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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-04-24, Collections de BAnQ.

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[" KILLANIN VEUT RENCONTRER CARTER ET BREJNEV Les Jeux agonisent Bj LAUSANNE et BONN W (Selon Reuter, AFP, UPI, PA et PC) \u2014 Pendant qu'à Lausanne, les dirigeants du Comité olympique international cherchent à temporiser et à retarder la mort des Jeux olympiques, sous leur forme actuelle, pendant que Lord Killanin s'apprête à annoncer qu'il est disposé à aller rencontrer tour à tour MM.Jimmy Carter et Leonid Brejnev pour tenter de sauver les Jeux de Moscou, à Bonn et à Washington, pour ne pas dire également à Ottawa, on annonce d'autres boycottages et on se félicite de l'ampleur de plus en plus grande que prend le mouvement anti-Jeux de Moscou.Le gouvernement ouest-allemand a lui aussi avancé son importante pièce sur l'échiquier olympique hier quand il a annoncé qu'il recommande au Comité national olympique de la RFA (CNO) de n'envoyer ni équipes, ni sportifs individuels aux Jeux de Moscou ou Tallin.En accord avec la déclaration LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQ commune du président américain Jimmy Carter et du Chancelier Helmut Schmidt du 5 mars dernier, le gouvernement estime inopportune la participation des athlètes ouest-allemands aux Jeux tant que durera l'occupation soviétique en Afghanistan et il soutient les Etats-Unis dans cette question tandis que le CNO Voir LES JEUX, page A 4 Autres informations en pages B 1 et B 2 REFERENDUM ET RACISME: UNE VRAIE OU FAUSSE QUESTION?Le comité du «non» a cru bon, hier, de convoquer une conférence de presse pour atténuer sans toutefois les condamner, les propos qui avaient été tenus par certains néoquébécois lors d'un rallye des groupes ethniques, dimanche.Laval Le Borgne rapporte la réaction de Claude Ryan et Lysiane Gagnon commente l'affaire.pages A 10 et A 13 3 MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980, 96e ANNÉE, no 97, 68 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI «1.75 Blitz libéral dans 16 comtés ¦ OTTAWA \u2014 Les libéraux fédéraux ont décidé d'axer leur participation à la campagne référendaire dans 16 comtés-ci- GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa bles où ils estiment que la campagne du «oui» a le plus de chances de l'emporter.La décision a été annoncée hier matin au caucus du Québec par le ministre de l'Energie, M.Marc Lalonde, en l'absence de M.Jean Chrétien, qui participe à une réunion de stratégie de trois jours du comité du «non».La liste des comtés visés, dont LA PRESSE a obtenu copie, prévoit une participation plus intensive dans les circonscriptions suivantes: Joliette, L'Assomption, St-Jean, Iberville, Richmond, Brome-Missisqùoi, Richelieu, Limoilou, Vanier, Trois-Rivières, Sauvé, Taillon, Crémazie, Gouin, Ste-Anne et Mille-Isles.L'effort accru des troupes fédérales dans ces com- Voir BLITZ, page A4 'AQUARIUM A-T-IL UNE RAISON D'ÊTRE?page A 14 Ottawa accroît ses mesures de pression contre l'Iran gîfj OTTAWA \u2014 Le gouverne-ment canadien a accru hier ses mesures de pression sur l'Iran, dans le but d'accélérer la GILBERT LA VOIE de notre bureou d'Ottawa_ libération du personnel de l'ambassade américaine gardé en otage dans ce pays.Le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, M.Mark Mac-Guigan, a annoncé qu'aucun visa ne sera accordé aux étudiants iraniens désireux de venir au Canada, exception faite de ceux dont l'entrée au pays avait été provisoirement approuvée avant la fermeture de l'ambassade canadienne dans leur pays.De plus, le personnel diplomatique de l'ambassade iranienne à Ottawa sera limité à un agent, en l'occurrence le Chargé d'affaires.Le deuxième secrétaire de l'ambassade, Mansour Yhan-nen devra quitter le Canada d'ici à vendredi.M.MacGuigan a aussi fait savoir, que le gouvernement continuera à refuser d'accorder des permis pour l'exportation de matériel militaire, et demandera à la Société pour l'expansion des exportations de maintenir sa politique de n'accorder aucun crédit d'exportation à l'Iran.Le gouvernement fera savoir aux sociétés pétrolières qu'il serait «inapproprié» d'acheter du pétrole iranien, et il recommandera aux compagnies canadiennes de s'abstenir de négocier des nouveaux contrats d'exportation ou de services avec ce pays.M.MacGuigan a aussi fait savoir que d'autres mesures commerciales pourraient être prises en concertation avec les pays qui partagent le même avis, si les démarches diplomatiques à venir pour dénouer cette impasse Voir IRAN, page A 4 photo Jean Goupil j-.- L'AFFAIRE BOLDUC A DÉJÀ COÛTÉ $1 MILLION page A > Annonces classées: D 6 à D 15 Arts et spectacles \u2014 Informations: C 13 à C 15 \u2014 Horaires: C 16 Bandes dessinées: B 12 Décès, naissances, etc.: C 10 Économie: D 1 à D 5 Êtes-vous observateur?: D 9 FEUILLETON Holocauste: D 7 Horoscope: B 1 2 La mode du jour: D 11 Le monde: B 14, B 15 Mot mystère: B 1 2 Mots croisés: B 12 Pleins Feux: A 14 Quoi faire aujourd'hui: C 16 Radio et télévision: C 16 Sports: B 1 à B 10 Tribune libre: A 8, A 9 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 8 \u2014 La loi et vous: C 3 in mm ïiii mm §m mm ïiî «««si hi mm jtti muai.Mto les européens s'alignent à petits pas par Guy CORMIER page A 6 Grand ménage à la Ronde Les préparatifs vont bon train en vue de la réouverture de La Ronde, prévue pour le samedi 3 mai.Cette année, à l'occasion des Floralies, l'accent a été mis sur la décoration florale, et l'on promet que le parc sera attrayant et d'une propreté impeccable pour sa 14e saison.Du 3 mai à la mi-juin, La Ronde ne sera accessible au public que les samedis et dimanches, mais de la mi-juin au 1 er septembre, le parc sera ouvert sept jours par semaine, de 13 heures à 2h 30 du matin.photo Pierre McCann page A 4 ._______SERVICE: PLUS DE SEPT CENTS AGENTS LstRoyai iThwrf RfWfll [ / DANS LA RÉGION DE MONTRÉAL l s ) ^SLffiy\"1 X A 2 m V S LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 RENCONTRE DE CONTACT Vance évite les questions sur l'unité nationale m OTTAWA \u2014 Le chef de la diplomatie américaine, M.Cyrus Vance, a refusé de prendre position sur la question de l'unité nationale hier, déclarant qu'il revient aux Canadiens eux-mêmes de régler le problème.Le sujet n'a pas été abordé au cours de son déjeuner avec le MARIE FONTAINE de notre bureau d'Ottawa premier ministre Trudeau, et M.Vance n'a pas même voulu se prononcer sur le droit du Québec à l'autodétermination par la suite, parce que c'est encore une «question hypothétique».Cette attitude non-interventionniste du secrétaire d'Etat américain contraste avec celle qu'il avait adoptée lors de sa dernière visite à Ottawa, en novembre 1978.Tout en refusant alors de s'immiscer dans les affaires intérieures canadiennes, M.Vance s'était néanmoins prononcé sans ambages en faveur de l'unité du Canada.Une année plus tôt, le président Carter avait lui aussi déclaré que, personnellement, il penchait plutôt du côté de l'unité.Selon le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Mark MacGuigan, cette question a été absente des pourparlers de 12 heures qu'il a eus avec son vis-à-vis américain.Le ministre a simplement averti M.Vance que les journalistes la soulèveraient en conférence de presse.Déblocage aux pêches?De fait, la rencontre d'hier entre les responsables des affaires étrangères des deux pays en fut plus une de contact et de révision des dossiers que l'occasion de prises de décisions importantes, malgré la tension internationale actuelle.Si on excepte la reconduction d'un accord technique sur l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques, rien de concret n'a marqué la visite d'un jour du secrétaire d'Etat américain.Celui-ci a insisté sur les «bonnes relations» que les Etats-Unis entretiennent avec le Canada, et promis de faire pression sur le Sénat pour accélérer la ratification de l'accord sur les pêches pourtant intervenu entre les deux gouvernements il y a déjà 18 mois.Véritable épine dans lë talon des pêcheurs de 1l'est, cette entente délimite les zones de prises et traîne depuis des mois au Sénat américain.Washington se déclare par ailleurs très satisfaite des derniers gestes canadiens, comme le boycottage des Jeux de Moscou et les nouvelles sanctions prises à rencontre de l'Iran.«C'est important, de dire M.Vance, et cela aura un impact réel auprès d'autres nations».D'accord sur la presque totalité des points à l'ordre du jour, MM.Vance et MacGuigan n'ont cependant pu que constater leur divergence de vues concernant les forages miniers sous-marins.Les deux pays adoptent des positions diamétralement opposées là-dessus, les Etats-Unis voulant accélérer l'extraction des métaux sur le plateau continental alors que le Canada craint que cela nuira à son industrie du cuivre.a l'écoute D'OTTAWA Le bon vieux temps « Certains députés libéraux à ¦F' Ottawa ont la nostalgie du bon vieux temps et critiquent allègrement Radio-Canada (et ses semblables) qui accordent trop d'importance à leurs yeux aux tenants d'une des options en présence dans la campagne référendaire.L'un des ces députés a même lancé à la blague: «Le bon vieux temps c'était celui où le gouvernement avait la main haute sur la société d'Etat.» Si on retourne au bon vieux temps du dernier plébiscite tenu au Canada, on peut lire dans le livre d'André Laurendeau «la crise de la conscription», que Radio-Canada avait refusé le droit à ses micros à l'une des options.Ne vous réjouissez pas trop vite cependant M.Le député; c'était le Non qui était banni de la Radio d'Etat.Il est vrai qu'à l'époque le Non ne voulait pas dire Oui.Le rapport du Commissaire aux langues en bref \u2014Le Commissaire note qu'il a reçu nombre de plaintes au sujet de l'unilinguisme des affiches aux passages à niveau des voies ferrées hors-Québec.Nous n'y pouvons rien dit-il, la Loi fédérale sur les chemins de fer interdit d'apposer du français sur ces affiches à, l'extérieur du Québec et le législateur ne dai- gne pas la changer, (p.90).\u2014Les 10 ministères et organismes du gouvernement fédéral qui sont responsables de la recherche comptent moins de 12 pour cent de leur personnel à l'oeuvre au Québec, (p.55).\u201460 pour cent des traductions effectuées par les services fédéraux sont destinées à l'usage interne, (p.59).\u2014L'ancien ministère de Jean Chrétien, celui des Affaires indiennes et du Nord, compte 6,100 employés dont seulement 13 pour cent sont francophones, (p.96).\u2014L'ancien ministère de Roch La Salle, celui des Approvisionnements et service compte pour sa part 36 pour cent de francophones mais ils n'occupent que 16 pour cent des postes de cadre, (p.101).\u2014La controversée ligne aérienne de l'Etat, Air Canada, compte maintenant 24 p.cent de francophones parmi la haute direction, mais seulement 5 pour cent parmi les cadres aux opérations aériennes et 10 pour cent chez les pilotes, (p.100).\u2014Au CN, la langue de travail «est presque toujours le français» au Québec, «mais dans les autres provinces et au siège social à Montréal, l'anglais domine largement», (p.lïl).\u2014Les francophones ne comptent que pour 6,5 pour cent des 6,900 employés de l'Energie B^s?t La grande saison du homard est ouverte En provenance de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse HOMARDS VIVANTS Z^m^K aucuns frais pour la cuisson $399 Début de la saison où le homard est à son meilleur et au meilleur prix s.t> ^5 ?3 5055 ou6st,\t3677,\t3192, ^S*\"* boul.Henri-Bourassa\tchemin Saint-Jean\tboul.Saint-Martin CHAKC.KX (coin du boul.Laurenlien)\t(Elue Heaves Centre d'iduti)\t(Focs 1 Hypermarché) \u2022HUM Saint-Laurent yjÊÊmm 336-3163\tDollard-des-Ormoaux\tChomedey, Laval \t626-7838\t681-6781 j si J I i m.c'est à ton tour de faire un bon coup! ^# sur toutes les tables I ¦fc^k m£*L WSImME WM et accessoires \u2022 f ' *5 tillekl E*l / Boutique Billard me 655.boul.Labelle.Laval 681-5197 atomique du Canada, (p.128).\u2014Des 3,574 fonctionnaires au service du ministère de l'Energie des mines et des ressources seulement 16 pour cent sont de langue française.\u2014Le ministère de l'Environnement compte 11,000 employés dont 15 p.cent de francophones dans son.ensemble et 9 p.cent parmi les détenteur de postes scientifiques et spécialistes, (p.130).\u2014Le personnel de la Gendarmerie royale du Canada est anglophone à 87 p.cent.(p.134).\u2014Radio-Canada compte 43 p.cent de francophones et 57 p.cent d'anglophones parmi ses 12,000 employés, (p.139).Plutôt que de continuer cette enumeration on peut aussi tourner à la page 181 du rapport et constater combien de plaintes ont été déposées contre les différentes têtes de l'appareil admi-.nistratif.Cette autre façon d'en- \" visager la question ne donne toutefois pas un aperçu exact de la situation puisque des sociétés ou ministères peu en contact avec le public font l'objet de moins de plaintes.Exemple, Pétro-Canada ne compte que 8 francophones parmi ses plus de mille employés mais aucune plainte n'a été déposée à son endroit.Les champions sont Air Canada contre qui on a logé 700 plaintes en 1979; les Postes qui en ont autant; le CN avec 431 et le ministère de l'Emploi et de l'Immigration avec ses 615.Le secret de Bryce Mackasey Maintenant député de Lincoln aux Communes, l'ex-président d'Air Canada, ex-député de No-tre-Dame-de-Grâce et ex-député de Verdun vient de lever le voile sur un secret bien gardé depuis deux ans.On se souviendra que M.Mackasey avait abandonné son siège à Ottawa pour se présenter aux élections québécoises en 1976 dans le but de défendre les anglophones du Québec.Elu à l'Assemblée nationale au moment ou le Parti québécois était porté au pouvoir, M.Mackasey manifesta une certaine déception de se retrouver sur les banquettes de l'opposition.Néanmoins il se mit à la tâche et multiplia les interventions à l'Assemblée et sur toutes les tribunes publiques qu'on voulait bien lui offrir, dénonçant le PQ et laissant entendre qu'il s'agis-sait-là d'une gouvernement à tendance fasciste.Puis tout à coup après 18 mois à Québec, coup de tonnerre dans le ciel rouge, Bryce Mackasey démissionne et se lance dans la campagne électorale miniature que constituaient les élections partielles fédérales de l'automne 1978.Il n'avait alors jamais vraiment expliqué son geste et son départ de Québec constituait un mystère un peu étrange puisque son «oeuvre» ne semblait pas terminée sur la Grande-Allée.Au cours du débat «quasi-référendaire» aux Communes ces derniers jours, M.Mackasey a enfin raconté pourquoi il avait laissé tomber son opération anti-PQ.«C'est une erreur que certains ont tendance à commettre, de considérer ceux qui prêchent l'indépendance ou la séparation comme des mystiques, des illuminés ou des phénomènes a-t-il dit.Au cours des 18 mois que j'ai passés à Québec, j'ai parfois été presque séduit par l'éloquence et les arguments de certaines personnes profondément convaincues que le pays a tout intérêt à se scinder en deux parties qui conserveraient une certaine forme d'association».Il semble donc que le bouillant Irlandais ait quitté l'Assemblée nationale avant de dire oui lui aussi.GILLES PAQUIN Le premier ministre Trudeau en compagnie du secrétaire d'Etat américain, M.Cyrus Vance.téléphoto UPC La Quotidienne Tirage d'hier 4-3-3 GRAND SOLDE JEU \u2014 YEN \u2014 SAM.TERRE À JARDIN ^ PERRON Sac de 50 Ib Ord.: $2.50 SPÉCIAL: SPECIAUX TERRE A JARDIN $195 l ENGRAIS POUR PELOUSE PERRON 16-8-8 Sac de 22 1b Ord.: $7.45 SPÉCIAL: engrais pour pelouse» SEMENCES DE GAZON Mélange spécial paysogiste 2 kg Ord.: 1 $8.40, SPÉCIAL: SEMOIR DE PRÉCISION ÉPANDEUR D'ENGRAIS ÉRIÉ CW.:|J7.W AÉRATEUR À GAZON Model* #8 Largeur;] 6 po Ord.: $68.95 SPÉCIAL: $5495 Pour Itgvmtt j Ord.: $49.95 , SPÉCIAL: 195 SPECIAL $22\" CLÔTURES EN BROCHE Section 24\" de long X 20\" de haut Ord.: $2.29 SPÉCIAL: .#,000 PLANTES VIVACBS ^ÇoLnrÈs'scSTEi 7 Qtë /% \\ 30 Ord.99«.t $1.63 , Spk|Al: i f J / iJ PRUNIERS MONT-ROYAL en pot Ord.» $11.95 POMMIERS BELLE DE QUÉBEC en poti Ord.i $11.95_ SPECIAL: SPÉCIAL: POIRIERS «GOLDEN SfICE» on poli .Ord.: $12.50 SPECIAL $395 Sg95 ÉRABLES DEBORAH «n pot» Ord.: $33 $g50 SOJ00 SPECIALeCH ^p^y Le plus grand centre de jardinage au Québec ow.h.perron 515.boul.Labelle, Chomedey.Laval, Québec [Vi mill* au nord du pont de Cartierville, 2« intersection à gaucho) 332-3610 Ouvert: Jeudi et vendredi jusqu'à 9 h p.m.Samedi jusqu'à 5 h p.m.- H » la meteo à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 3 Maximum: 8 Nuageux avec quelques averses au Québec DEMAIN Nuageux RÉGIONS\tMin.\tMax.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Abitibi\t\u2014\t8\tQuelques averses\tNuageux Outaounis\t\u2014\t8\tQuelques averses\tNuageux laurentides\t\u2014\t8\tQuelques averses\tNuageux Cantons do l'Est\t\u2014\t8\tQuelques averses\tNuageux Mauricio\t\u2014\t6\tQuelques averses\tNuageux Québec\t\u2014\t6\tFaible pluie\tQuelques averses Loc-Saint-Joan\t\u2014.\t6\tQuelques averses\tNuageux Rimouski\t\u2014\tS\tPluie passagère\tQuelques averses Oasposio\t\u2014.\tS\tPluie passagère\tQuelques averses Baie-Comeau\t\u2014\tS\tFaible pluie\tQuelques averses Sept-lles\t\u2014\t5\tFaible pluie\tQuelques averses au Canada Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Ao^o*^J*Sci Averses Nuageux Nuageux Cekttsln Victoria Edmonton Kegina Mes.15 16 20 Manitoba Ensoleillé Ontario Averses Nouveau-Brunswlck Pluie Nouvel le-Ecosse Pluie Ile-du-Prmce-Edouard Pluie Terre-Neuve Pluie si vous partez.aux États-Unis Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlotte town Saint-Jean 20 10 10 10 8 5 New York Washington Boston 7 19 Chicago Mis.Mot.\u2014 14 NUe-Orléans 17 10 23 San Francisco 8 16 Miami 20 3 12 vers les capitales Amsterdam \u2014 9 Londres Athènes \u2014 17 Le Caire Berlin \u2014 6 Lisbonne Bruxelles \u2014 7 ' Madrid Casablanca \u2014 19 Moscou Genève , \u2014 7 Paris Hong Kong \u2014 22 Rome vers les plages Acapulco 26 30 Bermudes Mexico .13 22 \u2014 11 \u2014 21 \u2014 17 \u2014 19 \u2014 9 \u2014 11 Stockholm Sydney Tokyo Tunis Vienne Varsovie 29 30 10 23 13 16 5 7 17 22 Nassau 16 27 36 30 Rio de Janeiro 26 32 la presse LA PRESSE Ht publié* par LA PRESSE LTEE, 7, ru* Samt-jacques.Montréal H2Y 1KS).Seule la Presse Canadlanna aat autorisé* è d.ffuaar Ma informations 0* \u2022 LA PRESSE \u2022 at call** das sarvlcas da la Praaaa Aaaoclé* at da R*ut*r.Tous droits da reproduction das Information* particuliers i LA PRESSE sont également réservés.\u2022Courrier da la oeuilém* classa \u2014 Enregistrement numéro 1400>.Port O* retour garanti.TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: biveji au somedi $17$ Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE par courrier: Canada 13 24 52 lundi au samedi $37.00 $74.00 $141.00 Lundi ou vendredi $24.00 $41.00 $96.00 Somed seulement $13.00 $26.00 $52.00 ETATS-UNIS \u2014 PAYS ÉTRANGERS por covrrier: lundi ou samedi lundi ou vendredi Somodt feulement 13 24 52 $55.25 $110.50 $221.00 $34.45 $41.90 $137.10 $M.M $41.40 $13.20 INFORMATION GENERALE\t215-7272 RÉDACTION\t215-7070 PROMOTION\t215-7100 RELATIONS DE TRAVAIL\t235-7313 ANNONCES CLASSÉES\t Commandai\t215-7111 (S.Kmdi ov rsndrsdi Oh 0 1 7li\t Pour chonger evIurJanNMftioloUO\t215-7205 GRANDES ANNONCES\t D4folonh\t215-7202 Nohonal, Téle-ftesse\t285-7306 Vacances, verrages\t2I5-726S Carrières et professions, nominations\t235-7320 COMPTABILITE\t Grandes annonce»\t2(54192 Annonces classées\t235-4901 Pouf tout QtntM d cibf>nf>s>**^fiHr not bvr*ovx \u2022ont «jvsrtioslr, a !9h (Somedi Sh o lohj 23Î-4911 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1 980 Saura-t-on jamais vraiment ce qui s'est fait ou dit dans la nuit du 9 au 10 avril, au bureau du négociateur en chef du gouvernement pour Tachât du nouveau chasseur canadien?Et en rétrospective, comme la décision a été prise (du moins officiellement») et communiquée au matin du 10 avril, quel rôle les événements de cette nuit-là pouvaient-ils vraiment jouer dans le processus décisionnel du Conseil des ministres?Ces questions resteront vraisemblablement sans réponse jusqu'au jour où un haut-fonctionnaire, par pure vengeance ou à cause d'une crise de conscience sociale très poussée, viendra rouvrir le débat en affirmant, preuve à l'appui, que les dés étaient pipés.Les événements des 24 dernières heures ont démontré que les journalistes laissés à eux-mêmes ne pourront jamais connaître la vérité.Ces événements ont été déclenchés par une rencontre entre quatre journalistes et le directeur des industries aérospatiales du MIC fédéral, Robert Haack.De ses propos transpirait d'une façon à peine voilée une accusation de négociations menées de mauvaise foi par la société General Dynamics.Le directeur du programme F-16 Herbert Rogers, n'allait pas laisser passer l'occasion, jugeant que les propos de M.Haack ne traduisaient absolument pas ces heures fébriles de la «nuit des longs couteaux».Lors d'une conversation téléphonique, M.Rogers a affirmé que l'addition de retombées économiques de $1 milliard par la construction d'une usine à presses isostatiques au Québec faisait partie intégrante du contrat.Il a affirmé que le partage par provinces des retombées économiques tel que formulé dans une lettre qu'il a lui-même signée le 9 avril à l'intention du négociateur en chef du gouvernement, Robert Bradshaw, n'a pu être traduit en termes contractuels vu l'heure avancée de la nuit (il était 5 h 30), que le tout serait fait dès la signature du contrat advenant le choix du F-16, que pour le moment la lettre du 9 avril était reconnue comme valable par le gouvernement, et que ces conclusions avaient été élaborées avec M.Haack.En somme, selon M.Rogers, la porte était encore ouverte quand les deux groupes se sont séparés quelques heures avant la présentation fatidique au Conseil des ministres.M.Haack offre une version différente.A son avis, il n'a jamais été question de traduire en termes contractuels le partage par provinces tel que proposé par General Dynamics.Au contraire, dit-il, le constructeur aéronautique a refusé d'apposer sa signature sur le texte de la clause proposée par le MIC sous prétexte qu'il s'agissait là d'une question trop complexe pour être résolue à une heure aussi tardive.De l'avis de M.Haack, c'était là un autre exemple des négociations difficiles entre General Dynamics et le gouvernement.M.Rogers rejette évidemment cette accusation.Il souligne que sa société est le plus important fournisseur d'équipement militaire pour le gouvernement américain, qu'elle a donc l'habitude de négocier avec des gouvernements, et que son statut General Dynamics riposte au MIC fédéral auprès du gouvernement des Etats-Unis est un gage de sa bonne foi.Il précise que General Dynamics avait décidé d'oublier le contrat canadien puisqu'il n'était plus possible d'y changer quoi que ce soit.Mais, dit-il, la société se devait de réfuter de telles accusations.Qui croire?Qui, dit la vérité?Voilà la question.Chose certaine, les données préparées par le MIC ne parviendront jamais à convaincre l'observateur le moindrement consciencieux de la supérioté de l'offre de McDonnell Douglas, tant pour les Québécois que pour les Canadiens.Le MIC pourra toujours se réfugier derrière son expérience pour juger l'offre de McDonnell Douglas supérieure à celle de General Dynamics, en minimisant par exemple les effets multiplicateurs consentis à cette dernière société.Quand on examine les chiffres de près, il est très difficile de s'en convaincre.Et l'histoire dira évidemment si le Canada a fait un bon choix au niveau des retombées économiques.Un fait est certain: ça démarre mal pour la société McDonnell Douglas qui annonçait lundi la réduction de la production du DC-10 et l'abandon du DC-10 allongé, faute de contrats.Or, les retombées économiques promises au Canada comprenaient justement des pièces pour ces DC-10.Est-ce un présage de jours sombres?L'utilité de la presse La rencontre avec M.Haack aura tout au moins permis de constater l'utilité de la presse, puisque ce dernier a concédé que les événements du dernier mois (incidemment déclenchés par LA PRESSE du 8 mars) auront permis aux négociateurs gouvernementaux d'obtenir en trois semaines ce qu'ils auraient mis six semaines à obtenir.C'est un aveu d'autant plus surprenant qu'il accrédite la thèse avancée selon laquelle le Québec était sur le point de se faire passer un.québec! M.Haack a aussi concédé que le gouvernement avait réussi à convaincre la société McDonnell Douglas de s'engager par contrat (signé dans la nuit du 9 au 10 avril bien sûr! ) à construire au Québec son usine de pales et d'ailettes pour turbomoteurs et son centre d'usinage à contrôle numérique.En outre, le centre de fabrication de matériaux avancés composés sera aussi installé au Québec, et le gouvernement fédéral ne désespère pas de voir la McDonnell Douglas installer au Québec deux des quatre autres usines requises.Mais le contrat ne prévoit rien dans ces cinq cas.Pour éviter des critiques cinglantes venant de la part de journalistes de la prochaine génération, à la fin du programme de retombées économiques en 1995, le MIC ne peut espérer qu'une chose, soit que la société McDonnell Douglas respecte ses engagements avec autant de sérieux que la société Lockheed.En signant son contrat pour la vente de 18 avions de patrouille Aurora CP-140, au milieu de 1976, Lockheed s'était engagée à investir au moins $900 millions au Canada avant la fin de 1995.Ses contrats atteignent déjà $275 millions, et elle devance l'échéancier par deux ans.McDonnell Douglas n'aura donc aucune raison valable de ne pas tenir ses engagements.la pre Lafleur repris Michel Lafleur, qui avait toutes les polices du continent nord-américain à ses trousses depuis près de neuf mois, est de retour derrière les barreaux.Il a été capturé en pleine rue, à Ville .Saint-Laurent, par l'UCCP de la 'Sûreté du Québec.Malgré son jeune âge, 29 ans, .Lafleur en était à sa quatrième ;évasion, le 9 août dernier.Armé d'un revolver, il avait réussi à ^s'échapper d'un fourgon cellulaire, sur la route 20, à la hauteur de Lotbinière, dans la région de Québec, où il devait répondre d'un vol de $42,000 présumément commis lors d'une fugue antérieure.COURS DE FLEURISTE Une école de fleuristerie fondée en 1963 qui connaît vraiment le goût des Québécois » Renseignements : Atelier de Montréal 388-6957 Permiv no 749516 Ministère de l'Education culture personnelle Panorama Draperies Inc.SERVICE DE DECORATEURS EXPERTS La vraie économie c'est de faire affaire] avec un professionnei RIDEAUX TAPISSERIE COUVRE-LITS TAPIS et PRÉLARTS MEUBLES MODERNES René Drapeau TAPIS Claude A.Barazin DÉCORATEUR I.N.T.F.Antoine Khodeir MEUBLES 8896, rue LAJEUNESSE MONTRÉAL 389-8288 Métro Crémazie Le procès Bolduc aura coûté jusqu'à maintenant plus d'un million GRANBY \u2014 L'ensemble des procédures judiciaires nécessitées par la tragédie du lac d'Argent aura coûté au trésor public, jusqu'à maintenant, plus d'un million de dollars.ANDRÉ PEPIN_ L'autobus qui a plongé dans le lac, à Eastman, le 4 août 1978, a déclenché toute une démarche juridique: la Sûreté du Québec a dépêché sur les lieux une dizaine d'agents affectés à diverses disciplines, le ministère de la Justice a pour sa part demandé une enquête publique et une délégation imposante du ministère des Transports a suivi de très près les moindres détails de cette affaire.Au cours des deux dernières années, une enquête de coroner a d'abord été tenue au Palais de justice de Granby.L'automne dernier, le procès de M.Gilles Bolduc, accusé de négligence criminelle dans cette affaire a débuté, mais un conflit de travail, déclenché au sein de la fonction publique québécoise, devait provoquer l'annulation de cette procédure, phénomène appelé en langage judiciaire le décret par un juge (the mistrial) La semaine dernière, un nouveau procès devant jury a été entamé avec les témoignages des mêmes experts qui nécessitent des déboursés considérables de la part du gouvernement québécois.Les deux parties en présence, soit la Couronne et la défense, scrutent quotidiennement à la loupe tous les articles et reportages des media d'information, afin d'éviter que l'information du public n'influence, directement ou indirectement, la décision que devront rendre les douze membres du jury dans quelques jours.Le juge Jean-Louis Péloquin, de son côté, réitère fréquemment aux journalistes ses recommandations d'usage à ce chapitre, pour éviter que de nouveaux problèmes juridiques ne viennent entraver le cours de la Justice: les comptes rendus des media d'information doivent s'en tenir strictement à la preuve présentée devant les membres du jury.Des informations obtenues par LA PRESSE, à la suite de multiples consultations, permettent d'affirmer que cette tragédie, en plus de provoquer la mise en place du nouveau système de surveillance du ministère des Transports pour régir le transport public, aura coûte plus d'un million de dollars aux contribuables et ce, si l'on fait abstraction des frais encourus par la défense.Les freins n'avaient pas été remis à neuf comme le soutenait l'ancien propriétaire GRANBY \u2014 L'autobus qui a plongé dans le lac d'Argent, à Eastman, au mois d'août 78, n'avait pas été remis à neuf par son ancien propriétaire, M.Arthur Lessard, contrairement à ce que ce dernier laisse entendre dans une lettre qu'il avait remise à l'époque à M.Gilles Bolduc, accusé de négligence criminelle dans cette affaire.Le mécanicien à remploi de M.Lessard a affirmé hier devant le tribunal que seules les bandes de frein ont été renouvelées avant la vente.Selon M.Lomer Hodge, le véhicule a été vérifié au garage de M.Lessard et les réparations qui s'imposaient furent effectuées: peinture, sièges, pneus, démarreur, bandes de frein.Toutefois, ces vérifications et réparations ne signifient pas que tout le système de freinage a été remplacé.On sait, par exemple, que le diaphragme du système de la roue gauche arrière aurait provoqué la panne de frein.Cette pièce n'avait pas été changée par l'ancien propriétaire a soutenu hier le témoin.La lettre remise par M.Lessard au moment de la vente de l'autobus à M.Bolduc, affirme que les freins ont été remis à neuf.Tout au cours de la journée hier, les deux procureurs, Me Yves Lagacé pour la Couronne et Raynald Frechette pour la défense, ont interrogé M.Hodge sur le genre de réparations qui ont été effectuées sur ce véhicule avant son acquisition par M.Bolduc, en septembre 1977.M.Hodge, un anglophone, a précisé qu'il vérifiait régulièrement le véhicule à l'époque et que, selon lui, il se trouvait en excellente condition, ce qui n'exclut pas la nécessité d'assurer un entretien efficace et régulier d'un tel type d'autobus.Le Tribunal a par ailleurs appris que l'autobus de M.Bolduc avait été inspecté en 1977 par des experts de l'Etat de New York, les plus sévères à ce chapitre en Amérique du Nord.Le véhicule, quelques mois avant l'accident, détenait donc l'autorisation de circuler dans cet Etat américain.Toutes les pièces défectueuses sur l'autobus, au moment de l'accident, ont été identifiées hier par le témoin Hodge.Ce dernier assure les réparations d'autobus à la firme Lessard Bus Line de Sherbrooke depuis de nombreuses années, même s'il ne détient pas de certificat officiel pour le faire.Aujourd'hui, d'autres experts défileront à la barre pour le compte du ministère des Transports à la demande de la Couronne.Me Lagacé entend terminer sa preuve demain pour ensuite permettre à la défense d'étayer la sienne.DÉMONSTRATION Nikon AUJOURD'HUI, DEMAIN ET SAMEDI EN VEDETTE CETTE FIN DE SEMAINE LE NIKON F3 Venez réserver le vôtre au plus tôt.UN TECHNICIEN NIKON SERA SUS PLACE VENDREDI SOIR ET SAMEDI POUR VÉRIFIER VOS APPAREILS.NIKON FE avec 50 mm 1.8E s449 NIKON FM avec 50 mm 1.8E '369 NIKON EM avec 50 mm 1.8E $ SPÉCIAUX SUR OBJECTIFS NIKK0R 28mmF3.5 '235 200mmF4 *325 135mmF3.5 S235 43-86 mm zoom 5345 APPRENEZ À PILOTER et le CHLORE H Qlin FAITES-LE MAINTENANT! 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chantiers de construction possible à compter de lundi, dans ce qu'ils espèrent une grève illimitée afin d'amener l'Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) à déposer de nouvelles offres plus acceptables aux travailleurs.PIERRE VENNAT Le succès de cette grève dépendra, somme toute, de l'appui ou non des quelque 50,000 (ou plus) autres travailleurs de la construction actuellement à l'oeuvre sur les chantiers du Québec, et membres pour la plupart, de ce qu'on appelait autrefois la FTQ-construction, en proie aujourd'hui à une guerre intestine.Déjà, bon nombre de travailleurs fidèles à la FTQ et au Conseil «du Québec» des métiers de la construction ont débrayé à plusieurs reprises et ne devraient donc pas avoir tellement d'objections à le faire encore.Mais si le mouvement ne devait être suivi que par la CSN, il devrait toucher plutôt certaines régions comme le Saguenay, où la CSN est majoritaire, ou encore des chantiers surtout domiciliaires.A l'AECQ, de toute façon, on ne prend pas de chance et on a confirmé hier avoir acheminé 935 plaintes pour grèves illégales au ministère de la Justice contre divers syndicats de métiers, surtout de la FTQ.L'AECQ allègue en effet que ces arrêts de travail sur autant de chantiers auraient été illégaux, notamment parce qu'ils n'auraient pas été votés au scrutin secret, ce qui reste bien sûr à prouver.Au ministère de la Justice, le procureur spécial affecté à la construction, Me Henry Keyser-lingk, a confirmé avoir effectivement reçu ces plaintes, mais a déclaré qu'avant de demander des enquêtes policières sur autant de plaintes, il désirait auparavant étudier attentivement toutes les modalités prévues dans la loi pour l'exercice du droit de grève dans la construction.A l'oeil, en effet, le décret de la construction ayant pris fin le 1er août 1979 après une extension forcée par le gouvernement de trois mois, la grève et le lockout y sont légaux depuis cette date, à condition évidemment de respecter les modalités prévues dans la loi pour leur exercice.LES JEUX IRAN SUITE DE LA PAGE A 1 se prononcera le 15 mai à ce sujet.Comme le premier ministre canadien la veille, le.Çhancelier Helmut Schmidt a souligné devant les députés ouest-allemands au Bundestag: «Nous avons laissé à l'autre camp un long délai pour corriger la situation et créer les conditions nécessaires pour une participation de tous aux Jeux de Moscou et nous nous serions tous réjouis si les sportifs allemands avaient pu se rendre à cette manifestation sportive.» 446 députés ouest-allemands ont voté pour le boycottage, huit ont voté contre et neuf se sont abstenus.La réaction en chaine pour la non-participation aux Jeux de Moscou s'accélère donc de la part des gouvernements, après ces nouvelles décisions du Canada et de l'Allemagne de l'Ouest et déjà, 37 des 143 pays invités se sont prononcés pour le boycottage (contrairement à 52 comme il avait été annoncé il y a quelques jours).Au moins 40 autres sont encore dans l'incertitude dont la France, où une tendance vers le «non» semble se dessiner à l'échelon des dirigeants dans le schéma «oui à des Jeux olympiques, non à des Spartakiades».Tout comme au Canada le 10 avril dernier, c'est la Fédération équestre française qui a été, mardi, la première à se prononcer en faveur de la non-participation «pour des raisons uniquement sportives» consécutives à l'abstention des grandes fédérations étrangères (E.-U., G.-B., RFA, Suisse).Nul doute que l'exemple déjà donné par la Grande-Bretagne et l'Allemagne de l'Ouest va peser lourd dans l'échelle européenne, particulièrement chez les Français, et aussi dans d'autres grands pays comme le Japon.Le Comité olympique japonais n'a pas encore pris position même si la Fédération de tir a déjà annoncé qu'elle déléguerait sept tireurs.Le Japon serait sur le point de recommander une participation conditionnelle à une atmosphère de paix et d'amitié.Pendant que les Etats-Unis se félicitent de la décision des gouvernements ouest-allemand et canadien de boycotter les Jeux, à Moscou, l'agence Tass s'est toutefois dite satisfaite des résultats enregistrés à la session du Comité exécutif du CIO à Lausanne consacrée à la question du boycottage.«Aucune des sales intrigues des «initiateurs du boycottage» n'est en mesure d'empêcher les Jeux dexMoscou, telle est la con-clusionque l'on peut tirer des séances du comité exécutif du CIO», écrit l'agence soviétique.Après avoir noté que le rapport du président du COJO de Moscou, M.Ignaty Novikov, qui est également vice-président du Conseil des ministres de l'URSS, a rencontré l'«approbation totale des participants aux travaux à Lausanne et fut salué par les applaudissements de l'assistance», l'agence Tass stigmatise «les tentatives de boycottage entreprises à des fins politiques intéressées, lesquelles ont été radicalement condamnées par les dirigeants des fédérations sportives internationales».SUITE DE LA PAGE Al ne donnent pas les résultats escomptés avant le 17 mai.Les mesures annoncées par M.McGuigan n'auront en soit qu'un impact mitigé sur le plan du commerce.Depuis le début de la crise iranienne, nos échanges commerciaux avec ce pays avaient déjà diminué considérablement.En 1978, nos importations de llran se chiffraient à $593.6 millions, dont $590 millions étaient des produits pétroliers.En 1979, elles avaient diminué à $335 millions dont $329 millions provenaient de l'achat de pétrole.Et en janvier de cette année, nos importations de l'Iran sont tombées à $173,006.Les importations de pétrole ayant totalement cessé, les achats du Canada ne touchaient plus que des noix et des tapis.Quant aux exportations canadiennes dans ce pays, elles étaient de $151,4 millions en 1978, de $22,4 millions en 1979, et de $1,5 million en janvier 1980.En 1978, elles étaient composées de ventes d'automobiles et de pièces d'automobiles.Mais depuis quelques mois, elles nu touchaient plus que des pièces d'équipement et du cuir.En ce qui a trait aux contrats de services des firmes canadiennes en Iran, un porte-parole du ministère de l'Industrie et du Commerce a fait savoir que seulement une ou deux firmes de consultants avaient encore des contrats dans ce pays.Par ailleurs, 162 étudiants iraniens seront épargnés par le refus d'émettre de nouveaux visas.Ces étudiants avaient reçu leurs autorisations avant la fermeture de notre ambassade dans leur pays.38 d'entre eux sont déjà arrivés, et trois autres sont en route.Les autres seront admis si les institutions d'enseignement qui devaient les accueillir peuvent toujours le faire.Les responsables de l'ambassade iranienne à Ottawa n'ont pas semblé surpris de la décision canadienne.«La nouvelle a été annoncée à cause de la visite à Ottawa de M.Cyrus Vance.Nous le sommes pas furieux parce tue le Canada doit suivre la coa- tion anglo-américaine», a dé- aré un porte-parole de l'am- assade.BLITZ SUITE DE LA PAGE A 1 tés débutera dès la fin de semaine.Au cours de la réunion du caucus, hier, certains députés ont émis des doutes sur la justesse du choix des comtés.On leur a fait valoir que les circonscriptions choisies étaient celles où l'organisation du «non» semblait plus faible et où le démarrage de la campagne était plus lent que prévu.Le premier ministre Trudeau, qui a participé à la réunion, a par ailleurs fait savoir qu'il n'annoncerait pas à l'avance le calendrier de ses interventions au Québec pendant la campagne référendaire.M.Trudeau a indiqué qu'une telle annonce provoquerait trop d'analyses et de commentaires faisant état de la faiblesse ou de la force relative des deux chefs libéraux impliqués dans !a campagne.Il est question enfin que le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, donne une conférence de presse vendredi pour faire état de la campagne des troupes du «non» jusqu'à maintenant et des actions prévues à l'avenir.La Ronde se refait une beauté Le renouveau bat son plein à La Ronde qui rouvrira ses portes le samedi 3 mai.Quelque 250 employés de la ville sont à l'oeuvre actuellement sur ce chantier afin de tout astiquer pour la lie saison de ce vaste parc d'attractions municipal.DENIS MASSE Cette année, en raison des Floralies voisines, les visiteurs découvriront à La Ronde un parc abondamment fleuri.L'accent a été mis, en effet, sur une riche décoration florale.Les services de l'exploitation éprouvent une grande fierté à annoncer que tout sera enjolivé, beau et d'une propreté impeccable.Les exploitants des manèges en concession emboîtent le pas également et sont tous affairés à retaper les décors, à roder les engrenages.La Ronde, comme à l'accoutumée, ne sera accessible au public que les samedis et dimanches depuis le 3 mai jusqu'à la mi-juin.Lorsque la saison battra son plein, de la mi-juin au 1er septembre, le parc sera ouvert sept jours par semaine, de 13 heures à 2h30 du matin.Le festival d'ouverture se fera cette année dans le style western.Les promoteurs se sont assuré la participation du groupe western de Saint-Tite et présenteront un rodéo en plus d'attractions spéciales concentrées dans l'aire du Fort Edmonton.Tous les bâtiments de cette place qui évoque la colonisation de l'Ouest, seront repeints dans des couleurs plus jeunes, plus vivantes.Quelques nouveautés seront offertes à travers tout le parc de 135 acres.Mais, pour le moment, le service des relations publiques observe la consigne du silence.Les attractions nouvelles de 1980 sont des surprises qui ne seront révélées que le jour d'ouverture.Par contre, Ton sait qu'il y aura trois grands absents au rendez-vous de 1980.photo Pierre McCann, LA PRESSE D'une part, le gyrotron sera fermé cette année.Cette attraction dont l'intérêt s'est effrité au cours des dernières années, doit être complètement renouvelée.On cherche actuellement une nouvelle conception, un nouveau thème susceptible d'y ramener les foules.Un autre absent, c'est la Lanterna Magika qui a été démolie au coût de $39,000 et qui doit faire place à deux nouveaux manèges.Enfin, absent et pour cause, le Mississipi.le funeste bateau qui a chaviré Tan dernier sur le lac des Dauphins entraînant la mort de trois passagers.Ce bateau a été démoli pour les fins de l'enquête et l'on songe à reprendre sur un bateau de conception différente les mini-croisières qui emmenaient tant de gens sur la mer des rêves exotiques.Les spectacles nautiques seront toutefois repris; cette forme de divertissement plait toujours à ceux qui aiment faire une halte dans les gradins.Le prix d'entrée à La Ronde, comme on le sait, a été augmenté, passant de 50 cents l'an dernier à 75 cents cette année.De même, les frais de stationnement seront portés de $2 à $3 en semaine, de $3 à $4 en week-end.L'AMARC compte retirer ainsi des revenus supplémentaires de l'ordre de $595,000.Le directeur adjoint de l'exploitation de La Ronde, M.Ro-dier, a à sa disposition un budget de $195,000.L'entretien des bâtiments et les réparations usuelles absorberont la majeure partie de cette somme.Dans le moment, des ouvriers sont occupés à refaire les toits des petits casse-croute à la Place du Carrefour, non loin du Village québécois.A cet endroit, les bâtiments de pierre ne suscitent aucun problème, leur état de conservation étant impeccable.Du côté de la sécurité, le directeur, M.Gilles Désormeaux, a à sa disposition un personnel aguerri qui peut faire face à toute éventualité.Les manèges sont vérifiés chaque semaine et les moindres correctifs doivent être apportés sur-le-champ.4 >4 AKAI ELECTPOHOME ft SANYO 1 à DISTRIBUTION \tr.^\t\t\tII\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t y \u2022 .fi 3 I VENTE DE PRINTEMPS ÉPARGNES FORMIDABLES SUR NOTRE SURPLUS D'INVENTAIRE ET NOS DÉMONSTRATEURS.CERTAINS APPAREILS PEUVENT ETRE LÉGÈREMENT ABÎMÉS, MAIS LA PLUPART SONT NEUFS.LES QUANTITÉS SONT LIMITÉES ET INDIQUÉES ENTRE PARENTHÈSES.TOUS LES APPAREILS SONT COUVERTS PAR LA GARANTIE COMPLÈTE DU MANUFACTURIER RADIOS D'AUTO R -¦ AM -FM RADIO STEREO C LECTEUR DE CASSETTE P - 8 PISTES D - HORLOGE digitale MASQUE MODELE DESCRIPTION PRIX SUGG PRIX 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95 $189.95 (2) D 0, AS $349.95 $189.95 (I) D.SA $359 50 $239.95 (4) DM.Q $399 99 $289.95 |3j D.A $449 50 $299.95 12) D.SA $429 99 $319.95 (9) D.SA $289 95 $199.95 '9: 0 SA.G $589 95 $419.95 SYNTONISATEURS MARQUE MODELE PIONEER TX.55O0II OPTONICA ST3000U OPTONICA ST3636 (5) (2) 0) PRIX SUGG PRIX SPECIAL $199 95 $158.95 $399 95 $239.95 $440 00 $299.95 PIONEB OPTONICA OPTONICA PIONEER SA-6500II SM-1515 SM-4646 SA.9900 PUISSANCE RMS PAR CANAL 12) 30 (4) 40 (5) 80 ID no PRIX SUGG $274 95 $339 95 $639 95 $1,050 00 S Pt!X SPECIAL $179.95 $229.95 $499.95 $599.95 AMPLIFICATEURS MARANTZ 240 (I) 125 $569 95 $449.95 ACCUPHASI P-250 (1) 125 $910 00 $649.95 NAKAMICHI 620 ( 2) 100 $1.250 00 $799.95 PREAMPLIFICATEURS ACCUPHASE C 200 (I) $1.02500 $699.95 NAKAMICHI 630 (1) STNTQNiSArEJR ntAMKi COMR $1.20000 $699.95 CASSETTES VIERGES MARQUE TDK TDK AMPfX AMPEX SCOTCH SCOTCH MODELE SA-C90 SA-C60 C-60 C90 C90MAI C-60 MA! 1200) ;*>) 120) 130) ,33! 130) PIIXSUGG $900 $6 60 $1377 $1707 $8 39 $6 29 PRIX 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ch.$115.00 ch.$129.00 ch.$159.00 ch.$199.00 ch.$199.00 ch.(21 §CW '6, I25W (4) 200W (21 I20W S279 5c $199.00 ch.$419 95 $249.00 ch.iUf.fi $399.00 ch.$79950 $559.00 ch.31.350 00 $699.00 ch.SMf.tJ $625.00 ch.S3 395 00 $2,195.00 SURVOLTEURS/ÉGALISATEURS ! W 1 1 1 1 J A - AmplifKO»tur $ - Swrvolf»vf E ~ Egalitortur CONCORD CONCORD PIONEEÎ LINEAR POWER MARSIAND HPA-60 (2) HPA-40 (1) AD-304 (2) 60A (5) M770 (3) DESCRfTON s.e A s A s $329 95 $229 95 $114 95 $289 9« $79 95 $199.95 $139.95 $79.95 $189.95 $39.95 HAUT-PARLEURS D'AUTO HEPPNER HEPPNER HEPPNER HANDIC BIAUPUNKT MARANTZ BJGMUTE SOUNOftAfRfR MARANTZ MARANTZ 6930 (II) 6926 (I) 6925 (13) Cl 225 (2) 676000)1) SS825 |12) CF4Î0 (22) 727 R |2| $$ 469 (6) SS569 (4) DESCRIPTION 6i9 3 »**'.4i7 2»c*i 6 \u2022 3»o«*i ô\".2«*i ô«?2 o*i 6.94.o*i 6.9 5 .o*» PRIX SUGG $199 95 $179 95 $169 95 $222 30 3220 00 $11995 $69 95 399 95 $12995 $149 95 PRIX SPECIAL S119.95 pr.SI09.95 pr.S99.95 pr.$139.95 pr.$149.95 pr.$79.95 pr.$39.95 pr.$59.95 pr.$84.95 pr.$99.95 pr.MAGNÉTOSCOPE À CASSETTE FORMAT DUREE 0 f SPECS PROGRAM.VCR va VCR (1) (20) I*-) TREMENT 4HRES 4HRES 6HRES PRIX SUGG PRIX SPECIAL MAUL/TE 24HRES 7 JOURS 7 JOURS $1.459 95 $1,799 95 $1.899 95 $899.00 $998.00 $1,199.00 RÉCEPTEURS Sit** ¦ - r|'.MARQUE TKHNIC$ TECHNICS TECHNICS SONY PIONEER PIONEER PIONEER MODELE SA 80 sa-200 Sa 500 ST?-V2 SX-550 SX480 SX780 (8) (20) (5) (2) (M Î20| (15) PUISSANCE RM S PAR CANAL 15 25 55 25 20 30 45 PRIX SUGG $379 95 $41995 $614 95 $329.95 $359 95 $399 95 $520 95 p«x SPECIAL $199.95 SPÉCIAL SPÉCIAL $229.95 $199.95 $269.95 $369.95 350 DES ÉRABLES 364-4980 COIN 8\" AVE., VILLE ST PIERRE Ttechnics i t i i i à i i A LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 A 5 0 I Comme vous le savez certainement déjà, c'est aujourd'hui jeudi.Ce sera la seule nouvelle \"nouvelle de cette chronique qui n'en sera pas une, le jeudi étant le jour de la chronique du genou.Le jeudi je n'écris point, je vous écris.Je vous réponds, devrais-je dire, puisque j'ai devant moi la centaine de lettres que vous m'avez envoyées en un peu moins d'un mois.Pourtant, il ne me souvient pas avoir insisté tant que ça, quand j'ai dit «Si vous êtes contents écrivez-moi», il me semble que le ton était assez léger pour que ça passe pour une boutade.Et c'en était une.Quatre lettres par jour, c'est beaucoup.Sans vouloir mettre un terme à cette chronique du genou, je vous suggère quand même de calmer vos ardeurs épistolaires.Ce qui est certain, c'est que je ne répondrai pas à tout le monde, songez que ça fait plus de 15 ans que je n'ai pas 'écrit à mon père, il ne s'en est pas formalisé jusqu'ici, mais s'il apprenait que je passe mon temps à écrire à des gens que je n'ai jamais vus, il en concevrait sûrement quelque agacement.] Des gens d'ailleurs qui m'écrivent n'importe quoi.Je pense à cette dame qui m'écrit qu'elle îest cannibale, que tout ce qui reste de son dernier amant ce sont des bottes ù bout d'acier, et ça l'agace beaucoup, parce qu'elle déteste les restes.*Dois-je obliger mes prochains .amants à porter des pantoufles en phentex?», me deman-de-t-elle?Que voulez-vous que je lui réponde.Beaucoup de choses ont été dites récemment sur le cannibalisme, mais hélas, la documentation est beaucoup plus rare sur le phentex.C'est un produit relativement nouveau, dont on connaît encore mal les effets sur l'organisme et j'imagine qu'il ne faut pas en abuser, comme de toutes les bonnes choses d'ailleurs.En parlant d'abus, il y a un jeune homme qui m'a envoyé le livre qu'il vient de publier aux éditions «Clair de Lune» livre qui s'intitule «La drogue, trois expériences vécues racontées de façon claire et captivante».Ce jeune homme qui signe Denis Boulay exige rien de moins que je dise que son livre est un best seller, contre quoi il m'offrira une cruche de vin.Eh bien je ne l'ai pas lu votre livre jeune homme.Je l'ai caché en haut de l'armoire à balais, derrière le vieux toaster que je garde pour un ami qui les collectionne.J'ai deux grands enfants à la maison, en âge de prendre de la drogue, ce qu'ils ne font heureusement pas.Je trouverais inconvenant qu'ils découvrent dans ma bibliothèque une littérature qui pourrait leur laisser le soupçon que leur père a déjà tâté de ces choses-là.Et que penser de cette madame Boisvert de Montréal-Nord qui m'informe que deux fois par année, elle convie son chat Honoré à un souper fin aux palourdes, qu'elle le laisse écouter de la musique classique le dimanche, mais qu'elle hésite à le faire psychanalyser même s'il manifeste des humeurs schizoïdes depuis quelques temps.«Le traitement est-il couvert par Vassu-rance-maladie?» s'inquite-t-el-le.Je ne sais vraiment pas madame.J'ignorais qu'il y avait des psychanalystes pour les chats.J'élève ma chatte Simone dans un tout autre esprit.En fait je ne La chronique du genou surveille que son poids.Quand elle atteindra 12 livres, je la tue et je la mange.Bien sûr, j'ai reçu des lettres à propos du référendum.Un certain monsieur Ferella me reproche avec beaucoup d'élégance «de jouer les basses, quand je pourrais jouer les gros canons.» Les gros canons?.voulez-vous dire qu'après Boum-Boum Geoffrion, il y aurait Boum-Boum Foglia?C'est avec encore plus d'élégance que l'écrivain Jacques Godbout m'explique qu'il y a de mauvaises raisons pour voter oui, de mauvaises raisons pour voter non et de mauvaises raisons pour s'abstenir.«Mais il faut voter oui, conclut-il, pour que Von quitte le mur des lamentations et que Von retrousse ses manches».Et il ajoute: «C'est curieux, je comptais sur vous».Très curieux, en effet.De nombreux lecteurs et lectrices me posent des problèmes auxquels je suis incapable de répondre.Pour mettre les choses au clair, disons que je ne connais rien dans les moteurs d'avion, en céramique, en agriculture et très peu l'art étrusque.Le genre de questions que j'aime c'est par exemple celle que m'a posée monsieur Guy Patenaude, qui me demande dans une très courte lettre: \"Quand il n'y a pas de problème, peut-il quand même y avoir une solution?» La réponse est oui monsieur Patenaude.Dieu lui-même n'est pas autre chose: une solution à un problème qui n'existe pas.Et j'ai gardé pour la fin le résumé de la lettre la plus curieuse que j'ai reçue jusqu'ici.Elle est signée des initiales J.S., c'est une histoire d'amour qui finit mal, évidemment.Voici: Je suis présentement fâchée avec un homme que j'aime beaucoup.C'est un homme plein de qualités mais extrêmement désagréable.Jusqu'à récemment tout allait bien entre nous, il était désagréable avec moi, et par amitié, je l'étais avec lui.Il médisait de manger de la m., je lui répondais d'aller c.On vivait une belle relation, jusqu'au soir où l'apercevant dans un bar, je suis allée le saluer: \u2014 Qu'est-ce que tu veux?m'a-t-il dit avec son air bête habituel?Normalement j'aurais dû lui répondre: \"J'ai personne d'autre à qui parler, ça fait que je viens m'enguculer avec toi maudit niaiseux.» Mais je devais être fatiguée ce soir-là parce que j'ai répondu: «Je viens voir comment tu vas.» \u2014 Je n'ai rien à te dire, m'a-t-il répondu.Depuis on ne se voit plus.Je continue d'être désagréable avec tout le monde, je pratique au cas où il reviendrait.Ai-je raison d'espérer?» Aucun espoir mademoiselle.Vous n'avez pas évolué quand il le fallait.C'est bien gentil de s'engueuler, mais à moment donné il faut avoir le courage de passer à l'étape suivante: il faut frapper.Un peu moins d'injures, un peu plus de claques sur la gueule.(A part de ça, la prochaine fois que tu m'écriras, identifie-toi donc, espèce de nounoune.) En terminant, un mot des lettres qui m'envoient des fleurs, des compliments, des sourires.Merci, mais la modestie m'empêche d'insister.Merci, mais je m'étonne qu'on me trouve si fin et si drôle mais qu'on ne me dise jamais que je suis beau.Pourtant.4 Chasse à l'homme Saint-Liboire - Montréal Deux adolescents qui s'étaient évadés d'un centre de détention du Lac Saint-Jean ont été capturés, hier matin, à l'issue d'une chasse à l'homme endiablée, entre Saint-Liboire, près de Saint-Hyacinthe, et Montréal.C'est un patrouilleur de la Sûreté du Québec qui, le premier, a aperçu les fugitifs, vers 9hl0, alors qu'ils circulaient sur la route 20 à bord d'une camionnette qui avait été rapportée volée, mardi soir, à Jonquière.Se sachant repérés, les deux Jeunes gens ont alors tenté de s'échapper, poussant leur véhicule à fond de train, parfois à plus de 100 mph, et empruntant la voie rapide en sens Inverse à au moins deux reprises pour éviter des barrages policiers dres- sés sur leur passage jusqu'à Montréal.Ils devaient finalement être interceptés à la suite d'une collision provoquée par une voiture de la SQ Montréal-Métro, angle des boulevards Métropolitain et Pie-IX.Personne n'a été blessé, mais les véhicules ont été lourdement endommagés.Enquête faite, les policiers ont appris que les deux suspects, âgés de 15 et 17 ans, après s'être enfuis de la maison Saint-Georges, à Chicoutimi, avaient commis trois cambriolages dans ce coin de la province pour ensuite prendre la direction de la grande métropole, les poches bourrées de $350.Leur cas a depuis été confié au directeur de protection de la Jeunesse.r » « le Mère Teresa, prix Nobel de la Paix 1979, sera à Montréal, le 31 juillet prochain.LILY TASSO_ Elle a accepté, en effet, d'adresser la parole au congrès de la Canadian and American Hospital Association qui regroupe les hôpitaux catholiques du Canada et des Etats-Unis et dont la présidente canadienne est Sister Mary Lucy Power, une religieuse de Terre-Neuve.juillet C'est le père Gustave Houle, responsable des Coopérateurs de Mère Teresa au Québec, qui a transmis cette nouvelle à LA PRESSE.«Mère Teresa se rendra ensuite à St-Paul, qui est situé à 130 milles au nord-est d'Edmonton», a-t-il ajouté.Depuis le 25 janvier de cette année, cinq fraternités de Coopérateurs de Mère Teresa ont vii le jour: la première est non confessionnelle et elle comprend 45 hommes et femmes de toutes les langues et de toutes les religions, qui se réunissent le premier jeu- di de chaque mois à Montréal.et qui communiquent en anglais.Le père Houle a fondé trois autres fraternités à Montréal: une pour les francophones, une autre pour les garçons de 15 à 18 ans et enfin une troisième pour les filles de 13 à 17 ans.Ces fraternités comprennent respectivement 25,10 et 32 membres.La cinquième fraternité est née récemment à Sherbrooke.Elle est constituée par une vingtaine d'hommes d'affaires.Les Coopérateurs de Mère Teresa se réunissent une fois par mois pour prier, lire l'évangile et commenter un extrait des écrits de Mère Teresa.Ils sont, tenus de faire une visite par semaine à une personne dans le besoin, qu'il s'agisse d'un malade, d'un prisonnier ou simplement de quelqu'un qui souffre de solitude.«Avec Mère Teresa chez nous, Montréal sera le point de mire du monde», s'exclame avec enthousiasme le père Houle, qui a eu «la joie et l'honneur» de rencontrer Mère Teresa à Détroit le 23 juin 1979.m ¦ ¦ ¦ Essayez la nouvelle Export \"A\" Medium des aujourd'hui.Vous découvrirez avec plaisir que c'est une cigarette moins rugueuse qui vous procure toute la satisfaction que vous anémiez d'une Export \"A\".Faite d'un savoureux mélange de tabacs de Virginie, la cigarette Export \"A\" Medium vous satisfera pleinement: elle n'est pas rugueuse mais elle est toute là! n ¦ y \u2022 y* rugueuse Pleine satisfaction FORMATS RÉGULIER ET KING SIZE Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage-éviter d'inhaler.Régulier \"Goudron\" 14 mg, Nicotine 1.0 mg; King Size \"Goudron\" 15 mg, Nicotine 1.0 mg.I » A 6« LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN président et éditeur FERN AND ROY vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'inlormation MARCEL ADAM éditorialiste en chet Les Européens s'alignent à petits pas ¦ C'est à la démarche de M.' Henry Kissinger au Moyen-Orient qu'on appliqua naguère cette expression des «petits pas», pour caractériser une diplomatie prudente qui s'interdit les bousculades et les grandes enjambées, pour progresser, au contraire, par petits sauts calculés.L'expression vaut sans doute également pour l'Europe, poussée par les États-Unis a suivre le Président Carter dans l'application de toutes les sanctions décidées par l'administration américaine à l'encontre de l'Iran et de l'URSS, mais hésitant à suivre le grand allié et ami dans toutes ses démarches.Les sanctions décidées à la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Communauté européenne suivront un cheminement marqué de plusieurs étapes et relais.Il n'y a pas bris des relations avec l'Iran, mais réduction du personnel diplomatique en poste à Téhéran; concurremment, le personnel diplomatique iranien ne sera pas chassé dans les 48 heures qui suivent, comme ce fut le cas pour les diplomates iraniens à Washington, mais il y aura réduction de ce personnel.Plus de vente de matériel militaire à l'Iran; aucun nouveau contrat d'exportation ne sera autorisé, mais on remarque en même temps qu'il n'est guère question du pétrole dans ce programme.Les ambassadeurs des pays membres de la CEE vont maintenant faire connaître ces décisions à qui de droit dans la capitale iranienne et enregistrer les réactions, qui sont d'ailleurs prévisibles.On ne peut donc pas conclure que nous sommes devant une course effrénée vers l'arsenal des sanctions! Entre-temps, les intéressés vont demander à leur Parlement respectif de prendre les mesures législatives que les circonstances pourraient commander pour imposer des sanctions économiques à l'Iran.Ici se pose un problème d'interprétation du traité de Rome, dont l'article 113, selon la France, n'est pas approprié au cas de l'Iran, ce problème relevant exclusivement du domaine de la coopération politique non couvert par le traité.Par-delà les mots comment ne pas voir que, depuis des mois, l'impatience des Américains vis-à-vis de l'Europe n'a d'égale que la résistance de celle-ci à s'aligner sur les positions arrêtées par Washington?.À quoi tiennent donc ces réserves européennes?À des motifs très divers, dont l'ensemble paraît trahir un manque de confiance dans l'aptitude de l'admi- nistration Carter à apaiser la double crise qui, de la prise d'otages à Téhéran en novembre 1979 à l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques à la fin de décembre, n'a pas cessé de pourrir progressivement le climat.Même à supposer que la personnalité de M.Carter soit parfaitement rassurante aux yeux des partenaires européens \u2014 ce qui n'est pas démontré \u2014 l'Europe sait par expérience que les campagnes électorales américaines s'accompagnent invariablement de perturbations.Jimmy Carter sera-t-il à la barre, après novembre 1980?On ne le sait pas.Pour l'heure, l'homme d'État et le candidat sont confondus, et l'Europe ne veut pas être mobilisée derrière une candidature.Ensuite, les pays européens sont plus exposés que l'Amérique aux dévastations qu'entraî- nerait un conflit armé entre Super-Grands.Puis, il y a les intérêts économiques qui ne coïncident pas d'un continent à l'autre.En outre, l'efficacité des sanctions économiques reste aléatoire.L'agacement de M.Carter devant les lenteurs des alliés à manifester concrètement leur solidarité s'est tourné tantôt contre M.Schmidt, chancelier d'Allemagne, tantôt contre Mme Thatcher, Premier ministre de Grande-Bretagne, tantôt contre la France.Les Américains estiment que l'empressement des alliés à les soutenir devrait être au moins égal au sacrifice qu'eux-mêmes ont consenti pour tirer l'Europe de l'ornière pendant la dernière guerre et dans l'immédiat après-guerre.Le Président Carter souhaite, tant pour l'Iran que pour l'Afgha- nistan, que partenaires et amis passent de la parole aux actes.En ce qui concerne le boycottage des Jeux, on assiste ces jours-ci à des ralliements spectaculaires.Ottawa et Bonn ont donné leur accord et il paraît assez évident aujourd'hui que M.Cyrus Vance, secrétaire d'État américain, n'est pas venu dans la capitale canadienne sans quelques arrière-pensées, quant au soutien plus appuyé que le Canada pourrait apporter dans l'affaire iranienne.Ottawa, comme l'indiquent les dernières informations, a su se montrer compréhensif sur ce point aussi.«Nous sommes comme la France, une sorte de pont entre l'Est et l'Ouest.» Cette déclaration est de M.Mark MacGuigan, ministre des Affaires extérieures du Canada.Mais il est bien important d'en rappeler la date: le 31 mars dernier.GUY CORMIER Le commissaire aux langues et les lents progrès du français ¦B Le commissaire aux lan-^ gues, M.Max Yalden, continue dans son dernier rapport annuel à dénoncer les lenteurs d'Ottawa dans la reconnaissance du fait français au pays.Le français, reconnaît-il, a connu des progrès depuis la publication du rapport Laurendeau-Dunton.La part faite aux francophones dans la fonction publique fédérale s'est aussi accrue, mais on est encore loin d'un juste équilibre entre les droits des deux principaux groupes ethniques.On progresse à pas de tortue.Le français ne sert guère encore pour les choses importantes.Il a bien du chemin à parcourir pour atteindre au statut de l'anglais.Ce ne sont pas les lois qui manquent.Ce n'est pas l'argent non plus.Ottawa a investi généreusement dans sa politique des langues.Alors, où est le bobo?Pour M.Yalden, et il semble bien qu'il ait raison, la cause principale de ces tâtonnements réside dans le manque de volonté politique.On fait de beaux discours, on énonce des principes très sains, mais on ne bouge à peu près pas.Les hauts fonctionnaires surtout se traînent les pieds.C'est la force de l'inertie qui freine tout.Il manque, en ces lieux où se prennent les décisions, un sentiment d'urgence.Il semble qu'on se dise que les francophones finiront par se lasser de demander et que la crise passera.Ils ne se rendent pas compte que leur comportement, au contraire, attise la crise et risque de la rendre insoluble.Comme le dit M.Yalden, l'attitude actuelle de l'administration ne fait que convaincre les francophones qu'ils n'ont de chances d'avancement dans leur langue qu'en travaillant au Québec.Mais le commissaire aux langues estime à bon droit qu'il faut non seulement que le fédéral fasse preuve de plus de fermeté dans la mise en application de sa législation, mais qu'il puisse compter sur une action concertée de la part des provinces.Celles-ci ont un rôle extrêmement important à jouer, particulièrement au niveau de la langue d'enseignement.On sait combien l'école a été un facteur d'assimilation au Canada.Jusqu'ici, certaines provinces ont grandement amélioré leur législation sous ce rapport, mais ont hésité à y donner suite devant les mouvements de ressac de la population.En bien des en-\u2022 droits, les francophones doivent encore se battre avec la derniè- re énergie pour obtenir des écoles françaises.Or, ces luttes font la manchette des journaux et contribuent à miner la confiance de la minorité à l'endroit des institutions.Avec M.Yalden, il est difficile d'envisager d'autre solution que l'insertion dans la future consti-tution.d'une charte des droits linguistiques.Il faut que cette question soit soustraite, une fois' pour toutes, aux humeurs des politiciens et au bon vouloir des majorités.M.Yalden formule d'ailleurs une autre recommandation fort pertinente quand il propose que l'on améliore sensiblement l'enseignement de la langue seconde dans toutes Tes écoles du pays.La connaissance de la langue de la minorité serait un premier pas vers son respect et vers rétablissement de relations plus harmonieuses et plus équitables entre les deux grandes communautés.< La pauvreté de l'enseignement de la-langue seconde dans nos écoles est vraiment navrante.Peut-être là aussi s'agit-il d'une absence d'une véritable volonté politique, mais nous avons peu d'excuses à offrir quand on considère les ressources humaines et autres dont nous disposons pour corriger cette lacune.VINCENT PRINCE , Steinberg est ée votre côté Droits réservés Trudeau a compris 4 mois après Clark mm Le gouvernement canadien ™ a donc décidé officiellement de boycotter les Olympiades de Moscou.Le ministre des Affaires extérieures Mark MacGuigan a dit que le gouvernement est désormais convaincu que cette mesure est le moyen le plus clair et le plus efficace dont il dispose pour bien faire comprendre au peuple russe que le monde condamne l'invasion de l'Afghanistan.Il aura donc fallu quatre mois à M.Trudeau pour comprendre ce que M.Clark avait saisi tout de suite.M.Trudeau disait, il est vrai, qu'une telle mesure ne peut être efficace que si elle est prise conjointement par plusieurs pays.C'est ce qu'il a tenté de réaliser depuis son accession au pouvoir en contactant quelques dizaines de pays.Et s'il n'a pas annoncé plus tôt sa décision c'est parce que ie Canada et l'Allemagne fédérale avaient décidé de coordonner leur action.Or celle-ci vient en effet d'annoncer officiellement sa décision.Mais il faut dire que l'intention de l'Allemagne était manifeste depuis le début, que la démarche du gouvernement Trudeau ne semble pas avoir réussi à grossir le nombre des pays déjà favorables au boycottage, qui étaient une trentaine avant le scrutin du 18 février, et que le gouvernement Clark a peut-être joué un rôle de leadership à cet égard.La décision du gouvernement a été annoncée la veille de l'arrivée à Ottawa du Secrétaire d'État des États-Unis, M.Cyrus Vance.Ce qui veut donner l'impression que la décision a été prise sans pression extérieure, alors qu'on sait bien que le Canada ne pouvait pas se démarquer de son voisin sur ce sujet.Les athlètes pourront s'y rendre d'eux-mêmes, mais sans l'appui moral et l'aide financière du gouvernement qui n'exercera pas de coercition.Déjà ceux-ci se montrent mécontents et certains pourraient défier l'appel du gouvernement.Il est dommage que les athlètes et une bonne partie de l'opinion ne s'accordent pas avec leur gouvernement au sujet d'une mesure de représailles pacifiques destinée à prévenir la guerre.Maiscomment les blâmer de ne pas comprendre une mesure que le chef du gouvernement a été lui-même si lent à saisir après l'avoir ridiculisée?Quand en plus on s'ingénie à entourer de mystère les relations internationales qui ont pour enjeu la guerre ou la paix.Par exemple, dans le communiqué émis au sujet de la visite de M.Vance, on n'a même pas mentionné qu'il serait question de l'Iran et de l'Afghanistan, alors qu'aux États-Unis on l'a annoncé.Et on voudrait que la population fasse spontanément confiance en la sagesse de ses gouvernants?MARCEL ADAM LE REFERENDUM Le Québec a des alliés partout MARCEL ADAM më Les premiers ministres des quatre provinces de l'Ouest ont don-™ né une conférence de presse, mardi, au cours de laquelle ils ont réitéré encore une fois leur refus de négocier éventuellement la souveraineté-association et insisté sur l'urgence de réformer la fédération de manière à la décentraliser et satisfaire en même temps les aspirations du Québec.On sait que le gouvernement québécois a dit ne pas prendre au sérieux ces déclarations qui font partie de la règle du jeu.Us disent non pour décourager les Québécois de voter oui au référendum; mais si celui-ci l'emporte, le réalisme politique et l'intérêt les amèneront à la table de négociation.Peut-être.Mais ça dépendra de l'ampleur du mandat.Même là ça ne se fera pas spontanément.D'abord on voudra attendre le résultat des élections générales qui suivront, comme a lui-même l'intention de le faire le gouvernement Lévesque.Ce sont elles qui sont importantes, comme l'a dit le premier ministre du Manitoba, Sterling Lyon.Si son mandat référendaire est très fort et qu'il est reporté au pouvoir, le gouvernement péquiste devra faire face alors au problème juridico-politique dont parlait la semaine dernière M.Trudeau, à cause de l'ambiguïté de ce mandat.Il est donc présomptueux de prédire ce qui pourrait alors se passer, sauf que ce ne sera pas aussi facile que lé proclame M.Lévesque avec un optimisme de commande.L'Ouost veut la décentralisation Le premier ministre de l'Alberta, Peter Lougheed, évoquant la référence faite par M.Trudeau à leur refus de négocier la souveraineté-association, lui a reproché de ne pas avoir ajouté que les quatre premiers ministres sont opposés au statu quo.Aussi voudrait-il que M.Trudeau dise clairement aux Québécois, d'ici le 20 mai, qu'à l'avenir le Canada ne sera pas trop centralisé.Ses trois collègues ont dénoncé vigoureusement aussi ce centralisme et réclamé avec une certaine agressivité des changements constitutionnels qui donneront non seulement à l'Ouest, mais aussi au Québec, pour qui c'est une question fondamentale, un pouvoir accru de décision dans plusieurs domaines.Ces déclarations montrent encore une fois que le Québec n'est plus seul demandeur et qu'il a des alliés dans l'Ouest pour ce qui est des ressources et de l'économie, dans les Maritimes pour la péréquation et en Ontario pour les affaires sociales, comme le soulignait hier M.Robert Bourassa.Le Québec n'est plus seul à réclamer une réforme profonde de la fédération canadienne.Toutes les parties prenantes de la fédération la réclament, y compris le gouvernement fédéral.Mais ce dernier ne peut vouloir la réforme pour les mêmes raisons que les provinces.Il les accepte parce qu'il réalise aue la situation 1 exige, compte tenu du phénomène régionaliste.De cela il ne faut pas se scandaliser.Ni du fait que le pouvoir central ait naturellement tendance à vouloir conserver ses prérogatives et même à les augmenter si possible \u2014 comme d'ailleurs les provinces qui ont aussi cette propension.Si par exemple le ministre péquiste Jacques-Yvan Morin reconnaît avoir lui-même joué le jeu de la centralisation lorsqu'il travaillait à Ottawa, c'est dire à quel point cette tendance est naturelle et forte.Certaines distinctions s'imposent Mais cette dynamique est plus ou moins freinée selon les gouvernements en place.Il y en a qui respectent plus que d'autres les règles du jeu fédéraliste.Et cela est vrai dans les deux ordres de gouvernement.Par exemple les premiers ministres de l'Ouest semblent rendre autant responsables de la crise le gouvernement Trudeau que la constitution elle-même.Le gouvernement péquiste ne fait pas assez cette distinction.Accabler le gouvernement Trudeau comme le fait ces jours-ci M.Lévesque, c'est normal et de bonne guerre.Mais ça ne prouve rien contre le régime fédéral puisque M.Lévesque aimait bien l'attitude de M.Clark.Ça démontre seulement qu'une constitution qui permet à un gouvernement central de gouverner de manière à accentuer les forces centrifuges a besoin d'être améliorée, ne serait-ce que pour perfectionner le système de représentation politique.De cette nécessité tout le monde est aujourd'hui convaincu.Le Québec devrait-il se séparer politiquement que ça se fera dans le reste du Canada, si celui-ci survit à ce traumatisme.-L-*- LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 Le MEOUI ajuste son tir Le mouvement étudiant pour le «oui» (MEOUI) tiendra en fin de semaine son troisième conseil national d'orientation dont le but initial est de former éventuellement un mouvement de «pression» permanent qui survivra au référendum.JACQUES BOUCHARD Au cours d'une conférence de presse, hier, le porte-parole de ce mouvement qui a des activités dans 65 institutions d'enseignement au Québec, M.José Roy, a expliqué que la rencontre de samedi au cégep de Rosemont, à Montréal, regroupera environ 130 personnes, soit'deux délégués par maison d'enseignement.Au cours de la matinée de samedi, les représentants des différents groupement du MEOUI étudieront et analyseront leurs activités préréférendaires et ajusteront «leur tir», si nécessaire, en vue de l'échéance du 20 mai.En après-midi, les délégués se pencheront sur la possibilité de faire survivre leur mouvement après le référendum et en étendant leurs activités aux groupes des jeunes travailleurs et chômeurs.«Ce mouvement veut, entre autres objectifs, être une plate-forme de discussion et d'action sur le Québec de demain, tout en suscitant la participation de ses membres aux coopératives, regroupements de citoyens, associations étudiantes», a expliqué M.Roy.Car pour M.Roy, il est faux de prétendre, que les jeunes « sont démobilisés » et que l'on ne trouve pas parmi eux le feu sacré de l'époque de la Révolution tranquille du début des années 1960.Ainsi, l'automne prochain, on tiendra des «états généraux de la jeunesse québécoise» et tous les jeunes étudiants ou pas, seront appelés à participer aux différentes activités du mouvement dans le but d'élargir le débat.Ce sera alors la naissance de la «Fondation du mouvement jeunesse-Québec ».Pendant la campagne référendaire, a souligné M.Roy, qui est le porte-parole de l'équipe collégiale des 19 personnes qui prend les décisions pour le MEOUI, on consacrera les efforts du mouvement à faire passer le message du «oui » au niveau de la jeunesse par des conférences, des projections de films, la distribution de tracts, de kiosques d'information, etc.Cependant la formule des débats sera abandonnée puisque les tenants du « non » selon M.Rov n'ont pas semblé intéressés à participer à ce genre d'activités.Par ailleurs, M.Roy a affirmé que le MEOUI n'avait pas été intégré à l'intérieur du comité parapluie du «oui », mais qu'il s'était affilié à ce mouvement, ce qui laisse aux étudiants «une entière autonomie», même si les locaux se trouvent à l'intérieur des bureaux occupés par l'organisation du Conseil de regroupement national pour le «oui», sur la rue Saint-Denis.Ainsi le MEOUI a obtenu de ce Conseil un budget de $25,000 pour financer leurs différentes activités au cours de la campagne référendaire.¦ i h.1 SUR UN DE NOS MAGNIFIQUES MODÈLES DE CUISINE EN CHÊNE MESDAMES, EN AVEZ-VOUS ASSEZ DE TRAVAILLER TOUJOURS DANS LE MÊME VIEUX DÉCOR VOiCI L'OCCASION RÊVÉE POUR RAJEUNIk VOTRE CUISINE.PLUS DE 62 MODÈLES DE CUISINE EN MONTRE IL Y EN A UNE POUR VOUS 3sM V '4; OUaS SONT VOS BESOINS?\u2022 GRENIER \u2022 DORTOIR \u2022 SALLE DE JEU \u2022 SALLE DE BAIN \u2022 BIBLIOTHEQUE \u2022 BUREAU \u2022 TOITURE \u2022 travaux k menuiserie \u2022 renovations generales 482-0600 SERVICE DE RÉNOVATION ^ETROPOUÏilM 4058 OUEST.RUE JEAN-TALM J|U NOS HEURES D'OUVERTURE sam 9h à 4h mm.1 lh a 5h lun , mar., MES.9h à 5h JEU., m.9h à 8 h parce que Ça fail longtemps que le P Q veut séparer le Québec du Canada Le référendum c'est très important.Il fauf choisir l'indépendance ou le fédéralisme renouvelé Si je vote oui je donne un coup de < iseau et à bien y penser, un coup de ( iseau de trop Pour construire l'avenir, le fédéralisme offre, au Québec et à tous les Québécois, (les garanties économiques plus solides \u2022 abondance des richesses naturelles d'un océan à l'autre (pétrole, charbon, gaz, blé, électricité, rte .) \u2022 marché canadien sans frontière, \u2022 développement économique plus stable et plus sûr.Nous sommes des partenaires majeurs dans le fédéralisme canadien et nous bénéficions de la solidarité économique canadienne In 1979.nous,Québécois, avons reçu des dividendes de S \\.b milliards soit $2,600.00 par famille.Séparer le Québec du Canada.plus j'y pense, plus c'est non.LES .QUEBECOIS POURLENON Pour Jean-Pierre Roy, 460, Gilford.Montréal L'Impériale prévoit investir $1 milliard au pays cette année.À même ses profits.400,000,000 L'Impériale investira cette somme en 1980 clans l'exploitation de nouveaux approvisionnements en énergie.Dans l'Ouest canadien, des équipes de forage, dont celle d'Eldun Tegler, s'acharnent à découvrir les gisements de pétmle et de gaz naturel devant servir A nus besoins immédiats.Cette recherche prioritaire engloutira la majeure partie de l'investissement; le reste servira au financement de l'exploration visant l'auto suffisance à long terme du pays.C'est ce que dépensera l'Impériale pour l'entretien et l'amélioration de ses puits.Les différentes méthodes que nous utilisons pour extraire plus de pétrole d'anciens puits représentent un genre d'exploitation difficile et onéreuse.$ 150,000,000 Cet investissement couvre un large éventail de projets.Citons comme exemple la mise en place de mesures anti-pollùtion plus rigoureuses et une diminution radicale de notre consommation d'énergie dans toutes nos raffineries en 1980.150,000,000 C'est la somme que l'Impériale investira dans l'huile lourde de l'Albcrta.11 s'agit de projets ('normes qui exigent une technologie nouvelle et complexe.À Cold Lake, par exemple, nous utilisons de la vapeur sous pression pour liquéfier le pétrole visqueux enfoui à glande profondeur.Ce projet coûtera éventuellement la fabuleuse somme de $7 milliards.L'énergie de demain coûtera des milliards.L'Impériale investit massivement dans le développement de nouvelles ! essoinees énergétiques pour le pays.Nos investissements pourraient atteindre $15 milliards au cours de la prochaine décennie.Sans profits, elle ne pourrait jouer ce rôle.50,000,000 C'est ce que l'Impériale investira en 1980 dans son programme permanent de recherche concernant les minéraux susceptibles de fournir de l'énergie nouvelle, tels le charbon et l'uranium.Ronnie I-o\\ve et d'autres gé dogues passent une bonne partie de leur temps à prospecter les regions sauvages du nord de l'Ontario à la recherche d'uranium.Csso 1880-1980 Compagnie Pétrolière Impériale Ltée Partenaires de notre avenir collectif depuis déjà cent ans.s ta »¦ >.p it » h 3 LIBRE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 ««On n'attelle pas ¦ m »./\\ I «vn n anenc pus uoit-on mêler jésus-omst « un politique et religion?Monsieur Marcel Adam, Dans un billet intitulé «Dieu, le Christ et le pape sollicites en faveur du OUI?» et publié en page éditoriale de LA PRESSE du 12 avril, vous vous scandalisez du fait que des croyants aient manifeste ouvertement leur option dans le débat référendaire en formant un «Comité des chrétiens pour le 0U1»7 En tant que porte-parole de ce comité et auteur du livre «Chrétien au pays du Québec» auquel vous posez directement vos interrogations sans toutefois me nommer, je désire corriger les impressions fausses et négatives qui se dégagent de votre texte.Une lecture attentive de votre billet m'oblige à conclure de deux choses Tune: ou bien vous n'avez pas pris sérieusement connaissance de la documentation et du livre mis à la disposition des media par le comité, ou bien vous avez déformé volontairement l'esprit et la lettre de notre démarche pour pouvoir la discréditer parce qu'elle conduit à des conclusions opposées à vos idées toutes faites et à une option que.de toute évidence, vous n'avez pas l'intention de respecter.Notre démarche, en effet, n'a rien à voir avec les «coups d'encycliques et de goupillons» qui, selon vous, nous ramèneraient «d'un coup sec vingt ans en arrière».Notre action est faite en notre nom personnel et ne vient en aucune façon compromettre la hiérarchie de l'Eglise, le clergé ou les communautés religieuses.Cher monsieur Adam, je suis un laïque comme vous et, que je sache, un citoyen à part entière.Pourriez-vous me dire au nom de quel principe, moi, un chrétien.associé à d'autres qui partagent les mêmes convictions, j'appartiendrais à la seule catégorie de citoyens qui feraient exception à la règle démocratique et n'auraient pas le droit d'exprimer ouvertement leur opinion dans le débat en cours?Des économistes, des politiciens, des hommes d'affaires, des professionnels, des syndiqués, des membres de corporations, des gens de toutes catégories examinent l'alternative référendaire dans l'optique de leurs compétences et spécialités, mais des croyants, eux, ne pourraient, s'il faut vous en croire, user de leur droit légitime d'examiner l'enjeu à la lumière de leur foi?Dites-moi.à quoi cela servirait-il aux chrétiens de croire en l'Evangile s'ils ne peuvent prendre des décisions dans toutes les dimensions de leurs vies, incluant la dimension socio-politique, sous l'éclairage des principes de vie, de bonheur, de justice, de fraternité, de paix, etc., enseignés par le Christ?Croyez-m'en, cher monsieur, cette démarche est toute contraire à celle d'une utilisation comme vous le prétendez, de la religion pour des fins politiques, ce contre lequel nous voulons mettre en garde.Chez moi comme chez ceux qui adhèrent au Comité des chrétiens pour le OUI, c'est la démarche de la foi qui prime et guide l'action politique, et non l'inverse, afin qu'elle soit vraiment libre, dégagée de partisan-nerie et vécue dans la perspective des vues de Dieu sur les personnes et sur la société.ce qui n'implique évidemment pas que cette action sera infaillible ou que d'autres croyants ne pourront pas faire des choix différents.C'est une telle démarche personnelle que j'ai exposée dans le livre cité plus haut et auquel vous vous référez dans votre article.Une lecture, même sommaire, de cet ouvrage vous aurait permis de trouver des réponses aux questions que vous me posez publiquement, laissant ainsi entendre implicitement qu'elles n'y sont pas abordées en profondeur.Vous mentionnez le fait que je m'appuie, entre autres, sur un passage du discours de Jean-Paul II à TONU au sujet du droit des peuples mais vous vous gardez bien de le citer car il est clair comme de l'eau de roche.«J'espère, dit le Pape, que toutes les nations, même les plus petites, même celles qui ne jouissent pas encore d'une pleines souveraineté, et celles à qui on Ta dérobée par la force, pourront être intégrées dans une pleine égalité aux autres de l'ONU».Cette phrase n'est pas tombée des lèvres du Pape par étourde-rie ou pour permettre aux représentants de cette digne assemblée de ronronner quelques secondes de plus.Elle est consistante par rapport à la doctrine sociale de l'Eglise, particulièrement depuis Vatican II, qui prend ses sourses dans la pensée du Christ qu'elle est habilitée à interpréter.Cet enseignement du Magistère montre que l'accession à la souveraineté est une étape normale, légitime, souhaitable du développement des peuples et que cette souveraineté, dans le contexte actuel de la politique mondiale, s'exprime par l'occupation d'un siège aux Nations unies.En partant de là, est-il bien nécessaire que je réponde à la question que vous me posez, à savoir si le fédéralisme est compatible avec ce «noble objectif»?Le fédéralisme du Livre beige (ou tout autre fédéralisme canadien, fut-il archi-renouvelé), se situe très loin de la proposition d'asseoir le peuple québécois au «festin des nations».Le projet de souveraineté-association le fait et c'est pourquoi il est objectivement plus valable, comme projet de société, que le fédéralisme de monsieur Ryan.Et lorsque vous associez le fédéralisme canadien, qui empêche le contact du peuple québé- cois avec les autres peuples de la terre (le fédéralisme de l'U.R.S.S.étouffe aussi en son sein l'expression nationale d'une vingtaine de peuples), et la communauté économique européenne, ou bien vous faites de votre plume un outil biaisé de propagande fédérale, ou bien votre méconnaissance de la réalité peut difficilement rendre compte du fait que vous occupiez un poste d'éditorialiste dans l'un des média parmi les plus importants du Québec.Je ne sache pas que la France, l'Italie, l'Angleterre et les autres membres de la communauté européenne soient à la veille de renoncer à leur siège à TONU.Et si l'Eglise a toujours prêché pour la collaboration entre les peuples et encouragé l'intégration économique européenne, c'est en insistant, comme condition de la paix et de la justice, sur l'importance du respect intégral de la souveraineté des peuples associés.ce que propose précisément le projet du PQ.Cher confrère éditorialiste, vous avez abordé dans votre billet d'une façon bien courte, pour ne pas dire cavalière, un sujet d'une importance cruciale, fondamentale dans le contexte du débat en cours présentement au Québec.Notre démarche vise à apporter une contribution à un débat non-partisan, dégagé de tout intérêt mesquin, en l'examinant à la lumière des grands principes qui façonnent les civilisation et déterminent, dans une large mesure, la marche des hommes dans l'Histoire.Aussi, je me permets d'exprimer un avis contraire au vôtre lorsque vous vous exclamez: «Il ne manquait plus que cela: un Comité des chrétiens pour le OUÏ».Je vous réponds: il ne manquait que cela! Paul BOUCHARD porte-parole du Comité des chrétiens pour le OUI, directeur-fondateur de l'hebdomadaire Esprit-Vivant, auteur de «Chrétien au pays du Québec.Ne partons pas en peur! Évitons la surenchère! Pas facile de garder son sang-froid dans le débat référendaire actuel, monsieur Marcel Adam.Tout le monde veut y aller de son couplet, même ceux qui ne sont aucunement concernés.Certains y trouvent prétexte à philosopher, à manifester, à se défouler.Pour moi, le chrétien n'a d'autres choix que d'opter pour la vérité.Chose certaine, si nous croyons en l'Evangile, la vérité se situe plutôt du côté des gens simples, justes, droits, sans compromission, sans hypocrisie, sans marchandage.N'est-ce pas le danger qui nous guette tous à l'heure actuelle: celui de la surenchère?La vérité ne se vend ni ne s'achète.Il faut la trouver, avec l'aide de Dieu, mais de nous-mêmes, avec toute la bonne volonté que cela demande.C'est à nous de chercher, avec nos talents, avec tout le courage possible.La vérité n'est pas facile, mais d'un chemin ardu, miné d'obstacles.L'homme la cherche comme l'affamé le pain, comme l'égaré la lumière.Vous reprochez à des chrétiens de s'approprier Dieu, de se prononcer pour le oui et du même souffle vous tirez la couverte de votre bord: «.on pourrait dire à ces hommes de beaucoup de foi que les structures de l'Eglise catholique s'apparentent beaucoup plus au fédéralisme qu'à la souveraineté-association».Vous ne l'écrivez qu'à titre de comparaison, mais vous semblez craindre que le vent ne souffle pas où vous voudriez.Soyons francs, honnêtes.Notre gouvernement actuel ne nous impose rien.Il nous soumet une question, point.Répondons avec toute la réflexion que cela demande.Cessons de nous énerver, de prendre peur.Un choix important demande de la lucidité et non de l'énervement.Devant un choix, l'homme reste libre.Respectons cette liberté comme le plus grand bien de Dieu.Je pense que tout croyant a le devoir fie répondre.Luc PERRIER Saint-Bruno pour preuve que l'armée, modeste, j'en conviens, des Bérets blancs qui occupent dans ce camp une place de choix.Justement en ce samedi 12 avril, on pouvait voir défiler dans les rues d'un quartier nord-ouest de la ville de Montréal (Bordeaux) quelques-unes des plus valeureuses unités de son aile féminine, chapelet en main, distribuant une littérature anti-péquiste bilingue.René Lévcs-que, Pierre Bourgault et les méchants prêtres nationalistes s'y trouvent taxés de communisme.Tout pour faire peur au monde, quoi! Au nom de l'orthodoxie chrétienne et de la légitimité du gouvernement Trudeau deux fois élu par les Québécois en moins d'une année, le journal Vers demain (mars-avril 1980) exhorte la population à dire non au référendum quelle que soit la question.J'ignore si ces croisés du XXe siècle ont conclu une sainte alliance avec les forces fédéralistes, mais leur propagande qui fait appel aux simplifications faciles et aux visions apocalyptiques fournit, en plusieurs points, matière à rapprochement avec les discours des tenants du non.N'est-ce là que coïncidence?En tout cas, le moment précis où on les voit réapparaître dans le décor et l'objectif clairement visé par leur porte à porte me permettent d'en douter.Dis-moi qui sont tes alliés, je te dirai qui tues.Agathe Lafortune-Martel Montréal Un religieux aveuglé Parti pris contre le oui?M.Marcel Adam, dans son éditorial du 12 avril, semble «scandalisé» (.) du fait qu'il y ait un Comité des chrétiens pour le OUI (.) Scandalisé surtout parce que ces «personnalités religieuses et laïques affichent leur choix référendaire au nom de Dieu.».Pourtant, M.Ryan lui aussi se réclame bien de Dieu, de l'Evangile! Est-ce les groupes chrétiens qui mettent en colère M.Adam ou est-ce le OUI?C'est pas clair mais on devine! Moi, j'ai 15 ans.Je n'ai pas le droit de vote mais je lis beaucoup les journaux durant la campagne pré-référendaire: ça m'intéresse de sa voir ce qui se passe dans ma province afin de devenir un électeur «éclairé».Mais les commentaires de M.Adam ne m«éclaient* pas beaucoup.Il semble avoir un parti pris contre le OUI (.) Il ne parle pas «avec colère» du journal Vers Demain (pourtant un «journal religieux et patriotique» qu'on a glissé dans ma boite aux lettres), qui a pris la peine de publier un supplément de 4 pages (mars-avril 1980) dans lequel on y a inséré un feuillet bilingue disant qu'«il faut voter NON au référendum de René Lévesque quelle que soit la question».Un parti pris de la part d'un éditorialiste me laisse songeur quant à la qualité de l'information commentée à LA PRESSE et à la confiance que je devrais avoir en ce qui touche la vocation d'un journal de bien renseigner la population.Normand WALLOT étudiant, secondaire III Montréal Tout récemment à la radio un religieux péquiste a dit que la souveraineté et l'indépendance n'étaient pas la nème chose, ne voulaient pas c i» la séparation du Québec du Canada.Est-ce possible que l'enthousiasme- péquiste puisse faire mentir sans s'en rendre compte?Les deux mots indépendance et séparation sont bannis du vocabulaire des ministres pé-quistes, M.Lévesque et tous ceux qui l'entourent, ils s'acharnent à faire en sorte d'endormir tous les naïfs et innocents.Dire franchement la vérité serait trop cruel pour ceux qui ne veulent pas la séparation.Les comédiens, les artistes, chanteurs, certains, un bon nombre d'entre eux s'affichent pour le oui, ils savent qu'ils profiteront des faveurs, des octrois distribués par le ministre Vau-geois (.) Que tous ceux qui veulent rester unis au Canada vote Non non au référendum, la question est piégée et hypocrite.Qu'elles seraient les pensions payées aux vieillards?Mme Laurette GAUTHIER St-Hubert Le rôle du clergé Bérets blancs ou rouges?«Il ne manquait pius que cela: un Comité des chrétiens pour le Oui», écrit Marcel Adam dans LA PRESSE du 12 avril.Si on peut, en effet, s'étonner que certaines personnes sentent le besoin de chercher une caution religieuse à une démarche de nature purement politique, on ne peut ignorer cependant qu'il s'agisse là d'un procédé déjà employé par les fédéralistes.Je n'en veux Au programme radiophonique intitulé Samedi-débat du 12 avril, il était question de la pertinence d'une prise de position de l'Eglise dans le débat référendaire.Il serait intéressant de signaler que si l'Eglise québécoise ne s'était pas prononcée en 1867 en faveur de la «Confédération», celle-ci n'aurait probablement pas vu le jour.En effet, selon l'historien canadien-anglais.Sir John Willison, «sans Cartier et sans le clergé catholique du Québec, l'union de 1867 n'aurait pu s'accomplir».En réalité tous les évéques du Bas-Canada (au nombre de cinq) se prononcèrent en faveur du nouveau régime.Bien plus, sans l'appui du haut clergé, non seulement la «Confédération» n'aurait probablement pas eu lieu mais les conservateurs qui avaient moussé ce nouveau régime ne se seraient pas maintenus au pouvoir à Ottawa durant les années qui suivirent.Par ailleurs, si les évêques étaient restés neutres, le débat référendaire que nous devons livrer aujourd'hui se serait passé en temps et lieu, c'est-à-dire dans les années 1865 ou 1866 tel que l'ont demandé à cor et à cri les libéraux et les autres adversaires du projet et tel que cela s'est fait en Australie où il y eut deux référendums.Aurélien BOISVERT Montréal choix politique» En marge de la formation du Comité chrétien pour le Oui, je fais mienne une pensée de Gilbert Cesbron: «On n'attelle pas Jésus-Christ à un choix politique.» Le Christ lui-même Ta dit: «Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu.» L'essentiel du message du Christ, c'est d'aimer notre prochain, et en particulier de se pencher sur les plus faibles parmi lesquels se retrouvent les malades, les vieillards.Vous, qui vous dites chrétiens, où étiez-vous quand pendant près de 9 mois il y a eu des grèves dans les hôpitaux?Avez-vous formé un Comité chrétien pour défendre les malades?Et aujourd'hui que les internes et les résidents des hôpitaux songent à une grève illimitée, que faites-vous?Et quand des situations inhumaines se produisent chaque jour dans de trop nombreux hôpitaux, que dites-vous?que faites-vous?Comme nous aurions tous besoin de faire le vide en nous pour accueillir l'Esprit du Seigneur! Lucie FORGET Outremont Un comité qui risque de diviser davantage chrétiens et Québécois Monsieur Paul Bouchard Comité des chrétiens pour le oui J'ai appris par les médias que le Comité des chrétiens pour le oui a été présenté au public hier (11 avril).Je constate avec éton-nement que mon nom est mentionné comme membre de ce comité.Je ne sais à la suite de quel quiproquo où votre bonne foi, j'en suis certain, n'est pas en cause.Vous m'aviez fait part au téléphone de ce projet.Vous vous souvenez de mes réticences.Il est certain qu'un chrétien-doit s'engager dans les affaires de ce monde, surtout quand il s'agit \u2014 comme c'est le cas actuellement \u2014 de l'avenir d'un peuple et non pas simplement d'oppositions de partis.Je ne vois pas pourquoi, et sous sa responsabilité personnelle, il ne dirait pas en quoi la foi et l'engagement se nouent en son expérience de vie; vous l'avez fait dans votre livre, et fort légitimement.Le pluralisme, dont on parle tant, n'oblige pas à garder ses raisons profondes au creux de soi-même.Le pluralisme suppose, en revanche, que cette faculté de lecture des choix de société par la foi demeure ouverte à tous les croyants.Il est des cas nombreux où n'importe quel chrétien est obligé à des options catégoriques: le nazisme d'hier, les totalitarismes d'aujourd'hui, la dénégation des droits de l'homme dans tant de sociétés (y compris la nôtre) le montrent bien.Le référendum ne s'apparente pas à de pareilles situations.Aussi, tout en prenant parti, chaque chrétien devrait affirmer à la fois le devoir et la liberté de choisir en conscience.J'ajoute que ce comité risque de diviser encore les chrétiens, qui le sont déjà assez.Pourquoi pas un «comité des chrétiens pour le non»?Ne recommençons pas sur ce terrain la querelle des «Yvette».Ce comité risque aussi de diviser les Québécois, qui ont surtout besoin de solidarités profondes par-dessous tant de querelles qui menacent notre collectivité d'éclatement.Voilà les raison pour lesquelles je ne saurais m'associer à ce comité.Même si je suis chrétien, même si mon adhésion au oui est acquise depuis longtemps.Fernand DUMONT Québec-Pourquoi pas dos «chrétiens pour le non?» Moi, Je suis du Comité chrétien pour le non.Je veux des esprits confiants.J'invite publiquement tous ceux qui sont pour le non à adresser des prières à Dieu lors de veillées d'armes de t»us les jours et surtout à la veille du référendum.Mon non est québécois.Madame M.A.CÔTÉ Contrecoeur, Que.Le oui, «acte créateur» Je viens féliciter le Comité des chrétiens qui s'est prononcé pour le oui au référendum.Tout changement de notre société doit se faire avec une rencontre inédite de la politique et de la foi, c'est-à-dire en reconnaissant le côté spirituel de l'homme.Dans un nouveau projet de civilisation, nous devons redonner l'espérance.L'homme est essentiellement créateur; c'est lui et non la machine qui fera la civilisation.Je veux dire qui transcendera ce que nos ancêtres nous ont donné pour la faire.Le oui au référendum est un acte créateur en soi; c'est un début.Antoinette LAURENDEAU Cartierville M.l'abbé se trompe M.l'abbé Bruno Dandeneault, St-Denis de Brompton L'abbé Bruno Dandeneault espère sauver la fédération canadienne.Il n'approuve pas le Livre blanc sur la souveraineté-association.Il conseille aux gens de voter oui au référendum.Il n'a pas compris, ce cher curé, qu'un oui au référendum confère au gouvernement péquiste le droit de négocier l'indépendance du Québec, donc de négocier son retrait de la Confédération.Il ne s'agit pas de la négociation d'octroi pour ses bonnes oeuvres.Il s'agit d'un mandat de négocier le démantèlement d'un pays, de mon pays.Je lis avec admiration que l'abbé Dandeneault se dévoue auprès des cancéreux.Magnifique.Quel dommage que son jugement n'égale pas sa générosité.(.) Hélène LANGELIER, Drummondville-Sud L'incohérence péquiste Monsieur Marcel Adam Editorialiste en chef Je lis vos articles avec beaucoup d'intérêt parce que vous semblez faire raisonnablement la part des choses et que vous savez tirer des conclusions judicieuses.Depuis quelque temps, j'ai un .D.L.R.\u2022 Étant donné l'abondance du courrier, h ConcUhn Oit fortement recommanda*.\u2022 Let correspondant t doivent inscrire lisiblement leurs nom, adrets* of numéro de téléphone.\u2022 LA PRESSE no s'engage pat à publier routes les lettres reçues, ni à retour-nor lot lettres, manuscrits ou autres documents non publié».\u2022 L'auteur assume l'entière responsabilité do ses opinion».\u2022 Tout on respectant la pontéo de l'auteur, LA PRESSE M reserve le droit d'abréger h» lettres selon f pace disponible \u2022 SI postfci* écrira à la machina, à double L :*riigne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme suit: m Tribune libre», LA PRESSE, Cf.4100, »ucc Place d'Armes, Montréal, H2Y3M1.problème qui me paraît insoluble.Souffrez que je m'adresse à vous pour m'aider à y voir clair.Ce sont nos député du Québec qui me confondent.Une journée je les entends tempêter contre les empiétements d'Ottawa au Québec.Le lendemain, ils réclament à grands cris que le fédéral entreprenne des travaux ici, telle la Place Guy-Favreau.(Serait-.ce qu'ils veulent y déménager les bureaux du Parti québécois?).Autre incohérence, ils accusent Ottawa d'avoir toujours volé le Québec au profit de l'Ontario, et pourtant, ils sont prêts à lui confier notre nouveau système monétaire.Ils se disent ouverts à tous les Québécois et respectueux de leur opinion.Pourtant ceux qui disent non sont traités de «colonisés», de «vendus», de «traîtres».Je n'y comprends rien.Aussi j'espère que vous saurez me montrer le chemin à travers ces broussailles.D.COR RI VEAU Pointe-Claire A 9 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1 980 ^^^S^^^^^ ^^^^îl^B ^^J^^^^^ civil, timide réforme Monsieur Marc Laurendeau LA PRESSE Monsieur, Nous avons été très étonnées de lire votre article sur la révision du code civil dans LA PRESSE du 8 mars.(.) Cette timide réforme est loin d'apporter ce que les femmes étaient en droit d'en attendre.(.) Nous déplorons que vous vous soyez, laissé vendre par le gouvernement cette salade législative très décevante et faussement égalitaire malgré certains redressements intéressants.Nous exceptions ici les aspects de la réforme qui concernent les enfants.Ils sont excellents.C'est lorsque vous présentez cette révision comme une pièce de choix pour les femmes que nous différons.Nous sommes convaincues qu'une étude plus approfondie du document vous aurait donné une tout autre perspective.Trop d'articles ne font que jeter de la poudre aux yeux alors que d'au-tres enlèvent aux femmes ce qu'on a fait mine de leur donner.I) nous semble, en outre, que vous avez confondu le Rapport de la revision du code civil et le projet de loi lui-même lorsque vous parlez d'unions de fait: «Certaines innovations paraîtront plus audacieuses encore.Ainsi, l'union de fait vécue par les couples qui cohabitent sans passer par une formalité de mariage entraînera un régime de droits et de devoirs qui leur assurera égalité et protection.» C'est le Rapport de révision qui soumettait les unions de fait a ce regime.Le projet de loi.lui, n'a p.is retenu cette recommandation.Il n'a fait que permettre aux conjoints de fait de se faire des dons de leur vivant et d'adopter des enfants.Il est heureux d'ailleurs qu'on n'ait pas gardé cette «innovation».Elle aurait été une atteinte grave à la liberté d'individus qui, justement, avaient rejeté les règles du mariage.Mais nous déplorons que le parent conjoint de fait ne soit pas protégé car, en étant parent, il assume un rôle social, qu'il soit marié ou non.Il serait important de corriger plusieurs affirmations de votre article qui risquent d'empêcher les femmes d'exercer leurs droits dans l'immédiat, ou de faire les représentations qui s'imposent auprès du gouvernement parce qu'elles croiront leurs problèmes réglés par cette révision.Il sfagit aussi de ne pas imputer à ce projet de loi dès changements profonds qui sont déjà en cours: \u2022 Vous avez donné comme nouvelle la reconnaissance de l'égalité dans le mariage.En fait, le projet de loi n'ouvre aucun chemin dans ce domaine.Cette égalité est déjà dans la loi la plus importante qui soit, celle de la Charte des droits de la personne.Le RAIF avait obtenu en 1975, lors d'une commission parlementaire dirigée par le ministre de la Justice d'alors, Jérôme Choquette, sons le régime libéral, que cette égalité fondamentale des époux soit inscrite dans un article de la Charte (l'article 47).Comme toute nouvelle loi doit se conformer à la Charte, le projet de révision ne pouvait que reconnaître cette égalité des époux.Il n'y a donc pas là de quoi rendre grâces au projet! On peut d'ailleurs, depuis ce temps, se servir de cet article 47 de la Charte pour interpréter les lois existantes ou pour contester de nouvelles lois qui ne respecteraient pas cette égalité, ce que le RAIF a souvent fait, avec succès parfois, comme pour la puissance paternelle qui a été transformée en autorité parentale.(.) \u2022 S'il est vrai que la philosophie du droit matrimonial remplace dans tous les articles du projet la «puissance paternelle», ce changement n'est pas du tout initié par le projet de loi 89 comme le laisse entendre votre article.Il a été voté en 1977, donc il y a plus de deux ans et demi.Les mères n'ont pas, par conséquent, à attendre que la loi 89 soit passée pour prendre, à égalité avec le père, les décisions concernant leurs enfants.(.) \u2022 «Un époux ne pourra plus disposer des meubles de la résidence familiale sans le consentement de son conjoint» lit-on dans l'article.Là encore, ce mirage est trompeur.Le consentement n'ayant pas à être écrit, qui prouvera que le consentement n'a pas été donné ou a été donné?La parole de l'un vaudra la parole de l'autre.Seuls les avocats y trouveront leur compte.(.) À quoi donc pensent les législateurs et juristes qui refont le code civil?Si on lit attentivement les derniers projets de loi sur le sujet, sans doute plus à libérer les maris de leurs obligations familiales que de coller à la réalité des problèmes, souvent insurmontables, des femmes qui se sont risquées dans le mariage et l'enfantement sans trop prévoir ce qui les attendra une fois l'amour du mari en perte de vitesse.Les pas en avant de la révision ne sont pas aussi longs que vous le croyiez monsieur Laurendeau.On n'a même pas fait plusieurs de ceux qu'il aurait été urgent de poser: non-intervention de l'Etat dans l'intimité des couples, donc élimination de la preuve d'infidélité inconvenante et blessante pour les deux conjoints, autonomie des conjoints dans leur décision de divorcer comme ils l'ont eue dans celle de se marier, non-nécessité de s'accuser pour pouvoir divorcer, partage obligatoire des biens familiaux comme un élément fondamental du mariage et non comme forme de compensation, compensation pour responsabilité de garde, rétroactivité de l'indexation des versements de mesures compensatoires (pension alimentaire) qui, dans le projet, est limitée aux seuls divorces à venir, versements familiaux basés sur la compensation pour travail accompli et perte d'avantages plutôt que sur les «besoins» (concept qui réduit la femme au niveau d'une personne en tutelle), allocation de la moitié du salaire du conjoint qui gagne à la conjointe âgée qui ne gagne pas ou au parent qui assume la garde des jeunes enfants, etc.Nous ne croyons pas que le gouvernement péquiste puisse gagner bien des votes de femmes avec ce projet qui répond bien peu à leurs besoins et même à ceux de la famille.Il est encore empreint de cette profonde misogynie du Québec qui fait que les Québécoises traînent toujours des dizaines d'années derrière les Canadiennes: droit de vote, congés de maternité, divorce, avortement et, avec ce projet de loi, partage des biens familiaux qui n'est pas assuré contrairement à l'impression qu'ont trop de femmes.De plus en plus de femmes n'acceptent pas qu'un gouvernement qui se bat pour être traité d'égal à égal par le Canada refuse consciemment et volontairement ce même droit aux femmes québécoises exploitées depuis toujours par la mystique de la famille.Ce projet de loi ne les traite pas en égales.Marcelle DOLMEN Y pour le Réseau d'action et d'information pour les femmes (RAIF) Je conteste vivement l'interprétation générale que vous donnez à mon article.Il ne visait pas à attribuer tout le mérite de la réforme au gouvernement Lévesque mais au contraire à souligner qu'il s'agissait d'un travail entrepris dès 1955 par l'Office de révision du Code civil et qui devait fortuitement trouver son aboutissement après la prise du pouvoir par le Parti québécois.Plusieurs femmes éminentes avaient travaillé à cette révision.La réforme ne va pas assez loin au goût de votre mouvement, le RAIF, qui, déjà en mars 1979, en commission parlementaire, avait qualifié le projet de «patriarcal*.On peut cependant être d'un avis différent et croire qu'il a le mérite de clarifier les choses.Avant 1961, la femme était assimilée à une incapable; un amendement augmenta alors sa capacité juridique en disant qu'elle «concourt avec le mari à assurer la direction morale et matérielle de la famille».Sous le projet 89, maintenant proposé, «les époux ont en mariage, les mêmes droits et obligations».Les deux «as-surent ensemble la direction morale et matérielle de la famille» et choisissent «de concert» la résidence familiale (ce qui est nouveau).En cas de désaccord sur Vexercice de leurs droits et obligations, le tribunal «statuera».Voilà des dispositions beaucoup plus précises et explicites que l'article de lu Charte des droits dont vous réclamez le mérite.Le terme «femme sous puissance de mari» (article 2086) est banni du Code parle projet Bé dard.La puissance paternelle, supprimée en 77 sur les enfant*, serait maintenant abolie, a bien des égards, sur la personne de l'épouse.Notamment par les dispositions qui protègent son droit sur le domicile familial.De récents rapports de presse m'avaient laissé croire en effet que le gouvernement avait retenu la recommandation du rapport de l'Office concernant un régime légal pour les unions de fait.Ce n'est pas le cas et vous le souligne/, à juste titre.Votre groupe estime que ce n'était pas une bonne proposition mais la présidente du sous-comité.Mme Claire L'Heureux-Dubé.après étude, avait conclu le contraire.Je suis étonné de vous voir écrire que le projet de loi 89 maintient la preuve d'infidélité comme obligatoire et la nécessité de s'accuser pour obtenir le divorce.Il tente au contraire d'innover à cet égard.I! suffit d'une séparation de fait de deux ans ou que la «volonté de maintenir le lien du mariage» ait été «irrémédiablement atteinte».Le projet 89 n'est certes pas une révolution mais un pas dans la bonne direction.Marc Laurendeau ffVRAC Une grève difficile à oublier En mars, LA PRESSE nous informait de la mort de trois des six dauphins de l'Aquarium de Montréal.Je suis peiné et en colère! Après maintes réflexions, je n'ai pu trouver aucune raison valable expliquant pourquoi l'on avait cessé l'entraînement des dauphins durant la grève des cols bleus.Surtout que l'on connaissait la difficulté de les garder en captivité.On aurait tout au moins dû reprendre la routine devant la grève de la faim des cétacés.Qui blâmer?les deux parties en conflit sans doute.Apres avoir dressé un dauphin et l'avoir nourri pendant des années, l'intelligence se révolte quand on le laisse mourir sans réagir.Certains diront: on est intervenu en consultant un des plus grands spécialistes.Mais même les spécialistes ne ressuscitent pas les morts.Le Dr Gera-ci trouve «honteux» le sort infligé à ces dauphins; moi, je le trouve scandaleux! J'espère que la commission américaine de protection des mammifères marins interdira la vente de nouveaux dauphins à la Ville de Montréal pour leur protection.Après tout, vend-on des animaux pour les regarder se faire assassiner! Alain DUFORT Laval Dans son texte du 26 mars, M.Dubuc faisait le point sur ce qu'est devenue la grève.«En 1964, on accordait le droit de grève dans la fonction publique», y lisait-on.A l'époque, les conséquences de ce geste ne furent sûrement pas bien mesurées.La grève se veut le moyen de pression ultime pour améliorer une situation intenable.Or, la grève est devenue le moyen pour quelques mécontents de se venger de la société imparfaite qui, selon eux, les exploite.Alors, insatisfaits de la mort des dauphins et de la disparition des parcs de la ville sous des montagnes d'immondices, ils s'acharnent à briser les feux de circulation et à faire couler les bornes-fontaines.Cela démontre un manque flagrant de sens des responsabilités de la part des grévistes égoïstes qui ne pensent pas aux autres, ni à la société en général.Eh bien, si les grévistes ne sont bons qu'à embêter la population par leurs problèmes, qu'on supprime le droit de grève, ou alors, que ces grévistes cessent de se cacher sous l'immunité syndicale et qu'ils assument les conséquences de leurs actes.Christian ROYER Outremont y- : Le problème des «drop-out» Il serait temps que l'on se penche sérieusement sur le problème des milliers de jeunes qui lâchent l'école car, comme le dit si bien Anne Richer: «Jusqu'ici, on n'a fait que constater le problème, ou l'état des dommages quand l'étudiant quitte l'école.» Le fait de quitter l'école ne serait pas si tragique si, à l'adolescent, s'offraient différentes possibilités.Malheureusement, au Québec, avec le taux de chômage que nous connaissons trop bien, il ne se présente pas grand choix au jeune: c'est l'école ou la longue et trop souvent vaine recherche d'un emploi mal rémunéré, cela va sans' le dire, faute de diplôme.Les «drop-out» sont beaucoup plus nombreux qu'on ne voudrait le croire.Un exemple: à la polyvalente J.-H.- Leclerc de Gran-by, 1,800 élèves de secondaire III, IV, et V passaient un test pour dépister les drop-out éventuels.Les faits sont là: 25% des répondants se révèlent décro-cheursen puissance! (.) Les jeunes quittent l'école où ils se sentent privés de liberté, car ils y étouffent.Ils n'ont pu s'adapter à ce milieu aux cadres rigides où ils n'étaient qu'un numéro sur une feuille ou un autre visage anonyme.Pierre de BOUCHERVILLE Élève en secondaire IV Montréal Des villes-laboratoires Je lisais dans LA PRESSE du 25 mars l'article de M.Bonhomme sur la fluoruration.J'ai alors pensé à ces gens qui avalent chaque jour ce traitement d'eau fluorée que leur ont prescrit ces messieurs de l'Ordre des dentiste^.Pourquoi transformer les villes en immenses laboratoires scientifiques pour connaître les concentrations de fluorure tolé-rables parles cobayes citadins?L'Ordre des dentistes met et.I doute les effets cancérigènes du fluorure, pourtant il refuse d'expliquer objectivement la situation.On pourrait peut-être étudier à fond le problème avant de continuer le massacre.Si certains biologistes et quelques scientifiques ont formé un comité pour présenter un rapport de 208 pages, c'est que l'affaire est sérieuse.Pourtant, l'Ordre des dentistes a qualifié ce document de «fausse alarme».Je ne peux m'expliquer une telle attitude (.).Pierre JETTE Deux-Montagnes 3 Loi du cadenas à Sainte-Julie?Le F-18/ un mauvais choix Ottawa préfère au F-16 de la General-Dynamics le F-18 de la McDonnell-Douglas.Pourquoi?D'après ce que l'on sait des deux avions, le F-16 semble nettement avantageux: c'est un avion de combat éprouvé, on en comptera bientôt 700 de vendus, tandis que le F-18 reste un prototype, puisque 11 avions seulement ont été vendus à la Marine américaine.Le F-16 est un monomoteur, tandis que le F-18 est un bimoteur qui coûterait $1.6 milliard de plus de carburant sur vingt ans.Les F-16 coûteraient environ $600 millions de moins à l'achat que 130 F-18.Le F-16 vole plus haut et a un rayon d\"action plus grand que le F-18.Alors, pourquoi le gouvernement préfère-t-il le F-18?Parce que ses deux moteurs lui donnent une plus grande sécurité dans l'Arctique?Pourtant, la Norvège qui utilise déjà le F-16 pour patrouiller ses régions ne se plaint pas.L'argument n'est pas très valable! Georges-André CHAUDRON Val-David Vraiment mystérieuse, cette affaire des F-18, comme nous disait Jean-Guy Dubuc dans son éditorial du 29 mars 1980.S'il y a quelques Québécois qui n'ont pas réagi devant ce texte, eh bien, ils s'apparentent aux pâtes molles, aux guimauves étendues au soleil et à bien d'autres choses.Comment peut-on accepter que le gouvernement fédéral choisisse le F-18 plutôt que le F-16?Son choix n'entrainera qu'une petite dépense supplémentaire de $600 millions pour une flotte de 130 avions.De plus le F-18 coûtera quelque peu (ouf! ) plus cher à opérer car il est bimoteur; le F-16 est monomoteur, lui.Les défenseurs du F-18 prennent les Québécois pour des valises.Ils nous disent que ce bel avion est plus sûr pour les pilotes volant au-dessus de l'Arctique alors que les Etats-Unis et d'autres pays envoient des pilotes de F-16 survoler les régions polaires sans qu'on les ait entendus se plaindre de la sécurité.(.) Patrice RABY Saint-Eustache Un budget à courte vue Merci à Ivan Guay pour son éditorial du 27 mars sur le budget Parizeau: «Un budget habile mais peu expansionniste».Comme tous les budgets, celui de M.Parizeau contient autant de concessions au peuple que de reprises; il n'y a pas de gouvernement qui donne d'une main sans qu'il ne reprenne de l'autre.M.Parizeau indexe les impôts, et les contribuables auront la chanced'économiser$48millions.Mais la hausse de $4 par an du baril de pétrole entraînera des dépenses supplémentaires pour les contribuables d'environ $48 millions; et je n'inclus pas dans cette évaluation la taxe de 20% que M.Parizeau imposera sur chaque hausse de baril! ! Et il ne faut pas oublier ce que l'inflation viendra ajouter aux dépenses des contribuables.Mais je désapprouve l'idée émise par M.Guay d'aider les provinces pétrolières.Leur pétrole leur rend la vie assez aisée, puisqu'elles fournissent plus des deux tiers du pétrole consommé au Canada.D'ici une décennie, jusqu'à ce que leurs gisements-se vident, elles auront sûrement découvert le moyen rapide d'extraire le pétrole coûteux (sables bitumineux, Grand Nord).En préparant son budget, M.Parizeau n'a pas regardé plus loin que son nez.Son budget a une valeur dans la mesure où le Québec reste une partie du Canada.Si le Québec devenait souverain, M.Parizeau devrait augmenter les impôts, pour combler le déficit qui s'amènerait.Le budget de M.Parizeau est à courte vue.Walid HOMSY Montréal Dans l'article de LA PRESSE, paru le 15 mars 80 et intitulé «Sainte-Julie: les témoins de Jéhovah portent plainte», le document en question n'a pas été signé par des témoins de Jéhovah, ni par des chrétiens évangé-liques, mais par des citoyens de Ste-Julie, dénonçant la discrimination religieuse de l'hôtel de ville.M.le maire André Savaria dit: «La Ville n'exerce aucune ségrégation religieuse.» En tant que pasteur, je suis allé deux fois voir M.le maire pour l'exemption de taxes foncières pour ma maison comme presbytère (aucun résultat).Comment se fait-il qu'après trois lettres je n'ai pas reçu de réponse?J'ai attendu huit mois sans aucune réponse, il a fallu que je prenne un avocat qui à mis l'hôtel de vil le de Ste-Julie en demeure de m'exempter des taxes foncières | dans les dix jours après quoi il intenterait des procédures.L'hôtel de ville a dû se soumettre.Après cela, comment M.le maire ose-t-il dire que la Ville ne fait pas de discrimination religieuse?(.) Si la Vilie ne fait pas de ségrégation religieuse, comment cela se fait-il qu'elle refuse depuis des années le permis pour louer un local pour des réunions religieuses?(.) Claude GENESTAR pasteur, Ste-Julie-de-Verchères Un intrus à Radio-Québec Le budget Parizeau accorde à Radio-Québec une augmentation de 32.4% de ses crédits.Son budget passe donc à $36 millions.Ce «cadeau» donnera sûrement des ailes au désir expansionniste de cette chaîne de télévision éducative.Hélas! pour satisfaire cette ambition et améliorer sa programmation, Radio-Québec sent le besoin d'introduire la publicité à son horaire.Bien sûr, il tente le coup doucement: il nous a glissé au début et à la fin de l'émission de 21h, le 31 mars, un petit mot sur son commanditaire.Alcan.Quelle surprise pour un oeil qui n'est habitué à voir que des émissions éducatives! On espère de tout coeur que «notre» station québécoise puisse résister à l'apport publicitaire.Si Radio-Québec imitait les autres chaînes en livrant environ 8% de sa programmation à la publicité, il en décevrait plusieurs, dont moi.Radio-Québec perdrait-il sa vocation éducative à cause de la publicité?Non, pas maintenant, mais prenons garde: entrebâiller la porte à la publicité, c'est lui bâtir un trône! Robert LEBOURDAIS Saint-Laurent Au sujet de l'exode cubain Dans la livraison du 9 avril, Jean Pellerin signait un édito qui se voulait une explication de l'exode des Cubains.Je me demande comment l'on peut oublier, dans une telle analyse, l'élément explicatif le plus important des difficultés économiques qui accablent Cuba, qui rend compte, pour une bonne part, de l'impossibilité de diversifier la production, du taux élevé de chômage endémique et de l'insatisfaction populaire.Comment M.Pellerin peut-il omettre de faire état du catastrophique embargo économique imposé à Cuba par les Etats-Unis et ses satellites de l'Organisation des Etats américains?Imaginez-vous un instant qu'un tel embargo eût été imposé au Canada.Quel niveau de vie pensez-vous que nous aurions?Il se trouverait sûrement des centaines de milliers de personne fuyant vers des paradis meilleurs.D'ailleurs, n'avons-nous pas connu des exodes de centaines de milliers de Canadiens et de Québécois obligés de s'expatrier vers les Etats-Unis pour gagner 'eur vie?G.SAVOIE Hull Il y a l'embargo, c'est vrai.Mais il y a l'aide et les conseils des Soviétiques pour compenser.J.P.Du vrai gaspillage ! O.K.je me laverai à l'eau froide.Je fermerai les lumières avant de sortir et j'irai jouer dehors.Mais arrêtez de démolir des écoles solides et pas laides pour les remplacer par des cages à poules en carton prédécoupé.Du vrai gaspillage!!! Colette MEUNIER Rue Parthenais, en face de l'école Ste-Véronique.fraîchement démolie Montréal » A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL I 9bU Les Juifs de D'Arcy-McGee pour le NON mais sans propos racistes Les leaders de la campagne des Québécois pour le «non» dans D'Arcy-McGee, tous militants du Parti libéral du Québec et Juifs, sont agacés par deux faits disparates: le racisme et le «oui, Steinberg est de votre côte».LAVAL LE BORGNE Depuis que des porte-parole des comités ethniques des Québécois pour le «non», lors d'un meeting au Régence Hyatt dimanche ont associé le Parti québécois et l'indépendance du Québec au racisme, au communisme, à la torture et à la dictature, ils sont très mal à Taise.Le député de D'Arcy-McGee, M.Herbert Marx, qui assistait à cette assemblée, mais qui n'y a pas pris la parole, a voulu corriger les effets négatifs (pour le camp du «non») que de telles charges peuvent avoir, au sein de la population francophone.Pour cette raison, son organisateur en chef, M.Joel Pinsky, a offert à LA PRESSE d'assister à une réunion de formation de volontaires qui feront du porte à porte d'ici le 20 mai.«Vous savez, nous, le racisme.», de dire M.Pinsky, sans sentir le besoin de finir sa phrase, tellement les Juifs sont identifiés universellement aux victimes du racisme.«Il y en a malheureusement chez nous, comme partout ailleurs, mais je pense qu'en assistant à cette séance de formation vous verrez par vous-même qu'on utilise nullement ce genre d'arguments dans D'Arcy-McGee», a-t-il ajouté.Et pendant plus de deux heures, LA PRESSE a entendu la leçon en trois volets: 1) comment faire son porte à porte; 2) des commentaires sur la question référendaire; 3) un cours sur les avantages du fédéralisme et les désavantages de l'indépendance du Québec.Mme Lillian Vineberg, la responsable des animateurs, qui donnait le cours, a souligné à la centaine de personnes venues à l'assemblée quelques-unes des difficultés que soulève le «oui» dans le contexte actuel.«Le lendemain de la déclaration télévisée de M.Ryan voulant qu'un «non» au référendum soit un «oui» au fédéralisme renouvelé, nous avons reçu plusieurs appels de citoyens indignés, bouleversés, parce qu'ils étaient convaincus que M.Ryan avait viré capot», d'expliquer Mme Vineberg.Et depuis ce jour, le «oui au fédéralisme renouvelé» est banni et remplacé par d'autres termes tels «un appui au fédéralisme renouvelé», etc.«Et le «oui, Steinberg est de votre côté», qu'est-ce qu'on peut faire avec ça?», de demander une volontaire, au grand amusement des autres «élèves».«Pas grand-chose; c'est une publicité utilisée depuis des années par ce commerce», a dû lui répondre Mme Vineberg.Sur le fédéralisme, le cours est à peu de choses près ce que l'on peut lire dans les journaux comme publicité que fait présentement le gouvernement fédéral sous le titre «Le gros bon sens».Finalement, la séance n'est pas tellement différente de celles que tiennent les tenants du «oui», mise à part l'interprétation que l'on fait du référendum et de ce qui l'entoure.Et de racisme, pas la moindre trace.Beaucoup de détermination, de bonne volonté pour la cause, mais pas d'agressivité.D'Ardy-McGee est le comté le plus juif du Québec; plus de 70 p.100 des quelque 43,000 électeurs inscrits le sont.Il est formé principalement des villes de Hamp-stead et de Côte Saint-Luc (ces deux villes étant presque exclusivement juives) et du quartier Snowdon de Montréal ainsi que d'une petite partie de Notre-Dame-de-Grâce.Aux récentes élections partielles, environ 78 p.100 des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote.«Nous espérons atteindre un taux de participation de 90% cette fois-ci», de dire M.Pinsky.«Seuls ceux qui reçoivent une intraveineuse sont excusés», a lancé Mme Vineberg, au grand plaisir de ses «élèves».LEE \t\tSU\t\t wm photo Robert Nodon, LA PRESSE Le maire de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, écoute, attentif, les propos du ministre Jean Chrétien.CHRÉTIEN ET LA GANGRÈNE PÉQUISTE: Arrêtez-moi ça le prochain! «Les péquistes, c'est la gangrène dans le système.La pourriture est rendue au pouce.Si ça continue, il va falloir couper le bras.Arrêtez-moi ça le 20 mai prochain! » FLORIAN BERNARD C'est ainsi que le ministre fédéral de la Justice, Jean Chrétien, a stigmatisé ce qu'il a appelé la «stratégie gouvernementale du oui», hier soir à Saint-Léonard, devant 500 hommes d'affaires, la plupart d'origine italienne.C'est en langue italienne que M.Chrétien s'est d'abord adressé à son auditoire, multipliant les «Viva el Canada» sous de nombreux applaudissements.La communauté italienne, a-t-il dit, et les autres groupes ethniques ont pu conserver leur culture et leurs particularismes au Canada, en raison même de la longue tradition de liberté de ce pays.Citant l'exemple des frères Barone de Saint-Léonard, Luigi et Mario, il a dit: «Luigi et Mario ont quitté l'Italie.Au- jourd'hui ils sont propriétaires de l'immeuble dans lequel nous nous trouvons.C'est ça le Canada».Dans n'importe quel autre pays du monde, a ajouté le ministre, ceux qui prônent ouvertement la destruction de la nation seraient jetés en prison.«Je suis fier qu'au Canada des gens comme ceux qui dirigent le Parti québécois puissent librement faire valoir leur option.C'est ça la vraie liberté.» A ce propos, le ministre a cité une phrase de Claude Morin dans le magazine MacLean's, en 1977: «Ailleurs qu'au Canada, nos activités seraient illégales».Plus que des sous et des dollars M.Chrétien a demandé aux citoyens de Saint-Léonard de répondre «non» à la question référendaire, pas uniquement pour des questions économiques ou matérielles, mais par amour et fidélité à leur nouvelle patrie: «Le Canada c'est beaucoup plus que des sous et des dollars.Ce-sot la terre de liberté par excel- cellence dans le monde entier.Des millions d'être humains donneraient toute leur fortune pour posséder ce petit bout de papier qui fait d'eux des citoyens du Canada».La division s'installe M.Chrétien a déclaré que, au fur et à mesure que progresse la campagne référendaire, la division s'installe dans les familles, dans les quartiers, dans les usines, et que l'intolérance monte en flèche.«C'est ça qui m'inquiète le plus, a-t-il dit, car après le 20 mai des frères ne se parleront plus, des familles ne se visiteront plus et les gens d'un même quartier ne se regarderont plus d'une rue à l'autre.» Il a demandé aux Italophones de donner l'exemple de l'unité et de la fidélité au Canada à tous les citoyens.Il a cité en exemple les nombreux citoyens d'origine italienne qui ont contribué à bâtir le Canada, et il a rendu hommage à son voisin de table, le sénateur Pietro Rizutto, venu appuyer le comité du «non» de Saint-Léonard.V Parizeau se fait rassurant Dans un long discours où il a employé un ton rassurant, le ministre des Finances Jacques Parizeau a invité les 500 personnes présentes à une assemblée du «oui» dans Saint-Michel à ne pas se laisser effrayer par «le matraquage habituel».MARTHA GAGNON «Au Québec, ce n'est pas nouveau, chaque fois qu'on se prépare à sauter une barrière, il y a des gens pour dire que les entre; prises vont s'en aller; que nous n'aurons pas assez d'argent pour vivre et que ce sera la fin.» Très droit, une main dans la petite poche de sa veste, le ministre Parizeau a expliqué que le phénomène des sièges sociaux et des entreprises qui se déplacent vers l'Ontario n'est pas nouveau.«Durant les années 50, alors qu'il n'y avait pas plus docile, pas plus gentil et paisible qu'un Québécois, il y avait des chefs de compagnie qui quittaient la province.On n'a pas pu les empêcher de s'en aller.Pourtant; dans des journaux américains de l'époque, on pouvait lire des annonces québécoises qui disaient ceci: Il faut investir au Québec là où la main-d'oeuvre est docile et à bon marché.A ce moment-là, on ne parlait pas encore de souveraineté-associai tion.» m -» Selon le ministre des Finances, ce qui fait peur maintenant, c'est que les «hommes' d'affaires québécois se sont développés comme de la soupe aux pois et sont en train de* prendre toute (a place.Les W4r des emplois manufacturiers leur appartiennent.» ¦ ( < la ¦ i i c ,i \\t It « ¦ En parlant des gens qui ont commencé «leur matraquage» pour faire peur à la population* M.Parizeau a eu ce commenta^' re à l'endroit de Mme Monique Bégin: «Ses chiffres sont parfait1 tement exacts.Elle a raison de dire que le Québec retire 27 p.cent dans le domaine social alors que sa contribution est de 22 p.cent.Mais, elle oublie volontairement de dire que, même au; cours de la meilleure année, 16\" Québec n'a retiré et ne retire que* 18 p.cent des contrats donnés aux entreprises.» «Le gouvernement d'Ottawa' veut nous garder dans une sorte, de charité malsaine», a-t-il dit.V L'ACTUALITÉ RÉFÉRENDAIRE Un juge dit «oui» Un juge de Chicoutimi, qui a pris sa retraite il y a deux ans, a décidé d'adhérer au Comité na-; tional pour le «oui».Il s'agit de René-Louis Lagacé, qui a été juge à la Cour provinciale de 1953 à 1978.En annonçant son choix, explique un communiqué du «oui», le juge Lagacé a souligné que son appui se voulait non seulement un appui à la question, mais aussi à la position constitutionnelle du gouverne-; ment.Soulignons que les juges actifs, même s'ils ont droit de 4 vote au référendum, ne peuvent ; prendre part à la campagne.¦ ; rondum».'I 'Grégoir ; frère de Rod ri gi ¦ ¦ i ¦ » ¦ l I ¦ f « ¦ t i i \u2022 t i i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 r ŒNDUM A 1, Lévesque promet aux Madelinots que leur sel sera développé MATANE \u2014 «Les $10 millions du fédéral pour la mine de sel, ben si y viennent ,pas, qu'ils se les fourrent quelque part.Il y a une garantie absolue que je peux vous donner que le développement du sel aux \"lies va se poursuivre jusqu'à la mise en production en 1982.» YVES LECLERC envoyé spécial de LA PRESSE il .C'est une salle enthousiaste et bruyante des Iles-de-la-Madelei-jie qui a servi hier de décor à un autre assaut frontal du chef du «oui», M.René Lévesque, contre les politiques fédérales, cette fois celles du développement régional.\u201e Le premier ministre québécois a fait en long et en large l'historique du projet de mine de Selei-ne (une filiale de Soquem) et de cp qu'il a appelé la «valse - hésitation» d'Ottawa à ce sujet.' ' Il a ridiculisé le ministre de l'Expansion économique régionale, Pierre de Bané, «un ancien nationaliste viré fédéraliste», qui retarde sa décision sur la mine de sel «par peur de mécontenter une couple de sièges sociaux à Montréal.» Plus globalement, il s'en est pris à l'attitude générale de ce ministère, notant qu'en une période de sept ans, de 1969 à 1976, il a accordé des subventions équivalant entre $54 à $176 par habitant aux provinces des Maritimes, contre seulement $17 par habitant au Québec.Plus particulièrement, il a dénoncé la politique fédérale des pêcheries qui, «alors que le Québec a plus de côtes à lui seul que toutes les Maritimes», n'a droit qu'à 1,6 p.cent du volume de prises canadien.Ce qui, a-t-il poursuivi, se traduit à Ottawa par une négligence totale pour l'état et le développement de nos ports de pêche, l'amélioration de la flotte et la croissance des industries de transformation du poisson.À Matane, en fin de journée, M.Lévesque est revenu à la charge sur le même sujet, accompagnant ses accusations d'un plaidoyer pour «un vrai mandat du peuple» qui donnerait à Québec la chance d'aller récupérer les moyens de se donner sa propre politique de développement régionale.Une fête de famille Aux deux endroits, M.Lévesque a été l'objet de réceptions spectaculaires.À l'aéroport des Iles - de - la - Madeleine, c'est un choeur de plusieurs centaines de voix qui l'a accueilli aux accents de «Gens du pays» et de l'hymne national officieux de l'archipel, «Vive les Iles», dans une atmosphère de fête de famille.Le premier ministre a ensuite visité la mine de sel à Grosse-Ile, dont le maire, M.Thomas Birke, unilingue anglophone, a pris sa carte du Regroupement national pour le «oui».Puis il s'est rendu à la salle du parc municipal de Havre-aux-Maisons, où quelque 400 Madelinots lui ont réservé un accueil triomphal en lui chantant, orchestre à l'appui, la chanson thème du «oui» et lui ont présenté une longue liste de notables qui se joignaient à la section locale du regroupement.Un vol plutôt secoué par une bonne «brise de nordêt» a amené les deux avions de la campagne du «oui» (surnommés F18A et F18B par les journalistes) à Matane, porte d'entrée de la Gaspésie, où le premier ministre a été reçu par le claquement d'un flot de drapeaux bleu et blanc du Québec sur l'aire même de la piste d'atterrissage, avant de recevoir les appuis de l'âge d'or local et des travailleurs de la CIP.En soirée, M.Lévesque se rendait à Rimouski pour un dîner-causerie, avant de rentrer dans la région de Québec, où il fait campagne aujourd'hui.téléphoto PC Le premier ministre Lévesque fait la grimace après avoir goûté un peu de sel brut, dans une mine située à 500 pieds sous terre, aux Iles-de-la-Madeleine.PAUL GÉRIN-LAJOIE ««Ce n'est jeu de monopoly» VAUDREUIL \u2014 «Je suis du grand nombre de Québécois qui refusent d'enfermer leur fierté nationale et locale dans un cadre purement québécois.Je voterai «non» au référendum tout simplement parce que je dis «non» à l'indépendance et à la souveraineté - association, cette idéologie indéfinie.»_ GEORGES LAMON C'est un Paul Gérin-Lajoie toujours animé de cette verve d'orateur politique qu'on lui connaît, qui venait transmettre à ses concitoyens son message en faveur du «non», en ne manquant pas toutefois de lancer un vibrant appel en faveur de notre fierté nationale.photo Denis Courville, LA PRESSE Outre Gérard-D.Lévesque et André Ouellet, Mme Michelle Tisseyre a aussi participé à la réunion de Longueuil, hier soir.: Paul Gérin-Lajoie L'ex-ministre de l'Education \\ dans le cabinet Lesage, qui pré-! sidait au lancement de la cam-; pagne des Québécois pour le «non» dans le comté de Vau-dreuil-Soulanges hier soir de-! vant près de 1,000 personnes où ; se côtoyaient francophones et ; anglophones a insisté sur l'im-' portance de cet enjeu.«Ce n'est pas un jeu de monopoly, a-t-il dit d'une voix enrouée, c'est une occasion cruciale dans l'avenir du Québec.Ne commettons pas de geste irréfléchi en votant «oui» si on n'est pas pour l'indépendance.» Flanqué de Mme Solange Cha-put-Rolland et de MM.Marc Lalonde et Rodrigue Tremblay, M.Gérin-Lajoie a insisté sur le fait qu'il voulait un Québec dans un Canada fédéral et non un «Québec entouré d'une muraille de Chine».Car il est convaincu que la formule fédérale offre aux Québécois les garanties nécessaires de leur identité et de leur épanouissement culturel.Ovationné par une salle debout, M.Gérin-Lajoie qui a aussi parlé en anglais, a par ailleurs reproché au slogan D'égal à égal d'être «rien de moins qu'une supercherie, qu'une fumisterie.» Enfin, l'ancien ministre a averti ses concitoyens que quel que soit le résultat du référendum, ils auraient «besoin de se serrer les coudes et d'assurer aux Québécois de léguer à leurs enfants ce que leurs ancêtres leur avaient légué plutôt qu'un Québec déchiré.» Ryan: le s'approprie les symboles pour imposer ses idées LONGUEIL \u2014 Le président du Comité québécois pour le «non», M.Claude Ryan, a reproché hier soir au Parti québécois de s'être approprié pour ses propres fins tous les symboles patriotiques qui sont le propre de tous les citoyens et de les avoir ainsi divisés entre les bons et les mauvais Québécois.M.Ryan, qui parlait devant 1,500 sympathisants d'une douzaine de comtés de la Rive sud, à Longueil, a fait allusion au drapeau national, au mot «Québécois, à l'histoire et à la langue française.«Le PQ s'est appropriée notre histoire nationale, cette mena ire des choses que nous avons vécues, souffertes et endurées, d'une manière presque aussi malhonnête que celle des maîtres du Kremlin.Il semble bien que le premier moyen qucl'on doit prendre pour imposer ses idées dans la population consiste à amputer tous les chapitres de notre histoire qui ne sont pas conformes à la thèse officielle.» De la langue française, il a dit que «le faux docteur de la vertu nationale», le Dr Camille Laurin, avait prétendu que les autres partis ne connaissaient rien à l'âme nationale et nous a imposé un traitement auquel personne ne pourrait s'opposer.«Nous avons vu le genre de traitement qu'il nous a infligé à l'Assemblée nationale.Le soir où la Cour suprême a déclaré anticonstitutionnelle tout un chapitre de la loi 101, il a tenu les propos les plus méprisants, les plus insultants que j'ai jamais entendus sur les lèvres d'un ministre du gouvernement», a dit M.Ryan.Selon lui, le comité du non combat cette conception qui cherche à diviser les citoyens du Québec comme jamais aucun gouvernement ne l'a fait auparavant.Par ailleurs, M.Ryan a prédit un balayage du «non» lors du référendum si son camp parvenait à faire une percée importante au Saguenay-Lac Saint-Jean et dans l'Est de Montréal.«Nous avons une stratégie préci- se, celle de la tortue qui va arriver au fil d'arrivée avant le lièvre qui est parti trop vite.» Selon lui, l'organisation du «non» est infiniment plus forte sur le terrain que celle du Parti québécois.«Nous recrutons des équipes de responsables parmi les plus représentatifs de la population, ceux qui ont le plus d'influence, et qui sont des chefs naturels.» Pour sa part le ministre fédéral des Consommateurs et des Postes, M.André Ouellet, a prétendu que le camp du «non» avait trois bonnes raisons pour gagner le référendum.Selon lui, la première raison est que c'est la meilleure cause, celle qui consiste à sauver le Canada; la deuxième c'est que le comité du «non» possède le meilleur chef et, la troisième raison, c'est que le comité a la meilleure équipe.Du chef, il a dit qu'il avait un peu plus de cheveux que l'autre (en faisant allusion à M.Lévesque) et qu'il avait beaucoup moins de boucane autour de sa tête.«C'est pourquoi il a les idées plus claires.» Morin: Ryan nous mène au statu quo QUEBEC \u2014 Le ministre Claude Morin s'est appliqué à démontrer, lors de l'ouverture de la campagne du «oui» dans son comté de Louis-Hébert, hier soir, que la «nouvelle technique de négociation par le vide» que propose Claude Ryan en matière constitutionnelle est illogique et mène inévitablement au statu quo.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Selon M.Morin, l'approche de la confiance, de la douceur et de l'ouverture totale dans les négociations que suggère le chef des forces du non contredit ce que les Lesage et Johnson ont fait dans le passé et nie la nature même de toute négociation, qui veut avant tout qu'un gouvernement défende ses intérêts.«C'est comme faire confiance à la température en février et se rendre tout nus à Ottawa demandant, faisant appel à la pitié et à la gentillesse, qu'on nous donne des vêtements».M.Morin, lançait la campagne en compagnie de Lise Payette et de la dissidente conservatrice Suzanne Fortin-Duplessis, présidente du Regroupement pour le «oui» dans le comté.Il s'est demandé, devant 700 personnes massées dans une salle pouvant en contenir 400, comment les premiers ministres du Canada pourront interpréter autrement que comme un appui à la situation présente un vote négatif et comment M.Ryan peut dire qu'un «non» est un «oui» au changement s'il est appuyé par des gens qui n'en veulent pas.(Car, selon lui, lès sondages révèlent que les tenants du «non» sont pour le statu quo.) «Et pourquoi changerait-il, a-t-il ajouté, un système dont il fait aujourd'hui un éloge dithy.-rambique?» Il a conclu en disant qu'un «non» constituerait un grand blocage collectif et serait de ce fait dangereux et inquiétant.Lise Payette a pour sa part dénoncé le «terrorisme psycho* logique» que pratiquent, seloYi' elle, les tenants du «non» auprès des personnes âgées.Rappelant l'incident d'Yvette;* elle a dit qu'eue s'était uxcuséê auprès de Mme Ryan et qu'elle attendait qu'on demande à M.Ryan de s'excuser auprès do Léon Dion, qu'il a qualifié «d'universitaire frustré», du Père Ambroise Lafortune («lé faux frère»), de Kevin DrumV mond («opportuniste») et dç! Jean-Paul L'Allier («pares-v seux»).Elle a conclu en demandant aux tenants du «oui» de se montrer calmes et sereins devant le mauvais goût et les infures de l'autre camp.«Plus les provocations vont s'élever de l'autre côté, plus il faudra faire prouve de maturité et de dignité», a dit Mme Payette.Le PCO défie la loi 92 mi En principe, les tenants du «oui» et du «non» se rangent derrière les chefs de leurs comités nationaux respectifs.Mais pour M.Roger Rashi, il existe une voie mitoyenne qui risque d'entrainer le groupe qu'il dirige vers une confrontation avec la Loi sur les consultations populaires.Le président du Parti communiste ouvrier du Canada (PCO), qui a remporté 5,600 voix à travers le pays au scrutin fédéral de février, recommande «une alternative pour la classe ouvrière»: les Québécois devraient annuler leur bulletin le 20 mai.Le parti entend promouvoir cette option lors d'un ralliement qui se tiendra à Montréal ce week-end.L'un des problèmes est que le PCO versera quelque $2,000 pour louer l'aréna de l'Est de la ville où l'assemblée doit avoir lieu.La Loi sur les consultations populaires stipule que les citoyens ou organismes qui ne veulent pas se joindre à l'un ou l'autre des comités officiels, ou dont on refuse l'adhésion, doivent limiter leurs déboursés de campagne à $300.«On ne se laissera pas intimider par la loi 92 qui nous oblige à nous cantonner derrière les hommes d'affaires des camps du «oui» et du «non», a déclaré hier M.Rashi.Bien que les deux principales centrales syndicales québécoi- ses (la Confédération des syndi-; cats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ)) se soient prononcées en faveur du «oui», M.Rashi considère que bien des ouvriers ne sont ni pour l'une, ni pour l'autre option.Sans le dire, le PCO (prochi: nois) semble chercher à se faire interdire par les autorités de tenir le rassemblement prévu.M.Pierre-Olivier Boucher, directeur général du financement des partis politiques, a déjà affirmé qu'il n'hésiterait pas à faire interrompre les activités jugées illégales du fait qu'elles outrepassent aux limites de dépenses ou se déroulent hors de la juridiction des comités nationaux.«J'ai un pouvoir d'intervention et je l'utiliserai», a dit M.Boucher en ajoutanft que même le premier ministre Pierre Trudeau et ses ministres n'échappaient pas à laloi.M.Boucher n'a pu être rejoint hier pour clarifier la position de.son bureau face au défi posé par le PCO.Cependant, un fonctionnaire de son bureau a affirmé privé-ment: «Je suppose que techniquement ils (le Parti communiste ouvrier) violent la loi.DIT fait qu'ils demandent aux citoyens d'annuler leurs bulletins de vote, ils sont opposés aux deux options, mais je pense que le directeur général usera de discrétion et les laissera faire.» A 12 LE BÉFÉBEMPOM LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 Armand Trottier, LA PRESSE « C'est la cause des personnes âgées qui m'a motivé à m'em-barquer, à me mêler jusqu'au bout de toute injustice à leur égard», affirme M.Oscar Rheaume, président du Comité des personnes du 3ième âge pour le OUI.OSCAR RHÉAUME: \u20ac< La cause des personnes âgées m'a motivé » C'est un défi pour moi.Les personnes âgées nous ont assez donné qu'il faut travailler pour elles.» Homme de sentiment avant que d'être un homme d'opinion, |M.Oscar Rhéaume a coupé avec NICOLE BEAUCHAMP ~ |jsa réserve pour plonger dans la mêlée référendaire en acceptant de présider le Comité des personnes du 3ieme âge pour le «Oui» de la Société Saint - Jean -Baptiste de Montréal.Pour avoir grandi dans les coulisses mouvementées de la politique, ce fils de Saint-Henri, où il a passé la majeure partie de sa vie, avait jusque-là gardé ses distances avec la tribune publique.La maison des Rhéaume baignait en effet dans la ferveur libérale.«Mon grand-père était l'un des organisateurs de Sir Wilfrid Laurier.J'ai d'ailleurs conserve des lettres que lui avait adressées Sir Wilfrid Laurier.», confie M.Rhéaume.Quant au père de M.Rhéaume, il a activement défendu la bannière rouge comme organisateur du Parti libéral dans Saint-Henri.«Dans ce temps-là, durant les années 30 et suivantes, on pendait un crêpe à la porte quand on perdait ses élections», se remémore-t-ii.En brassant les souvenirs de cette époque, ceux rattachés au maire de Montréal.Camilien Houde \u2014 idole des masses populaires \u2014 qui fréquentait souvent ta maison, subjuguent tous les autres.«J'étais alors un jeune adolescent et cet homme m'a beaucoup impressionné.Quand il venait, je ne me couchais pas pour l'écouter», dit-il.I Quand les discussions ris quaient de s'enfiévrer sur des sujets brûlants, les enfants devaient cependant s'éclipser.Mais, en témoin immédiat, l'emprisonnement du maire, parce qu'il avait incité les citoyens a n»* pas s'Immatriculer comme ^exigeait la loi de la conscription à la deuxième guerre mon diale, s'est particulièrement gravé dans la mémoire de M.Rhéaume.De Pombre à la scène publique Jusqu'en 1976, le quinquagénaire aux abords de la soixantaine employé de la Banque d'épargne depuis 22 ans.n'a pas dérogé à la tradition familiale en matière d'option politique, dême s'il vouait beaucoup 'admiration à Maurice Duples-s \u2014 «surtout le jour où il a his-|é le drapeau fleurdelysé» \u2014 et ijiême s'il n'a «jamais digéré de payer deux impôts ».t-r C'est à partir de ce sentiment d'appartenance diffus que son fils Gilles (secrétaire du ministre de l'Immigration Jacques Couture) a fait bifurquer la tradition familiale: «Mon fils est venu à bout de me convaincre et m'a amené à adhérer au Parti québécois», affirme M.Rhéaume.Mais, par-dessus tout, une affection profonde envers les personnes âgées, parce qu'il vénérait ses grands-parents, Ta fait sortir de l'ombre à la faveur des circonstances.«C'est la cause des personnes âgées qui m'a motivé à m'embarquer», dit-il.En novembre dernier, une conférence du comédien Gilles Pelletier sur le référendum à la SSJB, suscitait les témoignages de quelques participants de l'auditoire.M.Rhéaume y a relaté son expérience vécue comme observateur dans un bureau de scrutin situé dans un centre d'accueil, aux dernières élections provinciales.Ce récit a frappé l'assistance d'une soixantaine de personnes qui l'élisent, presque à son corps défendant, à la présidence du Comité des personnes du 3ième âge pour le «OUI » qui naissait.L'action de ce dernier démarrait pour rayonner dans une vingtaine de sections de l'île de Montréal et de l'île Jésus : conférences, rencontres dans les résidences de personnes âgées, voyages organisés à l'Assemblée nationale afin de répondre aux besoins d'information quelle que soit l'option des personnes.Juste à la veille de l'émission des brefs référendaires, le Comité distribuait 30,000 dépliants sur le thème «Les pensions de vieillesse et le référendum».Depuis lors, le Comité s'est greffé sur le Regroupement national à la manière d'une antenne spécialement branchée sur l'âge d'or.Ses activités \u2014 assemblées publiques dans différents quartiers, visites des centres d'hébergement et des habitations à loyer modique \u2014 se conjuguent avec celles des comités locaux pour le «OUI».Quant au comité de griefs de ce groupement de la SSJB, qui recueille par téléphone les plaintes des citoyens de l'âge d'or concernant leur liberté de choix au référendum, il ne disparaîtra pas au lendemain du scrutin du 20 mai.Il prêtera alors une oreille attentive aux doléances touchant les conditions de vie des vieillards.«Je me mêlerai jusqu'au bout de toute injustice commise à l'égard des personnes âgées», s'exclame M.Rhéaume.Les bas salariés ont d'autres problèmes Les non-syndiqués et les milliers de travailleurs | tombant sous la loi des normes minimales de travail et du salaire minimum n'entendent pas se ranger, en tant que groupe, dans le camp du «oui» ou du «non».PIERRE VENNAT Si les deux principales centrales syndicales du Québec se sont prononcées pour le «oui», il ne faut cependant pas s'attendre à ce que la «Coalition des normes minimales» ou le mouvement «Au bas de l'échelle», qui agit * comme son centre de coordination, prenne position pour l'une ou l'autre des deux options constitutionnelles, ou encore prône l'abstention.La «Coalition des normes minimales», c'est un regroupement d'organismes comme l'Association du personnel domestique, le Mouvement Action Chômage, le Carrefour des associations de familles monoparentales, le Centre d'aide aux immigrants, l'Union des travailleurs immigrants et québécois, la Ligue des Femmes du Québec, etc., bref des mouvements qui s'intéressent au sort des bas salariés, le plus souvent non-syndiqués, de notre société.Non seulement la «Coalition» ne prendra pas position sur la question référendaire, mais, comme l'a déclaré à LA PRESSE Eileen Shea, une des principales porte-parole du groupe et permanente au mouvement «Au bas de l'échelle», l'idée n'a même pas effleuré le mouvement qui n'en a pas discuté.Ce n'est pas que l'on considère le référendum comme non important (Mme Shea, à titre personnel, opte pour le «oui» mais, dit-elle, il ne me viendrait pas à l'idée de tenter de convaincre qui que ce soit de me suivre dans ce cheminement personnel), mais bien que l'on croit que les préoccupations des gens au bas de l'échelle, de ces milliers de travailleurs vivant au seuil de la pauvreté et ne touchant que le salaire minimum, sont d'une toute autre nature.«Les quelque 50 personnes qui font appel à nous chaque semaine ont des préoccupations terre à terre, beaucoup plus pressantes que les problèmes constitutionnels.On vient de les congédier, ou on les brime en refusant de leur payer le salaire minimum ou de respecter la loi des normes minimales.Leurs problèmes en sont donc de pain et de beurre.» Depuis que la Loi sur ies.nor-mes minimales est entrée en vigueur, le 16 avril, «un mois avant le référendum comme par hasard», de dire Mme Shea, la Coalition sur les normes minimales s'est donnée d'autres objectifs.Les normes minimales ne sont considérées que comme des «miettes» et on mettra l'accent, dans les mois qui viennent, sur la réforme du Code du travail afin, notamment, d'obtenir l'accréditation multipatronale et un plus large accès au syndicalisme.Honneur est pas Paul Longpré invité.GRANBY \u2014 N'insistez pas, monsieur le maire est neutre dans cette bataille.Vieux militant conservateur, il a promis à son dernier retour sur la .'scène municipale de ne plus s'oc-*cuperque de politique municipale.Tant pis pour les manchettes, il restera neutre.Ça, c'est la version qui a cours à l'hôtel de ville de Granby.Je me suis donc rendu rencontrer le citoyen Paul-O.Trépanier, 57 .ans, architecte et promoteur industriel, et maire de Granby, à sa résidence-atelier sise sur les bords du lac Granby.Il suffit d'une heure de discussion à bâtons rompus avec M.Trépanier pour mesurer les limites de sa neutralité.Pour reprendre un euphénisme célèbre, cela va plus dans le sens de la «non indifférence» que de la «non ingérence».Samedi dernier, lors du passage du président du «oui» à Granby, son Honneur se trouvait sur la tribune, voisin de Mme Corinne Côté.Et comme tous les maires sont invités à parler en de telles circonstances, M.Trépanier a réfléchi tout haut sur les enjeux du référendum.Il n'a pas dit «oui», mais un journaliste astucieux de La Voix deTEsta rapporté qu'il avait en quelque sorte épelé le mot.Sur la forme même du débat référendaire en cours, le maire de Granby se montre réticent.Il est d'accord avec l'idée des deux référendums.L'un pour obtenir un mandat et l'autre pour permettre à la population de juger des résultats.Il l'avait même suggéré il y a un an et demi.Mais il aurirtTToTlh^qu'un vote d'une telle importance historique porte sur une question qui eût fait l'accord de tous les partis politiques québécois.Le débat se trouve donc entaché de partisanerie politique.Selon M.Trépanier, la faute en incombe encore plus à M.Ryan qu'à M.Lévesque.Quant à l'allure que prend le débat, à Granby et ailleurs, M.Trépanier se montre favorablement impressionné par la campagne du «oui» et profondément outré par le ton et les thèmes de la campagne du «non».\u2022 Vieux routier des assemblées politiques, il confie à propos du meeting du «oui» du dernier week-end: «Jamais de toute ma carrière politique je n'ai senti une telle ferveur dans une assemblée.'Ni chez les libéraux ni chez les créditistes.Et Dieu sait si dans ses bons jours Réal Caouette savait retourner une salle.Je parlerais d'une sorte de psychodrame.Quelque chose qui dépasse le quotidien.» Alors que M.Ryan ridiculise le président du «oui» et premier ministre qui fait le tour du Québec pour distribuer des certificats de regroupement, M.Trépanier pense que cette approche visant à impliquer les citoyens dans leur cadre de vie de tous les 'jours, le bureau, Kusine, consti1 tue une petite merveille de pédagogie politique.Il fallait y penser.Sur les principe*», M.Trépanier devrait normalement se retrouver plus près d'un Pierre Trudeau que d'un René Lévesque.Il a fréquenté le collège Jean-de-Brébeuf en même temps que Pierre Trudeau.Il s'est rangé dans l'ère duplessiste du côté de Jean-Charles Harvey contre l'idéologie nationaliste du chanoine Groulx.Encore aujourd'hui, il se veut un «internationaliste».Depuis des années, en compagnie de son prédécesseur à la mairie, M.Horace Boivin, il parcourt le monde à la recherche d'investissements pour sa ville et sa région.A en juger par la diversité de la base industrielle de Granby, leurs efforts ont porté fruits.M.Trépanier n'a cessé d'oeuvrer sur la scène canadienne, soit à titre de militant conservateur ou au sein de l'Union des municipalités.Il se trouvait encore récemment à Victoria et il en revient convaincu que «les gars dorment là-bas» devant le bouillonnement qui se passe au Québec de l'après révolution tranquille.A son avis, cet assoupissement n'a d'égal que l'arrogance avec laquelle les premiers ministres de l'Ouest et le premier ministre Trudeau opposent d'avance une fin de non-recevoir à un Québec qui donne- l'tlll rait le 20 mai un mandat à son gouvernement pour négocier d'égal à égal une nouvelle entente Québec-Canada.«Nous vivons, dit-il, les jours^ les plus importants de notre hié-' toire.Une histoire au cours de' laquelle les Québécois se sont fait violer bien souvent par Ottawa.Je me souviens très bitri,\" entre autres viols' historique*, du fameux plébiscite de Mackenzie King sur la conscription.» Malgré les discours des tëL* nants du «non» pour qui la défait' te de la souveraineté-association entraînerait un déblocage des négociations constitutionnelles, M.Trépanier note qu'il ne peut discerner présentement aucune «volonté politique ferme» de présenter aux Québécois et aux Canadiens de nouvel-1 les règles du jeu.Inquiet par les manifestations d'intolérance dans les detitfr clans, M.Trépanier se dit particulièrement outré par «le bluff d'un Bill Davis» et par les arguments de chantage à la catastro-' phe économique sur lesquels les\" tenants du «non» semblent con-1 centrer leur campagne.«Moi, je pense qu'un Québec indépendant, ça se fait et c'est possible.Ce serait même un pays fort.Mais je veux que ceux qui diront «non» le 20 mai le fassent en se tenant debout.«Et c'est le genre de discours que j'ai l'intention de tenir, ce soir, lors du passage de M.Ryan à Granby, si jamais je suis invité.» \" \u2022\"\u2022 ; Aux dernières nouvelles, son Honneur n'avait pas encore été-invité.Av.* I photo LA PRESSE Samedi dernier, son Honneur se retrouvait sur la tribune, voisin de Mme Corinne Côté.mrnUrn Les journaux: Depuis cent ans, journalistes et éditeurs québécois de journaux ont couvert des élections.Mais des référendums, un seul.Peu d'entre ceux qui se retrouvent dans les salles de rédaction des cinq grands jour- HUGUETTE LAPRISE _ nauxdu Québec étaient dans la mêlée lors du premier référendum sur la conscription, en 1942.Pour établir leurs plans de couverture du référendum, il leur a donc fallu défricher en terrain inconnu, avancer un peu à l'aveuglette.Un principe dont on parle de moins en moins dans les salles de rédaction a donc repris de la vigueur.La règle d'or du journalisme (qui, quoi, comment, où, pourquoi, quand) est devenue le bouclier.Elle sera aussi le point de repaire parmi la masse d'informations qui va tomber sur les pupitres du Devoir, de La Presse, du Soie//, du Journal de Montréal et de The Gazette pendant les 35 jours de la campagne référendaire.«Une règle que l'on oublie trop souvent, mais à laquelle on ne peut faire autrement que de se rattacher avec rigueur cette fois-ci.Chaque jour, c'est difficile et ce le sera jusqu'au 20 mai, «souligne M.Mark Harrison, rédacteur en chef de The Gazet-tequi a récemment vu publier, malgré lui, dans les autres journaux une note de service de son \u2022city editor*, M.J.R.Walker, qui ne prêchait pas l'impartialité nécessairement.«Nous apporterons un soin jaloux à rendre compte honnêtement, fidèlement et aussi objec- tivement que possible, de tous les événements, affirme l'éditeur adjoint de La Presse, M.Jean Sisto, qui a expliqué dans l'édition du journal de samedi dernier, les grandes lignes de la couverture référendaire.«Bien sûr, ajoute M.Sisto, nous devons faire un tri.Nous en assumons les conséquences.Un jour, on s'aliène tel groupe; le lendemain, c'est un autre.» Des sommes rondelettes, des équipes de reporters, de rédacteurs, des coordonnateurs triés sur le volet pour parvenir, comme l'exprime M.Claude Masson, directeur de l'information du quotidien de Québec, Le Soleil, à établir un équilibre professionnel tous les jours.«Nous n'avons pas établi, sou-ligne-t-il, de critères mathématiques.Les tenants des deux options en présence doivent faire leur débat; nous devons éviter d'être des intervenants.» Le Soleil, a affecté 10 reporters à temps plein en plus de leurs sept correspondants régionaux à la couverture de la campagne référendaire.Le directeur de l'information prévoit ajouter à ce «task-force», six ou huit journalistes au fur et à mesure que se rapprochera la date du référendum.Ils sont regroupés autour de trois angles de fonctionnement: les thèmes, les groupes-cibles, les deux principaux camps du «oui» et du «non».Le budget consacré à cette opération par ce quotidien est de $60,000 à $70,000, excluant les salaires des employés.Au quotidien Le Devoir, perturbé récemment par des arrêts de travail sporadiques de ses 34 SOUCI journalistes, se retrouve le même souci d'équilibre qu'au Soleil.«Nous cherchons, exprime le rédacteur en chef, M.Michel Roy, à être équitable pour les deux camps.Mais on ne peut changer la réalité: nous voulons éviter que le journal soit complètement inondé.L'équilibre auquel nous tendons joue sur une période de jours et non en une seule publication.Nous travaillons selon les règles du «fair-play» de notre métier».Quelque $50,000 seront dépensés au cours de cette campagne référendaire au Devoir, ce journal dont on dit qu'il a le moins de ressources financières.Sept journalistes seront assignés uniquement à la tâche de faire des enquêtes dans les régions et d'accompagner les deux chefs dans leur tournée.Les chroniqueurs réguliers, par exemple, celui aux affaires sociales ou celui à la condition féminine, devront s'attarder à l'impact du référendum dans leur secteur respectif.Le quotidien du matin, le Journal de Montréa/quant à lui, ne se complique pas l'existence.«C'est 50-50, une page pour, une page contre», déclare le p.d.g., M.Maurice Custeau, qui dit ignorer s'il y a un budget spécial pour le référendum et ajout réticent: «On marche dans besoin».Alors qu'à La Presse, une équipe de 40 journalistes, rédacteurs, coordonnateurs, rend compte de la bataille avec un budget de dépenses d'environ $140,000, au quotidien The Gazette, 18 reporters sont sur le terrain.Ils suivent les chefs et les équité autres principales personnalité^ politiques, prennent le pouls des régions, scrutent les thèmes comme l'union monétaire, les douanes.Comme au Journal de Montréal, aucun budget spécial n'£* été affecté à la couverture de 1 a campagne référendaire au quotidien anglais.«La fermeture du Montreal Star et l'augmentation substâSÏ tielle de notre nombre d'é'nJËT ployés a provoqué une importante hausse de notre budget rédactionnel cette année, explique rédacteur en chef, M.Mark Harrison.Nous fonctionnons à l'intérieur de ce budget pour le référendum en lui donnant priorité toutefois.Il nous faut obligatbT- ' rement couper d'autres reportages que nous avions prévus.» Toutes ces énergies financier, res et humaines sont mobilisée^,, dans un seul but: traduire les deux options débattues de tous bords et de tous côtés dans,le-.Québec, dans les autres provjrv: > ces, à Ottawa, par deux énorni&L machines que sont les comités~~-parapluies du «oui» et du «nonV~ par des centaines de petits cowi; tés de chacune des options fé:.partis dans les circonscriptions québécoises sans compter tout autant de groupements, d'orge nisations avec des intérêts et dqs4i préoccupations tout aussi diver-\" ses que peuvent en contenir I«sm strates d'une société comme le Québec et qui ont leur mot à dixft aussi.C'est à cette oeuvre de Titan que sont attelés les journaux dans lesquels se déroule une bonne partie du débat réfé^ rendaire et sur lesquels les yeux des acteurs sont fixés. LÀ'PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 r.\u201e.\u201e.lbh ACCUSATIONS DE RACISME CONTRE LE PQ [h\tH \u2022 1\t\t\t ntoum Ryan minimise la portée des propos de Fortas Sans se dissocier des discours prononcés dimanche au colloque des comités ethniques pour le «non», MM.Claude Ryan et John Ciaccia ont voulu hier, au cours d'une conférence de presse, en minimiser la por-téé.de deux façons: 1) En accusant M.René Lévesque d'avoir «tenu des propos excessifs, intolérants et mensongers» à propos du colloque en q^stion.2) En affirmant que les \u2022 «appréhensions» et les «réticences» exprimées diman- LAVAL LE BORGNE che visaient le Parti québécois et non pas le «peuple québécois.» On sait qu'à ce colloque, le Dr André Fortas, qui s'est présenté à-LA PRESSE comme étant le responsable des communications pour les groupes ethniques, ay^it invité son auditoire d'envi-rot>-800 personnes à «ne pas avoir peur de parler du racisme du Parti québécois.» rJ&s autres orateurs à ce colloque avaient associé le PQ et le «oui» au référendum, tantôt aux nazis, aux régimes totalitaires, au communisme, aux dictatures d'extrême droite; tantôt à la destruction, à la torture, à la mystification.Ce sont ces affirmations (dont LA PRESSE a rapporté l'essentiel lundi) que M.Ciaccia, membre du comité exécutif des Québécois pour le «non», a qualifiées hier «d'appréhensions» et de «réticences» qu'entretiendraient les groupes ethniques à l'égard du PQ.Parlant des groupes ethniques, il a dit entre autres: «Notre attachement indéfectible au Canada est relié à cette extraordinaire et merveilleuse liberté d'être, de dire et de faire que nous avons trouvée en ce pays; vous comprendrez facilement alors notre extrême réticence envers toute tentative de briser ce pays.» Et d'ajouter: «L'expérience parfois douloureuse des groupes ethniques qui sont venus chercher au Canada la liberté et la sécurité, explique également leur hostilité envers tout parti politique qui par certaines politiques, attitudes ou déclarations, donne prise à des accusations d'intolérance et de mise en veilleuse des droits individuels au profit des droits collectifs».«Il nous semble que ces sentiments sont légitimes et ont droit de s'exprimer dans ce débat référendaire.» M.Ciaccia, appuyé en cela par M.Ryan, a dit s'insurger «avec véhémence contre les tentatives des porte-parole du Parti qué- John Ciaccia bécois, M.Lévesque en tête, de nous faire dire que nos appréhensions et nos réticences visent le peuple québécois.Il n'en est rien! » Pas le contenu Interrogés sur les fonctions du Dr Fortas, celui qui a prononcé la première allocution lors de la réunion des groupes ethniques, Mme Rita de Santis, responsable des communautés ethniques, a répondu: «Le Dr Fortas est un bénévole responsable de la diffusion (pas du contenu) des informations dans les média ethniques».En un premier temps, M.Claude Ryan a déclaré pour sa part qu'il ne pouvait ni approuver ni désapprouver une déclaration dont il n'avait pas pris connaissance.Quelques moments plus tard, il revenait là-dessus pour dire: «Je viens de lire la déclaration du Dr Fortas, et je n'y vois rien de reprehensible*.«Ces remarques concernant le racisme du PQ, il les a faites hors texte», lui a rappelé un journaliste.Le Dr Fortas pour sa part n'était pas à la conférence de presse qui s'est déroulée aux quartiers généraux des Québécois pour le «non»; il n'y était pas à tout le moins lorsque la conférence de presse a commencé.Quelques minutes auparavant cependant, avant que tout le monde n'arrive, il était sur les lieux, causant avec un collègue du comité du «non».Le représentant de LA PRESSE est allé le saluer et le Dr Fortas lui a dit: «Laval, tu m'as assassiné».«Je n'ai fait que rapporter vos paroles», lui a répondu le soussigné.Jacques Parizeau a reçu hier des chauffeurs d'autobus une liste de 300 noms pour le «oui» photo P.H.Talbot, LA PRESSE Les chauffeurs d' à retenir leurs élans politiques uuîuuu) uni peint?La Commission de transport de la communauté urbaine de Montréal éprouve certains problèmes ces jours-ci à retenir MARTHA GAGNON les élans politiques de ses chauffeurs d'autobus.Une directive interdit le port du macaron sur l'uniforme mais des chauffeurs passent outre; les surintendants semblent avoir décidé d'adopter une attitude de tolérance.Ainsi, hier après-midi, un groupe de chauffeurs en faveur du «oui» a reçu le ministre des Finances, Jacques Parizeau, en visite au local de la CTCUM sur la rue Saint-Denis.Les chauffeurs ont affiché des pancartes sur les murs et dans les fenêtres de l'édifice.Le surintendant, M.Roger Corriveau, s'est contenté de regarder la scène de loin.Il a expliqué qu'il fallait éviter à tout prix de semer la discorde, de provoquer des débats politiques entre les chauffeurs.«Je pense qu'il ne faut pas brusquer les hommes.Il faut agir avec précaution puisqu'après le référendum, nous aurons à vivre encore ensemble.L'important, c'est que la Commission en tant qu'organisme reste neutre et que les chauffeurs évitent de faire de la politique partisane dans leurs autobus.» Ce à quoi un chauffeur, M.Jean-Paul Trépanier, rétorque: «Ça fait des années que l'on fait de la politique dans nos autobus.Moi, je me suis battu pour faire respecter le droit de parler en français.Et je puis vous garantir que les Anglais sont maintenant capables de comprendre les renseignements que je leur donner».Les chauffeurs ont profité hier de la visite de M.Parizeau pour remettre au regroupement pour le «oui» une liste de quelque 300 noms.JORON REPOND A LALONDE La menace hausses éventuelles prix est abusive L'ancien ministre de l'Energie, Guy Joron, a qualifié ! d'abusif de la part de son homo-; logue fédéral, Marc Lalonde, le tfffi de brandir la menace d'é-j ventuelles hausses des prix de 1 l'énergie et de les relier au référendum du 20 mai.Devant les membres du nou-; veau Syndicat des travailleurs Idè-l'énergie et de la chimie réu-înfé à Montréal, M.Joron.qui est ; maintenant titulaire du ministère'des Consommateurs, Coopératives et Institutions financiè-____^ ROGER LEROUX _ ! resy a soutenu que les prix de l'é-'ndfgie continueront encore d'augmenter dans tous les pays avec ou sans référendum au Québec.«Ils augmenteront aussi i au Canada et au Québec quelle ; qtie soit l'issue du débat constitutionnel.» £elon M.Joron, le prix du pé-ïtfiSH canadien rejoindra bientôt Jléfcfyrix mondiaux et «le référendum n'aura pas plus d'influence ¦làrôéssus que sur la couleur des pivoines.» ; MC'est le marché mondial qui \u2022détermine le prix véritable d'un *-$- produit comme le pétrole et la réalité exige que, progressivement, le prix canadien s'aligne sur le prix international.» Un principe que le gouvernement Clark avait reconnu.«L'avantage dont le Québec bénéfice actuellement serait pratiquement disparu d'ici quatre ans.Il y a fort à parier que la situation ne sera pas différente sous le gouvernement de Trudeau puisque celui-ci a déjà commencé à adopter à la pièce les m esures du budget conservateur».M.Joron a d'autre part soutenu devant un auditoire, anglophone pour une bonne part, que le pétrole canadien de demain sera parmi les plus chers du monde et que le Québec, quel que soit son statut, aura tout intérêt à faire comme le font les autres pays du monde, c'est-à-dire marchander sur tous les marchés pour l'obtenir au meilleur prix.Un Québec électrique Depuis déjà quelques années, le ministre Joron affirme que le Québec sera au tournant du siècle le pays le plus électrifié du monde, ce qui lui conférera un avantage sur à peu près tous les autres pays du monde au plan énergétique.Il a reproché au ministre Lalonde de s'acharner à minimiser cet atout qu'il considère comme une «monnaie d'échange qui fait l'envie du monde entier».M.Joron estime qu'au fur et à mesure qu'augmente la capacité de production hydro-électrique du Québec, ses possibilités d'exporter ses surplus saisonniers vers le sud augmentent en parallèle.«Il n'est pas exagéré de dire que l'hydroélectrique québécoise vaut de l'or et se négociera de plus en plus à prix d'or sur les marchés extérieurs.» Depuis quelque temps, les adversaires de la souveraineté-association soutiennent que le secteur énergétique est un de ceux où le Québec est le plus vulnérable.M.Joron croit plutôt que le «Québec est une des régions les plus autonomes du monde».Dans sa brève allocution, le ministre ne s'est pas attaché à réfuter point par point les arguments de M.Lalonde pas plus que ceux avancés lundi par le comité du «NON» dans un document de l'économiste François Laçasse.Avec d'autres ministres, il doit participer samedi à une conférence de presse où seront exposées toutes les positions des partisans du «oui» en matière d'énergie.a- Le Dr Fortas et le racisme Le Dr André Fortas est ce monsieur qui a déclaré dimanche dernier à un rallye organisé par le Comité du «non» pour les groupes ethniques qu'il ne faut «pas avoir peur de parler du racisme du Parti québécois», et qui, interviewé mardi matin à l'émission «Présent» de Radio-Canada, a évoqué, à propos d'un Québec éventuellement souverain, les modèles suivants, et je cite: l'Espagne de Franco, la Grèce de Papadopoulos, l'Algérie de Boumédienne et l'Argentine de Videla.Venant d'un individu sans responsabilités particulières dans la campagne référendaire, cette injure n'aurait pas causé plus de remous que les propos hystériques qu'on entend parfois dans les «hot Unes».Le silence est en effet le seul sort que méritent certains genres d'attaques.Si l'on me dit que je suis raciste, ou, ce qui revient à peu près au même, que 40 p.cent de mes compatriotes ont élu un gouvernement raciste et qu'ils continuent \u2014 à en juger par les sondages sur le taux de satisfaction \u2014 de s'en contenter dans une assez forte proportion, si l'on me dit cela donc, et qu'en plus on ajoute que mes compatriotes, laissés à eux-mêmes, n'auraient rien de plus pressé que de laisser s'installer un régime totalitaire, je perds à vrai dire tous mes moyens.Je reste bouche bée.Comment répliquer rationnellement à de tels arguments?Je n'ai pas été entraînée aux batailles de ruelle, alors mon instinct me pousse plutôt à quitter les lieux.Non sans me dire en mon for intérieur que ce genre d'individu exprime peut-être un phénomène bien connu, celui de la projection: quand on voit des racistes partout, c'est peut-être parce qu'on en est un soi-même.Des postes d'influence au PLQ Je sais qu'il y a des voyous de cette sorte des deux côtés, dans cette bataille référendaire.Toute société a sa part de vices, de tares et d'abus.Il y a des «pro-oui» qui sont sectaires, il y en a sûrement aussi qui sont racistes.Mais à ce qu'on sache, il ne s'en trouve aucun dans le comité national du «oui», ni aux postes clés du PQ, ni dans l'organisation centrale de la campagne du «oui».(S'il y en avait, croyez-moi, ça se saurait! ) Pourquoi alors parler de ce monsieur Fortas?Hé bien parce qu'il exerce de l'influence et détient des postes de responsabilité au sein du Parti libéral et de la campagne du «non».Le Dr Fortas est l'une des personnalités qui ont été invitées à former le Regroupement des Québécois pour le «non».Il est membre, parmi la dizaine de gens agréés par le chef du PLQ, de la Commission des groupes ethniques de ce parti.Il est enfin, depuis la mise sur pied de l'organisation référendaire du comité du «non», chargé de la diffusion de l'information auprès des groupes ethniques.C'est l'un des principaux conseillers et amis du ministre fédéral Pierre de Bané.C'est en outre, vraisemblablement, un proche collaborateur de M.Ryan, puisqu'il faisait partie du groupe restreint de la vingtaine de militants libéraux qui accompagnaient leur chef dans le DC-9 qui les conduisait le 13 avril dernier à Chicoutimi pour l'ouverture de la campagne du «non».Hier, au cours d'une conférence de presse, M.Ryan a dit ignorer les propos tenus par le Dr Fortas.Et les principaux responsables de la campagne auprès des groupes ethniques, Mme Rita de Santis et M.Paul Pantazis, ainsi que le député John Ciaccia, ont tenté de mini- miser l'importance des fonctions du Dr Fortas, sans cependant s'en dissocier ouvertement.(D'ailleurs, certains militants du parti ne cachent pas leur agacement de voir le Dr Fortas hanter si souvent les locaux du comité.«Il joue sur des thèmes que nous réprouvons, dit l'un d'eux, mais que voulez-vous qu'on fasse?Impossible de le bâillonner!».Surtout pas en effet après qu'on lui a confié des fonctions de responsabilité dans la campagne! ).Un habitué des lettres ouvertes Mais enfin, diront les âmes charitables, peut-être le PLQ vient-il tout juste de découvrir la vraie nature du Dr Fortas?Peut-être se trouve-t-on pris au dépourvu devant ses déclarations intempestives et imprévues?Difficile à croire.Car le Dr Fortas est loin d'être un inconnu: depuis trois ans au moins, il inonde les «tribunes libres» des journaux de lettres incendiaires, systématiquement axées sur le même thème: les politiques eth-nocentristes et racistes du PQ.Quand des policiers de Montréal ont rudoyé, l'été dernier, un groupe de Haïtiens qui s'attardaient dans un parc, le Dr Fortas a expliqué, en lettre ouverte dans Le Devoir, que cela reflétait bien la mentalité du PQ.A l'automne 1978, au cours .d'un colloque à Québec, il tente\" d'engager avec la journaliste Denise Bombardier une discussion politique à partir des prémisses suivantes: le ministre Camille Laurin est le Goebbels québécois.«Je regrette, dit-elle, avec une dignité de fort bon aloi, je ne discute pas avec vous sur ces bases-là.» .Le colloque reprend, et le Dr Fortas, avec un ; culot sans nom, s'en va au micro et entreprend de dénoncer Mme Bombardier pour son «intolérance»! Plus tard, dans une lettre ouverte à La Presse, il la traitera elle aussi de raciste.(J'attends mon tour, mon cher docteur).Ce sont des gens comme le Dr Fortas qui ont détruit la réputation des Québécois francophones ( dans plusieurs milieux néo-qué- t bécois et même à l'étranger, où plusieurs croient que notre gou- .vernement persécute ses minorités! - Et l'on a eu le culot, hier au PLQ, de reprocher au premier ministre Lévesque d'avoir violemment réagi à cette récente bordée d'attaques! Que M.Lévesque se soit emporté, lui qui, comme tout politicien, a l'habitude du combat et de la réplique, est parfaitement normal: aucune insulte n'est plus blessante que celle-là, et dans le cas précis de M.Lévesque, aucune injustice plus grande ne peut lui être faite.(On peut lui reprocher n'importe quoi, mais pas d'être raciste).Le Dr André Fortas n'est pas représentatif des minorités culturelles de Montréal.Au cours du même rallye de dimanche dernier, la plupart des Néo-Québécois fédéralistes ont tenu des propos parfaitement normaux, calmes et légitimes.(Il faut accepter que certains orateurs, comme cette Roumaine qui a passé 12 ans en prison sous un régime totalitaire, soient restés traumatisés par un passé de souffrance et de peur, et qu'ils s'affollent à l'idée que leur nouveau pays, ce havre de paix, soit traversé par des conflits).Cela n'a rien à voir avec les charges du Dr Fortas, qui s'emploie méthodiquement depuis trois ans à miner les possibilités de collaboration harmonieuse entre Québécois de diverses origines.Quel que soit le résultat du référendum, notre défi à tous sera de lui faire échec.¦ * Blitz du NON sur la Rive sud Le Regroupement des Québécois pour le non y est allé d'un gros élan, durant la journée d'hier, sur la Rive sud.Des députés fédéraux aussi bien que provinciaux et au moins un ministre y ont participé.C'est ainsi que Mme Monique Bégin, ministre de la Santé et du Bien-être à Ottawa, a effectué, une tournée en compagnie du député fédéral de Laprairie, M.Pierre Deniger, dans quatre entreprises industrielles et un centre d'accueil, le tout dans les trois comtés de Taillon, Laporte et Châteauguay, tournée qui s'est terminée à la station de Métro de Longueuil, où s'est également retrouvé le député Michel Page, de Portneuf.Auparavant, celui-ci avait également visité quelques usines ainsi qu'un HLM et une brasserie.M.Page a déclaré que son arrêt à cette brasserie a été fructueuse, précisant qu'on y dénombre 60 «non» contre 40 «oui».*¦ \u2022 - ?; f « * f s a m I ¦ â ?1 I I J ¦ f f ?* I - ï I h ¦ 4 A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIH980 iNEORMKnCOUS , ! fil) if f LES SURVIVANTS ONT PRIS L'AVION Les dauphins de Montréal valaient plus de $ 100,000 Tel que prévu, les trois dauphins qui ont survécu à l'aquarium de Montréal \u2014 Kim, Pierrot et Carole \u2014 ont pris l'avion hier matin, pour aller récupérer durant quelque deux ans dans un milieu qui leur sera plus favorable.Les trois «oies de mer», ainsi baptisées par les marins des livres\u2014 , ont voyagé à bord d'un vol nolisé de la Rich Airline, de Floride, accompagnés du Dr Joseph Geraci, considéré comme une sommité mondiale en matière de mammifères marins, et du Dr Jack Pearson, directeur du «Marine Mammals New En-gland Aquarium» de Boston.L'appareil a fait escale à Boston, où l'un des dauphins a été laissé avec le Dr Pearson qui a veillé à son transport jusqu'à l'institution qu'il dirige et dont les bassins sont remplis d'eau de mer naturelle.Les deux autres bêtes ont été emmenées en Floride, où elles seront gardées en pension au Flipper Sea School de Miami.Selon l'entente intervenue avec les autorités de l'aquarium de Montréal, il en coûtera environ $3,000 par dauphin par année pour la pension.Quant au coût de l'appareil nolisé, on prévoit qu'il s'élèvera de $12,000 à $14,000, tout dépendant de la distance parcourue.La facture sera envoyée à l'aquarium de Montréal.Combien coûte un dauphin?Des experts soutiennent que des bêtes comme Kim, Carole et Nadia, qui n'étaient pas entraînées lors de leur acquisition avaient dû coûter autour de $11,000 chacune.Selon les mêmes sources, Brigitte, principale vedette du spectacle au cirque marin, pouvait valoir facilement de $20,000 à $30,000.On estime également qu'on aurait pu facilement obtenir $25,000 pour Pierrot, si on avait décidé de le vendre au meilleur de sa forme.Et si on décidait, demain matin, de remplacer Brigitte, Fanny et Judith, les trois dauphins morts dernièrement, il en coûterait facilement $60,000 pour avoir l'équivalent, en admettant que cela soit possible.to LU Cl.a o O c 8 O O a photo Jean Goupil, LA PRESSE Le Dr Joseph Geraci, ancien conservateur à l'aquarium de Montréal, surveille l'embarquement des dauphins vers les USA.photo Jean Goupil, LA PRESSE g m Les dauphins se préparent au long voyage.Souvenir attachant Brigitte, aujourd'hui décédée, en compagnie du petit qu'elle venait de mettre au monde en décembre 1978.Elle était l'attraction principale de l'Aquarium.UNE VOCATION ET UNE REPUTATION PERDUES aquarium de Montréal périclite depuis 1975 «A partir de 1975, il était devenu évident que l'administration municipale considérait l'aquarium de Montréal, non plus comme un outil de recherche scientifique tel que nous Pavions conçu, mais plutôt comme une attraction publique, une foi- GEORGES LAMON et GILLES NORMAND re.J'avais le sentiment d'avoir été trompé.» Quand en juillet 1975, le Dr Paul Montreuil, diplômé de l'Université McGill en zoologie et en parasitologic, quitta l'aquarium de Montréal où il avait été, durant une dizaine d'années le directeur scientifique, c'était par ce que les conditions étaient rendues à ce point difficiles qu'il estimait y perdre son temps.Ce n'est pas de l'amertume que M.Montreuil \u2014 aujourd'hui attaché à la recherche au ministè re fédéral des Pèches et Océans à Ottawa \u2014 garde à la suite de cette «incompréhension» de l'administration municipale, mais plutôt une certaine tristesse.«Quand on est venu me chercher à New York en 1966, préci-se-t-il, on m'avait assuré d'une liberté d'action, notamment au niveau de la recherche et de l'enseignement.Ça a duré jusqu'en 75.Je me suis alors aperçu qu'on voulait mettre de côté tous ces aspects très importants à mes yeux, et c'est à ce moment que j'ai décidé de partir.» Notre interlocuteur se refuse à engager une polémique.Ce qu'il veut surtout c'est que son «béfa^».l'aquarium, puisse être «remis sur pied» et ainsi retrouver sa vocation et sa réputation.Puisque jusqu'en 74 l'aquarium de Montréal était considéré comme ayant la meilleure installation pour soigner des dauphins en captivité.Le départ de l'homme de science avait aussi d'autres raisons: les difficultés dans les relations de travail ville-cols bleus.«La situation était devenue intolérable par suite de l'emprise omniprésente du syndicat des cols bleus (entraîneurs).» Car, pour M.Montreuil, comme pour d'autres d'ailleurs, le syndicat des cols bleus et les entraîneurs de dauphins qui en font partie, ont eu une large part de responsabilité dans les trois récentes morts de dauphins.Il a rappelé qu'à son époque, à l'aquarium, dont les buts étaient surtout l'éducation, la conservation et la recherche, on avait même institué un programme scolaire avec deux commissions scolaires, qui portait sur l'enseignement des sciences naturelles.C'est aussi sous son égide qu'on y a fait une quantité spectaculaire de recherches sur la santé et le comportement psychologique des mammifères marins, des poissons et des oiseaux aquatiques.«C'est notamment l'aquarium de Montréal qui a établi les normes alimentaires pour les mammifères marins, a insisté M.Montreuil.Nous avons également participé à la préparation de thèses de doctorat aux trois universités de Montréal.Sans compter la recherche pour les hôpitaux, et particulièrement des travaux intéressants sur la circulation du sang On pyut même avancer que quelques 75 études ont été menées avec le concours de l'aquarium de Montréal.» La présence d'experts scientifiques à l'aquarium municipal est aujourd'hui réduite à son strict minimum: un biologiste.A ce point qu'un universitaire qui téléphonerait pour obtenir des renseignements nécessaires à la confection d'une thèse ne trouverait personne pour satisfaire entièrement son besoin d'information scientifique.L'équipe de spécialistes chevronnés (comprenant le Dr Geraci alors conservateur) qu'a dirigé le Dr Paul Montreuil de 1967 à 1975 a aussi eu droit à sa part de grèves des cols bleus.Au cours des trois grèves d'alors, c'est également aux cadres et aux scientifiques qu'incombaient la tâche d'assurer la bonne marche de l'aquarium et surtout la santé des dauphins.Il n'en est pourtant pas mort un seul à cette époque! Sans doute, les dauphins étaient-ils assez jeunes et suffisamment forts pour endurer pareille situation?C'est surtout que l'équipe sur place avait, selon lui, pris les moyens nécessaires pour assumer ses responsabilités.«Certains d'entre nous couchaient à l'aquarium et moi j'y étais continuellement.Nous connaissions nos animaux et les animaux nous connaissaient, ça c'était important.Le problème, dans la grève de cette année c'est que les personnes sur place ne connaissaient pas grand-chose aux dauphins.» L'ex-dirceteur de l'aquarium de Montréal, qui dirigea aussi celui de New York et fut conser- vateur à Québec et à New York, est du reste convaincu qu'à Montréal, actuellement, on n'est absolument pas qualifié (en personnel) pour prendre soin des dauphins.Il y manque avant tout les spécialistes de base pour remplir ce rôle.Par exemple, l'absence d'un conservateur depuis le décès de M.Penfold se fait sentir.«C'est inconcevable, inadmissible, immoral et même injustifiable, avance-t-il, que l'aquarium de Montréal n'ait pas son conservateur et qu'en plus il n'ait pas une direction entourée d'une équipe de scientifiques aguerris.» Quant aux entraîneurs, il rappelle aussi avoir essayé de leur faire donner des cours par un des meilleurs au Canada, M.Bryan Beck, celui-là même qui fut le premier entraîneur à Montréal.M.Montreuil demeure quand même persuadé que les seuls aquariums qui réussissent dans le monde à survivre sont ceux qui mettent l'accent particulièrement sur la recherche.«On a bien essayé à Montréal, dit-il, mais les cols bleus nous ont mis des bâtons dans les roues.Si l'aquarium de Montréal ne devient qu'une attraction comme elle l'est actuellement, il n'aura plus sa raison d'être puisqu'il ne contribuera plus à l'enseignement et à la recherche qui sont, à mon avis, indispensables dans une grande ville comme Montréal.» M.Montreuil, abordant la mort récente des trois dauphins, a par ailleurs expliqué que cet «incident» avait causé des «préoccupations sérieuses» au gouvernement américain.Rappelons que le gouveype- Le Dr Paul Montreuil.ment américain a promulgué en 1972, sous la pression de différents groupes concernés par l'écologie et la protection des animaux, une loi spécifique en vue de protéger les mammifères marins.C'est une commission qui a été chargée d'assurer l'application de cette loi, qui comporte des normes sévères sur l'exportation de ces animaux.La mort des dauphins de Montréal a d'ailleurs eu pour conséquence le gel immédiat de toute exportationde mammifère marin à tout aquarium du monde.Les Américains veulent ainsi établir maintenant un nouveau système de garantie approprié pour ces animaux.En d'autres mots, la commission veut s'assurer que dorénavant les mammifères marins exportés à l'étranger soient traités avec tous les égards qui leur sont dus: j^uurri- ture et soins appropriés, personnel compétent et lieux adéquats.Bref, la Commission américaine des mammifères marins révise actuellement ses propres critères pour éviter des expériences malheureuses comme celle de Montréal, quelles que soient les conditions passagères qui surviendraient: grèves, difficultés dans les relations de travail, mauvais soins, etc.Enfin, M.Montreauil croit que pour éviter tous ces malentendus, toutes ces frictions syndicales et autres, il faudrait peut-être songer à confier l'aquarium de Montréal à l'entreprise privée, un peu comme cela existe, en partie, à l'aquarium de New York et à celui de Vancouver.Pourquoi pas, dit-il, \\ une société zoologique?DEMAIN: Il n'y a pas ^ QVte les dauphins* i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 24 AVRIL 1980 A 15 Les conservateurs ne peuvent obtenir de précisions sur le fédéralisme renouvelé OTTAWA \u2014 L'opposition officielle a réclamé en vain hier que le gouvernement Trudeau précise ce qu'il entendait par son offre de négocier un «fédéralisme renouvelé».En l'absence du premier ministre c'est à l'ancien titulaire des relations fédérales-provinciales M.Marc Lalonde qu'est revenue la tâche de défendre le gouvernement.D'abord invité par le député de Joliette Roch La Salle a répondre de «façon affirmative» aux premiers ministres de l'Ouest qui réclamaient hier encore un GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa renouveau du fédéralisme, M.Lalonde a dit qu'il rejetait, lui aussi, «le statu quo».Il a ensuite ajouté, devant l'insistance de M.La Salle, que son gouvernement était prêt «à considérer une revision complète de la constitution» pourvu que ce soit à l'intérieur d'un régime fédéral et que la constitution offre des garanties linguistiques.Constatant que le ministre n'avait toujours pas apporté de précision sur le contenu d'un fédéralisme renouvelé le chef de l'opposition M.Joe Clark a également prié M.Lalonde de fournir des explications sur le contenu de son offre.Etes-vous prêts à convoquer une conférence fédérale provinciale sur le renouvellement du système fédéral a-t-il dit?«Au moins une indication avant ou après le 20 mai du contenu exact du régime de fédéralisme renouvelé» a souligné M.Clark.S'étonnant de la question de l'ancien premier ministre M.Lalonde lui a reproché de n'avoir pas donné de contenu à cette formule alors qu'il était au pouvoir.Piqué au vif, M.Clark a alors réclamé la formation d'un groupe de travail fédéral sur le renouvellement du fédéralisme comme geste de bonne volonté de la part du gouvernement Trudeau.Excédé M.Lalonde a conclu que cela n'était pas nécessaire et que le gouvernement avait étudié la question durant des années.Les ministères sont là pour faire ce travail et cela va continuer, a-t-il dit.Par la suite les ministériels ont été malmenés par le critique néo-démocrate en matière constitutionnelle M.Lorne Nystrom qui leur reprochait de mentir aux électeurs Québécois.LOCATION \u2022 LOCATION \u2022 LOCATION SPÉCIAUX DE LOCATION RAPIDES FORD f PINTO Stock 514 FAIRMONT Stock 182 Rabais *5 à $50 Appareils pratiques d'une grande efficacité pour l'homme d'affaires ou l'étudiant! «145 MOIS MUSTANG Stock 474 '195 MOIS 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le moins élevé des deux).Comme il n'est pas nécessaire d'assurer ce genre de prêt, l'emprunteur se trouve à épargner une prime d'assurance de 1 % ou 1.25% selon ie montant du prêt.2) Le prêt de ratio élevé (assuré): 90% Ce genre de prêt hypothécaire exige un paiement comptant de 10% du prix de vente ou de la valeur marchande de la maison (le montant le moins élevé des deux).3) Le prêt LNH (Loi nationale sur l'habitation):95% Le paiement comptant exigé pour ce genre de prêt hypothécaire est de 5% de la valeur marchande établie par la SCHL (Société canadienne d'hypothèques et de logement).Pour tous ces prêts hypothécaires, le taux d'intérêt varie d'habitude selon le genre du prêt et la date d'échéance.Si vous avez des questions à poser, écrivez-nous, appelez-nous ou venez nous voir à l'adresse ci-dessous.I u v I \u2022 \u2022 .I f (\u2022 ' .111 1, place Ville-Marie Montréal, Québec H3B 3L6 861-1681 Centre commercial Fairvk Pointe-Claire, Québec H9R1C3 695-5230 ù Montréal Trust Rabais 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: ¦ 4 « : : 1 'la Maintenant en plein essor jusqu'au samedi 10 mai « \u2022 i A 16 Jeudi, 24 avril 1980 commission Mcdonald Conversation d'Allmand enregistrée malgré un ordre OTTAWA (PC) \u2014 L'ancien délateur de la GRC Warren Hart a ignoré, en 1975, l'ordre de ne pas enregistrer une conversation avec le solliciteur général d'alors, M.Warren All-mand.C'est ce qu'a déclaré, hier, un ancien agent du service de sécurité à la commission McDonald qui enquête sur la GRC.M.Jack Plummer, intermédiaire auprès de Hart, a dit que ce dernier avait reçu l'ordre précis de ne pas enregistrer une conversation entre M.Allmand et Roosevelt Warren Hart Douglas, un des activistes noirs qu'espionnait Hart.Mais M.Plummer a dit qu'il avait été content d'écouter ensuite la bande sonore.A sa retraite, M.Plummer a dit qu'il soupçonnait, sans pouvoir le prouver, que cet enregistrement interdit était la raison du congédiement subit de Hart plus tard cette année-là, après quatre ans et demi de travail d'infiltration des groupements de Noirs et d'autochtones.Toutefois, dit M.Plummer, le service de sécurité avait donné à Hart un petit appareil enregistreur et un micro caché en lui disant d'enregistrer toutes les conversations qu'il voudrait.Le témoin a dit qu'il ne voyait rien de mal à la présence d'un indicateur de la police à des rencontres privées.Il a ajouté qu'on ne lui avait jamais dit que Hart avait enregistré une conversation avec l'ancien député néo-démocrate John Rodriguez, contrairement aux prétentions de Hart.Mais l'ancien agent a aussi dit que l'appareil enregistreur de ce dernier, caché dans sa voiture où la conversation a eu lieu, fonctionnait souvent mal.M.Plummer a encore déclaré qu'il n'avait jamais dit à Hart d'enregistrer un discours de Douglas aux députés néo-démocrates de la C.-B.en mars 1975, mais il a précisé: «Il avait l'équipement et l'autorisation d'enregistrer tout ce qu'il jugerait utile, et il est fort possible qu'il ait enregistré cette séance.» M.Plummer a contesté l'affirmation antérieure de Hart qu'il lui ait demandé d'enregistrer la conversation avec M.Allmand; ce fut l'idée de Hart, d'ailleurs rejetée par le quartier général de la GRC.Quand Hart est revenu avec un ruban sonore, M.Piummer lui a fait des reproches mi-plaisants et a écouté la transcription.Elle l'a intéressé parce que selon Hart M.Allmand avait offert à Douglas, criminel américain reconnu, susceptible d'être déporté, un travail de recherche sur la condition carcérale.Questions d'éthique Qualifiant Douglas de casse-pieds de la GRC, M.Plummer dit qu'il ne lui semblait pas logique que notre gouvernement lui offrit du travail.M.Plummer, retraité de la GRC en 1976 après 25 ans de service, a contredit la déclaration de Hart que ses contrôleurs de ia GRC considéraient M.Allmand comme un communiste.«Je puis avoir parlé de ses tendances so- RECOMMANDATION D'UN RAPPORT Le traitement des députés fédéraux bientôt confié à un consultatif?conseil OTTAWA (PC) \u2014 Un conseil consultatif spécial devrait être créé pour réajuster, tous les deux ans, les traitements et indemnités des députés et sénateurs, car ces derniers ne devraient pas avoir à décider de leur propre augmentation de traitement.C'est l'une des recommandations contenues dans un rapport déposé hier aux Communes par le président du Conseil privé, M.Yvon Pinard, et qui avait été réalisé par une commission nommée par le gouvernement précédent.En déposant le rapport de l'ancien député conservateur, M.Alfred Haies, M.Pinard a déclaré qu'une nouvelle commission allait devoir être mise sur pied suite aux récentes élections.Il a signalé que le gouvernement allait étudier les propositions de M.Haies avec beaucoup de soins, mais qu'il ne pourrait se prononcer avant de connaître les conclusions de la nouvelle commission.Dans son rapport, M.Haies notait que la détermination de leur salaire par les députes eux-mêmes exposait le Parlement aux critiques de la population.Pour remédier à ces «conflits d'intérêt graves», il préconisait la création d'un conseil consultatif indépendant et formé de non-parlementaires.Le conseil étudierait les rajustements s'appliquant au salaire de base des députés qui s'élève actuellement à $30,600, et à leurs indemnités de dépense non-imposables qui sont de $13,500.Il étudierait en outre les rajustements aux traitements accordés au premier ministre, au chef de l'Opposition officielle, aux whips, etc.au titre de responsabilités supplémentaires.cialistes, dit-il.mais sûrement pas de tendances communistes».Considérant le ruban Allmand comme sans importance parce qu'il n'y était pas question d'emploi ERRATUM Veuillez prendre note de la correction suivante dans le cahier «Grande Vente de mai chez Simpsons».encarté dans La Presse du mercredi 23 avril, 1980.Page 8.article E Le portique de luxe n'a pas de glissoire.MOI pour Douglas, M.Plummer dit qu'il l'a détruit.MM.Allmand et Rodriguez n'ont pas appris que leurs conversations avaient été enregistrées avant le début de 1978, quand le député conservateur Elmer MacKay a révélé l'activité de Hart.Ce dernier a caché un appareil enregistreur sur lui presque tout le temps qu'il a travaillé pour la GRC parce qu'il avait peine à se souvenir des noms.C'est pourquoi sa voiture était également munie d'un dispositif d'écoute.Selon le témoin, on faisait confiance à Hart pour les enregistrements.En réponse à une question de M.McDonald, M.Plummer a dit qu'il ne lui était jamais venu à l'idée qu'il pouvait être inconvenant d'envoyer un agent secret à une rencontre privée du solliciteur général, le patron de la GRC.«Je laissais à mes supérieurs le soin de juger des questions d'éthique quant à l'enregistrement de ministres, de partis politiques ou autres», dit-il.De bons achats.une foule d'articles décoratifs et pratiques aux bas prix Vente de mai chez Simpsons! 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