La presse, 11 décembre 1981, Cahier A
[" SELON LES SONDAGES DU PQ 57% DES QUÉBÉCOIS DISENT QUE LÉVESQUE A EU RAISON DE NE PAS SIGNER L'ACCORD ¦ Le premier ministre Lévesque avait l'air pensif en pénétrant, hier, dans la Page A 4 salle ou devait se dérouler la réunion du caucus de son parti.A cette occasion, M.Lévesque a obtenu un vote de confiance unanime des ministres et députés.25 CGIltS MONTRÉAL, VENDREDI 1 1 DÉCEMBRE 1981,97e ANNÉE, no 293, 70 PAGES, 4 CAHIERS LES DESSOUS DE LA FETE NATIONALE BOWLEN VEUT ACHETER LES ALOUETTES MAIS SANS FERRAGAMO page 6 page A 2 « « moïse QUATRIÈME SUSPECT ARRÊTÉ Roch Thériault (à g.), leader d'une secte religieuse établie en Gaspésie, a comparu hier devant le coroner du district de New Carlisle, en compagnie du père et de la mère du petit Sébastien Giguere, dont la mort suspecte fait actuellement l'objet d'une enquête.La Sûreté du Québec a fait savoir qu'un quatrième témoin devait comparaître ce matin.page A 3 CoHHe vit te Pare; un peu koi /SMS, Si & page A 2 (^uy SOMMAIRE Annonces classées: B 14, Bl 5, C lOàC 13 Arts et spectacles: B 10 à B 13 Décès, naissances, etc.: C 14 Économie: C 1 à C 6 Êtes-vous observateur?.- B 14 FEUILLETON «Le canard de bois»: C 11 Horoscope: B 15 Jardinage: C 12 Le monde: C 8 Météo: A 2 Mots croisés: C 10 Mot mystère: C 10 Quoi faire aujourd'hui: B 7 Télé-câble: B 12 Télévision: B 13 \u2014 Horaires: B 7 Tribune libre: A 9 Vivre aujourd'hui: B 1 à B ô Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 LA PORNO A L'ASSEMBLEE NATIONA PDG D'HYDRO page C 1 L'OPEP RÉDUIT PRIX page C 1 L'ENTRAIDE VEUT FORMER AVEIC DESJARDINS LE «GM DE L'ÉPARGNE» page C 1 ETJXTO LE PQ ET LES EXIGENCES DE LA DÉMOCRATIE PAR VINCENT PRINCE page A 8 Les certificats de dépôt garanti du Trust Général: un mode d'épargne supérieur où chacun trouve son avantage.Intérêts versé» annuellement.Période de 1 an.Dépôt minimum 500$.D'autres certificats à des taux différents sont offerts pour des Çèriodes allant de 30 jours à 5 ans.aux sujets à confirmation.Demandez le poste 2000 Montreal 909.bout Dorchester ouest 866-9641 Outremont 1 Vincent dJndy 739-3260 Voua pouvez obtenir notre dépliant el notro carte de taux dans noa auccuraales de courtage immobilier TRUST GENERAL Institution inscrite â In Regiedoïassuranco-depotsdu Quoboc.Membre de la Sooôto d assurancodopots du Canada ) lr A 2 \u2022 Le règlement de la Ville contre le raccolage est invalidé LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 DÉCEMBRE 198 ?Le règlement adopte par le conseil municipal de Montréal, le 26 mai 1980, pour enrayer le racolage manifeste auquel se livraient des dizaines de prostituées dans le périmètre plus ou moins immédiat de Pin tersection Saint-Laurent-Ste-Catherine, a été déclaré invalide et ultra vires des pouvoirs de la métropole LEOPOLD LIZOTTE C'est le juge Gerald J.Ryan, de la Cour supérieure, qui a rendu cette décision qui rend inopérant l'outil que l'administration locale avait voulu donner à ses agents pour sauvegarder la moralité, principalement dans les endroits publics Le juge Ryan, après avoir analysé les multiples arguments qu'avaient invoque- Mes Michel Ferland et Richard Cyr, les procureurs de Gladys May David et Risa Gold-wax, deux jeunes femmes appréhendées «à l'action», en juin dernier, en est venu à la conclusion que nos édiles avaient outrepassé les pouvoirs qui leur sont consentis par la charte de la Ville, et qu'ils avaient empiété sur ceux du Parlement fédéral, qui a, selon la constitution, seul compétence pour définir et «créer», a toutes fins utiles, des délits criminels.Or, dc^ 1972, Ottawa a decide que le vagabondage par une fille publique (ou prostituée), ou coureuse de nuit n'était plus un crime.Depuis, cependant, le législateur, a rappelé le magistrat, a fait un crime de la sollicitation pour fins de prostitution, cette loi devant toutefois être inter prêtée par la cour suprême d'une façon que l'on pourrait qualifier de restrictive.Puisqu'on a décidé que la prostituée, pour être déclarée coupable, devait avoir exerce des pressions indues sur le client racolé.Le juge Ryan commente alors: «Même si l'autorité municipale n'est pas satisfaite de la rigueur de cette législation telle que définie et appliquée par le plus haut tribunal du pay>>.je ne vois là aucune justification juridique pour elle de créer une in fraction ou un crime d'une conduite que le Parlement a implicitement reconnu comme légale ou légitime, en abrogeant l'ancien article 175.«En somme, ajoute-t-il, la nature et le caractère véritables du règlement 5464 demeurent la réglementation des prostituées dans l'exercice de leur métier qui n'a pas été défendu ni interdit par l'autorité compétente.Soit le Parlement.» Les avocats de la Ville, incidemment, ont invoque certains des arguments qui leur avaient fait emporter le morceau, il y a quelques années, dans le cas de la loi antimanifs.Soit que ce règlement était nécessaire pour faire face à une situation locale exceptionnelle.Mais le juge Ryan se dit d'avis que si cet argument pouvait avoir été a< opté, à cause de l'agitation sociale qui avait précédemment secoué le Québec, et plus particulièrement Montréal, on ne pouvait dire que la prostitution constitue un problème particulier à notre ville, puisqu'elle existe dans toutes les grandes villes du pays, et même du mon de.Dans le cas de la première prévenue doutes deux sont naturellement acquittées par la même occasion ).elle avait été appréhendée une premiere fois après avoir été observée pendant quelques minutes alors qu'elle abordait les hommes, rue Saint Laurent, en leur adressant le rituel «Viens-tu?» Cinq jours plus tard, cependant, on l'avait vue «monter» avec des hommes qu'elle avait facilement «harponnes», cette fois, à l'intersection Clark et Ste-Catherine.L'autre jeune femme.Risa Goldwax.opérait pour sa part des marches extérieures de l'hôtel Mont-Royal, et elle avait eu la déveine, après avoir raté un client civil, si Ton peut dire, de proposer ses charmes à deux policiers saris uniform*', qui, après avoir convenu de profiter dece qu'elle leur offrait, au prix qu'elle exigeait,la mettaient sous arrêt quelques secondes plus tard.Il va sans dire que l'administration municipale pourra être un peu «décontenancée» pa r ce jugement, et d'autant plus que peu avant son départ pour Londres, le ministre de la Justice Jean Chrétien conseillait aux dirigeants provinciaux de faire comme la Nouvelle-Ecosse, s'ils voulaient »éradiguer>« la prostitution chez eux.«Faites comme la Nouvelle-Ecosse», leur a-t-il lancé.Or la dépêche de la Presse Canadienne qui relayait cette nouvelle de la capitale canadienne soulignait que.dans cette pro vince.on venait de remettre en vigueur les règlements municipaux contre la prostitution! ! ! A moins que les conseils municipaux de la province de l'Atlantique aient des pouvoirs qu'on nie à Drapeau et à ses aides, il y a vraiment de quoi y perdre son latin.Ou ce qui peut en rester.Montréal en appel?Le président du Comité Exécutif de la ville de Montréal, M.Yvon Lamarre, a refusé de préciser hier soir, lors de l'assemblée du Conseil, si la ville avait l'intention d'en appeler du jugement ou juge Gérald J.Ryan de la Cour supérieure qui déclare invalide et inconstitutionnel, le règlement 5 h; l de la ville de Montreal, lequel interdit de se tenir dans un endroit public aux fins de la prostitution ou d'y aborder une personne à ces fins.Interrogé a ce sujet par le conseiller du RCM, M.Michael Fainstat, M.Lamarre a déclaré: «Je ne dirai pas s'il faut en appe-ler de cette décision, mais encore récemment à Toronto, les maires ont demandé à Ottawa d'amender son code criminel en ce qui concerne la prostitution.» M.Lamarre a ajouté que la ville allait poursuivre ses démarches afin qu'Ottawa amende la loi.MÉTÉO AUJOURD'HUI M.n -8 Max 3 Généralement nuageux et possibil de quelques flocons.DEMAIN: Peu de changement ite La Quotidienne Tirage d'hier 2-5-8 Québec États-Unis Mm Mo* Aujowifd'hji Ab.tibi -1 4 Lourentides -12 Carton de I\"Est -9 Moumoc - I 2 Q-jebet -7 Loc-Sain'Jear.- I 2 Rimousl'i \u20143 Gospes'o -1 BaieCoTieou - I SepHIts -1 Canada Victoria Edmonton Regma Winnipeg Toronto Fredeficton Halifax Charlotfetown Saint-Jean - 3 Fo.b'e neige -4 Nyogeux, ^'ge 7 -4 -7 2 -2 1 Nuogevt ne«Qe ^a'bte 4 Nvicgeu».fo'Clf pW 4 Min Mm Boston -1 0 Nlk-Orleans Buffalo -5 -1 Pittsburgh Chicago -7 0 San Francisco Miami 9 23 Washington New York I 3 les capitales Min Ma» 6 19 6 8 0 I 16 6 M.n\tMa» Ao|uu'H Swi 5\t7 ~6\t-5 -7\t\u20224 -13\t8 - 7\t-2 0\t3 5\t6 4\t5 -1\t3 Amsterdam Athènes Acopuko Berlin BriMelles Buenos Aires Copenhague Geneve Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres Min Mo» 3 0 Madrid 12 20 Moscou 19 28 Mexico 4 0 Oslo 3 1 Paru 1 \u2014 \u2014 Rome \"2 Seoul 6 Stockholm 18 Tokyo 8 Trinidad 17 Vienne -4 -2 I 1 4 12 -4 -1 Mm Mn» 10 13 -ô -3 12 17 -7 -2 ! 4 12 16 0 2 -8 -2 1 7 18 24 3 7 Le meurtre de Mme Rochelle Pratte a évidemment couse un vif émoi dans la banque.Un médecin a même dû se rendre sur place pour traiter quelques employés er des clients secoués par un choc nerveux.L'assassinat de la jeune caissière a mènera-!-îî la BN a réévaluer la sécurité dans ses établissements?La mort d'une caissière, Rachelle Pratte, âgée de 28 ans.abattue à bout portant par un bandit armé, hier matin, amène-ra-t-elle !a direction de !a Banque nationale du Canada à réévaluer la sécurité non seulement dans cette succursale du UlO ouest de la rue Sherbrooke, mais aussi dans l'ensemble de ses établissements'/ ANDRE CEDILOT Cette question venait a l'esprit de tout le monde, hier, dans les couloir^ de la tour de la société de fiducie Crown Trust, où fourmillaient policiers, journalistes, clients ainsi que parent.- et amis des employés de la Banque nationale ou s'est déroulé le hold-up meurtrier.Celait la neuvième fois depuis son ouverture en 1977, et la quatrième fois au cours des huit derniers mois, que des gunmen attaquaient cette institution.Durant l'année fiscale se terminant le 31 octobre dernier, pas moins de 12!) vols a main armée ont été commis dans les 753 succursales de la Banque nationale à travers le pays, dont iïi:.sont situées au Québec.Les statistiques démontrent que 70 pour cent de ces vols sont commis ici II importe aussi de préciser que la Banque nationale possède \\2M pour cent des succursales des banques à charte établies >ur le territoire québécois.Ce grand nombre de succursales pourrait expliquer, selon le responsable du service de sécurité de la Banque nationale du Canada, \\î.Claude Lorange, que cette institution bancaire soil si souvent la cible des m ilfaiteurs.Les récents coups de force au cours desquels des policiers de la CUM et de Longueuil ont été tués avaient aussi eu lieu dans des succursales de cette institution.Interroge par LA PRESSE, M.Lorange a reconnu qu'il y a ni vitre pare-balles, ni cameras pour filmer les voleurs à l'oeuvre, ni même de gardien à l'intérieur de la succursale du 1110 Sherbrooke ouest.«Sauf ces derniers mois, l'incidence de la violence à cette succursale était considérée comme négligeable Le vol commis le 15 mai dernier était le premier depuis 1979 et il n'j avait jamais eu d'incident grave à l'intérieur même de rétablissement avant hier», a expliqué le porte-parole de la Banque nationale, ajoutant, en réponse a une question, que «la direction allait maintenant sûrement se pencher sur les proble mes particuliers que peut présenter l'institution».Selon M.Lorange.les questions de séc.urité font l'objet d'études individuelles dans chacune des ~;>:\\ institutions à travers le Canada.«On tient surtout compte, a-t-il dit.du quartier où rétablissement est situé et de son aire de sen ice> Il a aussi admis, à la suite de pressantes questions, qu'il était dans les politiques de la Banque nationale de verser des primes pour des actes méritoires ou encore d'offrir des compensations monétaires aux employés qui ont été victimes de hold-up.«Chaque cas est étudié an mérite», a expliqué M.Lorange.qui, comme c'est généralement l'habitude des banquiers, ne paraissait pas intéresse à aborder ces sujets bien précis.Invité à préciser si les cas d'acte méritoire dont il a fait allusion pouvaient se traduire par exemple, par un e 171 ployé, à empêcher un vol en actionnant le bouton d'alarme, M.Lorange a simplement déclare: «Il y a des cas aussi nombreux que divers», ajoutant qu'il n'avait pas à fournir plus de précisions n'ayant pas affaire aux tribunaux, mais aux journaux.Il n'en reste pas moins, de l'avis do plusieurs personnes interrogées, dent des clients et des parents d'employés de la succursale où s'est déroulé le drame hier matin, que la direction de la Banque n: 'ionale ne met pas assez l'accent sur la sécurité.«Je serais curieux de savoir le nombre de hold-up qui ont ete commis depuis les sept ou huit derniers mois, ici même, et la banque n'a rien fait de prévention», a révélé à un reporter de radio M.Robert Berval, dont l'épouse travaille a la succursale de la rue Sherbrooke depuis son ouverture il y a quatre ans.«Tout ce que les dirigeants de la banque ont trouvé à dire aux employés jusqu'à maintenant, à la suite du meurtre de la < aissiè-re.c'est calmez vous et prenez une journée off.» «Malgré tous les vols qui ont été perpétrés à cette succursale, de renchérir M.Berval, dont photocopie d'un message portant sa signature est parvenu en fin de soirée a LA PRESSE, qu'a donc fan la BCN pour pallier à cette menace grandissante?Rien du tout.Contrairement aux années précédentes ou elle fournissait un garde de sécurité à l'approche des Prêtes, cette année il n'y en avait pas encore, même s'il en aurait fallu un depuis longtemps déjà.» Alain Comtois a pour sa part souligné à LA PRESSE que la principale crainte de son amie, employée au même endroit depuis 1 rois ans.venait de ce qu'elle ne peut voir entrer les clients à l'intérieur de l'établissement, la porte principale étant située à l'arrière des caisses, en parallèle a celles-ci.Il y avait une vingtaine de minutes à peine que cette Banque nationale avait débuté ses activités, hier matin, lorsqu'un individu le visage recouvert d'un bas de nylon a fait irruption, bousculant un client jusqu'à le faire rouler au'se>l dans sa trop grande hâte de s'tip-procher d'un tiroir-caisse.Pointant un revolver sous le nez de Mme Rachelle Pratte.il ordonna alors qu'elle lui remette l'argent.Littéralement figée par l'apparition du bandit, la caissière, qui avait été embauchée, il y a trois mois, a été froidement tirée d'une balle à la tête.Agée de 28 ans, la jeune femme avait déjà rendu l'âme à son arrivée à l'hôpital Royal Victoria.Elle devenait ainsi le premier employé de banque depuis au moins les dix dernières années à tomber sous les balles de malfaiteurs.Mme Pratte habitait Repentigny et n'avait pas d'e/tf-fant.Le bandit, quant à lui, est reparti les ma;r.s vides en compagnie d'un complice qui l'attendait à l'extérieur.Tous deux sont ensuite montés à bord d'une camion nette de couleur verte qui a été retrouve» quelques instants plys tard a l'entrée de la bouche de métro Pee!, rue de Maisonnouve.La police de la CUM n'a toutefo; pu établir avec certitude >'ils avaient emprunté le métro pour s'échapper.Plusieurs témoins, dont un homme d'affaires de Toronto yui pénétrait dans l'immeuble ou s't trouve la banque, ont pu apercé voir les suspects.L'un d'eux, probablement le meurtrier, a' menu enle vé sa cagoule au moment de sortir de la succursale bancaire, de sorte que la police possède un excellent signalement des deux homme-.Environ deux heures plus tard, une autre succursale de la Banque nationale, cette fois située au 5$3j> chemin de la CôteSt-Luc, recevait la visite d'un bandit solitaire.Armé d'un revolver, celui-ci'a réussi à s'emparer d'une somme d'environ $1.700.Aucun coupde^ feu n'a été tire.LES FÊTES À MONTRÉAL ET AU SAGU EN A Y-LAC-SAINT-JEAN Lessard refuse de rendre pu inanciers des comités QUEBEC \u2014Même si le vérificateur général du Québec est grandement en faveur du dévoilement public (el immédiat ) de ces documents, le ministre responsable de la Fête nationale, M.Lucien Lessard, a catégoriquement refusé hier de rendre publics les états financiers des comités régionaux de Montréal et du Saguenay-Lac Saint-Jean.Ces deux comités accusent chacun un deficit de plus de $280,000.MICHEL GIRARD Son motif: «Le devoir de ma responsabilité, de ma charge», d'expliquer le ministre, l'empêche de dévoiler publiquement - > rapports comptables et ce tant et aussi longtemps que le vérificateur général du Québec n'aura pas terminé son enquête sur l'organisation de la dernière fête nationale dans les régions de Montréal et du Saguenay-Lac Saint-Jean.re^ rumeurs dans le programme Sol-Plus (drainage des torres) mais elle a réagit mollement devant des taux d'intérêt qui sont pj>M>s a M et ensuite 1Hj;°ô en septembre dernier», a dit le ministre qui a par la suite accusé la centrale syndicale d'être en partie responsable de ces hausses de taux à cause de cette faiblesse.M.Garon a fait état de dizaines de données statistiques tendant à démontrer que Québec est beaucoup plus généreux qu'Ottawa vis-à-vis les agriculteurs.Parlant devant une salle pleine à craquer, il a par la suite mis en garde les producteurs agricoles contre certaines incertitudes créées par Ottawa notamment dans le domaine laitier dont les nouvelles politiques se font attendre.M.Garon s'est aussi attardé sur l'entente récente survenue en Ontario ou certains producteurs de volailles se sont vu accorder des quotas de production à la condition d'écouler leurs produits à l'extérieur de leur province, soit au Québec.Quant aux bonnes nouvelles, le ministre de l'Agriculture a annoncé que les nouvelles politiques de crédit agricole qui seront rendues publiques d'ici peu seront encore très avantageuses pour les agriculteurs et que le programme Sol-Plus serait encore maintenu Pan prochain mais avec des modalités d'application différentes que par le passé Quelques heures à peine après le départ de M.Garon, ce fut au tour de la délégation fédérale, le ministre de l'Agriculture, Eugene Whelan en tète, de s'adresser au congressistes.C'était la première fois qu'un ministre fédéral de l'Agriculture était présent au congrès annuel de l'organisme.Toutefois ce discours donné par le ministre de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet, (M.Whelan ne parle ni ne comprend le français) s'est soldé lui aussi par une avan-lance de chiffres.Parlant au nom de M.Whelan, M.Ouellet a cependant rassuré les agriculteurs en affirmant que malgré une décision récente de la Commission canadienne du blé, il ferait en sorte que les céréales de l'Ouest arrivent sur le marché du Québec à prix compétitifs.Il a dit espérer par ailleurs que les différends Québec-Ottawa ne nuisent pas aux discussions pouvant profiter à la classe agricole.Fait curieux, les producteurs présents à cette conférence se sont montrés très discrets relativement aux taux d'intérêt qu'ils avaient pourtant dénoncés à maintes occasions devant le représentant du Québec et ce malgré le fait que les taux d'intérêt du crédit agricole fédéral sont beaucoup plus élevés.Montrez-vous exigeant, vous pouvez maintenant effectuer vos achats directement chez le manufacturier et économiser jusqu'à 50% du prix de détail suggéré.S ¦ \u2022 \u2022 \u2022 «si W i Si ¦ 1 ' h , ifiS i ! m mm > If
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