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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-05-26, Collections de BAnQ.

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[" _K cendres jusqu'à! Portland et Seattle ¦ Prenant les vulcanologues par surprise, le mont St.Helens a de nouveau connu une violente éruption hier, une semaine après l'explosion meurtrière qui a fait jusqu'à présent 18 morts et 71 disparus.C'est vers 2h30 du matin que le volcan a recommencé à cracher un épais nuage de cendre à plus de 13,000 mètres au-dessus du niveau de la mer.Les cendres ont été emportées vers le sud et le nord-ouest, menaçant les agglomérations de Portland et de Seattle, qui avaient été épargnées jusque là.page A 3 Un jeune homme portant un masque à gaz acheté aux surplus de formée descend une rue de Portland.Il entend ainsi se protéger contre la cendre crachée par le volcan du Mont St.Helens.MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1980, 96e ANNÉE, no 1 24, 46 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 À Val d'Or, on conserve encore un certain espoir de retrouver au moins trois des huit mineurs ensevelis dans la mine Belmoral depuis mardi, et hier, on tentait de contrôler la pression d'air dans la bouche de ventilation où Ton espère retrouver les survivants.Toutefois, des spécialistes ont expliqué à André CEDILOT que c'était là une opération très difficile, car l'ouverture de deux pouces de diamètre forée dans les débris bloquant la bouche d'aération risque de provoquer une décompression mortelle.Par ailleurs, d'autres secouristes essaient de dégager la rampe qui mène à la salle de repos du niveau 350, où pourrait s'être réfugié l'un des mineurs.Les familles des victimes ne perdent pas espoir de retrouver les mineurs vivants, «tant que nous n'aurons pas vu les corps.».page A 5 photo Robert Nadon Troisième victoire pour Johnny Rutherford v page B 2 SOMMAIRE Annonces classées: C 8 à C 1 1 D 3 à D 6 Arts et spectacles \u2014 Informations: C 5 à C 7 \u2014 Horaires:C 7 Bandes dessinées: A 10 Carrières et professions: B 9 Décès, naissances, etc.: D 8 Économie: D 1, D 2 Etes-vous observateur?: C 9 FEUILLETON \u2014 Holocauste: C 10 Horoscope: A 10 Jardins et maisons: D 6 La mode du jour: D 5 Le monde: B 10 Météo: A 2 Mot mystère: A 10 Mots croisés: A 10 Pleins feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: C 7 Sports: B 1 à B 9 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 < A COREE DU SUD La tension ¦t.-T.monte encor \\ VU il \u2022« -I I La Corée du Sud a les yeux tournés vers Kwangju.Après un dernier appel du président Choi Kya-hah aux insurgés pour qu'ils déposent les armes, quelque 10,000 soldats fortement armés se sont lancés ce matin à l'assaut de la ville de 800,000 habitants tenue depuis neuf jours par une «cArmée de citoyens»- page B 10 Les manifestants se promènent dans les rues de Kwangju en Corée du Sud, montés dans les chars de l'armée dont ils se sont emparés.m» > Les Expos triomphent des Reds Les Expos se sont mis à frapper comme des déchaînés hier et en ont profité pour l'emporter 7-4 sur les Reds de Cincinnati.L'équipe montréalaise, qui a remporté sa première série sur le terrain des Reds depuis août 1977, a réussi 12 coups sûrs, dont deux circuits, un triple et quatre doubles.Gary Carter et Larry Parrish ont obtenu ces circuits.D , page B I 'toi.* 1 1 m 1 ' * 2 y m** 18* 11 \u2022M * I Biosphère renaîtra La Biosphère qui a été la proie des flammes en 1976 sera bientôt restaurée et aura une nouvelle vocation permanente à compter de l'an prochain.Le coût élevé de la restauration ($7 millions) incite Montréal à chercher à s'associer avec une entreprise privée ou à obtenir l'aide financière de Québec et d'Ottawa.Mais en attendant de trouver l'associé rêvé, la Ville procédera cet été à un grand nettoyage.On songe actuellement à trois projets possibles pour la sphère: une salle de cinéma géante dont l'écran aurait 360°, un grand musée des sciences et enfin, un jardin.photo Pierre McCann page C2 NEW YORK ACCLAME LES CHAMPIONS Michel ossy prouve ¦ mm m son audace dans le triomphe des Islanders WiTO IL FAUT LA BONNE FOI ET LA BONNE VOLONTÉ par Marcel ADAM page B 3 j ^ page A 6 4 Le salon du choix et de l'économie.à deux pas du stade olympique BASEBAI XP0S7 NNATI a 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 198Q le 20 mai dans l'est de montréal INFOHM/mûNS NATII Les plus solides appuis au OUI se trouvent dans les milieux populaires francophones -2- L'est de Montréal, y compris les deux comtés de la Rive sud (Laporte et Taillon) et la partie est de Pile Jésus (les comtés de Fabre et Mille-Iles) englobe 21 comtés.Nous distinguons deux sous-régions: lune, francophone à 88% (tableau 1) comprend les comtés très massivement français; l'autre francophone à 66% (tableau 2) corn- PIERRE DROUILLY collaboration spéciale prend les dix comtés où les anglophones représentent une minorité importante (plus de 10%) plus les comtés de Verdun et de Sainte-Anne qui ont une forte minorité anglophone mais dont le niveau socio-économique se rapproche plus des comtés populaires de Test de Montréal que des comtés anglophones de l'ouest de la métropole.Dans cet ensemble de 25 comtés, le OUI ne l'a emporté que dans cinq d'entre eux (Taillon, Lafontaine, Saint-Jacques, Sainte-Marie et Maisonneuve), alors qu'aux élections de 1976, le Parti québécois y faisait élire 21 députés (tous les comtés sauf les trois moins francophones, Saint-Louis, Laurier et Verdun).Dans Test de Montréal, le OUI ne l'emporte donc que dans cinq comtés: mais ce résultat ne doit pas tromper l'analyse.Dans aucun des 20 comtés qui ont appuyé le NON, la majorité obtenue par celui-ci n'est supérieure au pourcentage de non-franco- phones: c'est donc dire que si, dans ces 20 comtés, les non-francophones ont unanimement voté NON, le OUI l'aura emporté partout chez les francophones.La question est donc de savoir dans quelle proportion les non-francophones de l'est de Montréal, qui sont principalement des allophones, ont appuvé le OUI.Le vote non-francophone au OU! Pour déterminer cette proportion, nous nous sommes basés sur les comtés où la proportion d'allophones est importante de façon à ce que le poids du vote non francophone au OUI, s'il y en a un, puisse faire sentir son poids (tableau 2).On constate immédiatement, ù la lecture des résultats dans ces comtés, que si les OUI sont exclusivement francophones, on obtient dans certains cas des proportions totalement invraisemblables pour le vote francophone au OUI: ainsi, ce vote atteindrait les proportions de 61% dans Saint-Louis ou de 61 % dans Laurier, alors que dans des comtés aussi «péquistes» que Saint-Jacques ou Sainte-Marie (où le OUI l'a emporté), le pourcentage de francophones qui ont appuyé le OUI ne serait que de 55%! Ce paradoxe, identique à ce qui s'est passé aux élections de 1970, 1973 et 1976, lorsque le vote péquiste francophone calculé semblait augmenter à mesure que le pourcentage de francophones diminuait, et cela uniquement dans les comtés où l'on constate la présence d'une forte r ys v.5V:lb 91b 251b 35 1b 501b $1050 $1650 s4500 s5900 s7800 75 Ib 110300 \\ / RI te* 7j v T EXIGEZ LE CONTENANT H.T.H.OUN ' I ' i ' looib $12800 0emoséiI\u2014gflg\u2014 3 CENTRES DE PISCINES FAUCHER POUR MIEUX VOUS SERVIR LAVAL - PONT-VIAU AM bowl.d«» Loue«nti Prescriptions \u2022 Prescriptions d'ophtalmologiste doptometnste > Yeux artificiels \u2022 Lentilles conieennes » lentilles progressives souples ou npdes Visite à domicile sur demande J.c4.facette Jnc.Opticien d'ordonnances 6528.rue SAINT DENIS.MONTREAL.QUE H2S 2R9 274-5623 Succursale LAVAL OUEST 4183, Boul.S te-Rose (coin Boul.Sauve) 627-2648 BUREAU FERME TOUS LES LUNDIS / 'icï Mz M/.'Xi VA Une écolo do fleuristerie fondée en 1963 qui connaît vraiment le goût des Québécois Renseignements: ATELIER DE MONTRÉAL 388-6957 Permis no 749516 Ministère de l'Education Culture personnelle 700V 38î^31 i 36 UMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE GROS LOT $522,000.APPROXIMATIF-VENDREDI 10 12 I 19 I 25 I 33 36 6 SUR 6\t: f >a ;nanTS 0\tPRIX 352,490.00\tno complementaire S appliquant seulement au s sur 6 ?5 SUR 6\t140\t1,164.20\t(11 ~) VENTES TOTALIS $1,886,412.4 SUR 6\t5833\t77.60\t 5 SUR 6 +\t2 m m m _\t54,328.50\t ft\t\tX kïlRAGE 108 S )> VENDREDI 23 MAI 1980 I [ V: -\t\t NUMERO COMPLET\t140084\t3 GAGNANTS DE S50, 000.5 CHIFFRES\t40084\t28 GAGNANTS DE *5,000.4 CH'FFRES\t0084\t287 GAGNANTS DE *250.3 CHIFFRES\t084\t2862 GAGNANTS DE $50- ?CHIFFRES\t84\t28620 GAGNANT [ t $5.4 Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN \u2022 A 4 CSN prône l'élaboration une LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1980 force collective organisée avec le peuple» QUEBEC \u2014 Blâmant le gouvernement Lévesque de n'avoir pas mis assez l'accent surun projetsocial «qui aurait pu susciter plus d'espoir dans les couches populaires», le comité exécutif de la CSN propose à ses membres, réunis en congrès, l'élaboration d'«une force collective organisée avec le peuple».TEXTES DE PIERRE VENNAT_ «Nous avons plusieurs fois affirmé notre détermination à favoriser l'émergence d'une organisation politique indépendante des organisations syndica-les, pouvant assurer la défense des intérêts des travailleurs; il serait alors davantage possible de vivre et de travailler autrement».Il ne s'agit pas pour la CSN de fonder un quelconque parti de gauche, bien qu'on ait rappelé que depuis maintenant 10 ans la centrale affirme sa volonté de militer pour qu'une société socialiste et démocratique finisse par s'instaurer au Québec.Mais le comité exécutif de la CSN considère que les fédérations, les conseils centraux, doivent élaborer de véritables politiques touchant les citoyens.L'exemple récent du sommet populaire organisé par le Conseil central de Montréal à la fin d'avril a été publiquement souligné comme devant se répéter dans plusieurs autres régions.«Nous aurions intérêt, en effet, à organiser des lieux d'intervention démocratique où la population et les syndicats pourraient s'instruire mutuellement de leurs problèmes respectifs.De tels lieux seraient utiles dans l'élaboration des solutions aux différents problèmes.Nous pourrions ainsi préparer une mobilisation suffisante pour bâtir un rapport de forces plus large et plus grand», écrit l'exécutif dans son volumineux rapport de 79 pages lu in extensio aux délégués, à l'inauguration d'un con- grès qui doit durer toute la semaine.Bref, ce que propose la CSN, c'est l'établissement d'une plateforme permanente de revendications qui tiendrait compte de certaines actions d'un genre nouveau qui pourraient être envisagées.A titre d'exemple, l'exécutif de la CSN se demande si on ne pourrait pas imaginer que la négociation d'employés d'une municipalité porte également sur l'organisation de terrains de jeux, l'établissement d'équipe- ments sociaux dans des quartiers désignés par les syndicats en fonction des besoins des plus défavorisés.Un nouveau type de syndicats Pour bâtir cette «force collective organisée avec le peuple», la CSN, qui actuellement compte 220,000 membres et espère ravoir, d'ici deux ans, les effectifs qu'elle comptait avant le schisme de 1972, se fixe, comme objectif prioritaire au cours des deux prochaines années, d'organiser en syndicats les travailleurs qui ne sont pas déjà organisés.À cette fin, de façon à rejoindre les ex-militants de la CSN faisant maintenant partie de syndicats indépendants mais désireux de militer encore avec la CSN, ainsi que les immigrants, les chômeurs, les handicapés et les retraités, la CSN propose de recréer une structure qui avait cours dans ses rangs jusqu'à la fin des années 40, soit des syndicats de juridiction interprofessionnelle.Ces syndicats interprofessionnels regrouperaient, sur une base individuelle, des travailleurs de tous les secteurs, étant entendu que le mot travailleur couvre aussi bien un travailleur privé d'un emploi qu'un travailleur non affilié à la CSN, qui occupe fonction couverte par là juridiction d'une fédération.Les syndicats interprofessionnels ainsi formés auraient le droit d'être représentés aux congrès de la CSN et de ses conseils centraux, comme «observateurs» avec droit de parole.Si ces syndicats étaient ouverts aux membres des syndicats indépendants, «règle générale», les travailleurs, membres d'un syndicat affilié à une autre centrale ne pourraient être admis comme membres de ces syndicats interprofessionnels.Vers des normes pour tous les travailleurs Norbert Rodrigue téléphoto PC QUEBEC \u2014 La CSN aimerait mettre en place des éléments qui lui permettraient d'entreprendre des négociations nationales sur des «normes universelles» applicables à tous les travailleurs québécois, syndiqués ou non.«Si nos syndicats et nos fédérations doivent continuer à négocier des conventions collectives au niveau local ou dans des regroupements plus larges, nous avons comme organisation ou- Un seul compte ' UsieURS AVANTAGES 9 ! quotidien Ce tout nouveau compte vous rapporte de l'intérêt quotidien.Votre intérêt est calculé chaque jour sur chaque dollar en banque.Ainsi vous tirez profit au maximum de l'argent, pendant la ou les journées qu'il est dans vôtre-compte.Chèques sans frais De plus, en maintenant'un minimum de $200 durant le mois, vous pouvez faire autant de chèques que vous le voulez, sans avoir à payer chaque fois.Intérêt payé chaque mois Ce nouveau compte vous paie votre intérêt à la fin de chaque mois.Vous avez votre argent plus vite, et il peut accumuler plus d'intérêt pour vous.Relevé mensuel Chaque mois, vous recevez un relevé facilitant considérablement votre comptabilité personnelle.Il indique vos dépôts, vos chèques, vos virements et toute transaction faite à votre compte.Et si vous désirez encore plus de facilité, 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propose à la CEQ et à la FTQ de constituer des comités conjoints de travail sur: \u2014 la protection du pouvoir d'achat; \u2014 le retrait de l'injonction; \u2014 l'accès au syndicalisme.«Nous devons développer des pratiques unitaires à tous les niveaux», a déclaré hier le président de la CSN, Norbert Rodrigue, en présence de son collègue Robert Gaulin, président de la CEQ, qui s'est montré par la suite ouvert au dialogue et à l'élaboration de plates-formes communes.Invité lui aussi, le président de la FTQ, Louis Laberge, ne s'est pas montré hier, «à cause de problèmes d'horaires», a lancé M.Rodrigue.Pour en revenir à M.Rodrigue, il a dit notamment: «nous proposons à nos camarades de la FTQ et de la CEQ de mettre sur pied des comités de travail sur des sujets précis, notamment l'accès au syndicalisme, le re- trait de l'injonction et le maintien du pouvoir d'achat.«Sur chacun de ces sujets, séparément et en commun, nous avons formulé des revendica-' tions qui convergent.Je crois-qu'il est maintenant temps d'harmoniser nos revendications en vue de la tenue de conférences intersyndicales qui devraient réunir un grand nombre de travailleurs et préparer une véritable mobilisation et une action pour exiger la satisfaction de nos demandes.» Coordination plus large des négociations Au niveau plus interne, la CSN veut créer un comité de coordination de toutes les négociations, sur une base volontaire, auquel seront appelées à participer toutes les fédérations de la centrale.Selon la formule proposée, les fédérations et les syndicats affiliés garderont leur autonomie entière, leur juridiction, et il en sera de même pour les syndicats affiliés.Il ne s'agit donc pas de former un organisme bureaucratique où le pouvoir serait confié à un nombre restreint de personnes mais de créer un organisme de coordination et d'élaboration de politiques, lesquelles devraient en tout cas être approuvées par les instances pour devenir opérantes.Ce que l'on veut, somme toute, c'est de développer de larges regroupements syndicaux pour fins de négociation, comme il s'en fait dans les mines de charbon, dans la métallurgie et dans l'automobile aux USA, notamment, sans pour autant que les syndicats locaux aient à renoncer à leur autonomie.Les permanents de la CSN se sentent méprisés QUEBEC \u2014Les permanents de la CSN estiment qu'on les méprise et qu'on les considère, sans plus, comme un simple moyen que la centrale se donne pour réaliser ses objectifs, mais nient que leur grève soit une lutte de pouvoir avec les élus qui dirigent la centrale.Dans un document remis aux congressistes de la centrale à l'inauguration du congrès de la CSN, le Syndicat des employés de la CSN, en grève depuis le 13 mai, affirme qu'«il ne s'agit pas d'une grève ordinaire, mais nous devons la faire comme tout syndicat doit la faire lorsqu'il y a mésentente majeure entre les parties à la table de négociation.Et il y a mésentente majeure.Nous croyons faire partie intégrante du mouvement qu'est la CSN alors que d'autres nous prennent pour des sous-contractants de la classe ouvrière».Aux côtés d'autres groupes de grévistes, les permanents de la CSN avaient hier établi leur kiosque à la porte du congrès de la centrale, mais ils ont fourni aux congressistes tous les services normalement dispensés en congrès, ce qui fait qu'hier en tous les cas, leur débrayage n'a donné lieu à aucun affrontement ouvert.Les militants se mêlaient aux permanents sans animosité et ce n'est d'ailleurs qu'aujourd'hui, au plus tôt, que le président de la CSN, Norbert Rodrigue, fera le point sur le conflit.D'ailleurs, dans une chambre d'hôtel tout en haut du Centre municipal des congrès de Québec, le secrétaire-général de la CSN, Jean-Guy Morin, absent de la scéance inaugurale, négociait «en comité restreint» avec les négociateurs des permanents.Outre le kiosque des permanents, leur macaron «nous aussi» qu'ils abordent fièrement, et de deux documents qu'ils ont mis à la disposition des congressistes, seul un paragraphe du rapport du comité précongrès, disant qu'il n'a pu étudier le rapport du comité de la condition féminine, rappelait hier après-midi que la CSN est privée de ses employés depuis près de deux semaines.ï Le comité de la condition féminine faisait parvenir au comité précongrès un télex à l'effet \\ «qu'il ne remettrait pas son rap-3 port au congrès tant que le conflit entre le SECSN et la partie confédérale ne serait pas réglé.» f Un certain mépris Les permanents, dans leurs documents, nient s'opposer aux directions élues dans le but de contrôler les mécanismes de décision du mouvement.Mais ils tiennent mordicus à leurs mécanismes de codécision qui, loin d'être un frein au processus démocratique, manifesterait plutôt, selon eux, leur souci, en tant que salariés de la CSN, d'assumer collectivement des responsabilités dans l'administration quotidienne de leur vie de travail.Blâmant la direction de la centrale de rechercher une plus grande autorité sur les salariés et affirmant que l'autoritarisme n'est pas une solution, les permanents affirment que comme toute grève, la leur n'aurait jamais eu lieu s'ils n'avaient profondément ressenti un certain degré de mépris à leur endroit.«Ce mépris, nous l'avons res-^ senti dans le ravalement de notre démarche syndicale et dans* la négation de notre engagement\" de militants.Et nous l'avons ressenti d'autant plus que nous sommes attachés à ce mouve-j| ment auquel nous consacrons le meilleur de notre vie, et dan.v-lequel on ne saurait nous dépos-4 séder de notre capacité d'invention et d'intervention.» âIa « « té ianque dE Montré aI tSI 1:111:1 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022#\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 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INTERET QUOTIDIEN LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1980 A 5 Les secouristes vont tenter d'achem microphone vers trois des mineurs emprisonnés Les travaux de recherches en cours depuis près de cinq jours à la mine Belmoral, près de Val-d'Or, où un affaissement de terrain retient toujours huit mineurs prisonniers, ont peu progressé au cours des dernières 24 heures, si bien qu'on ne peut savoir s'il y a véritablement des survivants.TEXTES D'ANDRÉ CEDILOT Le gérant de la mine, M.Do-nald-J.Lavigne, qui coordonne les opérations de secours, a déjà annoncé qu'il n'y avait plus grand espoir de trouver les deux mineurs qui travaillaient dans un champ d'abattage, entre les niveaux 100 et 200 de la galerie souterraine.Ceux-ci, d'après les autorités, auraient été submergés par l'eau et la boue.C'est d'ailleurs avec beaucoup de peine que les secouristes tentent de se frayer un chemin à travers les débris pour tenter de rejoindre les deux hommes.Hier, les équipes de travailleurs concentraient surtout leurs efforts à tenter de contrôler la pression d'air dans la partie inférieure de la bouche d'aération, dans laquelle ils ont réussi à pratiquer une ouverture de quelque deux pouces de diamètre et Ion gue de 27 pieds.Ils espèrent trouver là trois mineurs, peut-être même cinq.«Il y a tout près de 75 livres d'air au pouce carré, cependant que la pression normale tourne autour de quinze», a indiqué un porte-parole de la Sûreté du Québec, précisant que les autorités minières avaient décidé de bloquer momentanément l'orifice nouvellement pratiqué dans le granit.Afin de résoudre ce problème de pression d'air, toujours d'à près le policier qui se trouve sur place pour informer les journalistes, les responsables des opé- m Le gérant de la mine, M.Donald Lavigne (Téléphoto PC) rations de secours étudiaient la possibilité, en fin d'après-midi hier, de forer un autre trou en parallèle au premier, ce qui permettrait peut-être d'acheminer un microphone jusqu'aux mineurs ensevelis.«Nous évoluons dans l'inconnu», a déclaré Louis Tanguay, l'inspecteur minier en chef du ministère des Richesses naturelles.«Des milliers de tonnes de boue et d'eau ont été poussées vers le bas à haute vitesse, a-t-il expliqué.C'est comme si un piston se trouvait à l'extrémité d'un cylindre et la pression de l'air emprisonné dans la bouche de ventilation a augmenté.Les spécialistes avaient espéré acheminer un micro très sensible dans le trou de cinq centimètres percé samedi, mais on craint qu'en enlevant la foreuse, on ne provoque une poussée d'air, qui amène une décompression soudaine et mortelle dans l'organisme des mineurs.De plus, une telle décompression provoquerait un autre affaissement de débris dans la bouche de ventilation et empêcherait tout contact tant que le niveau de la boue n'aurait pas été réduit.Entre-temps, d'autres secouristes s'affairaient toujours à dégager la rampe qui mène à la salle de repos, au niveau 350, où pourrait s'être réfugié Marc Godbout, 24 ans, qui conduisait un tracteur au moment de l'effondrement.Dans son cas, une première vérification, à la station de pompage, située un peu plus haut, a été négative, en fin de journée, samedi.S'il n'a pu se mettre à l'abri à temps, le jeune commissionnaire aurait été emporté par le flot de boue, de pierres et d'équipements avariés de la mine qui, dit-on, auraient été propulsés à près de 80 mph dans l'excavation de la mine.Malgré toutes les interrogations et les incertitudes, les dirigeants de la mine, comme les familles des victimes, n'abandonnent pas tout espoir de retrouver les leurs vivants.«Tant que nous n'aurons pas vu les corps, nous ne dirons pas qu'ils sont morts.», a notamment révélé à un journaliste Ginette Pauzé.Cette dernière est la soeur de Gilles Légaré, 32 ans, père de trois enfants en bas âge.Les autres mineurs en détresse, outre Légaré et Godbout, sont Guy Daigle, 28 ans, Normand Massé.34 ans, Marcel Vienneau, 40 ans, Yvan Saint-Pierre, 32 ans, Guy Desruisseaux, 26 ans, et Lucien Bélanger, 27 ans.Quatre-vingt-un mineurs travaillent à secourir leurs huit confrères toujours emprisonnés dans la snine.(Téléphoto PC) À LA MINE EAST SULLIVAN, EN 1951, PRÈS DE VAL-D'OR Treize heures prisonnier à 600 pieds sous terre, il s'en est tiré iff, 1 M.Rudy Preradovich photo Robert Nadon, LA PRESSE Dans le Nord-Ouest québécois, à une époque où il n'y avait pratiquement pas une semaine qui se passait sans qu'un accident ne survienne dans une mine, M.Rudy Preradovich, aujourd'hui un homme d'affaires averti, est demeuré treize heures prisonnier à 600 pieds sous terre, à la suite d'un éboulis à la mine East Sullivan, tout près des lieux de l'actuelle catastrophe, à Val-d'Or.Un après-midi d'octobre 1951, M.Preradovich, qui est né aux Etats-Unis de parents yougoslaves mais demeure au Québec depuis une trentained'années, s'apprêtait à dynamiter le roc, dans une galerie, à 850 pieds de la surface terrestre, lorsque l'affaissement d'une paroi du puits de la mine l'a bloqué 250 pieds plus haut, jusqu'à ce que des collègues de travail réussisse à le dégager.C'est ainsi que durant treize heures, M.Preradovich, alors âgé de 29 ans, a dû rester debout, immobile, coincé entre le massif rocailleux et les câbles en folie d'un monte-charge qui, comme il l'a expliqué, se balançait à quatre pouces de son nez, risquant à tout moment de lui écraser la tête.Les piles de sa lampe frontale rendues à plat, il a passé les neuf dernières heures dans l'obscurité la plus complète.«Je savais par l'écho des travaux qu'on tentait de me porter secours.Certes, je ressentais une certaine émotion, mais jamais je n'ai eu peur.J'avais suffisamment d'air, et j'étais prêt à demeurer là dix, douze jours s'il l'avait fallu., a relaté M.Preradovich, ajoutant qu'il importe absolument de garder son sang-froid dans des moments semblables.«Il n'y a pas de règles à suivre.Il faut prendre ses propres décisions.C'est pourquoi j'estime qu'on peut s'en tirer plus facilement en groupe lorsque la situation dure plusieurs jours.Les gars peuvent se remonter le moral entre eux, mettre leur expérience en commun et peut-être éviter des gestes irréfléchis qui pourraient coûter cher.» Quant à lui, dès l'instant où il s'est aperçu qu'il était pris dans la mine, il a immédiatement désamorcé la charge de 39 livres de dynamite qu'il manipulait, s'étant rappelé l'explosion dans laquelle avait péri l'un ae ses compagnons quelques années auparavant.En 1946, alors qu'il servait dans les forces armées, il avait par ailleurs fait partie des secouristes qui avaient réchappé 250 mineurs traqués par un glissement de terrain, dans une mine d'Allemagne.Solide gaillard de 6'4\" et plus de 230 livres, M.Preradovich était de retour à son poste dès le lendemain de sa fameuse expérience.Pour sa part, sa femme a tout appris quand il est rentré à la maison, les dirigeants de la compagnie l'ayant informée plus tôt par téléphone que son mari travaillait en surtemps.«Comme moi, elle a pris l'affaire avec un grain de sel.J'ai toujours eu le goût de l'aventure.De plus, je travaillais dans les mines pour l'argent seulement.», a confié M.Preradovich, dont les nombreuses cicatrices au visage, l'absence du pouce de la main gauche et la surdité partielle font foi de ses durs labeurs et de la vie tumultueuse qu'il a menée.En vérité, malgré qu'il ait été impliqué dans nombre d'accidents durant les années passées dans les sous-sols miniers, l'ancien militaire a eu peur une seule fois, à la mine Lamaque, toujours dans la région de Val-d'Or, alors qu'une masse de roc d'environ 300 tonnes s'est détachée pour s'écraser à ses pieds.«L'une de mes bottines s'est fendue au bout, mais je n'ai même pas été égratigné», a-t-il précisé, en laissant échapper un large sourire pour une rare fois durant toute l'entrevue.Pour ce père de quatre enfants, dont deux filles de 31 et 16 ans qui vivent à Val-d'Or, ces événements difficiles vécus dans les mines n'ont rien de comparable avec les «heures atroces», selon son expression, qui ont été siennes dans l'uniforme de l'armée canadienne, lors du débarquement en Normandie, au coeur de la dernière Guerre mondiale.Tout ce qu'il a accepté de préciser à ce propos, c'est: «Le jour J m'a paru le plus long de toute mon existence.Plusieurs parmi mes meilleurs amis sont tombés comme des mouches.C'était absolument horrible comme épreuve.» C'est en 1956, après avoir tenté sa chance dans d'autres sphères d'activités «mais pas assez payantes à son goût», que M.Preradovich, à la suite de son congédiement de la mine Lamaque, décidait de se lancer définitivement en affaires, s'occupant du recyclage des résidus de minerai.Sa compagnie la Preradovich Metal Inc., vend aujourd'hui des équipements pour les mines dans toutes les parties du monde.Il a ainsi visité 32 pays.Il s'attend aussi le mois prochain à ce que le terrain à gisement d'or dont il s'est porté acquéreur il y a quelques années soit passé à la loupe par les prospecteurs pour éventuellement y ouvrir une mine.La CEQ débloque $100,000 pour l'Alliance C'est l'escalade dans le conflit qui oppose la Commission des écoles catholiques de Montréal et l'Alliance des professeurs de Montréal.La Centrale des enseignants du Québec a en effet débloqué durant le week-end une somme de $100,000 mise à la disposition de l'Alliance «pour soutenir sa lutte».En outre, la CEQ a élaboré pour toutes les régions du territoire québécois un plan de mobilisation générale, plan dont les détails n'ont toutefois pas été dévoilés par les autorités de cet te centrale.Entretemps, M.Robert Gau-lin, leader de la CEQ, devait rendre visite ce matin aux grévistes installés dans une roulotte, rue Sherbrooke est à Montréal.Cette visite marquait d'ailleurs le lancement du plan de mobilisation actuellement en vigueur._ Le CEQ a invoqué plusieurs raisons pour justifier cette intervention massive dans le conflit qui prive d'école les petits Montréalais: \u2014parce que l'Alliance est aux prises avec la commission scolaire «la plus grosse et la plus bête du Québec»; \u2014parce que la CECM gaspille les fonds publics de façon éhontée avec son avalanche de publicité et ses expéditions par messager aux domiciles des enseignants; \u2014parce que la Fédération des commissions scolaires appuie la CECM; \u2014 parce que la passivité du gouvernement dans ce conflit est inacceptable; \u2014 parce que la CECM n'a qu'un seul objectif: celui de casser l'Alliance et qu'elle n'a aucunement le souci de la qualité de l'éducation.SAINT-HUBERT Le vent fait des siennes Un chapelet de poteaux de l'Hydro-Québec, longeant le boulevard Edouard (la route 116) à l'intérieur des limites de Saint-Hubert, s'est abattu au sol par suite d'une forte bourrasque vers 18h hier soir privant 2,000 abonnés d'électricité dans la région, certains jusqu'au milieu de la soirée.L'Hydro avait d'ailleurs prévu déjà un programme de solidification de ces mêmes installations un peu vieillottes.mais le vent aura eu pour effet d'en précipiter l'application.3 RENAULT- VENTE 20% DE RABAIS Ihll I k iiV /V Offre valable jusq.'an 30 juin 1980 AUSSI PROFITEZ DÈS MAINTENANT DE LA NOUVELLE SUBVENTION -\"asEF1-,500 Grand choix de modèles 80 Réelles aubaines! 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Première qualité \u2022 MAIN-D'OEUVRE et GARANTIE ÉCRITE D\u20ac 5 ANS \u2022 Choix de couleurs.Email cuit.COMPAREZ AVANT D'ACHETER ACHETEZ MAINTENANT PAYEZ EN OCTOBRE \u2022 PAS D'INTERET \u2022 DÉMONSTRATION ET ESTIMATION GRATUITES TÉLÉPHONE: Pour tous détails, consulter lis explicitions à la faca du billat.1 Las billet» gagnants da S25 at 1100 sont \u2022ncaiisablai à toute succursale de la BN SERVICE CACHAT A DOMICILE JOUR.SOIR ou fflj DE SEMAINE \u2022 TERMES FACILES \u2022 Tfi-fC Aussi.AUVENTS et 731 -7676 FENÊTRES COULISSANTES S0IR.411.6356 PANORAMIQUES 5U,K' W ~ M0RC0 ALUMINIUM INC.8\"V.vn£X°nd \u2022 Achetez avec confiance \u2014 \u2022 Mus de 25 ans d'expérience T A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1980 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELIN président et éditeur FERN AND ROY vice-président exécutif JEAN 8ISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'inlormation MARCEL ADAM éditorialiste en chef 11 faut la bonne foi et la bonne volonté Le premier ministre Léves-que a pris acte de la volonté de la majorité des Québécois de poursuivre l'expérience fédérale sous l'empire dune constitution renouvelée et s'est engagé vendredi dernier à négocier «de bonne foi» en ce sens.M.Lévesque voit dans le résultat de mardi un fait encourageant.Etant donné que les adversaires ont amené l'immense majorité des citoyens à voter sur le fond, en conséquence les quelque 41% de Québécois qui ont voté oui \u2014 dont «à peu près la moitié du Québec francophone» \u2014 ont vraiment opté pour la souveraineté-association.Ce qui constitue à ses yeux un «progrès remarquable» de cette option.Cette analyse, je la comparerai à celle du sociologue Maurice Pinard, qui voit les choses différemment.Pour lui, chez les 60°o qui ont voté non, il y en a 20% qui sont pour le statu quo et 40% qui veulent un fédéralis- me renouvelé, cependant que chez ceux qui ont voté oui, il s'en trouve 20% qui espéraient un néo-fédéralisme.Aussi est-il présomptueux de conclure que l'option péquiste a progressé autant que le prétend le Premier ministre.Contrairement à ce qu'il soutenait durant la campagne référendaire, M.Lévesque reconnaît aujourd'hui que ceux qui se sont prononcés pour le non ont manifesté une volonté de changement.Aussi, fort de cette volonté populaire, ira-t-iS négocier une réforme du fédéralisme.Quel rôle exactement jouera le gouvernement québécois à la table de négociation?Celui-ci sera-t-il passif et négatif, comme lors des négociations précédentes, ,ou actif et positif?Se con-tentera-t-il de déposer les revendications des gouvernements antérieurs ou fera-t-il des contre-propositions fédéralistes de son cru, dans un esprit de compromis comme il sied dans toute négociation menée à l'enseigne de la bonne foi?M.Lévesque a réitéré que, pour lui, la balle est dans le camp fédéraliste.Ce qui laisse clairement entendre qu'il n'est pas de ce camp.Aussi attend-il de M.Trudeau, compte tenu de\" ses engagements, qu'il commence au plus tôt et franchement à y mettre un contenu, «après quoi» son gouvernement mettra «toute la bonne foi requise à notre participation aux négociations».Cette stratégie, qui consiste à laisser venir l'autre, le ministre Claude Charron y a apporté un éclairage intéressant samedi soir à la télévision.Pour lui le gouvernement péquiste attendra les contre-propositions fédérales avant de déclencher des élections.Au besoin elles seront peut-être retardées à cette fin.Autrement, précisait-il, nous aurons été victimes d'une fraude.Faut-il en déduire que le gouvernement péquiste espère pouvoir faire de ces propositions fédérales une plate-forme électorale?On peut le penser quand on considère que M.Lévesque a dit vendredi qu'il n'en attendait rien de bon pour le Québec, compte tenu des antécédents de M.Trudeau à cet égard.Cette attitude attentiste de la part du gouvernement d'une province qui est à l'origine de la crise ne peut conduire qu'à un cul-de-sac.Ce n'est pas le gouvernement fédéral qui est demandeur, ce sont les provinces, et d'abord le Québec qui est censé savoir ce qu'il veut.Le gouvernement Trudeau s'est engagé à faire tout ce qu'il peut pour faire aboutir le processus révisionniste, mais il ne peut faire la réforme lui tout seul.D'autant moins que ce n'est pas le gouvernement central qui se plaint du statu quo mais les provinces qui s'y sentent à l'étroit.C'est au demandeur à formuler ses réclamations, pas à celui qui détient légitimement les pouvoirs que certaines provinces convoitent et qu'il ne peut céder sur une simple requête.Pour le gouvernement Lévesque, adopter cette attitude attentiste c'est se donner le beau rôle en vue des prochaines élections car il sait bien que le gouvernement fédéral ne peut faire des propositions satisfaisantes ni pour le Québec, ni pour aucune autre province d'ailleurs, puisque ce seront des positions de négociation qui auront au départ un caractère optimal.Le gouvernement fédéral ne peut faire plus que de mettre en branle la réforme constitutionnelle, quitte à laisser jouer ensuite les rapports de force naturels qui conduiront à un réaménagement des pouvoirs et une réforme des institutions.Attendre plus que cela, c'est non seulement se faire illusion, mais c'est paver la voie à l'échec de cette entreprise et à une profonde déception de la population.Une réforme satisfaisante pour les provinces ne peut se faire qu'en deux étapes: d'abord 'une concertation des provinces qui devra aboutir à un accord sur les articulations majeures de la réforme, ensuite une négociation entre la partie fédérale et la partie provinciale (formée de l'alliance des provinces autour d'un projet commun).Ce qui implique que le Québec devrait commencer par faire triompher ses vues au niveau des provinces pour que ses objectifs essentiels soient inclus dans le projet.Je ne vois pas comment la réforme projetée puisse autrement donner des résultats si on exclut la constituante.Or quand M.Lévesque fait mine d'attendre de M.Trudeau seul la solution à la crise, il lance la balle dans le mauvais camp.La bonne foi ne suffit pas, il faut aussi la bonne volonté.MARCEL ADAM L'esprit de Park continue de prévaloir à Séoul À l'été de 1965, une violente agitation secoua les universités de Séoul et de quelques autres centres.Les étudiants protestaient avec véhémence contre la ratification du traité entre la Corée du Sud et le Japon.Des démonstrations similaires avaient lieu à Tokyo, parce que le traité était perçu comme une manière commode pour les USA de se décharger sur le Japon de leurs tâches de vigilance, face à une Corée du Nord systématiquement tenue pour suspecte, en raison de son idéologie communiste.À l'agitation le gouvernement, dirigé par le général Park, répondait par la plus sévère des répressions, selon un style tout à fait accordé à sa réputation de dictature sanguinaire.Park a été assassiné il y a sept mois, mais ses méthodes et sa conception de l'exercice du pouvoir lui survivent.Lui survivent également des gens qui ont été proches de lui et qui, après un court intermède pouvant laisser croire à une libéralisation, reviennent aux affaires.L'agitation des derniers jours et la répression qui s'ensuivit prouvent clairement que, de 1965 à 1980, les choses n'ont pas grandement changé.Dans un article du Japan Quarterly, Kim Sam-kyu écri- vait, il y a plusieurs années: «La politique américaine doit changer son orientation.En cet âge des missiles intercontinentaux l'importance relative de la Corée du Sud comme base militaire a décliné.Dès lors, l'Amérique doit se préoccuper moins de la vocation militaire de la Corée du Sud que des libertés démocratiques des Coréens.» * Les États-Unis ont toujours redouté par-dessus tout les «infiltrations» soutenues et encouragées par la Corée du Nord pour faire basculer le Sud, plus populeux, dans son aire d'influence.Aux accusations d'ingérence le Nord a toujours répondu par le sarcasme.Aux déclarations du département d'État mettant en garde la Corée du Nord contre toute tentation d'exploiter à ses fins les désordres des derniers jours il est répondu, une foisde plus, que pareille idée relève de la «farce grossière».La preuve, du reste, n'existe pas d une intervention militaire imminente des communistes du Nord.Quant aux infiltrations d'agents et de colporteurs du communisme, il paraît assez difficile de les tenir pour des inventions.Quel régime communiste, quel parti communiste n'a pas ses agitateurs-propagandistes, ses missionnaires, ses envoyés?À la fin de la semaine dernière, la Maison-Blanche, au cours d'un conseil qui réunissait plusieurs architectes importants de la politique étrangère des États-Unis, a invité à plus de «retenue» toutes les parties au conflit.Il reste à voir si cet appel à la pratique de la vertu sera entendu par les militaires, notamment par lé général Chon, détenteur du pouvoir réel, quand on sait que la marche de la nouvelle équipe dirigeante vers le sommet s'est accomplie par étapes minutieusement calculées.On a quelquefois l'impression qu'en Corée du Sud tout le monde finira en prison.La prison est un endroit commode où ranger l'opposition.Elle n'est pas le symbole le plus pur de la démocratie.D'ailleurs, qui parle de démocratie?La démocratie ne peut pas être plaquée sur des peuples dont le tempérament reste étranger aux mentalités qui prévalent dans les sociétés que nous connaissons.Les Coréens rêvent d'unification de leur pays, aspirent à la paix et au bien-être, voudraient, au Nord comme au Sud, échapper aux contraintes dune mobilisation perpétuelle au nom d'idéologies étrangères.GUY CORMIER Droits réservés Réaction de M.Joe Clark au référendum Le lendemain du référendum, le chef de l'Opposition M.Joseph Clark prononçait, en Chambre, un discours dont voici quelques extraits: Nous savons tous, je pense, que le sens de l'unité nationale dépend autant de la façon de gouverner que de la constitution.Le succès de la réforme dépendra donc d'un respect véritable des autres partenaires de la confédération, il serait à la fois mal avisé et irresponsable de la part du gouvernement du Canada ou des gouvernements des provinces de perpétuer un climat d'affrontement ou d'essayer de résoudre des différends légitimes par des moyens qui sapent la confiance ou rendent la coopération impossible.Il est a espérer que le référendum du Québec aura donné le coup d'envoi au processus de changement et de renouveau.Mais le désir de changement, je dirai même l'exigence de changement, ne concerne pas que ce référendum et cette province.C'est un désir partagé par toutes les provinces et par presque toute la population du Canada.Cette réalité doit se refléter dans le programme de changement que le gouvernement a maintenant la responsabilité de soumettre au pays.Ce programme doit être véritablement canadien, il ne faut pas qu'il soit uniquement celui d'Ottawa, du Québec, de l'Alberta ou de Terre-Neuve.Les autres provinces et les autres régions ont des propositions auxquelles elles tiennent autant que les Québécois aux leurs et elles sont en droit de s'attendre à ce qu'elles soit débattues ouvertement et honnêtement par toutes les parties en cause.(.) J'ai été encouragé par les paroles du premier ministre quand il a dit aujourd'hui que sauf les principes de base qu'il a cités toutes les autres questions sont négociables, parce que je crois que cela représente un engagement essentiel pour l'avenir du processus de renouvellement de notre constitution, car il existe des divergences de vues parmi les députés de la Chambre des communes et dans tout le pays au sujet de certaines propositions constitutionnelles.Par exemple, je crois que le premier ministre ne partage pas ma conviction que le sentiment d'appartenir à un peuple, com me c'est le cas au Québec, ou de former une région ou une province, comme c'est le cas dans l'Ouest, peut contribuer à l'unité nationale.J'ai l'impression qu'il craint que des loyautés locales ou régionales n'affaiblissent l'ensemble de la nation.J'estime au contraire qu'elles sont une force.Certains députés de son parti pensent comme moi, et il est probable que certains dépu- tés de mon parti pensent comme lui.Mais c'est une question que les députés de tous les partis doivent se poser ouvertement.Nous ne saurions laisser les préjugés du premier ministre ou ceux du chef de l'Opposition ou de qui que ce soit limiter l'envergure de notre action.Nous nous entendons sur la structure du régime fédéral.Hier, les Québécois ont manifesté en masse qu'ils sont d'accord pour oeuvrer au sein d'un régime fédéral, de sorte que nous devons maintenant nous appuyer sur les réalités du Canada d'aujourd'hui pour donner sa forme au régime fédéral.Le premier ministre a déclaré qu'il avait l'intention de consulter les chefs des autres partis à la Chambre, idée que j'accueille avec joie.Dans l'attente de cette consultation, j'aimerais formuler ouvertement une suggestion qui devrait faire partie du programme de changement.Comme le savent le premier ministre et la Chambre, l'une de nos faiblesses nationales est que nous n'avons pas encore pu établir des institutions canadiennes qui appellent véritablement le respect de tout le pays.Des progrès ont été accomplis, notamment grâce à feu le très honorable Lester Pearson et à son gouvernement à qui nous devons le drapeau canadien.Je suis heureux de voir qu'a été acceptée aujourd'hui la motion présentée en vertu de l'article 43 du Règlement par mon collègue, le député de Joliette (M.LaSalle), relativement à la reconnaissance officielle de notre hymne national.Cependant, madame le Président, nous siégeons aujourd'hui dans le cadre d'une institution canadienne, la seule qui ait des racines vivantes et véritables dans tous les coins du pays.Le Parlement même peut devenir l'institution nationale authentique la plus forte, à la condition toutefois qu'il ait un pouvoir véritable, ce que la tendance des dernières années ne confirme pas puisque le pouvoir du Parlement a diminué au profit des partis politiques ou du gouvernement.Pendant la période où nous avons été au pouvoir, nous avons proposé, comme la Chambre le sait, un certain nombre de réformes du système parlementaire précisément conçues pour accroître l'influence de chaque député et, par conséquent, pour multiplier les sources de conseils auxquelles le gouvernement pouvait puiser et redonner à notre institution le respect qu'elle mérite.J'espère que le premier ministre reconnaîtra que l'une des meilleures façons de rallier les diverses parties du pays \u2014 donc l'un des moyens de redonner à tous les Canadiens un sens profond de l'unité nationale-est de renforcer la plus représentative et la plus nationale de toutes nos institution, la Chambre des communes.J'ai dit plusieurs fois pendant la campagne référendaire que le référendum en soi était une affaire purement québécoise, mais que le renouvellement de la constitution appartenait à tous les Canadiens.Le vote d'hier au Québec a mis fin à la campagne référendaire, mais non au désir de changement des Québécois; en fait, il l'a extraordinairement confirmé.On ne saurait se servir du résultat de ce référendum comme d'un prétexte pour faire la sourde oreille aux aspirations du Québec, car c'était une expression de la foi des Québécois et de leurs aspirations.Pour le reste du Canada, le résultat du vote d'hier a été une expression de fierté et de foi en notre pays, que nous pouvons tous partager avec joie.Il traduit une revendication en faveur du changement avec laquelle tous les Canadiens ont raison de se solidariser et que d'autres Canadiens ont en effet exprimée de diverses façons pour leurs propres raisons ou pour des raisons touchant à leur situation particulière.Il faut se servir du résultat du vote pris hier au Québec, si vous me permettez d'utiliser ce terme, non pas pour effrayer ou diviser les Cana- diens, et je suis heureux de constater qu'on ne détecte rien de tel aujourd'hui, mais bien pour les unir dans une volonté commune de bâtir une fédération renouvelée susceptible de consolider, d'enrichir et d'améliorer notre pays dans les années à venir.Madame le Président, les Canadiens sont déjà animés, j'en suis convaincu, par cette volonté commune.En réalité, comme cela se produit fréquemment, le renouvellement constitutionnel ne fait que rejoindre l'attitude des Canadiens.Le Canada a déjà changé et son peuple le sait.Il s'est amélioré en acquérant de nouvelles forces et une nouvelle maturité.Ce qu'on exige maintenant, ce qu'on exige de nous tous, en particulier de nous, députés, est un régime politique, un régime fédéral qui tienne compte de la transformation qui se fait autour de nous et qui l'oriente pour le plus grand bien de tout le Canada.Le vote d'hier, du 20 mai, représentait une date dans un processus.Ce n'était pas du tout la fin des choses, c'était le commencement des choses, et maintenant c'est à nous du Parlement et aux membres des assemblées des territoires et des parlements des provinces du Canada de réaliser les changements recherchés par tous les Canadiens.I LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1 980 TRIBUNE A 7 Réquisitoire d'une femme en colère Est-ce que vous, les juges, avocats et législateurs êtes sensibilisés au fait que les lois sont faites par les hommes, pour les hommes, et que lorsqu'une femme se retrouve devant un tribunal, elle subit «l'injustice totale», par vous qui représentez la justice?Etes-vous conscients que lorsqu'une femme et ses enfants sont battus, moralement et physiquement, ils sont pris dans le ghetto familial, sans aucun recours à l'extérieur de cette famille.S'ils vont se réfugier quelque part, tôt ou tard, il leur faudra revenir à la maison parce que sans ressources, l'homme étant reconnu comme le pourvoyeur.Quand ils reviennent, le mari-père, fâché qu'elle se soit plainte, frappe encore plus fort.Etes-vous conscients que des épouses se font violer par leur mari tous les jours, que des filles se font violer par leur père et sont sans recours parce que considérées comme la «propriété» de l'homme?Réalisez-vous que lorsqu'une femme se fait violer par n'importe quel homme, c'est le seul cas en cour où la victime devient l'accusée.Que le violeur est presque toujours acquitté, donc, libre de recommencer à sa guise, sauf s'il y a eu meurtre.Cela ne vous derange-t-il pas?Ne réalisez-vous pas que lorsqu'une femme a donné 20,30,40 ans de sa vie à un homme et des enfants et qu'elle doive se séparer pour les raisons ci-haut mentionnées et bien d'autres, elle se retrouve la plupart du temps sur l'assistance sociale, c'est-à-dire la pauvreté la plus sordide.Parce qu'elle a travaillé bénévolement pour la patrie et la société toute entière, elle n'a pas droit à un minimum décent de sécurité?Les juges et les avocats s'en tiennent au strict contrat de mariage désuet, où la femme, par exemple, a droit à $2,000 de meubles et une police d'assurances de $5,000 à la mort du mari, si jamais il l'a payée et qu'il meurt avant elle.Quand on sait la valeur de l'argent aujourd'hui, c'est tout simplement rire d'elle.Au dernier vivant les biens à moins d'un testament contraire.Quand on sait que grâce au bénévolat de l'épouse, le mari seul a pu accumuler des biens, donc, lui seul peut faire un testament contraire, et qu'il ne se gêne pas pour le faire, si la femme n'est pas soumise.Elle, ne possédant rien ou presque, son testament ne risque pas de déranger.\u2022 En plus, le mari a droit à son salaire, à la régie des rentes, etc.La femme n'a droit à rien de tout cela.Donc, toujours dé- I c esr csrre oppfiess > ?a pendante et dans la pauvreté.Et que vous qui représentez la «justice» ne faites rien pour remédiera cela.La femme a si peu de chance devant la justice, elle sait qu'elle obtiendra si peu, qu'elle préfère endurer les coups moraux et physiques, mettant souvent sa vie et celle de ses enfants en danger.Elle n'a pas le choix, car elle sait que la pauvreté la guette si elle part.C'est alors la dépression et sa santé se détériore.N'êtes-vous pas assez humains pour comprendre sa misère?Pourquoi toujours protéger l'homme et vous détourner de la femme et de ses enfants?Ce sont pourtant eux, l'avenir du pays.Et une mère qui n'a pas l'argent nécessaire ne peut les élever décemment.Quand justice sera-t-elle rendue aux femme?Elles sont pourtant citoyennes à part entière! Actuellement, lors d'une séparation ou d'un divorce, les biens accumulés par les époux devraient être partagés en deux Les deux cultures de Michel Tremblay Après la création de «Damné Manon, Sacré Sandra», Michel Tremblay avait affirmé qu'il se tairait jusqu'à ce qu'il ait à nouveau quelque chose à dire.«L'impromptu d'Outremont».qui brise trois ans de silence, manifeste donc le retour «d'une parole théâtrale qui a quelque chose à dire», mais quoi exactement?D'abord, un bref résumé.A l'occasion du 40e anniversaire de naissance de l'une d'entre elles, quatre soeurs se réunissent dans le salon bourgeois d'une maison d'Outremont.et elles parlent! Mais de quoi parlent-elles?De culture! Tremblay a voulu confronter deux types de culture, la culture elitiste à la culture populaire, et ce, à travers quatre personnages féminins.Malgré le fait que les soeurs ont été élevées dans un même milieu, c'est-à-dire un milieu bourgeois, et que chacune a étudié l'un des beaux-arts, Michel Tremblay n'hésite pas à faire de l'une des quatre.Lorraine, le porte-parole de la culture populaire, la culture élitiste étant représentée et défendue par Fernande, l'aînée de la famille.A travers les personnages de Fernande et de Lorraine s'affrontent donc, en principe, la culture élitiste et la culture populaire.Le hic: il n'y a pas d'affrontement réel parce mm qu'aucune des deux cultures n'est vraiment représentée! «L'Impromptu d'Outremont» manifeste l'expression d'une conception limitative de la culture élitiste et une conception erronée de la culture populaire.Conception limitative de la culture élitiste qui, à travers Fernande, est socialement résumée à ceci: la Place des Arts et «le Duc de Lorraine» sont les endroits fréquentables donc fréquentés.Tchaikovsky est écoutable, donc écouté.La personnalité de Fernande caricature les «qualités» et défauts de la bourgeoisie: elle est avaricieuse, raciste, alcoolique, possessive, aseptisée, elle «fait tellement attention pour bien parler qu'elle ne pense pas à ce qu'elle dit».Elle est évidemment malheureuse! Conception erronée de la culture populaire ' qui subit une extension outran-cière, jusqu'à prendre sous ses ailes, à travers le personnage de Lorraine, à la fois Stravinsky et Bartok.Rien de moins! La personnalité de Lorraine caricature les qualités et «défauts» du peuple: elle est généreuse, sympathique, naturelle, et pas raciste.N'a-t-elle pas marié un Italien?Elle est, évidemment, heureuse! Petit détail: la mère, dont le portrait est accroché au-dessus du manteau de la cheminée, cette mère détestée par ses filles, présentée comme responsable de l'échec de leurs vies, cette mère était une Tremblay.Force nous est donc de conclure: la bourgeoisie venait du côté du père, un Beaugrand.Pourtant on ne parle pas du père, sinon Yvette pour mentionner qu'elle empruntait ses disques pour exercer sa voix.Une Tremblay, mariée Beaugrand, inculqua une pseudo-culture élitiste à ses filles dont Tune, Lorraine, se délivra en épousant un jardinier italien pour finalement brandir, par réaction, l'étendard d'une pseudo-culture populaire! .Ce recours à quatre personnages féminins permet à Tremblay d'être moins intellectuel, plus imagé, plus «commère» et d'éviter, par cet habile subterfuge, les véritables confrontations de la culture élitiste et de la culture populaire.La problématique, pourtant intéressante et on ne peut plus actuelle, malheureusement construite sur des prémisses tendancieuses, se dissout et se résout dans un humour facile, à fleur de langage, qui sert à masquer l'absence d'esprit critique et dialectique de l'auteur! Qu'est donc «l'Impromptu d'Outremont» sinon une réponse de Tremblay à cette élite qui l'a critiqué et à qui il renvoie, par le biais d'un de ses personnages: «Si nous voulons un Claudel, nous n'avons qu'à en produire un.» Tremblay ne se «gratte pas le bobo», comme il dit, reproche majeur fait aux défenseurs de la culture élitiste; non, lui il crée, produit, se répète, car «l'Impromptu d'Outremont» montre bien qu'il n'a pas réussi à sortir du microcosme des belles-soeurs de l'est en faisant parler les belles soeurs de l'ouest! Johanne BEAU DRY Montréal Du DEVOIR à la LEÇON À l'occasion de ce fameux référendum, j'ai réfléchi, j'ai écouté, je «me» suis écoutée et j'ai opté.J'ai voté OUI.J'ai opté hésitante, consciente de prendre un risque avec des peurs de l'inconnu.Pour moi, la libération c'est une question de risque, et ça fait peur d'être libre, autonome, responsable de soi.Je me suis sentie «modérée» comme partisane du OUI, très à l'écoute des informations multiples pour m'éclairer.Ce fameux soir du référendum, je suis restée à l'écoute de la façon dont les chef politiques se sont adressés à moi.J'ai été émue par la dignité, l'authenticité de René Lévesque.émue par sa façon de rester respectueux des autres et ouvert, émue par son appel à la confiance en soi et sa conscience d'un rythme graduel à franchir dans un processus d'autonomie.J'ai aimé René Lévesque et je suis fière d'un tel leader! Quelques minutes après, j'ai entendu Claude Ryan m'adres-ser, nous adresser la parole avec «un doigt de parent critique»(l) ou autoritaire qui sert la leçon à ses enfants rebelles après avoir eu bien peur d'eux et qui se sert de cette leçon pour renforcer son pouvoir d'électorat à venir.Je me suis toujours sentie modérée politiquement parlant.Je viens même d'une famille traditionnelle et de !a droite.A ce moment, une sourde révolte a grondé dans «mes tripes» en libération.Non, je n'accepte pas qu'on me parle de processus d'autonomie sur ce TON.J'ai au moins apprécié que Pierre Trudeau se soucie de ce que peuvent vivre les 40% de gens qui ont pris une option personnelle émotive et vont continuer leur processus! J'ai ensuite réfléchi à ce qu'est l'autonomie collective.Quand une personne devient autonome, en première étape, ça dérange, ça enlève du Pouvoir à l'entourage.Et pour s'arranger avec elle, il faut travailler sur sa propre autonomie avant de négocier.L'autonomie, c'est une démarche de personnes volontaires/ sensibilisées, conscientes, c'est une démarche progressive où le risque l'emporte sur la peur, c'est une démarche de gens de qualité.La qualité est-elle accessible à une collectivité?Oui, je sors gagnante d'avoir dit OUI! Oui, «gens de mon pays», «terre du présent et de l'avenir, pas seulement de nos «aieux».Je sors gagnante de sentir «mes tripes» fières du risque encouru.Oui, je suis fière que nous ayons comme chef un René Lévesque «sain», authentique, vibrant et ouvert! Je m'inquiète maintenant.C'est le risque de tout un virage à droite qui nous attend collectivement si cet homme de Devoir prend le Pouvoir.Ça me choque, bien que je respecte profondément les gens de mon entourage qui ont dit NON.Ce n'est pas les gens qui ont dit NON qui me choquent, c'est leur chef qui utilise ce NON pour son POUVOIR politique! NON, qu'on ne me parle pas de démocratie et d'autonomie «le doigt en l'air».Vraiment, c'est passer du DEVOIR à LA LEÇON! C'est rester «réactionnaire»?Comme je ne me sens pas des allures d'écolière docile, je me situe comme une citoyenne à part entière.J'ai plus besoin d'informations, de communications que de leçons et de bénédictions! Qu'on soit assez honnête pour reconnaître que massivement les traditions, les normes, les finances, les vieilles sécurités sont plus fortes que la créativité, les valeurs affectives et le risque de l'inconnu! C'est l'apanage d'une autorité qui submerge! Oui, je sors gagnante, plus consciente de moi socialement, plus concernée politiquement, d'avoir voté OUI! Un vieux proverbe dit: «In medio stat virtus» (Au centre, au milieu se situe la vertu).Du milieu de moi, recentrée sur moi, je m'évertue à comprendre, et je m'affirme, pas docilement mais fièrement! Louise HARDY-CHARRON (l)J'ai utilisé l'analyse transactionnelle comme grille de lecture des discours de nos chefs politiques.La dette de la France Dans LA PRESSE du jeudi 15 mai 1980, Suzanne Hamel, essayiste, d'Outremont prétend que la France nous doit encore 29,000,000 de livres du temps du bon roi Louis XV.J'ignore si le fait d'avoir payé des fournitures avec du papier-monnaie constitue une dette, car je ne suis pas économiste, mais je retiens un passage de sa lettre qui affirme: «Après 1760, ce papier-monnaie perdit à peu près toute sa valeur et il s'en négocia une bonne partie à vil prix.» En consultant au cours des ans d'autres sources au sujet de cette histoire, j'ai appris que cette monnaie n'avait pas vraiment perdu sa valeur et que des tiers \u2014 britanniques et autres \u2014 avaient réussi à l'échanger contre des valeurs plus sûres.Apparemment, plusieurs de ces personnes firent fortune dans ce genre de transaction.Pas sur- prenant alors que nos aïeux n'aient jamais reçu plein remboursement de cette «dette».En affaires, quand on veut se faire payer, il importe de garder ses titres et non de s'en débarrasser à vil prix.Je ne veux pas blâmer nos ancêtres, car comment auraient-ils pu savoir?Ils en étaient à leur premier essai du papier-monnaie, et comme dans d'autres pays à la même époque, cette première expérience s'est révélée décevante.Mais de là à prétendre que la France nous doit encore 29 millions de livres , et d'imaginer tout ce que lés Québécois auraient pu faire avec cette somme.L'essai de Suzanne Hamel me paraît quelque peu fantaisiste.Notre essayiste d'Outremont ne me semble pas avoir réussi un coup de maître comme premier essai.Pierre DORION Gatineau moitiés égales, plus pension pour la femme, puisque seul l'homme a un salaire, rentes, parts, etc, et que la femme n'a rien.Pour l'avenir, revisez vos lois, mais consultez les femmes avant de les formuler, c'est élémentaire.La femme a aussi le droit de gagner sa vie à l'extérieur.Elle a droit au salaire égal.On l'accuse de vouloir prendre la place de l'homme.Elle ne veut pas prendre la place de l'homme, c'est SA place qu'elle réclame, mais comme vous vous êtes accaparés toute la place, autant pour le pouvoir civil que religieux, c'est sûr qu'elle vous dérange.Il est fondamentalement immoral qu'on enseigne les religions catholique et juive dans les écoles, car on y représente Dieu sous les traits d'un homme \u2014 DIEU N'EST PAS UN HOMME \u2014 Religions où la femme n'est pas «digne» de siéger.C'est ainsi que l'on justifie la soumission d'un sexe à l'autre sexe.Les religions sont une forme de pouvoir où l'homme est le maître.Cet enseignement est contre le principe 10 de la charte de l'enfant, donc du futur adulte en puissance.Autre exemple: Une reine régnante, naturellement aura une rente personnelle.Le mari de cette reine, le prince consort, aura droit lui aussi à une rente.Mais si la reine n'est que la femme du roi régnant, je doute qu'elle ait droit à une rente bien à elle, si je ne m'abuse.Nous pourrions passer par tous les degrés de l'échelle sociale, ce serait la même injustice.Sautons au dernier degré de l'échelle, l'assistée sociale.Si celle-ci a un petit ami avec lequel on la soupçonne de coucher, tout de suite, on lui coupe son chèque.L'homme doit la faire vivre, même s'il n'en a pas les moyens.Plus d'autonomie pour la femme, il y a un homme dans les parages.De plus, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'il y a un grand nombre de femmes et d'enfants qui vivent dans la misère, alors que le mari-père vit dans l'opulence.Nous ne voyons pas le contraire.S'il était prouvé qu'une femme est riche alors que le mari est pauvre, la justice s'arrangerait pour qu'elle partage avec rétroactivité, cela s'est vu.On objectera que certaines femmes ont ruiné leur mari, c'est l'exception.Les femmes à l'assistance sociale, ce n'est pas une exception.Enlevez vos lunettes mâles, et que JUSTICE soit faite! Marie BLACKBURN Mont-St-Hilaire Des fonctionnaires très déçus Monsieur René Lévesque Premier ministre Cher Monsieur le Premier ministre.Comme vous, nous portons ce soir le poids de la défaite.Nous sentons au fond de nous-mêmes le goût amer de l'espoir bousculé et heurté.Avec vous, avec votre cabinet, avec vos troupes, avec le peuple québécois, nous avons suivi votre campagne, nous y avons participé, et ce soir, nous aurions envie de pleurer.Nous avons été outrés par le mépris des fédéralistes à l'égard de la loi 92 sur le Référendum.Mais cela ne nous a pas étonnés: leur intrusion dans la campagne référendaire du Québec illustrait à merveille le manque d'autonomie que possède le Québec au sein de la Confédération canadienne et le peu de respect que nous accorde le pouvoir central.Nous n'avons pas été étonnés non plus par le discours du 20 mai du chef du Rassemblement pour le Non, où il a dû consacrer de nombreuses minutes à remercier des personnalités étrangères à la scène politique québécoise pour leur soutien.C'était là l'hommage du vassal à ses seigneurs.Il ne rend que plus évidente la nécessité de continuer notre lutte.Notre espoir a été bousculé et heurté, avons-nous dit, mais il est toujours là.L'accomplissement de votre rêve, de notre rêve, n'a été que retardé.Nous voulons vous faire savoir.Monsieur le Premier ministre, que vous, votre successeur et tous les autres qui animeront et défendront l'espoir québécois pourront compter sur notre appui.Nous avons connu également dans nos pays le déchirement de voir nos valeurs et nos espoirs piétines.Nous souffrons toujours de voir nos peuples exploités et encore enchaînés.Mais notre lutte nous a appris à dire «Venceremos! » (nous vaincrons).Et c'est pour cela que nous vous répondons «A la prochaine!» Oui, nous serons avec vous à ce rendez-vous que, le 20 mai 1980, vous avez donné à l'histoire.Unis avec vous dans la tristesse et l'espoir, nous vous faisons parvenir le sentiment de notre très grande admiration et nous vous saluons du plus profond de notre coeur.Manuel ARANGUIZ directeur La Maison culturelle Québec-Amérique Latine Jean MAILLOUX codirecteur Begona ZABALA trésorière Des étudiants satisfaits Dr Denis Lazure Ministre des Affaires sociales du Québec L'association des étudiants en médecine de l'université McGill appuie sans réserve les revendications de la Fédération des médecins résidents et internes du Québec (FMRIQ).Ces revendications, tant du point de vue des horaires que de l'établissement d'unités d'enseignement clinique, auront comme effet d'améliorer la qualité des soins aux malades et contribueront ainsi à l'amélioration de la santé au Québec.Ceci étant le but ultime de la profession médicale, comment expliquer la situation qui existe actuellement dans les hôpitaux universitaires de la province, une situation qui n'a pas sa raison d'être; il est anormal que pour négocier une convention collective, une association dont les membres s'occupent de la santé du public soit obligée d'avoir recours à la grève.Plusieurs analyses ont déjà été publiées dans les journaux sur ce sujet, et nous ne pouvons que remarquer la lenteur excessive imposée par le gouvernement dans le déroulement des négociations.En effet, monsieur le ministre vous n'êtes pas sans savoir que vos fonctionnaires ont déposé le premier projet de convention collective en mars 80, soit trois mois avant que cette même convention collective ne devienne périmée (le 1er juillet 80).L'association des étudiants en médecine de l'université McGill souhaite vivement que la situation revienne à la normale dans les hôpitaux universitaires et considère que les revendications de la FMRIQ sont raisonnables et socialement souhaitables, et que vous monsieur le ministre avez les pouvoirs et le devoir de corriger la situation.En attendant une meilleure médecine au Québec.Stéphane Corriveau, Vice-président aux Affaires externes Association des étudiants en médecine de McGill N.B.Priorité est accordée dam cette page aux lettre* brevet, d'intérêt général, te rapportant à det articles poru* dont LA PRESSE Lot corretpondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne t'engage pat à publier toutet le* lettres reçuet, ni à retourner let lettre* manuscrit* ou autres documents non publiés.L'auteur a**ume rentière re*pon*abilité de *et opinion*.Tout en re*pectant la pontée de l'auteur, LA PRESSE te ré*erve le droit d'abréger le* lettre* selon l'espace disponible Si po**ible écrire à le machine, à double interligne.Prière d'adret ter vos lettret comme suit: m Tribune libre», LA PRESSE.C.P.4200, *ucc.Place d'Arme*.Montréal, H2Y 3M1. A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1980 FEUX SUE L'ACTUALITE «Pin pon tuera, abajo la gusanera.Que se vayan los lumpens, los délisuentes, que se vaya la escoria.La embajada de Peru se pareco a cayo Cruz.» Rythmés par une conga révolutionnaire, slogans, insultes, invectives fusent, portés par la houle d'un million de manifestants qui déferle sur la Quinta Avenida.A la Havane, en ce samedi 19 avril, c'est le carnaval, une sarabande de couleurs, de sons qui illumine et assourdit le Miramar.Pourtant, tout compte fait, cette fête incantatoire, organisée par la machine du Parti, est, avant tout, un long cri de colère, de révolte et surtout.d'amertume.Car l'ambassade du Pérou \u2014 «la porcherie de La Havane» \u2014 et ses «10,000 vers de terre» qu'on abreuve de grossièretés et de mépris, c'est, en dépit de l'explosion de colère du peuple de La Havane, bel et bien le symptôme patent de la crise qui secoue Cuba, de la lassitude réelle d'une partie de la population.L'indice évident que pour les moins militants ou les moins croyants quelque chose s'est brisé au fil d'un quotidien toujours plus exigeant de sacrifices et d'efforts constants.«C'est vrai qu'on traverse une mauvaise passe.C'est pas grave, Cuba va s'en sortir.On a connu pire.» La voix de Carlos P., fonctionnaire du gouvernement, s'étrangle.«Ce que je ne peux pas leur pardonner à ces «hijos de puta», c'est qu'ils ont choisi maintenant, au moment de grandes difficultés, pour nous poignarder.Quand on pense que les trois quarts de ces gens ont profité largement de la Révolution.» Amertume d'autant plus grande que cette affaire de l'ambassade du Pérou est née d'un mauvais calcul et a surpris les autorités qui avaient manigancé le coup en voulant piéger le Pérou et le Venezuela.Car cette version cubaine de l'arroseur arrosé n'est pas née d'une déflagration soudaine mais découle d'une série d'événements qui ont provoqué d'interminables frictions entre les gouvernements vénézuélien et péruvien et Cuba jusqu'à la mise à feu le 4 avril dernier.En fait, les péripéties de cette affaire traînent depuis plus d'un an et se sont développées fondamentalement autour d'un point précis: le sacro-saint droit d'asile.En Amérique latine et dans les Caraïbes où la vie politique \u2014 et les changements de gouvernement en particulier \u2014 n'obéit pas toujours aux coutumes démocratiques, c'est la seule convention qui fait l'unanimité.Donc, sur laquelle il n'est pas de bon ton de plaisanter parce qu'elle est l'ultime garantie.Le ton monte Or, depuis plus d'un an, à intervalles réguliers, un certain nombre de Cubains qui s'affirment dissidents ou menacés par le régime révolutionnaire ont littéralement pris d'assaut les ambassades du Venezuela et du Pérou.Leur technique favorite: défoncer les barrières des ambassades avec des autobus blindés, bravant le feu des sentinelles cubaines chargées de la protection.La Havane proteste en réclamant la restitution de ces gens.Lima et Caracas refusent CUBA 80: L'EXODE SAUVAGE en réaffirmant leur position en matière de droit d'asile.Mais, pour les Cubains, ces gens sont des criminels de droit commun sinon ils solliciteraient leurs visas de sortie par les voies habituelles.Il ne peut donc être question d'accorder l'asile diplomatique à des criminels de droit commun qui forcent l'entrée des ambassades pour des raisons autres que politiques et violent impunément l'immunité diplomatique.Par contre pour Caracas et Lima, la nature de l'asile ne peut être qualifiée que par le pays d'accueil sans intervention de l'Etat où l'asile a été demandé.Le ton monte à mesure que les incidents se multiplient.La Havane, toutefois, passe l'éponge en différentes occasions, accordant des visas de sortie, mais prend des mesures.L'ambassade du Venezuela se voit ainsi affublée d'un remblai de terre qui bloque toute pénétration.Les ordres deviennent plus stricts.Le 17 janvier, des miliciens ouvrent le feu sur quatre Cubains tentant de se réfugier à l'ambassade.Bilan: 1 mort et deux blessés graves.L'affaire va définitivement se corser quand, quelques jours % 'Viv I I \u2022 It'll CHARLES DAVID plus tard, une camionnette, avec à bord une douzaine de personnes (hommes, femmes et enfants), défonce la barrière de l'ambassade du Pérou.L'ambassadeur, Edgardo de Habish, désireux de ne pas envenimer les choses \u2014 l'ambassade abrite déjà 15 Cubains \u2014 raccompagne les derniers arrivés chez eux, après avoir obtenu des garanties du gouvernement cubain pour leur sécurité.Mieux, il écrit une lettre d'excuses aux autorités.Le gouvernement cubain exulte et fait reproduire la lettre de l'ambassadeur péruvien à la une du Gran-ma.Dans la foulée, le ministre des Affaires étrangères Isidoro Malmierca convoque tous les ambassadeurs latino-américains et leur demande d'adopter, dans l'avenir, la ligne suivie par l'ambassadeur Edgardo de Habish.Il souligne, une fois de plus, que Cuba n'accordera pas de sauf-conduits aux gens qui ont pénétré de force dans les ambassades.Coup de théâtre: l'ambassadeur Habish prend la parole pour informer le ministre et ses collègues qu'il a été désavoué parson gouvernement qui lui a intimé l'ordre de ramener à l'ambassade les douze personnes, candidates à l'asile politique.Il précise, de plus, qu'il a obéi et qu'il n'est plus désormais le représentant de son pays, ayant été limogé.La réunion se termine dans «une atmosphère à couper au couteau» racontera un témoin.Pratiquement, c'est la rupture.Le drame va se nouer dans quelques jours.5rM û Au rythme d'une conga endiablée, le peuple de La Havane s'est payé, le 19 avril dernier, un carnaval révolutionnaire pour stigmatiser les «gusanos» de l'ambassade du Pérou.a i Mill uni 11 K r.Sourire triomphant, on s'en va, à tout âge, clamer son mépris à ceux «qui trahissent la Révolution».L'arroseur arrosé! La dégradation des relations entre Cuba et lr Pérou, soutenu par le Venezuela, s'accélère fin mars.La tension d'ailleurs atteint son paroxysme.Chaque gouvernement durcit ses positions et entame un dialogue de sourds le Pérou réclamant des sauf-conduits pour ses réfugiés politiques: Cuba interdisant la sortie de son territoire à des gens que les autorités considèrent comme des criminels de droit commun.Le vase est plein.Et ce sera la goutte d'eau.Le 1er avril, un autobus, avec six personnes, franchit les barrières de l'ambassade du Pérou.La fusillade éclate.Une des sentinelles de protection de l'ambassade, Pedro Ortiz Cabrera, est abattu.Par ses collègues, affirment les Péruviens qui s'en lavent les mains.Par les terroristes, rétorquent les Cubains qui exigent la restitution immédiate des «délinquants» pour être défé rés devant la Justice.Le Pérou refuse.C'est la fin des négociations.Le I avril, la nouvelle éclate, répercutée de bouche à oreille: l'ambassade est livrée à elle-même.Aucune surveillance n'y est exercée.Le Granma confirmera le lendemain: «.A la sui- te de la mort douloureuse d'une sentinelle du siège diplomatique du Pérou, et devant l'attitude tolérante du gouvernement de ce pays envers les malfaiteurs, le gouvernement révolutionnaire de Cuba a décidé de ne plus assurer la garde de la dite ambassade.Désormais, les fonctionnaires seront seuls responsables de ce qui peut arriver dans leur ambassade.Nous ne pouvons protéger des ambassades qui ne collaborent pas à leur protection.» Le piège est tendu Castro espère et croit que le Pérou, où la situation sociale est explosive, ne peut se payer le luxe d'ouvrir ses frontières à des réfugiés économiques.Pour mieux ferrer le poisson, le gouvernement précise que «Cuba ne s'oppose pas au départ des Cubains qui le souhaitent.et considérera que ceux qui auront pénétré dans l'ambassade après le retrait des sentinelles cubaines n'auront pas agi par la force.donc sont libres d'aller chez eux, d'entrer et de sortir de l'ambassade autant qu'ils le voudront.» Les autorités cubaines s'attendent, au pire, à un millier de gens.Pour les autorités cubaines, ce nombre est suffisant pour coincer les autorités de l'ambassade qui seront obligées de réclamer le retour de la garde.Donc mettre une terme à ces «violations d'ambassade».Par la même occasion, on se débarrassera des irréductibles.En ce 4 avril, comme l'affirme le communiqué du gouvernement, Cuba entend «mettre fin à cette situation à n'importe quel prix».Il sera lourd le prix car trois jours après c'est un véritable raz de marée qui emporte l'ambassade.Le gouvernement cubain, stupéfait, voit déferler un flot de 10,000 personnes qui, dans des conditions inimaginables, prennent d'assaut.cette liberté octroyée.Pris de panique et digérant mal l'impact international de cette occupation, le gouvernement rétablit la garde et isole l'ambassade.Trop tard, le mal est fait.La contre-attaque ne sera plus dirigée vers le Venezuela et le Pérou qui se sont défilés devant l'ampleur du désastre, mais vers les Etats-Unis.Ce sera Mariel.DEMAIN: un port nommé Mariel.«Qu'ils s'en aillent ceux qui vivent de notre «sueur».Slogans, invectrv marche du peuple combattant».de «la LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 26 MAI 1980 Le MNQ veut [élection sur li thème de la a souveraineté «Pas question d'envoyer un autre Adélard Godbout (Claude Ryan) négocier à Ottawa.On restera au pouvoir aussi longtemps qu'on le pourra pour protéger au moins les acquis du Québec lors de la prochaine ronde de négociation constitutionnelle».PIERRE BELIEMARE * \u2014\u2014\u2014~~\"\"\"\"¦\"\"\u2022^\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2022 ; C'est en ces termes que le Sdëputé péquiste de Mercier, M.;Gérald Godin, a réagi hier aux 'velléités du Mouvement national !des Québécois de faire pression |sué le gouvernement pour obtenir des élections générales précipitées.! Cette question a d'ailleurs été '.longuement discutée par les Quelque 160 membres présents \u2022au congrès le week-end dernier à ÎLongueuil, et c'est justement le Idéputé Godin qui prenait la parole pour clôturer les assises du MNQ.assises d'ailleurs dont l'enthousiasme aurait été tout .autre dans l'hypothèse d'une {victoire du «Oui», mardi dernier.Une résolution soumise par le ^bureau de direction de l'organis-\"me suggérait, dans sa formulation originale, de «demander au gouvernement québécois de déclencher des élections le plus tôt \u2022possible sur le thème de la souveraineté politique et économique du Québec».« L'un des principaux suppor-teurs de cette résolution était le [nouveau président du MNQ, M.Raymond Vaillancourt, un psychologue de Rimouski, qui suc-'cède ainsi à M.Claude Rochon à 3a tète du mouvement, regroupant 165,000 membres.î Mais après un débat, non pas iirulent, mais tout de même sou-Jenu, on a majoritairement décidé d'enlever de la résolution les mots «le plus tôt possible».Cependant, les congressistes sont d'accord dans l'ensemble pour que !e parti au pouvoir fas-$f* des prochaines élections une tribune où le thème majeur serait carrément la souveraineté poli tique, point.Des élections précipitées, ont fait valoir plusieurs intervenants, «nous mèneraient au suicide collectif et donneraient des armes aux fédéralistes relativement à la légitimité du gouvernement», qui annonçait vendredi dernier, par la voix du premier ministre Lévesque, son intention de se maintenir en selle au moins jusqu'à l'automne prochain.Comme disait hier le député-poète Gérald Godin: «On est au bâton et on va attendre que Trudeau nous lance la balle.Et on va essayer de frapper un «home-run».Il a aussi dit qu'il ne fallait pas voir les résultats du référendum au microscope, mais plutôt «en hélicoptère» pour constater que le 20 mai 1980 représente un «grand pas vers l'avant».L'ensemble des congressistes avaient toutefois beaucoup de peine à cacher leur profond désappointement et parmi eux, il s'en trouvait néanmoins quelques-uns pour encourager la poursuite du combat, dont la victime ne saurait tarder encore.L'absence de Mme Louise Harel, vice-présidente du PQ, a cependant été remarquée, elle qui était retenue à Québec vendredi à une réunion de l'exécutif national du parti.Par ailleurs, le comédien Gilles Pelletier a inspiré l'adoption d'une résolution réclamant d'Ottawa le rapatriement des pouvoirs (et des budgets) à Québec de «tous les outils nécessaires au maintien et au développement de la vie culturelle du peuple québécois».En soirée samedi, les congressistes ont assisté à l'historique église de Saint-Antoine-de- Pa-doue au nouveau spectacle de Claude Léveillée, un spectacle nettement nationaliste qui, du commencement à la fin, a fait vibrer l'auditoire.Surtout lorsque Léveillée s'est écrié à la fin d'une chanson: «Que quelqu'un me dise à qui donc appartient ce pays»?.Un drapeau apolitique pour la Saint-Jean?Les congressistes du Mouvement national des Québécois, réunis ce dernier week-end Longueuil, se sont élevés contre la volonté de faire disparai-ire complètement le drapeau du Québec des prochaines fêtes de [a Saint-Jean à Saint-Jérôme.Car le comité des fêtes de cette région, représentée à Québec par le député libéral Solange Chaput-Rolland, a déjà requis la collaboration des écoliers de l'endroit en vue de dessiner un autre drapeau «québécois».La raison: le fleurdelysé est trop apparenté au Parti québécois et, cette année, dit-on là-bas, on veut des fêtes «apolitiques», d'où la nécessité d'imaginer un autre étendard.Le MNQ doit cependant recommander au comité national des fêtes de retirer la subvention versée au comité de Saint-Jérôme pour organiser les festivités du 24 juin.Chrétien satisfait de sa tournée des I premiers ministres m OTTAWA (PC) - Le minis-\u2022 tre fédéral de la Justice est revenu de son périple de trois jours, samedi, convaincu que les premiers ministres des neuf provinces anglaises étaient prêts à{ accepter «certaines modifications rapides et importantes» de la constitution canadienne, i |M.Jean Chrétien avait été chargé par le premier ministre rfierre Trudeau, au lendemain dlr référendum québécois, de se rpndre dans les capitales provinciales, afin d'établir un calendrier des changements constitutionnels.¦ \u2022En descendant d'avion, avant d HDUIT Of li'f US PIRTIS H OINfRGU \u2022 SOLARIS VOUS A s SU B l UNI VUl CLAIRC \u2022 SOLAIIS OONNI OU CACHt' \u2022 SOlAHi> IllMlNl 11 î iCttVttJ Dt LHANCCMINT H fACUIT! 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LO-204 119R Titre: Endroit: Salaire: Conditions: Exigences: Numéro do I Titre: Endroit: Salaire: Conditions Eiigences.offre: LO-204 125 R Commis d assurances St-Constant Salaire minimum 37V, hros sem (03 30- 10 30) Etudes ou CEGEP a.oc connaissance de l assurance Dactylo 30 mots minute Animation Longueuil Si46 sem 28-05 \u2014 29-08 (lundi-vendredi) Etudes en psychologie ou ergothérapie Numéro de I offre Titre: Endroit: Salaire: Conditions: Exigences: LO-204 140R Service aux tables St-BasHo-le-Grand Salaire minimum 40hres sem (soir pendant sem .jour la fin de sem ) Experience en cuisine et à la caisse Numéro de l'offre: LO-204 135 R Numéro de l'offre: LO-204 139R Titre: Endroit Salaire: Conditions Exigences: Garde d entants Candiac Salaire minimum Lundi au vendredi (23-06 debut sept ) Français, savoir nager Titre: Endroit: Salaire: Conditions: Exigences: Numéro de I offre.LO-204 145 R Livraison Greenfield Park Salaire minimum 20 hres et plus par se-' mains Permis do conduite (classe 2) Anqtais.frar-' çais Titre: Endroit: Salaire: Condltions: Exigences Ecologiste Rive-Sud $146 sem Lundi au vendredi (09 00-17:00) Universitaire en biologie, botanique ou sciences de I environnement, posséder moto ou automobile Numéro de I offre: LO-204 149 R Titre: Endroit: Salaire: Conditions: Exigences: Supervision de projet St-Lambert $219 sem Lundi au vend (09 00-17 00) Experience de coordination, études en bibiiotne-conomie.anglais, français Offres d'emploi Numéro de I offre: 0-35R Titre: Garde sécurité Endroit: Montreal Salaire: Salaire minimum Conditions: Sur appel (nu>t.tm de se- maine) Exigences: 18 ans et + français, an- glais Disponible en tout temps Numéro de l'offre: 0-100 R Titre: Responsable de la caisse Endroit: Montreal-Ouest Salaire: S3 75 hre (jour $4 00 hre (nuit) Conditions: F In de semame seulement Exigences: Experience non néces- saire, français, anglais Numéro de l'offre 0-11 7 R Titre: Pompiste Endroit: Montreal-Ouest Salaire: Salaire minimum Conditions: Tous les soirs (7 jrs sem ) 18 00-24 00 Exigences: Experience dans le do- maine, français, anglais Numéro de l'offre: 0-122 R Bureau: Ouest Numéro de l'offre Titre: Endroit: Salaire: Conditions: Exigences: 0-36 R Sollicitation téléphonique Notro-Dame-de-Gr Ace Salaire minimum Lundi au vendredi 18 00 »] 21 00 hies Français, anglaie Numéro de l'offre: 0-85 R Titre: Garde d'enfants Endroit: Notre-Oame-de-Grâce Salaire: $500 00 son, Conditions: 09 00-17 00 (24-06 I tm août) Exigences Aimer les enfants, français la Numéro de lotfro: 0-110 R Titre: Endroit: Salaire: Conditions: Exigences: Service aux tables Montréal-Ouest Salaire minimum et pourboires 16 00-01 00 ou 35 hres sem (5 jrs.horaire variable) Expérience nécessaire; français, anglais Titre: Endroit: Salaire Conditions: Exigences Service aux tables Montreal-Ouest Salaire minimum Immédiatement Expérience; français, glais an- Numero de l'offre: 0-84 R Titre; Vente Endroit: Centre-ville Salaire: Salaire minimum ?com- mission Conditions: Immédiatement jusqu au 15 août Exigences: Experience non néces- saire, français, anglais Offres d'emploi Numéro de l'offre: CS-220 108R Titre: Endroit: Salaire.Conditions Exigences: Reparation de dactylos Montreal Sal minimum et ?(a discuter) S jrs sem (0 00-17 00) Experience en reparation et ou fonctionnment de dactylos Doit posséder une automobile Numéro de I offre: CS-220 168R Titre: Endroit Salaire: Conditions: Exigences: Representation publicitaire Vieur-Montreal Minimum + bonus Selon la disponibilité du candicat Sens des responsabilités, posséder une automobile Numéro de l offre: CS-4175 Titre: Endroit: Salaire Conditions: Exigences.Téléphoniste Centre-ville $3 65 nre Vendredi 17 00-23 00.samedi, dim 10 00-22 00 Anglais, français Numéro de l'offre: CS-4171 Titre: Endroit Salaire Conditions: Exigences Commis-messager Centre-ville $3 65 heure Lundi au vend (08 00- 1 7:00) Prestance anglais, français Bureau: Centre-Sud f\t Numéro de l'offre: CS-220-145R\t Titre:\tSecretaire Endroit:\tMontreal Salaire:\tA determiner selon com- \tpétence Conditions.\t3 semaines débutant le 23 \tjuin Exigences:\tAnglais, français, sténo.\tdactylo, telex et dicta- \tphone sont un atout Numéro de l'offre.\tCS-220-193R Titre:\tSecrétaire Endroit:\tMontreal Salaire:\tA determiner selon com- \tpetence Conditions:\t16-06\u2014 11-07 Exigences-\tDactylo, français anglais: \texperience en travail de \tbureau.Numéro de l'offre: CS-220-202R\t Titre:\tSteno-dacfylo Endroit:\tMontreal Salaire:\t$200 sem Conditions:\t01-06 au 15-10 Exigences:\tAnglais, français iapidité \tsteno-dactylo Numéro de 1 offre: CS-PJ-125\t Titre\tCoordonnâtes (trice) Endroit:\tMontreal Salaire:\t$219 sem Conditions:\t02-06 \u2014 tm août (40 hres \tsem ) Exigences.\tAnglais, frança's.grec.\tetudes universitaires en \ttravail social, experience \tdans le domaine Offres d'emploi Numéro de l'offre: LA-200-063 (LACHINE) Billet Projet de développement de «petites entreprises» pour étudiants Afin d'inciter les jeunes Québécois à mettre sur pied leurs propres entreprises, une entente est intervenue entre la Commission de l'emploi et de l'immigration du Canada, l'Union Régionale de Montréal des Caisses Populaires Desjardins et la Chambre de Commerce de Montréal.En effet, depuis déjà quelques années, la Commission de l'emploi et de l'immigration du Canada encourage l'idée «d'entrepreneurship» chez les jeunes; cette année, grâce à ces trois organismes, des étudiants pourront créer leurs propres emplois en préparant un projet de commerce estival, d'une durée minimale de 10 semaines.Pour tout projet viable présenté à la Commission, un prêt pourra être accordé aux étudiants par l'Union Régionale de Montréal des Caisses Populaires Desjardins.La Chambre de Commerce de Montréal, pour sa part, appuiera d'une étude de rentabilité et de conseils/gestion les personnes intéressées à présenter un projet.Les étudiants qui désirent participer à ce projet de développement de «petites entreprises» devront faire une brève description écrite de leurs projets à Michelle Monette du Centre d'emploi du Canada pour étudiants situé au 685 Cathcart, à Montréal, téléphone (514) 861-1721.A noter que les projets pourront inclure un seul ou plusieurs participants et que les demandes devront être soumises au plus tard le 7 juin.Dès l'acceptation d'un projet par les parties, les activités de celui-ci pourront débuter.'Le 7 juin, une date importante à retenir si l'on a envie cet été de créer son propre emploi et de gérer ses propres affaires.OFFRES D'EMPLOIS DIVERSES ^ Quoi de neuf Titre: Endroit.Salaire: Conditions Exigences: Service de la caisse Dorval Salaire minimum Fin de semaine et jours de fêtes (07 00-15 00.: 5 00-23 00) Prestance anglais, lançais Numéro de l'offre: Titre: Endroit Salaire.Conditions: Exigences: PC 214-101 (POINTE-CLAIPE) Service aux tables Doilard-des-Ormeaux Salaire minimum 5 jours ou 5.soirs par semaine Avoir de l expérience Numéro de l'offre: E-216-C4: R Titre: Endroit Salaire: Conditions: Exigences: Responsable des voyages Montreal $146 sem 40 hres sem (horaire flexible 26-05 au 05-09) Formation en education spécialisée ou Se Humaines permis de conduire (classe 2) Responsable Numéro de l'offre: Titre: Endroit Salaire: Conditions: Exigences: NE-208-075R (NORD-EST) Interviewer pour sondage Montreal $1 00 par sondage Apres-midi soir, f.n de sem Anglais, français Numéro de 1 offre: NO-21-0057R (NORD-\t \tOUEST) Titre:\tPhysiothérapeute Endroit:\tSt-Alphonse de Rodrigue/ \t(Lac St-Pierrre) Salaire:\tS195 et plus (pension) Conditions.\t4 jours et demi par se- \tmaine (tout l'ete) Exigences:\tE«oerience; bacc au mi- \tnimum en psysiothèrapie Numéro de l'offre.\tSO-218-060 (SUD- \tOUEST) Titre:\tCommis dactylo Endroit\tVerdun Salaire:\tSec V S3 65 Tech se- \tcretariat $4 00 Conditions:\tLundi au vendredi (09 00- \t15 30).Exigences:\tAnglais, français: connais- \tsance en comptabilité; fai- \tre preuve de maturité.Numéro de l'offre:\tLV-20-2144R (LAVAL) Titre:\tAide en production ali- \tmentaire Endroit\tLaval Salaire:\t$146 sem Conditions\t5 jrs sem (09 00-16 00) \timmédiatement jusqu'au \t22-08 Exigences:\tEtudes en techniques de \tdiététique faire preuve de \tmaturité Numéro de I offre: N-210-115R (NORD)\t Titre\tLavage de vaisselle Endroit\tMontréal-Nord Salaire:\tSalaire minimum Conditions:\tA partir du : 5-06 (pour 10 \tsem ) Exigences\tExperience requise Le CEC-E Centre-Sud lance un appel particulier aux étudiants de la communauté grecque désirant s'impliquer dans le travail social.Tous les étudiants parlant français, anglais et grec et jouissant dune expérience potentielle en service social sont invité(e)s à composer le 861-2646 ou le 861 -1 721, pour de plus amples informations.Un kiosque d'information est présentement ouvert au Complexe Desjardins, de 1 Oh à 17h30, jusqu'au lundi 26 mai.Venez nous parler des emplois d'été! Nous assistons les employeurs dans leur recherche de main-d'oeuvre estivale et aidons les étudiants à trouver un emploi d'été.Cet été, découvrez le potentiel de nos jeunes! Pendant la semaine de l'embauche des étudiants, le CEC-E de Longueuil aura des kiosques d'information dans deux centres d'achats de la Rive-Sud (Promenades Saint-Bruno et Mail Champlain), le 29 et 30 mai! Les préposés aux kiosques seront heureux de répondre aux diverses questions des employeurs et des étudiants concernant les services offerts par le CEC-E Longueuil.Pour rejoindre les employeurs dont les offres apparaissent dans cette page, ou les étudiants dont les profils sont publiés, communiquez avec les centres concernés dont les numéros respectifs apparaissent ci-après: CENTRES D'EMPLOI DU CANADA POUR ÉTUDIANTS MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN Renseignements généraux: 861-2646 NORD-OUEST 8255.Mountain Sight Local 502 Montreal H4P 1L4 LACHINE 1142.Notre-Dame Lachme H8S 2H1 SUD-OUEST 1055.Galt Verdun H4J 2R1 OUEST 3401 ouest.St-Anto.ne Édifice Lucas Montréal H3Z 1X1 CENTRE-SUD 685.Cathcart 2e étage Montreal H3B 1M6 Responsable: Gilles Breton 342-5330 Responsable: Guillaume Siemienski 634-7238 Responsable: Johanne Brouiilette 767-5397 Responsable: Audrey Cobrm 937-7788 Responsable: Laurent Chapedelaine Coord.Pierre François Payette 861-2646 NORD 10200.Laieunesse Montreal H3L 2E2 NORD-EST 3730 est.Cremazie Montréal H2A 1B5 EST 30.Lelièvre Montréal H1N 1E1 LAVAL 3.Place Laval Suite 14 Laval H7N 1 A4 LONGUEUIL 1509.Ste-Hélone Longueuil J4K 2T4 POINTE-CLAIRE 189.DOul Hymus 3e étage Pointe-Claire H9R IE9 Responsable: Lise Lacas-Saitta 381-9347 Responsable: Richard Croteau 728-9261 Responsable: G.lies Ouellette 645-4513 Responsable: Michel Therrien 663-9600 Responsable: Jean-Guy Beaudet 651-2000 651-7700 Responsable: Patricia McKeown 694-3070 Tél.: 283-5177 CEC (SC) Université Concordia (Campus Loyola) 6935 ouest, rue Sherbrooke Montréal H4B 1R6 Tel: 489-3885 Responsable: Christine Tokar CEC (SC) Université McGill Services aux étudiants 3637.rue Peel.3ième étage Montréal H3A 1X1 Tel: 283-4411 Responsable: M Garrfield DuCoutuncr-Nichol CEC (SC) Université Concordia (Campus Sir George Williams) 1455 ouest, boul.de Maisonneuve.annexe P-103 ou 2020.rue Mackay.Montréal Responsable: Philippe Martin CEC (SC) Université de Montréal 2101.boul Edouard-Montpetit Montréal Responsable: Diane De Repentigny CEC (SC) Polytechnique 2500.rue Marie Guyard.local C-243 Montréal Responsable: Elise Lecompte-Marmo CEC (SC) Hautes Études Commerciales 5255.rue Decellos Montréal H3T 1V6 Tel 343-4590 Responsable: Pierre V Roche CEC (SC) Macdonald 11.rue Maple Ste-Anne-de-Bellevue H9X 2E3 Tel 457-6973 Responsable: Françoise Gillan Tel 343-6736 Tel 343-6157 Les employeurs situés à l'extérieur de Montréal peuvent communiquer leurs offres en passant par le numéro suivant _ _ - m^m^mm (sans (ras) 1 -tfOO-361 -5407 Employeurs, du potentiel à votre service Offres de services No de référence: Region: Compétences: Experience: Etudes: Disponibillté: LO 3-1 Boucherville Bilingue Service dos parcs, membre d'une équipe de production, travail en expedition et en animation.Cégep 3 en lettres Immédiatement, 7.30\u201418h No de référence: Region: Compétences: Expérience: Etudes: Disponibilité: LO 3-2 St-Lambert Bilingue Réceptionniste dans les hôtels, assistance a la direction, expérience en gestion du personnel Cégep 1 en art Immédiatement.7h-1 7h No de reference: Region: Competences: Expérience: Etudes: Disponibilité LO 3-3 Longueuil Bilingue, dactylo Technique et concept BU-dio-v:suel.animation et direction de production et technique de son Cégep 2 en radio-teiedif-iusion Immédiatement.8h-t2h No de reference: Region: Competences-Experience: Etudes: Disponibilité.LO 3-4 Sf-Bruno Bilingue Coordination do icuncs a problèmes sociaux affectifs, travail physique: rénovation, coupe de bois, travail social, sondages Cégep 1 en sciences humaines Immédiatement.8h-i 7h No de referonce Region: Competences: Experience: Etudes: Disponibilité L0 3-5 Boucherville Bilingue et espagnol Commis junior.experience avec microfilms Cégep 1 en sciences de la santé Immédiatement.8h-i8h No ti° référence: Region: Compétences: Experience: Etudes: Disponibilité: LO 3-6 Brossard Bilingue Mécanique, apprenti(e) en mécanique Cégep 1 on mécanique Immédiatement No de référence: Region: Competences: Experience: Etudes: Disponibilité.LO 3-7 Longueuil Bilingue Aide-electncien.chef d'équipe, commis de balance Cégep 1 en électrotechnique Immédiatement No de reference: Region: Competences: Experience: Etudes: Disponibilité: LO 3-8 Longueuil Bilingue Diploma technique touristique, expérience en droit Univ 2 en droit Immédiatement No do référence: LO 3-9 Region: Competences: Experience: Etudes: Disponibilité Longueuil Bilingue Technique en construction, travail de bureau Univ : en construction civile Immédiatement.7h-18h No de référence: Region: Competences: Experience: Etudes: Disponibilité.LO 3-10 St-Lamberl Bilingue Assistance en géologie Univ 1 en géologie Immédiatement.7h-i8h No de reference: Region: Competences: Experience: Etudes: Disponibilité: LO 3-11 Longueuil Bilingue, vietnamien Commis comptable et bureau Univ 3 en comptabilité Immédiatement.8h-18n No de référence: Region: Compétences: Expérience: Etudes Disponibilité LO 3-12 Longueuil Bilingue et espagnol Commis de bureau, milieux éducatif et hospitalier.préposé(e) à l'accueil, vente Umv bac en éducation spécialisée, psychologie et relations humaines Immédiatement No de référence: Région: Competences: Expérience: Etudes: Disponibilité.LO 3-13 ST-Lambert Bilingue, dactylo Technique de laboratoire, réception, moniteur, animateur, commis a la paye Univ 2 en sciences alimentaires Immédiatement No de référence: Region: Compétences: Experience: Etudes: Disponibilité: L0 3-14 Bouchervilte Bilingue Soudure Sec V en soudure Immédiatement No de référence: Région: Compétences: Expérience: Etudes.LO 3-15 Lorguouil Bilingue Mécanique diesel, menuiserie et dans le cuir Sec V en mécanique No de référence: Région: Competences: Expérience: Etudes: Disponibilité.CS-3-01 Centre-Sud Anglais français aptitudes en animation, facilité avec les enfants Experience dans le domaine de la vente, animation, garde d enfants Etudes universitaires en travail social Oès maintenant jusqu'au début septembre No de référence Région: Compétences: Expérience: Etudes: Disponibilité: CS-3-02 Centre-Ouest Anglais, français: aptitudes pour le travail de picm air Expérience en animation, archéologie technicien en communications Deuxième année univeisi-taire en Géologie Dés maintenant ot en tout temps No de référence: Région: Competence! Expérience: Etudes: Disponibilité CS-3-03 Centre-Est Anglais, français, compe fences en animation.Expénence comme messager.brancardier(ére).\u2022n animation dans une phm macie Etudes universitaires en psychologie (deuxième année) Immédiatement jusqu'à la fin août No de référence: CS-3-04 Région: Compétences Expérience: Etudes: Disponibilité Sud-Est Anglais, français, dactylographie (40 mots par minute) Expérience en secrétariat, traduction, comptabilité etc Deuxième année universitaire en médecine Immédiatement jusqu'au début septembre No de référence: CS-3-05 Région: Competences: Expérience: Etudes: Disponibilité.Centre-Sud Anglais, français, allemand; aptitudes pour le travail do laboratoire, sens des responsabilités financières expérience dans le do-maino du transport, en vente.Etudes en microbiologie et en physiologie Immédiatement et en tout temps No de référence: Region: Compétences: Expérience: Etudes: Disponibilité.CS-3-06 Centre-Ouest Anglais, français, espagnol, compétences pour le travail de bureau.Expérience en recherche, en pharmacie, dans un centre hospitalier, en vente Deuxième année universitaire en pharmacie.Des maintenant |usqu en septembre.No de référence: Region: Competences: Expérience: Etudes: Disponibilité: CS-3-07 Ccntro-Est Anglais.Irançais; aptitudes pour le travail de recherche et de bureau Expérience comme re-cherchiste.en vente et en SfltrétJéfl ménager Maîtrise en Histoire.Immédiatement |usqu à la mi-soptemhre No de référence: CS-3-08 Région: Compétences: Expérience: Etudes: Disponibilité.Sud-Est Anglais, français; aptitudes pour le travail de bureau.Expérience en recherche, professeur suppléant, etc.Maitrise on Administration publique Des maintenant et en tout temps No de reference: Region: Compétences: Experience: Etudes Disponibilité.CS-3-09 Cenire-Sud Anglais, français; competences en gestion de projet, en comptabilité Experience comme professeur suppléant, en travail de bureau Deuxième année universitaire en Administration Immédiatement jusqu au 7 septembre No de référence: Région: Compétences: Expérience: Etudes: Disponibilité.CS-3-10 Centre-Est Anglais, français; aptitudes pour le travail de bureau Expérience en animation, dans le domaine hospitalier Première année universitaire en marketing Immédiatement et en tout temps No de référence: CS-3-11 Région: Competences Experience: Etudes: Disponibilité.Sud-Est Anglais Irançais Expérience comme commis aux terminaux, dans le domaine hospitalier CEGEP en Sciences iur
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