le programme de renforcement stratégique décidé par le président Reagan.Nous avons également échangé nos vues sur les menaces que font peser la stratégie soviétique et les moyens de les contrecarrer, a ajouté le chef du Pentagone.MM.Weinberger et Hernu ont également discuté de la question des ogives à neutrons.«Il semble que le gouvernement français étudie encore la question et qu'aucune décision n'a encore été prise», a dit M.Weinberger.A son arrivée en Suède, M.Weinberger a précisé qu'en critiquant les Européens qui préconisent le désarmement unilatéral, il ne visait pas la Suède parce que ce pays a une longue tradition de neutralité.Les Américains, a-t-il dit, comprennent et respectent cet engagement intellectuel et philosophique.M.Weinberger effectue une tournée de neuf jours en Europe.téléphoto PA| La visite en France de Lech Walesa suscite des rivalités entre certains de ses hôtes, cinq centrales syndicales, la CFDT se montrant jalouse de son «exclusivité».Les journalistes et photographes ont même suspendu la couverture de la visite pour protester contre les conditions de travail imposées par les organisateurs.Ci-dessus, Walesa en compagnie d'Edmont Maire, chef de la CFDT.i LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 OCTOBRE 1981 Le temps d'agir En exigeant l'unanimité depuis plus de 50 ans, les provinces ont empêché le Canada de se donner sa propre constitution.C'est pourquoi, si on veut libérer l'avenir politique et économique du pays, il est grand temps d'agir.Les droits linguistiques Enfin, le droit des francophones hors Québec à l'école française sera garanti par la charte au même titre que celui des anglophones au Québec.La charte ne s'attaque pas au fondement de la loi 101 et ne changera pas le statut du français comme langue officielle au Québec.La liberté de circulation et d'établissement Quoi de plus naturel pour un citoyen, que le droit de se chercher un emploi n'importe où dans son propre pays.Il s'agit d'un droit fondamental dont aucun pays digne de se qualifier d'uni et de démocratique ne peut se passer.La Charte des droits et libertés La Charte canadienne limitera les pouvoirs des deux niveaux de gouvernement afin de protéger les droits et libertés des citoyens.Ce seront les citoyens qui y gagneront.Pas Ottawa.Les droits de la femme La nouvelle constitution garantira l'égalité de la femme devant la loi et dans son application.Dorénavant, il ne s'agira plus d'un droit à acquérir, mais d'un état de fait énoncé dans la Charte canadienne et garanti par la loi.Les droits des handicapés Les handicapés physiques ou mentaux seront protégés contre les lois qui feraient de leur handicap un motif de discrimination.Pour de plus amples renseignements sur le contenu de la réforme constitutionnelle, s'adresser à Publications Canada, CP.1986, Succursale B, Ottawa, Canada K1P 6G6.¦ .4.Gouvernement Government ! du Canada of Canada A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 OCTOBRE 1981 V V \u2022 t APPEL DE DIVERS ORGANISMES Salvador: le Canada doit reconnaître le FDR-FMLN Le gouvernement canadien doit se démarquer de la politique américaine à l'égard du Salvador et appuyer la prise de position franco-mexicaine reconnaissant la représentativité du Front démocratique révolutionnaire (FDR) et du Front Fara-bundo-Marti de liberation nationale (FMLN) en vue d'un règlement négocié de la crise salvado-rienne.PIERRE SAINT-GERMAIN Cet appel a été lancé hier, à Montréal, au cours d'une conférence de presse à laquelle participaient des représentants de plu- Incident aux Communes OTTAWA (CP) \u2014 Le premier ministre Trudeau a perdu patience hier aux Communes alors qu'il était interrogé sur la situation au Salvador et sa façon de répondre aux questions a incité 11 députés néo-démocrates à quitter la Chambre en signe de protestation.Presse de questions, M.Trudeau s'en est pris aux conservateurs qui critiquaient ses nombreux voyages à travers le monde et les a accusés d'être insensibles aux besoins du Tiers monde.Quant aux néo-démocrates, il a dit qu'ils posaient tellement de questions à la fois qu'il ne se sentait pas obligé d'y répondre.sieurs organisations religieuses, syndicales et politiques.La représentante du FDR et du FMLN au Québec et au Canada, Ana Castillo, a souligné que la déclaratign franco-mexicaine du 28 août dernier à jusqu'à ce jour été entérinée par plusieurs pays: Norvège, Suisse, Hollande, Autriche, Irlande, Algérie, Yougoslavie, Syrie, Panama, Grenade et Nicaragua.Nombre d'organismes, dont l'Internationale socialiste, qui regr-gupe la plupart des partis sociaux-démocrates, l'ont aussi approuvée.Au Québec, les délégués de la Centrale de l'enseignement, de la Confédération des syndicats nationaux et du Conseil central de Montréal (CSN) ont par ailleurs donné leur appui à l'initiative franco-mexicaine au cours d'une réunion de l'exécutif du Centre international de solidarité ouvrière (CISO).Divers autres organismes ont emboîté le pas, dont l'Entraide missionnaire, qui regroupe 87 communautés religieuses, et le Comité chrétien pour les droits humains en Amérique latine.D'autre part, le Conseil exécutif national du Parti québécois s'est associé à la position de la France et du Mexique, estimant qu'elle «aidera à trouver une solution politique à un conflit qui a déjà trop duré».Soutenant que le FDR et le FMLN ont accru leur «capacité politique et militaire», leur représentante a dénoncé l'appui de Washington à la Junte militaro-démocrate - chrétienne et mis en garde contre une intervention directe des Etats-Unis au Salvador et la régionalisation du conflit avec la participation du Honduras et du Guatemala.MJDARITÊ (If il Fifo r A photo Réal Saint-Jean, LA PRESSE Ana Castillo, représentante du FDR-FMLN.La guerilla détruit le «pont d'or» SAN SALVADOR (AFP) \u2014 Le couvre-feu en vigueur au Salvador depuis janvier dernier a été levé hier.La nouvelle a été annoncée par le vice-président de la junte et commandant en chef des forces armées, le colonel Jaime Abdul Gutierrez, au cours de la cérémonie de commémoration du 2e anniversaire du coup d'état du 15 octobre 1979 qui a renversé la dictature du général Romero.Devant quelque 40,000 personnes, le col.Gutierrez a de nouveau proposé une amnistie aux guérilleros qui accepteront de déposer les armes.Il a par ailleurs confirmé que des guérilleros du Front Fara bundo Marti de libération nationale (FMLN) ont fait sauver à l'aube le «pont d'or», qui relie les régions orientale et occidentale du Salvador, sur le fleuve Lem-pa.Le pont, situé sur la route pan-américaine, est une voie stratégique pour le transport au Salvador et en Amérique centrale.Il a été dynamité et détruit.Deux ans après le renversement de Romero, le Salvador connaît une recrudescence de la violence politique, qui a fait plus de 20,000 victimes, et une grave crise économique.Depuis octobre 1979, le pays a connu plus de 1,700 attentats contre des édifices industriels, une fuite de capitaux dépassant $2 milliards, la fermeture ou la destruction partielle de nombreuses entreprises qui ont laissé plus de 20,000 personnes sans emploi, selon des statistiques officielles.La situation économique s'est aussi détériorée en raison de la chute spectaculaire des prix des produits d'exportation sur les marchés internationaux.'0 o m O 3 1 Profitez-en maintenant! 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Canada DÉPÊCHES AU SAHARA occidental, affir-me-t-on de source marocaine digne de foi à Nouakchott, les troupes du Front polisario sont entrées hier dans ta ville de Guelta Zemmour après de très violents combats avec la garnison marocaine.Le ministre sahraoui de l'Information Salem ould Salek a déclaré que les combats se poursuivront «tant que le roi du Maroc refusera de négocier avec nous pour arriver à un accord de paix».Il a nié que des éléments étrangers participaient aux combats aux côtés des maquisards.À Alger, une véritable levée de boucliers a accueilli les accusations marocaines impliquant l'Algérie dans la bataille de Guelta Zemmour.L'ADMINISTRATION Reagan s'est déclarée hostile aux propositions des membres du Congrès visant à interdire les investissements américains en Afrique du Sud et à exiger des sociétés américaines y opérant un traitement égal des Blancs et des Noirs.«Une telle législation nuirait aux efforts de Washington pour rester en bons termes avec Pretoria, a déclaré le sous-secrétaire d'Etat adjoint Princeton Lyman devant deux sous-commissions de la Chambre.Elle serait considérée en Afrique du Sud comme une provocation, créerait une atmosphère de conflit et nécessiterait la création d'une bureaucratie compliquée et sans doute peu efficace».UN BATI AU à voile de 28 pieds a accosté hier au large de la Floride avec 63 réfugiés haïtiens à bord, dont un bébé né en mer.Il s'agit du 2e arrivage de boat-people haïtiens depuis la mise en place du blocus naval américain, il y a une semaine.Le ministre haïtien des Affaires étrangères Edouard Francisque a annoncé entre-temps que des pourparlers sont en cours sur une éventuelle aide économique des Etats-Unis pour aider Haïti à mettre un terme à l'émigration clandesti- ne.Son collègue de la Défense nationale, Edouard Berrouet, a pour sa part cié toute discussion en vue de l'installation d'une base américaine au Mole Saint-Nicolas, dans le nord-ouest d'Haïti.v * ¦* AU GUATEMALA, la police annonce qu'au moins 13 assassinats et 15 enlèvements ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.Sept cadavres portant des traces de tortures ont été retrouvés dans la province d'EI Quiche.Auparavant, quatre personnes avaient été tuées dans la même région au cours d'attaques d'autocars.Les enlèvements de 15 employés de ferme ont eu lieu à Santo Domingo Si-chitepequez.Un homme et sa fille qui refusait de monter dans le camion des ravisseurs ont été abattus à bout portant.Le bilan de la guerre civile au Guatemala s'élève à plus de 3,000 mor{s depuis le début de l'année.UN COMMANDO armé a fait irruption chez une veille dame et l'a tuée dans son lit, hier, à Belfast.Selon la police, c'est le troisième meurtre sectaire depuis une semaine dans la capital** nord - irlandaise, où les catholiques craignent que ce ne soit l'oeuvre d'une bande d'extrémistes protestants résolue à commettre une série d'attentats.La fille de Mary McKay, âgée de 68 ans, n'a pas été atteinte par les balles des assaillants.LA CHINE a récemment lancé un sous-marin nucléaire pouvant lancer des engins nucléaires, a-ton appris hier de source compétente à Pékin.Ce serait le deuxième sous-marin de ce type dont disposerait la marine chinoise, qui possède également deux autres submersibles nucléaires dotés d'armements conventionnels.La marine chinoise dispose d'une centaine de sous-marins classiques.GT Dote *
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