La presse, 14 février 1980, Cahier A
[" Ftorek fait des envieux Robbie Ftorek, dit Tintin le Magnifique, est capitaine des Nordiques.Il a 28 ans.Il ne pèse que 155 livres, mais il se montre % très agressif.Il touche, dit-on, 18 $235,000 par an, payable en dol-* lars américains, et ce pour une 5 période de six ans, à Québec.H Voilà autant de raisons de déranger son entourage.Mais il dérange surtout, écrit Michel BLAN-8 CHARD, parce qu'il fait mourir 0 d'envie.1 \u2014 page B 2 3 O O c V 4 T J Québec songe a une loi spéciale Imitant les grands, ces écoliers ont décidé de «manifester» pour reprendre leurs cours, à l'école Notre - Dame - de - Grâce.Le gouvernement n'est pas intervenu immédiatement dans le conflit des employés de soutien qui paralyse bon nombre de CEGEP et d'écoles au Québec mais, si les négociations n'aboutissent pas à une entente au cours des prochaines heures, le premier minisire Lévesque pourrait convoquer l'Assemblée nationale pour vendredi ou mardi.\u2014 page A 8 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, JEUDI 14 FÉVRIER 1980 96e ANNÉE, no 38, 62 PAGES, 4 CAHIERS « 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI '1 75 METEO Nuageux, éclaircies, quelques flocons Minimum: \u2014 ! 2 Maximum: \u20143 Demain: peu de changement Détails à la page A 2 ¦ 4 - i 4 9 P F f fi FEVRIER C'est quoi le prix 9 par Paul LONGPRE A QUATRE JOURS du scrutin, l'un des rares enjeux concrets de la campagne électorale, le prix de l'essence, continue de donner lieu à des cafouillages qui ne peuvent qu'ajouter à la confusion des électeurs.On croyait enfin la question réglée, après bien des ratés de départ.En '80, les Canadiens subiraient une augmentation de $0 32 le gailon d'essence sous un gouvernement.Clark (ce qui comprend une taxe d'accise majorée de $0.18 la gallon), ou alors ils encaisseraient une augmentation de moins de $0.14 le gallon sous un nouveau cabinet Trudeau.Nuance de taille, M.Clark ouvre son jeu jusqu'en 1982, tandis que M.Trudeau refuse de s'avancer plus loin que le court terme.Or, voilà que mardi soir le premier ministre Clark, comme le magicien fait surgir un lapin de nulle part, déclare que les libéraux augmenteraient la taxe d'accise de $0.20 le gallon s'ils étaient reportés au pouvoir, ce qui lui vaut bien sûr les dénégations les plus officielles de l'équipe libérale.Voir PRIX, page A 6 édito Un projet pour éviter une catastrophe par Y van GUAY page A4 Phcto Michel GRAVEL Charles Kerr, l'un des coureurs américains qui se sont relayés pour apporter la flamme olympique à Lake Placid, brandit sa torche après avoir allumé la vasque, donnant ainsi le signal de l'ouverture des Jeux d'hiver de 1980.Pendant que Mondale inaugure les Jeux d'hiver Carter réitère le « non » des E.-U.aux Jeux de Moscou Les Jeux olympiques d'hiver de 1980 ont été inaugurés hier à Lake Placid, dans l'Etat de New York, avec toute la pompe traditionnelle, et l'événement a fait oublier un instant le danger mortel que la situation internationale fait courir au mouvement olympique en tant que tel.Mais dans la soirée même, le président Carter réaffirmait qu'il était «impensable» que les Etats-Unis participent aux Jeux olympiques de Moscou après l'intervention soviétique en Afghanistan., Autres informations en page B 5__ Il a ajouté qu'il maintenait son ultimatum du 20 février.«Une évacuation entre le 20 février et le 23 mai, date limite d'inscription aux Jeux, ne modifierait pas la position américaine», a-t-il déclaré.«Ni le président, ni le Congrès, ni le peuple américains n'envisageront favorablement l'envoi d'une équipe à Moscou», a-t-il dit.Estimant tout aussi «impensable» que les autres pays participent aux Jeux tant que les troupes soviétiques se- Voir MOSCOU, page A 6 Nouvel espoir pour les otages Carter dit oui a une enquête sur le chah d'après UPI et AFP Le président américain Jimmy Carter a donné hier sa première conférence de presse en 11 semaines pour annoncer que des «signes positifs» étaient apparus en vue de la libération des 50 otages détenus en Iran depuis 103 jours.Mais il a aussitôt mis ses concitoyens en garde contre un «optimisme prématuré», se contentant d'ajouter que des «négociations intenses et délicates» se poursuivaient.Unique révélation: les Etats-Unis, a-t-il dit, appuieront les démarches de l'ONU pour la constitution d'une Commission d'enquête en vue d'examiner les accusations de crimes portées par l'Iran contre le chah déchu.Règlement prochain?Les déclarations de Carter faisaient suite à une journée de pressantes rumeurs selon lesquelles le règlement de la crise irano-américaine était proche sinon imminent.Le président iranien Abolhas san Bani-Sadr avait lui-même suscité les espoirs en annonçant, à la télévision française, que l'imam Khomeiny avait approuvé un plan d'action concernant la libération des otages et l'attitude à l'égard des étudiants islamiques.Il n'a pas révélé les détails du plan, mais il a déclaré qu'avec l'accord de Khomeiny et du Conseil de la Révolution, le recours à la force ne serait pas nécessaire pour faire sortir les étudiants islamiques de l'ambassade américaine occupée.Quant à la date où la libération des otages pourrait intervenir, Bani-Sadr a déclaré: «Cela dépend des Etats-Unis.Un miracle est toujours possible».De source américaine à Washington, on n'avait pas démenti l'optimisme de Bani-Sadr mais on refusait de dire si le plan approuvé par Khomeiny était le même que celui envisagé par Carter.Voir CARTER, page A 6 le monde Tito en danger de mort L'état de santé du président Tito, qui a été amputé d'une jambe il y a près d'un mois, s'est aggravé et son coeur continue de faiblir, tandis que les défaillances rénales s'accentuent.On ne croit plus au miracle, et la seule question que se posent désormais les spécialistes est de savoir combien de temps encore l'organisme du malade pourra résister: pour l'instant, le président yougoslave livre ce dernier combat, avec la farouche énergie qu'il a manifestée tout au long de sa vie.m \u2014 page A 1 3 sommaire Arts et spectacles \u2014 Informations: A 1 7 à A 19 \u2014 Horaires: D 9 Bandes dessinées: D 8 Carrières et professions: D 6, D 7 Décès, naissances, etc.: C 1 7 0 Economie: D 1 à D 6 ¦ Editorial: A 4 Etes-vous observateur?.- C 8 FEUILLETON ! Holocauste: C 9 Horoscope: D 8 Le monde: A 1 2, A 1 3 Mot mystère: D 8 Mots croisés: D 8 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: C 7 à C 16 Quoi faire aujourd'hui: D 9 Radio et télévision: D 9 Sports: B 1 à B 1 1 \u2014 Le ski: B 6 \u2014 Conne et fusil: B 8 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 6 \u2014 La loi et vous: C 5 Girerd A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 FÉVRIER 1980 La Régie de l'assurance-maladie enquête sur les factures des neurologues de l'université McGill par Laval LE BORGNE Pour la première fois depuis l'instauration de la «caston-guétte», les services d'enquête de la Régie de Passurance-maladie du {Juébec (RAMQ) examinent l'usage qu'en font des médecins universitaires \"Depuis le 9 janvier dernier en effet, la RAMQ enquête sur les factures que lui soumettent une vingtaine de sommités en neurologie de McGill travaillant au Montrai Neurological Institue & Hospital.'L'enquête remonte au 1er jan-.vier 1977 et s'étend jusqu'au 31 décembre dernier, date à laquelle les spécialistes du M NI ont cessé de facturer la RAMQ d'une façon jjui a amené la RAMQ à enquêter.Interrogé par LA PRESSE sur les lenteurs de la RAMQ à exami ner ce cas-là, qui dure depuis quatre ans, le président de la RAMQ, ! le Dr Martin Laberge, a répondu qu'il ne fallait pas sen étonner ; outre mesure étant donné que la i RAMQ traite par ordinateur envi-.ron 950,000 factures par semaine.«Vous comprendrez facilement que nos enquêteurs surveillent d'abord les médecins en difficultés financières (saisies, faillites), ceux qui sont en recouvrement (qui remboursent la RAMQ) et enfin ceux qu'on soupçonne d'utiliser leur «castonguette» dune façon absolument fictive, avant d'examiner les comportements des médecins en milieu universitaire», a-t-il ajouté.Fraude peu probable Bien qu'il se soit refusé à commenter l'affaire du MNI avant que ses services ne lui en aient fait i rapport, le Dr Laberge a expliqué que «dans 21 cas sur 25», la RAMQ ;\u2022 conclut habituellement qu'elle doit poursuivre au civil, «selon la ; Loi de l'assurance-maladie», et que «seulement une enquête sur 25 débouche éventuellement sur des accusations de fraude en vertu du code criminel.» Quoiqu'il en soit, depuis le 1er janvier dernier, les neurologues de MNI se conforment tous aux taux d'honoraires convenus entre la- Fédération des médecins spé- , Cfalistes du Québec et le Ministère des Affaires sociales.Cabinet privé Toute l'affaire repose sur l'existence de deux taux d'honoraires, soit ceux en cabinet privé et ceux en établissement.En règle générale, les taux en cabinet privé sont plus élevés que les seconds de 10 à 20%.Par exemple une consulta- La Quotidienne Tirage d'hier 9-9^0 tion à l'hôpital rapporte $31 alors qu'elle rapporte $40 en cabinet privé.Les honoraires en cabinet privé sont plus élevés tout simplement pour tenir compte des frais (location de bureux, équipements, salaires d'employés) inhérents à ce genre de pratique de la médecine.Le professionnel qui effectue son travail dans un centre hospitalier n'a pas à débourser de tels frais; c'est le cas des neurologues et neurochirurgiens du MNI qui n'exercent aucunement en cabinet privé.Quelques milliers de dollars.Peu importe qu'il s'agisse de fraude ou erreur administrative, on ne sait pas présentement quelles sommes d'argent sont impliquées.Selon le Dr Martin Laberge, président de la RAMQ, il s'agit tout au plus de «quelques milliers de dollars» par année pour chacun des spécialistes impliqués.Selon un des spécialistes du MNI qui a refusé de se conformer à la pratique suivie par ses collègues \u2014 et qui avec quelques autres a toujours facturé la RAMQ selon les tarifs en établissement \u2014 cela représente environ $10,000 par année par spécialiste.Le président de la RAMQ croit que ce chiffre est probablement trop élevé, mais dit de toute façon attendre les résultats de l'enquête de ses services là-dessus.McGill désolée Le vice-doyen de la faculté de médecine de McGill, faculté qui «emploie» à plein temps ou à temps partiel tous ces spécialistes du MNI, dit qu'il s'agit «d'une erreur commise par un ancien dirigeant du MNI».Tout en reconnaissant que le MNI est probablement le seul établissement de santé universitaire où les médecins chargent selon les tarifs en cabinet privé, M.Sidney Lee, le vice-doyen, souligne que les médecins impliqués n'en n'ont pas bénéficié personnellement».«C'est plutôt le fonds de recherche en neurologie de McGill qui, à son insu, aura ainsi obtenu un peu plus d'argent de la RAMQ, puisque les médecins du MNI atteignaient leur plafond de revenus autorisés plus rapidement que les autres», a-t-il expliqué.Il se réfère à la tradition, vieille d'un demi-siècle au moins dans les universités nord-américaines et selon laquelle on plafonne les revenus des médecins pour éviter qu'ils ne se consacrent qu'à la «recherche» de l'argent plutôt qu'à la recherche et à l'enseignement de la médecine.Ainsi chaque spécialiste rattaché à la faculté de médecine de LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: -12 Maximum: -3 Nuageux, éclaircies Quelques flocons DEMAIN Peu de changement au Québec RÉGIONS Abitibi Outaouai» Laurentides Contons do l'Est Mauricie Québec Loc-Saint-Jean Rimoutki Gaspétio Boie-Comeou Sept-lles m» m« AUJOURD'HUI \u2014 -6 Nuag.éclaircies, flocons \u2014 \u20143 Nuag., éclaircies, flocons \u2014 -3 Nuag., éclaircies, flocons \u2014 -3 Nuag., éclaircies, flocons \u2014 -6 Nébul.variable, flocons \u2014 \u20143 Nuag.éclaircies, flocons \u2014 -6 Nébul.variable, flocons \u2014 -7 Knsoleillé, pass, nuageux \u2014 -7 Ensoleillé, pass, nuageux \u2014 -8 Ensoleillé, pass, nuageux \u2014 -8 Ensoleillé, pass, nuageux DEMAIN Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement au Canada \u2022 4 Colombie-Britannique Alberta Sa s k a te he wa n Manitoba Ontario Nouveau-Bruns wick Nouvelle-Ecosse He-du-Prince-Edouar d Torre-Neuve Aujourd'hui\t\tMis.\tMa.Ensoleillé\tVictoria\t-2\t5 Ensoleillé\tEdmonton\t-24\t-13 Ensoleillé\tKegina\t-25\t-16 Ensoleillé\tWinnipeg\t-25\t-15 Neige\tToronto\t-f>\t-2 Knsolirillé\tFredericton\t-19\t-2 Ensoleillé\tHalifax\t-U\t-1 Ensoleillé\tCharlottetown\t-lr>\t-5 Ensoleillé\tSaint-Jean\t-9\t-5 \\ 7 i f t r r t x i LA PRCSSC \u2022«« pubpar IA PRESSE LTf f 7 ru* S«int Jacques Montreal H2Y 1K9 S«ul« U Press* C*n*di*nr>« ttl .iutor>««« » dif*u\\*f )\u2022« information* d« \u2022 LA PRESSE - «t c*H«« des u»rv«*t ds U P'*»4« A«socree «1 d* R«ut«* Tout droit* d« reproduction des -r'ormation» particulières a LA PRESSE «ont eqa l#m#rt reserve* retour 9aranti -Courrier de la deuirevne classe \u2014 Enregistrement numéro '400» Porl de f f i t i l \u2022 f J ¦ TARIFS D'AbONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE .und> ou vomed.$1.75 lundi ou rendredi $125 Somedi seulement 0 75 ABONNEMENTS PAYES D'AVANCE por COutner ConoCa 13 26 52 L»*outo««d.$37 00 $74 00 $14100 W ou ***** $24 00 $4100 $96 00 Somed.vfirWt $1300 $26 00 $52 00 ETATS-UNIS - PAYS ETRANGERS «MOT COtXfrer \\ J^ynrfi ou wmeo lundi ou -renrjrfd.vAMkAi4t a ate iaanaait INfO«A»ATlON GENERALE REDACTION PROMOTION RELATIONS DE TRAVAIL 215-7272 215-7070 215-7100 215-7313 13 26 52 $5525 $110 50 $22100 $34 45 $6190 $137 80 $2010 $41.60 $13.20 PETITES ANNONCES (leeoectt clatsm) Commences 285-7111 4g 'y*d ov f*6*i> a i A Pour cKcnçer ou onnuler 285-7205 GRANDIS ANNONCES Denver's 285-7202 Nctionoi.T#i*-Preez votre marchand participant Ztnlth.del maintenant et participe* au concours Les Occasions en Or de Zenith! Vous pouvez gagner 'une des cent précieuses pièces d'or \u2022anadiennes' Les bons de partic»pation seront acceptés à compter du 18 janvier 1980 et devront être reçus au plus ta'd le 3 mars i960 Les gagnants seront détermines d après un test d habileté et les décisions des ;uges seront finales Le concours est ouvert à tous les résideras du Canada saut aux employés (et 'curs familles immédiates) de Zenith Radio Omada Ltée.aux distributeurs et marchands Zenith, leurs agences de promotion et de publiottéol a I organisation des membres du fury l offre de rabais est aussi or.vigueur du 18 janvier au 3 mars '980 Donc, voyez votre marchand Zenith dès maintenant' \u2022 La valeur des pièces est dete^rn-nèe d'acres ta valeur mèm* d> l'or Chacjue pièce \u2022v«it une vatou' de $744 au 3 janv««f 1980 La qualité doit y être pour que le nom soit apposé.Voyez vot»p marchand participant Zerith 0' \u2022 \u2022 *e.' -icup sa^e dfj iî sotrt-aucune vent* sur piacaji 900 ouest bon S* Martin CnomedcvV.'«e de Lavai 663-0430 Lund' au venired' de 9 OC hrfi « i a^0fi*'espm I f S MODEl ES PEUVENT ME PAS E\"RF DiSPOMBlE CME2 ' JS l E S MARCHANDS ZENiT' il 61 A 8 INFORMATION: générales MONTRÉAL, JEUDI 14 FÉVRIER 1980 La meilleure heure: 19h30f le 4 mars Lévesque veut que tout le Québec voie à télé le début du débat sur question par Louis FALARDEAU de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le gouvernement Lévesque a demandé hier aux partis d'opposition leur consentement pour que le débat sur la question référendaire puisse débuter à 19h30 le mardi 4 mars prochain.Cela permettrait à la grande majorité des Québécois d'assister en direct à ce débat historique, puisque Radio-Québec a déjà manifesté son intention de le diffuser en entier.Mais s'il devait commencer \u2014 par les discours des trois chefs \u2014 le mardi après-midi ou le mercredi matin, ou bien il serait diffusé en direct à une fort mauvaise heure d'écoute, ou encore il ne pourrait être vu qu'en différé.L'Assemblée nationale doit se réunir à 14h00 le 4 mars.Comme la motion proposant la question référendaire n'a pas encore été inscrite au feuilleton, elle devrait l'être ce jour-là et ne pourrait être déposée avant le lendemain.Le gouvernement doit donc obtenir le consentement unanime des députés pour que l'inscription au feuilleton et le dépôt puissent se faire le même jour.La motion pourrait alors être déposée à 14h00 le 4.Suivrait la période des questions puis, vers 15h00, le gouvernement devrait appeler, aux «Affaires du jour», soit une loi déjà présentée en première lecture, soit la question référendaire.Mais le leader Claude Charron souhaiterait pouvoir alors ajourner les travaux de la Chambre à 19h30, laquelle siégerait jusqu'à 22h30 pour entendre les discours du premier ministre, du chef de l'opposition et du chef de l'Union nationale.Pour cela aussi, il doit avoir l'accord de l'opposition.Il a donc rencontré ses collègues leaders hier après-midi pour leur soumettre sa proposition.MM.Gérard D.Lévesque et Ber- trand Goulet n'ont pas rendu leur réponse sur-le-champ mais devraient le faire au cours des prochains jours.Joint au téléphone quelques minutes avant la réunion, le leader libéral n'avait pas voulu prendre une position tranchée relativement à une requête dont il ne connaissait pas le détail.«Je vais écouter ce qu'il a à dire, lui donner des indications, mais pas de réponse ferme et finale avant quelques jours.» Sa réaction semblait toutefois plutôt favorable.Mais il n'a pas manqué de souligner qu'il avait, à deux reprises, mis en garde le leader du gouvernement contre les complications qu'il pouvait s'attirer en n'inscrivant pas la question au feuilleton avant l'ajournement du 21 décembre.Le gouvernement avait passé outre parce que, croit M.Lévesque, il voulait se garder la possibilité de modifier le texte de la question avant d'en faire le dépôt officiel.Retour à l'école Québec envisage une loi spéciale par Louis FALARDEAU et Pierre VINCENT de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le gouvernement n'interviendra pas tout de suite dans le conflit qui paralyse encore une grande partie des écoles du Québec.Mais, a appris LA PRESSE de source sûre, le Premier ministre Lévesque pourrait convoquer la Chambre pour vendredi ou mardi au plus tard, si les négociations ne devaient pas aboutir à une entente au cours des toutes prochaines heures.Les négociations ont repris hier soir, elles devaient se poursuivre une bonne partie de la nuit et reprendre dans le courant de la journée d'aujourd'hui.Si ce soir les deux parties n'en sont pas encore arrivées à une entente ou, à tout le moins, si les négociations n'ont pas sérieusement progressé, le Premier ministre convoquera les députés pour demain, afin de faire voter une loi spéciale pour rouvrir toutes les écoles.De toute façon, cette convocation interviendra au plus tard mardi (lundi étant jour d'élections fédérales) si un accord n'est pas conclu d'ici là.Négociations au point mort Hier, les négociations ont été au point mort à presque toutes les tables, sauf à celle des enseignants de cégeps affiliés à la CSN où l'on a procédé à certains travaux préliminaires.Tout le monde, tant du côté syndical que patronal, attendait une intervention politique qui devait s'articuler au cours de la réunion du Conseil des ministres.Tôt le matin, le ministre Parizeau a rencontré Norbert Rodrigue et Marcel Gilbert de la CSN, ainsi que son négociateur Lucien Bouchard, afin de faire le point sur la situation.Et, hier soir, à l'issue de la longue réunion du Conseil des ministres, M.Lévesque a fait connaître, par voie de communiqué, qu'il donnait une autre chance aux négociateurs.Mais l'heure était plutôt au pessimisme, hier après-midi, au cours de la réunion du Cabinet.Le gouvernement Lévesque voudrait à tout prix éviter l'adoption d'une autre loi spéciale à quelques mois du référendum mais il se sent par ailleurs coincé au coeur d'une querelle intersyndicale.Comment donner plus aux employés de soutien CSN qu'à ceux affiliés à la CEQ et à la FTQ, qui ont déjà accepté ses offres, sans accréditer l'idée qu'il est plus payant de faire laf Le premier ministre René Lévesque laisse une autre chance aux négociateurs.grève que d'en venir à un règlement négocié?Céder serait donner raison à la stratégie de la CSN qui ne manquerait pas d'en faire un argument de maraudage.Ce serait donc discréditer indirectement la FTQ et la CEQ, deux centrales par ailleurs moins agressives à l'endroit du PQ et de son option constitutionnelle.Par contre, la CSN se doit d'arracher quelques gains car ses adhérents ne lui pardonneraient pas d'avoir perdu quelques semaines de salaires pour en arriver aux mêmes conditions de travail que ceux qui sont restés bien sagement à leur poste.A moins que cette situation ne leur soit imposée par une loi spéciale.Néanmoins, le gouvernement et ses partenaires du secteur de l'enseignement du niveau primaire et du niveau secondaire sont convenus de «tenter l'impossible pour obtenir un règlement négocié avec les quelque 10,000 employés de soutien des Commissions scolaires affiliés à la CSN.De toute façon, conclut le communiqué, il est évident que l'absence de cours dans les écoles primaires et secondaires ne peut se prolonger au-delà de cette semaine».Si l'on en venait à une entente dans ce conflit qui a impliqué 10,000 syndiqués CSN, il resterait encore à régler les problèmes qui maintiennent toujours en grève les professionnels non enseignants, les enseignants de quelques cégeps affiliés à la CEQ, ainsi que les employés de soutien de cégeps affiliés à la CEQ.Une école pour handicapés n'a pas été touchée par Mariane FAVREAU Malgré la grève des enseignants et avec l'accord des centrales CEQ et PAPT, une école pour handicapés mentaux a pu poursuivre ses activités.En effet, l'école John-F.Kennedy, de Beaconsfield, qui accueille 125 jeunes de 5 à 18 ans (et de 18 à 21 ans dans une annexe) a finalement rouvert ses portes à partir du 6 février grâce à l'acharnement des parents et à la compréhension des autorités syndicales.On s'accorde à reconnaître que dans le cas de ces jeunes, une régression se fait vite sentir quand ils ne peuvent profiter des bienfaits de l'école.Une école bien spéciale d'ailleurs.Si bien que les parents ont pu s'organiser en groupes d'une quinzaine de bénévoles qui, chaque jour, s'occupaient de ces jeunes non pas d'un point de vue pédagogique, mais surtout occu-pationnel et récréatif, précise-ton.L'école est gérée à la fois par I la commission scolaires Bald-win-Cartier (catholique) et La-keshore (protestante).En plus d'accueillir des enfants de fois différentes, ils sont également de langues différentes: français et anglais s'y retrouvent.Les enseignants appartiennent à des syndicats différents, PAPT et CEQ.Le président du comité d'école est M.Bernard Mauret-te.La commission scolaire a fourni le transport, les parents, la surveillance et les syndicats, la compréhension.Il semble toutefois qu'on n'ait pas voulu faire état de cette situation exceptionnelle pendant la durée de la grève par crainte de représailles de syndiqués mécontents.Mais le président de la commission scolaire estime pourtant que «c'est tout à l'honneur de M.Gaulin» d'avoir compris la situation particulière de ces handicapés.La perte de salaire pourra être étalée Même si les enseignants perdent leur salaire pour les 11 jours de grève qui vient de prendre fin, leur perte pourra être étalée de telle façon que les effets se fassent moins durement sentir.En effet, les coupures de salaire pourront être étalées jusqu'à la fin de l'année scolaire si le syndicat en fait la demande avant le 29 février.Le grand argentier du Québec, le ministre Parizeau, a en effet expliqué «que les coupures seront opérées à la convenance des commissions scolaires mais elles pourront être étalées jusqu'à la fin de l'année scolaire pourvu que le syndicat en fasse la demande» avant la date précitée.De plus, telle coupure de traitement ne pourra dépasser un maximum de ll/260e du traitement total annuel à moins que les enseignants ne se soient présentés au travail après le 12 février.^mm MÊÊÊÊÊÊÊtÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊ Au cours de leur tournée pan canadienne, les membres du Houston Ballet portent ce chandail montran les drapeaux canadien et américain, ainsi que Inscription: «We Thank Yqu Canada».Ces remerciements font suite, naturellement, au rapatriement de six diplomates américains de Téhéran.taephotoep) Prise de l'ambassade américaine à Téhéran Plusieurs otages ont tenté de s'échapper mais ont été repris PORT CHARLOTTE, Floride (PA) \u2014 L'un des six dipomates américains qui sont parvenus, grâce aux Canadiens, à échapper aux étudiants islamiques a déclaré que plusieurs otages de l'ambassade avaient eux aussi tenté de s'échapper mais qu'ils avaient été repris.«Lorsque les étudiants ont attaqué notre ambassade, le 4 novembre, je me trouvais avec 75 autres personnes dans l'immeuble du consulat, situé à l'arrière», a déclaré M.Robert Anders à un journal local.«Au début, nous avions pensé que la police ou les militaires viendraient déloger les étudiants.Mais, bientôt, le courant a été coupé et, au bout de deux heures, nous avons entendu des pas sur le toit.Quelqu'un a senti de la fumée.Nous avons alors pensé qu'il était temps de partir.» Les 75 personnes se sont séparées en groupes de 5 à 10 personnes et sont parties par une rue derrière l'ensemble d'immeubles.«Nous ignorions ce qui allait arriver.Les étudiants se répandaient dans l'ambassade, loin de nous.» La plupart des employés de l'ambassade furent repris par les étudiants.M.Anders et deux couples, les Likjek et les Stafford, purent se rendre dans une autre ambassade, que M.Anders n'a pas identifiée, puis gagner l'appartement de M.Anders.Pendant les cinq ou six jours qui suivirent, ils se déplacèrent d'un apparte- ment à l'autre, et se cachèrent chez des amis.M.Anders finit par appeler un ami à l'ambassade du Canada.«Pourquoi avef.-vous attendu si longtemps pour m'appeler», lui dit celui-ci.«Venez chez moi.» «Je lui dis que j'avais quatre amis avec moi, il me dit de les amener aussi.» Au bout d'une semaine, le groupe fut rejoint par M.Schatz, qui était lui aussi parvenu à échapper aux étudiants islamiques.«Notre dépait a été si bien préparé et organisé que nous n'avons pas eu peur du tout.On ne pourra jamais assez remercier les Canadiens pour tout ce qu'ils ont fait», a dit M.Anderl.Ecoles: situation confuse par Mariane FAVREAU La Fédération des commissions scolaires a déjà fait savoir qu'elle souhaiterait une loi spéciale pour mettre fin à la grève des employés de soutien tandis qu'à la Fédération des cégeps, on indique qu'on ne l'a pas encore demandée, mais qu'on étudie la question.Dans le cas des commissions scolaires, le président de la FCSCQ, Me Jacques Mongeau explique qu'une telle mesure n'a pas été requise officiellement.«Mais on la souhaite».Il rapporte qu'aux cours de pourparlers avec le ministre Parizeau, il a indiqué qu'une fois réglée la grève avec les enseignants, il faudrait songer à une loi spéciale pour l'autre groupe en grève si aucun règlement n'était en vue.Ceci, non pas parce qu'il considère moins «importante» la grève des employés de soutien mais parce qu'il lui semble qu'on ne peut pas donner plus à un groupe d'employés qu'à un autre groupe de la même catégorie.Or, tant les employés CEQ que FTQ ont des ententes de principe; on peut sans doute faire encore des ajustements correctifs avec les syndiqués CSN, qui s'appliqueraient aussi aux autres, explique-t-il.Mais c'est tout: autrement, on recommence toute la négociation avec les autres aussi.Et tout cela peut prendre des allures de lutte à finir, pense-t-il.Or, à cause de la grève des employés de soutien, environ la moitié des élèves de la province sont encore sans classe, même si^n ne retrouve les syndiqués CSN que dans 88 commissions scolaires.C'est que de grosses commissions, comme la CECM à Montréal avec 128,500 élèves, sont touchées.Quant au porte-parole de la Fédération des cégeps, M.Jacques Laberge, directeur général, il insiste sur le fait que son groupe patronal n'a «pas encore» demandé de loi spéciale.Comme on se penche présentement sur la question, il se pourrait bien qu'on la réclame sous peu.Il y a actuellement 31 cégeps fermés (sur 49 cégeps et campus).La majorité, plus de 20, le sont par les employés de soutien CSN, quelques autres par les enseignants CEQ et par les professionnels non enseignants.M.Laberge estime qu'on atteint «le seuil critique» où la perte de cours va commencer à présenter des difficultés, où les élèves n'auront pas le contenu normal auquel ils ont droit.Toutefois, il signale que la grève s'étant produite en début de session, elle permet peut-être certains aménagements en cours de session.La pression commence à se faire sentir dans les collèges touchés par les grèves: on refuse de chauffer un immeubleouon fait des pressions pour que le conseil d'administration se prononce sur la position des enseignants.Situation encore confuse Il faut rappeler que toutes les commissions scolaires de l'île de Montréal sont ouvertes et fonctionnent normalement à l'exception de la CECM, qui est fermée.La régionale de Chambly et ses commissions scolaires locales fonctionnent normalement: toute fois, les enfaits sont en congé puisqu'on a conservé les trois journées pédagogiques prévues.A Chomedey-de-Laval.tout est revenu à la normale depuis hier matin.La veille, on avait dù retourner les élèves chez eux: ils n'étaient pas assez nombreux, dans certains cas.A Blainvillr-Deux-Montagnes.les écoles sont fermées tant que la grève du soutien ne sera pas réglée.Des parents sont particulièrement inquiets: dans une polyvalente, on vit selon le régime du double horaire.Les parents estiment que les élèves perdent des heures de classe, de cette façon; avec la grève qui se prolonge, ce serait une double perte pour leurs enfants.Mais le directeur général assure de son côté que ces élèves ne sont pas plus pénalisés que les autres.A la commission scolaire Le Gardeur, on a finalement décidé de suspendre les cours pour les élèves mais les enseignants doivent se présenter.Depuis deux jours, certaines écoles étaient ouvertes, d'autres pas, selon le piquetage des grévistes.Ce qui fait que des élèves revenaient ou non à la maison, selon les jours ou les écoles.Désormais, les 24 écoles primaires et secondaires de cette commission scolaire (Repentigny et environs) sont fermées aux élèves.t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 4 FÉVRIER 1 980 A 9 ¦ n » 5 e puur Au nom de toute l'Amérique qui vous est profondément reconnaissante, Greyhound Lines exprime par la présente sa gratitude pour un remarquable geste de courage et de bravoure.Personne ne sillonne autant les États-Unis que Greyhound Lines.Et personne n'aspire autant que nous à vous conduire à travers un pays qui veut vous démontrer son amitié et son hospitalité.C'est notre façon de permettre aux Américains de dire \"Merci, Canada\" à leurs voisins du Nord.C'est avec le plus grand plaisir que Greyhound met en vigueur immédiatement une passe spéciale \"Merci.Canada\" qui donne le privilège à tous les Canadiens d'effectuer une distance illimitée aux États-Unis pour une période de 30 jours.Cette passe ne coûte que $99.Canadiens, si achetée au Canada, ou $99.Américains, si achetée aux États-Unis.La passe doit être achetée avant le 30 avril 1980 et est valide jusqu'au 30 mai 1980.Elle est à la disposition de tous les Canadiens résidant au Canada et aux États-Unis.Elle est utilisable sur toute la ligne de Greyhound, qui dessert 100 000 milles de route aux États-Unis.Pour tous les détails, consultez votre agent Greyhound le plus proche.t i » I i i I r i i ?i t i ê i ¦ i A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 4 FEVRIER 1 980 Frontenac: élection le 24 mars A la suite du dects du candidat créditiste dans Frontenac, Nel-jsoiî Lessard les électeurs de cette circonscription iront aux urnes le 21 mars seulement.M.Lessard, qui était âgé de t.'t ans.est mort subitement mardi soir au cours d'une assemblée politique tenue à Thetford Mines.On pense qu'il a succombe à une défaillance cardiaque.En vertu de la Loi électorale fédérale, lorsqu'un candidat meurt après la date limite des mises en candidatures et avant le jour de l'élection, le scrutin est annule dans la circonscription et tous les résultats de vote anticipe sont rayes des registres électoraux.Le directeur général des élections.Jean-Marc Hamel.a fixé le nouveau scrutin au 24 mars, les mises en candidatures devant se faire avant le 10 mars Frontenac était représenté par Leopold Corriveau, un liberal qui tentait de nouveau de se faire élire.3e appel à !a bombe La campagne électorale fédérale a été assombrie hier par la troisième menace d'attentat dirigée contre un chef de parti en dix jours.La police a fouillé la salle de conférence d'une école de Winnipeg où le leader libéral Pierre Trudeau devait prendre la parole, après avoir été avisée qu'une bombe avait été dissimulée dans l'immeuble.Les recherches ont pu être effectuées sans qu'on ait eu à évacuer les 800 partisans qui s'étaient massés dans la salle; aucun engin de mort n'a été découvert, et M.Trudeau a pu prononcer sa causerie comme prévu.The Gazette poursuivi La compagnie Southam Inc., propriétaire du quotidien The Gazette, est actuellement l'objet d'une poursuite de $250,000 de la part de M.Cari O'Malley, un organisateur du Parti du crédit social, par suite de la publication, le 2 février, d'un article qui aurait sali la réputation du demandeur.M.O'Malley a soutenu hier, en Cour supérieure, que Particle en question, écrit par le journaliste Hubert Bauch, est libelleux par sa description de son comportement et de sa personnalité, et susceptible d'affecter la confiance que ses clients ont placée dans la firme d'experts-conseils O'Malley, Berger et associés.La rétraction demandée aurait été rejetée par la direction du journal.Petro-Canada Sous l'effet d'un revirement évident de la politique du gouvernement conservateur, qui déconseillait à Petro-Canada toute transaction pétrolière internationale, des émissaires de cet organisme effectuent cette semaine une visite au Mexique et au Venezuela.Le ministre de l'Energie.M.Ray Hnalyshyn, a annoncé hier que le président de Petro-Canada.M.Wilbert Hopper, et le sous-ministre de l'Energie.M.Ian Stewart, s'étaient rendus dans ces deux pays pour y discuter de l'achat éventuel de pétrole par le Canada.«Fêtant donné que je ne pouvais m'y rendre?moi-même», a précisé le ministre, «j'ai jugé bon d'y dépêcher des représentants pour poursuivre les discussions».M Hopper avait révélé, en juillet dernier, qu'il avait été avisé de ne pas Impliquer Petro-Canada dans des contrats pétroliers internationaux, mais M.Hnatyshyn a expliqué que les disponibilités canadiennes étant actuellement inférieures au niveau considéré comme sur, Petro-Canada avait été chargée d'augmenter ces reserves aujourd'hui \u2022 Le premier ministre Clark parle à midi devant les membres de l'Empire Club de i \u2022> ronto: il prendra la parole ce soir à Niagara Falls, et passe ra la nuit à Toronto.\u2022 Pierre Trudeau se rend ce matin à London Ontario, et poursuit sa campagne cet après-midi et ce soir dans le sud de l'Ontario; il passera la nuit à London.\u2022 Ed Broadbent se rend a Winni peg pour y donner une inter view tele\\ isee et prononcer un discours au Red River College; il retourne dans l'aprèS midi a St Catharines, pour un ralliement de son parti, et passera la nuit à Toronto Une lutte entre deux libéraux par Pierre GINGRAS envoyé spécial de LA PRESSE SCHEFFERVILLE \u2014 La campagne électorale n'est pas le principal sujet de conversation à Schefferville, pas plus d'ailleurs qu'au Havre Saint Pierre et à Sept)îles où on commence à s'inquiéter des effets de la fermeture de la Rayonier à Port-Cartier.Dans u' comté de Manicoua-gan, il neige depuis le début de l'hiver.On s'adonne donc à la chasse aux perdrix blanches qui arrivent tout juste du grand nord, et à la motoneige.D'ailleurs, un peu partout dans ce coin de pays, même à Schefferville où chaque maison semble entretenir jalousement son banc de neige de 15 pieds de hauteur, il fait beau.On parle donc de la temperature Pourtant, au hasard des rencontres faites dans le comte, les électeurs vous diront que malgré ce desintéressement Manicouag 99 w .sv.\u2022 général, la campagne suscite une certaine curiosité.Et pour cause.Les deux principaux candidats sont des libéraux bien connus.De surprises en surprises Hyperactif.rusé, politicien jusqu'au bout des doigts, le député libéral sortant André Maltais part gagnant dans cette course.Au premier contact, on le sent frondeur, sûr de lui.Agé de 31 ans à peine, connaissant à fond la machine à faire des élections, il affiche déjà le sourire du vainqueur.En mai dernier, fort de l'appui du député libéral Gustave Blouin, qui prenait sa retraite après avoir siégé 16 ans à Ottawa, il avait récolté une majorité de 13,000 voix sur son plus pro- che adversaire, le créditiste Paul-Henri Tremblay.Cette fois-ci, le jeune libéral prend sa campagne encore plus au sérieux, il ne laisse rien au hasard.Jacques Blouin n'est pas le dernier venu et il le sait bien.Les surprises désagréables sont toujours possibles.Il y a eu d'abord son changement d'allégeance.Président de l'association libérale du comté durant quelques années, Jacques Blouin est devenu conservateur il y a peu de temps, appuyé par son oncle Gustave (une autre surprise), celui-là même qui avait supporté Maltais en 1979.Propriétaire d'une flotte d'hélicoptères, il dit à tout le monde que c'est le programme du PC qui l'a séduit.Mais l'Iron Ore étant son principal client, on chuchote un peu partout à Sept-Iles que la compagnie aurait fait pression auprès de lui.Bien sûr.son président M.Mulroney s'empresse de nier, en disant que c'est lui prêter bien peu d'intelligence que de le croire capable de tels agissements, surtout dans un contexte pareil.Des péquistes bleus Basée à Sept-Iles, l'organisation de M.Blouin est bien structurée et composée en grande partie d'organisateurs et de sympathisants péquistes, sans oublier quelques amis personnels libéraux.Quant à lui, la température aidant, il a décidé de visiter chaque coin et recoin du comté, souvent en pilotant lui-même son hélicoptère.Mercredi dernier, par exemple, il effectuait une tournée d'une dizaine de villages du grand nord, un voyage de plus de 1,000 milles pour visiter 800 électeurs.Rencontré avant son départ, il confiait à La Presse: «Vous savez, le gagnant dans cette élection n'aura qu'une majorité de deux à trois cents voix.Chaque poignée de main, même si c'est au bout du monde, peut devenir importante.Si Jacques Bouin est d'une conversation agréable dans l'intimité, il a de la difficulté avec un public, si restreint soit-il.Si bien que ses organisateurs, de peur de voir écorcher leur candidat, se sont mis en brouille avec plusieurs journalistes locaux.Manifestement, M.Blouin n'est pas encore familier avec la politique.Au cours d'une conversation à Schefferville, la semaine dernière, il a dit prévoir une coalition entre Joe Clark et les néo-démocrates, à la condition de faire de M.Broadbent le ministre de l'Energie.Tous admettent que Jacques Bouin est un batailleur et qu'il grugera la majorité du libéral.Mais voilà, Manicoua- gan est libéral depuis presque une éternité.Si les grands vents font partie de la vie des gens de la Côte, les ouragans sont bien rares.Albert Brown Jean-Jacques Biais aime la pêche mais ne veut pas servir Moi, bigot?par Paul ROY envoyé special de LA PRESSE NIGHTVILLE, N.B.\u2014 Albert Brown habite une très vieille maison à flanc de colline, en bordure d'une petite route de gravier, perdue quelque part dans la campagne néo-bruns-wickoise entre St-Jean, Moncton et Frederiction.«Vous n'avez pas eu trop de misère à nous trouver dans cette noirceur?», demande gentiment sa femme.Albert Brown arrive, souriant, chaleureux.Il s'excuse du désordre dans son bureau.«Prenez cette chaise-là, elle est plus confortable.» Sur les murs, encadrés, quelques diplômes de cours par correspondance, des photos de la reine et du prince Phillip, deux actions de la «Sussex Cheese and Butter Compagny».Le Canada Party Au fait, Albert Brown, 65 ans, est l'un des cinq candidats du Canada Party à l'élection du 18 février, le seul au Nouveau-Brunswick.Le Canada Party?Une espèce de Parti rhinocéros.l'humour en moins.En gros, il préconise un Canada unilingue anglais from coast to coast, le retour de la peine capitale, le renforcement de l'armée, le respect de la loi, de l'ordre, de l'entreprise privée, le maintien de l'actuelle constitution canadienne.Ah oui, le Canada Party es! également opposé à l'avortement sur demande et il propose que l'on n'accepte au pays que les immigrants de langue anglaise («from those countries whose people can be readily assimilated by the predominan majority of Canadians*).Mais Albert Brown se défend bien d'être bigot.«Ma conscience ne serafit pas en paix si j'étais bigot.«Pour moi, toute cette histoire de bilinguisme n'a aucun bon sens.J'ai travaillé dans le bois, sur les chemins de fer.Canadiens anglais et Canadiens français, côté à côté en parfaite harmonie.On parlait anglais toute la journée, mais le soir, dans le camp, les francophones se regroupaient et se racontaient leurs histoires cochonnes en français et nous, de notre côté, on se racontait nos histoires cochonnes en anglais.«Le français, quelle langue merveilleuse! » Albert Brown explique que l'anglais est la langue universelle pour le moment, mais que cela ne durera peut-être pas éternellement.«Il y a eu l'empire grec, puis l'empire romain, chacun imposait sa langue, puis il y a eu l'empire britannique.peut-être qu'un jour ce sera votre tour», ajoute-t-il avec tendresse.Mais en attendant ce jour, Albert Brown fait campagne dans sa circonscription de Fun-dy-Royal.«En 1974, j'avais obtenu plus de 2,700 votes et je n'avais fait campagne que dans une partie du comté.» \u2014 Du porte à porte?Pas tellement en hiver, ça fait pénétrer de l'air froid dans les maisons, je pourrais perdre des votes comme ça.\u2014 Le Canada idéal pour vous?Albert Brown réfléchit un instant.\u2014 Celui d'il y a 50 ans.Oui, le Canada des années 30.par Gilbert LAVOIE envoyé spécial de LA PRESSE NORTH BAY \u2014 Jean-Jacques Biais aime bien la pêche.L'ancien solliciteur général du Canada, qui se présente pour la troisième fois sous l'étiquette libérale dans le comté ontarien de Nipissing, a même visité la semaine dernière ses nombreux électeurs, qui sont plus intéressés à la pèche'sur la glace du lac Nipissing, qu'aux élections fédérales.Mais ce que M.Biais aime moins, c'est de servir d'appât au sentiment antifrancophone qui se manifeste assez ouvertement dans certains milieux anglophones du nord de l'Ontario.C'est à North Bay, la principale ville de son comté, qu'a été mise en marche l'an dernier l'Association pour la protection de la culture anglophone, un groupe opposé à l'octroi de droits spéciaux aux minorités de langue française.Le 22 mai, ce ressentiment a réduit sa majorité de 8,000 à 2,000 voix.Dans North Bay même, le Parti conservateur l'a emporté dans la plupart des bureaux de scrutin.C'est la population francophone de Sturgeon Falls et des petites communautés environnantes qui a sauvé Biais de la défaite.«Tu comprends, Trudeau est perçu comme un francophone, moi aussi; alors, j'y ai goûté.» Aussi, le candidat libéral fait-il totalement abstraction du leader national dans sa campagne actuelle.Pas une seule photo ou une seule mention de Pierre Elliott Trudeau dans ce comté où le chef ir d'appât libéral est toujours populaire auprès des francophones qui forment 30 p.cent de l'électorat.Chez les conservateurs, on mise sur une candidate anglophone bilingue mariée à un francophone, Mme Marie Marchand, pour saper l'appui traditionnel des libéraux.Mais son organisation reconnaît qu'elle a de la difficulté à faire une percée chez les francophones.«Jean-Jacques Biais vient de Sturgeon Falls.ils sont tous parents là-bas», déclare-t-on chez les tories.Maman Biais Le seul fond de vérité dans cette affirmation, c'est la présence active de «maman Biais», la mère de Jean-Jacques Biais, à Sturgeon Falls.Agée de 65 ans (elle en fait à peine 55), Claire Biais est entrée en politique en même temps que son fils.Elle est conseiller municipal de Sturgeon Falls depuis 1972, et elle prend une part active à la campagne fédérale.L'oeil vif, la répartie facile.Claire Biais rend la tâche difficile aux conservateurs chez les francophones.«Mais vous savez, c'est ma dernière élection», a-t-elle confie à LA PRESSE.«Je ne serai pas candidate au prochain scrutin municipal et j'abandonne complètement la politique.» Jean-Jacques (tout le monde l'appelle «Djé-dgé» dans Nipissing) devra voler de ses propres ailes.Les conservateurs racontent en riant que, privé de sa mère, il devra se trouver un nouveau leader national pour conserver le comté aux libéraux, dans les années 80.«Gib» dort tranquille par Gilles PAQUIN envoyé spécial de LA PRESSE WELLAND \u2014 «Si j'avais de l'argent à parier, je ne le mettrais sûrement pas sur la tète de notre candidat à Welland», dit Joe Huegerin.De la part d'un ex-député devenu organisateur, l'aveu est de taille et il laisse peu de doute sur le succès des libéraux, d'autant plus que son avis est partagé par les gens du NPD.Pourtant, la circonscription de Welland était venue à deux cheveux de passer aux mains des conservateurs en mai dernier, alors que le dépuie libéral sortant, Gilbert Parent, ne la conservait que par quelque 500 voix.Les circonstances ont chagé et «Gib» Parent, comme il aime à se faire appeler, peut dormir tranquille.Une conversation surprise chez le dépanneur de la rue principale de Welland illustre bien le revirement de la situation.Derrière son comptoir, le commerçant à la tète blanche plaisante avec deux clients qui ont l'air aussi de vieux amis.«Alors, allez-vous encore voter pour les consrr vateurs?Oh, la dernière fois, vous savez, ce n'était pas la même chose.On l'aimait bien le maire Pitz, mais ce Krusell, on ne le connaît pas.On a toujours été libéral avant, vous savez.» Depuis de longues années.Welland demeure libéral contre vents et marées.La chose est peu étonnante, puisque 20 p.cent des électeurs sont d'origine française et 12 p.cent d'origine italienne.Pour percer dans cet électorat si attaché aux libéraux, les conservateurs avaient réussi à convaincre le maire de Welland de porter leurs couleurs.Ce dernier ayant échoué, alors que le parti de M.Clark avait le vent dans les voiles, on voit mal comment un avocat sans panache du nom de George Krusell pourrait faire mieux, alors que les tories sont en difficulté.Le directeur adjoint de la campagne néo-démocrate, Mike Grimaldi, n'a aucune hésitation: «Le vote conservateur ^Vcrase.nous allons leur enlever la deuxième place», dit-il.L'aspirant «socialiste», Robert Wright, est un pasteur protestant qui n'en est pas à ses premières armes.Le printemps dernier, i! faisait doubler le vote du NPD.mais il reconnaît qu'il parvient difficilement à obtenir des appuis chez les francophones ci les Italiens.Pendant ce temps, «Gib» Parent fait sa petite campagne tranquille en soulignant aussi souvent (pie nécessaire que la taxe d'accise de $0 18 sur l'essence, c'est bien difficile à avaler.Dernier rectangle rouge sur la carte politique de la péninsule du Niagara, Welland ne semble pas disposée à virer au bleu.Les candidats forcés de se mettre à table par Huguette LAPRISE envoyé- spéciale de LA PRESSE VANCOUVER\u2014Les Chinois veulent que disparaisse le racisme; les étudiants réciament des bourses, les pêcheurs attendent la pêche miraculeuse; les pauvres exigent du pain et un logement.Ici, la campagne des chefs nationaux s'estompe derrière des considérations plus locales, au fur et à mesure que la date du scrutin se rapproche.On assiste par le fait même à un phénomène qui est la conséquence directe de ces changements perceptibles dans plusieurs circonscriptions.Les élec- Vancouver teurs scrutent, examinent les candidats et surtout les interrogent sur ce qu'ils veulent aller faire à Ottawa.La cour effrénée que leur font depuis un mois les trois chefs nationaux ainsi que les ministres conservateurs et les tètes d'affiche libérales n'aura peut-être pas les résultats escomptés.Ainsi, un comité de citoyens, le Downtown Kastside Resident Association, qui compte plus de 3,000 membres, a réuni 15 candi- dats à qui il a posé une seule question: «Allez-vous à Ottawa défendre les politiques de votre parti ou parler en notre nom et respecter vos engagements à notre endroit?» Pendant trois heures, toutes les interrogations ont tourné autour du rôle du député, sans que les noms de Clark, de Trudeau et de Broadbent ne soient prononcés.Une assemblée de protestation contre une émission sur la communauté chinoise, télédiffusée sur le réseau CTV, et qui a regroupé presque 1,000 personnes, a forcé, par exemple une candidate comme Pat Carney, qui n'avait jamais mis les pieds dans cette partie de cette circonscription de Vancouver-Centre, au mois de mai dernier, à se prononcer sur le racisme à Vancouver et sur le ressac à l'endroit des réfugies de la mer.Au cours de ce même rassemblement où la vingtaine de candidats portaient tous le bouton incitant à bannir l'émission «W-5», le libéral Art Lee a pris le micro! la larme à l'oeil.Si tel ou tel candidat n'est pas présent au cours d'un débat contradictoire, ou s'il s'éclipse après avoir débité son laïus limité à cinq minutes, les membres de l'auditoire, en coeur, le ridi culisent.Certains candidats, rouges de gène ou de honte, sont parfois forcés de se rasseoir.L'importance qu'ont prise les questions locales est sans doute ressortit» avec plus d'ardeur lors d'un débat contradictoire à l'Université de Victoria, auquel participaient les candidats de Esquimalt-Saanich.Deux heu res et demie de discussions a\\e< des étudiants et des personne\u2022> âgées ont abouti sur une interrogation presque désespérée: «Maintenant, pouvez-vous nous dire pour qui voter?», a demandé une vieille dame, applaudie à tout rompre par l'auditoire. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 1 4 FÉVRIER 1 980 A 11 Dans Toronto Lés libéraux ont profité de l'absence de Crombie par Gilles PAQUIN envoyé spécial de LA PRESSE TORONTO \u2014 En dépit d'une popularité personnelle nettement supérieure à celle de son chef à Toronto, le ministre de la Santé David Crombie a dû abréger sa convalescence pour s'assurer de sa réélection dans la circonscription de Rosedale.L'ex-maire de Toronto a été tenu à l'écart de la campagne électorale de la mi-décembre à dimanche dernier en raison d'une crise cardiaque qui le contraignait à une longue période de repos.L'absence de sa principale vedette a été durement ressentie par le Parti conservateur qui comptait sur sa participation active dans plusieurs des circonscription de ia ville.Même si son épouse et ses organisateurs avaient bien amorcé la bataille dans Rosedale, ils parvenaient difficilement à contenir les attaques des libéraux.«C'est difficile de faire campagne sans la participation du candidat», d'expliquer le président de l'organisation électorale du PC ontarien, Bill Saunderson.La candidate libérale Anne Cools, une travailleuse sociale de 34 ans, mène sa campagne à un train d'enfer et affirme qu'elle est presque nez à nez avec M.Crombie.Il n'en est rien, de dire d'une voix rassurée Barbara McDou-gall, organisatrice en chef du ministre: nous avons toujours une longueur d'avance et avec le retour de M.Crombie la marge ira en s'aceroissant.Lors du scrutin de mai dernier, Anne Cools était parvenue à augmenter le vote libéral de 28 I pour cent, laissant tout de même une majorité de 5,600 voix au conservateur.Selon Anne Cools, la majorité de M.Crombie est fragile puisqu'il suffit d'augmenter la participation des électeurs du sud du comté pour le renverser.Aux élections du mois de mai, la participation n'atteignait même pas 40 pour cent dans plusieurs des bureaux de scrutin de cette partie de Rosedale alors qu'elle était de 90 pour cent au nord.Le nord de Rosedale est à Toronto ce que Westmount est à Montréal; «c'est bleu ecchymose», dit un organisateur alors que le sud est partagé, et compte la plus forte concentration de logis subventionnés au Canada.Faisant une pause dans sa tournée, M.Crombie intervient pour ajouter: «Contrairement au préjugé, il y a des riches et des pauvres qui votent pour moi, sinon je n'aurais jamais été élu puisque le nord de Rosedale ne compte que le tiers de la population».» Ce qui fera la différence lundi prochain cependant, c'est l'efficacité des quelque 800 volontaires aguerris de l'organisation Crombie et leur habileté à faire le plein de voix conservatrice.Pierre Trudeau comme en 1968 par Huguette LAPRISE envoyée spéciale de LA PRESSE VANCOUVER \u2014 On se serait presque cru en 1968.Il y avait en tout cas des relents de cette époque glorieuse pour les libéraux.Leur chef, Pierre Trudeau, est arrivé à Vancouver comme s'il était responsable du soleil printanier qui s'est enfin levé sur la côte du Pacifique après des jours et des jours de brouillard et de pluie.Les quelque 2,000 personnes massées dans une salle d'un hôtel du centre-ville lui ont réservé l'accueil que d'aucuns jugent le plus chaleureux qu'il ait eu depuis le début de cette campagne.Au cri de «Nous voulons Trudeau» («We want Trudeau»), et de la musique discordante d'une fanfare du Winston Churchill High School, le chef libéral a fait son entrée parmi la foule, accompagné de son seul député à l'ouest de Winnipeg, Art Phillips, et de candidats libéraux de la région métropolitaine.Retrouvant la forme à laquelle il a habitué les gens au cours de ses campagnes électorales, Pierre Trudeau, sans texte, s'est lancé à fond de train dans une dénonciation de l'administration Clark.En trente minutes, il a fait le survol de la politique intérieure et étrangère des conservateurs, en les ridiculisant.«M.Clark, a-t-il dit entre autres, a promis de déménager l'ambas- sade de Tel Aviv à.hum.Tel Aviv», ce qui n'a pas manqué de provoquer les rires de l'audience.Au cours de ce discours, le chef libéral n'a rien apporté de nouveau par rapport à ce qu'il proclame depuis le début de la campagne.Il a toutefois parlé, plus longuement, comme il l'a fait cette semaine à Toronto, de la question de l'unité nationale et conséquemment de la nécessité d'un gouvernement central fort.M.Trudeau a souligné par le fait même les problèmes et les besoins de chacune des provinces, en rappelant encore qu'il était toujours parvenu à arriver à une entente que ce soit avec M.Loug-heed de l'Alberta, de M.Léves-que du Québec, ou de M.Bennett de la Colombie-Britannique.Avec une vigueur qu'il n'avait pas encore manifestée depuis quatre semaines, M.Trudeau s'est écrié à l'issue de son exposé, tout en invitant les gens à reporter le Parti libéral au pouvoir et en donnant rendez-vous au peuple canadien le 19 février: «Ne le faites pas pour moi, mais pour le parti, pour le pays! Levez-vous et travaillez pendant ces quatre derniers jours! » Le chef libéral a ensuite tenté de se frayer un passage parmi la foule qui l'envahissait et exigeait des autographes qu'il a signés avec courtoisie, le sourire aux lèvres.¦ toléphoto UPC Le chef libéral Pierre Trudeau dédicace une de ses biographies à Vancouver, ou ses partisans lui ont réservé un accueil enthousiaste.Trudeau méprise les électeurs Clark .v ¦>/¦*\u2022:\u2022 .< ., .¦» / V > v '***** iv* r* .it \" *'r*f.x'4: ¦ Bonne fête quand mêmei p'ioto J.-Y.létourneau, LA PRESSE / On a beau déclencher des élections mais pourquoi faut-il les tenir le jour de la fête de Jean-Frédéric.A 9 ans, il est normal et surtout plus sain pour un jeune garçon de préférer les cadeaux et les gâteaux que les libéraux et les conservateurs.Voyant que ses parents avaient prévu pour le 1 8 février de passer la soirée devant leur téléviseur pour suivre les élections, Jean-Frédéric Soucy a décidé de prendre les grands moyens et d'écrire directement au premier ministre Joe Clark pour exiger qu'on remette à plus tard le vote.Dans sa lettre du 1 5 janvier, Jean-Frédéric écrit le plus simplement et le plus gentiment du monde: «Voulez-vous changer la date des elections parce que le 1 8 février c'est ma fête et ma mère va guetter les résultats des élections toute la soirée.Si j'étais plus grand, je voterais pour vous».Tous les matins qui ont suivi cette missive, le gaçon aux joues rondes et aux grands yeux noirs a surveillé le facteur.Il attendait une réponse du premier ministre.Elle est finalement arrivée.Sur un ton protocolaire, le même qu'on utilise pour les grands personnages, l'adjointe à la correspondance au bureau de M.Joe Clark souhaite une heureuse fête au gamin audacieux.Jean-Fréderic qui demeure à Du-vernay est fier aujourd'hui de montrer sa lettre et la photo-souvenir du premier ministre.Ses parents sourient et disent en sourdine qu'ils voteront libéral le i 8 février.La fête de Jean-Frédéric aura lieu le dimanche.(d'après PC) \u2014 Les libéraux de Pierre Trudeau s'imaginent que les Ontariens et les Québécois vont leur faire une confiance aveugle, peu importe leur programme électoral et leur bilan administratif, a déclaré hier le premier ministre Clark, ce qu'il interprète comme un mépris pour les électeurs et la démocratie canadienne.S'adressant à un auditoire enthousiaste de London, dans le Sud-Ouest ontarien, M.Clark a déclaré, chaudement applaudi: «Ils essaient de s'attirer votre confiance sans la mériter, de mener une campagne calculée pour garder M.Trudeau à l'écart des débats, à l'écart des journalistes, ainsi qu'à l'écart des questions.» Selon M.Clark, les libéraux tentent de rééditer le coup de 1971, alors qu'ils ont combattu le plan Stan-field sur le contrôle des prix et des salaires pour l'introduire aussitôt l'élection passée.M.Clark a prédit, d'autre part, que son parti remporterait plus de sièges dans l'Ouest du pays que les libéraux au Québec.Les conservateurs détiennent actuellement 57 des 77 comtés de l'Ouest, alors que le Parti libéral contrôle 67 des 75 circonscriptions du Québec.À quelques jours des élections, la caravane conservatrice effectue une tournée dans le sud-ouest ontarien, une région que M.Clark a décrite comme critique à plusieurs reprises et où les libéraux espèrent effectuer une percée majeure, afin de don- ner le coup de grâce au Parti conservateur.Au cours de son discours, qu'un de ses adjoints a décrit comme l'un de ses meilleurs depuis le début de la campagne, M.Clark a aussi défendu son budget ainsi que les politiques de son parti sur l'économie, l'énergie, l'unité nationale, ainsi que la recherche scientifique.Le leader néo-démocrate, Ed Broadbent, estime, quant à lui.que dans le domaine énergétique comme ailleurs, charité bien ordonnée commence par soi-même.C'est ce qu'il a expliqué, hier, à Hamilton, devant un groupe d'étudiants qui le priaient de préciser sa pensée sur les exportations des richesses naturelles canadiennes vers l'étranger.Celui-ci a indiqué qu'il souhaite simplement que le Canada fasse d'abord l'analyse de nos propres besoins puis prenne les moyensde les satisfaire avant de conclure des ententes avec d'autres pays pour leur fournir nos ressources énergétique^ «Lorsque nous proposons de garder notre pétrole pour nous, a-t-il ajouté, nous n'avons pas à l'esprit qu'il faut nécessairement couper tous nos liens commerciaux avec le reste du monde».M.Broadbent a aussi expliqué à nouveau que, si son parti souhaite toujours, en théorie, le retrait du Canada de l'OTAN, la situation internationale actuelle suggère de reporter ce geste à plus tard.Le PCO se dit harcelé L par Michel GIRARD Le Parti communiste ouvrier (PCO), qui présente pour la première fois de son histoire une brochette de candidats (30) dans le cadre des élections fédérales, fait systématiquement l'objet, selon son président Roger Rashi, de discrimination et de harcèlement de la part des autorites policières de la Communauté urbaine de Montréal.Prétendant que le règlement municipal de la ville de Montréal interdisant l'affichage électoral est illégal en vertu de la loi électorale du Canada, le PCO dénonce les agissements de certains policiers qui appliquent à la lettre ce règlement en effectuant des «arrestations» et en portant des accusations contre les mili- tants du parti pris en «flagrant délit».Depuis le début de la campagne électorale, 15 militants communistes ont été, d'après le PCO.arrêtés par la police de la CUM pour avoir affiché ou diffusé du matériel électoral et sept chefs d'accusations ont été portes contre d'autres militants pour affichage illégal, selon le règlement municipal.Le président du PCO croit que le règlement municipal en question est illégal: «Il est reconnu que lors d'élections fédérales les règlements municipaux relatifs à l'affichage ne s'appliquent pas puisqu'il s'agit d'un domaine de compétence fédérale.La Cour suprême du Canada a d'ailleurs déjà statué sur cette question dans une cause qui remonte 1965», a-t-il précise.Le service de police de la CUM.a l'instar d'ailleurs du bureau du président general des élections, estime que c'est le règlement municipal qui a préséance sur la loi générale des elections dans l'affichage en période électorale C'est pourquoi, selon le constable Lafontai-ne du poste 43, on sé\\ il Pour les candidats du PCO.le-policiers font de la discrimina tion en ce sens qu'ils toléreraient l'affichage effectue par les militants libéraux el conservateur^ alors (pie dans leur cas on ferait preuve plutôt 6c harcèlement en n'acceptant ia pose d'aucune affiche électorale dans les endroits publics.Messages amoureux Les échanges épistolaires entre amoureux, à l'occasion de la Saint-Valentin, révèlent souvent, sinon leurs sentiments réels, du moins l'image qu'ils se font d'eux-mêmes et de l'être cher.Dans la fièvre de la présente campagne électorale, certaines fuites, plus ou moins voulues, ont permis de jeter un oeil indiscret sur certains messages transmis aujourd'hui par quelques vedettes politiques.C'est ainsi qu'on a appris que, dans un message affectueux à Uex-ministre Jeanne Sauvé, le député de Longtieuil, Jacques Olivier la prie de ne pas lui tenir rigueur de l'avoir récemment qualifiée de bourgeoise.11 précise, plein d'humilité: Qui pourra croire que j'étais sérieux en parlant ainsi?M'a-t-on déjà cru lorsque je prétendais défendre les ouvriers parce que je suis un ancien infirmier syndiqué?Du côté du respectable sexagénaire qui dirige provisoirement le Parti libéral, Pierre Trudeau, l'indiscrétion a été plus facile à commettre: Ne vous inquiétez pas, je n'en ai plus pour très longtemps avant de redevenir totalement disponible», aurait il expliqué à on ne sait trop qui dans une lettre circulaire.Quant à la famille McTeer-Clark, c'est, paradoxalement.madame qui a pris l'initiative d'envoyer un bref mot à son mari.Elle y rappelle brièvement toutes les joies familiales qu'ils ont brièvement connues à la résidence officielle du premier ministre, au 24 Sussex, à Ottawa.Se voulant rassurante pour Joe Clark qui, à ses moments de lassitude laisse pointer une cer taine inquiétude sur les chances de sa femme de réussir ses examens du barreau, elle poursuit: De toute façon, j'ai pris goût à la politique et si je ne peux pas devenir avocat, j'ai pensé à poser ma candidature à la direction du Parti conservateur.aussitôt que le poste deviendra disponible.Des ennuis Un policier de Sudbury.M Dennis Tappenden, qui tentera lundi de se faire élire comme conservateur dans cette région risque d'avoir de sérieux ennuis avec ses supérieurs hiérarchiques.Ceux-ci affirment que la loi ontarienne interdit aux policiers de se lancer en politique.Face à cette situation cornélienne.M Tappenden n'a à premiè re vue qu'une alternative: re noncer à sa carrière pour faire de la politique ou encore demeurer policier et respecter la loi.A moins qu'il n'entre dans la GRC ce qui lui donnerait une plu^ grande marge de manoeuvre au sujet du respect des lois.,, \u2014 Pierre GRAVEL A 12 le monde la presse MONTREAL, JEUDI 14 FEVRIER 1980 a * Mme Gandhi n'a pu convaincre Moscou Carter souhaite l'installation d'un gouvernement neutre en Afghanistan d'après AFP, UPI, AP et Reuter L'Union soviétique est restée sourde aux demandes de l'Inde de retirer ses troupes d'Afghanistan et la visite officielle d'Andrei Gromyko ù Delhi, qui prend fin ce matin, ne sera suivie d'aucun communique commun.L'arrivée du ministre soviétique des Affaires étrangères à Delhi avait été précédée par une importante série de consultations lancées par le premier ministre Indira Gandhi auprès de l'Afghanistan, du Pakistan, de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.Liée par un traite d'amitié avec l'URSS, 1 Inde s'était gardé de condamner l'intervention soviétique en Afghanistan mais elle espérait, en invoquant justement cette amitié, influer sur Moscou pour «réduire les tensions dans le Sud asiatique».Mme Gandhi a perdu son pari, Gromyko s'étant borné à rappeler la thèse officielle selon laquelle l'URSS est intervenue en Afghanistan à la demande de Kaboul et retirera ses troupes quand les menaces contre ce pays auront cesse.Malgré la déception contenue des deux côtés, le porte-parole indien a néanmois insisté sur le renforcement de l'amitié bilatérale et les deux parties sont convenues de s'assister mutuellement dans leurs efforts «pour résoudre la situation».A Washington, le président Carter a insisté hier soir sur la nécessité de convaincre l'URSS, «par des moyens pacifiques, qu'elle ne peut envahir un pays innocent avec impunité» et de mettre «un gouvernement neutre» en place à Kaboul avec, au besoin, l'aide d'une force de l'ONU ou de pays islamiques.La Chine reprenait entre-temps la mise en garde américaine contre une prochaine réduction «symbolique» de la présence militaire soviétique en Afghanistan.Cette mise en garde avait été lancée lundi par le conseiller présidentiel américain Zbigniew Brze-zinski.L'agence Tass s'en est pris vivement hier à Brzezinski, dénonçant son «impudence à lancer des ultimatums à l'URSS».L'agence soviétique n'a pas commenté toutefois les rumeurs d'une prochaine «offensive de paix» de Moscou au sujet de son «coup de Kaboul».Les Etats-Unis, qui estiment à 95,000 hommes cette présence soviétique en Afghanistan, ont décidé d'envoyer 1,800 marines en mer d'Oman pour une durée inde finie, afin de manifester leur volonté de protéger le Golfe contre une éventuelle menace soviétique.Pour Washington, cet envoi de marines est relié directement à la crise afghane, mais Radio-Moscou affirme qu'il est «dirigé contre l'Iran», ajoutant que «l'administration américaine cherche à empêcher la tension dans cette région de se dissiper».A Delhi, pour la deuxième fois en deux jours, Gromyko attaquait le Pakistan pour ses «intrusions en Afghanistan» et accusait les Etats-Unis d'être à l'origine des tensions dans cette région en voulant faire du Pakistan un «tremplin pour des agressions».Le journaliste indien Kuldip Nayar écrit entre-temps dans l'In-dian Express que l'ancien président afghan Amin savait que l'URSS était prête à l'évincer et avait demandé début décembre une aide urgente au président pakistanais Zia-ul-Haq.Les Soviétiques ont alors vu en lui «un nouveau Tito ou un nouveau Sadate», écrit le reporter qui cite le président pakistanais: «Je n'ai pu rencontrer Amin.J'ai demandé à un ministre d'aller au rendez-vous mais c'était trop tard: les Russes sont arrivés».D'autre part, dans une interview à l'hebdomadaire Current, de Bombay, le président afghan Babrak Karmal affirme qu'«il n'y a pas plus de 10,000 soldats soviétiques en Afghanistan et ils resteront jusqu'à ce que soit repoussée la conspiration contre nous».A Islamabad, le Pakistan, réagissant à une offre de Kaboul, a fait savoir qu'il ne pourra discuter avec l'Afghanistan tant que les troupes soviétiques stationneront dans ce pays.Islamabad dément par ailleurs que ses avions aient violé l'espace afghan.L'ambassade de Panama occupée Nouvelles prises d'otages au Salvador s\\N SALVADOR (AF^P, UPI, Reuter) \u2014 Des militants de gauche ont occupé hier l'ambassade de Panama ainsi que l'édifice des Travaux publics et pris quelque 250 otages à ce dernier endroit.Les occupants de l'ambassade de Panama sont une cinquantaine, rapportent des témoins.Us ont détourné un autobus et l'opération s'est faite sans violence.Dans une conversation téléphonique avec une agence de nouvelles, les occupants ont déclaré qu'ils détenaient l'ambassadeur, M.David Pere, le consul Maria Barrasa et un domotique salva-dorien comme otages.Ils ont exigé la libération de 23 de leurs ima rades emprisonnés en échange de la fin de l'occupation.Il s'agit de la deuxième occupation de cette ambassade, la premiere ayant eu lieu le 11 janvier et les occupants sont les mêmes personnes, rapporte-t-on.Presque simultanément, au moins 30 militants du Bloc populaire révolutionnaire ont pris une soixantaine d'otages lorsqu'ils ont pris d'assaut le bâtiment des Travaux publics dans la partie occidentale de la capitale.Au sujet de l'occupation de l'ambassade d'Ivspagne, les LP-28 ont déclaré qu'ils avaient durci leur position au lendemain des événements meurtriers de l'atta- que contre la marche des étu diants et de celle dirigée contre le siège de la Démocratie chrétienne.«Avant ces événements, nous négocions et avions une attitude souple mais maintenant, notre position a complètement changé, a déclaré un membre des LP-28 à la mission espagnole.La direction du mouvement a déclaré dans une conférence de presse que l'occupation se poursuivra «jusqu'à ce que soient libérés nos camarades et remis les cadavres de ceux qui ont été massacrés».Le Sal\\ auor vu aans la violence depuis longtemps mais celle-ci a atteint un sommet sans précédent au cours des 12 derniers mois.La junte salvadorienne est composée de cinq personnes: deux militaires et trois civils \u2014 deux du Parti démocrate chrétien et un indépendant.La junte qui gouverne actuellement le pays est la deuxième du genre depuis que les officiers de l'armée ont renversé le gouvernement de droite du président Carlos Humberto Romero le 15 octobre dernier.Tandis que les militaires ont contrôlé le pays pendant des années, quelques familles riches contrôlent l'économie, c'est-à-dire l'agriculture.Un fonctionnaire inspecte les quatre cadavres qui reposent dans les locaux du Parti chrétien démocrate après l'offensive de la police avant-hier.L'ensemble du Liban en effervescenc BEYROUTH (AFP-Reuter) L'enlèvement à Beyrouth d'u député phalangiste, la dégradi tion de la situation dans le sud ej la reprise des accrochages dan le nord du pays entre les partil sans de l'ancien président Frai gié et les milices phalangiste ont provoqué un net regain d tension au Liban.Ces incidents, auxquels s'ajoq tent des affrontements armé dans la banlieue sud-ouest d Beyrouth entre des élément palestiniens et l'armée régulièri libanaise, sont intervenus a moment où le président du co seil libanais, M.Selim El Hossj s'entretenait à Damas avec lçj dirigeants syriens du redéploie ment des troupes syriennes ai Liban.M.Edmond Rizk, député d parti phalangiste, a été enlev par des inconnus alors qu'il s rendait au palais présidentiel d| Baabda, près de la capitale lib* naise, pour rencontrer le prés dent Elias Sarkis.Le commandant des force phalangistes, M.Bechir Gd mayel, a déclaré que cet inci dent est d'une extrême gravit et que «la riposte se fera eommj dans le passé avec la plus grar de vigueur».Il a indiqué qu'i connaissait l'identité des auteur de l'enlèvement.Cet enlèvement est probable ment relié à la rivalité qui oppti se les phalangistes aux partisan de l'ancien président Frangie On signalait hier des combat] entre ces deux factions dans le région de Batroun qui auraien] fait un mort et 10 blessés.Les phalangistes ont indiqu que d'autres affrontements s'é| taient produits dans la région d Becharre, dans le nord du pay également, faisant un mort e huit blessés.Une sanglante vendetta s poursuit entre phalangistes e partisans de M.Frangié, le «zgortiotes», depuis le massacr en juin 1978 de 32 de ces der niers, dont le fils de l'ancien pré; sident.De plus, des affrontements è| l'arme lourde ont opposé hie dans la banlieue sud-ouest d4 Beyrouth des soldats de l'armé régulière libanaise à des élé ments palestiniens, qui auraierf eu trois blessés, près d'une ca sernede l'armée.On signalait aussi la repris^ des duels d'artillerie dans le su du pays après une matinée cal me.Mardi, plus de 100,000 perl sonnes avaient à nouveau fui U région après deux jours de boni bardements intensifs dans le* secteurs de Tyr et de Nabatych.; -\u2014\u2014¦- H » Soyez meilleur! Programme de cours de danse sociale \u2022 Avei-vous le rythme a la mode0 \u2022 Êtes-vous fatigue de «faire tapisserie* durant vos sorties0 \u2022 Quelques simples leçons et vous deviendrez «champion- Povr ur* leçon detioi gratuite, «\u2022vilk: oootJtr 6v lundi ou vtnflffd., de 14 a 73 h /ovec ou «jns partenaire) OAMSES AMERICAINES LATINES ET OISCO ECOLES DE DANSE 1675 Ste-Cothenne ou«tt ., .(pre* de Guy) 933-8481 Arthur JS(\\ urray 5791 chen.m Oueen Mary _ 'angl.Dtxoriej 487-0161 Bien des avantages 4 PROFITEZ DE LA SUBVENTION *500 JUSQU'A DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL SUR L'ACHAT DE h.»NOUVEAU MODÈLE.>uehr< ) 1/9 d#» midi a .'1 heures Pj» dr Ifmtnwwnh 142 2112 ROUÉ C'*6> PRODUCTIONS INC present* PIANISTE LÉGENDAIRE DEJA22 \u2022if £CIAL POU» LIS FEMMES 'MOUREUSCS.A AHMAD JAMAL ce soir jusqu'à dimanche \u2022 Willie Dixon 21 \u2022 24 fév.\u2022 Shirley Scott 26 fev.\u2022 2 mors \u2022 Art Blakey 4 - 9 mars et les Jazz Messengers \u2022 Woody Show 25 - 30 mors RESTAURANT CAÏMAN MAINTENANT OUVERT DATES A RETENIR FEST! JAZZ 17-20 JUILLET soleil levant 286 o., rue Ste-Cotherine.861-0657 CE SOIR 20h JUSQU'AU 23 FÉVRIER ANDORRA dr Max ^ nvth i m produclkM du Centre national de* \\n% \u2022 *t,> , Mise en Mine de Jean llerhiel iK-cors, costumes, et éclairages de KoU-rt Prévost Musique de Jean Sauvageait \\vei lierre Collin.I.ouison Danis.( laire Kauhert.Ilulurt (àaglMMI ti pliiNÏeurs autres 861-0563 tnm 84ouest Ste-Cntnenne Place des Arts St-Laurent CJNEr/AL'BPF PRESENTE 9 ^jf M I o \u2022 I 2 §11 _ 8 h s S ?è o h * * _ 5 ¦ E ES I \u2022 \u2022 o La boîte à chansons \"fsn»vAT»ONS 842 29Gfl HASltAlRf 2 mardi au jeudi 21 h vendredi et samedi: 21 h.et 23h.30 \u2022 WAisfn :.i n»'.[ ni «5 50 *6.50 1* POUR TOUS LE GROUP': LA LAURENTIENNE PRÉSENTE Le skipper SAISON 79-80 JEAN-PIERRE STASSEN raconte sur scène sa traversée de I Atlantique et du Pacifique et présente son film DESTINATION TAHITI À LA VOILE 2 DERNIERS SOIRS ce soir et demain 20h 30 Une production Expfo-Mundo THF.A TRE AM.IQ1JIN 1004 est, rue Sainte-Catherine (métro Bern ou Beoudry) 527-0766 - CKOI FM et Kebec Spec présentent IOOOANI L J4»Z Un ipecteele e> ta NMifcHe Ortèam LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI ) 4 FEVRIER 1 980 arts et spectacles A 17 Le Conseil de presse rejette une plainte des autochtones Le Conseil de Presse du Québec vient de rejeter la plainte de Madame Kateri Lescop, présentée au nom du Comi- ï Dès 12:00 panneau 2 4410 PAPINtAU co>n Mont ROYAL UIS>7««3S YY té pour la défense des droits des autochtones.Cette plainte portée contre plusieurs publications québécoises, telles LA PRESSE, Le Journal de Montréal, Québec Chasse et Pêche et l'Actualité, soutenait que les chroniques consacrées à la chasse et à la pèche avaient comme résultat de «fausser considérablement le débat sur les droits et privilèges des autochtones.» Après études des textes soumis, le CPQ en est arrivé à la conclusion que la plainte dépassait les aspects relatifs au comportement et à l'éthique de la presse mais touchait plutôt un problème de fond lié à certaines revendications des autchtones en matière de chasse et pêche et sur la légitimité desquelles il ne lui appartenait pas de se prononcer.Quand à l'attitude de la presse sur les revendications des autochtones, le Conseil de presse, à la lumière des documents qui lui ont été soumis, croit que les journaux ont toujours ouvert leurs pages aux groupes de et qu'ils n'avaient qu*£ pression pour faire va- se prévaloir de ce re loir leurs revendications cours.de retour.à la demande générale LES CONCERTS PREMIER LTEE présentent En pleine jungle africaine, EaunsseUe tente d'échapper aux hordes de sauvages cannibales lancées à sa poursuite.UN AMOUR BIEN DIFFERENT v5& i The LEGEND! off JAII the Of lalnal HOOTEM h CAROL C All le 19 février A lOrtJO |% « a .| r Guichet* ctu lundi Jii \\J V) WILFRID-PELLETIER ôe m*u.: \\ rWuim p^iir -PLACI DES ARTS rr>>t*rv.ilion>.IfléphonKjiHN -hktmtéJ \\l)uthn] H1X i/*» RemeijnemenU: 842-2112 \"VIRGIN AND THE LOVER\" aUm I>vKfmaI Hoidu cine 539 M» .'MU SI m »«1 JOC\" S441932 PICCADILiy Acere comme une griffe.Pénétrant comme un croc! .'*-\u2022 FILM DANS CHAQUE CINEMA JAZZ BAND UN EFFET RENVERSANT SUR L'AUDITOIRE DIMANCHE 16 MARS À 20 H 30 BILLETS: $5, $7, $9 et $11 Billets en vente le 16 février, guichet de la Ploce de» Arh et Montreal Trust, Place Ville Mone.Plus: 2e.GRAND FILM en Couleur dans Chaque Cinéma DES DEMAIN! CHATEAU 1 LAVAI 4 GREENFIELD PARK 2 ST Ol*IS II PHAflCIR ;il UC) CIMRf lA'.Sl Sti Uli CRI 1*111110 PARh Pi 111 6'?9 SALLE Guichets, du lundi au WILFRID-PELLETIER ^j/^r^r^ de PLACE DES ARTS réservations téléphoniques.Montréal (Québec) H2X 1Z9 Renseignements: 842-2112 _ Une comédie férocement drôle ^iii f 111 i 1111 sur l'exode des français d'Algérie POUR TOUS Les Films Mutuels présentent |[\"^ }} ^ || Les moins de 14 ans ri Coupable d'avoir aimé la vie.Condamnée pour lavoir vécue passionnément.1 LOUISE PORTAL dm 9 / » un film de ALEXANDRE ARCADY avec ROGER HANIN \u2022 MARTHE VILLALONGA \u2022 MICHEL AUCLAIR scénario et dialogues JAN et DANIEL SAINT H an* ON T.ALEXANDRE ARCADY d'après le \"best-seller'' de DANIEL SAINT HAMONT HB^JiN I i uSSh ft^Hm 7 h 20 \u2014 9 h 25 STECATHERINE PAPINEAU 524 1685 Dernier jour: «Tendre combot» WgMS SEM.:7h20-9h30 le DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060 \u2022« \u2022 .¦\u2022\u2022 \u2022 \u2022 > ' DES DEMAIN 14 ANS DES DEMAIN «te i \\ s' * s mA V 1 KO .i m PETIT M EXO Mi 11 1 § A 18 arts et spectacles IA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 1 4 FÉVRIER 1 980 PAPINIAU1 4519 PAPIItft AU c4*n tàont ROYAL Itl M7 ©635 c'est son seul ! \\8 ans défaut ! 4/ viriion anglaise de Liiy I'totatiobJi Avec Both An™ Scu$ lo duei'.on de Mec Ubell : \\ JifsfcglMfcra e; 2e film erot DES 10:00 CINEMAS «UNIS.44-17 ANS $300 avec carte A d'identité et photo.\"i ' Un film génial'* -FRANÇOISl s\\(.\\\\ 'On rit beaucoup**.\u2014FfiANCl SOIR un film de LUIGI COMENCINI ! : K-.Hl',» UNE SUPER-COMSaE! UGOTOCHAZZI MONICA vtm orange Avec ugotognazzi marcello mastroianni annie girardot patrick dewaere alberto jmÊmm^m^^ mkxj S0RD|^TaciyruTï\\ miou siin.e grand! embouteillage (m AGEj J\u2014.fi PARISIEN: 1.00, 3.05, 5.10, 7.15, 9.20 LAVAL ET GREENFIELD: 7.00.9.05 VERSAILLES.7 10, 9 70 SEMAINE 7.10 ET 9.10 LaCité 1 AV.DU PARC 344-2829 Le PARISIEN 4 LAVAV3 NTflf IAVAI 618 ; 7 76 sll CAlhtRI*lE 0 866 3Bb6 PI r.Ri(NM>lO PARK 6H 6129 PlACf VfRSAIUCI IbJ /880 a*f S5 S MOTION PICTUWG * Laissez-passer non valables.POUR TOUS) 12 00 2.20 4.40 7 05 9.25 UGO TOGNAZZI MICHEL SFRRAULT la Cage aux Folles 7 1° MOIS! Le PARISIEN 2 4Rfj STl catherine 0 556 3SSG [ÛÂHSl 1.10 2.55 4.40 6.25 8.10 9.50 V - w eent et mis en scene par ARIANE MNOUCHKINE POUR TOLS j teve Arti?$s I TOUS LES JOURS À 1.15,7.15 p.m.Entrée: $5 nHJlxxiry sttjpeg 1.00, 3.45, 6.30, 9.30 p.m.VERSION INTEGRALE CE 4 HEURES produit [> \u2022* om% mmxiin TPlNAfRA MUSIC Muvqu* 6t ?\\l RRE BACHf 11T 'Q* KtMif H*l4 P»w»»»9i*f.W Jf AN FRANCOIS ROBW Oi'ecleu» dt Production IRE HI i U RICHE Une Produci.on TRINACRA FIIMS Plus2e.filmencouleurauxCinémasLAVALnflSAILL£SGfl.PÂRI( 486 ST CATHERINE 0 86^3866 CENTRE LAVAL 688 77/6 PIACE VERSAILLES 3S3 7880 R*d.«on GREENFIELD PARK PL 67M129 Le PARISIEN 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 4 FÉVRIER 1 980 19 COMMENÇANT DEMAIN \"SHARON 18ansi MITCHELL EsfJôDËT SENSUELLE ET FANTASTIQUE PICCADILLY 5025 SHyÇHCOUZ jjj 486 2911 GTOs-slQ Les cadres du Devoir réfutent les accusations des journalistes syndiqués Tout en publiant le texte de la déclaration faite la veille par des représentants du syndicat des journalistes du Devoir, le ouotidien laisse également la parole aux cadres de la rédaction, qui réfutent les accusations des porte-parole syndicaux et s'interrogent sur «ce torpillage».Le syndicat accusait le comité exécutif de s'être substitué au directeur intérimaire Michel Roy après l'avoir destitué de cette fonction, de se mêler des nominations et promotions dans la salle de rédaction et de pratiquer l'ingérence politique.a noter toutefois, que sept journalistes syndiqués ont tenu à exprimer leur dissidence face à ces propos et ont signé une déclaration en ce sens, publiée également dans le quotidien hier.Quant aux cadres, MM.Michel Roy, Jean Francoeur, Pierre Loi-gnon et Mme Lise Bis-sonnette, ils nient que le conseil d'administration de l'Imprimerie populaire ou le comité exécutif soient intervenus dans l'orientation idéologique et dans la politique d'information du journal.De plus, on souligne que la couverture référendaire a fait l'objet d'une étude au sein du comité exécutif, mais BONS cette étude a été uniquement «budgétaire».Les cadres accusent par ailleurs des hommes de main du syndical d'avoir dérobé des procès-verbaux du comité exécutif et de les avoir interprétés tendancieusement.On déclare également que les porte-parole du syndicat se sont livrés discrètement à des menaces de chantage et à des manoeuvres d'intimidation auprès de Bernard Laroc-que, le trésorier de l'entreprise.Selon les cadres, le contexte des négociations n'explique qu'en partie la déclaration syndicale.BAISERS! de mont real.eiôbadë Ie se m I 18ans Mlol \\IK H MARIA SI UNI.||)| K stdcnis 2 desjardins CESAR \\k ! 'Québécoises «une vraie petite chatouille à votre imagination» * 2e film aux cinémas suivants: SASMAiRI ««'\"1 IMUMIM Itl J1J0 1133511 Mil RUf HOCnliAM IS4 1110 V1AU l ?.* MSUl«f«!iOtl «H Ht» Chaque homme com dans sa vie n grand amour.deux.ou (rois.desjardins 3 1\tsoie Au» MPMUU IflfUI BASiumt i ?is rr\t [carrefour 2\ton.™ le paris (X;*O»0V A***< 14 1*44\tWHIN) MUlIfff (0 lh KC 1 PtAJA KMART lOICUlUU 463 SB BOITE A FILM ST-JEAN RIVE NORD REPENTIGNYj rous un film fait avec passion annie l Amour en Dès OEMAIH! .st-c\tlenis 3 I 1S90 RUE ST-OENIS 845 3722\t i m 8oBtiÀ 14 ANS TUE LES CINÉMAS -.HVANCE -A HLM 1 desjardins 1 RASilAIRf I 218 3141 L'HISTOIRE D'UN VIOL sem.\"UN PORTRAIT SAISISSANT ! \" -LucPtrwMfi tL.iPrev.ci \" TOUT SIMPLEMENT SUPERBE: magistrale interpretation A VOIR ABSOLUMENT\" -LfJourn.itdoMontré*» ¦ \"Flavio Bucci: brio, intensité, perspicacité.\" André Lvroti* t Lt: Devoir ) ¦ ' \" Ne manquez pas ce film extraordinaire \" v.tr'ety \" Entre la folie et la lucidité, le délire et la création.\" - André Leroux ( Le Devoir ) ^Gagnant meilleur film-GRANDPRIX^ V.festival des films de Montréal.Si COLLÈGE DU CONSERVATOIRE LASSALLE Diplôme d'études collégiales (D.E.C.) obtenu en 2 ans II^Mei lleur acteur - Flavio Bucci POL'R TOUS LIGABUE Concentration: Communication Théâtre histoire \u2014 français \u2014 philosophie JOUR ou SOIR Test d'admission 8 mars Pour renseignements, prospectus ou admission 288-4140 3505, rue Durocher Montréal H2X 2E7 Collège privé reconnu d'intérêt public Permis no 749569 Possibilité de prêts et bourses Flavio Bucci \u2022 Andrea Ferreol \u2022 AJessandro Haber mise en scene -SatVatoc* Nocita Un .ekc«,on P\u201em, t V.val.lm V.O.h.Mnn.S T f,*pk LIGABUE: Sem : 7:15, 9:30.Sam.: 5:15, 7:30, 9:40.Dim.: 1:00,3:10,5:20,7:30, 9:40.1^ M lTON 84a-«Of»3 %ï PRIX SPECIAL DU JURY S mm le portrait sensible et attachant dune jeune Japonaise d'aujourd'hui.\" ucwo,r \"Un film bien interprété, un film de qualité.Un SUCCèS.\" Thr Montreal Sl.r ^e M V.O avec S-t français un film de Claude Gagnon_ __ until îmt il rnonnail toujour $ l'itvdiantt campui C.rowc;i EVE Dmi 10 h Un feu d'artifice, émouvant, vivant.Jock O'Brien, King Features N Adolf^rn^ 14 WANS N tort* > \\v «» photo Steve Martin ¦ u THE JERK 5 30-7.30-9 30 Atwater 3 131 3313 rDusti'rT^tSS Hoffman Yves Montand Romy Schneidei CLAIR DE FEMME Le Dauphin 2 ;?i 6060 7 30-9 30 Meryl Streep KRAMER vs.KRAMERl Bon :5.10-7 15-920Me 700-900 Bonaventure 1 wi 212% Square Decone 2 341 3190 George Segal Nat a he Wood THE HT] Woody Allen Diane Keaton Meryl Stieep MANHATTAN VERSION FRANCAJ5E 7 20-9 20 kCremazie 388 i?ig Bette Midler Alan Bates THE ROSE QQ L'EXORCISTE L'EXORCISTE 2 L'HERETIQUE I Le Paradis 1 354 3! 10 LAST MARRIED COUPLE IK AMERICA Côte des Neiges 1 /3b Atwater 2 935 4246 Neiges 7 05-9 00 iAtw.r5h.-7litO.9h20, L'EXPRESS DE MINUIT George C Scott Adolescente en fuite Mercier ?5b 6224 6.45-9 15 Place du Canada cs61 4595 Jane Fonda Robert Redford THE ELECTRIC HORSEMAN Nttgct.7.10-9.15 Bon.5 00-7 10-9 20 Cote des Neiges 2 W'S 552; Bonaventure 2 M - î f \u2022 i -, Musique d'Eubie Blake Une production de Tom Mallow CfCf IS pri-\\.\"«»\u2022\u2022,\u2022 par le» Concorli Premier Liée en aiioc avec 3 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT Jeudi 6 mars à 20H30 Vendredi 7 mars à 18h30 ot 22 heures Billets $7.50 - $10 - $12.50-$15 en vente oui guichets de la P.O.A.el Mtl Trust P.V.M Un film do Peter Yates LA BANDE DES QUATRE Robeit Shaw Lee Marvin AVALANCHE EXPRESS LaScala 721 510* Le Paradis 2 354 3110, Mascouche 2 474 4141 de John Carpentei THE FOG Fï salle GT TDwilfr C7 v) wilfrid-pelletier PLACE dts ARTS Montréal (Québec» H2X 1Z9 Gutcheh: du lundi au samedi inclusivement, de midi à 21 heures.Pas de réservations téléphoniques.Renseignements: 842-2112 Dec : 7.30 - 9.30 Arw : 5.35 - 7.35 - 9.3$ Square Decarie 1 34i 3iao Atwater j 335 4246 Le cauchemar a commence David Warner MORSURES GLierre et Passion Bern 288 2'.'5 Vtlleray 368 5577 Jean-Talon 725 7000 Brossard 1 «65 59C6 ^arbra Streisand ^ Ryan O Neal 'm^TENDRE COMBAT AUSSI 2, FILM À CHAQUE CIME kChamplatn 2 524 1665 Brossard 2 M 5906.Odeon Laval 2 6£ ?5207 Les Films Mutuels présentent CORDELIA Louise Portai un aim dt Jean Beaudin *m produce* et 10*hct Nohenoi âu Mm
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