La presse, 2 mai 1980, Cahier A
[" BUDGET DE L'AN Immoral et ridicule dit René Lévesque CONSTITUTION Le Moignan veut des garanties page A 10 HULL \u2014 Le premier ministre René Lévesque a qualifie de «ridicule en même temps qu'immoral» le projet du camp du «non» de publier un «budget Autres informations en pages A 10 à A 13 hoto Michel Gravel de l'An 1 de l'indépendance» tel que révélé hier dans LA PRESSE.Au cours d'une conférence de presse improvisée à l'aéroport de Rouyn-Noranda, le chef du «oui» a précisé qu'il ne voit pas quand ni comment on pourrait tenir «un débat de fond là-dessus» puisque le document ne sera rendu public que dans les tous derniers jours de la campa- YVES LECLERC gne, «à peu près huit jours avant le vote».A son avis, il ne s'agit donc là que d'une nouvelle tentative des tenants du «non» pour semer la confusion dans les esprits à la veille du référendum.«C'est immoral, et pour deux raisons, a-t-il dit: d'abord, en employant le terme «indépendance», on tente de fausser le sens du référendum, qui n'a rien à voir avec ça pour l'instant.Ensuite, on prétend donner des chiffres précis sur des phénomènes dont on ne sait pas comment ils vont évoluer dans l'avenir, par exemple le prix du pétrole.» M.Lévesque s'est dit confiant que cette «manoeuvre» n'aura pas grand effet sur la campagne.Il n'est surtout pas question, a-t-il précisé, que le camp du «oui» réplique par un autre budget du genre de celui que le Parti québécois avait préparé en 1973.et qui lui avait causé de multiples embarras en campagne électorale.Voir LEVESQUE, page A 4 \" -v.i .- Dure journée pour Ryan > page A 11 Trudeau a Montréal ¦ page A 1 2 MONTRÉAL, VENDREDI 2 MAI 1980, 96e ANNÉE, no 104, 50 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 v3 LES TERRES DE MIRABEL Ottawa 10,000 PERSONNES louer OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral louera pour une période de 25 ans les terres MARIO FONTAINE de notre bureau d'Ottawa situées dans la périphérie de l'aéroport de Mirabel, plutôt que de les céder au Québec comme le gouvernement Clark avait songé à le faire.C'est ce qu'a annoncé hier le député d'Argenteuil aux communes, M.Robert Gourd, après avoir obtenu des assurances en ce sens de la part du ministère Voir MIRABEL, page A 4 MARCHENT DANS LA RUE Ils étaient encore cette année près de 10,000, à Montréal, à participer à la marche populaire organisée du parc Laurier à l'U-QAM par les diverses centrales syndicales pour marquer la fête des travailleurs.Parmi les nouveautés remarquées dans ce défilé, quelques pantins à l'effigie (légèrement modifiée) de Claude Ryan et René Lévesque.page C 2 Photo Robert Nadon LES OTAGES DE LONDRES Téhéran préfère des «martyi pitulati Devant les menaces réitérées du commando détenant 19 otages à l'ambassade d'Iran à Londres de tout faire sauter, Téhéran reste inébranlable: «Nous ne céderons pas au chantage, nous acceptons que nos frères de l'ambassade deviennent des martyrs», déclare le président Bani-Sadr.A Texte-rieur, d'autres Iraniens manifestent leur soutien à Khomeiny, certains se tournant vers La Mecque pour prier sous les yeux des «bobbies».page A j KiDOS VASfiiLUZQ.A |f EBFFO CONTRADICTIONS DE DEUX SONDAGES par VINCENT PRINCE page A 6 SOMMAIRE Annonces classées: \u2014 C8àC 1 1,D6àD 10 Arts et spectacles \u2014 Informations: B 8 à 8 12 \u2014 Horaires: C 4 Bandes dessinées: C 5 Décès, naissances, etc.: D 1 1 Economie: D 1 à D 5 Eies-vous observateur?: C 1 1 FEUILLETON \u2014 Holocauste: C 9 Horoscope: C 5 Jardins et maisons: D 9 Le monde: A 7 Météo: A 2 Mot mystère: C 5 Mots croisés: C 5 Pleins Feux: A 1 2 Quoi faire aujourd'hui: C 4 Radio et télévision: C 4 Sports: B 1 à B 7 Tribune libre: A 8, A 9 Vivre aujourd'hui: C 1 < > LEGUE NOUVELLE DES PROPRIÉTAIRES DE TAXI Believed veut prendre le taureau par les cornes Persuadé maintenant que le conseil mettre un rapport détaillé sur les irrégulari- d'administration de la Ligue nouvelle des tés dont il a pris connaissance.«Je me rends propriétaires de taxi de Montréal se com- compte maintenant», a-t-il dit, «que malgré porte d'une façon «aberrante» par rapport l'intérêt que j'ai manifesté à leur endroit, ils aux autres ligues existant au Québec, le ont décidé de ne pas respecter la loi».Le ministre des Transports Denis de Believal a ministre s'est dit déterminé à redonner aux demandé à ses fonctionnaires de lui sou- membres un contrôle sur leur ligue.page A 4 Nouvelle baisse des taux préférentiels SPORTS Une défaite crève-coeur pour Bowman page B 1 Un mode d'épargne supérieur.Les certificats de dépôtgaranti du Trust Général.+ \u2014 \u2022 Dépôt minimum: , ,, At -JT-.intcèt Intérêt yOUU _compose annu«l 5 ans.13/2% 14% 4 ans.14/,% 3 ans.14/4% 2 ans.14/a% 1 an.14/,% \u2014*- I \u2022n»efé< OTTAWA \u2014 S'appuyant sur deux déclarations ministérielles à l'effet que le gouvernement fédéral voulait reprendre des pouvoirs récemment concédés aux provinces, le chef conservateur Joe Clark a dit hier que le fédéralisme renouvelé de Pierre Trudeau n'était qu'un retour en arrière.MARIO FONTAINE GILLES PAQUIN DE NOTRê BUREAU D'Ottawa Intervenant après un de ses députés qui venait d'interroger le gouvernement sur ses intentions face au contrôle des loteries.M.Clark a pressé le pre- mier ministre de définir sa forme de «fédéralisme renouvelé».Piqué par les questions de son rival, M.Trudeau a répliqué que sa conception n'était pas la même que celle de l'ancien gouvernement.L'administration précédente s'est écrasée devant les provinces a-t-il expliqué, elle leur a remis des pouvoirs que le gouvernement fédéral venait de partager avec elles.M.Trudeau faisait allusion aux ententes relatives au contrôle des loteries et des ressources pétrolières «offshore» conclues entre le cabinet Clark et les provinces.Le chef du gouvernement a laissé entendre que M.Clark avait conclu des accords qui étaient au désavantage d'Ottawa, alors que le sien avait négocié des ententes profitant au fédéral comme aux provinces.Le député de Joliette.Roch LaSalle, s'est dit peu convaincu par les réponses du Premier ministre affirmant que le passé ne lui fournissait pas de raison de faire confiance à M.Trudeau.Revenant à la charge M.Trudeau a donné comme exemple de fédéralisme renouvelé les propositions de son gouvernement (Le temps d'agir) et le projet de Loi C-60.Ce projet qui n'a jamais été sanctionné par les Communes prévoyait la réforme du Sénat et certains amendements à la composition de la Cour suprême ainsi que d'autres changements mineurs aux pouvoirs fédéraux.Il ne prévoyait aucun nouveau partage des compétences entre Ottawa et les provinces puisque le gouvernement Trudeau ne comptait venir à cet exercice que dans une deuxième étape.Quelques heures avant cet échange, une centaine de chefs Indiens de l'ouest canadien avaient manifesté sur la colline parlementaire, exigeant d'avoir leur mot à dire dans le processus de renouvellement de la constitution.Certains vêtus du costume traditionnel, d'autres frappant des tambourins, ils ont exposé leurs doléances au siège même du gouvernement.Selon eux, le ministre des Affaires indiennes John Munro veut leur faire perdre du temps en proposant de renouveler l'acte qui les régit plutôt que la constitution dans son ensemble.Ils sont partis pour le Parlement en plein milieu d'un discours que le ministre prononçait devant 250 d'entre-eux, et se sont mis à leur tour à haranguer la foule sur le thème de l'égalité.«Nous avons partagé notre pays avec vous, on vous demande maintenant de nous accepter sur un pied d'égalité», de déclarer le chef Larry Pierre, de Colombie- Britannique.Dans l'ensemble, les discours témoignaient de la perte des droits des autochtones et de leur désir de les récupérer.Les allocutions du premier ministre Trudeau et du ministre Marc Lalonde, prononcées devant eux cette semaine, ne les ont pas satisfaits, au contraire.Elles n'ont, disent-ils, qu'accru leur certitude que le sort de leur pays se jouait sans eux.«Le fait que les francophones et les anglophones discutent de constitution sans même nous consulter a de quoi inquiéter, affirme le chef «Couverture étoi-lée».Nous ne sommes pas en colère, mais on veut partager».La fièvre référendaire vide les Communes i ! ! * r j i > i \\ * * w 0 0 * 0 * * : : * * * 0 0 - i de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Comme si une épidémie avait frappé la Chambre des communes, c'est par dizaine que les députés libéraux manquent à l'appel depuis quelques jours.La cause de toutes ces absences est la fièvre référendaire.Lundi, ils étaient près de soixante libéraux à ne pas se présenter en Chambre lors de la période îa plus active de la journée, celle des interpellations.Le lendemain et le mercredi une quarantaine de députés étaient demeurés en tournée dans leur circonscription.Selon le whip du parti M.Charles Turner, tous les libéraux du Québec peuvent s'absenter les lundis et les vendredis puisqu'il y a entente avec l'opposition pour ne tenir les votes que les trois autres jours de la semaine.Pendant ces jours où il peut théoriquement y avoir un vote surprise dit-il.je leur permet d'aller faire campagne à condition qu'il ne soit pas à plus de quelques heures de route du parlement.On évite ainsi une défaite accidentelle du gouvernement.Du côté des ministres, on a une entente avec l'opposition officielle dit M.Turner.Si Jean Chrétien, Pierre DeBané ou un autre s'absentent pour participer à la campagne du «non», un député conservateur s'abstiendra de voter en Chambre.D'après quelques députés rencontrés dans les couloirs du parlement, c'est plus de la moitié de la semaine que les députés libéraux d'Ottawa passent à faire la lutte à la souveraineté-association.Ce sera comme ça jusqu'au 20 mai disent-ils puisque le parlement «fonctionne au ralenti» pour les dégager.La principale activité des députés en dehors des travaux de la Chambre c'est leur participation aux différents comités chargés d'étudier les projets de loi.Or ceux-ci ne sont même pas tous formés.Ceux qui le sont n'en sont qu'au stade de l'organisation.Chez les néo-démocrates on ne fait pas de zèle pour venir en aide au clan du «non», le chef M.Broadbent a livré un discours à Montréal et attend les invitations avant de retourner au Québec.Il n'a aucun plan précis.Ses troupes ne veulent pas intervenir dans un débat qui ne concerne que le Québec.Dans les rangs de l'opposition officielle de sa majesté, les absences sont plus clairsemées.Le chef Joe Clark y est allé d'une sortie et quelques anciens ministres feront de même dit le whip Bill Kempling, mais la majorité des membres du caucus n'y participeront pas.Un peu plus d'une demi-douzaine de députés conservateurs peuvent faire des discours en français et ils se rendront au Québec si le comité du «non» les invite.Tenant compte des députés du parti libéral du Québec, de leurs 74 grands frères d'Ottawa et des quelques conservateurs intéressés, cela donne un bataillon de plus de cent députés qui peuvent aller semer le message fédéraliste aux quatre coins du Québec.SUBVENTIONS AUX FILIALES Ottawa s'interroge sur Space Research QUEBEC \u2014«Si Ottawa ne nous donne pas de réponse dans les jours qui viennent, le cours de formation, avec le français comme langue de base, pour les contrôleurs aériens ne pourra devenir réalité à l'automne 1981, ainsi que nous l'avions prévu.» PIERRE VINCENT (de notre bureau de Québec) Au cours d'une brève rencontre avec la presse, hier, le ministre de l'Education, M.Jacques-Yvan Morin et le porte-parole de l'Association des Gens de l'air du Québec, M.Roger Demers, ont dénoncé la lenteur du gouvernement fédéral au sujet du projet québécois de formation de contrôleurs aériens.Selon Roger Demers, il faudrait, simplement pour répondre' aux programmes de bilinguisa-tion de ce secteur, au moins une cinquantaine de contrôleurs bilingues.Tout de suite.Transport Canada semble d'ailleurs d'accord sur ce principe, sur ce chiffre, mais déplore en même temps l'absence de candidats.On se souviendra que le taux La formation française des contrôleurs aériens risque d'être compromise d'échecs à l'école nationale de Cornwall (inaugurée, au coût de $60 millions, au début de l'an dernier) avait atteint jusqu'à 80 pour cent chez les étudiants francophones.«Tout au plus vont-ils être en mesure de sortir, cette année, six ou sept candidats francophones ou bilingues», estime Roger Demers.Et M.Jacques-Yvan Morin d'enchaîner: «Ce n'est déjà pas facile pour ces étudiants de s'expatrier, mais, en plus, ils doivent étudier surtout en anglais.Face à cette situation, nous avons proposé à Ottawa la création d'un groupe de travail qui pourrait réunir des fonctionnaires du ministère de l'Education, du ministère des Transports, du FRÉGATES: le gros du contrat au Québec OTTAWA (d'après CP) \u2014 Un comité interministériel étudie actuellement la question de savoir si le gouvernement fédéral devrait continuer de subventionner les filiales de la société Space Research, une firme américaine qui fournissait des munitions aux Forces canadiennes et qui a déclaré faillite.La compagnie, dont les installations chevauchent la frontière internationale entre le Vermont et le Québec, a cessé ses opérations récemment, après avoir fait l'objet d'enquêtes fédérales dans les deux pays pour avoir vendu du matériel militaire à l'Afrique du Sud en violation d'un embargo décrété par les Nations Unies.Elle fournissait des munitions aux Forces cana- diennes par l'intermédiaire de la Canadian Arsenal Ltd., une agence de la Couronne dépendant du ministère des Approvisionnement et Services.Un porte-parole du ministère a précisé que le comité évaluait actueiiement ce qui reste de Space Research, particulièrement la filiale canadienne Val-leyfield Chemical Products, pour déterminer si le gouvernement devrait continuer d'y investir des fonds.«Le gouvernement canadien a prêté assistance à la compagnie dans le passé parce qu'elle satisfaisait les besoins en munitions des Forces canadiennes», a-t-il dit, «mais la Canadian Arsenal n'aurait pas de difficultés à trouver d'autres fournisseurs.» OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre de la Défense, M.Gilles Lamontagne, a déclaré, jeudi, que les chantiers maritimes de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Ecosse et du Québec vont se partager le contrat de $1.5 milliard destiné au programme de remplacement des frégates des Forces armées.Toutefois, vu que le Québec possédait deux chantiers navals et qu'il n'y en avait qu'un dans les deux autres provinces, la province de Québec recevrait le gros du contrat, a ajouté le ministre.Il a indiqué que d'ici quatre ou cinq semaines, le gouvernement pourrait demander à deux des cinq consortiums, qui ont présenté des offres, de reformuler de nouvelles soumissions.Le ministre a fourni ces précisions en réponse à des questions aux Communes et au cours d'une entrevue.Il était interrogé sur le programme de renouvellement de la flotte de navires et sur sa déclaration, faite la semaine dernière, au cours de laquelle il a affirmé que les chantiers québécois seraient favorisés pour ce programme.Commentant cette déclaration, l'ancien ministre de la Défense dans le cabinet Clark, M.Allan McKinnon, avait alors qualifié les propos de M.Lamontagne de «favoritisme politique».Il avait également demandé au ministre si le gouvernement libéral entendait continuer la pratique utilisée dans le cas du contrat des avions de chasse et de demander aux Forces armées de faire des recommandations concernant ce deuxième programme de renouvellement de la flotte.Le gouvernement a l'intention de faire construire six navires pour remplacer ceux qui sont présentement en service.Parailleurs, un porte-parole des Forces armées a indiqué qu'elles avaient présenté des recommandations sur le choix à faire entre les cinq consortiums qui avaient présenté des soumissions.Le ministre a par contre indiqué qu'il n'avait rien reçu.La semaine dernière, M.Lamontagne a provoqué la colère du député conservateur de Dar-mouth-Halifax-Est, M.Michael Forrestall, en déclarant qu'il favoriserait les chantiers navals du Québec dans cette transaction.La Quotidienne Tirage d'hier 5-2-6 Jacques-Yvan Morin ministère des Affaires intergouvernementales, ainsi que de Transport Canada, afin de voir comment le Québec pourrait assumer la formation des contrôleurs aériens pour les besoins de l'espace aérien québécois.J'ai écrit au ministre Mazan-kowski en janvier, M.De Belle-val a rappelé notre demande au nouveau ministre fédéral des Transports en avril, et nous sommes toujours sans réponse.Au point où les choses en sont rendues, à moins d'une réponse d'Ottawa dans les jours qui viennent, nous ne pourrons dispenser cet enseignement avant septembre 1982».Pendant ce temps-là, Transport Canada continue de faire mine de déplorer l'absence de contrôleurs aériens francophones pour mettre en application ses programmes de bilinguisa-tion, «tout en ne faisant rien pour nous aider à en former», ajoutent messieurs Morin et Demers, qui se demandent ensuite «si, de l'autre côté, on n'est pas en train de préserver une chasse gardée».m Chaque client recevra 10 BULBES DE GLADIOLUS GRATUITEMENT k qui donneront un superbe lit de fleurs }Tou 1 GERANIUM EN FLEURS $099 oui PLANTE D'INTÉRIEUR, en pot w£m £, Pommier, prunier, cerisier, gadellier, vignes à raisins, poirier, framboisier, fraisier, rhubarbe TOUT EST EN POT PLANTEZ LE TOUT QU'IMPORTE LE TEMPS A L'ACHAT de 50 Ib de fertilisant de toutes sortes ou d'un gros ballot de mousse de tourbe (6 pi eu) ou avec tout achat de $25 ou plus.Vous voolei des fruit» cet ete?Pion-îez mointenont un pommier en «Pot\u2022 6' o 8' de haut et bien fourni.Nous n'avons pas seulement les Mcintosh mais OUtsi les fameuses Meiba Rouges, les Cortland d'été et plusieurs sortes.Ou plantez l'arbre \u2022Mirocie» une combina :son de 5 sortes de pommes.Nous avons en pot les poiriers Bcrtlett, pruniers, ceri-s«ers.PROFITEZ DE NOTRE OFFRE SPÉCIALE PLANTES POUR ROC AILLES ET BELLES PLANTES VIVACES Pour avoir des fleurs, année après année, 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Rimouiki\tl.'i\tEntôL, pass, nuageux\tCiel variable Gotpésie\t13\tEnsol.pass, nuageux\tCiel variable Boie-Comeau\t13\tEnsol., pass, nuageux\tCiel variable SepHles\t10\tEnsol., pass, nuageux\tNuageux, averses \t\t\t au Canada Colombie-Britannique Alberto Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brun s wick Nouvelle-Ecosse Ile-du-Prince-Edouard Terre-Neuve Aujourd'hui Dégagement Ensoleillé Ensoleil'é Ensoleillé Ensoleillé Nuageux Nuageux Nuageux Beau si vous partez aux États-Unis eee New York Washington Boston i^Ae^.10 13 8 Max 17 12 Chicago San Francisco vers les capitales Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Geneve Hong Kong 18 Londres 22 Le Caire 17 Lisbonne 18 Madrid 19 Moscou 13 Paris 22 Home vers les plages Acapulco Mexico 24 16 32 28 Bermudes Barhade 4 10 21 26 Capitale*\t\tMin.\t\tMax.Victoria\t\t5\t\t15 Edmonton\t\t10\t\t28 Regina\t\t8\t\t26 Winnipeg\t\t5\t\t27 Toronto\t\t7\t\t20 Fredericton\t\t2\t\t20 Halifax\t\t6\t\t15 Charlottetown\t\t4\t\t15 Saint-Jean\t\t-2\t\t4 Mot.\t\t\tMm.\tMax.17\tNlle-Orléans\t\t19\t28 \tMiami\t\t19\t27 16\tStockholm\t\t\t10 \tSydney\t\t\t17 15\tTokyo\t\t\t12 15\tTunis\t\t\t18 22\tVienne\t\t\t19 19\tVarsovie\t\t\t15 16\t\t\t\t 23\tNassau\t\t15\t26 30\tKio de .Janeiro\t\t24\t33 la presse TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON À DOMICILE : lundi ou somedi lundi ou vendredi Somedi seulement ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE por courrier.Conodo 13 lundi ou somedi $37.00 lundi ou vendredi $24.00 Samedi seulement $ 13.00 $1.75 $1.25 0.75 26 52 $74.00 $141.00 $48.00 $96.00 $2600 $52.00 ÉTATS-UNIS \u2014 PAYS ÉTRANGERS por courrier: lundi ou somedi -undi ou vendredi Somedi seulement 13 26 52 $55.25 $110.50 $221.00 $34 45 $6190 $137.10 $20.80 $41.60 $13.20 INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7313 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 ' du lundi ou *tndr«di °h o 17h Pour chonger 285-7205 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 , Notiond, Télé-Presse 285-7306 Voconces, voyoçes 285-7265 Cornères et professions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes onnonces 285-6892 ' Annonces dossées 285-6901 ?W tow p»nm f+mmmto, not bmm sont own** de 81 à 1% (Some*?: tti à 16n) 2854911 î 4 i i j LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MAI 1 980 A 3 |r II » i i r i.i I US ¦h».Sr.a» s*v M* I I S»V* \u2022\u2022\u2022 llr ** ».» Ut t.- Si vous avez l'impression, en écoutant Mathias Rioux et Jean Cournoyer, pendant leur émission «Face à face» sur les ondes de CKVL, qu'ils semblent sur le point de se sauter à la gorge dans le feu d'une discussion, vous en serez quitte pour une grande déception (au niveau de l'impression et non de l'agression.évidemment! ).Depuis près de trois ans qu'ils se côtoient quotidiennement, Rioux et Cournoyer sont devenus des amis et s'entendent comme larrons en foire! Mais alors, direz-vous.pourquoi garde-t-on des deux enfants terribles des ondes cette impression d'une agressivité démesurée?La réponse est simple: les deux animateurs'possèdent l'incroyable faculté de pouvoir «piquer une crise» en ondes, pour ensuite retrouver immédiatement leur calme et leur pondération dès le début d'une pose commerciale.C'est tout juste s'ils ne pouffent pas de rire.En résumé, ce sont d'excellents c-o-m-é-d-i-e-n-s! Pourtant, Dieu sait si les deux hommes ne partagent pas les mêmes idées, bien au contraire.Péquiste avoué, porte-étendard du oui dans Saint-Henri, syndicaliste, Rioux se fait le pourfendeur de l'establishment et le défendeur invétéré des causes dans lesquelles il croit.Sa propension à utiliser des mots cinglants (tant dans le ton que dans la sémantique) lui vaut des reproches non équivoques de Cournoyer.Libéral reconnu, ex-ministre au provincial, ardent propagandiste de la cause fédérale et du «non» au référendum, négociateur patronal, Cournoyer rationalise continuellement le débat, avec des raisonnements sereins, terre-à-terre.Mais comme Rioux est aussi le recherchiste de l'émission, Cournoyer devient un peu, sans doute à son corps défendant, un «straightman» comme on en retrouve dans les comédies de la télévision américaine.Le résultat est emballant.Et il ne faut pas chercher plus loin pour comprendre pourquoi «Face à face» s'assure un auditoire de 110,000 personnes au quart d'heure pendant deux heures de temps, la meilleure cote d'écoute de toutes les émissions radiodiffusées de la province selon M.Maurice Teasdale, directeur des programmes.Mise en ondes sans répétition et avec le minimum de préparation, «Face à face» s'écoute avec facilité.Même quand la bouilloire chauffe, les deux hommes parviennent toujours à ramener finalement le débat à un niveau acceptable.Les sujets sont ordinairement choisis par les deux animateurs, mais sans qu'ils représentent un cadre rigide.Il arrive fréquemment qu'on laisse tomber un des sujets choisis quand le débat sur un thème donné se prolonge indûment.Il arrive également qu'on laisse tomber un des sujets choisis après quelques minutes de débat lorsque les deux hommes constate.it que le dynamique ne s'établit pas entre eux.Les enfants terribles des ondes la presse C'est d'ailleurs une des raisons majeures qui, disent-ils, les a amenés à abandonner l'invité en studio.Mais il y a plus.Je me souviens, pour l'avoir entendu à l'époque, de ce qui fut probablement l'accrochage le plus sérieux entre les deux hommes, soit le refus de Cournoyer d'accepter Michel Chartrand comme invité.Cet accident de parcours devait toutefois s'avérer bénéfique pour les deux hommes.Ils en sont sortis grandis.L'émission s'inscrit dans le cadre des lignes ouvertes, mais il est rare que le tandem l^jsse le micro à ses auditeurs pendant plus d'une demi-heure par jour.Ils admettent par contre raffoler des appels qu'ils reçoivent des personnages mis en cause par leurs propos, et parmi leurs auditeurs les plus fidèles dans ce sens, ils mentionnent Claude Ryan, Roch Lasalle, Ghislain Dufour, le ministre Guy Tardif et Jean Duceppe.Si donc vous ne savez que faire entre midi et quatorze heures, n'hésitez jamais à vous brancher à l'écoute du duo Rioux-Cournoyer.Il ne laisse personne indifférent.Mais surtout, ne vous laissez pas prendre au jeu de leurs sautes d'humeur.ils sont passés maîtres dans la commedia dell'arte! Nouvelle carrière oour Lambert Mayer L'ex-Montréalais Lambert Mayer (fils du regretté Charles Mayer, un des pionniers chez les commentateurs sportifs montréalais) vient de fonder à Paris sa propre agence de relations publiques.^ Ci-devant avec les hôtels Méridien et Air France, où il s'était fait une légion d'amis parmi ses compatriotes montréalais, Lambert vit en France depuis 1971.Et il a maintenant décidé de voler de ses propres ailes, sous les couleurs de «Lambert Mayer International».Décès de Alexis Nihon Le récent décès d'Alexis Nihon dans son pays d adoption (les Bahamas) est passé presque inaperçu dans les médias d'informations montréalais.Né à Liège, Belgique, le 15 mai 1902, Nihon avait émigré au Canada en 1919, où il devait s'ériger un petit empire financier qui devait éventuellement s'étendre jusqu'aux Bahamas.D'ailleurs, depuis 1955, Alexis Nihon jouissait d'une double citoyenneté, soit la canadienne et la bahamienne.Je n'ai rencontré Alexis Nihon qu'une fois dans ma vie, mais cette rencontre était bouleversante.C'était à Mexico, pendant les Jeux de 19G8.A 66 ans, Alexis Nihon portait les couleurs de son pays d'adoption, les Bahamas, non comme entraîneur, mais comme lutteur! Et au lieu de se préoccuper de son âge, il s'inquiétait du tirage au sort parce que, disait-il, «je ne veux pas devoir affronter un Canadien».Et il devait ajouter, avec un sourire aux lèvres: «Ce serait regrettable, car je devrai le vaincre! » Son Coffee Mate «radioactif» TORONTO (PC) \u2014 Une technicienne à l'emploi de l'Université de Toronto a été délibérément empoisonnée par quelqu'un qui a déposé une substance radioactive dans son «Coffee Mate», affirme un porte-parole de l'université.Le degré de radiation que la jeune femme a ainsi absorbé n'était pas suffisant pour avoir des effets nocifs immédiats et ne devrait donc pas augmenter ses risques d'un cancer.La découverte de l'empoisonnement par une substance radioactive a été faite quand un examen médical de routine a divulgué que la glande tyroïde de la jeune femme comportait un niveau de radiation anormalement élevé.Lorsque la victime buvait son café, elle absorbait une petite quantité de matière radioactive presque invisible parce que réduite en poudre et qui s'accumulait dans son organisme.TRAGÉDIE DU LAC D'ARGENT: PAS DE TÉMOINS POUR LA DÉFENSE le seul GRANBY \u2014 «Depuis le moment de cet accident, l'Etat, le rouleau compresseur bien au point, l'artillerie lourde, se dresse contre nous.Allez-vous permettre que Gilles Bolduc soit le seul à payer la note pour nombre de faiblesses de notre système?Toute sa vie, il portera le fardeau que lui impose cette nuit d'horreur au cours de laquelle des personnes sont décédées.doit payer note ANDRE PEPIN Doit-il payer seul la note en étant qualifié de criminel pour le reste de ses jours, une étiquette qui continuera de le démolir?» Durant près de trois heures hier, Me Raynald Frechette, suant à grosses gouttes, a livré hier une des plus vibrantes plaidoiries de sa longue carrière de criminaliste, ont remarqué les observateurs.Celui qui défend les intérêts de Gilles Bolduc depuis la terrible tragédie d'Eastman n'a pas fait entendre de témoins dans cette cause.Reprenant par ailleurs les témoignages de la Couronne un à un, il a indiqué aux membres du jury que, selon lui, Bolduc n'a jamais voulu causer, directement ou indirectement, la mort de ces gens: «Le matin même de l'accident, il a procédé à la réparation du système de freins.Il a acheté une nouvelle chambre à air pour une roue avant.Par la suite, il a effectué des essais sur route pour vérifier si tout était normal.Un tel homme peut-il, en se comportant de la sorte, montrer qu'il se fout éperdument de la qualité d'entretien de son véhicule?» s'est interrogé Me Frechette au cours de cette longue plaidoirie qu'il a pris soins d'adresser aux jurés en se plaçant juste devant eux.La défense a fait valoir que le chauffeur Denis Martel, sans être mal intentionné, aurait dû, au cours de la première partie du voyage, communiquer avec M.Bolduc en constatant que des problèmes d'accélérateur se présentaient.Selon la plaidoirie.Martel aurait dû procéder à la vérification de ses freins avant d'entreprendre la descente fatale dans la côte du lac d'Argent.Me Frechette a de plus souligné qu'il aurait été normal que l'on retrouve le bras d'enbrayage en première vitesse dans les eaux du lac, alors que certains témoignages d'experts indiquent que ce levier indiquait la troisième position.Me Frechette s'est par la suite longuement attardé aux rapports fournis par les experts dans cette affaire, soulignant que le chargé de l'enquête technique, le Dr Roger Potvin, souligne à quelques reprises dans son rapport que l'autobus avait été «malencontreusement démantelé avant son arrivée sur les lieux».Toutes les pièces de l'autobus appartenant au système de freinage n'ont d'ailleurs pas été déposées en preuve, soutient la plaidoirie: «Oû sont-elles les pièces défectueuses, les tambours, les arbres à cames, les réservoirs à air, etc.?» s'est encore interrogé Me Frechette en faisant remarquer aux membres du jury que celles présentées en preuve n'étaient pas suffisamment identifiées.La défense, toujours en employant un ton se voulant persuasif, a souligné que les premiers rapports des experts ne font pas mention de la présence de l'un d'entre eux, M.David Petepiece.alors que ce dernier, un expert de Transport Canada, soutient être arrivé sur les lieux dès les premiers jours de l'enquête: «Je reconnais la compétence de M.Petepiece, mais considérant le fait qu'il a témoigné sans référer à ses notes, peut-il s'être trompé?D'autres peuvent-ils s'être trompés en dirigeant cette enquête qui a probablement coûté plus cher en argent, en temps et en énergie que les efforts déployés pour éviter une telle tragédie?» L'avocat de la défense a par ailleurs déploré le fait que les mécaniciens qui ont procédé au démantèlement de l'autobus de Bolduc n'ont pas été cités à la barre: «Comment ce véhicule a-t-il été démantelé à Ste-Cécile-de-Milton?avec quels outils?dans quelles circonstances?Nous ne le savons pas! » a lancé le criminaliste sherbrookois.Tout au cours de sa plaidoirie, Me Frechette a fait remarquer aux jurés que l'autobus que les experts avaient retrouvé au fond Me Frechette photo J.Y.Létourneau, LA PRESSE Gilles Bolduc et Me Raynald Frechette.du lac leur semblait en bonne condition, à l'exception du système de frein: «Est-il un criminel?» répétait le procurer.Me Frechette a voulu expliqué la compétence de M.Bolduc en ce qui a trait à la mécanique, en soulignant aux jurés que le mécanicien de Lessard Bus Line, l'ancien propriétaire, ne détenait pas non plus de carte de compétence: «Cet homme, M.Hodge, est venu honnêtement témoigner dans cette cause, même s'il savait que son employeur était dans la salle d'audience, pour dire que toutes les réparations.inscrites dans la lettre de vente n'avaient pas été effectuées.» «Vous constaterez peut-être, c'est votre droit strict, que d'autres personnes ont leur part de responsabilité dans cette affaire.Avec les humbles moyens que - nous avions à notre disposition, nous avons tenté d'exprimer notre point de vue.Vous déciderez! » a conclu le procureur après cette longue plaidoirie qui a attiré nombre de curieux hier, dé même que quelques avocats de la région.Pendant ce temps, à Técart dans la salle d'audience, sans broncher mais en affichant cette attitude d'être angoissé, l'accusé regardait le parquet.pianotant inlassablement sur la table des procureurs.LA COURONNE FAIT SA PLAIDOIRIE: Bolduc a permis que l'autobus mal entretenu cause l'accident GRANBY \u2014 Le sort de Gilles Bolduc, accusé de négligence criminelle relativement à la tragédie du lac d'Argent, survenue le 1 août 1978 et dans laquelle 40 personnes handicapées ont perdu la vie est maintenant entre les mains des douze membres du jury.Le juge Jean-Louis Péloquin doit leur faire ses recommandations dès ce matin, pour ensuite les inviter à délibérer.Ils resteront ensemble jusqu'au moment où ils seront en mesure de prononcer leur verdict, quel que soit le temps qu'ils consacreront à cette lourde tâche.Après douze jours d'audiences, le tribunal a rempli sa fonction.La Couronne, représentée par Me Yves Lagacé, a complété hier sa plaidoirie en un peu plus d'une heure.L'avocat, se basant sur les points importants relevés par les trois experts qui l'ont conseillé, a conclu sa plaidoirie en déclarant: «Gilles Bolduc, en faisant preuve d'une insouciance indescriptible a permis que l'autobus mal entretenu soit la cause de cet accident.» Me Lagacé a insisté pour dire que le gouver- nement, qu'il s'agisse du ministère des Transports, de la Sûreté du Québec, de l'ensemble de l'appareil judiciaire, ne peut surveiller tous les entrepreneurs de la province, en matière de transport public.Selon ses remarques, toutes les routes du Québec comportent certains risquent que les propriétaires d'autobus doivent mesurer pour ensuite offrira leur clientèle des véhicules sécuritaires.La Couronne a soutenu que Gilles Bolduc préférait empocher de l'argent plutôt que de procéder aux réparations importantes, voire indispensables, sur le véhicule qui a plongé dans le lac d'Argent, au cours de cette nuit infernale alors que l'autobus a manqué de freins, a descendu cette pente sans que le chauffeur, M.Denis Martel, ne puisse le maîtriser.Gilles Bolduc, selon cette plaidoirie, n'aurait pas dû se fier aux commentaires exprimés par l'ancien propriétaire, M.Arthur Lessard de Sherbrooke.Ce dernier, on s'en souvient, avait signifié à Bolduc, dans une courte lettre qu'il lui avait remise au moment de la vente de l'autobus, que le système de frein avait été remplacé: «Après onze mois d'usage, une vérification s'imposait et Gilles Bolduc ne Ta pas fait.» Me Lagacé a par la suite insisté sur le fait que Bolduc, en trois mois, n'avait pas réussi à faire remplacer les pièces nécessaires à l'efficacité de son frein de secours, complètement absent le soir de l'accident.Selon la Couronne, même si la preuve est accablante en ce qui a trait au système de freins, il ne faut pas négliger non plus que certaines pièces du véhicule, moins indispensables, devaient être réparées: odomètre, avertisseur de la pression d'air, accélérateur, etc.«Gilles Bolduc a préféré obtenir une carte de compétence en peinture, carte qui devait lui servir pour son travail à la Canadian Johns Manville d'Asbestos, plutôt que de tenter de s'en procurer une en mécanique, ce qui démontre bien que l'autobus qui a plongé dans le lac d'Argent n'était pour lui qu'une garantie de revenu supplémentaire.Il n'a peut-être pas voulu causer la mort de Bernadette Plourde (acte d'accusation) mais il s'est conduit de telle façon, et avec-une telle insouciance, qu'une telle éventualité était évidente.Les jurés Les douze membres du jury, trois femmes et neuf hommes, ont attentivement écouté les témoignages et les plaidoirie*» qui sont intervenus au cours dès longues journées d'audience, au cours desquelles les laborieuse-preuves techniques ont été éla borées par les experts, san£ compter que chacun des témoi gnages était suivi immédiatement de minutieux interrogator res dirigés par la défense.Gilles Bolduc.pour sa part, n'a pas fait entendre de témoins par le biais de son avocat Me Raynald Frechette.Confinés dans les locaux appropriés, ces hommes et ces femmes doivent maintenant, dès aujourd'hui, décider si oui oo non, le 4 août 1978, Gilles Bolduc de Danville, s'est rendu coupa ble de négligence criminelle; alors qu'il était propriétaire de l'autobus qui a fait 40 victimes à Eastman.ACCUSÉES DE NÉGLIGENCE CRIMINELLE Deux compagnies d'autobus acquittées Verreault Transport Limitée et Autobus Inter-Cité, deux compagnies qui opèrent des services de transport dans les régions de Saint-Hyacinthe et Sorel, ont été acquittées, hier, de cinq accusations de négligence criminelle pour la mise en circulation de cinq autobus fortement défectueux.Quatre de ces véhicules étaient la propriété de Verreault, cependant que le cinquième appartenait à Inter-Cité.Mais les deux firmes appartiennent en fait aux mêmes actionnaires, et sont gérées et administrées par le même personnel.Tout en reconnaissant que la poursuite avait mis en preuve une foule considérable de défectuosités et de déficiences mécaniques, sur tous et chacun des autobus concernés, le juge Jacques Page, de Saint-Hyacinthe, s'est reposé sur l'ensemble de la preuve pour en venir à la conclusion que la défense s'était efficacement appliquée à barrer la route aux prétentions de la Couronne, suite à la déposition tardive des accusations, soit huit mois environ après l'inspection faite par un officier gouvernemental et la mise au rancart des véhicules par la compagnie.Le juge Page soumet que l'ensemble des témoignages de la défense a réussi à démontrer que l'inspecteur concerné n'avait constaté que les défauts qu'il voulait bien constater, et qu'il lui plaisait de noter, omettant par ailleurs de signaler les réparations faites, les corrections apportées à différentes défectuosités mécaniques, et, parfois même, la pose de pièces additionnelles de nature à prévenir certaines déficiences.- Dans les circonstances, le tribunal ne croit pas que les responsables des deux compagnies ont agi de façon à ce que l'on puisse qualifier leur conduite d'insouciance grave.«Ce n'est pas la conduite, dit-il, d'individus qui prévoyaient des conséquences désastreuses par l'utilisation sur route de ces véhicules, et qui auraient quand même persisté à les utiliser en espérant que le résultat désastreux ne se produirait pas.» En somme, le magistrat se dit satisfait que ces véhicules étaient quand même acceptables, convenables, et présentaient une sécurité suffisante pour les passagers et le public en général, en dépit des déficiences étalées devant la cour.La grande saison du homard est ouverte En provenance de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse HOMARDS VIVANTS aucuns frais pour la cuisson $099; ^sf) __:____.».____V V Pétoncles frais de Digby, N.-E.Début de la saison où le homard est à son meilleur c?au meilleur prix °* %£f* CB*ÛC Saumon frais Chinook rouge 5 (redipring)____ Sou mon en her En darnes \u2014' IB 7 a 11 lb SA°5 LB t\"HAR(.r_\\ 50SS ouest, boul.Henri-Bourassa (coin du booi.Uurtrrtiea) Saint-Laurent 336-3163 3677, chemin Saint-Jean (ftlut Ntaftn Centrf d'achnU t Dollard-dfs-Oi.Tieaux 626-7838 3192.boul.Saint-Martin (Fees a Hypermarché i Chomtdty, Uval 681-6781 \u2022 1 .f I .A 4 i 9 iNPQRMflTÎDNS GÉNÉRALES LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MAI 1930 * t r t f I Photo J.Y.Létourneou, LA PRESSE Le ministre De Belleval entend redonner aux membres le contrôle démocratique de leur Ligue.De Belleval veut prendre le taureau par les cornes ?Désormais sensibilisé au fait que le comportement du conseil d'administration de la Ligue nouvelle des propriétaires de taxi de Montréal «est aberrant par rapport aux autres ligues que Ton retrouve au Québec», le ministre des Transports, Denis de Belleval, a décidé «de prendre le taureau par les cor-iiesa, en donnant ordre à ses fonctionnaires de lui soumettre un rapport détaillé sur les faits irréguliers portés à sa connaissance.S'il n'a rien fait jusqu'à présent pour forcer le conseil d'administration de la Ligue et son directeur général Jean-Paul Sainte-Marie, à respecter ses directives et la constitution, c'est qu'il voulait, dit-il, «laisser la chance au coureur», comme il l'expliquait à LA PRESSE au cours d'une interview exclusive.«Je les ai regardés fonctionner pendant un bon bout de temps.J'avais l'impression qu'ils étaient de bonne foi.C'est pour cela que j'ai décidé de former le groupe de travail sur la situation économique du taxi à Montréal, et que j'ai participé à leur assemblée générale, le 21 février dernier.«Mais, de poursuivre le ministre, je me rends compte maintenant que malgré tous les gestes que j'ai posés et l'intérêt dont j'ai fait preuve à leur endroit, ils ont décidé de ne pas respecter la loi».Démocratie baffouée Le ministre entend donc rétablir la situation dans un proche avenir afin de redonner aux membres le contrôle démocratique sur leur Ligue, la plus importante des 53 qui existent au Québec.«Il faut que je trouve un moyen efficace de ramener non seulement la démocratie à l'intérieur de cette Ligue mais aussi la paix.Il faut qu'on règle le f I MIRABEL SUITE DE LA PAGE A 1 fédéral des Travaux publics.De 300 à 800 agriculteurs pourront profiter de cette mesure, dit-il, dépendant du nombre d'entre-eux qui seront disposés à relancer les cultures.Ces fermiers pourront signer des baux de 25 ans renouvelables, les 79,000 acres de terres demeurant propriété fédérale.Certaines de celles-ci ont été abandonnées dès le début des expropriations, i! y a dix ans.«J'ai parlé à quelques-unes des personnes concernées et toutes semblaient très satisfaites de cet arrangement», de déclarer M.Gourd.Celui-ci admet que cette décision unilatérale d'Ottawa ne tient pas compte des désirs du Québec, mais il affirme que *es malaise qui existe depuis la venue de ce conseil d'administration», a-t-il ajouté.Et si le besoin s'en fait sentir, le ministre de Belleval se dit même prêt à amender la loi des Transports pour mettre au pas le conseil d'administration de la Ligue nouvelle.Mais sa tâche ne sera pas facile.Quand un ministre apprend par un media d'information (en l'occurrence LA PRESSE) que le conseil d'administration de la Ligue a réussi, à l'assemblée du 24 février dernier (à laquelle il a été invité.) à faire adopter un amendement à la constitution qui abolit, rien de moins, le droit de regard du ministre sur le règlement et ses amendements avant leur entrée en vigueur, il peut s'interroger sur la bonne foi de ses interlocuteurs.Ce pouvoir lui est pourtant conféré par le règlement 6 sur le transport par véhicule-taxi de la loi des Transport, même si le directeur général de la ligue, M.Sainte-Marie, conteste la légitimité de ce pouvoir.Mal informé, le ministre l'a sans doute été aussi par ses subalternes du ministère.Devant les protestations des contestataires, les demandes d'enquête adressées tant au ministère des Transports qu'au ministère des Consommateurs.Coopératives et Institutions financières, et les plaintes formulées au Service de la police de la CUM, il est difficile de croire que les fonctionnaires du ministère ne saisissaient pas l'ampleur du problème.Le ministre devra donc faire la lumière sur la situation du taxi à Montréal, et devant la complexité du problème, il est à se demander si le gouvernement Lévesque ne devra pas recourir à une commission d'enquête.Car il est bien évident que les dirigeants actuels ne quitteront pas leur poste sans coups férir.\u2014 FIN \u2014 deux gouvernements n'arrivaient pas à s'entendre là-dessus.Les négociations traînaient en longueur dit-il, et comme elles ne semblaient pas vouloir aboutir le fédéral s'est décidé à agir seul.C'est pour cette raison que les agriculteurs ne pourront pas signer des baux emphytéothi-ques, puisque la législation québécoise n'autorise pas Ottawa à le faire.Ces baux auraient permis aux fermiers de devenir propriétaires après un certain nombre d'années.Mais le député d'Ar-' genteuil estime qu'en signant un bail renouvelable de 25 ans, ceux-ci pourront cultiver tout à leur aise sans s'inquiéter du futur.L'Union des producteurs agricoles de la région de Mirabel avait à de nombreuses repines L'actuel conseil de Ligue se dirige vers une réélection À MOINS QUE DE BELLEVAL N'INTERVIENNE A moins d'une intervention énergique du ministre des Transports dans le dossier afin d'obliger la Ligue nouvelle des propriétaires de taxi de Montréal à respecter scrupulcu sèment sa constitution, en ce qui a trait à l'éligibilité des candidats à l'un des postes du conseil, l'actuel conseil d'administration sera vraisemblablement élu par acclamation lors des élections du 8 juin prochain.En effet, à l'instigation du directeur général de la Ligue, Jean-Paul Sainte-Marie, le conseil d'administration a décidé d'introduire un nouveau critère d'éligibilité pour les candidats à ces postes bien rémunérés (jusqu'à $25,000.compte tenu des honoraires et des jetons de présence aux réunions), en n'acceptant que les membres en règle (donc ayant payé leur cotisation) le 30 janvier 1980.Ce critère permettra de bloquer la presque totalité des membres intéressés à poser leur candidature.L'astuce?Aucun d'entre eux n'a pu payer sa cotisation de l'année 1980 avant la date arbitrairement fixée au 30 janvier, dans certains cas parce que le compte n'est parvenu que le 31, dans d'autres parce que les membres étaient toujours sous l'impression que leur cotisation était valable pour l'année devant se terminer le 31 mars 1980 conformément à la constitution.En temps normal, auraient été éligibles TOUS les membres intéressés à l'un des postes du conseil d'administration et mis en candidature lors de l'élection (reportée du 2 mars au 8 juin).L'article XIX.a.i est très clair sur ce point: «Pour être eligible à un poste du conseil d'administration, il faut être membre en règle de la Ligue pendant au moins six mois précédant la date de l'élection».Or, comme tous les intéressés étaient membres en règle six mois plus tôt (donc le 8 décembre), tous devraient être éligibles.Il y a unanimité sur ce point, à l'exclusion bien sûr du directeur général de la Ligue et de son conseil d'administration.Confirmation du ministre D'ailleurs, le ministre Denis de Belleval l'a récemment affirmé en Commission parlementaire, en réponse à une question du député libéral Georges Lalande, qui demandait explicitement si les membres en règle le 8 décembre auraient droit de vote et de candidature aux élections du 8 juin.Mais le directeur général de la ligue ne veut rien savoir, selon un membre du cabinet du ministre, et il entend imposer son nouveau critère en dépit de la position du ministre de Belleval.M.Sainte-Marie base son argumentation sur le fait que ce critère est conforme au règlement 6 de la loi des Transports.Et comme le gouvernement a accepté, dit-il, de modifier l'année financière de la ligue, il est d!avis que seuls les membres ayant payé leur cotisation avant le 30 janvier dernier auront droit de poser leur candidature.Avec le résultat qu'à peine plus de 300 membres (sur une possibilité de 3,700) pourront se prévaloir de leur droit ayant eu la «chance» de payer leur cotisation à temps.photo LA PRESSE, J.Y.Létourneou M.Raynald Perron dit avoir été brutalisé par deux fiers-à-bras à remploi de la Ligue.déploré la formule du bail renouvelable à court terme (cinq ans) qui prévalait jusqu'ici, car elle ne permettait pas d'assurer une rentabilité suffisante aux importants investissements requis.Environ 225 agriculteurs occupent une partie des terres cultivables dans le moment.Des terres que le gouvernement du Québec considère siennes, et dont la disposition qu'entend maintenant en faire le gouvernement central risque de soulever beaucoup de poussière entre les deux administrations.LEVESQUE SUITE DE LA PAGE A 1 Il a cependant demandé à une équipe dirigée par le ministre des Finances, M.Jacques Pari- zeau, d'analyser le «budget de l'An 1» du camp du «non» quand il sera publié.«J'ai l'impression, a-t-il conclu sur ce point, qu'ils vont se servir des chiffres les plus fantaisistes avancés par (André) Raynauld au cours du débat sur la question.» Par ailleurs, M.Lévesque a reconnu à M.Raynauld «un minimum de respect de lui-même» quand il a commenté la déclaration du député libéral d'Outre-mont selon laquelle, en cas de oui au référendum, le Canada négocierait, mais le Québec y perdrait.«C'est, a-t-il dit, la première craque dans le mur du «non».M.Raynauld est obligé d'admettre que le «oui» au référendum conduirait à un déblocage.Quant à savoir si ça serait désava/na- Tout en espérant que le ministre de Belleval obligera les dirigeants de la Ligue à tenir des élections démocratiques, deux groupes parmi les membres de la Ligue ont fait signer une pétition pour obtenir une assemblée générale spéciale dans les plus brefs délais possibles afin de faire le point sur ce nouveau critère d'éligibilité.Dans l'une des pétitions, on demande également au ministère d'assumer la responsabilité des élections du 8 juin afin qu'elles se déroulent dans la légalité.L'immeuble du siège social L'achat de l'immeuble où loge le siège social de la ligue a également provoqué bien des remous.Selon l'ex-secrétaire-trésorier Jean Chayer, les dirigeants de la Ligue ont outrepassé leurs pouvoirs en achetant cet immeuble l'an dernier au coût de $76,000.Alors que la constitution stipule que les membres du conseil d'administration peuvent contracter des emprunts ou obtenir des avances sur le crédit de la Ligue (atr.XVIII.a) jusqu'à concurrence de $30,000, les dirigeants ont quand même effectué un emprunt hypothécaire de plus de $50,000 pour acheter l'immeuble du 7373, Jean-Talon.Cet emprunt aurait dû être approuvé au préalable par les membres de la Ligue en assemblée générale, selon M.Chayer.Appelé à commenter cette transaction, l'actuel sectétaire-trésorier de la Ligue, M.Léo Pires (il a rapidement été promu) argue que cet emprunt n'était pas assujetti à l'approbation des membres puisqu'il s'agit d'un investissement, si bien qu'à son avis, l'article XVIII.a, ne pouvait être invoqué.M.Chayer trouve cet argument absolument illogique parce que l'article en question avait justement été prévu afin d'éviter que les membres du conseil abusent de leurs fonctions pour endetter la Lique sans le consentement des membres.Les guerres intestines Depuis sa création en 1976, il ne s'est pas passé une année sans qu'une guerre quelconque n'éclate au grand jour au sein de la Ligue nouvelle.Les membres n'ont jamais élu non plus un seul conseil d'administration où les administrateurs n'étaient pas profondément divisés en deux groupes.Pour démontrer à quel point les conseils d'administration ont continuellement été à la merci de ces tiraillements internes, soulignons que la Ligue a dû débourser environ $50,000 en frais judiciaires dans différentes causes, y compris des causes que s'intentaient entre eux des membres des divers conseils d'administration.La cause 45-38278-76 entendue devant la Cour supérieure (le jugement a été rendu le 8 décembre 1976) illustre bien cette situation.Elle opposait Paul Prénoveau, Max Goldman et Léo Bélanger, déchus de trois postes de commande à Lucien Bonhomme, Spiros Mammas, Robert Bray, et la Ligue nouvelle.Jadis adversaires, MM.Bray et Bélanger logent maintenant à la même enseigne.Le dernier incident d'éclat: à la fin du mois de mars, le conseil d'administration décide de mettre à la porte le président Salva-tore, sous prétexte qu'il était incompétent, et ce après qu'il eut servi pendant 22 mois.Le renvoi du président est survenu à quelques mois seulement des prochaines élections du 8 juin, alors qu'il se prépariait à poser sa candidature avec un autre groupe.Un candidat possible à la présidence se plaint d'avoir été molesté Si les tractations, les querelles intestines et les refus d'obtempérer aux directives du ministre sont monnaie courante au sein de la Ligue nouvelle, la violence n'est pas laissée pour compte.En effet, le Service de la police de la CUM compte dans ses dossiers des derniers 18 mois pas moins de 10 cas de dommages à la propriété et plusieurs menaces de mort qui ont impliqué les membres actuels ou anciens du conseil d'administration de la Ligue.L'exemple le plus récent de l'utilisation de la violence a impliqué M.Raynald Perron, un membre de la Ligue qui souhaiterait poser sa candidature à la présidence.M.Perron déclarait récemment à LA PRESSE qu'on l'avait brutalisé lors de l'assemblée générale du 9 mars parce qu'il passait des tracts pour mousser sa candidature.«J'étais debout à l'arrière de la salle.Je ne faisais rien de mal, si ce n'est d'échanger des geux pour le Québec, ça, ça se discute.» Le premier ministre a d'autre part rejeté l'idée d'un débat sur les prévisions économiques avec M.Ryan, expliquant que ce dernier «a déjà refusé deux fois de me rencontrer en débat, et il est trop tard maintenant».Il n'a cerendant pas écarté totalement la possibilité d'une confrontation là-dessus «ça dépendrait avec qui», a-t-il noté.Au cours de la journée d'hier, M.Lévesque faisait campagne dans la région de Rouyn et dans celle de Hull.A Rouyn, il a enregistré une émission pour le poste local, et participé à un dîner de partisans du «oui», avant de se rendre au Collège du Nord-Ouest rencontrer un auditoire enthousiaste propos avec un autre membre.Deux fiers-à-bras engagés par la Ligue se sont approchés de mois et ils m'ont demandé de leur donner des papiers.J'ai refusé.C'est alors qu'ils m'ont jeté dehors brusquement.L'un d'eux m'a presque étouffé tellement il me serrait la gorge,» d'expliquer M.Perron, qui a porté plainte à la police.La version de la Ligue est évidemment différente: on l'a mis à la porte de la salle, mais en lui empoignant bien gentiment les pieds et les épaules! Il importe de rappeler aussi que l'ex-président, Antonio Sal-vatore doit faire face (conjointement avec LA PRESSE) à une poursuite de $49,000 pour diffamation, à la suite d'un article publié dans LA PRESSE du 5 avril et faisant état de menaces de mort qu'il aurait reçues, tout en faisant des révélations sur le tripotage des prochaines élections et certaines manigances du conseil d'administration.d'étudiants (pour le «oui» à plus de 80 p.cent selon un sondage maison) et de professeurs (pour le «oui» à 89 p.cent).Ensuite, à l'aéroport de Gati-neau, il a été accueilli par une manifestation délirante de plusieurs centaines de militants, auxquels (même si ce n'était pas prévu à l'horaire) il s'est longuement adressé.A un journaliste qui s'étonnait de le voir s'attarder ainsi, étant donné son aver sion bien connu pour les aéroports, il a donné l'explication de l'énigme: Gatineau est un des rares aéroports entièrement «provinciaux» du Québec.Il s'est plus tard rendu brièvement à une fête de travailleurs pour le 1er mai, puis à un souper populaire au sous-sol d'une école de Hull. \\ If LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 MAI 1 980 A 5 EXPOSITION TIMBRES EXPOSITION MONNAIES EXPOSITION TIMBRES Le juge Beauregard Le juge Bisson < i z o z 10 o x BIENVENUE À TOUS! LA PLUS GRANDE EXPOSITION DE MONNAIES (A ET DE TIMBRES DE MONTRÉAL Le juge Crète Triple nomination à la Cour d'appel Les 1L 3,4 mai 1980 à L'HOTEL WINDSOR 1170, rue Peel, Montréal, Québec O X PLUS DE 70 MARCHANDS ET EXPOSANTS La Cour d'appel du Québec, le plus haut tribunal de la province, compte deux nouveaux juges depuis hier après-midi, et un de ses membres a accédé au poste de juge-en-chef de cette cour.LEOPOLD LIZOTTE_ Il s'agit du juge Marcel Crète, qui remplace à ce poste Thon.Edouard Rinfret, qui doit prendre sa retraite dans quelques semaines, après avoir atteint Tâge limite prévue par la loi.Le juge Crète, qui est originaire de la région de Shawinigan, avait siégé pendant plusieurs années à la Cour supérieure avant d'être nommé à la Cour d'appel.Les juges Bisson et Beauregard siègent à la Cour supérieure depuis un bon nombre d'années, et, parmi les magistrats de ce tribunal, ils sont de ceux qui ont été fréquemment appelés à présider des procès aux Assises criminelles.C'est le juge Beauregard, par exemple, qui a présidé le long procès de Claude Valence, dans la célèbre affaire Marion.Tous deux étaient reconnus non seulement pour leur science juridique, mais leur façon courtoise de présider les débats, en dépit du fait que dans de nombreuses causes, maintenant, les procédures durent souvent des semaines, et même des mois.Le juge Bisson est aussi originaire de la Mauricie, cependant que le juge Beauregard est né dans la métropole.Il va sans dire que leur accession à la Cour d'appel va mettre fin à la coutume longtemps observée qui veut que ce soit généralement des «civilistes» qui se retrouvent sur le banc de ce tribunal, à quelques rares exceptions près.Hier soir, incidemment, de nombreux juges des deux cours concernés se sont réunis pour célébrer ces nominations et, tout aussi bien, pour marquer le départ pour Ottawa du juge Antonio Lamer, récemment nommé à la Cour suprême.Achetez, vendez et échangez des pièces, des timbres et des objets de collection lors du plus grand salon de marchands et collectionneurs (pièces-timbres) nord-américains jamais tenu à Montréal.Venez vous délecter.Entrée libre pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés par leurs parents.La Police montée du Canada présentera une sélection de fausse monnaie.Kiosque des Postes canadiennes pour philatélistes et oblitération du premier jour.Encan de pièces très rares, timbres, billets de banque et autres articles de collection.Pour $1 seulement, prix du billet d'entrée, vous pourrez vous aussi admirer avec de nombreux autres collectionneurs cette exposition exceptionnelle.Heures d'ouverture: vendredi et samedi: 10 à 21 h, dimanche 10 à 18 h.O Q.X OFFRE SPECSALE: Amenez vos pièces, timbres, montres de gousset, etc., pour évaluation immédiate et offre d'achat au comptant par certains des courtiers les plus réputés dans le monde entier.masm llllf»!.IIMIÉI Pour de plus amples renseignements, veuillez appeler: O o.X EXPOSITION MONNAIES EXPOSITION TIMBRES EXPOSITION MONNAIES i ei professions dans 285-7320 LlgUiDATlUN MONSTRE! 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