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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-02-26, Collections de BAnQ.

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[" X LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE MONTRÉAL, MARDI 26 FÉVRIER 1980, 96e ANNÉE, no 48, 92 PAGES, 6 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M 75 M Ensoleillé, passages nuageux Minimum: \u2014 15 Maximum: Demain: Neige Détails à la page A 2 11 I m M» - - V Un peu de plomb dans l'aile.OTTAWA (PC) \u2014 On s'attend à ce que le comité de sélection du nouvel avion de chasse s'en tienne à sa recommandation que le Canada se porte acquéreur du F-18A de la société McDonnell Douglas, malgré les critiques formulées récemment par le Bureau général des comptes publics du gouvernement américain.Il n'est toutefois pas certain que le nouveau cabinet libéral accepte cette recommandation, puisqu'au cours du dernier Parlement, le critique libéral pour les questions de Défense, M.Judd Buchanan, avait soulevé des doutes sur le F-18A et son rival, le F-16 de l'avionne-rie General Dynamics.Dans les milieux proches du comité, on ne voit cependant pas pourquoi il faudrait revenir sur la recommandation telle qu'elle a été formulée sur la simple foi d'un rapport américain.Le Canada veut acheter entre 130 et 150 chasseurs pour une somme qui dépasserait les $2.99 milliards.Les deux finalistes de la compétition sont le F-18A et le F-16.En décembre, M.Buchanan et son collègue néo-démocrate, M.Terry Sargeant avaient suggéré au gouvernement de différer sa décision sur l'avion jusqu'à ce que les problèmes soulevés dans le rapport américain soient réglés._Volr M8A en page A 6 Un précédent pour le salaire des femmes \u2022 Ottawa porte le salaire de six infirmières au niveau de celui de leurs collègues masculins OTTAWA (PC) \u2014 La Commission canadienne des droits de la personne a fait savoir, hier, qu'elle en était arrivée à une entente avec le gouvernement fédéral pour hausser le salaire de six infirmières de pénitenciers au niveau de celui de leurs collègues masculins.Trois de ces infirmières sont au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Ecosse, et les trois autres à Dorchester, au Nouveau-Brunswick.Elles auront le même salaire que les techniciens de la santé, qui ne sont pas diplômés mais qui accomplissent exactement le même travail.Les hausses sont rétroactives au mois d'avril 1978, au moment où le syndicat a signalé le cas.Le Conseil du Trésor s'est de plus engagé à réviser les différences salariales qui pourraient exister dans d'autres pénitenciers, à cause du sexe des employés de la santé.Mme Rita Cadieux, un des membres de la commission, a souligné que ce règlement constituait un précédent, qui allait stimuler les salariées souffrant des mêmes injustices.Mme Cadieux a expliqué qu'on avait finalement réussi à faire appliquer la Loi des droits de la \u2014 Voir FEMMES en page A 6 MODE LA PRESSE présente aujourd'hui son premier cahier spécial sur la mode printemps-été, illustré de plus de soixante-dix photos.\u2014 cahier p édito La réaction italienne à la loi 101 par Vincent PRINCE \u2014 page A 4 sommaire Arts et spectacles : C 1 3 à C 15 Bandes dessinées: B 4 Décès, naissances, etc.: E 6 Économie: D 1 à D 9 Etes-vous observateur?: D 1 3 FEUILLETON Holocauste: D 12 Horoscope: B 4 La mode: cahier F Le monde: A 10 L'automobile: C 8, C 9 Mots croisés: B 4 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: D 1 1 à D 1 3, E 1 à E 5 Radio et télévision: B 7, C 15 Sports: C1àC7,C10àC12 Villes et citadins: B 6 Vivre aujourd'hui: B 1 à B 3 Alcan investit $600 millions cette année Alcan Aluminium haussera cette année ses investissements de 20 p.cent à $600 millions, dont $290 millions profiteront au Québec, notamment à la nouvelle usine de La Baie, au Sague-nay.La compagnie pourra ainsi augmenter, en 1980, sa capacité de production d'aluminium de première fusion au Canada, au Brésil et en Australie, moderniser des usines canadiennes et se munir d'autres installations en Amérique du Nord et en Europe.\u2014 page D 1 \u2022 Le troisième en quelques mois ¦ par Martha GAGNON La casquette portant le matricule 142 que l'on a déposée en guise de symbole sur le plancher de la Place Bonaventure à l'endroit exact où vient de se faire tuer M.Raymond Vince, 55 ans, est la preuve tangible du travail périlleux qu'exercent les agents de la Brink's.Il s'agit du troisième meurtre du genre à survenir en l'espace de quelques mois.En août dernier, Bernard Babeu, 50 ans, de la compagnie Alliance Ltée, était tué lors d'une importante livraison d'argent à Radio-Canada et en décembre dernier, c'était au tour de Maurice Prud'hommeâgéde 30ans, de la Brink's de subir le même sort au cours d'un vol à Hull.Il y a à peine dix jours, des agents de la même firme ont eu la frousse lorsqu'ils ont été attaqués dans un centre commercial de l'est de la ville.Et voilà qu'hier matin, un autre agent a été la cible de deux bandits qui attendaient les employés de la Brink's ù l'intérieur de la Place Bonaventure, près de la boutique Les quatre Saisons.Quelques commerçants et clients ont été témoins de l'événement.L'un d'eux a déclaré à LA PRESSE avoir vu l'un des voleurs qu'il a décrit ainsi: «Un homme mince, très mince, assez grand et qui portait un imperméable foncé et un masque comme ceux que l'on porte à l'Halloween».Les gens présents ont entendu quatre ou cinq coups de feu, selon les versions.Selon les policiers, le vol aurait rapporté entre $15,000 et $18,000.Les deux employés de la Brink's venaient tout juste de prendre livraison des recettes du restaurant Papa Dan's.M.Raymond Vince qui travaillait pour la compagnie depuis plus de 30 ans est décédé lors de son transport à l'hôpital.Son compagnon a été plus chanceux; il s'en est tiré avec un choc nerveux.Des frissons C'était l'explication à Place Bonaventure.En montrant la casquette de l'agent Vince, un commerçant faisait cette remarque: «C'est une job qui donne des frissons».A la Brink's, on a refusé de commenter l'histoire.Il a été impossible de savoir si les événements des derniers mois ont des conséquences sur le moral et le travail des employés.Assis dans le camion gris argent, un agent visiblement énervé a simplement fait comprendre qu'il n'avait pas le droit de faire des commentaires.I A la Place Bonaventure hier, les gens s'apitoyaient sur le sort des employés de la Brink's.Un des témoins a expliqué «jamais je ne ferais un tel métier même si on me donnait $1 million».1 $ \u2022 K.o-.*5 f ¦ y\\ \u2022>'.' résidants de !a region ne sortent jamais sans être armes, et aucun automobiliste prudent ne s'aventure dehors après 16 h, à moins que ce soit dans un véhicule blindé, à l'épreuve des balles et des explosions de mines.Au début du mois, 16 civils qui voyageaient dans un autobus ont péri dans une attaque à la roquette.M.Allen refuse de dire combien d'argent il a touché jusqu'à maintenant avec son «hobby», mais il raconte corn ment, avec plusieurs de ses compagnons, il a tué deux assaillants, il y a quelques semaines, et a réussi à désarmer le troisième M.Allen, un homme calme qui sourit facilement, a quitté pour la première fois Vancouver à l'âge de 17 ans pour entrer dans l'armée américaine.Il a fait la guerre du Vietnam pendant deux ans, et il dit qu'il a aime ça. la presse, montréal, mardi 26 février 1 980 A 9 Montréal sans ses cols bleus Les inconvénients s'accumulent au même rythme que les immondices » t- _ .__ 4 .photo Robert Nadon, LA PRESSE Ces piétons, qui soivent forcément côtoyer les déchets qui s'accumulent un peu partout dans la métropole, préfèrent détourner le regard et faire comme si la situation était normale.Heureusement que le temps frais empêche les odeurs de poindre de ces détritus.photo LA PRESSE Cavendish et Côte-Saint-Luc; L'eau fuit pendant sept heures avant qu'on intervienne Un entrepreneur qui réparait une fuite d'eau au coin de Côte-Saint-Luc et Cavendish, dans l'ouest de Montréal, a accidentellement fait éclater un tuyau de voirie vers 11 h hier matin et ce n'est qu'à 18 heures que des responsables de la ville sont venus fermer les vannes.Le concierge d'un édifice du voisinage avait averti les autorités de l'accident vers 13 heures d'autant plus que l'eau inondait le sous-sol et le garage de son immeuble.En soirée hier, le boulevard Cavendish était encore fermé à cet endroit, les quatre pouces d'eau répandus sur la chaussée pendant la journée s'étant transformés en glace.L'entrepreneur responsable de l'accident pourrait faire l'objet de poursuites.par André CHENIER Sur l'ordre des conciliateurs provinciaux Marcel Boisvert et Normand Gauthier, la ville de Montréal et ses cols bleus ont repris hier après-midi des négociations interrompues depuis le 12 février, date à laquelle les travailleurs manuels se sont mis en grève, tandis que le soleil et le temps clément faisaient disparaître les vestiges des premières chutes de neige d'importance depuis l'an dernier.Les précipitations intermittentes de la fin de semaine avaient rendu la chaussée tellement glissante, en certains endroits, que la police a dû fermer quatre artères où, d'ailleurs, le dérèglement délibéré ou accidentel de feux de signalisation rendait la circulation assez dangereuse.Au début de l'après-midi, la situation s'étant améliorée, deux de ces rues \u2014 la rue Hôtel-de-Ville, entre Sherbrooke et Ontario, et la rue Pie-IX, entre Sherbrooke et Pierre-de-Coubertin \u2014 ont été rouvertes.Deux autres \u2014 la rue Camil-lien-Houde, entre Mont-Royal et Sherbrooke, et la rue Simpson, entre Sherbrooke et des Pins \u2014 étaient encore fermées.Ces rues ont des pentes assez prononcées.La police, cependant, n'a pas enregistré plus d'accrochages qu'à l'accoutumée, bien que la circulation fut assez lente aux heures de pointe.Selon M.Richard Vanier, directeur des Travaux publics, «le syndicat (local 301 du Syndicat canadien de la fonction publique) a refusé tout autant d'épan-dre du sel et des abrasifs dans les rues verglacées que de réparer les feux de circulation défectueux ou endommagés.La loi ne nous permet que d'observer la situation, pour ce qui est des rues, attendu que l'épandage de sel ou d'abrasifs fait partie des attributions des cols bleus».En ce qui concerne les feux de circulation, M.Vanier a informé LA PRESSE qu'à la suite d'un constat mené en fin de semaine par le surintendant des Travaux publics et un ingénieur, une quinzaine de feux ont été réparés.La réparation consistait à installer un feu rouge permanent dans un sens et un feu jaune dans l'autre, afin que les automobilistes fassent un arrêt obligatoire plus ou moins prolongé à cet endroit.Toutefois, plus de 60 feux de circulation, sur les 1,200 de la ville, n'ont pu être «réparés ou rephasés».Selon M.Vanier, la serrure du mécanisme de minutage de ces feux avait été sabotée.À propos des accidents qui peuvent se produire aux intersections où les feux de circulation ne fonctionnent plus, ou fonctionnent mal, M.Jean Pélo-quin, directeur du contentieux de la ville, souligne que la ville ne peut en être tenue responsable, ou forcée légalement à verser des indemnités aux accidentés.«A la suite de la grève des cols bleus en 1972, a-t-il expliqué, la Cour suprême du Canada a décrété qu'une personne qui se blesse en tombant sur une chaussée glissante, au cours d'un débrayage, ne pouvait poursuivre la ville attendu qu'il s'agissait d'un cas de force majeure, la ville ne disposant pas du personnel requis pour entretenir routes et trottoirs.Le même argument vaut dans le cas où des feux de circulation ne fonctionnent pas ou fonctionnent mal.«Une personne pourrait vraisemblablement poursuivre le syndicat, ou des syndiqués, mais elle devrait alors prouver que le syndicat, ou les syndiqués, étaient directement responsables de l'accident».L'assurance semi-na t iona 1 isée reste cependant en vigueur.Transport en commun La précipitation de la fin de semaine a sensiblement perturbé la circulation des autobus de la Commission de transport de Montréal, hier.Le directeur des relations publiques de la CTCUM, M.Guy Jeannotte, mande qu'en fin de semaine 33 des 113 circuits d'autobus ont dû être modifiés à un moment ou à un autre, principalement autour du Mont-Royal, au nord de la rue Sherbrooke et dans le secteur Côte-des-Neiges où la chaussée était fort glissante.Quelque 25 circuits étaient encore modifiés lundi.Par ailleurs, «comme toujours lorsque les conditions de circulation sont mauvaises», le nombre d'usagers des transports en commun tend à augmenter.La Commission de transport de Laval, qui dessert certaines zones dans le nord de Montréal, n'a modifié aucun de ses circuits mais elle a enregistré des retards de 20 à 25 minutes aux heures de pointe, ainsi qu'un accrochage «mineur».La circulation était particulièrement embouteillée aux approches des ponts Pie-IX, Papineau, Viau et Car-tierville.Enfin, pour ce qui est de la Rive sud, la CTRSM n'avait à signaler aucun délai et aucun changement de route pour ses autobus aboutissant Place Bona-venture, au cours de la journée d'hier.En fin de semaine, toutefois, quelques autobus menant à la station de métro Radisson ont eu de la difficulté à percer des embouteillages aux abords du pont Hippolyte-Lafontaine.Une injonction limite le nombre de piqueteurs Le conflit qui dure depuis plus de deux semaines entre la Ville de Montréal et ses cols bleus pourrait connaître un peu d'accalmie à la suite de l'injonction provisoire que vient de décréter le juge Claude Bisson, de la Cour supérieure.L'injonction, qui est valide jusqu'au 3 mars prochain, ordonne à tous les membres du Local 301 (cols bleus montréalais) du Syndicat canadien de la fonction publique de ne s'interposer d'aucune manière pour empêcher les entrepreneurs privés de procéder à l'enlèvement des ordures et de la neige, dans les secteurs où ceux-ci sont normalement assignés à travailler.Le décret judiciaire limite également à six le nombre de piqueteurs devant tous les édifices municipaux appartenant à la Ville de Montréal.Les grévistes sont aussi forcés de se tenir à au moins 300 pieds des endroits nommés, tout en se gardant bien d'en bloquer les accès.Le juge Bisson a enfin exhorté l'exécutif syndical des cols bleus à ne pas inciter ses membres à commettre des actes de vandalisme, ni proférer des menaces ou faire de l'intimidation contre qui que ce soit.La CTRSM, indépendamment* de la grève prolongée de se^J chauffeurs de Métro-Sud, estimé que les précipitations de la fin de t semaine ont pu accroître Cachai landage du transport en corn-1 mun.Cocktails Molotov Les actes de vandalisme et de-violence qui vont de pair avec la*, grève des cols bleus ont, semble-; t-il, connu une certaine escalade-en fin de semaine.1 La police mande que.dans la nuit de dimanche à lundi, trois | cocktails Molotov ont été lancés* sur les immeubles d'une entre-»ïj prise de collecte des orduretfj ménagères.Sanitary Refuse Collector, au 9501 de la rue Ray-Lawson, à Ville d'Anjou.'i, Selon un porte-parole de cette* ;| compagnie, qui travaille à conj trat pour la ville de Montréal, un* des projectiles incendiaires at brisé une vitre et causé des dé j gâts importants dans un bureau» du service des achats.Officieu- « sèment, ces dégâts sont évalués « entre $5,000 et $10,000.J « Par ailleurs, des vitres ont étéj fracassées au moyen de boulons « projetés avec force dans lesî demeures de deux contremaitre$J de la ville.Il n'y a eu cependant* aucune arrestation.«î Entre-temps, le directeur de lâj police de la CUM, M.Henri-Paul-Vignola, a émis une directive* concernant le rôle des policiers; face au conflit entre la ville de « Montréal et ses cols bleus.r Dans cette directive, il affir- ï me que «le respect de la loi et des* droits de chacun a valu et conti* nue de valoir à notre service, à juste titre, une saine réputation ! d'impartialité et de vrai profes-1 sionnalisme».Il se dit assuré que les policiers, tout en évitant de remplir; les tâches des cols bleus en gré-» ve, sauront distinguer entre l'ac-* tivite syndicale et des «actes^ criminels qui mettent directe-; ment la sécurité physique, voire* même la vie des citoyens, en'i danger».'J Par ailleurs, l'Office de la prévention des incendies a fait'.\" savoir qu'il y avait risque d'incendie lorsqu'il y a accumula-; tion de déchets sur les galeries et I dans les caves de maisons de» rapport.# Les ordures ménagères n'ont 1 pas été cueillies dans environ dix; pour cent de la superficie de la ville.Les résidants de ces sec-* teurs doivent déposer les déchets;, dans 31 lots vacants ou parcs.En l'absence des cols bleus, le moindre terrain vague se transforme rapidement en dépotoir de fortune photo Robert Nadon.LA PRESSE Coup d'Etat au Surinam PARAMARIBO (d'après AP, AFP et Reuter) \u2014 Des militaires se sont soulevés et ont pris le contrôle de l'ancienne colonie néerlandaise du Surinam, en Amérique du Sud.après une bataille qui a duré huit heures et a fait une quinzaine de morts et plusieurs blessés.Un Conseil national militaire a affirmé peu après, selon l'agence de presse surinamienne SNA, avoir pris le pouvoir, tandis que le chef du syndicat de la police militaire a confirmé qu'il s'agit d'un coup d'Etat.jj Les militaires qui se sont soulevés, soit environ 300 homines sur -les 800 que compte l'armée nationale du Surinam (l'ancienne ;Guvane hollandaise), ont incendié ;le quartier general de la police et ^occupé les bâtiments publics.Ils Tse sont également empares d'un ; bâtiment des garde-côtes dont ils Carter opposé à un Etat palestinien d après UPI, AFP et Reuter 2?Le président Carter a réaffirmé £}iier son opposition à la création ^d'un Etat palestinien en declarant ïîju'un tel Etat serait «un facteur \\ de déstabilisation» menaçant la sécurité d'Israël, et donc les intérêts de la sécurité des Etats-Unis.Le chef de l'Etat américain, qui s'adressait à une organisation des Jeunesses juives à Washington, a ajoute qu'il ne négocierait pas avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) tant que celle-ci n'aurait pas reconnu le droit d'Israël d'exister.Il a indiqué que depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 1977.l'aide économique et militaire de^ Etats-Unis à l'Etat juif avait dépassa $10 milliards, expliquant qu'il ne s'agissait pas d'une aide désintéressée.Entre-temps, la Résistance palestinienne revendiquait deux attentats à la bombe lancés à Bat Galim, près d'Haifa, en Israël et à Hebron, en Cisjordanie occupée.Selon l'agence Wafa, les explosions ont fait des morts et blesses.Au Caire.le premier ministre Mustapha Khalil.attendu aujourd'hui à La Haye pour une séance pleniere egypto-américa-no-israélienne, a déclaré que le président Sadate était fermement décidé à voir les négociations sur l'autonomie palestinienne progresser rapidement.Quarante anciennes personnalités égyptiennes constituées en un Front national unifie invitaient entre-temps la population à s'opposer à la normalisation des relations entre l'Egypte et Israël.L'URSS privée de phosphates WASHINGTON (Reuter, \\FP) \u2014 Le président Carter a interdit hier toute vente à l'URSS de phosphates, employés comme engrais et additif aux nourritures animales.Premier produit d'exportation non-agricole entre les USA et l'URSS, ses ventes devaient atteindre $400 millions en 1980.«La décision du président, prise dans l'intérêt de la politique étrangère des Etats-Unis, démontre avec force que nous refusons de commercer comme si de rien n'était avec les Soviétiques», a déclaré M.Philip Kluznick, secrétaire au Commerce.L'embargo couvre également la vente de phosphates à des pays qui pourraient les ré-ex-porter vers l'URSS.L'an dernier, les Etats-Unis en ont vendu pour $97 millions et la mesure restrictive va frapper la firme Occidental Petroleum qui comptait atteindre 1.1 million de tonnes comme volume d'exportation vers l'URSS en 1980.DES PARTISANS des Ligues populaires du 28 février ont occupé hier les bureaux administratifs du marché central de San Salvador, principal centre commercial de la ville, prenant une trentaine d'employés en otages.Ils exigent un abaissement des impôts et le respect d'accords passés entre leur mouvement et les autorités de la capitale salvadorienne.Par ailleurs, à Washington, on estimait hier qu'un coup d'Etat de la droite a été évité au Salvador pour le moment, grâce aux menaces de suppression de toute aide améri-C line à ce pays.DÉMISSION en bloc de onze employés soviétiques de l'ambassade du Canada à Moscou.Selon des sources à l'ambassade, il 3'agirait d'une protestation 4 / se sont servis pour bombarder la capitale.Paramaribo.L'insurrection a éclate vers trois heures du matin au quartier general de l'armée.Peu après, un patrouilleur de la marine était pris par des sous-officiers pour tirer sur le quartier général de la police quia été en partie détruit tandis que des bâtiments voisins prenaient feu.Puis, les communications vers l'extérieur ont été coupées lorsque les insurges ont occupe les postes de police et désarme les policiers civils.Vers midi, hier, le Conseil national militaire a appelé la population à se mettre à la disposition de la réorientation socio-économique, sociale et morale du Surinam et s'est engagé à respecter la constitution et les intérêts de la population.Toute la population est invitée à suivre strictement les or- dres, a-t-il conclu.On rapporte néanmoins qu'il y a eu des douzaines d'arrestations.Un porte-parole des soldats mutinés a également déclare à la radio qu'ils sont a la recherche du premier ministre, M.Henk Arron, qu'ils tiennent responsable du «chaos dans le pays».Des bruits ont couru à l'effet que le premier ministre se trouva it au quartier général de la police au moment de l'attaque, qu'il aurait réussi à fuir mais qu'on ignore ou il se trouve.Aucun des membres du gouvernement n'est encore apparu en public ou n'a fait de déclaration.Tensions Une agitation se manifestait depuis quelque temps parmi les militaires qui reclamaient des augmentations de solde.Les tensions s'étaient intensifiées à la suite de l'arrestation récente par le gouvernement Arron de plusieurs responsables d'un syndicat militaire par la police.Ce soulèvement intervient alors que des élections générales anticipées sont prévues pour le 27 mars prochain.Indépendante depuis novembre 1975.la République de Surinam compte 163,265 kilometres carrés.Elle a une façade Atlantique et jouxte le Brésil au sud, la Guyane française à l'est et le Guyana à l'ouest.Sa population est de 150,000 habitants.Selon sa constitution, le pouvoir executif est exercé par un premier ministre et un vice-premier ministre, choisis par un parlement de 39 membres au suffrage direct.Le Surinam est reconnu pour ses mines de bauxite dont le produit représente 90 pour cent de ses exportations.t&éohoto CP Un garçonnet et une jeune femme vêtue du tchador transportaient des armes dans le défilé de la mobilisation devant l'ambassade américaine de Téhéran, hier.Le président Bani-Sadr a demandé aux Iraniens d être prêts à défendre leur pays, soulignant que les événements d Afghanistan étaient une leçon à retenir.L'enquête de l'ONU «est en bonne voie» \u2022 Bani-Sadr plébiscité devant l'ambassade US d'après AFP, UPI, CP, AP et Reuter La Commission d'enquête de l'ONU a entrepris hier ses travaux au bureau des Nations unies a Téhéran et le porte-parole du secrétaire general Kurt Wald-heim annonçait à New York que «les choses sont en bonne voie».Le président iranien Abolhas-san Bani-Sadr se taisait entretemps plébisciter du haut de l'ambassade américaine occupée depuis 115 jours, louant les étudiants islamiques, critiquant les Etats Unis et réclamant le retrait des troupes soviétiques d'Afghani s tan.Les cinq commissaires de l'ONU, déclinant l'invitation officielle de participer à cette manifestation de masse, rencontraient entre-temps le président de la Ligue iranienne des droits de l'homme Abdolkarim Lahidji et de^ membres de l'Association de juristes.La question des otages A Washington, au lendemain de l'appel a la patience lancé à ses concitoyens par le président Carter, le secrétariat d'Etat américain se disait persuadé que Jes travaux de la Commission d'enquête entraîneraient la liberation des otages.Les enquêteurs de l'ONU, qui soutiennent en prive que la eom- contre l'expulsion de quatre diplomates soviétiques du Canada entre le 21 janvier et le 7 février.L'URSS avait répliqué en expulsant l'attaché militaire canadien Harold Gold.L'agence soviétique qui fournit des employés aux ambassades étrangères n'est pas en mesure de dire si les onze démissionnaires, soit un tiers du personnel local, seraient remplacés LA FÉDÉRATION internatio nale des droits de l'homme a demandé à Bruxelles l'intervention des pays amis du Zaïre auprès du général Mobutu pour qu'il accepte enfin qu'une commission internationale puisse se rendre au Zaïre pour enquêter sur le massacre de 215 adolescents le 19 juillet dernier dans le Sus Kasai.Le général Mobutu a mission «est seule maîtresse de sa procédure et de son programme», se refusent toujours a toute déclaration publique sur les otages, soulignant que la commission existerait «même sans les otages».Ils ont en mains les dossiers établis par Amnistie internationale, la Crois-Rouge et la Commission internationale des droits de l'homme, ainsi que les élément-fournis par l'ancien regime aux rapports annuels de la Commis sion des droits de l'homme de l'ONU.Abdolkarim Lahidji a déclaré qu'il avait exposé aux commissaires, lors d'une rencontre de deux heures, les questions des tortures, des emprisonnements, de la répression, des violations de la constitution et de la protection américaine au regime du chah.La Commission recevra aujourd'hui au bureau de l'ONU à Téhéran des victimes de la Savak.l'ancienne police politique du hah, a annoncé le porte-parole ^.nnir Sambar.ajoutant que le rapport des enquêteurs ne serait pas public a Teheran mais remis à l'ONU.La naïveté américaine Dans une interview au quotidien de Hong KongThe Star, le presi dent Bani-Sadr exprime son éton- nement devant «la naïveté de l'ad- accepté la constitution d'une telle commission d'enquête mais, une fois l'échéance de la conference passée, les autorités zaïroises sont restées muettes, rap-pelle-t-on.FERNANDO U RI BE, directeur administratif de l'Aéronautique civile colombienne, a été assassiné hier par deux inconnus à moto qui ont tiré sur lui dans un quartier sud de Medellin alors qu'il se rendait chez des amis.Depuis un an, 27 personnes ont été tuées dans des conditions analogues dans ce quartier de Medellin, ville colombienne située à 300 km au nord-ouest de Bogota.Selon certaines hypothèses, il pourrait s'agir d'actes de vengeance.L'assistant d'Uribe ministration américaine» qui «n'a rien compris et ne veut rien comprendre à la Révolution iranienne».«Quand les masses dirigées par l'imam Khomeiny se sont soulève es contre la chah tyrannique, les Américains ont qualifié notre mouvement de marxiste-islamique, dit-il.Apres la chute du chah, ils ont déclaré que des fanatiques religieux s'étaient emparés du pays.«Ensuite, dans une tentative grossière d'isoler l'Iran du monde musulman, ils ont décrit notre révolution comme nationaliste chiite et après mon élection à la présidence, ils ont parlé de la victoire d'un modéré sur le clergé.«Ils ont fait fausse route sur toute la ligne, affirme Bani-Sadr, et ils ne comprennent toujours pa^ que les étudiants de l'ambassade et moi-même sommes les deux faces de la même médaille, à savoir la volonté d'indépendance de l'Iran contre les Etats-Unis.» La manifestation à l'ambassade américaine, qui a réuni plus de 100,000 personnes, marquait la fin de la Semaine de mobilisation décrétée par l'imam Khomeiny ainsi que le consensus national autour des revendications de l'Iran.avait été tué de façon semblable il y a deux ans à Bogota.L'ÉCHANGE officiel d'ambassadeurs entre Israël et l'Egypte, aujourd'hui, sera marqué par des grèves générales en Cisjordanie et dans la bande de Gaza occupées par l'armée israélienne depuis 13 ans.«Nous en ferons un jour noir», affirme une déclaration émise par le Conseil municipal de Gaza.Une grève des commerçants et des écoliers était déjà visible hier dans plusieurs villes cisjorda-niennes.A Khartoum, l'Association soudanaise de presse a lancé aux pays arabes un appel pour qu'ils observent un «Jour de deuil- £ LES FUNÉRAILLES de Valérie Verbano, un étudiant de 19 -a Menaces de «dame de fer » LONDRES (d'après AFP et Reuter) \u2014 Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a menacé hier soir ses partenaires européens d'ouvrir une crise majeure au sein de la Communauté économique européenne, en suspendant les paiements obligatoires de son pays à la CEE, si le problème de la contribution de la Grance-Bretagne au budget des «Neuf» n'était pas réglé de manière équitable.Mme Thatcher a lancé cet avertissement au cours d'une interview télévisée à la BBC, quelques heures après s'être longuement entretenue en tête-à-tête avec la chancelier fédéral allemand, M.Helmut Schmidt, qui lui avait rendu une visite inattendue, hier, à l'issue d'un bref séjour àLondres.Elle a en outre exprimé sa volonté de parvenir à une solution avant avril prochain, date de l'établissement d'un nouveau budget européen.La «p!ame de fer» a ainsi une fois de plus tapé du poing sur la table pour tenter d'amener ses partenaires à prendre en consideration la demande de la Grande-Bretagne d'une réduction de plus d'un milliard de livres de sa contribution.Mme Thatcher n'a pas caché la gravité de cette mise en demeure, soulignant qu'elle ne se résoudrait à «violer les lois communautaires» qu'en dernier recours et en prenant le risque de faire éclater la Corq-munauté européenne.Lors du Conseil européen de Dublin, en novembre dernier, Mme Thatcher avait rejeté comme totalement inacceptable une offre communautaire de dégrever la contribution britannique d'un montant de 350 millions de livres.Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne et du Luxembourg, Lord Carrington et M.Caston Thorn, se sont entretenus hier à Londres de divers problèmes de la CEE, notamment de la réduction de la contribution annuelle de la Grande-Bretagne au budget communautaire.Kaboul: soulèvement, pillage, coups de feu et 500 arrestations d'après AFP, AP, Reuter, UPI Au cinquième jour de la grève des commerçants alors que des coups de feu pouvaient encore être entendus à Kaboul, l'agence Tass a accusé hier la president Carter et la CIA d'être responsables des affrontements de la capitale qui, selon une autre source, auraient fait au moins 300 victimes chez les civils.«Le président Carter a déclaré ouvertement que s'il n'y a pas de changement en Afghanistan conforme au programme de Washington avant le 20 février, la CIA commencera à appliquer les plans en vue de saper la souveraineté de la République démocratique de l'Afghanistan», explique une dépêche de Kaboul.C'est la première fois que la presse soviétique mentionne l'ultimatum américain du 20 février mais sans parler toutefois des Jeux olympiques et du boycott de ceux-ci.Après la presse soviétique, c'était hier au tour de Radio Kaboul d'admettre pour la première fois que la capitale était frappée par «une vague de soulèvement, de pillage et de coups de feu».La proclamation de la loi martiale et l'utilisation de l'aviation et des blindés soviétiques a eu pour effet de confier la réalité du pouvoir au commandant militaire soviétique, un général dont le nom n'a pas été rendu public.Les Soviétiques peuvent désormais intervenir dans toutes les affaires militaires et civiles affectant l'afghanistan.Le jour de l'insurrection, le gouvernement afghan a virtuellement cessé de fonctionner et les fonctionnaires au travail sont peu nombreux.Depuis trois semaines, M.Karmal, le chef du gouvernement afghan depuis décembre dernier, n'a pas été vu en public et selon des informations non confirmées, il se serait réfugié à l'ambassade soviétique pendant les combats.Un civil afghan armé d'une mitraillette Kalachnikov a ordonné à une poignée de journalistes occidentaux qui se trouvent à l'hôtel Intercontinental de ne pas quitter les lieux jusqu'à nouvel ordre et il a demandé à la standardiste de ne pas communiquer avec l'étranger.Deux journalistes ont pu tromper la vigilance de leur gardien et aller constater la situation dans Kaboul.Un édifice de six étages a ans appartenant au Groupe d'autonomie des travailleurs abattu vendredi dernier par trois hommes dans son appartement de Rome, ont été suivies hier d'une émeute opposant 5,000 manifestants aux forces policières.Celles-ci ont lancé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui avaient mis le feu à des voitures de police et à des bâtiments en scandant «Mort aux fascistes» et en brandissant des drapeaux rouges dans le quartier de Tibur-tina.a EN CHINE, le vice-premier ministre Deng Xiaoping a cédé son poste de chef d'état-major des forces armées au «général invincible», Yang Dezhi.ancien commandant de la région militaire de Kunming (frontière vietnamienne), indique une été criblé d'obus, une librairie du parti Khalq a été incendiée tandis qu'une autre, de livres soviétiques, a réussi à éviter la même sort, des petites barricades ont été élevées et l'hôtel Jamil était ferme.Avant de rentrer à l'Intercontinental, à temps pour le couvre-feu de 20 heures, les deux reporters ont été interceptés et rapidement relâchés au vu de leur passeport.Pour ce qui est du bilan des derniers jottrs.il varie beaucoup selon les estimations mais seule une source médicale fiable à Kaboul a avancé le chiffre de 300 morts, sans compter les victimes chez les militaires des deux côtés.Pour sa part, Radio-Kaboul fait état de l'arrestation de 500 «auteurs de trouble» depuis vendredi.Un groupe de «saboteurs pakistanais» a été montré à la télévision afghane, indique Tass.Quant à l'Américain Robert Lee, les Etats-Unis font enquête sur son identité et ses activités.Pour abolir les péchés TEHERAN (d'après Reuter et AFP) \u2014 Les bulldozers ont commencé à raser le célèbre «quartier chaud» de Téhéran et les dernières des 6,000 prostituées qui y vivaient ont été relogées ailleurs dans la ville, où le Centre islamique pour l'abolition du péché à l'intention de les rééduquer.Des immeubles qui appartenaient à deux millionnaires exécutés l'an dernier pendant la révolution leur serviront de gite, rapporte l'agence officielle Pars.L'ancien quartier chaud, qualifié de «monument à la prostitution etlà la corruption, honte de la ville de Téhéran», sera remplacé par un bazar et une mosquée.Les drogués qui fréquentaient le quartier ont été envoyés dans des hôpitaux et les derniers habitants dans des centres de rééducation.Par ailleurs, deux autres personnes ont été exécutées pour adultère à Arak et à Ouroumiehet une autre pour homosexualité également à Arak.Ainsi, 769 personnes ont été passées par Içs armes en Iran depuis la création des tribunaux islamiques.source officielle.Cette nomination fait partie d'un vaste remue-ménage à la tête de l'appareil militaire et ne signifie pa;s que Deng soit en difficulté.Yang Dezhi est âgé de 70 ans et naquit au Hunan (province de Mao).Il s'est illustré pendant la Longue marche et la «punition» contre le Vietnam.^ LE PRÉSIDENT Carter a estimé hier que les problèmes énergétiques et l'inflation aux Etats-Unis avaient atteint une «étape de crise», et a appelé de nouveau le Congrès à voter rapidement la législation proposée en matière énergétique.«Le défi le plqs important auquel j'ai à faire face dans le domaine intérieur, a déclaré le président Carter devant un groupe de journalistes de la presse régionale américaine, est le taux élevé d'inflation». la presse, montréal, mardi 26 février 1980 informations nationales -m A 11 Broadbent: représentation proportionnelle par Paul LONGPRÉ de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Le nouveau gouvernement Trudeau devrait dès maintenant songer à une forme de représentation proportionnelle aux Communes pour corriger les dispositions de la c^rte électorale, selon le leader néo-démocrate Bd Broadbent.Plutôt que de recourir a des ministres-sénateurs qui ne sont pas élus par la population, le premier ministre élu devrait plutôt, dès la reprise parlementaire, presenter un projet de loi qui porterait à 332 le nombre de députés, les cinquante députés additionnels étant désignés par les partis comme -députés de liste», compte tenu du vote populaire dans les cinq grandes regions du pays.Cela donnerait quand même un gouvernement majoritaire libéral, mais les résultats du scrutin, en terme de pourcentage des voix, seraient mieux reflétés dans la composition des Communes.Les libéraux auraient 20 députés de plus: les conservateurs, 17; les néo démocrates, 11, et le Crédit social, un.(Dans ce calcul, les décimales viennent fausser quelque peu le total).Le compte proportionnel Au plan régional, les libéraux gagneraient cinq sièges dans la Colombie-Britannique et dans les Prairies, quatre en Ontario, sept au Québec et quatre ou cinq dans les provinces de l'Atlantique.Les eonscr \\ateurs prendraient neuf sièges supplémentaires dans la Colombie-Britannique et les Prairies, trois ou quatre en Ontario, deux au Québec et trois ou quatre dans les provinces de l'Atlantique.Les néo-démocrates auraient six sièges de plus dans l'Ouest, deux ou trois de plus en Ontario, un au Québec et deux dans les Maritimes.Le Crédit social aurait un représentant au Québec.M.Broadbent a fait savoir hier qu'il avait discuté de cette idée avec le premier ministre élu, M.Trudeau, ainsi qu'avec le futur chef de l'Opposition, M.Clark.Ce dernier s'est montré hostile, mais M.Trudeau, lui, a paru quelque peu sympathique au projet.Devant la difficulté pour les divers partis politiques d'obtenir une représentation vraiment «nationale» aux Communes, et ce depuis plusieurs élections générales, l'idée d'une représentation partiellement proportionnelle, déjà appliquée dans quelques pays européens, dont l'Allemagne de l'Ouest, a souvent été proposée à Ottawa.Mais c'est la première fois qu'un parti politique la propose et entend la faire appliquer immédiatement, et non dans le cadre d'une éventuelle réforme constitutionnelle.La commission Pépin-Robarts, dans son rapport sur l'unité canadienne, avait proposé de désigner ainsi 100 députes ««de liste» à Ottawa.La commission voyait comme un facteur dramatique de désintégration du pays le fait qu'aucun des grands partis politiques n'arrive plus à représenter l'ensemble des régions.Au bureau du premier ministre élu, on signalait hier que la proposition du leader néo-démocrate a soulevé quelque intérêt chez M.Trudeau, mais aussi que ce dernier n'est pas prêt à l'adopter sur-le-champ et n'entend pas réunir le Parlement avant Pâques.S'il devait adopter la formule de représentation proportionnelle, il semble bien que ce serait plutôt dans le cadre d'une réforme globale de la constitution, et que cela ne pourrait s'appll quer qu'aux prochaine > élections générales «Pour l'instant, nous avons comme priorité de former un nouveau gouvernement qui représentera le plus équitable-ment possible l'Ouest canadien», déclarait on hier dans l'entourage de M.Trudeau.Sihanouk sera au Canada le 8 mars Le prince Norodom Sihanouk effectuera une visite officielle au Canada ver> le huit mars, a annonce hier, à Montréal, un porte-parole d«- la Communauté khmère du Canada.Invite par cet organisme, el le Centre de relations internationales de l'université Laval, l'ancien chef d'fttat cambodgien se rendra à Montréal.Québec et Ottawa.Le porte-parole a d'autre part explique que ia visite du prince, actuellement j Washington, avait un caractère à la fois «communautaire et politique».Le bureau du premier ministre Lévesque a pour sa part annoncé que M.Sihanouk aura des entretiens le 11 mars avec M Jacques Couture, ministre de [Immigration, et avec M.Lévesque.le 12.Substance qui rétracte les ¦ * /MEILLEUR PRIX EN VILLE Quatre études libérales pour s'attaquer au «oui» par Pierre-Paul GAGNÉ «En matière d'association économique, le Parti québécois demande un chèque en blanc aux Québécois.Les rares précisions qu'il a rendues publiques conduiraient à qualifier d'association économique des relations qui ne seraient pas plus étroites que celles entre le Canada et les Etats-Unis d'aujourd'hui.» Telle est une des affirmations que l'on retrouve dans quatre études qui ont été rendues publiques par le Parti libéral, du Québec, hier, etudes qui seront vulgarisées sous forme de brochures et qui seront distribuées un peu partout à travers h» Québec d'ici le référendum.En attendant, ces études serviront de toile de fond aux discussions qu'auront les libéraux provinciaux, en fin de semaine prochaine, lors de leur congrès.Les quatre études en question portent sur les finances publiques, la «bataille» des comptes économiques, l'association économique proposée par le Parti québécois, ainsi que sur les problèmes démographi ques du Québec.Ces études sont le fruit des députés libéraux Claude Forget et André Raynauld, du démographe Jacques Henripin et de M.François Laçasse, responsable de la mission économique au service de recherche des libéraux à l'Assemblée nationale.Une synthèse libérale De l'avis des dirigeants libéraux, ces études n'apportent pas beaucoup d'éléments neufs dans la discussion préréférendaire, mais ils ont l'avantage de synthétiser la pensée libérale sur des sujets où beaucoup de choses avaient déjà été dites sans que le parti se «branche» par écrit une fois pour toutes.Dans l'étude sur la «bataille» des comptes éeonomiaues.André Raynauld s'attache surtout à démontrer que, contrairement à ce qu'affirment les péquis-tes, le Québec retire actuellement des avantages appréciables de son appartenance au système canadien et que, advenant la séparation, il s'ensuivrait que le Québec ferait face à une chute très significative de ses rentrées fiscales, compte tenu des services qui sont offerts à la population.» Prenant l'année li)77 comme exemple, M.Raynauld tente de faire la preuve que le Québec a retiré, au cours de cette année-là, $2.7 milliards de plus qu'il n'a versé au Trésor fédéral.L'étude sur l'association économique s'en prend directement au livre blanc publié par le gouvernement Lévesque, l'automne dernier.Selon M.François Laçasse, l'auteur de cet te étude, le PQ se réserve le droit, au chapitre de la libre circulation des marchandises, de faire toutes les entorses qu'il jugera opportunes.Par ailleurs, M.La-casse estime que, aux termes du livre blanc, le principe de liberté de mouvement des personnes ne s'appliquerait, concrètement, qu'aux touristes, et que la liberté de circulation des capitaux serait, à toutes fins utiles, réglementée jusqu'à disparaître.Enfin, soutient-il, «l'union monétaire du livre blanc serait rejetée comme une insulte à l'intelligence si un autre pays l'offrait au Québec de la façon dont le Parti québécois dit vouloir la proposer au Canada».Schreyer présidera OTTAWA (UP) \u2014 Le gouverneur general Edward Schreyer rentrera chez lui d'ici vendredi et pourra présider à Passermentation du nouveau gouvernement libéral la semaine prochaine.Son secrétaire de presse, René Chartier, a précisé que M.Sen reverse remettait de façon satisfaisante de l'opé- ration à l'intestin qu'il a subie la semaine dernière, et qu'il assermenté rait le premier ministre» élu, M.Pierre Trudeau, le 3 mars.Selon M.Chartier, M.Schreyer, qui est hospitalisé au Centre médical du ministère de la Défense, à Ottawa, peut maintenant se lever et est en pleine convalescence.Ça déménage! Les membres du personnel du premier ministre élu.M.Pierre Elliott Trudeau, ont commence hier à emménager dans leurs anciens bureaux, une semaine avant que le leader libéral n'ait prêté serment.Les déménageurs ont pratiquement terminé le transfert des classeurs pleins de documents entre le bureau du premier ministre et celui du chef de l'Opposition.Dès lundi après-midi, les gens qui téléphonaient aux bureaux du premier ministre Clark, dans l'immeuble Langevin situé face à la Colline parlementaire, se faisaient répondre par des collaborateurs de M.Trudeau.Et ceux qui appelaient chez M.Trudeau dans le vieil* immeuble Metropolitan Life, rue Wellington, se faisaient répondre par les proches de M.Clark.Le changement de gouvernement n'aura cependant pas d'effet dans l'immeuble principal du Parlement puisque les deux hommes avaient gardé les mêmes locaux au lendemain des élections du 22 mai.On se contentera de changer les plaques de cuivre sur les portes.Réunion des PM de l'Ouest Les premiers ministres des quatre provinces de l'Ouest vont se réunira Lethbridge, Alberta, du 21 au 23 avril, a annoncé hier M.Dick Johnston, ministre des Affaires intergouvernementales de rAlberta.M.Peter Lougheed, dit-il, présidera la conférence de cette année.M.Johnston a précisé qu'en plus des sujets habituels de la manipulation et du transport des grains, la conférence discutera, cette année,de la représentation de l'Ouest dans le gouvernement fédéral et du référendum québécois sur la souveraineté-association.Jerome à la magistrature Ex-président de la Chambre des communes, M.James Jerome est devenu juge en chef adjoint de la Cour fédérale du Canada.Celle-ci révise les décisions des organismes et tribunaux fédéraux.M.Jerome a prêté serment vendredi.Diplômé de Osgoode Hall, M.Jerome avait été élu au Parlement pour la première fois en 1968 comme député de Sudbury et réélu en 1972, 1974 et 1978.Nommé président de la Chambre des communes en septembre 1974, il a conservé cette fonction d'abord sous le gouvernement libéral, puis sous le gouvernement conservateur, avant de se retirer de la scène politique en décembre 1979. informations nationales la presse Montreal, m Sous /'égide du groupe «En Lutte»! Pétition exigeant des conditions référendaires plus démocratiques de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Affirmant avoir maintenant recueilli plus de 500 signatures à l'appui de sa protestation contre la question référendaire et la Loi 9 2 le «retroupement de militants des milieux syndicaux, populaires et progressistes» étudie la possibilité de poser d'autres gestes pour faire valoir son point de vue: remise de la pétition au premier ministre Lèves-que, rencontre de députés, manifestation devant l'Assemblée nationale et «commission parlementaire populaire» sur la question et la loi sur la consultation.Lancé par le groupe marxiste-léniniste «En Lutte», ce regroupe- ment, qui dépasse maintenant largement les cadres de ce mouvement, affirmait hier a Québec en conférence de presse le porte-parole Jacques Brodeur, pose trois exigences «pour que le référendum se déroule dans les conditions démocratiques les plus élémentaires»: \u2022 que le référendum pose clairement la question de la souveraineté et qu'il lie le gouvernement, quel que soit le parti qui le forme; \u2022 que soient retirés de la Loi 92 toutes les dispositions limitant le plein droit d'expres-sion et d'association, tel l'exclusivité du financement des options représentées par les deux comités-parapluies: \u2022 que le débat sur la question soit précédé d'une commission parlementaire devant laquelle tous les intéressés pourront se faire entendre sur la Loi 92 et le libellé de la question.Le regroupement voudrait présenter sa pétition, déjà publiée dans les journaux avec une première liste de noms, au premier ministre le 4 mars, et pourrait «peut-être» manifester devant l'Assemblée nationale le 6 mars et tenir au milieu du mois prochain la «commission parlementaire populaire», avec possiblement des séances à Montréal, Québec et dans les régions où le nombre d'intéressés le justifiera.Liberté d'expression Sur le plan de la liber- té d'expression et d'association, le groupe dénonce l'obligation pour une personne de se taire si elle n'adhère pas à l'un des comités-parapluies et n'accepte par le «plafond» de $300 pour les frais qui peuvent être encourus pour la tenue d'une réunion qui n'est pas organisée pour le compte d'un comité national.Le regroupement fait sur un autre plan valoir que le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, M.J.-E.Richard, ainsi que des indépendantistes axés sur le Mouvement étudiant pour le «oui», ont exprimé des doutes sur la question, et que la CSN et la CEQ ont dénoncé le caractère antidémocratique de la Loi 92."]
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