La presse, 4 novembre 1981, Cahier A
[" HART PAR DÉCISION UNANIME BATTU PAR K.-O.T.TRISTE RETOUR DE LECLAIR L'ÉCONOMIE LAIT: 5 CENTS DE PLUS LE LITRE TAUX D'INTÉRÊT: UNE BAISSE ARTIFICIELLE 1 pages 2 et 3 Magasiner à Laval, c'est magasiner au CENTRE HT L AV A L Aitfrettt its UirwWfx.serbe itl au bod Siiit-turtiu MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1981, 97e ANNÉE, no 261, 140 PAGES, 10 CAHIERS 25 cents N D'URGENCE DU CABINET FÉDÉRAL te compromis offert par lescchuit», à la suite de la proposition Davis, a été reçu froidement par Trudeau pages A 8, A 12 et A 20 photo UPC $©j^jyt r SAN PRÉCÈDENT en Pologne: l'Etat, l'Eglise et Solidarité page C 6 > SUFFRAGETTEy ljf/Mf lAft&e\\; DES ANNÉES 20 UN POLICIER TUÉ, UN AUTRE DANS UN ÉTAT GRAVE page A3 THÉRÈSE CASGRAIN, ENGAGÉE ET ACTIVE JUSQU'À LA FIN ¦ Militante féministe de la première heure, la sénatrice est morte hier à 85 ans.Page A 25 photo Armand Trottier lA LAAteye D& fo&eç! SOMMAIRE Annonces classées: E 24 à E 27, F l à F 7 Arts et spectacles \u2014 Informations: C l à C 5 Carrières et professions: D 8 à D 11 Décès, naissances, etc.: F 8 Economie: D l à D 7 FEUILLETON: E 27 Horoscope: F 3 Le bridge: J 1 Le monde: B 7, B 8, C 6 Météo: A 2 Mots croisés: F 1 Mot mystère: F 1 Quoi faire aujourd'hui: C 5 Télé-câble: C 1 Télévision: B 5 \u2014 Horaires: C 5 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 22 \u2014 Médecine: E 12 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 16 ^^Aots croisés: 16 EÏÏTFO WASHINGTON ET LE PLAN DE PAIX SAOUDIEN PAR JEAN PELLERIN page A 6 < JUGEMENT DE LA COUR SUPRÊME HIER < Mais tous les aspects «protection de la jeunesse» \u2014 l'organisme et les services aux jjeunes victimes \u2014 restent valides.C'est du moins l'interprétation qu grande partie des utilisateurs de la faune vers des territoires peu fréquentés.Cet énoncé politique reconnaît aussi que le ministère devra désormais être plus «respectueux» envers les utilisateurs qui ne sont pas des chasseurs et des pêcheurs et que le gouvernement devrait élaborer des programmes de mise en valeur de sites d'observations naturels et aménagés à leur intentions.15 millions de lièvres Tout en affirmant que le Québec est doté d'un potentiel faunique pouvant satisfaire le double de la demande actuelle, la recherche présentée au ministre du Loisir de la Chasse et de la Pèche fait cependant les nuances qui s'imposent.Après avoir divisé le territoire de la province en trois zones distinctes, les fonctionnaires concluent que la portion de territoire située dans la vallée du Saint-Laurent et autour des grands centres urbains voit sa faune souvent surexploitée alors que dans certaines régions éloignées, notamment à Pile Anticosti et dans le Nouveau Québec, la récolte du cerfs de Virginie ou du Caribous pourrait augmenter considérablement.Dans certaines régions, le ministère devra donc ralentir considérablement les activités de chasse ou de pêche pour des espèces déterminées alors qu'ailleurs, il devra stimuler la récolte.AUJOURD'HUI : MINIMUM : 4 MAXIMUM: 8 ENSOLEILLE \u2014 PASSAGES NUAGEUX DEMAIN: NUAGEUX Québec Abitibi Outoouou Lourenfides Cantons de l'Est Mauricie Quebec Loc Somt Jean Rimooski Gospesie Baie Comeau Scpt-llcî Canada États-Unis Mo* 4 8 8 8 6 8 6 5 à à Aufowrd'Hvi ênvÀ, pcm 'noeu* tnjol.poM fhxxjeui Er.vol, pan nuogeu* Enu», poti nuogetii EnvoJ.dois nuootui Nuagevi - flocons de negt Oé vonob« \u2022 netge Boston Buffalo Chkogo Miami New YofVt MJN MAX.21 7 1 7 23 1 ! 17 16 27 21 MJN Nlle-Orléans 18 Pittsburg 6 San Francisco 10 Washington 13 MAX 27 21 22 24 les capitales \t\tMAX\t Victoria\t\u2014\t-\t- Edmonton\t0\t8\tNuageux Ile Regina\t5\t12\tNuogeux Winnipeg\t2\t12\tNuageux Toronto\t5\t14\tEnsoleillé Fredericton\t+2\t7\tEnsoleille Halifax\t0\t8\tEnsoleille Charlottetc*\ttn -1\t6\tGel variable Saint-Jean\t0\t4\tNuageux \tMJN\tMAX\t\tMJN\tMAX Amsterdam\t9\t13\tMadrid\t15\t20 Athènes\t20\t24\tMoscou\t-4\t2 Acapuko\t25\t32\tMexico\t9\t21 Berlin\t9\t15\tOslo\t-3\t1 Bruxelles\t7\t14\tParis\t9\t14 Buenos Aires\t23\t28\tRome\t1 1\t17 Copenhague\t5\t9\tSeoul\t2\t6 Genève\t5\t8\tStockholm\t-6\t-2 Hong Kong\t17\t19\tTokyo\t9\t14 Le Caire\t19\t26\tTrinidad\t24\t27 Lisbonne\t13\t20\tVienne\t7\t11 Londres\t8\t13\t\t\t A titre d'exemple, le rapport signale que dans la région de Montréal les espèces de poissons les plus recherchées comme le brochet, le doré, l'aehi^an et surtout les salmonidés, le rythme de capture est beaucoup plus élevé que celui de la reproduction Dans la zone qui compte la presque totalité des parcs, réserves, zees et pourvoyeurs, plus précisément dans le territoire non inclus dans ces enclaves, au nord de Montréal et dans la Mauricie.la truite est nettement surexploitée.Chez les mammifères, l'exploitation de l'orignal semble conforme à son potentiel dit le rapport, bien que certaines caractéristiques de cueillette soit inquiétantes.Dans TOutaouais, chaque orignal abattu nécessite un effort de chasse de 40 jours alors que 120 jours sont nécessaires pour atteindre le même résultat au Saguenaj -Lac-St-Jean.Par contre, même si le document affirme que les etudes sur ce sujet sont très fragmentaires, la récolte du petit gibier pourrait augmenter considérablement et atteindre dans le cas du lièvre les 15 millions de tètes par année.Chez les animaux à fourrure, on constate que dans la plus grande partie du territoire habité, le niveau d'exploitation du renard atteint les 178 pour cent.Fait intéressant, 85 pour cent du Québec (ce qui inclus les territoires du grand nord) est réservé à environ 1,000 trappeurs autochtones alors que le reste du territoire sert aux 22,000 trappeurs blancs.Quant à la demande future des utilisateurs de la faune, on signale qu'en 1986, plus de 28 pour cent de la population du Québec pratiquera la pêche sportive, soit un des taux les plus élevés au monde.Le taux de participation à la chasse passera quant à lui de 9,8 à 12 pour cent.Si les nouvelles politiques mises de l'avant par des fonctionnaires ont le feu vert du ministre Lessard, on estime que le nombre de jours consacrés à l'utilisation directe de la faune atteindra les 50 millions, alors qu'il sera de plus 20 millions de jours pour les activités non consommatrices (observation d'oiseaux, randonnée pédestre, etc).La récolte annuelle de lièvres pourrait atteindre les 15 mil lions de prises.CHASSE AUX CHEVREUILS Premiers résultats prometteurs i met V Les premiers résultats de la chasse au cerf de Virginie dont la saison débutait samedi semblent indiquer que la récolte sera exceptionnelle cette année.On sait que pour la première fois depuis longtemps, les chasseurs du Québec avaient l'autorisation d'abattre les mâles, femelles et jeunes durant la première journée de la saison alors que dans le passé seul le mâle porteur de bois pouvait être abattu.Selon les chiffres obtenus par LA PRESSE hier, le premier week-end de la saison de chasse, qui s'étend sur trois semaines selon les endroits, a permis d'abattre près de 3,000 cerfs alors que l'an dernier, 4,201 bêtes étaient abattues durant toute la période de chasse.Par exemple, dans la seule zone F2 (Outaouais) le meilleur territoire du Québec, on a compté 1,623 chasseurs chanceux durant la première journée de chasse alors que l'an dernier il aura fallu attendre la fin de la saison pour recueillir 1,309 tètes.Dans la zone C (Rimouski), les nemrods ont abattu 271 bêtes à l'ouverture cette année, alors que cette zone, la seconde en importance pour le cerf de Virginie permettait de récolter 651 bêtes durant l'entière saison l'an dernier.S! JOHNSON RATIFIE L'ENTENTE INTERVENUE Seul Se Centre de coordination des an té du Grand-Montréal pourra envoyer des médecins à domicile L'entente de principe inter venue entre ta Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et le Conseil de la santé et des services Sociaux du Mont-tréal-Métropolitain (CSSS-MM ) consacre l'exclusivité et l'unicité du système d'urgence public pour le Grand-Montréal.En clair, si le ministre Johnson ratifie cette entente, il signera du NICOLE BEAUCHAMP même coup la disparition des services médicaux d'urgence à domicile que des compagnies privées ont greffés à leurs services de transport ambulancier, car ce sont les médecins inscrits au Centre de coordination qui assureront les visites d'urgence à domicile sur l'île de Montréal.Les pourparlers entre la FMOQ et le CSSS-MM, afin d'établir les modalité:, de la participation des omnipraticiens au fonctionnement du Centre de coordination, ont en effet débouché sur un accord, paraphé vendredi dernier.Par cet accord, le «syndicat» des omnipraticiens s'engage à ne pas mettre sur pied un système similaire et analogue à celui du conseil régional, et à ne pas participer à un système concurrent.De son côté, le CSSS-MM s'engage à faire appel aux médecins en pratique privée pour assurer la dispensation de services d'urgence à domicile 24 heures par jour et 7 jours par semaine.Pour l'instant, l'entente exclut le territoire de l'île Jésus (Laval).Un zonage territorial quadrillera l'île de Montréal en plusieurs secteurs.Dans chaque secteur, la responsabilité de veiller au contingent de médecins disponibles pour les cas d'urgence nécessitant une visite médicale incombera à un médecin.Un bureau médical, que Ton formera au Centre de coordination des médecins à la largeur du Grand-Montréal.Ce sont également des médecins expérimentés qui évalueront si un appel d'urgence nécessite l'envoi d'une ambulance ou une visite médicale à domi- cile.Aux yeux de la FMOQ, ces mécanismes de fonctionnement préservent l'autonomie professionnelle des médecins.Pour chaque visite à domicile, les honoraires de ceux-ci se chiffreront à $25, conformément à l'entente actuelle qui régit la participation des médecins omnipraticiens au régime d'assurance-maladie.En comparaison des médecins qui travaillent dans le cadre de compagnies d'ambulance privées et qui doivent verser une partie de leurs gains en guise de frais de location pour le soutien technique fourni par l'entreprise, ceux qui oeuvreront dans le système public conserveront la totalité de leurs honoraires.En peu de mots, la portée de l'accord de principe entre la FMOQ et le CSSS-MM \u2014 si le ministre Johnson l'entérine \u2014 empêchera la résurgence d'une aventure comme celle du défunt Télé-Médic et pavera la voie au démantèlement des services de médecins à domicile des compétiteurs qui lui ont survécu sur le territoire du Grand-Montréal.A ce chapitre, 13 firmes ambulancières privées ont lancé la semaine dernière leur propre centrale téléphonique.Deux de ces compagnies, situées sur le territoire du Grand-Montréal, possèdent au total 13 ambulances et 13 véhicules pour des visites médicales à domicile.Les discussions ardues entre les propriétaires ambulanciers privés et le CSSS-MM afin d'en arriver à un modèle de distribution qui garantit la rapidité et l'efficacité du transport ambulancier en réponse aux appels captés et répartis par le Centre de coordination, vont donc atteindre un point tournant.Le ministre Johnson en fait une «question de santé publique», ce qui signifie entre les lignes qu'il pourrait trancher par une loi ou par un décret si les désaccords retardent trop l'entrée en opération complète du système d'urgence public promis depuis plusieurs mois.4 t I i LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1981 A 3 t.« « I Policier de tué ans SON COMPAGNON GRIÈVEMENT BLESSÉ Un policier de la ville de Longueuil a été tué et une autre repose toujours dans un état critique à l'hôpital Charles-Lemoyne de Greenfield Park, à la suite d'un vol à main armée commis hier après-midi par trois bandits, deux hommes et une femme armés de carabines de forts calibres, dans une succursale de la Banque Nationale du Canada située au 2850 de la rue De Lyon à Longueuil.¦BBMnaanKMi RAYMOND GERVAIS L'un des deux policiers, l'agent Michel Vincent, âgé de 26 ans, a été tué sur le coup d'une balle à la tête tirée de l'intérieur de la banque à travers une vitre par les suspects.Son compagnon, l'agent Serge Gagnon.âgé de 25 ans, a été atteint de trois projectiles, deux à l'abdomen et un autre à la hanche.Celui-ci s'est réfugié dans un restaurant situé à côté de la banque pour demander qu'on appelle une ambulance».En entrant dans rétablissement, le policier s'est écroulé au sol, la chemise ensanglantée.Hier soir, les médecins de l'hôpital Charles-Lemoyne ont procédé à l'ablation du poumon gauche de l'agent Gagnon, une des balles qu'il avait reçues lui ayant complètement déchiré un poumon.L'opération qualifiée de très délicate par les médecins a duré quatre heures et ceux-ci se donnaient 48 heures hier soir avant de se prononcer sur les chances de survie du policier.Les policiers ont retrouvé sur la scène plusieurs douilles de calibre .303.Un témoin de la scène qui n'a pas voulu s'identifier a déclaré à LA PRESSE que les deux policiers n'avaient eu aucune chance, particulièrement l'agent Vincent qui a été le premier touché alors qu'il s'approchait d'une fenêtre de la banque.Quant à son copain, ii n'a été guère plus chanceux, «les bandits étant beaucoup mieux armés que les policiers, selon le témoin du drame, qui a ajouté: «Moi j'ai été trop surpris de voir ce qui se passait pour me cacher; c'est uniquement lorsque j'ai vu le deuxième policier se diriger vers le restaurant que là, j'ai réalisé ce qui se passait et que les bandits pouvaient aussi bien metirer dessus».Une femme témoin du hold-up a déclaré à des journalistes avoir été rejoint par un des bandits au moment où elle tentait de fuir les lieux du vol.Le voleur armé d'un fusil lui aurait dit de faire comme les autres et qu'il ne lui arriverait rien.Elle a déclaré que les trois bandits étaient très nerveux et qu'ils ont eu de la difficulté à ouvrir les tiroirs-caisses.En plusieurs occasions, ceux-ci ont dit au personnel de la banque ainsi qu'aux clients qu'ils les tueraient tous s'ils donnaient l'alarme.La dame a ajouté qu'au moment ou les policiers sont arrivés sur les lieux, un des bandits a crié.«Via la police», et c'est à cet instant qu'un d'eux a tiré de l'intérieur de la banque.Les policiers ont retrouvé peut avant 17 heures la Chevrolet 1977 de couleur beige, immatriculée ZZ 22\"i4 ayant servi aux bandits pour prendre la fuite.Peu de temps après, les policiers ont pro- cédé à l'arrestation d'une jeune femme âgée dans la vingtaine dans une maison de rapport située sur la rue Terrasse Beauséjour, non de l'endroit où les policiers ont retrouvé l'auto suspecte.Celle-ci interrogée hier soir par les enquêteurs de la police de Longueuil en rapport avec le holdup sanglant.Deux autres individus font toujours l'objet d'intenses recherches policières en rapport avec cette affaire.La femme de l'agent Vincent qui faisait des emplettes dans le centre commercial où est située la succursale bancaire est accourue sur les lieux de la fusillade où elle a vu son mari gisant dans une mare de sang.La Sûreté municipale de Longueuil demande la collaboration des citoyens afin d'aider à retrouver les deux fugitifs responsables de cette tuerie et les assure que' tout renseignement restera confidentiel.C'est le sergent-détective André Charron qui a été chargé de l'enquête.Selon des témoins de la fusillade, les deux policiers n'ont eu aucune chance.L'agent Vincent a L'agent Vincent a été abattu été tué d'une balle dans la tête et l'agent Gagnon a été atteint à I abdomen et à la hanche.à travers une fenêtre.La Fraternité s'abstient de poursuivre Mayrand Suivant l'opinion juridique de son avocat, ia Fraternité des policiers de la CUM nepoursuivra pas le juge en chef Yves Mayrand pour les propos que ce dernier a tenus la semaine dernière à l'endroit d'un policier qui.témoignant devant la Cour municipale, avait déclaré qu'il y avait du «coulage» à la Cour des sessions de la paix de Montréal.ANDRÉ CÊDILOT entend par ailleurs rencontrer prochainement le juge Mayrand pour, a-t-il dit, mettre la situation au clair une fois pour toutes.Quant à la direction du service de police, elle a refusé jusqu'à maintenant de se prononcer quant à la véracité des affirmations qu'a faites le sergent Tétreault, invoquant comme raison le «sub judi-ce» des procédutes qui se déroulent deavnt le juge Herman Pri-meau, de la Cour municipale de Montréal.Hier encore, malgré de nombreux appels téléphoniques et deux visites à son bureau, il a été impossible d'entrer en contact avec le juge Yves Mayrand pour tenter d'obtenir des explications concernant sa décision de réouvrir les portes du gretfe de ia Cour des sessions de la paix aux policiers de la CUM désireux d'obtenir des mandats de perquisiiton.Tout compte fait, le boycottage n'aura duré qu'une journée.u - \u2022 ¦ \u2022 » a ¦ k Le président de la Fraternité, Claide Fleurent, entend rencontrer le juge Yves Mayrand pour mettre la situation au clair.«Après étude du dossier avec Me Mario Létourneau, nous avon< conclu que la Fraternité, en tant qu'organisme représentant l'ensemble des policiers de la CUM, n'était pas en cause dans cette affaire», a révélé, hier à L APRESSE, le président de la Fraternité, Claude Fleurent, précisant toutefois que le syndicat avait suggère au policier impliqué de s'adresser à un avocat pour décider de l'opportunité d'intenter personnellement des poursuites civiles contre le juge Mayrand.Le conseil de direction de la Fraternité estime par ailleurs que c'est au service de police lui-même qu'il revient de dégendre les intérêts du sergent-détective Pierre Tétreault si on croit que les déclarations du juge Mayrand portent atteinte à sa crédibilité en tant que policier et, par ricochet, à otut le service de police de la CUM.Le président de la Fraternité j i M r t r ; * ¦ » f> - » *\u2022 » Tué de 20 coups die couteau HQUEBEC (PC) \u2014 La police municipale de Québec détient uiT individu de 50 ans comme témoin important relativement au meurtre d'un octogénaire.Le cadavre de M.Gédéon Fer-land, âgé de 81 ans, a été découvert hier matin dans une maison de chambres dont il était le propriétaire, dans le quartier Limoi-lou.L'autopsie a révélé qu'il avait été atteint d'une vingtaine de coups de couteau.Le suspect a été appréhendé dans un hôpital où il s'était rendu pour faire soigner des coupures aux mains et devait comparaître en fin d'après-midi devant le coroner.Il s'agit du troisième meurtre commis à Québec cette année.'i Écureuil indécis L'hiver est dans l'air et cet écureuil du mont Royal n'arrive pas à se décider.Va-t-il manger cette arachide maintenant ou la gardera-t-i! pour des temps plus froids?photo UPC Mirabel conservera sa vocation agricole Si le gouvernement fédéral accepte les propositions de la Société immobilière du Canada (SIC), les terres périphériques de l'aéroport international de Montréal à Mirabel conserveront en grande partie leur vocation agricole, sans toutefois que la SIC puisse encore dire si elle proposera la revente sous certaines conditions (imposées en majeure partie par Trans ports-Canada) ou la location à long terme.Voilà ce qui ressort du document-synthèse préparé par les permanents de la SIC a la suite des audiences publiques tenues à la fin de septembre.Ce document doit être étudié aujourd'hui par les administrateurs de la SIC, qui auront la responsabilité de communiquer leurs conclusions finales à Paul Cosgrove, mi nistre fédéral des Travaux publics.On sait que le territoire exproprié occupe une superficie de % 000 acres, soit 6000 se trouvant dans la zone aéroporturaire, 2000 occupés par le développement urbain, 13 000 acres de terres non arables, 30 000 acres de boisés et 15 000 acres (donc la moitié) d'excellentes terres arables.Ce sont évidemment ces terres qui préoccupent le plus les différents mouvements intéressés par le développement rationalisé de la zone expropriée en sus des besoins immédiats ou futurs de l'aéroport.Mais l'étude tient également compte de l'aménagement du territoire, des futures zones commerciales et industrielles, des zones résidentielles et récréatives, de la foresterie, de l'aliénation et de la gestion des actifs, et des communications.Le long terme en agriculture Selon le document, les politiques à moyen et à long terme de la SIC devront reposer sur les éléments suivants: 1-Assurance d'une plus grande stabilité aux agriculteurs par ia vente ou la location par bail à long terme, politique qui devrait inciter les agriculteurs à investir puisqu'ils n'auront plus à craindre l'expulsion à plus ou moins court terme.2-Incitation au remembrement des terres dans le but d'assurer une plus grande rentabilité aux agriculteurs.Cette politique n'a pas fait l'unanimité lors des audiences (la Ville de Mirabel et le CIAC, qui favorise l'entreprise à caractère familial, s'y étant opposés), mais la SIC est d'avis que seuls les gros agriculteurs ont une chance de «s'en tirer».En revanche, l'ensemble des intervenants s'est prononce contre tout projet qui favoriserait l'agriculture industrielle.3-Accession des agriculteurs aux différents programmes d'aide t l'agriculture du gouvernement québécois.La zone périphérique de Mirabe! est actuellement défavorisée dans ce domaine et la SIC espère que le gouvernement provincial traitera les agriculteurs de Mirabel de la même façon que leurs collègues des autres régions, notamment pour le drainage et l'achat de machinerie agricole.4-Nettoyage des cours d'eau verbalisés (municipalises) afin de favoriser le drainage des terres.Selon le document, les cours d'eau du territoire sont présentement dans un piteux état et devront être nettoyés dans une proportion de 70 pour cent Dans l'état actuel des choses, il serait illogique de procéder au drainage.Mais le problème du nettoyage est loin d'etre résolu.Dans le territoire sous la responsabilité de Lachute, la Ville investira $105 000 pris à même les fonds généraux pour procéder au nettoyage.Quant à la Ville de Mirabel, elle propose de le faire mais par le biais d'une taxe riveraine, ce à quoi s'oppose la SIC, d'autant plus que la Ville pourra retirer des revenus additionnels (compensations provinciales aux municipalités rurales) à cause de l'augmentation du rôle d'évaluation des terres qui auront été drainées.5-Dernière conclusion, la SIC entend favoriser la participation des agriculteurs dans la gestion des travaux d'entretien des propriétés occupées, la SIC consacrant ses efforts surtout au financement des immobilisations.Vocation du Pica modifiée?Outre les conclusions proposées dans le domaine de l'agriculture, le document s'avère aussi intéressant dans son analyse de la vocation industrielle et commerciale du territoire, à cause du caractère ambitieux des propositions.Ainsi, il est proposé que le territoire comporte trois parcs industriels hors des limites des terres agricoles.On verrait par exemple d'un bon oeil l'implantation d'un parc pour industries lourdes dans la région de Lachute et la création d'un parc à industries mixtes au nord de la zone aéroportuaire, entre la route 158 et le boulevard Mirabel (est-il nécessaire de rappeler que le rapport Lahaye de 1974 recommandait fortement ce terrain pour l'installation du parc industriel et commercial, solution qui n'a pas été retenue).Quant au Pica actuel, il conserverait sa vocation aéronautique, mais son territoire serait modifié de manière à dégager les bonnes terres agricoles qui s'y trouvent, une proposition qui devrait plaire au ministère québécois de r Agriculture et de l'Alimentation.Mais nombreux sont ceux qui se demanderont comment on pourra «meubler» trois parcs industriels alors que le seul qui existe actuellement est toujours en quête de son premier client.permis à la Couronne contre Giauère OTTAWA (PPC) \u2014 La Cour suprême a permis hier à la Couronne d'en appeler de l'acquittement du sénateur Louis de Gon-zague Giguère pour trafic d'influences.On lui reprochait d'avoir encaissé $87,000 pour avoir aidé une compagnie de réclame de Montréal à obtenir des contrats du gouvernement canadien.Canadian Advertising était au bord de la faillite en 1965 quand elle fut rachetée par David Belhu-meur, un comptable de Trois-Ri-vières, Jean P.Dionne, un homme d'affaires de Montréal, Léon Simard, un industriel de Sorol, et Giguère.ce dernier avec le quart du capital.Organisateur en chef des libéraux fédéraux au Québec depuis 1962, Giguère avait aidé M.Pierre Elliott Trudeau à trouver un comté pour se présenter en 1965.Il fut nommé sénateur en 1968.A la suite d'une déposition faite par Simard à la Gendarmerie royale du Canada en 1976, les autres protagonistes furent accusés de complot visant à ce que le sénateur use de son influence dans la capitale en retour d'une somme de $87,000.Leur acquittement fut maintenu par la Cour d'appel de l'Ontario.A son procès, le juge avait refu- sé à la Couronne d'amener en preuve des documents montrant que Giguère avait, entre 1969 et 1976, réalisé des revenus de $400,000 avei cette compagnie de réclame et six autres sociétés basées au Quebe»:.Auparavant, l'homme politique fut acquitté d'accusations sen blables en rapport avec l'affaire Sky Shops, qui exploitait uni boutique en franchisa a l'aéroport de Dorval au début des années 1970.Le juge dans l'affaire de la compagnie de reclame avait statue que les faits antérieurs devaient être des «crimes» et avoir «une ressemblance frappante» pour être déposés en preuve au second procès.Dans son appel, la Couronne soutient que le juge avait tort de refuser le dépôt de cette preuve.Les procureurs de l'Etat estiment aussi que le magistrat-était dans l'erreur en décidant que les $67,000 verses à Giguère en 1967 pour ses 25 pour cent d'actions dans Canadian Advertising n'étaient pas gonflés, ce qui avait permis d'établir que l'accusé n'avait pas reçu un «bénéfice» au sens de la loi.Le juge avait décidé que «la preuve a seulement montré qu'il (Giguère) a ouvert des portes».9 A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1981 Cour suprêmes Ici loi 24 ne cas peut s'appliquer aux de délinquance juvénile Dans tous les cas de délinquance, les dispositions du Code pénal et de la loi fédérale sur les jeunes délinquants s'appliquent et, conséquemment, rendent inopérantes toutes les dispositions de la loi provinciale (loi 24) sur la protection de la jeunesse.Celles-ci restent toutefois intouchées et opérantes dans tous les cas d'enfants provisoirement en difficulté mais n'ayant pas commis de délits criminels.CONRAD BERNIER Telle est l'interprétation que donne Me Diane Piché de la décision rendue, hier, par la Cour suprême du Canada, à l'effet que les dispositions de la loi 24 sont incompatibles, en matière de délinquance juvénile, avec l'article 455 du code pénal et la loi fédérale sur les jeunes délinquants.Cette interprétation ne fait toutefois pas l'unanimité dans tous les milieux qui, jusqu'ici, ont été impliqués soit dans l'application de la loi québécoise sur la protection de la jeunesse (loi 24), soit dans la longue bataille juridique qui a connu son denouement, hier, avec la décision de la Cour suprême.Jacques Perreault, directeur de la protection de la jeunesse au CSSMM, pense pour sa part que l'interprétation de Me Diane Piché «va trop loin» et déclare: «La décision de la Cour suprême vient confirmer, ou clarifier, que.dans le domaine de la délinquance juvénile, le législateur québécois ne peut restreindre la partie du code pénal qui permet aux victimes de porter plainte contre de jeunes agresseurs.Tout en reconnaissant cette prépondérance du code pénal, la décision de la Cour suprême ne dit toutefois pas que le législateur québécois doit mettre de côté le mécanisme de réception des plaintes et d'orientation de< cas mis de l'avant par la loi 24.» De toute façon, on peut raisonnablement prévoir que l'interprétation de la décision de la Cour suprême mobilisera plus d'un expert au cours des prochains jours, et provoquera des discussions tout aussi passionnées que savantes.Pour le moment, ce qui est ccr tain, c'est que cette décision met fin à une bataille juridique qui a débuté le 18 février 1.980, lorsque le juge Guy Lechasseur du Tribunal de la jeunesse du district judiciaire de Terrebonne a décidé que Mme Yolande Touchette \u2014 une citoyenne de St-Jérôme qui avait été agressée et volée par un jeune de moins de 18 ans, le 20 mars 1979 \u2014 avait des droits, comme victime, et notamment celui de porter plainte contre son jeune agresseur Un vo! de sacoche En bref, voici les faits qui ont fait démarrer cette bataille juridique: le 20 mars 1979, un jeune garçon agresse Mme Yolande Touchette et lui vole sa sacoche.Le garçon est appréhendé et conduit au bureau du directeur de la protection de la jeunesse du district de Richelieu.La victime apprend, quelques semaines plus tard, que le «cas est réglé» sans quelle ait pu donner sa version des faits et fait savoir qu'elle songeait peut-être à porter plainte contre son jeune agresseur.Qui plus est, elle apprend finalement qu'on lui refuse le droit de donner sa version des faits.La victime consulte alors Me Diane Piché qui décide de se présenter devant le juge Guy Lechasseur, du Tribunal de la jeunesse du district de Terrebonne, avec une dénonciation assermentée de sa cliente et une plainte contre le délinquant présumé-ment impliqué, le procureur général du Québec et le directeur de la protection de la jeunesse du district de Richelieu.Le 18 février 1980, le juge Lechasseur rend une décision favorable à la victime.Les défendeurs en appellent de cette déci- sion devant la Cour supérieure.Celle-ci donne également raison à la victime.Enfin, toute cette af faire est portée à l'attention de la Cour suprême.Sa décision, favorable à la victime, est maintenant connue.Quant au déhat sur l'interprétation qu'il faul très exac tement lui donner, il ne fait que commencer.\" 1 Les services sociaux souhaitent le maintien du système actuel de traitement des délinquants Selon un jugement de la Cour suprême du Canada rendu hier, la victime d'un acte criminel commis par un jeune de moins de 18 ans peut se prévaloir de la loi fédérale des Jeunes délinquants pour poursuivre celui-ci en justice, même si le directeur de la Pro- HUOUETTE ROBEBOE tection de la Jeunesse a décidé de «déjudicia ri série cas».C'est du moins l'interprétation donnée par l'Association des CSS du Québec pour laquelle, malgré tout, le système de traitement des cas de délinquance mis en place depuis trois ans au Québec peut et doit être maintenu.Le jugement de la plus haute instance au pays risque de provoquer au Québec une réaction de «défrustration» parmi de nombreuses victimes de jeunes délinquants.Mais, bien plus qu'une telle réaction populaire spontanée, l'Association des Centres de Services sociaux du Québec appréhende l'influence que pourraient avoir sur ces victimes certains corps policiers favorisant une porte d'entrée judiciaire plutôt que sociale au traitement de la délinquance juvénile.Quelques heures après l'émission du jugement, M.Jean Méti-vier, coordonnateur de la Protection de la Jeunesse et porte-parole de l'Association des CSS, faisait connaître la réaction de celle-ci en ces termes: «L'ACSSQ croit que le système actuel doit être maintenu au Québec et que, s'il y a des modifications à apporter à l'application de la Loi de la Protection de la Jeunesse, elles doivent être faites à la lumière d'une évaluation en profondeur de ce système, et non à l'occasion d'un jugement de la Cour suprême.» «Au Québec, poursuit M.Méti-vier, on commence à avoir des résultats intéressants avec l'application des mesures dites volontaires (cas déjudiciarisés).D'autre part, avec de nouveaux critères appliqués depuis peu, on a corrigé plusieurs défauts du système de judiciarisation des jeunes délinquants.» «De toute façon, conclut-il, le projet de la loi fédéral des Jeunes Contrevenants qui doit remplacer d'ici quelques mois la Loi des Jeunes Délinquants vieille de 80 ans va justement dans le sens de ce qui se fait au Québec.Dès que ce projet de loi aura passé l'étape de la troisième lecture, le problème de contradiction apparente entre les lois fédérale et provinciale aura pratiquement disparu.» Réaction du CPJ Pour sa part, M.Jean-Guy Myre, directeur des communications du Comité de Protection de la Jeunesse, invite les médias et la population à ne pas dramatiser le jugement de la Cour suprême.«Nous attendons, dit-il, des directives du procureur générai du Québec sur l'interprétation juste à donner à ce jugement et sur ses implications futures sur le système en vigueur au Québec.» Selon M.Myre, le débat de fond demeure entier quant à l'approche (judiciaire ou sociale) des cas de délinquance juvénile.Le comité n'a pas encore pris position sur cette question qu'il étudie intensément.Il aurait cependant tendance à privilégier une «porte d'entrée judiciaire» au système de traitement des cas de délinquance juvénile.satisfait Les protecteurs de la jeunesse validés Les jeunes auront un peu plus peur QUEBEC \u2014 Le ministère de la justice du Québec n'est pas mécontent de la décision que la Cour suprême vient de rendre sur la loi de protection de la Jeunesse (loi 24), «parce que, dit-on au bureau de Marc-André Bé-dard, les juges reconnaissent ainsi que notre loi est constitutionnelle.Par conséquent, l'organisme des protecteurs de la jeunesse ne se trouve pas invalider»__ PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Poîs-de-vin à la SHQ: Tardif charge Foisy ET SOUPÇONNE LA COLLUSION ENTRE WAN LATOUCHE ET LUI QUEBEC \u2014 Le ministre Guy Tardif a déclaré hier que les démarches de son ex-conseiller Jean Foisy, au cours desquelles il a mentionné à un entrepreneur qu'une somme de $50,000 pourrait être versée A Yvan Latouche, résultent d'initiatives personelles de M.Foisy qu'il n'a pas à commenter et qui sont maintenant du ressort du ministre de la Justice.GILLES GAUTHIER (de notre bureau de Québec) Mais, toute constitutionnelle que soit déclarée ta loi 24, la Cour suprême n'en a pas moins réaffirmé, dans son jugement, la prépondérance de l'article 455 du Code criminel, rouvrant ainsi la porte à la «judiciarisation» des moins de 18 ans.Cela signifie, en d'autres mots, qu'un moins de 18 ans n'échappera plus désormais à la possibilité d'être «poursuivi au criminel», à la suite d'une plainte déposée par un policier.Jusqu'à maintenant, en vertu de la loi 24, les jeunes délinquants étaient confiés à des responsables de l'application de la loi de protection de la jeunesse, sans autre forme de procès.Mais, ces derniers mois, des pressions de plus en plus fortes s'exerçaient sur les autorités pour que l'on se montre plus sévère à l'endroit des récidivistes.La décision de la Cour suprè me.qui affirme la prépondérance de l'article 455, aura pour effet de «faire un peu plus peur» aux jeunes délinquants, qui y repenseront par deux fois avant de faire un geste criminel, expli-que-t-on à Québec.M.Tardif a par ailleurs laissé entendre qu'il y a peut-être eu collusion entre Foisy et Latouche et, dans la même veine, il a expliqué pourquoi il avait remercié son ex-conseiller de ses services.Tout est relié à la demande du ministre à Foisy d'étudier le litige entre Duroc Construction, qui réclamait $1.2 million, et la SHQ, qui offrait $60,000.différend que le conseiller aurait, selon Tardif, confié directement à Latouche, alors contractuel à la division des réparations majeures de la SHQ, pour analyse.Et d'autre part, une autre demande de Tardif à Foisy de trouver un emploi à Latouche lorsque, plus tard, la SHQ a décidé de mettre fin au contrat de ce dernier.On se souvient par ailleurs que M.Tardif aurait refusé de payer la facture que Latouche avait présentée à Foisy comme demande de paiement du travail effectué sur le litige Duroc-SHQ et que, par la suite, quelqu'un a concocté une fausse facture pour tenter de dédommager Latouche.Le ministre a affirmé hier que Foisy revenait constamment à la charge pour qu'on s'occupe du cas Latouche, qui faisait valoir que la SHQ était liée par son contrat.«Est-ce que, se demande le ministre, ce sur quoi se basait M.Foisy pour me recommander chaudement M.Latouche, et demander que soit honoré le contrai qui liait ce dernier à la SHQ, avait son fondement dans ce travail que M.Latouche avait fait à la demande de Foisy, je n'en sais rien.Il ne m'appartient pas de juger».«Mais je pense que tout ceci, a poursuivi le ministre, histoire de fausse facture d'une part et ce qu'on entend par la suite, n'est peut-être pas sans relation».M.Tardif a par ailleurs expliqué que Foisy «s'était servi de sa fonction auprès de moi pour obtenir par des moyens détournés l'adresse personnelle» de Jean-Marie Couture, qui était alors président de la SHQ, pour lui faire servir un sub poena dans une cause impliquant d'une part la SHQ et de l'autre un entrepreneur, Paul Martin.On se souvient qu'après avoir monté les dossiers contre les entrepreneurs, dont Martin, alors qu'il était à l'emploi de la SHQ, M.Latouche avait été embauché, après son départ de l'organisation, par Martin, pour lui servir de conseiller.Les Libéraux soutiennent pour leur part que Foisy a transmis les coordonnées de CCouture directement à Latouche.«J'ai fait venir Foisy à mon bureau, disait hier Tardif et je n'ai pas à vous rapporter ce que je lui ai dit, mais ce fut la dernière fois que nous nous sommes vus dans ses fonctions auprès de moi».C'est à ce moment que Foisy, «un peu acculé au pied du mur peut-être», d'ajouter le ministre, a fait part de la rumeur de pot-devin impliquant le chef de cabinet du premier ministre Lévesque, Jean-Roch Boivin.Tardif a alors demandé a Foisy de sortir de son bureau et a appelé Boivin pour, a-t-il soutenu hier, simplement l'avertir qu'une telle rumeur circulait à son sujet et lui dire d'en faire ce qu'il voulait.Selon les Libéraux, Boivin aurait exigé $50,000 de Duroc Construction pour lui obtenir une table de négociations lui permettant de régler son litige avec la SHQ.Deux ou trois jours plus tard, Boivin a répondu à Tardif qu'il avait entendu la rumeur contraire, soit que Duroc offrait $50,000 à quiconque pouvait régler son problème.Tardif ajoutait hier qu'une telle offre aurait permis à Duroc de s'en tirer à meilleur compte que si elle avait confié, moyennant des honoraires de 10 p.c, sa réclamation de $1.2 million à un avocat.NOTES POLITIQUES\" C8ns vue uébecair?COURS EN ANGLAIS POUR LES PILOTES DES BOEING 737 Pour la direction de Québe cair, dont le gouvernement du Québec est un actionnaire important, il semble bien que le français, langue officielle au Québec, demeure une vue de l'esprit, du moins en ce qui concerne l'utilisation de la langue de Molière dans ses opérations quotidiennes.En effet, selon les informations obtenues par LA PRESSE, hier, de différentes sources, soit syndicales ou par l'Association des' gens de l'air, la direction a carrément refusé d'accepter la requête de cinq de ses pilotes.Ceux-ci, en période de recyclage, doivent suivre des cours sur l'opération des appareils Boeing 737.En anglais seulement.Il y a un an, le syndicat des pilotes, qui est aujourd'hui présidé par Robert Dut our, demandait à la direction de Québecair, que les pilotes puissent suivre ces cours de simulation de vol en français.Cependant, il semble bien que la direction de Québecair ait oublié ou décidé de ne pas demander à la compagnie Nordair, qui donne ces cours, d'avoir un instructeur de langue française.C'est pour l'une ou l'autre de ces raisons que les cinq pilotes, en plus d'un superviseur de la compagnie, ont commencé à suivre des cours uniquement en anglais â compter de lundi de cette semaine.La période d'entraînement dure en moyenne un mois.Québecair aurait tout simplement omis d'adresser une demande à Nordair pour obtenir un instructeur pouvant s'exprimer en français.Si cette situation était excusable, il y a un an, lorsque la première demande était adressée à la compagnie, elle ne l'est plus maintenant, estime un pilote qui désire évidemment garder l'anonymat afin d'éviter des représailles possibles.Ce dernier a même souligné à LA PRESSE que Québecair n'avait pas encore fait traduire le manuel d'opération en français, alors que la chose est déjà faite à Air Canada.Il semble bien évident que la compagnie Québecair ne tient absolument pas compte des dispositions de la loi 101, qui fait du français la langue officielle au Québec.Une requête officielle C'est en prévision de ce genre de situation, après les nombreux démêlés de l'Association des gens de l'air du Québec, pour faire reconnaître le fait français dans les airs, que le syndicat des pilotes avait adressé une demande formelle à la compagnie, le 16 octobre dernier.C'est le 28 octobre, que la compagnie devait faire connaître aux dirigeants syndicaux sa réponse négative à cette requête.Evidemment, le syndicat, pas plus que l'AGAQ n'a l'intention de laisser tout simplement tomber ce dossier.Si les négociations, qui devaient se poursuivre encore hier, a-t-on signalé à LA PRESSE, n'aboutissent pas, on peut donc prévoir, comme ce fut le cas pour la bataille de la reconnaissance du fait français dans l'air, que le nouvel affrontement promet des rebondissements spectaculaires.Participation de $15 millions Il se trouve en effet, qu'en juil let 1981, le gouvernement du Québec décidait d'injecter $15 millions dans l'entreprise, en acquérant des actions privilégiées.Ce geste, à cette époque, avait été interprété comme le signe que le gouvernement Lévesque voulait protéger son réseau québécois de transport aérien, alors qu'il y avait une possibilité que Nordair, une filiale d'Air Canada, achète Québecair.Il serait plus logique, a expliqué hier, au cours d'une conversation téléphonique, M.Gaston Boudreau, vice-président aux finances de Québecair, que ce soit le contraire qui se produise.Le premier but de l'opération serait évidemment de rentabiliser le service, alors qu'actuellement le territoire est desservi par les deux transporteurs aériens.Actuellement, la participation financière dans l'entreprise est divisée en quatre.Le gouvernement du Québec, l'Association d'investissements Desjardins, la société Expéditex et la Corporation Prévost Ltée.Le président de Québecair, Alfred Hamel, n'a pu être rejoint, malgré plusieurs tentatives, Le directeur des relations publiques, Jean-Marie Pelletier/ était lui aussi absent jusqu'à jeudi, ainsi que Ahmed Gai-li -eau, qui occupe des fonctions similaires pour Nordair.Un bon tour de Claude Charron En décidant de retarder jusqu'à jeudi l'ouverture de la session parlementaire à Québec, le leader parlementaire du gouvernement, Claude Charron, a pour ainsi dire joué un bon tour au chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Claude Ryan.Ce dernier, en effet, ne pourra répondre au discours du Trône du premier ministre, René Lévesque, avant mardi.Selon les règlements de la chambre, immédiatement après le discours de M.Lévesque, les travaux seront automatiquement ajournés au mardi suivant.Comme l'intervention du chef du gouvernement doit porter, en bonne partie sur les résultats de la conférence constitutionnelle, le chef libéral se verra priver de son droit de réplique pendant quatre jours.La même chose s'était produite, le 14 mars 1974, alors que le Parti québécois était dans l'Opposition.Le gouvernement libéral de Robert Bourassa avait ouvert la session, en annonçant entre autres choses que le français deviendrait langue officielle au Québec, avec la loi 22.Les péquistes avaient aussi dû attendre quatre jours avant de pouvoir répliquer en Chambre.Les libéraux avait alors accaparé les médias d'information pour vendre leur salade.A chacun son tour.¦ _ YOGA Coure d introduction S jours intensifs de 19h30 à 2?h$0/^ du 9 au 13 novembre.*S\\J CENTRE SIVANANDA YOGA VEDANTA 5l/8.boul Saint*-lourent , .Montreal 279-3545 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 198il L'AVENIR DU FRANÇAIS DANS LES COMMUNICATIONS SCIENTIFIQUES * ?pense d'abord à provoquer une prise de conscience collective A 5 Obscurci jusqu'alors par des nuages de démission, de négligence et de défaitisme, l'horizon.du français, langue scientifique, s'est légèrement éclairci hier au terme du Colloque international sur l'avenir du français dans les publications scientifiques et techniques qui s'est achevé sur un «appel de Montréal».PENIS PION Appel en faveur d'une sensibilisation des chercheurs francophones au problème de l'envahissement de la langue anglaise dans les communications scientifiques, appel en faveur d'une intervention des gouvernements concernés, appel en faveur d'une coopération des personnes impliquées dans les recherches et les communications scientifiques, appel en faveur de revues scientifiques francophones de haute qualité et de grande diffusion.De moribond qu'il semblait être, le français en science paraissait avoir meilleure mine à l'issue des délibérations, regaillardi par un influx de détermination de la part des participantes et participants.mais ce regain de santé ne sera- t-il qu'un soubresaut consécutif au choc ou bien un état durable et même sujet à l'amélioration?S'il n'en tient qu'à un certain nombre de participants et participantes au colloque, il semble qu'une action rapide et une volonté déterminée pourra effectivement assurer un mieux-être au français dans le monde scientifique.Parmi les actions envisagées, certains prônent une meilleure collaboration entre les chercheurs francophones, l'adoption du bilinguisme intégral dans des revues internationales, l'augmentation de la capacité scientifique des pays francophones par des déboursés plus importants, la participation à une banque de données réellement planétaire, la création de revues scientifiques internationales francophones d'une meilleure qualité que l'on dotera de comités de rédaction véritablement internationaux et d'une équipe d'arbitres soigneusement choisis et pouvant compter, pour leur diffusion, sur une mise en marché efficace.Du côté de la représentation africaine constituée de sept membres, on souhaite la création d'un Conseil inter-africain de la langue française ainsi que la mise Camille Laurin sur pied d'un journal scientifique en français et pan-africain.On propose également la tenue en Afrique d'un autre colloque semblable à celui de Montréal.Cet éventuel colloque n'aura vraisemblablement pas lieu avant un autre événement du genre qui doit se tenir à Bruxelles les 20 et 30 mai 1982.Comme on le voit, le milieu scientifique francophone, bien que divisé sur la question, en est par ailleurs plus que conscient et tente à l'heure actuelle de trouver des solutions.Des actions concrètes Mais à quoi peut-on s'attendre de concret dans l'immédiat?En ce qui concerne le Québec, M.Camille Laurin, ministre responsable de la Charte de la langue française, a indiqué à LA PRESSE qu'aucun progrès ne sera réalisé dans ce domaine sans au préalable une prise de conscience collective du phénomène.A cet égard, le ministre songe à des incitations verbales aux chercheurs québécois pour qu'ils accordent au français une plus grande place dans leurs communications.M.Laurin évoque également la possibilité de mettre à la disposition des chercheurs une banque de données en français compatibles avec les banques américaines, une entreprise cependant onéreuse, a-t-il reconnu, en ces temps de restrictions budgétaires.Sur le plan international, le Québec a manifesté son intention de s'associer à des initiatives de concertation portant également sur les banques de données et sur ¦ ¦ x f- S\\/\\S\\ \u2022 \u2022 ! « fohoto Paul-Henri Talbot, LA PRESSE) Montreal rend hommage a 5f000 |arainiers amateurs Le président du comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre a participé, hier soir, à la remise des trophées aux Montréalais ayant remporté des succès significatifs dans la culture de leurs jardins communautaires.Ces jardins ont attiré, cette année, plus de 5000 participants.C'est un couple de jardiniers-amateurs, M.& Mme Jean-Paul Bourbonnais, qui ont reçu, au nom de plusieurs autres lauréats, un trophée des mains de M.Lamarre.IA gauche, Mme Carmen Millette, conseiller municipal.Exposition d'automne au Jardin botanique Deux expositions florales consécutives vont terminer l'année du jubilée d'or du Jardin vous SORTEZ AU CENTRE-VILLE?Stationnement gratuit, en soiree ou en lin de semaine, avec repas ou consommation a l'un des 4 établissements licenciés de la Grande Boulte.('Tous les details sur place ) [t~A .GRANDE] niveau de la Place Complexe Dosjaidins botanique de Montréal.Dès demain, jeudi, la grande serre d'exposition va ouvrir ses portes au public juqu'au 15 décembre à l'occasion de sa traditionnelle et toujours populaire exposition d'automne.Ensuite, soit à compter du 16 décembre, durant plus d'un mois, ce sera au tour de l'exposition d'hiver, avec une abondance de fleurs des Fêtes, Poinsettia, Cyclamen, Calceolaria, Solanum pseudocapsicuni (cerisiers de Jérusalem), Citrus mitis (orangers calamondin), etc.PAUL POULIOT_ L'exposition automnale, sous le thème général de l'année, soit «50 ans de fleurs», met en vedette les chrysanthèmes.Une visite des lieux, avec M.Palmer Johnson, gérant des serres du Jardin botanique s'est avérée une véritable révélation.Les jardiniers et horticulteurs, dirigés par M.Paul-Emile ÇRiverin, ont réalisé des merveilles d'aménagements et d'arrangements floraux.Plus de 2,000 plants, de 200 variétés différentes sont en montre, i On retrouve de magnifiques exhi- ¦ -^ \\ .A' y \"¦« .v%il ?.:\u201e \u2022\u2022: < d'éventuelles revues scientifiques francophones internationales.Malgré ces intentions, il faudra sans doute un certain temps avant que ces mesures concrètes ne soient adoptées mais entre-temps, il semble que l'un des mérites du Colloque de Montréal aura été de permettre aux personnes intéressées à la science et à la communication scientifique en français de se rencontrer et de regrouper leurs efforts.Mais sur les flots bleus de la science sillonnés par les marines anglo-saconnes, il est encore loin le jour où l'on pourra se permettre de dire; «Messieurs les Anglais, tirez les premiers! » Séquestré dans son camion M.Eric Forbes, un chauffeur de camion âgé de 3fc ans, à l'emploi de la compagnie Fashion Carrier située sur le boulevard Métropolitain à Mont réal, a été intercepté lundi soir à l'angle des rues Papineau et Beaubien par au moins deux individus qui l'on séquestré pendant près de cinq heures à Tinté-rieur de son véhicule puis abandonné à Saint - Bernard - de -LacoIIe, après avoir vidé le camion de son contenu.Quoique ébranlé après sa mésaventure, le chauffeur n'a pas été blessé.Le camion contenait pour environ $160,000 de manteaux de cuirs et de vêtements de ski pour dames.r L 1 SERGE PARENT, PROPRIETAIRE chez CLOUTIER ^^^^^ M* 384-4990 1221 est, rue FLEURY 2595, DE SALABERRY^ Serge Parent, Pharmacien 1 221 est, rue Fleury ' : Ouvert de 9h à 23h Service de livraison J jours par semaine 2595, rue de Salaberry Ouvert de 9h à 22h bits des sept groupes de chrysanthèmes des fleuristes, soit les pompons, japonais, anémones, simples, araignées, cascades et bonzais.Durant l'été, c'est-à-dire, en juin, en pleine période de vacances et de jardinage à l'extérieur, le responsable de la production des plantes pour les serres du Jardin, M.claude Doucet, préparait les boutures de chrysanthèmes afin d'avoir tous ses plants prêts au début de novembre.Comme l'indique M.Johnson, on a sélectionné des plantes à floraison hâtive (7 semaines) et tardive (12 semaines), de différentes hauteurs et couleurs.Les plants ont été mis en végétation le 1er août, c'est-à-dire, la première journée courte de l'été dans les régions situées au nord du 45e parallèle, alors que la durée de luminosité est de 12 heures ou moins, ce qui vonvient pour inciter les chrysanthèmes à fleurir.L'ouverture officielle de cette superbe exposition, qui a pour arrière-plan un sous-bois autom nal, avec des conifères, des bo-leaux à feuilles de peuplier, des mousses et des couvre-sol, ne se fera que le 12 novembre prochain.Cette cérémonie coïncidera avec le début d'une autre exposition, moins fastueuse certes, mais également fort intéressante pur les amis des plantes.Celle des violettes africaines et des bégonias.Un petit fait à signaler.C'est très confortable dans les serres où se trouvent les chrysanthèmes.Ces plantes devant être gardées sous une température de 15 degrés C, on peut faire une longue et agréable visite sans crainte d'avoir trop chaud.Deux policiers et un suspect blessés Deux agents de la police de la CUM ainsi qu'un individu qu'ils venaient d'arrêter ont été légèrement blessés dans la nuit de lundi à mardi, lorsque l'auto-patrouille dans laquelle ils s'apprêtaient à monter a été heurtée par une automobile qui venait en sens inverse.L'accident s'est produit lorsque le véhicule conduit par un individu en état d'ébriété a frappé la portière ouverte de la voi- ture de police, poussant celle-ci dans une excavation, a Tinter-section de la rue Masson et du boulevard Saint-Michel.L'agent Guy Vincent s'en est tiré presque indemne ayant vu l'auto venir, tandis que l'agent Roger Forand a subi une fracture à la cheville et une blessure au coude droit.Le suspect qui avait été interpelé par les policiers s'en est tiré avec des ecchymoses.IfCLITC DE 7 JOURS POUR VtNIt PROPRIÉTAIRES COMMANDEZ MAINTENANT ET ÉCONOMISEZ! 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EOTTORÏM.PAUL DKSMAHA IS président du conseil d administration ROGER-D.LANDRY president (it éditeur Washington et le plein de paix Dans leur désir de voir s'opérer un rapprochement avec l'Arabie Saoudite, le président Reagan et le secretaire d'État Alexander Haig se sont permis, la semaine dernière, de flirter avec le plan de paix saoudien, ce qui a aussitôt remis le feu aux poudres diplomatiques.Selon la Maison-Blanche, le plan de paix saoudien comporte «certains aspects» pouvant servir de base de départ à des négociations.Les Israéliens voient, dans cette observation des autorités américaines, un «appui partiel» au plan saoudien et, par conséquent, un tournant susceptible de porter atteinte aux accords de Camp David.Si les Américains, ainsi que la Communauté européenne, font tant de cas du plan de paix saoudien, c'est qu'à leurs yeux, sem-ble-t-il.ce plan reconnaît implicitement l'Etat d'Israël comme par- tie intégrante du Proche-Orient, et pareille reconnaissance marque, selon eux, un progrès énorme par rapport à l'attitude globale et traditionnelle du monde arabe.Rendu public le 7 août dernier, le plan de paix du prince Fahd énonce huit principes.Le septième de ces principes se lit comme suit: «La garantie du droit de tous les États de la région «à vivre en paix.» C'est sur cette phrase laconique que s'appuient les sympathisants au plan pour dire qu'il s'agit d'un grand pas en avant.Le premier ministre israélien ne voit évidemment pas les choses du même oeil.«Le nom d'Israël n'est même pas mentionné dans le plan», dit-il.Il y a là, certes, matière à défiance.Arafat aussi avait reconnu récemment le principe de la coexistence, mais il s'était bien gardé de préciser que, dans son esprit, il s'agissait d'une coexistence «avec Israël».Face au tollé qu'avait soulevé sa déclaration, il dut s'empresser de nier catégoriquement l'interprétation que les observateurs en avaient donnée.Le laconisme du prince Fahd doit-il être interprété de la même manière que celui d'Arafat?Au sommet islamique de janvier dernier, les Saoudiens avaient prôné la guerre sainte contre Israël.Qu'est-ce qui aurait bien pu leur faire changer d'idée?Admettons qu'il soit possible que le prince Fahd ait, lui, changé d'opinion, en est-il de même des autres princes qui se partagent le pouvoir en Arabie?Le prince Abdullah, troisième dans l'ordre des prétendants au trône, vient de déclarer à l'hebdomadaire américain Time que le plan saoudien «reconnaît le droit à l'existence d'Israël», mais «uniquement après l'acceptation d'un État palestinien et le retour aux frontières de 1 967».Aux yeux de M.Begin, il s'agit là de conditions impossibles.D'ailleurs, si on parvenait à les remplir, qu'est-ce qui pourrait bien inciter l'Arabie Saoudite à tenir son engagement de reconnaître Israël.Ayant tout obtenu, pourquoi accepterait-elle de céder sur un point qu'elle a toujours contesté?Le plan saoudien prévoit le retour aux frontières de 1 967, et le démantèlement de toutes les colonies du peuplement dans les territoires.Du point de vue d'Israël, rétablir les frontières de 1 967 et raser les établissements construits en Cisjordanie depuis cette date, équivaudrait à recréer les conditions qui ont permis aux alliés arabes de monter à l'assaut d'Israël au départ.Le plan prévoit aussi la création d'un État palestinien ayant Jéru- salem pour capitale.Selon M.Begin, l'établissement d'un pareil État «deviendrait, aux termes des accords du Fatah avec Moscou, une base soviétique aux portes de l'État juif».Comme on le voit, le plan saoudien ignore des faits accomplis devenus des réalités avec lesquelles il faut désormais composer.L'accepter, ce serait mettre au rancart les accords de Camp David, lesquels ont au moins le mérite de bénéficier de l'appui d'Israël, de I Egypte et des États-Unis.Ce serait, en quelque sorte, lâcher la proie pour l'ombre: se détourner du possible pour courir après l'impossible.L'Arabie Saoudite, non seulement ne s'est pas ralliée, mais elle a toujours combattu farouchement les accords de Camp David.C'est probablement même à cause de cette opposition qu'elle a cru devoir soumettre un plan JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de I information MAKCEL ADAM éditorialiste on chef de rechange.Or, il arrive que ce plan ne tient compte que des exigences arabes.Aussi, fait-il l'affaire de plusieurs de ces pays-là; ¦il séduit même l'OLP, ce qui est significatif.En revanche, le plan saoudien répugne aux Israéliens pour des raisons évidentes.Il ne saurait davantage obtenir l'adhésion de l'Egypte déjà trop engagée dans le processus de Camp David.Somme toute, ce plan ne fascine que par son laconisme, c'est-à-dire, par ce qu'il laisse entendre sans toutefois le préciser.Washington, bien sûr, ne fait que flirter avec ce plan-là.«Nous n'avons qu'un plan et qu'une politique, soutient le State Department, à savoir: les accords de Camp David».C'est, à n'en pas douter, la politique la plus sage à suivre pour le moment.JEAN PELLERIN Transférabilité des fonds de pension L'appel que lançait avant-hier le ministre Jacques Pa-rizeau en faveur de la transférabilité des fonds de pension de l'entreprise privée devrait être entendu par les employeurs.L absence généralisée de transférabilité que nous connaissons malheureusement depuis toujours fait que très peu d'employés parviennent à s'assurer d'une retraite convenable.Comme on l'a rappelé, à cette occasion, un travailleur change d'emploi en moyenne six ou sept fois dans sa vie active.Cela veut donc dire, quand il ne oeut effectuer le transfert de son fonds de pension, qu'il doit sans cesse recommencer à bâtir cette réserve pour ses vieux jours.En général, un employé n'a droit à aucun pourcentage de la part de son employeur, à moins d'avoir été à son service pendant au moins dix ans.Il y a donc des chancesque.àlafin, son fonds de pension se résume aux seuls montants qu'il y a placés lui-même.Les motifs qui poussent un employeur à instituer un fonds de pension dans son entreprise peuvent être multiples.Mais, généralement, on y voit de sa part un moyen de s'attacher sa main-d'oeuvre.L'employé qui a douze ou quinze ans de service hésitera normalement avant de quitter un emploi qui comporte un fonds de pension pour s'en aller dans une autre entreprise qui pourrait lui offrir davantage au point de vue rémunération mais ne comporterait aucune garantie au chapitre de la retraite.Mais entre deux entreprises qui ont chacune un fonds de pension, cet argument ne devrait pas jouer.Il devrait être possible de se faire suivre par son fonds de pension quand on passe d'un employeur à un autre.Au fait, il faudrait qu'on réduise à beaucoup moins de dix ans la période requise pour que l'employé puisse emporter avec lui les montants versés dans son fonds par son premier employeur.Si l'entreprise privée ne prend pas d'elle-même les moyens d'assurer aux travailleurs des prestations de retraite convenables, elle n'aura quelle-même à blâmer si, un jour, l'État décide de développer davantage les rentes du Québec et prend complètement en charge, en somme, l'organisation de la retraite des particuliers.Le premier pas à faire concerne pour l'instant la transférabilité de ce qui existe.Il n'y a pas que le ministre Parizeau à ne pas comprendre qu'on ne l'ait pas encore réalisée.Les travailleurs qui approchent l'âge de la retraite et se rendent compte qu'ils ne pourront compter en somme que sur les rentes gouvernementales sont les premiers à proclamer que cette réforme est urgente.VINCENT PR3NCE vous a/ y 4i/oNs 4j
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