La presse, 6 mai 1980, D. Économie et finances
[" Un mode dtpargne j supérieur Les certificats de dépôt garanti.I il m ^ 'période | ¦JP d 1 an Depot minimum $500.Q] TRUST GENERAI DU CANADA LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 MAI 1980 GÂHX££l M _ ¦! D Limites de pêches Ottawa fait pression sur Washington Le ministre des Pêches et des Océans, Roméo Leblanc, a menacé hier les USA d'augmenter les pêches canadiennes dans les zones communes aux deux pays, si le Sénat américain continue à retarder la ratification d'un accord conclu il y a un an.L'accord concerne la côte est (les Maritimes) et établit des limites de pêches dans les zones chevauchant les frontières canadiennes et américaines.Les auditions préliminaires tenues par le Sénat des USA à la mi-avril soulèvent des doutes quant à la ratification de l'accord, a dit le ministre.FRANÇOIS BERGER Depuis la conclusion de l'accord, les pêcheurs américains ont augmenté leurs prises sans égard à quelque réglementation, surtout les prises de pétoncles du banc Georges, a rappelé M.Leblanc.Les Canadiens ont respecté en toute bonne foi l'accord.La situation en est d'autant plus frustrante, a-t-il commenté devant les membres du Conseil canadien des Pêcheries, réunis à Montréal.Sans indiquer de délai précis, M.Leblanc a dit que le Sénat devra ratifier l'accord, sinon des pressions seront exercées pour que le Canada protège ses intérêts en augmentant ses pêches dans les zones communes.Cela risque d'affecter négativement les relations Canada-US, a-t-il souligné.Le ministre s'est déclaré également extrêmement déçu par l'absence d'accord concernant les pêches de saumon sur la côte ouest.L'absence d'accord avec les Etats-Unis sur cette question retarde le développement des pêches de saumon sur le fleuve Fraser.M.Leblanc a indiqué que les négociations reprennent aujourd'hui à Juneau, en Alaska.D'autre part, le ministre Leblanc a dit que le gouvernement Le ministre des Pêches et des Océans, Roméo Leblanc.continuera à autoriser les pêcheurs de l'Est à vendre directement leurs poissons aux étrangers (notamment aux Soviétiques péchant dans la zone) tant et aussi longtemps que l'industrie canadienne des pêcheries n'aura pas atteint la capacité de transformation nécessaire.Le Conseil canadien des pêcheries s'est élevé contre ces ventes directes, prétextant des pertes d'emploi dans le secteur de la transformation.Le ministre réplique que ces ventes représentent à peine un pour cent des pêches totales et promet à l'industrie de faire cesser les ventes directes dès que la capacité de transformation canadienne aura été accrue suffisamment.Brossant un tableau général de l'industrie des pêches au Canada, M.Leblanc a parlé de la création éventuelle d'agences de commercialisation, nécessaires à la conquête des marchés extérieurs/ De telles agences s'occuperaient notamment de délivrer des permis d'exportation.Cepandant, a indiqué le ministre, une tâche prioritaire consiste à améliorer la qualité des produits canadiens de la pèche.La qualité des produits canadiens varie trop.Les investissements au Québec augmenteront de 7% en 1980 pour atteindre milliards Les investissements des entreprises et des gouvernements au Québec atteindront $16.7 milliards en 1980, ce qui représente une hausse de sept pour cent sur l'an dernier.Voilà ce que révèle la dernière enquête de Statistique Canada portant sur les prévisions d'investissements publics et privés au Canada.Ce sondage auprès des entreprises et des pouvoirs publics est réalisé deux fois par année.MAURICE JANNARP Le mois dernier l'agence fédérale avait publié que les investissements au Canada s'élèveraient à $82 milliards cette année.Les chiffres par province sont publié un mois plus tard.Les données sur les investissements privés et publics comprennent les nouvelles immobili sations et les dépenses de réparations.L'augmentation de sept pour cent au Québec cette année est inférieure à la moyenne canadienne qui est de 12 pour cent en hausse par rapport à l'an dernier.C'est en Ontario où les investissements seront les plus élevés en 1980 alors qu'ils atteindront $25.5 milliards, soit une hausse de 13 pour cent sur l'an passé.Dans la région des Prairies, les nouvelles dépenses des compagnies et des gouvernements augmenteront aussi de 13 pour cent pour se chiffrer à $22.8 milliards.Pour l'ensemble du Canada et pour le Québec l'accroissement des investissements en 1980 est inférieur à ce qui a été enregistrée l'an passé puisqu'entre 1979 et 1978 ils augmentaient de 13 pour cent au pays et de 11 pour cent au Québec.Par secteur.Du montant total des investissements québécois, $12.8 milliards proviendront des nouvelles immobilisations et $3.9 milliards des dépenses en réparations.Les investissements des gouvernements et des institutions totaliseront en 1980 $2.4 milliards.Le secteur manufacturier québécois investira $2.5 milliards, soit une augmentation de neuf pour cent sur l'an dernier.Dans l'industrie manufacturière le secteur des métaux primaires connaîtra une hausse appréciable de 27 pour cent alors que les nouveaux investissements se chiffreront à $329 millions.L'industrie textile également sera plus active puisque les nouvelles dépenses s'élèveront à $90 millions, une augmentation de 33 pour cent sur l'an dernier.$429 millions dans le papier Dans l'industrie papetière les investissements se chiffreront à $429 millions, soit une hausse de neuf pour cent par rapport à 1979, traduisant ainsi l'excellente performance de ce secteur québécois depuis deux ans alors que les usines de pâtes et papiers de la province fonctionnent à pleine capacité.Le secteur des produits chimiques sera toutefois en baisse alors que les investissements diminueront en 1980 de neuf pour cent, ce qui représente la deuxième baisse consécutive.Les investissements augmenteront par contre dans le secteur de la finance pour atteindre $343 millions.Plutôt curieusement, le secteur de la construction, malgré les taux d'intérêt élevés, connaîtra en 1980 au Québec une plus grande activité puisque les nouvelles dépenses se chiffreront à plus de $3 milliards.Des avantages fiscaux se font attendre pour l'exploration pétrolière dans l'Arctique La nouvelle campagne de forage de la mer de Beau-fort doit reprendre en juin, et les entreprises commencent à être nerveuses et à se demander si le gouvernement va finalement remplacer par un avantage fiscal équivalent l'amortissement accéléré pour les forages effectués dans les régions éloignées, qui a expiré à la fin de mars.Sanç cet amortissement accéléré, le coût après impôt du forage dans la mer de Éeaufort reviendra à 37 cents par dollar investi au lieu de 10 cents l'année dernière.Les hommes d'affaires partent perdants contre les politiciens défenseurs des consommateurs «Les hommes d'affaires se sont fait écraser chaque fois qu'ils ont croisé le fer avec les associations de consommateurs.Cela ne sert plus à rien de se battre.» Ce message, en apparence très pessimiste.(pour les milieux d'affaires), a été livré hier aux 200 participants à un colloque de l'Association des détaillants en alimentation, par Michel Rochon, professeur aux Hautes études commerciales et spécia-liste de ce genre de questions.CLAUDE PICHER Pour M.Rochon, la protection du consommateur est devenue un cheval de bataille en or pour les politiciens, à tel point que le fédéral et le provincial se livrent à une bataille aux enchères pour savoir lequel était le plus favorable au consommateur.«Cela est facile à comprendre», expliqe le professeur.«Pour un homme politique, une association d'hommes d'affaires, aussi importante soit-elle en termes de ventes, ne représente finalement que quelques centaines de votes.Les consommateurs, eux, se comptent par millions.Et, peu importent les promesses que les hommes politiques font aux milieux d'affaires, ce seront toujours les consommateurs qui, en fin de compte, s'en tireront le mieux.Les promesses ne veulent rien dire.» Mais, continue M.Rochon, les milieux d'affaires sont loin d'avoir perdu sur toute la ligne.Traditionnellement, dans le passé, les entreprises se sont contentées de réagir, souvent un peu à tort et à travers, aux revendications des consommateurs.Cette attitude, ajoutée aux pressions sur les hommes politiques, explique amplement les nombreuses défaites des hommes d'affaires.A l'écoute du marché «Il faudra dorénavant être davantage à l'écoute du marché, aux aguets vis-à-vis une situation sociale et politique toujours en mouvement», recommande-t-il.Parce que tout indique que les gouvernements seront de plus en plus sensibles aux pressions des groupes de consommateurs, qui représentent un grand nombre d'électeurs, il faudra que les hommes d'affaires comptent, eux aussi, sur le même genre de pression électorale, pense le professeur des HEC.En d'autres termes, que les hommes d'affaires s'attirent la sympathie d'un plus grand nombre de gens.«Et cela se fait uniquement en connaissant bien son milieu, en faisant preuve de flair», ajoute-t-il.Cette influence grandissante des consommateurs dans la vie économique sera un des traits dominants des années 80, estime M.Rochon.On verra aussi, prévoit-il, un accroissement considérable des interventions et réglementations gouvernementales, notamment en ce qui concerne la publicité, et la poursuite du déplacement vers l'Ouest des centres de décision économiques.Efficacité Un autre intervenant au colloque, Michel Cloutier, vice-président marketing à LA PRESSE, a déclaré que le grand défi des années 80, dans le secteur de la distribution alimentaire, sera la recherche d'une plus grande efficacité.«Dans les années d'après-guerre, a-t-il rappelé, les notions de productivité et d'efficacité ont surtout été développées en fonction de la fabrication, mais assez peu en fonction de la distribution.Avec la hausse des coûts énergétiques, l'attitude plus critique du consommateur, la tendance vers le gigantisme (du moins au Canada, parce qu'aux Etats-Unis, on note un fort mouvement de retour aux dimensions plus humaines: «small is beautiful»; les distributeurs devront recourir à des techniques de plus en plus sophistiquées.» Bombardier pourrait construire 2,800 camions militaires OTTAWA (PC) \u2014 La société Bombardier sera invitée à présenter une soumission pour la fabrication de 2,800 camions militaires.C'est ce qu'annonçaient hier, dans un communiqué conjoint, le ministre de la Défense nationale M.Gilles Lamontagne et son homologue des Approvisionnements et services, M.Jean-Jacques Biais.Si la proposition était acceptée, le contrat de quelque $234 millions pourrait être octroyé à Bombardier d'ici la fin de l'année.Il générerait environ 800 emplois dans diverses usines dont celles de Valcourt et de la Pocatière.C'est le député de Shefford, M.Jean Lapierre qui, le premier, avait annoncé il y a deux semaines l'octroi du contrat à Bombardier.On apprenait par la suite que Bombardier n'avait pas \u2022encore présenté de soumission officielle et que si sa candidature avait des chances d'être retenue, on n'en était qu'au stade des négociations entreprises deux ans auparavant.M.Lamontagne, pour sa part, affirmait plus tard qu'il ne voyait en principe, aucun obstacle à ce que Bombardier obtienne le contrat.Toutes les compagnies ont un intérêt dans ce programme pour cette année.Mais si aucun avantage fiscal n'est accordé bientôt et que les compagnies trouvent que les risques des opérations de forage sont trop élevés pour ce qu'elles peuvent en tirer, le programme de l'année prochaine pourrait être réduit à sa plus simple expression.RICHARD OSLER Financial Post News Service Jusqu'à maintenant, le gouvernement s'est engagé à édic- ter environ les trois quarts du ciers s'appliquant aux régions éloignées, mais il faudra attendre le dépôt du projet de loi pour en connaître tous les détails.Les incertitudes actuelles \u2022frappent le plus durement Dome Petroleum Ltd., qui doit exécuter environ les trois-quarts du programme prévu de forage cette année, qui s'élève à $200 millions.Pour cette raison, Dome n'a pas encore définitivement arrêté ses plans de financement.En vertu de l'ancien régime, Dome pouvait vendre l'énorme déduction fiscale de 66 pour cent pour des puits dans les régions éloignées coûtant plus de $5 millions.L'année dernière, cela, seul, a permis de payer $120 millions des coûts totaux de forage de Dome qui s'élevaient à $150 millions.En raison de la déduction fiscale pour gains imprévus accordée aux investisseurs, beaucoup d'entre eux ont réalisé des bénéfices grâce à la déduction fiscale permise avant même que les forages aient été effectués.A cause de cela, Dome n'a eu à abandonner qu'une fraction de sa part d'intérêt dans les puits forés même si en forant elle gagnait dans la plupart des cas des superficies additionnelles des compagnies qui avaient des droits sur le terrain.Maintenant, Dome est face à la perspective d'avoir à utiliser de l'argent sonnant pour ses forages ou bien à céder une part d'intérêt beaucoup plus importante sur ses terrains aux investisseurs \u2014 entreprises ou particuliers \u2014 qui décident d'investir de l'argent.Dome ne veut rien entreprendre de semblable avant de voir le nouveau régime d'encouragement du forage qu'a promis Ottawa.Dome a défendu l'ancien régime en soutenant que même avec celui-ci, le coût de forage après impôt dans les régions éloignées demeurait beaucoup plus élevé qu'en Alberta.D'après Dome, le coût de forage après impôt en Alberta n'est que de deux cents sur le dollar investi par rapport à 10 cents dans la mer de Beaufort y compris la déduction fiscale.Mais certains spécialistes soutiennent que Dome a gonflé les chiffres.Pour en arriver à un coût de deux cents après impôt pour l'Alberta, Dome a supposé que l'Alberta bénéficiait du maximum possible des crédits d'encouragement au forage qui est de 35 cents par dollar.Mais pour atteindre ce niveau, une compagnie devrait forer au moins huit puits à une profondeur d'au moins 16,000 pieds, ce qui est très improbable pour la plupart des compagnies.Le taux moyen devrait être de 22 cts par dollar, ce qui signifie une moyenne de 15 cents par dollar de coût pour l'Alberta, soit 50 pour cent de plus que les coûts pour les forages de la mer de Beaufort selon l'ancien régime de réduction fiscale.! Mais à la défense de Dome, il faut dire que ce fut la seule compagnie qui eut le courage de se risquer dans la région de la mer de Beaufort et qu'elle a engagé $200 millions pour l'achat de matériel d'exploration avant que ne soit institué le régime de réduction fiscale.Les compagnies espèrent maintenant que le nouveau régime qui sera présenté au Parlement permettra une déduction fiscale égale que le forage soit effectué au large de la côte de l'Atlantique ou dans la mer de Beaufort.Si tout se déroule comme prévu, seize puits seront forés au large de la côte Atlantique cette année et huit dans la mer de Beaufort, dont la campagne de forage devrait être plus longue cette année, grâce au brise-glace Kigoriak que Dome a acheté $25 millions.Jusqu'à maintenant, il y a eu une découverte principale de pétrole dans la mer de Beaufort au puits initial de Kopanoar qui avait un débit de 12,000 barils par jour l'été dernier.Mais en; plus.Dome prétend avoir fait une découverte de pétrole et de gaz naturel en quatre autres\" endroits: Nerleck, Nedoralik, Ukalerk et Tingmiank.A: ¦r' - .1 t. D 2 ÉCONOMIE ET FINANCES.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 MAI 1980 NOMINATIONS ALCAN ADMINISTRATEUR DE GULF CANADA A.À.Bruneau H.Stuart McEvoy Alcan Aluminium Limitée annonce les nominations suis antt-s à son siège international de Montréal.M.A.A.Bruneau devient vice-président tout en con-.servant ses fonctions actuelles de secrétaire et directeur général des Services juridiques.\u2022M.H.Stuart McEvoy devient vice-président, Planification et administration, Métal.M.McEvoy était antérieurement vice-président et directeur général de la division Produite en lingots de la Société d'élec-trolyse et de chimie Alcan Ltée, filiale canadienne fa-bricante d'aluminium et de produits chimiques.ilia i la ACHETONS Hifi FOURRURES D'OCCASION Nous achetons \u2014 et payons comptant \u2014 presque tous les genres de manteaux ou vestes de fourrure usagés.Qualité moyenne à supérieure, de préférence Nous désirons surtout: vison, renard et chat sauvage. Jeux taux d adjudication d«*s hon> du Trésor du Canada à 91 fours précédant immédiatement b dernière ul)udiv-.HK>n faite avant le debut de chaque mmesrre ÏT 1975 W76\tN77\tm\t1979 LÉGENDE \u2014 Certificats \u2014 Bons du Trésor BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE Vxjs para*: obtenir plus de détails à ce sujet à n importe quelle succursale ûxnmenx1 au Gwada. 0 D 8 \u2022 4 ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 6 MAI 1980 it GROUPE DFSJARDINS .ss RANCCS GÉNÉRALES ¦ t ¦ « ¦ a i ¦ 4 I I I - ¦ 1 ïjE GESTION LUNEBOURG INC.i a I ¦ I a 1 a I « « a t « t t a ¦ a » V FERNANO PATRY M.Conrad leBlartc, Président et Chelde la direction du Groupe Desfardirrs \u2014 assurances jçéné-ijbts est heureux de communi-, eAf que par suite de l'implan- \u2022 TSriUOn de nouvelles structures ' administrjiiM's au sein du J Groupe, M.FERNAND PATRY * J récemment accede au poste J de Directeur du service de rela-« lions publiques.M.Patry occupe ses nouvelles - fonctions m siège social du Croupi', à Lévi%.Abri fiscal Tnpiai ioni un tactavr ravdanhai ti m plaira aiponaion Cartomt csvh àvtioai o ta caxit-tTvctton [%oh cottt) vova permet-faut wra rvcupacotton irnpoftcnff j ¦\"\u2022fxit (aa.: prtt 6t 75% da va> fra mita da fonds ovac «ai ravanw \u2022mpetoWa da S4O.000 H wn inm-httamanl da $20,000 comptant).Potubàta d'appraoortcvi da 100% wr l'anmavbla an date da 10 onv Gtthon oiw-rta at tacohofi garantie.Inf.: lundi au vendredi: de 9h a.m.à Sh p.m.1-514-668-4344 Soir: 663-1415 S-3370 Ottawa versera $46 millions pour soutenir le prix du porc de notre bureau d'Ottawa produits désignés aux OTTAWA \u2014 Le gouvernement canadien versera $46 millions en paiements de stabilisation aux producteurs de porcs pour Tannée qui vient de s'écouler, soit du 1er avril 1979 au 31 mars 1980.C'est ce qu'a annoncé, hier, le ministre fédéral de l'Agriculture, M.Eugene Whe-lan, en précisant que les paiements seront de $2.46 les 100 livres.L'année a été mauvaise pour les producteurs, qui ont été aux prises avec une production trop élevée, et des prix insuffisants pour faire leurs frais.Le porc est l'un des termes de la loi sur la stabilisation des prix agricoles, ce qui amène Ottawa à verser, un prix de soutien quand le besoin s'en fait sentir.Ce prix correspond à 90 pour cent du prix moyen du marché des cinq années précédentes, et est ajusté pour tenir compte de la variation des prix de production.Ottawa a toutefois décidé que les éleveurs ne seront éligibles à ces paiements que pour les premiers 5,000 porcs vendus pendant la période concernée.Les associations de producteurs sont toutefois admissibles à des paiements distincts, ce qui veut dire que deux associés pourront être éligibles aux paiements pour 10,000 porcs et trois pour 15,000.La limite maximale d'associés éligibles à des paiements distincts est toutefois établie à trois.La Fédération des producteurs de porcs du Québec aurait aimé voir le nombre maximal de porcs vendus éligibles portés à 6,600, ce qui représente mieux, selon elle, l'ampleur réelle des entreprises familiales au Québec.Mais le ministre VVhe-lan a fait valoir que le nombre de 5,000 avait été décidé après consultation avec le Conseil canadien du porc, l'Union des producteurs agricoles et les Coopératives fédérées.Il a soutenu que 90 pour cent des producteurs et 90 pour cent de leur production seraient admissibles aux paiements de stabilisation.Pour l'année qui vient de s'écouler, la répartition provinciale des mises en marché nationales de porcs était la suivante: 36 pour cent au Québec,'32 pour cent en Ontario, et 13 pour cent au Manitoba.La production est minime ailleurs.Gaz: l'Algérie hausse le ton PARIS (AFP) \u2014 «Je peux vous révéler que l'Algérie est prête à renoncer à l'exploitation du gaz naturel liquéfié (GNL)», a déclaré lundi M.Belkacem Nabi, ministre algérien de l'Energie.M.Nabi a précisé qu'il s'agissait d'une «position de principe prise au plus haut niveau politique».«Les ventes de pétrole satisfont à nos besoins en devises», a-t-il ajouté.Si cette décision de principe est effectivement appliquée, elle sera lourde de conséquence pour les acheteurs de GNL algérien et notamment pour la France.Interrogé sur le différend entre Gaz de France et l'Algérie au sujet du gaz liquéfié, le ministre a répondu: «Gaz de France s'est bien rendu compte que le prix qu'elle nous payait était ridiculement bas.Elle nous a proposé sans concertation préalable de nous régler le GNL sur la base de $3 le million de B.T.U.(thermie gaz).Unilatéralement, nous aussi, nous avons décidé de lui facturer $6.11.» CARMEBES ET PROFESSIONS.DESSINATEUR CONCEPTEUR En mécanique HVAC et électricité, 6 6 12 années d'expérience.Appeler 861-1407 entre 3hOO et 5h00.1 i S I N B Tous les postes annonces sont ouverts également au* femmes et aux hommes « t « a » a » ¦ a « \u2022 a a a a i C » * 1 t a \\ a » ¦ - fonction puêtique municipale OFFICIER DE BIEN-ETRE grade 1 Service des Affaires Sociales NATURE DE L'EMPLOI: Travaux comportant l'étude à l'aide d'entrevues, de vérifications et de recherches ainsi que l'analyse des dossiers de personnes déjà assistées afin, soit d'évaluer leur comportement et leur évolution en milieu substitut ou encore pour retracer des débiteurs disparus.Dans tous les cas, l'emploi comporte la formulation des recommandations appropriées.« QUALITÉS REQUISES: Détenir un diplôme d'assistance sociale d'une institution reconnue et présenter un certificat à cet effet.L'expérience acquise dans le domaine de l'assistance sociale et jugée pertinente à la nature de l'emploi pourra compenser une partie des études requises.DIVERS: Aptitudes à diriger des entrevues et à effectuer un travail d'analyse et de synthèse; connaissance du français parlé et écrit et de l'anglais parlé.TRAITEMENT: (1 ) $14 063 \u2014 $19 205.(1) Le traitement initial sera le minimum indiqué; augmentations annuelles prévues par la convention collective jusqu'au maximum.*;-:¦ » « S'inscrire au moyen du questionnaire * demande d'emploi* qui s'obtient au service du Personnel, m Edifice le Vieux Palais», 155 est, rue Notre-Dame, bureau 125, Montreal H2Y 1B5 et le retourner accompagné des documents requis (originaux).Tél.: 872-3236.Les candidats doivent posséder les qualités personnelles appropriées et jouir d'un état physique satisfaisant.Ce concours est également ouvert aux femmes et aux hommes.VILLE DE MONTRÉAL y ; Ingénieurs-Génie chimique Nous sommes présentement à la recherche de 2 (deux) ingénieurs-génie chimique pour combler des postes dans notre industrie manufacturière de produits laminés stratifiés (FORMICA) ainsi que des résines industrielles dont l'usine est située à St-Jean, P.Q.Le premier poste, responsable de la production, s'adresse à des candidats possédant de 3 à 5 années d'expérience dans l'industrie manufacturière.% f Le second poste, ingénieur de procédés, conviendrait à un candidat ayant de 2 à 3 années d'expérience.Le bilinguisme serait un atout.Excellentes possibilités d'avancement et conditions de travail ainsi qu'une gamme complète d avantages sociaux au-dessus de la moyenne.Faire parvenir votre curriculum vitae tout en indiquant vos exigences salariales au : Directeur du personnel CYANAMID CANADA INC.25, rue Mercier St-Jean, Québec J3B 6E9 Ligne directe avec Montréal: 658-6604 De l'extérieur, (frais virés): (514) 347-7541 en* s I NÉGOCIATEUR-EVALUATEUR HYPOTHÉCAIRE a I * e I a » e ¦ f a f I a a a a r a a i I a « a a \u2022 ¦ I t t t » a \u2022 a a a ¦ a II Nous avons présentement deux postes disponibles pour nos succursales à Québec et Montréal LA FONCTION Sous l'autorité du directeur du service des hypothèques de la succursale, vous serez responsable de la négociation des prêts hypothécaires.Vous devrez également évaluer les propriétés et promouvoir le développement du volume d'affaires du secteur hypothécaire.LE CANDIDAT Idéalement, vos détenez un DEC en techniques administratives ou un B.A.A Vous possédez un minimum de deux ans d'expérience que vous pourriez avoir acquise entre autres dans une institution financière.Vous devez posséder des habiletés à communiquer, à analyser et à négocier.* LA SOCIÉTÉ Le Crédit Foncier est lune des plus anciennes et des plus importantes so-ciétés canadiennes de fiducie et de prêts hypothécaires La Société, qui a été fondée en 1880.possède un actif qui dépasse maintenant $1.8 mïMiard Son siege social est a Montréal et ses opérations s étendent à I échelle canadienne grâce à un réseau de succursales allant d'Halifax à Victoria i Faites parvenir votre curriculum vitae à : Crédit roncier a/8 du Service du personnel 612, rue Saint-Jacques Montréal, Québec H3C 1E1 Technicien(ne) ¦ -\u2022 » _ tm Laboratoire du contrôle \u2014 Service de la Production Lieu de travail: Berthierville Tâches: \u2014 échantillonnage des matières premières et des produits en fabrication \u2014 analyse et évaluation des matières premières \u2014 contrôle du procédé de fabrication \u2014 calcul des rendements du Service de la Production \u2014 compilation des résultats \u2014 calcul des produits en inventaire \u2014 participation à l'élaboration de nouveaux produits Prérequis: \u2014 Diplômé(e) de cégep (ou l'équivalent) en sciences \u2014 Expérience minimum de 2 ans dans un laboratoire industriel \u2014 Connaissance pratique des méthodes d'analyse instrumentale et en particulier de l'analyse par chromatographic en phase gazeuse Nous offrons d'excellentes conditions de travail et de nombreux bénéfices d'appoint.Les personnes intéressées à postuler cet emploi sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae à la compétence de monsieur Luc Madore.Melchors Inc., 550, rue Montcalm, Berthierville, Québec, JOK 1AO VOTRE PROBLEME MÉCANICIEN EN RÉFRIGÉRATION Mécanicien de machines fixes en réfrigération ou frigoriste demandé pour faire stage de 12 mois approximativement en Afrique Équatoriale.PROJET: Entrepôt frigorifique avec 600 tonnes de réfrigération à l'ammoniaque et usine de fabrication de glace de 40 tonnes au fréon.FONCTION: Devenir le chef opérateur, entraîner les opérateurs africains et être responsable de l'opération des systèmes pendant une (1) année.QUALIFICATIONS: Être compétent, sérieux, dans l'entretien, la réparation et l'opération journalière des systèmes de réfrigération à l'ammoniaque et au fréon.EXPÉRIENCE: Avoir plusieurs années d'expérience dans le domaine et de bonnes références.Salaire et conditions très avantageux.Envoyer curriculum vitae à: La Presse Réf.10101 C.P.6041, Suce.«A» Montréal H3C 3E3 TROUVER DU PERSONNEL COMPÉTENT INGÉNIEURS INDUSTRIE MINIÈRE Nous ovons plusieurs postes intéressants à comble»- à nos différentes opérations minières situées à Port-Cartier, Gagnon et Mont Wright.Nous recherchons des diplômés en GÉNIE MECANIQUE, INDUSTRIEL, ÉLECTRIQUE, Minier ou Géologique.Les candidatures des récents gradués seront les bienvenues et pourront être considérées à des postes d'INGENIEURS JUNIORS.Les candidats ayant quelques années d'expérience pertinente pourront être considérés à des postes SENIORS.Ces postes offrent d'excellentes possibilités de promotion à des niveaux supérieurs à brève échéance pour les candidats intéressés a faire car-rière dans l'industrie minière.SURINTENDANT DE MINE MONT WRIGHT \u2014 QUEBEC Nous sommes à la recherche d'un surintendant de mine à ciel ouvert dont les responsabilités seront de coordonner et surveiller des contremaîtres généraux, contremaîtres et environ 400 travailleurs qui s'occupent de l'exploitation minière.En outre, il doit préparer l'horaire des équipes de travail.Le candidat doit posséder une expérience relative à ce genre de Travail et de préférence posséder un diplôme universitaire.Cette mine est pourvue d'équipements lourds très modernes (Foreuses I 2'A\", pelles électriques 1 6 et 20 verges, camions de 1 50 tonnes, etc.) Il relève du surintendant divisionnaire de la mine.CONTREMAITRE MECANICIENS (VÉHICULES LOURDS) Surveille et coordonne le travail des mécaniciens qui s'occupent de la reparation des véhicules tels que: Camions lourds.Bulldozers, Chargeuses mécaniques.Foreuses, etc.En plus d'un revenu élevé, ces emplois sont accompagnés d'avantages sociaux tels que : BONI DE VIE CHÈRE: $119 par mois ajustable a l'indice du coût de la vie.ALLOCATION NORDIQUE: $150 par mois pour personnes mariées et $135 pour célibataires.\u2014 MAISON ou logements de première classe a prix modique.\u2014 SERVICES publics et éducatifs complets.\u2014 VACANCES: 4 semaines après 3 ans.Boni de vacances après 2 ans.\u2014 ASSURANCE-VIE-MALADIE-SALAIRE: Payée entièrement par la Compagnie.\u2014 REGIME DE RETRAITE.\u2014 SOINS DENTAIRES: Payés par la compagnie.\u2014 RÉGIME D'ÉPARGNE: La compagnie contribue le même pourcentage prélevé sur le salaire de l'employé.LA SOLUTION: foire publier une annonce encadrée sous la rubrique CARRIERES ET PROFESSIONS dans \u2014 FRAIS de déménagement payés.LES CANDIDATS INTÉRESSÉS PEUVENT CONTACTER NOTRE REPRÉSENTANT À L'HÔTEL HOLIDAY INN 420, ouest rue Sherbrooke 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Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme recherche PROGRAMMEUR Cast North America, une compagnie indépendante impliquée dans le transport par conteneurs sur les rives nord de l'Atlantique, recherche un programmeur d'expérience pour travailler sur notre système UNIVAC 90/30.Le langage utilisé est le COBOL.Nous offrons d'excellentes conditions de travail et de bons avantages sociaux et la rémunération sera fonction de l'expérience.Le bilinguisme est requis.INFIRMIERS(RES) SERVICE: Psychiatrie adulte.STATUT: Temporaire temps complet, permanent à temps partiel et temps partiel.EXIGENCES: Membre del'O.I.I.Q.Expérience pertinente en psychiatrie adulte.Un postscolaire en psychiatrie serait souhaitable.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 19 mai 1980 au: Service du Personnel, HÔTEL-DIEU DE ST-JÉRÔME, 290, Montigny, St-Jérôme, Québec J7Z 5T3 I appelez: Mme J.Reed 931-9331 ^::::::::::::::::::::::::V;:r::X::î::::::::::::::::::::::::::::: il Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme recherche REPRÉSENTANT(E) I AVEC EXPÉRIENCE 1 En milieu libraire ou scolaire.Prière expédier curriculum vitao à.LA PRESSE, réf.: 10019 C.P.6041.Suce.A Montréal, P.O.H3C 3E3 ASSISTANTE) INFIRMIER(E)\u2014CHEF Service: Psychiatrie Statut: \u2014 Permanent à temps complet.Quart de nuit.\u2014 Postscolaire en psychiatrie ou 2 ans d'expérience en psychiatrie adulte.Fair* parvenir votre curriculum vitae avant le 19 mai 1980 au: Service du personnel, Hôtel-Dieu de St-Jérôme 290, rue Montigny St-Jérôme (Québec) J7Z 5T3 RECHERCHEZ-VOUS DE L'AVANCEMENT?Étes-vous professionnel, fier de vos antécédents de ventes d'assurance-vie et prêt à déménager pour promouvoir votre carrière?Si vous avez eu du succès comme directeur ou directeur auxiliaire d'un bureau régional; si vous êtes capable de recruter, de former et de surveiller des agents, voici une occasion extraordinaire.Nous recherchons, immédiatement, un directeur régional pour notre bureau de la ville de Sherbrooke, bien établi, possédant une équipe solide d'agents expérimentés 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Prendre rendez-vous ou écrire sous plis confidentiels à: CARRIER, TR0TTIER, AUBIN ET ASSOCIES Ingénieurs-conseils :::: Att.: M.Guy Trottier, ing.M.Se.% 990, Avenue Holland i?Québec 01S3T1 Tel: (418) 6810018 g ¦ f i a É ¦ » \u2022 i ¦ % D 9 AUJOURD'HUI LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 MAI 1980 \u2022n POUR LES ÉLÈVES DE 6e ANNÉE DE L'ÉCOLE NOTRE-DAME-DE-LA-GARDE Ça remuait dans la classe des sixième année de l'école Notre-Dame-de-La-Garde à Verdun.Il était passé dix heures, hier matin, et Gaétan Boucher, le champion patineur, le médaillé d'argent aux Jeux d'hiver de Lake Placid, n'arrivait toujours pas.Des semaines, des mois, à préparer «l'historique rencontre» (selon les termes d'un finissant de la sixième année), un temps fou à préparer les questions sur papier, à enjoliver la classe, à lui donner un air de grande fête et Gaétan qui retarde.Pendant que Claudette Cormier, l'autre professeur de sixième année, apaise ses étudiants, André Taillon, son confrère, me raconte le déroulement de l'aventure.Parce que dans la tête de ces enfants de 11 ou 12 ans, ce fut l'aventure de l'année scolaire, l'impossible devenu réalité.Tout ça s'est amorcé en février dernier lors de la télédiffusion des Jeux d'hiver de Lake Placid.A dix heures ce matin-là, Gaétan Boucher se mesurait au phénoménal Eric Heiden, cinq fois médaillé d'or à ces Jeux.Les élèves des deux sixième année de l'école Notre-Dame-de-La-Garde avaient les yeux rivés sur le petit écran.Les couleurs, les tics, les commentaires de l'annonceur; rien ne leur échappait.Je crois que ce matin-là, Guy Lafleur, Ken Dryden et Gary Carter des Expos subissaient une nouvelle concurrence: des enfants découvraient une nouvelle idole dans le monde du sport amateur.Boucher ne pouvait éclipser Heiden, mais il était Québécois et on lui avait passé la grosse médaille d'argent autour du cou.Après l'émission, les enfants avaient écrit des belles compositions puis des lettres à Boucher puis finalement, ils avaient pensé à cette rencontre.Pascale Turbide, une fillette au verbe facile et à l'esprit de décision, fut choisie comme interlocutrice du groupe.Parce que c'était le groupe, deux classes d'étudiants de sixième année, qui avait pris les choses en main.Pas de paternalisme, pas de manipulation des professeurs, c'est Pascale Turbide qui par exemple appela les media d'information pour leur faire part de la rencontre.Elle avait préalablement écrit au maire de Ste-Foy afin de rejoindre Boucher.Le maire était en vacances et ne lut la lettre que trois semaines après réception.Lorsque Boucher accepta leur invitation, les enfants préparaient déjà leurs ques- tions, s'informaient, se documentaient sur le sport amateur, lisaient, découpaient des articles de journaux traitant du sport et spécialement du sport amateur.Dans la classe, on avait même formé des équipes (vous vous rappelez sans doute les compétitions d'école primaire, l'argent scolaire ou les compétitions par rangée) qui portaient des noms comme Marcel Jobin, Jacqueline Gareau ou Gaétan Boucher.Le bruit monte et cette fois, c'est vrai, Gaétan Boucher s'amène, reçu par monsieur Morel, le principal.Tout le monde est figé un instant, monsieur le principal présente dignement Boucher et le patineur installe ses affaires sur le bureau du professeur.Ses affaires, c'est son équipement, sa médaille d'argent, très important pour les enfants.On le lui avait bien spécifié d'amener son costume, ses patins et sa médaille, surtout sa médaille.Boucher, vêtu de son plus beau chandail blanc avec la feuille d'érable rouge du Canada, ouvre le précieux coffret et exhibe la grosse médaille.Chaque étudiant peut la toucher.Deux secondes.Sur les murs, des articles de journaux relatant les exploits de Boucher, sur le tableau «Vive Gaétan» dessiné avec des craies de couleur.Pas un mot dans la classe et les yeux qui s'accrochent au costume et aux patins.Pas de discours et des mains qui se lèvent.Jamais de questions bêtes même qu'elles étonneraient bien des journalistes mais j'ai découvert une génération bien plus marquée que je ne le croyais par l'inflation.On voulait savoir combien coûtait son costume ($150), ses patins ($200) et comment il s'y prenait pour rejoindre les deux bouts en étant athlète amateur.Une idole, ça mange et ça paye son loyer, ça, les enfants d'aujourd'hui semblent très bien le comprendre.Il va eu bien d'autres questions évidemment.A vrai dire, le feu était nourri: ça n'a pas dérougi pendant plus d'une heure.Souvent technique: les faux départs, le trou dans la glace pour y enfoncer la lame du patin avant le départ, l'équipement, ses meilleurs temps.Boucher expliqua longtemps la fabrication de ses patins en fibre de verre, formés d'après le moule de son pied dans un atelier de Québec.Ils ne sont que quatre au monde à pouvoir profiter de cette méthode de fabrication et Boucher expliquait que ce sont ces patins qui lui ont permis de remporter le championnat mondial lors d'épreuves disputées à l'intérieur en Europe.Un étudiant lui a demandé plus solennellement, ce qu'il pensait du boycottage des Jeux olympiques d'été à Moscou.Boucher a répondu qu'il était bien heureux pour sa part, de participer aux Jeux d'hiver, que ça l'arrangeait dans les circonstances mais qu'il n'avait pas envie de critiquer «la décision d'un gouvernement qui paye certaines de mes dépenses» et que tout ça était finalement bien dommage.Bon.Une rougissante fillette voulait bien savoir s'il était marié.On a ri et puis on a appris qu'il avait une blonde à Sherbrooke.Par la suite, il nous a fait savoir qu'il avait l'intention de participer aux prochains Jeux et de se retirer en 1985.Quand on lui a demandé s'il aimait les questions des journalistes, j'en ai déduit que la presse écrite et parlée était bien mal vue des jeunes.Quand on lui a demandé son régime, il a dit qu'il évitait de «manger des cochonneries».Probablement que plusieurs ont saisi le message.Dîner, a dit monsieur le professeur qui comprend mieux que personne que le ventre des enfants n'a pas d'oreilles et Boucher en est quitte pour une séance de photo à la porte de l'école avec une sixième année et puis une autre.Les fillettes n'ont pas oublié leur caméra et les gars traînent leur carnet d'autographe.Boucher, adulé, célébré comme jamais, ne perdra jamais patience.Pascale Turbide, cette petite bonne femme séduisante, qu'on retrouvera sûrement relationnis-te un jour, m'expliquait le choix de Gaétan Boucher.Parce que, ça aurait bien pu être Guy Lafleur ou une vedette du sport professionnel.«Guy Lafleur on le demande partout dans les écoles.On pensait qu'on avait une meilleure chance avec Gaétan Boucher, qu'il serait moins occupé et puis il y a eu les Jeux olympiques d'hiver à la télé et Gaétan vient du Québec.Chez nous.» On a remis au héros du jour une sculpture fabriquée par un grand frère d'un des élèves.C'est le budget des prix de fin d'année qui y a passé et les élèves le savent mais ce jour-là, rien n'était trop beau pour Gaétan Boucher.photo LA PRESSE P.H.Talbot Hier matin, à l'école Notre-Dame-de-la-Garde, Gaétan Boucher, devant les finissants de 6e année, répondait aux questions d'une nouvelle génération.Jamais il n'avait été aussi célébré, aussi aimé.UNE JOURNÉE MÉMORABLE DANS LA VIE DE GILBERT LACAILLE, ATTEINT DE DYSTROPHIE MUSCULAIRE Boucher à dîner et du poulet pané Fallait bien faire dîner Gaétan Boucher.On avait pensé à un repas communautaire ou à un dîner en famille mais avec qui?Puis on pensa à Gilbert Lacaille, un champion, un JEAN BEAUNOYER Gilbert a invité son ami Marc qui ne voulait pas rater une si belle occasion mais son frère Rémi, un artiste qui préfère le disco aux sports, demeure au salon.La cuisine est petite pour tant d'invités mais chaleureuse.Madame Lacaille est à l'aise, monsieur son mari, paternel, causeur mais on avait précipité les événements, madame Lacaille ne nous attendait pas si tôt.vrai connaisseur de sport, victime de la dystrophic musculaire depuis sa naissance.Dégourdi, Gilbert s'est rendu au magasin Steinberg de son quartier où sa mère est employée et a obtenu de la gérante, qu'on libère madame Lacaille pour lundi midi, «le plus beau jour de ma vie».Au menu, du poulet panne, du riz, de la salade et des grosses portions.Tout le monde sait que les patineurs de vitesse, ça mange.Comble de bonheur, Gaétan nous fait savoir que c'est son plat favori.3l Et c'est alors que la reine du foyer popotait pendant qu'on discutait sport.«Gilbert n'a pas dormi quand le Canadien a perdu la série contre Minnesota», raconte la mère en coupant la salade.Gilbert nous apprend qu'il favorise les Sabres pour remporter la coupe Stanley.Boucher qui s'intéresse au hockey lui fait remarquer que les Sabres ont déjà perdu trois parties dans la série mais Gilbert espère le miracle.Monsieur Lacaille contrôleur dans une compagnie de verre, s'informe des activités de Gaétan et ne peut pas comprendre comment il peut réussir à étudier en administration, à travailler pour la compagnie Bell du- La famille Lacaille recevait Gaétan Boucher à dîner, hier midi, rue Brault à Verdun.Pour le jeune Gilbert, victime de dystrophie musculaire, c'était le plus beau jour de sa vie.Et le poulet était bon.x photo LA PRESSE, P.H.Talbot rant l'été et à s'entraîner.«Il faut que tu négliges quelque chose, ça n'a pas de bon sens», tranche le père.Boucher l'admet poliment et attaque son poulet qui arrive.Boucher qui ne parlait pas beaucoup s'anime quand il décrit Eric Heiden qui a fait des merveilles à Lake Placid.«Des cuisses presque aussi grosses que sa taille», dit Boucher.Gilbert mange son poulet et boit ses paroles.Tout l'intéresse et ses yeux ne sont pas assez grande pour voir son voisin de table.*Z » Il possède sa collection de cartes et se rappelle avec précision tous les grands événements sportifs.Sur une longue distance, \\t doit utiliser une chaise roulante.«L'an prochain, dit sa mère, il changera d'école et on le recoin duira en autobus pour handicapés ou il restera à la maison.» Gilbert qui a beaucoup de diffi-; culte à marcher mais qui tient le coup en champion, pensait rç* joindre ses copains dans l'autobus scolaire.Evidemment, c'est '.un bien trop grand risque.La conservation reprend sur le hockey, sur les blessures de Lafleur,.les succès des Islanders, sur les cartes de hockey, de baseball et sur la collection de timbres de monsieur Lacaille.Boucher doit se rendre à Ottawa l'après-midi même où il doit | rencontrer son entraîneur eV s'inscrire à des cours d'adminis* tration à Ottawa.^1 m ~: Le matin,, il était parti très tôt de Ste-Foy et s'était arrêté chez un garagiste pour connaître le chemin qui le mènerait à l'école: Notre-Dame-de-La-Garde.II-n'avait pas reçu de cachet pour cette rencontre («je ne demande habituellement rien pour aller dans les écoles») mais madame Lacaille soutient «que la commission scolaire aurait au moins pu payer son déplacement».Pa$-grave, Boucher nous dit qu'une: station de service de Québec Fa£-~ limente en mazout et qu'on lui prête une auto.Monsieur LacaH-I| le hoche la tête.Lui, il n'a par de problèmes, il n'a pas d'auto.^ Pendant ce temps, «Coco», laj perruche de la maison, se pro-; mène au-dessus de la table et se3 pose sur mon épaule.«Parfois jej) l'appelle Scotty Bowman para qu'il fait les cent pas dans sa* cage jusqu'à temps qu'il sorte».* me dit Gilbert.Scotty Bowman* est un oiseau libre qui n'aime'-] pas être enfermé.Tellement libre qu'il choisit son monde.Il jj n'a pas voulu se déposer sur le 'I chandail du héros du jour, ie :| chandail du Canada, et monsieur* Lacaille a vu là un geste politique.i Mais la cloche sonnait déjà.Il y avait tout de même classe, hier, après-midi à Notre-Dame-de-La-Garde.-: ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 MAI 1980 yiVHE ADJOURD' AU CENTRE DE RÉADAPTATION «LE CONTREFORT» La Direction évoque «l'héritage» du régime précédent PSi paradoxale que la chose paraisse, M.Michel [Lippe, directeur général du Centre de réadaptation du Contrefort, est d'accord sur âe nombreux points avec ses infirmières jet ses éducateurs.Mais il apporte, sinon des raisons pour expliquer la situation déplorable de l'institution, du moins des excuses dont la moindre n'est pas «l'héritage» du régime instauré par l'ex-propriétaire de l'établissement, M.Abra- ham Isaac Anbar, soi-disant docteur, on n'a jamais su en quoi.M.Lippe classe ses bénéficiaires sensiblement de la même façon que les infirmières et les éducateurs.Un groupe de débiles dits profonds dont certains, avoue- t-il, ont régressé.Ils ont des épisodes psychotiques de plus en plus longs.On procède actuellement à une évaluation des cas, y compris une expertise neurologique.(Ne pas confondre neurologie et psychiatrie, la première s'attaquant robes soleil jupes L blouses tenues sport i pantalons fjg^^^ manteaux imperméables costumes coordonnés! Un bijou d'offre de Mary Quant! aie \\ * Avec tout achat de 8.50 ou plus de produits Mary Quant, vous recevrez gratuitement ce ravissant pendentif a petite fleur.Téléphoner a 281-4529 (region de Montreal) Rayon 240.re* de chaussée, centre-ville et Versailles seulement.La Baie accepte avec plaisir les caries la Baie.Charges Visa et Master Charge.Voici les produits du programme de beauté Mary Quant: A.Lotion nettoyante (peaux normales, sèches, grasses) 125 ml 7.50 ch.B.Lotion tonique, (peaux normales, sèches, grasses).125 ml 7.50 ch.C.Lotion hydratante, (peaux normales, sè- 8.00 ch.m .\u2022\u2022\u2022 \u2022 « \\ *> Y ches.grasses) 100 g D.Crème de nuit 35 g E.Fond de teint Smoothers F.Fard a loues Baby G.Rouge à Sèvres H.Vernis à ongles 9.50 ch.5.00 ch.6.00 ch.4.50 ch.3.50 ch.J.Crayon pour lèvres Snft Machine 4.25 ch.K.Crayon a paupières Kohi 4.25 ch.aux maladies ou lésions organiques, la seconde aux comportements psychologiques).À l'autre extrême, il situe un groupe de 25 environ, qui sont intégrés à l'école pour déficients mentaux Honoré-Mercier.Selon M.Lippe, il y aurait progrès dans l'apprentissage qu'on leur fait faire et on espère les transférer, à l'automne, dans des foyers et des ateliers protégés.«On veut les faire vivre dans des foyers de désensibilisation au milieu institutionnel en vue d'une réinsertion sociale».Réinsertion qui signifie pouvoir vivre dans un foyer de groupe, sous surveillance ou dans des ateliers protégés.Pour le groupe in termédiaire, lui aussi de 25, nouvellement admis, des programmes particuliers ont été établis, comprenant l'intégration à l'école.Mais leur âge, 25 ans et plus, suscite des problèmes avec la Commission scolaire.C'est une question de sous (qui va payer?le ministère de l'Education ou le MAS?).Un lourd passé En janvier 1978, le MAS (ministère des Affaires sociales) achetait, parle biais d'une société sans but lucratif créée à cet effet (Les Marronniers), le réseau d'institutions de M.An-bar.En mars 1979, un comité provisoire chargé d'administrer deux établissements ainsi acquis fut mis sur pied et le 16 juin 1979, M.Lippe était embauché comme directeur général.Il a la responsabilité du Centre d'accueil du Contrefort et d'un établissement du même genre, à Caril Ion.Le réseau Anbar n'a jamais eu très bonne réputation.Le budget de M.Lippe fut, dit-il établi à $55 par jour, par bénéficiaire (per diem) pour 183 personnes alors qu'il en a hébergé 230 à certai nés périodes.Les évaluations psychiatriques ont été faites du temps de M.Anbar.M.Lippe est d'accord pour dire que les conditions de travail à Rosemère sont pénibles.«Si j'étais infirmière ou éducateur, je crierais!» Il rajoute: «Tous les dossiers comptables et les dossiers du personnel ont été détruits avant mon arrivée.» CLAIRE DUTRISAC M.Lippe a hérité d'un personnel d'éducateurs dont la moyenne de scolarité atteint à peine onze ans.Certains ne savent ni lire ni écrire.«Ils étaient, du temps d'Anbar, des moniteurs.Le poste fut aboli et ils devinrent des éducateurs.Quatre ou cinq personnes auraient pu être congédiées si les dossiers n'avaient pas été détruits.J'en ai congédié deux, un pour mauvais traitements physiques et verbaux envers les bénéficiaires et le second pour vandalisme.» S'il a loué des bureaux à Lorraine, c'est pour céder de l'espace aux pensionnaires du Contrefort.La surface qu'il occupe répond aux normes du MAS: elle est calculée selon le nombre d'employés.On lui reproche d'avoir trop de cadres NDLR_Pour des raisons techniques dont nous nous excusons auprès de nos lecteurs, la deuxième partie du reportage de Claire Dutrisac sur le Centre de réadaptation «Le Contrefort» n'a pas été publiée dans notre édition d'hier comme il avait été prévu.Rappelons que, dans notre édition de samedi, notre reporter faisait état de certaines difficultés internes auxquelles ce Centre fait face: deux théories s'y affrontent quant à la possibilité de réinsertion dans la société des débiles mentaux, l'une défendue par les infirmières, l'autre par les éducateurs.Nous annoncions samedi la publication du point de vue de la direction dans cette discussion, que voici.et pas assez d'éduca teurs.Il acquiesce.Trop de chefs et pas assez d'Indiens.Mais de tous ces cadres, il a hérité.Les éducateurs sont syndiqués au sein de la CSN.Le point essentiel : les locaux M.Lippe s'en prend surtout aux locaux et à leur exiguïté pour expliquer les problèmes auxquels il se heurte.Ainsi, il a transformé un immense dortoir en unités de 12 lits, permettant ainsi un regroupement par types de pensionnaires.Mais les salles où se tiennent ses bénéficiaires sont si petites que la promiscuité rend difficile sinon impossible toute réadaptation.A cause de la défience du système de chauffage dans ces salles, l'été, on crève, l'hiver, on gèle.Même chose pour les dortoirs attenants.Faute d'une pression suffisante, on ne peut faire prendre de douches qu'entre 15 heures et 20 et 21 heures.«Les infirmères ont raison de vouloir qu'on apprenne aux bénéficiaires les soins élémentaires d'hygiène personnelle.» Mais ce manque d'eau complique la tâche 30% DE RABAIS m il IMPRIMÉS ESTIVAUX IMPORTÉS D'EUROPE ¦t 'A J»4 Attrayants tissus de polyester, acétate, nylon, discose, pour robes sportives et robes de soir qui ont une allure formidable pour l'été.Assortiment complet de dessins exclusifs en resplendissants floraux et géométriques et dans toutes les couleurs que vous recherchez.Si facile d'entretien aussi ! 130-150 cm de largeur Régulier $12.99 à $29.99 mètre POUR UN TEMPS LIMITÉ SEULEMENT $907 à $2097 mètre DISPONIBLES À L'ÉTAGE PRINCIPAL l.l S VISA des éducateurs qui sont, de l'avis de M.Lippe, trop peu nombreux: un pour douze.Il en faudrait deux.Les cuisines sont désuètes, même si l'a-limentation a été améliorée.La multiplicité des remplacements de personnel auprès des pensionnaires rend la rééducation compliquée.Trop d'employés travaillent à temps partiel.La liberté.Dans cet établissement, personne n'est ni ne peut, en vertu des lois, être en cure fermée.M.Lippe traite donc les bénéficiaires en adultes.Fume celui qui veut fumer, même s'il ne le doit pas à cause d'un état de santé particulier.«Je ne veux pas de règle générale en fonction du plus bas degré d'autonomie» a déclaré M.Lippe.Principe qui ne peut qu'être admis.Mais faut-il pour autant laisser les violents battre les plus calmes?La réponse de M.Lippe à ce litige du laxisme versus une plus grande médication réside toujours dans la construction d'unités de vie permettant le regroupement homogène des pensionnaires.M.Lippe réclame un budget approprié aux besoins des bénéficiaires du Contrefort, pour embaucher des éducateurs, et propose la réalisation d'un projet réparti sur trois ans au cours desquelles ou louerait des locaux pour les cas de débilité profonde.On rapatrierait les bénéficiaires dans leur région originelle.On multiplierait les ressources autres que l'institution, comme les foyers, les ateliers.«Les problèmes doivent se régler à court terme et sans médication, par l'adjonction de locaux.» Mais un court terme, ça comprend toujours un certain nombre de jours, de semaines.«Je fais de mon mieux avec les moyens dont je dispose» a déclaré M.Lippe.Et si rein ne se règle?Le Comité provisoire envisage alors de recourir aux tribunaux pour faire valoir les droits des bénéficiaires.Et en ce qui a trait à M.Lippe, il y a toujours l'éventuelle démission.\u2014 FIN \u2014 Fête des Mères: cadeaux dignes dune reine ?WRING ACHETONS HB1 FOURRURES D'OCCASION \u2022 ¦ » ¦\t .Nous achetons \u2014 et payons ' comptant \u2014 presque tous les genres de manteaux ou vestes de fourrure usagés.Qualité moyenne à supérieure, de préférence.Nous désirons surtout: vison, renard et chat sauvage.
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