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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-05-15, Collections de BAnQ.

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[" REFORME CONSTITUTIONNELLE Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, a déclaré, hier soir à Montréal que le caucus des libéraux fédéraux du Québec avait décidé de GILBERT LAVOIE mettre ses sièges en jeu sur l'engagement du parti de mener à terme la réforme de la constitution canadienne.«S'il y a un «non» au référendum, ce vote sera interprété comme un mandat pour changer la constitution et renouveler le fédéralisme.Ce n'est pas seulement moi, M.Clark, M.Broad-bent, ou les premiers ministres des autres provinces qui le disent, ce sont également les 74 Photo Robert Nadon, LA PRESSE Trudeau députés élus par cette province pour la représenter à Ottawa.Je leur en ai parlé ce matin au caucus et on s'est engagé à mettre en marche immédiatement après le référendum le mécanisme de modification de la constitution.Et nous n'arrêterons pas avant que ce soit fait.On met notre tête en jeu là-dessus.On dit aux autres provinces que nous n'accepterons pas que ce non soit interprété comme étant un signe que tout va bien.On met nos sièges en jeu là-dessus.» Ovationné pendant près de cinq minutes par une foule d'environ 10,000 personnes arborant l'unifolié canadien, M.Trudeau a dirigé la totalité de son discours à l'intention des indécis Voir TRUDEAU, page A 4 MONTRÉAL, JEUDI 1 5 MAI 1 980, 96e ANNÉE, no 115, 72 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 CRISE DU LOGEMENT De fortes hausses de loyers en vue ¦ Les locataires québécois, et les montréalais en particulier, doivent s'attendre à de fortes augmentations de loyers dans les mois qui viennent.D'une part, les taux hypothécaires ont atteint des niveaux records ces derniers mois et resteront élevés.D'autre part, le nombre de logements locatifs vides est en train de baisser.Dans ces circonstances, les propriétaires sont incités à exiger des hausses de loyers et les locataires sont mal placés pour leur résister.Selon M.Anh Trinh, économiste de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la pression a déjà commencé et va s'amplifier d'ici à la fin de Tannée.page C 1 LES REVELATIONS DE LA PRESSE SUR LE TAXI Belleval demande I Le ministre des Transports, M.Denis de Belleval, a demandé hier à la Commission des transports du Québec d'instituer une enquête sur la conduite MICHEL GIRARD_ des affaires de la Ligue nouvelle des propriétaires de taxis de Montréal afin de réviser la reconnaissance qu'elle lui a accordée comme groupe représentatif des 3,700 propriétaires de taxis opérant dans la métropole.C'est en vertu de l'article 77-3 du Règlement 6 de la loi des transports que le ministre De Belleval prie le président de la Commission des transports, le juge Adolphe Prévost, d'effectuer cette révision.«Lorsqu'une ligue de taxis ne remplit plus les conditions prescrites au présent règlement, la Commission peut lui retirer la reconnaissance qu'elle lui a accordée», stipule l'article du règlement 6.Pour appuyer sa requête, le ministre des Transports a fait préparer par ses fonctionnaires «un dossier faisant état du non-respect de la Loi des transports et du règlement 6 par le conseil d'administration de la Ligue nouvelle des propriétaires de taxis de Montréal».L'ensemble des faits rapporté dans ce «dossier», avait fait l'objet d'une série d'articles parue récemment dans LA PRESSE.Fidèle à ce qu'il avait déclaré à LA PRESE lors d'une entrevue sur les agissements des administrateurs de cette ligue, le ministre De Belleval a donc bel et bien décidé de ne plus se faire mener par le bout du nez par ces dirigeants et de prendre par conséquent (comme il Pavait dit) «le Voir TAXI, page A 4 Carter offre à Castro EDIT0 LE RÉFÉRENDUM N'APPARTIENT PAS AUX EXPERTS par Ivan GUAY page A 6 SOMMAIRE Annonces classées: D 6 à D 14 Arts et spectacles \u2014Informations: C 15, C 16 \u2014 Horaires: C 17 Bandes dessinées: C 14 Carrière et professions: C 1 2, C 1 3 Décès, naissances, etc.: D 15 Économie: C 1 à C 7 Etes-vous observateur?.- D 10 FEUILLETON \u2014Holocauste: D 9 Horoscope: C 14 Le monde: A 10, A 1 1 Météo: A 2 Mot mystère: C 14 Mots croisés: C 14 Quoi faire aujourd'hui: C 18 Radio et télévision: C 1 7 Sports: B 1 à B 13 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 4 \u2014La loi et vous: D 2 un «pont» officiel pour les réfugiés Tout en ordonnant l'interruption du trafic illégal des Cubains entre Port Mariel et la Floride, le président Carter annonce un programme en cinq points destiné à régulariser et à officialiser le flot des réfugiés.Si Castro est d'accord, il y aura un «pont aérien ou maritime» pour continuer le transport des Cubains mais il y aura filtrage à Cuba avant le départ.Carter ajoute que les États-Unis ne sont pas un «dépotoir» pour les criminels.Par contre, les Haïtiens ne recevront aucun traitement de faveur.Entre-temps, parmi les 30,000 Cubains déjà arrivés, cette femme de 78 ans, Maria José Morales pleure car elle veut mourir avec ses pro- ches mais elle n'a pas encore réussi à les retrouve: page A 1 1 m I !» Y 89 .¦\u2022 'y y À \u2022 Y m 1 î « z-.jt\u20141 APRÈS 150 HEURES DE NÉGOCIATIONS Les policiers de la CUM en viennent à une entente page A 5 STARMAKA au Patriote ¦ Après avoir été annule plusieurs fois faute d'argent, Starmania sera finalement présenté au Nouveau Patriote de la rue Ste-Catherine, à compter de septembre.Beaucoup plus rock que dans sa version originale présentée en France Tan dernier, Topera de Luc Plamondon mettra en vedette cette fois-ci Louise Forestier et France Castel.page C 15 photo,René Picard.LA PRESSE SPOKE Les Expos parfaits à Houston page B 1 < 4 -I * - ÀVENDRE ¦ A VOTRE SERVICE: UN GRAND NOM QUI INSPIRE CONFIANCE AUX ACHETEURS -s %- Trust Royal Services immobiliers*7 » A 2 l'écoute D'OTTAWA LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 MAI 1980 Des contrats plantureux Chacun savait que le gouvernement fédéral donnait plus de contrats de recherches scientifiques à l'Ontario qu'à toute autre province, mais ce qu'on ne soupçonnait pas c'était que cette tendance allait s'ac-croissant.Dans le dernier «Bulletin de recherche et développement» du ministère des Approvisionnements et services (no.85) on peut constater cette tendance et affirmer chiffres à l'appui que la présence de Pierre DeBané, Roch LaSalle ou Jean-Jacques Biais à la tête de ce ministère [/,n'a rien changé.Selon le tableau du ministère, l'Ontario avait obtenu des contrats d'une valeur de $55 millions contre $49 pour le Québec en 78-79, soit 919 contrats contre 337.Pour l'année fiscale 1979-80 cette marge s'est accrue alors que l'.Ontario récoltait 867 contrats [d'une valeur de $73 millions alors que le Québec n'en obtenait que 305 d'une valeur de $26 militions.La prochaine année sera I meilleure vous croyez; détrompez-vous, au rythme où vont les l'choses ce sera du pareil au pire.Pour les trois premiers mois de ,1980, le Québec a récolté 29 con-\\ tjats d'une valeur de $1,9 million \"contre 99 contrats d'une valeur de $7,3 millions pour l'Ontario.|.Ï5n pourcentage cela donnait 14 fcour cent des contrats au Québec l'année dernière et nous nous dirigeons vers 12 pour cent cette année.Tenant compte du [\u2022fait qu'il y a le quart de la population du Canada au Québec, c'est la moitié de ce que devraient toucher les scientifiques québécois.| .Le ministère le plus parcimonieux est sans conteste celui des Pêches et des Océans de l'Aca-.ciien Roméo Leblanc qui n'a ac-Lcordé que 2 contrats sur 64 au [Québec pendant les trois premiers mois de l'année.Bon deuxième est celui de l'Environnement de John Roberts, qui a donné 7 contrats sur 56 au Qué-J>ec alors que 25 allaient à l'Ontario.Enfin, le ministère de M.Marc Lalonde, Energies, Mines et Ressources a accordé 2 contrats sur 31 au Québec.Une exception à la règle, le ministère de l'Industrie et du Commerce a confié deux contrats sur dçux au Québec pendant les trois premiers mois de l'année.Il faut noter toutefois que le premier, d'une valeur de $480,000 est allé à la société d'Etat fédérale Canadair et le deuxième n'était que de $21,000 ce qui ne compense pas pour les cas précités.Il n'est donc pas étonnant que seulement 12 pour cent des postes des divers organismes et ministères fédéraux intéressés à la recherche soient implantés au Québec comme le constatait il y a deux semaines le commissaire aux langues Max Yalden.Hissez les couleurs Il arrive parfois que les intérêts du Parti libéral et ceux du gouvernement fédéral se confondent, en ces moments historiques les dirigeants du parti «suggèrent» des lignes de conduite aux fonctionnaires.C'est ce qui ressort d'une lettre circulaire expédiée aux membres du Parti libéral du Canada (section Québec) par la directrice des relations publiques du Centre d'information sur l'unité canadienne Mme Terry Keleher.Sur papier à entête du gouvernement fédéral cette fonctionnaire de M.Jean Chrétien écrit: «À la demande du directeur général de votre parti, je vous expédie deux auto-collants (drapeau unifolié) dont vous saurez faire bon usage».Cette générosité des fonctionnaires et du Parti libéral a coûté des milliers de dollars aux contribuables, on ne sait combien exactement, mais faites le calcul en sachant que le nombre de membres dépasse les 100,000.La priorité absolue Au moins deux ministres fédéraux, Mme Monique Bégin et Francis Fox ont fait un aveu bien embarrassant hier aux Communes.En effet, les deux ont indiqué qu'ils négligeaient leur ministère.Pressé par l'opposition qui voulait savoir à quoi le ministre de la Santé passait son temps, Mme Bégin a reconnu qu'elle consacrait ses soirées et plus à participer aux activités référendaires au détriment de son ministère.dire qu'il risque d'y en avoir un deuxième.GILLES PAQUIN ouvre un bureau à Edmonton QUEBEC (PC) \u2014 Le gouvernement du Québec ouvri-^ra'un nouveau bureau, à Edmon-' ton, en Alberta, sous la direction \u2014 Les enquêteurs de la Commission inadienne des droits de la per-inne ont découvert que 3,000 mctionnaires de l'Etat fédéral, lutes des femmes, ne profitent pas de la loi fédérale qui prévoit qu'à un travail égal, une femme -doit recevoir un salaire égal à Vhomme.Ils ont recommandé que la Commission confirme leurs L démarches en ordonnant au La Quotidienne Tirage d'hier 8 6 3 gouvernement d'apporter les correctifs nécessaires, qui pourraient coûter au trésor public plusieurs millions de dollars en paiements de compensation et en augmentations de salaire.Ces fonctionnaires sont ainsi répartis: 60 pour cent des 2,548 employés des cantines, 52 pour cent des 82 employés de la buanderie et 60 pour cent des 319 employés de différents services.C'est l'Alliance de la fonction publique du Canada qui a rendu public ces chiffres, mercredi.Le syndicat a également porté plainte, ce qui a été confirmé par un porte-parole de la Commission des droits de la personne.OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral devrait annoncer aujourd'hui \u2014 cinq jours avant la tenue du référendum \u2014 qu'il autorisera la construction d'un gazoduc de $300 millions entre l'Ontario et la ville de Québec.MARIO FONTAINE de notre bureau d'Ottawa Le cabinet a disposé de la question ce matin, et c'est le ministre de l'Energie, M.Marc Lalonde, qui devait en révéler les détails devant un groupe de constructeurs de pipeline ce midi dans la métropole.M.Lalonde a refusé de confirmer la nouvelle hier, mais a reconnu avoir déjà en main le rapport de l'Office national de l'énergie sur le sujet.Ne manquait que l'approbation du cabinet, de toute évidence une technicalité puisque M.Lalonde n'a même pas participé à la réunion du conseil des minisires de ce matin, étant arrivé à Montréal hier soir.Ce gazoduc amènera le gaz naturel de l'Ouest vers la Vieille A CINQ JOURS DU RÉFÉRENDUM Ottawa donne ie feu vert au gazoduc entre l'Ontario et la ville de Québec capitale dans un premier temps, pour se prolonger jusqu'aux Maritimes par la suite.Libéraux et conservateurs avaient tous deux promis sa construction lors de la dernière campagne électorale, promesse qui était reprise dans le discours du Trône du mois dernier.Toutefois, selon le leader tory Joe Clark, le gouvernement Trudeau a décidé de donner le feu vert au projet jusqu'à Québec mais retardera indéfiniment la construction du tronçon se rendant à Halifax.Ce qui est inacceptable dit-il, puisque les Maritimes sont très dépendantes du pétrolt importé et qu'un apport massif de gaz naturel cana- dien soulagerait la note énergétique de ces provinces.Même s'il ne se rend que jusqu'à Québec, le gazoduc pourra rejoindre 70 p.cent des consommateurs québécois et leur offrir une alternative économique au mazout pour le chauffage des résidences.Sa construction, toutefois, risque de ne pas débuter avant l'an prochain.Projet conjoint de Trans-Ca-nada Pipelines et de Quebec & Maritimes Pipelines, le gazoduc fait face à différents délais imposés tant par les gouvernements que par les agriculteurs, lesquels s'opposent à sa construction sur leurs terres.Une fois entamée, celle-ci pourrait en revanche être complétée en un an.Particularité inusitée, ce gazoduc serait réversible: une fois les champs de l'Ouest épuisés, il pourrait ainsi leur livrer le gaz de l'Est dont d'importantes quantités ont été découvertes dans l'Arctique, au large du Labrador et dans les îles.Le ministre Lalonde a affirmé hier que la décision d'Ottawa n'est pas reliée au référendum de la semaine prochaine au Québec, déclarant que la question fait l'objet d'études de l'Office de l'énergie depuis un an et que le cabinet en peut qu'accepter ou rejeter en bloc ses conclusions.OTTAWA (PC) \u2014 Pouvez-vous mentionner quelque chose d'intéressant qui soit arrivé au Parlement depuis un mois?Le fait est que depuis l'ouverture très solennelle de la 32e session du Parlement, rien n'est arrivé qui vaille une ligne dans les livres d'histoire.Même les politiciens qui y siègent admettent que l'atmosphère y est ennuyeuse.«Personne n'a le moindre enthousiasme», dit le «Whip» du Parti progressiste-conservateur, M.William Kempling; et son collègue, M.William Jarvis, de Perth, pense qu'il n'y aura quelque animation que si la Chambre siège encore en juillet.Le Nouveau Parti Démocrati- C'est le calme plat à Ottawa que, qui compte plusieurs jeunes députés sans expérience et plutôt impatients, n'a guère réussi jusqu'à présent à stimuler ses 32 députés.Un stratège libéral soupçonne que les conservateurs se tiennent bien tranquilles depuis le début de la session afin de ne pas embarrasser le gouvernement et de ne pas lui nuire durant la période référendaire.Tel n'est pas, cependant, l'avis de M.Kempling.Il croit tout simplement que les députés sont plus ou moins épuisés après deux campagnes électorales en un an.Et les conservateurs, dit- il, ne sont pas encore remis du choc psychologique de leur défaite après quelques mois d'exercice du pouvoir.Et puis, aucun projet de loi de nature à passionner les députés n'a été présenté.De plus, le référendum a détourné l'attention.Les 74 députés libéraux du Québec désertent les Communes le lundi et le vendredi pour participer à la campagne en faveur du non.Il est entendu que l'opposition ne réclamera pas de mise aux voix ces jours-là avant le scrutin du mardi 20 mai.Le chef de l'opposition, M.Clark, est allé parler au Québec deux fois sous les auspices du comité du non, et M.Trudeau trois fois.M.John Crosbie, ancien ministre des Finances, ne pense pas que pour l'instant on se préoccupe beaucoup dans le pays de ce qui se passe aux Communes.Finalement, la baisse légère des taux d'intérêt, quelques minces progrès dans les discussions sur le prix de l'énergie et la stabilité relative des taux du chômage et de l'inflation ont enlevé à l'opposition un peu de son ardeur au combat.LA GRANDE VENTE {N'attendez pas, les quantités sont limitées} Technics EGAUSATEUR DE FRÉQUENCES TECHNICS modèle SH8010 LE PLUS BAS PRIX EN VILLE I Technics » Tables tournantes TECHNICS g* a partir de I o\" (cartouche magnétique incluse, valeur de *69) VASTE CHOIX DE TABLES caa TOURNANTES a partir de Ai KENWOOD \u2022 Tobk tovmonti 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vaches en regardant passer les trains, m'expliqua-t-elle, et le train référendaire est passé assez souvent par ici depuis deux mois pour que, veut, veut pas, j'apprenne des choses.\u2014 Au début, les wagons étaient chargés d'espoir.La locomotive sifflait joyeusement, pas du tout essoufflée.C'est léger l'espoir.Ça se tire tout seul.Aux fenêtres, les voyageurs agitaient des drapeaux, chantaient, c'était le party.\u2014 C'est quand ils ont accroché les wagons-citernes pleins de gazoline de rAlberta que le convoi a commencé à ralentir.Le \u2014fermier chez nous s'est approché, justement la «tank» de son UJicteur était presque vide, et il \u2022demandé au gars qui tenait le verseur, un certain Jean rétien: rÇa va me coûter combien pour faire le plein?!a dépend, lui a répondu Chré-fcn.$60 si ton tracteur est asso-!.$22 s'il est fédéré.cLe fermier s'est gratté la tête regardant son tracteur.De imoire de vache on n'avait ijnais vu un fermier aussi hési-it.«Ne le crois pas, lui criaient gens qui agitaient des dra-Jf^jaux, c'est justement le prix de fS* gazoline qu'on s'en va Kgocier.» Mais la voix aigre Chrétien répondait: «Il n'y en a pas de négociations.» &st comme ça que le fermier tez nous est devenu un des ?,000 indécis de la province.'avoue que j'étais de plus en is surpris d'entendre discou-\\ avec tant d'aplomb, cette \\che rencontrée par hasard.Si fe en savait tant, peut-être 'elle savait aussi ce qui se isserait mardi prochain.Certain que je le sais, poursuit-elle.Je le sais depuis que j'ai passer les wagons-citernes du in référendaire.Mais je le às encore mieux depuis que i vu passer la queue du train ;ec les wagons santé, les wa-is construction, les wagons xigérés pleins de saucisses.je suis moi-même grosse che depuis assez longtemps uur savoir que les veaux ne ftitent jamais les clôtures lors- qu'ils sont attachés avec des saucisses.\u2014 Bien sûr, les 700,000 indécis pourraient décider au dernier moment de faire le saut.Bien sûr, il y en a là-dedans qui sont tout simplement fatigués de répondre aux enquêtes des marchands de saucisses.Il y en a un certain nombre d'autres qui commencent à avoir honte d'aimer la saucisse à ce point-là et qui n'osent plus le dire à voix haute.Mais il en reste quand même une bonne gang, des indécis pour vrai, qui se posent encore, après tant d'années, la question qui a rendu fou Copernic: «Comment se fait-il que la terre est ronde et que l'homme va pisser dans les coins?» Ceux-là vont dire non.moins par conviction que manque d'imagination.Ma grosse vache devenait cynique.Avant qu'elle devienne baveuse, je l'ai ramenée sur le terrain d'une analyse plus froide.Je lui ai fait remarquer que les indécis ajoutés aux Anglais, aux Italiens, aux Grecs, ça ne faisait pas 52% de la population du Québec.Pour que le «non» passe comme elle le prévoyait, il fallait qu'une bonne proportion des Québécois pure laine refusent eux-mêmes l'idée d'aller négocier avec Ottawa.Puisque c'est là la question.\u2014 C'est là une partie de la question, corrigea ma bovine compagne.Une étape.Et tu me demandes d'expliquer l'échec de l'étapisme.L'étapisme c'est comme conter des peurs au monde trop longtemps.Il y en a toujours un plus smart que toi quelque part qui va trouver le moyen de conter des peurs plus grosses que les tiennes, qui va sortir ses wagons-citernes et ses wagons de saucisses.Tant qu'à faire peur au monde, le faire une bonne fois, expliquer clairement que l'espoir nourrit mieux que la saucisse.T'explique aussi que c'est possible que la gazoline coûte un peu plus cher après, mais que ce n'est pas si grave que ça, que le métro n'est pas fait pour les vaches.Tu sors un peu moins de chiffres, tu sors un peu plus de trippes.Ayant dit, la vache brouta quelques fleurs de pissenlits, m'indiquant par là que le sujet était clos.J'ai insisté un peu quand même, pour le mot de la fin.OK, c'est non, pis après?pis après le référendum, qu'est-ce qui arrive?Pis après, c'est une maudite bonne question à poser à une vache, m'a-t-elle fait subtilement remarquer.Pis après, je le sais pas plus que toi.Mais je suis sûre que les trains vont continuer de passer.Il se pourrait même qu'on voit passer quelques trains blindés, pleins de militaires.et là on va avoir peur! XI ITE DE LA PAGE A 1 rureau par les cornes» pour ;otéger les propriétaires de rxis de Montréal contre toute me d'abus de pouvoir.\u2022ans sa demande adressée au tsident de la Commission des fansports du Québec (et dont PRESSE a obtenu copie), le inistre des Transports relève iq irrégluarités majeures qui Iraient été commises par l'ac-il conseil d'administration et ii enfreindrait du même coup [loi des transports.armi ces irrégularités, le nistre rappelle que la ligue [igerait de ses 3,700 membres ie cotisation annuelle dont le mtant ($50) ne correspond pas elui ($35) qu'il a approuvé iformément à l'article 7 de la sur les transports.La ligue aurait présenté à ses mbres pour adoption, lors me assemblée générale tenue '24 février 1980, des amende-¦nts à sa constitution qui sont itraires à la loi sur les Transits, comme par exemple, le Éfrait des articles XXIX et ;X», ajoute-t-il dans sa requê-à la Commission des transits du Québec.I est à noter que le retrait de deux articles ne représente jp de moins que l'abolition du »t de regard du ministre des insports sur la ligue.usieme julariîé \u201ea ligue n'aurait pas transmis 'ministère les amendements >ptés lors de cette assemblée jérale alors qu'elle est tenue 'le faire en vertu de la Loi sur \u2022transports.ministre Denis De BelleOiL reproche également au conseil d'administration de la ligue de ne pas avoir respecté sa constitution en procédant «à la nomination des membres du comité disciplinaire, de surveillants des comptes et à l'établissement d'une cotisation spéciale sans que l'assemblée générale des membres ne se prononce sur ces-questions».«A ces allégations, il y aurait lieu d'en ajouter d'autres qui, dit-il dans sa lettre, se rattachent à l'élection du 8 juin prochain aux différents postes du conseil d'administration et qui mettent en doute le plein exercice de la démocratie au sein de la ligue.» Rappelons à cet effet que le conseil d'administration de la ligue a introduit un nouveau critère d'éligibilité pour les mises en candidature lors de l'élection du 8 juin prochain.À cause de ce critère (avoir payé sa cotisation dans les 30 jours du début de l'année fiscale), aucun candidat intéressé à se présenter ne sera eligible parce que tous ont payé leur cotisation après ce nouveau délai, n'ayant reçu leur compte qu'après les 30 jours en question.Ainsi, l'équipe actuelle du conseil d'administration serait élue par acclamation.Le ministre des Transports trouve ce nouveau critère illégal et à son avis, le seul critère d'éligibilité valable devrait être celui stipulé dans la constitution de la ligue, soit d'avoir été membre en règle de la ligue pendant au moins six mois avant la date des élections.Avec ce critère, tous les intéressés seraient éligibles.Le ministre Denis believal, a enfin demandé au juge Adolphe Prévost «de prendre avec célérité les procédures appropriées» afin de faire la lumière sur ces irrégularités le plus rapidement possible.nt, _IL- RUPTURE SOUDAINE DES NÉGOCIATIONS ISRAÉLO-ÉGYPTIENNES La décision de Sadate pourrait paver la voie un nouveau pian paix CHYPRE \u2014 La suspension soudaine des négociations israélo-égyptiennes sur l'autonomie palestinienne par le président Sadate jeudi dernier pourrait paver la voix à une nouvelle initiative de paix venant cette fois-ci de cinq pays arabes et de la faction modérée de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).Le plan, dont le chef de l'opposition israélienne Shimon Peres aurait été informé lors de son séjour récent à Washington, vise à, selon des sources fiables, créer une confédération entre le royaume jordanien et un état palestinien installé sur la rive gauche de la rivière du Jourdain et dans la bande de Gaza.Bien que tous les détails du plan n'aient pas encore été fixés, puisque l'OLP et l'Arabie séoudi-te se montrent réservés sur certains aspects de l'union, le principe d'une confédération est accepté par l'aile modérée du Fatah, la plus importante orga- nisation politique et militaire sous l'ombrelle de l'OLP.Outre la Jordanie, qui coordonne maintenant sa politique étrangère avec les modérés du Fatah tels Khalid Ibrahim Wazir (Abu Jihad), chef des forces militaires Al-Assifah du Fatah, et le leadership du conseil national palestinien (CNP) comprenant Fahed Fahoum, le président du CNP, son adjoint Salim Za'noun et le responsable du comité des affaires étrangères du CNP, Khalid Alhassan, les autres pays appuyant activement ce plan de paix et engagés à le défendre tant au sein du monde arabe que sur le front international sont l'Iraq, le Koweït, l'Arabie séou-dite et le Maroc.Détente Suggéré déjà depuis quelques mois par un bon nombre de pays européens dont la France, la Grande-Bretagne et l'Italie, qui se préparent d'ailleurs à soumettre une nouvelle formule de règlement à la place de la fameuse résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, cette stratégie arabe vise à inclure l'Union Soviétique, le Marché Commun et les Etats-Unis comme garants de la nouvelle confédération.Parallèlement, les Nations Unies seraient chargées d'organiser la tenue d'un réfé- rendum parmi les 1.2 million de Palestiniens de la rive gauche du Jourdain et de la bande de Gaza et de surveiller la création d'un état palestinien.Tandis que certains dirigeants de l'OLP proches d'Abu Jihad et de Khalid Al-Hassan s'activent depuis quelques mois à multiplier les contacts en ce sens en Europe, le roi Hussein vient de rencontrer à Belgrade des membres de la délégation sovié tique assistant aux funérailles du président Tito et s'apprête à se rendre d'ici peu à Moscou pour y exposer son plan.L'objectif recherché par le monarque jordanien vise à ramener les Soviétiques dans le processus de paix au Moyen-Orient tout en restaurant du même coup un climat de détente entre Moscou, l'Europe et l'Amérique.À condition d'obtenir l'assentiment soviétique, dont l'effet heurtera sûrement la stratégie syrienne, le roi Hussein se déplacera ensuite vers Bagdad où un sommet à cinq réunira le président de l'Iraq, Saddam Hussain, le chef de l'OLP, Yasser Arafat, un porte-parole séoudien, soit le premier ministre adjoint le prince Abdullah Ibn Abdel-Aziz ou le prince Saud Al-Faisal, deux partisans d'une politique séoudienne plus équilibrée entre les deux super-grands, et un porte-parole koweïtien soit le prince héritier Shiekh Saad Al-Abdullah Al-Sa-lem Al-Sabah ou le fameux ministre des Affaires étrangères, Sheikh Sabah Al-Ahmad Al-Ja-ber Al-Sarah, réputé comme l'un des meilleurs diplomates du Proche-Orient.Une telle réunion servirait à aplanir les différences qui persistent entre les principaux protagonistes de ce plan de paix et à définir les prochaines étapes de l'offensive diplomatique.C'est ainsi que l'Iraq suggère la mise sur pied de quatre comités distincts entre la Jordanie et l'OLP: un comité senior co-pré-sidés par le roi Hussein et Yasser Arafat ainsi que trois autres groupes à caractère politique, militaire et d'information.Aucun groupe économique n'a encore été prévu bien que ce chapitre soit appelé à constituer une question-clef dans les rapports futurs entre les deux Etats.Si le sommet de Bagdad atteint les objectifs fixés par le roi Hussein, celui-ci se rendrait alors à Washington pour discuter de toute la question avec le président Carter.Demain: un gouvernement palestinien en exil TRUDEAU SUITE DE LA PAGE A 1 qui «titubent», a-t-il dit, sur le bord du «oui».Il s'est acharné à démontrer encore une fois qu'une victoire du PQ au référendum mènerait à l'impasse.«Si M.Lévesque vient à Ottawa pour parler de la souveraineté, je lui répondrai qu'il n'a pas la clef pour ouvrir cette porte et moi non plus.Si par miracle il frappe à l'autre porte, celle du fédéralisme renouvelé, elle lui sera grande ouverte et je lui dirai qu'il n'avait pas besoin de tenir un référendum pour cela.Citant M.René Lévesque qui avait dit que l'on «continuerait de tourner en rond» advenant des discussions constitutionnelles après un «non», M.Trudeau a soutenu que cette attitude est la preuve qu'un vote «oui» ne pourrait mener ailleurs qu'à l'impasse ou à la séparation du Québec.Il a de plus accusé le gouvernement québécois de diriger la population vers une autre pério- de de division, en parlant de tenir un deuxième référendum.«Vous savez à quel point ce référendum a suscité des divisions, des haines entre les voisins, un écartèlement entre les générations, et une méfiance entre les tenants du «oui» et du «non».Et vous vous faites dire par le gouvernement péquiste qu'il y aura un autre référendum» a-t-il lancé en déclarant qu'advenant le cas, «le gaspillage actuel des énergies se continuera.» Déclarant enfin qu'on l'accuse de ne pas être un vrai québécois parce que son deuxième nom est Elliott, M.Trudeau a affirmé que cela est la preuve du «mépris» des tenants du «oui» «qui nous accusent d'avoir un peu de sang étranger dans les veines.» Le chef libéral a donné en exemple les noms de certains ministres québécois, comme Pierre-Marc Johnson et Louis O'Neil pour déclarer que l'attitude du PQ tient du ridicule.S'a-dressant ensuite en anglais à l'auditoire, il a fait état des «bains de sang» au Moyen Orient, en Afghanistan et au Vietnam, pour conclure que le Canada est un pays privilégié qu'il faut conserver.Le chef libéral a sans l'ombre d'un doute, été la vedette de cette soirée, où neuf autres orateurs ont pris la parole, soit Camil Samson, Rita de Santis, responsable du vote ethnique au comité du «non», Claude Dupras du Parti conservateur, Jean Chrétien, Michel Lemay, un représentant des jeunes, Georges Forest, le franco-manitobain qui s'est battu devant les tribunaux pour les droits des francophones dans sa province, Michel Lemoignan de l'Union nationale, Solange Cha-put-Rolland et Claude Ryan.M.Ryan, fidèle à son habitude, n'a pris la parole qu'à la toute fin de la soirée, à une heure trop tardive pour la plupart des réseaux de la télévision, et alors que la salle du Centre Paul-Sau-vé s'était déjà vidée d'au moins le quart de son auditoire.Par ailleurs, le leader libéral Claude Ryan a insistésur l'importance pour les forces du «non» d'obtenir un rejet catégorique de la souveraineté-association, lors du référendum, parce que les forces du «oui» ont presque «promis des bombes» si la province rejetait le principe de l'indépendance.Parlant devent une foule de quelque 10,000 partisans du «non» qui étaient venus entendre le premier ministre Trudeau prononcer sa dernière harangue au Québec avant le vote du 20, M.Ryan a affirmé qu'un vote serré engendrerait des actes de violence.«Ils ont presque promis des bombes», a-t-ii dit d'une voix où transparaissait la fatigue de cette longue campagne.«Lévesque a laissé entendre que si les choses ne se déroulaient pas comme ils le voulaient, tout pourrait peut-être éclater: il nous faut un «non» catégorique, pour qu'il ne subsiste plus aucun doute sur les aspirations réelles des Québécois.» ÇA FAIT QUASIMENT 1ANS QUE JE TRAVAILLE ICI/ PIS.JE FAIS DU BON TRAVAIL .pis.?V Emile se pc&s ces questions sur l9av£Ni*> .Mm PEUT-IL CONSERVER SON BMPLOt ?POURRAIL CONTINUER ^ FÙREVIVRE SkOMlUE?BEN S'ILS \\ DÉCIDENT DE ) ME METTRE / ÂLA PORTE?) ÇA FINIT LA! ÇA SERAIT SIEN NORMAL QU'EMILE GARDE SON EMPLOI.TU PEUX f*S PARLER DEÇA AU f*\\TRON.IL VA TE.6 DES FOIS.IL FAUT SE PARLER.C'EST BIEN' NORMAL.±7 BUREAU OUAIS.MA/S POURQUOI RAS?V\"V'SAVAIT LUI.APRÈS.5 ANS À LA MEME PLACE.TU PEUX PAS PERDRE TON EMPLOI.C'EST LA LUI.LA COMMISSION DES NORMES du TRAVAIL .C'EST POUR Qu'on s arrange.FIEZ- VOUS donc À LA Commission des nor mbs.mu' POUR TOUTES LES QUESTIONS DE CONDI T!ONS DE TRAVAIL APPELEZ (À FRAIS VIRÉS, SIL LE FAUT ) LA COMMISSION DES NORNIES .(514-) 873-7061.ÇA COUTE RIEN CEST VITE.ET CONFIDENTIEL.® ' TÉ A COMMISSION ces NORM£s\\ y I» du TRAVAIL UNE.LUI.un SERVICE RXJR TOUT LA NON de ^ POUR TRAVAILLER NORMALEMENT ET m'iRB TRAVAILLER JJSTWIEhfr.dON 8ZN fVAS ALLER sov&r TRANQUILLE / V Pis Moi Aussi ! C'est Hem normal! Gouvernement du Québec Commission des normes di^ravai! 0 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 MAI 1980 La police de la CUM a résolu t'y rw * 22 p.cent des crimes, en 1979 En dépit d'une hausse de près de 18 pour cent de la criminalité de 1978 à 1979, la haute direction de la police de la CUM se dit satisfaite: l'augmentation du nombre des arrestations et des crimes éclaircis a ANDRE CEDILOT ! permis de maintenir le taux de solution sensiblement au même niveau que les années antérieures, soit 22 pour cent.Les statistiques rendues publiques, hier, par le directeur Henri-Paul Vignola révèlent que les plaintes criminelles sont passées de 136,172 en 1978 à 160,749 Tan passé.Des crimes commis récemment, 21.8 pour cent ont été élucidés par rapport à 22.3 pour cent il y a deux ans.Encore une fois, ce sont les délits considérés comme majeurs qui ont causé le plus d'ennuis aux policiers montréalais.Au nombre de 109,599 en 1979, ils en ont résolu seulement 14 pour cent.Néanmoins, comme Ta précisé le directeur Vignola, il s'agit du même taux de réussite que celui enregistré les deux années précédentes.Voire un peu mieux que ceux de 1976 et 1977 qui se situaient à 13 pour 'cent.Si ces chiffres peuvent paraître paradoxaux à d'aucuns, ils sont fort significatifs pour le -chef Vignola et les membres de son état-major: les changements préconisés depuis deux ans sont dans la bonne voie et l'efficacité du service ne pourra; que s'améliorer au cours des prochaines années.«Avec des effectifs réduits d'environ deux pour cent (4,859 hommes) et malgré une recrudescence de la criminalité, les; policiers ont réussi près de 5,000 arrestations de plus en 1979, avec un grand total de 39,278.Ils ont du même coup solutionné près de 5,000 délits de plus qu'en 1978», a souligné le directeur de la police de la CUM.À son avis, le programme de rationalisation des ressources et de décentralisation des pouvoirs décisionnels n'est pas totalement étranger à ces résultats «quand même satisfaisants, même s'il y a encore place à beaucoup d'amélioration», a-t-il dit.Pour le directeur Vignola, l'idéal serait de faire grimper graduellement le taux de solution autour de 30 ou 35 pour cent, ce qui placerait le service parmi les meilleurs en Amérique et dans le monde.Mais sans l'appui du public, ce sera difficilement réalisable.Négligence des gens Tous en corroborant son patron immédiat, le directeur des opérations à la police de la CUM, M.André De Luca, a alors rappelé que près de 75 pour cent des 35,671 cambriolages commis dans les commerces et les résidences privées l'an dernier étaient dus à l'insouciance ou à la négligence des gens.Il en va photo P.H.Talbot, LA PRESSE Henri-Paul Vignola de même, selon lui, des vols de véhicules et dans les véhicules.Or, le directeur De Luca, chiffres à l'appui, a démontré que la hausse générale de la criminalité sur le territoire de la CUM en 1979 était due justement à ces trois catégories de crimes.Des quelque 25,000 délits de plus que l'année précédente, ils comptent pour près des deux tiers.Un autre facteur important qui a pu contribuer à cette hausse est la nouvelle loi sur la protection de la jeunesse, comme l'a dénoncé au congrès du Barreau, le directeur Vignola.Des 39,000 personnes arrêtées, près de 11,000 sont des mineurs.Et pour la plupart, ces derniers avaient été interpellés pour les vols par effraction dans les résidences ou les véhicules.Cause inconnue M.De Luca se dit par contre incapable de mettre le doigt sur la cause exacte de la nouvelle hausse des crimes qui, après avoir légèrement baissé de 1976 à 1978, sont revenus au niveau de 1975.«Une étude américaine a pointé douze critères qui pouvaient avoir une incidence sur la criminalité.Trois d'entre eux seulement sont du ressort direct de la police: l'organisation, la qualité du travail des policiers et le potentiel de ses informateurs.Les autres sont plutôt d'ordre social ou du ressort d'autres paliers administratifs.» Pour sa part, dans le but de contrer les vols dans les résidences et les commerces, qui causent les plus grands ravages, la police de la CUM a lancé l'opération protection qui consiste, pour les citoyens, à graver leurs objets de valeur.Des cours de perfectionnement sur cette forme de crime bien spécifique sont par ailleurs dispensés aux patrouilleurs du service, cependant que des surveillances spéciales sont régulièrement organisées dans les quartiers les plus touchés.Des propositions seront également bientôt soumises aux autorités pour modifier les règlements concernant la protection des immeubles.Et l'on prépare nombre de projets similaires pour contrer les vois à main armée.CONTRAT DE TROIS ANS Entente a police de Sa CUM Autonse par Jean Pierre Nepveu.agent off»oei du Regroupement natonai pour ks OUI 143Ô.rue St Denis Montreal C'EST SI FACILE DE RÉNOVER AVEC NOTRE NOUVELLE CARTE COMPTABLE Rénova i ¦ t.; > I ?> l I \u2022t.i r ¦ h A l'issue de plus de 150 heures de négociations, les représentants de la CUM et ceux de la Fraternité des policiers en sont arrivés hier à une entente de principe portant sur un contrat de trois ans.Le conseil de direction de la Fraternité recom- FRANCINE OSBORNE mandera à ses 4,800 membres d'accepter ces dernières offres patronales.Demain, les délégués syndicaux prendront connaissance de la nouvelle convention collective, qui sera soumise à l'assemblée générale probablement vers la fin de la semaine prochaine.Sans vouloir en dévoiler les détails, un porte-parole de la Fraternité, André Sasseville, a révélé que le syndicat avait ac- cepté une hausse de salaire de 9 p.cent, indexée au coût de la vie.M.Sasseville a ajouté que les négociateurs syndicaux étaient satisfaits de l'entente, qui répond à la plupart des attentes des policiers.L'une des principales demandes syndicales était l'amélioration du comité paritaire, celui-ci devant devenir un instrument efficace et structuré, ayant juridiction notamment sur la description des tâches et fonctions, sur les promotions, les mutations, les plans de carrière et les projets de décentralisation.Les négociations entre la CUM et la Fraternité ont vraiment débuté le 9 janvier, quelques jours après l'expiration du contrat le 31 décembre.La nouvelle entente prendra fin le 31 décembre 1982.SAMEDI Feu d'artifice exceptionnel à la Ronde Quelque mille feux multicolores éclateront dans le ciel au-dessus du lac des Dauphins de la Ronde, samedi prochain le 17 mai, à 22h30, à l'occasion de l'ouverture des Floralies intérieures au Vélodrome olympique de Montréal.Des pièces pyrotechniques provenant de France, du Japon, du Brésil, des Etats-Unis et d'Angleterre ont été importées pour réaliser un feu d'artifice exceptionnel, trois fois plus imposant que tout ce qui s'est jamais fait au Québec.Certains projectiles atteindront une hauteur de 700 pieds dans le ciel; des pièces aériennes, fabriquées à New York, produiront une détonation extrêmement puissante qui sera ressentie des milles à la ronde.Mais c'est à la Ronde qu'il faudra se rendre samedi pour apprécier totalement ce spectacle féerique, car des pièces nautiques importées de France et explosant dans l'eau ne seront visibles que du lac des Dauphins.La soirée atteindra son apothéose avec la finale alors que 500 feux multicolores fuseront simultanément de toutes parts pour créer dans le ciel une lueur d'apocalypse.Yahououououou! C'est la ruée vers Tor dans tous les magasins Eaton le lundi 19 mai EATON Wolmanized BOIS POUR USAGE EXTÉRIEUR Lt bon idco! pour ôchm.pianctos.quo s et outres structures d'extérieur, narre par pression avec produits cW.-ques, de mo-nière o résister oui ternwrtts et à la poumture! I pourra durer des dizo»-nés d anriétt.Pru specioui en vigueur durant I semome en deux grondeurs courantes Venei vo*r le bat d'exténeur Woimanized et; découvrez m nombreux avantages.Vous pourrez le pendre ou le tendre s' vous le souhoitez, mois ce ne sero jomots réellement necesso'fe.2x4 \u2014 8' rJÏÏ le morceau À**U 4x4 536 Il nirccan PRÉSERVATIF POUR BOIS COUPÉ Marque «Wolmonized».Un bouche-pore pré- serratif recommande pour lo pro!«hoo do ç a rr bo» deihne o un uu>g« eitmevf pour lei ^jc- y/1 DO tie coupées ou forées.La couleur se rnekinge ¦ à la fibre du bois.la p V» VuQ6» «SOUNC* 3 \u2022 0'«\\ p< \u2022 \u2022.189 9) lo PO\"* PIU SUGE TOTAL *359 SPÉCIAL >239 Ce bulletin de vote est different par son contenu car, pour un référendum, on a à se prononcer sur une question.Cette question, adoptée en français et en anglais par l'Assemblée nationale, est traduite en 8 langues autochtones.Voici la procédure à suivre pour voten À l'aide d'un crayon à mine noire, qui vous sera remis, faites une croix (-h), un x (X), une coche (\\ ) ou un trait (\u2014) dans le carré de votre choix en prenant soin de ne pas dépasser ce carré.Après avoir voté, pliez votre bulletin de vote, montrez au scrutateur ses initiales au verso, détachez le talon et déposez vous-même votre bulletin dans la boîte de scrutin.Notre rôle est de bien vous renseigner.Pour plus de renseignements, composez sans frais: 1 -800-463-4378 KE-2100 00 PIONEER iK'tjf to totv*** am F¥ S349 9* M'>tu I .SOUND» 3 \u2022o-9\\ o\u2014 wgg 18?^3 ta Prii siu total SPÉCIAL *299 KPX-9000 i M PIONEER .«\u2022ru» to a a* Fm o»«« onpJi to 40 -of» r m S :«o* >llvttr«| p' \u2022 togg 1489 90 Hj,« porWt .SOUND.3 \u2022 o «t p»,i »\u201egg J89 95 'o PO>'« Prii total sijj *579\" SPÉCIAL }399 MAGNETOSCOPE PORTATIF ; PANASONIC 6 HEURES I AVEC CHARGEUR DE PILES (non illustré) ET CAMÉRA COULEURS RCA CC-003 Qiantité limitée $1,998°° \ts i \t\u2022 \t\u2022 \t¦ \t asjB ii\t Le Gouvernement du Québec a {ait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples; cette entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté \u2014 et, en même temps, de maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie; aucun changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord de la population lors d'un autre référendum; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada?The Government of Québec has made public its proposal to negotiate a new agreement with the rest of Canada, based on the equality of nations; this agreement would enable Québec to acquire the exclusive power to make its laws, levy its taxes and establish relations abroad \u2014 in other words, sovereignty\u2014and at the same time, to maintain with Canada an economic association including a common currency; no change in political status resulting from these negotiations will be effected without approval by the people through another referendum: on these terms, do you give the Government of Québec the mandate to negotiate the proposed agreement between Québec and Canada?oui YES MAGNÉTOSCOPE À CASSETTE PROGRAMMABLE 4 HEURES 7 JOURS *998 'Otuiniu imrtlt) NON NO it ¦tcirriui * \u2014 si 380 am |t»*«o ipuittof* to vxt* Co***^ smjff mfot J nctaa LIS MAUT.PAtUUflS.v-toc'o\" «S- \\ to*.\u2022©*! R>t»or.» od m \u2022 \u2022* ™ *\" \" \u2022 W* * Wm ^ jto 45 o '8.000-7 G& PIONEER VIDÉ0T0N Pri* lug*: $747.40 SPECIAL $39995 \u2022ci Ïoet-parleurs X-330 3 VOIES fludioSpher* RÉCEPTEUR Cs&PIONEER SX-610 30 -r- 30 WATTS R.M.S.Table totnonft OA PIONEER PI-2 00 entroinemcnt direct, semi-automatique __ SPÉCIAL Prix sugg.$913.55 MM 95 \u2022 1 RÉCEPTEUR MPIONEER SX-710 45 + 45 WATTS R.M.S Table to y rn ante 00 PIONEER PL-200 Direct, semi-automatique SPECIAL Haut-Parlturi AudioSphere AX-1 10 3 voies Cifioicbe Sbvre Incluse fyiSugg SU 43 30_ I \t^^^^\t\t \t\t\t Le Directeur général des élections du Québec__ U DktcttuT otf*-il des électioas du Québec, M Pletr^f.Côté, C.R., nommé à et poète per l'Assemblée netionsl* tu rte s une resolution spprouvée I r unanimité des membres de r Assemblée, s le responssbiUté de surveiller 1 ¦exécution de la Loi sur le consultation populain (Réfcrertdum) aeuf à regard des diapoimV* concernant le financement des comrtés fÊÊÊÊÊÊL i « s I i * I l t « \u2022 * i 1 \\ v, f LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 MAI 1980 \u2022 -it \u2022 A.LEMQNI3E A 14 ARRÊT IMMÉDIAT DU TRANSPORT «ILLÉGAL» Carter offre à Castro un officiel pour les réfugiés pont téléphoto PA Bousculade dans un camp de réfugiés cubains en Floride.WASHINGTON (AFP) \u2014Le président Carter a proposé hier au gouvernement cubain la mise en place d'un pont aérien ou maritime entre les Etats-Unis et Cuba pour acheminer les Cubains désireux de quitter Tile et ordonné l'arrêt immédiat de la «flottille de la liberté» illégale entre les Etats-Unis et Cuba.Carter a lui-même annoncé le programme en cinq points destiné à.venir à bout du problème posé par l'arrivée illégale aux Etats-Unis de près de 40,000 Cubains en trois semaines.Restera à décider combien de réfugiés seront acceptés dans les prochains 12 mois.\u2022 Proposition de la mise en place d'un pont aérien ou maritime «dès que le président Castro en accepte l'offre».\u2022 Ouverture à Miami d'un bureau officiel chargé de recenser les noms des Cubains que leurs familles américaines souhaiteraient voir venir aux Etats-Unis.OUVERTURE DE MOSCOU AUX USA ?pour d'après AFP et UPI Le gouvernement afghan a proposé hier à l'Iran et au Pakistan des pourparlers bilatéraux de normalisation devant déboucher sur le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan.La proposition, qualifiée de ^totalement nouvelle» au secrétariat d'Etat américain, qui attend toutefois d'en être informé officiellement, a été rendue publique par Radio-Kaboul captée à New Delhi.L'agence soviétique Tass, citant l'agence afghane Bakhtar, en a publié un rapport exhaustif et, selon certains observateurs, il s'agit en fait d'une proposition soviétique.A Washington, on note d'ailleurs qu'il s'agit d'une «nouvelle tentative de Moscou pour légiti- avance un plan retrait russe mer le régime de Kaboul», mais on admet qu'elle devra être étudiée attentivement quand elle sera soumise.La proposition prévoit d'ailleurs que «l'ensemble des accords bilatéraux» devra être garanti par «certains Etats», dont l'URSS et les Etats-Unis, ces garanties devant faire «partie intégrante» des accords.Cette ouverture coïncide avec le Conseil ministériel de l'OTAN à Bruxelles et le sommet du Pacte de Varsovie dans la capitale polonaise: l'Afghanistan domine les débats aux deux endroits.Elle intervient par ailleurs à la veille de la rencontre de vendredi, à Vienne, entre le secrétaire d'Etat américain Edmund Mus-kie et le ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko.Elle précède aussi la Conférence islamique prévue pour samedi à Islamabad et une réunion de la Résistance afghane à Peshawar pour discuter de la formation d'un gouvernement en exil.Les pourparlers proposés par Kaboul se dérouleraient «sans conditions préalables» mais aussi sans aucune activité hostile quelconque contre l'Afghanistan, qui suggère le programme suivant: \u2022 Ouverture de pourparlers afghano-iraniens afin de développer un accord bilatéral sur les rapports amicaux et la coopération; \u2022 Ouverture de pourparlers afghano-pakistanais en vue d'élaborer un accord bilatéral sur la normalisation.\u2022 Ordre à tous les bateaux privés en route pour Cuba ou déjà présents au port de Mariel de revenir aux Etats-Unis à vide.\u2022 Mesures d'expulsions contre tous les Cubains «indésirables» arrivés aux Etats-Unis illégalement.\u2022 Poursuite des consultations avec les pays latino-américains pour résoudre ce problème internationalement.Le président Carter a précisé que la mise en place de ce pont aérien ou maritime était décidée pour permettre un acheminement normal des Cubains désireux de quitter l'île.«Pour permettre un processus ordonné, a-t-il ajouté, toutes les personnes devront être examinées à Cuba.» Rien n'indique toutefois que Castro acceptera ce nouveau plan de Carter.La priorité sera donnée aux Cubains actuellement enfermés dans les locaux de la section des intérêts américains à La Hava- De tels accords comprendraient des engagements concrets sur l'inadmissibilité d'activité armée ou hostile depuis le territoire de l'un des pays contre l'autre; Tous les Afghans en exil sont invités à rentrer dans leur patrie «conformément à l'amnistie du 1er janvier 1980»; Des garanties politiques de certains Etats acceptables pour les trois parties feront «partie intégrante» des accords; L'Afghanistan estime que l'URSS et les Etats-Unis doivent faire partie de ces Etats, les Etats-Unis doivent s'engager à ne mener nulle activité contre le territoire ou le peuple afghans; Le problème de l'évacuation du territoire afghan du «contingent militaire limité soviétique» doit être résolu dans le contexte d'un règlement politique; L'activité dans la région de l'océan Indien et du Golfe de la part d'Etats n'appartenant pas à cette région devra être prise on considération dans le processus du règlement politi-aue.OTAN: participation accrue des pays européens à la défense du continent DE DETENTE RÉAFFIRMÉE d'aprèjs Reuter, AFP et UPI jlje Conseil ministériel de ltÔTAN s'est entendu, hier à Bruxelles, sur une participation accrile des pays européens à la défense de l'Europe pour tenir compte des responsabilités que lfes Etats-Unis pourraient avoir à assumer en cas de crise dans des fégiofts extérieures au territoires tie l'Alliance atlantique.Lé secrétaire d'Etat américain Jpdmund Muskie, ouvrant la féuniprt des ministres des Affaires extérieures et de Défense, a donne ie ton en appelant au renforcement de la défense occidentale «bour que l'URSS ne prenne pasdfautres initiatives après a voir entamé la stabilité dans le SudrOuest asiatique par son action en Afghanistan».Lé communiqué final débute d'ail eurs avec l'affirmation conii tune que par l'emploi de la fore* «pour la première fois depuis la guerre contre un pays non [aligné du Tiers-monde, rUEtsS-a modifié toute la situation stratégique», i Lè|communiqué note également que les dépenses de défense de l'URSS représentent encore 11 à 13 pour cent de son produit intérieur brut et «continuent de bénéficier d'une priorité absolue en dépit des besoins de l'économie civile».En conséquence, le communiqué déclare que les capitales de r Alliance prendront toute une série de mesures qui parais saieit difficiles auparavant pour accroître le niveau de préparation militaire, améliorer la mobilisation aes réserves, le stockage du matériel, la défense navale et le transport militaire aérien.11 dote aussi que les ministres européens ont reçu «du secrétaire d Etat et du secrétaire à la Défense des Etats-Unis l'assurance que la sécurité de la zone de 1X)TAN reste au centre de la politique de leur pays, qui ne prévoit le retrait d'aucune de ses forces stationnées en permanence en Europe pour les employer dans le Sud-Ouest asiatique».ïpaiz une déclaration spéciale consacrée à la crise iranienne, les ministres ont réaffirmé, en réponse au secrétaire d'Etat Muskie qui estimait que les sanctions décidées par la CEE contre l'Iran sont encore imprécises, leur préoccupation à l'égard de «la détention illégale de personnel et de biens diplomatiques en Iran» et ils ont souligné que celle-ci ne faisait qu'accroître l'instabilité dans le Sud-Ouest asiatique.Les ministres ont cependant réitéré à l'égard de l'URSS leur volonté de détente, parallèlement à celle de renforcer la défense atlantique.Là encore, c'est le secrétaire d'Etat Muskie qui a donné le ton.Il doit rencontrer son homologue soviétique vendredi à Vienne.«Il faut garder ouvert les canaux de communications, a-t-il dit.Il faut que des deux côtés nous passions en revue les'évé-nements du dernier semestre.Mais ce sera difficile et je ne voudrais pas susciter des espoirs préconçus.» Aussi, les ministres de l'OTAN réaffirment-ils dans le communiqué leur soutien au traité Salt-2, «contribution majeure à la détente et à la sécurité», dont ils attendent «la ratification prochaine».Ils ont rappelé leur décision de procéder à la fois à la modernisation des forces nucléaires «de théâtre» (ou du champ de bataille) et à la limitation des armements étendue à ces forces (TNF).Ils donnent leur adhésion aux efforts des Etats-Unis pour amener l'URSS à engager des négociations sérieuses en vue d'une limitation verifiable des fusées eurostratégiques des deux camps et invité les pays de l'Est à répondre aux proposi-' tions occidentales en vue d'une réduction des forces en Europe centrale/ De source autorisée à Bruxelles, on apprenait d'ailleurs que les Etats-Unis avaient commencé le retrait de 1,000 tètes atomiques basées en Europe.Le début de l'opération de retrait coïncide avec la réunion au sommet des dirigeants du Pacte de Varsovie et les observateurs soulignent qu'il s'agit donc de la réponse officielle de l'OTAN à la décision du Pacte de Varsovie de retirer un millier de chars de l'Allemagne de l'Est.teiephoto UPI M.Muskie et son collègue belge, M.Simonet, o la réunion de l'OTAN.ne, aux prisonniers politiques, aux parents proches de résidents américains et aux Cubains qui se sont réfugiés dans l'ambassade péruvienne à La Havane, a-t-il dit.D'autre part, le président Carter a annoncé que tous les bateaux privés actuellement en route pour Cuba ou déjà dans le port cubain de Mariel, où ils attendent de prendre en charge des réfugiés, doivent revenir à vide aux Etats-Unis sous peine de poursuites légales.Les bateaux qui n'obéiront pas seront saisis, a-t-il ajouté.En revanche, deux bateaux affrétés par le gouvernement américain resteront à Key West, prêts à partir dès que Cuba sera d'accord.Le président Carter a également accusé le gouvernement cubain d'avoir «obligé les propriétaires de bateaux à prendre à bord des criminels forcenés sortis des prisons et des malades mentaux sortis des hôpitaux».400 personnes sont ainsi dét^r nues.«Nous ne permettrons pas que notre pays devienne un dé- ,Tj potoir pour des criminels qu^ présentent un danger pour notrç' société et nous allons commen-^ cer immédiatement des procédures d'expulsion contre ce$/ personnes», a-t-il ajouté.Dans son annonce, le président.Carter n'a fait qu'une simple,'' allusion aux milliers de Haïtiens*' q b n i Diplomates américains rapatriés de Cuba qui ont récemment demandé Ta sile en précisant qu'ils ne joui- \\ raient pas d'un traitement spé-1 cial malgré la «grande préoccu.1! pation» dont ils font l'objet.Ils,1, seront traités comme les autres.Par ailleurs, selon des respon-(î, sables de la marine, les Etats-' ; Unis ont renforcé leur présence, navale et aérienne en Floride au ?cours des derniers mois en rai- , sons des mauvaises relations avec Cuba.Une escadrille de dix ! chasseurs A-4 a été stationnée le (! mois dernier à Key West et sept/ autres unités du même type l'y rejoindront cet été.i i 1 < II WASHINGTON (UPI) \u2014 Le département d'Etat américain a ordonné hier soir le rappel de 17 diplomates américains et de leurs dépendants de la section des intérêts américains à La Havane à cause de la menace de violentes démonstrations anti-américaines qui pèsent contre eux.Les Etats-Unis ne rompent pas avec Cuba, de préciser Mark Sawkowski, porte-parole du département d'Etat, mais ils ont clairement rappelé au gouvernement cubain qu'il est responsable de la sécurité des Améri- DÉPÊCHES AU SALVADOR, le commandant en retraite Roberto d'Aubuisson, 12 officiers de l'armée et quatre civils, arrêtés la semaine dernière pour avoir tenté un coup d'E tat de droite, ont été remis en liberté hier.Cette libération qui semble avoir quelque peu calmé la colère de la droite, risque cependant d'avoir de graves conséquences pour ce pays de 4.8 millions d'habitants en état d'insurrection larvée.Elle intervient en effet au lendemain de la destitution du colonel Adolfo Majano, qui avait ordonné leur arrestation, de son poste de président de la junte au pouvoir.cains à Cuba.Il a toutefois été* impossible de savoir combien de diplomates américains resteront\" à la section de La Havane.Le département craint uné£ explosion de violence samedfS prochain lors d'une grande ma- .nifestation qui amènera les pro.; testataires en face de l'ambassa-.> de suisse où loge la section américaine.La manifestation fait suite à l'incident du Flamingo^ dans lequel la CIA est mise tn^g cause et aussi à plusieurs semaines d'une campagne anti -\\ américaine.L VI CANAAN BANANA, président du Zimbabwe, a inauguré solennellement hier les travaux du premier Parlement de l'indépendance en promettant le démantèlement des lois fondées sur la discrimination raciale ainsi qu'un avenir meilleur aux laissés pour compte du pays.Réaffirmant les grandes lignes du programme du gouvernement Mugabe, il a donné des garanties aux agriculteurs blancs tout en rappelant à la majorité noire qu'un vaste programme de reclassement foncier allait être lancé à leur intention.LE FRONT de libération nationale de la Corse a revendiqué l'attentat commis hier soir devant l'ambassade d'Iran à Paris dans lequel quatre gendarmes ont été blessés dont un grièvement.Deux hommes se déplaçant dans une «BMW» ont tiré des rafales de mitraillette sur les policiers qui montaient la garde dans un car en face de la mission.Peu après, le geste a été revendiqué par téléphone à l'agence AFP.Mardi soir, six autonomistes corses ont été condamnés à des peines de prison pour des attentats commis en Corse en 1978.EN LIBYE, deux Américains et un Italien ont été arrêtés pour «espionnage».Le secrétaria d'Etat a identifié ies deux Amé ricains comme Michael Price e Roger Frey, «employés d'une firme pétrolière».Selon l'agence libyenne Jana, ils ont été pris* «en flagrant délit d'espionnage» et «appréhendés par le comité populaire de justice de Tripoli»^ Quant à l'Italien, France Corsi,' directeur d'Alitalia à Tripoli.Son arrestation a été annoncée par la compagnie à Rome.On pense qu'il est détenu en représaille de l'arrestation à Rome du directeur de la compagnie aérienne» libyenne dans une affaire meurtre.LA HAVANE a envoyé un messa-ig ge un gouvernement bahaméen précisant que l'éditorial du Jour* nal Granma qui dit que l'inci^ dent du Flamingo est un coup monté par la CIA, reflète la position officielle du gouvernement cubain, déclare le ministre des Affaires étrangères, M.Isidorcr^ Malmierca.Le gouvernement bahaméen sera intormé cette*/ semaine de la date du prochain entretien entre Cuba et Baha mas.Le gouvernement baha-J méen estime que les mauvaises» relations américano-cubaines n'ont rien à faire avec l'incidenCvj du Flamingo.AU LIBÉRIA, une tentative de.\u201e contre-coup d'Etat a été déjouée hier dans la capitale et plusieurs,, officiers de l'armée ont été arrê-\"* tés et sont interrogés, apprend-on de bonne source.Le général Thomas Quiwonkpa, le commandant général de l'armée, s'est contenté de dire que le Conseil populaire de la rédemption publiera aujourd'hui une déclaration officielle.Il a refusé de con- , firmer ou d'infirmer la nouvelle.La ville est calme mais les abords de la présidence sont étroitement gardés depuis hier.Plusieurs rumeurs circulent.i LE CAIRE (AP, AFP, UPI) \u2014 Le président Sadate a annoncé hier qu'à la demande expresse du président Carter, l'Egypte reprendrait les négociations avec Israël dans les prochains jours malgré un écart «formidable» entre les deux parties au sujet de l'autonomie palestinienne.Dans un discours de quatre heures prononcé devant le parlement égyptien, M.Sadate a aussi annoncé l'abolition de la loi martiale, l'interdiction des dissidences basées sur la religion et la nomination du général Kamal Hassan Ali au poste de responsable du secteur de la «souveraineté».Le président Carter a longuement parlé au téléphone avec le président Sadate mardi et ce dernier a décidé de reprendre les pourparlers tripartites bien L'Egypte reprendra les négociations avec Israël qu'il ne s'attende pas à une percée dans ce domaine.La date du 26 mai n'est plus, pour Sadate, une date limite et il continuera à négocier après ce moment.La majeure partie du discours a été consacrée aux réformes de structures et à une analyse de la politique intérieure.Ainsi, ce soir à minuit, la loi martiale qui avait été promulguée en 1914 par le général Maxwell sera définitivement abrogée.Le président Sadate a expliqué qu'aucun dirigeant, après lui, ne pourra opérer des arrestations arbitraires à moins d'aller devant l'assemblée du peuple.Cette décision s'inscrit dans le cadre des décisions historiques qu'il prend tous les ans, d'après le président égyptien.Contrairement à ce que souhaitaient plusieurs personnalités libérales ou de gauche, l'état d'urgence décrété le 5 juin 1967 reste toutefois en vigueur.Signe des temps agités que vit le monde musulman, le chef de l'Etat a consacré pratiquement la moitié de son intervention à la situation religieuse dans le pays, mettant en garde les extrémistes de tous bords contre toute tentative de vouloir mêler la politique à la religion.Le président Sadate s'est montré particulièrement critique vis-à-vis la communauté copte-orthodoxe qu'il a accusée de vouloir fomenter «une sédition con-* fessionnelle».Pour beaucoup d'observateurs, ce point fort du discours présidentiel, l'aspect religieux, prouve que les autorités égyptiennes ont pris très au sérieux les multiples incidents* confessionnels qui ont eu lieu* dans le pays depuis quelques^ mois.Au chapitre des réformes poli- -I tiques, tel que prévu, M.Sadate '| présidera le nouveau cabinet dont la composition a été rendue publique hier.M.Sadate devient donc son propre premier ministre et six vice-premiers ministres seront responsables, chacun1 d'eux, d'un secteur déterminé de la vifrégyptienne. A 12 t t i t I « 4 > j i * ; i r i : i i ) I I i i i * c « » ¦ « i * t ¦ » L'ACTUALITÉ K Précision La Fondation Saint-DenU attend une subvention de $12,000 du Programme (fédéral) d'emplois d'été pour les jeunes et non de $22,000 du ministère québécois des Affaires culturelles comme nous Pavions écrit samedi dernier dans un article décrivant le rallye du «oui», rue Saint-Denis.M.Ryan doute-t-il de M.Davis?Alors qu'il s'adressait aux membres de la Chambre de commerce de Chicoutimi.le chef des forces du « non » a laissé peser un doute sur les intentions du premier ministre ontarien.M.William Davis, de ne pas négocier la souveraineté-association.Cependant, après son discours, il s'est empressé de rencontrer les journalistes pour effacer tout équivoque à ce sujet, en disant qu'il avait invoqué une opinion répandue par le PQ.Pourtant, voici les propos textuels de M.Ryan aux hommes d'affaires : «Si l'on pourrait être justifié de douter de la pureté des motif> de M.Davis quand il parle de son peu d'intérêt pour la souveraineté-association, on n'a aucune raison de douter de la sincérité et du sérieux de M.Blakeney.premier ministre de la Saskatchewan.* Aux journalistes.M.Ryan a dit qu'advenant un «non» au référendum.M.Davis se trouverait dans une situation où il devrait peser ses intérêts par rapport à l'Ouest et que.probablement, il en conclurait que c'est dans cette direction qu'ils se situent.«Aussi, quand le PQ prétend que l'on va discuter avec et qu'on va le mettre à genoux, c'est de la foutaise.» Mgr Carter Le Canada anglais a fait preuve de mépris à l'endroit du Québec et n'a jamais tenu compte des aspirations légitimes de la province, déclare l'archevêque de Toronto.Emmett Carter.Selon lui, quelle que soit l'issue du référendum, les relations entre le Canada français et le Canada anglais se détérioreront.«Au Canada anglais, nous devrions être conscients que nous avons contribué aux blessures (infligées au Québec)», a-t-il déclaré devant 250 personnes dans une église de Toronto.Les Métis Même si elle ne recommande pas à ses membres de s'abstenir.l'Alliance laurentienne des Métis et Indiens sans statut du Québec refuse de donner son appui à l'une ou l'autre des options au référendum.«Pour nous, la seule lutte à laquelle nous entendons donner notre appui est celle qui mènera à la souveraineté du peuple amérindien», déclare l'Alliance, qui compte 23.000 membres.Le président de l'Alliance, Rhéal Boudrias.estime que le résultat du référendum n'effacera en aucune manière la nécessite d'envisager sérieusement la question autochtone.Hors Québec La Fédération des francophones hors Québec a adressé au Premier ministre Trudeau une lettre dans laquelle elle revendique le droit d'être considérée comme le «représentant politique» des Canadiens français vivant au dehors du Québec lors de toutes futures discussions constitutionnelles, parce que de nombreux premiers ministres répugnent à uiscuter des droits des minorités linguistiques.La Fédération précise que les neuf premiers ministres de langue anglaise auxquels elle a demande s'ils étaient prêts à reconnaître «les droits fondamentaux des communautés francophones» et à leur assurer des services essentiels en français lui ont donné une réponse évasive ou tout simplement négative.Les étudiants Selon des sondages et des référendums tenus par le Mouvement étudiant pour le oui (MEOUI) dans 45 maisons d'enseignement post-secondaire au Québec, entre les mois de novembre 79 et mai 80, 74.4 pour cent des jeunes se disent en faveur du «oui».C'est ce qu'a révélé, hier, le porte-parole du mouvement, José Roy, au cours d'une conférence de presse.On n'a cependant pas départagé le vote des étudiants qui se sont prononcés et qui n'ont pas 18 ans.La population visée lors de ces manifestations était au nombre de 100,702.Le taux de participation a atteint 28 pour cent avec 28.905 réponses, dont 21,492 en faveur du oui et 7,413 en faveur du «non», soit respectivement de 74.4 p.c.et 25.6 p.c.Il n'a pas été possible non plus d'obtenir le nombre d'indécis et d'annulation.Avec le débat référendaire, a soutenu M.Roy, c'est dans une proportion de 80 pour cent que les jeunes voteront en faveur du «oui» le 20 mai.Le million au caucus québécois Grande cérémonie hier matin au caucus des libéraux fédéraux du Québec à Ottawa, qui ont admis les journalistes à leur réunion pendant quelques minutes, à l'occasion de la remise de la pétition «People to People» ÏTÉRENDMBE comportant un million de signatures de Canadiens des autres provinces désireux de voir le Québec demeure au sein de la Confédération.On y a chanté le O Canada a\\ ec conviction devant les caméras de la télévision, on y a vanté l'expérience canadienne, et on y a fait valoir que «83 p.cent des nouveaux états indépendants depuis 1945 sont des regroupements de communautés linguistiques différentes».Cette même pétition a été présentée aux Québécois u la Place Ville-Marie le 11 avril dernier, et elle sera maintenant exposée à la Place Desjardins à Montréal, dit le communiqué de presse de ses responsables.Tom Sloan L'ancien éditorialiste Tom Sloan, du quotidien montréalais «The Gazette» a affirmé qu'il votera «oui» au référendum sur la souveraineté-association afin de promouvoir le fédéralisme renouvelé.Dans un article publié par le quotidien Le Devoir, il a dit qu'il ne croyait ni en l'indépendance ni en la souveraineté-association, qu'il a qualifiées d'impossibles.«(Mon vote pour le «oui») constitue plutôt et plus particulièrement l'expression de ma confiance envers un certain nationalisme québécois \u2014 un nationalisme naturel et progressiste qui, je continue à croire, pourra éventuellement trouver sa place dans un Canada restructuré», de noter M.Sloan.Trop tard L'ambassade du Canada à Washington devra se passer de la transmission en direct des résultats du référendum, parce que personne n'a formulé de demande à cet effet à temps.L'ambassade avau pourtant * prévu un budget pour recevoir les résultats diffusés par CBC, mais lorsqu'on a pensé à agir, il était trop tard.Entre-temps, la maison du Québec à New York lançait des invitations à environ 1,500 personnes les conviant à une réception au cours de laquelle les résultats seront transmis en direct, tant en français qu'en anglais.Mise en garde La Fédération des groupes ethniques du Québec met les électeurs en garde, surtout ceux qui ont obtenu le droit de vote récemment, contre certaines personnes qui prétendent que les bulletins de vote pourront être identifiés dans les bureaux de scrutin et que l'option de chaque votant pourra être dévoilée.Selon la Fédération, ces allégations sont dénuées de tout fonde ment et elles constituent une tentative d'intimidation voilée.L'organisme assure tous les citoyens qu'ils sont libres de choisir leur option et qu'il n'y aura aucun moyen de contrôler leur décision, ni avant ni après le vote.Lavigne dit «OUI» Le chef de l'aile québécoise du Nouveau parti démocratique.M.Jean-Denis Lavigne, et l'épouse de l'ex-chef créditiste André Fortin.Mme Françoise Fortin, se sont prononcés pour le «oui» au référendum.Les deux ont profité du passage de M.Léves-que à Victoriaville pour se prononcer publiquement lors d'une assemblée du «oui».M.Lavigne s'est dit encore fédéraliste mais il estime qu'un «oui» est la seule façon d'apporter des changements substantiels, sur une base d'égalité, dans le système fédéral actuel.Malgré la position de la CEQ Même si la CEQ.en tant que centrale, ne prendra pas position pour le «oui» ou pour le «non» au référendum, afin de respecter la décision majoritaire de son congrès, cette décision ne lie pas ses affiliés et le président de son deuxième plus important syndicat affilié, le Syndicat de l'enseignement de la Région des Mille-Isles (SERMI), vient de faire savoir sur la papeterie officielle de son syndicat, qu'il se prononçait publiquement pour le «oui» et qu'il invite les membres du SERMI à en faire autant.M.Roy.en se prononçant personnellement pour le «oui» et en invitant ses membres * le faire, rappelle que son syndicat s'est prononcé pour le droit à l'autodétermination et dénonce le Livre beige de M.Ryan, la loi 22 et la loi 63 et fait l'éloge de la question telle que posée par le gouvernement Lévesque.La même chose L'ex-président du Conseil des gens d'affaires du Québec, Me André Bélanger, a déclaré, devant les membres de la Société pour le progrès de la Rive sud, à Longueuil, que le Québec aurait été ce qu'il est aujourd'hui, même s'il avait été un Etat souverain ou même s'il avait fait partie des Etats-Unis au lieu de faire partie du Canada.Nos richesses naturelles et notre agriculture auraient été exploitées de la même façon et auraient donné les mêmes résultats peu importe le régime politique.L'argumentation de Me Bélanger visait à démontrer qu'un «oui» n'aura pas de conséquence économique néfaste sur le Québec qui continuera à se développer.LE BÉFÉRENDUM LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 MAI 1980 UNE DROLE DE PIECE DE THÉÂTRE I Le Conseil du référendum rendra Dans la salle des pas perdus, on qualifie déjà le Conseil du référendum de «conseil de cuisine».Après deux jours à peine de délibérations sur la publicité du gouvernement fédéral, avocats et juristes, ainsi que les juges eux-mêmes qui siègent sur ce conseil institué par la loi HUGUETTE LAPRISE 92, se demandent s'ils ont un pouvoir déclaratoire ou un pouvoir exécutoire.Faute de quoi, chacun voudrait bien que ce conseil ait une force morale, faculté qu'une cour ou un tribunal, soit-il aussi mal défini ou interprété, serait mal vu d'exercer pendant la période actuelle.Le Conseil du référendum qui a poursuivi, hier, l'étude qu'il avait entreprise la veille, de la deuxième cause qui lui soit soumise depuis la campagne référendaire \u2014 la première étant celle des malades qui voulaient voter sur les lieux de leur hospitalisation \u2014 a remis à demain matin, s'il peut le prononcer, son jugement sur une requête du directeur général du financement des partis politiques.Celui-ci, Me Pierre-Olivier Boucher, lui a demandé de déclarer certaines dépenses, «dépenses réglementées» au sens de la loi sur la consultation populaire.Sa requête en injonctions interlocu- se» décision demain la parole, il a situé son exposé toires avait été rejetée la veille par la Cour supérieure.On s'attend, et cela de l'avis même du procureur de Me Boucher, Me Jean-Pierre Lussier, à ce que le Conseil du référendum formé de trois juges dont le président, le juge Alan B.Gold, statue qu'il n'a pas juridiction dans cette affaire.Depuis deux jours donc, dans la salle 13.07 du Palais de justice, on assiste à une drôle de pièce de théâtre.La requête présentée par Me Lussier aux trois juges vise particulièrement la firme Media-com louant des panneaux publicitaires, le poste de radio CFGL-FM et le quotidien LA PRESSE.Elle s'attache notamment aux panneaux publicitaires installés à plusieurs endroits à Montréal et sur lesquels on peut lire les mots «Non merci».dialogue sur l'alcool, publicité du ministère de la Santé et du Bien-être du Canada.Le procureur de Me Boucher fait également état de dix messages radiodiffusés au Québec.Comme il l'avait fait lorsqu'il a été saisi de la requête, le juge Gold a demandé de nouveau hier, au requérant ce qu'il attendant du conseil.«Il est impérieux et urgent, lui a répondu Me Lussier que vous vous prononciez.Si vous rendez un jugement, a-t-il ajouté, oubliez qu'il lierait la Cour des ses- sions de la paix.Il pourrait nous servir de guide.Dites-nous si globalement, ou même individuellement, la publicité dont nous parlons dans notre requête, favorise ou défavorise une option, c'est-à-dire intervient dans le débat référendaire.C'est là-dessus, a-t-il poursuivi, que nous avons besoin d'être éclairés», tout en précisant que cela n'aura pas la force d'une injonction.Après avoir élaboré sur la philosophie de la loi 92, Me Lussier a dû s'interroger sur une question du juge Georges Chassé qui a replacé le débat au coeur même du vrai problème et qui laisse présumer l'impasse: «Un jugement, a-t-il demandé, même déclaratoire doit-il avoir une force exécutoire»?A la reprise des audiences, dans l'après-midi, le requérant est revenu en demandant non plus au Conseil du référendum de l'éclairer seulement, mais «d'ordonner que les intimés cessent de publier ou de diffuser les annonces publicitaires décrites dans certaines parties de la requête».Quand le procureur du gouvernement canadien.Me Michel Robert, a défendu son argumentation qui, semblait être aussi celle des procureurs des entreprises privées, ceux-ci s'étant abstenus, à l'exception de celui de Médiacom, de même prendre dans l'essence de la loi.«On ne peut, a-t-il dit, donnej au conseil, une compétence que la loi ne lui donne pas.L'avocat s'est même demandé si le législateur avait bien créé une cour, un tribunal, ou bien seulement un organisme.Un autre argumentque semblent partager tous les procureurs est qu'aucune Couronne, que ce soit le gouvernement du Canada ou celui du Qqébecvn'est liée par la loi sur la consultation populaire.Alors, sans le dire ouvertement, tous et chacun se demandent ce qu'ils font là depuis deux jours! Parce que justement, il est question de dépenses faites par le gouvernement du Canada.Le Conseil du référendum doit juger si oui ou non, elles auraient dû être réglementées.A l'issue des travaux, vers 16h hier, après six heures de débat, le juge Gold a souligné, avec son sens de l'humour habituel, en ajournant à vendredi matin: «Il semble qu'on est ici pour longtemps! En tout cas j'ai cette impression.».Pendant qu'avocats, journalistes et curieux se levaient pour quitter la salle, certains se demandaient ce que Me Boucher pouvait faire pour faire valoir son point.Par boutade, quelqu'un a répliqué: «Se tourner vers le tribunal de la jeunesse! » Le référendum n'est pas une question de wïm ou de mort {André d'Allemagne) L'un des pionniers du mouvement indépendantiste québécois, André d'AJlemagne.affirme que le référendum actuel ne constitue pas «une question de vie ou de mort» pour les tenants du «oui» ou du «non» et que les élections qui vont suivre au Québec «vont être tout aussi importantes» pour l'un ou l'autre camp.CLAUDE GRAYEL M.d'Allemagne soutient que le «oui» ou le «non» va l'emporter par une très faible marge, mais il s'est dit convaincu qu'une majorité de francophones optera pour la souveraineté-association.«Une défaite au référendum nous ferait piétiner, mais, à long terme, cela n'arrêterait pas un courant qui est solidement établi», a-t-il dit au cours d'une entrevue accordée à LA PRESSE.M.d'Allemagne, aujourd'hui professeur dans un collège de Montréal et membre du Regroupement national pour le «oui», fut l'un des fondateurs du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) au début des années 60.Ce parti s'est fondu en 1968 dans le Mouvement Souveraineté-Association, devenu le Parti québécois.Contrairement à certains observateurs politiques qui prédisent des tensions sociales graves si le «non» l'emporte grâce aux allophones et aux anglophones, M.d'Allemagne pense que ces tensions existeraient seulement si le «oui» ne récoltait qu'environ 30 pour cent du vote, ce qui ne sera pas le cas.Si les tenants du «oui» subissent la défaite par quelques points-, ils accepteront le verdict populaire.De toute façon, soutient M.d'Allemagne, les responsables des deux camps savent bien que quel que soit le résultat du vote lors de ce référendum, il devra être certainement suivi ci'un autre référendum, dans quelques années.après des négociations si le «oui» gagne, après une vaine tentative de réforme du fédéralisme si le «non» l'emporte.Le mouvement souverainiste ne disparaîtra pas advenant une victoire du «non» parce qu'il s'appuie sur des groupes \u2014 les intellectuels, les travailleurs syndiqués, les jeunes, etc.\u2014 qui forment «les forces vives» de la société et qui en détermient, à la longue, l'orientation.< M.d'Allemagne rejette les arguments des hommes politiques canadiens qui ont affirmé ne pas vouloir négocier une association économique avec le Québec si le «oui» l'emporte le 20 i 4 .m.JVC* v y ,' * V 0 9 V y photo Réal St-Jean, LA PRESSE André d'Allemagne: si les tenants du «oui» subissent la défaite par quelques points seulement, ils accepteront le verdict populai- re.mai.Faisant valoirqueces arguments de «l'establishment politique» n'ont pas été repris par les milieux économiques.M.d'Allemagne déclare qu'une fois «l'émotivité enlevée», le Canada anglais se rendra compte que l'économie québécoise est à ce point intégrée à la leur qu'il sera à l'avantage des deux parties de préciser les modalités d'une association économique.L'ex-leader du RIN reconnaît que le refus de négocier exprimé par des politiciens fédéraux a pu influencer une partie de la population.«Quand on veut changer les choses, il y a de la résistance.Et quand il y a de la résistance, on a des ennemis, et qui se battent.Il faut que les Québécois démontrent qu'ils savent ce qu'ils veulent, autrement il ne seront pas pris au sérieux.» M.d'Allemagne soutient que la campagne référendaire a été « sereine » compte tenu de l'enjeu en cause et qu'elle a constitué «un événement hautement politi-sateur pour la société québécoise» en obligeant cette société à s'interoger sur elle-même et sur son avenir.«Ceux qui sont du côté du «oui» se disent Québécois d'abord ou exclusivement Québécois.Ceux qui optent pour le «non» se disent Canadiens d'abord ou exclusivement Canadiens.Ces deux identités, qui' sont le résultat d'une histoire assez particulière, s'affrontent au sein de la société.» M.d'Allemagne déclare n'avoir jamais compris pourquoi «la bourgeoisie économique québécoise» ne s'est pas emparée de l'idée de souveraineté.«L'utilisation de l'Etat qubécois serait pour cette bourgeoisie l'occasion d'avoir plus de poids, de prestige et des rappor(s plus égalitaires avec les bourgeoisies étrangères.» M.d'Allemagne affirme qu'il serait prêt «à faire le procès du Parti québécois» qui «s'y est pris bien tard auprès des communautés ethniques non francophones et même auprès des francophones» pour préparer le référendum.«Le PQ \u2014 je veux parler du parti, pas du gouvernement \u2014 n'a jamais pleinement compris, surtout depuis qu'il est au pouvoir, qu'il est engagé dars une lutte idéologique et que cette lutte doit être quotidienne.Il ne s'agit pas d'apparaitre à la surface uniquement quand on fait une campagne de recrutement ou des élections.Il faut tous les jours exploiter les erreurs de l'adversaire.» M.d'Allemagne reproche au parti de s'être mis en veilleuse depuis 1976 et d'avoir «un peu réagi devant le référendum comme devant une électioi plus importante que les autreU en s'y prenant trop tard poui convaincre la population.«Si le rôle du gouvernement est de gouverner, le rôle duparti est d'assurer un combat permanent, indistinctement du fait qu'on soit au pouvoir ou non.» M.d'Allemagne fait remarquer que le camp du «non.re- EXnbeaucouPd,adhérentschez les allogènes, les femmes et les personnes âgées et que ce» milieux auraient dû être davaitage politisés parlePQ.iifa;iafJ ans pour préparer un référendum, pas trois mois » t LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 1 5 MAI! 980 LE KÉMEMJiJM A 13# téléphoto PC Les poses identiques du premier ministre Lévesque et de son épouse, Corinne, en disent long sur la concentration avec laquelle le couple écoutait un orateur, hier, lors d'un ralliement pour le «oui» tenu à Drummondville.DRUMMONDVILLE \u2014 En cas de «oui» le 20 mai, le premier ministre René Lévesque envisage fort bien que des députés de l'Opposition puissent prendre part à la préparation des négociations, «pourvu qu'ils se rallient au principe que cela doit se faire d'égal à égal».YVES UECLERC_ D'abord au cours d'une «ligne ouverte» à la radio locale, puis en conférence de presse.If chef du «oui» a précisé qu'à son avis, une fois la victoire acquise, il est bien possible que d'autres gens se regroupent autour de l'idée de souveraineté-association «qui sera la base de cette négociation».Toute la journée d'hier, à Trois-Rivières, Victoriaville et Drummondville.a été consacrée par M.Lévesque à une description de plus en plus détaillée de ce que sera le déroulement des événements au lendemain d'une victoire du «oui» le 20 mai.La première étape, a-t-il expliqué, sera de faire le point au conseil des ministres à la fin de la semaine prochaine.Puis il y aura mini-session du 3 juin à la veille de la Saint-Jean, afin notamment d'adopter le budget.Ce n'est pas avant la fin d'août que les négociations proprement dites pourront débuter, possiblement lors de la conférence constitutionnelle évoquée par M.Trudeau.«La différence de cette conférence avec les précédentes, a noté ici M.Lévesque, c'est que EN CAS DE OUI LE 20 MAI L'Opposition pourra être partie aux négociations cette fois notre égalité sera au milieu de la table, et non pas cachée dans un coin.«Mais par contraste, si c'est «non» le 20, on ira là-bas sans mandat, simplement parce que c'est notre devoir d'Etat.et probablement qu'une des première choses qu'il faudra défendre, c'est les loteries qui ont été remises aux provinces par M.Clark, mais que M.Trudeau veut reconsidérer.C'est vous dire le genre de fédéralisme renouvelé auquel on peut s'attendre dans ce cas-là! » Il faut en effet s'attarder, a poursuivi le premier ministre, aux risques du «non»: «D'un côté, il existe une soif de changement, d'élargissement des horizons chez la jeunesse, c'est au moins 80 pour cent de nos jeunes.Si on endosse le «non» et la campagne scandaleuse qui le prône, il y a un mépris entre les générations qui pourra venir, et mauditement vite!.Et puis, en supposant que le gouvernement change et que les défenseurn du «non» s'en vont à Ottawa, ils vont dire: Mais M.Trudeau, vous nous avez dit que «non» ça voulait dire «oui» au changement! Et ils vont se faire Biron vole la vedette aux ténors du : Pour les 4,000 partisans du «oui» réunis hier soir à l'are-na Rodrigue-Gilbert de Pointeaux-Trembles, l'arrivée sur la scène de l'ancien chef de l'Union nationale, Rodrigue Biron, constituait le clou de la soirée.Il a eu droit à une ovation debout et au refrain d'amour habituel.ANDRÉ PÉPIN_t Le député indépendant de Lot-binière a même volé la vedette aux ténors du Parti québécois, les Pierre-Marc Johnson.Marcel Léger et Camille Laurin.tant la foule n'en finissait plus de ^l'acclamer.M.Biron a fait appel à la solidarité des francophones: «Le travail est loin d'être terminé, il faut absolument que chacun de vous aille dès maintenant convaincre un indécis, si nous voulons donner un pays à nos enfants», a déclaré celui qui depuis le début de la campagne référendaire parle de solidarité familia le, du respect des ancêtres, de la responsabilité des parents face aux enfants.Il précise toujours aux journalistes qu'il préfère improviser ses discours: «Les attachés de presse n'ont pas de problème avec moi, je parle avec mon coeur et c'est ce que les Québécois aiment, surtout les ouvriers et les petits salariés.» Le député de Lafontaine et ministre de l'Environnement, Marcel Léger, s'est pour sa part appliqué à dénoncer vigoureuse- ment l'attitude du premier ministre Trudeau qui, selon lui, vient à la rescousse d'un faible, faisant ainsi allusion au président de regroupement pour le «non».«Ryan est beaucoup plus efficace pour dénoncer les journaux que pour expliquer sa position, c'est pourquoi il a fait appel à ses patrons d'Ottawa.» Le ministre Léger a par ailleurs insisté pour dire que les militants du «oui» doivent faire l'impossible d'ici le jour du vote pour s'assurer que tous les Québécois ont bien saisi la question référendaire: «Les sondages nous démontrent que nombre d'électeurs ont encore besoin d'information, alors il faut leuren donner tout de suite, c'est urgent.» Le ministre Pierre-Marc Johnson, pour sa part, a sommé les tenants du «non» de faire connaître le contenu d'un fédéralisme renouvelé: «Nous ne connaissons que le contenant actuellement puisque les gens d'Ottawa ne s'occupent que d'une campagne de dénigrement à l'endroit du peuple francophone.» Le père de la Loi 101, le ministre Camille Laurin, a surtout dénoncé la campagne menée par les ministres fédéraux qui, selon lui, s'évertuent à dénigrer, rapetisser et ridiculiser leurs propres concitoyens: Les discours des ministres ont été précédé hier d'une parade pour le «oui» à laquelle ont participé quelques mille automobilistes des comtés de l'Est.¦¦¦HjC; » , V.'.*.s - .\\ \u2022 \\ A ¦ f.¦ f I ¦y, /\u2022.'./\"'\u2022- \u2022 m s- m m-, .tuf A.: ¦ \u2022 : .¦y 1 S ft Plus de 4r000 tenants du «oui» ont réservé un accueil particulièrement chaleureux hier soir à l'ancien chef de l'Union nationale, M.Rodrigue Biron, lors de son arrivée à l'aréna Rodrigue Gilbert.Les Pierre-Marc Johnson, Marcel Léger et Camille Laurin ont pris la parole.photo Denis Courville, LA PRESSE Parizeau: un OUI signifie que ta SA est un objectif valable (d'après CP) \u2014 Le ministre des Finances, Jacques Parizeau, affirme qu'un «oui» au référendum signifierait que pour les Québécois, la souveraineté-association est un objectif politique valable, mais ne constituerait pas un mandat accordé au gouvernement pour négocier un fédéralisme renouvelé.Interviewé hier au programme «Décision» de Radio-Canada, le ministre a rappelé que le dernier sondage d'opinion effectué par le Centre de recherches sur l'opinion publique avait établi que le tiers des personnes inter- T rogées et décidées à voter «oui» ne désiraient qu'une nouvelle constitution canadienne.«Lès partisans du «oui» n'ignorent pas que nous allons établir de nouveaux rapports économiques avec le Canada, peu importe ce qui arrivera, parce qu'une telle mesure est dans l'intérêt des deux parties; l'aspect que revêtiront ces rapports économiques dépendra des négociations, mais la question elle-même, telle que posée, demande à chaque Québécois s'il est d'avis que la souveraineté-association, et, partant, la souveraineté, constitue un objectif politique valable.» M.Parizeau a laissé entendre que les négociations relatives à la souveraineté-association pourraient débuter à l'automne, si le «oui» l'emporte au référendum.Mais il a donné à nouveau l'assurance que «rien ne changera pendant que nous discuterons», et qu'aucun changement ne sera effectué avant d'avoir été approuvé par un second référendum.Le ministre a rejeté toute possibilité qu'un vote positif soit utilisé pour négocier des pouvoirs accrus pour le Québec, ou un sta- tut spécial au sein du Canada.Selon lui, le premier ministre Trudeau a «tout à fait raison» lorsqu'il prétend que le statut spécial ne fonctionnerait pas.La question telle que posée définit spécifiquement la souveraineté comme le pouvoir de promulguer toutes les lois et de lever tous les impôts qui intéressent le Québec.«Les gens peuvent se demander jusqu'où irait l'association (économique), mais ils ne peuvent se demander jusqu'où irait la souveraineté: elle est définie très clairement dans la question», a-t-il conclu.répondre: Ecoutez, la question ne portait pas sur la séparation, elle portait sur l'égalité, et vous y avez dit non; alors, tenez-vous tranquilles et cessez de nous bâdrer.» Alors que si c'est «oui», a-t-il repris, «la balle est envoyée dans le camp du Canada anglais.et ils sauront que le deuxième référendum permettra au peuple québécois de voir si sa volonté clairement exprimée a été bafouée, ou si au contraire elle a été respectée.» Pour ridiculiser l'affirmation du camp du «non» parlant que l'association avec le reste du Canada soit impossible, il a cité un extrait d'article du Devoir où l'on mentionne que si on peut grouper sur la même tribune «Claude Ryan et Claude Blanchard, Pierre Trudeau et Rosita Salvador, Michèle Tyssère et Camille Samson», c'est la meilleure preuve qu'on peut s'associer avec n'importe qui.Devant 300 agriculteurs, puis quelque 700 citoyens de toutes provenances à Victoriaville, M.Lévesque s'en est de nouveau pris agressivement à la publicité fédérale non comptabilisée, affirmant que par là, l'administration de M.Trudeau -se déshonore».En soirée, M.Lévesque a participé à une grande assemblée enthousiaste de quelque 4,00Q personnes au Centre civique d£ Drummondville, en compagnie de son ministre des Finances Jacques Parizeau et de l'ancien député crôditiste de la région Jean-Marie Boisvert.Ce dernier a fait exploser la salle de rires en racontant comment, quand il prononçait de$ discours en français aux Coim munes d'Ottawa, les députés anglophones ne prenaient mêmfc pas la peine de prendre leurf écouteurs pour l'entendre en traduction simultanée.«Dire «oui» le 20 mai, a-t-il conclu, c'est la seule façon sûre de leur dire: Mettez donc vos écouteurs une fois pour toutes! » Ryan est prudent à son retour au Saguenay f » * t * JONQUIËRE \u2014 Le chef du comité québécois pour le «non» a commencé hier une tournée de deux jours dans un des fiefs du «oui», le Saguenay-Lac Saint-Jean.Contrairement à ce qu'il a fait lors de son début de campagne à demi raté de Chi-coutimi, M.Claude Ryan n'a pas cherché cette fois à s'adresser à de vastes auditoires, se contentant de rencontrer des groupes sympathiques à sa cause comme CLAUDE-V.MARSOLAIS envoyé spécial de LA PRESSE tion de la loi sur les langues officielles, les francophones dei | vraient pouvoir vivre dans la parfaite égalité d'ici une ou deux générations.Soulignant qu'en Ontario, il y avait encore des problèmes pour les étudiante francophones au niveau secondaire, M.Ryan estime qu'il faut donner une chance au coureuif puisque le Canada est un pays5 jeune et à un stade peu avancé de son développement économi que, culturel et humain.Gravité de la situation les membres de la Chambre de commerce ou encore des militants de son camp dans les comités locaux du «non».Les observateurs ont remarqué que le chef du «non» avait surtout prévu dans la région une campagne axée sur les media écrits et électroniques à l'occasion de cette tournée.Sa principale intervention hier fut certes devant les membres de la Chambre de commerce de Chicoutimi où il a mis l'accent sur les avantages économiques pour le Québec de faire partie de la Confédération.À ce sujet, il a démontré à son auditoire que dans le secteur du textile, le Québec avait eu une chance inouïe de faire partie du Canada ces dernières années puisque le marché était envahi par les confections bon marché du tiers monde.«Si le Canada n'avait pas imposé des quotas à l'importation, l'industrie du textile au Québec ne serait plus qu'un souvenir.Grâce au système fédéral, le Canada a pu imposer à l'Ouest les nécessités du marché commun canadien.Le Québec dans un régime de souveraineté-association n'aurait jamais pu en discuter avec les autres provinces de l'Ouest car celles-ci n'y avaient aucun intérêt», a-t-il laissé entendre.M.Ryan estime que le système fédéral constitue la meilleure forme de gouvernement pour contrebalancer l'énorme avantage économique des membres les plus forts face aux membres les plus faibles, grâce à la redistribution de la richesse commune.Le chef du «non» a également indiqué qu'au chapitre agricole le Québec avait tout intérêt à demeurer dans la Confédération.Parlant des griefs des francophones face au régime fédéral, il a admis qu'ils étaient en partie fondés mais que depuis l'adop- Lors d'une période de ques-* tions avec les hommes d'affairest en majorité sympathiques à sa; cause, M.Ryan a été amené k[ décrire la période post- référenî daire comme «la plus grave à.laquelle nos concitoyens seront confrontés».] Si le «non» l'emporte, il sou* tient qu'on devra chercher trouver un consensus le plus lar-J ge possible dans la société qué-J bécoise en accueillant même les; gens du «oui» qui veulent con-* struire le pays.Il a toutefois misj en garde ceux qui voudraient lui dicter ce consensus par certai-; nés formes d'intimidation physi-j que, intellectuelle ou politique.A un homme d'affaires qui lui] signalait que, même si le «non»; semblait l'emporter dans les| sondages, sa cote de popularité] était faible, il a répliqué qu'il» n'avait jamais défini ses straté-l gies en fonction des sondagesj mais en fonction de ses convie-1 tions profondes.Attaque contre Léger Au cours de l'après-midi, il a .rencontré une centaine de per- j sonnes au comité du «non» dui comté de Dubuc à La Baie où des j dames d'un âge certain l'ont-accueilli en chantant «O Cana-j da», «Vive la Canadienne» et{ «Ryan, c'est à ton tour de te fai-J re parler d'amour».Il en a profité pour exhiber une \\ lettre circulaire diffusée par l'autre camp où Ton aperçoit la; photographie de M.Marcel Lé- f ger, ministre de l'Environne- * ment.Cette lettre souligne auxj Québécois de ne pas s'inquiéterI puisque la souveraineté-associa- S tion demeure la meilleure assu-J rance contre la séparation du j Québec.«Ce sont des imposteurs?de la pire espèce.Ils n'ont même pas le coeur de présenter leur affaire clairement.Il s'agit d'un abaissement intellectuel rare- ; ment vu», a lancé M.Ryan.V A 14 ùf A Quand le message vient de la base l : l K i r B8 fil fee KU -c \u2022!V Xi u.\u2022\u2022t t i ' j ni 6 Is **.\u2022Il o» \tsa \t \t \tt * \t> i Il t \tt \t \t \t \t \t\u2022J* \u2022\t \t E |i1 I ï i 4 in r * LACHUTE \u2014 Tiraillés par le «sentiment» et l'insécurité économique, les gens d'Argen-teuil ne feront pas défaut à leur député, M.Claude Ryan.Ce sera un «non» solide.«Si tu votes sur les sentiments: langue, race, culture, tu dis «oui»; si tu penses aux garanties économiques, tu dis «non*; tu choisis alors entre le Québec et le Canada.» C'est en ces termes que Michel J.J.Chartrand, Tun des coprésidents du comité du «non» d'Argenteuil résume tout le débat référendaire.Avocat, 35 ans, dix ans de pratique à Lachu-te, président de l'Association libérale provinciale d'Argen-teuil, Me Chartrand s'acharne à faire porter toute la campagne du «non» sur cette équation simple et sans bavure.Dans l'arrière-pays, à Vinoy, minuscule village situé près de Chénéville, le maire Jean-Paul Dinel tient le même langage: «Un «oui» serait désastreux pour l'agriculture [québécoise.Le Québec écoule près de la moitié de son lait sur les marchés canadiens.Le Canada pourrait à meilleur compte s'alimenter auprès des pays de la Communauté économique européenne.(.) Je trouve malheureuse cette poussée de nationalisme.On ressort la hache de guerre.Moi, je ne pense pas qu'on doive vivre sur des sentiments, mais bien sur des considérations économiques.» Producteur laitier prospère, préfet de comté, G4 ans, exunioniste qui a rejoint les rangs libéraux en 1970 pour bloquer la «montée du PO», M.Dinel fait partie d'un clan qui a essaimé dans la vallée de la Petite Nation ' depuis 1862.«On ne voit pas de pancarte du «non» dans le coin?Pas besoin.J'ai parlé à mes gens et je sais que le résultat sera semblable à celui des partielles qui ont élu M.Ryan à l'Assemblée nationale.» M.Dinel est quelque peu embarrassé du fait que sa vieille mère, 94 ans, se soit affichée à une assemblée du «oui» devant laquelle elle a évoqué l'histoire des patriotes de Saint-Eustache.«Elle a voté PQ en 76 et aux partielles.Et ce sont les péquistes qui l'ont manipulée pour qu'elle se rende à cette assemblée publique.Ce n'est pas à leur honneur.» Argenteuil forme un immense quadrilataire adossé à l'Ou-taouais qui va, à l'intérieur des terres, jusqu'au lac Simon et à Saint-Adolphe d'Howard.Plus de 40 municipalités et villages, dont certains sont marqués par |.l'histoire, tels Montebello et Papineauville.Une minorité anglophone de 20 p.cent.Une seule véritable agglomération urbaine, Lachute, où se trouve le quart des électeurs.Une économie stagnante.On attend tou-| jours les retombées de Mirabel et on rêve des sous-contrats du F-18 qui pourraient aller à la General Electric, l'un des rares employeurs importants de la région.Une population vieillissante (pas de cégep; exode des jeunes).Une vocation touristi- LE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 MAI1980 Paul Longpré que freinée par les déficiences du réseau routier.Une solide tradition de bon-ententisme avec la minorité anglophone (des eaux calmes qu'on ne veut absolument pas remuer).Voilà autant de caractéristiques propres à décourager les missionnaires du «oui».Et pourtant, rue Principale, à Lachute, le comité du «oui» bourdonne littéralement d'activité, tandis que quelques vieilles dames très dignes estampillent des tracts au comité du «non», dans un local attenant au bureau de Me Chartrand.Loin de se laisser abattre par le résultat des partielles, dans lesquelles ils ont été déclassés à deux contre un, les péquistes (moteur de la machine) s'activent et s'affichent dans toute la région.Sans l'avouer ouvertement, ils savent qu'Argenteuii dira «non».Mais ils sont bien conscients que tous les «oui» s'additionnent cette fois et vont gonfler ceux de Chicoutimi ou d'ailleurs.Le camp du «oui» a débusqué un allié de taille, le Dr Lavigne, notable respecté (la polyvalente de Lachute porte son nom) et ex-organisateur libéral qui n'a pas renouvelé sa carte du PLQ en 1978.Le Dr Lavigne professe la médecine à Lachute depuis 33 ans.Il a pratiqué quelque 5,000 accouchements et dirige le Centre hospitalier d'Argenteuil.«Ici, souligne-t-il, le «oui» part avec un handicap de 28 p.cent.Les gens sont très sensibles à la question économique.La région a toujours été négligée.Il y a 25 ans, la majorité du comté était anglophone.Mais la mentalité change peu à peu.» A Plaisance, le maire Bernard Guindon, militant péquiste, directeur de la polyvalente Louis-Joseph-Papineau, soutient que4a «question nationale» soulève deux fois plus d'enthousiasme que lors des dernières élections.Il espère aller chercher un bon courant de «oui» tout au long des vallées de l'Outaouais et de la Petite Nation, et pas seulement chez les péquistes.A Lachute, l'harmonie linguistique est parfaite.Même que certains sont surpris quand on leur fait remarquer qu'il y a au centre-ville au moins deux restaurants où les patrons ne parlent pas un mot de français.Un jeune administrateur anglophone, qui se débrouille par ailleurs très bien en français, fait valoir calmement: «L'économie du Québec, voyez-vous, ce sont les anglophones qui l'ont faite.On les aime bien, nous, les Français, mais que voulez-vous, c'est une bande de paresseux qui' rêvent de gros salaires à ne rien faire.» Au hasard des conversations avec des hommes d'affaires, des notables, des travailleurs et des chômeurs de tout âge.la fameuse équation «sentiments-sécurité» revient très souvent.On comprend alors la calme assurance des organisateurs du «non» dans le comté de M.Ryan.En fait, le message vient de la base.I | Bégin et Fox admettent que le référendum diminue leur rendement OTTAWA (PC) \u2014 Deux ministres fédéraux ont admis hier ne pas pouvoir remplir entièrement leurs tâches, à cause de leur participation au débat sur la campagne référendaire.Ces révélations de Mme Monique Bégin, responsable du portefeuille de la Santé, et de M.Francis Fox, secrétaire d'Etat, ont été faites lors de la période de questions aux Communes, qui r a d'ailleurs été fort mouvementée.Mme Bégin devait en effet accuser M.Ed Broadbent, chef du Nouveau parti démocratique (NPD), d'éviter de participer à fa campagne référendaire; M.Patrick Nowlan, député conservateur de la Nouvelle-Ecosse, a 'été applaudi pour avoir dit «non», dans un français hésitant, à la souveraineté \u2022 association; .quant au député libéral québécois Maurice Dupras, il devait publier une pétition pour le «non», signée par un million de Canadiens.Monique Bégin était absent, participant, à Montréal, à la campagne du «non».D'autres ministres fédéraux québécois ont également consacré une grande partie de leur agenda au débat référendaire, mais c'est la première fois que certains d'entre eux admettent A TELE-METROPOLE DIMANCHE Trudeau sera le dernier s'adresser aux Québécois Au grand désespoir des dirigeants du camp du «oui», le premier ministre Trudeau sera le seul invité de l'émission «Les gens qui font l'événement, à Télé-Métropole, dimanche soir prochain, de 23:15 hres à 23:45 hres, devenant ainsi le dernier PIERRE-PAUL GAGNÉ homme politique à pouvoir s'exprimer à la télévision avant le black-out obligatoire des ondes qui débutera à minuit.Dans le camp du «oui», on estime que, étant donné qu'il s'agit de la dernière émission référendaire à pouvoir être diffusée en vertu de la loi, un temps d'antenne égal devrait être accordé au premier ministre Lévesque.On estime également qu'un tirage au sort devrait déterminer lequel des deux premiers ministres s'exprimera le dernier.À la suite de nombreux appels éléphoniques et de plusieurs échanges de lettres, un porte-parole du premier ministre Lévesque, M.Robert Mackay, enverra d'ailleurs aujourd'hui une nouvelle lettre à la direction de Télé-Métropole demandant à ce qu'on procède à un cl.ingement de formule de façon à pouvoir permettre aux deux chefs politiques de se faire entendre.Le responsable de l'émission à Télé-Métropole, M.Claude La-pointe, n'a pu être rejoint hier soir pour donner son point de vue, mais des sources ont indiqué à LA PRESSE que les dirigeants du «oui» n'avaient à s'en prendre qu'à eux-mêmes dans ce dossier.Selon ces sources, MM.Trudeau et Lévesque avaient tous les deux été invités pour le 18, mais c'est le premier ministre canadien qui a donné le premier son accord, on a donc offert la date du 11 mai au premier ministre Lévesque, mais ce dernier a décliné l'invitation, déléguant à sa place le ministre des Affaires intergouvernementales, M.Claude Morin.Les mêmes sources ont indi-' que hier soir que deux autres arguments jouaient contre le fait de changer le format de l'émission.\u2022 D'une part, un accord a été conclu de bonne foi avec le premier ministre Trudeau et le fait de changer le format de l'émission pourrait avoir comme conséquence que ce dernier refuse finalement d'y participer; \u2022 D'autre part, on a tenu à préciser à LA PRESSE qu'il ne s'agit pas de temps d'antenne gratuit mis à la disposition du premier ministre Trudeau, mais plutôt d'une émission d'affaires publiques où ce dernier sera interrogé par Marc Laurendeau et où on rie peut pas présumer que les auditeurs en sortiront davantage pro-oui que pro-non.1 On a par ailleurs indiqué que l'émission Les gens qui font J'é-vénement a continuellement respecté le principe de l'alternance au cours des dernières semaines, invitant successivement M.Jacques Parizeau, M.Robert Bourassa, Mme Lise Payette, M.Jean Chrétien et, finalement, dimanche dernier, M.Claude Morin.«C'est avant tout une question de principe, a-t-on indiqué à LA PRESSE, dans la mesure où on ne peut pas revenir sur sa parole une fois que celle-ci est donnée et dans la mesure où les dirigeants du «oui» n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes.» Le porte-parole du «oui», Robert Mackay, a par ailleurs refusé de remettre à LA PRESSE les lettres qui ont été échangées avec la direction de Télé-Métropole, soutenant qu'il n'avait pas été entendu avec la direction de cet organisme de rendre celles-ci publiques.«Faudrait plutôt parier budget de Dix » r Le premier ministre Trudeau que cela a affecté leurs tâches.Depuis le début de cette dernière semaine de lutte référendaire, le vieux débat du «Budget de l'An I» est sorti des boules à mites.Les tenants du «non», André Raynauld en tête, demandent aux tenants du camp du «oui» si le gouvernement d'un Québec souverain et associé serait financièrement dans le «trou».Le débat se justifie, puisque l'un des aspects de la souveraineté-association décrits dans la ALAIN DUBUC question référendaire est justement le rapatriement par le Québec de tous ses impôts.Mais cela a donné lieu à une guerre de chiffres, parfois inélégante et surtout imprécise.Les estimations de ce que serait le déficit additionnel encouru par la province dans le cadre de la souveraineté-association passe ainsi de zéro à quatre milliards de dollars selon les économistes! Et ce n'est pas là un débat abstrait qui ne peut intéresser que des professeurs d'université.Il touche de très près plusieurs aspects de la vie quotidienne des électeurs, sur lesquels certains porte-parole du «non» ont insisté parfois lourdement: aurons-nous plus d'impôt à payer, recevrons-nous nos pensions, la qualité des services gouvernementaux dimi-nuera-t-elle?Une enquête de LA PRESSE auprès de la plupart des spécialistes qui ont effectué des recherches sur le sujet permet cependant de conclure que, comme dans toute guerre de chiffres, il faut se méfier des excès.«Ces exercices de budget de l'An I, c'est bien risqué», prévient Bernard Bonin, directeur du comité qui a évalué les implications économiques de la souveraineté-association pour le gouvernement du Québec.«Dans l'ensemble, résume Mario Polese, l'autre membre du comité Bonin, les économistes admettent que le rapatriement des impôts à Québec impliquera un coût, mais que le déficit qui en résultera ne sera pas catastrophique.» Aux extrêmes, les 64 universitaires qui ont opté pour le «oui» affirment, optimistes, que cela ne serait «ni clairement avantageux ni clairement désavantageux», tandis qu'André Raynauld parle de «pertes de ressources fiscales considérables».Guerre de chiffres C'est le critique financier du Parti libéral, André Raynauld qui a lancé le débat à l'Assemblée nationale il y a environ un mois.En utilisant les données des comptes économiques, il a fait le calcul de ce que seraient les finances d'un Québec souverain et indépendant, un exercice qui, même s'il s'en défend, revient à bâtir un budget de l'An I.Pour 1978, dernière année où des données sont compilées par Statistique Canada, M.Raynauld a additionné les impôts perçus.par Québec et Ottawa dans la province, ce qui lui donne les revenus dont aurait disposé un Québec souverain, récupérant tous ses impôts.Il a ensuite fait la même chose du côté des dépenses, pour constater l'existence d'un énorme déficit de $3.66 milliards hérité du fédéral.Ce «trou», qui s'ajoute au déficit provincial de $239 millions, provient du fait que le gouvernement fédéral dépense plus d'argent dans la province qu'il n'y retire d'argent en taxes.Ce phénomène, nouveau des années 70, est admis par les deux camps.Il est attribuable à trois types de dépenses où le Québec est gagnant: les dépenses sociales et surtout les paiements d'assurance-chômage, les subventions aux prix du pétrole et enfin, la péréquation, un programme fiscal qui aide les provinces les plus pauvres.À cela, l'économiste André Raynauld ajoute une tranche de $500 millions pour tenir compte de dépenses qui ne figurent pas dans les comptes économiques, Ce raisonnement par l'absurde repose sur un argument du ministre Bernard Landry, selon lequel le gain que le Québec retire dans ses échanges avec l'autorité fédérale est due au fait qu'Ottawa s'endette pour effectuer ces dépenses.Autrement dit, si le fédéral s'endette pour faire fonctionner certains programmes, Québec peut fort bien en faire autant.C'est ainsi que le surplus fédéral de $3.66 milliards à combler par le Québec, une fois que l'on en retranche la partie qui a été financée par les emprunts, (une opération que la grande majorité des économistes trouvent légi- photos Armand Trottier, LA PRESSE Jacques Parizeau ne conteste pas les chiffres d'André Raynauld mais il les trouve incomplets.comme les dépenses fédérales à l'étranger.Cela lui donne un grand total de $4.3 milliards, un chiffre-choc que les tenants du «non» citent fréquemment dans leurs interventions, qui pourrait être encore plus élevé, ajoute-t-il, si l'on tenait compte des problèmes économiques que pourrait provoquer la souveraineté-association, comme la fuite des sièges sociaux, l'émigration ou le coût du pétrole.«Je ne dis pas qu'il faudra nécessairement augmenter les impôts pour la totalité de ce montant, mais je dis qu'il y a un trou qu'il faudra remplir», a-t-il proclamé en Chambre.«Par conséquent, ou bien il faudra augmenter les impôts de 21 pour cent, ou bien il faudra augmenter le déficit en conséquence ou bien il faudra réduire le niveau des services publics».Y'arienlà ' Le ministre des Finances Jacques Parizeau ne conteste pas ces chiffres, mais 11 les trouve incomplets.Et son argumentation revient presque à dire «qu'il n'y a rien là».Ce déficit accru dont parle Raynauld ne représenterait en effet que 24 pour cent du total des dépenses publiques, soit une meilleure performance que celle du gouvernement fédéral dont le déficit équivaut à 29 pour cent des dépenses.Tout en admettant qu'il s'agit d'un déficit «beaucoup trop gros», M.Parizeau «remercie chaudement M.Raynauld de démontrer que la situation financière du Québec aurait été meilleure que celle du gouvernement fédéral».time), est réduit à une modeste proportion, soit $617 millions.D'autres économistes, comme Mario Polese, arrivent de la même façon à une gamme de résultats très variés, selon les hypothèses qu'ils font, qui passent de $200 millions à $2 milliards.Le temps Toute cette guerre de chiffres repose par ailleurs sur un postu-.lat bien peu plausible, celui que la souveraineté-association se fera du jour au lendemain.«Il faut tenir compte du facteur temps, note Mario Polese.Il y a une dynamique que l'on a tendance à oublier.Celle-ci peut jouer de bien des façons.Tout d'abord diverses études montrent que le gouvernement du Québec pourrait réaliser des économies en éliminant les chevauchements entre paliers de gouvernement.Ce qui fait affirmer au ministre Parizeau que «c'est un déficit éminemment réductible».Ces chevauchements, que l'économiste Pierre Fortin évalue à environ un demi-milliard, proviennent du dédoublement de services, notamment l'existence de ministères qui font souvent le même travail.Mais on ne pourra les éliminer les premières années, puisque le gouvernement Lévesque a promis d'embaucher tous les fonctionnaires fédéraux du Québec.Il faudrait donc quelques années avant que ces économies puissent se faire.«Avec ('attrition, estime M.Parizeau, qui est de cinq ou sfv pour cent, nous pourrons éliminer les chevau- chements dans les ministères en trois ou quatre ans.» Plusieurs analystes sont cependant moins optimistes, et notent que ces économies de quelques centaines de millions sont «minimes par rapport au $4.3 milliards qu'il faut combler.L'autre postulat sur lequel se basent ces études repose sur la supposition que Québec effectuerait le même type de dépenses que celles qu'Ottawa effectue actuellement.«Le gouvernement du Québec pourrait mieux faire coïncider ies services publics avec les besoins des Québécois», note ainsi Pierre Fortin.Cette affirmation, plus normative, des tenants du «oui» veut que dans le cadre de la Confédération, le Québec reçoive plus que sa part des dépenses improductives, comme l'assurance-chômage, le bien-être social, mais qu'il ait droit à moins que sa part dans les dépenses créatrices d'emploi, soit les investissements, et les achats de biens et services.Pour Mario Polese, le temps pourrait encore jouer d'une façon encore plus concluante en faveur des autorités québécoises.«Il faut distinguer deux types de dépenses, souligne-t-il.Celles que le Québec devra effectuer à minuit-plus-une, le jour de l'accession à la souveraineté-association: celles où il n'a pas le choix, comme les pensions, les allocations familiales où les postes.«Mais il y a toute une série de services où il n'y a pas d'obligations, ni morales, ni politiques, des dépenses que le Québec pourrait faire un jour, mais pour lesquelles il peut attendre.» Le cas le plus simple, c'est la participation du Québec à l'aide aux pays sous-développés, soit $250 millions de l'ACDI, ou encore les relations à l'étranger: «Rien n'oblige le Québec d'avoir,' tout de suite, une ambassade en Indonésie.«Le gouvernement aurait une marge de manoeuvre plus importante que ne laissent croire les calculs mécaniques, d'autant plus, estime-t-il, que le rapatriement des services risque fort de se faire progressivement.» Un budget de l'An I Mais pour plusieurs économistes, c'est à long terme que les vrais problèmes se posent, et la santé des finances publiques dépendra de la santé de l'économie dans son ensemble, un argument défondu autant par un camp que par l'autre.Cela devient un autre débat, celui des bienfaits économiques de la souveraineté-association: si la croissance est forte, le Québec pourra augmenter les services qu'il dispense sans augmenter le fardeau fiscal, mais si l'économie se porte mal, il sera difficile de maintenir les services sans s'endetter davantage.«Pendant un certain temps il n'y am?P2S de Prblèm mais ce qu il faudra voir, c'est surtout le potentiel de croissance de l'économie québécoise», note Ca roll-ne Pertiau, directrice du programme Accent-Québec, de l'Institut de recherches CD.Howe «C'est pour cela qu'il ne faut pas parler du budget de l'An I, mais bien du^udget de l'An Dfx» LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 MAI 1980 LE RÉFÉRENDUM A 16 discours qui vaut mille mots C'est difficile à croire, j'ai eu du mal à m'en remettre, mais hier soir j'ai vu un membre de la société Saint-Jean Barptiste donner une entrevue à la télévision le dos tourné à la caméra pour ne pas être reconnu.Il était pour le «non».Ce reportage a été présenté au cours des nouvelles spéciales sur le référendum au cours de Té-mission «The City at six», une production montréalaise du réseau anglais de Radio-Canada.Au canal 6 à l'heure du souper.Ce monsieur, qui n'avait pas voulu bien sûr être nommé, a déclaré qu'il était nationaliste depuis toujours, mais qu'il était d'abord canadien.1 Le fait qu'il n'ait pas révélé son visage à la caméra, un privilège qu'on accorde généralement aux gens qui se sentent en danger, ou alors qui ont peur d'ê- tre reconnus par la suite, en dit long sur l'état d'esprit qui règne au Québec en ce moment chez certaines personnes.\u2022 La liberté de pensée et d'opinion existe encore.On peut faire des discours pour l'une ou l'autre option et personne ne nous mettra en prison.Mais qu'un partisan nationaliste du «non» ne veuille pas que son option soit connue, cela veut dire que dans sa tête, il ne se sent plus libre de s'exprimer comme il l'entend.Qu'il craint les répercussions de son geste public.Qu'il ne sent plus qu'il est dans une société qui va l'accepter.La voix était celle d'un monsieur sérieux.On peut se demander si ce comportement de la peur et de la honte a été téléguidé par un Machiavel local: les penseurs politiques de l'ère électronique connaissent la puissance de l'image, qui vaut bien plus à la télévision qu'un discours qu'on oublie bien vite.Une image comme celle-là est indélébile et a dû impressionner bien du monde.Pas de piraterie à Radio- Québec Le directeur des relations publiques à Radio-Québec, M Claude Bédard, m'a fait savoir hier que Radio-Québec venait tout juste de signer une entente avec Télé-Métropole et qu'elle pourra utiliser deux terminaux d'ordinateurs pour les résultats du référendum, dans la soirée du 20.Hier, j'avais annoncé que Radio-Québec piraterait les résultats du référendum, comme on l'avait d'ailleurs décidé au début de la campagne référendaire.Mais non.Radio-Québec est maintenant un diffuseur sérieux qui, s'il n'a pas d'ordinateur, est prêt à payer pour utiliser celui des autres.La liste des panelistes est également complétée.En plus de MM.Léon Dion et John Trent, les analystes seront Céline Her-vieux-Payette, député fédéral, le comédien Paul Hébert et l'ex-ministre Robert Lussier.Aux grands comités du «oui» et du «non», pour seconder Simon Durivage et Gilles Gougeon, on retrouvera les journalistes Gisèle Lalande et Raymonde Proven-cher.Marie-Hélène Poirier animera la soirée du studio de Radio-Québec et sera ainsi, parmi les trois réseaux francophones, la seule femme «anchorwoman» de cette importante soirée.Pour les déclarations venant d'Ottawa (par exemple celle de M.Pierre Elliott Trudeau), Radio-Québec a fait une entente avec Radio-Canada dont elle pourra utiliser les images et le son.Laberge : 70% des 330,000 membres de la FTQ voteront OUI Dressant un bilan provisoire de la campagne référendaire de la FTQ, le président Louis Laberge et le secrétaire général Fernand Daoust, se basant sur des données réelles mais fragmentaires en leur possession, comme par exemple les votes pris en assemblée générale ou les pétitions en faveur du «oui», PIERRE VENNAT ont prédit que 70 pour cent des quelque 330,000 membres de la centrale voteront «oui» le 20 mai.Constatant un enthousiasme qu'ils n'ont jamais remarqué lorsque la FTQ appuyait publiquement le NPD, sans grand succès électoral même au temps où Robert Cliche ou Raymond Laliberté présidaient ce parti au Québec, les deux hommes ont dévoilé que: ¦ des centaines de regroupements des travailleurs pour le oui » ont été créés sur les lieux de travail ; ¦ des milliers de pétitions en faveur du « oui » ont circulé dans les usines ; ¦ ces pétitions ont recueilli entre 60 et 85 pour cent d'adhésions dans les usines de pâtes et papier, la métallurgie, les employés municipaux, les mines du Nord-Ouest et de Murdochville, les bureaux et garages d'Hydro-Québec, dans les magasins et entrepôts d'alimentation, les hôpitaux et les centres d'accueil; ¦ des centaines de débardeurs, employés de la Voie maritime, fonctionnaires fédéraux, postiers et facteurs, cheminots, téléphonistes et techniciens de Beli Canada qui, eux, sont tous sous la juridiction du code fédéral du travail, et non du code québécois, ont publiquement adhéré au «oui»; ¦ dans la plupart des régions du Québec, et notamment en Mauricie, au Saguenay-Lac-St-.Jean et sur la Côte Nord, le pourcentage dépasse de beaucoup le 70 pour cent ; \\ m «38$?.: photo Jean Goupil.LA PRESSE Louis Laberge ¦ par référendum, les fonctionnaires municipaux de Montréal ont voté à 73.7 pour cent pour le «oui » : ¦ les autres résultats dévoilés démontrent l'adhésion au «oui» de 600 des 900 employés de Québec-Téléphone à Rimouski; 72 pour cent des travailleurs de GM à Sainte-Thérèse et plus de 80 pour cent des mineurs de Murdochville.A noter que personne des syndicats de la FTQ, où l'adhésion à la centrale est «volontaire» (seule l'adhésion au CTC fédéral est obligatoire) ne s'est désaffi-lié de la centrale sur cette question et que la FTQ estime qu'au moins 100,000 de ses membres sont « non francophones », dont environ 50,000 Néo-Québécois.Le seul secteur « qui ne marche pas» massivement est celui du vêtement, où la majorité des travailleurs syndiqués sont néoquébécois.Mais, de dire les dirigeants de la FTQ, on est, dans ce secteur là aussi, très « tolérant » envers la campagne de la centrale pour le «oui» et on ne la critique pas.Même si le projet d'union monétaire du Parti québécois consacre d'une certaine façon la situation minoritaire du Québec dans un secteur important, il est techniquement réalisable et il est préférable pour le Québec de se diriger dans cette voie.Si l'on fait exception de l'ex-premier ministre Robert Bou-rassa qui assure la contrepartie de l'équipe du «non» dans ce dos- ROGER LEROUX sier, la plupart des économistes qui se sont penchés sur la question considèrent logique que le Parti québécois ait finalement opté pour l'union monétaire.Depuis le début de la campagne, les tenants du «oui» ont non seulement évité d'aborder cet aspect du Livre blanc mais ils se sont montrés réticents à répliquer à leur adversaire considérant qu'il s'agit d'une position de négociation.Moins que le projet lui-même, c'est la démarche suivie par le Parti québécois depuis plusieurs années sur la question monétaire que ses adversaires soulignent.Au début des années 1970, les stratèges du PQ semblaient favoriser l'union monétaire; puis en 1978, le ministre des Finances, Jacques Parizeau, estimait «peu probable que le Canada et un Québec indépendant puissent s'entendre sur l'établissement dvune monnaie commune à cause de la lourdeur que cela impose à la politique monétaire des deux pays.La question d'une monnaie commune devrait être discutée mais il est probable que cela sera abandonné parce que les partenaires n'accepteraient pas les contraintes que cela implique.» Par la suite, le PQ devait finalement opter pour l'union monétaire et proposer certaines modifications du système actuel dont Içs plus importantes sont la création d'un Conseil communautaire où le Québec aurait une représentation paritaire avec le \u2022/este du Canacfi et une autorité monétaire où il serait représenté à 25 pour cent.Au cours des dernières années, plusieurs spécialistes ont étudié le problème de la monnaie pour en conclure que les avantages pour le Québec d'avoir sa propre monnaie seraient négligeables par rapport aux problèmes que sa création entraînerait.Le fait pour le Québec, dont l'économie est relativement petite, peu diversifiée et très ouverte sur l'extérieur, d'avoir sa propre monnaie aurait fort peu d'avantages à court terme, esti-r 9 Bernard Fortin, auteur d'une étude sur la question.«Dans le cas de l'adoption par un pays donné d'une nouvelle monnaie, les avantages de ce choix politique ne peuvent exister qu'à long terme et non à court terme alors que le problème de confiance envers la nouvelle monnaie n'est pas résolu.» En mars dernier, la Banque du Canada a dû investir $1 milliard pour soutenir le dollar canadien alors qu'aucun événement particulier n'est venu remettre en cause la confiance de la commu- nauté financière internationale face à la devise canadienne.Un exemple qui illustre le problème que pourrait rencontrer le Québec à se doter de sa monnaie.La devise québécoise subirait pendant un certain temps des pressions à la baisse.Avant qu'elle ne se situe à un niveau correspondant à la force véritable de son économie et que les milieux financiers lui accordent la même ce élance qu'au dollar canadien, il pourrait s'écouler des mois, sinon des années.Le gouvernement du Québec se retrouverait dans le dilemme suivant: laisser dévaluer sa monnaie ou encore la soutenir pour qu'elle conserve la parité avec le dollar canadien.En ce faisant, il perdrait les avantages qu'il recherchait en se donnant sa monnaie propre et une politique monétaire indépendante.Selon Henri-Paul Rousseau, un spécialiste des questions monétaires de Laval, la politique monétaire comme instrument de stabilisation de l'économie n'est pas très efficace et elle revêt de moins en moins d'importance Bourassa: pas d'union monétaire sans union politique A la proposition du Livre blanc, l'ex-premier ministre Bourassa oppose sa théorie du «triangle» qui repose essentiellement sur le postulat que la politique monétaire est indissociable de la politique fiscale.Comme le pouvoir de lever des impôts ne peut relever que d'élus du peuple, M.Bourassa en arrive à la conclusion qu'on ne peut en arriver à une véritable union monétaire sans union politique.«Si la politique monétaire est nécessairement liée à la politique fiscale et si cette dernière exigé un Parlement élu, la communauté économique canadien- ne proposée par le Livre blanc ne peut avoir de monnaie canadienne sans Parlement élu, c'est-1 à-dire, sans députés québécois à Ottawa.» Cette analyse est fortement contestée par les tenants du «oui», notamment par H.-P.Rousseau qui défie M.Bourassa de prouver le bien-fondé de sa théorie «qui n'existe nulle nart».M.Rousseau reconnaît qu'une union monétaire requiert une certaine harmonisation des politiques fiscales.«Mais harmonisation et indissociabilité sont deux choses et la première n'exige- pas de lien politique.» plus l'économie est petite et intégrée aux économies environnantes.Le Québec ne participe déjà pas présentement à l'élaboration de la politique monétaire cana dienne, font valoir les tenants du «oui»; la proposition du Livre blanc n'enlève donc rien au Québec.Selon le ministre Parizeau, «on n'est déjà pas consulté, cela ne peut être pire.Nous serions au moins associés aux décisions.» Même si le Québec n'avait que trois représentants au sin de l'autorité monétaire, les économistes s'entendent pour reconnaître que l'information à laquelle le Québec aurait accès ne serait pas négligeable et pourrait accroître T'influence du Québec dans les prises de décisions.Pour accentuer le caractère irréalisable du projet du Parti québécois, les partisans du «non» soulèvent le spectre d'une incapacité de l'autorité monétaire d'agir rapidement en prériode de crise financière si un différend survenait entre les représentants du Québec et ceux du reste du Canada.Relativement vague, la proposition du Livre blanc est que pour les questions fondamentales, c'est le Conseil communautaire qui trancherait alors que l'autorité monétaire s'occuperait des problèmes courants.D'où la question maintes fois répétées de M.Bourassa sur les responsabilités inhérentes à chacun des deux organismes, notamment en ce qui a trait aux taux de change.Si un problème nécessitant une intervention rapide était référé au conseil communautaire, un veto québécois pourrait créer l'impasse, fait-il valoir.Jusqu'à présent, aucun des leaders du PQ n'a voulu apporter des précisions.«Le Livre blanc reste silencieux là-dessus, admet M.Rousseau «mais on peut comprendre qu'en cas de crise financière, c'est l'autorité monétaire qui aurait le mandat de solutionner lç problème.» Jï/> A r \u2022 Le projet d'union monétaire est techniquement réalisable Le rêve qui se dérobe Ils étaient là, quelque 9,000 partisans du «oui» au Centre Paul-Sauvé, venus comme le dit Claude Charron «chercher de l'énergie», puiser à même un fond commun d'enthousiasme et de détermination de quoi terminer une campagne référendaire à l'issue incertaine.Pour mardi soir prochain, l'organisation du «oui» a retenu la même salle.Quelle en sera l'atmosphère à ce moment?Y ver-ra-t-on les militants déçus, amèrement, comme aux soirs des élections de 1970 et de 1973?Ou les verra-t-on en liesse comme le 15 novembre 1976?Dans la foule qui se presse autour des grilles qui entourent l'espace réservé aux journalistes, un homme prend des photos, des photos partout, encore et toujours.Il est sur le parquet, avec la foule, plutôt que du côté des journalistes.du côté du «oui» plutôt qu'en terrain neutre: Antoine Désilets, Antoine, notre ex-collègue à LA PRESSE, grand artiste dont les livres sur la photo se vendent depuis longtemps comme des petits pains chauds.Depuis 20 ans, Antoine photographie le rêve qui passe sans jamais prendre forme: l'indépendance du Québec.Il photographie ce rêve sous toutes ses facettes: à travers les événements mais surtout à travers les visages.Il a des photos tristes, des photos gaies, il a toute notre histoire dans ses archives.Ces choses-là, seul un vieil indépendantiste comme lui peut les photographier comme ça.Et l'autre soir, le voilà de nouveau, une fois de plus, là où il se passe quelque chose.Mais un peu inquiet: «Si on perd le référendum, dit-il, je m'en vais dans le bois me cacher pour six mois.Quelle humiliation ce serait, avec une question pareille! » Une autre question.L'humiliation.Perdre avec une vraie question directe qui va droit au but, ce ne serait pas humiliant,c'aurait même pu être non seulement une victoire morale mais un énorme atout de négociation face au Canada anglais.Un exemple, une question qui aurait dit: «Etes-vous pour la souveraineté (assortie éventuellement d'une association économique)?.Cette question-là, c'est sûr, elle aurait été battue si l'on s'en tient à l'optique légaliste traditionnelle qui veut .qu'une victoire doivent reposer sur la moitié des voix plus une.Mais ce référendum n'est pas une élection et n'a pas de valeur juridique: il n'a qu'une portée morale et politique.Une question directe, donc, sur la souveraineté, aurait pu récolter, avec une bonne campagne bien menée, un bon 30, 35 p.cent des voix.Tout le monde aurait dit: voici que le tiers des Québécois est prêt à s'engager sans détour et résolument sur la voie de la souveraineté.Dans notre contexte, le tiers des voix en faveur d'une pareille option aurait eu l'effet d'un choc au moins aux yeux de ceux qui ont quelque culture politique.C'aurait été plus fort, comme résultat, qu'un 51 p.cent arraché de justesse avec une question qui n'engage à rien.(À un point tel d'ailleurs que les journalistes étrangers de passage ici, qui ne comprennent pas nos multiples louvoiements politiques, y perdent leur latin quand on leur dit que le «non» a des chances de l'emporter m$me chez les francophones).De joyeux regroupements Mais l'autre soir à Pau*-Sauvé, l'atmosphère était ?otimis-me, et le téléphone arabe faisait courir le bruit que a rétine, qui commence a se manifester par un rétrécissement de la vue et qui peut aboutir a la cécité totale Jean n'est pas seul dans son cas Chaque jour, des centaines d enfants canadiens comme lui voient peut-être les contours des choses un peu plus flous, un peu moins clairement que la veille.Bon nombre d'entre eux sont totalement aveugles a l'âge de 25 ans La clinique de génétique oculaire de l'hôpital des Enfants malades à Toronto a découvert que la rétimte pigmentaire est la maladie rr/generative la plus courante de l'oeil La Fondation canadienne de ta rétinite pigmentaire a mis sur pied un programme d information a l'écneile nationa'e dans no're pays pour s'attaquer a ce problème au moyen de la recherche Sous la /direction du Dr Clement McCuiioch chef du oepar-tement d'ophtalmologie de ' Université de Toronto des chercheurs canadiens s adonnent a des programmes de recherches oans des universités et des hôpitaux de tout le pays \u2014 Vancouver.Calgary.Montreal et Toronto.Mais les recherches coûtent cher.La fondation canadienne de la rétinite pigmentaire a besoin de votre aide pour gagner la bataille Afin de donner de l'espoir aux enfants qui en sont atteints, envoyez vos dons, déductibles d'impôt, dès aujourd'hui.La Fondation canadienne de la rétinite pigmentaire CP.368, Côte St Luc, Québec TEL.(514) 933-4396 NOM ADRESSE VILLE FROV.CODE POSTAL _ Modèle Supreme LAWN-BOY capable de 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L'ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE JUIVE aura lieu le DIMANCHE 15 JUIN 1980, à 20 heures dans l'auditorium de ta bibliothèque 5151, ch.de la Côte-Ste-Catherine Orateur invité: Leonard Gold, Cliof de la faction Juive 1 de la Bibliothèque Publique de New York.Rapports \u2014 Election* Tout sont invités \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014M \u2014\u2014 Il \u2022r S S i i I I » I ERRATA Veuillez prendre note des corrections suivan- -tes dans le cahier «Domaine de la beauté» de Simpsons, encarté dans La Presse du samedi -3 mai.1980.Page 12, article G.Parfum classique Le prix \" de vente devrait se lire: 54.00.Page 12, article H.Eau de Toilette.Le prix dç^; vente devrait se lire: 28.50.g Page 12, article J.Eau de Toilette.Le prix d£v£ vente devrait se lire: 19.00.m.ERRATUM Veuillez prendre note de la correction suivante*^ dans Se cahier «Vivre l*été> de Simpsons, er^i?; carte dans La Presse du samedi 10 mai.1980.' Page 23, article 2.Berceuse coulissante non|2î tel qu'illustré, disponible en écossais rouille.méàm Le tricot de coton.le tissu fantastique de 1980 Un tissu merveilleux, le tricot 100% coton; juste ce qu'il faut pour répondre à tous vos besoins.Ce tricot est synonyme de liberté; portez-le souvent, portez-le partout, il est si facile d'entretien que vous ne voudrez plus vous en séparer! Ces coordonnés confectionnés par «Sphinx» vous promettent des moments envoûtants et captivants.ASSOCIÉS ¦58 I mn \u2022'to 3f \\7m -v t I i : I i » t t ! A 1 ¦.«.m.-»t»**i CHEZ SIMPSONS MAINTENANT ET JUSQU'AU MERCREDI 21 MAI 1980 aux 5 magasins Simpsons, sauf indications contraires , sauf s'il y a épuisement du stock.Quantités limitées.Vaste sélection aux 5 magasins Simpsons .Pour achat en personne seulement Rabais 15% Variétés d'articles de rangement Prix or
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