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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-06-10, Collections de BAnQ.

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[" Dégel des relations entre le Canadien et Maurice Richard ¦ Maurice Richard est actuellement courtisé par la Brasserie Molson (et le Canadien) qui désirent réintégrer l'ancienne vedette dans le giron du club montréalais en effaçant, d'une certaine manière, le froid qui s'était établi entre le Rocket et les anciens dirigeants du Canadien.Des représentants de Molson négocient avec Jean Roy, l'attaché d'affaires de Maurice Richard, les conditions d'une entente qui ferait de Maurice, au même titre que Jean Béliveau et, très prochainement, Guy Lafleur, l'un des grands représentants du club Canadien (et de Molson).L'entente permettrait aussi de réparer une vieille injustice faite au Rocket.page B 1 MONTRÉAL, MARDI 10 JUIN 1 980, 96e ANNÉE, no 1 38, 64 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 LA NOTION D'UN SEUL PEUPLE FAIT BONDIR LÉVESQUE Mais les provinces l'étudieront tout l'été OTTAWA \u2014 Les premiers ministres des provinces canadiennes ont rejeté hier une déclaration de principe pour une nouvelle constitution proposée par le gouvernement fédéral, mais ont accepté néanmoins de l'étudier tout l'été et de se réunir à nouveau pour reprendre les pourparlers début septembre.Ni «succès retentissant» ni «échec catastrophique», le sommet d'hier a permis à Ottawa de clarifier ses positions et de soumettre un échéancier qui, selon le premier ministre Trudeau, pourrait amener l'adoption des éléments moteurs d'une nouvelle constitution dès l'automne.Si tel est le cas, M.Trudeau considérera les premiers ministres des provinces et lui-même comme des héros, et songera à se retirer de la vie publique dans un laps de temps très court.Si au contraire les discussions achoppent, M.Trudeau croit que MARIO FONTAINE de notre bureau d'Ottawa le Canada ira au désastre et affirme qu'il envisagera alors l'adoption de mesures unilatérales ou de concert avec un certain nombre de provinces, par exemple dans le domaine linguistique.Son homologue québécois, René Lévesque, déclarait pour sa part que les deux mois à venir serviront de test pour démontrer si le Canada est prêt à se renou- veler.Car M.Trudeau n'a pas encore respecté ses engagements solennels de la récente campagne référendaire, d'affirmer le leader péquiste.M.Lévesque s'en prend notamment à la déclaration de principe déposée par le fédéral, laquelle ne fait état que d'un seul peuple au Canada, issu de la rencontre du fait anglais et du fait français, des autochtones et des néo-Canadiens.«Cette idée de dualité (des deux nations, des deux peuples fondateurs) doit être respectée et être centrale à tout renouveau», affirme le numéro un québécois.Celui-ci a qualifié la rencontre de très cordiale, tout en se disant décidé à ne pas reculer sur les droits fondamentaux du Québec dans une nouvelle constitution.Son voisin de l'Ontario.Bill Davis, est lui aussi sorti très souriant de la conférence, confiant que le processus du renouvellement se mettra en marche d'ici septembre.Principes contestés Ottawa faisait parvenir sa déclaration de principe aux premiers ministres des provin-voir CONFÉRENCE en page A 4 A son arrivée, M.René Lévesque est passé distraitement devant le premier ministre Trudeau sans le saluer.Il est ensuite revenu sur ses pas pour s'excuser de ne pas l'avoir remarqué.photo Robert Nadon.LA PRESSE photo Michel Gravel.LA PRESSE S DE > L'ODYSSEE OLYMPIQUE Le COJO a soutenu des prévisions sciemment irréalistes B Le rapport Malouf reproche sévèrement aux autorités du COJO d'avoir sciemment minimisé à $59,5 millions leurs prévisions, qu'elles savaient irréalistes, de l'aveu même du commissaire Roger Rousseau.À la fin des Jeux, la facture du COJO s'établissait à $152,9 millions, soit un supplément de $93,4 mi,lion$- page A 12 -v- > EDTTO LA VENUE D'UNE POLICE PARALLÈLE PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 VOIX de majorité pour Larivée ¦ Ce n'est que par 12 voix de majorité que le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, M.Luc Larivée, a été réélu aux dépens de Mme Lise Leblanc qui a mené tout au cours de la soirée sauf au dernier bureau de scrutin.À peine 13 p.c.des électeurs ont exercé hier leur droit de vote, dans l'île de Montréal.Ce pourcentage n'est que de 12 p.c.à la CECM.Ce qui représente une chute de 10 p.c.sur les élections de 1977.page A 3 Oui, il est possible de sauver vos plantes du gel page A 13 Chapais: encore $170,000 dans le fonds de secours page A 10 SOMMAIRE Annonces classées: D 6 à D 13 Arts et spectacles \u2014Informations: C 1 2 à C 14 \u2014Horaires: C 15 Bandes dessinées: A 14 Carrières et professions: C 1 1 Décès, naissances, etc.: D 14 Économie: C 1 à C 9 Étes-vous observateur?: D 9 FEUILLETON: Holocauste: D 7 Horoscope: A 1 4 L'auto: B 7 à B 11 Le monde: B 13, B 14 Météo: A 2 Mot mystère: A 14 Mots croisés: A 14 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: C 15 Radio et télévision: C 15 Sports: B1 a B 6, B 1 1, B 1 2 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 5 t VOUS M'AU fi PM À ifiiQêeë.Tombez ! i » < LES ORGANISATEURS REAGISSENT Les Montréalais auront-ils juin plutôt ce sec» Boire dru et sec à l'occasion de la fête nationale ou de fêtes populaires est une tradition bien québécoise.que la ville de ANDRÉ CHENIER_ Montréal semble avoir oubliée lorsqu'elle a promulgué récemment le règlement 5465.Mais la Corporation de la fête du 24 juin, région de Montréal, compte bien qu'à sa prochaine assemblée, le 16 juin, le comité exécutif s'inspirera de l'article «c» de la section 2aa du règlement pour autoriser, par ordonnance, la consommation de boissons alcooliques en divers secteurs du domaine public, à l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste.L'article «c» stipule en effet que la consommation de boissons alcooliques dans un lieu public peut être permise «dans les circonstances ou à l'occasion d'événements, de fêtes ou de manifestations, et suivant les conditions que le comité exécutif détermine par ordonnance».La Corporation ne voudrait pas voir les Montréalais privés de lever le coude en leur propre milieu, délaisser leurs activités propres, pour la fête nationale, et s'exiler en d'autres municipa- lités de l'île de Montréal ou de l'île Jésus qui n'ont promulgué aucun règlement restrictif! D'autant que le directeur de la police, M.Henri-Paul Vignola, a promis sa collaboration pour faire respecter l'ordre et que le ministère de l'Environnement s'est engagé à fournir des sacs-poubelles à l'appui du slogan Voir MONTRÉALAIS, page A 5 Consultez-nous POUR LA VENTE OU L'ACHAT de votre propriété v M i A 2 PARIZEAU RÉPOND: La Caisse de dépôt est tout à fait autonome QUEBEC \u2014 Répondant aux questions de l'opposition qui lui demandait de dissiper le mystère qui, selon elle, entache depuis quelque temps la crédibilité de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le ministre Jacques Parizeau a affirmé hier que cet organisme a plus d'autonomie que la Banque du Canada et la très grande majorité des sociétés du pays.GILLES GAUTHIER 6a notre bureau de Québec Interrogé par le député libéral Reed Scowen et l'unioniste Bertrand Goulet, lors de l'étude de ses crédits, le ministre des Finances a expliqué que non seulement le président de la Caisse ne pouvait, tout comme celui de la Banque centrale, être démis qu'à la suite d'un vote de l'Assemblée nationale ou des Communes, mais qu'en plus le gouvernement du Québec n'a pas, contrairement au gouvernement d'Ottawa, à l'égard de l'institution, de pouvoir de directive auquel elle doit se soumettre.Il a également dit que le fait que le président de la Caisse soit nommé pour 10 ans, et qu'il ne puisse être renvoyé sans que ce geste ne donne lieu à un débat public, et que son salaire ne puisse être réduit en cours de route, permettait d'éviter qu'il soit une marionnette aux mains du gouvernement.À l'opposition qui lui posait des questions sur les démissions d'Eric Kierans et de l'ex-prési-dent Marcel Cazavan, sur la nomination du successeur de ce dernier, Jean Campeau, les achats d'obligations du gouvernement par la Caisse et les taux d'intérêt qu'il lui paye, et qui insinuait qu'il y avait indication d'une volonté de main-mise de l'Etat sur l'organisme, M.Parizeau a répliqué que la Caisse a les moyens juridiques de s'opposer au gouvernement et peut «l'envoyer paître».Il a poursuivi en disant que les seuls pouvoirs qu'il avait à son endroit étaient de lui demander des renseignements sur ses opérations et de remplacer le président lorsqu'il quitte ou a terminé son mandat, ainsi que les membres du conseil d'administration.À ceux qui lui reprochent d'avoir nommé des amis du PQ à ce conseil, il rappelle les nominations de Claude Castonguay et de Claude Forget il y a quelques années, et que c'est son gouvernement qui a nommé Eric Kierans.Quant à la nomination de M.Campeau, M.Parizeau a affirmé qu'il n'avait jamais rencontré une personne qui avait une connaissance aussi remarquable des marchés financiers, et qu'il n'avait pas à s'excuser de ses convictions à ce sujet.Au sujet de la pension de M.Cazavan, dont il a beaucoup été question depuis quelque temps, le ministre a dit qu'il pourrait demander, «pour éviter des débats aussi inélégants que ceux des 10 derniers jours», que la Caisse ait, comme la Banque du Canada, une politique de retraite pour ses dirigeants qui soit différente que celle de la fonction publique, ajoutant que cette solution ne sera pas moins coûteuse.1NÎX3RMATÏONS JMnQMALES.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 10 JUIN 1980 RRQ: hausse des contributions d'ici à trois ans QUEBEC \u2014 Selon le ministre des Finances Jacques Parizeau, c'est dans moins de trois ans qu'il faudra augmenter les contributions au Régime des rentes du Québec, et ce simplement pour faire face aux obligations du régime actuel.Si on veut l'améliorer, la hausse devra venir encore plus tôt.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec M.Parizeau, qui répondait aux questions du député unioniste de Bellechasse Bertrand Goulet, lors de l'étude des crédits de son ministère, a déclaré que, plus tôt que plus tard, il faudra se conduire en personnes raisonnables et augmenter les contributions, à défaut de quoi la Caisse de dépôt et placement, qui administre le régime au Québec, devra vendre les titres qu'elle possède pour être en mesure de verser les rentes prévues, «ce qui serait une solution ridicule».Le ministre a déploré le fait que les gouvernements du Canada ait cessé de considérer ce problème et sa solution, qui sont connus depuis longtemps comme urgents.Il a rappelé qu'au moment de l'instauration du régime, un peu avant 1965, le gouvernement fédéral voulait un régime dans lequel il n'y aurait pas d'accumulation de capital (soit un système de «pay as you go»), alors que le Québec souhaitait qu'il soit entièrement capitalisé, ce qui aurait signifié qu'il n'aurait pas été nécessaire d'augmenter en cours de route le pourcentage de contributions qui aurait été calculé au départ.Selon M.Parizeau, la situation actuelle est le résultat d'un compromis mi-chair, mi-poisson à la canadienne.Il a rappelé que les fonds administrés devraient chuter assez rapidement au cours des années 90, à moins d'une prochaine augmentation des contributions.Les améliorations qui pourraient par ailleurs obliger à les accroître encore plus rapidement que les trois ans prévus sont celles qui avaient été suggérées par le rapport Cofirentes.LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI DEMAIN Minimum: 3\tMaximum: 13\t\t Nuageux, quelques averses\t\t\tPeu de changement au Québec\t\t\t RÉGIONS m».\tMax.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Abttibi\t7\tQuelques averses\tPeu de changement Outaoooit\t13\tNuageux, averses\tPeu de changement Laurentidei\t10\tQuelques averses\tPeu de changement Canton» de l'Est\t10\tQuelques averses\tPeu de changement Mauricie\t10\tQuelques averses\tPeu de changement Québec\t10\tQuelques averses\tPeu de changement Lac-Saint-Jean\t10\tQuelques averses\tPeu de changement Rimouftki\t8\tQuelques averses\tPeu de changement Gatpésie\t8\tQuelques averses\tPeu de changement Baie~\u20acomeau\t8\tQuelques averses\tPeu de changement SepMItt\t8\tQuelques averses\tPeu de changement an Canada Colombie-Britannique Alberta Asbestos: Québec tente de faire lever l'injonction (PC) \u2014 Encouragé par la décision, rendue le 26 mai, du juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure, confirmant le pouvoir d'expropriation du Québec en ce qui touche ses ressources naturelles, le ministre de la Justice Marc-André Bédard a déposé hier en Cour d'appel une requête visant à faire suspendre l'injonction empêchant le gouvernement d'exproprier les gisements de la compagnie extractrice d'amiante Asbestos Corp.Cette injonction avait été accordée à Asbestos le 13 décembre dernier par la Cour d'appel.M.Bédard plaide que le principal argument retenu par la Cour d'appel pour émettre l'injonction était l'invalidité de la loi 121 d'expropriation, parce qu'elle n'avait été adoptée qu'en français.Le procureur général fait remarquer que ce «vice constitutionnel» a été rectifié par la loi 82, reconnue valide par le juge Deschênes comme processus de correction.Le magistrat avait également statué que les pouvoirs provinciaux, quant aux ressources naturelles, ont préséance sur les pouvoirs fédéraux de réglementation du commerce extérieur, un autre argument invoqué en vain par Asbestos Corp.¦ ¦ Le ministre Yves Bérubé: «un droit qui n'est pas clair.» Le ministre ajoute que «le droit sur lequel se fonde la société Asbestos au soutien de l'injonction n'est pas clair» et en conséquence insuffisant pour «renverser la présomption de validité des lois 70 et 121, constituant la Société nationale de l'amiante (SNA) et expropriant les biens de la société Asbestos».La compagnie en ayant appelé du jugement Deschênes, l'injonction se trouvait maintenue car elle avait été émise jusqu'à ce que soit rendu le «jugement final».La Cour d'appel ne devrait pas entendre la cause sur le fond avant l'automne et rendre jugement avant l'hiver.Selon un avocat du gouvernement, l'audience pour la requête en suspension de M.Bédard devrait avoir lieu jeudi.Québec cherche à prendre possession dès l'été de la filiale de General Dynamics.Ce combat judiciaire, qui dure depuis trois ans, a été marqué en avril par la sortie émotive du ministre de l'Energie et des Ressources Yves Bérubé qui, sous le couvert de l'immunité à l'Assemblée nationale, avait qualifié de «disgracieuse» l'injonction accordée par la Cour d'appel et d'obstacle posé à la volonté des Québécois.Tollé Les paroles de M.Bérubé ont soulevé un tollé venant du Parti libéral du Québec, du Barreau du Québec et du juge en chef sortant de la Cour d'appel, M.Edouard Rinfret.La semaine dernière, le ministre a qualifié la demande de ré- tractation du juge Rinfret de «geste clairement politique».Les autres membres du cabinet Lé-vesque ont évité de se prononcer sur le choix de paroles de leur collègue Bérubé dans cette affaire.De son côté, le président de la SNA, M.Daniel Perlstein, a affirmé hier: «Je ne suis pas obligé de prendre possession des actifs d'une manière abrupte sans m'être assis d'abord avec les gens d'Asbestos.» L'expropriation, a-t-il ajouté, aura lieu «de la manière la plus harmonieuse possible».Mais le gouvernement n'est pas lié par l'opinion du président de la société d'Etat.Les avocats du gouvernement devraient aussi plaider jeudi que l'achat récent de Bell Asbestos, une mine voisine des gisements d'Asbestos Corp., à Thetford-Mines, donne à la SNA l'expertise voulue pour bien gérer les biens de la compagnie convoitée.Bell Asbestos a été vendue à l'amiable à la SNA, le 19 mai, par des intérêts britanniques.Depuis ce temps, ses 30 dirigeants ei ingénieurs sont demeurés à son service, a précisé M.Perlstein.La SNA pourra donc rendre intacts ses biens à l'Asbestos si elle devait avoir raison sur le fond cet hiver, après une éventuelle suspension de l'injonction.Rien ne va plus entre Québec et Ottawa sur le plan culturel QUEBEC (PC) \u2014 Les relations entre le ministère des Affaires culturelles du Québec et le gouvernement fédéral se sont dégradées au point qu'il n'y a à peu près plus de collaboration entre le ministère et son équivalent fédéral, le Secrétaire d'Etat.Il n'y a plus de collaboration du tout.En tout cas, je la cherche, a dit le ministre Denis Vau-geois au cours de l'étude en commission parlementaire des crédits du ministère des Affaires culturelles.«Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi.Les sommes d'argent sont, apparemment, de plus en plus considérables et on ne sait pas où elles vont.La consultation est réduite au minimum et ce n'est pas que nous ne la cherchions pas.» Par ailleurs, il a lancé l'avertissement qu'il se préparait à Ottawa une «manoeuvre assez bizarre».D'abord, des sommes d'argent devant être consacrées au domaine culturel, et qui étaient autrefois confiées au Conseil des Arts, sont maintenant envoyées au Secrétariat d'Etat.«Alors qu'au Conseil des Arts, nous avons une vague idée des critères et des normes, au Secrétariat d'Etat, on n'en a plus.» Alors que le ministère des Affaires culturelles du Québec a fait de grands efforts de normalisation, en précisant ses critères et ses normes et en administrant plus rigoureusement ses budgets de transfert, cette normalisation ne s'est pas faite à Ottawa, a dit le ministre.D'autre part, ce qui est encore plus inquiétant, selon M.Vau-geois, des secteurs du Secrétariat d'Etat sont sur le point d'être confiés au ministère fédéral des Communications.«Quand c'est Radio-Canada, cela ne m'étonne pas trop.Mais quand ce sont les archives publiques et certaines institutions qui, d'après le Livre beige, devraient rester responsabilité du Conseil fédéral.Je n'y comprends plus rien.«Je commence à me demander v>.-:.1 Le ministre Denis Vaugeois: «une manoeuvre bizarre.» ce qui se passe là-bas.Mais je sais une chose, en tout cas: concrètement, je n'ai jamais eu tant de mal à bien gérer nos programmes, parce qu'il arrive de l'argent à partir denormes qui n'ont jamais été établies.«Cet argent, on ne sait même pas d'ailleurs où il va.C'est d'ailleurs la première fois que cela nous arrive, parce que, en général, on réussit à savoir combien nos troupes de danse reçoivent d'argent, combien nos troupes de théâtre reçoivent d'argent.Et nos programmes cherchent à être complémentaires.» «Avec le Conseil des Arts, on avait appris à travailler.Peut-être qu'on s'ajustait toujours avec un an de retard, mais on s'ajustait.Là, on ne sait plus.On me fait le reproche de ne pas aller aussi vite qu'on le voudrait dans l'application du Livre blanc sur le développement culturel.Je comprends.À certains niveaux, on n'est pas capable, malgré tous nos efforts, de connaître les règles du jeu.» Le ministre a donné comme exemple l'Opéra de Montréal, dont il a fait établir un budget après étude des coûts de production, par représentation, d'après un taux d'occupation raisonna- ble avant d'établir sa subvention.Le ministère a fixé sa contribution à $640,000 «en espérant une contribution d'environ $250,000, étant donné ce que le gouvernement fédéral fait déjà en semblables situations pour d'autres opéras du Canada.» «Aujourd'hui, je n'ai toujours pas l'assurance que le gouvernement fédéral fera l'équivalent de ce qu'il fait ailleurs au Canada.» Le fédéral a avancé un montant de $160,000 environ en disant qu'il devrait y en avoir plus qui vient de l'entreprise privée.Or, le ministère avait déjà posé ces conditions, a souligné M.Vaugeois.Autre 'exemple.Il est possible, a dit le ministre, que des éditeurs qui avaient récemment demandé au Québec une aide de $28,000 pour éditer trois titres, «aient reçu entre-temps $100,000 et $200,000 comme subvention globale, inconditionnelle, surprise de la part du Secrétariat d'Etat».M.Vaugeois a ajouté: «On m'a même raconté r certains éditeurs à Monti étaient allés chercher $250,0U> en subventions spéciales.C'est ce qui circule dans le milieu.Je n'ai pas pu vérifier, et j'aime autant ne pas aller trop loin, parce que ça sent vraiment mauvais.«Ce n'est pas n'importe quel éditeur qui a eu ce montant, c'est un éditeur qui aurait rendu des services récents à l'occasion d'événements récents.Si on en.est rendu là, c'est découra-géant.» La Quotidienne Tirage d'hier 7-7-2 TUILE DE TOIT IMBRIQUÉE prote V m SINGER?Mme Lucie Forget Verdun 7 Dans ma famille, on a toujours eu des machines à coudre Singer.J'ai même appris sur l'ancien modèle à pédale.La nouvelle Singer est tellement fiable et tellement avancée que je n'aurais jamais songé à changer de marque.Ma Stylist* à point extensible est extraordinaire à tous points de vue, mais ce que j'apprécie en particulier, c'est la facilité avec laquelle je peux maintenant faire les boutonnières.Et puis, j'ai trouvé un meuble Singer tellement attrayant que je peux garder ma machine à coudre dans le salon.Elle ajoute même au décor.Ma Stylist de Singer, c'est un amour de machine à coudre.SING CENTRES DE COUTURE ET CONCESSIONNAIRES AUTORISES PARTICIPANTS \"Marque déposée de La Compagnie Singer du Canada Ltée TLe prix peut varier Pour un temps limité! 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négriers.Quand on s'est battu victorieusement pour une terre, en 1804, pour «y vivre libre ou mourir», cela ne vous prédispose pas forcément à vouloir, un siècle et demi plus tard, faire à tout prix, au péril de votre vie, du surf dans le Canal du Vent.Alors.Envie irraisonnée de tourisme organisé, par une pulsion subite et collective?L'efficacité américaine est largement reconnue.Mais, dans ce cas, ce ne serait pas faire injure au syndicat d'initiative touristique de la Floride que de lui refuser tout mérite à ce phénomène migratoire.D'ailleurs, les rentiers de Miami Beach n'apprécieraient pas du tout.La Floride n'aime pas voir maculer ses plages.Question de goût et d'esthétique.Le Dixieland a ses raisons.Alors.Volonté déterminée d'aller voir ailleurs si les droits de l'Homme sont respectés?Hypothèse nettement tendancieuse.Donc, à rejeter d'un revers de main.Cela supposerait qu'en Haïti la démocratie aurait tendance à se flétrir.Ce qui est faux.C'est un fait connu et proclamé quotidiennement par le gouvernement haïtien.Sinon, pourquoi le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, Israël.dépenseraient des millions de dollars dans ce pays pour lui apporter aide, protection et collaboration?Pardon?Bokassa, vous vous trompez, c'était l'Afrique.Ici, c'est Haïti.Alors.Fuite éperdue devant la virulence de la crise économique, la famine qui règne?«Mon père a fait la révolution politique.Moi, je ferais la révolution économique», déclarait le président-à-vie en 1971.Certes, il n'a pas précisé.Mais quand on dépense près de six millions de dollars pour ses noces, cela laisse croire que la cochonnaille se porte bien et qu'on peut trancher allègrement dans le lard.Le caviar et le champagne, c'est bien connu, favorisent la digestion.Les mots magiques jaillissent Alors.Pour les autorités du Service d'immigration et de naturalisation, la question est tranchée.«Ce sont des réfugiés économiques, affirme le directeur de TINS à Miami.Il peut y avoir quelques bavures, mais le gouvernement haïtien nous a affirmé qu'il ne prendrait aucune mesure de représailles.» D'ailleurs, précise un autre officiel de l'Immigration américaine, la plupart des réfugiés nous disent qu'ils sont partis pour avoir du travail aux Etats-Unis.Mais dès qu'ils sont en contact avec les avocats, les mots magiques «asile politique» jaillissent.Alors.Pour une multitude d'organismes, notamment le Conseil national des Eglises et Aînnistie Internationale, et les avocats des réfugiés, la question est là aussi parfaitement tranchée.«Ces gens quittent ce pays parce qu'ils sont victimes de persécutions politiques.Leur situation économique est en rapport avec la situation politique du pays.Pourquoi des paysans quitteraient leurs terres s'ils n'étaient pas forcés de le faire?» Pour Vera Weisz, jeune avocate du Centre des réfugiés, cela dépasse l'er*endement: «Nous avons des centaines de témoignages qui prouvent le bien-fondé des persécutions politiques.» Mais, confirme Ira Kurzban qui A Miami, la désillusion reste la même en face des réalités de la vie quotidienne.dirige la batterie légale des défenseurs des réfugiés haïtiens, «le département haïtien de TINS n'est pas conçu pour aider les Haïtiens, mais pour les expulser».Alors.au fil des années, le petit village d'Anse-Rouge s'est vidé lentement et s'est presque reconstitué dans la «Little Haïti» de Miami.«Oui, je suis partie avec mes parents parce qu'on avait faim et que ce n'était plus possible.Quand il y a eu la fami- ne, les macoutes venaient nous revendre les provisions envoyées par les organismes internationaux.On n'avait pas d'argent, alors on leur donnait le peu qu'on avait.Ils voulaient surtout les terres.Après, il nous restait qu'à partir.» Elle a vingt-cinq ans, arrive encore à sourire.Pour l'instant, elle apprend à écrire à ceux de son village.En fait, sur ce point, rien n'a changé: elle était institutrice là-bas.Alors.il y a quelques années, sur la côte nord-ouest d'Haïti, il Quelques habitants d'Anse-Rouge, chassés par les macoutes et la famine.L'univers des macoutes «.Oui, comme beaucoup d'autres, j'ai été macoute.J'ai appartenu à ce corps de 1961 au 7 juin 1979 date à laquelle j'ai quitté Haïti.J'ai, comme les autres macoutes, obéi aux ordres formels du gouvernement: tous ceux qui sont déportés des Etats-Unis après avoir quitté Haïti sans autorisation doivent être arrêtés et emprisonnés.La raison est simple: si vous quittez le pays sans autorisation c'est que vous êtes l'ennemi du gouvernement et donc vous n'avez pas dit du bien du gouvernement à l'étranger.«Que vous soyez déportés des Etats-Unis, des Bahamas ou d'ailleurs, les ordres sont les mêmes: arrestation et emprisonnement.Ceux qui sont déportés des Etats-Unis ont un traitement spécial: ils sont transportés par camions d'abord au sous-sol du Palais National puis transférés ensuite ou à Fort-Dimanche ou aux Casernes Dessalines ou encore au Pénitencier national.Les autres sont emprisonnés dans les prisons de province surtout aux Gohaives, au Môle St-Nico-las et à Port-de-Paix.«La plupart de ces gens meurent en prison car la durée du séjour varie (semaines, mois ou années.) si ces prisonniers survivent.Ceux qui ont de la chance d'avoir un peu d'argent déboursent et peuvent s'en tirer.Les autres se font simplement tuer.A la moindre suspicion sur un individu, on l'envoie à Port-aux-Prince et là le séjour est indéfini.» y avait un petit village qui s'appelait Anse-Rouge.DEMAIN: Entre ciel et mer.Battu deux fois par jour «.J'ai été arrêté à mon retour en Haïti en 1977 et jeté en prison aux Casernes Dessalines et à Fort-Dimanche où j'ai été battu presque à mort.J'ai eu la vie sauve en achetant un soldat.Je m'en souviens comme d'hier.«C'était un lundi, à la mi-février.J'avais quitté les Bahamas pour me rendre en Haïti au chevet de ma mère qui était hospitalisée.A l'aéroport, les officiels de la sécurité m'ont confisqué mon passeport, mon argent et mes bagages.J'ai été conduit aux Casernes Dessalines.On m'a déclaré que j'étais à «l'étranger parce que faisant de l'opposition au gouvernement.Votre père était un partisan de Déjoie (candidat à la présidence en 1957) et comme étudiant (j'avais à l'époque dix ans) vous avez comploté contre le gouvernement».«Ils m'ont battu aux Casernes Dessalines et je fus de nouveau sévèrement frappé à Fort-Dimanche où ils m'ont transféré le même jour aux environs de 6h p.m.De mardi à samedi, j'ai été battu régulièrement deux fois par jour, matin et soir, chaque jour par un garde différent.Je perdais régulièrement conscience et finalement je ne pouvais plus bouger.Pas une fois, pendant ces six jours, on m'a donné à manger et à boire.Je calmais ma soif avec mon urine.Ma cellule mesurait 0,972m, par 1,134m 3' x 3,5').C'était impossible de s'allonger.«Le soldat qui me battait ouvrait la porte et commençait à me frapper avec un bâton et des coups de pied.Le sang me coulait sur la figure.J'ai perdu six dents.«Le jeudi matin, j'ai entendu un garde dire: «Ceux-là viennent de Miami.Un arrive des Bahamas.Il sont contre Duvalier.Nous devons les tuer».Nuit et jour on entendait les hurlements des prisonniers.«Le samedi matin, au lieu de me battre, le soldat m'a demandé si j'avais de l'argent.«Si vous en avez, c'est votre dernière chance.Ce matin, on doit vous tuer».J'avais 50 dollars cousus dans mon pantalon.Je les lui ai donnés.Il est retourné à minuit, m'a conduit à l'aéroport, et comme je l'ai appris plus tard, a remis mon passeport au pilote de l'avion qui m'a ennemé aux Bahamas.«Je suis resté 4 mois à l'hôpital de Nassau.J'ai été opéré à la tête.» De la constitution, de l'ennui et de l'humour C'est pas parce qu'on rit pas que c'est sérieux.Ainsi pourrait-on paraphraser la devise du magazine «Croc» («C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle»), en songeant à tous ces messieurs qui dégagent à la longue un ennui mortel à force de discuter, sans jamais se lasser, et pour ainsi dire à perpétuité, du Renouvellement de la constitution, de l'Avenir collectif et du Destin national.En faisant le ménage l'autre jour dans mes tiroirs encombrés de paperasse référendaire, j'ai trouvé un petit cahier rouge, un journal d'école, et une coupure de presse.Le genre de choses que je range soigneusement dans des classeurs, que je conserve avec l'idée d'en parler \u2014 et que j'oublie après, n'ayant jamais réussi à mettre au point un système cohérent de classement! (C'est pourquoi d'ailleurs les archivistes et les bibliothé-ciares sont des gens qui m'impressionnent grandement: quelle science, quel raffinement dans l'art de ne pas se perdre dans ses papiers! ) Bon.Le cahier rouge: c'est un encart publicitaire, plus précisément une parodie de l'encart publicitaire qu'avait publié durant la campagne référendaire la compagnie Seagram dans des magazines pour faire l'éloge du Grand Canada fédéral.C'est aussi une parodie de la publicité gouvernementale, celle d'Ottawa ou d'ailleurs, avec son côté pompeux, pompier, avec ses clichés.Une réalisation très drôle, qu'on pouvait trouver dans le numéro d'avril de «Croc».Il y a, entre autres, la carte des dix provinces rattachées ensemble avec du scotch tape, des lacets, des épingles à couche: «Cette photo prise à bord du satellite Alouette, dit la légende, démontre bien les liens qui unissent ce grand pays, etc, etc.» Plus loin, un titre: «Au pays de la Sagoui-ne: A morue usquions ad morue», une page d'annonce touristique dans le genre «Visitons le Canada» avec la mention: «Le Canada y'a rien là mais vous n'avez pas les moyens d'aller ailleurs», etc.Mais il faut voir ça soi-même, pour en rire à bon.escient: un magazine du genre ne se raconte pas.Souhaitons que «Croc» applique un jour le même traitement aux slogans compassés dont on nous abreuve un peu trop lourdement depuis quelques années sur le thème de la «québécitude».Un dénommé Chow-Mein Au fait, connaissez-vous «Croc»?C'est à ma connaissance le seul magazine québécois de standard professionnel à vocation humoristique.Il est animé entre autres par le dessinateur Jacques Hurtubise, les journalistes Roch Côté, Serge Lange-vin, des paroliers de superbe talent (comme Michel Rivard et Pierre Huet), Serge Grisé et Claude Meunier de «Paul et Paul», sans oublier Eva Partout, des collaborateurs à l'étranger (ainsi un dénommé Chicken Chow-Mein à Pékin), des collaborateurs itinérants (le shah d'Iran, Amine Dada.) et, comme eminence grise, la Main de Dieu Elle-même.C'est un mensuel, qui tire à 35,000 exemplaires environ, et qui ressemble un peu, disons, à Hara-Kiri mais avec de l'humour très québécois, spécifique, inimitable, avec ce qu'il faut de gauloiseries, d'imperturbable satire, d'«inside jokes» (mais accessibles, ce n'est pas une revue pour initiés), et toutes sortes de méchancetés bêtes et drôles.Il y a des gens qui critiquent «Croc» parce que, parait-il, on n'y publie pas les bandes dessinées qu'il faudrait mais moi ce sont les textes, les «croeniques» et les caricatures que j'aime, la «bédé» comme on dit ça ne m'intéresse pas.J'en suis restée à Snoopy.(Quand j'ai dit ça à mon camarade Pierre Foglia, il est presque mort de rire: «Ne va jamais écrire une chose pareille dans le journal, m'a-t-il dit, tu vas faire une folle de toi! » Alors, je me suis prudemment abstenue d'ajouter qu'en fait, la bande dessinée, pour moi, c'est.Tintin et Astérix!) Malgré ce réjouissant irrespect qu'ils manifestent envers nos institutions, les gens de «Croc» sont des professionnels du dessin, de l'information, de l'écriture.(C'est d'ailleurs pourquoi leur produit est souvent drôle: l'humour ne s'improvise pas autant qu'on pense, ce doit être très travaillé pour être bon).J'ai trouvé de l'humour aussi, moins travaillé bien sûr mais gentil, rafraîchissant, dans un petit journal fait par les élèves d'une polyvalente du Lac-Saint-Jean et qui malgré le titre «Tsé veux dire» est très bien écrit.Ce sont des jeunes du secondaire III, IV ou V.Gisèle Dallaire: «Heureux étudiant qui comme une rivière suit son cours dans son lit».Toujours la paperasse dans mes tiroirs, les vieux communiqués de presse du camp du oui, du camp du non, le livre beige, le livre blanc, le livre rouge d'une organisation «En Lutte», et puis toujours froissée, une coupure de journal, une lettre ouverte que j'avais découpée et oubliée là, dans le fond d'un classeur.De quelques désillusions C'est un texte d'un étudiant en histoire à Laval, André Nadeau, qui réfléchit sur le rôle des jeunes dans notre société qu'il appelle «la société tranquille» où un peu tout le monde, dit-il, et même ceux qui parlent à gauche est à droite.Son avant-dernier paragraphe est sans doute bien représentatif d'une mentalité courante chez les jeunes: «Moi (.) j'ai débarqué.Je n'ai plus envie de me gargariser demots, qu'ils soient à saveur marxiste ou nationaliste.J'ai envie de lire, de connaître pour agii certes, mais avant tout sur moi, sur les gens qui m'entourent.Je n'ai pas envie de changer le monde parce que toutes les théoîies visant à le faire ont fait plu^de morts que toutes les bombes nucléraires réunies.J'ai enne de bien m'alimenter, de faire du sport, de vivre des expériences avec mes proches, de réaliser une certaine égalité entre hon-mes et femmes, une harmonie dans le couple.Pour moi la démocratie part avant tout de li: la prise en main de chacun par chacun.» Il a trouvé, pour la fin, de joli> mots: «Autrement dit, au liei des grands soirs, des matins ensoleillés, et au lieu des lende mains qui chantent, des au jourd'hui qui fredonnent.» Il avait publié ça au début de la campagne référendaire.Dans la première partie de sa lettre, i) parlait de quelques désillusions politiques des 20 dernières années.Des choses que je connais bien puisque c'est là la liste des désillusions politiques de ma génération: Cuba (l'ingérence militaire en Afrique, les dissidents en prison), le Vietnam (ce qu'il est devenu après avoir été le symbole entre tous des justes causes), «les barbaries à visage humain» en URSS, en Chine.Ma génération à moi se rappelle aussi que l'Algérie fut aussi un symbole, avant que l'on n'apprenne ce qu'il y advient, par exemple, des femmes.Et puis les contestataires des années 60, qui, aux Etats-Unis, ont versé dans le mysticisme (même Bob Dylan s'est converti et est devenu un «born again Christian»! ) et, au Québec, se sont doucement laissés glisser dans «le giron» du pouvoir.Est-on dans le creux de la vague?Qu'est-ce que la droite, qu'est-ce que la gauche, en quoi faut-il croire?Une lettre comme celle d'André Nadeau est-elle pessimiste?Serait-elle réactionnaire, super-conservatrice?Mais un homme qui place parmi ses priorités personnelles l'égalité entre hommes et femmes n'est-il pas fondamentalement progressiste?Que faire contre la désillusion?Lire, sans doute, se ressourcer, aller chercher ailleurs que dans les milieux où l'on ne charrie qu'amertume et rêves brisés ou espoirs à trop long terme, de quoi se rebâtir quelque échelle de valeur.Ecouter un peu plus attentivement la parole des femmes, qui est, pour les hommes comme pour elles-mêmes, plus profondément libératrice que bien d'autres discours politiques.Et rire, de nous-mêmes surtout, nous en avons bien besoin, rire, lire «Croc».Car il ne faut pas compter sur les professeurs Dion ou Bergeron, ni sur René, Pierre, Claude et les autres, pour nous rafraîchir les idées! LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 10 JUIN 1980 INHUMONS NATIONALES.A 9 Québec entend défendre sa loto m QUEBEC (PC) \u2014 Des re-'™ cours juridiques pourraient être entrepris contre le gouvernement fédéral si ce dernier décidait de relancer des loteries, a indiqué hier le ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau.Ottawa a abandonné sa compétence au profit des provinces sur les loteries par un accord signé le 23 août 1979 entre les 11 gouvernements du Canada, sous l'administration de M.Joe Clark, mais les libéraux de M.Pierre Elliott Trudeau envisagent de renier la signature de l'entente.Le dossier des loteries était étudié à la commission parlementaire des Finances, lors de Pétude des crédits du ministère.Selon M.Parizeau, des conseillers juridiques croient qu'un tel geste de la part d'Ottawa constituerait un «bris de contrat» car l'entente d'août 1979 était une sorte de «contrat commercial».M.Parizeau a expliqué que le retrait du fédéral de ce champ de compétence a permis à Loto- Québec d'augmenter ses revenus bruts qui sont passés de $241 millions Pan passé à $319 millions cette année.On prévoit des revenus de $420 millions pour l'année financière 1980-81.L'absence de concurrence fédérale pour Loto-Québec aura également pour effet de réduire les frais de publicité et de marketing de 3,7 à 2,2 pour cent, ce qui aide à augmenter les revenus, a noté M.Parizeau.Par ailleurs, l'instauration d'un nouveau système de distribution de Loto-Quebec aura permis d'économiser plus de $25 millions cette année, a indiqué le ministre.L'ancien système prévoyait la distribution de commissions à des concessionnaires nommés pour leurs allégeances politiques, mais le gouvernement instituait en 1978 un nouveau système d'octroi des concessions.Selon M.Parizeau, les frais de distribution sont ainsi passés de 7,7 pour cent des revenus bruts en 1975-76 à 2,5 pour cent en 1980-81.Bourassa dit avoir limité les «dons» (PC) \u2014 L'ancien premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a affirmé qu'il avait, en 1975, imposé une limite de $5,000 sur tous les dons consentis au Parti libéral et ordonné à ses organisateurs de retourner aux bienfaiteurs toute contribution qui dépassait cette somme.Au cours d'une entrevue, hier, M.Bourassa a indiqué que ses organisateurs lui avaient dit qu'ils avaient retourné des dons pour une somme totale de $200,000.Il a ajouté qu'il a été le premier chef de gouvernement à limiter ainsi les contributions à la caisse électorale.M.Bourassa a révélé que c'est seulement après sa démission comme chef du Parti libéral qu'il a appris que le bureau d'in-génieurs-conseiis Kégis Trudeau et associés, qui a obtenu des contrats olympiques, avait, en 1976, donné une somme de $100,000 à son parti.Le rapport de la Commission d'enquête sur le coût des Jeux olympiques, présidée par le juge Albert Malouf, a blâmé, la semaine dernière, le gouvernement libéral d'avoir accepté des dons totalisant $778,000 de la part d'entrepreneurs olympiques, même si ces contributions n'étaient pas, à ce moment-là, interdites par la loi.Constitution: pas de garantie aux Indiens HOBBENA, Alberta (PC) \u2014 Les demandes des Indiens sont à l'ordre du jour de la conférence des premiers ministres, à Ottawa, mais elles ne seront peut-être pas entendues du tout.C'est ce qu'a annoncé hier le président de la Fraternité nationale des Indiens (FNI), M.Noël Starblanket.Le ministre de la Justice Jean Chrétien a admis que rien ne garantissait que les demandes indiennes seraient étudiées, a ajouté M.Starblanket.Si les demandes des Indiens ne sont pas entendues, a-t-il poursuivi, «nous pourrions aller aux Nations unies et embarrasser le Canada en diable M.Starblanket et l'exécutif de la FNI doivent se réunir bientôt dans une réserve proche de Rainy River, en Ontario, pour mettre au point leur stratégie constitutionnelle.Hier, six chefs indiens ont tenté de se faire recevoir par les premiers ministres fédéral et des provinces, alors en réunion à huis clos, en vue de leur remettre une pétition demandant le droit pour les Indiens de participer aux débats sur la refonte de la constitution.Ils ont été renvoyés chez eux par des agents de la GRC.w.h.perron '.¦ Vf ~ Rosiers vos '\"\"'vérisoH ^ \u2014 et roses ® Codies SUr /'s °\" °'e '\"'«'es e, 2 feticide\" ,enf 2 ,on9'\"cide$ et Gard ai.Produit oneS5fém''c'0e et Prolongé ' \"Médiat et Gard ai GARDAI es, fem .\u201e Dc°\"*e la mo,TZ * .pro,è9e P'°nfes ^emenToS'efî \" $449 te plut grand c»ntr» lardmag» ou Quet>+< Aw-h.perron 515, boul.Labelle, Chomedey, Laval (V2 mille au nord du pont de Cartierville 2e intersection à gauche) Ouvert du lundi ou tomodi, do 8h30 _ _ _ _ _ o5h 332-3610 Le MAS est le pins impartant créateur d'emplois au Québec QUEBEC \u2014 Le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, soutient que son ministère est le plus important créateur d'emploi au Québec puisqu'il embauche, avec toutes les institutions qui y sont reliées, environ 145,000 personnes, sans compter les milliers d'emplois indirects qui en dépendent.CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec C'est ce qu'il a déclaré hier lors de l'étude des crédits de son ministère en Commission parlementaire en ajoutant que la construction de centres d'accueil et de centres hospitaliers avait assuré du travail à 5,425 ouvriers de la construction de 1977 à 1980.Au chapitre de la construction des centres d'accueil et d'hébergement, M.Lazure a souligné que le gouvernement péquiste avait fait un effort spécial en ajoutant quelque 1,231 lits nouveaux chaque année alors que, de 1973 à 1975, le gouvernement libéral ne créait que 4G nouvelles places par an.Il a comparé cette oeuvre aux grandes mises en chantiers d'écoles de la révolution tranquille en rappelant que les efforts de son ministère avaient porté sur l'amélioration des conditions faites aux personnes âgées, aux enfants, aux personnes handicapées et aux malades chroniques.En ce qui touche les personnes âgées, il a fait un tour d'horizon des mesures consenties à l'endroit de ce groupe de la société, telles celles favorisant leur maintien au foyer, l'allégement de leur fardeau fiscal, la possibilité qu'elles puissent toucher leur pleine pension du régime des rentes tout en continuant de travailler après l'âge de 65 ans, la gratuité des médicaments et du transport en ambulance.M.Lazure a aussi rappelé l'allocation personnelle des personnes âgées vivant en centre d'accueil était passé de $49 par mois à $75 en 1980.Il a cependant refusé d'indiquer si ce montant serait amputé prochainement, puisque le gouvernement fédéral a décidé d'augmenter de $35 les pensions de vieillesse.Il s'est contenté de dire que la question était à l'étude à son ministère.La protection de la jeunesse Abordant la Loi de la protection de la jeunesse qui fait l'objet de nombreuses critiques depuis sa création, le ministre a annoncé que le gouvernement avait convié plusieurs intervenants à un colloque qui se déroulera les 26 et 27 juin, au cours duquel on se penchera sur les aspects qui posent des problèmes.«On verra après ce colloque s'il y a lieu d'apporter des amendements à la loi», a-t-il dit indiquant qu'on s'était buté à des difficultés d'application au dé- but à cause du manque de personnel spécialisé.Toutefois, il laisse entendre que ces problèmes se résorberont, puisque le gouvernement a créé 400 postes de travailleurs sociaux, d'éducateurs et d'autres professionnels depuis l'entrée en vigueur de la loi.Par ailleurs, au député de Beauce-Sud, M.Herman Mathieu, qui soulevait le problème des femmes seules, âgées de 55 à 65 ans, qui sont obligées de travailler parce que leur état de santé ne justifie par une rente d'invalidité et qui n'ont pas la possibilité d'obtenir une préretraite, le ministre Lazure a confié qu'un comité spécial étudiait cet aspect.Selon lui, la possibilité de prendre une préretraite existe déjà dans la fonction publique et parapublique, et il ne serait que juste que cette disposition s'applique dans l'entreprise privée.Il espère réaliser cette mesure aussitôt que son ministère disposera des crédits nécessaires.^^^^^ - 1^^.m ____ W m AT m I I TfotUUMU (±) .-W '- .i PAPIERS PEINTS PEINTURE iradc^lari Découvrex le monde^merveilleux de la photographie Appareil-photo Yathica MF-2.pour des photos toujours réussies à l'intérieur comme à l'extérieur.Un appareil 35mm, compact, muni d'un flash électronique auto-éjecteur.Facile à utiliser, il est le compagnon de voyage idéal! 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victimes qui ont fait une demande d'aide financière.L'administration du fonds, qui a été confiée à quatre personnes, dont un gérant de caisse po- pulaire, un notaire et un avocat, n'a soulevé aucune critique défavorable.Bien au contraire, la population de Chapais s'est montrée très satisfaite de la distribution des sommes d'argent recueillies.Certaines personnes ont poussé la générosité jusqu'à retourner l'argent qui leur avait été remis par le comité, ceci afin de soutenir les plus démunis.Dans cette petite ville minière, la solidarité a toujours été la grande force de la population.Au cours d'une entrevue téléphonique hier, l'avocat Yves Isabelle, qui est membre du comité d'administration du fonds, a confirmé qu'un bilan financier sera produit vers la fin de l'été.Il est peu probable qu'il reste des réserves dans le fonds.D'ici à deux ou trois semaines, le comité commencera à émettre des chèques aux orphelins ou à leurs tuteurs.L'âge des enfants sera le critère prodominant pour la distribution de l'argent.Si on se fie à Mme Ginette Bour-gault, l'une des responsables du fonds, la majorité des orphelins vivent à Chapais.Ils ont tous trouvé des oncles et des tantes pour les héberger.La situation financière présente, dans certains cas, des difficultés importantes pour le père ou la mère qui doit élever seul ses enfants après la mort du conjoint dans l'incendie.Les sinistrés de Chapais ont reçu des dons venant de toutes les provinces du Canada.Mme Bourgault a adressé 6,000 lettres de remcerciement, dont l'une a été envoyée à Hong Kong où un notable de l'endroit a fait parvenir un chèque de $1,000 au fonds de secours.Depuis deux semaines, les sinistrés ont commencé à recevoir l'indemnité versée aux victimes d'actes criminels.Les autres sources de revenus sont les assurances personnelles pour certains et l'indemnité de salaire de la compagnie Falcon-bridge et de d'autres compagnies locales.Comme on le sait, des poursuites qui totalisent plus de $2 millions ont été inscrites en Cour supérieure, au nom des familles des victimes de l'hécatombe du 1er Région rurale du Mexique dévastée MEXICALI (AP, UPI) \u2014 Un violent tremblement de terre a dévasté une région rurale du nord-ouest du Mexique, tuant deux personnes, en blessant 100 autres et détruisant une centaine d'habitations.Le tremblement de terre, qui s'est produit dimanche soir, mesurait G.2 à l'échelle de Richter.Il a été ressenti jusqu'en Ca- lifornie et en Arizona.Un enfant d'un an est mort lorsque le toit de la maison familiale s'est écrasé, tandis qu'un homme perdait la vie quand un pont s'est effron-dré sur une voiture.La centaine de blessés a été soignée dans les hôpitaux et cliniques de la vallée de Mexicali.Nombreux étaient ceux qui souffraient de jambes ou de bras cassés ou de blessures à la tête.Les maisons de la région se sont effondrées facilement, la plupart étant faites de boue et de briques.La vallée de Mexicali produit du coton et des légumes.La secousse a réveillé le volcan Cerro Prieto qu'on croyait éteint.L'épicentre du séisme était situé à 80 kilomètres au sud de Mexicali.Dans l'Etat mexicain de Sonora, ainsi qu'en Arizona et en Californie, on signale de légers dégâts.Il s'agissait du cinquième tremblement de terre de plus de 6 à l'échelle de Richter depuis octobre.Habituellement, la région n'est frappée par un séisme d'une telle importance qu'une fois tous les cinq ans.Belmoral: encore la glaise VAL-D'OR (PC) \u2014 Avant d'être en mesure de décompresser la poche d'air située dans la galerie principale de la mine Belmoral, où les secouristes croient toujours retrouver cinq des huit mineurs emmurés par un effondrement le 20 mai dernier, il a encore fallu, hier, se frayer un chemin en retirant des quantités importantes de glaise.Un porte-parole de la Sûreté du Québec, M.Claude Doiré, a indiqué que cette glaise, qui s'est engouffrée dans la mine, doit être retirée jusqu'au niveau de 120 mètres afin de s'assurer que l'eau n'envahira pas la poche d'air.Un microphone descendu dans un trou, au cours de la fin de semaine, n'a pas permis de détec- ter un seul signe de vie dans une rallonge d'un puits d'aération à 150 mètres sous terre.Une fois que la décompression sera complétée, les secouristes vont percer une nouvelle ouverture de 65 centimètres pour permettre l'utilisation d'une caméra de télévision.Il y a peu d'espoir de retrouver vivants les cinq mineurs, même si les responsables de l'opération de secours refusent toujours de les considérer comme morts.Les trois autres mineurs ont déjà été déclarés morts, même si on n'a pas encore trouvé les corps.«Nous croyons maintenant qu'ils ont été entraînés dans le fond de la mine par le flot de boue», a conclu M.Doiré.Vous servir, les Pros Datsun ne pensent qu'à ça! Les Pros Datsun.une équipe de 13 concessionnaires qui ne pensent .qu'à ça: vous offrir partout dans la région de Montréal les mêmes services experts et complets: ¦ service de vente de Datsun neuves et usagées ¦ service après-vente ¦ service d'entretien service/conseil \t\t \t\t DATSUN\t\t \t\t ¦y Automobiles Aieiander Inc 4100 crtemm Gascon St-iouis-de-Terrebonne 477-U44 Automobiles Real Croteau 635 ooul Cure-Poioer est Longueu.l 677-8979 Bellemare Oatsun 11976; Ltee 10395 avenue Paptneau Montreal 3622780 Broadway Automobile Ltee 7550 rueBroaa*ay uiSa.ie 366 8931 Brucy Auto Inc 900 ooul Har*oori Vaudreuii 455-1434 Bruneau Automobiles Inc 3923 bout Samson Chomedey 681-6438 Oatsun at Fairview 345 Ooul 6runs*'Ch Pointe-Claire 697-9141 Garage Cumou'-n umitee 8115 ooul Levesque St-François 665 7450 Model Auto Saies Inc 7040 SO'jl St-Laurent Montreal 272-5761 Normand Beaudoin Automobile inc 12230 'ue Snerbroooe est Pointe-âuiTremoies 645-»5-»6 Roger Baudm Automobiles inc 105M TjeBeiie*oiS Montreai-Nord 321 8600 SnytJer Datsun Ltd 2225 rue Notre-Dame tacnin* 63*-72i* Les pros de l'auto janvier où 48 personnes ont perdu la vie.Ces poursuites ont été intentées contre la Falconbridge de To- ronto, le club Lions international et le club Lions de Chapais ainsi que deux de ses membres et contre M.Florent Cantin qui est accusé d'avoir allumé le feu lors de la fête du jour de l'An au club Opémiska.Pour tout rensrignement.communiquez avec votre agent de voyage ou Air Canada, au 931-4-111.Et si vous désirez vous libérer de la location d'auto ou de la réservation d'hôtel, n'hésitez pas à leur en parler On y va ensemble Al R CANADA Maintenant que l'hiver est fini (espérons-le!), c'est le temps idéal de voir au système de chauffage.Appelez le spécialiste du Confort au Foyer Texaco.Sans aucun engagement de votre part, et sans frais, il vérifiera l'efficacité de celui qui a consommé tant de mazout l'hiver dernier et vous dira comment le rendre plus efficace.Au besoin, il vous référera à un technicien Texaco qui, â peu de frais, vérifiera et nettoiera toutes les nièces ¦ du système de chauffage pour s'assurer de leur bon fonctionnement, remplacera les filtres â air et à huile et, si nécessaire, le bec du brûleur.Il nettoiera aussi le ventilateur et vérifiera enfin tout ce qui peut diminuer l'efficacité de votre système et le porter, peut-être, â consommer trop de mazout.Profitez-en pour faire vérifier l'isolation de la maison.Une maison bien isolée est plus fraîche en été, plus chaude en hiver, et un système de chauffage en bon état vous permettra d'économiser du mazout, l'hiver prochain.C'est tout ce que nous voulons, dans le fond: aider nos clients à mieux utiliser l'énergie.Ces produits et services sont offerts aux clients résidant dans les régions normalement desservies par le centre du Confort au Foyer Texaco.Le numéro de téléphone du centre du Confort au Foyer Texaco près de chez vous: 279-7271 FIEZ-VOUS À TEXACO.Nous aidons nos clients à mieux utiliser l'énergie.% i LA PRESSE, M< IAL MARDI 10 JUIN 1980 A 11 Christina et Kimberly sont allées rejoindre leur grand-père, Edwin E.Robinson, à New York hier.Ce dernier a vu les fillettes de ses propres yeux pour la première fois.Grâce à la foudre, peut enfin voir ses petits-enfants FALMOUTH, Maine (UPI et AFP) \u2014 Edwin E.Robinson qui a recouvré la vue de même que l'ouïe après avoir été frappé par la foudre la semaine dernière, a vu hier pour la première fois les deux petites filles de son fils.M.Robinson, âgé de 62 ans, avait en effet perdu la vue et près queentièrementrouïe, il y a neuf ans, à la suite d'un accident et n'a donc jamais pu voir ces deux petites filles âgées de 9 ans et de 8 ans, habitant Lincondale, en Virginie.Selon le médecin de M.Robinson, ce dernier, pris dans un orage mercredi dernier est allé, avec sa canne blanche en aluminium se réfugier sous un arbre.Il a été projeté à terre par la foudre et a souffert de nombreuses contusions.C'est en se relevant qu'il a constaté qu'il pouvait voir et même entendre sans son appareil auditif qui s'était bri sé dans la chute.M.Robinson a vu ses petites filles pour la première fois au cours d'une émission télévisée au réseau ABC et intitulée «Good Morning America».Après l'émission, la société ABC a payé le voyage en avion de M.et Mme Robinson en Virginie où ils pourront passer quelques jours dans la famille de leur fils.mmm MADRID ET MALAGA à compter de $512 Communique! avec votre agent de voyage ou avec Ibéria: 861-9531.IBERÈA UGNIS AERIENNES INTERNATIONALES ÛISPAGNE \u2022\u2022: o > g m c o o > o c m > 5 c m > H Z m > m O c n> co m o 00 c O O > il 39 5 C m > S m 5 o c rn ?c/) SUCO AFRIQUE AMÉRIQUE LATINE ASIE QUÉBEC ACADIE SUCO AFRIQUE AMÉRIQUE LATI Z m > m O C n> es m 7tW POUR PROJET A cation: Quelle que soit la à^km R DE RÉNOVATION Pour les années subséquentes, le taux d'inflation normal couvrira avantageusement le taux d'inté- e UN BON INVESTISSEMENT.C|,LE Explication: Quelle que soit la banque dont vous obtenez le prêt, Métropolitain paiera la différence, la preltttère année seulement, pour abaisser le taux d'intérêt à 12%.12% PREMIERE ANNEE SEULEMENT LA RÉNOVATION RÉSIDENTIELLE SURTOUT LORSQU'IL S'AGIT D'UN 4 CONSTRUIT PAR 0r**èM«21«N ««M pmà* ét o é i.- r*n QUELS SONT VOS BESOINS mil niirrnt nnrmn-\"1\"-\"\"1 mu m»* : ¦ ta LJfl lO'i M < Cot* dro.» d* l't*e a gcuc^e.de gauche o droi'e, ûe bos en haut e* ce ^ou* en bos Les lettres qu« *0us res'eront composent le mot-mystère période d'été est favorable à un passage à Paction, à une véritable détermination de vous lancer sur le marché du travail.Présentement c'est ce qui vous manque le plus.Etudier ne vous donnera pas d'expérience et peut n'être davantage qu'un prétexte pour reculer l'échéance du coup de collier à donner.Les astres vous sont favorables, à vous de plonger! \u2022 \u2022 \u2022 QUESTION \u2014 Je suis né le 27 mars 1930 à Trois-Rivières entre lh.et 3h.du matin.J'aimerais simplement savoir ce que me réserve l'année '80, d'après mon signe et mon ascendant.REPONSE \u2014 Certaines dissonnances dans lu configuration de votre tracé astral peuvent être la source d'incertitudes, d'indécisions, de projets imprécis et vous situer dans une ambiance d'agitation.Il vous faudra compter avec l'imprévu, être prêt à saisir les opportunités qui vont s'offrir.Un projet de voyage peut être retardé, pour des raisons de sécurité.En fin d'année vous pouvez prendre des initia- tives financières comportant des risques et faire vos preuves de financier averti.Cette réussite peut améliorer votre condition de vie en général.Sur le plan affectif ou sentimental, il y a risque que vous preniez vos rêves pour des réalités.\u2022 \u2022 \u2022 QUESTION \u2014 Je suis née à Drummondville le 1er avril 63 vers fin.p.m.Quel est mon ascendant, mes jours chanceux et que me réserve l'année '80?Merci.REPONSE \u2014 Ascendant: BALANCE.Vos jours chanceux: lundi et mardi.Le climat peut varier sensiblement au cours des mois à venir dans votre monde affectif et de vos relations en général.Votre humeur pourrait être à l'origine de ces variations et, si vous ne contrôlez pas certaines tendances à l'opposition, l'entente sera difficile.Aux études toutefois, vos efforts et initiatives seront très appréciés de vos supérieurs et vous pouvez en tirer profit.Un grand voyage en juillet et une santé très satisfaisante complètent ce bilan contradictoire. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 10 JUIN 1980 A 15 SOMMET DE VENISE, JEUDI ET VENDREDI Israël grave crise politique Neuf 4 TEL-AVIV \u2014 L'initiative de paix européenne en faveur d'un règlement global du conflit israélo-arabe, qui prendra forme jeudi et vendredi à l'occasion d'un sommet européen à Venise, est en voie de susciter une grave crise politique entre Israël et les neuf pays du Marché commun.«Comment l'Europe peut-elle aider?», demande Shimon Peres.«L'Europe peut difficilement s'aider elle-même.Son intervention est inconsidérée et parti pris.Quand vous avez deux parties en train de négocier et que les Européens s'enga-gent d'un seul côté en prenant la part des plus extrémistes de ce ROBERT POULIOT Au cours d'entrevues accordées à LA PRESSE, l'ex-minis-tre israélien des Affaires étrangères, M.Abba Eban, ainsi que le chef d'opposition travailliste, M.Shimon Peres, ont ouvertement épaulé le gouvernement Begin en qualifiant tout à tour cette initiative «d'intellectuellement stupide, de mercantile, d'égoïste, d'inconsidérée et de dangereuse».Interrogés principalement sur les perspectives de paix au Proche-Orient, MM.Eban et Peres ont également commenté la visite du roi Hussein à Washington cette semaine et exprimé leurs vues sur la stabilité politique en Egypte et en Arabie Saoudite, sur la faiblesse du gouvernement Begin et sur le rapprochement entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et la Jordanie.Appelés à diriger pour Israël le processus de paix entamé à Camp Davis si des élections avaient lieu immédiatement au pays, tous deux estiment en outre que l'Europe a déjà pris carrément partie pour le camp arabe et qu'il est impossible dans ce cas pour la communauté européenne d'agir comme conciliateur.groupe, non seulement ne contribuent-ils pas aux négociations mais ils les gênent et les mettent en danger.» Abba Eban, lui, va beaucoup plus loin en se disant d'accord avec le titre du dernier livre de Raymond Aron: «Plaidoyer pour une Europe décadante».«Je dis avec tristesse que personne en Israël n'attache la moindre importance à l'Europe.La contribution européenne (au processus de paix) a été pire que zéro.On ne peut jouer un rôle de conciliation sans Israël et l'Europe déploie une grande activité diplomatique sans Israël.Comment aboutir à un règlement de ce conflit sans Israël dans le cadre d'un dialogue exclusif avec l'OLP.Un règlement sans Israël, sans les Etats-Unis et sans l'Egypte est une absurdité.» Appelée à se traduire dans un premier temps par une simple déclaration commune en faveur de la création d'un palestinien et par l'amorce d'un dialogue euro-arabe à la fois politique et économique, cette initiative a réussi pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Menachem Begin à créer l'unanimité sur la scène poli- Yasser Arafat tique israélienne et à faire oublier momentanément du moins les divisions profondes sur les implantations juives dans les territoires arabes et sur une économie vacillante.Israël durcira ses positions D'après un diplomate européen en poste à Tel-Aviv toutefois, «l'intervention européenne ne vise pas à la conciliation mais à faire directement pression sur les dirigeants israéliens qui ont perdu prise avec la réalité arabe».«En agissant ainsi, explique un analyste du Centre des études stratégiques d'Israël, les Européens ne comprennent pas que l'effet sera tout à fait contraire à ce qu'ils souhaitent.Au lieu de fléchir ses positions, Israël les durcira.C'est toujours ce qui se passe lorsqu'on veut coincer Israël au pied du mur.» L'intervention européenne arrive près d'un mois après la suspension des négociations israélo-égyptiennes sur l'autonomie palestinienne.«C'est justement parce que tout le processus de Camp David est maintenant arrivé au point mort qu'il est urgent de proposer une formule de rechange», ajoute un autre diplomate européen qui impute la colère d'Israël au fait Shimon Pores que le lobby juif en Europe est beaucoup moins influent qu'aux Etats-Unis.Bien qu'ils n'envisagent pas de reprise des pourparlers sur l'autonomie avant les élections israéliennes, MM.Eban et Pers croient que les négociations seront sans issue.«Un gouvernement israélien qui n'envisage pas la renonciation aux territoires sera très avare en ce qui concerne les échanges sur l'autonomie», prédit Abba Eban.Alors que pour l'Europe, la stabilité politique au Proche-Orient et par conséquent, la sécurité des approvisionnements pétroliers, passe par la reconnaissance des droits à l'autodétermination du peuple palestinien, pour Abba Eban et Shimon Peres, le règlement de cette crise vieille de 32 ans doit se faire d'abord avec la Jordanie.L'autonomie Depuis quelques mois d'ailleurs, le Parti travailliste israélien a lancé une véritable campagne pour un dialogue avec la Jordanie en prévision d'élections parlementaires susceptibles d'avoir lieu en Israël avant l'échéance de novembre 1981.«Le peuple palestinien forme une seule nation et comme la majorité de cette nation se trouve en Jor- Le roi Hussein CINQUIÈME SEMAINE DE LA GRÈVE DES PERMANENTS Le spectre du syndicalisme indépendant inquiète la CSN La grève des employés permanents de la CSN entre aujourd'hui dans sa cinquième semaine.«La CSN ne répond plus» et cette constatation inquiète de plus en plus de nombreux militants de la centrale qui, désemparés devant ce silence, ne savent plus où donner de la tête.PIERRE VENNAT Le dilemme en effet se pose de la façon suivante: ou bien la grève nuit considérablement aux syndiqués, et alors on ne comprend pas les permanents de la faire pour si peu et de laisser des centaines, si ce n'est des milliers de travailleurs sans défense face au patronat.Ou bien alors elle ne nuit pas, et alors c'est plus grave: à quoi sert-il alors de faire partie d'une centrale?Et le spectre du syndicalisme indépendant rejaillit.Car on oublie trop souvent que si la crise idéologique de 1972 a effectivement donné lieu à la naissance de la CSD (Centrale des syndicats démocratiques), la CSN a perdu encore bien plus de membres, depuis 10 ans, aux mains des syndicats indépendants: les fonctionnaires provinciaux, les professionnels du gouvernement, les chauffeurs d'autobus et de métro de la CTCUM, les infirmières, les employés de la SAQ et ceux de l'aluminium au Sague-nay-Lac-Saint-Jean, bref au moins 60,000 membres.Un de silence Pourtant, tout le monde est silencieux dans une centrale où, règle générale, on achemine au moins une douzaine de communiqués par jour dans les media, traitantdessujetsles plus divers.La paranoïa du secret est telle que non seulement le syndicat des permanents ne fait aucune déclaration mais les dirigeants de la centrale, eux, ne veulent même pas donner le numéro de téléphone de l'appartement du boulevard Dorchester, à Montréal, où ils sont cloîtrés depuis près d'un mois avec leurs conseillers cadres.Les plus chanceux obtiennent qu'on les rappelle lorsqu'ils laissent des messages au domicile personnel des dirigeants dont ils connaissent le numé- ro.Même là, on ne dit rien, si ce n'est qu'on négocie et qu'on comprend de moins en moins le genre de lutte que mènent les permanents.Les dirigeants des syndicats locaux, en effet, du moins la plupart de ceux qui assistaient, mercredi dernier, au conseil confédéral de la centrale, à Québec, tenu en présence d'un seul journaliste \u2014 celui de LA PRESSE \u2014 croyaient bien que le compromis qu'ils offraient aux permanents mettrait fin au conflit.Deux seuls points importants semblaient en litige: celui des sanctions disciplinaires que le mouvement pourrait prendre contre un permanent qui ferait mal son travail et la question de la coordination de leur travail.Arbitre Au sujet des sanctions, il a été démontré qu'en pratique, il ne peut y en avoir, actuellement, que si la direction de la centrale et le syndicat des permanents sont d'accord pour punir un permanent.Ce qui revient à dire qu'en pratique, il ne s'agirait que d'exceptions.La centrale offre à ses permanents de soumettre le tout, dorénavant, à un ar- bitre, nommé commissaire à l'équité.Ces quatre arbitres seraient l'ex-prési-dent de la CSN, Gérard Picard, l'ex-syn-dicaliste Pierre Vade-boncoeur et les universitaires Jacques Dofny et Léo Ko'back.La question ne semblait plus faire tellement l'objet de litige.Reste l'épineuse question de la coordination: les permanents ne veulent être «coordonnés» que par l'un d'eux, libéré de ses dossiers mais syndiqué.La centrale voudrait que les coor-donnateurs salariés, là où il y en a, soient des cadres.Elle a reculé et consenti au statu quo sur cette question, pendant qu'on discuterait la question à l'intérieur du mouvement pendant au moins 18 mois avant de faire trancher par les membres.Ce qui pourrait prendre encore plusieurs autres mois.Mais il semble que les permanents, du moins c'est la perception que plusieurs ont, s'opposent non seulement aux «coordon-nateurs-cadres» mais également à être coordonnés par des militants libérés, bref des élus non employés permanents et syndiqués de la centrale.danie, nous croyons qu'il n'y a qu'une solution, c'est-à-dire des négociations avec un seul pays qui compte une seule armée.Si vous voulez deux solutions, deux Etats (Palestine et Jordanie) et deux armées, vous aboutirez à la guerre entre Arafat (chef de l'OLP) et le roi Hussein et entre Arafat et nous.» Bien que les deux hommes politiques aient l'autonomie comme «phase de transition» sur la base Abba Eban d'un compromis territorial avec la Jordanie, Abba Eban donne l'impression pour sa part de vouloir aller plus loin.«Il y a dix ans, il n'y avait que la Jordanie et Israël» comme parties liées aux Palestiniens.Mais aujourd'hui, «il y a trois éléments en cause: Palestiniens, Jordaniens et Israéliens.Un gouvernement dirigé par notre parti communiquera dès son arrivée au pou- voir une invitation au roi Hussein de négocier sur la base de la résolution 242 (du Conseil de sécurité des Nations-unies) et nous ajouterons aussi que nous souhaitons la participation des éléments palestiniens disposés à envisager la paix avec Israël.Hélas, lorsqu'il s'agit d'une politique israélienne qui déclare que les territoires ne sont pas négociables et que tout cela est Eretz Israël (Grand Israël), alors pourquoi les Palestiniens devraient-ils se présenter?» Deux facteurs renforcent la conviction des deux hommes que le roi Hussein ne pourra pas rejeter pareille invitation: d'abord la Jordanie ne serait plus le premier pays arabe à faire la paix avec Israël et deuxièmement, l'offre de concessions territoriales du Parti travailliste doublé du fait que le roi n'avait vraiment pas d'autre choix.Le «hic» cependant est de savoir si la révélation faite la semaine dernière par le premier ministre Begin, selon laquelle le roi Hussein aurait rejeté l'offre d'un compromis territorial au cours d'échanges secrets avec Israël, affaiblira dangereusement la position travailliste.Pour sa part, Shimon Peres dit n'avoir aucune assurance jordanienne que son projet sera accepté.«Je crois, a-t-il dit, que le roi rejettera notre projet de carte et que nous ferons de même en prenant connaissance de son projet de carte.Il nous faut donc des solutions intérimaires.D'abord l'autonomie palestinienne dans la bande de Gaza, puis un frein à la politique de colonies dans les régions à forte densité arabe (comme à Hebron) et seulement alors, l'invitation à négocier.» Chose certaine, MM.Peres et Eb£n reconnaissant qu'il y a eu récemment un mouvement important de la part de certains .pays arabes (Jordanie, certains éléments de l'QfcP, l'Iraq, le Koweit>£t l'arabie Saoudite) en faveur d'un projet de confédération palesti-no-jordanienne.t fa «Oui, insiste Abba Eban, mais l'élément essentiel est que le gouvernement israélien admette le principe de la renonciation aux territoires.» 5* Mais dans la tourmente qui secoue depuis mai les territoires arabes sous contrôle israélien, causant l'expulsion des maires palestiniens de Hebron et de Halhoul, la démission de ceux de Bethléhem et de Gaza et les tentatives d'assassinat contre ceux de Ramallah, d'Al-Bireh et de Naplouse, cette ambiance de conciliation arabe s'est vite éclipsée.Ces deux magasins ferment leurs portes! Prix incroyables! Articles mode Tip Top 0 des prix super-avantageux! Profitez sans tarder de ces nombreuses aubaines! complets ||: tWW'W^m usqu'a $219.95.3 pièces.96 7J vestons sport A l'origine: jusqu'à S95 00 «39 49M «59 pantalons A roriQine: jusqu'à $32.03 chemises sport Chemtses sport et T-smjtsT ~ \u2014 ' i styles fnode < du printemps.$1296 $15® 49 s596 *896 «9 96 chemises habillées Haute qualité; styles mode du printemps coupe-vent 49 *24 AUTRES RABAIS SU PER-AVANTAGEUX SUR CRAVATES.CEINTURES.ETC.ETC! LES RETOUCHES SONT EN SUS SUR TOUS LES VÊTEMENTS RÉDUITS OE ft OU PLUS TIP TOP Nout accvptort l«t c»rt»» Tip Top Aimncin E«pr«tt.Umln Charg* «t Chargea OUI « a 16 m LÀ PRESSE.MONTRÉAL, MARDI 10 JUIN 1980 À CAUSE DE LA SECHERESSE Les agriculteurs risquent de payer cher le blé de l'Ouest QUEBEC \u2014 A cause de la sécheresse qui sévit dans les provinces de l'Ouest, les agriculteurs québécois risquent de payer fort cher pour leur approvisionnement en grains à compter de maintenant.CLAUDE V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec C'est du moins l'impression du ministre de l'Agriculture, M.Jean Garon, en soulignant que le Québec n'avait aucune position de négociation pour négocier les prix avec la Commission canadienne du blé.«A l'exception du maïs-grain où nous pouvons avoir accès au marché américain, nous sommes totalement dépendants de la Commission canadienne du blé pour notre approvisionnement en oléagineux.Il faut croire que les Québécois en sont satisfaits, puis- qu'ils ont voté «non» au référendum.» M.Garon a fait ces remarques hier alors qu'il annonçait l'entrée en vigueur de deux nouveaux programmes d'aide aux agriculteurs concernant la mise en valeur des terres en friche, la création ou l'amélioration d'ateliers vaches-veaux, et la reconduction pour cinq ans du programme d'aide à l'hivernement des vaches de boucherie.525,000 acres à développer Le ministère de l'Agriculture entend consacrer $1 million pendant cinq ans à la remise en valeur des terres agricoles abandonnées ou sous-exploitées à cause de la spéculation foncière qui régnait avant l'adoption de la Loi sur la protection du territoire agricole.Ces terres représentent une superficie de 525,000 acres, dont 338,000 acres sont situés dans la région de Montréal et dans POu-taouais.Le programme, qui s'adresse aux agriculteurs professionnels, prévoit une aide de $50 l'acre jusqu'à un maximum de $10,000 par producteur pour tous les travaux favorisant une meilleure productivité du sol.Toutefois, seules les terres dont le dernier ensemencement remonte à dix ans seront éligibles au programme.Ateliers vaches-veaux Le ministère de l'Agriculture a également prévu une enveloppe budgétaire de $4.5 millions jusqu'en 1985 pour promouvoir le développement des ateliers vaches-veaux chez les éleveurs-naisseurs.Un éleveur pourra recevoir un octroi représentant 50 pour cent des investissements requis pour la réalisation de ce plan jusqu'à concurrence de $40,000 par ferme.Le but du programme est d'inciter les producteurs à accroître leur troupeau, dont la moyenne au Québec est actuellement de 19 vaches.M.Garon estime qu'en subventionnant la construction ou la reconversion de bâtiments adaptés à cette production, l'installation d'équipements fixes tel qu'un corral, l'achat de balances et de taureaux reproducteurs répondant aux normes de qualité reconnues, le programme aidera les producteurs à se doter de bons outils et de méthodes de travail modernes.Enfin, le ministre de l'Agriculture a décidé de reconduire pour un dernier cinq ans le programme d'aide à l'hivernement des vaches de boucherie, mais les sommes qui y seront consacrées diminueront d'année en année.M.Garon estime que la prime à l'hivernement a de moins en moins sa raison d'être depuis l'entrée en vigueur d'un régime d'assurance - stabilisation des revenus des producteurs.S'il a décidé de reconduire le programme qui devait prendre fin cette année, c'est pour soulager les producteurs abitibiens qui sont actuellement dans une phase de reconversion de leur production.VENEZ VOIR LES PAGES GÉANTES DU LIVRE ILLUSTRANT LES CRUCHES EN FORME DE PERSONNAGES ROYAL DOULTON du lundi 9 au samedi 14 juin au 5eme étage, rayon de la porcelaine, Simpsons, en ville participez au concours de cruches-personnages de royal doulton durant cette exposition 3 cruches à gagner \u2014 valant $75 chacune \u2022 Aucun achat nécessaire.Le tirage aura lieu samedi 14 juin à 11 h au 5e, Rayon de la porcelaine.\u2022 Formules de participation disponibles au rayon de la porcelaine, centre-ville.\u2022 Les règlements du concours sont affichés au rayon de la porcelaine et sur les formules de participation.\u2022 Simpsons a payé les droits exigibles quant à ce concours en vertu de la Loi sur les loteries, les courses, les concours publicitaires.\u2022 Un litige quant à la conduite et l'attribution d'un prix de ce concours publicitaire peut-être soumis à la Régie des Loteries.S impsons présente la collection automnale de Dièces murales «Aronelle» it Voici une excellente occasion pour laisser libre cours à votre créativité! Magnifiques pièces murales «Aronelle» pour enjoliver votre maison ou chalet.ou pour offrir en cadeau.Tous les ensembles «Aronelle» comprennent des instructions faciles à suivre.Venez rencontrer Mme Dupuis de la maison «Aronelle* Elle vous dévoilera les toutes dernières techniques de création de pièces murales et se fera un plaisir de répondre à vos questions.de 10h du matin à Mercredi, le 11 juin \u2014 4h30 de Ta près-midi.Jeudi et vendredi, les 12 et 13 juin 10h du matin à 8h du soir.de 10h du matin à 4h Samedi, le 14 juin \u2014 de l'après-midi.Rayon 368, au quatrième, centre-ville seulement ERRATA: Veuillez prendre note des corrections suivantes dans le cahier «Jours Simpsons au Canada», encarté dans La Presse du samedi 7 juin 1980 Page 8 \u2014 Articles A et B.Ces articles seront disponibles a partir du 12 juin.Article A.Serviettes \u2022 Torquay*.Modèles de couleur vert fougère, disponibles a partir du 1 7 juin.Page 19\u2014 Meubles style provincial français «Marius Ouellet».La copie devrait se lire comme suit: Dessus, devant des tiroirs et côtés en bois massif, cadres en bouleau Les articles O.a 159.99 et R.A 179.99 sont représentés, ces prix n'incluent pas le baldaquin et le couvre-lit Prix de lancement A.« Frizzy » 66 x 86 ern.I y B.«Apache» >iq99 C.«Zenith» 27 x 78 cm.I O D.«Joséphine» 48 x 40cm.11 E.«Good Morning » Seulement quelques ensembles de notre vaste sélection sont représentés \u2014 Venez les voir tous chez Simpsons! 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