La presse, 31 octobre 1981, B. Informations nationales
[" CAHIER B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3! OCTOBRE 1981 CONSTITUTION Trudea estime qu'un accord ours mais e com g» OTTAWA \u2014 Le premier mi ¦¦ nistre, M.Pierre Elliott Trudeau, a soutenu hier qu'un accord est possible dans le dossier constitutionnel, mais il n'a donné aucune indication permettant de croire qu'il est disposé à faire des compromis substantiels sur les points en litige dans ce dossier.GaBERT LAVOlV (de notre bureau de d'Ottawa) Interrogé sur la possibilité d'un délai dans rentrée en vigueur des dispositions controversées de la Charte des droits, M.Trudeau a répondu qu'il serait flexible sur les questions de droits linguistiques et de temps, et que ce dernier point pourrait impliquer un certain délai.Il a toutefois déclaré qu'il est définitivement opposé à tout concept d'adhésion volon- taire (opting in) des provinces à certaines dispositions de la charte des droits.«Je ne veux pas d'un Canada où il n'y a pas un certain nombre de valeurs qui soient respectées dans toutes les provinces et par tous les gouvernements», a-t-il expliqué.Cette déclaration du premier ministre survient au moment où l'Ontario, la Saskatchewan et la Colombie britannique font des efforts en vue de proposer un compromis susceptible de rallier une majorité de provinces.Selon les informations qui ont filtré de ces démarches, les hypothèses de travail de ces gouvernements portaient justement sur certaines modalités d'adhésion volontaire ou de droit de retrait pour les provinces des dispositions controversées de la Charte des droits.Un ancien conseiller de M.Trudeau, M.Gordon Robertson, a d'ailleurs fait des suggestions dans le même sens au cours de la semaine.Les déclarations faites hier par le premier ministre portent à croire qu'il n'aurait pas d'objection a des délais dans le temps, mais qu'il demeure carrément opposé à toute forme d'adhésion volontaire ou de retrait des provinces vis à vis la charte des droits.Sur la question de la formule d'amendement, le premier ministre a réitéré qu'il n'acceptera pas la proposition faite en avril dernier par les huit provinces dissidentes qui priverait le Québec et l'Ontario de leur droit de veto, mais qui donnerait aux législatures provinciales le droit de se retirer de tout amendement à venir.Sur un autre sujet, M.Trudeau a laissé entendre qu'en cas d'échec de la conférence constitu- tionnelle, il n'incluera pas ses propositions de compromis dans le projet de résolution, si l'opposition ne lui donne pas la garantie de respecter les deux jours de débats aux Communes.En ce qui a trait à la réaction du parlement de Westminster, il a déclaré que les Britanniques ont le droit de rejeter la requête canadienne, mais il a ajouté qu'ils devront en subir les conséquences politiques.Il a dit ignorer quelles pourraient être ces conséquences.Interrogé sur les menaces du PQ de lui faire la lutte sur la scène fédérale, le premier ministre a invité M.René Lévesque à aller de l'avant, mais il a ajouté à la blague qu'une telle action pourrait l'inciter à demeurer en politique plus longtemps que prévu.Pierre Elliott Trudeau Photothèque LA PRESSE QUEBEC (PC) \u2014 Le Québec est convaincu que le sommet constitutionnel de lundi n'est qu'une conférence-bidon n'ayant qu'un objectif: disloquer le front commun des huit provinces qui depuis un an font la vie dure au projet constitution^ du premier ministre Trudeau.DONALD CHARETT1 Le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, M.Claude Morin, est loin d'être optimiste en ce qui regarde les résultats à attendre de cette ultime conférence fédérale-provinciale qui doit sceller le sort du fédéralisme canadien.«Us nous ont menti durant le référendum et par la suite ils ont conduit les négociations de façon à ce que ça ne marche pas.Depuis le mois d'octobre l'an dernier, le gouvernement fédéral a «bulldozé» tout le monde sauf que Trudeau a été coincé par le jugement de la Cour suprême et qu'il doit maintenant nous rencontrer, d'où la tenue de cette conférence-bidon» de dire le ministre au cours d'une conversation téléphonique.Quant aux récentes déclarations de MM.Trudeau et Chrétien faisant état de la possibilité d'un compromis ou d'une plus grande flexibilité, le ministre les prend avec un grain de sel.«Rien n'indique présentement retico erenc la moindre volonté de leur part de faire des compromis.Ottawa tient en fait à donner une impression de flexibilité avant que ne débutent ces travaux.Mais, comme la répété encore cette semaine Jean Chrétien à Montréal, ils tiennent à leur coup de force».Selon M.Morin, si le gouvernement fédéral avait vraiment désiré que les choses débloquent dans le dossier constitutionnel, il aurait accepté que cette conférence des premiers ministres soit précédée d'une rencontre entre le ministre de la Justice.M.Chrétien, et les ministres provinciaux.«C'était un test» de dire M.Morin à ce sujet.Quant à la position que défen- dra le Québec lors de cette rencontre, elle s'inscrira à l'intérieur de trois balices, de préciser le ministre: l'entente intervenue entre les huit provinces dissidentes, la résolution adoptée par l'Assemblée nationale et le respect de l'intégrité des pouvoirs du Québec.Rappelons que les «huit» s'entendaient pour un rapatriement simple et une formule d'amendement sans Charte des droits.Le ministre a souligné â nouveau qu'une Charte, même si elle n'incluait pas les droits linguistiques, «ça ne nous intéresse pas car ça affecte la juridiction des provinces comme l'a démontré le jugement de la Cour suprême».Davis n r d'e Lévesque sera i fac TORONTO (PC) \u2014 Le premier ministre William Davis a nié?hier, que sa province, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique s'étaient entendues sur un compromis constitutionnel, disant que les discussion* de cette semaine n'avaient produit «aucun accord officiel ou officieux».M.Davis et son ministre des Affaires intergouvemementales.Thomas Wells, ont dit que des pourparlers entre les trois provinces avaient eu lieu cette semaine à la suite de la déclaration récente de M.Davis que l'Ontario était prête à accepter des «raffinements» à la charte des droits proposée par le gouvernement fédéral.On dit que M.Davis a voulu prendre ie rôle de catalyseur pour ux T.è.V que l'on sorte de l'impasse constitutionnelle.On a supposa que si l'Ontario voulait modifier sa position, d'autres provinces pourraient faire des concessions à la conférence des premiers ministres, lundi, à Ottawa.M.Davis n'a pas voulu dire hier quels changements il serait disposé a accepter, disant qu'il n'avait pas encore discuté avec M.Wells des dtails de ia réunion avec les deux provinces de l'Ouest.Cette réunion a eu lieu mercredi à Toronto alors que les procureurs généraux et les ministres des Affaires gouvernementales des huit provinces dissidentes se concertaient >ur les poruparlers constitutionnels de la semaine prochaine.3 S'adressant aux militants de la région Montreal-Centre du Parti Québécois rassemblés en congrès, le premier ministre Lévesque leur a déclaré hier soir qu'il était d'accord pour que la prochaine élection porte sur î'op-tion du parti, à savoir la souveraineté assortie de l'association souhaitable, mais que cela exigeait du gouvernement qu'il soit impitoyable envers ses membres qui pataugent dans le scandale.«Chaque fois que des faits seront étayés et qui démontreront que des membres du gouvernement ou des militants ont pataugé dans quelque escroquerie que ce soit, nous n'allons pas hésiter à CLAUdJ^vI wiarsoilais agir et nous serons impitoyables», a-t-il averti, en indiquant que le gouvernement se devait de conserver son image limpide s'il voulait gagner la prochaine élection référendaire décisive.De même, M.Lévesque soutient qu'il faudra prendre garde au gaspillage, se serrer la ceinture pour sortir du tunnel économique qu'il entrevoit encore pour une bonne année et demie et que les militants travaillent d'arraehe-pied à persuader la population que le seul moyen de s'en sortir repose sur leur adhésion à la souveraineté.Selon lui, un récent sondage du parti démontre que 44 pour cent des Québécois appuient l'option du PQ ce qui lui apparaît encourageant mais qui ne devrait pas inciter encore ies militants à faire de l'effervescence politique.I llf ¦¦¦¦ .'\u2022'.?>\u2022 René Lévesque photothèque OTTAWA \u2014 Soucieux de démontrer son souci de négocier de bonne foi avec les provinces au cours de la conférence des premiers ministres lundi, le gouvernement fédéral a décidé d'interrompre dès demain sa GILBERT LAVOIE (de notre bureau de d'Ottawa) campagne de publicité lancée au Québec sur la résolution constitutionnelle.Ces* ce qu'a révélé un porte -parole du premier ministre Trudeau.On ne sait pas cependant si cette publicité reprendra après ia conférence de lundi, mais il est permis de croire que le gouvernement ne diffusera pas ses messages publicitaires pendant la période subséquente de débats aux Communes et au Sénat, si débat il y a.Celte campagne de publicité a été lancée le mois dernier en guise de riposte aux messages diffusés par le gouvernement du Québec.Selon une étude effectuée par ce gouvernement, la campagne fédérale a été presque deux fois plus importante que celle menée dans les deux semaines précédant le référendum.ÎÎOTES POLITIQUES Chrétien affiche un «optimisme mo m A la suite de conversations * téléphoniques avec plusieurs de ses homologues provinciaux, le ministre de la Justice du Canada, responsable du dossier constitutionnel, Jean Chrétien, est optimiste.Il croit en effet que la conférence des premiers ministres qui s'ouvrira au début de la semaine, à Ottawa, donnera enfin des résultats.Affichant tout de même un «optimisme modéré», M.Chrétien semble avoir décelé une certaine souplesse lors de ces conversations avec les procureurs généraux où ministres de la Justice des autres provinces.Reprenant en quelque sorte les propos du premier ministre Pierre Trudeau, l'ex-minlstre des Finance a affirmé que le gouvernement central est maintenant prêt à beaucoup de flexibilité et de souplesse, à la condition toutefois qu'il retrouve la réciproque de l'autre côté de la table.Mais, a-t-il ajouté, «si c'est de la rigidité que nous rencontrons, nous aussi nous serons rigide.» Qui fera les premiers |Xis?D'un autre côté, môme s'il a affirmé que le gouvernement fédéral ferait preuve d'ouverture, il a refusé d'indiquer si c'est le premier ministre Trudeau qui fera les premiers pas d'un compromis possible à l'ouverture des travaux.Interrogé par les journalistes à ce sujet, il n'a pas voulu annoncer les couleurs du gouvernement fédérai sur la tactique et la stratégie qu'il allait suivre.Le ministre Chrétien a aussi refusé de dévoiler avec quelles provinces en particulier il avait discuté du dossier constitutionnel, pour pouvoir maintenant parler d'un certain consensus qui pourrait se dégager de cette nouvelle et «dernière» conférence avant que le gouvernement adresse sa requête de rapatriement au gouvernement de Westminster.Prenant la parole devant les membres de l'Association des manufacturiers canadiens, division Québec, hier à Montréal, Jean Chrétien a avoué qu'au début de la semaine qui s'achève, il était «très pessimiste» sur les résultats possibles de cette réunion de «la dernière chance».Il semble, selon lui, que le dossier a finalement évolué dans un sens plus positif, du moins dans son esprit, en faveur des positions du gouvernement fédéral.La situation économique Devant cet auditoire manifestement vendu à la cause fédéraliste, Jean Chrétien.Jean Chrétien a fait le tour de la question constitutionnelle, s'em-ployant à souligner le climat d'in- Photothèque LA PRESSE certitude économique qui en découle depuis des années, et qui a des conséquences évidentes, pour lui, sur les investissements, notamment au Québec.Il a profité de l'occasion pour parler de l'exodede capitaux du Québec et de Montréal, du transfert du siège social de la Sun Life, des banques qui sont devenues des locataires d'immeubles alors qu'elles possèdent des édifices de 40 étages à Toronto, et de toutes les entreprises qui ont quitte le Québec et non le Canada sans le dire, ainsi que des sièges sociaux qui n'ont conserve que des «coquilles» dans la métropole.Cette grave situation étant évidemment provoquée par la prise du pouvoir par le Parti québécois en 1976.Tous les bons vieux clichés, quoi.À la veillede l'Hallo-ween, cela ressemblait un peu beaucoup à: «A soir, on fait peur au monde.» Après son exposé choc sur la situation économique, il a donc soutenu qu'il est très urgent que cette question confuse et compliquée, soit réglée, dans les plus brefs délais.C'est donc pour cette \u2022 raison que le gouvernement fédéral a décidé d'agir, même sans l'accord des provinces, a rappelé le député de Saint-Maurice.Évidemment le gouvernement central aimerait mieux avoir l'accord des provinces avant de s'adresser à Londres, mais il a réaffirmé que Von procéderait de façon unilatérale si ce n'était pas possible autrement, le dossier traînant en longueur depuis 1931.Le ministre de la Justice ne s'est pas montré inquiet, non plus, par le fait qu'une vingtaine de députés do Grande-Bretagne ont fait savoir publiquement au «Times», de Londres, qu'ils refuseraient de voter le rapatriement au Canada de l'Acte d'Amérique du Nord, dans le contexte actuel.Semblant posséder des informations en provenance de l'autre côté de l'Atlantique, il a souligné, avec son légendaire sourire en coin, que le premier ministre de Grande-Bretagne, Mme Margaret Tatcher serait bien mal placée pour refuser une requête de rapatriement lui provenant du gouvernement du Canada et adoptée par la Chambre des communes.Usant de son sens diplomatique bien connu, il a alors laissé planer certaines menaces sur la tète de Mme Tatcher advenant le cas où cela se produirait.«Si c'était le cas, il est sûr que les relations entre le Canada et la Grande-Bretagne ne seraient plus les mêmes.Elle aurait sûrement in al-.lié en moins au sein du Commonwealth, et elle pourrait sûrement i avoir d'autres problèmes», a-t-il lancé.Le ton de ces propos n'étaient pas sans rappeler sa retentissante mise en garde à l'endroit du tout nouveau gouvernement Mitterrand, en France, alors que peu de temps après l'élection française, il avait péremptoirement déclaré: «Lui, ses bebelles, pis dans sa cour.» 4 » A » t LA PRE5SE, MUNIKtAL, omwcui o i wuivjdrc i y& I POUR LES ÉTUDIANTS DE PASSAGE AU QUÉBEC Québec assouplit la loi 101 E QUEBEC \u2014 Tout élève séjournant de façon temporaire au Québec pourra désormais fréquenter l'école anglaise sur simple demande.LOUIS FALARDEAU de notre bureau de Québec Le Conseil des ministres a en effet décidé lors de sa réunion de mercredi de modifier en ce sens le règlement relatif à la langue d'enseignement des personnes séjournant de façon temporaire au Québec, adopté en vertu de l'article 85 de la Loi 101.L'ancien règlement ne leur ouvrait les portes de l'école anglaise que si une des deux conditions suivantes était remplie: soit qu'un de leur parent ait reçu son enseignement primaire ou secondaire en anglais ou qu'un des enfants d'une famille don- née ait déjà commencé ou accompli ses études an anglais.Cette restriction visait à n'accorder cet accès exceptionnel à l'école anglaise qu'aux résidants temporaires de langue maternelle anglaise.La nouvelle version du règlement étend cette exception à tous.Rappelons toutefois qu'un tel séjour temporaire est limité à trois ans et qu'il ne peut être prolongé, pour un maximum de trois ans, que s'il est démontré qu'une telle prolongation est nécessaire vu des circonstances exceptionnelles ou imprévisibles lors de la demande initiale.Dans un communiqué publié hier, le ministre Camille Laurin note que ce changement lui avait été proposé par le Conseil de la langue française et souligne qu'il répond aussi positivement «aux arguments voulant que certaines entreprises et firmes d'ingénieurs rencontrent des difficultés A recruter à l'étranger des spécialiste s oeuvrant temporairement au Québec dans des domaines où les spécialistes québécois sont peu nombreux».Le ministre ajoute, et on peut se demander dans quelle mesure il fait allusion à des événements récents tels l'affaire Volkswagen, «que cette décision pourra sans doute permettre qu'une entreprise étrangère appelée à choisir un site d'implantation au Canada considère avec plus d'attention les possibilités que le Québec peut offrir, et notamment à ses employés en transit».Notons enfin que cet assouplissement, demandé depuis longtemps par les milieux d'affaires, constitue la première modification apportée à un des règlements de la Loi 101.V COMMUNICATIONS Seule la souveraineté permettrait au Québec d'avoir une politique intégrée IVESTIGATION JRVEILLAN'CES LATURES DUTES PREUVES DUR LA COUR (FIDELITE DNJUGALE IDENTiEL \u2014 DISCRETION iPEE 387-8757 Après avoir souligné que la bataille politique à mener en vue de la récupération de la pleine com- JACQUES BENOIT pétence du Québec en matière de communi- cations comptait parmi ses priorités, le ministre des Communications, M.Jean-François Bertrand, a déclaré hier, en substance, qu'il n'y avait à cela qu'une solution, à savoir la prise, par les Québécois, de leur souveraineté.«Je n'y vois qu'une issue, c'est que la majorité des nôtres se branchent une fois pour toutes et comprennent qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même», a-t-ildit.Plus tôt, M.Bertrand, qui s'adressait mburger de 13,98 $ aux étudiants en communications de l'Université de Montréal, avait souligné qu'il n'y avait pas moyen actuellement pour le Québec de se donner «une politique nationale des communications», compte tenu de l'action en ce domaine d'Ottawa qui, tout en acceptant de mener à ce propos de vagues discussions avec le Québec et les provinces anglaises, continue de dominer des secteurs clés (radio et télévision, satellites, etc.).Ce qui, a-t-il précisé, n'empêche pas le ministère de travailler à la mise au point d'une politique générale, «au cas où», la chose demandant, à ses yeux, une concer- tation étroite entre les intervenants (l'entreprise privée, l'université et le gouvernement).Exemple, une étude en cours sur les points précis vers lesquels devrait se tourner la recherche, menée de concert par les trois intervenants, et dont on devrait connaître les résultats dans les premiers mois de 82.«Une société nouvelle naîtra au Québec dans les 20 prochaines années», a prédit M.Bertrand, les deux principaux enjeux et facteurs de cette transformation devant être selon lui la question énergétique ainsi que «le développement et la révolution des communications».«Nos façons d'être et d'agir s'en trouveront transformées, et tout depend de la façon dont nous allons intégrer et apprivoiser tout cela.» De là, a-t-il conclu, la nécessité de la conception, dans ce domaine, «d'un modèle québécois».Télématique Par ailleurs, enfin, se référant aux téléinformations de LA PRESSE \u2014 qu'il a dit être une expérience de qualité \u2014, le ministre a indiqué que le procédé télématique comptait parmi ceux qu'on envisage à son ministère pour ce qui est de l'amélioration des communications gouvernementales, qu'on pourrait ainsi obtenir à domicile.L'Assurance-chômage a versé en trop plus de $40 millions OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement a versé au moins $41.4 millions d'assurance-chômage à des personnes qui n'y avaient pas droit en 1980, d'après le rapport de la Commission de PAssurance-chûmage déposé aux Communes hier par le ministre de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration.M.Lloyd Axworthy.Le vérificateur général, M.Kenneth Dye, dit dans son rapport que l'on a aussi payé indûment des montants que les fonctionnaires n'ont pu déceler.Il y a eu aussi des prestations insuffisantes.A ces derniers propos, M.Dye n'a pas donné de précisions mais on a expliqué à son bureau qu'il se basait sur son expérience.Le gouvernement a déjà pro- mis trois mesures pour mettre fin à ces abus et erreurs.En 1980, on a payé en prestations $4.3 milliards à environ 2.7 millions de réclamants.Les $41.4 millions de plus payés ont été découverts en examinant 750,900 réclamations, dont 183,600 étaient excessives.L'enquête a incité le ministère à imposer 50,300 amendes au total de $4.5 millions.Le gouvernement a intenté 6,400 poursuites judiciaires et les tribunaux ont imposé SI.7 million d'amendes supplémentaires à des réclamants.Le gouvernement a défalqué $2.7 millions dans des cas de misère et des doutes suffisent sur la perception de $30.7 millions d'amendes et de remboursements.Il s'agit de personnes qui ne peuvent payer ou qu'on ne peut retracer.Ryan caricaturé à Radio-Québec Le whip en chef de l'opposition et député de Portneuf, Michel Page, a dénoncé hier la direction de Radio-Québec, qui a laissé, selon lui, des animateurs se livrer avec complaisance à des propos de mauvais goût et à des prises de position politique.M.Page parlait surtout d'un incident qui s'est produit, le mardi 27 octobre, à l'émission Téléservice au cours de laquelle il fut question des dangers pour les enfants de porter des masques le soir de l'Halloween.Au moment où la co-animatrice a présenté un masque, on a entendu en écho, un autre animateur qui s'est permis de faire un parrallèle entre la figure de Claude Ryan et celle de certains personnages connus pour leur laideur légendaire.Selon M.Page, ces personnages sont associés, dans l'imagination populaire, soit à des êtres monstrueux, soit à des êtres futiles.Le whip en chef de l'opposition s'explique mal que la direction de Radio-Québec, dont le mandat est exclusivement éducationnel et qui vit à même les fonds publics, puisse tolérer des propos qui visent non seulement à ridiculiser un homme politique, mais «par une série de calculs implicites, à miner la crédibilité du chef de l'opposition officielle.» M.Page demande donc à Radio-Québec de faire des excuses publiques et de vérifier plus attentivement à l'avenir la compétence de ses animateurs.Un comité étudiera l'avenir de Via Rail OTTAWA (PC) \u2014 Le groupe de travail conservateur sur le service de trains voyageurs a recommandé hier la mise sur pied d'un comité parlementaire spécial chargé de tenir des audiences publiques en vue d'élaborer une politique générale sur Via Rail, qui devrait être par la suite présentée sous forme de législation au Parlement.De plus, le groupe de travail recommande au gouvernement de réviser l'ordonnance sur les frais de transport ferroviaire, de manière à ce que Via Rail n'ait à payer aux chemins de fer (CN et CP) que ses frais directs d'opération. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1981 La reine figurera sur un timbre en 82 OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral a pris la décision rapide, vendredi, d'imprimer en 1982 un timbre à l'effigie de la reine, et dans le but de mettre fin aux critiques des monarchistes, critiques qui n'avaient débuté qu'hier.«Il y aura un timbre de la reine en 1982», a annoncé aux Communes le premier ministre Trudeau, en réponse à une question du député libéral David Collenette, qui représente une circonscription de la ville de Toronto.Le ministre responsable de Pos tes - Canada, maintenant une société d'Etat, M.André Ouellet, a déclaré au cours d'une entrevue qu'il avait pris la décision d'un timbre de la reine en avant - midi, hier, avant la période des questions aux Communes, après avoir pris connaissance de nouvelles à l'effet qu'une controverse à ce sujet pointait à l'horizon.Des porte - parole de Postes -Canada, avaient auparavant déclaré que le gouvernement pour- rait décider de ne pas émettre de timbre de la reine en 1982.Cette perpective devait susciter une déclaration de guerre immédiate de la part de la Ligue monarchisie du Canada, qui a fait connaître sa position par des déclarations publiques et de nombreux appels téléphoniques logés auprès de Postes - Canada.«Nous ne sommes pas intéressés à alimenter ce genre de spéculations», devait préciser le ministre Ouellet.Deux raisons avaient été avancées par Postes - Canada pour ne pas émettre de timbre de la reine en 1982.La première est une raison de commodité, et la seconde a trait à la «canadianisation» des timbres.Selon le ministre Ouellet, le gouvernement veut canadianiser les timbres, «mais il conservera tout de même l'effigie de la souve raine ce faisant».Le timbre de la reine ne sera pas émis le 1er janvier, mais un peu plus tard en 1982.SONDAGE GALLUP 60% des Canadiens sont favorables au maintien du poste du Gouverneur général Soixante p.cent des Canadiens sont favorables au maintien du poste du Gouverneur général du Canada, représentant de la Reine à Ottawa, tandis que 25 p.cent en souhaitent l'abolition et que 15 p.cent ne se prononcent pas.C'est ce qui ressort du sondage mené récemment par la maison Gallup.Dans les Maritimes et dans les Prairies, plus de 70 p.cent des personnes interrogées sont en faveur du maintien de ce poste tandis qu'en Ontario et en Colombie-Britannique, le pourcentage est de 64 p.cent.Au Québec, seulement 37 p.cent des gens souhaitent le maintien de cette institution, tandis qu'un autre 37 p.cent préféreraient que le poste soit aboli.Il est intéressant de souligner que dans ce sondage, les facteurs âge et sexe n'ont pas eu une grande incidence.Toutefois, le pourcentage de gens favorables à la nomination d'un représentant de la Reine au Canada est beaucoup plus grand chez les anglophones que chez les francophones, soit 72 p.cent contre 36 p.cent.Par ailleurs un peu plus de la moitié des Canadiens allophones souhaitent le maintien de cette tradition.D'après les résultats d'un autre sondage publié plus tôt cette semaine, seulement 39 p.cent des Canadiens étaient en faveur du maintien du poste de lieutenant-gouverneur dans les provinces tandis que 41 p.cent en souhaitaient l'abolition.La question posée était la suivante: «Souhaitez-vous le maintien ou l'abolition du poste du Gouverneur général du Canada?» Note: Le total des pourcentages peut ne pas donner 100 parce» que les chiffres ont été arrondis.Les résultats présentés ici sont tirés d'entrevues menées auprès de 1 052 adultes de 18 ans et plus interrogés à leur domicile au mois de septembre.Un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 4 p.cent.NE MAINTIEN ABOLITION SAVENT PAS 60 p.c.25 p.c.16 p.c.Canada Régions Atlantique 76 Québec 37 Ontario 64 Prairies 75 C.-Britannique 64 Langue maternelle Anglais 72 Français 36 Autre 53 15 37 22 19 24 17 38 33 9 26 14 7 12 11 26 14 La voiture B 3 .Depuis 50 ans, Audi a acquis sa renommée grâce à une technique innovatrice, à la qualité de la construction et à la beauté des formes.Aujourd'hui, Audi est à Pavant-garde de la technique automobile.Chaque année, les chroniqueurs des magazines spécialisés font réloge des découvertes techniques et des nouvelles caractéristiques des voitures Audi.Selon la tradition Audi, chaque modèle est le résultai de cette technique sophistiquée et est conçu pour vous offrir le maximum de confort et de luxe fonctionnel.Audi lance maintenant la carte Audi.Il s agit d'une autre innovation sans pareille dans le domaine de lautomobile.La carte LAGIRTE^ v I JEAN MEUNIER 10 RUE PRINCIPALE VILLE PQ H9R 1B I .WAUGB0430CN1002I2 1 1 /81 10/84 555-1212 868L841 Lâchât d'une Audi 1982 vous donne droit à la carte Audi.Cela veut dire, en gros, que pendant les trois ans qui suivent la date de livraison de votre *\\udi, vous deve/ defrayer le coût du carburant et de lassurance-automobile, prendre adéquatementjioin de la voiture et conduire normalement.Il vous faut amener votre voiture chez un 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subis lors d'une course ou d'un rallye automobile; les accidents; les modifications apportées à la voiture; la négligence ou le mauvais usage, par exemple.II est évident qu'il y a certaines restrictions.Votre concessionnaire Audi se fera un plaisir de vous donner tous les détails.Bref, PAudi est une voiture tout a fait remarquable.Et la carte Audi, un concept tout à fait remarquable pour rouler sans problème.11 s'agit probablement de la caractéristique standard la plus importante jamais offerte avec une voiture.Audi Une équipe bien préparée.une démarche sérieuse ! Christian Laflamme Gilles Vaillancourt Le Ier novembre St-François Robert Daigneault St-Vincent-de-Paul Maurice Clermont Des Ecores Georges Audet Val-des-Arbres Pierre Lacroix Duvernay Madeleine Laurin Bois-de- Boulogne Yves Gauthier Pont-Viau Georges Gagné Du Marigot Laval-des-Rapides Emilien Robichaud De la Concorde Pierre Aubry Vimont Marcel Bousquet Des Laurentides Jean-Louis Mathieu Auteuil Richard Lagrois L'Abord-à-Plouffe Raymond Clément Labelle Irwin Bigman Chomedey Raymond Goyer St-Martin Raymond Fortin Renaud Jean A.Joly Ste- Dorothée Réal Lavoie Fabreville Roch Hébert Ste-Rose Jean-Marc Quevillon Marc-Aurèle-Fortin Gérald Jodoin Laval-Ouest Yvon Lambert Laval-sur-le-Lac votons LUCIEN PAIEMENT et son EQUIPE \u2022 ¦ » it \u2022 i._ _:__4_ - ¦ 'A Pub'ie et autorise pat RonaldPoupail agent oMiciel de t Eomoe Paie'ment .1563 ci Doftnaconâ Laval H7C4C7 B 4 Les cardiologues à l'heure de la «médecine * Les médecins ™ cardiologues québécois sont en train de développer des techniques de pointe qui vont réduire considérablement le nombre des inter- ventions chirurgicales et les risques de décès postopératoire.Ils sont en train, nommément, de répandre l'usage de la dilatation des artères coronaires, c'est-à- dire d'implanter ce qu'on appelle maintenant la «médecine interventionniste» par opposition à la chirurgie ouverte relative à la circulation du sang.Le développement de cette science relativement nouvelle \u2014 elle a pris naissance récemment à Zurich sous l'impulsion du Dr Gruntzig \u2014 permet de traiter les vic- times du rétrécissement des artères, cette «rouille» des canalisations sanguines, par l'utilisation de cathéters de guidage, une tuyauterie munie de «ballons» mobiles qu'on introduit de l'extérieur dans les artères par les membres, par la jambe notamment.L'usage JEAN-PIERRE BONHOMME du bistouri, pour nettoyer les artères devient ainsi inutile.La propagation de cette technique a été signalée hier par le Dr Paul R.David de l'Institut de cardiologie de Montréal dans le cadre de la 34e réunion annuelle de la Société canadienne de cardiologie dont les assises d'une semaine se terminent aujourd'hui.Quelque 500 cardiologues du Canada ont participé à cette rencontre présidée par le Dr Richard E.Rossall, de la province de l'Alber-ta.L'utilisation de cathéters de guidage, pour nettoyer les vaisseaux sanguins, a commencé depuis 18 mois seulement à Montréal.C'est dans cette ville, du reste, qu'elle a débuté au Canada et c'est à l'Institut de cardiologie que les médecins du reste du pays viennent parfaire leur formation.Le directeur de la recherche de l'Institut, le Dr Martial G.Bourassa, Réduit les coûts SENSATIONNEL! Un poêle à combustion lente JOTUL vous procure un chauffage d'appoint PARFAIT À TOUS ÉGARDS.\u2022 Son rendement est exceptionnellement économique.\u2022 Son confort est incomparable.\u2022 Sa sécurité est absolue.\u2022 Sa conception permet de l'utiliser comme FOYER.\u2022 Sa présentation design est unique.\u2022 Sa très grande efficacité réduira sensiblement vos frais de chauffage.Cour connaître le détaillant Jotul le plus près do chez vous communiquez avec Porte fermée poêle a combustion lente 8010 Jarry est Montréal, P.Q.H1J 1H5 Tel: (514) 354-1155 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAA îterventionniste» est lui-même hémo-dynamicien, c'est-à-dire un spécialiste de la circulation sanguine.Le Dr David a expliqué hier que la technique nouvelle a été utilisée à Montréal dans 130 cas et que le taux de réussite s'établit à 75 pour cent.Elle commence à être utilisée à Toronto; une quinzaine de malades ont été traités de cette manière dans cette ville.La «rouille» des artères produit le symptôme angine, puis la thrombose et, enfin, la brisure définitive, l'infarctus.Avant que le blocage des voies ne produise une thrombose les médecins introduisent maintenant, pour ouvrir les voies, un tube muni, sur son extérieur, d'un «ballon» par lequel les «plaques» d'obstruction, la matière qui obstrue le passage du sang, sont écartées.Dans la majorité des cas, a dit le Dr David, cette pratique reporte la chirurgie à plus tard ou bien la rend complètement inutile.C'est, somme toute, l'utilisation d'une méthode de diagnostic connue pour des fins thérapeutiques.La nouvelle méthode peut également être utilisée maintenant pour d'autres fins que la cardiologie, pour le traitement des passages des reins notamment.Les avantages de la médecine interventionnistes nouvelle sont spectaculaires: le malade du coeur peut rentrer chez lui après deux jours de séjour à l'hôpital, seulement; il n'a pas à être endormi, il n'a pas de plaies à soigner et il peut reprendre son travail après une semaine d'absence seulement.Et puis, ce qui est loin d'être négligeable, les risques de mortalité sont deux fois moins grands que dans le cas de la chirurgie ordinaire.Baisse du nombre de praticiens La médecine du coeur québécoise, celle de la technique cardiologique moderne, se porte à merveille, les progrès récents sont fulgurants, mais le nombre de ses praticiens est en rapide décroissance tant et si bien que de nombreux centres hospitaliers du territoire ne sont plus desservis et que certains le sont avec moins d'efficacité.d'admission dans les universités ensuite.Il se trouve actuellement, a-t-il expliqué, cinquante pour cent de femmes dans les classes des facultés de médecins et celles-ci ont, selon lui, tendance à choisir des secteurs de pratique les heures osnt régu-régulières.Elles choisissent notamment la radiologie, la pratique communautaire dans les CLSC et les traitements « globaux» qui n'exigent pas de présence aux urgences.Les médecins cardiologues, eux, sont fréquemment en service le weekend et la nuit afin de traiter les personnes qui tombent victimes de crises.Somme toute les cardiologues sont des «pompiers»; ils traitent 50% des cas qui peuvent conduire à la mortalité et leur nombre est très inférieur à ceux qui pratiquent les autres disciplines médicales.Rien ne remplace la prévention JEAN-PIERRE BONHOMME C'est ce que le Dr Paul R.David, cardiologue de l'Institut de cardiologie de Montréal, a affirmé hier, dans le cadre du congrès de la Société canadienne de cardiologie.Le Dr David est le président de l'Association québécoise des cardiologues.Le médecin a expliqué à LA PRESSE que, pour répondre aux besoins du Québec, il faudrait compter 285 chirurgiens du coeur dans la vingtaine d'hôpitaux québécois équipés mais il ne s'en trouve maintenant que 210.A l'Institut de cardiologie de Montréal, ce centre hospitalier qui compte parmi les plus importants, 22 médecins cardiologues oeuvraient, il y a peu d'années; il ne s'en trouve plus que 10 maintenant et cela est nettement insuffisant.Le Dr David a attribué les causes de cette situation à deux facteurs principaux.A la crise de civilisation, d'abord, qui fait en sorte que plusieurs jeunes gens refusent l'effort particulier qu'exige cette disci- nllMA i-, ?A In >\\nl if Î/-.I w.p3 La science mo- ™ derne fait des progrès rapides dans le domaine de la cardiologie, mais, pour ce qui concerne l'avenir, rien ne remplacera la bonne vieille prévention.Et cette prévention passe par la diminution de l'usage du tabac et de la consommation des aliments.Les médecins cardiologues ont été formels, hier, au terme de leur grande réunion annuelle.L'objectif à poursuivre, a dit le Dr W.J.Keon, d'Ottawa, c'est «l'élimination des 5,000 interventions chirurgicales pratiquées par année par l'adoption de mesures préventives».Le principal porte-parole québécois, le Dr Paul R.David, a été catégorique pour ce qui concerne les moyens préventifs à prendre.Le premier, le premier de tous, c'est incontestablement l'abandon de la pratique de fumer.Le suivant c'est l'adoption d'habitudes alimentaires raisonna- Québécois mangent «un peu mieux qu'auparavant» \u2014 ils se gavent un peu moins de gras et de sucreries \u2014 ils sont encore suralimentés et c'est là une des causes de l'obstruction des voies sanguines.Nos citoyens, a-t-il dit, remplacent les viandes grasses et les huiles des époques où ils étaient plus pauvres, par la cuisine «bourgeoise» accompagnée d'alcools.Or les alcools produisent des triglycérides, du sucre, qui a un effet sur l'occlusion des artères.Et puis vient enfin le stress.Les modifications des habitudes des citoyens qui ne se contentent plus d'un état de vie ordinaire, qui réclament toujours plus de responsabilités, de «contrôle» sur leur environnement, parfois au-delà de leurs possibilités, et d'autonomie par rapport au milieu, agissent sur la \u2022 condition du coeur.L'augmentation de la charge émotive «se paye chè- Résultats inattendus d'un vol «-.*«¦ Un homme qui avait commis un vol hier, aux petites heures du matin, au restaurant Famous Smoked Meat, 4500, rue Saint-Denis, et qui s'était enfui en camion, a été pris en chasse par la police dans les rues de Montréal.Arrivé au tunnel de la rue Masson, entre Papineau et Iberville, où la route était bloquée par trois voitures de police, le suspect n'a pu éviter la collision et son camion a été renversé.L'homme a été transporté à l'hôpital Saint-Luc, souffrant de légères blessures.Les voitures de police ont été lourdement endommagées, mais aucun policier n'a été b'essé.Au moment où il a commis son forfait, le voleur était armé d'un long couteau.Le propriétaire du restaurant a cependant pris en note le numéro de la plaque d'immatriculation du camion, et c'est ainsi que les policiers ont pu retrouver et arrêter le voleur. B 6 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1981 ACCROC À LA LOI «SUR LES PETITS BÂTIMENTS Malgré ses récriminations, un médecin paiera $5 d'amende La plupart de ceux qui doivent se présenter à la cour, que ce soit comme témoins ou comme accusés, se plaignent généralement de ce que ce désagréable déplacement s'accompagne d'une perte de salaire.Et plus le salaire est élevé, plus on se croit évidemment justifié de se plaindre.C'est donc ce qu'a fait un médecin de banlieue, hier, lorsqu'il a comparu, comme une demi-dou- ACCIDENT: 2 MORTS zaine d'autres propriétaires d'embarcations, pour avoir violé deux des dispositions de «la loi sur les petits bâtiments».Dans son cas, la Gendarmerie royale qui patrouille le fleuve Saint-Laurent et nos rivières navigables pour voir à ce que les règlements de sécurité soient observés, lui reprochait de ne pas avoir eu d'extincteur chimique sur son yacht, et de n'avoir eu que cinq ceintures de sauvetage disponi- bles, alors qu'il y avait six passagers à bord.Tout en reconnaissant les faits, et, partant sa culpabilité, l'escula-pe-navigateur demanda au juge Roger Craig (qui avoua en être à sa première expérience dans ce genre de cause) s'il ne croyait pas que le seul fait d'avoir perdu sa journée de travail comme médecin, ne constituait pas un châtiment suffisant pour sa négligence à bord de son «petit bâtiment».Le tribunal lui fit remarquer que.dans leurs cas tout aussi bien de petites gens aux revenus plus modestes, pourraient ressentir tout aussi durement que lui, la perte d'une journée de salaire, même si elle était moins rémunérée.Comme tous les autres, le médecin fut donc condamné à une amende minimale de $5.alors que le maximum de celle qui aurait pu lui être imposée, dans les circonstances, aurait pu s'élever jusqu'à $100.Médiateur nommé pour régler le conflit entre l'OCQ et ses employés QUEBEC (PC) \u2014 Le ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre, M.Pierre Marois.vient d'annoncer la nomination d'un médiateur, M.Jean-Louis Duchaine.dans la négociation difficile entre l'Office de la construction du Québec (OCQ) et ses 650 employés syndiques Ces employés menacent de perturber la tenue du vote d'allégeance des 88,000 travailleurs de la construction qui doit se tenir la semaine prochaine.Dans un communiqué, on indique que «l'état actuel du dossier ne permet pas d'espérer un rè-| glement rapide de la négocia- tion».Le ministre Marois affirme cependant vouloir faire tout ce qui est en son pouvoir pour amener les deux parties a signer une convention collective.Ni le syndicat, ni la partie patronale n'ont fait connaitr»-leurs réactions à la suite de la decision du ministre Marois.Par ailleurs, des organisations syndicales qui participent au maraudage dans l'industrie de la construction continuent de presser le ministre du Travail afin qu'une entente survienne le plus rapidement possible entre les employés de l'OCQ et la partie patronale.r Fiset accusé de négligence criminelle Un jeune éboueur à temps partiel de 19 ans, Stéphane Fiset.de la rue Houle, a Mascouche, s'est vu refuser tout cautionnement, hier après-midi, lorsqu'il a comparu devant le juge André Chaloux sous deux accusations de négligence criminelle.Ces accusations ont été portées contre lui à la suite d'un accident de la circulation qui a fait deux morts, le h octobre dernier, à l'intersection des rues Iberville et Hochela- A cet endroit, sa voiture de modèle 197:* avait heurté avec-grande violence celle qu'occupaient Fer- nando Medina et Luis Rcstepro.qui ont tous deux été tués sur le coup.Selon la police, le prévenu avait, précédemment à 1 accident, franc hi a grande vitesse la distance entre le boulevard l'Assomption et la rue Iberville, et ce.en ignorant même une demi-douzaine de feux rouges, à différentes intersections.Partie des circonstances dévoilées devant la cour du coroner, de même que ses antécedants judiciaires avant été éta- m lés devant le juge Chaloux.ce dernier a ordonné que l'inculpé reste en cellule en attendant son enquête préliminaire.Ecrasement d'un bombardier aux USA: 8 morts LA JUNTA, Colorado (AP) \u2014 Un bombardier B - 52D s'est écrasé à l'aube hier dans une région inaccessible du sud -est du Colorado, causant la mort de ses huit occupants.A Washington, un porte - parole de l'Armée de l'air des Etats-Unis a précisé que l'équipage effectuait une mission d'entrai- nement à basse altitude et que l'avion, qui venait de la base aé rienne de March, en Californie, n'était pas armé.Le B - 52D date déjà de plus de 20 ans, et l'administration Reagan projetait de mettre sous peu au rancart tous les appareils de ce type encore en usage. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1981 ACHETONS FOURRURES USAGÉES POUR EXPORTATION Nous sommet onxioux d oc hotte \u2022! pai«fon» comptant pour pr*squ« tout genre d« MANTEAU et de VESTON de fourrures usagées Préférablemenf de qualité moyenne à meilleure.Si vous ne le portez pas, vendex-lel EN DEMANDE: VISON, RENARD, CHAT SAUVAGE Pas d'etotes, agneau de PERSE ou d'espèces en danger, s'il vous pioitl FOURRURES RIBN1CK APPORTEZ VOS FOURRURES AU HOLIDAY INN 420 ouest, rue Sherbrooke Mardi- 3 novembre Mercrcd:: 4 novembre llhOCà Ï9HO0 DEMANDE; A LA RECEPTION FOUR L£ NUMERO De CHAMBRE Fiset base sa défense sur la quantité et la qualité de drogues saisies chez lui 488 * -vX'Xv' c'est partir en vacances sans argent! Club Med (Vovez notre annom e, section voyages) Le chanteur de ballades sentimentales Steve Fiset, cité à son examen volontaire pour la possession, dans le but d'en faire le trafic, de diverses quantités de haschisch, de cocaïne, d'un dérivé de la morphine et de codéine, veut s'attaquer à la preuve faite contre lui par la GRC hier, devant le juge Roger C \u2022 i .tenter de démontrer ii h h i ii 11 mmmm i\u2014 LEOPOLD LIZOTTE Soit tout d'abord que le haschisch trouvé dans son appartement de l'avenue Outremont, à Outremont, était tout simplement «éventé, et que, d'autre part, certains comprimés saisis également chez lui (du parcodan en particulier) ne sont en réalité que des médicaments commerciaux que tout le monde peut se procurer sur ordonnance du médecin.«La moitié des familles de Montréal en ont dans la pharmacie de la chambre de bain.Rien de forcément illégal, dans cela», de lancer son procureur.Me Jean-Paul Braun, qui souligne, d'autre part, qu'on ne peut inférer de la possession de vingt ou de quarante comprimés d'un tel médicament, et que, nécessairement, celui qui les avait voulait en faire le négoce.Le procureur de la police fédérale.Me Marquis, riposte toutefois que la jurisprudence est à l'effet qu'à ce stade de la procédure, justement, il suffit à la poursuite d'établir que la possession pour que l'accusation de «but de trafic» soit considérée comme prouvée.Le juge semble bien prêt à lui donner raison d'emblée, mais le procureur du chanteur insiste pour avoir le loisir de convoquer, pour le 17 novembre, un expert en haschisch, et de tenter de trouver les décisions contraires à celles sur lesquelles l'avocat de la GRC dit s'appuyer.Quant à l'enquête, elle s'est déroulée rondement, dans une salle presque vide (contrairement à ce qui s'était produit dans l'affaire Claude Dubois), l'accusé, fort bien mis, ayant par ailleurs reçu la permission de rester assis en première rangée d'audience, à côté de sa petite amie.Un seul témoin, l'agent Léo Vidal, de la police fédérale, a été entendu.Il a raconté comment, assisté de cinq autres policiers, il a investi l'appartement 4, du 615 Outremont à Outremont, le 19 mai dernier, pour faire une première «trouvaille» dans un placard de la chambre à coucher.Dans un sac de voyage il y avait le haschisch que l'avocat de la défense prétend «éventé», puis les policiers trouvèrent successivement de la poudre blanche (cocaïne) et diverses fioles contenant percodan et codéine dans un petiteoffret de métal, dans la salle à manger, soit entre les pages d'un album musical.Puis, finalement dans l'un des goussets d'une robe de chambre, d'autres sachets de haschisch, mais qui serait, selon la défense, d'une autre qualité, mais en fort petite quantité.La poursuite veut établir que l'accusé était bien locataire à cet endroit, par la présence de son passeport, sur un bureau, et d'une pile de photos dans une boite.Ce fait n'étant pas contesté, le premier document reste au dossier, mais Me Braun obtient que ses photos soient remises immédiatement au chanteur.Les spéciaux \"magiques de la Cage aux Soldes, c'est aujourd'hui! Hâtez-vous de venir à la Baie! C'est aujourd'hui, et aujourd'hui seulement que vous pourrez profiter des aubaines fantastiques de la Cage aux Soldes! Vous trouverez de tout, à des prix qui font vraiment plaisir! Venez vite: nous vous attendons! Le samedi 31 octobre seulement! 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