La presse, 5 décembre 1981, Cahier A
[" UNE ENTREVUE &VEC LA PRESSE LÉVESQUE AUX EMPLOYÉS DE L'ÉTAT: ACCEPTEZ DE SALAIRES page A 10 MONTRÉAL, SAMEDI 5 DÉCEMBRE 1981, 97e ANNÉE, no 288, 266 PAGES, 15 CAHIERS & Montréal Trust OTTAWA CEDE POUR $100,000 UNE FIRME ONTARIENNE APRÈS Y AVOIR ENGLOUTI $125 MILLIONS page A 14 EMUMIIùll mm mmimm page C 1 LE MONDES REAGAN INQUIET DES MENACES DE MORT Le président prend au %i rieux les informations selon lesquelles des tueurs libyens voudraient l'assassiner.Des mesures de sécurité plus strictes ont été prises pour le protéger ainsi que son entourage, page B 1 SOMMAIRE Annonces classées: G 2 à G 12, H 9 à H 23 Arts et Lettres: D 1 à D 23, E 1 à E 10 Bandes dessinées: Y 7 Bricolage: G 4 Carrières et professions: XI 6X8, Y 1 à Y 6 Décès, naissances, etc.: C 12 Échecs: W 13 Économie: C 1 à C 9 FEUILLETON: H 11 Jardinage: G 6 Le monde: B 1 Loisirs et récréation: W 10 Quoi faire en fin de semaine: D 22 Télévision: D 23 Sciences: F 11 Sports: H 1 à H 8 Télé-câble: E 12 Timbres: W 13 Vacances-voyages: W 1 à W 14 Vivre aujourd'hui: F 1 à F 10 AU FEUILLETON Le ministre Clément Richard et Mme Corinne Côté-Lévesque ont inauguré hier le 26e Salon des métiers d'art devant des milliers de personnes enthousiastes.page A 3 Louis Caron Le canard de bois page H 11 ÉDFF0 QUE D'EXCÈS COMMIS AU NOM DU PEUPLE! PAR MARCEL ADAM page A 6 ET SI VOUS DEVENIEZ MILLIONNAIRE?COMMENT RÉAGIRIEZ-VOUS ?e BkttxijCbet CHAQUE MOIS \u2022 des gros lots de 1 million \u2022 des lots de 100 000S \u2022 des numéros mobiles \u2022 des lots instantanés jusqu'à 10 000S la seule loterie qui fait des millionnaires uper < dimanc I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 DÉCEMBRE 1981 $2 DE PLUS POUR LA CAM La CTCUM exigera $2 de plus par mois pour la carte-autobus-métro à compter du 1er janvier prochain.page A 5 LES BOULES DE CRISTAL DE LA PRESSE L'économie canadienne subira dans les mois à venir une véritable récession provoquée.Quatorze institutions financières consultées par LA PRESSE, parmi les sources de prévisions économiques les plus réputées du Canada, aboutissent à la conclusion que le PNB ne progressera que de 1.6 pour cent en volume, Tan prochain.\u2014 page C 1 LES COMITÉS DE BÉNÉFICIAIRES Selon Claire Dutrisac, le projet de loi 27 qui oblige les centres hospitaliers de soins prolongés et les centres d'accueil à mettre sur pied un comité de bénéficiaires, marque une victoire pour les malades et les personnes âgées.page F 2 PLEINS FEUX Pierre Vincent: Ur ?L'HIVER S'APPRIVOISE AU QUÉBEC Pour les Québécois, il y a plus d'une façon d'apprivoiser l'hiver.En plus du traditionnel ski alpin, il y a maintenant des forfaits pour faire de la motoneige, du ski d'exploration et même du camping d'hiver._| pageWjl^/ Afin de tenter dé rentabiliser l'Ile d'Anticosti, le gouvernement du Québec, par le biais du ministère du Loisir de la Chasse et de la Pêche, s'apprête à créer dès l'an prochain, deux territoires de pourvoirie sur la réserve fauni-que d'Anticosti, qui seront gérés par l'entreprise privée.RAYMOND GERVAIS Depuis Tachai de cette île de la Consolidated Bàthurst, par le gouvernement québécois en 1975, au coût de $23,8 millions, Anticosti n'a jamais rapporté un sou au gouvernement.D'ailleurs, cet énorme morceau de terre situé dans le golf Saint-Saurent, à 580 kilomètres au nord-est de Québec, coûte annuellement quelque $4 millions au trésor québécois.Le MLCP a donc mis au point un autre mode de gestion pour l'île, lequel impliquera la participation de l'entreprise privée, afin de développer le potentiel des territoires encore inexploités sur le plan de la chasse, de la pèche et du plein air.Selon le directeur de l'Ile d'Anticosti, M, Armand Leblond, cette décision amènera prochainement le gouvernement du Québec à procéder publiquement pour offrir à l'entreprise privée de participer avec le gouvernement à la mise en valeur de l'Ile.Appels d'offres Comme Anlicosti est un territoire privé qui appartient à l'Etat et non un territoire de la Couronne comme tel \u2014 Anticosti possédant un statut de territoire privé ap-partenant au gouvernement \u2014 le Québec n'est pas tenu de faire des appels d'offres.«Mais comme l'entreprise privée se manifeste i-u pluriel pour l'obtention de territoires de pourvoirie, il serait donc souhaitable que l'Etat procède par appel d'offres, où les conditions de location des territoires seraient clairement énoncées», a déclaré M.Leblond.Toujours selon lui, des conditions d'exploitation cynégétique et halieutique < faune terrestre et aquatique) des futures pourvoiries devront être établies afin de déterminer le prélèvement annuel de gibier.Les pourvoyeurs devront aussi teni»- compte dans leur plan d'aménagement du village de Port Meunier, qui compte une centaine de familles.«Il faut avoir à l'esprit le développement et le maintien sociaux-économiques de la population du village», a dit M.Leblond.Projet pilote de deux pourvoiries A court terme, le gouvernement établira d'abord deux pourvoiries, la première située dans la région de Cap-de-la-Table, à quelque 193 kilomètres de Port-Meunier, dans la partie est de l'île, un territoire qui n'a jamais été exploité; la seconde, plus près du village, est située dans un territoire à demi exploité.Si l'expérience est concluante, le MLCP pourrait confier cinq autres territoires de pourvoirie à l'entreprise privée.Chacun d'eux pourraient avoir une superficie de 300 à 500 kilomètres carrés.Selon M.Leblond, les pourvoyeurs existant déjà au Québec voient sur Anticosti un terrain de prédilection pour le développement de la clientèle des futurs pourvoiries de l'Ile.Cette année, 2,500 chasseurs se sont rendus chasser le cerf de Virginie sur l'île, et le gouvernement a reçu 12,000 autres demandes.04 I hi O* ¦ Pour les pourvoyeurs qui iront s'établir à Anticosti, le défi est quand même de taille, puisque aucune route ne mène aux territoires que projette d'ouvrir le gou vernement.Une route devra donc : être construite, puisque très peu de lacs peuvent recevoir un hy dravion et que les seuls autres moyens de transports sont le ba teau et l'hélicoptère.Les futurs clients des deux pourvoiries pilotes pourront en plus de chasser le chevreuil, s'adonner à la pêche au saumon, ain si qu'à la truite mouchetée et de mer.Les rivières à saumons sur ces territoires possédant des possibilités de pêche intéressantes, quoique non comparables aux grandes rivières telle que la Saumon et Jupiter.Interrogé par LA PRESSE sur une rumeur qui circule à l'effet qu'un des nouveaux territoires serait octroyé à un pourvoyeur opérant déjà dans le Nouveau Québec, le directeur Leblond a précisé que beaucoup de pourvoyeurs étaient intéressés a l'île et que plusieurs d'entre eux étaient venus à Anticosti, mais que personne n'était encore choisi, ni favorisé.RESILIATION DU BAIL ET DEPOT DU LOYER r ii M 2 articles de loi de la Régie des loyers QUEBEC - La Régie du logement du Québec outrepasse ses pouvoirs lorsqu'elle tranche un litige portant sur la résiliation du bail ou sur !e dépôt du loyer.ROBFRT LSFEBVRK d'- Presse canodienm C'est la décision à laquelle en est venu le juge André Desmeules, de Ici Cour supérieure du district de Québec, qui était appelé a se prononcer sur la constitution-r.aîité de la loi 107 qui i crée la Régie.«Dons le présent cas (résiliation du bail et dépôt du loyer), écrit le juge Desmeules, il s'agit de déterminer les droit^ e! obligations du locateur envers le locataire et le tribunal est d'avis qu'il s'agit d'une juridiction assimilable ou analogue a celle exercé'.' ou susceptible d'être exercée par une Cour supérieure.» Concluant que la Régie se trouve ainsi à exercer un pouvoir judi- ciaire plutôt qu'administratif, le juge ordonne a la Régie du logement de transmettre les dossiers n litige devant le tribunal approprié, c'est-à-dire la Cour supérieure.Cette décision du juge Desmeules est contenue dans deux des neuf jugements qu'il a rendus le 24 novembre suite à autant de requêtes présentées en septembre par des locateurs membres de la Corporation des propriétaires immobiliers du Quebec (CORPIQ), Les sept autres .jugements confirment les pouvoirs de la Régie dans les cas de fixation du loyer, de réduction du loyer, de reprise de possession et au sujet de la disposition qui exclut les logements de cinq ans et moins de la juridiction de la Régie.Le président de CORPIQ, M Léonard Bergeron, a fait savoir hier qu'il en appellera de ces sept derniers jugements, tandis que le Pro-'Mjur général du Quebec aurait décidé d'interjeter appel sur les deux premières décisions concluant à l'inconstitutionnalité delà loi 107.Guerre d'usure Outre CORPIQ, deux autres organismes voues a la défense des intérêts des propriétaires, la Ligue des propriétaires de Montréal et l'Association des propriétaires d'immeubles du Québec, se sont adressés à la Cour supérieure cet été pour contester les pouvoirs de la Régie mais aucune décision n'a encore été rendue relativement à leurs requêtes.La Régie du logement vient donc de subir son premier test de constitutionnaliîé, six mois après que la Cour suprême du Canada eut prononcé un jugement semblable à l'endroit de la régie onta-rienne.Pour les propriétaires d'immeubles locatifs du Québec, il s'agit d'une première manche de la guerre d'usure qu'ils comptent mener pour forcer le gouvernement à revoir la loi 107 afin que cette législation assure un meilleur équilibre entre propriétaires et locataires.Avant de s'adresser à la Cour supérieure, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec avait demandé au mini>-tre de l'Habitation, Guy Tardif, de soumettre volontairement la loi 107 au test constitutionnel devant la Cour d'appel, mais le ministre s'y était objecté, déclarant que le.jugement de la Cour supreme ne mettait pas en cause l'existence de la régie québécoise.CORPIQ a par ailleurs présenté récemment un mémoire au ministre Guy Tardif, responsable de la Régie du logement, dénonçant notamment la facilité avec laquelle les locataires peuvent saisir le moindre prétexte pour retarder le paiement du logement ou le déposer à la Régie.0>es travaux en cours, on connaît le projet du Palais des congrès à Montréal, où il exécute une sculpture en béton.Il mène un autre projet à Ottawa grace à une bourse du Conseil des arts, du gouvernement ont arien et de la ville d'Ottawa.Il vient d'être choisi dans un concours fermé pour réaliser une s< ulpture-fontaine à la «Place du Québec», t Paris.Rappelons qu'il a reçu en 1946 le prix de peinture du Québec et, en 1964, le prix de sculpture du Québec.En 1973.il recevait la médaille des arts de l'Institut royal d'architecture du Canada.La remise officielle du prix Phi-lippe-Iiébert aura lieu le 15 décembre prochain, à la maison Ludgt r Duvernay.Chute de 42% des mises en chantier au Québec (PC) \u2014 Les mises en chantier dans l'habitation au Québec ont baissé de 42 pour cent, en novembre, comparativement à la même période l'an dernier, indiquait-on hier.La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a précisé qu'il y a eu 1,447 mises en chantier dans la construction de résidences unifamiliales et de collectifs d'habitation le mois dernier, alors qu'en novembre 1980, 2,497 constructions avaient été commencées.C'est dans la région de Québec que la situation est !a plus sérieuse, tandis qu'à Montréal, la conjoncture semble plus encourageante.HA BERNADETTE, rue (?) Comme cette voie longe la chapelle Notre Dame-de-Lourdes, on a pensé lui donner le nom de Bernadette, à cause de l'apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, à Lourdes.Axe nord-sud, de Sainte-Catherine à Lagauchetière, à l'ouest de Berri.DAGUERRE, ruelle (1927) En hommage à Louis-Jacques-Mande Daguerre (1789-1851), peintre français inventeur du diorama et l'un des inventeurs de la photographie.Axe ouest-est, de la Salle h Létoumeux, au sud ti'IIo ( bel ara.INSPECTEUR, rue de I' (1S17) La rue de l'Inspecteur fut ainsi appelée par les juges de paix qui administraient à l'époque la Ville de Montréal.En effet, c'était l'inspecteur des chemins et ponts, en ('occurence Jacques Viger (qui devait accéder à la mairie de Montréal), qui était responsable de l'ouverture et de l'entretien de la voie publique à Montréal.Cette nomination était d'autant plus res-pectée qu'elle relevait directement du gouverneur général.Axe nord-sud, croisant Saint-Antoine à l'ouest d'University, AUJOURD'HUI: Min.: 5 Max.: 0 Ciel variable, brumeux par endroits DEMAIN: Nuageux et venteux La Quotidienne Tirage d'hier 5-6-1 Québec Min Abfcbi -8 Ovtoooaii \u20145 lourennd»s \u20148 Contons de l'Est -5 Max Aujourd'hui - 2 Nvogeux et flocon» 0 Cdronoblt -2 Nyogevx.éctoroes 0 -2 0 loc-Soint-Jcon \u20145 \u20142 0 2 -1 -1 MauHdi Quebec Rimouski Gospésie Boie-Comeou -5 -5 -4 -2 -A Seniles -4 Canada Min Victoria 4 Edmonton \u20148 Rogna ~5 Winnipeg ~5 Toronto -2 Frederkton \u2014 1 Halifax 3 Charlottetown 2 Saint-Jean 3 M Mm.Aujourd'hui 8 Averse* 0 Nuageux 3 Nuageux 0 Nuageux 0 Nuageux 2 Nuageux 9 Averses 4 Nuageux à Averses Etats-Unis\t\t¦ « \u2022 Min.Mas.\tMm\tMax.Boston 3 8 Nlle-Or'.eans\t6\t18 Buffalo 2 6 Pittsburgh\t0\t13 Chicago \u2014 1 4 San Francisco\t8\t13 Miami 11 20 Washington\t8\t13 New York -2 4\t\t Les capitales\t\t Min.Mai.\t\tMar Amsterdam 1 7 Madrid\t1\t15 Athènes 10 18 Moscou\t1\t2 Acapvico 23 33 Mexico\t24\t27 Berlin -1 3 Oslo\t4\t7 Bruxelles 0 9 Paris\t5\t6 \u2022 Buenos Aires 10 22 Rome\t4\tti- Copenhague 0 2 Seoul\t2\tll Genève 1 5 Stockholm\t-2\t2 Hong Kong 11 16 Tokyo\t2\t10 LeCoire 10 21 Trinidad\t26\t37 Lisbonne 10 18 Vienne\t-1\t7 Londres 6 11\t\t\u2022».j 1 LOTO 6/36 Los six numéro* gagnants sont: 1 \u201e 13_ 14 \u2014 22 \u2014 23 \u2014 29 complémentaire; 18 MINUOTO U billet numéro 19?137 rapport* $50,000 PROVINCIAL Lo numéro gagnant du gros lot do $500,000 est 8430312 É> RENSEIGNEMENTS 285-7272 IA PRESSE est publiée par LA PRESSE ITE6, 7, rue Somt-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Seule la \u2022 Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières o LA PRESSE sont également réserves «Courrier de la deuxième classe \u2014 ' Enregistrement numéro 1400 » Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 le service d*s abonnements est ouvert de 7ho 18h (samedi: 7h à 15h) REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes onnonces Annonce* classées 285-7070 285-7100 285-0892 P5-6901 ANNONCES CLASSÉES Commences du lundi ou vendredi 9h a 17h Pour chonoer du lundi ou vendredi 9fi a 16h3C 285-7111 285-7205 GRANDES ANNONCES Detoillonts 285-7202 Notional, Telé-Presse 285-7306 Voconcts, voyages N 285-7265 Carnetts et professions nominations 285-7320, LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 5 DECEMBRE 1981 45 morts dans une bousculade NEW DELHI (AFP) \u2014 Quarante-cinq personnes, dont 21 enfants, ont été tuées et 15 autres grièvement blessées en tombant les unes sur les autres dans l'escalier étroit d'une tour du Xlle siècle à New Delhi.Une panne d'électricité, selon les premiers témoignages, a I^rovoqué la panique des enfants se trouvant déjà en haut de Tes calier de la tour Qutab, qui ont commencé à refluer.C'est alors que toutes les personnes se trouvant derrière eux ont commencé à tomber les unes sur les autres.Un gardien de la tour qui se trouvait à proximité a déclaré qu'entendant du bruit il s'était précipité et avait trouvé d( corps entassés.Selon certains témoins il y avait de 100 à 500 personnes dans la tour au moment de la panne.Les écoliers, tous âgés de moins de 16 ans, faisaient partie d'un groupe de 131 enfants.A 3 Abattu par un policier en sortant de la banque qu'il venait de dévaliser Un individu qui venait, selon la police, de commettre un vol de banque a été abattu par un agent, en fin d'après-midi hier, alors qu'il sortait de la succursale de la Banque di* Montréal au centre commercial Le Bazar située au 3618 Côte Vertu, à Ville Saint-Laurent.Le suspect, qui est âgé de 45 ans mais dont l'identité n'a pas été dévoilée, a reçu une balle dans la région du coeur et est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu.Selon l'agent D'Arcy du service de relations publiques de la police de la CUM, l'individu, qui avait désarmé le gardien de l'établissement, venait de se faire remettre l'argent de plusieurs tiroirs-caisses et se disposait à prendre la fuite, lorsqu'il fut surpris par des policiers du poste 14 qui étaient accourus sur les lieux.Il aurait fait un geste sou- dain pour saisir quelque chose dans la poche de son manteau et, pensant qu'il s'agissait d'un revolver, l'un des agents fit immédiatement feu.Transporte à l'hôpital Notre-Dame-de l'Espérance, le suspect devait bientôt être transféré à l'Hôtel Dieu en raison de la gravité de son état.Les policiers ont recouvré le montant du vol, une somme d'environ $710.415 artisans au 26e Salon des métiers d'art C'est dans l'enthousiasme que des milliers de personnes ont salué hier l'inauguration du 26e Salon des métiers d'art par le ministre aux Affaires culturelles, M.Clément Richard, en présence de Mme Corinne Côté-Levesque.Maureen McTeer, épouse du chef de l'Opposition à Ottawa, M.Joe Clark, honorait également le Salon de sa présence.Un encan d'oeuvres d'une douzaine d'artisans mené par le commissaire-priscur Françoi -Beauh'ou n'a pas été étranger à l'entrain qui a marqué les premières heures du Salon 81.L< personnalités en présence se sont portées acquéreurs des oeuvres à l'enchère dont les bénéfices seront versés à la Société des enfants infirmes du Québec.Le artisans, par ce geste, ont tenu à souligner l'année internationale des Handicapés.Un encan semblable aura lieu de nouveau, au Salon, le 19 décembre.CECILE BROSSEAU Cette année, quatre cent quinze (415) artisans représentant une cinquantaine de disciplines réparties en sept familles, participent à cet événement annuel Important.Le bois, le cuir et les peaux, les textiles, les silicates, les métaux, la décoration de surface et la section divers (plexiglass et autres l sont les groupes représentés.I Espace et différents services Même si l'orientation nouv a semblé un peu plus compliquée, l'espace nous a paru mieux employé.Les allées plus larges permettent une circulation sans accrochage.Une fois de plus, la garderie dépannera les parents.Quotidiennement, elle accueille en ifioyenne 70 enfants âgés entre 2 et 6 ans.\u2022 Des aires de repos ont été prévues et des comptoirs offrant ju«-de fruit ou pommes sont à la dis position des visiteurs.Les plus affamés pourront faire une halte au café-terrasse situé à la droite de l'entrée du Salon.Enfin, le coin emballage-cadeaux est toujours là, que ce soi! simplement pour y acheter une boîte de tel ou tel format ou bien faire créer un enveloppement spécial avec papier et ruban de circonstance.Rappelons également que pour 1$ deuxième année consécutive, !e prix Jean-Marie-Gauvreau-Molson sera décerné à l'un des 435 participants du Salon.Lan cfernier, c'est à Jean Vallières, le pionnier du verre au Québec, qu'était revenu cet honneur.Cet-tcannée, le jury se compose de Mme Aline Jarry, directrice de là Centrale d'artisanat, de M.Pernand Daoust, de la FTQ, de M.Laurent Lamy, critique d'art, de M.Jacques Languirand, animateur bien connu et de Cécile Brosseau, journaliste à LA PRESSE.Le prix sera décerné 1$ 14 décembre.Le prix consiste en un parchemin et une bourse de $5,000.'.Le salon est ouvert, Place Bonaventure, tous les jours, de midi à 22h jusqu'au 20 décembre.i - */5 m ¦V\" £3 I V '4 181___.'à ¦ Ski (phoro R^él'icard, LA PRESSE)' Les pompiers ont eu le souffle coupé lorsqu'une partie de la toiture et d'un mur s'est effondré.9 six ans deuxième fois voit son rasée par le feu Copropriétaire de la compagnie Raymond Sport Ltée, M.Lucien Bélanger devra encore recommencer à neuf.Pour la deuxième fois depuis 1975, son entreprise spécialisée dans la fabrication d'équipements de gymnase, au 7400 de la lOième Avenue, dans le noid de Montréal, a été complètement détruite, hier, par le feu.ANDRÉ CÉDILOT L'incendie, selon des employés, a débuté peu après I3h dans l'atelier de peinture.Aucun de ceux que LA PRESSE a interrogés n'était toutefois en mesure de préciser la façon dont les flammes avaient pris naissance.«Quand je suis arrivé, le feu commençait à monter sur un mur, dans un coin.Puis un contenant de solvant est tombé d'une tablette, ce qui a eu pour effet d'activer les flammes.», a révélé Martin Millette, 19 ans, dont la figure toute noircie témoignait des efforts déployés pour tenter de circonscrire les flammes.«J'ai vidé trois extincteurs, mais il n'y avait rien à faire.Par la suite, j'ai quitté les lieux en rampant sur une distance d'environ vingt pieds, tellement la boucane était noire.Quinze minutes plus tard, les flammes sortaient de partout dans la bâtisse», de raconter le jeune Millette, qui, malgré son jeune âge, travaillaient à l'usine depuis quatre ans.Debout tout près de lui, Daniel Deslandes, un soudeur de 18 ans, devait ajouter: «Les flammes étaient si vives qu'on sentait la chaleur même posté de l'autre côté de la rue, à une soixantaine de pieds du brasier».Comme ses compagnons, il s'interrogeait sur ce que l'avenir lui réserve.Plus d'une centaine de pompiers de Montréal ont combattu l'élément destructeur pendant près de trois heures, s'af f airant surtout à protéger les immeubles voisins, dont une manufacture de souliers.Une portion du toit et d'un mur, ainsi qu'une bouche de ventilation de Raymond Sport se sont écroulés à un certain moment, donnant des sueurs froides aux pompiers.Ceux-ci ont encore frais à la mémoire la mort de cinq des leurs depuis le début de l'année Le président de l'Association des pompiers, Jean L'Abbé, était d'ailleurs sur place et suivait le déroulement des opérations très attentivement.C'est la deuxième fois en moins de six ans que l'entreprise de fabrication d'équipements sportifs de la 18e Avenue était rasée par le feu.Un court-circuit, selon M.Lucien Bélanger, avait causé la première catastrophe et il avait fallu cinq mois pour rouvrir l'usine.Cette fois, les pertes sont évaluées à quelque $1.5 million.«M < y* ¦ m-' ¦ II., Martin Millette et Daniel Deslandes ont vainement tenté d'éteindre le feu à l'aide d'extincteurs.Quoique fort désappointé par ce deuxième incendie en six ans, M.Lucien Bélanger est catégorique: l'usine sera reconstruite.En début de soirée, hier, les enquêteurs poursuivaient leurs recherches pour tenter de déterminer la cause exacte de la conflagration.A prime abord, il s'agirait d'un accident, dû à la négligence d'un employé.Chose certaine, une directive interne avait été émise il y a trois jours empêchant quiconque de fumer à l'intérieur des lieux.Interrogé, M.Bélanger (il n'a aucun lien d'affaires ni même de parenté avec les propriétaires des magasins Raymond Sport, à Laval), a catégoriquement refusé d'aborder cette question.Sans hésiter, il devait toutefois assurer que son commerce allait être reconstruit dans les plus bref délais.Tout ce qu'il espérait, c'est que le système de gestion informatisée n'ait pas été détruit dans l'incendie.M.Bélanger et ses deux associés ont travaillé pendant de nombreuses années chez Raymond Sport avant de se porter acquéreur de la compagnie, en 1973.Celle-ci avait une quarantaine de personnes à son emploi.En matinée, hier, la boulangerie «Robin, le pain moderne Inc.», au 2250 de la rue Papineau, a également été partiellement ravagée par un incendie.Le feu a surtout ravagé les deuxième et troisième étages de cet édifice qui en conp-tait quatre.25 employés se trouvaient à l'intérieur au moment du sinistre.Une enquête est là aussi en cours pour en connaître la cause.Dur coup pour l'intégration des trains de banlieue La décision de CP Rail de réduire, à partir du 1er février, de 22 à 8 le nombre de ses trains de banlieue quotidien entre Montréal et Vaudreuil (Rigaud à l'occasion) porte un dur coup au programme d'intégration des trains de banlieue.En plus du fait que les 29,000 usagers quotidiens seront affectés par cette décision de CP Rail, il faut craindre que la politique d'intégration ne voit jamais le jour, à cause de la désaffection des usagers qu'il serait plus tard difficile de reconvertir au train.Cette décision peut être attribuée à un échec évident des négociations avec la CTCUM, mandataire du gouvernement provincial dans ce dossier.En effet, selon B.C.Scott, porte-parole de CP Rail, aucune négociation sérieuse n'a eu lieu depuis septembre, alors que les deux parties s'étaient entendues sur le niveau de service.L'accrochage se situe au niveau des coûts, CP Rail demandant $15.1 millions pour la première année d'un contrat de trois ans (les deux autres années étant indexées au taux de 13 pour cent par année), et la CTCUM offrant $6 millions.Selon CP Rail, le service accuse actuellement un déficit annuel de $5 millions.Les demandes de CP Rail sont vraisemblablement basées sur le fameux règlement 6313 de la Commission canadienne des transports, lequel régit les taux à verser par Via Rail à CN Rail et CP Rail pour que ces entreprises opèrent les trains de Via.Or, ce règlement est grandement contesté par la CTCUM, laquelle voudrait que les deux entreprises ferroviaires fassent preuve d'un peu plus de compréhension.En fait, pour que le dossier de l'intégration des trains de banlieue progresse, il faudrait que la CTCUM et le gouvernement provincial en viennent à une entente avec CN Rail, afin d'utiliser cette entente comme base de négociations avec CP Rail.Car il est bien évident que la CTCUM pourra plus facilement en venir à une entente avec CN Rail, une entreprise gouvernementale, qu'avec CP Rail, une filiale de Les entreprises Canadien Pacifique Limitée, qui ont enregistré un bénéfice net de $491.3 millions en 1980.Une ballade en métro A l'occasion d'une récente visite au Stade olympique, je me suis rendu à la station Honoré-Beaugrand afin de constater jusqu'à quel point le métro pouvait faciliter les déplacements des Montréalais.Et j'ai pu constater que quand tout va bien, le métro est fort utile.En effet, entre la station Honoré-Beaugrand à l'extrémité est de la ligne 1 (et située à l'intersection des rues Honoré-Beaugrand et Sherbrooke, tout juste à l'est du pont-tunnel Louis-H.-LaFontaine) et la station Place-d'Armes, la distance a été franchie en 22 minutes et demie, y compris les quelque trois minutes d'attente pour la correspondance à la station Berri-de-Montigny.Il est évident qu'aucun autobus n'aurait pu franchir cette distance aussi rapidement.Quelle différence avec l'aller, alors que pour me rendre de LA PRESSE au Stade olympique, il m'avait fallu pas moins de 35 minutes.Tout d'abord, sur la ligne 2, il avait fallu attendre 12 minutes entre deux rames à cause de l'insertion de la rame d'entretien responsable de la cueillette des vidanges.Puis, sur la ligne 1, à la station Berri-de-Montigny, une rame nous est passée sous le nez pour ensuite s'engouffrer sur une voie d'évi-tement, causant un deuxième retard.Un autre toit qui coule J'ai aussi profité de mon passage à la station Honoré-Beaugrand pour vérifier une information d'un lecteur, selon laquelle, à la moindre averse d'importance, le toit de la station coulait.Or, l'occasion était belle puisqu'il tombait des clous.L'information était véridique; lors de mon passage, le centre de la station était interdit à la circulation piétonnière à cause de l'eau qui rendait le plancher dangereux.Deux reflections à voix haute C'est en comparant des chiffres qu'on peut mieux comprendre l'importance des sommes d'argent englouties dans le Parc olympique.Première réflexion.Tout près de la place d'Armes, le gouvernement du Québec procède actuellement à la construction du Palais des congrès.Toutes les installations, parkings compris, coûteront $84 millions en dollars'de 1981, et il pourra servir à une foule d'activités.D'autre part, le vélodrome, un bâtiment aux usages très limités à cause de la présence de la piste cycliste, a coûté $75 millions en dollars de 1975, et il en coûterait $130 millions pour le construire en 1981 (l'indice des prix ayant connu une augmentation de 72.5 pour cent entre 1975 et 1981), soit une fois et demie le coût du Palais des congrès.Deuxième réflexion.Pour la première fois de l'histoire en 1982, le budget de la Ville de Montréal franchira le cap du milliard de dollars, soit l'équivalent du déficit olympique.En d'autres mots, le milliard englouti dans le déficit olympique (et qu'on remboursera probablement en double) aurait permis aux contribuables montréalais de vivre une année entière dans leur vie sans payer de taxes et sans subir la moindre diminution de services.Quant au Stade olympique, il sera intéressant de comparer son coût flvec celui qui se construit présentement à Vancouver (il s'agit d'un stade de 60,000 places et COUVERT) et qui sera inauguré en 1983, sept ans plus tard.18 ans de prison pour 21 délits dont six viols Un jeune homme de 23 ans, Denis Chénier, qui s'était reconnu coupable de vingt - et - un délits différents, incluant six viols, de nombreuses effractions, un rapt, des séquestrations et des voies de faits avec lésions corporelles, a été condamné à dix-huit années de pénitencier, hier, par le juge Roger Vincent.Un des viols avait été commis par le prévenu à l'automne de 1980, alors que les cinq autres avaient tous été commis au cours des derniers mois, et toujours dans le même quartier de l'ouest de la ville, rues Drum-mond, McGregor et Summerhill notamment.C'est en reluquant dans les fenêtres des conciergeries du voisinage qu'il choisissait ses victimes.Lorsqu'il voyait une femme qui se déshabillait près de sa fenêtre, il se disait, semble -1 -il que celle - ci serait sans doute consentent^ avoir des relations avec lui.Il pénétrait alors par effraction dans son domicile, et lorsqu'elle résistait, ce qui était généralement le cas, il exhibait le couteau qu'il portait toujours sur lui, la menaçait, la ligotait, puis la violait.Aux psychiatres qui l'ont interrogé, dans deux institutions différentes, il a tenté d'expliquer quelque peu son comportement en rappelant qu'à l'âge de neuf ans, il avait été forcé, par une femme d'âge mûr à porter des gestes dont Panormalité l'avait fort sérieusement traumatisé.Quatre ans plus tard, ce sont trois jeunes homosexuels qui l'avaient attaqué, et l'avaient forcé, eux aussi, à poser des gestes auxquels ils se refusait totalement.Devant la multiplicité et la gravité des crimes qui lui étaient reprochés, le procureur de la Couronne, Me André Brochu, devait réclamer la détention à vie, en soutenant que le prévenu représentait un danger réel pour la société, d'autant plus que sa principale préoccupation semblait porter sur le fait qu'il allait être puni, lui, alors que, dans le passé, celle et ceux qui l'avaient attaqué n'avaient même pas été appréhendés. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 DÉCEMBRE 1981 SELON LA PRÉSIDENTE DE LA FONDATION GUATÉMALTÈQUE «On n'a rien fait en cachette» GUATEMALA \u2014 «Salir de cette façon-là une oeuvre de charité et la réputation d'individus bien intentionnés, c'est vraiment épouvantable et inadmissible.» MICHEL GIRARD envoyé spécial de LA PRESSE Pour Mme Louise de Morel, la présidente de la fondation privée «Los Ninos Del Sol» où étaient gardés les cinq orphelins guatémaltèques, l'emprisonnement des quatre québécoises n'a absolument pas sa raison d'être.«Je suis persuadée qu'il y a des gens au Guatemala qui ont délibérément voulu donner des couteaux dans ledos de la fondation et détruire la réputation de l'avocat Edmond Mulet-Lesieur, la mienne, celle de mon mari», a-t-elle ajouté lors de l'entrevue téléphonique qu'elle a accordée à LA PRESSE.Au moment de l'éclatement de l'incident, elle était en vacances en Floride.Elle y est restée depuis parce que son mari lui a in- terdit de remettre les pieds au Guatemala tant et aussi longtemps que toute l'affaire ne sera pas réglée.Mme Louise de Morel, fille d'un ex-consul du Guatemala au Canada, est une canadienne d'origine qui vit au Guatemala depuis plus de 30 ans.Elle est mariée à un riche industriel guatémaltèque, René de Morel.Mme de Morel soutient que la police du Guatemala n'avait aucune raison valable d'arrêter les québécoises, les mères naturelles des enfants et l'avocat notaire quatémaltèque Edmond Mulet-Lesieur.«On n'a rien fait en cachette.Quand l'avocat de l'immigration nous a donné les passeports des enfants, il savait exactement pourquoi.Il savait aussi que certaines procédures légales seraient complétées plus tard.Il a tout accepté», a-t-elle expliqué.«Quant à la reconnaissance du statut officiel de fondation privée en tant que tel, cela fait déjà plus de six mois que la requête est déposée au gouvernement du Guatemala.À toutes les semaines on appelait les différents ministères impliqués pour leur demander de finaliser les démarches.» «Un représentant du ministère de l'Intérieur était même venu visiter la fondation, les enfants, le personnel.Il nous avait même félicités pour cette oeuvre», a ajouté Mme de Morel afin de démontrer que la fondation «Los Ninos Del Sol» n'était pas un organisme fantôme et que le gouvernement était bel et bien au courant de son existence.De toute façon, de dire Mme de Morel, même si la fondation n'avait pas encore obtenu son statut officiel d'orphelinat privé, il n'y avait rien dans les lois guatémaltèques, qui lui interdisait de garder des enfants en attendant que les parents adoptifs viennent les chercher.«Ces enfants n'ont pas été abandonnés à la fondation.Dans les contrats d'abandon, il est clairement dit que les mères naturelles donnent leurs enfants à telle ou telle famille», a-t-elle ajoutée.Selon Mme de Morel, si le gouvernement trouvait que les procédures légales effectuées par l'avo- cat Me Mulet-Lesieur n'étaient pas complètes ou conformes, on avait qu'à lui demander de corriger la situation.«On avait qu'à refuser aux québécoises, a-t-elle précisé, de prendre les enfants avec elles tant et aussi longtemps que tout ne serait pas complété en fonction de leurs exigences.La police n'avait pas à mettre tout le monde en prison, en les faisant passer pour de vulgaires voleurs d'enfants.C'est de la folie furieuse.» Mme de Morel fait partie de plusieurs organisations charitables vouées au bien-être des pauvres dans son pays.La création de la fondation «Los Ninos Del sol» représentait pour elle un moyen encore plus efficace pour venir en aide au nombre incalculable d'enfants guatémaltèques abandonnés par leur famille à cause de leur pauvreté.«Je suis outrée de voir avec quelle disgrâce les québécoises ont été traitées.Je suis complètement atterrée par cet incident.J'espère que les vrais coupables de cette histoire farfelue seront découverts un jour», a-t-elle conclu.Un autre week-end! en prison GUATEMALA \u2014 Après onze jours d'emprisonnement, le «calvaire» des quatre québécoises n'est pas encore fini: elles ont appris hier de leurs avocats guatémaltèques qu'elles devront passer un autre week-end à la prison de Santa Teresa, dans la capitale Guatemala City.Leur libération sous cautionnement ne pourra prendre effet que lundi prochain.Cela est dû au fait que toute demande de libération sous cautionnement au Guatemala doit obligatoirement franchir successivement trois cours différentes (les cour pénale, d'appel et suprême) avant d'obtenir l'autorisation finale.A chacun des trois niveaux, les juges disposent de 24 heures pour donner leur consentement.Com- me chacun des juges a décidé de prendre les 24 heures de réflexion, c'est ce qui explique pourquoi les québécoises sont obligées d'attendre à lundi avant de recouvrer leur liberté provisoire.C'est évidemment avec désappointement qu'elles ont appris cette mauvaise nouvelle car elles croyaient pouvoir sortir hier.«Mais on commence à s'habituer au système judiciaire guatémaltèque.Lorsque les policiers nous ont arrêtées à notre chambre d'hôtel, ils nous ont dit que l'interrogatoire ne devait durer que deux heures.Après onze jours, on est encore en prison», a déclaré Mme Lise Francoeur lorsque LA PRESSE les a rencontrées hier à la prison de Santa Teresa.En dépit de cet autre retard au sujet de leur libération sous cautionnement, les trois détenues, soient Mmes Lise Francoeur, Monique Magown et Diana Wer-minlinger gardent tout de même un moral reiativemen bon dans les circonstances.«On prend notre mal en patience.On a pas le choix.Il faut vivre avec l'espoir d'en sortir un beau matin et c'est ce qu'on fait,» a dit pour sa part Mme Monique Magown.Quant à Mme Diana Werminlin-ger, elle semble moins inquiète qu'il y a quelques jours.«Je vais définitivement mieux, a-t-elle dit.Je me sens moins troublée par tout ce qui nous arrive dans cette affaire incroyable.Cela est peut-être dû à la réflexion.» La plus triste des quatre québé- coises est certes Mme Simone Bédard qui se retrouve encore toute seule pour un autre week-end, soit à l'hôpital Bella Aurora où elle est hospitalisée actuellement pour des problèmes de santé.«Si on peut .s'en sortir au plus vite, je suis persuadée que ma santé va sûrement aller mieux.Je suis ici toute seule, entre quatre murs.Je tourne en rond.C'est effrayant comme le temps est long,» d'expliquer Mme Bédard d'un air tout attristé.La libération sous cautionnement c'est bien.Mais la vraie liberté, de dire les quatre québécoises, c'est lorsqu'elles seront retournées au Québec et ce avec les cinq enfants dans la mesure du possible.L'ancien député Bossé comparaît L'ancien député libéral de Dorion à l'Assemblée nationale, M.Alfred Bossé, doit comparaître ce matin au palais de justice de Montréal pour répon- ANDRÉ PÉPIN dre d'une accusation d'entrave à la justice.Cette accusation a trait à l'attitude qu'aurait eu M.Bossé à l'égard d'un témoin assigné dans une autre cause actuellement devant le tribunal.M.Bossé subit actuellement son enquête préliminaire dans une affaire de fraude de $20,000 reproché à Bossé.Ce serait durant cette enquête qu'un témoin aurait été intimidé, ce qui a cin-cité la couronne à faire comparaître l'ancien député pour entrave à la justice.L'enquête préliminaire en cours se déroule sous une ordonnance de non-publication.Elle fait suite à une longue enquête menée par la Sûreté du Québec, section des crimes économiques, dans le dossier de la compagnie «Les mines d'étain du Québec».Bossé, qui avait déjà défait, dans une élection de 1973, l'actuel Premier ministre de la province, M.René Lévesque, avait mordu la poussière devant Mme Lise Payette, aux élections de 1976.Durant la période où il a siégé à l'Assemblée nationale, il s'est surtout fait remarquer pour son implication dans le con- troversé dossier du taxe à Montréal.Bossé était à l'époque le délégué politique du gouvernement Bourassa pour tenter de solutionner les nombreux problèmes de cette industrie.Au mois d'avril 1980, Bossé avait tété tenu par un tribunal de rembourser une somme de $10,000 à un concierge de l'ONF qui avait versé cette somme dans l'espoir de faire fortune dans les mines d'étain.Ce pas \"'^p0 0(,ue séneu* Serv-ce de rcncoi*< ^ t\\i au »enn fot ma t.on , ADAM éditoflaUtte en chef t i commis au nom du peupl ¦ irm%r Le fait que soixante-douze députés libéraux du Québec \\ ; sur soixante-quatorze ont voté pour la Résolution cons-jï tihjtionnelle de M.Trudeau, a profondément indigné les indépen-; : dentistes et une multitude de na-¦ tionaliste8.Le gouvernement québécois, principalement par la voix du ; premier ministre Lévesque, a souvent dénoncé ces députés fédéraux qui acceptaient en très grande majorité le coup de force fédéral contre les provinces dissidentes.M.Lévesque et les princi-' paux ténors de son gouverne-; ment ont été particulièrement féroces, depuis l'accord du 5 no-\u2022 vembre qui a isolé le Québec, à ! l'égard de ces Québécois dénatu-: rés qui se sont faits les complices ; d'une odieuse manoeuvre du Canada anglais destinée à réduire les compétences législatives de leur propre province.On a littéralement qualifié de traîtres à leur patrie ces hommes et ces femmes qui ont été élus pour défendre les intérêts de la province qu'ils représentent à Ottawa.Ces graves accusations ont aussi été portées par les mômes gens contre les membres de l'opposition, à l'Assemblée nationale, à l'occasion du référendum et chaque fois qu'ils n'ont pas appuyé une motion d'opposi'ion du gouvernement au projet constitutionnel fédéral.Leur attitude trahit une insupportable propension à as sumer en exclusivité le destin d'un peuple.Un parti gouvernement! n'incarne pas à lui seul l'histc re, les aspirations et le destin d'ine société.Les élus des partis < opposition représentent une \\U nie du peuple et quand ils s'opposent au gouvernement ils peuvent tout aussi légitimement invoquer l'histoire, les aspirations et les destina du même peuplSL, I Quaht aux dentés libéraux qui représentent le Qi ébec à Ottawa, il» sont dénoncés comme traîtres Mors qu'ils ont uno clientèle électorale plus considerable que celle du PQ.Pourtant eus députés sont Kssi à l'écoute de leurs élec-irs que ne le sont ceux du gouvernement péqulste, et ils croient servir les intérêts de leur province en votant pour la résolu-tten constitutionnelle que réprouvé le gouvernement québécois.Mieux encore, ces députés fédéraux croient même représenter plus authen ti quement les aspirations du .Québec, dans ce différend constitutionnel, que les élus du gouvernement péquiste dont l'option est rejetée par la majorité des Québécois.Quand Ita élus des deux ordres de gouvernement en viennent à corifondrk aiHéi la nature de leurs mandats respectifs, à lancer des exclusives e(k à se donner des missions antagonistes en 4e prévalant des aspirations d'une même clientèle, la confusion qui en résulte petit conduire à toutes sortes d'égarements.Quand par exemple le gouvernement (iéqulste s'investit d une mission historique que personne ne lui a confiée, qu'il exerfce une censure morale à rencontre de ceux qui ne s'accordent pas avec sa vision des choses, il invite les élus d'Ottawa à le défier ajj plan de la légitimité.Au surplus il introduit dans le ffauple des divisions profondes, il excite les passions et conduit les plus exaltés à poser des gestes d'un fanatisme dangereux.Comme celui par exemple que vient de poser la Société Saint-Jean-Baoti8te de Montréal.Hier dans Le Devoir la SSJB-M avait réservé une page complète pour y publier une sorte d'appel à la vengeance, au règlement de compte à l'endroit des soixante-douze députés libéraux du Québec qui ont voté aux Communes en faveur de la Résolution de M.Trudeau.Sous le titre haineux «Ce sont des traîtres!», apparaissait la liste des députés qui ont «Collaboré avec le Canada anglais dans l'accomplissement de son forfait», préalablement chapeautée du texte suivant, adressé aux Québécois et aux Québécoises: «Souviens-toi de chacun et de chacune d'entre eux; ce sont des traîtres, à considérer comme tels.Aujourd'hui, ils ont le verbe hsut, mais, demain, tu seras là, et tu leur feras payer leur trahison.» (mots soulignés par nous).Un tel texte ne peut laisser indifférents parce qu'il contient une charge émotive capable d'inciter aux pires excès les esprits tourmentés facilement tentés par la violence.Au nom de qui parle cette société?Comment peut-elle oser accuser de trahison des gens qui ont été élus par le peuple même dont elle se réclame pour appeler sur eux la vindicte populaire?Quand on sait que dans la Résolution constitutionnelle il n'y a que trois points qui font problème au Québec et que ceux-ci ne constituent pas un obstacle insurmontable, il faut avoir perdu non seulement le sens des proportions mais aussi celui des responsabilités pour poser un geste* aussi délirant et dangereux.Mais l'exemple vient de haut depuis longtemps.Les Polonais n'ont pas la promesse d'un hiver joyeux tac rx L'attaque contre l'école des officiers de pompiers de .Varsovie pimente les commentaires sur la Pologne de quelques traits humoristiques.L'affaire des sapeurs-pompiers «sape» les espoirs de Solidarité, peut-on lire dans un récit en apparence tout à fait neutre de ton.Et, def.uis cet événement, Walesa, le c hef de Solidarité, doit jouer pl js que jamais le rôle de «pompu r», s'il veut calmer les esprits erjclins à jouer le tout pour le tout.! Pour la po pu lai ton, aux prises avec les pénuries, condamnée à attendre des heures devant des magasins à moitié vides, l'hiver ne s'annonce pas comme joyeux.\u2022 La Pologne est une nation assistée.Le bilan est impressionnant: le bloc communiste fournit $5 milliards, la Communauté européenne fournit des produits alimentaires pour une valeur de $660 millions, les États-Unis y vont d'un don supplémentaire de $30 millions quand, pour l'année en cours, leur effort est de $850 millions.La dette extérieure du pays atteint $25 milliards; peut-être dé-passe-t-eIle cette somme.Les avances consenties bar les banques étrangères ne sejnt pas l'aspect le'tnoins curieuJd 'une crise dontion parle beaucoup dépuis 18 lois.«Les orgmismes internationaux commencent à douter de la capacité de la Polo- gne à remplir ses obligations vis-à-vis de ses créanciers e: répugnent donc à accorder de nouveaux crédits.» Les organismes internationaux «commencent à douter.» Depuis quand?Varsovie a obtenu de ses créanciers délai après délai.Et si le pays n'arrive jamais à remplir ses obligations, qui paiera?Les mêmes qui fournissent en ce momeht une aid* alimentaire dont personne, au ddpieuVant, ne doute de l'urgence?i Ce sont là des quefetiops pour spécialistes de hautq voltige.On doit supposer que lefe prêts consentis par les banques occidentales sont garantis par les gouvernements.Pourquoi cette générosité à l'égard d'une capitale dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est pas solidaire de l'Alliance atlantique?Farce qu'il a été estimé que ces «bontés» détacheraient la Pologne du bloc communiste?Si cette question est recevable, elle en entraîne d'autres.Ainsi, quand l'URSS multiplie les allusions aux menées des «impérialistes», pour éloigner la Pologne du socialisme, vise-t-elle les banques étrangères?Son ressentiment;s'expliquerait d'autant plus aisément que les Rusbes ne passent pks itour tfèsl enclins à la généroSire àj'égai ?des pbys «frères».¦¦ l 1 i 1 V Sur le plan hlprieUr, le raidissement du goiternemen», dbrït les officiers de pompiers viennent de faire les frais (ils avaient occupé leur école) correspond à une intention ouvertement.proclamée de «s'opposer efficacement aux actions destructrices ruinant le pays, son économie, et menaçant l'État socialiste el la sécurité publique» (résolution du 6e plenum du comité central du Parti communiste).Il faut donc qui- «l'ordre règne à Varsovie ».Et, à vrai dire, seules les nations qui ne sont pas du tout gouvernées tolèrent que, pour un «oui» où pour un «non», soient occupés bureaux de ministres, enceintes parlementaires et propriétés publiques.Lech Walesa, chef du mouvement Solidarité, souhaite, autant que le général Jaruzelski, chef du gouvernement, que la Pologne résiste aux tentations de l'anarchie.Toutefois, l'un et l'autre doivent rendre des comptes.Chacun dénombre des extrémistes dans son camp.Si Walesa est poussé à recourir de nouveau à de vastes mouvements de grève pour que les ouvriers soient entendus, il voudra que le déploiement s'opère dans l'ordre.|Mais il n'est peut-être plus en Son pouvoir d'imposer un style d'action qu'il a,toujours douhai & empreint de moderation ÏÎQ?i sifsio ; I 1 4 .i t * t\\t t A V ** ** K \u2022\u2022 \"1 mm t M - r r» Droits réservés ' LES QUOTAS D'IMPORTATION DE CHAUSSURES Il ne faut pas faire du Québec un ghette économique ¦g* Le ministre fédéral de I*In-dustrie et du Commerce, M.Hérb Qray, a annoncé la semaine dernière que le contingentement ckjs importations de chaussures cfe-cuir, établi en 1977, prendra fin le 1 er décembre.Son homologue québécois, M.Rodrigue Bi-rt>n# a immédiatement convoqué yrà jïiini-sommet, qui a été tenu à AN GUAY ètfltboration spéciale_ fP- Montréal samedi dernier, pour s'opposer à l'abolition de quotas d'importation et demander au contraire à Ottawa d'imposer un contingentement global pour per-' mettre aux fabricants de chaussures québécois d'accroître leur part du marché.Ce mini-sommet réunissait, outre le ministre Biron, le ministre Bernard Landry, initiateur des sommets économiques, le député libéral Scowen, les représentants dés centrales syndicales et des fabricants de chaussures, etc.Il est  peu près inutile d'ajouter que les gens du gouvernement québécois, des syndicats et des entreprises n'eurent aucune difficulté à faire l'unanimité contre la décision du fédéral.Cependant cette belle unanimité est très sujette à caution, car les représentants des principaux intéressés, lés consommateurs, n'avaient pas ^''jhvités à cette rencontre.Et \u2022 \u2022\u2022 pour cause, puisqu'ils sont les dindons de la farce.; Le problème de la chaussure est ni unique, ni récent.C'est un problème de rentabilité de même nature que celui qui existe depuis longtemps dans le textile, le vêtement, la bonneterie, le meuble, etc.Bref, tous les secteurs de l'industrie légère sont, selon l'expression de Winston Churchill, «le ventre mou» de la structure économique du Québec.Toutes ces industries à très fort coefficient de main-d'oeuvre ne sont rentables et concurrentielles que dans la mesure où leurs coûts en salaires sont très bas.Or dans les pays industrialisés, comme le Canada, le niveau de vie ne permet plus de recruter sur une base permanente des travailleurs, dont les salaires très bas les maintiendraient constamment sous le niveau national de pauvreté.En d'autres termes, ces industries sont forcées de suivre, même de loin, la hausse progressive des salaires industriels.Les répercussions d'une telle situation sont évidentes.Pour demeurer rentables, ces industries qui, pour la plupart ne sont pas concurrentielles, doivent avoir un marché captif, c'est-à-dire d'où est éliminée la majeure partie de la concurrence étrangère.C'est pourquoi elles ne peuvent survivre qu'artificiellement, si le fédéral interdit ou réduit notablement toute importation en imposant des quotas ou des tarifs douaniers; .$\u2022 élevés.Mais ces mesures sont contraires à l'esprit des accords du GATT et de la liberté du commerce international.D'autant plus que ces mesures peuvent susciter des représailles de la part des autres pays.La réalité du marché mondial Ces faits illustrent une réalité fondamentale: le commerce est international et ne connaît pas de frontières, alors que les citoyens vivent à l'intérieur de frontières politiques multiples.C'est l'éternel conflit entre l'économique et le politique.Tout cela signifie que, faute d'avoir un monde sans frontière, les pays doivent se partager les secteurs industriels selon leurs niveaux d'évolution économique respectifs, sous peine de faire porter un lourd fardeau à leurs citoyens comme consommateurs et contribuables.Bien sûr, la réalité politique est fort différente, puisque la seule rentabilité qui Intéresse la plupart des politiciens est la rentabilité électorale à courte vue.Les participants au mini-sommet ont d'ailleurs utilisé les sophisme* les plus éculés et les plus démagogiques pour justifier leur opposition à la levée de l'embargo partiel sur les Importations de chaussures de cuir.La moitié des 80 entreprises et des 6500 emplois du secteur de la chaussure, a-t-on clamé à l'adresse des travailleurs, est menacée de dte- IM paraître d'ici à deux ans.Les importateurs et les détaillants de chaussures Importées se partageront les bénéfices et les consommateurs ne paieront pas ces chaussures moins cher, a-t-on claironné à l'adresse des consommateurs.Ce dernier argument est assez spécieux, car si les consommateurs achètent actuellement des chaussures importées à des prix aussi et même plus élevés que les prix québécois, c'est qu'ils en préfèrent le style ou la qualité.Pourquoi s'inquiète-t-on hypocritement de ce que les consommateurs seront lésés, puisqu'on ne peut pas leur offrir ce qu'ils préfèrent?Les fabricants québécois veulent-ils imposer leur camelote comme on le fait en Union soviétique dans un marché captif?Cette rencontre a naturellement été politisée au maximum.Faute d'argument économique solide, on a utilisé l'argument politique farfelu, et devenu classique dans les milieux péqulstes, selon lequel l'abolition des quotas fait partie d'un complot fédéral, d'un «terrorisme économique», selon l'expression du syndicaliste Fernand Daoust, pour déstabiliser le Québec! Toute cette monumentale foutaise révèle le manque total d'imagination de la part du gouvernement et le manque d'initiative de la part des entreprises.Pourquoi s'obstiner à nier l'évidence?Une large portion de lin-de la chaussure n'est pas »4< viable et les capitaux comme les employés doivent en être recyclés.Ce n'est pas en multipliant les contingentements que cela se fera, ni en gaspillant les fonds publics dans un illusoire renouveau de ce secteur.Le gouvernement québécois a englouti $10 millions et l'industrie $25 millions pour moderniser ce secteur.Et on n'est pas fichu de faire face à la concurrence étrangère, non pas à l'extérieur mais sur son propre territoire.On doit faire appel aux gouvernements et au marketing folklorique de «L'achat chez nous» pour entretenir la vie d'entreprises potentiellement mortes.Ce n'est pas de l'activité économique, c'est de la conservation du patrimoine, de la restauration historique que l'on semble vouloir faire I L'exploitation dos consommateurs Mais le plus grave c'est que cela se fait sur le dos des consommateurs et contribuables.Si les fabricants québécois et canadiens craignent la concurrence étrangère, la conclusion est évidente: leurs chaussures coûtent plus cher et ce sont les consommateurs qui en font les frais.Si les 34 millions de paires de chaussures de cuir fabriquées au Canada, dont 15 millions au Québec, ne se vendaient en moyenne que seulement $1 plus cher que les chaussures importées (9 millions) les Canadiens perdraient tout de même $34 millions par an- TI III \u2022 - n>\" .>/*l H' \u2022 * '.\u2014 AM \u2022 i \\S w «\"./-> TO née.C'est déjà une subvention considérable accordée à une industrie année après année, puisque celle-ci ne sera jamais concurrentielle dans son ensemble.\u2022 m \u2022 » \u2022 V En outre le Canada dépense déjà $1.7 milliard pour aider les pays du Tiers-Monde et cette somme augmente à chaque budget.Il serait à la fois plus économique et plus efficace d'aider ces pays en achetant les rares produits industriels qu'ils peuvent fabriquer: les textiles, les vêtements, les chaussures.Quoi qu'il en soit, le Québec à cause même de son retard industriel a tout intérêt à recycler au plus tôt toua ses secteurs industriels non concurrentiels, au lieu de les protéger et de les cajoler comme des enfants anémiques.C'est le caractère désuet d'un large secteur de la structure industrielle du Québec qui en fait une province où le chômage est chroniquement très élevé, même quand le reste de l'Amérique du Nord est en plein essor.«\u2022no Les complexes culturels path vent inciter le Québec à se replier politiquement sur lui-même, mais H ne doit jamais devenir un ghetto économique.Il doit rester dans la course économique qui est fondée sur la concurrence.Car on ne construit pas une économie prospère seulement sur des caisses de bière et des spectacles sportifs.Même dans un stade de près de$1 milliard.H* \\c< Il .-f - I \u2022 SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 DÉCEMBRE 198È Le congrès de la dernière chance pour le .m: Etrange congrès du Parti :z^z: Québécois que celui qui se liant aujourd'hui et demain à Pu- ^pvfcersité de Montréal et au Centre Claude-Robillard devant 5,000 délégués et observateurs.Etrange dans le sens que pour une rare \"fdfê, les délégués de toutes les ten- it JO f CLAUDE-V MARSOLAIS de notre bureau de Québec itnri .fl^p.ces idéologiques sont una-3&Bg* P°ur Que l'on jette la dernière pelletée de terre sur le 3cSBàvre de Pétapisme et pour que Ton entreprenne derechef le der-'«fer et périlleux combat vers l'accession du Québec à la souverai- 'eut-étre ont-ils moins conscience qu'il s'agit probablement du congrès de la dernière chance pour leur parti qui a été fondé dans le but de faire du Québec un pajzs indépendant?Le chef du parti» M.René Lévesque, ne prédisait-il pas en 1973 que le Québec ne pourrait jamais obtenir l'indépendance par des voies démocratiques si son parti ne faisait triompher son option dans un délai dcjdix ans?La dénatalité et l'amenuisement de la majorité typiquement francophone au Québec nous approchent de plus en plus de cet-tejéchéance.i\\u-delà du gigantisme de l'évé-niîment auquel le Parti Québécois norus a habitués dans ces congrès antérieurs (un délirant cahier de 2,(JoO résolutions, séances ininter- rompues du matin jusqu'au coucher, 800 bénévoles, un mille de tables de travail, etc), ce sont évidemment les modalités de l'accession à la souveraineté qui vont mobiliser l'attention des délégués à ce Ville congrès.Parmi les problèmes que le parti devra régler se pose celui de la mobilisation et de la propagande.Depuis la défaite référendaire, le gouvernement et son chef ont souvent blâmé le parti et les militants d'avoir trop critiqué son action législative alors qu'ils auraient dû poursuivre le travail de pénétration dans tous les secteurs de la population.Les militants, pour leur part, ont toujours prétendu que le gouvernement possédait ies meilleurs outils pour convaincre une majorité de Québécois.Depuis mai 1980, l'option du parti a fait du progrès, un récent sondage interne démontrant que 45 pour cent des Québécois l'appuient comparativement à 40 pour cent au référendum, (un sondage fédéral donnerait môme 53 p.100 au «oui») mais il faudra un travail ardu de persuasion et d'animation pour convaincre une majorité de Québécois.Il sera donc important pour les délégués de définir les responsabilités de chacun dans cette lutte finale.Validité de la souveraineté Un autre point devrait faire l'objet de discussions enflammées, c'est celui de la validité de l'accession à la souveraineté.Dans le décor électoral actuel,ce sujet est d'importance secondaire à cause du retour au bipartisme dans notre système politique, mais l'introduction d'éléments du système proportionnel comme l'envisage le gouvernement devrait favoriser l'émergence de tiers partis.Cet élément mérite qu'on s'y arrête car une école de pensée au sein du Parti Québécois soutient que l'appui de 55 pour cent des Québécois francophones (ce qui signifierait 45 pour cent des voix de l'ensemble de Pélectorat) serait suffisant pour valider cette accession à la souveraineté.Or, le premier ministre Lévesque, appuyé d'une grande partie de sa deputation,croit qu'un résultat de plus de 50 pour cent de l'ensemble de Pélectorat est nécessaire.Un autre courant très minoritaire voudrait que seuls les Québécois francophones aient la possibilité de se prononcer sur leur avenir.A ce point se greffe toute la question de la reconnaissance internationale.Le congrès du PQ accueille à titre d'observateurs des représentants de partis ou de mouvements politiques de 25 pays, ce qui lui donne une audience dans la plupart des continents.D'aucuns soutiennent que cette simple présence n'est pas suffisante et que le parti devra mettre sur pied un comité spécial chargé d'en étudier toutes les implications.A quel moment?En feuilletant le chapitre des résolutions se rapportant à la souveraineté, on s'aperçoit que beaucoup de confusion semble régner dans l'esprit des militants pé-quistes sur le moment où le Québec assumera pleinement sa souveraineté politique.Récemment, le député Gilles Baril proposait au caucus des députés que le gouvernement adopte un projet de loi avant la prochaine élection qui proclamerait l'accession du Québec à la souveraineté mais qui ne s'appliquerait qu'au moment où les Québécois en auraient donné majoritairement le mandat au gouvernement.Cette idée, semble-t-il, fait son chemin.Certaines résolutions soutiennent que la pleine souveraineté ne sera acquise qu'après qu'un accord soit intervenu concernant l'association économique avec le Canada anglais.D'autres la situent après un référendum de ratification de l'accord.Il y a donc une clarification qui s'impose de la part des militants.La scène fédérale La proposition de former une aile fédérale du Parti Québécois afin de combattre le Parti libéral fédéral sur son propre terrain devrait aussi attirer l'attention des militants qui sont divisés à parts égales sur ce sujet.Le président du parti, M.Lévesque, ne s'est encore jamais commis sur le sujet depuis que l'idée a été lancée au Conseil national de Jonquière en octobre.Il donne l'impression de l'utiliser comme une menace pour imposer le respect du gouvernement fédéral dans l'actuelle crise constitutionnelle.Une chose est certaine, c'est qu'un sondage récent du parti démontre que le PQ devancerait le Parti libéral du Canada dans le Québec francophone advenant une élection pan-canadienne.De plus, de nombreux militants et députés soutiennent qu'avec la disparition des tiers partis, la divergence des opinions ne peut plus être exprimée à Ottawa car le Parti libéral du Canada se conduit comme une - jet* 14P i ¦¦¦¦¦¦ ¦or Laserphoto PC René Lévesque prédisait en 73 que le Québec ne pourrait jamais obtenir l'indépendance par des voies démocratiques si son parti ne faisait triompher son option dans un délai de dix ans.^ j£ parti unique.Aussi favorisent-ils un engagement rapide du congres.Porte-parole du parti La question de dissocier le president du parti du chef de gouvernement a jusqu'à maintenant laissé plutôt t'roid le premier ministre Lévesque.Ce n'est pas qu'il en est dupe pour autant mais il sait très bien qu'il conservera son ascendance sur le parti.Cependant, si une telle proposition avait pour effet de limiter ou de lui enlever son droit de parole ou de réplique au sein du parti, il est fort à parier qu'il ferait torn en son pouvoir pour la faire battfe.Présentée au dernier congrès, cette proposition l'aurait certainement fait bondir et il aurait probablement manoeuvré pour qu'elfe soit éliminée.Mais les temps sont à la réconciliation avec les mîli-tants car tous doivent s'unir pour la cause finale.Et puis, la possibilité de devenir le premier président de l'Etat du Québec vaut bien quelques compromissions sur Pamour-propre.La bataille des médical d'abo es ma |! Pour la première fois, après plus de 10 ans d'assurance-maladie, la Fédération des médecines omnipraticiens du Québec foiirbit l'arme impopulaire d'une grèjve provinciale d'une journée.Quplle mouche l'a donc piquée?Le «projet de loi 27, qui modifie substantiellement les règles du jeu NICOLE BEAUCHAMP da|is le secteur des affaires sociales en changeant principale-mont trois lois dont celle de l'assu-rance-maladie, menace de torpiller ce que la FMOQ a édifié au*prix d'affrontements épiques aveo L'Etat dans le passé: l'emprise, la part de contrôle des omnipraticiens sur les modèles public et privé de distribution des services de santé au Québec grâce à leur statut d'entrepreneurs libres.Avec ou sans projet de loi 27, le «syndicat» des 5,300, Ojmniprati-ciens plaçait en effet ç^t enjeu au coeur des négociations à entreprendre avec le gouvernement en vtie'de renouveler son entente générale expirée depuis la fin d'octobre,^.Il a ainsi adossé sa conduite des pourparlers sur une stratégie de guerre d'usure, ponctuée de moyens de pression tels des;arrêts de travail épisodiques.Cette approche offensive de la FMOQ, à la mesure de l'enjeu visé, s'éclaire davantage quand on regarde ce qui le sous-tend.Depuis l'avènement de l'assurance-maladie et l'entrée en vigueur de la loi sur les services de santé et les services sociaux au début de la décennie 70, la FMOQ a toujours bataillé ferme pour la défense d'une principe sacro-saint: sauvegarder et consolider par le pouvoir de négociation l'indépendance médicale face à l'ingérence de l'Etat qui détient le pouvoir législatif.La crainte d'une médecine d'Etat Car,si les omnipraticiens ont digéré le courant irréversible de la socialisation des services de santé avec l'émergence de l'Etat-Provi-dence, par contre l'évolution de la médecine conventionnée \u2014 qui résulte du contrat collectif signé avec l'Etat \u2014 vers une médecine étatisée n'a jamais cessé de les hanter.Historiquement, le «syndicalisme » des omnipraticiens s'est donc développé en utilisant son pouvoir de négociation de manière à imposer la FMOQ comme partenaire de l'Etat et à avoir ainsi voix au chapitre des politiques de santé.Pour ses raisons, la FMOQ n'a jamais souffert qu'une tierce partie s'interpose dans ses relations avec le ministre des Affaires sociales.Les hôpitaux et les CLSC (Centres locaux de services communautaires) ont vainement cherché à s'asseoir à la table de négociations des médecins.Cette année encore, ils ont essuyé un refus de la part du ministre Pierre-Marc Johnson.La loi 65 Ces jeux de pouvoir se sont le plus concrètement cristallisés à partir de 1973, au moment où commençait à se réaliser la réforme véhiculée par la loi 65 sur ies services de santé et les services sociaux.L'Etat s'était désormais approprié les rôles de planificateur et de maître d'oeuvre d'un nouveau système de distribution de soins de santé.Les omnipraticiens craignaient dès lors que l'on bazarde les formes d'organisation de la médecine libérale au profit d'un cadre institutionnel unique (principalement les CLSC) dans lequel ils perdraient leur prérogative traditionnelle sur l'organisation et le contrôle des soins médicaux.La FMOQ a ainsi contre-attaque en boycottant systématiquement l'embauche de médecins dans les CLSC naissants parce que la loi 65 habilitait les CLSC à négocier des contrats individuels avec les médecins généralistes.Résultats?La FMOQ a érigé son propre réseau parallèle à travers la prolifération planifiée de cliniques privées (mais financées à même les revenus tirés de la «castonguette») qui a échappé à tout contrôle de l'Etat et court-cir-cuité l'implantation prévue des CLSC.En outre, la deuxième entente conclue avec le gouvernement à la veille des élections de 76 a solidifié les gains du syndicat des omnipraticiens.Celle-ci consacre la reconnaissance de la FMOQ comme agent négociateur exclusif des généralistes et élimine de ce fait toute possibilité d'entente individuelle en dehors de sa gouverne.Par surcroît, cet accord garantit aux omnipraticiens une mobilité avantageuse du secteur privé au secteur public en leur dînant la-.possibilité de pratiqué?dans plus*'d'un établissement à des conditions financières équivalentes de l'un à l'autre, peu importe le modo de paiement (à l'acte, à la vaccation ou à honoraires fixes).Bref, les omnipraticiens au sein de la médecine conventionnée ont combiné allègrement des privilèges corporatistes issus du libéralisme du XIXe siècle et les droits procurés aux syndicats constitués en vertu de la loi des syndicats professionnels.Dans sa longue préparation d'un projet de nouvelle entente, soumis en sep- tembre 79 au MAS (la FMOQ affirme que c'est encore ce projet qu'elle veut négocier), le syndicat des omnipraticiens a donr visé à blinder ses acquis et a contrer le pouvoir législatif en élargissant la portée du prochain contrat collectif à tout ce qui touchy ies services médicaux.Ce projet d'entente déborde les cadres classiques des régimes d'assurance-rnaladie et d'assurance-hospitalisation et englobe les conditions de participation des généralistes aux régimes d'assurance-automobile et de santé-sécurité au travail.«La présente entente prévaut sur toute disposition d'un règlement, d'une directive unilatérale du ministre, d'un plan d'organisation ou d'un programme de santé (.)», lit-on dans le projet d'entente.Or, plusieurs dispositions du projet de ioi 27 contrecarrent les desseins de la FMOQ tronquent l'entente de 76, et surtout renversent le rapport de force entre ie pouvoir médical et le pouvoir politique.«La présente loi est dordre public.Toute disposition d'une entente qui contrevient à la présente loi ou à un règlement, décret ou arrêté adopté en vertu de eelie-ci est réputée non écrite», stipule le projet de ioi.Une lutte de titans D'où la colère rie la FMOQ.avoir » n eee Dans le charivari qui s'orchestre, les ma lades assistent en témoins impuissants à une lutte de titans qui ne manqueront pas de clajner qu'ils croisent le fer en leur noni Même du côté du titulaire der nur» qjàTtetk* semaine, le même jour, \"\u2022\u2022plusieurs journaux juxtaposaient sur la même page deux articles essentiellement contradictors sur l'évolution des taux d'irttérêt.d'une part le gouver-n«eurde la Banque du Canada, Gé-ral&Bouey, soutenait.que les taux dlïiitérêt ne pouvaient pas baisser rangement ou considérablement parce que les pressions inflationnistes restent trop vives au Canada.'Vautre part, le président du cGffifcil de la Banque Royale, la phis' importante banque du pays, Rowland Frazee, laissait entendre qufe la chute des taux d'intérêt continuerait et que le taux préférentiel pourrait,, au, milieu de Pan^rochain, atteindre 12 à 13 pour^ent aux États-Unis et possiblement 14 ou 15 pour cent au Canada.À l'heure actuelle le taux préférentiel, c'est-à-dirè le taux qafci'donsentent les* banques à leurs mctiîeurs clients, se situe aux environs de 17.25 p.cent.'H-n'est pas tout à fait juste d'opposer les points de vue de ces dwww hommes puisque leurs prévi-siiyjft se fondaient sur des horizons teinporels et des contextes différents.Mais l'incertitude QU*nt à Pâtyêhir des taux d'intérêt cons-tettïë à la fois les consommateurs, les investisseurs, les travailleurs çt les hommes politiques.Toute prévision à moyen ou à long terme est devenue précaire et risquée.Jeudi après-midi, lors du dernier encan de la Banque du Canada, le taux de la Banque Centrale est resté à toutes fins pratiques inchangé passant de 15,32 p.cent à 15,31 p.cent.Est-ce à dire que la chute si longtemps attendue des taux d'intérêt tire à sa fin ?Le gouverneur de la Banque du Canada a été clair dans son allocution à la Chambre de Commerce de Montréal : la politique monétaire sera restrictive jusqu'à ce que le Canada réussisse à juguler l'inflation.Présentement, l'indice du coût de la vie augmente à un taux annuel de 12,7 p.cent au Canada alors qu'il augmente de 10,2 p.cent aux États-Unis.Cet écart dans le taux d'inflation nous oblige à maintenir les taux d'intérêt canadiens plus élevés ici qu'aux États-Unis si l'on veut continuer à y attirer les investissements canadiens et les capitaux étrangers.M.Bouey a parlé d'un écart de deux points entre le taux d'intérêt américain et le taux canadien.En outre, le gouverneur de la Banque du Canada a laissé entendre que le pays était plus vulnérable devant les pressions inflationnistes que ne semblent l'être les États-Unis.tttUX Plus particulièrement, il s'est référé aux tendances dans les salaires.Depuis quelque temps, aux États-Unis, une plus grande flexibilité est devenue apparente dans les négociations salariales entre employeurs et employés.L'industrie de l'automobile, à cause des difficultés qu'elle encourt, a connu des baisses dans les taux de salaire.Plutôt que de perdre leur emploi, plusieurs travailleurs dans l'industrie de l'automobile ont accepté des coupures de salaires.Cette tendance s'est manifesté dans divers autres secteurs de sorte qu'il est arrivé que plusieurs salaires ont été coupés un peu partout dans des industries américaines.Bien sûr, ce sont là des mesures extrêmes, considérées comme des solutions temporaires et pénibles mais il reste que le ralentissement de l'économie américaine a des répercussions importantes sur l'évolution des salaires.M.Bouey lançait donc lui aussi un appel à la modération des entreprises et des syndicats.On sait déjà, que si l'on tient compte de l'inflation, les revenus moyens des, travailleurs canadiens ont peine, depuis quelque temps, à se maintenir et à protéger le pouvoir d'achat de ces derniers.Dana le contexte des taux d'intérêt élevés et d'une inflation de 12,7 p.cent, il est très tentant d'effectuer un rattrapage dans les salaires.Sauf que c'est justement ce genre de tendance qui risque d'amener le gouvernement à resserrer encore plus rigoureusement la politique monétaire et la politique fiscale.De même, les entreprises ne peuvent pas rattraper toutes les hausses dans les coûts de production en les transmettant aux con sommateurs par la fluctuation des prix.Il en va de même, aux dires de monsieur Bouey, pour les gouvernements qui utilisent trop souvent les offices de commercialisation pour maintenir des prix artificiellement élevés.En somme, il faut redonner à l'économie une plus grande flexibilité qui lui permettra de s'ajuster non seulement à la hausse mais aussi à la baisse.Finalement, il faut conclure que M.Bouey lui-même admet que la politique monétaire ne peut pas à elle seule juguler l'inflation.La politique budgétaire doit jouer un rôle.Mais en plus, les différents intervenants dans la vie économique doivent assumer un rôle plus responsable dans l'assainissement de l'activité économique canadienne.La flexibilité des marchés est la clé pour solutionner le problème de l'inflation.M.Bouey a raison d'insister pour que l'inflation reste la priorité du gouvernement fédéral.Tant et aussi longtemps que l'inflation persistera, il ne sera pas possible de générer les investissements nécessaires pour soutenir la création d'emplois.Des instruments moins efficaces Les instruments traditionnels s'avèrent beaucoup moins efficaces que l'on aurait pu le souhaiter.L'intégration des marchés de capitaux internationaux, l'impact de l'électronique sur les mouvements de capitaux, l'élargissement des activités, des services et des produits des institutions financières, la croissance du crédit réduisent l'efficacité de la politique monétaire traditionnelle.De même, le déficit anticipé d'environ $100 milliards aux États-Unis illustrent les pressions qu'impose la politique fiscale sur la politique monétaire.À moins que la récession s'aggrave toujours plus, ce déficit risque de créer des pressions à la hausse sur les taux d'intérêt dès Pan prochain.De toute façon, il est illu- « i \u2022 soire de penser qu'à moyen terme'' l'écart entre le taux d'inflatioti'ef1 les taux d'intérêt sera bien-newt* deçà de 3 à 5 p.cent.Les marché», ne supporteraient pas de tels risques.\u2022 i Il faut donc souhaiter que ~lefk Canada réussira à assortir ses po-1 > litiques traditionnelles de mesure», qui corrigeront les avis du passé \u2022 en donnant à l'économie une plu^.-.grande souplesse.Ceci ne poqrça , se faire que si les gouvernement^^ les syndicats, les entreprises ef lesf consommateurs acceptent de pàY- 1 ticiper à la solution.AutremenOe\"' remède des taux d'intérêt élereiT: ne deviendra que plus amer^'fr\" moins bien sûr d'y préférer larré^ cession.«Jto» Marie-Josée Drouin est éconft».: .miste, directeur général, de.1 l'Institut Hudson et membre;] conseil d'administration' au £rust Général, A 8 \u2022 \u2022 » SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 DÉCEMBRE 1981 LE MINISTRE LAZURE ET UNE POLITIQUE DE LA FAMILLE est mais A quoi cela servirait-il de se faire, aujourd'hui, un pays tout neuf, tout français, tout indépendant et tout empreint des vertus de la sociale-démocratie si demain, dans cinquante ou cent ans, le Québec doit être composé d'une population d'immigrants de fraîche date aspirant à un tout autre pays que celui-là?PIERRE VINCENT (de notre bureau de Quebec) Cette question, des alarmistes, dont le sociologue Fernand Du-mont, l'ont posée à quelques reprises dans les années 70, espérant chaque fois que le gouvernement du Québec se dote, un jour, d'une politique de la famille, d'une politique de la population.Statisticiens et démographes répètent, quant à eux, que le Québec se trouve, en ce moment, bien en-deça du taux nécessaire de remplacement des générations: 2,1 enfants par femme, alors que les Québécoises ne mettent au monde, depuis quelques années, que 1,7 enfant.La population du Québec vieillit donc très rapidement, si bien que, d'ici à peu de temps, il faudra, selon les prévisionnistes, aller chercher ailleurs une main-d'oeuvre indispensable au fonctionnement de la société.«Le gouvernement doit influencer, par la natalité et par la migration, les transformations de la population», a déjà proclamé le gouvernement Lévesque, sans toutefois, jusqu'à tout récemment, s'aventurer plus loin sur ce terrain explosif.«De toute évidence, notre choix politique, ça n'est pas de compenser la baisse de natalité par une augmentation du taux d'immigration», vient d'admettre, dans une interview qu'il a accordée à LA PRESSE, le ministre d'Etat au développement social, M.Denis Lazure.Une politique de la famille M.Lazure est responsable de ce groupe de travail, formé de membres d'une dizaine de ministères et de secrétariats d'Etat, qui a pour mandat d'élaborer un projet de politique d'ensemble sur la famille.Le gouvernement compte publier une sorte de Livre blanc vers le milieu de Tannée prochaine et tenir un sommet sur la famille à l'automne; et, si le scénario prévu peut être maintenu, quelque part vers 1984, les parlementaires devraient être en mesure d'adopter ou d'ajuster des lois afin d'articuler une politique de la famille et une politique de la population.Une politique qui pourrait aller aussi loin que de préciser que la population du Québec devrait être composée de tel pourcentage de francophones, de tel autre pourcentage d'anglophones, qu'il faudrait contingenter à tant de personnes par année le nombre d'immigrants, qu'il faudrait prévoir des budgets de tant de millions de dollars pour les programmes d'incitation à la famille.«C'est un sujet glissant, reconnaît le ministre d'Etat au développement social, M.Denis Lazure; c'est délicat parce que, jusqu'à un certain point, c'est une intrusion de l'Etat dans la vie privée.Mais il faut quand même s'embarquer parce que la population le veut, surtout le monde ordinaire.» Au cours de l'interview avec LA PRESSE, M.Lazure a confié que le gouvernement effectuera prochainement des sondages afin de mieux saisir le pouls de la population là-dessus.«C'est un sondage complexe à réaliser, il faut préparer avec grand soin les questions pour obtenir des réponses justes.» Il ne fait pas de doute dans l'esprit de M.Lazure que le gouvernement est maintenant bel et bien déterminé à se doter d'une politique de la famille.«Nous sommes inquiets, inutile de vous le cacher, des problèmes de dénatalité, de vieillissement de la population et, éventuellement, de pénurie de main-d'oeuvre.Parce que, si notre population continue de baisser, le vieillissement de notre société deviendra tel dans vingt, vingt-cinq ans que nous devrons importer notre main-d'oeuvre de l'étranger, ce qui nous rendra de plus en plus minoritaires en nos murs, si je puis dire.» Encourager ceux qui veulent des enfants Le ministre Lazure se garde bien de faire des pronostics sur ce que pourra être la politique de la famille et la politique de la population du gouvernement, «mais, dira-t-il, il y a de bonne chance â Le ministre Denis Lazure: «C'est un sujet glissant».que*, dans un an, nous disions qu'il faut faire en sorte que le ménage désirant plus d'un enfant ne soit plus pénalisé par nos lois et nos règlements.Sans devenir un gouvernement nataliste à mort, il faudra que nous nous organisions pour ne plus décourager ceux qui veulent élever des enfants.«Par exemple, en fournissant de meilleurs services sociaux à la population; en permettant des congés de maternité plus longs; en augmentant les allocations familiales de façon massive; en instaurant, comme en France, les allocations-layette, et, ici, je pense à des montants importants, qui pourraient être de l'ordre de $500 par naissance.Et je pense bien que nous devrons faire en sorte que les logements deviennent plus accessibles aux familles qu'ils ne le sont généralement,en ce moment: nous pourrions avoir recours à des mesures fiscales, qui seraient plus favorables à ceux qui ont des enfants, mais aussi nous pourrions envisager une revision de certaines normes dans la construction.«Il faudra aussi, dès l'école, préparer les jeunes à devenir parents, il faudra leur expliquer pourquoi il faut faire plus d'enfants au Québec.» Le gouvernement du Québec aura-t-il les moyens financiers de s'offrir cette politique?M.Lazure croit que oui: «Dans deux ou trois ans, soit à peu près au moment où Québec pourrait commencer à se doter d'une politique sur la famille, la conjoncture économique sera meilleure, sans compter les revenus nouveaux dont l'Etat pourra disposer, notamment en provenance d'Hydro-Québec».Mais cette politique ne nécessitera pas que de l'argent neuf! Comme l'explique Patrice La-plante, l'un des députés affectés à ce dossier, il s'agira bien souvent de réaffecter des sommes d'argent à de nouvelles fins.Il s'agira,en fait, «d'inciter les gens à reprendre en main ce dont l'Etat s'occupe pour eux depuis un certain nombre d'années.II faut que l'Etat cesse de s'ingérer dans la famille.«Dans mon temps, se souvient M.Laplante, qui vient d'une famille de dix-sept enfants, qui a lui-même élevé une famille nombreuse et qui est aujourd'hui quatre fois grand-père, il était tout à fait normal que nous nous occupions non pas seulement de nos enfants à plein temps, chez nous, mais aussi de nos parents ou de nos grands parents.Sans préconiser un retour à cette époque, il est envisageable de chercher des moyens pour inciter les gens à s'occuper eux-mêmes de leurs enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées, notamment en instituant sur une plus grande échelle les allocations-disponibilité pour les personnes à la maison.L'un dans l'autre, ça nous coûtera moins cher que d'investir encore et encore dans de nouvelles institutions.«La sociale-démocratie, il va falloir finir par la faire, un jour.Pensez pas que c'est pas humiliant pour nous autres (péquistes) d'avoir à nous expliquer sur la taxe d'essence, en ce moment.?» CARTE BLANCHE AUX POLICIERS DE LA GRC EN MATIÈRE DE PERQUISITION un «anac droits Poussé par la Gendarmerie royale, le Solliciteur général du Canada, M.Robert Kaplan, a entrepris ces jours derniers une campagne pour redonner à ses policiers carte blanche en matière de perquisition.la personne \tGILLES \tPAQUIN \t(de notre bureau \td'Ottawa) Contrairement aux autres agents de la paix, certains policiers de la GRC peuvent, munis d'un mandat de main forte, effectuer une descente sans d'abord s'expliquer auprès d'un juge.Ce pouvoir exceptionnel, accordé au détenteur pour une période indéterminée, est aux yeux des défenseurs des droits de la personne un «anachronisme dangereux».L'émission de ces mandats a été suspendue en 1978, mais ceux qui étaient déjà en vigueur continuent d'ouvrir les portes aux policiers.Ils ont d'ailleurs été utilisé 640 fois l'an dernier.Décrété pour une période de 5 ans, le moratoire doit prendre fin en 1983, mais M.Ka-çtari veut l'abolir d'ici quelques mois.'.«J'ai un problème a dit le Solliciteur général au cours d'une entrevis avec LA PRESSE, le traffic des stupéfiants augmente et la police doit obtenir les outils pour le combattre.» L'outil privilégié des agents est ce mandat de main-tarie.i Selon lui, il arrive que les enq'ù'li'ci*
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