La presse, 12 avril 1980, Cahier A
[" ( r Le championnat aux pourquoi pas LA PRESSE présente aujourd'hui un cahier spécial de 32 pages sur la prochaine saison des Expos, qui, malheureusement, n'ont pas entrepris leur saison sur le bon pied, hier, perdant leur premier match de la nouvelle campagne, à Philadelphie.Mais si c'était quand même Tannée du championnat pour la formation montréalaise, avec son p'tit Larry Parrish VOIR LA PAGE El ET LE CAHIER SPÉCIAL nouveau Ron LeFlore, son syndicaliste Steve Rogers, son bon vivant Ellis Valentine, son excellent Larry Parrish et tous les autres ?«La course pour le premier rang dans la division Est de la Nationale sera aussi excitante que Tan dernier», prédisent Dick Williams, gérant des Expos, et Chuck Tanner, gérant des Pirates leurs plus sérieux Irivaux.Dick Williams 75 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 photo Robert Nadon S GRAND QUOTIDIE MONTRÉAL, SAMEDI 1 2 AVRIL 1980, 96e ANNÉE, no 87, 354 PAGES, 19 CAHIERS d'une terrible maladie la vie page A 4 Le Canada romprait avec \"\"\" WASHINGTON \u2014 Le Canada envisage sérieusement la rupture de ses relations diplomatiques et économiques avec Pi-ran dans un avenir très rapproché si le gouvernement de l'aya- JEAN PELLETIER de notre bureau de Washington toiIah Khomeiny ne prend pas l'initiative de libérer les 50 diplo-mates américains détenus par les militants révolutionnaires depuis le 4 novembre 79.Bien que le oremier ministre M.Pierre Elliott Trudeau souhaite depuis ! ! debut de cette crise l'adopta ane stratégie concertée de touo ies pays occidentaux face à l'Iran, il estime maintenant compte tenu des relations canado-américaines qu'il serait tout à l'avantage d'Otta- ran wa de prendre maintenant, sans attendre, l'initiative de sanctions contre l'Iran.À Washington, auprès de sources diplomatiques sûres, LA PRESSE a obtenu la confirmation de cette stratégie que le cabinet fédéral compte du reste débattre et entériner sous peu.Selon les Américains, pareille décision de la part du gouvernement Trudeau permettrait au Canada de consolider sa base de négociation auprès de Washington sur une foule de fronts bilatéraux cruciaux, sans pour autant sacrifier des avantages commerciaux avec l'Iran puisque nos échanges, comme on le sait, avec ce pays sont maintenant à peu près inexistantes.Rappelons que lundi dernier à la suite de l'annonce de nouvelles sanctions décrétées par la Voir CANADA-IRAN, page A 2 photo Jean-Yves Létourneau photo Michel Gravel Ryan et ses employés s'assurent en Ontario M.Claude Ryan et 46 employés permanents du Parti libéral du Québec ont accordé leur contrat d'assurance multiple à la Mutual Life Assurance Company of Canada, de Waterloo, Ontario, parce que c'est la société qui a présenté la plus basse soumission, page A 2 L'Iran ne veut pas de l'Egypte à son pavillon Quand l'administration de Terre des Hommes a décidé en décembre dernier de prêter le pavillon de l'Iran à l'Egypte, elle ne pouvait pas prévoir que le shah irait se réfugier au pays des pharaons et que Montréal se retrouverait devant les tribunaux.page A 18 photo Pierre McCann LE DIVORCE: nouveau Klondike des avocats ¦ page H 1 M.j 3£ ^.ij^3j Un prisonnier veut voir ses enfants Le droit d'un prisonnier de voir ses enfants une fois par mois peut-il nuire au bonheur des tout-petits qui l'ont à peine connu et qui ont hérité d'un nouveau père?C'est ce qu'un juge doit déterminer bientôt.page a 18 APRÈS 300 ANS 1* as» Rome béatifie les premiers religieux de la colonie page A 3 AU CAPRICE DO TEMPS LA BATAILLE DES OSCARS «Apocalypse Now» ou c< Kramer vs Kramer »?Si Serge DUSSAULT était membre de P«ACADEMY AWARD», il attribuerait l'Oscar du meilleur film américain à «Apocalypse Now» et celui du meilleur film étranger à «Le tambour», même si les deux films ont déjà été couronnés à Cannes.Comme meilleur acteur et meilleure actrice, il choisirait Dustin Hoffman « Kramer vs K ramer» (ce qui n'étonnera personne) et Bette Midler, («The Rose»), mais dans ce dernier cas, il doute que l'Académie partage son enthousiasme.page D 1 S.V, ,10^ \\ de Roger Lemelin page A 7 r h- MX i : SOMMAIRE Arts et Lettres: D 1 à D 20 Annonces classées: F 1 à F 8 G 1 aG 8, H 7a H 21 Bandes dessinées: \u2022\u2022 20 Bricolage: E 12 Carrières et professions: \u2022\u20221 à*s!7 Décès, naissances, etc.: E 18 Échecs: \u2022\u202219 Economie: B 1 à B 6 Êtes-vous observateur?: G 8 FEUILLETON Holocauste: G 1 Jardinage: E 13 Loisirs et récréation: E 1 4 Quoi faire la semaine prochaine: H 6 Restaurants: D 21 à D 24 Sciences: \u2022\u2022 18 Vacances-voyages: \u2022 ! 6^14 Vivre aujourd'hui: H 1 à H 5 < ,4, r 4 T ?J a 2 la presse, montréal, samed112 avril 1 98q t O » ?\u2022 i t » Le chef de l'opposition officielle, Claude Ryan, et les 46 emploves permanents du Parti libéral du Québec; (PLQ) ont accordé leur contrat d'assurance-vie, d'assurance-salaire et d'assurance-maladie, à la Mutual Life Assurance Company of Canada, de Waterloo en Ontario.Le fait a ete confirmé à LA PRKSSE par le responsable de ce dossier au PLQ.M.Serge Rem il lard.Le contrat accorde à la Mutual Life fait suite à un appel d'offres prive, lancé en février 1979 auprès de huit assureurs dont cinq du Québec: la Great West de Winnipeg, la Crown Life de Toronto et la Mutual Life de Waterloo, et au Quebec, L'Alliance, la Croix-Bleue.les Prévoyants, La sauvegarde et L'Assurance-vie Desjardin v La différence entre la prime exigée par la Mutual Life, plus bas soumissionnaire, et celle proposée par son plus proche concurrent québécois \u2014 L'Assurance vie Desjardins \u2014 était de $30.10 par mois sur une mensualité de $1861, soit une différence de $361.20 sur une prime annuelle de $22.332 pour les 47 employés du PLQ.C'est en octobre dernier que la police de la Mutual Life est entrée en vigueur.Dans l'industrie de l'assurance, on estime que la prime ne dit pas tout sur une police et que la comparaison demeure difficile entre des «pommes et des tomates».LAURIER CLOUTIER Pour sa part, M.Rémillard a reconnu que l'écart entre les deux plus bas soumissionnaires n'est que de un p.cent, mais il a souligné la «grande différence au niveau de la prime d'invalidité prolongée payée par les employés: il en aurait coûte $200 de plus par mois pour les 47 employés, soit 50 p.cent de plus».Les assureurs surpris Dans le monde de l'assurance-vie, les présidents des compagnies n'étaient même pas au courant, sans doute parce que «ce n'est pas le contrat du siècle» selon M.Rémillard, du PLQ.Les réactions sont donc parfois réservées.Ainsi, le président Hervé Belzile de L'Alliance n'a vu que du feu dans ce contrat mais d'autres ont admis leur surprise et leur déception.Le président Clément Gauthier de La Sauvegarde a expliqué «ne pas être en mesure de monter dans les rideaux», ne connaissant pas les motifs de la décision du PLQ dans ce dossier.Mais il a ajouté que c'est «peut-être un peu surprenant dans le contexte.Et puis, on est toujours un peu déçu de ne pas obtenir un contrat.Je trouve ça parfois difficile à comprendre.«On est encore dans un pays libre.Un individu, c'est une chose mais dans le cas d'un groupe public, il me semble que des considérations autres que quelques dollars devraient entrer en ligne décompte.» Quant au président Oscar Mercure de L'Assurance-vie Desjardins, il a souligné «la guerre assez dure dans le marché de l'assurance collective» mais il a poursuivi que «sur le plan nationaliste, il faudrait autant que possible se couvrir avec des compagnies du Québec.Ce serait normal.On est beaucoup plus sensible malheureusement à un nationalisme politique qu'au nationalisme économique et ça, c'est vraiment dommage».Le PLQ fait bande à part Mais certains s'offusquent.que dans le contexte du «Buy America Act» aux Etats-Unis, de la politique d'achat ontarienne et de celle du Québec, le PLQ fasse bande à part.Ainsi, Hydro-Québec a laissé la Sun Life, déménagée en Ontario, pour confier son contrat de $1.5 milliard de couverture à La Sauvegarde.De leur côté, les employés syndiqués de Steinberg et de Miracle Mart passaient à L'Assurance-vie Desjardins.M.Rémillard a expliqué que le PLQ a tenu compte de la question de la politique d'achat mais que la Mutual Life est «une compagnie canadienne avec des retombées économiques au Québec».«Ne pas tenir compte du facteur économique irait contre notre option», a-t-il dit.«C'est un dossier assez complexe.Certaines compagnies se sont excluses elles-mêmes en ne respectant pas l'appel d'offres».«X'est sûr qu'on aurait pas pris la Sun Life.Enfin, c'est mon opinion personnelle mais de toute façon, je ne lui ai pas demandé de soumissionner non plus».M.Rémillard a conclu qu'il s'agit d'une décision économique normale.Le contrat sera revisé au bout d'un an».LE CARNET AMERICAIN: CHAPITRE II Le deuxième secrétaire WASHINGTON \u2014 Il est revenu.Même scénario qu'il y a un mois.Un coup de téléphone timide, un français correct mais légèrement laborieux, une volonté systématique d'aborder l'essentiel par mille et un détours Lorsqu'il entra dans mon bureau, le deuxième secrétaire de l'ambassade de l'URSS à Washington, vêtu de son même complet sombre style département d'Etat, prit place timidement en face de mon pupitre te! un étudiant venant expliquer ses mauvaises notes au préfet.J'aurais voulu entreprendre notre échange en lui demandant des nouvelles du KGB à Téhéran ou de M.Sakharov mais c'est lui qui engagea la conversation en me questionnant d'emblée sur l'Iran.«Est-ce que vous ne croyez pas que les Etats-Unis ne font qu'accroître les risques d'une guerre en imposant des sanctions à l'Iran?» LA QUOTIDIENNE (TIRAGE D'HIER) LOTO 6/36 Let fix numéros gagnants sont: \u201410\u2014 14\u201423\u201436 complémentaire: 32 MINO-LOTO le billet numéro rapport* $50.000 258095 «M.Carter a-t-il vraiment le choix», lui dis-je.Visiblement le gouvernement iranien en refusant de prendre sous son aile la garde des otages avalise indirectement la thèse des militants khomeinystes.Bien que la Maison-Blanche souhaite à tout prix résoudre la crise pacifiquement par voie de négociations, le président ne peut quand même pas se permettre en pleine élection d'échouer inexorablement.Le second secrétaire s'alluma un Winston, observa l'air songeur son allumette s'éteindre et soupira: «Les sanctions ça ne donne jamais rien.Vous vous souvenez du Vietnam?» On parla alors de l'Afghanistan.Je lui fis part d'une blague racontée à Moscou.«Savez-vous pourquoi l'Armée rouge est toujours en Afghanistan?Réponse: parce qu'elle cherche encore qui l'y a invitée.» Le second secrétaire se contenta de sourire, et, releva à nouveau comme il le fit le 5 mars dernier qu'un traité de défense mutuelle préside à l'invasion moscovite de l'Afghanistan.Puis après une digression sur ses années au Canada, son bref séjour en France, la beauté des cerisiers en fleurs le long du Potomac, il en vint aux relations canado-iraniennes.«Le Canada se joindra-t-il au boycott américain contre l'Iran?», s'enquit-il.\u2014 Je l'ignore, lui dis-je en lui faisant valoir toutefois que nos relations commerciales avec l'Iran étaient à peu près inexistantes.Rompre dès lors nos relations avec ce pays ne constituerait au mieux qu'un geste de solidarité envers Washington.Mais qui sait en ces temps de crise?Le Canada y gagnerait peut-être.» Cette réponse sembla l'inquiéter.Visiblement le second secrétaire n'aime pas la guerre des symboles.A l'entendre il vaudrait mieux se faire la guerre tout court et participer aux Jeux olympiques que l'inverse.Au bout d'une heure et quart de questions et de commentaires sur l'impérialisme américain il consulta sa montre, rangea ses cigarettes, déclara que notre échange fut des plus instructifs (sic! ) et s'effaça dans le couloir.Qui sait s'il reviendra?Au fait il se nomme Sergui.J'appris hier qu'au cours des quatre derniers jours l'ambassade soviétique a déployé ses effectifs partout à travers la capitale munis des mêmes questions.«Ils agissent ainsi quand ils sont à court de stratégie», aime-t-on croire au département d'Etat.Moi j'ai fait mon choix SEUL?SEULE?J'ai choir,.Alter Ego tl |'ai rencontra un partenaire qui correspond vraiment a ma personnalité SERVICE DE RENCONTRES O lundi* a*» -vendredi de 13 rue a 21 hra ^ 871-9673 fc^ 1 Place Vlliftierle ip I x^W 3235 p 0 filter e^o \u2014ar * w \u2022 AUJOURD'HUI DANS \u2022 DISTRIBUTION AUX CONSOMMATEURS \u2022 ÉDITIONS GIGUÉRE \u2022PASCAL \u2022BONIMART \u2022 RENAULT CANADA \u2022 TIME LIFE Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSEZ! \\inis tU'iLx , une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres Vnin tlriLt /nr.1440.rue Sainte-Catherine o .bureau 512 Du lundi au vendredi, de 13h a 21 h Les quelque militants syndicaux qui forment le conseil confédéral de la CSN, l'instance suprême de cette centrale entre les congrès, ont voté «oui» hier dans une proportion de plus de plus de 97%.LAVAL LE BORGNE Du coté de la classe ouvrière organisée, le clan du «oui» a donc déjà de son bord les dirigeants des syndicats représentant plus de 500,000 travailleurs du Québec.On sait que le Conseil général de la FTQ, l'instance suprême de cette centrale, recommande le -oui- au congrès spécial qui aura lieu le 19 avril, dans une semaine.Ces dirigeants de la FTQ représentent environ 320,000 travailleurs; ceux de la CSN en représentent 220,000.Tout en rappelant qu'elle rejette «le projet de souveraineté-association dans son ensemble», la CSN «considère qu'il est dans Tintérèt des travailleurs et di>s couches populaires de voter oui au référendum».Dans un vibrant plaidoyer en faveur de l'indépendance du Québec, le président de la CSN a invité particulièrement ceux qui Le conseil confédéral de la CSN vote Oui voulaient que la CSN s'abstienne de prendre position, à bien réfléchir «à l'après référendum».«Si les bourgeois canadiens et les multinationales fédéralistes f remportent, quel sera notre,' rapport de force, nous les tra vailleurs, si la CSN ne dit rien?» s'est-il demandé, tout en soulignant que la réponse était bien évidente.Comme prévu, les dirigeants; de la Fédération de la Métallur-] gie, entre autres, ont défendu la position de l'abstention, comme: leur congrès l'avait exigé.Cependant une fois la première résolution adoptée, celle disant que la CSN doit se prononcer sur1 la question référendaire (et qui a recueilli 66% des voix), ils ont; conclu que mieux valait recom-i mander le «oui» et faire face aux membres qui leur avaient de-; mander l'abstention.CANADA-IRAN SUITE DE LA PAGE A 1 Maison-Blanche, le premier ministre Trudeau avait déclaré à Ottawa qu'il comprenait la décision américaine et que de concert avec les alliés le Canada aviserait sous peu de la politique de son gouvernement face à cette crise.À Washington les milieux gouvernementaux se montrent à la fois déçus et inquiets du manque de solidarité des pays européens envers les Etats-Unis.Le prési dent Jimmy Carter comme son principal conseiller en matière de politique étrangère, M.Zbi-gnew Brzezjinsky, ont manifesté jeudi leur mécontentement ce qui a eu pour effet d'accroître au sein de la population américaine un profond sentiment d'isolement et d'abandon.En prenant dès lors rapidement et seul la décision d'imposer des sanctions à l'Iran et d'aller jusqu'à rompre ses relations diplomatiqut » et commerciales avec ce pays, le Canada accroîtrait de façon considérable son prestige tant au Capitole qu'à la Maison-Blanche et au Département d'Etat, particulièrement au moment où le comité des Affaires étrangères du Sénat s'apprête enfin à débattre du traité bilatéral sur les pêches Canada-Etats-Unis après plus d'un an de retard prémédité du côté américain.La crise iranienne a pris ici des proportions plus inquiétantes que jamais depuis quelques jours.D'une part les militants à Téhéran s'affichent plus menaçants à l'égard de leurs prisonniers et d'autre part la sécurité intérieure de l'Iran montre des signes graves d'éclatement.Face à cette situation les Américains tiennent à une politique concertée de la part de leurs alliés, craignant qu'advenant une détérioration soudaine de la situation ils aient à faire face seuls à une intervention militaire.Pareil recours est de moins en moins écarté alors que les élections présidentielles s'accélèrent et que le mécontentement gronde à travers le pays.La Maison-Blanche estime qu'à moins d'une approche résolue et concertée de la part de tous ses alliés (et même ultime-ment de ses adversaires) contre l'illégalité de la politique iranienne face aux otages, toute nouvelle mesure de sanction qu'elle pourrait adopter ne ferait qu'aggraver la crise au point de menacer la paix et la stabilité internationales.M.Carter dans cette affaire doit donc affronter la méfiance de nombreux leaders européens qui redoutent de compromettre leur propre stabilité monétaire et politique en se rangeant du côté de Washington.Selon plusieurs observateurs cette crainte est plus dangereuse que la politique qui l'incite puisqu'il semble évident qu'à moins d'être totalement isolée par l'ensemble des pays avec lesquels elle traite, l'Iran maintiendra pour longtemps encore sa politique de confrontation face au géant américain.L 1 LA ROUSSIN Ipî m LAVAL SITI *Ï*U / / ™ SITE EXCEPTIONNEL AU BORD DF L'EAU MAISON DE STYLE EN BETON b 5 MODELES DISPONIBLES IMMEDIATEMENT \u2022 Construction o l'épreuve du feu et des bruits.\u2022 20 minute* du centre-ville \u2022 Près future station de métro.\u2022 Pitcine, rnorind, tennis ITINÉRAIRE: Par l'autoroute 13 (Mirabel), sortie boul.Samson ouest, prenez le rong du bord de l'eau, roulez vers La vol-sur-le-Lac (1 mille) et surveillez notre enseigne.HEURES D'OUVERTURE Lundi au vendredi: 10h a.m.à 18h p.m.et samedi, dimanche, 13h p.m.à 18h p.m.^ \"V La DEMAIN Ciel variable Nuageux et averses Ciel variable Nuageux et averses Nuageux avec éclaircies Ciel variable Nuageux avec éclaircies Ciel variable Ciel variable Ciel variable Ciel variable AufeerAei Knsoleillé Ensoleillé Victoria Edmonton 6 3 14 13 Saskatchewan\tEnsoleillé\tRegina\t\u20141\t\t9 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t\t\t6 Ontario\tAverses\tToronto\t4\t\t10 Nouvoou-Brunswick\tNuageux\tFredericton 0\t\t\t11 Nouvdle-Ecosie\tNuageux\tHalifax\t1\t\t10 lle-du-Pnnce-Edouard\tNuageux\tCharlottetown 0\t\t\t8 Terre-Neuve\tPluie\tSaint-Jean 3\t\t\t6 M WWU0\t&le+AI9 Dix irULtM\t\u2022 È\te \u2022\t\u2022\ts aux États-Unis\t\t\t\t\t4T $ Mk\tMu.\tMw.Moi\t\u2022\tMe).\tMax.New York 10\t22 Chicago\t2 7\tNlle-Orléana\t20\t30 Washington 8\t12 San Francisco\t12 27\tMiami\t23\t28 Boston 4 \u2022\t9 \u2022\t\t\t\t vers les capitales\t\t\u2022 *.'\t\u2022\t\t0 Amsterdam 2 Londres\t\t6'\tStockholm\t\t2 Athènes\t11 Le Caire\t14\tSydney\t\t17 Berlin\t6 Lisbonne\t13\tTokyo\t\t11 Bruxelles\t7 Madrid\t8\tTunis\t\t8 Casablanca\t13 Moscou,\t2\tVienne\t\t5 Genève\t1 Paris\t6\tVarsovie\t\u2022\t0 Hong Kong\t20 Rome\t7\t\t\t vers les plages\t\t\t\t\t Acapulco 26\t32 Bermudes\t14 19\tNassau\t18\t29 Mexico 11\t23 Rarbade\t22 29\tRio de Janeiro\t9\t28 la presse clnP.df.SnSnE.ll\\ SfiSUtlà PRE?SC.2LL 'U# *fH» \"ont,.H2V 1K9 Seul.I.Prêt».ggfgM!*Ji*BiJ»*A**yJ« i> .«I w I 527-8664 °.«,B; LA JOIE DE VIVRE DANS UN CONDOMINIUM LUXUEUX.\u2022 Immenses terrasses \u2022 Vue magnifique \u2022 Sécurité 24h sur 24 \u2022 Piscine et squash \u2022 Style et confort IL RESTE ENCORE QUELQUES APPARTEMENTS \u2022 de 3 chambres * de 2 chambres \u2022del chambre, avec vivoir Frais d'entretien peu coûteux HYPOTHEQUE POUR 5 ANS 10% ILE DES SOEURS à 5 min.du centre-ville Visite sur rendez-vous teulemcnt En semaine: d© 13h à 19h Tél.: 766-7794 ¦y v> Fin de semaine de 13hà 17h Fiducie du Québec Pour un choix de modes d'épargne La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, a mis au point à votre intention un vaste choix de modes d'épargne.Les Dépôts garantis* De 1 jour à 5 ans, votre capital et le taux d'intérêt sont garantis, de la date 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Werdnig-Hoffmann, c'est cependant un voyage du bout de la vie; de la vie qui course en haletant contre le compte à rebours de la grande Faucheuse.Pour la science médicale, le geste des Mohawks allume l'espoir de pouvoir enfin tisonner les recherches sur cette maladie de la moelle épinière, incurable et fatale.«Il n'existe pas de traitement spécifique parce qu'on ne connaît pas la cause de cette maladie relativement rare.On sait qu'elle est héréditaire, mais on ignore par quelle substance elle se transmet», explique le Dr Guy Geoffroy, chef du service de neurologie de l'hôpital Ste-Justi-ne à Montréal.Le hasard d'une rencontre Tout comme l'ataxie de Friedreich, qui se range elle aussi dans la vaste gamme des maladies neuro-musculaires, la maladie de Werdnig-Hoffman nargue la médecine avec ses énigmes.On n'a découvert aucun moyen de détecter les porteurs du gène susceptible de faire éclo-re la maladie.Mme Jeannette Séguin, c'est une «maîtresse-femme», pour employer l'expression par laquelle les Québécois témoignent leur admiration envers leur compagne.«C'est une maladie héréditaire, autosomale récessive, poursuit le Dr Geoffroy.C'est-à-dire que les deux parents en portent le gène sans en être affectés.Ce sont des porteurs sains.Le hasard a ainsi fait que Réal et Jeannette Séguin se rencontrent.» Le hasard a tourné au mauvais coup du sort à la naissance des deuxième et troisième enfants des Séguin, Sylvie et Patrick, la maladie épargnant l'aînée et le benjamin de cette famille de Lachute.«Quand les parents portent chacun ce gène, il y a risque qu'un enfant sur quatre soit atteint par la maladie», ajoute le Dr Geoffroy.Quant à savoir à quelle fréquence le hasard génétique frappe aussi cruellement les Québé- cois, il faut se contenter, en guise de point de repère, d'une incidence observée au Danemark: 7 enfants sur 100,000.Sylvie et Patrick ont ainsi surpris l'équipe médicale de Sainte-Justine quand celle-ci a diagnostiqué le mal qui s'est déclaré chez les bambins à l'âge de deux ans.En fait, cette «paralysie spinale progressive» se ramifie en trois sous-groupes, indiquant chacun l'évolution temporelle du mal: Werdnig-Hoffmann, qui condamne en quelques mois le bébé naissant; la forme intermédiaire qui commence vers l'âge de deux ou trois ans; Kugelberg-Wellander apparaissant plus tard et repoussant d'autant l'échéance.C'est la forme intermédiaire qui afflige les deux enfants.Elle n'altère en rien leurs capacités LONGUEUIL MANOIR POUR RETRAITÉS j # * a « a mil VENEZ COMPARER Nos prix incluent les item suivants: \u2022 Suites spacieuses I yh - 2xh \u2022 Trois (3) repas par jour servis à la salle à manger (vin inclus au souper); l Entretien ménager tous les jours; Draps et serviettes fournis et cntrenus par la maison PHASE 2 PHASE 1 Le Saint-Malo vous offre plus pour votre argent.Il est situé à Longueuil tout près du métro donnant vue sur le St-Laurent et Montréal.SMNT-MAIO 390, nie Bord de l'Eau i.< uigueull ( Québec) 1411 3z4 (514)651-0290 Ouvert 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muscles s'affaiblissent, et ce faisant occasionnent une déviation de la colonne vertébrale.Sylvie a pu trottiner avec un équilibre chancelant jusqu'à Page de cinq ans.Patrick n'a jamais marché et ne peut se retourner seul dans son lit.Chaque nuit, sa mère se lève plusieurs fois pour le changer de posture et lui assurer un sommeil confortable.«Ce sont des gens magnifiques qui n'ont jamais cherché à nier la vérité et qui se sont pris en main», louange le Dr Geoffroy.Les Séguin sont effectivement de cette trempe de parents de la majorité silencieuse, fiers d'assumer pleinement leurs responsabilités éducatrices.Ils ont décidé de pétrir eux-mêmes leur quotidien sans se plaindre de l'adversité auprès de qui que ce soit.«Un de mes patrons s'est un peu offusqué d'apprendre tout récemment, par un concours de circonstances, la maladie de Sylvie et Patrick, relate Réal Séguin.Nos enfants, nous ne les cachons pas.Nous les amenons partout où on leur donne accès.Mais ce ne sont pas des objets de curiosité.«Cela nous a pris deux ans pour digérer la réalité, parvenir à stabiliser notre manière de vivre, témoigne de son côté Jeannette Séguin.Auparavant, chaque fois que j'entendais Patrick respirer fortement j'envoyais mon mari vérifier s'il n'était pas mort.Aujourd'hui, le goût de vivre pleinement chaque instant, 24 heures à la fois, prédomine.Car, quand bien même on s'arracherait les cheveux, on ne réussirait qu'à rendre malheureux nos enfants inutilement.» «Il y a beaucoup d'embûches à surmonter», souligne encore M.Séguin.Les embûches de la maladie qui rend vulnérable aux photos Michel Gravel, LA PRESSE infections des voies respiratoires (Patrick a connu 21 hospitalisations d'urgence).Puis, les embûches de la société qui érige des barrières contre les handicapés physiques.Les Séguin sont donc en train de former une association dans la région d'Argenteuil afin d'éliminer les exclusions de tous genres.Mais il faut croire que les gens qui ont du coeur à revendre s'attirent parfois les élans de leurs humbles semblables qui ne le claironnent pas sur les toits.C'est ainsi qu'ayant croisé la route des Séguin, à l'occasion d'un dépouillement d'arbre de Noël, Johanne, le chef amérindienne d'un groupe de chanteurs populaires «Mohawks Country Travelers*, a conçu l'idée d'un voyage à Disneyland pour Sylvie et Patrick.Elle a contacté le directeur du petit hebdomadaire de quartier, «Le centre-ville».Touche-à-tout astucieux et bourlingueur à peine assagi, Yvon Bérubé a organisé en moins de deux une tournée de six spectacles pour les Mohawks.Cette tournée culminera lundi soir à l'Oasis du Folklore Québécois, sur la route 104 entre La Prairie et Saint-Luc, spectacle auquel le Dr Geoffroy se promet d'assister.«Les recettes de la vente de billets du spectacle des Mohawks sont versées dans un compte spécial de la caisse populaire de Saint-Stanislas, rue Gilford à Montréal, a précisé M.Bérubé.Car, l'excédent des sommes requises pour le voyage de deux semaines des enfants Séguin, accompagnés de leurs parents, ira pour les recherches à la clinique des maladies neuromusculaires de Sainte-Justine.» «Ce geste du coeur, c'est la première étincelle qui va peut-être nous aider à drainer les subventions nécessaires pour activer nos recherches sur la mise au point d'un moyen de détecter la distrophie musculaire et sur la mise en branle d'un traitement expérimental de l'ataxie de Friedreich.Ces recherches nous aiguilleront grandement sur les voies à suivre pour la maladie de Werdnig-Hoffmann», a signalé le Dr Geoffroy.«Nos enfants, nous ne les cachons pas.Nous les amenons partout où on leur donne accès.Mais ce ne sont pas des objets de curiosité», dit Réal Séguin en regardant tendrement son fils Patrick.ouv DIVISION ASSOCI ans, chef de cabinet et adjoint du premier ministre René Lévesque, il a travaillé depuis 18 mois à mettre tous les morceaux du puzzle en place, dans un premier temps pour dépolitiser le débat et dans un deuxième temps pour faire travailler ensemble tout «ce monde qui n'est pas nécessairement péquiste» mais dont le but commun est la cause de la souveraineté-association.Diplômé en sciences politiques de l'Université de Montréal.Michel Carpentier tente d'abord, en 1967, une première expérience sur le marché du travail au ministère de l'Agriculture et par la suite aux Affaires extérieures à Ottawa.Très vite il conclut qu'il est très difficile à un francophone de faire sa marque dans ce monde contrôlé par les anglophones alors qu'un «rapport rédigé en français est immédiatement traduit en anglais».La si tuation inverse n'existe pas \u2022 Des amis l'ont embarqué Issu d'un milieu familial tout à fait apolitique, il revient enseigner au Québec.C'est «à ce moment-la que des amis» l'ont embarqué, un peu malgré lui au départ, dans le mouvement de René Lévesque.Très vite ce dernier devient l'homme pour qui il a le plus grand respect.sutout dit-il pour la rigueur intellectuelle avec laquelle il s'acharne à bâtir ce Québec qui correspondrait aux réalités de notre époque.En 1969 il se retrouve bénévole au Parti québécois, mais dès l'année suivante il est à la permanence de Montréal où il occupe différents postes de coordination avant d'être nommé directeur général de la campagne électorale de 1976.Connaissant sur le bout des doigts tous les mécanismes de ce parti politique qui se veut le plus démocratique au Québec avec des instances et des mécanismes qui permettent aux membres de la base de participer vraiment à la vie du parti, il réussit donc l'exploit de battre le gouverne- ment libéral de Bourassa qui avait fait élire 102 députés en 1973.Lévesque lui demande de le suivre à Québec Le nouveau premier ministre lui demande aussitôt de le suivre à Québec où il participe au plus haut niveau à la mise en route de l'appareil péquiste.Trois ans plus tard, le centre nerveux du Parti se déplace vers Montréal et Michel Carpentier avec lui.Pour la campagne référendaire, Michel Carpentier a donc maintenant ses bureaux dans les nouveaux locaux loués par le PQ pour la circonstance, au 1430, rue Saint-Denis.Déjà il a une cinquantaine de personnes sous sa responsabilité et, au plus fort de l'action, ce nombre atteindra 125, dont une quarantaine de bénévoles.Toutes les décisions de la campagne référendaire seront prises par Montréal, et Michel Carpentier s'est entouré d'une douzaine de conseillers.Confiant mais prudent, Michel Carpentier pense que le PQ est en avance sur les libéraux dans la présente campagne référendaire, mais affichant un optimiste modéré il ne veut rien laisser au hasard.Depuis maintenant près de quatre ans, il est en disponibilité pour le Parti et le gouvernement 24 heures par jour, ce qui ne lui a laissé le loisir de faire du ski une fois seulement au cours de cette longue période.photo Yves Beauchamp.LA PRESSE Michel Carpentier de travail dans l'ombre Vivant dans «des valises» continuellement, Michel Carpentier affirme que jamais il ne fera de la politique active, c'est-à-dire qu'il ne veut pas être élu à l'Assemblée nationale du Québec.Il se définit comme un technicien de la politique et non comme un politique.Il ne veut émettre aucune opinion, car pour lui ce sont «les élus qui doivent se charger de véhiculer le message et le contenu des décisions politiques».«Moi, mon rôle c'est de faire en sorte que les décisions gouvernementales et les politiques deviennent une réalité», a-t-il confié au cours d'une entrevue qu'il accordait à LA PRESSE, et c'est pourquoi sans doute, un peu par timidité, il préfère demeurer dans l'ombre pour exécuter son travail.Michel Carpentier se dit emballé par l'expérience qu'il vit car «c'est extraordinaire» à tous les plans, surtout au cours de cette période où nous sommes «en train de réaliser un idéal pour lequel nous avons travaillé pendant plus de 12 ans».Il avoue avoir toujours fait ce qu'il aimait dans la vie, et il n'est pas sur de son avenir après le référendum.«Je vais voir comment je vais me sentir après cet événement.Une chose est sûre, ce que je fais actuellement ça me permet de me réaliser comme c'est pas possible de le penser», dit-il.Sa plus grande crainte, c'est que «le métier du pouvoir» qu'il exerce actuellement devienne une drogue dont il ne puisse un jour se passer.Sur le plan familial sa plus grande préoccupation demeure ses enfants, deux filles de cinq et deux ans qu'il avoue «ne pratiquement pas connaître».Et c'est pour l'une de ces raisons qu'il ne veut pas faire de la «politique active».Il veut un jour avoir la possibilité de se «consacrer à plein temps à Méla-nie et à Marie-Sol, car il regrette d'avoir négligé autant sa famille».Lorsqu'il quittera le bureau du premier ministre il veut «participer à l'épanouissement de ses enfants, et cela j'ai l'impression que ça va être aussi un travail à plein temps», a-t-il conclu.LE TROU DE $500 MILLIONS La confiance sans les contrôles c'est dangereux # La fiction budgétaire.Ce pourrait être le titre d'un film à succès dans le monde sco laire qui est encore sous le choc de ce qu'on a appelé, un peu à tort, le «trou» d'un demi-milliard de dollars, dans le budget de l'éducation.Il y a fiction budgétaire quand on estime un peu rondement les clientèles scolaires qui sont pourtant la base du financement des activités d'éducation au primaire et au secondaire.Fiction budgétaire quand on extrapole la scolarité et l'expérience des enseignants pour déterminer la masse salariale.Salaires qui comptent d'ailleurs pour 80 p.c.des dépenses d'éducation.Fiction budgétaire quand on évalue les dépenses de l'année à venir en fonction de celles des années précédentes non encore vérifiées dans le détail.Et l'on en arrive ainsi à constater, trois ans plus tard, que les dépenses réelles d'éducation étaient plus élevées que prévues pour 1976-77, par exemple.Et qu'il en va ainsi pour toutes les années subséquentes.D'où l'obligation de renflouer les budgets passés des commissions scolaires: coût de $300 millions.L'exercice n'est pas nouveau, assure le ministre des Finances qui a reçu de l'ancien gouvernement des arrérages à payer, à ce chapitre, de quelque $500 millions.Et décidé à mettre le holà à cette fiction budgétaire, il injecte dès cette année un supplément de $210 militons au budget de l'éducation pour qu'il se rapproche davantage de la réalité.Il ne s'agit donc pas d'une vaste fraude ou de malversations, en éducation; les sommes requises auraient effectivement été dépensées pour l'éducation, généralement avec les autorisations requises.Mais tout cela s'est peut-être fait un peu à la bonne franquette.Faire confiance En un mot, il sembie que le ministère et les commissions scolaires se faisaient mutuellement bien confiance.C'est la commission (Jul engage les en- seignants et définit ses dépenses sur la foi de ses clientèles scolaires que le ministère ne vérifiait pas «La confiance sans les contrôles aboutit à des situations comme celle-ci», avouait le ministre de l'Education.Et a leur tour, les commissions scolaires dépendent de leurs écoles: ce sont elles qui font l'inventaire de leurs élèves et de leurs besoins.Il n'y a pas si longtemps, les commissions scolaires dépen- M ARIANE daient uniquement de leur impôt foncier pour payer leurs dépenses qu'elles fixaient elles-mêmes.Puis est venue la mode des «pèlerinages» à Québec pour obtenir un «octroi» pour ci ou ça.Après l'instauration du ministère de l'Education en 1964, on est entré dans le règne des «subventions d'équilibre budgétaire».La commission scolaire récoltait ce qu'elle pouvait par ses impôts fonciers et le gouvernement comblait la différence entre ses resssources et ses besoins grâce à des subventions d'équilibre budgétaire.Ces subventions ont été régies par des règles de plus en plus raffinées mais parfois sujettes à interprétation, estime le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques, M.Jacques Mongeau.On a eu droit aux distinctions entre dépenses admissibles aux subventions et dépenses autorisées mais non admissibles aux subventions.Ces dernières devaient être payées à même la surtaxe de l'impôt foncier.Enfin, jusqu'ici les commissions scolaires administraient un budget ouvert qui fluctuait ou se rajustait en cours d'année (et même après) selon divers paramètres et autorisations.C'est en novembre, semble-t-il, que les ministres des Finan- ces et de l'Education ont été alertés au fait que les dépenses réelles de l'enseignement dépassaient de beaucoup les budgets prévus.Aussitôt mandé, le vérificateur général s'est appliqué à étudier les méthodes de contrôle du ministère de l'Education et à faire enquête dans une douzaine de commissions scolaires (prises au hasard selon certaines catégories) pour vérifier la conformité des informations transmises au MEQ.Son rapport préliminaire rend compte de ses travaux dans cinq de ces commissions scolaires.Aux hapitres du personnel enseignant et de la clientèle scolaire, il relève des problèmes tant dans les contrôles du MEQ que dans les calculs des commissions.Ainsi, une commission scolaire surpaie ses enseignants par rapport à leurs qualifications, et ce sur décision des commissaires.Pour les trois dernières années, ce sursalaire équivaut à $80,000.«Ces dépenses auraient dû être compensées par une imposition foncière supplémentaire», d'écrire le vérificateur, puisqu'elles ne sont pas admissibles aux subventions du MEQ.Ailleurs, la moitié des dossiers d'enseignants ne sont pas à jour ou la confirmation des années d'expérience est introuvable.Elèves fictifs?Quant aux élèves, le système informatique en a décelé 10,000 «en conflit de localisation».Ou, plus prosaïquement, des élèves inscrits à plus d'une commission scolaire.Le vérificateur avoue lui-même qu'il n'a pu retracer, dans les commissions scolaires, la liste des élèves au 30 septembre des années passées, ce qui est la pièce capitale dans la détermination des budgets.Il a donc effectué des sondages dans quelques écoles par commission scolaire.«Notre visite dans les écoles nous a révélé que certaines commissions scolaires se soucient peu de la conformité de la présence des élèves au 30 septembre avec les clientèles déclarées au sommaire de l'école.» II a constaté dans deux des cinq commissions scolaires étudiées que des noms n'auraient pas dû faire partie des élèves déclarés au 30 septembre.L'impact financier de ces erreurs se chiffre à $65,000 dans l'une et à $440,000 dans l'autre, soit un demi-million dans deux commissions seulement.Dans un exposé, le sous-ministre de l'Education, M.André Rousseau, évaluait à $52 millions «l'alourdissement» des clientèles.Autonomie et contrôles On s'est peut-être scandalisé quand le gouvernement a avoué ne pas connaître exactement le nombre de ses élèves ou de ses enseignants.Mais on comprend mieux à partir des constatations du vérificateur général.Ce problème des millions de l'éducation est peut-être la meilleure illustration de ce que l'éducation constitue un système décentralisé, au Québec, souligne le ministre Morin.Les commissions scolaires sont responsables de leurs budgets même si elles doivent jouer dans les marges étroites tracées par le MEQ.Il illustre également que les contrôles du MEQ, loin d'être tatillons, seraient plutôt souples et tardifs sinon inexistants en certains cas.Si des correctifs sont déjà en cours, le plus important sera le budget «fermé» que recevront désormais les commissions scolaires.Ce budget ne sera revisé qu'une seule fois, après avoir compté les élèves au 30 septembre.La commission devra ensuite vivre avec ce budget, déficit ou surplus lui appartenant.Entre-temps, le vérificateur poursuit son inspection dans les sept autres commissions scolaires de l'échantillonnage.Y aura-t-il besoin d'une enquête publique comme le réclamait le président de la FCSCQ?Le rapport final du vérificateur pourrait peut-être éclairer les intéressés là-iiessus.Vendre le «non».Pas facile comme défi.C'est pourquoi d'ailleurs les fédéralistes ont tant de mal à élaborer leur stratégie de communication.Premier problème: contrairement au camp du «oui», dont la campagne est toute axée autour d'un seul parti \u2014 le Parti québécois \u2014, d'un chef unique \u2014 René Lévesque \u2014et d'une organisation centralisée dont les grandes stratégies ont été arrêtées il y a plusieurs mois, le camp du «non» est multiple, hétérogène, et regroupe des gens qui n'ont pas la même perception de la question nationale: libéraux fédéraux, unionistes, anglophones, francophones, libéraux provinciaux.Au sommet de la pyramide, les porte-parole de tous ces groupes ont longtemps gaspillé en rapports de forces internes le temps que les péquistes ont consacré à raffiner la forme et le contenu de leur message.Deuxième problème: le chef.Contrairement à René Lévesque, Claude Ryan est, disent les sondages, moins populaire que son parti.Et contrairement aux péquistes qui sont experts en communications, M.Ryan n'aime pas que la politique soit élaborée en fonction des media, de l'image, d'un message à communiquer en un éclair.«On dirait qu'il ne vit pas au 20e siècle, s'exclame avec quelque désarroi un communicateur professionnel, il s'imagine que si l'on explique les choses en long et en large et en détail, les gens vont comprendre et suivre!».Démarche d'éditorialiste, très intellectuelle, abstraite et désincarnée, à l'image du Livre beige qui correspond à l'idée que M.Ryan se fait du Canada.mais qui fut, de l'avis de bien des stratèges libéraux, la première erreur de la campagne préréférendaire.(M.Ryan comptait sur l'appui des premiers ministres provinciaux.Il ne l'a pas eu et n'a réussi qu'à s'aliéner la fraction nationaliste des fédéralistes francophones commp Léon Dion.Sa seconde erreur fut de sous-esti-mer l'importance politique du référendum et de croire que ce ne serait, entre les victoires aux partielles et les prochaines élections provinciales, qu'un incident de parcours.Autant d'erreurs qui font dire à plusieurs, que M.Ryan est trop dogmatique pour être bon politicien).Troisième problème: Trudeau.Que fera-t-il?.Au Parti libéral du Québec, on espère que le premier ministre canadien saura répondre à l'un des arguments les plus embarrassants des souverainistes, soit l'idée qu'un «oui» au référendum ne constitue qu'un bon outil de négociation avec Ottawa.Au PLQ, on ne cache pas que c'est là que le bât blesse, car c'est cet argument du «on n'a rien à perdre et tout à gagner» qui attire dans le camp du «oui» nombre d'électeurs fédéralistes et même libéraux.Autre problème enfin: à quelle sorte d'émotion recourir pour «vendre» le Canada aux francophones, alors que tous les sondages montrent qu'on s'identifie d'abord au Québec?.A l'instar de Solange Chaput-Rolland, ce sont les femmes de l'opération «Yvette» qui ont instinctivement trouvé pour ce faire les mots qu'un Claude Ryan est incapable de formuler: lune après l'autre, lundi dernier au Forum, elles jouaient avec aplomb et simplicité sur des thèmes chauds, concrets: léguer le pays intact à nos enfants, ne pas dilapider le patrimoine canadien qui est leur héritage.Parler du Canada, mais aussi du Québec, comme l'indique cet autre theme développé au PLQ: «Le Québec est notre patrie, le Canada est notre pays».Dans la même veine, le camp du «non» tente de récupérer le fleurdelysé «confisqué» par le PQ.Dans ses posters et ses documents, la fleurdelisée apparaît (mais en rouge) et le drapeau flotte, au-dessus du slogan «Mon non est québécois».Mais ce dosage Québec-Canada est délicat.Sous le parapluie fédéraliste, il y a déjà des tensions entre francophones et anglophones.Ces derniers, qui croyaient que Ryan les menait tout droit à la victoire, ont été durement affectés par la mauvaise performance de leur parti lors du débat sur la question.De plus en plus, dans ces milieux, on s'interroge sur les talents de leadership et sur le sens politique de Claude Ryan.Et les libéraux anglophones, des lors, sont moins portés aux compromis Ainsi, un petit journal de propagande qui doit être distribué dans deux millions de foyers \u2014 et dont le contenu, pour un francophone, semble vraiment aller de soi \u2014 a été mal reçu par l'as sociation libérale de Westmount.qui le trouve trop axé sur le Québec et hésite à le distribuer dans le comté.Bien sûr.cette clientele votera «non».mais certains pourraient aussi, par amertume ou par démission, s'abstenir.et c'est là un risque à éviter pour le PLQ, qui a besoin de tous et chacun des votes de la communauté anglophone.C'est là un autre défi, pour chaque camp d'ailleurs, de ce référendum: lors d'une élection ordinaire, l'organisateur sûr de faire élire son candidat dans un comté peut dormir tranquille.Peu importe que le candidat passe avec 10.000 ou seulement 9,600 voix de majorité.Cette fois, chaque vote compte, dans le grand «pot» d'où émergera une seule et unique majorité à l'échelle de la province.* En ce sens, les comtés sont des structures factices, qu'on conserve de chaque côté parce que les organisations politiques correspondent aux contours des comtés.mais ce référendum vient chambarder les mentalités politiciennes traditionnelles.Les bleus et les rouges, ennemis jurés depuis des générations, devront travailler ensemble, de même que les libéraux fédéraux et provinciaux, qui sont loin de s'aimer toujours d'amour tendre.Sur ce plan encore, les femmes de l'opération «Yvette» ont eu l'instinct juste.Elles se sont facilement regroupées, en dehors des lignes de comté, en dehors des lignes fédérales-provinciales, et elles ont su parler d'idées et de sentiments alors que les reactions instinctives de l'organisateur professionnel est de vanter les; mérites de son candidat, de faire des calculs statistiques pour savoir si ledit candidat peut passer entre Untel et Untel, gagner dans tel poil, perdre dans tel autre et surnager ailleurs, etc.Cette fois, il n'y a pas de candidats, il y a seulement une (ou plus d'une) idée, et quelques sentiments, et les petits jeux de^ politiciens traditionnels ne servent plus à rien.\u2022 Les femmes, qui avaient tou-.jours été exclues des «inner cir-cles» de la stratégie politicienne, n'avaient pas été formées dans le vieux moule de la politique traditionnelle, et c'est pourquoi, quoi qu'il arrive, ce référendum sera leur revanche, leur douce, douce revanche.photo Pierre McCann.LA PRESSE ¦ Claude Ryan n'aime pas que la politique soit élaborée en fonction d'un message à communiquer en un éclair. A 10 SURL AUX FRONTIERES DE LA FAIM ET DE LA PEUR MUU BEAUGKAND CHAMPAGNE Un travail que plusieurs se partagent: aider les plus mal pris à rédiger lettres et requêtes officielles.Une classe d'anglais à Pulau Bidong.en Malaysia.En 1975, Ly Chou avait 14 ans, elle était étudiante à Phnom Penh.Avec l'arrivée des Khmers rouges, elle est devenue repîqueuse de riz dans la région de Battambang où elle a dû faire croire qu'elle ne savait ni lire ni écrire et qu'elle était auparavant vendeuse de gâteaux dans la capitale.Pour ne pas être tuée comme «intellectuelle».Pendant quatre ans, elle a vécu dans la peur constante et dans l'inquiétude de ne pas savoir ce que sa famille était devenue.Elle a vu ceux qui tentaient de passer la frontière se faire arracher les yeux ou être éviscé-rés vivants.Elle a travaillé 14 heures par jour et subi des réunions politiques pendant quatre auti es heures, la nuit.«J'ai vécu au jour le jour en ne m'accordant qu'un seul petit espoir: je me disais que je pourrais, un jour, aller vivre dans un autre pays ou que peut-être le régime politique allait changer.J'ai tenu comme ça.Mais maintenant je pense que le Cambodge, c'est fini: mon pays n'existera plus, il va devenir une partie du Vietnam.» Aujourd'hui, Ly Chou est en France.Du mois d'août 1979 au mois de février dernier, elle a vécu au camp de Mai Rut où elle a travaillé comme volontaire à l'hôpital des «médecins sans frontières», à soigner entre autres des Khmers rouges.A ceux qui le lui reprochait, elle répondait avec un sourire très doux qu'un malade est un malade et qu'elle ne pouvait juger de ses opinions politiques ou de son passé.Sa soeur, Ly Mouy, qui a maintenant 21 ans et qui a vécu la même expérience, y travaillait comme traductrice ou aidait les plus mal pris à rédiger leurs requêtes et leurs lettres.Dans tous les camps de réfugiés, on trouve des milliers de volontaires comme elles qui se dévouent en toute simplicité pour leurs compatriotes.Les réfugiés ne sont pas seulement des gens qui attendent en dépendant pour tous leurs besoins de l'aide internationale.Ils s'entraident et organisent la vie communautaire.A tous les postes Selon leurs qualifications, les réfugiés construisent et entretiennent leurs camps, ils font la distribution des vivres et de Des milliers de volontaires à l'aide de leurs compatriotes A Khao-I-Dang, des réfugiés cambodgiens enseignent la danse traditionnelle aux enfants l'eau, ils font la cuisine pour les personnes âgées qui sont seules ou pour les enfants non accompagnés.Ils travaillent dans les hôpitaux comme infirmiers, infirmières, aides, techniciens, médecins, dentistes; ils nourrissent les malades et se partagent la garde de nuit.Ils donnent des cours aux en- fants et aux adultes, ils les aident lors d'entrevues avec les délégués d'ambassades; ils assurent la sécurité et l'ordre public dans les camps, le maintien du bien-être et de l'hygiène; ils organisent les loisirs des jeunes et font la fête pour ceux qui partent pour un nouveau pays.Parmi ces milliers de gens anonymes qui vont et viennent à travers les camps, il y en a qui sont les premiers levés et les derniers couchés.Certains d'entre eux ont en effet décidé de consacrer tout leur temps à leurs compatriotes réfugiés et de rester volontairement dans le camp où ils vivent.Ce faisant, certains risquent même de n'ê- tre reçus par aucun pays d'accueil.Ainsi ce traducteur du camp d'Aranyaprathet pour les «anciens Cambodgiens», ancien professeur d'université, qui est au camp depuis plus de deux ans où il a pris charge du centre de formation professionnelle: il suppliait les agents d'immigra- Les photos sont de Claire Beaugrand-Champagne, collaboration spéciale tion du Canada de ne pas le sélectionner trop rapidement parce qu'il voulait rester au camp encore trois autres mois! Ainsi le docteur Nguyen Duy Cung, à Pulau Bidong en Malaysia, qui travaille au camp depuis les débuts en 1978 non seulement comme chirurgien mais aussi comme chef de camp.Il est terriblement discret mais partout ou l'on a besoin de lui, il apparaît sans bruit, souriant.Sa décision de rester, il l'a prise avec l'accord de sa femme et de ses deux enfants qui travaillent aussi dans le camp.Enseignante, danseuse Il y a aussi le cas bien particulier de cette jeune Cambodgienne qui vit au camp d'Aranyaprathet depuis quelques mois et qui n'est même pas une réfugiée.En 1975, elle était étudiante en architecture dans une université australienne: elle a alors perdu tout contact avec sa famille restée au Cambodge et ne sait rien d'elle aujourd'hui non plus.Mais il y a quelques mois, elle a pris l'avion pour la Thaïlande, elle s'est rendue à Aranyaprathet, l'une des villes les plus proches de la frontière, et a offert ses services comme volontaire.Elle travaille à la clinique externe de l'hôpital du camp et enseigne aux enfants.A Khao-I-Dang.Mmes ()nk SoKhon et Vi-Hanearin s'occupent d'une «famille» de 10 enfants non accompagnés.Elles étaient toutes deux enseignantes au cours primaire à Phnom Penh et voisines; leurs maris ont été tués dès l'entrée des Khmers rouges dans la capitale.Elles se sont retrouvées par hasard, à la frontière, en montant dans le camion qui les amenait au camp.Mme Mon Kamel, elle, a ouvert une classe de danse pour les enfants de Khao-I-Dang.Elle était l'épouse d'un colonel, adoptée par la reine Sihanouk dans sa tendre enfance et, croit-elle, seule survivante des Ballets royaux du Cambodge.Pendant quatre ans elle s'est fait passer pour une paysanne.«Les autres danseurs sont morts de faim ou d'épuisement à travailler sous le soleil dans les rizières», dit-elle.Et tout autour de ces gens qui nous ont raconté des bribes de leur vie, il y a la foule des réfugiés anonymes qui donnent aussi de leur temps jusqu'au jour où ils peuvent partir pour un tiers pays.D'autres prennent alors leur place.\u2014 fin \u2014 ly Chou, aide infirmière à l'hôpital de Mai Rut, en Thaïlande.Le dentiste de la tribu des Hmongs à Ban Vinai. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED112 AVRIL 1980 A 11 GRANDE PREMIÈRE À L'ILE DES SOEURS MAISONS DE VILLE À VENDRE : : : : : Tauxdinterèt«h% a compter de $62,700 \u2014 3 chambres à coucher \u2014 Grand salon avec grande baie vitrée \u2014 Salle à manger avec portes coulissantes donnant sur la terrasse.\u2014 Garage intérieur Atmosphère de -Country Club» à seulement cinq minutes du centre-ville Golf \u2014 tennis intérieur-extérieur \u2014 Piscine \u2014 Ski de randonnée \u2014 Centre communautaire \u2014 Grands espaces verts \u2014 jardins communautaires.Oo»c*tmr Renseignements: 761-5989 Les Foyers à Llle rue BERLIOZ HEURES D'OUVERTURE: Lundi au jeudi 14h à 19h Samedi, dimanche: 10h à 17h ^OMOBILEÀBVÏ^ Le Touring Club Montréal Services aux voyageurs N'importe où, n'importe quand \u2022 Agence de voyages \"IATA\".Permis du Québec No 14877872-1421 \u2022 Tracés d'itinéraires personnalisés en Amérique du Nord \u2022 Guides de la route et cartes routières \u2022 Chèques de voyage sans frais Profitez aussi de notre service d'urgence de remorquage ou de dépannage, du service de protection aux consommateurs et d'assurances.tout le monde y gagne! i î I i i DEVENEZ MEMBRE BON DE PARTICIPATION Veuillez m'inscrira comme membre du Touring Club Montréal II esl entendu que mon adhesion sera en vigueur des que cette demande sera enregistrée et sera valable pour les 12 prochains mois {$35 00 seulement, comme membre actif) Date de naissance Mme.Mlle.M Adresse Code postal .Ci-joint chèque | Visa Signature Tel rés bur.ou mandat poste T Master Charge Oate BERUBE PARLE DE SUCCES «INOUÏ ET INESPERE» DU PLAN Ottawa retarde le programme de modernisation de l'industrie québécoise des pâtes et papier ¦ QUEBEC \u2014 Le programme de modernisation de l'industrie québécoise des pâtes et papier, qui pourrait se traduire par des investissements de $1.8 milliard en 5 ans, est paralysé en attendant que le gouvernement fédéral prenne, face au succès GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec «inouï et inespéré» que le plan remporte, une décision sur l'augmentation de sa mise.C'est ce qu'a déclaré hier le ministre de l'Energie et des Ressources, Yves Bérubé, qui a précisé que le succès du programme auprès de l'industrie avait amené Québec à accroître les sommes qu'il y consacrera, lesquelles représentent 40 p.c.des apports gouvernementaux, et qu'il faut maintenant qu'Ottawa hausse sa participation (60 p.c.) si on veut faire face à la demande.Ce qui impliquerait que les sommes consenties par les deux niveaux de gouvernement passent de $109 millions à $259 millions.L'apport est important M.Bérubé a expliqué que si le montant global n'est pas augmenté, il faudra soit refuser les derniers programmes soumis par des compagnies, soit resserrer certains critères et éliminer de ce fait certains investissements.Il a cependant précisé que les projets déjà annoncés publiquement, soit ceux des usines de Trois-Rivières, Grand'Mère et Shawinigan de la Consolidated-Bathurst et celui qui touche en partie l'usine de Saint-Jérôme de la compagnie Rolland, ne seront de toute façon pas touchés.Il a par ailleurs fait valoir que l'augmentation de l'apport gouvernemental global est d'autant plus important que les compagnies investissent sept dollars pour chaque dollar que les gouvernements versent dans le cadre de l'entente.M.Bérubé a déclaré hier qu'en attendant la réponse d'Ottawa, le Québec laisse en suspens pour le moment 15 projets qui ont été approuvés à la condition que le fédéral accroisse son apport.Vingt-huit autres sont encore à l'étude.Pour démontrer la popularité du programme, le ministre a dit que 25 compagnies sur une possibilité de 26 ont présenté jusqu'à maintenant au gouvernement un plan de modernisation et que les plans soumis touchent 47 usines sur les 52 qui sont admissibles.Les discussions se poursuivent Par ailleurs, alors que la prévision d'investissements de la part de l'industrie était de $1 milliard au moment de la première annonce du projet en juin 1978, elle est maintenant passée, toujours pour la période 1979-1984, à $1.8 milliard.Si on ajoute les investissements aux chapitres de l'entretien et de la réparation, qui ne sont pas admissibles, le total atteindra $2.5 milliards, soit $500 millions par année comparativement à $200 millions avant la mise en oeuvre du programme.Au nombre des projets approuvés et retardés figurent ceux de Tembec, de CIF à Trois-Rivières, Matane, La Tuque et Gati- neau, de Sonoco à Terrebonne, de Donohue à Clermont, de Scott à Lennox ville et Crabtree et de Quebec North Shore à Baie-Comeau.Les discussions sur l'augmentation de la mise fédérale se poursuivent entre le ministre fédéral responsable du MEER, Pierre de Bané, et le ministre québécois responsable de rOPDQ, Jacques Léonard.Vol chez Chrétien OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, a été victime d'un cambriolage, chez lui, jeudi soir.Les cambrioleurs ont emporté quatre sculptures inuit qui lui avaient été données lorsqu'il était ministre des Affaires indiennes et du Nord, il y a plusieurs années.M.Chrétien a dit hier que les voleurs n'avaient probablement pas eu beaucoup de temps pour faire leur travail: lorsque son chauffeur est venu porter des documents vers 21h, tout était en ordre.Le cambriolage a été découvert à 22h lorsque le ministre est rentré de dîner.La police a révélé que les voleurs avaient démoli une porte arrière, attrappé ce qui leur tombait sous la main, ne passant que quelques secondes dans la maison.DIMANCHE, A RADIO-QUEBEC l'objeeUr à19h30 René Lévesque répond aux questions des Québécois.Animateur: Simon Durivage Réalisation: Normand Gagné : La télévision de câble 8 Radio Québec c'cit tout un monde à rc§»dcr ERRATUM «Une correction et! apportée à l'annonce IWrîa (section voyages); on devrait lire «Circuit avion voiture à compter de $300.*» C'est le OR - ARGENT M Samuel paye comptant les plus hauts prix du marche pour vos bijoux en OR ou ARGENT STERLING, peu importe l'état ou la forme Les prix pour OR 10 kt a 22 kt et ARGENT STERLING sont affiches tous les jours sur les lieux Vérifiez avec nous pour le prix courant du jour avant de vendre Tél.: 849-0992 GOLDSIL ENRG.1117 ouest, rue Sainte-Catherine, suite 500 Ouvert du lun a sam.de 9h a 17h GRANDE EXPOSITION D'ARMES Le salon des armes de Montréal SOCAQ Sam.12 avril -midi al 9h Dim.12 avril \u20149h a 17h C'est le rendez-vous des véritables amateurs de toutes sortes.Vous pouvez apporter vos armes pour évaluation ou échange.Grande salle des Cette exposition est sous le patronage de la Société des collectionneurs d'ar-mos du Quebec Inc.et du Régiment des fusiliers Mont-Royal.Prix d'entrée: $250 fusiliers Mont-Royal 3721, rue Henri-Julien (coin avenue des Pins) Renseignements: 321-0914 V IP de tout le monde Et chacun fait sa part.m m VILLE DE MONTREAL OFFRE D'EMPLOI JARDINIERS TAUX HORAIRE: '7.96 (en révision) Pour lo saison estivale 80 (durée approximative de 5 à 6 mois).Participer aux travaux inhérents aux Floralies Internationales.TÂCHES: Exécuter les travaux de décoration florale selon les règles de l'art.PRÉREQUIS: Posséder un diplôme terminal en h xticul-ture d'une institution reconnue et quelques années d'expérience dans un travail horticole.AVANTAGES ACCESSOIRES: Favorables et multiples.Les candidats intéressés devront compléter un formulaire «d'offre de service» au service du Personnel, sec-tion contrôle des employés manuels, 155 est, rje No-\\re-Dame, suite 122.En sïnformant d'abord.C'est la première fois que la population du Québec est consultée sur son avenir.Ça vaut la peine de bien se renseigner, d'en discuter en famille, entre amis.Il ne faut pas rater cette chance d'obtenir enfin ce qu'on veut depuis si longtemps: être associés mais d'égal à égal.En examinant sans préjugés les avantages du OUI.Au référendum, on ne vote pas pour ou contre un parti politique.Chaque Québécois, chaque Québécoise doit faire son choix pour notre avenir à tous.Voter NON, c'est renforcer le statu quo.Voter OUI, c'est permettre le déblocage.Voter NON, c'est tourner en rond.Voter OUI, c'est ouvrir la négociation avec un mandat précis.En répondant à la vraie question, pas à des interprétations.Certains ont intérêt à fausser le sens de la question posée.Il est donc important que chacun lise bien la question officielle.C'est sur cette question que chacun va voter, pas sur des interprétations.En appuyant le Regroupement national pour le OUI.C'est le OUI de tout le monde, financé par tout le monde (aucune contribution de compagnies ou d'organismes).Tous peuvent devenir membres du Regroupement.Si vous ne l'avez déjà fait, demandez votre carte Québec printemps 1980 en communiquant avec le bureau du Regroupement national pour le OUI de votre circonscription ou en joignant $2.00 au coupon-réponse ci-dessous.Le Regroupement national I pour le il Adresse:.Autorisé par Jeun-Pierre Nepveu egeni gQcw' du Reo/ouoemem national pour \\t OUI 1430 rueSlOenr» Montréal î Je désire devenir membre du Regroupement national pour le OUI.j J'inclus ma contribution de $_ j Nom:_ i_ ! ! Postez à: ! Le Regroupement national pour le OUI 11430, rue St-Denis I Montréal, Qué.*H2X 3J8 |(514) 842-4251 L 1 I ii i i i \u2022 401 McGillCo'ltgn AAA *W A A A 'ÎOOoutsl boul St Man, Mont.n/\u201e Quebec \u2022 A '/*> /flll^flll 0lJ*l)l,c H7S^J .oi ?0enu{ AVV # ,nl ^«-2240, à X A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 2 AVRIL 1 980 JMPORMimONS NATIONALES.Lucien Saulnier reste neutre I Le président du Conseil d'administration d'Hydro-Québec, Lucien Saulnier, n'a pas l'intention de prendre partie au cours de la campagne référendaire.Par sa décision, M.Saulnier prive les partisans de l'une et ROGER LEROUX l'autre option d'un appui de taille.Nommé à la tète de la principale société d'Etat du Québec, il y a maintenant près de deux ans, M.Saulnier, est une des figures les plus en vue du Québec depuis plus de 20 ans.Compagnon de lutte du maire Drapeau pendant des années, il a occupé la présidence du Comité exécutif de la ville de Montréal, et celui de la Communauté urbaine de Montréal avant d'être nommé par la suite à la présidence de la .Société de développement industrielle (SDI) et de la Société d'Habitation du Québec.Il a également été conseiller spécial du conseil exécutif de la province en 1976.M.Saulnier a refusé «de commenter les pressions» dont il aurait été l'objet pour joindre un camp.Dans une entrevue à LA PRESSE, il a expliqué que le Conseil d'administration a rappelé récemment aux employés les directives internes d'Hydro-Québec en matière d'activité politique et qui affirment la neutralité de la société.«Une prise de position du président du conseil serait faire un accroc à l'esprit et à la lettre de ces directives tout comme à la neutralité d'Hydro-Québec».Il s'impose de donner l'exemple.M.Saulnier a également rappelé qu'Hydro-Québec s'était retiré il y a quelques mois du Conseil du patronat dans le même souci de préserver la neutralité d'Hydro-Québec.Pierre Burton à Québec pour le NON urn QUEBEC \u2014 Pierre Burton.™ journaliste, auteur et «personnalité de la télévision» des plus connus au Canada anglais et par bon nombre de francophones, prendra la parole à Québec mercredi prochain lors GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec d'un «rallye populaire» organisé par un groupement local de citoyens anglophones qui militent en faveur du non.Outre la présence de M.Burton, «première implication directe, selon un communiqué, de célébrités du Canada anglais», on note celle du chef intérimaire de l'Union nationale, Michel Le Moignan, des députés libéraux Herbert Marx et Gérard-D.Lé-vesque et des avocats Ross Goodwin et Gary Ouellet.Le célèbre auteur de Toronto avait déclaré l'an passé qu'il était prêt à aller en prison pour manifester son opposition à des règlements adoptés en vertu de la loi 101 qui, selon lui, restreignaient l'affichage publicitaire promouvant la vente des livres.Selon le communiqué émis pour annoncer la réunion de mercredi prochain, l'organisme qui l'organise, la Communauté anglophone du Québec métropolitain pour le NON.est «un regroupement spontané de Québécois d'ascendances anglaise.Irlandaise, écossaise, juive, etc., de tous les partis politiques, de toutes les religions et de toutes les classes sociales».MÊME DANS LA PIRE DES HYPOTHÈSES, SELON PARIZEAU Un Québec indépendant serait en meilleure posture que le Canada PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec I QUEBEC \u2014 Si le Québec ' avait fait son indépendance en 1978, quel aurait été le budget de soen gouvernement, quel aurait été le Budget de l'An 1 d'un Québec souverain?Réponse du critique financier du Parti libéral du Québec André Ray-nauld: «Le déficit que le Québec aurait eu à ce moment-là se serait élevé à plus de quatre milliards de dollars, à $4 200 000 000, soit 24 pour cent des recettes budgétaires».Son collègue Reed Scowen estime, quant à lui, que le déficit serait de six milliards en 1980.Le ministre des Finances réplique aussitôt là-dessus «qu'avec un déficit de 21 pour cent, le Québec se trouverait en meilleure situation financière quele Canada lui-même, qui, si l'on prend le dernier budget Crosbie, a un déficit de 29 pour cent.Et on n'a même pas encore commencé à aborder l'élimination des chevauchements, des services rendus en double par les deux gouvernements actuels, ce qui devrait permettre de réduire considérablement cet hypothétique et contestable déficit de 24 pour cent.» Débat spéical Ça se passait hier à l'Assemblée nationale au cours d'un débat spécial demandé par le député d'Outremont sur «les Conséquences économiques de la souveraineté-association proposée par le gouvernement».Seulement une demi-douzaine de députés étaient présents dans le Salon bleu pour cé débat qui n'a pas eu l'air d'ébranler les convictions de personne, ni dans un camp ni dans l'autre.M.Raymond a trouvé qu'on avait encore répondu à côté de ses questions, et M.Parizeau s'est une fois de plus demandé comment il se fait qu'il devait encore parler de choses qu'il croyait réglées.Il faut peut-être préciser que tous les deux discutent des conséquences économiques d'un Québec souverain depuis près de vingt ans, même si, hier, c'était la première fois qu'ils s'affrontaient aussi longuement et aussi protocolairement dans cette enceinte parlementaire.Alors le député libéral a d'abord attaqué en brossant un tableau d'un budget de l'an 1 d'un Québec souverain: «Si le Québec avait fait son indépendance en 1978, alors qu'il avait des recettes de $17 600 000 000 et des dépenses de $21 500 000 000, le déficit de $239 000 000 qui'il avait à ce moment-là serait passé à $3 903 000 000, une augmentation de 1533 pour cent.Ce déficit vient de deux sources: les ôàé \u2014iiîîii dont j'ai parlés tout à l'heure et la part du déficit fédéral du Québec qui était en 78 de $3 664 000 000.» \u2014 le déficit actuel du Québec est de $2,3 mil- liards ou 15% des recettes.M.Raynauld ajoute à ces deux montants certaines autres dépenses et arrive au spectaculaire déficit de $4,2 milliards, et conclut que le gouvernement devrait alors augmenter les impôts de 21 pour cent.Parizeau conteste M.Parizeau, après avoir contesté les calculs de son vis-à-vis et mis en doute ses conclusions, répète qu'il continue de croire que le fardeau fiscal doit baisser au Québec, et qu'il baissera.«C'est très exactement ce à quoi je m'emploie depuis trois ans: en 77-78, le fardeau fiscal au Québec était de 20.3% plus élevé qu'en Ontario; en 78-79, il était plus élevé de seulement 17,7%; en 79-80, il passait à 13,5%; et, en 80-81, il tombera probablement à 10%».Puis pendant de longues minutes, chacun s'est appliqué à démontrer les conséquences positives et négatives de la souveraineté-association: les sièges sociaux partiront, oui mais d'autres viendront.Et le pétrole?«Si le Québec était indépendant en ce moment, annonce le député d'Outremont, il devrait payer le prix mondial pour son pétrole, au lieu du prix pourté-gré près nus paurt PAlberta maintenant, et sa facture totale serait de $6 475 000 000.On payerait donc le double de la note actuelle.» Là-dessus, réplique solidement préparée du ministre de l'Energie et des Ressources Yves Bérubé: «Nous n'avons de pétrole au Canada que pour treize ans, donc tôt ou tard il faudra s'approvisionner sur les marchés internationaux.Quant au prix que nous payons, M.He-thrington, président de Panartic Oil une filiale de Pétro-Canada, a lui-même reconnu que «les Canadiens vont payer leur pétrole au prix international, mais sans s'en rendre compte parce que, sur chaque dollar payé à la pompe, il faut ajouter cinquante cents de déficit fédéral provenant des subventions au pétrole importé.» Ça veut donc dire qu'un jour au l'outre il faudra le payer sous forme d'impôt.Bref, qu'on le veuille ou non, on s'en va inévitablement vers le prix international, en conséquence la souveraineté-association ne changera pas grand chose à la situation qu'on devra vivre très bientôt.» Conclusion Dans sa conclusion, le ministre Parizeau est revenu sur l'hypothétique Budget de l'An 1 tel qu'énoncé par M.Raynauld: «Si l'on suppose, d'une part, que les Québécois paient tous leurs impôts et toutes leurs taxes au gouvernement du Québec et que, d'autre part, le gouvernement du Québec fournit aux Québécoise les mêmes services que ceux qu'ils reçoivent à l'heure actuelle, y compris les pensions de vieillesse, y compris tout le reste, le déficit budgétaire qui apparaîtrait serait en fait proportionnellement plus faible que celle d'Ottawa; dans les pires conditions et en supposant que l'on ne fasse rien pour réduire les doubles emplois et les chevauchements des deux gouvernements, le Québec serait néanmoins dans une meilleure position financière que le gouvernement fédéral ne l'est aujourd'hui.Enfin, M.Parizeau n'a pas manqué de souligner le geste de la soixantaine d'économistes, tous professeurs d'université, qui viennent de se prononcer pour le Oui au référendum: «Voilà des hommes de métier qui, au lieu de céder aux frayeurs classiques traditionnelles, qu'on répand dans nos milieux très souvent avec dss arguments chiffrés un peu démagogiques, disent: «Mais c'est faisable! C'est tout à fait faisable sur le plan technique.» «La souveraineté ne va pas se faire à cause de raisons techniques, a-t-il poursuivi pour M.Raynauld, qui, soit dit en passant est un ancien directeur du département des Sciences économiques de l'Université de Montréal.Mais il est fondamental de se rendre compte que la souveraineté est faisable et réalisable sur le plan technique, et que la souveraineté est un instrument efficace de prospérité.» photo Robert Mailloux, LA PRESSE M.Lévesque en compagnie de Marcel Léger, directeur de la campagne d'adhésion au Oui.Pas question de féminine pour le ma Dans le comité du Oui, il n'y a pas de discrimination face au rôle que les femmes y jouent et «les décisions se prennent au pair».C'est en ces termes que le premier ministre, M.René Lévesque, a rejeté, hier, une suggestion de créer une brigade de partisanes du Oui qui auraient le mandat de mener la lutte référendaire contre les Yvettes.M.Lévesque a sévèrement critiqué les partisans du Non pour avoir créé un «ghetto féminin» avec le regroupement des Yvettes».«Ils ont sauté sur une étiquette qui caricature le rôle de la fem- me», a commenté M.Lévesque.Le chef du Oui s'est dit étonné qu'une militante féministe aussi connue que le sénateur Thérèse Casgrain ait accepté de prêter son nom à une telle manifestation.Selon M.Lévesque, dans le comité du Oui il n'y aura pas création d'un «ghetto de femmes» semblable au rassemblement des Yvettes.M.Lévesque a admis qu'au sein du comité du Oui, il y avait un groupe appelé «Les Québécoises pour le Oui».Mais les militantes membres de ce groupe participent au même titre que les militants à la prise de déci- brigade OUI sion et «on évite tout ce qui pourrait ressembler à 1a création d'un ghetto féminin», a-t-il dit.La controverse au sujet des Yvettes est née lorsque le ministre de la Condition féminine, Mme Lise Payette, a attaqué l'épouse du chef du Non, Mme Madeleine Ryan, en la qualifiant «d'Yvette».Yvette est le personnage d'un manuel scolaire de deuxième année qui représente la petite fille soumise et obéissante.Les Libéraux et les partisans du Non ont réagi à la déclaration de Mme Payette en créant des comités d'Yvette, c'est-à-dire de femmes au foyer partisanes du Non à l'occasion du référendum.Le débat référendaire se transporte aux Communes m OTTAWA \u2014 Les libéraux d'Ottawa vont utiliser la tribune des Communes pour répliquer au procès du fédéralisme canadien qui a été fait dernièrement en leur absence à l'Assemblée nationale du Québec.PAUL LONGPRE de notre bureau d'Ottawa Le responsable de la stratégie référendaire des libéraux fédéraux, le ministre Jean Chrétien, a en effet annoncé hier en conférence de presse que son gouvernement profitera du débat sur le discours du trône, procédure qui ouvrira les travaux parlementaires, lundi prochain, pour répondre aux «attaques injustes» proférées par le gouvernement Lévesque contre le fédéralisme canadien.Le premier ministre livrera un discours majeur sur ce sujet mardi.Dans les jours qui suivront, deux ministres du gouvernement poursuivront chaque jour le débat.Même s'il n'a pas fait de représentations officielles auprès des réseaux de télévision, M.Chrétien espère que les media d'information écrits et électroniques donneront à ces interventions la même importance qu'il a été donnée au débat de l'Assemblée nationale sur la question référendaire.Pour le moment, le ministre Chrétien ne prévoit pas de débat spécial sur l'unité canadienne qui viendrait interrompre les travaux des Communes.Il n'envisage pas non plus un congé parlementaire pour permettre aux députés de participer à plein temps à la campagne référendaire.Ces mesures ne sont toutefois pas écartées et Ottawa pourrait y recourir si l'évolution de la campagne référendaire le justifiait.Au niveau des idées, il ressort de la conférence de presse de M.Chrétien que le discours-type des libéraux fédéraux dans le débat référendaire s'articulera sur deux points.Ils diront NON à la formule proposée par le gouvernement Lévesque, parce que la thèse de la souveraineté- association équivaut à toutes fins utiles à la séparation d'avec le Canada.Ils tenteront par ailleurs de démontrer aux fédéralistes qui pourraient être tentés de voter OUI pour provoquer un déblocage dans les négociations constitutionnelles entre le Québec et Ottawa qu'ils seraient alors victimes d'un piège.Ni le premier ministre Trudeau, reporté au pouvoir avec 68 pour cent du suffrage populaire au Québec, ni les premiers ministres des provinces ne détiennent un mandat pour négocier la souveraineté-association.Ils essaieront enfin de détruire la conviction répandue au Québec que le fédéralisme est synonyme d'immobilisme, ce qu'on appelle à Ottawa dans les cercles libéraux le «mythe du statu quo».Bien au contraire, selon M.Chrétien, qui se réfère aux récents propos du premier ministre Blakenay de la Saskatchewan, il existe au Canada une volonté de renouvellement de la constitution.Le document de M.Trudeau («Le temps d'agir») et son projet de loi C-60, le rapport de la Commission Pépin- Ro barts, le document constitutionnel des libéraux de M.Ryan et les prises de position des différents gouvernements provinciaux permettraient d'entrevoir un déblocage Constitutionnel si le gouvernement du Québec n'y faisait obstruction dans l'espoir de prouver l'impossibilité du fédéralisme renouvelé.À la suite de la performance brillante des péquistes à l'Assemblée nationale, M.Chrétien reconnaît qu'il y a eu de la nervosité dans l'air dans le camp fédéral du NON.Mais il soutient que l'offensive antisouverainiste est maintenant bien lancée et que les résultats s'en feront sentir dans les prochains jours.Ryan contre les sondages gouvernementaux sur les questions politiques U'ACTUALITÉ RÉFÉRENDAIRE__ m SHERBROOKE (PC) \u2014 Les gouvernements ne devraient pas faire faire des sondages sur des questions politiques, mais quand ils le font, ils devraient en publier les résultats.C'est ce qu'a répondu hier M.Claude Ryan à un journaliste, qui l'interrogeait au sujet d'un sondage qu'aurait fait effectuer l'ancien ministre fédéral des relations fédérales-provinciales et dont le ministre fédéral de la Justice Jean Chrétien avait refusé de dévoiler les résultats.Hier, à l'Assemblée nationale, le leader parlementaire du gou- vernement Claude Charron a demandé à M.Ryan de prier le ministre fédéral de bien vouloir publier les résultats de ce sondage sur les intentions de vote au référendum.Par ailleurs, le chef libéral a refusé de se poser en expert sur la question des chasseurs achetés par le gouvernement fédéral.C'est un dossier extrêmement complexe, auquel j'ai eu accès récemment.Et quoique je sois en avance sur bien d'autres sur le dossier, je sais cependant que je suis ignorant, a-t-il dit, quand on lui a demandé ses réactions à ce sujet.Je pense que personne n'est placé pour en parler en connaissance de cause.Je sais que le F-16 offrait plus de garanties que le F-18 qui a été choisi, parce que le premier, lui, il vole.Mais on m'assure que les retombées économiques seront plus abondantes au Québec avec le F-18.J'espère qu'on va nous en donner les preuves, a-t-il dit.Le président du comité du «non» a passé la journée de vendredi à Sherbrooke.11 a d'abord été conférencier au Club social, où il a été présenté comme «l'amant de toutes les Yvettes de la province».Après tes Yvettes, les OUIMETTES Le premier ministre René Lévesque et les journalistes qui assistaient hier après-midi à sa conférence de presse à Montréal ont franchement rigolé lorsque l'un d'eux a demandé au chef du Parti québécois si le groupe en faveur du OUI a l'intention de répliquer au phénomène des Yvettes, qui comble d'aise les tenants du NON, en organisant des réunions publiques des femmes en faveur du OUI regroupées sous l'étiquette des «OUIMETTES», un nom qui ferait écho à celui du ministre d'Etat à la condition féminine.Lise OUIMET-Payette.pour Le hasard provoque souvent de bizarres associations d'idées.Un photographe, de passage à Québec, a en effet été frappé par la proximité de deux panneaux-réclames qui vantent respectivement les mérites d'un paradis terrestre qui existe, il s'agit d'un centre de santé, et d'un pays où l'on affirme que l'on y est et qu'on y reste pour sa sécurité.^ T Le 20 mars 1980, l'Assemblée nationale du Québec a adopté le texte officiel de la question à laquelle toute la population du Québec aura à répondre lors du référendum.Afin de bien informer la population du Québec, le Gouvernement estime opportun de publier le texte officiel de la question: \"Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté\u2014et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d'un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada?Oui.Non.\" Gouvernement du Québec A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 AVRIL 1980 ( m : LES AVIONS DE CHASSE Bureaucratie et multinationales ont eu raison des députés OTTAWA \u2014 Après avoir foncé tète baissée dans la bataille en faveur du F-16, le caucus des libéraux fédéraux du Québec doit maintenant effectuer une pénible volte-face et expliquer qu'il s'est trompé.Le cabinet, appuyé par l'expertise GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa l \\NK5 Yves Berube Jean Chrétien ATTAQUE DU SYSTEME JUDICIAIRE Jean Chrétien réprimande Bérubé OTTAWA \u2014 Le ministre fédéral de la Justice, Jean Chrétien, a manifesté hier son inquiétude devant ce qu'il interprète comme une attaque du ministre québécois Yves Bérubé PAUL LONGPRE de notre bureau d'Ottawa contre le système judiciaire canadien.A la rigueur.M.Chrétien admet qu'un homme politique puisse exprimer des réserves devant un jugement et se prévaloir des procédures d'appel à une instance supérieure.Mais il conteste au ministre québécois de l'Energie et des Ressources la pretention d'empêcher les tribunaux de statuer sur des lois ou des décisions gouvernementales.Le ministre a fait cette sortie hier, en conférence de presse, à la suite des critiques formulées par le ministre Bérubé sur le jugement du juge Montgomery de la Cour d'appel concernant la loi créant la Société nationale québécoise de l'amiante et vi- sant à l'expropriation par le gouvernement Québécois de I'Asbestos Corporation, filiale de la société multinationale General Dynamics.Sans le nommer.M.Chretien a rappelé que son collègue André Ouellet a déjà été sévèrement réprimandé par le premier ministre Trudeau et exclus pendant quelques mois du cabinet pour avoir critiqué un jugement portant sur un presume cartel des compagnies sucrières canadiennes.Selon le ministre de la Justice, le principe de la séparation des pouvoirs législatifs et judiciaires constitue une des bases de notre système démocratique et il est dangereux que les gouvernements se croient au-dessus des lois.Il reproche à M.Bérubé de soutenir que le juge Montgomery n'avait pas le droit de s'opposer à une décision des élus du peuple québécois, alors que le devoir de tout juge est justement d'interpréter les lois.Pour sa part, le ministre québécois a fait valoir que le juge a porté un jugement politique en qualifiant la loi québécoise de répugante et d'arbitraire, tout en soulignant que son gouvernement s'est plié à la décision du tribunal.des fonctionnaires et la confusion créée par le lobbying des multinationales, a eu raison des simples députes.Le coup aurait été planifié à l'avance, qu'il n'aurait pas mieux réussi: à la faveur de la controverse publique autour de cette question, le gouvernement a forcé McDonnell-Douglas, le constructeur du F-18, à s'asseoir une dernière fois à la table de négociation, et à préciser davantage ses garanties de retombées économiques pour le pays.À la faveur également de cette controverse, le cabinet a miné pour longtemps la crédibilité du caucus québécois qui avait pris un peu trop d'audace pendant les mois dans l'opposition, la pré-campagne au leadership, et après l'éclatante victoire du parti au Québec.«Je sors de tout cela avec l'impression de m'ètre fait organiser quelque part», a déclaré à LA PRESSE le député de St-Jean, M.aul-André Massé, qui avait su, pourtant, garder ses distances dans toute cette aventure.On peut imaginer aujourd'hui la frustration d'autres députés, comme Jacques Olivier de Lon-gueuil, Pierre Deniger de La-prairie, Louis Duclos de Montmorency et Ian Watson de Châ-teauguay,qui se sont tenus sur la ligne de feu en faveur du F-16 pendant toute la durée de cette controverse.«J'ai Tir*pression d'avoir été utilisé», a confirmé hier matin M.Duclos.«Je continuerai de critiquer la décision du gouvernement à la Chambre des Communes», a déclaré de son côté M.Ian Watson.CANADA s téléphoto PA Les employés de McDonnell-Douglas sont reconnaissants.Il y aura, bien sûr, quelques sursauts de mécontentement au sein de la deputation québécoise à Ottawa, mais uniquement pour sauver la face.Coincés entre le référendum québécois et leur rôle de défenseurs du fédéralisme, les députés devront rapidement se ranger derrière leur gouvernement, et faire valoir la supériorité des retombées économiques du F-18, pour le Québec et le Canada.Un acte de foi Et ils devront faire un acte de foi pour maintenir une telle attitude.Car l'exposé des experts du gouvernement, pour aussi convaincant qu'il ait pu être, n'a pas donné les preuves «tangibles» que certains auraient aimé obtenir.«Nos données étaient suppo-sément dépassées sur le plan de la valeur technologique des avions.il semblerait que les engagements fermes de General Dynamics et les promesses faites dans les média soient tout à fait différents.Mais je ne suis pas en mesure de le prouver», a expliqué un député à sa sortie de la rencontre du caucus.«Quand des fonctionnaires qui travaillent depuis un an sur un dossier aussi complexe présentent leurs chiffres à une vitesse phénoménale, à la fin d'une réunion où tout le monde est fatigué et qu'ils arrivent à la conclusion que McDonnell-Douglas offrent des retombées supérieures de $300 millions à celles de Gençral Dynamics, qu'est-ce qu'on peut dire», a expliqué de son côté le député Louis Duclos.Tout ce que ces députés encore sceptiques étaient en mesure d'espérer de la part de leur gouvernement, hier, c'est qu'on attende quelques jours avant d'annoncer la décision.«De façon à tout le moins à nous laisser le temps de digérer tous ces chiffres», a expliqué l'un d'entre eux.Bref, de façon à sauver la face et de pouvoir expliquer et justifier la décision gouvernementale immédiatement et au cours de la campagne référendaire.Encore hier midi, plusieurs d'entre eux sedisaient persuadés que l'annonce de la décision serait reportée de quelques jours.Mais le cabinet, fort de son autorité, en a décidé autrement.La salle qui avait été réservée mercredi, avant même la réunion du caucus, a été utilisée tel que prévu pour l'annonce de la décision.Et tant pis pour l'influence du caucus sur les décisions du cabinet.Le choix était fait, et c'est contre un fait accompli que les députés se sont battus pendant deux semaines.Leur parti, qui leur avait promis un processus décisionnel plus collégial pendant la dernière campagne électorale, n'a pas eu la courtoisie de les mettre à l'heure juste au moment opportun.«C'est ma premiere experience du genre, et je dois reconnaître que c'est très frustrant» a expliqué le député Paul-André Massé, de Saint-Jean.«A chaque année, le vérificateur-général nous blâme, nous les élus, de ne pas contrôler les dépenses du gouvernement.Et soudainement nous apprenons que nous n'avons absolument rien su\u201esur le plus gros contrat gouvernemental du siècle, avant la prise de la décision.C'est frustrant, et je pense que nos électeurs doivent le savoir».Selon lui, une telle situation donne de solides arguments à ceux qui sont favorables à un projet de loi sur l'accès à l'information gouvernementale.v VU DE TORONTO ¦ m sur Les répercussions de la loi québécoise le zonage agricole Victor Zenkovich est d'as cendance yougoslave.Il a 54 ans et demeure au Canada depuis 29 ans.Fidèle de Tito, il a fait partie de la résistance à l'époque et.pour des raisons qu'il ignore encore, a été épargné du peloton d'exécution à la dernière minute alors qu'il avait déjà accepté qu'il allait bientôt mourir.Durant la dernière guerre, il a été incarcéré dans douze prisons, dont l'horrible camp de concentration de Dachau.C'était un professeur d'éducation physique dans son pays.Il a profité du moment où son équipe sportive disputait un match à Vienne pour s'échapper et demander l'asile politique à l'Allemagne de l'Ouest.Il a fait finalement plusieurs métiers en arrivant à Toronto, en 1951.pour finalement s'intéresser au courtage immobilier.Aujourd'hui il est président et propriétaire majoritaire de la société internationale Winzen Corporation, dont le siège social est situé à Toronto.Un entrepreneur I II achète, développe et vend des terrains, des maisons, des immeubles.M.Zenkovich transige avec des financiers et des investisseurs situés presque partout à travers le monde non communiste.L'an dernier, par jexemple, il est allé sept fois en Europe et deux fois à Hong Kong et à Singapour.| Sa compagnie possède plusieurs filiales et son entreprise est fort lucrative, admet-il.«Sauf au Québec, où je suis victime de la loi sur le zonage agricole.» Au début des années 70, son entreprise, à la recherche d'un bon placement, investit près de $2 millions dans l'achat par étapes de 900 acres de terrain à Saint-Hubert.Par la suite, Winzen fait fabriquer des plans de lotissement prévoyant des rues et des parcs et 2,309 lots à des fins domiciliaires.Les emplacements des rues et des parcs sont cédés à la municipalité.Au moment de l'adoption de la Loi sur le zonage agricole, le 9 novembre 1978, 850 de ces terrains étaient déjà vendus par titre enregistré, 1,033 faisaient l'objet de promesses de vente à environ 600 personnes pour lesquelles des titres n'avaient pas été émis, et il restait encore à la compagnie 426 autres terrains à vendre.Intérêts étrangers Selon le dossier de la Commis sion pour la protection du territoire agricole du Québec, plusieurs de ces terrains ont été vendus à l'étranger, particulièrement à des citoyens allemands, jusqu'en 1973, lors de l'entrée en vigueur de la loi prévoyant une taxe de 33 p.cent sur les «mutations de propriétés à l'étranger».Par la suite, les ventes se sont surtout partagées entre des résidants de l'Ontario et du Québec.La majorité des ventes étaient faites moyennant un versement initial de 10 p.cent et des paiements échelonnés sur cinq ans sans intérêt.Or, aujourd'hui, des transactions viennent à échéance mais Winzen ne peut légalement donner à ces personnes leur titre de propriété parce que ces terrains sont situés dans un territoire qui tombe sous le coup de la loi sur le zonage agricole.Trop tard Il aurait fallu qu'elles deviennent propriétaires de leurs terrains acquis par l'entremise de Winzen avant l'entrée en vigueur de la loi.Quelque 600 personnes sont affectées par cette décision qui a été rendue par la Commission le 21 septembre dernier.La de- Victor Zenkovich mande de révision a aussi été rejetée le 8 janvier dernier.Présentement, sur le «terrain de la Savane» comme on l'appelle familièrement à Saint-Hubert, où se situe l'investissement de Winzen, il n'existe, sur tout cet ensemble, aucune rue, aucune construction et aucun commencement de développement.Selon un porte-parole de la Commission, Diane Thivierge, l'exemple de cette entreprise de développement montre jusqu'à quel point l'importance de la spéculation qui existait sur le territoire québécois avant l'adoption de la loi, «spécialement là où le sol est excellent pour l'agriculture».«On vendait partout dans le monde à des gens qui n'avaient pas l'intention de s'y établir.Comme l'a dit la Commission dans son jugement, Winzen, .comme ses acheteurs, ont assumé un certain risque, escomptant peut-être non pas s'y cons-tuire une résidence mais réaliser un profit.» D'autre part, le maire de ia ville, M.Bernard Racicot, confirme que M.Zenkovich est l'un des plus importants investisseurs affectés par la mise en vigueur de la loi du zonage agricole dans cette région.En attendant, Winzen est le principal propriétaire foncier de Saint-Hubert.L'an passé, la compagnie a versé $153,194.67 au trésor municipal.Les autres M.Zenkovich admet que plusieurs des acheteurs sont des étrangers «mais il y a également des Québécois et des Ontariens qui ont voulu investir dans ces terrains dans le but d'y élire domicile plus tard».Le litige n'est pas prêt de se terminer.Le président de Winzen n'a pas l'intention de rembourser les investisseurs et s'attend bientôt à être poursuivi par les acheteurs de terrains qui ont passé par son entreprise et pour lesquels il ne peut légalement remettre leurs titres.Lui-même entend en appeler de la décision de la Commission et, dès le 14 mai, il soutiendra à Montréal, en Cour supérieure du Québec, qu'elle a excédé ses droits.M.Zenkovch est d'avis que la spéculation ou le risque fait partie du système, lequel en contrepartie comprend le droit de propriété, le droit d'investir et le droit de faire un profit.«C'est ce qui fait ici la différence entre nous et l'Union soviétique.» Les appels constants et répétés de certains des quelque 600 acheteurs le torturent.«Parfois, je n'en dors pas la nuit», admet-il.«Je sais bien qu'en vous disant cela, personne ne va pleurer.Les gens ne pleurent pas pour ceux qui ont de l'argent.Moi, dit-on, j'exploite tout le monde.Puis, je travaille 24 heures par jour.» Malgré tout, M.Zenkovich prend la chose avec une certaine philosophie.«On est en vie.C'est bien mieux que le camp de concentration.» HOTES DE LECTURES POLITIQUES «La grève de la United Aircraft, Michel Pratt, Presses de l'Université du Québec, Collection «Histoire des travailleurs québécois», 115 pp.VENNAT Près de cinq ans après sa conclusion, la grève de la United Aircraft n'a pas encore sombré dans l'oubli et ceci explique sans doute le fait qu'un professeur de science économique au Cégep de Saint-Hyacinthe, Michel Pratt, également chargé de cours aux départements d'histoire de l'Université du Québec à Montréal et de l'Université de Montréal vient d'y consacrer un ouvrage, que viennent de publier les Presss de l'Université du Québec dans sa collection «Histoire des travailleurs québécois».La longue grève de 20 mois de la United Aircraft fait en effet partie de notre histoire non seulement syndicale, mais également de notre histoire politique.Pratt, d'ailleurs, citant le défunt quotidien indépendantiste «Le Jour» considère le conflit comme politique «en ce sens qu'il pose en son entier et brutalement, toute la question de la légitimité de l'Etat par rapport aux comportements arrogants des multinationales en territoires étrangers».Nuancer la cuisante défaite syndicale Lors de la fin de la grève, ra- res furent ceux qui n'interprète rent pas le conflit comme une cuisante défaite syndicale.£e professeur Pratt croit qu'il fan drait toutefois nuancer ces propos.; Ainsi, note-t-il, la grève fut pour les syndiqués une source de politisation: elle leur permit de penser, de réfléchir et de tirer les conclusions qui s'imposaient.Les travailleurs ont su élargir leur action en dehors des limites de leur région (la rive sud immédiate de Montréal); leur ennemi n'était plus seulement la United Aircraft mais toutes les compagnies transnationales et l'Etat.Pas rose pour * les travailleurs Bien sûr, tout n'est pas si rose pour les travailleurs.Plusieurs d'entre eux s'endettèrent pour de nombreux mois, voire même quelques années; en outre, la grève constitua un facteur de tension entre ceux qui ont été capables de résister aux multiples épreuves et ceux qui abandonnèrent la lutte au cours du conHit.Lors de la rentrée à l'usine, le syndicat put difficilement faire signer de nouvelles adhésions.Et le professeur Pratt de conclure à ce sujet: «le syndicat, dont l'effectif a diminué, veut projeter une nouvelle image à ce point qu'il est clair qu'il n'y aura certainement pas de grève avant plusieurs années».Revenant à la politique, le professeur Pratt déplore que le gouvernement péquiste soit davantage préoccupé par la question nationale que par la question sociale.D'accord avéic la lutte contre «l'oppression nationale», il s'avoue toutefois craintif, face à «l'indépendance tranquille».Une scène du conflit. .ww/ \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 1 2 AVRIL 1980 A 15 % ?4 I « I : i » t t 4 i « % $ 1 Ion* îtlM M! I « - R l J f .\u2022 ¦ ni f* I .* m - mi M 4 - * » ' A ' t i 4 /Il \u2022 1 U * f \u2022 t « 4 4 \u2022 4 1 1 t - i |i « * I « .i.* k \" i - tt \u2022 \u2022 t cl « « Ml \"1 Î - 1 I \u20224 .* \u2022 « I « ¦ » « \u2022« o O I 11 r 4* m n m m * \u2022 m, few M M LES PRESIDENTS DES COMITÉS DES QUÉBÉCOIS POUR LE \u2022 ¦ Ces hommes et ces femmes sont déjà profondément impliqués dans leur milieu.Aujourd'hui, ils se sont engagés à temps plein dans la bataille référendaire pour faire triompher le NON dans leur comté respectif.ABIÎIBI EST M.Robert Landry Consultant ABIIIBI OUEST Or Jos Letendre Orthopédiste ARGENT EUH Coprésident M.JearvPaul Dinel Préfet de comté ARGENTEUIl Coprésident Me Michel Chartrand Avocat FABRE M.Bernard Trudeau Administr.Comm Scol.G AT IN FAI) M.Eugène Tasse Commerçant GOUIN Or Henri Brouillent Dentiste BOURASSA Me Gilles Êthier Avocat : 80URGET M.André Gration Homme d'affaires CHAMBIY Mme Georgette Oaoust Prés Comm.Scol Rcg.CREMAZIE M.Sébastien Aliard DEUX MONTAGNES V près, principal de Me Guy Béltsle l'Assurance Royale Maire et notaire OORION M.Eucltde Laltberté Courtier d'assurances HULL M.Gilles Rocheleau Maire de Hull JEANNE MANCE Coprésident M.Yvon Desrochers Commerçant JEANNE MANCE Co président M.Cosmo Maciocia Courtier d'assurances l'ACADIE M.Pierre Demers ingénieur IAFONTAINE M.Prosper Boulanger Homme cf affaires LAPRAIRIE M.Paul Berthiaume Président de compagnie LAURENTIOES LABELLE Me Martin Gelmas Avocat LAURIER Co-président M Louis Marandoia LAVAL Mme Lise Thibault Professeur animât T.V.MAISONNEUVE Dr Luc Lanvée Président de la CECM POINTE CLAIRE Co président M louis Grenier V.p-Personne!-SNC PONTIACTEMISCAMINGUE Co-président Me Yves Letellier Avocat t MERCIER M.Fernand Leblanc Sénateur MILLE ILES M.Michel Frechette Pubkiste MONT ROYAL M.Pierre Nadeau Président de Pétrofina OUTREMONT M Maurice Sauvé PAPINEAU Coprèstdente Président de Consolidated Mme Micheline Jalbert.Bathurst Secrétaire PAPINEAU Co president MeJohnKehoc Avocat POINTE CLAIRE Co-président M Alex Paterson Co près.Pos.Action te PONTIACTEMISCAMINGUE Co pres.M.Claude Gagnon Maître électricien PREVOST Me André Forget Avocat ROBERT BALDWIN Coprésident M.Cyril McDonald ROBERT BALDWIN Co président Me Caspar Bloom ROSEMONT M.Robert Maher V.p.et dir.géa cie de distribution ROUYN NORANOA M.Christian Bordeleau Fermier éleveur SAINT HENRI Or Oonat Taddeo Jr.Doyen-Arts et Sciences-Un.Concurdia SAINT-JACQUES Me Gérard Latulippe Avocat SAINT LAURENT Me Germain Leduc Notaire SAINTE MARIE Me Jules Léger Notaire SAUVE M.André Briand Retraité TAILLON M.H.Francois Gautrin Professeur-U.deMtl à TERREBONNE M.Jean Pierre Ledoux Ingénieur VERDUN M.Roger Dulude Policier VIAU M Fernand BokJuc WESTMOUNT M.Bernard Côte Homme d'affaires ABII1BIEST 904, k Avenue, VAL D'OR (Québec) |9P 1T1 819 825-7410 ABITIBI-OUEST (51 Lire Avenue est, AMOS (Québec) J9T 2C6 ANJOU 3695 rue Hochclaga Bureau 107, MONTREAL (Québec) H1L6J5 514 $51-7419 ARGENTEUIL 415 A, rue Principale, 2e étage LACHUTE (Quebec) |8H 1Y1 DORION* FABRE 1721, St-Martin ouest, CHOMEDEY (Québec) H7S 1N2 GATINEAU 22, rue des Flandres, 2e étage TOURAINE (Quebec! Ï8T 4R7 819 561-5004/6/7 GOUIN 5875, rue Papineau, MONTREAL [Québec) H2G 2W3 514 271-2195 LAPRAIRIE 3200, Lapinièrc, # J7, BROSSARD (Quebec) I4Z2L4 514 676-5714 514 676-6035 LAURENTIDES-LABELLE 115, rue Principale.SAINTE-AGATHE (Québec) |8C 1J9 819326-7330 LAURIER 7300, rue Hutchison, MONTREAL (Quebec! H3N 1Z1 PAPINEAU 194, rue Harold, GATINEAU (Québec) (9P4S4 SAINT-LAURENT 790.boul Laurent icn (Quebec' H4M 2M6 SAINT-LAUREN I 514 -44-4995 BOURASSA 1202, rue Fleury est, MONTREAL (Québec) 514 322 4244 H1H2R5 HULL 15, rue Saint-Jacques, (Quebec! |8X 2Y4 HULL 819 776-6070 LAVAL 680 A, bout.Labelle.(Québec) H7V.2T9 MAISONNEUVE 4295, rue Ontario est, (Quebec! H1V1K4 LAVAL MONTREAL 514 254-7501 BOURGET 6084, Sherbrooke est, MONTREAL [Québec] 514 255-4442 CHAMBLY* CREMAZIE 1484, rue Fleury est.MONTREAL (Quebec1 514 $84-4380/4/8 H2U 1S1 D'ARCY MCGEE 5800, boul Cavendish #202, Mail Cavendish, MONTREAL (Quebec! H4W 2T5 JACQUES-CARTIER 1137, rue Provost, LACHINE (Quebec) H8S 1N4 JEANNE-MANCE 6020, Jean-Talon est, 3e étage SAINT-LEONARD (Québec) H1S3B1 514 254-5395/5396 L'ACADIE 585, rue Fleury ouest, MONTREAL (Quebec) H3L 1W4 514381-9716 LAFONTAINE 1495, boul, St-Jean-Baptistc POINTEAUX-TREMBLES (Quebec) H1B4A2 514 645-8726 MARGUERITE-BOURGEOIS Centre d'achat Pont Mercier 4 J6, rue Latleur, VILLE LASALLE (Quebec! H8R3H6 514 365-2676 MERCIER 1125.Mont-Royal est, (Quebec) H2I 1X9 MONTREAL 514 526-0252 DEUX-MONTAGNES 196 A, rueSt-Eustachc SAINT-EUSTACHE .Quebe^ I7R2L7 LAPORTE 1915, rue St Thomas, (Quebec) |4J 3R5 LONGUEUIL 514 674-6277/8 LES , , QUEBECOIS u LENON MILLE-ILES 1950, boul.de la Concorde, #208, LAVAL (Québec) H7G4P5 514 669-3507/8 MONT-ROYAL 1255, boul.Laird, #102, VILLE MONT-ROYAL (Quebec) H3P 2T7 NOTREDAME-DE-GRACE 6493, av.Somerled, NOTRE-DAME-DE- GRACE (Quebec H4V 1T1 OUTREMONT 1137, Laurier ouest, OUTREMONT (Quebec) H2V2L3 POINTE-CLAIRE 186, Sutton Place, Case postale W5 BEACONSFIEl.D (Quebec! H9W 5T8 514 694-4380 PONTIACTEMISCAMINGUE (1-P6ntiac) M.Fred Metcalfe, C P 401, BRISTOL (Quebec! |()X IGO (2- rémiscamingue) M Fleurimont Gingras C.P 2^ LATULIPPE (Quebec! |0Z 2M0 PREVOST 563, boul Labelle, SAINT-IEROME [Québec1 IV.5L9 ROBERT-BALDWIN Local (1) Centre d'achat 10962, boul Gouin, P1ERREFONDS Québec 683-1311/12/13/14/15/16 ROSEMONT J390, Beaubiencsi MON I REAL (Quebec! H1X 1C.6 ^14 ^27-6297 ROUYN-NORANDA 119, rue Principale.ROUYN (Quebec) p>X4Pl 819 762-4457 SAINT-LOUIS 96.Sherbrooke ouest, MONTREAL [Québci H2X 1X3 514842-0074 W8/7522 SAINTE-ANNE 343 i.Notre-Dame ouest (Québecl H3C IP3 MONTREAL SAINTE-MARIE 2540, rue de Rouen 2e étage, (Québec) 514 525 2288 SAUVE* TAILLON 2080, ch.Chambly, LONCL.'EUIL [Québec [4J3Y7 514670-2169 TLRREBONNE 410.boul Labelle.BLA1NVILLE .Quebec! 514 471-2661/3739 VERDUN 5567 avenue Verdun, VERDUN (Québec) H4H IL: VIAU 2507, lean I.ilonest IcétagC MONTREAL (Québec H2A 11 6 514 722-44r>' WESTMOUNT 4150, Ste-Catherine ouest, WESTMOUNT (Québecl H3Z2Y5 MONTREAL SAINT-HENRI (y.W, boul Monk, MONTREAL (Québecl H4E.jH8 SAINT-JACQUES 2100, rue Papineau 4e étage MON 1 REAL (Quebec) H2L 3A5 514 >26 4434 4435 4416 C'est maintenant à votre tour de vous impliquer! COMMUNIQUEZ SANS TARDER AVEC LE COMITÉ DES QUÉBÉCOIS POUR LE N ON DE VOTRE COMTÉ.\u2022r.M\" * '.4 venu Communiquer avec votre Comité central Montréal 2100, Papineau, Montréal, Que.H2K 4)4 (514)527-5131 Ligne IN WATS: 1.800 361-5812 le» ûuôbécou pour »\u2022 NON poof J f »oy 4àO Gilford.Montréal .«1 A » A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 AVRIL 1980 Près de deux ans après la tragédie d'Eastman où 40 handicapés avaient perdu la vie lorsque l'autobus dans lequel ils avaient pris place s'était englouti, dans le lac d'Argent, le propriétaire du véhicule, M.Gilles Bolduc, subira enfin son procès à compter de la semaine prochai- ne devant un jury présidé par le juge Jean-Louis Poliquin, au palais de justice de Granby.Le procès entrepris l'automne dernier avait été annulé en raison des débrayages répétés des fonctionnaires du palais de justice de Granby qui emboîtaient le pas à leurs collègues de la fonc- tion publique.La décision du procureur général de reporter le procès («mistrial») oblige maintenant le tribunal à orocéder au choix de nouveaux jurés.M.Gilles Bolduc, un résidant de Danville, est accusé de négligence criminelle dans cette affaire, les experts du ministère TRAGÉDIE DU LAC D'ARGENT Nouveau procès pour Bolduc des Transports ayant démontré, au cours de l'enquête du coroner, que son véhicule ne satisfai- m Ici moi/on du cadre / A i «te plus grand centre d'art au Quebec » \u2022 .\u2022 _* î_¦ \u2022 ' _,__\u2022___% Gigantesque choix parmi des milliers de peintures à l'huile de qualité supérieure.Choix entre paysages, natures mortes, fleurs, marines et scènes de rues.Notre grand spécial pour .achetez une peinture à l'huile et obtenez votre CAPRE GRATUIT GRAND SPÉCIAL D'OUVERTURE de notre département de LAMINAGE-PLASTIQUE (collage à sec) 20% DE RABAIS Maintenant encadrez vos \u2022PHOTOS \u2022POSTERS \u2022REPRODUCTIONS SANS BESOIN DE VITRE Echantillon en démonstration 6 succursales pour mieux vous servir CHOIX PARMI DES MILLIERS DE PEINTURES 8° x 10\" cadre gratuit 20\" x X/|yO Ord f47 SPECIAL \u2022 Pour hommes / IMPERMÉABLES Tont de beige ou caramel Grondeurt 36 a 46 Ord.: fi 10 SPECIAL^ Pour hommes COUPE-VENT de style «GOLF- Tons de brun, bleu pale, bleu moyen._ _ marine ou kèki lim ml *6998 Ord.: f 77 95 SPECIAL Pour hommes ENSEMBLE SAFARI Manches courtes, beige, bleu pale, ton ou naturel Grandeurs 36 a 46 Ord $90 SPECIAL $1698 $6498 Pour jeunes hommes PANTALONS 100*'.polyetter texfunte.lavablet; 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Au milieu de tout ce tournoiement, de tout ce tintamarre, la tribune officielle où trônait le maitre de cérémonies Jacques Normand, entouré de dignitaires face à un flottement de bérets bleus de vétérans de la Légion canadienne, et flanqué lui aussi.de son orchestre (tambour, banjo, accordéon et trompette).«Dans une manifestation d'amitié et de frat.», commençait Normand.«Rataplan-plan-plan! Tarata-ta! E - GALITE AB - SOLUE DES LANGUES ET DES.» interrompaient brutalement les instruments et les cris des contre-manifestants.«.Davidson Dunton, un des présidents de la Commission Laurendeau-Duntonî », concluait Normand, présentant un de ses invités de marque.«Bravo! Clap-clap-clap,» réagissait la majorité de l'auditoire et la Légion canadienne, mais «Bou! Chou! Rataplan! » protestait une minorité, avec l'appui d'une partie des gauchistes.«Pompom-Pérom! » entonnait l'orchestre, qui avait reçu la consigne de noyer les huées.Quelque part au milieu de tout ça flottaient les familles des neuf provinces et les édiles municipaux, identifiés notamment par le veston blanc éclatant du maire de Calgary et les robes pourpre et or de la mairesse de Saint-Jean, Terreneuve.Le sourire amical encore figé aux lèvres, mais les yeux totalement ébarouis par le spectacle qui se déroulait devant eux.YVES LECLERC Sans compter les micros de la radio et les caméras de la télévision, qui virevoltaient d'un groupe à l'autre pour être sûrs de ne rien rater de tout ce cirque.Après la bataille du son, ce fut celle du papier.Les gauchistes avaient fait feu les premiers, distribuant à travers la place toutes espèces de tracts, journaux et brochures «expliquant la position du parti» .mais ils n'allaient pas faire long feu une fois que «Contact Canada» a commencé à déballer son artillerie lourde: une trentaine de caisses remplies à ras-bord de formules signées de la pétition.En quelques minutes, ce ras-de-marée de papier a rempli une bonne vingtaine de contenants de plastique transparent disposés en murette devant la tribune, puis le trop-plein, aidé par un vent aussi capricieux que glacé, envahissait le reste de la place.Parallèlement, un troisième groupe de contre-manifestants, non marxistes celui-là, faisait son apparition avec un communiqué intitulé «DEFENDONS LE DROIT DU QUEBEC À L'AUTODETERMINATION» et dénonçant l'«ingérence extérieure» de la pétition.A travers tout ça, Keith Cowan, de la Colombie-britannique, qui avait eu l'idée de cette pétition, tentait d'expliquer à une intervieweuse de Radio-Canada que presque tout ça était bénévole, spontané, que ça durait depuis deux ans, qu'on n'avait eu que $70,000 d'aide des divers gouvernements, et que.Tout à coup, le boulevard Dorchester devant la Place Ville-Marie s'est couvert d'élégants véhicules bleu ciel surmontés d'une cerise.Et tandis que les banderolles rouges des marxistes s'éclipsaient discrètement vers la rue Sainte-Catherine, trois officiers se pointaient devant l'estrade avec la question classique: «Qu'est-ce qui se passe ici?» \"MM\" i photos Robert Mailloux Le maire de Calgary avec la liste des villes qui ont appuyé la pétition.Les militants d'«En lutte» dénonçaient bruyamment la pétition bourgeoise et capitaliste aux 830,000 noms.et mettaient en évidence leur propre pétition «populaire» à 55,OO0 noms.Même prêt à se laisser appeler «mon oncle» pour voir ses enfants en prison ?vu M» Un jeune homme de 25 ans, qui purge présentement la deuxième année d'une peine de seize ans qui lui a été imposée pour cinq viols et quatre vols à main armée, est prêt à se laisser appeler «mon oncle» par ses deux enfants, si on permet à ces derniers de lui rendre visite à la geôle de province où il est actuellement détenu.LEOPOLD LIZOTTE «Ce sera affreusement dur.a-t-il déclaré hier en cour, où il apparaissait enchaîné et menotte, mais ces deux enfants sont à moi.Et je les aime.Et je veux les voir! » Stéphanie, qui aura un an dans quelques jours, est née après son incarcération.On l'a conduit sous garde à l'hôpital, le joui* de sa naissance, mais il ne l'a jamais revue depuis.Eric, qui a deux ans et demi, n'est allé le visiter qu'une fois.Et il ne l'a pas reconnu.Il n'en a même fait aucun cas.L'enfant, qui ne sait dire que trois mots, «baba», «maman» et «papa», prononce souvent ce dernier mot à l'adresse dun autre homme.C'est le nom qu'il donne, tout naturellement, au nouveau compagnon de sa mère, qui passe toutes ses fins de semaine à la maison, et quelques soirées aussi, à l'occasion.C'est le cri de joie qu'il lance en le voyant venir dans la rue ou surgir par la porte.Quant à l'épouse de Richard X.qui est en instance de divorce, elle ne cache aucunement quelle veut épouser ce nouveau «papa» que ses enfants ont déjà accepté.Et elle ne voudrait pour rien au monde que ses deux petits sachent, tout au moins dans l'immédiat, que leur véritable père est en prison.En fait, elle souhaite qu'ils ne l'apprennent jamais.C'est donc pour leur «bien», le grand principe qui doit guider le magistrat dans les affaires de droit familial, qu'elle a posé cette «colle cornélienne» au juge Bernard Flynn, de la Cour supérieure.Elle s'oppose donc à ce que ses enfants visitent leur père au pénitencier, même si, dans l'établissement à sécurité minimum où il se trouve, tout a été «adouci» pour que ceux qui visitent ainsi leur paternel ne se rendent pas tellement compte que celui-ci est prisonnier.Son avocat, lui, va plus loin encore.Dans quatre ou cinq ans, peut-être, Richard pourra être remis en liberté conditionnelle.Le droit de visite qu'il s'est quelque peu aliéné par sa conduite, aujourd'hui, pourrait normalement lui être restitué.«Si je suis encore au dossier, à ce moment-là, de dire toutefois l'avocat de la jeune femme, je m'opposerai toujours à ce qu'il revoie «ces» enfants.Et toujours pour la même raison.Pour leur bien.Pour que ne soit pas détruit l'univers peut-être un peu faux, mais décent, que l'on aura construit autour d'eux.» Mais il y a ce prisonnier enchaîné qui dit avoir besoin de la présence momentanée de ces deux petits êtres pour se raccrocher à la vie.Une vie à laquelle il a voulu mettre fin, aux premiers jours de sa détention.Et une vie où il ne retrouvera plus jamais la jolie brunette qui l'avait marié, même si elle savait, à l'époque, qu'il avait déjà purgé 23 mois de prison pour quelques frasques.Mais aujourd'hui, tout est changé.C'est elle qui, selon son dire, lui a brisé le coeur en lui refusant, au téléphone, de lui amener ses enfants, et qui a ajouté: «Il faut que j'en parle avec Maurice d'abord.Et puis il faudrait que tu te fasses appeler «mon oncle».C'est elle aussi qui, hier, a amené ce nouveau compagnon pour déposer en sa faveur.Devant le tribunal, cependant, la jeune femme aura été fort correcte avec celui qui sera bientôt son ex-mari.Elle a bien rappelé qu'il lui avait joué de sales tours, en trois années de mariage, en prétendant, par exemple, travailler à un endroit où il n'avait jamais été embauché.Mais elle a montré plus d'hostilité pour la belle-mère qui, un jour, avec deux hommes, est venue lui enlever la laveuse dans laquelle elle était à faire la lessive de la petite famille, lessive qu'elle dut aller continuer à la buanderette du quartier.A la sortie de la cour, elle semble par ailleurs «regretter» ce débat qui, à certains moments, tiraillait les tripes, s'il ne tirait les larmes.Elle lance un «Richard» timide à celui qui va s'engouffrer dans un ascenseur, avec quatre solides gardiens.Mais son avocat réprime ce geste qu'on sent bizarrement instinctif.Il l'entraîne à l'écart, m Quant au juge, c'est en hochant la tête qu'il regagne son bureau après avoir ajourné sa décision de quelques jours.Au premier abord, il semblait enclin à refuser ce droit de visite qui pourrait ébranler, qui sait, la vie déjà resécurisée de ces deux enfants.Il faut assurer leur, «bien», dit clairement le code.Mais il y a aussi ce détenu qui a encore de longues années de pénitencier devant lui.Et qui jelame ces deux petits «rayons de soleil», à travers le$ barreaux de sa geôle, une fois; ; par mois.Peut-on vraiment les lui refuser?C'est la question, pas facile, à laquelle il doit répondre.L'Iran ne veut pas voir Egypte occuper son pavillon de TDH Quand l'administration de la pacifique Terre des Hommes du maire Drapeau a décidé, en décembre dernier que l'Egypte s'afficherait comme exposant pour la saison 80 dans l'ancien pavillon de l'Iran, elle était bien loin de se douter que l'ex-shah poursuivrait sa convalescence et son exil au pays des pharaons.La direction de TDH ne pouvant prévoir l'histoire politique a donc naïvement fait fi d'une clause-type du contrat de donation du pavillon de l'Iran à la ville de Montréal en 1968; clause qui signalait que le bâtiment, bien que cédé à Montréal, ne pouvait en aucune façon, desser-a vir les intérêts de l'Iran! .mais l'Egypte et son président Sadate, en offrant la grande hospitalité depuis deux semaines au monarque déchu, a déclenché à Terre des Hommes, au bureau politique des Affaires extérieures à Ottawa et assurément devant les cours de justice, la contre-attaque du chargé d'affaires de l'Iran au Canada.!* Au cours des derniers jours, précisément, une délégation iranienne a fait pression auprès d'Ottawa pour que le contrat signé entre TDH et le consulat égyptien, pour la présentation de l'exposition, soit annulé.Peine perdue toutefois au niveau diplomatique puisque les Affaires extérieures devaient reconnaître que leurs fonctionnaires ne «pouvaient intervenir», le pavillon de l'Iran appartient depuis 1968 à la corporation qui gère TDH, l'Association montréalaise d'activités récréatives et culturelles (l'AMARC).L'ambassade iranienne à Ottawa ne l'entend toutefois pas ainsi.A LA PRESSE, un secrétaire devait déclarer: «Ce pavillon nous appartient dans la mesure où la clause n'est pas respectée.Les tribunaux trancheront.» Au consulat égyptien à Montréal, M.El Daief, responsable, n'a voulu émettre aucun commentaire.C'est plutôt à Terre des Hommes que l'on semble mal à l'aise.LA PRESSE s'est butéeà Un mur du silence étonnant de la part des autorités que sont Jacques Fil ion, président de l'AMARC et du chargé de dossier, Gilles Chatel.Tout au plus, un directeur, M.André-Luc Fra-gano a laissé entendre que la corporation ne comprenait pas comment une exposition culturelle de l'Egypte pouvait «brusquer les intérêts de l'Iran».L'exposition prévue porte sur l'architecture islamique et fait l'étalage de répliques de momies et de pyramides.M.Fragano a précisé que l'Iran, comme l'an dernier n'avait pas cette année FRANÇOIS FOREST manifesté l'intention «d'animer» son ancien pavillon et qu'en décembre dernier, l'AMARC a pris sur elle de planifier, à l'intérieur de l'ancien pavillon iranien, une exposition égyptienne.«C'est le hasard du temps, explique M.Fragano, qui fait que l'on se retrouve dans cette situation.Mais à l'heure actuelle, nous certifions que l'exposition aura bel et bien lieu dans l'ancien pavillon iranien.» C'était l'an dernier, le pavillon de l'enfant.Le pavillon de l'Iran à Terre des Hommes Il semble impossible non plus, si l'on tient à sauver le gâteau, de loger ailleurs (dans un autre pavillon) l'exposition égyptienne.Il n'existe, à cause des Floralies, aucun autre pavillon d'accueil, sauf, peut-être celui du Québec.mais le ministère du Tourisme a indiqué tout récem- ment qu'il entendait bien l'occuper au cours de l'été d'une façon ou d'une autre.C'est donc visiblement devant les tribunaux que la fameuse clause de «non-utilisation au détriment des intérêts du pays» sera débattue entre cette Terre des Hommes que l'on voirait un lieu de détente et l'Iran qui entend bien démontrer que ses «intérêts» sont menacés.Indiquons enfin que lors de la construction du bassin olympique sur Pile Notre-Dame, le pavillon de l'Egypte fut rasé de même que celui du Koweït et de l'Algérie.^ 9 1* mi \u2022 \u2022 \u2022 .¦nrv \u2022 L.i prix i-oppl.qu.nl Mm ochots poy.comptât* 1 .mpori.i por I.dient.\u2022 L.i qvontt toi ton» limité** \u2022« c.rtomi Or-Hde* m ton» d,.ponibU.que lor com- 4 CENTRES DE MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION A VOTRE SERVICE II CLÔTURE «INTIMITÉ t » 41 PRÊTE À ASSEMBLER SES section de clôture de 8 pieds de longueur incluant: 17 morceaux de r'X6\"X5.' d'épinette de première qualité 2 morceaux de 2',X4,,X8, d'épinette de première qualité SPÉCIAL PRINTEMPS La section de 5 La section de 6\" REMISE À JARDIN EN DÉCLIN DE PIN NATUREL PRÊT À ASSEMBLER! 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A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 AVRIL 1980 DANS LE CAS DU JEUNE GEOFFROY Gariepy subira son procès pour meurtre au 1 er degré Même si le corps du petit Yanik Geoffroy, de la rue Parthenais, n'a jamais été retrouvé, à la suite de sa disparition du 12 mars dernier, alors qu'il aurait apparemment été jeté du haut du pont Jacques-Cartier, Claude Gariépy, 23 ans, subira son procès pour meurtre au premier degré, dans ce cas.LEOPOLD LIZOTTE C'est ce qu'a décidé le juge Hugues Saint-Germain, hier après-midi, au terme de deux journées et demie d'instruction au cours desquelles le procureur de la Couronne.Me Jean-Pierre Major, a interrogé exactement neuf témoins.Quelques-uns de ceux-ci auraient donné une version si compromettante pour le prévenu des événements de cette soirée tragique, que le Dans le domaine de la psychiatrie, toutefois, il n'est pas rare que deux et même plusieurs médecins émettent des diagnostics différents sur un même sujet.On sait d'autre part que dès mardi, la Couronne avait annoncé qu'elle n'avait pas de preuve à offrir dans le cas de la petite Shirley Bourdon, elle aussi disparue du voisinage du domicile de ses parents dans des circonstances mystérieuses, et dont on recherche toujours le corps.Comme celui d'une autre bambine portée disparue en juin de l'an dernier.Quant au procès pour le meurtre du petit Yanik, il n'est pas impossible qu'il ait lieu à la session de mai des assises criminelles, mais il n'est pas dit qu'on ne le retardera pas de quelques semaines afin d'augmenter les possibilités de récupérer le cadavre d'ici là.Claude Gariépy En auto volée pour pouvoir arriver à temps au palais Roger Fortin, un jeune homme de 19 ans, a obtenu d'être remis en liberté sous probation, hier, après avoir reconnu sa culpabilité à une accusation de vol d'auto devant le juge André Chaloux.Et il a obtenu une telle clémence, incidemment, en raison de l'explication que son procureur a donné à la cour du délit dont on l'accusait.Selon ses dires, en effet, le jeune prévenu devait se présenter devant la cour criminelle, il y a quelques jours, alors que son procès pour une accusation anté- rieure de possession de drogue avait été ajournée à cette date.Mais il estimait qu'il allait sûrement être en retard au rendez-vous de la justice.C'est alors qu'il serait tout simplement monté dans une auto qui ne lui appartenait pas pour faire plus vite, et arriver à temps au palais de justice.Il devait toutefois être intercepté en cours de route par la police de la CUM, qui porta la nouvelle accusation contre lui, sans accepter, évidemment, l'explication inusitée qu'il leur fournissait.qiiCllCd I'\" pun uinii uc iii v.uu ii'iun .-»n ucair Pierre Major, a interrogé exactement neuf témoins.Quelques-uns de ceux-ci auraient donné une version si compromettante pour le prévenu des événements de cette soirée tragique, que le tribunal n'a même pas eu à délibérer pour rendre sa decision.Même si tous ces témoins ont été entendus publiquement, une ordonnance de non-publicité a cependant empêché les media de relater les versions qu'ils ont données, en raison d'une requête de non-publicité présentée par le procureur de la défense, Me Alain Melançon.Ce dernier, qui a contre-interrogé longuement les témoins les plus «directs», a cependant réserve le gros de ses munitions, si 1 on peut dire, pour le procès.Et il n'est pas impossible, par exemple, que Ton remette en question, à ce moment-là, le «verdict» rendu par le Dr Louis-Charles Daoust, le psychiatre attaché au palais de justice, sur l'état mental du prévenu.Lors de la comparution de Gariépy, on le sait, le médecin s'était dit d'avis que le jeune homme ne souffrait définitivement pas de maladie mentale, et qu'il était en état de faire face aux accusations telles qu'alors portées contre lui.Refus d'annuler un cautionnement accordé en '78 à Donald Côté Le juge George Montgomery, de la Cour d'appel, a rejeté hier après-midi une requête que lui avait présenté la Couronne, récemment, pour obtenir l'annulation d'un cautionnement que cette cour avait accordé à Donald Côté, en juillet 1978.Cette liberté provisoire lui avait été consentie suite à sa condamnation à huit années de pénitencier, par le juge Rustan B.Lamb, Dour recel d'obligations volées valant près d'un million de dollars.Depuis, le bijoutier de la rue Bélanger n'a pas eu son pourvoi étudié par la Cour d'appel, mais il a été réarrêté, cette fois pour possession d'une forte quantité de drogue dans le but d'en faire le traffic.Tout cautionnement lui a été refusé, cette fois, et, le 21 mars dernier, il a été cité à son procès sous cette accusation.Dans ces conditions, le juge Montgomery soutient que même si le tribunal dont il fait partie a juridiction pour modifier la décision rendue en 1978, i[ ne voit pas la nécessité de le faire.Selon certains échos parvenus antérieurement de la Cour d'appel, toutefois, un autre magistrat de ce tribunal aurait déclaré, lors de la seconde arrestation de Côté, qu'il n'aurait pas dû obtenir, selon lui, le cautionnement qui lui avait été accordé il y a deux ans.Une décision lundi sur le conflit à VU.de Ni.Après avoir entendu pendant trois jours les témoins des deux parties et les représentations de leurs avocats, c'est lundi matin que le juge André-G.Biron, de la Cour supérieure, décidera si l'injonction provisoire accordée le 27 mars à l'Université de Montréal contre les associations d'étudiants de ses facultés d'histoire, de sociologie et de psychologie doit être transformée en injonction interlocutoire.Quant à la première décision de la cour, si elle a permis de libérer les bureaux qui étaient occupés par les étudiants, elle n'a cependant eu aucune influence sur la reprise des cours.On sait que les associations revendiquent de profonds changements aux programmes des cours menant au baccalauréat, afin d'être mieux préparés pour le marché du travail ou de mieux accéder au programme de maîtrise, que l'on dit réservé à certains privilégiés.C'est devant une salle presque constamment remplie, en chambre 5.15 du palais de justice, que les débats se sont déroulés, quelques rires moqueurs accueillant, à l'occasion, des déclarations faites au tribunal par les directeurs des départements concernés.En défense, les procureurs des étudiants ont voulu établir que les prétendus actes d'intimidation avaient été fort limités, et que l'occupation des locaux cessait systématiquement chaque fin d'après-midi.L'Université, elle, a surtout invoqué son droit de propriété et le caractère public de ses services d'enseignement et de recherches pour soutenir que la situation qui a prévalu pendant plusieurs semaines ne pouvait être tolérée.\f "]
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