La presse, 18 avril 1980, Cahier A
[" POSTES D'ESSENCE DÉPANNEURS Le projet se dirige vers le panier M.Germain Prégent a été le premier membre du Parti civique de Montréal à s'opposer au projet de règlement qui aurait transformé les postes d'essence en dépanneurs.Ses arguments ont cristallisé Top-position au projet si bien qu'il est maintenant douteux que le règlement soit maintenu.0 page A 3 Meloche frustre le Canadien page D 1 REDUCTION DU TAUX D'ESCOMPTE Les taux d'intérêt commencent page B 1 à baisser La formule des «cliniques Lazure» jugée inappropriée page C 3 MONTRÉAL, VENDREDI 1 8 AVRIL 1980, 96e ANNÉE, no 92, 56 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 Carter fera appel à l'armée d'après UPI, AFP et AP Le président Carter a ordon-.né hier une nouvelle série de sanctions économiques contre l'Iran tout en l'avertissant que si ces mesures non belligérantes échouent, les Etats-Unis n'auront plus d'autre choix que de recourir à l'action militaire pour libérer les otages américains détenus à Téhéran depuis le 4 novembre.Le président américain a annoncé l'arrêi immédiat de toutes les importations de produits iraniens aux Etats-Unis, l'interdiction faite aux Américains, à l'exception des journalistes et des familles des otages, de se rendre en Iran ainsi que l'interdiction de toute transaction financière entre les deux pays.11 a ajouté que si l'Iran continue d'ignorer ses plaidoyers pour qu'il mette fin à «son terrorisme international», il se verrait dans l'obligation d'utiliser les $8 milliards d'avoirs iraniens déjà gelés aux Etats-Unis pour les distribuer aux familles des otages en guise de compensation.Le président Carter a également annoncé qu'il envisage d'arrêter toutes les expéditions de denrées et de médicaments à l'Iran et qu'il avait déjà pris contact avec l'organisation internationale des communica- tions par satellites en vue d'interrompre les communications avec l'Iran et l'isoler complètement du reste du monde.Le président américain a aussi insisté pour que les alliés d'outre-mer se joignent aux Etats-Unis pour décréter des sanctions économiques rigoureuses contre l'Iran.Il a péremptoirement déclaré que la patience des Etats-Unis envers l'Iran s'épuise et qu'il ne leur restera bientôt plus comme option que des mesures militaires à prendre pour convaincre les autorités de Téhéran de libérer les 50 otages américains.Le président n'a toute- Voir CARTER, page A 4 pas libérés avant Nos informations sur la campagne référendaire pages A 11,12 et 13 4S à MAIS LE JUGE DESCHENES SUGGÈRE UNE NOUVELLE LOI À cause de l'AABN, Notre-Dame-des-Neiges demeure catholique \\ fi* r \u2022- «r- \u2022\u2022 \u2022 m .\u2022 « ML m Au tour de Lesage et Bourassa ¦m u Nouveau coup de théâtre sur la scène scolaire: le juge en chef de la Cour supérieure, M.Jules Deschênes, vient de reconnaître que l'Acte de l'Amérique britannique du Nord rend impossible la reconnaissance d'écoles élémentaires autres que catholiques au sein de la CECM.Donc, l'école Notre-Dame-des-Neiges ne peut être que catholique, et non pas devenir pluraliste.MARI ANE FAVREAU Par conséquent, le Comité catholique n'avait pas juridiction pour lui accorder ou lui retirer son statut d'école confessionnelle catholique.Le juge déclare en effet inapplicables et inopérantes certaines dispositions de la loi sur le Conseil supérieur de l'Education et du règlement du Comité catholique de 1974 «en autant que sont concernées la CECM et ses écoles élémentaires».Dans un document d'une centaine de pages, le juge Deschênes explique que l'article 93 de l'Acte de l'Amérique britannique du Nord protège la confes-sionnalité scolaire au niveau élémentaire à Montréal, à Québec et dans les six commissions scolaires dissidentes en province.Cette protection accordée lors de la Confédération garantit aujourd'hui aux parents catholiques le droit à l'école confessionnelle «telle que voulue en 1974» par le règlement du Comité c'a- Voir NOTRE-DAME, page A 4 fiiit___L EDÎTO L'APPEL DE TERRE-NEUVE CONTRE LE QUÉBEC par Vincent PRINCE page A 6 SOMMAIRE Annonces classées: C 5 à C 14 Arts et spectacles \u2014Informations: B 7 à B 10 \u2014Horaires: B 11 Bandes dessinées: C 4 Carrières et professions: D 9 Décès, naissances, etc.: C 1 5 Economie: B 1 à B 5 Êtes vous observateur?: C 9 FEUILLETON Holocauste: C 7 Horoscope: C 4 Informations nationales: A 10 Jardins et maisons: C 1 2 La mode du jour: C 11 Le monde: A 1 4, A 15 Météo: A 2 Mot mystère: C 4 Mots croisés: C 4 Quoi foire aujourd'hui: B 1 1 Radio et télévision: B 1 1 Référendum: A 11 à A 1 3 Sports: D 1 à D 8 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 r\\* 4___*__ \u2022 \\ou$ fffltez Bien foeie Qoédec 8évéfict£M Mûsene/vr vet-a ôom/v& P/hfbs do P&y du PérzoLE ¦ » m \u2022\\ \u2022 ,- -1 r Wh page A 14 < 4 «4ÊÈÊËÈ tjà 500 «réfugiés» ont quitté Cuba par pont aérien sous les invectives et les projectiles des compatriotes fidèles au régime.Costarica, terre d'asile pour les réfugiés cubains A 2* LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 S\" f S m SANS UNE ELITE LOCALE L'érosion culturelle guette les anglophones hors Montréal am QUEBEC (PC) \u2014Une étude ™ publiée hier par le gouvernement québécois tend à démontrer que, sans traditions culturelles fortes et sans une élite qui puisse servir de pont entre elle et la société francophone, la masse de la population anglophone hors de Montréal s'en va à la dérive.«Il semblerait que l'avenir du Québec anglophone hors Montréal dépende en grande partie de l'émergence d'une élite qui saurait transcender ses intérêts immédiats et professionnels pour déboucher vers une réflexion et un engagement à long terme, et qui saurait également susciter dans la communauté anglo-québécoise une prise de conscience et une volonté de prendre en main son propre sort.» Cette étude, conduite par le professeur Gary Caldwell, de l'université Bishop, à Lennoxvil-le, à la demande du Conseil de la langue française, précise que cette élite devra se recruter parmi ceux, qui, au niveau local, ont réussi une certaine intégration, faute de quoi elle ne saurait ni résister à l'émigration ni faire sentir son influence hors de sa localité.«Le noeud du problème, comme cela a été historiquement le cas pour la minorité francophone au Canada, c'est l'émergence et la consolidation d'une élite qui est à la fois locale et issue du milieu», affirme le professeur Caldwell.«Ce qui frappe !e plus lorsque l'on tente de comprendre l'état sociologique actuel du Québec anglophone hors Montréal, c'est son manque de traditions culturelles propres, dit-il.Le lien en-ire ces traditions et les institutions qui les soutiennent, c'est l'élite indigène, issue du milieu, et qui est malheureusement très faible hors de la région de Mont-1 réal.Régression Les conclusions de cette enquête, contenues dans un document de 102 pages, ont été rendues publiques hier à Québec par le ministre d'Etat au développement culturel, M.Camille Laurin.Le document, intitulé «Le Québec anglophone hors de la région de Montréal dans les années soixante-dix», donne une vue d'ensemble de l'aspect socio-démographique de la population anglophone répartie sur l'ensemble du territoire québécois et excluant celle habitant le Grand Montréal.Cette population, qui faisait l'objet d'une première étude, comprend 176,000 personnes de langue maternelle anglaise.Les recherchistes ont retenu plusieurs constatations.Ils ont notamment observé une légère régression entre 1971 et 1976 de cette population, bien que les effectifs scolaires se soient maintenus.C'est la croissance de la population anglophone de la région de POutaouais, déjà la plus importante en nombre avec ses 45,000 personnes, qui a largement contribué à maintenir le volume de population chez l'ensemble des anglophones hors Montréal.Quant à la situation de la population scolaire anglo-catholique, elle est très différente de celle des protestants.Le fléchissement des effectifs scolaires est beaucoup plus marqué chez les premiers, à cause d'un sentiment d'insécurité qu'on a cru déceler et qui amènerait les anglo-catholiques à émigrer davantage que leurs homologues protestants.Énergie: nouvelle proposition fédérale - m OTTAWA (PC) \u2014 Le minis-™ tre de l'Energie, M.Marc Lalonde, a déclaré hier aux Communes qu'il escomptait présenter au début de mai les éléments pouvant constituer la base d'une nouvelle entente entre le gouvernement fédéral et l'Alber-ta à propos de la fixation du prix du pétrole canadien et du partage des revenus qui en découleront.Interrogé par l'opposition conservatrice, le ministre Lalonde s'est toutefois refusé, à spéculer sur des chiffres particuliers, laissant la tâche d'expliquer la position du gouvernement Trudeau à quelques hauts fonctionnaires de son ministère, qui ont rencontré la presse dans le cadre d'une séance d'information.Il appert ainsi que le gouvernement Trudeau maintient son engagement d'en venir à un prix inférieur à celui proposé par le budget du gouvernement Clark, mais, a-t-on expliqué, ajusté aux prix internationaux; en tenant compte de la taxe d'accise proposée sur l'essence, c'est bien de quelque $5.80 et non de $4.48 que le prix du pétrole aurait augmenté.«DROIT DE PASSAGE» HYDRO-ÉLECTRIQUE Lévesque invite Peckford à «ne pas partir en peur» ¦a QUEBEC (PC) \u2014 Le pre-mier ministre du Québec, M.René Lévesque, trouve «triste et stérile» l'attitude de son homologue terre-neuvien, M.Brian Peckford, qui a exigé mercredi que le Québec laisse traverser sur son territoire l'énergie électrique du Labrador exportée par Terre-Neuve.Selon M.Lévesque, la demande de M.Peckford est «une erreur tragique de calcul» et il l'a invité à «ne pas partir en peur trop souvent».M.Lévesque a rappelé que les Québécois avaient encore, après 60 ans, des «plaies douloureuses» à cicatriser au sujet du Labrador.M.Lévesque a également reproché à M.Peckford d'être responsable de la rupture des négociations Québec - Terre-Neuve dans les dossiers du développement hydro-électrique des chutes Churchill et de la Basse Côte-Nord.M.Lévesque a affirmé que le Québec avait manifesté une «grande ouverture d'esprit» dans une lettre transmise à M.Peckford le 17 mars 1980.M.Lévesque avait alors invité M.Peckford à nommer un représentant terre-neuvien pour rencontrer le représentant du Québec dans ce dossier, le président d'Hydro-Québec, M.Robert Boyd.De son côté, confiant de voir le chef du gouvernement canadien, M.Piejre Trudeau briser l'obstacle posé par le Québec aux exportations d'électricité par Terre-Neuve, le premier ministre de cette province, M.Brian Peckford devait quitter aujourd'hui Saint-Jean pour rencontrer des représentants du plus gros acheteur en puissance de l'énergie produite au Labra- dor, soit la Power Authority of the State of New York (PASNY).Samedi, M.Peckford s'entretiendra avec le président du conseil de la PASNY, M.John Dyson, pour discuter de la possibilité d'acheter de l'hydro-électricité produite par le bas-Churchill dans le sud du Labrador.Plus tôt cette année, M.Dyson a rencontré M.Peckford pour discuter de l'achat de l'énergie Lévesque et Peckford.à couteaux tirés.photo Pierre McCann, LA PRESSE qui deviendra disponible lorsque le bas-Bhurchill aura été aménagé en tout ou en partie.Ce projet est évalué à $5 milliards.Entre autres, l'agence new-yorkaise a consenti à participer à une étude technique et économique sur la possibilité de transmettre l'énergie par câble sous-marin sur une distance de 145 kilomètres à travers le détroit de Cabot entre le sud-ouest de l'île de Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse.Le projet du bas-Churchill comprend l'installation d'un câble sous-marin qui relierait le Labrador à Terre-Neuve, via le détroit de Belle Isle.Le détroit s'étend sur une largeur de neuf milles marins à l'endroit choisi pour poser le câble.On a soulevé, dans certains milieux, la possibilité que M.Dyson soit intéressé à envisager cette solution de rechange dans l'éventualité où le Québec se séparerait du Canada.Terre-Neuve veut exporter son énergie à travers le territoire québécois, mais toutes les négociations à ce sujet avec le premier ministre René Lévesque ont été interrompues mercredi par M.Peckford.Le premier ministre de Terre-Neuve a déclaré que son gouvernement en avait assez des atermoiements du Québec.11 ANS PLUS TARD L'anglais prédomine toujours à la Chambre des communes SI OTTAWA (PC) \u2014 Le com-missaire aux langues officielles, M.Max Yalden, a fait récemment une tournée des édifices du parlement et a pu noter un bon nombre d'exemples de préséance de l'anglais sur le français.Quelques affiches étaient écrites seulement en anglais, des membres francophones du parlement devaient faire affaire avec des messagers unilingues anglophones et des Canadiens français à l'emploi des Communes se voyaient souvent dans l'obligation d'adresser la parole en anglais à leurs supérieurs.Ces problèmes figurent, parmi bien d'autres, dans un rapport spécial déposé mercredi aux Communes.Faisant suite à une requête, l'année dernière, de l'ancien président de la Chambre, M.James Jerome, ce rapport examine la situation linguistique (langue de travail et de communication avec le public) des 1,800 employés des Communes.De façon générale, M.Yalden évalue le respect de la loi sur les langues officielles cosmme étant satisfaisant.Cette loi oblige les institutions gouvernementales à fonctionner dans les deux langues.Il note toutefois que des problèmes persistent, 11 ans après l'adoption de la loi.Rapport embarrassant Ces problèmes pourraient s'avérer particulièrement embarrassants au moment même où le gouvernement fédéral essaie de convaincre les Québécois, appelés aux urnes le 20 mai pour le référendum du Parti québécois sur la souveraineté-association, que le parlement leur appartient tout autant qu'aux Canadiens anglais.M.Yalden pourrait d'ailleurs déposer une bombe encore plus explosive, mardi, quand il présentera son rapport annuel décrivantes insuffisances dans tous les ministères et leur lenteur à mettre en applications les principes du bilinguisme.Le rapport présenté mercredi précise pour sa part que les Canadiens français visitant le parlement doivent parfois «attendre très longtemps pour une visite guidée dans leur langue».Et lorsque le guide en question se présente, ces touristes francophones rencontrent ici et là au cours de leur visite des plaques ou autres inscriptions d'intérêt historique en anglais seulement.«Il est difficile d'accepter que du matériel d'une telle importance symbolique n'existe seule- ment qu'en anglais», peut-on lire dans le rapport.M.Yalden suggère qu'un programme soit élaboré dans les plus brefs délais pour traduire ces inscriptions, afin que le centre politique du Canada reflète plus adéquatement la réalité linguistique du pays.Le rapport souligne également qu'il arrive qu'un Canadien français doive postuler en anglais un emploi aux Communes parce que plusieurs membres haut gradés du personnel ne parlent pas français.Et si ce Canadien français obtient l'emploi, il pourrait bien se voir remettre des manuels d'instruction en anglais seulement et devoir assister à des réunions du personnel en anglais.La Quotidienne Tirage d'hier 8- 6-3 ROULOTTES MOTORISÉES USAGÉES y bel-\u2014 air 325-4015 C e perfection dans la clôture À VOTRE SERVICE depuis 25 ans.Spécial printemps! 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Appelez au 325-401 5 i LA METEO a Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 5 Maximum: 9 Ciel variable DEMAIN Ensoleillé au Québec RÉGIONS Abilibi Ou too u ail Lourentides Canton* de l'Est Mauricie Ou*b*c Loc-Saint-Jean Rimouski Ga».~«»i« Bai»-Com eau 5*p»-ll.m.*» AUJOURD'HUI 6 Nuageux, éclaircies 9 Ciel variable 7 Nuageux, éclaircies 8 Nuageux, éclaircies 4 Nuageux 7 Neige ou pluie 4 Nuageux 3 Chutes de neige 3 Chutes de neige 3 Nuageux 3 Nuageux DEMAIN Ennuagement Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Nuageux Nuageux Beau Beau T au Canada\t\ta-W\tCopriolet\t\tMin\t\tMm.Colombie-Britannique\t\tPluie\tVictoria\t\t6\t\t14 Alberto\t\tEnsoleillé\tEdmonton\t\t2\t\t16 Saskatchewan\t\tEnsoleillé\tRegina\t\t4\t\t18 Manitoba\t\tEnsoleillé\tWinnipeg\t\t4\t\t20 Ontario\t\tEnsoleille\tToronto\t\t2\t\t12 Nouve>av-B runt wick\t\tEnsoleillé\tPredericton\t\t-1\t\t12 Nou voile- Éti t se\t\tEnsoleillé\tHalifax\t\t0\t\t9 He-du-Princo-Édouard\t\tEnsoleillé\tCharlottetown\t\t-1\t\t8 Terre-Neuve\t\tNuageux\tSaint-Jean\t\t0\t\t4 si vous partez.\t\t\t\t\t\t\t aux États-Unis\t\t\t\t\t\t\t Ma.Ma.\t\t\tMm.Moi.\t\t\tMin.\tMax.New York 1\t13\tChicago\t-2 16\tNUe-Orléans\t\t8\t24 Washington 4\t16\tSan Francisco\t8 17\tMiami\t\t18\t26 Boston 0\t13\t\t\t\t\t\t vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t14\tLondres\t16\tStockholm\t\t\t14 Athènes\t27\tLe Caire\t\tSydney\t\t\t21 Berlin\tlî)\tLisbonne\t\tTokyo\t\t\t9 Bruxelles\t18\tMadrid\t13\tTunis\t\t\t16 Casablanca\t17\tMoscou\t0\tVienne\t\t\t18 Genève\t12\tTaris\t20\tVarsovie\t\t\t14 Hong Kong\t22\tRome\t18\t\t\t\t vers les plages\t\t\t\t\t\t\t Acapulco 24\t32\tBermudes\t16 22\tNassau\t\t\t25 Mexico 14\t26\tBarbade\t\tRio de Janeiro\t\t24\t32 \t\t\t\t\t\t\t% LA PRESSE eet publie* per LA PRESSE LTEE, 7, rue Selnt-Jecquet, Montreal H2V 1K8.Seule le Prêtée Canadienne eel eutorleée t dlffuter lea informations de \u2022 LA PRESSE > el ceilea del aervlcea de le Preaae Aaeociee et de Reuter.Toue droite de reproduction des informations particulieree a LA PRESSE ton! ege-lement réaervée.-Courrier de le deuiième classe \u2014 Enregietremenl numéro 1400».Port de retour garanti.TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: l'.r.C'cjic-r^i 5175 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi leulemenl 075 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE par courrier: Canada 13 26 52 Lundi au tomedi $37.00 $74.00 $144.00 Lundi au vendredi $24.00 $41.00 $96.00 Somedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS \u2014 PAYS ETRANGERS par tourne 13 26 52 Lundi oi-somedi $55.25 $110.50 $221.00 Lundi au vendredi $34.45 $68.90 $137.(0 Samedi leulemenl $20.(0 $41.60 $(3.20 INFORMATION GENERALE 2(5-7272 REDACTION 2(5-7070 PROMOTION 2(5-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 2(5-73(3 ANNONCES CLASSÉES Commandes 2(5-7111 dv lundi eu vendredi 9h a 17h Pour changer 2(5-7205 du lundi au vtnoVel v> a ! «MO GRANDES ANNONCES Défaillons 2(5-7202 Ncrnonc!, Tele-Piesse 2(5-7306 Vacances, vovoges 2(5-7265 Carrières et professions, nominoHons 2(5-7320 COMPTABILITÉ Grandes annonces 2(5-6492 Annonces .iessées 215-6901 Peur tout genres d'abonnements, net bureau i \u2022ont ouverts de Ih à 19ti (Somedi In à 16k) 2(5-6911 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 18 AVRIL 1 980 X Les athlètes mal préparés pour affronter leur deuxième carrière I L'athlète moderne qui tou-' che un salaire fabuleux et baigne dans l'adulation d'un public émerveillé risque ia catastrophe psychologique s'il est mal prepare a affronter sa deuxième carrière.El c'est surtout vrai s'il a abandonné les études très tôt et s'il doit s'en remettre à sa fortune pour résoudre les problèmes causés par l'ennui et la désaffection d'un public maintenant voué à de nouvelles vedettes.Miné par l'inaction, il sera tenté de pallier son impossibilité d'obtenir un poste de commande dans la société par des dépenses folles et des investissements douteux, au risque de dilapider sa fortune pourtant accumulée au prix de durs labeurs.Donato Paduano le disait récemment à LA PRESSE: éloigné d'un public qui l'adulait, «lavé» financièrement à cause d'une mauvaise gestion de son pécule, il ne pouvait plus se satisfaire de son statut d'ex-boxeur, d'où sa décision, à 31 ans, de renouer avec la compétition.Et la situation ira en empirant, alors que les athlètes grassement payés viendront gonfler les rangs des retraités.Le problème sera perçu dans toute son acuité au début de la prochaine décennie, et pourtant, rares sont les psychologues ou sociologues qui s'y sont attardés.Les footballeurs II existe bien sûr des hockeyeurs ou des joueurs de baseball qui ont réussi en affaires dans leur «deuxième carrière».Qu'on pense à Henri et Maurice Richard.Dickie Moore.Toe Blake, Serge Savard.Yvan C'our-noyer, Chuck Connors et j'en passe.Malheureusement, il s'en trouve très peu pour occuper des postes importants au sein de grandes entreprises, voire pour se signaler sur les banquettes du parlement de leur pays.La situation est tout autre chez les footballeurs.Et l'ex-eapitai-ne des Alouettes, Pierre Desjardins, aujourd'hui président directeur général de la brasserie Labatt du Québec, est le premier à l'affirmer.Certains ont brillé en politique, comme l'actuel ministre Herb Gray, l'ex-ministre fédéral Stan Poplowski, l'ex-ministre de F Alberta Don Getty, le représentant américain Jack Kemp, et jusqu'à un certain degré le député provincial George Springato.D'autres ont exploité leurs talents d'«entertainer» au cinéma, comme Joe Brown, Joe Namath, Joe Kapp.Fred «The Hammer* Williamson, sans oublier Terry Evanshen qui y songerait sérieusement.D'autres enfin ont fait leur marque en affaires, comme Desjardins.Larry Fairholm, président d'une entreprise canadienne en pleine expansion, Joe Barnes et une multitude d'ex- footballeurs américains qui ont réussi à s'imposer.Motivation profonde Pierre Desjardins explique facilement la situation.Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'attribue pas essentiellement la plus grande facilité des footballeurs à s'adapter à leur deuxième carrière à leur niveau supérieur d'éducation.Il souligne à juste titre que les joueurs de baseball reçoivent une éducation aussi poussée sans pour autant en profiter enaffai-res.L'ex-joueur des Alouettes l'explique plutôt par la nature même du football, qui exige de l'agressivité, du leadership et un abandon de soi-même de tous ceux qui le pratiquent.Le diplôme n'est évidemment pas superflu, mais il n'expliquerait pas à lui seul le fait que cerains ex-footballeurs obtiennent la chance de se faire valoir et y parviennent très souvent.Sans l'agressivité, un footballeur fait long feu, assure Desjardins.A chaque jeu, il se doit d'avoir le meilleur sur son opposant, sinon toute son équipe s'en ressentira.Et si la même situation se répète trop souvent, l'entraineur ne tarde pas à lui signifier son congédiement.Le football est sans doute un sport d'équipe, mais c'est avant tout un sport où chaque joueur est appelé à se surpasser, à tirer profit a maximum de toutes ses ressources au profit de l'équipe.Un joueur peut connaître un match épouvantable pendant que l'équipe triomphe de façon spectaculaire, et l'inverse est aussi vrai.Mais dans un cas comme dans l'autre, l'individu impliqué ne peut s'en satisfaire s'il a le moindrement d'ambition.Le football exige aussi des athlètes qu'ils pensent également au match suivant.Jamais de repos.Même les sessions d'entraînement sont exigeantes, physiquement comme psychologiquement.Enfin, la courte saison du football par rapport au hockey ou au baseball, au plus six mois, contre huit pour le baseball et neuf pour le hockey.Très rapidement, le footballeur se fatigue du farniente.Il se cherche un emploi temporaire et souvent sans s'en douter, il pose le premier jalon de sa deuxième carrière.C'est ce qu'a fait Pierre Desjardins.Entré au service du groupe Imasco en 1969, il a gravi lentement tous les échelons jusqu'à la vice-présidence qu'il occupait au moment de son départ pour la brasserie Labatt.Mais pour un Desjardins qui réussit.10 athlètes se retrouvent devant la vie.désemparés, sans doute mieux nantis qu'autrefois, mais guère mieux préparés à l'affronter.la presse Le mariage en baisse ma OTTAWA (d'après CP) \u2014 ™ Tout indique que le mariage est une institution dont la popularité ne fait que baisser.Statistique - Canada rapporte en effet une baisse de 3.4 pour cent du nombre des mariages en 1979, en soulignant en même temps que l'âge moyen des couples s'est accru, depuis 1972, de 3.6 pour cent pour les femmes et 4.1 pour cent pour les hommes.Selon l'agence fédérale, qui fait remarquer que le taux des mariages a baissé de 10 pour cent depuis 1972, tout porte à croire que cette tendance ira en s'accentuant, sauf en ce qui concerne 1'Alberta et la Colombie-Britannique, où le taux des mariages se maintient à un niveau plus élevé.Pourquoi payer plus cher ailleurs?: Chez Rosa le en Liée \\ 24001 ouest, rue Notre-Dame, Mtl (à l'ouest d'Atwater)* 935-9927 : photo P.H.Talbot \u2014 La Presse M.Germain Prégent, conseiller municipal et l'un des milliers de petits commerçants dont il a pris la défense.Postes d'essence dépanneurs: le projet en révision I La guerre de Troie, ou plu-\u2014 tôt le conflit qui s'amorçait entre les associations de petits détaillants de Montréal et de puissants lobbies des affaires à propos de la transformation possible de postes d'essence en dépanneurs toutes-catégories, n'aura vraisemblablement pas lieu.du moins pour le moment.ANDRÉ CHENIER En effet, à la suite d'une assemblée à huis clos fort mouvementée réunissant mercredi 34 ou 35 des 54 conseillers municipaux et membres du comité exé- cutif pour discuter les conséquences économiques et sociales du projet de règlement numéro 2600, l'administration municipale a décidé de réviser ce règlement, de voir s'il y a lieu de le modifier ou de le retirer, et de faire connaître sa décision d'ici à quelques jours.Rappelons que ce règlement autoriserait les postes d'essence de la métropole à vendre non seulement de l'essence, de l'huile et des accessoires d'auto mais aussi, au même titre que les dépanneurs, des produits alimentaires (pourvu qu'ils soient sous emballage scellé); d'autres produits d'épicerie (pourvu que le poste ne soit pas doté d'un atelier de mécanique et que le zonage le permette); des produits servant de solvant, de combustible, ou d'insecticide à usage domestique; du charbon de bois, des briquettes de charbon ou des bûches artificielles pour le foyer; des cigares, cigarettes ou tabac; des boissons gazeuses en cannette; des films, lampes-éclair et piles pour appareil-photo; des crayons, stylo-billes, peignes et autres menus articles du genre.Ils pourraient aussi, si le zonage le permet, louer des véhicules, exploiter des postes de taxi, des parcs de stationnement ou un service de développement de films (pourvu qu'il ne s'agisse pas de laboratoire).Il appert qu'à l'assemblée de mercredi, en présence de représentants de la Commission d'initiative et de développement économiques de Montréal, à peu près aucun des conseillers présents (tous, moins un, membres du Parti civique), ne s'est montré favorable au projet, rédigé sur la recommandation de la CIDEM et déposé pour la première fois au conseil le 24 mars dernier.C'est en termes sentis que chacun a exprimé ses objections au changement proposé: ce sera la mort du petit commerçant de quartier; ça ne créera pas d'emploi, ce qui devrait être la première préoccupation d'une CIDEM soucieuse de développer l'économie; le tissu social formé autour du petit commerçant va s'estomper; seules les compagnies de pétrole, les super-marchés et les magasins à succursales déjà diversitifés dans la vente d'essence vont en profiter; les «loss-leaders» ou primes que peuvent se permettre les grands commerçants, pour attirer la clientèle, vont créer une concurrence déloyale et rogner dans les profits déjà bien minces du petit détaillant.La question d'un possible changement des heures d'affaires de postes d'essence considérés désormais comme des dépanneurs a aussi été soulevée: ce changement leur donnerait un avantage injuste sur le dépanneur régulier, qui ne peut comp ter que sur les heures où les autres marchés sont fermés pour arrondir son chiffre d'affaires.Enfin, on a souligné qu'il pourrait être difficile de faire observer toute la réglementation relative à l'hygiène des établissements commerciaux.C'est en vain que la CIDEM a indiqué l'importance d'un règlement qui pourrait revitaliser un secteur en forte perte de vitesse depuis deux ans (quelque 200 postes d'essence ont dû fermer leurs portes et il n'en reste que 800 dans la métropole).C'est en vain que la CIDEM a exprimé l'opinion que le geste pourrait créer une source de revenus supplémentaires pour la ville.On lui a répondu qu'on ne corrige pas un mal par un autre, et qu'il n'y aura pas de revenus supplémentaires si la mesure gêne ou étrangle de petites entreprises qui ont peine à joindre les deux bouts.Déjà, le mois dernier, à l'Hôtel de ville, le projet de règlement avait cristallisé l'opposition autour de trois membres du Parti civique, (MM.Germain Prégent, restaurateur dans Saint-Henri, Edmond Synnott, médecin, et Jean La Roche, chiropra-ticien), et du seul représentant du Rassemblement des citoyens de Montréal, M.Michael Fain-stat, ingénieur.En réponse aux questions de LA PRESSE, tous ont réaffirmé leur opposition catégorique au projet.«Dans mon quartier, a expliqué M.Prégent, il y a six postes d'essence d'affilée sur un bout de rue, entre Atwater et Saint-Rémi.Il est inconcevable qu'on en fasse six dépanneurs dans une ville où il y a déjà trop de petits commerces et où on ne fait pas dix pas sans trouver ce que l'on veut La situation me paraîtrait moins grave dans de petites villes et les villages où les établissements commerciaux sont parfois très espacés».Selon certaines statistiques, il y aurait présentement au Québec quelque 200 postes d'essence transformés en dépanneurs, mais principalement dans de petites villes ou en banlieue.Les détaillants L'opposition au projet de règlement no 2600 ne se manifeste pas qu'au conseil municipal.Elle fait même boule de neige dans les associations de petits commerçants et de vente au détail et des pétitions circulent parmi leurs membres.Selon M.Guy Dumont, président de la jeune Association des petits détaillants du Québec, cette organisation fondée il y a un an et qui compte déjà plus de mille membres, a ligué ses forces avec l'Association des marchands de l'est (1,700 membres) et quelque mille signatures ont déjà été recueillies pour faire obstruction à un projet qui les effraie souverainement.Les marchands de l'avenue Monk-land et ceux de la rue Sherbrooke, entre autres, font des représentations identiques par l'intermédiaire de leurs représentants au conseil.M.Gilles Rivet, administra-: teur et directeur de deux organic sations \u2014 l'Association des marchands détaillants du Canada, Québec Ltée, et l'Association des garagistes et détaillants d'essence du Québec \u2014 souligne que la CIDEM ne semble avoir consulté les petits détaillants en aucun cas, en la matière.Ce que confirment les présidents des associations déjà mentionnées.LA PRESSE a appris que l'idée de relancer l'économie en transformant les postes d'essence en dépanneurs n'est pas tout à fait nouvelle: elle a été discutée longuement au comité exécutif de la ville il y a deux ans, alors que la CIDEM n'était pas\" encore créée.Cette fois-là,v même le service d'urbanisme de la ville s'y serait opposé.La question ne sera débattue de nouveau, au conseil, s'il y a lieu, que le 26 mai prochain, attendu qu'il doit s'écouler au moins 30 jours entre une première et une deuxième lecture.Le troc des étiquettes n'est pas un «vrai» vol ¦SB Un client qui, dans un ma-gasin, change l'étiquette d'articles qu'il veut acheter, afin de payer un prix moindre à celui qui est marqué, ne commet pas un véritable «vol» au sens de la loi.C'est ce que vient de rappeler le juge Turgeon, de la Cour d'appel du Québec, en annulant, avec ses collègues Monet et L'Heureux-Dubé, la condamnation qui avait été imposée à un Montréalais, Pablo Lazo Klop-ping, à la suite d'une plainte portée contre lui par les autorités du Miracle Mart du chemin de la Côte-des-Neiges.Il avait été aperçu par l'un des détectives de l'établissement alors qu'il enlevait les étiquettes que portaient une paire de souliers et un blouson sport, pour leur substituer d'autres collants portant des prix moindres.La caissière fut avertie par téléphone, et celle-ci, en connaissance de cause, accepta ce paiement inférieur, puis lui remit la marchandise et la monnaie au billet qu'il avait offert.Quelques instants après, le client était arrêté.Devant la Cour d'appel, Klop-ping, qui avait été trouvé coupable en Cour municipale, soutint que la véritable nature de l'infraction, si infraction il y avait, sera't celle de faux semblant ou de fraude, et que la vente, de toute façon, était annulable dans les circonstances.Le tribunal lui donne donc raison, annule sa condamnation et r .u.quit te.4 CENTRES DE PISCINES FAUCHER POUR MIEUX VOUS SERVIR BOUCHERVILLE LAVAL - PONT-VIAU Sortie 95 de la Transcanadienne 48, boul.des Laurenlides 655-3630 %84-7340 REPENTIGNY 622, rue Notre-Dame 581-6943 ?A 3 K A 4 Une grève de 24 h perturbe Radio-Canada ma En dépit de la perturbation de la programmation occasionnée par une grève de 24 heures des employés de la production de Radio-Canada, le réseau a pu assurer hier soir la transmission de la partie de hockey des quarts de finale de la Coupe Stanley opposant les Canadiens aux North Stars du Minnesota.C'est grâce à un accord de dernière minute entre l'administration, les producteurs et les employés que ce match a pu être télévisé, tant sur le réseau français que sur le réseau anglais, sans messages publicitaires.Les 750 employés de production, dont la convention collective a expiré en décembre 1978, ont le droit depuis quelques semaines de faire la grève.Leur sortie hier n'en a pas moins pris Radio-Canada complètement par surprise.La télévision a été plus affectée que la radio, qui a pu diffuser les nouvelles hier soir.La télévision toutefois a passé des films à la place des télé-journaux.Le principal point en litige est celui des salaires.Alors qu'un conciliateur a recommandé que les salaires soient augmentés de 11 et 10 pour cent, Radio-Canada n'a offert que 10 et 7 pour cent pour les deux premières années de la nouvelle convention.Un porte-parole de la direction, M.Wilfrid Sauvé, a déclaré que les offres de Radio-Canada étaient du même ordre que celles faites aux autres syndicats de la maison.Il y a 23 conventions collectives qui expirent cette année à Radio-Canada.Au moment de mettre sous presse, la télédiffusion de la première partie de baseball des Expos cet après-midi n'était pas compromise, les grévistes devant reprendre leur poste à 11 heures ce matin.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 RETOMBEES DU F-18 Le président de McDonnell garantit $1,573 milliard au Douglas Québec tm OTTAWA \u2014 Le président de ™ la compagnie McDonnell Douglas qui construira les futurs avions de chasse (F-1S) du gouvernement canadien, M.George Graff, a fait parvenir hier une lettre au ministre des Approvi- GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa sionnements et services M.Jean-Jacques Biais, l'assurant que les retombées économiques du contrat au Québec atteindront bel et bien $1,573 milliard.«La société McDonnell Douglas est tout à fait d'accord pour dire que les projections du gouvernement au sujet des retombées industrielles du nouvel avion de combat sont raisonnables et exactes.Pour ce qui est des avantages industriels pour le Québec, nous acquiesçons sans hésitation à la projection totalisant $1,573 milliard, et nous sommes aussi d'accord avec la projection (comprise dans le total) de $248 millions pour les éléments structurels du F-18.Notre position à cet égard a toujours été ferme et continue de l'être», a:t-il conclu.Cette mise au point de M.Graff fait suite à un article du Globe and Mail de Toronto, à l'effet que Canadair de Montréal n'était pas intéressée au contrat de $248 millions pour les éléments structurels du F-18, et que le contrat pourrait bien être accordé à une firme de Toronto.L'information du Globe and Mail était basée sur une entrevue accordée par le vice-président de McDonnell Douglas au Canada, M.Bill Baker.M.Graff estime que M.Baker a été mal compris.Il faut signaler à ce chapitre que M.Baker avait affirmé à peu près la même chose à LA PRESSE avant l'octroi du contrat.Il avait indiqué que cette partie des retombées n'était pas «ferme», et dépendrait de la compétitivité des compagnies.Il avait également signalé que Canadair était «fort occupée» avec la construction des Challenger, et qu'il n'était pas assuré que la société soit intéressée à un contrat pour le F-18.Le bureau du ministre Biais, qui s'est empressé hier de faire connaître la teneur de la lettre de M.Graff aux journalistes, a fait valoir que les revendications du caucus québécois dans le dossier des avions de chasse avaient fait augmenter les retombées économiques pour le Québec de $1,358 milliard à $1,573 milliard.Il a également indiqué que ces pressions avaient eu pour effet d'apporter des amendements au contrat, favorables à l'implantation de l'usine de la compagnie Générale Electrique, partenaire de McDonnell Douglas, dans les Cantons de l'Est, et d'un Centre d'usinage à contrôle numérique au Québec.En faisant part de cette nouvelle, le bureau du ministre Biais voulait réfuter les déclarations du premier ministre du Québec, M.René Lévesque, concernant l'inégalité des retombées économiques du contrat.Pris au «paquet voleur» tm Deux hommes et deux femmes qui, armés de revolvers et de carabines tronquées, ont volé hier près de $4,000 à la Banque Toronto Dominion de la rue Chabanel, se sont fait prendre au jeu du «paquet voleur» et ont dû abandonner, dans leur fuite, l'argent volé.Le «paquet voleur» est un dispositif miniature inséré parmi les billets de banque volés et qui, commandé à distance, explose en dégageant une fumée colorée, fumée qui laisse sur les billets et sur les voleurs, des taches indélébiles.Dans l'argent volé cet après-midi, il y avait 4 «paquets voleurs» qui ont explosé tour à tour et qui ont été abandonnés par les voleurs, lesquels ont pris la fuite en taxi, et plus tard dans une autre voiture volée alors qu'ils étaient pourchassés par la police.Si les voleurs n'ont pas encore été retrouvés, tout l'argent volé a été rapporté à la police par diverses personnes qui ont trouvé les paquets dans la rue.Une femme en a même trouvé un dans une poubelle de laquelle sortait une étrange fumée rouge.CARTER SUITE DE LA PAGE A1 fois pas précisé quelles seraient ces mesures militaires, mais il a seulement indiqué que les États-Unis n'attendront pas jusqu'au mois de juillet, date mentionnée hier à Téhéran pour le débat du futur parlement iranien sur le sort des otages américains, pour obtenir la libération de ces derniers par des moyens pacifiques.M.Carter a par ailleurs insisté à plusieurs reprises sur le fait que l'éventualité de représailles militaires américaines contre l'Iran dépendait dans une grande mesure de l'efficacité des moyens d'action que décideront la semaine prochaine les alliés européens des Etats-Unis.Le président américain a ajouté qu'il a été parfois déçu par le manque de réactions de ses alliés européens aussi bien aux événements d'Iran que d'Afghanistan.Puis il a précisé que les Etats-Unis décideraient ou non d'opter pour des représailles militaires en fonction de trois facteurs: l'efficacité des sanctions prises par les Etats-Unis, le poids des sanctions qu'adopteront les alliés des Etats-Unis et, enfin, l'attitude de Téhéran face à ces sanctions et à la condamnation du reste du monde.Au moment où les Etats-Unis raidissaient de nouveau leur attitude vis-à-vis l'Iran, le Parlement européen réuni hier à Strasbourg marquait sa solidarité avec les USA dans l'affaire de la prise d'otages de Téhéran, en adoptant une proposition de résolution, qui suggère la suspension de toutes les relations diplomatiques avec l'Iran.Après avoir condamné les autorités iraniennes «qui tolèrent la détention illégale de personnels diplomatiques», le parlement des «Neuf» a demandé à tous les gouvernements européens de prendre les mesures nécessaires et possibles, en consultation avec les USA, pour obliger les autorités iraniennes à libérer les otages.Peu après, le Portugal donnait le ton en décidant de rompre ses relations commerciales avec l'Iran, devenant ainsi le premier pays européen à répondre favorablement à l'appel du président Jimmy Carter.Lisbonne a de plus condamné avec véhémence la séquestration des otages à Téhéran.Nouvelle menace de grève au Devoir Ht A défaut d'une entente de principe sur les questions encore en litige, les journalistes du Devoir reprendront leurs journées d'étude à compter de lundi.Les pourparlers achoppent notamment sur les salaires: les journalistes exigent au minimum le maintien de leur pouvoir d'achat face aux hausses du coût de la vie; la dernière augmentation leur a été versée il y a 26 mois.NDN: drame en 5 actes C'est sous la forme d'un drame en cinq actes, avec ses personnages et ses décors, ses rebondissements et son arrière-scène, que le juge Deschênes rend son jugement dans l'histoire controversée de la confession-nalité scolaire à Montréal.D'abord un «sommaire pour le spectateur pressé» qui constitue une brève synthèse de sa démarche.Puis, il plante le décor et décrit les personnages (tous catholiques qui incarnent les deux tendances qui se partagent aujourd'hui l'opinion des catholiques du Québec dans le domaine de l'éducation).«De chaque côté de la barricade, on aperçoit de nombreux laïcs ainsi que des clercs de haut rang.L'action commence vers 1972-73.» Et le juge de retracer l'historique de la demande de révocation du statut catholique de l'école, au premier acte du drame.Suivront diverses scènes et d'autres actes rappelant les législations antérieures, les efforts pour modifier le système, les mémoires, les décisions de la CECM, etc.Et finalement l'épilogue, «le dénouement du drame» daté de «ce Vendredi-Saint, 4 avril 1980, où ces conclusions sont arrêtées» Les fonctionnaires furieux contre le vérificateur m OTTAWA (PC)\u2014Les lea-™ ders syndicaux de la fonction publique fédérale affirment être consternés par les affirmations du vérificateur général sur l'improductivité des employés de bureau, qui, selon eux, donnent l'impression que les fonctionnaires sont paresseux.Ils ont ajouté que cette affaire pourrait influencer le cours de la conciliation actuelle en vue du renouvellement du contrat de travail des 50,000 employés de bureau visés par cette affirma tion.M.Bill Doherty et Mme Aileen Manion, vice-présidents de l'Alliance de la fonction publique, réagissaient hier ainsi au rapport annuel du vérificateur général, M.J.J.MacDonell.Celui-ci a notamment affirmé que des vérifications effectuées au hasard parmi les employés de L'Etat avaient permis d'établir qu'ils travaillaient à 60.8 pour cent de leur capacité.Les deux chefs syndicaux ont affirmé qu'il était injuste de s'en prendre aux employés de bureau et ils ont contesté la méthode utilisée pour évaluer leurs habitudes de travail.M.Doherty et Mme Aileen Manion ont dit craindre que le public ne retire l'impression que les fonctionnaires sont paresseux, même si M.MacDonell a imputé la situation à une mauvaise gestion et à une formation insuffisante des employés par leurs dirigeants.Les responsables du syndicat considèrent la publication du rapport comme un recul dans l'actuel processus de conciliation.M.Doherty a qualifié les découvertes de M.MacDonell d'«ordures» à la fois ridicules et consternantes.Il a ajouté que le public et le Parlement devaient être convaincus que la direction était à blâmer si, effectivement, les employés de bureau sont improductifs.«Un simple commis n'a aucun contrôle sur les méthodes de travail », a dit M.Doherty.NON SUITE DE LA PAGE A1 tholique du Conseil supérieur de l'Education.D'autre part, la Commission des écoles catholiques de Montréal et les écoles élémentaires qu'elle administre étant déjà, de droit, confessionnelles et catholiques romaines, ces écoles n'ont aucun besoin d'une reconnaissance comme catholique et cette qualification (catholique) ne saurait lui être enlevée.Bien plus, assure le juge en chef, la loi actuelle ne permet pas à la CECM de créer et de gérer des écoles élémentaires non confessionnelles.Législation dépassée Tout en donnant raison aux parents catholiques qui ont attaqué la décision du Comité catholique, le juge Deschênes se montre sévère à l'égard du système biconfessionnel actuel qui prévaut dans l'île de Montréal.«Une législation scolaire dépassée par les événements: voilà donc le cadre contraignant à l'intérieur duquel la Cour se voit forcée d'arbitrer ce litige.» Aussi, le juge estime-t-il que la protection de la liberté de conscience dans les écoles publiques appelle l'amélioration de la législation.«La solution de l'avenir ne réside pas dans l'usage plus ou moins intempestif de la reconnaissance et surtout de sa révocation; elle ne réside pas non plus dans l'introduction plus ou moins subreptice d'écoles non confessionnelles à l'intérieur d'un réseau scolaire strictement confessionnel.«Ce qu'il faut, c'est l'action décisive d'une volonté politique éclairée.Il n'est peut-être pas possible ni désirable de supprimer les commissions scolaires confessionnelles que le Québec connaît depuis plus d'un siècle et de leur substituer des commissions scolaires unifiées.Mais.» Et le juge de suggérer des li- gnes maîtresses d'une législation «opportune et possible»: création d'un comité non confessionnel au Conseil supérieur de l'Education; création de commissions scolaires non confessionnelles là où les besoins et les ressources le permettent; faciliter ainsi l'établissement d'institutions non confessionnelles ouvertes à la population qui le désire; répartir les ressources financières entre les trois réseaux (catholique, protestant et non confessionnel) d'une façon équitable.«Semblable législation éviterait l'aggravation de conflits qui commencent à se manifester tout en demeurant dans le cadre strict de la Constitution», remarque le juge.Limite de la Constitution Le juge démontre, en étudiant l'article 93 de la constitution, que la compétence provinciale en matière d'éducation, d'abord limitée dans son territoire et dans son objet, «se voit de plus encadrée par des conditions qui viennent encore rétrécir son champ d'action».Ainsi, «l'article 93 met à l'abri et hors de portée de la compétence provinciale, qui ne peut y attenter, tous droits et privilèges relatifs aux écoles confessionnelles dont toute classe de personnes bénéficiait de par la loi dans la province, lors de l'Union».Et le juge précise que selon la jurisprudence, seules étaient confessionnelles les écoles de Montréal et de Québec et les écoles de commissions dissidentes en province; leur privilège de confessionnalité ne dépassait pas le niveau élémentaire.Toutes les autres écoles en province étaient communes: on dirait aujourd'hui, explique le juge, publiques et non confessionnelles, et la législation pourrait va-lidement y abolir la confessionnalité.486,000 PERSONNES DÉFICIENTES MENTALES ONT BESOIN DE VOUS \u2014 DU 21 AU 24 AVRIL II \u2014 Vous pouvez remettre la voleur d'une heure de votre remps ou bénévole qui vous sollicirero ou à votre Caisse Populoire er d'économie porriciponre.Les chèques peuvenr erre faits à l'ordre de: Association du Québec pour les déficients mentaux 1193, rue Place Phillips Suite 3950 Monrréal, Québec H3D 3E1 (514) 282-3463 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 A 5 Lac d'Argent: Le récit fait pleurer des jurés GRANBY \u2014 Quelques membres du jury n'ont pu retenir leurs larmes.Les autres, la figure crispée, suivaient attentivement le récit de cette nuit d'horreur.Deux témoins oculaires et un policier patrouilleur ont raconté, hier, au cours de la deuxième journée du procès de M.Gilles Bol-duc, les circonstances de cette tragédie rou- ANDRÉ PEPIN tière qui a coûté la vie à 40 personnes, la plupart handicapées, le 4 août 1978.M.Bolduc est accusé de négligence criminelle dans cette affaire, pour avoir négligé l'entretien de son véhicule.«Le chauffeur n'a pas réussi à réduire le commandement du véhicule dans la côte, après s'être rendu compte que ses freins ne répondaient plus aux commandes.Pourtant, avant d'entreprendre la descente, l'indicateur de la pression d'air marquait plus de 90 livres de pression», a raconté M.Alain Pou-liot, 25 ans, un jeune bénévole qui accompagnait le groupe au théâtre de la Marjolaine le soir du drame.M.Pouliot a de plus expliqué que l'autobus, conduit par M.Denis Martel, avait présenté des problèmes du mécanisme d'accélérateur, durant la première partie du voyage: «Nous avons versé de l'huile sur le système avant d'emprunter l'autoroute des Cantons de l'Est.Toutefois, les freins n'ont jamais présenté de problèmes avant cette descente dans la côte du lac d'Argent», a souligné le témoin, en affirmant avoir tout tenté pour sauver les handicapés après le plongeon fatal.Un homme seul Eclatant en sanglots, un autre rescapé, M.Maurice Paquet, 55 ans, de la municipalité des Trois-Lacs, a excusé ses difficultés à témoigner: «J'ai perdu ma femme et mon fils dans cette tragédie.J'aurais voulu sauver tout le monde mais.» Cet émouvant témoignage a particulièrement bouleversé les membres du jury.M.Paquet a pour sa part remarqué que le chauffeur n'a has procédé à la vérification coutumière des freins avant d'entreprendre la longue descente: «J'ai vu que nous ne pourrions nous arrêter à l'intersection.Nous descendions trop vite.» Ce témoin se souvient aussi que le véhicule a présenté des problèmes à son système d'accélération, au cours du voyage, ajoutant que son fils, décédé dans cette tra ?édie, avait actionné lui-même le levier de l'accélérateur pendant que le chauf- feur versait du lubrifiant sur le système.M.Paquet a conclu en précisant qu'il s'était inquiété de l'état général du véhicule, au cours de la première partie du voyage.Un prêtre se souvient L'abbé Gaston Saint-Jean, curé d'Asbestos, a finalement témoigné hier, quoique fort grippé.Son témoignage confirme les précédents quant aux incidents de parcours.Ce prêtre, qui a vu son vicaire mourir près de lui, soutient toutefois que l'autobus ne portait plus sur la grève avant de s'engouffrer dans le lac.A la demande des procureurs, et en raison de la nature même des accusations, l'abbé Saint-Jean ne s'est pas attardé à décrire les détails de l'atmosphère qui régnait sur les lieux après l'accident.Un autre chauffeur En fin de journée, hier, un chauffeur occasionnel à l'emploi de M.Bolduc a déclaré que l'autobus impliqué avait nécessité une réparation du système de freins, le jour même de l'accident.M.Gilles Beaudoin a en effet déclaré qu'il avait dû utiliser un extincteur chimique pour empêcher qu'une roue ne s'enflamme.Le procureur de la Couronne, Me Yves Lagacé, a montré des signes d'impatience au cours de ce témoignage, lorsque M.Beaudoin s'est excusé de ne pouvoir relire une déposition antérieure, sous prétexte qu'il avait oublié ses verres: «Nous reprendrons demain matin.Soyez là avec vos lunettes! », a tranché le président du tribunal, le juge Péloquin.La défense, pour sa part, a tenté hier de savoir, sans succès, si le chauffeur de l'autobus, M.Denis Martel, avait tenté de s'arrêter à un garage ou de téléphoner à M.Bolduc après avoir constaté que le système d'accélération était défectueux.Enfin, le tribunal se déplacera sur les lieux de la tragédie, au cours de la semaine prochaine, à bord d'un autobus de la firme Voyageur.Le juge Jean-Louis Péloquin a rendu cette décision à la requête du procureur de la défense, Me Raynald Frechette.Les membres du jury, les avocats, l'accusé et le président du tribunal pourront ainsi apprécier plus adéquatement les détails topographiques des lieux.Ils pourront aussi noter que le ministère des Transports a procédé depuis l'accident à l'installation de barrières sécuritaires au bas de la côte du Théâtre de la Marjolaine, à Eastman, dans les Cantons de l'Est.i/niic nccinuc DE TROUVER DE \t\t\t\t mm*\t\t\t\tTTlïfiflf Mfflfl\"' 'Mil MEILLEURS PRIX! 3 JOURS SEULEMENT INTRAJNIMINT DIRICTI i .m .-.\u201e~~.| r \\ AKAI Technics Table tournante semi*automatique modèle SL-0?à ENTRAÎNEMENT DIRECT asservi par QUARTZ ovec occro-choge de phose.Prix sugg.des manufacturiers: SPÉCIAL: *23900 Cartouche magnétique ADC WXU incluse (voleur de $69.00).Enregistreuse à ruban modèle GX4000D.Prix sugg.des manufacturiers: S£P9r?5 PRIX JAMAIS VU: $39900 >¦.\"\u2022 .SONY Table tournante semi-automotiqve modèle PST i 5 à ENTRAINEMENT DIRECT.Prix sugg.des manufacturiers: %2AfyT5 PRIX NORTEl: Cortooche mognéNqirt A0C WXU, .nckii* (voleur àt $69 00).$13900 TELEC \u2014 Ponneaux de mixoge-préampli modèle MX3A \u2022 2 entrées 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POUVOIRS DES HYGIÉNISTES Les dentistes contre une «dentisterie de deuxième classe» La guerre des dents aura lieu! Du moins, les dentistes se promettent-ils de batailler rudement contre un projet de décret de l'Office des professions du Québec habilitant les hygiénistes dentaires à exécuter hors de la supervision d'un dentiste certains actes thérapeutiques; ce qui.à leurs yeux, instaurerait une dentisterie de deuxième classe au détriment des enfants et des pauvres couverts par le programme d'Etat actuel.NICOLE BEAUCKAMP L'Association des chirurgiens-dentistes du Québec a ainsi, hier, engagé les hostilités tout en réclamant la convocation d'une commission parlementaire sur la question.«Selon ce décret, modifiant unilatéralement le régime de soins dentaires du gouvernement pour tous les enfants âgés de moins de 16 ans et les assistés sociaux, c'est maintenant une personne de formation collégiale (l'hygiéniste dentaire, formé au cégep depuis 1972) qui examinera, diagnostiquera et traitera les bénéficiaires», a soutenu le président de l'organisme, le Dr Claude Chicoine.«Ce faisant, a-t-il ajouté, le gouvernement établit deux classes de soins dentaires proportionnelles au portefeuille de chacun.Si vous en avez les moyens, vous pourrez toujours confier votre enfant à un dentiste, mais si vous voulez vous prévaloir de certains soins dentaires gratuits auxquels votre enfant a droit, vous devrez alors le confier à un technicien.» Pour y comprendre quelque chose à cette sombre perspective esquissée par l'instance syndicale des dentistes, il faut retourner plusieurs mois en arrière.A la fin janvier, l'Ordre des dentistes du Québec (organisme qui exerce le contrôle légal sur la pratique de cette profession au nom de la protection du public) soumettait à l'Office des professions du Québec un projet de règlement afin d'autoriser les hygiénistes dentaires à accomplir une douzaine d'actes sous la surveillance d'un dentiste.Piqués à vif, les hygiénistes dentaires (on en dénombre quelque 800 au Québec) y ont répliqué par un mémoire dans lequel ils exigeaient plus d'autonomie.Cette guérilla a abouti à un projet de décret élaboré par l'Office des professions du Québec et transmis, au tQuV début d'avril, au ministre Jacques-Yvan Morin pour approbation par le gouvernement.Le projet de décret contraste fortement avec le projet de règlement de l'Ordre des dentistes.Il double le nombre d'actes délégués aux hygiénistes, actes qui débordent le champ de la prévention et s'élargissent à certains soins curatifs.Il assujettit la dispensation de la plupart de ces soins à la surveillance sur place d'un dentiste.Toutefois, huit actes échappent en pratique à cette supervision puisque le projet de décret les rattache à une «surveillance à distance» («disponibilité telle qu'un hygiéniste peut le consulter en tout temps»).Or, pour ces actes (ex.le curetage d'une gencive) pour ainsi dire affranchis de la supervision du dentiste, le projet de décret soustrait le patient à l'examen préalable du dentiste avant de subir le traitement.C'est ce qui fait bondir les dentistes.L'examen, le diagnostic et le choix du traitement constituent en effet pour eux le coeur de la pratique dentaire.Le projet de décret croque dedans, du moins pour le secteur public.En effet, le ministère des Affaires sociales a toujours l'intention d'amputer les soins de prévention des cabinets privés pour les transférer dans le secteur public, et d'ainsi ériger un système de distribution de services dentaires public via le réseau scolaire et les départements de santé communautaire ou les CLSC.Avec le projet de décret, on y prodiguerait des «soins dégradés» selon le Dr Chicoine.À l'appui de ses dires, le Dr Chicoine a longuement décrit les séquelles et «dangers» possibles des traitements (curetage de gencive, aplanissement de la racine d'une dent, etc.) appliqués par des hygiénistes hors de la présence d'un dentiste.Toutefois, hormis les expressions «dégâts irréversibles», «saignements difficiles à contrôler», «médicaments spécifiques à prescrire», cette démonstration scientifique équivalait à déchiffrer du chinois.«Quant aux coûts que le gouvernement pourrait épargner avec ce système de dentisterie dégradée, nous avons en main un étude actuarielle démontrant noir sur blanc qu'une fois de plus les fonctionnaires ont erré puisque le régime proposé coûtera de $2 à $3 millions de plus annuellement par rapport au régime aejtuel», a conclu le Dr Chicoine.Pour régler tous vos problèmes d'entreposage à la maison, dans le garage, au chalet, au bureau.Armoires de rangement pour la cuisine avec dessus en bois, roulettes, de couleur amande.Garde-robes de luxe avec portes fini bois.\u2022 Petites armoires de rangement fini email blanc avec tablettes ajustables.\u2022 Armoires à linoèrie avec portes coulissantes, fini bois.PA Y El ETEMPOR TEZ Directement du manufacturier \\ 5815, rU8 FeNÏer | | JkM I ^\\ I I Pfc F I I I PII PilT a l'ouest du Boul.Dccaiie, au nord de Blue Bonnets JJN JUUK otULtMtNl esxr M O LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 8 AVRIL 1980 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELIN président et éditeur vice-président sxécutif JEAN SlflTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information HARCFI* ADAM éditorialiste en chef L'appel de Terre-Neuve contre le Québec Les dépêches nous apprenaient hier que le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peckford, avait mis fin à ses négociations avec le Québec sur la question de l'électricité des chutes Churchill et qu'il avait prié le premier ministre du Canada d'intervenir dans le dossier.Qu'attend M.Peckford de M.Trudeau?Il lui demande d'invoquer le principe constitutionnel de la libre circulation des biens pour forcer le Québec à laisser transiter sur son territoire I électricité du Labrador que sa province désire exporter.Et il cite à l'appui de sa requête l'exemple du pipe-line qui permet à I' Alberta d'acheminer son pétrole vers l'est du pays sans qu'aucune province ne puisse faire obstacle au passage de l'or noir sur son territoire.Le leader terreneuvien voudrait ainsi pourvoir sortir de l'impasse dans laquelle ont sombré ses discussions avec le Québec.Le débat porte sur la renégociation du contrat à très long terme en vertu duquel Terre-Neuve s'est engagée à vendre à l'Hydro-Québec la totalité, sauf 300, des 5,225 mégawatts produits par la centrale de Churchill Falls.Ce contrat n expirera que dans 61 ans.Au surplus, le tarif prévu à l'entente n'est que d'un peu plus de trois mills le kilowatt-heure alors que les prix, sur les marchés actuels de l'électricité, ont presque décuplé.Pour Terre-Neuve, le problème est d'autant plus important quelle prévoit réaliser un autre projet du même genre, cette fois dans la partie du Bas-Churchill, mais toujours au Labrador.Cette province estime que le contrat actuel qui la lie à Hydro-Québec l'empêche d'obtenir un juste rendement sur sa propre électricité, alors que le Québec, après l'avoir acquise à un prix dérisoire, peut la revendre à grand profit.Il est évident qu'au moment de la signature du contrat, en 1969, on ne pouvait prévoir que les prix allaient grimper en flèche comme ils l'ont fait.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le projet de Churchill Falls n'aurait probablement jamais vu le jour sans l'apport des capitaux et du know how d'Hydro-Québec qui détient d'ailleurs plus de 35 pour cent des actions de la corporation.À l'époque, au moins, c'était donnant donnant et les deux parties y trouvaient parfaitement leur compte.Le changement de situation intervenu depuis justifie-t-il la modification d'un tel contrat?Il appartiendra aux tribunaux de se prononcer là-dessus.Ils sont, de toute façon, saisis du litige depuis quelques années.Le Québec s'est dit prêt à revoir le fameux contrat, mais à condition que cela se fasse dans le cadre d'une entente globale avec Terre-Neuve portant également sur le développement d'autres sources d'énergie hydro-électrique de la Côte-Nord et du Labrador, qui intéressent Hydro-Québec.Le Québec était disposé aussi à profiter de cette remise en question pour discuter de la transmission, via son territoire, de l'énergie que Terre-Neuve a l'intention de produire, ainsi que nous l'avons dit plus haut, par la mise en oeuvre des projets Lower Churchill et Muskog.Tout cela, encore une fois, a abouti à un échec et à l'appel lancé par Terre-Neuve en faveur d'une intervention du gouvernement fédéral.La question est complexe.M.Peckford invoque évidemment un principe peu discutable quand il parle de libre circulation des biens.Une province ne peut sûrement, par des procédés abusifs, empêcher les biens -d'une autre province de traverser son territoire pour atteindre leur point de destination.Par contre, il faudrait voir si le comportement du Québec dans toute cette affaire équivaut vraiment à une négation de ce principe.Est-ce que Terre-Neuve a vraiment été empêchée de transporter son électricité à travers le Québec pour l'acheminer, par exemple, sur les marchés de New York?\u2022 Est-ce que Terre-Neuve, par hasard, n'aurait pas décidé d'elle-même, en 1969, qu'il était dans son intérêt de vendre toute sa production à Hydro-Québec plutôt que de procéder à des investissements plus coûteux pour acheminer son électricité elle-même sans être assurée de débouchés capables d'absorber tous ses immenses surplus?Québec, bien sûr, a dû faire va- loir les atouts que lui procurait la géographie, mais peut-on dire qu'elle a abusé de sa situation de force?Par contre, il est peut-être ironique que M.Peckford parle, dans ce cas, de coopération, alors qu'il adopte une attitude que certains décrivent comme égoïste en ce qui concerne la propriété de ses nouvelles richesses sous-marines.Quoi qu il en soit, l'appel qu'il vient de lancer au premier ministre Trudeau sur le respect de la libre circulation des marchandises se doit d'être discuté à son mérite.Le dossier devra être étalé sur la place publique.Pour le reste, c'est-à-dire pour ce qui est de la renégociation de l'accord de 1969, il faudra bien s'en remettre aux tribunaux si les deux provinces ne parviennent pas à sortir de l'impasse où elles ont abouti.VINCENT PRINCE Comment le petit contribuable se fcsif monter des bcifeciyjc a if* eu Le ?ot0/v Les rapports annuels du Vérificateur général seraient distrayants, s'ils n'étaient pas aussi monotones.La réalité dépassant la fiction, il devrait, en principe, être amusant d'apprendre comment avec S117 millions un gouvernement réussit à s'offrir des bâtiments au prix réel (non fictif) de $352 millions.Sommes-nous en présence de quelque miracle comparable à la multiplication des pains dans le désert?Si l'alchimie des comptes publics reste mystérieuse, en revanche, on sait très bien qui fait les frais de cette arithmétique fantaisiste.Et si, en préparant votre rapport d'impôt, vous découvrez avec horreur que.dans le cas du contribuable, 2+2 font obligatoirement 5, sachez que la comptabilité officielle n'admet pas ces rigueurs et qu'avec S2 le gouvernement fait facilement S5 par une opération très simple, qu'on appelle à l'école la soustraction.Soustraction ou prélèvement dans vos goussets à vous, citoyens.Vous comprenez sans peine que si les bâtiments de la place du Portage à Hull ont subi une augmentation de 75 à 153 p.cent, quelqu'un a dû payer la différence.Et quelqu'un a dû l'encaisser.Plus ça change, plus c'est pareil.C'est probablement à cette uniformité dans l'infortune qu'il faut attribuer l'a'r r^signé et franchement maihe* îu Vérificateur gé «,q- rte le nom gc l «donc.i.L'inten- dant ne ,ue son devoir.Il n'est pas en son pouvoir de changer les mentalités.Il y a quelques années, on avait appris qu'à la suite de quelque fâcheuse erreur, le gouvernement avait acheté et payé des sous-vêtements d'hiver aux chevaux de l'armée! Cette année, les trouvailles pittoresques sont peut-être plus rares, mais elles valent néanmoins un regard.Le Canada aspirant à une haute vocation maritime, un chapitre du rapport, si on en publiait une édition populaire, porterait le titre suivant: Comment monter un bateau.Il y a quelques années, le bateau qu'on nous avait monté s appelait le «Bonaventure».Tout finissant par se savoir, c'est cette année qu'on apprend une histoire de bateau qui remonte à 1973.Voici les faits.Un bateau acheté par l'Agence canadienne de développement (la fameuse ACDI) a coûté en réparations trois fois son coût initial, qui était de $308,000.Destiné à la république de Colombie, il est refusé en raison de son instabilité.En 1976, il est modifié.Il n'est toujours pas en état de prendre la mer, mais son prix atteint $665,000.De 1976 à 1979, nouveaux frais supplémentaires.Total: $1,4 million.Il appert que ie «MV Gulf Guard» repose en cale sèche, quelque part en Nouvelle-Ecosse.Les responsables de cette coûteuse farce «reposent» eux aussi en quelque endroit douillet.Car la beauté de ce système, c'est que personne n'est jamais responsable de rien et que, par conséquent, personne n'est jamais inquiété.Le rapport est extrêmement sévère pour la fonction publique, trop nombreuse et trop bien payée pour son rendement.Il y a 12.000 fonctionnaires en sus.Si on peut évaluer à 87.7 p.cent la productivité du personnel dans l'entreprise privée, celle de la fonction publique ne dépasse pas 60.8.Le calcul de la productivité, dans quelque entreprise que ce soit, ne se fait pas en fonction du seul rendement du personnel.Beaucoup de facteurs divers entrent dans cette évaluation.Pourtant, il reste difficile d'échapper à une interrogation: la fonction publique, dont le rôle est indispensable mais qui ne peut, contrairement à l'ouvrier en usine, produire de richesses, n'est-elle pas devenue une classe privilégiée au Canada?GUY CORMIER .X;X;:.mm m mm | rte^/vy^r.^ pas la tocûmn£.,.té;*: -_ W i .v.Droits réservés La Rhodésie morte vive le Zimbabwe! Après sept années de guerre civile et d'espérances déçues, le Zimbabwe accede enfin à l'indépendance.L'événement est significatif à bien des égards.Le Premier ministre du nouveau pays, M.Robert Mugabe, est un marxiste avoué, et par conséquent, un leader s'identi-fiant au bloc communiste.Or, c'est en vertu d'un processus démocratique que ce leader et son parti accédaient au pouvoir en février dernier.Un pays communiste et démocratique: voila certes une originalité, mais qui n.est pas inédite.Un phénomène semblable s'est produit au Chili en 1970, alors que M.Salvador Allende Gossens devenait le premier leader communiste à accéder démocratiquement au pouvoir.L expérience a mal tourné, mais on y vit, dans le temps, un précédent heureux.Le parallèle n'est toutefois pas parfait entre le Chili et le Zimbabwe.M.Salvador Allende n'avait pas eu a prendre les armes pour faire reconnaître la légitimité de son parti et s assurer le droit de participer aux élections.Il s est tout simplement présenté et il a remporté la victoire.C était une victoire peu décisive, mais tout de même une victoire.Contrairement à Allende, Mugabe dut entreprendre une guérilla longue et pénible a9ônt de réussir à faire reconnaître la légitimité de son parti.Il n'a certes pas remporté une victoire décisive sur le terrain, victoire qui l'eût sans doute incité à s emparer du pouvoir par la force, ainsi que firent à peu près tous les révolutionnaires marxistes depuis le début du siècle.Mais les circonstances \u2014 et le génie diplomatique des Britanniques \u2014 ont voulu que, dans son cas, ce soit la négociation qui lui ait assuré une participation démocratique à des élections, et il est sorti de l'épreuve victorieux, et par une forte majorité.Ce Robert Mugabe se révèle un homme assez étonnant.Catholique éduqué par des missionnaires du Québec, il n'a pas fait mystère de ses sympathies marxistes, mais on croit savoir que I URSS ne prise guère ses manières peu orthodoxes d'interpréter la doctrine.Étonnant, Mugabe lest davantage du fait qu'en seulement deux mois il a réussi à calmer la minorité blanche et à empêcher les factions noires de se prendre aux cheveux On croyait avoir affaire à un radical, et c'est un diplomate rusé qui se révèle.Il reste à espérer que rien ne viendra gâcher la bonne opinion qu'on commence à avoir du personnage.Il reste surtout à espérer que ce dernier saura toujours se montrer plus pragmatique que doctrinaire.JEAN PELLE£IN LE REFERENDUM Léon Dion répond à M.Trudeau MARCEL ADAM Le professeur Léon Dion a commenté mercredi les propos tenus aux Communes par le Premier ministre Trudeau sur l'attitude qu'il adoptera advenant une victoire du oui.Pour M.Dion le Premier ministre canadien manifeste peu de foi dans la démocratie et envers le peuple du Québec, et s'apprête à être, le cas échéant, un usurpateur.Ce refus de négocier contribuera à aggraver la crise constitutionnelle.Utiliser de tels arguments c'est traiter les Québécois comme des peureux.Trudeau et Ryan nieraient le droit à l'autodétermination du Québec s'ils refusaient un verdict positif.On sait que M.Dion a décidé de voter oui, non pas parce qu'il veut la souveraineté-association, mais parce qu'il n'aime pas le Livre beige du Parti libéral et croit que celui-ci et le gouvernement fédéral ont besoin d'un traitement de choc pour qu'ils se réveillent et comprennent la nature de la crise.De ces raisons comme du fait qu'il croit au rapport Pépin-Robarts, on peut déduire que la mèche fédéraliste fume encore chez M.Dion.Il est important de souligner cela tout de suite.Attitude logique de M.Trudeau Que voilà une étrange argumentation de la part du professeur de sciences politiques.Comment veut-il que M.Trudeau interprète éventuellement un mandat qui aura été réclamé par un gouvernement qui veut la souveraineté et une association, avec l'appui d'un homme comme M.Dion qui dit ne pas vouloir la souveraineté-association mais un fédéralisme du troisième type à la Pépin-Robarts, cependant que le ministre péquiste Pierre-Marc Johnson dit, lui, aux personnes du troisième âge: «Avec un oui massif nous pourrons changer des choses tout en demeurant une province.»?Une chatte ne pourrait y reconnaître ses petits, comme dirait M.Lévesque, mais M.Dion voudrait, lui, que ce soit clair pour le gouvernement canadien qui sait bien que le oui sera donné et par des souverainistes et par des fédéralistes impatients ou fatigués ou simplement égarés par la confusion des clercs.La position du Premier ministre Trudeau est d'une logique impeccable.Trop logique même au goût du rédacteur en chef du Devoir, M.Michel Roy, qui croit que dans ce débat dominé par les passions, les rêves, les^chagrins, les espoirs, il faudra plus Qu'un cartésianisme débridé.\\ M.Trudeau a pris soin de distinguer entre sa fonction de Premier ministre et le rôle qu'il jouera dans la campagne comme citoyen du Québec.J'ignore quel discours il tiendra comme citoyen mais on sait avec quelle fougue, quelle passion il lui arrive de traiter de ces questions dans les assemblées publiques.Et dans des termes parfois excessifs qui ont induit le Devoir, comme nous d'ailleurs, à lui en faire parfois le reproche.Mais mardi il parlait au Parlement en tant que chef du gouvernement pour dire à la population que le mandat réclamé n'autorisait pas le Québec à négocier la souveraineté parce que la question n'aura pas été clairement posée au peuple québécois.En conséquence, il ne pourrait être question non plus de négocier une nouvelle association économique entre deux Etats souverains puisque le Québec serait toujours une province du Canada.Je ne vois pas ce qu'aurait pu dire d'autre le Premier ministre du Canada face à une démarche ambiguë qui a été qualifiée de la sorte par tous les journaux du Québec en page éditoriale, et qui a même suscité des réserves de la part de M.Dion il y a quelques mois.Un simple mandat de déblocage Un résultat positif au référendum ne pourra être interprété par le gouvernement fédéral que comme un mandat de «déblocage constitutionnel» à l'intérieur du régime actuel, puisque c'est ainsi que le considèrent beaucoup de fédéralistes qui voteront oui.Y compris M.Dion qui refuse la souveraineté-association.Le gouvernement fédéral, qui a pour mandat de maintenir la fédération et non de la liquider, a non seulement le droit mais le devoir d'exiger un mandat clair et sans équivoque de la part d'un gouvernement provincial qui réclame la souveraineté politique.Je ne comprends pas que M.Dion puisse considérer cette attitude d'un gouvernement fédéral, qui vient tout juste de se faire confirmer éloquemment par le peuple du Québec sa part de souveraineté, comme un manque de foi dans la démocratie et le peuple québécois.Comment, enfin, M.Dion peut-il exiger que le gouvernement mj'un fédéral puisse éventuellement donner au oui un sens que lui-même A refusera de lui donner?T / f LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 EXPORT S » '\u2022/ri.'.Essayez la nouvelle Export \"A\" Medium dès aujourd'hui.Vous découvrirez avec plaisir que c'est une cigarette moins rugueuse qui vous procure toute la satisfaction que vous attendez d une Export \"A\".Faite d un savoureux mélange de tabacs de Virginie, la cigarette Export \"A\" Medium vous satisfera pleinement: elle n'est pas rugueuse mais elle est toute là! I FORMATS RÉGULIER ET KING SIZE Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Régulier \"Goudron\" 14 mg, Nicotine 1.0 mg; King Size \"Goudron\" 15 mg, Nicotine 1.0 mg. A 8 TRIBUNE ÏJBBIT LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 V.k.K.o* Étant donné l'abondance du cour» rior, h condition e*t fortement recommandée iei correspondant* doivent inn rire liùblomont hors nom, adret te et numéro do téléphone LA PRESSE no t'engage po» à publiar toutot let lettres reçues, ni à retourner let lettres, manuscrit* ou autre» documents non oubliée.L'autour assume l'entière responsabilité do Ml opinions Tout on respectant la pontéo do l'autour, LA PRESSE to reserve le droit d'abroger let lotiros selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme tult: mlribuno libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Placo d'Arme; Montréal, H2Y 3M ?.L'énergie, une bonne raison de dire oui au référendum La rareté actuelle sur le marché canadien des approvisionnements en pétrole albertain fait que le Québec devra s'alimenter sur le marché mondial dons une proportion de 80% vers Tes année^ 1985 (selon l'Office de l'Energie, organisme fédéral).À ce moment, tout laisse croire que Tor noir sera payé au prix mondial, étant donné que le gouvernement fédéral ne pourra plus en subventionner Tachât.Puisque, en effet, le Québec et les Maritimes profitent actuellement de subventions fédérales qui ramènent le prix du pétrole importé au même niveau que celui de l'Alberta, qui est vendu en bas du prix international.(Pour combien de temps encore.) Ces subventions provenaient, à l'origine, de la vente des surplus de pétrole de l'Alberta aux Etats-Unis.Le gouverne ment fédéral en retirait quand même un joli profit de $600 miliums.L'Alberta, ainsi privée de revenus importants, s'est d'ailleurs toujours vivement élevée contre cette situation.N'ayant plus de surplus de pétrole albertain à vendre, puisque le Canada importe maintenant 323 mille barils de pétrole par jour, la question suivante se pose: où le gouvernement fédéral ira-t-il chercher l'argent pour payer ces subventions?Sur cette question du pétrole, le Livre beige de M.Ryan préconise le respect de la propriété des provinces sur les richesses, mais d'un autre côté, présente comme un avantage du fédéralisme le fait pour le gouvernement fédéral d'avoir fixé unilatéralement le prix du pétrole albertain, niant ainsi à l'Alberta son droit de propriété sur ses richesses naturelles.Selon cette politique des libéraux, le Québec est effectivement propriétaire de son électricité mais pourrait être obligé de le vendre à prix dérisoire comme pour l'Alberta.Allons-nous subventionner l'électricité, comme finalement le gouvernement albertain pour son pétrole, à coup de centaines de millions?Le directeur de l'Alberta Sands Technology Research Authority a écrit dernièrement «(.) en fait, le Québec est plus riche que l'Alberta.Rendez-vous compte que vous avez des richesses inépuisables.Quand il ne restera plus une goutte de pétrole dans le sous-sol albertain, il coulera encore de l'eau dans vos rivières pour produire à toute époque 65,000 mégawatts; c'est de l'or massif (.)».Sommes-nous prêts à céder cette richesse?.La réponse à cette question, c'est évidemment non, donc la souveraineté-association apparaît comme la seule solution possible, puisqu'il nous faut des pouvoirs pour gérer nos propres affaires.Il est d'ailleurs grand temps.Micheline LEMIEUX Dorion Un non ne Le fédéralisme peut réglerait être bon ou mauvais rien L'erreur à la fois cocasse et trafique de ceux qui veulent répondre non est de s imaginer que ce non réglerait la question.Or.c'est tout le contraire qui se produirait.Un non ferait que le contentieux Quebec-Canada demeurerait là, bien présent devant nous: le problème demeurerait entier.Et l'on imagine ce qu'une pareille situation pourrait engendrer en\" fait de troubles politiques éventuels.Permettez que je cite ici Lionel Groulx tout en tenant compte du contexte de son époque: «Mettez à notre place des Juifs, des Irlandais des Allemands ou d'autres et ils n'eus-sent jamais permis que la Confédération tournât contre eux» FA moi.j'ajouterais.«Et il y a déjà un bon moment qu'ils se seraient, eux.machiné une quelconque forme de souveraineté natnmale».Nous, Québécois de 1980(.J ayons la sagesse, la clairvoyance politique et la force de répondre oui à notre avenir.Faisons au moins cela.Si nos descendants, eux.jugent bon d'aller plus loin en temps opportun, ils le feront.Ils sauront au moins qu'en 1980.nous ne les avons pas trahis.Afin de nous donner la force collective absolument indispensable face au Canada anglais, afin d'établir sans faute un nouveau rapport de force» entre le Québec et le Canada anglais, bref, afin de lever cette hypothèque qui pesé lourdement sur n«Hi- et qui s'appelle «Plaines d'Abraham 1759», il nous faut absolument un oui au référendum i.).G.BROSSEAU Saint-.Iean-sur- Richelieu D'égal à ége! Les Québécois accèdent à la maturité.Dans tous les domaines, ce sont eux maintenant qui mettent de l'avant de nouvelles idées au Québec, qui prennent des décisions d'investir.Le journal «Finance» relate chaque semaine de nouvelles initiatives de Québécois.Ces j'en s no disent pas: on va investir ailleurs si.vous ne restez pas tranquilles.Mais on ne manque pas les occasions qui se présentent ailleurs.Culinar vient d'acquérir «Orchard Hill Farms Inc.» des USA dans le domaine du surgelé.Des relations anv les autres, il y en aura de p!us en plus, mais ce sont les Québécois qui décideront selon leurs intérêts Je dirai oui pour des négociations d'égal à égal.Maurice VEZEAU U Montre.il Ce journal a publié une annonce, payée par nos impôts, où le gouvernement fédéral nous cite en exemple, croyez-le ou non, le fédéralisme soviétique! Demandez donc aux Ukrainiens, Lithuaniens, Estoniens, Lettons, Géorgiens, Arméniens, Ouzbeks, Turcomans, Kazakhs, Tadjiks, et autres peuples fédérés de l'URSS ce qu'ils pensent du fédéralisme soviétique.Passons aux autres fédéralis-rr.es qu'on nous vante: les Etats-Unis, l'Australie, le Mexique, l'Autriche, le Brésil, l'Argentine, l'Allemagne de l'Ouest sont tous des pays unilingues, donc qui n'ont rien à voir avec notre situation.Curieusement, on a oublié la fédération d'Afrique du Sud, cet autre grand protecteur des droits de la personne.Un autre oubli encore: en 1905, à la suite d'une grave crise intérieure, alors que les Norvégiens se plaignaient du peu de cas que les Suédois faisaient d'eux, ce royaume uni se dissocie.Depuis, les deux pays s'entendent on ne peut mieux, participent au Conseil nordique et à diverses associations européennes, et gèrent ensemble une ligne aérienne réputée.La Norvège fait partie de l'OTAN, alors que la Suède préfère rester neutre.Ensuite on nous cite la Malaisie sans nous dire qu'à l'origine elle comprenait Singapour, peuplée en grande partie de Chinois.La fédéra- tion ingouvernable s'est scindée et depuis les deux vivent en paix.Le Nigeria?Son unité n'a été maintenue qu'au prix d'une guerre civile et l'écrasement du Biafra.L'Inde?Un géant impotent, dominé par le nord de langue indo-européenne, un des pays les plus pauvres du monde.Il y faut une semaine de train à un fonctionnaire fédéral ordinaire (pas les grands patrons qui se paient l'avion aux frais du peuple misérable) pour se rendre de New Delhi à une petite ville du sud.L'Inde serait probablement mieux administrée en pays indépendants; 'en Asie du Sud-Est les plus prospères sont les petits pays: Malaisie, Singapour, Thaïlande, Hong Kong, Taiwan.Quoi encore?La Yougoslavie \u2014 sur-vivra-t-elle à la mort de Tito?La Suisse \u2014 on peut ergoter à savoir si c'est une «confédération» ou une «fédération», mais ce qui est certain c'est qu'elle est née d'une union librement consentie et non d'une conquête, et dans le plus grand respect de la langue de chaque canton.Qu'est-ce à dire, sinon que le fédéralisme cela peut être bon et cela peut être mauvais; pour le Canada anglais cela a pu être un assez bon système, pour nous cela a été désastreux.Bernard TERREAULT Longueuil Liberté?Mon oeil.Notre génération a toujours été exploitée par le terrorisme de la peur qui s'assurait ainsi notre soumission aveugle aux diktats de tout acabit et c'est pour cela que, depuis très longtemps, je suis devenu nationaliste, un nationaliste québécois qui a étudié en Ontario et aux Etats-Unis et oui a été professeur d'anglais pendant toute sa carrière.Cela date aussi du temps de M.Montréal comme on l'appelait, notre* Camilien Houde, maire idolâtré de Montréal et dont personne ne parle plus depuis que les fédéralistes l'ont jeté en prison pendant cinq (5) ans hors du Québec pour avoir osé se prononcer en faveur du nationalisme québécois.Le slogan: «Le Canada, j'y suis, j'y reste.pour ma liberté», sa liberté, mon «oeil».Camilien Houde y a goûté à cette liberté.et combien d'autres.Aujourd'hui, on est plus subtil, on n'emprisonnerait plus les Fean Drapeau (qui sait, si un jour.) mais on insinue sournoisement (.), c'est pas assuré que ça continuerait.c'est pas sûr que ça ne diminuerait pas.c'est pas sûr que ça existerait encore (.).Comme si l'argent de nos pensions de vieillesse était un cadeau miraculeux du ciel d'Ottawa alors que l'argent de nos pensions provient de nos porte-monnaie québécois.C'est un minuscule retour des milliards de dollars que nous payons au fédéral en impôts de toutes sortes.Nous paierons encore des impôts après la souveraineté \u2014 mais ce sera à notre gouvernement québécois qui nous les redistribuera avec plus de générosité et moins de parcimonie.Plus encore., le méchant gouvernement péquiste irait vider les comptes en banque et aux caisses populaires que nos gens ont réussi à ramasser pour leurs vieux jours.C'est là aussi une rumeur qu'on répand avec ruse et hypocrisie de bouche à oreille dans nos foyers de personnes âgées (.).Ne vous laissez donc plus berner par la peur.Rappelez-vous un peu, après la nationalisation de l'électricité, est-ce que le ciel nous est tombé sur la tète comme on nous l'avait prédit?(.) Votons OUI au Québec pour être enfin libres de notre destinée.Robert COTNOIR Uorion s «Nous iî'wvôïîs pcïs s if de laisser îe Canada se déchirer» Nous avons le devoir d'améliorer ce qui existe, mais nous n'avons pas le droit de laisser le Canada se déchirer.C'est pourquoi je voterai non au référendum.Le gouvernement péquiste a été élu par accident en 1976.(.) Pourquoi un référendum pour demander d'aller négocier avec Ottawa?Parce qu'on veut aller beaucoup plus loin.On veut la souveraineté: l'autonomie, la pleine liberté juridique dans tous les domaines.Le PQ est à la recherche «d'une formule qui soustraira le Québec à la domination d'Ottawa, sans briser pour autant avec la communauté économique qui s'étend de l'Atlantique au Pacifique» \u2014 La nouvelle entente Québec-Canada p.51.(.) Je pense que l'évolution du Québec est telle que personne ne désire le statu quo.Il y a des chevauchements et des duplications d'efforts dans beaucoup de domaines qui se doivent d'être améliorés, mais de là à vouloir tout foutre en l'air, il y a une marge.Tant qu'on fait partie d'une famille, il y a des obligations à assumer.En 1962, M.Jean Lesage répondait à ceux qui parlaient d'indépendance: «On ne peut se séparer si nous ne sommes pas économiquement forts et lors- s L'historien Brunetse contredit LA PRESSE vient de publier une liste de personnes qui se proposent de voter oui au référendum.J'ai été un peu surprise de lire le nom de M.Michel Bru-net, historien, pour la bonne raison que dans son ouvrage «Canadians et Canadiens», à la page 171, on lit ce qui suit: «La géographie et l'économie du continent nord-américain ne permettent pas la création d'un Etat canadien-français souverain dans la vallée du Saint-Laurent».Comme tout homme intelligent, M.Brunet a parfaitement le droit de changer d'idée.Toutefois, je lui ferai remarquer que depuis la publication de son livre, il y a un certain nombre d'années, la «géographie» surtout n'a pas beaucoup changé.Le fleuve Saint-Laurent continue toujours à couler dans le même sens.Le seul changement, c'est que l'eau est plus polluée aujourd'hui qu'autrefois.Quant à l'économie, le Québec ne semble pas avoir les reins assez forts .pour se priver de la présence de multinationales.\u2022 Gilles DESNOYERS Montréal qu'on le sera, on n'aura plus raison de se séparer».(.) M.Garon pense qu'après le référendum on pourra élever notre boeuf de consommation et qu'on exportera davantage nos produits laitiers.Avec* l'indépendance économique préconisée, serions-nous libres d'exporter n'importe quelle quantité de produits laitiers sans déséquilibrer l'agriculture des pays importateurs?Bien sûr que non.Il en va de même pour toute autre entente internationale.Les ententes entre pays ne changeront pas pour autant.M.Parizeau dit que la récupération des impôts permettrait d'établir un régime complet de revenu garanti au Québec.Or (.) «Rien ne se perd, rien ne se crée».A moins qu'on laisse tomber nos responsabilités envers le Canada, je ne vois pas comment on pourrait se permettre cela sans trouver d'autres sources.ou un plus grand déficit budgétaire.surtout qu'il admet que le Québec reçoit plus qu'il ne paie.On dit qu'on n'a pas besoin des autres au point de vue énergétique puisqu'on a l'électricité.L'électricité ne compte que pour 26% de l'énergie totale utilisée au Québec.C'est loin de l'autosuffi-sance.Quand on dit que ce serait la fin du français si on votait non.A faudrait rappeler que depuis le début de la colonie, l'utilisation du français n'a cessé de croître.Il y a au moins 5 millions de Français.C'est loin de l'extinction.On accuse M.Ryan d'avoir modifié sa position depuis qu'il était au Devoir.Si ma mémoire est bonne, M.Lévesque a déjà fait partie du cabinet libéral avant d'être péquiste.On nous présente le projet de souveraineté-association comme le train de la dernière chance.Pour le PQ peut être.Je souhaite donc demeurer Canadien tout en améliorant ce qui existe, mais de façon modérée.Entre évolution et révolution, il n'y a qu'un «r».Il faut donc mettre l'accent sur les faits et le raisonnement plutôt que sur les sentiments et les illusions.Martial LE MAY Drummondville Allons-nous céder un Canada aussi riche f Parce que nous sommes fiers de porter le titre de Canadiens, nous acceptons l'idée que les deux nationalités fondatrices, française et anglaise, puissent exister à l'intérieur d'un même pays.Nous ne voulons pas abandonner nos droits de propriété sur les richesses du Grand Nord canadien.Nous sommes conscients des difficultés (énergétiques, alimentaires et autres) qu'apporteront les prochaines décennies.Nous ne voulons absolument pas nous séparer d'un pays qui est considéré comme le grenier du monde (surplus de céréales dans l'Ouest) et qui pourra faire face à la crise énergétique sans être à la merci des pays arabes.Parce que le «non» est positif, il signifie l'acceptation profonde des deux peuples fondateurs, l'ouverture aux autres, la recherche positive d'un renouvellement profond du système qui nous a donné beaucoup plus qu'il ne nous a défavorisés, tandis que le «oui» signifie repliement sur soi.Pour mieux vivre sa vie, faut- il oublier ce qui nous a faits?Pour mieux aimer sa mère, faut-il renier son aïeule?Le «maitre chez nous» de Jean Lesage, «l'égalité ou l'indépendance» de Daniel Johnson que les partisans du «oui» emploient à toutes les sauces, étaient tout le contraire de ce repliement sur soi qui veut tout avoir et ne rien offrir.Tirer le maximum sans jamais vraiment s'associer en oubliant toujours le bien commun.Nous voulons voir le Québec partenaire majeur dans cette entreprise du fédéralisme renouvelé.(.) Notre pays est rempli de richesses naturelles que nous tenons à garder.L'avenir économique appartient à ce pays.Nous sommes assis sur une mine d'or comme pays et nous voulons que nos enfants profitent de ce pays-là.Nous sommes le peuple ayant une des plus grandes libertés fondamentales et le plus haut niveau de vie au monde; tout le contraire de ce monde sombre que veulent faire miroiter les péquistes.Réal LAFERRIÉRE Saint-Barthélemy Un scénario machiavélique En parcourant les lettres des lecteurs dans les journaux, on ne peut qu'être frappé du ton avant tout sentimental, émotif et vindicatif des arguments avancés par les partisans du oui.Les considérations rationnelles sur les conséquences pratiques d'une éventuelle souveraineté-association y tiennent peu de place.De leur côté, les déclarations lénifiantes et rassurantes des ministres péquistes évoquant l'avenir prometteur d'un Québec souverain n'ont guère plus de substance que les hypothèses, les anticipations et les espérances sur lesquelles elles se fondent.Lorsqu'on affirme que le Québec possède les attributs nécessaires à un Etat souverain et que les Québécois, parvenus à l'âge adulte, peuvent décider seuls de leurs destinées nationales, je suis d'accord.Mais si l'on veut me persuader que l'indépendance est la seule issue possible à cette prise de conscience et l'aboutissement inévitable de notre maturité acquise plutôt que le mariage de raison existant, avec un contrat revu et amélioré, là je ne marche plus! Et quant à prétendre qu'une fois l'indépendance déclarée unilatéralement par le Québec, elle sera suivie de négociations «d'égal à égal» avec le reste du Canada en vue d'une nouvelle association qui laisserait au Québec les anciens avantages et privilèges économiques dont il jouissait sous la Confédération, j'appelle cela rêver en couleur! Inévitablement, il y aurait des négociations, mais qui se dérouleraient entre deux partenaires (ou plutôt, adversaires) de forces très inégales, dont l'un détiendrait les gros atouts en plus de se sentir d'humeur peu conciliante envers un Québec qui l'aurait planté là! Cela, les dirigeants péquistes sont assez réalistes pour le savoir, et leur stratégie à long terme en tient certainement compte.De ces éventuelles négociations, ils sortiraient perdants.Il ne leur resterait ensuite qu'à hausser le ton, à ranimer les vieilles querelles, à se poser en victimes d'Ottawa et à fouetter l'animosité des Québécois (processus déjà bien en train), créant ainsi en vue du deuxième référendum prévu une ambiance passionnée qui exclura toute conciliation.Du coup, le mandat ne sera plus de «négocier» la souveraineté, mais de la «réaliser» coûte que coûte.Je suis prête à parier que c'est selon ces lignes que se déroulerait le scénario dans le cas d'une victoire du oui.C'est pourquoi le non des Québécois doit couper court à ces perspectives, ce qui nous permettrait de tourner enfin toute notre attention et nos efforts vers les problèmes qui comptent vraiment.Etant donné le contexte politique et économique actuel et les dangers dont il est chargé, les débats futiles qui divisent les Canadiens et les Québécois depuis l'avènement du péquisme ne sauraient survenir à un moment moins propice pour notre avenir commun.A nous de mettre fin à ces incertitudes! Françoise RAFTUS (Mme) Montréal Rectificatif Dans une chronique publiée le 10 avril dernier en page A 11 de LA PRESSE et intitulée «Ni Yvette ni Lisette», texte qui portait en partie sur rassemblée des femmes libérales au Forum, j'ai évoqué un témoignage personnel dans le but de montrer que bien des femmes qui se trouvaient au Forum ce soir-là n'avaient rien de commun avec la petite Yvette docile et conformiste du manuel scolaire.Ce témoignage, totalement anonyme, ne peut être attribué à personne en particulier parce qu'il constitue une synthèse de plusieurs interviews faites sur place et dont le contenu traduit d'ailleurs, dans ses très grandes lignes, une expérience commune à des milliers de Québécoises.Or, la photo d'une femme qui assistait à cette assemblée a été insérée dans ma chronique, et un mot d'explication s'impose parce que cela risque de prêter à confusion.Pour illustrer cette chronique, le metteur en page a choisi cette photo au hasard, parmi les nombreuses photos prises ce même soir au Forum par notre photographe.Il aurait pu opter pour la photo de l'une des oratrices.Il a plutôt décidé d'illustrer la chronique avec la photo d'une auditrice.Pourquoi celle-là plutôt qu'u- ne autre?La photo était plus claire, le macaron «Yvette» mieux en évidence, etc.bref, le genre de raisons qui guident souvent le choix des illustrations dans un quotidien.Il va de soi que toute personne qui assiste à une assemblée publique risque de retrouver sa photo dans un journal.Néanmoins, à ceux que le rapprochement fortuit du texte et de cette photo aurait pu blesser d'une manière ou d'une autre, j'offre mes regrets les plus profonds.Lysiane GAGNON r journaliste TRIBUNE LIBRE A 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 «Un différend iivmmes» ?La double question Le truc du double référendum me rappelle la fable de Lafontai* ne: «Le Chat et un vieux rat».Après une savante mise en scène où notre chat exterminateur fait le mort, se pend la tête en bas.mais à certains cordons se tenant la patte, par son allure misérable rassure tellement les rats, qu'ils sortent enfin de leur tanière, mais pour voir le pendu ressusciter.Ce stratagème épuisé, «pour la seconde fois il les trompe et les affine, blanchit sa robe, et s'en-farine».pour faire un nouveau ravage.Tous les rats encore survivants allaient encore s'y prendre, sauf un vieux routier de rat, qui savait plus d'un tour, même s'il avait perdu sa queue à la bataille.«Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille.Rien ne te sert d'être farine, car tu serais sac, je n'approcherais pas ! » Vieille sagesse que parfois s'abstenir.Grande prudence que mettre en doute les trop grandes promesses.Est-ce que c'est plus aimer vos enfants que toujours dire «oui» à toutes leurs demandes?Trouvez-vous facile de leur refuser leurs incessantes requêtes?Non ce n'est pas être lâche que de dire «non».Non je ne confie pas au renard la garde de mon poulailler.Non je ne donne pas de mandat de construire à une équipe de démolisseurs.Non je ne souscris pas à la question référendaire péquiste.Non! même pas à la question du premier référendum.Si cette première question par une équipe qui s'est toujours refusée à négocier honnêtement avec le gouvernement fédéral est si compliquée (et sournoise), que seront la deuxième.ou la troisième.ou les autres?Marie-A.ROY Saint-Félix de Valois Monsieur Roger Lemelin Président et éditeur LA PRESSE Je n'ai pas l'instruction que vous avez, mais je vais m'effor-cer d'écrire de mon mieux.À quatre-vingts ans, il me semble que j'aurais un mot à dire dans ce que j'appelle, depuis le début, un différend d'hommes, car j'ai travaillé pendant 52 ans, tant pour mes frères que pour des entreprises anglophones.C'est pourtant chez ces dernières que j'ai été le mieux traité (salaire et retraite).Les Anglais nous «barrent» partout que Tondit! Je vous prends tout de suite comme exemple.Vous êtes parti, tout seul, du pied de la pente douce.Est-ce qu'il y a un Anglais qui vous a empêché de devenir ce que vous êtes aujourd'hui?Nommez-le! Bon! Ceci dit, je vous touche un mot de la souveraineté-asso- ciation.Supposons qu'un jour vous me preniez comme associé parce que j'ai une «bouille» sympathique et que, peut-être, si j'ai moins de force qu'autrefois, j'ai dû accumuler quelques grains de sagesse.Bon! Je suis votre associé.Un beau lundi matin, j'apprends que vous avez acheté un autre journal sans même m'en parler.Comme je suis votre associé, ça me coupe le souffle et je vais vous dire deux mots de ma façon que je n'aurais peut-être pas le temps de dire.Je vous entends d'ici: \u2014 Ecoutez le père! J'ai mis trois millions dans notre souveraineté-association et vous n'avez versé qu'un mince trois cents piastres.C'est moi le souverain et c'est vous l'associé.Ce que je fais ne vous regarde pas tellement, mais vous aurez droit quand même à votre part des profits que je ferai avec mon autre journal.Comme je ne suis pas d'accord avec ça \u2014 me croyant tout autant que vous dans cette affaire \u2014 je rouspète, je rue dans les brancards.Vous perdez contenance et vous me dites: \u2014 Le père, si vous le prenez comme ça, je regrette, mais voici vos trois cents piastres et j'en ajoute trois cents autres parce que je suis généreux.Pas pires amis, le père, heureux de vous avoir connu! Ah! si monsieur Pierre Elliott eût été aussi généreux que vous (et il a eu onze ans pour le faire) nous ne serions pas «pognés» dans un différend d'hommes comme celui-là.Nous aurions déjà nos droits dans notre poche.Enfin, une bonne partie du moins.Mais avant de vous quitter, je vais vous dire ce que je pense.Jamais je ne mettrai la faute sur Wolfe, Colborne ou Durham.Je dis que tout l'odieux de tout ça retombe sur les épaules de ce cher Louis XV.Vous le savez comme moi, il était très porté sur la «chose»! Pendant que Montcalm se faisait tuer au Québec, il s'occupait de madame de Pompadour qui le «fatiguait» beaucoup! Je ne dis pas que ce fut une bonne chose que de perdre la France ou que celle-ci perdit le Canada, mais cela n'eût pas été la même histoire et les historiens auraient encore du pain sur la planche québécoise.Bon! Je sais que vous êtes très occupé.Je m'arrête ici! Enfin, le mieux que l'on pourrait tirer de ce différend d'hommes, ce serait qu'il rende les hommes différents.Jean SCOUINE Petit-fils de la Scouine, d'Albert Laberge, un ancien de LA PRESSE « What about US ?» «Mon nom est canadien» «C'est le bouquet!» Je suis indigné on ne peut plus de la platitude du gouvernement péquiste qui fait appel au Parti socialiste de France pour nous tracer, à nous Québécois, notre ligne de conduite dans ce fameux référendum qui nous cause tant de problèmes majeurs.Pour nous éblouir peut-être, les théoriciens du PQ ont fait publier dans LA PRESSE l'indécente lettre d'ingérence dans nos affaires du socialiste français, M.Rocard.Et celui-ci s'est même permis, dans sa crise de paternalisme a la française, de menacer le Canada en disant sur les ondes de Radio-Canada que si on répond non à la question (malhonnête) du gouvernement séparatiste, tous les maux de la terre vont s'abattre sur notre pays: la paix civile serait menacée, etc., selon lui.Ce qui signifie que ce monsieur de la France colonialiste annonce en quelque sorte aux «petits Québécois» une période de violence (et même de guerre civile?) advenant un non.Franchement c'est le bouquet, ça, de faire peur au monde, de même.Joseph GRENIER Mascouche Ouest En commentant le Livre beige de M.Ryan, M.Léon Dion a fait appel à la fierté nationale.A titre de Montréalais d'expression anglaise, je lui demande si la fierté nationale exclut le respect des minorités.Mais où sont-elles, les minorités anglaise et juive de sa ville de Québec qui existaient autrefois?D'après les récentes constatations du démographe Henripin, la minorité anglaise de Montréal diminue substantiellement, situation attestée par la fermeture récente de 12 écoles protestantes.Le dommage causé à la communauté anglaise par les événements des récentes années n'est reflété ni dans les statistiques de Henripin, ni dans la fermeture des écoles mais dans le fait que ce sont, en gros pourcentage, nos meilleures jeunes qui sont partis.J'ose suggérer que c'est la communauté anglophone et non la communauté francophone au Québec qui est actuellement en danger.Mais si on demande: \u2022 What does English Quebec want?» on peut peut-être répondre des mots qui s'appliquent aussi à la communauté francophone, le droit d'être eux-mêmes.Paul Gérin-Lajoie a cité une fois à l'université McGill les mots de Polonius du «Hamlet» de Shakespeare: «Hark to me, character If only to yourself Do be but true Thou canst not then Be false to any man» Du point de vue sociologique l'historien anglais Toynbee qui a prédit un bel avenir pour la communauté francophone en Amérique a noté une transformation qui s'est produite dans plusieurs sociétés du passé.C'est la conception de la minorité dominante qui se transforme en minorité créatrice.La minorité anglaise a déjà joué un rôle créateur en plusieurs domaines et possède une tradition d'appui aux réformes sociales dans plusieurs aspects de la vie publique, pour en citer trois: le vote pour les femmes, la réforme du Code de procédure civile, la réforme pénale.Autre concept de Toynbee qui peut éclaircir notre situation c'est le concept du «withdrawal and return» \u2014 «se retirer pour revenir».Les gens participent à la vie commerciale et politique dans l'autre langue mais retournent à leur propre communauté pour plusieurs aspects de la vie.Mais même M.Ryan n'a pas reconnu que c'est en se servant de leur propre langue que seront faits plusieurs des apports de la minorité anglaise à la vie du Québec.John FETHERSTONHAUGH, c.r.Montréal M.Claude Charron s'est bien défendu durant la période réservée à «l'étude» de la question, quoique discutant plutôt de la thèse du gouvernement sur la souveraineté-association que de la formulation de la question elle-même.Ses envolées oratoires ont certes été remarquées et il faut reconnaître chez lui un désir non équivoque de faire du Québec un pays associé avec le reste du Canada.Qu'on soit fédéraliste ou souverainiste, chacun a droit à son option qu'il faut respecter; mais, là où ça ne va plus, c'est quand M.Charron prétend que dans l'éventualité d'un oui majoritaire au référendum et.subsé-quemment, de l'élection d'un gouvernement libéral, M.Ryan aurait le mandat de négocier la souveraineté-association avec Ottawa.Les positions de chacun des partis ont pourtant été clairement exprimées, de part et d'autre;4 alors, comment concevoir que les Québécois éliraient un gouvernement libéral, si c'est la souveraineté qu'ils désirent?Si l'on veut être logique, il faudrait plutôt en conclure que la véritable option des Québécois, ce serait plutôt le fédéralisme renouvelé qu'ils voudraient, et c'est bien le mandat qu'ils accorderaient à M.Ryan de le renégo-cier(.).Depuis quelques an- nées, le sentiment du Canada, anglais a fortement évolué et non seulement le Québec mais toutes les autres provinces désirent un changement qui assure-rail un meilleur aménagement des prérogatives que chacune prétend avoir et qu'elles veulent récupérer.L'unité dans la diversité ne suppose pas d'abord le «divorce» et, ensuite, un «remariage» qui n'aurait rien de rassurant pour l'avenir.Une fois élu, un gouvernement libéral aurait le mandat clair de renégocier le pacte confédératif de concert avec les autres provinces qui sont toutes mûres pour un changement et bien décidées de renouveler la face du Canada.C'est une évolution très favorable dans les esprits et dont il faut tenir compte: aussi, est-il faux de ressasser les vieux préjugés et de comparer l'esprit qui a prévalu au Canada anglais durant cent ans, avec ce qu'il est aujourd'hui.Il serait beaucoup plus logique de discuter d'égal à égal avec Ottawa et les autres provinces que de provoquer l'éclatement du Canada, avec tout ce que cela comporte d'imprévisible pour le Québec.Mon non est canadien, mon «prénon» est québécois.François DESMARAIS Outremont l Des stratégies à courte vue Les stratégies du parti de Ryan sont.à court terme, juste bonnes pour le référendum, mais à long terme elles nuiront à la réélection du Parti libéral au Québec.1.La stratégie du «de toute façon, c'est non» était prévue dès septembre 79 alors que Claude Ryan s'écriait devant ses militants: «Quelle que soit la question, ce sera non.» Mais, depuis que la question est connue, et que de nombreux libéraux «tels Léon Dion, K.Drum-mond, L'Allier et j'en passe) ont décidé de dire oui, la parole du chef libéral est mise en doute.Cette stratégie du nonisme n'est pas partagée par tous les libéraux, loin de là (.) 2.La réaction de Ryan à ces oui libéraux ne se fit pas attendre: d'abord, il attaque personnelle- Réalité ou fiction?\u2014 Un soir de mai 1980: le Parti québécois obtient 60% des oui au référendum.Le Québec exulte, des fêtes populaires s'organisent spontanément dans les rues.\u2014 Eté 1980: les milieux financiers sont tourmentés, leur susceptibilité chronique en a pris un coup, le dollar canadien a chuté et les paranoïaques s'agitent tandis que des entreprises anglophones annoncent leur départ ou le préparent à la sauvette.On crie au chantage, au coup de la Brink's.Le PQ rappelle l'exemple de la Sun Life dont les manoeuvres furent très néfastes pour elle; certains sont rassurés par cet argument, d'autres pensent que la Sun Life, tout comme Cadbury, a déjà repris ses droits de cité au Québec malgré ie transfert.Les dégâts, bien qu'existants, ne sont pas catastrophiques.\u2014 Octobre 1980: sur la lancée de la victoire référendaire et de l'humiliation du Parti libéral, le Parti québécois est reporté au pouvoir avec 65 députés contre 45 pour le Parti libéral.\u2014 Janvier 1981: une délégation du Québec avec à sa tète René Lévesque s'envole pour Ottawa en vue de pourparlers préliminaires.Le premier ministre Trudeau, malgré l'image fraternelle qu'il projette, n[est prêt à aucune concession majeure.Après une esclandre sans précédent du premier ministre Lévesque, la délégation du Québec quitte Oitatya.\u2014 1981: la propagande souverainiste reprend: «Les Québécois se sont fait donner une gifie monumentale à Ottawa, leurs aspirations légitimement et démocratiquement exprimées ont été foulées au pied.» C'est le vacuum politique et l'incertitude totale.La croissance économique du Québec marque un temps mort; c'est l'attitude du «wait and see».Les taux d'intérêt élevés freinent l'expansion de nos PME, le chômage augmente à 14%, l'inflation de 15% qu'a connu notre voisin américain s'installe confortablement chez nous et le dollar canadien clôture à 78 cents US.Quelques grèves viennent perturber davantage un climat assombri.Ils sont légion ceux qui, soit par démagogie ou par conviction, clament la responsabilité du Parti québécois pour cet état de fait.\u2014 Fin 1981: devant l'attitude fermée d'Ottawa, le PQ se voit dans l'obligation de demander aux Québécois l'indépendance unilatérale du Québec, lors du second référendum.On fait appel à la dignité du Québec face à la rebuffade dédaigneuse subie à Ottawa.Les tenants du non invoquent le marasme profond et encensent le Canada à titre de tampon économique nécessaire.Les Québécois, angoissés et «insécures», votent non à 65%.Le Québec est diminué, humilié.Vision pessimiste?Je l'espère plus que tout.Mais scénario plausible malheureusement.Jean-François DUGAS »o Montréal ment le professeur Dion : c'est un «universitaire frustré», dit-il.Je passe sur les épithètes qui ont accompagné chaque nouvelle adhésion de libéraux au oui.Ensuite, et c'est là le plus important, Ryan a déclaré ne pas se sentir lié par un vote majoritaire en faveur du oui, ajoutant que la prochaine élection provinciale sera aussi importante que le référendum.Par cette déclaration, Ryan est en voie d'empêcher de nombreux libéraux qui vont voter oui au référendum de voter libéral aux prochaines élections.En effet, pour conserver à leur oui toute sa valeur, ces libéraux ne vont pas mettre au pouvoir un parti qui se refuse par avance à admettre un oui majoritaire comme l'expression légitime et démocratique de la population.N'est-ce pas Robert Bourassa lui-même qui se disait disponible, advenant un oui, pour aller négocier au nom du Québec (in LA PRESSE, 6 oct.79).3.Une autre stratégie libérale consiste à répéter que le Canada anglais ne négociera jamais ni la souveraineté ni l'association avec le Québec.En utilisant largement cet appui du Canada anglais pour leur propre cause, les libéraux se trouvent à prouver exactement le contraire de ce qu'ils voulaient démontrer: à savoir que le Québec n'est pas libre de décider par lui-même puisqu'il a besoin pour ce faire de l'appui du Canada anglais.Les libéraux veulent montrer que le Canada est un beau, grand pays libre mais leurs propos démontrent le contraire! N'est-ce pas d'ailleurs ces mêmes libéraux du Québec qui voulaient voter contre la loi 194 (de 1978), déclarant le droit à l'autodétermination des Québécois?(.) 4.Un autre stratégie libérale qui risque de leur faire mal est la polarisation.Le référendum partageait les Québécois sous deux parapluies, celui du oui et celui du non.Pendant que sous le parapluie du oui.on s'est empressé de « dé-partisanner» les adhésions, c'est le contraire sous le parapluie du non: Ryan a donné la part du lion aux libéraux tant provinciaux que fédéraux, ne laissant à tous les autres qu'une mince tranche de participation.Ryan s'est même permis d'afficher un suprême mépris pour le NPD et son chef.5.Enfin, la publicité « noniste » du Parti libéral se contente de mettre l'accent sur le non en associant ce non aux termes «indépendance», «souveraineté», «association», «division», etc.(.).Remarquons aussi qu'en agissant ainsi, il fait autant de publicité à la position adverse qu'à la sienne: c'est un peu comme la publicité d'une marque de bière: quand Molson vante sa bière, elle fait vendre également les autres.(.).6.Enfin, une dernière straté- gie des libéraux.consiste à utiliser les députés fédéraux ainsi que les débats des Communes pour passer des messages.Or on voit mal l'intérêt d'un pseudo-débat des fédéraux,tous d'accord entre eux pour attaquer un adversaire qui n'est même pas là (aux Communes) pour se défendre.Ce sera aussi intéressant qu'un combat de boxe avec un seul boxeur.Andre BIGRAS Montréal Vous m'avez convaincu.\u2022\u2022 Mme Chaput-Rolland, Monsieur Claude Ryan Depuis que je vous lis et maintenant que je vous écoute, vous m'avez démontré que le Québec était en grande partie culturelle-ment homogène: ce n'est ni la France, ni les Etats-Unis, ni l'Angleterre, ni le Canada.Vous m'avez démontré que le Québec possédait son identité bien à lui, son originalité propre, qu'il possédait son patrimoine culturel et religieux original: sa poésie, sa langue, sa littérature, son théâtre, son cinéma, ses chansonniers, sa cuisine, ses moeurs.\" Vous m'avez également démontré que le Québec avait sa manière d'être: ses compétences intellectuelles, politiques, artistiques, économiques et populaires.Donc, on peut affirmer que, de par sa conscience internationale, cela le distingue des autres pays.Alors, vous ne pensez pas ) \u2022 qu'un oui à la souveraineté poli- tique est la seule condition afin de prouver au monde entier que nous, en tant que nation, on veut faire partie du patrimoine universel.?Et que, par conséquent, un non ne va-t-il pas priver le monde d'une culture, d'une conscience internationale.?Ne pensez-vous pas qu'un non ne va pas appauvrir le Québec dans toute son originalité.et ça à cause de préjugés politiques.?Bertrand ROBERGE Longueuil «J'ai peur.» M.Jean Chrétien Ministre de la Justice Ottawa OUI monsieur Chrétien, j'ai peur des «trucks».quand ils sont remplis de soldats.J'ai peur des tanks aussi qui ne sont jamais loin des «trucks» et des mesures de guerre.Jean LANDRY ( Sherbrooke Etrange que Ryan ne veit plus Trudeau de la même façon.Dans son intervention du mardi 18 mars à l'Assemblée nationale, dans le cadre du débat sur la question référendaire, M.Ryan avait ceci à dire de M.Trudeau: «Le Premier ministre du Canada, on doit au moins lui donner une qualité.Il a l'esprit clair, il a l'esprit logique, et des sophismes dans le genre de ceux qu'on entend ici, on doit au moins lui concéder qu'il n'en fait pas trop souvent», (voir page 3 du cachier C de LA PRESSE du jeudi 20 mars dernier).Pourtant, en 1970, celui qui était à l'époque directeur du Devoir écrivait au sujet de ce même M.Trudeau: «Avec cet art du sophisme qui le caractérise, M.Trudeau a tenté.» (voir l'éditorial intitulé «Où sont la vérité et la bonne foi» dans Le Devoirdu mardi 3 mars 1970).Décidément, quelque chose, chez l'un de ces deux personnages, a changé au cours des ans.Et comme ce n'est probable- ment pas chez M.Trudeau, qui a amplement fait la preuve de son extraordinaire propension a rester lui-même envers et contre tous, que s'est produite l'étonnante transformation que révèlent les propos et textes précités de M.Ryan, il faut conclure que c'est plutôt l'opinion de ce dernier sur M.Trudeau qui a changé.Un tel revirement, qui ne surprend plus chez l'ex-directeur du Devoir, est sans doute attribua -ble à sa vision, forcément plus «politicienne» que naguère, des situations, des événements et des hommes.Qu'il en soit ainsi ne doit pas choquer outre mesure.On serait quand même bien avisé de tenir compte de la chose, dans l'appréciation du discours que tient M.Ryan, depuis qu'il a quitté son bureau de la rue du Saint-Sacrement.Sylvia PELLETIER .Hull > U Al A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 18 AVRIL 1980 NATIONALES.EN RÉPONSE AU DISCOURS DU TRONE Les littéraux fédéraux adoptent la stratégie péquiste OTTAWA \u2014 Les libéraux fédéraux ont littéralement copié la stratégie utilisée par le Parti québécois lors du débat sur la Question à l'Assemblée nationale, dans l'élaboration de leur réaction au discours du Trône, qui a débuté cette semaine à Ottawa.GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa LA PRESSE a appris que tous les discours prononcés par les ministres et un certain nombre de députés ont été préparés à l'avance en collaboration avec-un comité spécial du parti, de façon à repondre point par point à l'argumentation péquiste.Une seule exception à la règle depuis le début: le réquisitoire du ministre André Ouellet, mardi soir, contre la soit-disant infiltration péquiste dans tous les milieux du Québec.«Cette partie de son discours était improvisée.il s'agissait d'une malencontreuse initiative de sa part.Notre stratégie, à ce point-ci, ne vise surtout pas à dénoncer les journalistes», a révélé un membre du caucus qui travaille à la coordination des discours des ministres.Pour le reste, les libéraux ont assigné tous leurs ministres et un groupe de huit députés, à des dossiers bien particuliers dans leur réponse au discours du Trône.On en a eu la preuve dès la première journée: M.Marc La-londe a insisté sur la dépendance énergétique des Québécois, et M.André Ouellet ( dans son discours préparé à l'avance), a réfuté l'argumentation des ministres québécois Jean Garon et Bernard Landry en matière d'agri-cuiture et d'économie.Mme Monique Bégin a pris la relève hier en matière sociale, et M.Francis Fox a parlé culture.Aujourd'hui, ce sera au tour de MM.Jean Chrétien et Pierre de Bané.En utilisant la stratégie péquiste, les libéraux évitent de tomber dans le même piège que les libéraux de M.Claude Ryan, dont les interventions à l'Assemblée nationale ont donné lieu à plusieurs redites.Ainsi, depuis hieret au cours des prochains jours, huit députés prendront la parole avec des discours préparés à l'avance.Il s'agit de Jean-Claude Malépart (Montréal-Sainte-Marie), Henri Tousignant (Témiscamingue), Jean Lapierre (Shefford), Robert Guay (Lévis), Suzanne Beauchamps-Niquet (Roberval).André Maltais (Roberval), Serge Joyal (Hochelaga-Maison-neuve) et Jean-Robert Gauthier (Ottawa-Vanier).La sélection de ces députés a été faite sur une base régionale, de façon à assurer une meilleure pénétration de leur message partout au Québec.«Les autres députés interviendront ensuite, mais à leur manière», a révélé un membre du caucus.Par ailleurs, le Parti libéral a décidé de ne pas défier ouvertement la loi 92 sur le contrôle des dépenses des Comités du Oui et du Non pendant la campagne référendaire.Ainsi, il n'est plus question de procéder à d'autres «envois collectifs- uniformes préparés par le parti maintenant que les brefs ont été émis pour la campagne référendaire.Les députés décideront individuellement de la teneur de leurs envois, si envoi il y a.Un éventuel litige devant les tribunaux n'impliquerait plus alors que des députés en particulier, et non le parti au complet, ce qui est moins dangereux sur le plan de l'impact dans l'opinion publique.De la même façon, il n'est pas question de procéder à une distribution massive de ia documentation du Centre d'information sur l'unité canadienne.«C'est toujours disponible, bien sûr, mais on ne procédera pas à des envois par la poste», a révélé un stratège du parti.Enfin, tous les discours prononcés par les députés fédéraux seront coordonnés par le Comité du Non, où les libéraux fédéraux ont délégué un de leurs principaux organisateurs, M.Léonce Mercier.«L'impatience manifestée il y a quelques temps par le caucus du Québec a permis en définitive d'accélérer l'intégration des forces du Non», a conclu un membre du caucus.André Ouellet: un oubli regrettable.Ottawa fera deux propositions à Chrysler OTTAWA (PC) \u2014 Le cabinet fédéral doit prendre une décision concernant l'aide financière de l'Etat pour sauver Chrysler Canada.Cette aide, sous forme de garantie de prêt, serait de l'ordre de $200 à $285 millions, c'est-à-dire beaucoup moins que les $750 millions en garanties et subventions qu'avait d'abord demandés cette société.De sources gouvernementales, on a appris que l'aide fédérale se résume à deux options fondamentales: $200 millions sous forme de garantie de prêt en échange d'un investissement de $1 milliard environ de la part de Chrysler, ou $285 millions contre un investissement de $1.4 milliard de la part du constructeur automobile au cours des cinq prochaines années.Le gouvernement a subi des pressions de plus en plus fortes ces dernières semaines, afin qu'il prenne une décision au sujet de la firme Chrysler.Celle-ci a mis à pied 4,000 de ses 14,500 ouvriers au Canada.Dans l'eau chaude La société mère de Chrysler aux Etats-Unis se débat pour ne pas sombrer.Elle cherche de son côté à se procurer des fonds, condition exigée par le gouvernement américain si elle veut bénéficier d'une garantie de prêt de $1.5 milliard pour se tirer du pétrin.Selon les mêmes sources, le gouvernement veut en arriver à une décision rapide car tout nouveau retard, en dépit de l'incertitude qui pèse sur l'avenir de la,compagnie, risque de dimij niier les chances de sauvetage.L'aide fédérale, réduite de beaucoup, serait essentiellement proportionnelle à la garantie de prêt accordée par Washington plus tôt cette année.Une des principales objections dans les négociations entre Ottawa et Chrysler le mois dernier était le montant d'assistance disproportionné demandé au Canada, en comparaison de celui fourni par les Etats-Unis.Au début de ce mois, Chrysler a réduit sa demande d'aide à $550 millions en garantie de prêts et subventions, en échange d'un investissement de $1.2 milliard.Mais le dernier plan ne prévoit que des garanties.Risque financier Ce qui préoccupe surtout le gouvernement fédéral, c'est le risque financier qu'il court dans cette affaire.La garantie de prêt ne serait cependant accordée que si les investissements de Chrysler avaient lieu.Ces nouveaux investissements \u2014 le renouvellement de l'outillage d'une usine de moteurs et d'une usine de fourgonnettes, toutes deux à Windsor \u2014 devraient créer 6.000 emplois, ce qui porterait les effectifs de personnel de Chrysler à ce qu'ils étaient avant les licenciements survenus l'automne dernier.Comme ces investissements n'auraient pas lieu avant 1983 au plus tôt, le gouvernement fédéral ne donnerait pas immédiatement des fonds à la société.On ne sait toujours pas si Chrysler a accepté le plan de sauvetage, ni quelles parties de son projet d'investissement antérieur seraient touchées.Monique Bég d'une perte minïvns AU CHAPITRE DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE Ottawa \u2014 Un Québec indépendant serait en mesure de se payer des programmes de pension de vieillesse, d'allocations familiales et de soins de santé de base.Il devrait en revanche trouver ailleurs le surplus de $680 millions qu'il reçoit du gouvernement fédéral dans le moment pour divers programmes «sélectifs».MARIO FONTAINE de notre bureau d'Ottawa C'est ce qu'a soutenu hier aux Communes le ministre canadien de la Santé et du Bien-être social, Mme Monique Bégin, en réponse au discours du Trône.A moins de subir une nouvelle hausse d'impôts, les Québécois pourraient alors perdre leur supplément de la pension, le crédit d'impôt-enfant, certains services communautaires de même que quelques programmes de la santé (médicaments, ambulances, etc.).Selon le ministre, Ottawa paie 55 pour cent du budget de la santé de la province.Et même si celle-ci récupérait tous ses impôts, soutient Mme Bégin, il lui manquerait encore $680 millions pour assurer tous les services actuellement disponibles.C'est que, explique-t-elle, les Québécois reçoivent plus du fédéral qu'ils ne contribuent à la caisse commune.Tout en se défendant de relancer la guerre des chiffres, le ministre affirme que les contribuables du Québec participent pour 22 pour cent au trésor fédéral mais reçoivent 27.2 pour cent du budget de san- té, une part proportionnelle à la population de la province.Désireuse de prendre à son tour la défense de la confédération («Ce n'est pas par accident que le Canada est une réussite: c'est grâce au fédéralisme»), Mme Bégin a énuméré une série de secteurs où le Québec serait perdant, selon elle, advenant la séparation.Au niveau de la santé, c'est $250 millions que les Québécois reçoivent du fédéral de plus qu'ils ne payent en impôts dit-elle.Côté services sociaux et bien-être, Ottawa rembourse 50 cents de chaque dollar dépensé dans la province.Une note totale de $200 millions.Pour le régime de pension, ce supplément se situe à $120 millions.Le crédit impôt-enfant représente la moitié de cette somme, tandis que les allocations familiales exigent un déboursé de $80 millions.«Dans l'association proposée par le Parti québécois, les résidants du Québec ne payeraient plus d'impôts à Ottawa, et il ne serait donc plus question pour le reste du Canada d'aider les Québécois à traverser des périodes difficiles, qui seraient alors plus rigoureuse et plus longues», d'avertir en outre le ministre.Celle-ci affirme avoir compilé ces chiffres en réaction à la «manipulation psychologique des personnes âgées par le premier ministre Lévesque et le gouvernement péquiste».Car, pour elle, il ne fait aucun doute que ce sont eux qui ont «dragué» la question des pensions de vieillesse dans le débat référendaire.Qui plus est, elle affirme que Le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être, Mme Monique Bégin.si le «oui» l'emporte, c'en est de plus terminé du crédit-impôt-enfant car, dit-elle, le PQ n'a jamais rien promis de tel pour la bonne raison que les enfants ne votent pas, contrairement aux personnes âgées qu'il préfère courtiser.Malgré cela elle se demande si Québec ne songe pas à enlever le $35 par mois d'augmentation promis a- nnes de l'âge d'or dans i.cours du Trône.Et puis, au fond, concluait-elle à sa sortie de la Chambre, les gens peuvent voter comme ils veu: lent, peu importent les chiffres: «Le fédéralisme canadien, pour les gens qui ont à traverser des difficultés économiques à un moment de leur vie, c'est l'ami, c'est le frère dont chacun a besoin.» FRANCIS FOX RÉFUTANT LA «FICTION SÉPARATISTE» Le fédéral a beaucoup contribué à diffusion et à la qualité du français «3 OTTAWA \u2014- Pour le ministre fédéral des Communications, M.Francis Fox, prétendre que la langue et la culture françaises ont été continuellement mises en danger au Canada relève de la «fiction séparatiste».«Le Canada, grâce au gouvernement central, grâce à son système fédéral, a tout au contraire Le ministre Francis Fox.favorisé l'amélioration de l'usage et de la qualité de la langue française au Québec et à travers tout notre pays», devait-il déclarer hier aux Communes, en réponse au discours du Trône.MARIO FONTAINE de notre bureau d'Ottawa À titre d'exemple, le ministre affirme qu'on peut désormais s'adresser au gouvernement fédéral dans la langue de son choix partout à travers le Canada.Qui sait, au Québec, qu'il y a quand même 75 écoles françaises dans la lointaine province de l'Alberta?demande-t-il en outre.Pourtant, selon la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ), «la coutume a privé la communauté d'expression française de l'Alberta de tout droit linguistique».La FFHQ fixe à 51,2 pour cent le taux d'anglici-sation dans cette province, où on trouve à peine 7,000 enfants d'âge scolaire issus de la communauté francophone.«La langue française se porte bien et ne s'est jamais aussi bien portée, soutient pour sa part M.Fox.La culture française se porte bien et ne s'est jamais portée aussi bien».De fait, seule la Colombie-Britannique présente un taux d'assimilation supérieur à celui de l'Alberta, à 69,7 pour cent.Celui-ci varie en effet de 27 pour cent (Ontario) à 50 pour cent (Saskatchewan) pour les autres provinces à l'exception du Nouveau-Brunswick, où il n'atteint pas dix pour cent.Une lai Le ministre Fox a vivement pris à partie les «ultranationalistes» et les «séparatistes» dans son discours d'hier, lequel venait à la suite de celui de Mme Bégin et s'inscrit dans le cadre de l'offensive fédérale dans la campagne référendaire.Selon le ministre des Communications, la Loi sur les langues officielles a fait reconnaître l'apport historique des francophones au Canada et assuré leur place dans l'avenir du pays.Représentant un million de francophones hors Québec, la FFHQ' prétend quant à elle que ce fut un échec, et que «tous les fonds dépensés n'ont que très faiblement, pour ne pas dire imperceptiblement, contribué au développement des communautés francophones en dehors du Québec».S'adressant plus explicitement aux Québécois, M.Fox a affirmé que le fédéral a versé $733 millions à la province en 1979-1980 en matière d'éducation, en plus d'aider les nouveaux immigrants qui s'y installent à s'instruire en français.Des institutions comme l'Office national du Film et Radio-Canada ont fort contribué à l'amélioration de la langue et de la culture françaises, devait-il poursuivre.A peine deux jours après une charge du ministre André Ouellet contre eux, M.Fox a au contraire vanté les mérites des journalistes du réseau d'Etat, les qualifiant d'«éléments parmi les plus dynamiques du monde de l'information francophone».Le spectre totalitaire _ Au dire du ministre \u2014 et député de Blainville-Deux-Monta-gnes \u2014 la souveraineté-association briserait l'un de;s meilleurs moyens que nous avons eus pour nous développer à travers notre histoire et, pour assurer le meilleur respect possible des droits de la personne.«Je ne peux pas accepter qu'un seul gouvernement puisse avoir le contrôle total de ma vie, puisse avoir le contrôle total de la législation qui m'affecte, puisse avoir le contrôle total de mes impôts», de dire M.Fox.Il croit en une certaine concurrence entre deux niveaux de gouvernements pour mieux protéger les droits des citoyens, et accuse le Parti québécois de prendre des moyens malhonnêtes pour briser cet ordre établi.Etude pour restreindre les profits des banques OTTAWA (PC) \u2014 Les experts du ministère de la Consommation ont entrepris une étude des moyens adoptés par les gouvernements des pays étrangers pour empêcher les banques de réaliser des profits excessifs, dans le but de les appliquer éventuellement chez nous, a déclaré, hier, dans une interview, M.André Ouellet, ministre fédéral de la Consommation.Il espère, dit-il, recevoir un rapport d'ensemble sur les méthodes appliquées en Grande-Bretagne, en France et aux Etats-Unis pour assurer un certain équilibre entre le taux de l'intérêt chargé aux emprunteurs et celui versé aux déposants.«J'ai remarqué que le décalage (entre les deux taux) est toujours à l'avantage des banques, a dit M.Ouellet.Je pense que nous devrions établir une certaine parité.Mais pourquoi diable doit-il y avoir un décalage qui ne cesse de croitre?» Il y a deux semaines, M.Bob Rae, porte-parole financier du NPD, avait reproché aux banques de relever le taux sur les prêts avec plus de hâte que apr les dépôts.Alors qu'elles perçoivent sur les prêts 17 à 17.25 pour cent, elle ne verse aux déposants que 13 pour cent.Les dix plus grandes banques du Canada ont réalisé, en 1979, un profit global de $1.1 milliard, soit 13.2 pour cent de plus que l'année précédente.Le ministre n'a pas précisé si une enquête sur les banques canadiennes était en cours.Il ne leur conteste pas un droit à des profits équitables.Il ne songe pas, dit-il, appliquer immédiatement un frein à ces profits excessifs.Mais, lors de la prochaine révision de la loi des banques on pourrait prévoir des mesures destinées à protéger le public.«Je préfère, il est vrai, que les banques en prennent l'initiative, a dit le ministre.Les banques forment un club exclusif.Aux Etats-Unis il y en a des centaines.Ici, elles forment un club exclusif, jouissant de ce fait d'une position privilégiée sur le marché.«Ce n'est pas un monopole total, comme il en est de certains services publics, mais elles n'en sont pas loins.Elles peuvent littéralement faire la pluie et te beau temps.» Automobile: Broadbent veut un nouveau pacte OTTAWA (PC) \u2014 Le chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, a invité hier le gouvernement fédéral à profiter du marasme créé au sein du marché américain de l'automobile par les importations de voitures allemandes et japonaises pour renégocier le pacte de l'auto avec les Etats-Unis.Au cours d'une conférence de presse, M.Broadbent a souligné que les Etats-Unis connaissent «de très sérieux problèmes» actuellement et qu'il fallait donc «agir tout de suite, parce que dans trois mois, les événements pourraient changer».Les grands de l'automobile, General Motors, Ford et Chrysler ont effectué plus de 20,000 mises à pied au cours des dernières semaines alors que certains constructeurs japonais, comme Honda et Datsun, évoquent la possibilité d'assembler leurs voitures en Amérique.Pour le chef du NPD, le gouvernement ne pourrait que tirer profit d'une rouverture du pacte de l'auto même si le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Herb Gray, a souligné que l'industrie automobile canadienne pourrait y perdre au change.i »r.Le ministre Gray a précisé hier à la Chambre des Communes qu'il avait entrepris des consultations avec les dirigeants des filiales canadiennes de GM, Ford, Chrysler et American Motors afin d'améliorer le sort du Canada qui se voit désavantagé par le pacte de l'automobile.Ed Broadbent, chef du NPD. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 1 8 AVRIL 1980 A 11 7 \u2022 4 mmm\u2014 ARRIVEE HATIVE DE TRUDEAU DANS LA CAMPAGNE r ¦ r \u2022 ¦ ueciue uiourd'huî Inquiets de la tournure que prend la campagne référendaire, les dirigeants du Comité du NON sont entrés en pourparlers avec les dirigeants du Parti libéral du Canada pour que le premier ministre Trudeau vienne faire une première intervention au Québec dès les prochains jours.PIERRE-PAUL GAGNÉ Mais la décision finale dépend des conversations qu'auront aujourd'hui MM.Trudeau et Ryan.Selon la stratégie mise au point dès le départ, M.Trudeau ne devait pas venir au Québec avant le 4 mai et cette première intervention devait se situer dans une perspective «low profile», à Sherbrooke, devant un club social.Depuis quelques jours, les dirigeants du Comité du NON ont commencé à croire que seule une intervention rapide et vigoureuse du premier ministre Trudeau pourrait lancer pour de bon la campagne du NON sur la bonne voie.Selon les sources consultées par LA PRESSE, M.Trudeau ne serait pas opposé à faire une première intervention directe dans la campagne référendaire dès la semaine prochaine, mais on ignorait encore hier quelle pourrait être la journée et l'endroit où M.Trudeau pourrait prendre la parole.Idéalement, le choix des organisateurs du NON serait que le premier ministre canadien s'exprime devant une tribune non partisane, par exemple devant le club social, de façon à donner à son intervention une allure se situant au-dessus de la mêlée.«Il serait suicidaire de ne pas se servir de tous nos atouts», a lancé à LA PRESSE, hier, un organisateur qui compte parmi ceux, de plus en plus nombreux, à penser qu'une intervention rapide du premier ministre Trudeau s'impose.Depuis plusieurs mois, les avis sont partagés dans le camp du NON quant à l'opportunité d'une incursion trop massive des libé- raux fédéraux dans la campagne référendaire.A ce chapitre, nombreux ont été ceux à faire valoir qu'une trop forte implication des ministres fédéraux pourrait nuire plutôt qu'aider à la cause du NON.Mais, compte tenu de la piètre performance des libéraux québécois lors du débat de 35 heures à l'Assemblée nationale, compte tenu des récents sondages et des appréhensions que l'on nourrit à l'égard des prochains sondages et compte tenu du début de cam- pagne référendaire plutôt décevant de Claude Ryan, les avis ont commencé à se faire de plus en plus unanimes, au cours des derniers jours, selon lesquels le premier ministre Trudeau devrait de toute urgence entrer dans la bataille référendaire.Selon les informations recueillies par LA PRESSE, hier, il s'avérait d'ailleurs que d'importantes remises en question de la stratégie des partisans du NON s'effectueront au cours des prochains jours.Au cours de l'avant-midi hier, le premier ministre René Lévesque a participé à une émission de ligne ouverte à Québec.remercie faire avancer le QUEBEC \u2014 Le premier ministre René Lévesque a affirmé que le gouvernement du Québec était «pleinement d'accord» avec le premier ministre fédéral Pierre Elliott Trudeau sur «le sens de la question (référendaire) et la nature du mandat recherché», et que leur désaccord ne portait que sur «le résultat concret d'un OUI majoritaire».YVES LEClËrT\"\"\"\"\"*\" Commentant longuement le discours prononcé mardi aux Communes par M.Trudeau, M.Lévesque a opposé l'attitude du premier ministre du Canada à «la thèse principale du camp du NON qui consiste à prétendre que l'enjeu du référendum, c'est l'indépendance du Québec, un point c'est tout».M.Trudeau, au contraire, a-t-il poursuivi, «acceptecequele gouvernement du Québec répète depuis toujours, à savoir que la souveraineté-association, c'est une chose différente de l'indépendance pure et simple ».Par contre, M.Lévesque contredit les affirmations de M.Trudeau selon lesquelles un OUI majoritaire «mènerait à une impasse», parce que les autres provinces refuseraient de négocier, parce qu'il y aurait conflit entre les mandats donnés par le peuple québécois à ses deux niveaux de gouvernement, et enfin parce que juridiquement, le Québec ne pourrait négocier à la fois la souveraineté et l'association.C'est dans une longue déclaration écrite de huit pages, lue aux journalistes à l'occasion d'une conférence de presse convoquée d'urgence hier midi, que le premier ministre québécois a décortiqué les déclarations de son vis-à-vis fédéral.Il a d'abord félicité M.Trudeau du ton de son intervention, «modérée et respectueuse des autres, ce qui contrastait heureusement avec certains autn-s tons du NON», et l'a remercie d'avoir «fait faire un grand pas au débat réféyfcndaire» en affirmant clQIrement que «premièrement, la question comportait deux éléments distincts mais indissociables: la souveraineté et l'association; et deuxièmement que.si les Québécois votaient OUI à cette question, le gouvernement québécois n'aurait pas le mandat de négocier la souveraineté pure et simple du Québec».Cette position du premier ministre du Canada, a poursuivi M.Lévesque, rejoint exactement le point de vue que le gouvernement du Québec a fait valoir dans le débat référendaire.«Cela, a dit M.Lévesque, est extrêmement important pour la suite du débat puisque, jusqu'à maintenant, les deux camps avaient été incapables de s'entendre à cet égard.Tous ceux qui avaient déploré ce désaccord sur l'enjeu même du référendum se réjouiront sans doute de ce qu'il soit maintenant disparu».«On est donc maintenant en droit de s'attendre que, dorénavant, les tenants du NON cessent de dire que la question est malhonnête; que la souveraineté-association et l'indépendance c'est la même chose; que le mandat recherché par le gouvernement pourrait être interprété comme un mandat de mettre en oeuvre la séparation du Québec; etc.«Continuer à tenir ce langage, ce serait clairement chercher à induire la population en erreur, puisque même M.Trudeau pense et affirme catégoriquement le contraire.Ceux qui, par opportunisme, voudraient continuer à le faire, perdront toute crédibilité et devront être dénoncés.» L'impasse Après avoir ainsi mis en contradiction les positions de MM.Ryan et Trudeau, M.Lévesque s'est appliqué à démoliras arguments de ce dernier quant à l'impasse qui résulterait d'une victoire du OUI: «En prenat les déclarations des premiers ministres des autres provinces (qu'ils ne négocieront pas la souveraineté-association) pour des paroles d'E- vangile, a-t-il dit, M.Trudeau oublie plusieurs choses.«D'abord, il est évident qu'avant le référendum, les autres provinces ont un intérêt tactique à faire de telles déclarations.Cela ne veut pas dire qu'advenant un OUI elles maintiendraient nécessairement la même position si cela devait se révéler contraire à leurs intérêts.» Or, a-t-il poursuivi, toutes les études économiques montrent que plusieurs des provinces auraient intérêt à maintenir une association économique avec le Québec.«De plus, a noté le premier ministre québécois, il ne faut pas minimiser le sens démocratique des autres provinces ni de l'ensemble des Canadiens de langue anglaise.» Par ailleurs, M.Lévesque s'en est pris à l'argument du «conflit de mandats» évoqué par M.Trudeau en soulignant qu'un mandat référendaire, donné directement par le peuple, «prime sur un mandat électoral» et que tous les représentants du peuple, qu'ils siègent à Québec ou à Ottawa, devront s'y conformer «à moins d'avoir perdu le sens de la démocratie».Enfin, M.Lévesque a contré l'argument juridique selon lequel le Québec ne peut négocier l'association tant qu'il n'est pas d'abord souverain en donnant une liste de précédents historiques où cela s'est produit : Irlande du Sud, Norvège, anciennes colonies françaises, et même «en 1864, lorsqu'on discuta de la Confédération canadienne, le Québec n'existait pas en tant que colonie distincte.Cela ne l'empêcha pas d'avoir ses propres délégués aux Conferences de Québec et de Londres et de négocier, en même temps, sa séparation d'avec l'Ontario et son union au sein de la nouvelle fédération.» Et M.Lévesque a conclu que cette divergence de vues qui demeure entre lui et M.Trudeau sur l'effet d'un OUI au référendum devra être résolue par les citoyens eux-mêmes, une fois que chacune des deux parties aura exposé et défendu publique-n^Jnt son point de vue.Ryan: un OUI et ce pourrait être dislocation du Canada LOUISEVILLE \u2014 M.Claude Ryan a invoqué hier soir devant 600 partisans réunis dans une salle d'école à Louise-ville l'hypothèse d'une dislocation du Canada en trois, quatre ou cinq pays distincts si le OUI l'emportait au référendum du 20 mai prochain.CLAUDE V.MARSOLAIS envoyé spécial de LA PRESSE Le chef du comité du NON a souligné que les provinces de l'Ouest avaient des intérêts particuliers et qu'elles auraient avantage à faire affaire avec les Etats de l'Ouest américain si le pacte canadien n'existe plus.«Comment voulez-vous que M.Lévesque aille négocier avec le Canada anglais alors qu'on ne sait même pas si ce pays va encore exister?», s'est-il demandé.M.Ryan a aussi renvoyé l'accusation de marchands de peurs au PQ en indiquant que ce parti faisait croire aux gens que sans la souveraineté-association, c'en était fini de la nation québécoise.Enfin, M.Ryan a invité les jeunes Québécois à ne pas craindre l'eau froide, c'est-à-dire de s'émanciper dans un pays grand et plein de potentiel, au lieu de se contenter de l'eau tiède qu'est le nationalisme.Le général Allard Le général Jean-V.Allard, maintenant retraité, a pris la parole pour critiquer la prise de position du premier ministre Lévesque au sujet de l'armée \u2022 canadienne.«Je suis insulté de m'entendre dire que le chef de l'armée canadienne est le chef d'une armée d'opéra comique.Je voudrais bien voir une telle armée québécoise à l'oeuvre.Je lui rappellerai que 70,000 hommes ont combattu en France pendant la deuxième guerre et que presque tous étaient des anglophones.» L'assemblée devait lui chanter: «Il a gagné ses epaulettes, il a gagné ses.» Enfin, le ministre d'Etat aux Finances dans le cabinet Trudeau, M.Pierre Bussières, a défendu l'achat des chasseurs F-18 en soulignant que si le gouvernement du Québec s'était donné la peine d'étudier les retombées économiques du contrat, il verrait que c'est le meilleur achat qu'on pouvait faire.Un avocat demande l'annulation des restrictions imposées aux dépenses référendaires Un avocat de Saint-Lambert veut faire déclarer nul, par la Cour supérieure, l'article 27 de la loi sur la consultation populaire qui réglemente les dépenses des tenants des deux options, au cours de la période référendaire qui vient de commencer.LEOPOLD LEZOTTE Me Benoit Roberge soumet que ces dispositions, en restreignant à l'agent officiel d'un comité national, à son adjoint ou à son agent local le droit de faire ou d'autoriser des dépenses, et en interdisant à quiconque de remplir ou d'exécuter une «commande» qui ne serait pas faite de cette façon, violent tout simplement la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.En réclamant un jugement dé(4aratoire de la cour sur cette question.Me Roberge affirme qu'il y a là une violation des droits et libertés d'opinion, d'expression et d'association.Selon le requérant, qui dirige principalement sa procédure contre le procureur général de la province, tout en mettant en cause le directeur général des élections.Me Pierre F.Côté, et le directeur général du financement des partis politiques, Me Pierre-Olivier Boucher, ce sont les dispositions de la Charte qui doivent prévaloir, étant donné que la loi sur la consultation populaire ne contient aucune référence que ce soit au fait que cette législation antérieure ne s'appliquera pas dans ce cas.C'est après s'être fait refuser, par un imprimeur, la mise en marche de certains travaux qu'il voulait commander (et ce sans l'autorisation d'un comité parapluie) que l'avocat de Saint-îtimbert a déposé sa procédure m cour.Dans les circonstances normalement prévues par le code toutefois, un délai de trente jours était exigé, en raison du fait que c'est le gouvernement provincial qui est effectivement attaqué quant à la validité d'une loi de l'Assemblée nationale.Ce délai pouvant évidemment rendre sa démarche fort aléatoire, sinon inutile.Me Roberge s'est présenté immédiatement devant le juge Victor Melançorj pour réclamer un «raccourcissement des délais».Cette requête a été rapide* ment accordée, et c'est le 6 mai que le débat se fera en chambre de pratique, débat qui sera évidemment suivi de près par toutes les parties, et plus particulièrement par les fédéraux, qui ont.eux aussi, grand intérêt à savoir si le feu vert pourrait être donné àfbertaines dépenses «non contrôlées». i ACTUALITE KÉFÉRENDAÎRE' A 12 H I II aurait fallu Iiire Ryan Une erreur s'est 141in^t\u2022 «\u2022.hier, dans la publication du compte rendu de la conférence de presse de Leon Dion.C'est de Claude Ryan el non de Pierre Trudeau que le politicologue parlait quand il disait qu'il s'apprêtait à être un usurpateur s'il ne tenait pas compte d'une éventuelle vie toire du «oui».Madame X et la Légion canadienne dans la campagne du NON à Verdun Le lancement des forces du NON à Verdun, hier soir, n'était pas sans rappeler certaines manifestations patriotiques de la dernière nuerro mondiale.Outre les nombreux invites en uniformes de la «Canadian Légion», la foule a eu droit à une heure de musique militaire avant rassemblée et a un de ploiement de drapeaux et de pancartes arborant des slogans comme «No surrender Canada from sea to m'a» ou «Québec in Canada for rights and liberty*.C'.Achetez un sac de vigoro doré et M économisez $2 00 Voilà de l'or en chute libre! 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Ces questions, ainsi que plusieurs autres, font le sujet de publications émises par le gouvernement canadien en guise de contribution à la discussion publique, \\fous pouvez obtenir gratuitement le texte complet ou sommaire de cette étude en écrivant à: Publications Canada, CP.430, Succursale postale DeLorimler, Montréal.Québec.H2H 2N7 Dans un mémoire d'une centaine de pages, remis à la commission, la SCLC estime que «chaque semaine, chaque mois et chaque année qui passent sans que ces malfaiteurs ne soient traduits devant la justice, ne fait que renforcer le cynisme du public dans ce domaine».Si les infractions commises par la police sont inquiétantes, l'attitude des solliciteurs généraux libéraux qui furent responsables de la GRC l'est encore plus.Fausse logique Dans certains cas, des ministres ont eu recours à une fausse logique pour nier l'illégalité de certains agissements.Dans d'autres cas «ils se sont servis d'une rationnelle bien pauvre pour justifier des actes dont ils reconnaissaient l'illégalité», ajoute le document.Le SCLC invite la Commission à recommander un contrôle strict des moyens techniques dont la GRC peut se servir dans ses enquêtes sur des affaires criminelles ou qui concernent la sécurité nationale.C'est vers la fin de l'été que la Commission devrait soumettre son rapport final au gouvernement.De l'avis de la SCLC, les pouvoirs de la police ne devraient être renforcés que si leur nécessité a été formellement établie.«Seul un doctrinaire peut affirmer que rien jamais ne justifie de renforcer les pouvoirs de la police.Mais, seul un fou laisserait à la discrétion du gouvernement de définir ces cas exceptionnels», affirment les auteurs du mémoire.Ces derniers recommandent vigoureusement que l'on ne confère pas à la police le droit d'ouvrir le courrier \u2014 comme songe.à le faire M.Robert Kaplan, l'actuel solliciteur-général \u2014 et que le droit dont dispose actuellement la force de l'ordre de recourir à l'écoute électronique soit restreint.De l'avis de la SCLC, rien ne justifie les pouvoirs discrétionnaires et «dangereux» que la loi des secrets officiels confère aux policiers en matière d'écoute électronique.Les mandats à cet effet ne devraient pas être délivrés par le solliciteur-général, mais par un juge, comme c'est le cas pour l'écoute dans les affaires criminelles.La procédure actuellement en vigueur, ajoute la SCLC, suscite des soupçons dans le public, qui craint que dans leurs décisions les solliciteurs généraux ne soient mus par des considérations politiques plutôt que sécuritaires, ajoute la SCLC.La police devrait être tenue de signaler non seulement le nombre de fois où elle a eu recours, pendant l'année, à l'écoute électronique, mais combien de conversations ont été interceptées, combien de personnes ont été soumises à ce procédé et combien d'inculpa- tions il en est résulté.La SCLC invite la Commission à recommander un manuel qui définirait ce que la GRC peut ou ne peut pas faire dans le cadre de ses enquêtes.Les «coups bas» devraient être interdits et les personnes soumises à l'écoute électroniques soigneusement sélectionnées selon des critères stricts afin d'éviter que les gens ne deviennent des cibles de la police pour avoir simplement exercé leur droit démocratique à la différence.En outre, la GRC ne devrait pas avoir le droit de recourir à la force ou au chantage pour convaincre des individus à lui servir d'informateurs.Ces derniers ne devraient être autorisés à enfreindre la loi que si l'action illégale est nécessaire pour protéger leur couverture.Dans ce cas, l'action devrait être non-vioiente et moins grave que l'action objet de l'enquête.De plus, l'accord du Q.G.de la GRC devrait être nécessaire.Les Québécois ont toujours besoin de ASSOCIATION D'HOSPITALISATION DU QUÉBEC LACROIX BLEUE OU QUEBEC Inscrivez-vous maintenant Ce régime est offert à tous les résidents du Québec.Pas de questionnaire médical.Les demandes d'inscription sont acceptées jusqu'au 30 avril 1980 inclusivement.Vous pouvez compter sur ASSOCIATION D'HOSPITALISATION DU QUEBEC LA CROIX BLEUE DU QUÉBEC pour vous aider à payer les frais de: ?Séjour en chambre privée ou semi-privée (le coût des chambres privées varie de $16.50 à $33.00 par jour et le coût des chambres semi-privées de $10.50 à $14.50 par jour.) + Médicaments prescrits aux membres de moins de 65 ans*.?Soins d'infirmières privées jusqu'à 20 périodes de soins de 8 heures chacune.?Soins de chiropraticiens, podiatres et de physiothérapeutes autorisés.?Tests diagnostiques.?Transport en ambulance* ?Traitement dentaire à la suite d'un accident.?Le supplément sur les honoraires usuels des médecins, des chirurgiens, des anesthésistes ainsi que sur les frais d'hospitalisation hors du Canada.Une franchise de Z50.00 par personne est payable par l'assuré avant que des prestations ne soient versées en vertu du régime complémentaire.La Croix Bleue du Québec couvre alors 60%*de l'excédent des frais remboursables jusqu'à un maximum de $5,000.Les enfants à charge célibataires sont protégés jusqu'à 21 ans ou n'importe quel âge s'ils sont étudiants à temps plein au niveau collégial ou universitaire.EXCLUSIONS: Soins pour cause de blessures ou maladies couvertes par une loi sur les accidents de travail.Hospitalisation dans les hôpitaux spécialisés dans le traitement des maladies mentales.Appareils acoustiques ou ajustements de ces appareils.?POUR LES MEMBRES DE 65 ANS ET PLUS: ?La Croix Bleue du Québec couvre 80% de l'excédent des frais remboursables jusqu'à un maximum de $5,000.?Verres correcteurs jusqu'à un montant de $40.00 par période de 24 mois.?Les médicaments sont maintenant compris dans le régime d'assurance-maladie du Québec.?Le transport en ambulance est maintenant couvert par le Régime d'assurance-maladie du Québec.ASSOCIATION D'HOSPITALISATION DU QUÉBEC LA CROIX BLEUE OU QUÉBEC complète les régimes d'assurance-hospitalisation et d'assurance-maladie du Québec.La Croix Bleue du Québec protège plus de 750,000 Québécois.I I l l l l Pour de plus amples renseignements.veuillez nous adresser la demande ci-jointe dès aujourd'hui.f LACROIX BLEUE CP 910.Station \"B\" Montréal, Québec H3B 3K8 Veuillez m'envoyer immédiatement (sans obligation de ma part) tous les renseignements nécessaires et une formule de demande d'adhésion NOM (EN LETTRES MOULEES)\tAGE\t ADRESSE\t\t VILLE CODE POSTAL\t\t COMTE (si vous résidez hors de l'île de Montréal)\t\tLP-4-80 ASSOCIATION D'HOSPITALISATION DU QUÉBEC LA CROIX BLEUE DU QUEBEC i I I I I Airçservice des Québ^pois depuis 3^ns \u20224 "]
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