La presse, 20 juin 1980, Cahier A
[" Vive les vacances! «Vive les vacances, au diable les pénitences.» chantaient les écoliers d'hier relâchés dans le soleil de l'été.Ceux d'aujourd'hui ne connais- m'ariàne'favreau sent peut-être pas la ritournelle traditionnelle mais quel bonheur d'être enfin libres! Sauf peut-être chez les petits.Ils hésitent à dire que les vacances sont plus amusantes que l'école.Ils jettent un oeil à leur maîtresse qu'ils aiment bien, à leurs amis dont ils seront séparés pour l'été.Puis, ils nous parlent de leurs projets de vacances: le chalet, le camping, les visites des cousins-cousines, les jeux dans le parc, le voyage en bateau, la mer.Oui, c'est vrai, on a hâte que les vacances commencent! Mais à six ou sept ans, comme dans cette classe de première année à l'école Pie-XII de Saint-Léonard, on a encore un peu de peine à quitter l'école.«C'est si amusant», assure Julie.D'ailleurs, aujourd'hui, on avait le droit de faire des jeux en petits Voir LES VACANCES, page A 4 Lii C/) CO LU cr Û.c o CO \"cô Œ o a Grand-maman Grimaux veut mourir à Terre des Hommes Connue de tout le monde à Terre des Hommes \u2014 on l'appelle affectueusement «grand-maman Grimaux» \u2014 Mme Marcelle Grimaux, qui aura bientôt 72 ans, n'a pas passé une journée sans visiter ce parc d'attractions depuis son ouverture, en 1967.Aussi n'est-il pas étonnant qu'elle ait été l'invitée spéciale, hier, à l'ouverture de la 13e saison de TDH, où elle a été fêtée comme une reine par les nombreux artistes réunis pour cette occasion, tel Guido di Paolo, qui l'a conviée à un petit tour en gondole.Son seul regret: l'absence du maire Jean Drapeau, qu'elle aurait aimé «serrer dans ses bras».«Pour moi», dit-elle, M.Drapeau est un dieu».page A 4 LU CO CO LU LX Q.< a 3 O O c CO PAR IVAN GUAY page A 6 SOMMAIRE Annonces classées: C 3 à C 11 Arts et spectacles \u2014Informations: A 9 à A 12 \u2014Horaires: D 9 Bandes dessinées: D 6 Carrières et professions: D 7 Décès, naissances, etc.: D 8 Économie: D 1 c D 5 Éditorial: A 6 Êtes-vous observateur?: C 4 Horoscope: D 6 Jardins et maisons: C 9 La mode du jour: C 10 Le monde: D 10 Météo: A 2 Mot mystère: D 6 Mots croisés: D 6 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: D 9 Radio et télévision: D 9 Sports: B 1 à B 9 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 Un mode d'épargne supérieur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général Intérêts verses annuellement Période de 5 ans Dépôt minimum $500 Autres certificats à autres tau* pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans Taux sujet à changement.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA institution 'nscrite a la Hegie 3e \u2022 assurance-dépôts du Quebec Mo* h s .u i Société d nturan e déi I d du Canada \u2022 il Demandez le poste 3< Montréal 866-9641 Outremont 739-3265 Sept-îles 968-1830 Quebec 668-0630 Chicoutimi 549-6490 Lèvis 833-4450 Alma 668-3391 Trois-Rivières 379-7230 Rimouski 724-4106 Hull 771-3227 Rivière-du-Loup 862-7286 Ottawa 2384900 Filiale à Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75.Wellington nord 563-4011 Place Belvédère 563-3447 Carrefour de I Estrie 563-3331 i n iii \u2014\u2014' .il ¦ m .i ¦ m i V v ? A 2 LA PRESSE, MONCRÉAL, VENDREDI 20 JUIN 1980 « « \u2022 s A LONDRES i Trudeau parlera constitution avec la reine OTTAWA \u2014 Le premier ministre Trudeau discutera du rapatriement de la constitution avec la reine Elisabeth la semaine prochaine, même si le sujet n'est pas officiellement inscrit à l'ordre du jour de leur rencontre.Il se peut même qu'il profite de sa visite éclair à Londres pour aborder la question avec son homologue britannique, Mme Margaret Thatcher.MARIO FONTAINE (de notre bureau d'Ottawa) M.Trudeau a fourni ces précisions aux Communes hier, mais n'a guère donné plus de détails quant à la nature précise des discussions qu'il entend avoir avec la souveraine.«Je l'informerai que nous nous rencontrons, les dix provinces et le gouvernement fédéral, et que nous espérons atteindre notre objectif de nous doter d'une nouvelle forme de fédéralisme dans un avenir très proche», de dire le premier ministre.Celui-ci ne rencontrera la reine en tout et pour tout que durant une heure mercredi prochain, alors qu'il prendra le thé en sa compagnie à Buckingham Palace.Comme le veut l'usage, ce sera elle qui s'enquerra de ce qui se passe au Canada, notamment au Parlement et dans la constitution.A Ottawa, on croit qu'Elisabeth II se montrera également intéressée par le récent référendum au Québec et la façon dont il faut en interpréter les résultats.Et surtout, elle cherchera à savoir ce que le Canada a l'intention de faire maintenant.Car L'Acte de l'Amérique britannique du Nord, qui sert de constitution au Canada, est en effet une loi du Parlement britannique et ne peut être transférée de Londres à Ottawa sans son consentement.Les Britanniques ont par conséquent un rôle actif à jouer dans le processus de rapatriement.Peut-être Margaret aussi M.Trudeau sera reçu par la reine quelques minutes après un déjeuner officiel avec le premier ministre anglais Margaret Thatcher, où la question constitutionnelle risque également de faire surface.«Je n'ai pas de plan spécifique pour en discuter avec Mme Thatcher, explique M.Trudeau.Il est possible que cela soit soulevé.» Si tel est le cas, il espère pouvoir compter sur l'appui de tous les partis en Chambre et sur la volonté unanime des provinces pour rapatrier la.constitution «une fois pour toutes».Car, dit-il, il faut mettre fin à une situation qui oblige le Canada a obtenir la permission du Parlement britannique pour amender sa propre constitution.M.Trudeau doit technique ment convaincre son homologue de remettre le texte de l'AABN aux mains des Canadiens, afin que celle-ci présente un projet de loi en ce sens aux Communes de Londres.Les Britanniques ont clairement indiqué qu'ils sont prêts à répondre intégralement aux souhaits d'Ottawa là-dessus.Cependant la situation pourrait se compliquer si une ou des provinces s'opposait au rapatriement, car cette opposition s'exprimerait inévitablement sur le parquet du Parlement de Westminster, déclarait mercredi le ministre d'Etat britannique aux Affaires extérieures et du Commonwealth, Nicholas Ridley.L'un des conseillers constitutionnels de M.Trudeau, le sénateur Maurice Lamontagne, déclarait hier qu'il ne s'attend pas à des résultats concrets de la visite du premier ministre canadien à Mme Thatcher.«La Grande-Bretagne accepterait-elle d'agir s'il n'y avait qu'une résolution des deux Chambres du Parlement (les Communes et le Sénat canadien), ou exigerait-elle un consensus des provinces?», se demande-t-il.Toutes les provinces à l'exception de l'Ontario s'opposent en effet au rapatriement de la constitution dans le moment, parce qu'elles exigent qu'on se mette d'accord sur une formule d'amendement avant de poser ce geste symbolique.Kl-* Chaque client recevra GRATUITEMENT UN GÉRANIUM EN FLEURS $25 plus à Tachât de GROS PIANTS K GROSEILLES VERTES, FRAMBOISIERS ET GROSEiLLERS EN POTS portant des frvits 25% de rabais Réalisez votre rêve! 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PAR SEMAINE JUSQU'À LA NOIRCEUR CREATION D'UN GROUPE DE TRAVAIL intervient dans la réforme constitutionnelle OTTAWA \u2014 Les membres du Sénat ont adopté hier une résolution, présentée par le sénateur Maurice Lamontagne, prévoyant la mise sur pied d'un GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa sous-comité qui sera chargé d'étudier certains points précis de la réforme constitutionnelle.Le groupe de travail, qui se mettra à l'oeuvre dès la semaine prochaine, aura pour mandat d'étudier la charte des droits proposée par M.Trudeau et no- tamment l'aspect de l'enchâssement des droits linguistiques dans la constitution.Il se penchera aussi sur le rôle futur et la composition du Sénat, de même que sur une solution de rechange aux propositions du Livre beige de M.Claude Ryan et au rapport de la commission Pepin-Robarts, pour représenter les intérêts des provinces à Ottawa.Le sénateur Maurice Lamontagne a révélé à LA PRESSE qu'en vertu de la formule nouvelle envisagée, on pourrait institutionnaliser les conférences fédérales-provinciales, afin de leur donner un rôle constitutionnel clairement établi.Il a précisé que les provinces auraient ainsi un moyen bien établi pour contrôler par exemple les initiatives du fédéral en ce qui a trait au pouvoir de dépenser.L'adoption de cette motion au Sénat a donné lieu à un débat et à un vote, les conservateurs demandant un mandat plus élargi.La motion a tout de même été adoptée, et le groupe de travail, qui sera en fait un sous-comité du comité permanent du Sénat sur les affaires juridiques et la constitution, se réunira dès jeudi de la semaine' prochaine.Le sénateur Lamontagne a indiqué, qu'on s'était donné comme cible ' de compléter le travail dès le mois d'août, de façon à faire des suggestions à temps pour la phase cruciale des négociations constitutionnelles en septembre.Interrogé pour savoir si le premier ministre Trudeau avait été consulté sur la création de ce comité, M.Lamontagne a déclaré en riant que ce n'est pas dans ses habitudes «de travailler dans le vide».100,000 NOUVEAUX EMPLOIS La Société d'assainissement \u2022 \u2022 t£ \u2014 ' eaux disposera de $2,5 milliards La nouvelle Société d'assainissement des eaux, dont la création a été adoptée à l'Assemblée nationale hier, devrait être l'instrument par lequel le Québec combattra les difficultés économiques de la présente décennie et les moyens financiers qui seront mis à sa disposition seront de l'ordre de $2,5 milliards.JEAN-PIERRE BONHOMME C'est l'affirmation qu'a faite hier à La Presse le ministre de l'Environnement, M.Marcel Léger, au lendemain de l'adoption du projet de loi gouvernemental no 92.Selon les termes de cette loi, la Société d'assainissement des eaux aura la responsabilité de «concevoir, de construire, d'améliorer.des ouvrages d'assainissement des eaux (des usines d'épuration des eaux de rejet principalement) pour les besoins des municipalités et d'exécuter des travaux de réfection des réseaux d'égout municipaux.Le ministre a précisé que l'activité de la société devrait créer 100,000 emplois dont 16,500 dans le secteur professionnel de l'ingénierie civile.Le ministre responsable de l'assainissement du milieu a dit qu'il se rendra en France, la semaine prochaine, afin de discuter, avec son homologue du gouvernement français, M.Michel D'Ornano, des moyens d'établir une collaboration scientifique et technique dans le domaine de l'industrie de la dépollution.On sait que la France a développé d'intéressantes techniques d'épuration des eaux usées et de filtration de l'eau à boire.M.Léger a expliqué hier que les municipalités ayant signé des protocoles d'entente avec le gouvernement auront la liberté d'avoir ou non recours au services de la Société d'assainissement pour faire exécuter leurs grands travaux de génie; il a dit La Quotidienne Tirage d'hier 5-0-0 YOGA pour la détente et la santé We#d-end interurf 20 - 22 juin au Sivananda Ashram camp de yoga Val-Morin, Québec Transport organise 279-3545 croire que les travaux pris en charge par la Société ne constitueront que le tiers, environ, des engagements financiers globaux de $6 milliards qui seront nécessaires pour protéger les cours d'eau du territoire.Les municipalités qui auront recours à la Société, a-t-il soutenu, pourront avoir des emprunts à meilleur compte et leur capacité d'emprunt sera moins grevée.Par ailleurs le ministre a dit avoir donné mercredi, à la Communauté urbaine de Mont- réal, l'autorisation de procéder à la construction, dans les délais les plus courts possibles, de l'usine d'épuration montréalaise dont le coût est estimé à $317 millions.Des crédits de $458 millions ont déjà été engagés dans la réalisation du collecteur de la rivière des Prairies.M.Léger a dit que les contrats relatifs à l'usine elle-même devraient être signés d'ici quinze jours.La Société d'assainissement des eaux a été formée pour aider les municipalités n'ayant pas de structures administratives suffisantes pour réaliser les ouvrages de dépollution de s'en remettre à l'autorité gouvernementale.Cette société n'aura qu'une durée de 10 ans, le temps qu'il faudra pour lancer le programme d'épuration.Par contre la Société a le pouvoir d'exploiter les ouvrages d'assainissement si le minis-, tre lui en confié le mandat pour des périodes renouvelables d'un an.Le ministre a dit que certaines usines d'épuration devraient; être construites d'ici 1982.V GRAND PRIX D'HONNEUR Les Florali internationales de Montréal 4 W.H.PERRON Portkipot»^ Un grand choix de CONIFÈRES.ARBRES ET ARBUSTES Vous pouvez sans crainte planter durant toute la saison, aucun choc à craindre lors de la transplantation l'engrais a été incorporé au sol.Ces conifères arbres et arbustes ajouteront verdure, fraîcheur et beauté à votre propriété.Le plus grand centre de jardinage au Québec.ûw.h.perron 515, boul.Labelle, Chomedey, Laval (V2 mille eu nord du pont de Cartlervllle, 2e intersection à gauche) CHARGEX Ouvert; du lundi au samedi de 8.30 à 5.00 VASTE STATIONNEMENT GRATUIT 332-3610 LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 12 Maximum: 19 Nuageux en matinée.Dégagement graduel par la suite au Québec DEMAIN Ensoleillé, passages nuageux RÉGIONS\tMin.Max.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Abitibi\t18\tDégagement\tEnsol., pass, nuageux Outaouait\t20\tDégagement graduel\tEnsol., pass, nuageux Laurentide*\t20\tNuageux et dégagement\tEnsol., pass, nuageux Cantons de l'Est\tlfi\tNuageux, éclaircies\tEnsol., pass, nuageux Mauricie\t20\tNuageux, éclaircies\tDégagement Québec\t18\tNuageux, éclaircies\tEnsol., pass, nuageux Lac-Saint-Jean\t20\tNuageux, éclaircies\tDégagement Rimouski\t18\tNuageux, éclaircies\tCiel variable Gatpésie\t18\tNuageux, éclaircies\tCiel variable Baie-Comeau\t18\tNuageux, éclaircies\tCiel variable Sept-lles\t15\tEnsol.pass, nuageux\tCiel variable au Canada Colombie-Britannique Alberta Aujourd'hui Nuageux Nuageux Victoria Edmonton 10 12 19 22 T T Saskatchewan\tDégagé\tHegina\t7\t28 Manitoba\tNuageux\tWinnipeg\t4\t27 Ontario\tBruineux\tToronto\t10\t20 Nouveau-Bruns wick\tNuageux\tFredericton\t6\t18 Nouvelle Ecosse\tEnnuagemcnt prog.\tHalifax\t8\t16 Ile-du-Prirxe-Edouard\tNuageux\tCharlottetown\t6\t15 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint-Jean\t5\t11 si vous partez aux États-Unis New York Washington Boston Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Genève Hong Kong Mia.Max.\t\tMk\tMax.\t\tMk 16 23\tChicago\t12\t23\tNlle-Orléans\t25 16 27\tSan Francisco\t11\t16\tMiami\t26 13 21\t\t\t\t»\t capitales\t\t\t\t\t \tLondres\t\t16\tStockholm\t 26\tLe Caire\t\t\tSydney\t \tLisbonne\t\t\tTokyo\t 15\tMadrid\t\t29\tTunis\t \tMoscou\t\t25\tVienne\t \tParia\t\t16\tVarsovie\t 30\tRome\t\t19\t\t Mk Max.VefS 'e* P'a9e8 Acapulco Mexico 25 11 33 26 23 Max.36 32 19 20 28 Nassau 23 30 Rio de Janeiro 31 T la presse LA PRESSE eet publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rua Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Saule la Proue Canadienne est autorité* à diffuser let Informations dé \u2022 LA PRESSE \u2022 et ceiina des services de la Pratt* Associée et da Reuter.Tout droits da reproduction dot Informatlona particulières à LA PRESSE sont également réservée.-Courrier de le deuxième claaa* \u2014 Enreglatrement numéro 1400*.Port do retour garanti.TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE lundi ov SO*** Lundi ou vendredi Somedi seulement ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE por courrier :Cooodo 13 Lundi ou samedi $37.00 Lundi ou vendredi $34.00 Samedi seulement $13.00 $1.75 $1.25 0.75 26 53 $74.00 $141.00 $41.00 $96.00 $36.00 $5100 ÉTATS-UNIS \u2014 PAYS ÉTRANGERS por courrier \u2022 Lundi ou somedi Lundi ou vendredi Samedi seulement 13 36 53 $55.35 $110.50 $331.00 $34.45 $66.90 $137.10 $30.60 $41.60 $13.20 INFORMATION GENERALE 285-7272 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7313 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du sjndi ov vendredi 9ti o 17h Pour changer 285-7205 dutafcouvendrtdiftiolorOO GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Téittotst 285-7306 Voconcts, voyages 285-7265 Corrièrts et professions, nominations 285-7330 COMPTABILITE Grondes annonces 335-6893 Annonces classées 385-6901 reur tous gâtées tfabonntewnti, ees bufeevi wnto*vtmd«lho 19t1(Somed.:Bho \\bh) 385-6911 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 JUIN 1980 A 3 Vous descendez le Saint-Laurent à bord de votre yacht, le moteur tournant à faible révolution.Les vagues bercent l'embarcation tandis que la brise fraîche vous caresse les joues.Sur le pont, votre épouse (ou votre époux, pour m'éviter des remontrances des féministes) se fait dorer la peau sous un soleil ardent, tandis que les enfants taquinent tranquillement le poisson.C'est le calme plat.Votre esprit est ailleurs depuis un bon moment.Les pensées bucoliques défilent dans votre tête comme un bon film poétique.Soudain, un «bang» retentissant se fait entendre du rivage, suivi d'un sifflement prolongé.Le temps de tourner la tête à tribord, une gerbe d'eau arrose copieusement le pontet secoue la torpeur de tout le monde.Suit un autre bang, puis un autre.vous jureriez qu'on vous tire dessus au canon, en plein lac Saint-Pierre, que vous auriez raison.Lunettes d'approche en main, vous jetez un coup d'oeil vers la rive.Des gens s'y agitent.La bouche du canon fume encore.Un quatrième coup part.Le tir est plus long.Instinctivement, vous regardez à bâbord.A quelque 1,000 verges de vous, un pétrolier remonte le chenal.Quelques instants plus tard, c'est l'Apocalypse.L'obus de 100 livres a frappé le pétrolier de plein fouet.Le navire flambe.La nappe d'huile enflammée s'avance inexorablement vers votre yacht, et vous ouvrez tout grands les gaz pour la fuir.De la fiction?Bien sûr.du moins en grande partie.«Les incidents et les personnes de ce film sont imaginaires, et toute ressemblance n'est que pure coïncidence», pourrait-on dire.Pourtant, les coups de canon dans le lac Saint-Pierre sont réels, une ou deux fois par semaine, vrai comme vous êtes là! M.T.Gendron travaille pour l'Etablissement d'épreuves et d'expérimentation de la Défense nationale, à Nicolet.Depuis 1952, cette société effectue pour le compte du ministère de la Défense des essais sur les munitions fabriquées par différents manufacturiers, afin de s'assurer de leur qualité.Et ça va de la balle pour le plus petit calibre jusqu'aux obus pour canons à longue portée.Or, qui dit essais, dit terrains d'essais.Et à Nicolet, en plus Du tir au canon sur le lac St-Pierre! d'utiliser la terre ferme, l'EEEDN utilise un bassin de forme quasi rectangulaire, mesurant environ 16 milles de longueur par 4.5 milles de largeur.et formé à partir des eaux du lac Saint-Pierre.A sa partie supérieure, le bassin longe le côté sud du chenal principal du Saint-Laurent à une distance d'à peine 500 verges.C'est suffisant pour faire frémir d'inquiétude même les plus optimistes.Un obus qui frapperait de plein fouet un pétrolier rempli d'or noir jusqu'au tréfonds de ses cales, ça ferait un joli feu d'artifice et ça pourrait causer d'énormes dégâts.Des mesures de sécurité Pourtant, Gendron est l'homme le moins nerveux du monde.Depuis 1952, les essais d'obus n'ont pas créé le moindre incident sur le lac Saint-Pierre, ce qui tend à accréditer le fait que les mesures de sécurité prises par l'entreprise sont amplement suffisantes.Il y a la description de la «zone de danger» du lac Saint-Pierre publiée périodiquement dans les media.Il y a les affiches qui avertissent les plaisanciers des limites de la «zone de danger», tant sur la terre ferme que sur l'eau.Il y a surtout les 13 postes d'observation qui scrutent continuellement la surface de l'eau pendant les périodes d'essai, et qui peuvent les stopper instantanément, en attendant qu'une vedette soit allée chasser les intrus, que les intrusions soient volontaires ou imputables à l'inattention.Et surtout, il y a le fait, selon M.Gendron, que la ligne de tir se trouve en plein centre de la «zone de danger».Aucun risque, assure-t-il, que l'obusier vise mal.Même les angles de ricochet possibles ont été étudiés afin de prévenir les accidents.La limite nord du bassin représente la distance maximale que pourrait atteindre un obus.La plupart des obus sont inoffensifs.Gendron souligne qu'on remplace la poudre par de la cire d'abeille, question d'obtenir un poids similaire.Et quand ils tombent à l'eau (dont la profondeur se situe à environ cinq pieds), les obus d'un poids de 98 livres s'enlisent dans la vase.Quant aux obus armés, ils éclatent en mille morceaux lorsqu'ils explosent.En d'autres mots, M.Gendron se veut rassurant et il a sans doute raison devant le dossier vierge de l'entreprise au sujet des incidents sur l'eau.Mais il ne faudrait quand même pas tenter le démon.Fuyez la zone au sud du chenal comme la poudre à canon.C'est plus sûr! la UNE MÈRE DESESPEREE: Allez chercher mes enfants! La mère en sanglots et sa soeur dans l'ambulance.Photo Pierre McCann LA PRESSE «Faites vite, allez chercher mes enfants, ils sont dans le fleuve! » Assise dans l'ambulance, une jeune femme de 20 ans, Sylvie Groulx, du 397, rue Latour, à Boucherville, pleurait et tremblait, hier matin, en implorant ANDRÉ PÉPIN tout le monde d'aller repêcher ses enfants prisonniers de son auto au fond du fleuve: Nancy Lafrenière, 5 ans et son petit frère d'un an, Steve Roy, sont morts noyés avant que les policiers plongeurs puissent intervenir.L'accident s'est produit hier vers lOh, sur la route 132, à proximité du pont-tunnel Hippolyte-Lafontaine.Dans une courbe très prononcée, la mère des enfants a perdu le contrôle du véhicule, une Duster 1972, qui a littéralement enjambé le garde-fou, puis capoté avant de plonger dans le fleuve.Madame Groulx, de même que sa soeur, Lynda, 15 ans, ont été éjectées du véhicule au moment de l'impact.Elles ne souffraient que de quelques contusions mineures; elles ont été transportées à l'hôpital Charles-Lemoyne, en proie à de violents chocs nerveux.La pente abrupte qui sépare la route du fleuve Saint-Laurent mesure environ 35 pieds; l'auto n'a jamais touché au sol sur cette distance.Tout de suite après l'accident.des passants et des policiers ont fait quelques tentatives pour repécher les enfants, mais en vain: «Il faisait trop noir dans l'eau et nous ne pouvions pas respirer», a expliqué l'agent Gilles Rouiller qui a tenté un plongeon pendant que la mère des victimes et sa soeur attendaient l'ambulance sur le bord de la berge.Durant d'interminables minutes, l'hélicoptère de la Sûreté du Québec a survolé le fleuve pour repérer le véhicule.Du haut des airs, par beau temps, il est possible pour le pilote de repérer la présence d'une automobile dans l'eau.Une fois sur les lieux, les plongeurs installent leurs instruments et un seul d'entre eux se rend au fond de l'eau.Hier, c'est l'agent Harold Sheppard qui a plongé.Moins de cinq minutes après avoir quitté l'embarcation, il avisait ses trois collègues qu'il ramenait le corps de la fillette.Les deux corps, sous les regards émus des curieux, furent déposés par les ambulanciers dans des sacs de plastique pour être remis à l'institut médico-légal.Une lourde remorqueuse a par la suite sorti l'automobile de l'eau.Trois pneus seulement de l'automobile étaient à carcasse radiale.Selon des experts, la conduite d'un véhicule ainsi équipé peut s'avérer dangereuse.La fillette cachait son petit frère «Même si l'on fait ce métier depuis longtemps, on ne s'habitue jamais.En retrouvant des enfants au fond de l'eau, on est toujours bouleversé.» Un plongeur de la Sûreté du Québec, l'agent Harold Sheppard, a fait ce commentaire à LA PRESSE, quelques minutes après avoir ramené les deux petites victimes sur la berge, soit Nancy et Steve Lafrenière, âgés de 5 et 1 an.Pour ce spécialiste de la police, repêcher un adulte est moins éprouvant: «Un petit enfant sans défense aucune, emprisonné au fond de l'eau, c'est un spectacle qui nous chagrine toujours», a poursuivi l'agent, qui est affecté à cette escouade depuis maintenant cinq ans.Au moment du drame hier, l'escouade des plongeurs se trouvait au quartier général de la SQ à Montréal.La voiture a plongé dans le fleuve à lOh et l'agent Sheppard a ramené les corps peu avant midi: «Il faut expliquer à la population que nous ne pouvons jamais sauver les vies de ces gens emprisonnés sous l'eau puisque la mort survient quelque 4 minutes après l'ab-sorbtion de la première gorgée d'eau.Sur la banquette «Je n'ai eu aucune difficulté à repérer le véhicule qui se trouvait à une profondeur de 17 pieds et à quelque cent pieds de la berge», a expliqué l'agent.La voiture, une Duster rouge de modèle 1973, était renversée au fond de l'eau: «Sur le côté droit, j'ai aperçu d'abord une petite jambe qui sortait d'une fenêtre arrière quelque peu ouverte.En m'approchant, j'ai réalisé qu'il s'agissait de la petite fille mais je ne pouvais déceler la présence de son petit frère.J'ai fait le tour du véhicule.Ce n'est qu'en bougeant la fillette que j'ai soudainement aperçu la tête du petit garçon qui se trouvait dissimulé par sa soeur.Ils étaient tous les deux sur la banquette arrière, près d'un petit lit d'auto blanc.» Ni l'une ni l'autre des deux victimes n'était attachée au moment où le policier les a repérées.Selon ce dernier, il arrive que des victimes se débouclent avant leur mort; la mère des enfants a soutenu avoir attaché ces derniers avant leur départ de Boucherville.Photo Pierre McCann, LA PRESSE L'agent Harold Sheppard, un plongeur de la SQ.La Fête nationale: Montréal fait échec au recours judiciaire A moins que le comité exécutif, dans une volte-face inattendue, émette, au cours des prochaines heures, une ordonnance qui suspendrait pour la LEOPOLD LIZOTTE Fête nationale les effets «asséchants» du règlement 333 sur la consommation d'alcool dans les endroits publics, il semble maintenant définitif que la LITS ÉLECTRIQUES (2 positions) Lisez ou voyez la télévision en position confortable.Tous les genres (différentes grandeurs) De tout pour le malade à la maison Service à domicile MARTIN JR & CIE RÉGENT SAINT-PIERRE INC.4338, ru» Saint-Denis, Montréal 849-2407 DEPUIS PLUS DI 65 ANS Saint-Jean sera un peu morne, et à minuit terminée, avec le couvre-feu que Ton sait.La Cour d'appel a en effet accueilli hier midi l'inscription d'un pourvoi de la ville à rencontre du racourcissement de délai accordé la veille par le juge Maurice Lagacé, et qui aurait pu permettre de débattre dès aujourd'hui la demande de jugement déclaratoire du comité organisateur de la Fête, sur le sujet.Un peu plus tard, elle a par ailleurs rejeté la requête des procureurs de cet organisme, qui aurait pu permettre quand même l'instruction de l'affaire ce matin, nonobstant l'appel déjà logé.Le tribunal s'est alors appuyé sur une décision rendue il y a quelques semaines, dans un cas à peu près semblable soulevé par le pourvoi d'un avocat contre certaines dispositions de la loi référendaire.Cela veut donc dire que dans le seul cas du raccourcissement de délai, il faudra maintenant attendre quelques semaines, sinon quelques mois, pour savoir qui avait tort ou raison.Et le 24 juin sera passé depuis fort belle lurette.D'autres recours sont-ils possibles pour faire bouger l'administration municipale?Le code en contient évidemment, injonction, mandamus et le reste, mais, dans tous les cas, c'est toujours la même question de délai préalable à la signification (dix jours francs) qui pourrait être invoquée.Et, selon toutes les probabilités, tout aussi victorieusement.Du côté de la cour, donc, toutes les avenues semblent définitivement bloquées.MM.Drapeau et consorts ont gagné leur point.Fêter sans bruit Le président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, M.Yvon Lamarre, a tenu à faire une mise au point Hier à propos du nouveau règlement municipal interdisant, entre autres, de consommer de l'alcool dans les endroit publics.«L'Administration municipale de Montréal n'a jamais songé à empêcher les citoyens de fêter après minuit, le jour de la fête nationale», dit-il dans son communiqué.«Des gens ont l'impression qu'ils devront cesser toute festivité à minuit et regagner leur domicile.Il n'en est rien», ajoute-t-il.Cependant, M.Lamarre estime qu'il est raisonnable de demander aux Montréalais et aux autres de ne pas prolonger après minuit «toutes activités bruyantes», mais que cela ne signifie pas nécessairement que la fête doive cesser.BUREAUX DE CHANTIER MAISONS MOBILES RE: NASH EQUIPEMENT Corp.5125, chemin Côte-Vertu, Ville Saint-Laurent, Québec EN LIQUIDATION Nous avons reçu instructions de ERNST & WHINNEY agent, de liquider les roulottes de chantier provenant des actifs de NASH EQUIPEMENT Corp.98 UNITÉS BUREAUX MOBILES BUREAUX MOBILES BUREAU MOBILE ROULOTTES \u2014 BUREAUX MOBILES La vente est actuellement en cours et se terminera le 8 juillet 1980.Les unités sont visibles au 12285, chemin Côte-de-Liesse, Montréal.Conditions: comptant 336-0900 FACILEMENT TRANSFORMABLES EN CHALETS.JAB.J.ARMAND BLAIS INC.L'ESPAGNE.Passez-y 24 jours pour apprendre une autre langue Pour la deuxième année consécutive, le Collège Ahuntsic vous offre de participer au programme d'études en langue et culture espagnoles.DÉPARTS: 10 septembre 1980 8 octobre 1980 5 novembre 1980 Le séjour en Espagne s'échelonne sur une période d'environ 25 jours.ENDROITS: Valence (centre touristique sur la côte méditerranéenne), Alicante, Benidorm, o Sagunto, Peniscola.Le programme comprend des cours de langue espagnole pour débutants, de géographie et de tourisme.L'horaire prévoit également des visites organisées, excursions et périodes libres.PRIX: *1,089 (inscriptions reçues avant le 4 juillet) $1,189 (inscriptions reçues après le 4 juillet) Le forfait inclut: Transport aérien et terrestre, hébergement, repas, frais de scolarité et manuels scolaires, excursions de groupe.Ce cours en Espagne est organisé par le service de l'éducation aux adultes du Collège Ahuntsic, section internationale, en collaboration avec le Collège Ausias March de Valence et l'agence Voyages Espagne, détentrice d'un permis du Ministère du Tourisme du Québec.11 est également reconnu par le Ministère de l'Education du Québec.SO PLACE CRÈMAZIE.SUITE 424 MONTREAL.P Q M2P 2Tl T«L 311-6241 LIQUIDATEURS EVALUATEURS iNC ANTEURS LICENCIES Pour plus de renseignements Mlle Sylvie Laforest Collège Ahuntsic 9155, rue Saint-Hubert, Montréal Tél.: (514)389-5921, poste 271 entre 13h00et 18h00 < ^^^^ A * LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 JUIN 1 980 V 1 s Décès du «vrai père» de la CSN M.Gérard Picard, un des plus grands militants syndicaux qu'ait connu le Québec est décédé hier à Page de 73 ans.D'abord journaliste à Québec, M.Picard passa au monde syndical en 1934 en prenant le poste de secrétaire, puis plus tard, de président du Conseil central des syndicats catholiques de Québec.De 1946 à 1958, il dirigea les destinées de la CSN qui portait alors le nom de Confédération des travailleurs catholiques du Canada.Par la suite, il exerça diverses fonctions au sein de l'organisme, notamment celle de président du Conseil central de Montréal.Ce syndicaliste qui fut, entre autres, membre du Conseil supérieur du travail du Québec et professeur au Département des relations industrielles à l'Université Laval, était aussi un grammairien.En effet, en 1968, il a publié un précis de grammaire française.En 1979, M.Picard fut nommé président du Conseil sur le maintien des services de santé et des services sociaux en cas de conflits de travail.¦ Gérard Picard En apprenant sa mort, M.Norbert Rodrigue, président de la CSN, a déclaré qu'on venait de perdre le plus grand militant syndical du Québec, celui qui fut le vrai père de la CSN, un homme à qui les travailleurs québécois doivent beaucoup et qui se retrouva à côté d'eux dans les grandes luttes syndicales menées au Québec, entre autres celles de 1'Asbestos, de Louiseville, de Radio-Canada, de Dupuis Frères, de la Vickers, de l'AL-CAN.Le Japon fait don de 60 Bonsai au Jardin botanique N I I S 1 1 ¦ « \u2022 \u2022\u2022 i?, - - m I « v % I | % -fa * ! * \u2022 En hommage aux Québécois et aux Montréalais, à l'occasion des Floralies internationales de Montréal, et pour souligner les excellentes relations qui existent entre les peuples canadien et japonais, le Japon a fait un don de grande valeur, hier, au Jardin botanique de Montréal.Au cours d'une brève cérémonie qui s'est déroulée au pavillon Flore, sur l'île Notre-Dame, le PAUL POULIOT_ consul général du Japon à Montréal, M.Voshisuke Takiguchi, a remis soixante Bonsai, d'une valeur d'au moins $3 millions, à Mme Justine Sentenne, membre du Comité exécutif de Montréal, qui représentait le maire Jean Drapeau.La valeur monétaire donnée ci-dessus représente un strict minimum, car il s'agit de véritables oeuvres d'art, des spécimens' rares, dont quelques-uns comptent déjà plus de 150 ans d'existence.Les sujets les plus intéressants sont dix arbres miniatures.Les autres sont des azalées Bonsai.Les arbres peuvent être cultivés à l'extérieur durant l'été, tandis que les azalées sont des plantes d'intérieur, du moins sous notre climat rigoureux.Plantes en contenant Mais, qu'est-ce au juste qu'un «Bonsai»?Il s'agit tout simplement d'un arbre ou d'une plante cultivée dans un contenant.C'est donc une petite plante, mais qui dégage la même impression de beauté, de majesté qu'un arbre de taille normale, qui a poussé dans son habitat naturel.Le mot Bonsai signifie «planté dans un plat».Contrairement aux plantes en pot ordinaires, qui sont cultivées pour la beauté de leurs feuilles ou de leurs fleurs, chez les Bonsai c'est l'harmonie des formes de la plante, son heureuse association avec le contenant, Pexpression esthétique de l'ensemble que Ton recherche avant tout.Les personnes qui ont eu la bonne fortune d'admirer les Bonsai exposés lors des Floralies intérieures, au Vélodrome du Parc olympique, ne sont pas prêtes d'oublier la profonde impression de ces petits arbres, dont la hauteur ne dépassait pas deux pieds, dans plusieurs cas, mais qui présentaient les mêmes caractéristiques des arbres al-tiers que l'on rencontre dans les régions montagneuses.Grâce à la combinaison de plusieurs techniques, taille, émondage, compression de tronc ou de tige par l'enroulement d'un fil métallique, et de soins constants, plus une ambiance favorable (lumière, arrosage, température, humidité), on arrive à donner à un arbre la forme désirée.Cela prend beaucoup de temps, de prudence et de patience.Il ne faut pas croire qu'il s'agit là d'obtenir uniquement une plante rabougrie, au contraire.Le but de la méthode Bonsai, qui a été créée au Japon il y a déjà près de 800 ans, c'est de cultiver un arbre minuscule mais sain, vigoureux, capable de survivre longtemps.La caractéristique principale d'un Bonsai, c'est d'être l'expression réaliste, vivante, des diverses caractéristiques d'un arbre qui pousse en milieu naturel, bien qu'il a été cultivé dans un environnement artificiel.Poursuite au nom de deux Haïtiens mêlés aux incidents du parc Ste-Bernadette Même si la Commission de police du Québec, dans son récent rapport sur le sujet, avait conclu que les policiers de la CUM tout en manquant de contrôle personnel dans les circonstances, n'avaient pas fait preuve de discrimination ou de racisme, ce sont deux des choses que la Commission des Droits de la personne a invoquées, hier, pour inscrire une poursuite de $6,766 contre cette même CUM et douze de ses agents.Tous auraient été mêlés, les uns plus intimement que les autres, à certains incidents qui s'é- taient déroulés, le20 juin 1979, au parc Sainte-Bernadette de Rosemont et dans le voisinage, et les mettant en présence d'un groupe de Haïtiens.Par son procureur, Me Robert Senay, la Commission réclame ces dommages pour MM.Molière Théard et Léger Jean-Louis, qui auraient été les plus régulièrement insultés et sérieusement malmenés, au cours de cette soirée particulièrement perturbée.On demande pour eux à la fois des dommages corporels, moraux, matériels, et même exemplaires, comme le permet la loi.Erratum Dans l'édition du30mai de LA PRESSE, sous le titre «Programmes d'indemnisation prolongée pour propriétaires d'automobiles», nous pouvions lire que dans le cadre de programmes mis sur pied par les sociétés Ford et Chrysler et>par le gouvernement fédéral, certains moteurs de modèles fabriqués entre 1974 et 1980.pouvaient être réparés gratuitement.Or, seules les voitures fabriquées entre 1974 et 1977 (inc.) sont visées par cette offre de réparation gratuite.i LA SAISON EST OUVERTE Grand-maman Grimaux: vivre et mourir à Terre des hommes Depuis l'ouverture de l'Expo 67, Marcelle Grimaux, 72 ans bientôt, n'a jamais manqué une seule journée sur les îles enchantées.«Je peux le jurer sur mon âme», proclame cette LILY TASSO femme que tout le monde à Terre des Hommes appelle affectueusement «Grand-maman Grimaux».Car elle est devenue pour tous, au cours des ans, un symbole de continuité et de fidélité.Aussi cette invitée très spéciale hier, à l'ouverture de la 13e saison de TDH, a-t-elle été séré- nadée et fêtée comme une reine par les nombreux artistes venus donner un avant-goût de la gaieté qui accueillera sur les îles les visiteurs.Grand-maman Grimaux ne se souvient pas d'autres fêtes inaugurales aussi endiablées que celle qu'offrait hier le restaurant italien, où les rythmes fougueux d'Italie rivalisaient avec ceux, plus enragés encore, de Cuba.Son seul regret: que le maire Drapeau n'ait pas été là pour qu'elle l'embrasse parce qu'elle s'est juré de le serrer dans ses bras.«Pour moi, M.Drapeau est un dieu, c'est le roc de Gibraltar; personne ne peut entamer cet homme», poursuit cette Québécoise native de Madagascar où elle a passé les 36 premières années de sa vie et qui s'est établie à Montréal après quelques années passées en France.Grand-maman Grimaux ne s'attendait pas à pouvoir se rendre à cette 13e ouverture de Terre des Hommes, car il y a une semaine à peine, elle était hospitalisée pour s'être cassé la figure en tombant.Mais les points de suture à son nez sont oubliés devant la joie de vivre de nouvelles aventures.Ce qui attire grand-maman Grimaux?Le site, la sérénité, le fait de pouvoir quitter la ville avec tout ce qu'elle a de moder- ni.«J'ai trouvé une famille ici à l'Ile Ste-Hélène, ainsi qu'à l'Ile Notre-Dame et à La Ronde, des gens qui me téléphonent et qui m'écrivent constamment», dit-elle.Cette passion pour Terre des Hommes, grand-maman Grimaux voudrait la faire durer toute l'éternité.Aussi a-t-elle consulté son notaire pour que ses cendres soient enfouies là, dans un endroit secret, afin qu'elle ne manque jamais le rendez-vous annuel des îles de l'Expo 67.Mais avant de reposer en paix, elle entend profiter au maximum de cette saison exceptionnelle, jumelée aux Floralies, qui vient d'être lancée.\"V .s\"- Les dessous f de l'odyssée IL olympique Installations inutilement i luxueuses Lors de la période olympique, rien n'était trop beau pour l'administration Drapeau qui a profité des Jeux pour «acquérir des installations inutilement luxueuses et exception- MICHEL GIRARD nelles» comme le Bassin olympique, le Centre Claude-Robillard, le Centre Etienne-Desmarteau, sans parler des «installations superflues» comme les fontaines, les dalles de promenade, le Viaduc de la rue Sherbrooke.Ces installations, qui sont sans aucune mesure avec les exigences olympiques et les besoins réels de la ville, représentent bien pour la Commission Malouf les abus que les autorités de la ville ont consacré à l'esthétique et à la grandeur dans la réalisation des Jeux olympiques.Aménagé au coût de $25 millions, le Bassin olympique n'est plus aujourd'hui qu'un éléphant blanc puisqu'il est très peu utilisé pour ses fonctions.Le Centre Etienne-Desmarteau a englouti un investissement.de $11,6 millions, soit exactement le double de ce qu'il aurait coûté s'il avait été construit uniquement en fonction des besoins de la ville de Montréal.Quant au Centre Claude-Robillard et à ses installations sophistiquées, la facture fut très douloureuse parce qu'elle a grimpé à $52,4 millions, soit environ trois fois et demi les prévisions initiales de $15 millions.Et le Viaduc de la rue Sherbrooke, qui permet de se rendre au Parc olympique, à partir du Jardin botanique, du Golf municipal ou du Village olympique, a lui aussi fait l'objet d'une facture douloureusement proportionnelle à sa vocation de «Viaduc-exposition» (déterminée par le maire Drapeau): $12 millions au lieu des quelque $3,5 millions de l'estimation initiale.Causes des écarts L'une des principales causes expliquant les écarts considérables entre les prévisions initiales et le coût à la fin des Jeux olympiques repose sur le fait qu'aucun des quatre projets «n'a été conçu et réalisé dans le cadre des «Jeux modestes» préconisé par le maire Drapeau lors de l'obtention des Jeux».Selon la Commission Malouf, cela a entraîné conséquemment l'acceptation de concepts et de matériaux dispendieux et permis de répondre aux «extravagances des fédérations internationales et des autres organismes impliqués».Faute d'une définition claire par la ville des besoins lors de la planification initiale de ces installations, il a été impossible par la suite de déterminer «des programmes d'exécution optimisés et des estimations réalistes» et de mettre sur pied des «mesures de coordination et de contrôle adéquates».Dans le cas du Bassin olympique et du Centre Claude-Robillard, les décisions tardives des autorités de la ville et celles du COJO dans la mise en marche des projets ont eu pour effet de réaliser la construction de ces installations sportives dans des limites de temps économiquement défavorables tout en laissant, de plus, libre cours à de très nombreuses modifications et additions jusqu'à la toute fin.Pressés par le temps, la ville de Montréal et le COJO n'avaient finalement pour seul objectif que de terminer les installations à temps pour l'ouverture de la XXIe Olympiade, et ce «sans se soucier de ce que cela devait coûter».«Il va de soi, ajoute-t-on dans le rapport Malouf, que le contexte de très forte inflation et de saturation du marché de l'époque n'a pas été sans aggraver la situation en contribuant, dans une large mesure, à l'augmentation des coûts.» La complaisance de la firme ABBDL En cherchant à minimiser les prévisions de coût des centres Claude-Robillard et Etienne-Desmarteau, lors de la commission parlementaire du 22 janvier 1975, l'administration du maire Drapeau et le mandataire-coor-donnateur de ces projets, la firme Asselin, Benoit, Boucher, Ducharme, Lapointe, Inc.(ABBDL), ont induit en erreur les membres de l'Assemblée nationale et la population en général.La Commission Malouf renro-che de plus au mandataire-coor- donnateur d'avoir «démontré une attitude plus complaisante que professionnelle en n'incluant que quatre pour cent pour les imprévus dans son estimation de novembre 1974, pour le Centre Claude-Robillard.» Normalement, les firmes professionnelles ajoutent un pourcentage variant entre 10 et 15% pour les imprévus.Si cela n'a pas été fait, c'est parce que la firme ABBDL avait reçu un «ordre» des autorités de la ville de respecter les prévisions de $40 millions, comme coût «final» du Centre Claude-Robillard.Au cours de la commission parlementaire du 22 janvier 1975, le représentant de la firme ABBDL a répondu au député Claude Charron (maintenant «ministre» du déficit olympique) que cette estimation ($40 millions) contenait une forte marge pour les imprévus.La Commission Malouf a réussi à établir une preuve à l'effet que le man-dataire-coordonnateur ABBDL avait en main à cette période-là les plans nécessaires pour présenter aux membres de l'Assemblée nationale une estimation d'environ $50 millions au lieu de $40 millions: PETROLE SUITE DE LA PAGE A 1 Leitch a dit que cela n'était pas le cas.«J'ai accepté puisque M.Trudeau doit quitter le Canada pour un certain temps et qu'il ne pourra rencontrer M.Lougheed avant le mois de juillet» a souligné M.Leitch.Il répondait ainsi à M.Lalonde pour qui cette prolongation était une manifestation d'un «léger progrès» dans les discussions.Le ministre Lalonde a dit pour sa part, que les deux parties étaient encore loin de s'entendre mais que la chose était encore possible.Visiblement fatigué et déçu, il a indiqué qu'il avait soumis deux offres à son vis-à-vis albertain mais que les deux ne semblaient pas satisfaisantes.«C'est la nature des offres qui compte a répliqué M.Leitch un peu plus tard, la quantité ne m'impressionne pas».Les deux hommes ont refusé de donner quelque précision que ce soit sur ces propositions, notant simplement qu'une d'elle comportait un élément de péréquation entre les provinces.L'écart entre le prix mondial et le prix canadien demeure le point de divergence le plus important entre les deux gouvernements.Celui du partage des bénéfices ainsi que l'imposition d'une taxe à l'exportation sur le gaz ne sont pas négligeables pour autant.Pendant que l'Alberta veut se rapprocher du prix mondial du pétrole, soit $35 plutôt que le $14.75 du marché domestique, Ottawa continue de dire que celui-ci est artificiellement élevé.On veut bien réduire l'écart, dit M.Lalonde, mais non pas suivre le rythme de progression s'il se poursuit à celui des dernières années.Pour Edmonton il est impérieux d'accrocher le prix canadien à ceux du marché mondial pour qu'il progresse à la même vitesse, même s'il n'y a pas égalité.Le pétrole que nous vendons doit être remplacé par des approvisionnements qui coûteront plus cher à produire, dit M.Leitch, en notant que d'ici à 11 ans les réserves «conventionnelles» de sa province seront épuisées.A son avis, le prix de l'Opep est celui du marché, puisque même les nations qui ne participent pas à cette alliance des pays producteurs comme le Mexique, la Grande-Bretagne ou la Norvège pratiquent les mêmes prix.Quant à la taxe fédérale sur le gaz M.Leitch a soutenu que son gouvernement s'y opposait par principe, les richesses naturelles étant du ressort des provinces.Réfutant les allégations de ceux qui le disent inflexible, M.Leitch a expliqué que les négociations actuelles étaient en réalité la poursuite de celles amorcées avec le gouvernement Clark.Nous sommes alors partis du prix mondial pour descendre aux propositions que nous avons fait connaître lorsque nous étions sur le point de signer une entente avec M.Clark, a-t-il noté.Devons-nous maintenant repartir du prix mondial pour témoigner de notre flexibilité?«Nous avions alors cédé beaucoup a poursuivi M.Leitch, nous n'avons plus rien à donner mais nous sommes prêts à faire des changements à l'intérieur de ce cadre.Nous pouvons apporter des modifications au ca- lendrier des hausses par exemple, a expliqué le ministre, mais nous devons obtenir le même bénéfice net.S'insurgeant devant les questions des journalistes qui comparaient sa façon de négocier à celle des Mexicains ou des Arabes, M.Leitch a dit que cela était une insulte à sa province.Le ministre a souligné que l'Alberta vendait toujours son pétrole à moins de quarante pour cent du prix mondial et que ce faisant elle contribuait des milliards de dollars à l'économie canadienne.Cette vente à rabais se poursuit depuis les années 73, a-t-il dit.Répliquant aux affirmations du gouvernement fédéral à l'effet que le prix albertain était par ailleurs supérieur à celui du marché mondial entre 1950 et 1973, M.Leitch a dit que les Américains l'achetaient alors autant que le Canada et que cela n'était pas une faveur de leur part.On ne peut plus espérer revenir au «bon vieux temps» des bas prix qui prévalaient avant la naissance de l'Organisation des pays exportateurs de pétroles a conclu M.Leitch.VACANCES SUITE DE LA PAGE A 1 groupes.Pour le photographe, on a même joué à «saute-papier»! On a remis tous ses livres, on fait du rangement, on écrit au tableau.Les moins chanceux reviendront, lundi, chercher un bulletin, faire un dernier adieu.Mais en général, c'est aujourd'hui que les jeunes quittent leur école, qui après un dernier examen au secondaire, qui après un dernier baiser à la maîtresse.Pour les petits, les vacances c'est encore l'inconnu, c'est un peu intemporel.Ce n'est pas encore le «soulagement»jit la «libération» que racontent les plus grands, eux qui ont l'impression de retrouver enfin la vraie vie.Et les autres «Et vos mamans, elles ont hâte aux vacances?» Un grand «oui» unanime (et quelque peu surprenant), en première année.«Elle a hâte de ne plus faire de lunches.» «Elle va trouver de l'aide pour faire garder le bébé».«Elle a hâte d'être à la campagne.» Il y a d'autres mères qui voient venir les grandes vacances avec plus d'appréhension: celles qui travaillent à l'extérieur et qui doivent «s'organiser» pour que les^n- fants soient en sécurité pendant leur absence.Celles, aussi, qui passeront l'été en ville, comme les autres saisons, et qui auront deux fois plus de travail à démêler les chicanes d'enfants, à désennuyer les désoeuvrés, etc.Et les enseignants?Une légère mélancolie, peut-être, à quitter un«bon groupe d'élèves ou un parfait soulagement quand on avait un groupe difficile.Mais, en général, on ne boude pas les vacances, même si, pour certains, elles signifient cours de perfectionnement et recyclage.On recommencera à neuf, en septembre.Entre-temps, à six ans comme à 15, on se sera bien amusé, on aura fait des découvertes.On se sera peut-être un peu ennuyé aussi, ne sachant plus trop quoi faire, par moment.Et l'on aura hâte de revenir à l'école, connaître sa nouvelle maîtresse («J'espère qu'elle sera aussi fine que Monique»), voir ses nouveaux compagnons.Mais entre la Saint-Jean-Baptiste et la Fête du travail, c'est la grande parenthèse.C'est la période privilégiée des enfants et adolescents.Devenus adultes, ils continueront de rêver à leurs vacances d'écoliers, à cette reprise de possession de leur temps que la vie de travail n'accorde que chichement.p LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 JUIN 1980 \u2022 A 5 VENTE DE RÉACTEURS NUCLÉAIRES Ottawa réclame des règlements internationaux uniformes OTTAWA \u2014 Le gouvernement canadien a entrepris des discussions avec quelques pays alliés dans le but d'obtenir une politique uniforme d'exigences préalables à la vente de réacteurs nucléaires.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa C'est ce qu'a indiqué hier le ministre des Affaires nucléaires ai la suite de la nouvelle parue dans LA PRESSE selon laquelle le Canada et les Etats-Unis n'ont pas été en mesure de dissuader l'Allemagne et la Suisse, au non de la non-prolifération nucléaire, de vendre une usine d'eau lourde et un réacteur nucléaire à l'Argentine.Ces deux contrats, d'une valeur globale de $2 milliards, ont été conclus sans engagement de la part du gouvernement argentin, de se conformer à l'accord international sur la non-prolifération.La Commission de l'Energie atomique du Canada tentait depuis quelques mois de vendre un réacteur Candu à l'Argentine, mais le gouvernement de ce pays a finalement préféré transiger avec l'Alle- magne et la Suisse dont les exigences étaient moins grandes au chapitre de la non-prolifération.Le ministre McGui-gan a déclaré qu'il s'agissait là d'un véritable problème pour le Canada, et il a ajouté que le but du prochain ambassadeur canadien au désarmement, dont la nomination doit être annoncée sous peu sera de veiller à ce que de telles situations ne se reproduisent plus.«J'ai signé un accord à ce sujet avec les Etats-Unis lors de la visite à Ottawa de M.Vance, et j'ai eu des discussions depuis avec d'autres pays», a-t-il indiqué, en refusant néanmoins de préciser les noms des pays en question.Le contrat conclu par l'Argentine avec la Suisse et l'Allemagne était de $290 millions plus élevé que celui proposé par le Canada, mais le gouvernement argentin a justifié son choix en accusant l'Energie atomique du Canada d'avoir fait preuve de mauvaise gestion et de retards injustifiés dans la construction du premier Candu acheté du Canada.L'ACDI veut plus d'argent pour répondre aux situations de crises OTTAWA \u2014 Le président de l'Agence canadienne de développement international, M.Marcel Massé, estime que le Canada devra doubler la partie du budget de l'organisme allouée aux situations d'urgence, s'il désire répondre aux crises de plus en plus nombreuses dans les pays du Tiers-Monde.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Témoignant hier devant le Comité parlementaire de la Défense et des Affaires extérieures, M.Massé a révélé qu'il lui est impossible de faire modifier le budget pour l'année en cours (près de $30 millions), mais qu'il entend demander au cabinet de doubler ce montant pour l'année fiscale 1981-82.Il a signalé que l'on compte actuellement 700,000 réfugiés en Somalie seulement, par suite de la sécheresse et de la guerre dans ce pays, et que l'on en retrouve des groupes imposants en Ouganda, au Tchad, en Amérique centrale et dans le sud-est asiatique.«Quand on examine la situation dans ces pays là, on se rend compte que la situation n'a guère de chance de s'améliorer au cours des années à venir».L'an dernier, la partie du budget de l'ACDI consacrée aux situations d'urgence n'était que de $18 millions, mais le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, Mme Flora MacDo-nald, avait réussi à faire débloquer des fonds supplémentaires de $10 millions au cabinet.M.Massé a acquiescé hier aux propos de Mme Mac-Donald, qui a signalé qu'il faudrait dorénavant doter l'ACDI de budgets suffisants, de façon à ce que l'organisme ne soit pas forcé d'aller quémander des fonds au cabinet dans les situations de crises internationales.En attendant, M.Massé a fait savoir qu'il tenterait de voir dans quelle mesure on pourrait récupérer une partie des budgets des programmes bilatéraux et multilatéraux de l'ACDI, pour répondre efficacement aux situations d'urgence.«$28 millions c'est peut-être beaucoup d'argent, mais si vous avez un million de réfugiés (l'Afrique en compte plus d'un million à elle seule) ça ne fait que $28 par personne», a-t-il signalé.Retombées économiques Sur un autre sujet, le président de l'ACDI a défendu l'aide bilatérale «liée» du Canada, qui engage le pays récipiendaire à acheter ses services et ses équipements au Canada.Il a déclaré que le contribuable canadien doit être en mesure de constater les retombées économiques de l'ACDI au pays, si on veut qu'il supporte un budget encore accru d'aide aux pays du Tiers-Monde.«Là où ça crée des problèmes, c'est quand l'industrie canadienne est moins compétitive que celle des autres pays.Mais s'il y a une perte de 10 p.cent à cause de ce facteur, il faut tenir compte du fait que la population canadienne sera peut-être disposée à appuyer des budgets plus élevés à cause de leurs retombées économiques et qu'en définitive notre contribution réelle au développement du Tiers-Monde sera plus élevée, a-t-il expliqué.Concernant justement la perception du travail de l'ACDI M.Massé a reconnu que la réputation de l'organisme laisse parfois à désirer, et il a annoncé que l'agence procédera sous peu à un sondage pour connaître les inquiétudes et les exigences des contribuables à ce chapitre.M.Massé a par ailleurs refusé d'emboîter le pas au critique conservateur M.Doug Roche, qui suggérait que le gouvernement accorde plus de liberté à l'ACDI dans l'élaboration de ses programmes d'aide, de façon à éviter les pressions des autres ministères comme les Affaires extérieures et l'Industrie et commerce.«Il est sûr que j'aimerais avoir une liberté totale, mais il faut reconnaître que la politique d'aide doit faire partie d'une politique globale du gouvernement, et que l'ACDI n'est que l'un des instruments du Canada non - gouvernementaux, en déclarant que la qualité de ces organismes était de pouvoir offrir une aide beaucoup plus personnalisée, et qu'il ne désirait pas en faire de nouvelles petites ACDI, en distribuant l'argent à gauche et à droite.Ryan opposé au retour de Bourassa M.Claude Ryan est personnellement opposé à un retour de M.Robert Bourassa en politique LE GUIDE DE LA eûte Est .1% ETATS UNIS du Maine à fa Floride provinciale avant encore trois ou quatre ans.C'est ce qu'a fait savoir hier le président du Parti libéral du Québec, M.Larry Wilson.Au cours d'une entrevue téléphonique, M.Wilson a affirmé que M.Ryan avait fait savoir à la direction de ce parti dans la circonscription d'Outremont, où M.Bourassa songerait à se présenter, que l'ancien premier ministre libéral devrait «attendre un peu».Egalement président de l'Association libérale d'Outremont, M.Wilson s'est dit d'accord.«Ce n'est pas un moment opportun pour effectuer un retour», a dit M.Wilson, en expliquant qu'il avait parlé à plus de 20 membres de l'association qui avaient émis une opinion semblable.Si M.Bourassa choisissait de se présenter malgré tout, «nous ne pourrions l'empêcher de le faire», a ajouté M.Wilson.MO ERRATUM Veuillez prendre note de la correction suivante pour l'annonce de Simpsons parue dans La Presse du mercredi 18 juin à la page A16.Meubles capitonnés en cuir: l'article C est assorti à^'article D.LA GALERIE DE LA CARPETTE ORIENTALE A LE PLAISIR D'ANNONCER UN ENCAN PUBLIC SPÉCIAL DE CARPETTES ET TAPIS ORIENTAUX NOUÉS MAIN A L'HÔTEL RÉGENCE HYATT (SALLE CARTIER) LE VENDREDI 20 JUIN 1980 À 20H30 INSPECTION: 19h00 À 20h30 (LE SOIR DE L'ENCAN) mil FAUT LE VOIR POUR LE CROIRE» \u2022 CHOIX DE PLUS DE 200 PIÈCES \u2022 TOUS LES TAPIS SONT FAITS À LA MAIN ET IMPORTÉS D'IRAN, DU PAKISTAN, DE L'AFGHANISTAN, DE ROUMANIE, DU SIN-KIANG CHINOIS ET DE RUSSIE.NEUFS, ÂGÉS ET SEMI-ANTIQUES \u2022 VASTE CHOIX DE DIMENSIONS, COMPRENANT DES TAPIS DE PASSAGE.MOTIFS RECONNUS À TRAVERS LE MONDE, AGENCEMENTS DES PLUS BELLES TEINTES.\u2022 TOUS CES TAPIS SONT CHOISIS ET CUEILLIS PAR NOUS \u2022 PRIVILÈGE D'ÉCHANGE EN TOUT TEMPS \u2022 CLAUSE DE REMBOURSEMENT ZAKIft YOUSAF GALERIE DE LA CARPETTE SHUJA BASHIR ORIENTALE 5218, CH.QUEEN MARY MONTRÉAL, QUEBEC TÉL.: 428 -3604 harryUfJold THE TAILORED MAN J] Encore mieux.NOTRE SOLDE DE JUIN COMMENCE MAINTENANT! 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la presse ROGER LEMELIN président et éditeur FERN AND ROT vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur adjoint TVON DUBOIS MARCEL ADAM directeur de l'information éditorialiste en chef Les demi-vérités de MM.Bérubé et Léonard La façon la plus efficace d'«orienter» la vérité est l'utilisation des demi-vérités.C'est pourquoi cette technique a été adoptée depuis longtemps par la gent politicienne.Et depuis que les débats à l'Assemblée nationale sont télévisés, cette technique a pris une ampleur étonnante.Incidemment, il faudrait toute une équipe de recherchistes pour «compléter» la vérité dans les déclarations ministérielles faites au cours de la période des questions seulement.Car une demi-vérité est souvent un mensonge à 80 pour cent.Le ministre québécois de l'Énergie et des Ressources, M.: Yves Bérubé, a déclaré à l'Assemblée nationale il y a une dizaine de jours que «le gouvernement fédéral avait signé une entente avec le gouvernement du Québec pour un projet explicitement aux Iles-de-la-Madelei-ne.Il s'agissait, a poursuivi le ministre, de financer l'implantation de l'infrastructure portuaire dans l'environnement immédiat des mines de sel.» Et M.Bérubé ajoutait: «Il me fera plaisir d'abord de déposer ce document confidentiel du ministère de l'Expansion économique régionale (MEER).» Il faut se rappeler que l'avant-veiile de cette déclaration de M.Bérubé, le ministre du MEER, M.Pierre De Bané, avait refusé une subvention fédérale de $10 millions pour ce projet de mine de sel et avait été accusé par M.Bérubé de rupture de contrat.Les téléspectateurs ont sûrement approuvé ce jour-là le ministre Bérubé lorsqu'il s'est écrié avec une noble indignation: «Il ne fait aucun doute que les signatures des ministres fédéraux sur des documents officiels ne valent pas cher.» Et voilà.Le petit numéro de propagande antifédéraliste avait été parfaitement exécuté.Au détriment, bien sûr, de la vérité «complète».En réalité, l'entente signée par le fédéral est une entente-cadre qui s'étend sur la période 1974-83 et porte sur les infrastructures industrielles en général, et sur l'aménagement de parcs industriels de pêche en particulier, pour les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspé-sie et des Iles-de-la-Madeleine.Il n'est pas du tout question de mine de sel.Quant au document «confidentiel», ce n'est qu'un «document de travail» de 35 pages portant sur le projet de mine de sel.Il conclut que «le projet est viable mais très sensible à des baisses de prix éventuelles et à des coûts de production ou d'investissement plus élevés que prévu qui entraîneront une baisse sensible du taux de rentabilité».Comme il s'agit d'une entreprise d'État on peut prévoir qu'il en sera ainsi.Le document précise en outre que ce projet créerait 133 nouveaux emplois aux Iles-de-la-Madeleine.Voilà les faits.ê S'il y a vraiment eu rupture de contrat il faudra que le ministre Bérubé dépose des documents «confidentiels» plus pertinents.Le gouvernement fédéral fait suffisamment d'erreurs authentiques sans lui en imputer de fausses sous prétexte tacite de mousser l'option séparatiste.À cet égard le ministre d'État à l'Aménagement, M.Jacques Léonard, a pris la relève de son collègue Bérubé en affirmant mardi que le ministre du MEER, M.De Bané, «donne des miettes sans jamais nous accorder le pain».Ce sont des afiirmations gratuites indignes d'un ministre.Car, depuis sa création en 1969 jusqu'à l'an dernier, le MEER a déboursé $427 millions pour subventionner 3,276 projets dont 60 pour cent au Québec.Pourtant l'économie du Québec ne représente que 20 pour cent de l'économie canadienne.Pour des «miettes» c'est assez impressionnant.M.Léonard a sans doute un appétit gargantuesque pour lequel un pain n'est qu'une «miette globale».Le ministre Léonard oublie de toute évidence que son gouvernement a créé en 1977 son propre MEER sous le sigle OSE (Opération solidarité économique).Or, en dépit de la perspicacité et du sens de la prévision de son gouvernement, les deux principaux programmes de OSE ont déjà épuisé en moins de trois mois les fonds alloués jusqu'en 1981.Ce qui a pour résultat de retarder l'exécution d'une centaine de projets.En outre, si l'on considère que son gouvernement a un déficit budgétaire dç $2.3 milliards, on pourrait conclure à la manière Bérubé-Léonard que cela constitue une rupture de contrat électoral pour un «bon gouvernement».Que peut-on penser des propos de ces ministres?Ou bien ces messieurs n'ont pas la rigueur intellectuelle pour occuper leur poste; ce qui est peu probable.Ou bien ils poursuivent l'entreprise de démolition du fédéralisme dans l'esprit des Québécois.Comme ceux-ci ont dit majoritairement NON à leur option dans 95 des 110 circonscriptions électorales, il faut reconnaître que ces ministres entreprennent un travail d'Hercule.Ils n'ont donc pas de temps à perdre.Mais il faut convenir également qu'avant d'être péquistes ils sont ministres pour tous les Québécois, et qu'à ce titre ils doivent être «condescendants» pour cette majorité de profanes qui n'ont pas accès aux documents «confidentiels» pour connaître la vérité.IVAN GUAY Horreurs déshonorantes de la surpopulation en Asie Les massacres qui dépeuplent présentement les provinces de Mizoram, Manipur, Assam et surtout Tripura, au nord-est du sous-continent indien, ont été qualifiés de «sans précédent dans l'histoire de l'Inde indépendante» par le ministre indien de l'Intérieur, M.Sail Singh.On assiste véritablement à un embouteillage de population.Les Asiatiques se marchent littéralement les uns sur les autres et des hécatombes s'ensuivent.On parle de cadavres affreusement mutilés qui flottent à la dérive sur les rivières.Selon un témoin, le célèbre massacre de My Lai au Vietnam, en 1968, n'était rien comparé à l'enfer que vit la population de Tripura.Pour comprendre ce qui se passe, il importe de situer le théâtre de ce qu'il faut bien appeler «la pire explosion de barbarie» de notre époque.Cela nous amème au fond du golfe du Bengale, sur un débris de territoire indien dont l'un des appendices s'enfonce comme un glaive provocant entre le Bangladesh et la Birmanie.C'est dans cette sorte de cul-de-sac à lest des bouches du Gange et du Brahmapoutre que furent refoulés, lors de l'épouvantable révolution au Bangladesh il y a huit ans, des centaines de milliers de réfugiés de culture bengalie et de religion tantôt hindoue, tantôt musulmane.Ces réfugiés forment aujourd'hui plus de 70 pour cent .de la population des provinces indiennes qui les ont accueillis.Plus précisément, la province de Tripura compte 1,300,000 immigrants originaires du Bengale occidental et du Bangladesh (ex-Pakistan oriental) contre seulement 500,000 autochtones de langue et de traditions homogènes et rattachés à l'Inde depuis des siècles.En moins de dix ans, les immigrants ont mis en minorité les autochtones des provinces de ce secteur, ce qui a naturellement créé une situation qui ne pouvait que devenir explosive.Comme pour empirer les choses, il se trouve que les autochtones sont de religion chrétienne, et de ce fait, en rivalité avec les religions hindoue et musulmane.«Nous sommes devenus des réfugiés dans notre propre pays», s'est écrié un jeune rebelle récemment.Selon les autorités fédérales de l'Inde, le mouvement autochtone hostile aux immigrants n'est formé que de quelques milliers de jeunes activistes, mais ce mouvement semble avoir réussi à mobiliser un nombre impressionnant de sympathisants, surtout dans la province de Tripura.Les rebelles récla- ment l'arrêt de toute immigration et la déportation d'un trop-plein de populatioYi devenue culturel-lement menaçante pour eux.Les autochtones craignent en effet de perdre leur identité propre si l'État continue à laisser s'infiltrer les étrangers.Or, l'État marxiste de Tripura ne se sent guère appuyé par la minorité autochtone.Aussi, se cherche-t-il une nouvelle base politique chez les immigrés, ce qui envenime encore davantage les rapports avec les autochtones.La situation semble sans remède.Un groupe de jeunes Indiens (apparemment plus nombreux qu'on ne veut l'admettre) ont pris le maquis pour défendre une identité qu'ils jugent menacée à très court terme.Ils massacrent sans merci des immigrants que l'État a le devoir de protéger.La masse de la population fuit et se trouve menacée de famine dans les repaires où elle se terre.Ce genre de drame est devenu courant en Asie, continent où les populations débordent les unes sur les autres.Les tragédies que pareil drame engendre illustrent un fait qu'on a peine à avouer: la famine et la faim rendent l'homme semblable à la bête, et ce quel que soit le vernis de civilisation qui le recouvre.JEAN PELLERIN Impossible de prendre Love Canal pour un amour de canal L'homme descend du singe et l'imitation est la loi qui gouverne les sociétés.Sans doute cette thèse est-elle en partie fausse.Mais dans combien de cas ne trouve-t-elle pas son application?Regardons ce qui se passe aux États-Unis.Et voyons ensuite ce qui arrive au Canada.Tous les scandales, tous les événements spectaculaires dont sont témoins nos voisins trouvent leur écho ou leur réplique au Canada.Quand lex-président Nixon a été étranglé par le scandale du Watergate, on s est diligemment cherché des «Watergate» au Canada.Il est vrai qu'on s'en est cherché aussi ailleurs dans le monde.Les Américains font école.Vous vous souvenez aussi de «Three Mile Island », cette centrale nucléaire qui, l'an passé, a causé tout un émoi et chassé toute une population par ses débordements?Au Canada, le contrecoup de ce désastre a été immédiatement ressenti par les apôtres de l'énergie nucléaire Une source d'énergie qui était, la veille, saluée comme une béatitude devenait soudainement digne de tous les opprobres.Encore une fois, il est vrai que d'autres pays voués à l'énergie nucléaire, la Suède notamment, ont vivement réagi à l'accident de «Three Mile Island».Tout le monde a entendu par- ler de «Love Canal», dans l'État de New York, ce dépotoir où des familles entières ont construit leur nid, véritable foyer des pires infections?Eh bien! il nous faut, à nous aussi, notre «Love Canal».Nous allons le situer à Mercier ou à Sainte-Julie de Verchères.Il y a mieux encore.Il appert que depuis que le Mont St.Helens aux États-Unis crache le feu, le Mont-Royal n'est pas tranquille.Une voyante m'a même dit ceci: «Le 4 juillet prochain, anniversaire de la proclamation de l'Indépendance des États-Unis, le Mont-Royal va cracher le feu.» Pour bien montrer que si un volcan américain peut se réveiller, un ancien volcan canadien peut encore faire mieux.Soyons sérieux pendant quelques minutes et, tout en faisant la part du feu (si on peut dire), sachons ne pas nous abuser sur le sens de l'avertissement servi, par la voix des media, par les organismes voués à la protection de l'environnement.Que disent-ils?Ils nous avertissent que la chimie empoisonne le sous-sol et l'eau, et il n'y a malheureusement aucune raison de penser que l'alerte est lancée pour rire.Deux sites sont signalés comme particulièrement dangereux: Mercier et Sainte-Julie de Verchères.Que jette-t-on dans ces dépotoirs, dont l'un, celui de Sainte^ Julie, est municipal?«Ce sont des huiles usées, des hydrocarbures chlorés, des solutions phé-noliques, des acides, des mer-captants, des polymères, des insecticides, des pesticides et des boues provenant du nettoyage des réservoirs.Ces produits peuvent causer diverses maladies graves et il est établi qu'un certain nombre de citoyens de Mercier ont déjà bu de l'eau contaminée par les infiltrations du site d'enfouissement.» Le profane reste bouche bée devant des révélations pareilles.C'est comme si on lui disait: «Vous ne le saviez pas, mais le terrain de golf que vous fréquentez depuis 1972 est miné.C'est un miracle que vous soyez encore vivant.» Le profane se demande quelle est, dans ces révélations soudaines, la part de la sensation cultivée pour elle-même et la vérité.La vérité «vraie» est probablement double.D'une part, il est vrai que la chimie empoisonne l'environnement.D'un autre côté, pour supprimer les dangereuses bavures dues au progrès, il faudrait des sommes astronomiques.Quand on n'a pas d'argent pour corriger un mal on essaie de l'oublier.Mais il ne disparaît pas pour autant.(L'assainissement de Love Canal, à Niagara Falls, N.Y.est estimé à $300 millions.) GUY COtMIIA Reprise Droits réservés BANS LÀ PRESSE ANGLOPHONE Extraits puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits par la Presse Canadienne.Drapeau devrait démissionner Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a eu ce que plusieurs soupçonnaient qu'il méritait: il a été écorché vif par la Commission Malouf pour la part qu'il a prise au fiasco financier des Jeux olympiques de 1976.Le maire de Montréal porte une grande part de responsabilité dans le fardeau que les Montréalais devront payer pendant plusieurs années pour rembourser le coût additionnel des Jeux.M.Drapeau a fait de cet événement un monument à sa propre vanité, et à un ego qui n'a pas profité des leçons administrées par les problèmes d'Expo 67 ou par l'échec de son propre restaurant de luxe.Les Olympiques devaient être* modestes.Comment oublier l'af- firmation de M.Drapeau selon laquelle il était aussi impossible pour les Olympiques d'être déficitaires que pour un homme d'avoir un bébé?Quand finalement les Jeux ont commencé, il y a quatre ans, leur coût était passé de $120 millions à $1.3 milliard \u2014 c'est-à-dire dix fois le coût prévu.Ce qui est plus important, la Commission Malouf a mis au jour tellement de corruption et de malversations que des accusations criminelles pourraient s'ensuivre.M.Drapeau, même s'il n'a pas été directement impliqué dans des activités illégales, était en fait le directeur du projet, puisque c'est lui qui supervisait toutes les phases de l'opération.A plusieurs reprises, les Montréalais ont accordé à M.Drapeau un vote de confiance.Il a été récompensé pour avoir donné à la ville son métro et son équipe de baseball, ses immeubles de verre du centre-ville et sa course automobile Grand Prix.Mais aujourd'hui il ne mérite aucune récompense, et S'il avait une once de repentir, il démissionnerait immédiatement.Le 9 juin.\u2022The Ottawa Citizen» Les pourparlers La rencontre du Premier ministre Trudeau avec les Premiers ministres des provinces a démontré que le cheminement vers le renouvellement de la Constitution ne sera pas sans embûches.Il reste à réconcilier des intérêts, des ambitions et des aspirations divers; les concepts de nation, de droits civils et de libertés démocratiques seront réexaminés et peut-être même redéfinis.Ilfaudracertainementplusieurs mois de négociations ardues avant que ces tâches soient réalisées, et il faudra peut-être attendre plusieurs années avant que le Canada en ressente pleinement l'impact.Mais quel que soit le résultat final des pourparlers provinciaux-fédéraux, quel que soit finalement le verdict de l'histoire, on peut trouver un encouragement dans le fait que les efforts en vue de renouveler la Constitution sont de nouveau en marche.(.) » \u2022 The Toronto Star» LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 JUIN ) 980 Trudeau a tort : le Québec est une nation Le Premier ministre du Canada, Monsieur Trudeau, a reçu les 10 Premiers ministres des provinces pour discuter constitution et leur proposer un calendrier très serré.Ce faisant, Monsieur Trudeau réalisait une promesse préréférendaire de convoquer le plus tôt possible une conférence sur la constitution et de voir à ce que les choses aillent vite.Indépendamment de toute partisanerie politique, beaucoup de Québécois avides de changements constitutionnels avaient vu dans cette promesse une bonne façon de faire évoluer le dossier politique de la province sans cautionner la souveraineté du Québec.La question que je désire poser à mes concitoyens qui ont voté NON pour faire «bouger les choses à l'intérieur de la confédération» est la suivante: Vous atten-diez-vous à ce que Monsieur Trudeau agisse comme il le fait maintenant ou vous attendiez- vous à ce qu'il offre d'autres ouvertures?Pour moi la question demeure posée aux Québécois qui ont cru et qui croient en M.Trudeau comme locomotive de progrès constitutionnel! Etes-vous plus en accord avec le fait de négocier un grand pays pour un seul peuple ou seriez-vous plus en accord avec M.Trudeau s'il proposait de faire aux deux peuples fondateurs une place égale dans notre confédération?Etes-vous en accord avec M.Trudeau qui désire faire autant d'efforts pour protéger la minorité anglophone de Montréal qui n'a aucune chance d'être assimilée dans la mer francophone du continent qu'il en fera pour protéger la minorité francophone de Calgary qui n'a aucune chance de s'épanouir pleinement autrement que comme communauté marginale?Etes-vous en accord avec les visées centralisatrices que semble toujours manifester M.Trudeau ou préféreriez-vous un Trudeau qui offrirait aux provinces le pouvoir de contrôler les leviers importants de sa politique culturelle, économique et sociale?' Si vous croyez que les Québécois forment l'un des deux peuples de ce pays, si vous croyez que le Québec a le droit de se doter de lois efficaces pour affirmer sa langue officielle, si vous croyez que le Québec (comme les autres provinces) doit avoir le contrôle des leviers de ses politiques culturelle, économique et sociale, et si vous avez voté NON dans le but de faire évoluer la cause du Québec au sein de la confédération, je vous suggère de vous assurer que Monsieur Trudeau pense comme vous.Cet homme est porteur d'un mandat en blanc que vous avez signé et vous pourriez vous retrouver pour encore cent ans dans une maison dont vous ne voulez pas et, ce qui est pire pour moi, m'y entraîner au nom de la majorité! Paul DESROSIERS Sainte-Thérèse À tous les Canadiens du Québec, Au cours de la dernière campagne référendaire on a tenté de vous faire croire que votre non était québécois.Eh bien, c'est Pierre Elliott-Trudeau faux: votre non était antiquébécois et procanadien.En effet, M.Trudeau affirme que vous avez rejeté la notion de deux nations en votant non et que vous avez plutôt décidé qu'il n'y en a qu'une au Canada, soit la nation canadienne, et qu'une minorité de cette nation est francophone.Québécois, vous n'existez donc plus, vous êtes maintenant Canadiens de langue française.Sachez aussi que, comme le dit Claude Savoie dans sa biographie de Trudeau(,), c'est cet homme vouant au Québec une haine incommensurable et un mépris immense que les Anglo-Canadiens ont utilisé pour mater le Québec et le mouvement nationaliste du Québec.Et c'est à lui que le Québec a fait confiance pour son avenir.Celui-là même qui nie l'existence de cette nation.Cet homme considère comme non négociable l'enchâssement des droits linguistiques dans la future constitution.Cela signifie que la loi 101 ne serait plus applicable car tout Canadien pourrait recevoir l'enseignement en anglais ou en français là où le nombre le justifie, notamment pour les anglophones du Québec et certaines régions limitrophes du Québec.Iî est temps que les Québécois se réveillent et cessent de se faire endormir par cet homme que Ton fait passer pour être des nôtres et qui nie notre existence.M.Trudeau n'a rien d'un Québécois, est qu'un Canadien né au Québec, qui parle français de par son père mais qui fut élevé par sa mère, Grace Elliott.Un seul peuple, une province comme les autres, une minorité linguistique, la négation de notre identité québécoise, voilà ce que notre non a dit à M.Trudeau et au Canada anglais qu'il représente.Pierre LANGLOIS Trois-Rivières (l) Les crises de Pierre Elliott Trudeau.Claude Savoie.Ed.Guérin, 222 pages.f \\f \\t \\i \\ê à if » t t I t i 9 I * f 1 t û i » 4 f t Hubert Sacy répond à Claude Forget J'ai pris connaissance, dans LA PRESSE du 14 juin, des «questions» insidieuses et bourrées de sous-entendus relativement à la Commission Keable qui ont été posées par le député libéral de St-Laurent, Claude Forget, au ministre de la Justice en commission parlementaire.Je tiens à apporter des réponses à celles qui me concernent directement.1.J'ai travaillé, à titre de re-cherchiste et de responsable des communications à la Commission Keable, à compter du mois de juillet 1977.Pour ce faire, j'avais demandé et obtenu un congé sans solde de mon employeur, la Centrale de l'Enseignement du Québec.2.Le 31 mai 1978, la Commission Keable a interrompu ses activités et fermé ses bureaux, en attendant le jugement de la Cour suprême du Canada, qui, on s'en souviendra, n'avait pas autorisé la poursuite de l'enquête avant de rendre son jugement final.Mon intention de repren- dre mes fonctions à la CEQ a d'ailleurs été mentionnée dans un article paru dans «Le Devoir» de ce 31 mai 1978 sous la signature de Alain Duhamel.3.J'ai repris mes fonctions à la CEQ à Tété 1978.4.A la suite du jugement final de la Cour suprême du Canada, le commissaire Keable, qui tentait de reconstituer l'équipe de la commission, m'a demandé si j'étais disponible pour reprendre mon poste.J'ai dû répondre par la négative étant donné, d'une part, que la convention collective des permanents de la C.E.Q.ne permet pas à un employé de prendre un congé sans solde deux années consécutives, et d'autre part, à cause de la proximité des négociations dans le secteur public et du rôle que j'étais appelé à y jouer.Le directeur général de la C.E.Q.pourra confirmer ces faits et les conventions collectives des employés de la C.E.Q.sont déposées au ministère du Travail.5.Monsieur Forget laisse en- tendre que la Commission Keable ne m'a pas gardé à son emploi à cause d'un article paru dans la chronique de Marc Lau-rendeau, dans LA PRESSE, en octobre-novembre 1979, soit.15 Claude Forget mois après mon départ de la commission.Je ne vois vraiment pas par quel genre d'acrobatie intellectuelle M.Forget en arrive à insinuer que j'aurais pu révéler à M.Laurendeau des informations que j'ignorais et avoir été remercié par la commission pour ce motif 15 mois avant d'avoir posé un geste.L'absurdité des insinuations de Claude Forget saute aux yeux.Elles sont tellement grotesques qu'elles se passent de tout commentaire additionnel.6.Ce n'est pas la première fois que des insinuations sont faites à mon égard.À deux ou trois reprises, par le passé, toutes sortes de bobards ont circulé et ils ' se sont tous avérés plus débiles les uns que les autres.J'ose toutefois espérer que ce sera la dernière.Enfin, la décence élémentaire m'empêche de dire publiquement ce que je pense de Claude Forget.Hubert SACY Québec L'école confessionnelle doit demeurer Récemment, Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, publiait un message: «Promotion de l'école catholique».Ce message examinait le défi nouveau que pose la diversité religieuse de notre milieu.Puis, par comparaison avec Fécole pluraliste ou non confessionnelle, il montrait comment l'école catholique est un lieu de cohérence.«Cette cohérence, disait Mgr l'archevêque, m'amène à demander aux catholiques du diocèse de se faire un devoir de conscience de collaborer de façon responsable à la réalisation du projet éducatif de l'école catholique de leur milieu.» Et il ajoutait: .«J'invite les pasteurs, les parents et le personnel de nos écoles à avoir une grande estime pour la tâche qui leur revient de promouvoir ce type d'école dans leur milieu.» Quelques lettres aux journaux ont marqué une dissidence par rapport à ce message.Les personnes solidaires de l'archevêque ont tendance à rester silencieuses.Aussi, ai-je pris sur moi d'écrire à 277 presbytères ou missions catholiques nationales du diocèse de Montréal pour demander aux prêtres qui y habitent de souscrire à la proposition suivante: «Etant donné certaines déclarations de dissidence parues dans les journaux à propos du message de S.E.Mgr Paul Grégoire, daté du 9 mai 1980, intitulé «Promotion de l'écoie catholique», je déclare publiquement ma solidarité avec Mgr Varchevêque et son message.» Sur une période de 10 jours, 180 réponses provenant de 107 paroisses ou missions m'ont été adressées, contenant la signature de 107 curés et de 97 autres prêtres, vicaires ou résidents, pour un total de 204 prêtres.Bernard SIGNORI Prêtre, curé de Saint-Zotique Réponse à MM.Boulanger, Boutin et autres.L'«Univers abstrait» de l'évê-que de Montréal dont vous faites le procès me semble quelque peu plus concret que le vôtre.Par le temps qui court, la «Chaire de Pierre» descend davantage dans la rue que la «Raison raisonnante» sur son haut promontoire universitaire.J'ai la tentation de relancer votre propre boutade: «Comment peut-on si mal comprendre la réalité» \u2014 j'ajoute, de la foi?(.) Vous parlez de liberté de conscience, de liberté religieuse.Vous auriez peut-être avantage à refaire votre traité de la liberté à la lumière de l'Evangile.Il n'y a qu'une liberté, une seule: celle de pouvoir suivre le Christ.(.) Nous n'avons pas à créer une société française, comme vous l'écrivez, mais une société chrétienne: et ce n'est pas en laissant sous prétexte de liberté, ou à cause de «silences complices» (Camus), le laïcisme s'implanter dans nos maisons d'éducation que nous y parviendrons.Savez-vous ce que veut dire le terme «éduquer»?Vous feriez bien de rouvrir «saint Thomas», il en avait une idée.Pour avoir écrit ce que vous avez écrit, l'expérience vous fait défaut, l'expérience des écoles où il faut gagner pouce par pouce le terrain que le Christ veut conquérir.Plus profondes que les manifestations réactionnaires ou neutralisantes des hommes, nombre d'aspirations spirituelles demeurent perceptibles à qui veut voir et entendre; il serait éminemment souhaitable que tous les prêtres s'en préoccupent autant sinon davantage que bon nombre de laïcs engagés dans la suite du Christ.Vous souhaitiez entendre la réponse d'un responsable d'enseignement religieux, la voici: et je suis d'une école non-confessionnelle depuis nombre d'années.Je n'ai pas encore perdu mes illusions.Jacques SYLVESTRE, o.p.responsable de l'enseignement de la catéchèse et animateur de pastorale Ecole secondaire Marie-Rose Montréal A la suite de la parution du livre traitant du cas de l'école Notre-Dame-des-Neiges, M.Pierre-Charles Dubreuil essaie, dit-il dans sa lettre parue dans LA PRESSE du mardi 27 mai 1980, de se poser des questions d'enfants.Me permettez-vous, monsieur Dubreuil, d'essayer d'apporter, bien simplement, quelques réponses d'enfant.d'enfant de Dieu?Je crois que la CECM fait preuve, dans ce cas bien précis, d'un louable souci de préserver et la vérité en -matière religieuse et le droit de l'enfant à cette vérité.De la même manière que les parents ont à choisir pour leur enfant la nourriture convenable au bon développement de son organisme, et à lui assurer les soins nécessaires au bon maintien de sa santé, ainsi ont-ils à veiller avec le plus grand soin à la nourriture qu'absorbera son âme.(.) Marie-Suzette BÉRUBÉ Repentigny La perte du module de Musique Aux membres du Comité exécutif et aux citoyens de Montréal Le module Musique du Service-des sports et loisirs de la Ville de Montréal n'est plus.Pour plusieurs citoyens, c'est une grande perte; pour d'autres, ça ne représente rien puisque plusieurs personnes ignoraient l'existence même de ce service.Ceci fait partie d'une politique de réduction budgétaire et de restructuration du Service des Sports et Loisirs.«On met la hache dans la cabane», selon l'expression populaire.On coupe des têtes et des postes; personnellement, je suis d'accord avec ce geste s'il a pour but de limiter le gaspillage, mais où je le suis moins, c'est lorsque ces coups sont portés n'importe où et n'importe com- ment.La Ville abolit certains modules socioculturels malgré leur bon fonctionnement (musique).Par contre, d'autres sont maintenus même s'ils ne donnent presque plus de services à la population (marionnette, bricolage, etc.).Le module Musique existe depuis près d'une vingtaine d'années (.) Le comité exécutif a décidé de le fermer faute de fonctionnaire technicien.Moi, c'est ce que j'appelle se moquer systématiquement de la population.Qu'est-ce qui est le plus important?Un fonctionnaire ou bien un module qui donne des services à la population v\\ qui est en parfaite santé.L'autre raison invoquée par la Ville pour justifier la fermeture du module Musique est que ce service est doublé par d'autres organismes oeuvrant sur le territoire municipal.Cet argument est absurde puisque tous les services socioculturels et sportifs offerts par la Ville sont doublés soit par les universités, cégep, commissions scolaires, organismes privés, etc.Tous ces intervenants offrent à différents niveaux des ateliers ou cours dans des domaines très variés.Ex.: arts plastiques, ballets-jazz, photographie, théâtre, etc.D'autres facteurs ont contribué à donner un dur coup au Service des sports et loisirs.L'augmentation des frais d'inscription qui a provoqué une baisse variant de 30 à 80% dans l'ensemble par rapport à l'an dernier.Certains modules étaient en mauvaise posture; ils on;, eu si peu d'inscription Qu'ils ne pouvaient justifier leur propre existence.Et il y a aussi la publicité.Quelle publicité?Une publicité qu'on dit de quartier mais qui manque totalement d'envergure et de «punch»; on peut croire qu'elle est délibérément discrète et même muette puisqu'en fin de compte elle ne rejoint pratiquement personne.Malgré tout cela, le module Musique a augmenté ses services offerts à la population et c'est lui qu'on élimine, pénalisant ainsi la population d'un service dont elle a droit.Si un loisir comme la musique ne peut être maintenu dans les services d'une ville comme Montréal, on remet en question l'existence même des services de loisirs socioculturels.Jacques GOUIN ancien responsable du module Musique Montréal Salut, Haïti ! Encore une fois tu es à l'honneur! Tout le scandale dont tes généraux, présidents et banquiers du sous-développement ont été l'objet en ton nom ne suffisait pas.Tous tes torturés de l'ignorance et de la faim, tes boat-people, tes rejetons aux yeux tristes, tes morts silencieux, anonymes.Ça ne suffirait pas.On ne peut se passer de toi parce que l'évocation même de ton nom a quelque chose de magique pour les uns, subliminal pour les autres.Les politiciens à bout d'arguments pour faire accepter l'inacceptable, tolérer l'intolérable ont abusé de toi sans vergogne dans leurs cérémonies d'exorcisme.Ils l'ont fait sans ménagement et sans respect aucun, piétinant délibérément tout système de référence aux éducateurs que tu leur as envoyés; tes médecins qu'ils ont gardés; tes hommes d'affaires, tes administrateurs, tes technocrates qui participent tant bien que mal à cerner leur chômage.Il fallait livrer aux fouies hystériques des arènes, des fauves et des victimes.Tu as fait les frais de la fête.On t'a servie tout cru à la table des convives chauves en complets sombres et cravat-tes rayées.Convives assoiffés au visage épais, au rire vulgaire.Aujourd'hui la fête est finie.Le cirque cruel est passé avec ses fauves repus.A la prochaine! Pourtant, tout ce que l'on semble vouloir te reprocher a été un simple exercice de leur propre rapport de forces avec une grande partie de la planète.Ta situation, humiliante pour toi, apparemment indésirable pour eux, ils l'ont inventée, soutenue, défendue avec leurs hommes, leurs armes, leurs dollars et leurs mots.Beaucoup de mots et de décorations.Des mots de techniciens, de politiciens-hommes d'affaires qui font des affaires et d'hommes qui sont des affaires.La dictature avilissante qui te meurtrit depuis plus de vingt ans, corollaire de ton sous-développement, est imposée par la petite minorité qui gouverne des Rocheuses à la Cordillère et qui y trouve son compte.Elle est entretenue avec l'argent de tous les travailleurs, le travail subtil de leurs techniciens appuyés par cette armée d'anonymes qui apparaissent et disparaissent sous des couvertures apparemment fantaisistes, coiffés de si- gles soigneusement inventoriés.Tu es cernée de partout, tu le sais.Tes enfants sont trop voyants pour se perdre dans leurs foules anonymes: les plus visibles pour payer la traite de leurs exubérances.Dire qu'ils ont appris à lire dans leurs livres, à partager leurs églises leurs drogues et leurs couches! Tout cela est très amer.Tes enfants vont continuer à errer et à souffrir.A connaître l'humiliation.Non pas seulement parce qu'ils sont Noirs: ça serait trop facile! Les Cubains, les Brésiliens, les Argentins et autres Latino beaux et blancs s'en seraient sortis depuis longtemps.Parce que simplement le rapport de forces sous sa forme la plus abjecte et la plus rétrograde joue encore en faveur du même groupe depuis quatre siècles.Mais tout cela est historique donc provisoire.En attendant oublie les Seigneurs que tu croyais avoir rencontrés.Des caricatures d'hommes à l'échiné souple, au rictus malfaisant comme il y en a beaucoup chez toi et ailleurs.C'est tout.Et puis des Seigneurs?Y en a-t-il jamais eu?.F.GIVEY Saint-Lambert M.Charles David LA PRESSE Cher confrère.Jamais l'opinion internationale ne s'est autant penchée sur notre petite République d'Haïti.Pour elle (c'est mon impression) ce pays vient de naître.Il faut se dépêcher pour faire comprendre à l'opinion mondiale que Haïti n'est pas politiquement née aujourd'hui, mais qu'elle est en période de crise politique et économique grave.De pareilles crises échappent sans aucun doute aux dirigeants haïtiens actuels: misère effroyable, analphabétisme et, surtout, fuite non seulement des Haïtiens vers l'étranger mais encore de l'argent du pays.11 en résulte un désordre structurel et fonctionnel.Haïti a de quoi nourrir toutes ses «ouailles».En lisant vos nombreux articles sur les réfugiés haïtiens, je me sens sérieusement interpellé et concerné par nos grands problèmes de toutes sortes.Max DUBOIS, journaliste Montréal Le génocide arménien Une nouvelle version de l'Histoire des années 1915 a vu lç jour dans LA PRESSE sous la plume d'Attila ERGENEKON (numéro du 28 mai, page A7, sous le titre «A chacun sa vérité»).Après avoir effacé la réalité du génocide de plus de un million d'Arméniens des annales de l'Histoire, l'auteur de cette version inédite va jusqu'à renverser le scénario et présente le Turc dans le rôle de victime et l'Arménien dans celui du bourreau.(.) La bibliographie complète des persécutions, déportations, génocide des Arméniens de l'Asie mineure comprend des milliers de volumes.(.) Comment peut-on expliquer la persistance de la nouvelle génération turque à nier la réalité même du génocide en face d'une documentation universelle et si accablante?Même la Commission des droits de l'Homme de l'ONU, au paragraphe 30 de son rapport en 1974, reconnaît ce génocide.On y lit textuellement: «Passant à l'époque contempo- raine, on peut signaler l'existence d'une documentation assez abondante, ayant trait au massacre des Arméniens, qu'on a considéré comme le premier génocide du XXe siècle».(.) V.HOVSÊPIAN Secrétaire Comité national arménien du Canada A M.Attila Argenekon, qui exposait le point de vue turc dans LA PRESSE du 27 mai, je me permettrai de citer un vers de Victor Hugo: «Là où passent les Turcs, tout est ruine et deuil.» M.Argenekon tire ses arguments de l'Encyclopédie britannique ainsi que du History of The Ottoman Empire and Modem Turkey, de Stanford Shaw.C'est son droit.Mais on pourrait, du côté arménien, citer maints titres et auteurs étrangers qui ont vu ce qui s'est passé en Turquie et qui ont tiré des conclusions tout autres: (.) j Lucie TEINTUNIAN Montréal i * « I f.I t t 9 4 * f r I ê » 4 l * I g t i i « / 4 4 * t # f 4 9 » * 9 t è » 9 9 i f f » t f è * 4 I 4 9 4 è 9 f I i * * M 4 * * i « A 4.4 4, « \u2022 4; 4 4 i ' 4 4 « i « à 4 HIKFAWf 1.11 f'APF.WHACK | 1:25; 3:55; 6:25; 9:00 S3 GKÇNREILV um.àmor., 1245,4:10, EORGE HILTON 7:45 - Se», 6h et 7M5.\u2022 LAVAL \u2022am.àmar 1130; 4:10; 7 45 \u2014 ANTONY FREEMAN Sei^ 6.-05; 7-45 \u2022 VBSAJLLfS sam à mor*.12:30; 405; 7.45 \u2014 Se*.6fc et 7S45 BMiLLlilUaMI & ™y v/iiTH ^FILM à GREENFIELD PARK n+utorrent 'LA QUATRIEME RENCONTRE' GREENFIELD PARK 2 0591 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 20 JUIN 1980 Peur regarder «loin dans le passé et haut dans le ciel» De plus en plus de gens consacrent une partie de leurs loisirs à regarder loin dans le passé et haut dans le ciel.Deux nouveaux outils viennent d'être mis à la disposition de ces curieuses et curieux à l'occasion du lancement, hier, de deux livres édités conjointement DENIS DION par Québec Science Editeur et la Fédération québécoise du loisir scientifique.Il s'agit de «Cherchons nos ancêtres», de Michel Langlois, et «Devenez astronome amateur», de Jean Val-lières.Ces deux volumes font partie de la nouvelle collection «Faire», qui, de l'avis de son directeur, M.Félix Maltais, se veut une série de livres de «recette» favorisant la pratique d'activités de loisir scientifique.M.Maltais a ajouté lors du lancement que la collection devrait compter d'ici à quelques années entre 12 et 15 titres touchant divers secteurs et que de nouveaux livres seront lancés l'automne et le printemps prochains.Dans le cas des livres lancés hier, «Cherchons nos ancêtres» devrait aider les amateurs de généalogie (ils seraient près de 20,000 au Québec) à se forger des méthodes de travail et de recherche pour mener à bien leur enquête, à apprendre comment écrire et illustrer la biographie de leurs ancêtres, à s'y retrouver dans le dédale des sources à consulter.A cet égard, l'auteur, M.Michel Langlois, a souligné qu'il avait voulu faire un livre à la portée de tout le monde, un livre comprenant notamment une liste d'adresses utiles à connaître lorsqu'on se lance à la quête d'informations sur la vie des prédécesseurs.Pour sa part, M.Jean Vallières, auteur de «Devenez astronome amateur», a indiqué que son livre poursuivait deux buts principaux: fournir de l'information de base aux personnes désireuses de s'initier à l'astronomie et donner des moyens pratiques aux gens qui ont déjà pris goût à l'astronomie et qui veulent pousser plus loin leur observation du ciel étoile.M.Vallières a de plus signalé que c'était la première fois qu'au Québec, un livre consacré à l'astronomie contenait en totalité du matériel exclusivement québécois, les photos ayant été notamment fournies par des astronomes amateurs d'ici.Les cinémas frange hLm Coupable d'avoir aimé la vie.Condamnée pour lavoir vécue passionnément JEAN BEAUDIN .Wtflii FHHOGfWH'l LOUISE PORTAL I stdenis 3 12:20 - 14:30 - 16:40 1590 RUE ST-DENIS 845 3222 \" 18:50 - 21:00 .: ^mm^^^^M- svoc Richard Gere Brooke Adams SamSriepard Linda Manz desjardins 1 'I \u2022 -' AUX POINGS NUS ! MICH At l Nf IT c i on) A MCHMTY R4SCRT «IMAM* SHUMY IMMM BORDELS POUR OFFICIERS DE L'ARMEE NAZI VIAU& OMEGA 7% FILM DIFFERENT «\\U i«U FRANCIS MANKIEWICZ desjardins 4 \u2022ASftAJRi 1 RE JEAN DUC HAH ME 12:45 - 14:55 - 17:00 - 19:10 - 71:20 I WOODY «e ALLEN 20m.l » \u2022 I 1 ¦ ' VHSttN'IANCAISI : i .uuiuii 12:05-13:55-15:45-17:35-19:25-21:15 desjardins 2 R ASILAIRE 1 288-3141 LcîNÉ-PARCS.^Y^n?VXAV^^C C*\"S /fM,AUK\\ ' St- EUSTACMI Rout* 15.inriii 21 T£L 472-6660 / 879 1707 / 430-9090 Ullll railVS i'ï^ri^Mif (GRATUITS) Mont St HILAIRE ^0.on,.115 TEL 467 3209 I 467-J533 RE Pi NTiGNY Rout* 40.aortic 100 TEL: 581-7740 / 861 6641 1 LE FILM LE PLUS DRÔLE DE L'ANNÉE C'est le rendez-vous de la jeunesse TOUT PEUT ARRIVER À 14 A m BRACELETS de SANG LA NUIT DE£.,;>, ( VIOLENCE LA St-EUSTACHE i REPENTIGNY11 St-HÏLÂIRE DES AA SEMAINE PROCHAINE! 14 ANS 0 LLiuL uchpmviii tiiiiMi piui timifiuscBiMitMctsmis! 4c 2 FILMS EXPLOSIFS ¦*l?5u™3nd concours du siècle OAYLEMAOOOJ*- ROCK -nROL t>*°1^; f 007BAU ! SP^E| 8è semaine RECORD! )U8 lois S^ËUSTACHE «p.REPENTIGN Y i St-EUSTACHE 4 CONCORDE A 11 Ven.Sain.Dim.Lun.3* Film Bonus aux Cine Parcs«C cmiftwi lAvoi - BoucHiRuun .si nutoitu .00(0ii \u2022 CHAiEaucuav \u2022 wuotttm .sufnoim f/iAdolescent* 14 l / ANS carte d'idenîifi- pour les Jeunes de Coeur de 7 à 77 ans ! Il !Hl SOP Ull A MQH1M 'l SACHlt Cinémas ouverts tous les jours en matinée! le DAUPHIN 1 8RQSSARDI mail cHompiûin IIAUlKH \"IS 0 \u2022l(8«iu( *;i 6060 Bli'ji IASCHiRIAu 0DE0rt2-LûUûl Cl8III ?000 -MVfl8B1âtCHf 101 ' M Ali « CIRE-PARC BOUCHERUILLE 11 CIRE-PARC CHÛÏEÛUGUÛY 2 TR*nSCAnad:[nm( sort it CIHE-PÛRC ST-JEROmE 2 CMâtf AlJfiUAi \u2022 \u2022 .\u2022COCKTAJl EXPLOSIF.Nos 2 joyeux Compères sontdeReto - Orales et p|u_ f .' r*\"m 1 aUs Loufoques qUe .i* H s jamais 9 DISTRIBUE PAR TELE MONDE .i i:ui:\\( i: S HILL Cinémas ouvstls tout les jours en moHnét! aussi : 2m film a chaque cin CHûmPLAifl V JEAN-TALON ST( CAtHf RtNf PAFiNtAu bJ« 1665 ; RUtSi i t.' 3' * « i m '020 bTAT|QfiN|MtAI1 GRATUIT BROSSÛRD 3 mftii CHûmpioin ODE OR 1-LAVAL ci m il ?ooo-Mypiimlient VERDUN ÎB41 *L;lNiTùfc '65 203?ST-JEROItlE Clnf-PARCflOEOR 1 i CINÉ-PARC LAVAL-41 CIRE-PARC CHATEûUGUûY 1 ¦ CIRE PARC UAUDAFUn 1 ICinE-PfiRCSï JEROME 1 ¦i-\\.ê-m ' -ff i^i-f.S' 8 jnoi98 AulOROun OIS iAuRIHUOES 6b5 Û69.1 Ibb 069?SORTif 14 622 \u2022>\u2022>» .JONVOGHT HAYE DUNAWAY RKTKY SCHROD6?s Vbus aile/ aciofer avec foutes les r m- )* Jfl^Mvot,e co,ps * Miuii OU PON! A#t«C»|P »l«S CHATfAUCUâr D9' ij'0 66* ùfcbS CIRE-PARC JULIETTE tSANSiAhAQifUhf *(Ri 'CRON'O SORNI 2' 455 5ib4 66' J65S AjTOROUM OIS 1 AUfflNTiOfS SO*Ml 44 4J6 4//J linute, pprocl seconi y PAUL - NEWMAN TATUM O NEAL CHAMPION CIRE-PARC CHATEûUGUÛV 31 CINÉPARC LAVAL-2 AL'ÛROl,'» OIS iAURIMTiOIS >0»M| 14 &>; «,555 DUSTIN HOFFMAN Kramer Krame - .Champ.: ï.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 B ynlj % A 2c film nu ci^Port « 'AMOUR EN BEOLHLLES, AUSSI: 2m FILM a CHAQUE CINÉ » \\< «.>t I I l\\l lifssi I Le Jour de la Fin du Monde '.v?i Mi.,1s OU fOHT M|R(.lP mphon>.Duloil 2531 265.A partir du 1er juillet le prix de liste suggère de la plupart des enregistrements Deutsche Grammophon va augmente de 2:00 - de 10.98 a 12.98.Profiter des prix avantageux présentement avant l'augmentation.Vous ne verrez plus jamais ces bas prix! ! ! ÏWtho*fn: Piano annulas \"Moonlight\".'\u2022Palhrliqur \".and -\" Appawionali\".Kempff 13*4 *X> rWlh»rn.*»\\mphon»r\\ Nov 1-9.Hrrmtrin.2740 216 mphonk^ Nm.1-9.Karajan.2740 172 Lu où Vmow est WW simplement un jeu tTittnppe nigaud GARY BLISEY-JODIE FOSTER * ROBBIE ROBERTSON \"XARNY .MEG FOSTER \u2022\u2022 ¦ «hmcmuan-eushacoot Scresnptav try THOMAS 3AUV Siot> Hi phoebikayior ROBERT KAYLOB.fiOBSit RQ6Irtsqn (aecuiivc Meet jonathan IAPIIN \u2022 Reduced by robbie robcrisom \u2022 Diiected Hr robert KAYIOR Muii: Soie b> NORTH \u2022 Pilrr.[to SIUABf PAPPl Read k Jot?Book \u2022 Snnciraci atii'able on Warnei Bio; Records A iim hmi htitvm ?LDRJMARl ' \\ :-r;aMMll980 Mnjteiestà foi by V United Artists LE CINEMA 1.15,3.10,5.05,7.00 & WESTM0UNT SQUARt 9.00 C'est «MÂD» que tout a commencé.18ANS Adultes Ru.^Saa^BK.\" MAD MAGAZINE pratanta UP THE ACADEMY Un« comadia hilarante A MABVIN W081M DAN ION PlSSNfP ProOuC'.on \u2022 OP Ih{ ACADfM* Produced Dv MARVIN WOW H and DANTON RiSSNf Q Written by TOMPATCHlll ft jAV IABSIS ¦ fiOCutiv* Producer BlPNIf BRlllSHlN L>#C'ed by ROef PI DOWNly \u2022 ns«« s.T;n' ttmm *v«» ko» ¦ wm \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 *\u2022«\u2022 *\u2022 *t^» SEMAINE! SNOW0ON S77SOICSRII 417 1177 LOEWS 3 \\® 9S4STf-CATHHIKO 161-7437 pEEl D0RVAL 2 ?60 *VI D0RVAI 6Jl 9SI6 COR VAL Sam a Mar 100, 3 00, SOO, 700, 9 00.Sem 7 OO, 9 OO Loewt.1 30, 3 10.5 30, 7.30, 9.30.VTADOLESCENTS 14 17 ANS (a«uf y«ivec carte d'idcntitv et photo Doiiord) 3e MOIS DE SUCCÈS! 18 ANS Adultes -UNE BOUFFÉE D'AIR FRAIS.UN EXCELLENT DIVERTISSEMENT.Franco Nuovo.f JOURNAL DE MONTREAL) -ET LA TENDRESSE\" NOMS FAIT FONDRE DE TENDRESSE ET DE FOUS RIRES.CANARD ENCHAINE -CENT IDÉES AU MOINS, PROUVENT QUE SCHULMANN QUI A PARFAITEMENT ASSIMILÉ LES LEÇONS DU GÉNIAL WOODY ALLEN, EST UN CINÉASTE COMIQUE DE TRÈS GRAND TALENT.- RADIO TELE-LUXEMBOURG- DlDtfcM FAKHI p-e-e to Un film* de Potrick SCHULMANN p et ùl tmiïme?.Le PARISIEN 5 486 STE CATHFRINE 0 866 3856 12.20, 2.05,4.00, 5.50.7.45.9.35.QUI SURVIVRA À LA TERREUR DE L'ENFER GLACÉ?.ALISTAIm macl&an Version française de \"BEAR ISLAND\" :,.DONALD SUTHERLAND \u2022 VANESSA REDGRAVE \u2022 RICHARD WiOMARK CHRISTOPHER LEE \u2022 BARBARA PARKINS et LLOYO BRIDGES r.e: LAaHENCE OWt «s ROBERT FARNOfli \u2022 tav4 u DAïlO BUTLER \u2022 DON SHSRP jr W1SÎAIR «aclEAN \u2022 P'Mit-s* PEUR SNELI ^fUmlBoAitislR CHATEAU: 1.00, 5.10, 7.15.LAVAL: Sam.a mar.1.00, 5.15,7.15.Sem.7.15.PARISIEN: 1.10,5:20, 7.20.VERSAILLES: Sem.à Mar.1.00,5.05,7.05.Sem.7.05 U PARISIEN 1 486 SU CATHIPINE 0 866 38b6 ClNTRi iAVAL 688 llld CHATEAU 2 VERSAILLES 2 ST DENIS H BILANCLR 271 1 103 PLACE VERSAlUES 3S3 7810 - RTUOERZO d GEORGES OAROAUO^roviir-nt PC H k K >l S ni:i:i.!iwJ.inii.i:i.i.i^i:f.vn aim PLEïfi DmiOI&^r LA EALLADE DES DALTON RIVOLI 2 TRAVAUX: 12.35, 3.35,6.30,9.30 ST OfNiS ET BEI ANGER 277 312b LUCKY LUKE: 2.05, 5.00,8.00 53 D'adorables Unites A nous les BELLES DANOISES avec ANNA BERGMAN JUDY GRINGER OLE SOLTOFT en COULEUR PLUS: 2e FILM EROTIQUE en couleurs 2e SEMAINE «f £NRELD Scan o Mo< I 00.4 30.7 50 St*v 6 25 7 50 LAVAL Sow o .Mor 12 20 300,5 45,125 Stm 7 05.8 25 LAVAL 3 GREENFIELD PARK 3 CENTRE LAVAL 688 7776 PL GREENFIELD PARK 6716129 [' 4 LA rKt^OC, MON I rvtAL, VtfNUKtUl 2U JUIN I VÔO LE GRAND GAGNANT! Oscar ou met/four ////// t franger /'a/me r/'Or - 7es//oaJ t/e ( annei LE TAMBOUR\" m.tambour \u20221.00,3.30, 6.15, 9.00 Le PARISIEN 4 SUPER FRACASSANT.VOUS N'EN CROIREZ PAS VOS YEUX.MAIS IL VOUS FAUDRA ADMETTRE QUE L'HOMME PEUT VOLER! ESP * 1» L* \" *\u2022 \u2022 \u2022 'i M R1CHAR0 DONNER ¦ ¦ \u2022 MARLON BRANDO \u2022 CE NE HACK M AN RIVOLI 1 ST DENIS ET BELANGER ?/7 312S Superman: 12.40.4 45, 8.50 Soucoupes.3.10, 7.15 The Long Riders David Carradinc Keith Carradinc Robert Carradinc James Kcach Stacy Kcach Dennis Quaid Randy Quaid Chriatophcr Guctt Nicholas (iucat Miiaic compott-d and arraniccd b> Ry Coodcr Produced by Tim Zinncmann Dfracted bvWalter Hill SEMAINE LOEWS: 1.25, 3 25,5.25.7.25,9.25.Ven.& Sam.dernitr spectacle 1125.VanHorne: Sam.o Mar.! 00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00.Sem.7.00,9.00 LOEWS 4 VAN H0RNE 954 ST CATHERINE W 861-7437 PEEL 61b0 COTE DES NEIGES 731 8243 i CLINT EASTWOOD DANS SON FILM LE PLUS DROLE !.-vABC/TV DORVAL: Sam a Mar.12.40.2.50, 5.00.7.10.9 20 Sem 7 10 9.20 KENT 12 40.2 50, 5 OO.7 10.9.20 PALACE: 12 30 ' 2 4S.5 00.7 15.9 30 2e Semaine KENT 2 PALACE 698 STE CAÎHI R|ft| 0 86b SMl 00RVAL 3 5100 SHIRBP00M 0 489 S701 760 AVI 00RVAL 631 ISII "]
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