La presse, 26 janvier 1980, B. Arts et spectacles
[" ê la presse a SP\u20acCTACL\u20ac$ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 CAHIER B s- Non, ces gens ne peignent pas en rose! Leurs oeuvres, plus souvent qu'autrement acerbes, grin- Santes, satiriques, noires, criar-es, effaroucheront ceux-là mêmes qui se sont toujours déclarés les plus ardents défenseurs du réalisme contre les coups de boutoir de l'art moderne non figuratif.Qui sont-ils?En tout 24 créateurs de la République fédérale d'Allemagne choisis parce qu'ils représentent sous ses diverses variantes un seul courant bien ancré dans la tradition artistique de ce pays: le réalisme.; C'est grâce aux efforts de l'Institut Goethe de Montréal qui a servi d'intermédiaire entre les musées canadiens intéressés et le ministère des Affaires étrangères de l'Allemagne de l'Ouest que ['exposition est présentée jusqu'au 2 mars au Musée d'art contemporain.Le choc est plutôt brutal.Dans l'ensemble l'exposition a des allures d'Apocalypse.Son imagerie prend racine dans la morosité des structures sociales de notre époque.C'est un grand cri, une dénonciation des remous et du cloaque de la grande ville.Les menaces qui pèsent sur l'homme moderne y sont exacerbées à leur paroxysme avec une faconde qui rappelle étrangement celle des artistes allemands des années vingt qui voyaient venir le fascisme avec dégoûî.Surprenant, étonnant que ce réalisme dont nous n'avons pas d'exemple ici et qui fait paraître un Col ville ou un Chambers bien sophistiqués ù côté de l'horrible et de l'effrayant qui s'installent en leitmotiv dans presque toutes ses facettes.Le consensus est frappant.Tous s'accordent à «dépeindre» la comédie humaine.1 Les objets d'usage courant deviennent les protagonistes d'un drame épique voué à mettre au pilori leurs inventeurs.Une bâche de camion, une grille métallique, une sortie d'ambulance telles que représentées par un Peter Klasen veulent symboliser la répression par la fonctionnalité technologique de la raison humaine.Les portes et les chambres glaciales d'un Eberhard Willikens, par leur objectivité vidée de toute humanité, ramènent à une définition plutôt aseptisée de notre civilisation, civilisation dont les lieux dits «communautaires» sont les reflets d'une hygiène totale et d'un ordre discipliné.La société de consommation est rejetée radicalement.Jan Peter Tripp nous lance à la figure son aberration en nous mettant en présence de schizophrènes et des produits de la presse à sensation tout comme Peter Sorge s'emploie à citer dans ses oeuvres des images de mass-media selon des combinaisons nouvelles qui nous feraient prendre conscience du Q u i peur du réalisme?PAR GILLES TOUPIN trop-plein de leur déversement quotidien.Ailleurs, c'est l'environnement \u2014 sujet à la mode s'il en est un \u2014 qui est récupéré par nos réalistes.Mais quel environnement! Sous les crayons de Malte Sartorius qui, pour tout sujet, dessine des dépotoirs, l'environnement n'est que destruction croissante.Chez Rolf Escher, dont le thème de prédilection est celui du vieillissement des choses et des êtres, la déchéance progressive est inexorable.Et pour Wolfgang Schmitz, qui s'attache au problème de la cité en y faisant l'inventaire de l'état des lieux des vieux quartiers, la ville est déshumanisée.L'homme dans tout cela, du moins cet homme avide et égoïste dont il est question chez la plupart de ces peintres d'Allemagne de l'Ouest, est saisi à travers le mordant d'une imagerie caricaturale.Beaucoup de dessins, en particulier ceux de Wolfgang Petrick, s'inspirent de photos tirées de revues médicales et de manuels cliniques ou criminologiques.La morbidité fait loi.Chez Klaus Vogelgesang, les personnages sont grotesques et toujours situés au sein d'un monde en ruine.Chez Erhard Gôttli-cher, les «femmes vulgaires» et ses «prostituées assassinées» nous parlent du corps déformé par la comédie de notre société.Et chez Hermann Albert la vacuité de l'univers des personnages qu'il représente tient à leur conformisme.Plutôt qu'un ton moralisateur, c'est plutôt de l'exaspération que l'on sent dans ces charges virulentes.Si ces artistes attirent avec tant d'acharnement notre attention sur cette vision pour le moins obscure du monde, c'est qu'ils aimeraient voir les choses se modifier.Mais la thématique n'est pas tout.Pour qu'elle passe, il faut qu'elle soit épaulée par une organisation plastique consistante.Ce n'est pas le lieu ici de poser encore une fois la question de la légitimité du réalisme.Je n'ai nullement l'intention, devant cette exposition, de reprendre la vieille dispute sur ce concept de réalité.Je crois que le public contemporain est suffisamment averti pour accepter qu'il n'est plus possible de réduire la réalité à la seule réalité du visible.Voyez cette Aire de jeu 2 de Peter Nagel.On ne peut guère réduire cette image d'un enfant i r m .H i U Jfer 0.photo Pierre McCann, LA PRESSE au jeu à sa seule thématique.Il y a dans cette oeuvre une telle tension entre les jeux de la couleur et l'organisation géométrique de l'espace qu'il est impossible de déterminer ce qui prédomine de la spécificité de l'espace pictural ou de ce qu'il représente.Dans la plupart des tableaux et des dessins de l'exposition, les codes de la représentation appartiennent assez souvent à l'histoire.La perspective et le modelé sont souvent utilisés.Mais ils sont transposés dans un contexte de modernité qui les relègue au second plan par rapport aux intentions caricaturales qu'ils soutiennent.Parfois, et c'est le cas avec Aire de jeu 2, de Peter Nagel, le trompe-l'oeil est sensiblement amenuisé au profit d'une surface relativement plane et, partant, plus moderne.Reste que la grande constante à la base de ces formes de réalisme est l'utilisation quasi généralisée de l'image photographique comme point de départ au travail de représentation.Déjà l'artiste prend ses distances vis-a-vis la prétendue réalité.Il travaille à partir non pas du monde tel qu'il s'offre à ses regards mais à partir d'un fragment du monde fixé par la photographie.Gerhard Richter utilise la photo comme modèle pour éviter, de son propre aveu, une certaine stylisation.La ressemblance n'a plus pour lui aucune importance.Ce qui compte ce n'est pas le modèle, c'est faire une toile.Il en va de même pour Dietmar Ullrich qui considère la photographie comme stimulant.«Je suis réaliste, écrit-il dans le catalogue, non parce que les objets m'intéressent par leur valeur intrinsèque, mais parce qu'ils rendent crédible, en tant que réalité, ce que j'ai à dire (.)» Le réalisme a donc ses avantages pour la peinture moderne.Parmi ces avantages, Nagel souligne la possibilité d'identification plus grande de l'image qui en facilite l'accès au spectateur moins formé à la lecture visuelle.Il devient ainsi plus facile de vérifier et de suivre ce qui se passe dans un tableau au point de vue de la forme.A voir les oeuvres de l'exposition du Musée d'art contemporain, on ne peut pas conclure à une manière réaliste qui serait le lot de tous ces peintres allemands.Depuis que le pop'art américain a démontré que le retour à la figure n'excluait pas le modernisme, bien des formes de réalismes se sont exprimées.A cet égard le titre de la présentation, Formes du Réalisme aujourd'hui, rend justice à son contenu.Il ne faut pas s'étonner ainsi de voir des oeuvres encore attachées à des manières anciennes et plus académiques alors que d'autres peuvent soit tourner au symbolisme soit tenter de définir leur propre autonomie en tant qu'oeuvres d'art.Les remarquables dessins de Christiane Maether, par exemple, qui représentent une chaise, un fauteuil et un caisson quelconque sont, avec la grande sensibilité gestuelle qui les caractérise, de cette dernière catégorie alors que les étranges images mécanomor-phes de Konrad Klapheck (clé et serrure géante, machine à écrire géante, etc.) vont davantage du côté du signe symbolique à connotations plus littéraires.Ce va-et-vient permanent entre ces conceptions plastiques si différentes montre bien qu'il est utopique de vouloir à tout prix s'entendre sur une définition générale du réalisme.Si cette exposition possède un certain caractère d'unité, ce n'est pas à cause, nous venons de le voir, de la multiplicité de ses moyens d'expression plastiques.C'est la vision d'ensemble, soutenue fort habilement par cette expressivité si pluraliste, qui donne le ton à l'entreprise.Non seulement nous y constatons l'envers de la médaille des expressionnis-mes et des peintures non-figuratives qui ont dominé l'Europe d'après-guerre mais nous y voyons surtout, bien souvent avec horreur, l'envers de la médaille de notre «belle» société de consommation.L'Europe déchante, pourrions-nous dire, devant ces oeuvres si agressives et si tournées vers la critique sociale.Mais n'est-il pas significatif que ceux qui justement déchantent le plus fort le font au coeur même d'un pays dont la croissance économique est l'une des plus impressionnantes au monde?Une revanche pour «Encore un peu» PAR MARTIAL DASSYLVA La carrière de la pièce de Serge Mercier, Encore un peu, que la Nouvelle Compagnie Théâtrale présente comme deuxième production de sa saison 1979-1980, pourrait nous convaincre, si on ne l'était déjà, qu'il existe une providence pour les auteurs dramatiques.Ecrite entre l'été de 1967 et l'hiver de 1968, Encore un peu est tout d'abord inscrite au Concours d'oeuvres dramatiques de la Nouvelle Compagnie Théâtrale, où elle est prestement refusée par le jury.Les raisons invoquées?«Ce n'était pas du bon jouai selon un membre du jury», rappelle Serge Mercier en interview.Et un autre a tout simplement affirmé que les personnages n'étaient pas intéressants.Serge Mercier envoie le manuscrit à deux autres troupes.Sans succès.En 1971, le Centre d'essai des auteurs dramatiques organise une lecture publique de la pièce.Les lecteurs en sont Marthe Nadeau et J-Léo Ga gnon.Curieuse coïncidence: ces deux comédiens seront les interprètes du film les Dernières Fiançailles de Jean-Pierre Lefebvre dont le sujet est très près d'Encore un peu.L'année suivante, Jean-Claude Germain inclut un «acte» de la pièce dans son spectacle Les jeunes s'toutes des fous.En 1973, la pièce de Mercier est sélectionnée par le CE AD et, en 1974, publiée à l'Aurore.En 1975, Encore un peu est créée à Paris dans le cadre de l'événement Théâtre-Québec organisé par le Centre d'essai et l'Association technique d'action culturelle (ATAC).Jean-Joseph Trem- blay et Aude Nantais, deux Québécois qui ont formé leur propre troupe (VGCI), promènent ensuite la pièce aux quatre coins de l'hexagone, avec une escale remarquée au Festival d'Avignon en juillet de 1976.Jean-Luc Bastien choisit la pièce pour inaugurer la salle Fred-Barry au début de 1978 et cette production interprétée par Loui-sette Dussault et Paul Savoie sera reprise l'automne d'après à l'Atelier de Sherbrooke.Sans être amer, Serge Mercier se dira un peu tanné «de porter» cette pièce qui est, en fait, sa première.Par ailleurs il ne veut pas être ingrat, mais il est conscient que la mise en production de Encore un peu est peut-être aussi le résultat d'autres facteurs comme, par exemple, le fait que la pièce ne compte que deux personnages, qu'elle est très économique à à monter et que son sujet est d'actualité: «Depuis deux ou trois ans, commentera Serge Mercier, les vieux sont à la mode.» Lett grands-parents Le sujet d'Encore un peu s'est imposé à Serge Mercier presque de lui-même: «Mes grands-parents étaient venus à St-Jérôme à l'occasion de l'Exposition universelle et je les écoutais parler le matin en mangeant.Ils parlaient tout le temps de nourriture, de température.Leur conversation était toujours remplie de phrases anodines.Ça m'a fait penser à du Beckett.«Aujourd'hui, continue Serge Mercier, je ne pourrais refaire ça.Mais, à l'époque, j'ai conçu cette pièce comme une espèce d'hommage à mes grands-parents.C'est d'ailleurs une oeuvre tendre dans Voir COMME en B 2 B 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 THÉATR\u20ac Comme un hommage à des grands-parents Suite de la page B 1 laquelle j'ai voulu montrer comment s'aiment deux vieux sympathiques.«Avec le recul dont je dispose aujourd'hui, j'ai l'impression que tous ces éléments-là travaillent en faveur de ma pièce, qui, paradoxalement, contraste fortement avec l'ensemble de la dramaturgie de l'époque, plutôt violente et noire.» Aspects valables La tendresse d'Encore un peu frappe aujourd'hui son auteur.C'est d'ailleurs Michel Garneau qui lui en a fait prendre pleinement conscience.Mais Serge Mercier relèvera d'autres aspects de sa pièce qui lui paraissent toujours très valables.«Il y a tout d'abord la construction qui me fascine, constate-t-il.C'est toujours sur la corde raide.Ça tombe, et, le moment d'après, ça repart.Et l'histoire d'avoir remplacé les trois actes habituels par les trois repas d'une même journée, ça apporte quelque chose d'amusant et d'original.«Si on la compare aux autres choses que j'ai faites, Encore un peu a une allure plutôt classique.«D'autre part, la pièce comporte un défi de taille.Il n'y a pas d'action spectaculaire.Il faut, en conséquence, que les comédiens soient très bons pour passer au travers.Au fond, on lève une toile et on regarde ce qui se passe chez le voisin: c'est là l'essentiel de la démarche.Le pari que j'ai fait en écrivant Encore un peu est un pari fragile.Comme la vie elle-même qui, elle aussi, est fragile.Non engagée Serge Mercier se dit partisan d'un théâtre de la parole, de préférence au théâtre engagé.«Personnellement, ajoute-t-il, je suis dans une période de malaise sur le plan social.Et je comprends que des auteurs puissent concevoir le théâtre comme un instrument dans une lutte politique.Mais je ne ferais pas ce genre de théâtre.Je ferais une autre action sociale.Ma vision du théâtre est, disons, plus humaniste.Pour moi, le théâtre est le lieu par excellence de la revendication de l'impossible.Au théâtre, on ne change pas la vie.Le théâtre, c'est la vie.Ce qui se passe sur la scène, ça ne peut pas se résoudre uniquement à travers une grille économique.» Après avoir affirmé que sa démarche théâtrale actuelle l'amène à s'intéresser plus particulièrement aux relations diverses qui interviennent entre les êtres humains, Serge Mercier cherchera à expliquer son goût pour le théâtre.Ayant à son crédit une vingtaine de textes pour la scène et pour la télévision \u2014 dont Dancing Eros, la dramatique inscrite dernièrement par Radio-Canada dans la course au Prix Louis-Philippe-Kammans \u2014 l'auteur de Elle et de la Grande Aurore déclare: «C'est peut-être parce que j'aime beaucoup parler.Je me souviens que, quand j'étais jeune, ma mère écoutait l'opéra et que je trouvais ça merveilleux.Pour moi, la scène c'est un moment magique dans la vie de quelqu'un.«J'ai écrit pour le théâtre peut-être pour une autre raison.Sans doute parce que j'avais besoin de plus de contact immédiat avec le monde.C'est pour ça que je n'aime pas ça quand une pièce ne marche pas ou n'est pas jouée.«Ce que je ressens quand les rideaux s'ouvrent, on ne peut l'imaginer.C'est analogue à l'émerveillement que j'ai ressenti à quatre ans pendant le développement d'une photo en chambre noire.» Serge Mercier qui, en son ordinaire, enseigne la littérature, la linguistique et l'introduction au théâtre au Cégep de Saint-Jérôme, termine l'entrevue avec une série de réflexions sur la population étudiante qu'il côtoie quotidiennement et sur la sorte d'enseignement auquel les professeurs doivent s'ajuster.Eh bien! messieurs-dames, il n'y a pas de quoi pavoiser! A la Nouvelle Compagnie, Encore un peu, dont les deux rôles sont interprétés par Janine Sutto et Gilles Pelletier, sera à l'affiche jusqu'au 26 février.Le grand public est admis aux représentations du vendredi et du samedi.Serge Mercier.p*« Govp.l,lA**-ESSE » tt B I ' .llllr- pnRurionô LAVALLEVILLE.oar André Paiement.95 pages Col! «Théâtre».Editions Prise de Parole.KITTY LE GAI PINSON, par Marguerite Whissel-Tregonnmg.218 pages.Editions Prise de Parole NOS ANCETRES LES EXTRATERRESTRES, par André de Pages.277 pages.Les grandes éditions du Québec Inc.LES MALADIES VÉNÉRIENNES, par Paul Laugier.160 pages.Coll ¦ Santé».Editions La Presse L ENTREPRENEURSHIP AU QUÉBEC, par Jean-Marie Toulouse.139 pages Les Presses EEC Éditions Fides L ESPACE QUI RESTE, parj>atn-ce Desbiens.95 pages Editions Prise de Pa/oie.UNE BONNE TRENTAINE, par Robert Dickson.The Porcupine s Quill Prix: $4 95 SOUVENANCES, par Gaston Tremblay.Editions Prise de Parole.LA MAISON HANTÉE, par Jan Pienkowskt.illustrations de Jane Walmsley.mécanismes en papier de Tor Lokwig Editions Fernand Nathan.JULES ET LE CHAPEAU MAGIQUE, par Annegert Fuchshuber.Editions Fernand Nathan TRA-LA-LA-LA.par Libuse et Josef Palecek.comptines de Micheline Bertrand Editions Fernand Nathan LE LIVRE DE LA JUNGLE, de Walt Disney, d'après l'oeuvre de Rudyard Kipling, adaptaton de Cécile Lameunière.130 pages Editions Fernand Nathan.BRIN D'AVOINE, par Stephen Cosgrove.illustrations de Robin James.Editions Fernand Nathan Prix $4 75 JOUONS AVEC DES BRUITS, par Arnold Shapiro, maquette et dessins de Chuck Murphy, montages en relief de Tor Lokwig Editions Fernand Nathan Prix: $6 10 MICKEY LE BRAVE PETIT TAILLEUR, par Disney, album multi-éducatif.24 pages.Editions Fernand Nathan LE ROI DES MONTAGNES, par Edmond About, adaptation de Gisèle Vallerey.188 pages.Editions Fernand Nathan CHARLOTTE PARLOTTE.par Michael Bond, trad de Xavier Seguin, illustrations de Hans Hel-weg.95 pages.Editions Fernand Nathan LES TROIS POMMES D'ORANGE, par Jean-François Bladé.illustrations de Carlo Wieland.95 pages Editions Fernand Nathan.L ALTERNATIVE DU DIABLE, par Frederick Forsyth.470 pages Éditions France-Amérique.Prix: S12 95 JE M APPELLE ANNA LIVIA.par Marie Susmi.176 pages Éditions Grasset.LE BAISER DE LA FEMME-ARAIGNÉE par Manuel Puig, trad par Albert Bensoussan.268 pages Éditions du Seuil LA FIN DE L HOMME, par Mathieu Bénézet.photographies de Jean-Louis Rabeux.165 pages Éditions Flammarion.LA SINISTRE MAIN DROITE, par J T.Rogers, trad, par Michel Le Houbie.introduction de François ères.189 pages.Nouvelles F : ïions OSwald.Prix: $13165 LA SAGA DE HARALD L'IMPITOYABLE par Snorri Sutrluson.traduite, présentée et annotée par Régis Boyer.178 pages Editions Payot.SURVIVRE, par Bruno Bettelheim.trad par Théo Cartier.500 pages.Editions Robert Laffont.Prix: $27 30 THE COFFEE LOVER'S HANDBOOK par Dona Sturmanis.illustrations de Moira Weinreich.119 pages Editions Intermedia.Vancouver.Prix: $5.95.LES DOSSIERS D'INTERPOL.2.par Pierre Bellemare et Jacques Antoine.464 pages.Edition no.1.DEFENSE ET ILLUSTRATION DE LA LANGUE QUÉBÉCOISE, suivi de PROSE 4 POÈMES, par Michèle Lalonde.préface de Jean-Pierre Faye.240 pages.Editions SeghersLaffont.Prix: $13.80.COSA NOSTRA, par Pierre de Champlain.264 pages.Libre Expression.Prix $10.95.GERARD PHILIPE.par Georges Sadoul.illustrations.168 pages.Editions L.Herminier CREME FRAICHE, par Suzanne Brogger.trad, par Hanne Martinet.350 pages Éditions Belfond.REVES, par Arthur Tress et Michel Tournier Éditions Complexe.DIALOGUE INATTENDU, par Thierry Maulnier et Jean Ellein-stem.278 pages Éditions Flammarion.LE PAO TSIEN FA ou COMMENT CONSERVER JEUNESSE ET SANTE GRACE AUX VIEILLES METHODES CHINOISES, com- mentaire et traduction par Pierre Carrère.155 pages Éditions Aubier Montaigne MA MAISON A DEUX PORTES, par Han Suyin.542 pages Éditions internationales Alain Stanké.Prix: $14 95 PLEINS GAZ.par John Pitt, illustrations.236 pages.Éditions Héritage.NUS.FEROCES ET ANTHROPOPHAGES, par Hans Staden.illustrations.230 pages.Éditions A.M.Métailié.LES ORIGINES MEDIEVALES DE L'ETAT MODERNE, par Joseph R Strayer.trad, par Michèle Clément.156 pages.Éditions Payot.Prix: $15.75.L'ART DE CROIRE, par André Frossard.174 pages.Éditions Grasset.OU AS-TU FAIT DE MON PAYS?, par An Antane Kapesh.88 pages.Les éditions impossibles.IL Y A 35 ANS.SAINT-EMILE DE WEXFORD (Entrelacs), par Muriel-Bousquet-Dupuy.illustrations.93 pages.Placements St-Lambert Inc.LE LIVRE DES PLAISIRS, par Raoul Vaneigem.208 pages.Éditions Encre.MADAME MONTOUR, par Simone Vinccns.illustrations.331 pages, fditions Québec Amérique.' TWO NATIONS: HHUdLbMb anu PROSPECTS, par Richard G.Craig et Randy J.Noonan.180 pages.New Star Book Ltd.Vancouver.ACTES D'AMOUR, par Elia Kazan.459 pages.Libre Expression.LA LEGENDE DE NOE.par Jacques Lambert.190 pages.La Pensée Universelle.ENCYCLOPEDIE DU CHIEN, par Michael Geary, adapt.Paul-Henry Plantain.191 pages Éditions Hachette.les bcst-scllcrs do la semaine\t\t\t \t\t\t 1\tPélagie-la-charrette\tAntonine Maillet Leméac\t14 2\tGuide de l'auto 80\tJacques Duval La Presse\t5 3\tMa mere, mon miroir\tNancy Friday Laffont\t2 4\tComment construire sa maison en bois rustique\tD.Nann et R.Skinulis L'Homme\t2 5\tCordelia ou la lampe dans la fenêtre\tPauline Cadieux Libre Expression\t1 6\tFranchir le seuil\tGaby Déziel-Hupé Ed.de la Petite Nation\t1 7\tLes recettes des fermières du Québec\tMarielle Primeau Pénélope\t1 8\tDictionnaire des locutions idiomatiques françaises\tBruno Lafleur Editions du Renouveau pédagogique\t\u2022 2 ' 9\tLes oiseaux se cachent pour mourir\tColleen McCullough Sélect\t2 10\tLa petite heure\tGilles Vigneault L'Arc\t1 Les listas nous ont été gracieusement fournies par les librairies suivantes: Dussault.Quérin.Martin (Joliette) et Sons et Lettres.Notre dernière colonne Indique le nombre de semaines \u2022best-seller» de chaque titre.\t\t\t HUME ET LA NAISSANCE DU LIBERALISME ECONOMIQUE, par Didier Deleule.414 pages.Éditions Aubier Montaigne.ECONOMIE ET PROGRES TECHNIQUE, par Arnold Heertje.trad par Evelyne Blum, préface d Alfred Sauvy.303 pages.Éditions Aubier.DIALOGUE INATTENDU, par Thierry Maulnier et Jean Ellein-stein.278 pages.Éditions Flammarion.ET JE LA VOUDRAIS NUE.par Sonia Rykiel.237 pages Éditions Grasset.CANCER, par Saad Khoury et Claude Jasmin.41 2 pages.Éditions Hachette TALLEYRAND (1754- 1 799.1 799 L'EMPIRE DU MILIEU RETROUVE, par Tsien Tche-Hao.453 pages Éditions Flammarion.LES BRIGADES DE LA MER.par Dominique Grisoni et Gilles Hert-zog.illustrations.442 pages Éditions Grasset.ETRE JEUNE ET CROIRE, par Isabelle Mourrai.350 pages, éditions Fayard.INITIATION AU SKI.par Jean-Louis Béguin, illustrations.127 pages.Éditions Hachette.TALLEYRANO (1754-1 799.1799-181f.1815-1838).par Georges '.acour-Gayet.Éditions Payot.Edition* Québec/Amérique.Hon H s (John Fadden).Éditions niwi)t l i'a-Hon-Hes(John Fadden).Bénév )t.photographies de Joan-Éditi^ns Cswald.Prix: $13.65.ROBINSON CRUSOÉ.par Daniel Defoe, adaptation d'Anne-Marie Comert.illustrations de F.Rojan-kOVSky, 60 pages Éditions des Deux Coqs d'Or.Prix: $3.95.ROBIN DES BOIS, par Alexandre Dumas, adaptation d'A.-M Comert.illustrations de Giannini.60 pages.Éditions des Deux Coqs d'Or.Prix: $3.95.LES QUATRE SOEURS MARCH, par Louisa May Alcott.illustrations de P.Durand.60 pages.Éditions des Deux Coqs d'Or.Prix: $3.95.WICKIE ET LE MIROIR MAGIQUE, texte français de Marie Hélène.30 pages Editions des Deux Coqs d'Or.Prix: $3.95.TIF ET TONDU: LES PASSE-MONTAGNES, par Will.Tillieux et Desberg.Editions Dupuis.46 pages.LOU: L HERITAGE DE MORTE-PIERRE, par Berck.Editions Dupuis.46 pages.LUCKY LUKE: SPECIAL 3.par Morris et Gosclnny.Editions Dupuis.142 pages.LETTRES DE MON MOULIN, par Daudet et Mittei.Editions Dupuis.48 pages.MARC LEBUT: LA FORD T RECALCITRANTE, par Francis.Editions Dupuis.46 pages.JERRY SPRING: LE LOUP SOLITAIRE et MON AMI RED.par Jijé.Editions Dupuis.46 pages.PAPYRUS: LE MAITRE DES TROIS PORTES, par De Gieter.Editions Dupuis.48 pages LES PETITS HOMMES: LE TRIANGLE DU DIABLE, par Seron et Mittei.Editions Dupuis.46 pages LES CRIS DES MARAIS, par Cha-gnan (Bernard AssimwO et Ka-Hon-Hes (John Fadden Éditions Leméac LE GUERRIER AUX PIEDS AGILES, par Chagnan (Bernard Assi-niwi) et Ka-Hon-Hes (John Fadden.Éditions Leméac.LES MONTAGNA1S ET NASKAPI.par Chagnan (Bernard Assiniwi) et Ka-Hon-Hes (John Fadden) Editions Leméac.REVUES ARIEL, revue trimestrielle des Arts et Lettres en Israel.The Jerusalem Publishing House.SALUT CHÉRIE, revue mensuelle, publiée par la Société d édition et de presse Basset Bonheur Inc.SON HI-FI.revue consacrée a la haute fidélité et à la musique qui parait 6 fois par an.Editions Alcyon internationales Inc.SÉLECT La Maison des Best Sellers chez votre libraire DES LIVRES IMPORTANTS, NOUVEAUX, «DIFFÉRENTS», DANS TOUS LES DOMAINES.contraception société bien-être ROSA B \\KRI I T SOYEZ PLI S ATTRAYANTE POl'R MIElXStDl IRF $895 Milk moyens d'épa* nouir *a kentuilitc et d'accroître son bien-être physique et pathologique thérapie et vies antérieures/ » R ANC, DIS» \\MI I \\l\\ LE PASSÉ, PORTE Ol VF'RTF SIR L'AVENIR *695 No*, soutirâmes intérieures semblent m profondes, si anciennes I \\mclain.docteui en psychologie, a voulu aller plus loin pour les comprendre l n li\\re troublant par ^a simenic pass aussi.DICTIONNAIRE MODERNE SÉLECT sgH Cn dictionnaire lranpi riti*me astrologie \t \t \tifUJtlnlj .'J^.IO^'I M^^B AT- '\t .'| ¦\" >\t Allan Kardec DICTIONNAIRE Modem**** Si vous ne trouvez pos le(s) livre(s) désiré(s) en librairie.ÉDITIONS SÉLECT (H** *- ?chèque-?mondât 1555 ouctt, rue d« Louvnin, (n'oubliez pas d'inclure votre paiement) Montréal, Québ#c H4N 1G6 Tél.: (514) 387-6268 ?uneMÉTHODE COORDONNÉE DE planification NATURELLE___ »5f» ?SOYEZ PLUS ATTRAYANTE POl R MIEUX SÉDUIRE.______\u20228tï ?les gens HEURE! x.?LE passé, por iE 01 N ER1 f.si r l'AVENIR.»6f \u2022 ?VOTRE AVENIR PAR i.ASI roi (k.ikh i AM Mf roi (M.IF.»6f» 1\u20143 \\s ^ I *I \\^ R ^ ï^fr.^ M d 01 \\ Siwnnwnm.\u2022\u2022\u2022.'\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦\u2022.\u2022¦\u2022\u2022.\u2022\u2022«.¦\u2022¦\u2022\u2022.¦\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ^^^^ S ?DICTIONNAIRE MODERN! sflK i.»0«f NOM- ADRESSE_ VILLE- CODE-TEL__ l f 26 1 «0 ï M \\RC.\\R» T NOI /!(,» R I N r M» fNODF.COORDONNÉ! DE PI ANIH( A I ION NAM RFI I E Dr S NAINS ANC \"EN $5*s SxnihcM: de»» meilleure* icchni^uev naiurelleN de contraception I ne méthode de contrôle Mientilique.reposant sur l'amour et la collaboration SOYEZ PLUS ^ATTRAYANTE POUR AJIEUX S&VUIRE IONATH \\s I Ht I DM \\s LES CENS HEUREUX $995 L'ne enquetc ipprofondiC sur i« notion Je rtonheur ei sur >e\\ Ion demenis De confirmations ci quelque\"- surpr.ses Viiqj x KOSK a VOTRi IVEMI PAR I \\Si roi (m,If HUM MfROtOGIr $595 liir.-duOi.-n «implr cl s ¦« j.ilr 4 I MtolikftK «jurlqiif* rc'eier)**\" numer.«l»fhfiMr* t n prerc qui* pour cofHMltfC Je I miriicw la p*\\»hoirie »*4raM LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 B 3 Quelques notes insuffisantes sur Miss Charlie PAR REGINALD MARTEL Se battre avec un livre \u2014 lui faire dire ce qu'il tait, taire ce qu'il dit\u2014, quelle aventure! Et rare.Plus rare encore un livre comme Miss Charlie, qui paraît bien anodin derrière sa belle et sage écriture (attention aux apparences!), pourtant qui tout en s'offrant ne s'impose pas ainsi seulement, mais par une lente et patiente séduction qui investit avec un art peut-être diabolique la sensibilité de ce lecteur, moi, qui n'ai de patience accoutumée que celle qu'exige le métier: lire jusqu'au bout tout livre à lire, en retenant le plus possible l'esprit qui fuit au détour des pages et alors l'oeil, stupide, suit le tracé des lettres pendant que me voilà bien loin, dans un ailleurs exceptionnel ou trivial; séduit donc, littéralement-littérairement séduit, charmé ou abusé ou les deux, l'attention rigoureusement contrainte par le lacs onirique.Charlie est la narratrice de Miss Charlie, elle est Marie-Charles Craig, qui écrit une sorte de journal dont les pages deviennent de plus en plus denses et nombreuses, roman dans le roman principal (mais quel est le roman principal?), puis voici aussi des extraits en traduction du roman de Gordon Mortimer, voisin de Charlie, mais cette traduction suggérera-t-on n'est pas fidèle (mais à quoi donc?); donc à ces textes s'ajoutent ou s'ajouteraient d'autres textes qui peuvent être ceux que le lecteur inventerait, dont une pièce de théâtre dans laquelle les personnages des romans jouent leur propre rôle.Non, ce n'est pas le coup des poupées russes, ni celui des romanciers racontant leur roman qui s'écrit, puisque dans Tun et l'autre cas le sous-produit est prévisible, alors qu'ici le parallélisme laisse à chacun des textes un certain espace singulier.g Gloria-Rose s'installent à Montrose, dans la maison voisine de celle de Charlie, il va de soi que celle-ci, qui est devenue veuve il y a plusieurs années après un mariage banal et correct de six mois, est amoureuse de cet être absent à tout, dirait-on, et à tous, encore que sa curiosité envers le bel étranger puisse lui sembler d'ordre intellectuel.Or l'amour dans ce roman aux multiples tiroirs n'est pas une notion univoque, puisqu'il tient à des vibrations qui sont comme le mouvement intérieur secret des êtres et même des choses, et le sentiment ne va que dans un sens, de Charlie à Gordon, sens chargé de plus d'inconnues que d'éléments avérés, Gordon n'utilisant Charlie que comme partenaire, comme instrument d'une vitalité envahissante, tandis que l'essentiel des rapports ambigus des deux personnages tient à une sourde concurrence vis-à-vis d'une même matière romanesque dont ils sont aussi bien parties que témoins, épiant leur commun univers dans ce qu'il a d'immédiat, tout autant que ce qui dans la réalité apparente de l'autre appartient aux arcanes du désir, pour Gordon, de la dereliction, pour Charlie.Quand l'écrivain américain Gordon Mortimer et sa femme Miss Charlie est un bonheur de lecture ininterrompu: des pistes s'offrent, dans toutes les directions, dans lesquelles le lecteur \u2014 dans lesquelles je m'engage et dont je n'épuise pas les merveilles, dont je reviens ébloui pour en visiter d'autres, également attirantes.Ces arbres, par exemple, que Gordon Mortimer plante, déjà énormes, à la frontière des deux propriétés, des «olibrius» dont la rusticité interdit qu'ils puissent survivre dans ce pays de montagnes et de neige, le nôtre peut-être, et pourtant ils survivent non seulement à l'hiver mais même à l'essouchement! Un botaniste fort compétent, mon collègue Paul Pouliot, confirme ce que les dictionnaires généraux m'ont dit: aucun arbre d'Amérique du Nord ne porte un tel nom.L'olibrius symbolise désormais tout ce que je veux, en 1'occurence le pouvoir de l'écrivain de féconder de rien, sinon du simple et gigantesque pouvoir des mots, l'univers qu'il choisit d'appréhender.Gordon crée.Le registre de Suzanne Paradis est (devenu) extrêmement étendu.Avec le même effet d'une éclatante intensité elle utilise un art allusif, donnant plus à imaginer qu'à comprendre immédiatement, et un art expressionniste et alors l'éclairage qu'elle projette sur les paysages qu'elle ne décrit même pas les rend absolument visibles et sensibles.Parfois la peur, presque, m'accompagne dans cette aventure de lecture, plutôt que l'enthousiasme, car les mots dans leur séquence magique deviennent prison qui se construit, univers qui va de soi mais qu'y fais-je au juste et peut-on, le temps que dure ce jeu dont les règles échappent à qui y est conscrit, en sortir librement?Suzanne Paradis.Un registre extrêmement étendu.Rien n'est moins gênant dans Miss Charlie que la superposition (non exacte, qui chasse la transparence) des situations et des personnages.On se croit futé au départ de chercher la t'aille, le lapsus qui rendraient au néant l'un ou l'autre des récits qui font l'oeuvre.Tel personnage, dans l'un ou l'autre de ses avatars, et surtout au moment où il emprunte l'identité probable d'un autre personnage, serait-il invraisemblable ou simplement improbable?Autrement dit: la fiction choisie arbitrairement comme réalité sait-elle soutenir ses fictions?Cette quête du hiatus devient sans objet.Rien n'interdit de penser que le narrateur est l'interprète privilégié de l'écrivain; le propos de Suzanne Paradis est ambitieux: faire l'éloge de la beauté.La beauté seule, et selon une définition peut-être désuète de l'art, intéresse Charlie.Tous les personnages sont beaux, de la beauté du diable souvent, et s'en trouve-t-il, simples utilités, qui ne le seraient d'aucune manière, Charlie les congédie allègrement: ces visages, ces âmes sont «inintéressants».Faire de la beauté le sujet et l'objet d'une oeuvre, ce n'est pas si simple.Qu'est-ce que la beauté?Peut-être une extrême tension de l'être, vibrant entre les pôles de l'amour et de la haine, de la vie et de la mort, de la domination et de la sujétion, de l'orgueil et de l'humiliation, de la folie et de la raison froide, du réel et de ses représentations oniriques \u2014 ce monde est vaste.Signaler la sensualité exemplaire de Miss Charlie.Une adolescente, Chinchilla, son amoureux, Jérôme, anges de chair nourris pourtant de leur seule pureté, à quelque récit et sous quelque nom qu'ils apparaissent, sont les héros les plus troubles et les plus troublants, sans qu'ils paraissent le savoir, des drames qui se jouent à Montrose.Il n'est pas étonnant que la folie ou la mort, ou les deux à la fois, signent leur patiente et bouleversante fusion amoureuse.Ils sont les êtres par qui un monde de beauté devrait naître, mais trop beau pour résister à une telle fulgurance.Seule l'éternelle vérité de la montagne de Montrose, des maisons et de leurs jardins, un instant seulement trou blée par le passage de ces dieux, peut survivre telle, grâce au sortilège de l'oubli.MISS CHARLIE, roman de Suzanne Paradis, 324 pages.Collection Roman québécois, Editions Leméac, Montréal, lî*7.9.\\ 1 *¦\u2022 1< 4 _ ?* I ¦ le ides présente ses éditeu .A >*4 ***** \u20224 ?* < « « 4 < Photo I rançois Dumouchel prise au restaurant Les filles du Ro>.&2 Quinze Domino racnctif i In UWti IHABITDC 1.Pierre Turgeon, directeur général des éditions du groupe Sogides: il coordonne et supervise l'ensemble des activités d'édition.Il est aussi directeur des Editions de l'Homme, qui publient des livres pratiques (sport, artisanal, peinture, patrimoine, alimentation, santé, psychologie, biographies et encyclopédies).2.Louis Arpin, directeur de la collection Sport des Editions de l'Homme: cette collection regroupe des volumes traitant aussi bien des sports d'équipe que des sports individuels, des arts martiaux, des activités de plein air ou de conditionnement physique.3.François Hébert, directeur littéraire des Quinze, Editeur, qui publieront surtout des romans, des essais portant sur les sciences humaines, la culture, ia politique, l'actualité; à l'occasion des recueils de poésie, des traductions et des pièces de théâtre.Comme directeur de la collection Prose entière, François Hébert veut \"réunir toutes proses dont l'écriture justifie les thèses ou les thèmes\".Auteurs connus et jeunes écrivains s'y rencontreront, contribuant à la creation d'une tradition littéraire québécoise issue du contact entre l'acquis et l'avenir.4.Jean-Pierre Pichette, directeur de la collection Mémoires d'homme des Quinze.Editeur.Cette collection se met à l'écoute des traditions orales de l'Amérique française.D'une part, elle présente, dans un texte accessible et fidèle, des répertoires régionaux de contes, de légendes ou de chansons et, d'autre part, sa section Études public des travaux d'analyse de ces diverses manifestations de notre culture populaire.5.Nicole Brossard et 6.Andrée Yanacopoulo , directrices de la collection Réelles, des Quinze, Editeur.La collection regroupe des textes de fiction, des essais et des documents écrits par des femmes dans la perspective d'une nouvelle conscience au féminin.7.Jacques Filion, directeur des Editions Domino, qui offriront au public des documents, des dossiers, des témoignages, des expériences marquantes et des livres de psychologie populaire.Une autre catégorie de titres présentera des lieux géographiques, tandis qu'une collection portera sur la gestion.Domino coéditera aussi des ouvrages européens.L'Actuelle a publié des oeuvres littéraires qui, à l'occasion, seront rééditées par les Quinze.Éditeur.Les Presses libres publient des livres à compte d'auteur, ainsi que des volumes traitant de sexualité Habitex édite les traductions anglaises de certains livres des Éditions de l'Homme.» » » ?l'édition,chez sogides, c'est.le plus important groupe d'éditions Francophones en Amérique; .20 ans d'expérience et de croissance dynamique; .1 000 auteurs québécois et étrangers; .1 500 points de vente au Québec pour assurer sa propre distribution; .des best-sellers vendus à plus de 100 000 exemplaires; .2 500 000 volumes imprimés chaque année sur les presses de sa propre imprimerie; .mais surtout, c'est plus de 3 000 000 de lecteurs assidus ; I » ¦ t et de la qualité! B 4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1 980 THéATRC Est-ce fin de Stratford ?STRATFORD, Ontario (d'après CP) \u2014 L'administration du Festival de Stratford craint que les pressions financières ne la forcent à baisser le rideau de façon permanente ù la fin de la présente saison, le 9 novembre 1980.Le Conseil des arts a promis à Stratford une subvention fédérale de *550.000 pour cette année, ce qui représente une augmentation de 10 pour cent sur 1979.C'est le même montant que celui qui avait été obtenu en 1976.mais il est inférieur à celui de 1975, en dépit du fait que les dépenses aient presque doublé en cinq ans.Le Conseil des arts de l'Ontario contribue pour sa part une somme représentant la moitié environ de la subvention fédérale.M.Gary Thomas, trésorier du Festival, prédit que l'inflation portera en 1984 le budget à $10 millions, et que le Festival aura besoin de $2.5 millions du gouvernement fédéral pour survivre.La compagnie, qui compte plus de cent membres, doit être réduite à 85 artistes pour diminuer les frais, et la mise en scène doit être simplifiée: un nouveau système a été mis au point, en vertu duquel des décors sensiblement analogues seront utilisés pour diverses productions.Le directeur artistique, M.Robin Phillips, dont le contrat expire à la fin de la saison, dirigera huit productions, et l'on a décidé d'engager moins de directeurs invités pour les autres.Le conseil d'administration du Festival, composé principalement d'hommes d'affaires de Stratford \u2014 quelques membres seulement Vient de paraître ¦tr \u2022 « dans la collection ROMANS D'AUJO URD 'HUI UN TROP LONG HIVER par Louise Simard Une jeune femme s'emploie péniblement à se dépêtrer de son enfance.L'amour de son mari, l'exercice de son métier, le bon sens de sa mère lui permettront-ils d'exorciser ses démons intérieurs?Débouchera-t-elle sur le printemps au terme de ce trop long hiver?Dans ce premier roman, Louise Simard explore avec lucidité et délicatesse l'univers tourmenté d'une âme féminine.y 142 p.S6.50 en vente partout les éditions la presse 7.rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H2Y 1K9 (514) 285-8981 a r t s et spectacles c'est la culture mise à la portée de tous dans La Presse venant d'autres régions du Canada, ainsi que des Etats-Unis \u2014 doit se réunir le mois prochain pour s'attaquer à ces problèmes.Malgré toutes ces économies, le Festival promet une saison des plus intéressantes: Jessica Tandy et Hume Cronyn sont de retour dans des rôles de premier plan, de même que Maggie Smith et Brian Bedford.De plus, Peter Ustinov interprétera de nouveau le roi Lear à la fin de la saison.La saison débutera le 9 juin en présentant le Choeur des jeunes de Stratford dans le célèbre Opéra de Quat'sous, puis ce sera «Beaucoup de bruit pour rien», de Shakespeare, avec Smith et Bedford.L'actrice canadienne Kate Reid fera sa première apparition à Stratford depuis 1970, et Pat Galloway, qui y a joué longtemps avant de se joindre au Festival Shaw, y retourne elle aussi.La production du roi Lear présentant Peter Ustinov doit être transférée à Londres à la fin de la saison, et des négociations sont en cours pour la présenter sur Broadway l'hiver prochain.Mlle Tandy et William Hutt, qui en est à sa 25e saison à Stratford, se produiront dans «Long Day's Journey Into Night», d'Eugène O'Neill, qui pourrait accompagner le roi Lear à Londres.Bedford doit recréer sa célèbre interprétation de Malvolio dans une nouvelle production de «La douzième nuit», et il présentera de nouveau sa propre production d'une oeuvre de Shakespeare rarement présentée, «Titus Andronicus».Retournent également à Stratford Mervyn Blake, qui en est à sa cinquantième année comme acteur, et Amelia Hall, la première actrice qui ait jamais joué dans la vieille tente du Festival, en 1953.Richard Monette et Jack Wetherall (qui interprète encore «The Elephant Man» sur Broadway) joueront alternativement Henri V.Alan Scarfe, qui fut la saison dernière un flamboyant John Barrymore dans «Ned and Jack» et un vigoureux Othello, jouera dans un autre théâtre d'été, tandis que Domini Blythe doit passer au moins un an au sein de la Royal Shakes- » t Peter Ustinov et Jim McQueen, dans King Lear.pearian Company à Stratford-upon-Avon et à Londres.Enfin, Eric Donkin, un acteur comique, est en tournée et ne reviendra probablement que tard dans la saison, et Frank et Marti Maraden doivent jouer dans un théâtre d'été aux Etats-Unis.Parmi les nouvelles oeuvres au programme, on note une traduction de «La mouette» de Tchekov par John Mur-rell, de Calgary; «Virginia», d'Edna O'Brien \u2014 une pièce sur Virginia Woolf; et «Foxfire», une pièce écrite et jouée par Cronyn.On prévoit par ailleurs le filmage de «The Importance of Being Earnest*, d'Oscar Wilde, où Hutt interpréterait Lady Bracknell.Finalement, un comité étudie actuellement diverses possibilités en ce qui concerne le poste de directeur artistique après 1980: on ne pense pas que Robin Phillips songe à partir, mais il a laissé entendre qu'il aimerait que certaines de ses responsabilités soient déléguées à d'autres personnes au niveau artistique ou administratif.PfiRUTIODÔ HISTOIRE DES SERVICES SECRETS NAZI, par André Brissaud.376 pages.Editions Pion.LA HORDE NOIRE, par Hans Hell-mut Klrst.381 pages.Editions Bel-fond.LE DELEGUE ET LES FEMMES VOILEES, par Pierre Courcel.220 pages.Editions Fleuve Noir CRIME IMPUNI, par Georges Si menon.189 pages.Les Prêtres delà Cité.Prix $3.75 SAFARI POUR UN VIRUS, par Jean-Louis Le May.220 pages.Editions Fleuve Noir Prix.S3.75.CETTE NUIT.VICOMTE, par Fred Noro.218 pages.Editions Fleuve Noir.Prix.: $3.75.ESCALADE DU METRIS.par Paul Kenny.222 pages.Editions Fleuve Noir Prix.: $3.75.L'OMBRE DE KACHIRA.par Joan-Pierre Conty.218 pages.Editions Fleuve Noir.Prix.: $3.75.LES VIEUX COFFIGTS.par Dominique Arly.220 pages Editions Fleuve Noir.Prix.: $3.75 MATT EST BRILLANT, par François Chabrey.218 pages Editions Fleuve Noir.Prix.: 53.75.LE VENT DES MORTS, par G.-J.Arnaud.218 pages.Editions Fleuve Noir Prix.: $3 75.LES LOIS DE L'ORGA.par Adam Samt-Moore.220 pages.Ed.tiors Fleuve Noir.Prix.$3.75.SOLITUDE FACE A LA MER.par Anne Lindbergh, trad.Par Nicole Bogliolo et Georges Roditi, 218 pages.Les Presses de la Cité.FAUVEL ET LES POURRIS, par Peter Randa.218 pages.Editions Fleuve Noir.Prix.: $3.75.LE MUTANT D HIROSHIMA, par K.-H.Scheer.220 pages Editions Fleuve Noir.Prix.: $3.75.LE CONGRES DES SORCIERES, par Jean-Pierre Conty.218 pages.Editions Fleuve Noir.Prix : $3/5 PROGRAMME DE SUBVENTION POUR LA PROTECTION DU PATRIMOINE Le ministère des Affaires culturelles propose cette année encore un programme de subvention destiné à soutenir les efforts de découverte, de mise en valeur et de pro tection du patrimoine.Ce programme comporte trois volets: \u2014 animation du patrimoine \u2014 connaissance du patrimoine \u2014 patrimoine autochtone Les individus et les organismes intéressés à présenter un projet peuvent obtenir tous les renseignements nécessaires auprès du bureau régional du ministère des Affaires culturelles dont la liste suit.La date limite de présentation d'un projet est le 1er avril 1980.Est du Québec 337, rue Moreault, suite S-15 Rimouski, G5L 1P4 (418) 723-8234 Saguenay Lac Saint-Jean 534, rue Jacques Cartier est, CP.36 Chicoutimi, G7H 5B5 (418) 549-9535 Québec 47, rue Sainte-Ursule Québec, G1R4E4 (418) 643 7431 Mauricie Bois-Francs 2275, boulevard des Récoliets Trois Rivières, G8Z 3X6 (819) 374 6205 Cantons de l'Est 740, rue Galt uuest Sherbrooke, J1H 1Z3 (819) 565 1753 Montréal 222, boulevard Saint-Laurent Montréal.H2Y 2Y3 (514)873 2255 Outaouais 170, rue de l'Hôtel-de-Ville, 6e étage Edifice Montferrand Hull, J8X4C2 (819) 770-2118 Nord-Ouest québécois 1.9e Rue Nordnaa.J9X 2B1 (819) 762 6517 Côte Nord 625.boulevard Laflèche, local 353 Hauterive.G5C 1C5 (418) 589 6979 Nouveau Québec 47, rue Sainte Ursuie Québec, G1R4E4 (418) 643-7796 4p Ministère des Affaires culturelles Direction générale du patrimoine AUX QUATRE VENTS DE L UNIVERS, par Frank Dartal.220 pages Editions Fleuve Noir.Prix : $3.75.ESSAIS AINSI ON A ASSASSINE TOUS LES MOSSE.par Titinga Frédéric Pacere.174 pages.Editions Naa-man POESIE STRATOSHERE.suivi de MAGNE-TOSHERE.par Edgar Jobm.65 pages.Editions Naaman.CHAIR AUX ENCHERES, par Diane Begin.97 pages.Editions Naaman.L'INLASSABLE ERRANCE, par Marc Gariépy.76 pagos Editions Naaman ROMANS LA COHORTE FICTIVE, par Monique Larue.128 pages.Editions l'Etincelle Prix : $7.00 LES NOUVELLES TENDANCES DU ROMAN ALGERIEN DE LANGUE FRANÇAISE, par Guy Daninos.169 pages Editions Naaman.REVUES REVUE DU NOUVEL ONTARIO (No.2 Sudbury 1979), politique et syndicalisme: réalités négligées en Ontario français.Editions Prise de Parole.SALUT CHÉRIE (Vol.I no.9).publication de la Société d édition ot de presse Basset Bonheur Inc.QUÉBEC FRANÇAIS (No 36) revue pédagogique, littéraire et culturelle, publiée par l'Association québécoise des orofesseurs de français.ROMANS RETOUR A MALVOISINE.par Yves Viollier.196 pages.Éditions Jean-Pierre Delarge.LE MAT DE COCAGNE, par René Depestre.1 78 pages.Éditions Gallimard.Pf.x S14.95.LlLE AUX TRENTE CERCUEILS, pai Maurice Leblanc.346 pages.Les Presses de la Renaissance L AMERIQUE ROMAN, pju Je.vi Thibaudeau.149 pages.Éditions I lamnwlon L ILE SANGLANTE, par Peter Benchley, trad par Anne Villeiaur.252 pages, Éditions Belfond.M A M LA LOUVE, par François Richard.199 pages.Éditions Ar-thaad UNE JOURNEE VERS LE SOIR, par Pierre Dalle Noqarc, 160 pages Les Presses de la Renaissance.LES JAPPiNS SECRETS; par Normand Rousseau.254 pages Editions Pierre Tisseyre.ECOTOPIE.par Ernest Callen-bach.328 pages Éditions Opuscule.Prix- $4.95.L'ÉPOUSE AMÉRICAINE.p?.r Mario Soldati.trad par Françoise Bouillot.189 pages Editions Bel-fond LE PRÉ JOLI, oar Rafael Plvidal.198 pages.Editions Balland LA ROUTE DE LA LIBERTE, par Howard Fast, trad par Christian Holler.330 pages Les Presses delà Renaissance.LA PRESTIGIEUSE, par Eva Bç-kos.414 pages Éditions de T'évi se ALBA LE PAIN ET LE FOUET par Jacques eî François Gall, 415 pages Editions de Trévise.JACK LE MAGNIFIQUE, par Peul Théroux.trad par Françoise Gar-tano.286 pages Les Pressas de la Renaissance Tl JEAN L HORIZON, car S«mone Schwarz-Bart.279 pages*Éditions du Seuil ECKANKAR Un genre de vie.Quel est le but de la vie?Ai-jc vécu auparavant?Qu'y a-t-il derrière le voile do la mort?PRESENTATION D'UN RLM DOCUMENTAIRE TOUS LES DIMANCHES 14 HEURES Nouvetlt presentation chaque semaine Soirée d'information (Entrée libre) Tous les lundis.20h00 1319 est.rue Sa-nte-Caînenru*; (métro Betudty) * » Montreal 521-6518 Les Éditions du Jour Il faut lire le premier roman d'Yvette Doré-Joyal ! Yvetic Dore lovai J'avais oublié que l'amour fût si beau Vi icn.iM $6.00 Ce très bon roman raconte l'histoire de cinq québécoises qui, lors d'un dîner en groupe font le bilan de leur vie.Elles arrivent à un carrefour qui les lance chacune sur des routes nouvelles.Le centre de l'intrigue gravite autour de l'une d'elles Agathe qui.par choix personnel, quitte mari et enfant.et vous saurez la suite en lisant le roman d'Yvette Doré-Joyal.L En vente chez tous 1er libraires et dépositaires Les Éditions du Jour Inc.6765, de Marseille, Montréal H1N 1M4 Si vous Qè$
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