La presse, 26 juillet 1980, Cahier A
[" PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMÉRIQ photo Robert Nadon, LA PRESSE Eta® 75 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M 75 MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUILLET 1 980, 96e ANNÉE, no 1 75, 1 70 PAGES, 1 0 CAHIERS LES DISCUSSIONS TRUDEAU-LOUGHEED L'échec des négociations qui viennent de se dérouler entre Ottawa et Edmonton sur la fixation d'un nouveau prix du pétrole risque d'inciter le premier ministre albertain Peter Lougheed à agir unilatéralement dès l'expiration de l'entente actuelle, la semaine prochaine.Le premier ministre Trudeau, de son côté, a évoqué la possibilité de réunir le Parlement en août pour prendre les mesures qui s'imposent.' page A 2 photo Pierre McCann.LA PRESSE EDTTQ APRÈS TROIS SEMAINES DE DÉBAT CONSTITUTIONNEL PAR VINCENT PRINCE > page A 6 LE MONDE LES AMÉRICAINS CLAQUENT LES PORTES À L'ONU > page C 16 WËÊE2&- Gray parlera d'auto au Japon \u2014page Ail photo Pierre McCann.LA PRESSE Après les larmes, de l'or pour Nadia Après avoir pleuré son échec de jeudi, Nadia Comaneci a remporté deux médailles d'or, hier, lors de la dernière journée des épreuves de gymnastique.page C1 Les Expos gâchent la performance de Raines Tim Raines a fait sensation sur les sentiers, hier, au stade olympique, mais ses exploits ont été relégués au second plan par la défaite de 9-8 des Expos.page C 1 *w* *.» \u2022 - Annonces classées: Dl à Dl 7 Bandes dessinées: 1 4 Bricolage: C 1 4 Carrières et professions: 1 à \u2022\u2022 1 1 Décès, naissances: C 1 0 Economie: Ail à A 1 5 Editorial: A6 FEUILLETON: L'alternative du diable: 0 7 Jardinage: C1 5 Le monde: C 1 6 - C 1 7 Mots croisés: 1 4 Pleins feux: A7 a A9 Quoi faire la semaine prochaine: B 1 2 Restaurants: B I 8 à B20 Sciences: 1 3 Sports: C 1 à C° Timbres: \u2022 6 Vacances-voyages: \u2022 1 à \u2022 5 Vivre aujourd'hui: Cil à C 1 3 SCIENCES Le golfe menacé par la pollution Le golfe Saint-Laurent est dangereusement contaminé par les hydrocarbures, les métaux lourds et le mercure.En outre, la construction des grands barrages aura des conséquences négatives sur la reproduction de la vie marine.C'est ce que révèle une étude de l'Institut de la recherche scientifique du Québec, étude dont nous entretient Jean-Pierre BONHOMME, page 13 } GROS LOTS DE $1 MILLION il \u2022 _,_k_ \u2014 - A 2 JNFOKMifflDNS Nflli LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JUILLET 1 980 LA RUPTURE ÉTANT CONSOMMÉE Tant Ottawa que l'Alberta sont acculés à des décisions unilatérales sur le prix du pétrole OTTAWA \u2014 Deux jours d'intenses négociations entre Ottawa et Edmonton sur la fixation d'un nouveau prix du pétrole se sont soldés, hier, par un échec complet: un écart de $5 milliards sépare encore les deux parties, alors que le premier ministre albertain Peter Loug-heed menace de poser des gestes unilatéraux à l'expiration de l'entente actuelle, la semaine \u2022 prochaine MARIO FONTAINE de notre bureau d'Ottawa Il entend toutefois consulter son cabinet avant de prendre quelque décision que ce soit.«Cela a évidemment de très sérieuses consequences pour le pays-, de declarer M.LÔUgheed hier, quelques minutes avant que le premier ministre Trudeau n'évoque la possibilité que le Parlement se réunisse en séance extraordinaire en août pour prendre les mesure» qui s'imposent.Car.selon M.Trudeau, il est indispensable que les parlementaires puissent se pencher sur un nouveau budget lors de la reprise normale des travaux, en octobre, ce qui serait impossible avec une situation pétrolière confuse puisque les revenus engendrés par l'or noir garnissent en partie les coffres d'Ottawa.Il a suffi de trois heures de discussions entre MM.Lougheed et Trudeau hier pour que la rupture soit consommée.L'Alberta proposait de porter le prix du brut à $37,25 d'ici le premier janvier 1981.tandis que le fédéral parlait plutôt de $27,50.Actuellement, le baril de pétrole canadien se vend $14,75, moins de la moitié du prix mondial.On comprend l'importance du débat non seulement par rapport aux revenus considérables que Jes provinces productrices et Ottawa entendent tirer du pétrole, mais aussi en réalisant que chaque augmentation de $1 le baril accroît le prix de l'essence et du mazout de trois cents le gallon.La question de la taxe à l'exportation Le premier ministre canadien estime que ses dernières propositions à l'Alberta auraient apporté des revenus d'environ $40 milliards aux quatre provinces de l'Ouest.C'est-à-dire sensiblement la même chose que leur accordait le défunt budget conservateur de décembre dernier.Elu sur la promesse de ne pas accroître le prix du pétrole autant que les conservateurs, M.Trudeau admettait hier que les consommateurs n'auraient bénéficié que de prix «marginalement» inférieurs à ceux proposés par les tories si son offre globale avait été acceptée.Or, elle ne le fut pas, pas plus que M.Lougheed n'a accepté son projet d'imposer une taxe sur l'exportation du gaz naturel vers les Etats-Unis.Le premier ministre albertain y voit une intrusion du fédéral dans un champ de juridiction exclusivement provincial.Il se promet d'aborder la question lors de la prochaine réunion de son conseil des ministres, dans quatre jours.Son homologue fédéral affirme au contraire que cette taxe à l'exportation du gaz naturel n'est pas encore formellement décidée, mais que, si elle l'était.Ottawa agirait de plein droit.Une taxe fédérale existait sur l'exportation d'électricité jusqu'en 1964, fait remarquer M.Trudeau, et sur le pétrole jusqu'en 1974.Rien ne s'oppose donc, selon lui, à ce que le fédéral impose maintenant cette autre forme d'énergie.Aucune rencontre prochaine n'est prévue entre les deux premiers ministres, d'autant plus qu'ils avancent des chiffres très divergents.Ottawa prétend offrir autant que les conservateurs, Edmonton prétend que le magot a été coupé en deux.M.Lougheed affirme que ses dernières propositions porteraient respectivement à 37 et 36 p.cent la part des revenus pétroliers aux gouvernements de l'Alberta et d'Ottawa, tandis que M.Trudeau contemple encore un maigre dix p.cent pour le fédéral contre 45 p.cent pour la principale province productrice.La balle dans le camp albertain La balle semble maintenant dans le camp de l'Alberta.«S'il y a une décision unilatérale, elle viendra des provinces, pas de nous.Ce sont elles qui produisent le pétrole», affirme M.Trudeau.Celui-ci espère, mais sans se faire d'illusions, qu'Edmon-ton étudiera à nouveau ses propositions et reviendra sur ses positions.Il refuse toutefois de prendre trop au tragique l'échec d'hier.Son vis-à-vis paraissait toutefois plus sombre, se disant à la fois désappointé et troublé par les dernières offres d'Ottawa.Il n'écarte pas complètement la possibilité de fermer les robinets si la situation s'envenime, et isole quatre conséquences principales au cul-de-sac actuel: \u2022 les pourparlers constitutionnels en souffriront directement; \u2022 l'autosuffisance énergétique du Canada est retardée indéfiniment; \u2022 les effets sur l'industrie pétrolière seront considérables; \u2022 l'ensemble de l'économie canadienne en souffrira.Plusieurs mesures d'intimidation pourraient maintenant être prises de part et d'autre.Le cabinet albertain débattra la question au cours des prochains jours, et des développements majeurs pourraient survenir d'ici à la fin de l'accord intérimaire, vendredi prochain.Le rapport MacDonald attendu pour le début de l'automne OTTAWA ( PC) \u2014 On attend au début de l'automne un rapport de la commission McDonald qui blâmerait sévèrement des dirigeants de la GRC et les politiciens à qui ils devaient rendre compte en ces dernière^ années Des informateurs disent que le rapport démontrera les faiblesses du système, la mauvaise foi de la GRC dans ses renseignements aux politiciens et l'absence d'intérêt de ces derniers à résoudre les problèmes évidents des services de sécurité.Le rapport recommandera de nouvelles structures établies sur la loi.peut-être inspirées d'un nouveau système australien conçu après enquête.Toutefois, le premier rapport n'établira pas l'identité des gens que le juge David C.McDonald, président de la commission, tiendra responsables d'actes illégaux commis en ces dernières années.Bien que plus de 50 agents et dirigeants de la GRC aient reçu avis que la commission entend recommander qu'ils soient poursuivis ou punis, ce n'est là que le début de procédures qui conduiront à deuxième rapport que l'on n'attend pas avant 1981.D'après la loi des enquêtes, la commission doit entendre privé-ment tout individu qu'elle entend identifier comme responsable d'actes illégaux, ou presque.Il peut alors essayer de convaincre la commission de ne pas le nommer.\"Moi j ai fait mon choix J'ai vécu l'expérience des agences de rencontres et, par la suite, j'ai fait mon choix; ALTER EGO La.on m'a bien comprise et on a su répondre exactement à mes aspirations.J'ai rencontré un partenaire qui correspond vraiment à ma personnalité.Le choix d'un partenaire compatible dépend directe- .ment de la compétence de l'agence que vous 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Hôf id Zniber gérant téléphoto CP Le premier ministre de l'Alberta, Peter Lougheed, et le premier ministre du Canada, Pierre Trudeau, photographiés peu avant leur deuxième ronde de négociations sur le prix du pétrole: malgré les sourires, les jeux étaient déjà faits.Le boeuf est plus cher à cause des pressions sur le marché américain C'est la faute aux Etats-Unis, diront des initiés au commerce international des viandes, si le prix du boeuf a commencé à monter cette semaine.Comme le signalait LA PRESSE, dans son édition de mercredi dernier, le 23 juillet, le prix du boeuf affiche des hausses qui varient de 10 à 30 cents la livre dans un grand centre d'alimentation montréalais.PAUL POULIOT__ Mais, au juste, à qui ou à quoi rattacher une remontée du coût d'achat de la viande de boeuf pour le consommateur?Disons, en bref, qu'il y a trois facteurs principaux: la production et les prix aux Etats-Unis; une plus YOGA pour la détente et la santé Cours spécial pour les débutants 5 jours intensifs 28 juillet -1 «r août \u2014 19h30 279-3545 Centre Srvanandn Yoga Vedanta forte consommation de boeuf au cours de Tété et, enfin, le coût plus élevé du porc.D'autre part, les producteurs de bovins du Canada se réjouissent de cette situation, alors que les prix du boeuf aux parcs publics à bestiaux ont monté en flèche au cours de la semaine du 7 au 11 juillet.En effet, les prix des carcasses de boeuf sur rail (catégorie Al, A2, bouvillons) à Montréal sont passés en Pespace d'une semaine de $1.32 la livre (semaine du 1er au 7 juillet) à $1.37 la livre (semaine du 7 au M juillet).Plusieurs producteurs de bovins québécois ont même réussi à obtenir un prix supé-ieur en raison de la très haute qualité de leurs carcasses.L'influence américaine C'est un secret de Polichinelle que d'affirmer que le prix du boeuf est dicté, en définitive, par le commerce international et que les Etats-Unis y jouent un rôle déterminant.Le marché des viandes du Canada est fortement influencé par ce qui se passe chez nos voisins du Sud.La production bovine a diminué de 3.3 pour cent au 12 juillet, aux Etats-Unis.À la même date, les prix de gros pour le boeuf affichaient une augmentation d'environ $1.50 les cent livres dans le gros.Il était donc normal de s'attendre à un mouvement ascendant des prix chez nous.Durant l'été, il y a une demande plutôt forte pour le boeuf, les grillades en plein air connaissant une popularité croissante depuis deux décennies surtout.Un autre facteur qui a contribué à la montée des prix du boeuf, c'est l'augmentation du prix du porc.AUJOURD'HUI DANS la p lisez le cahier \u2022 SIMPSONS (12 pages) LA QUOTIDIENNE (TIRAGE D'HIER) 1\u20143 \u2014 9 LOTO 6/36 Les six numéros gagnants sont: 1 \u20145 \u2014 22 \u2014 25 \u2014 30 \u2014 35 complémentaire: 29 MINI-LOTO Le billet numéroté 559228 donne $50,000 INTER-LOTO A.Numéros mobiles: 1er numéro mobile 800 donne $50; 2e numéro mobile 5466 donne $250; 3e numéro mobile 95131 donne $2,500.B.Les trois numéros suivants (non décomposables) donnent $25,000 chacun: 637643, 958793, 622948.C.Pour le gros lot de $250,000, le numéro (decomposable) est: 694539.LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: Maximum: 26 Po88.av.matinée puis dt gag.graduel DEMAIN Nuageux au Québec REGIONS\tMk Moi\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Abitibi\t22\tEns., pass, nuag.\tPeu chang.Outaouais\t26\tPosa, av., dég gr.\tNuageux Laurentîdes\t23\tEns., pass.nuag.\tCiel variable Cantons de l'Est\t24\tAv.posa, or., dég.\tNuageux Mauricie\t23\tKns.pass.nua.\tCiel var.Québec\t24\tAv.pss.or., dég.\tNuageux Lac-Saint-Jean\t22\tKns.pass.nua.\tPeu chang | Rimouskî\t20\tNuag posa.av.\tCiel variable Gaspésie\t20\tNuag.posa.av.\tCiel variable Boie-Comeou\tlh\tKns pass.nuag.\tPeu chang.\u2022Sept-lles\t18\tKns.pass.nuag.\tPeu chang au Canada Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan \t\t Aujourd'hui\tCap'oiot\tMk Knsolt'ille\tVictoria\t13 Ensoleillé\tEdmonton\t10 KnsoleilltL.\tRegina\t11 Moi 23 22 4 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t11\t24 Ontario\tOrages\tToronto\t17\t28 Nouveau-Brunswick\tEnsoleillé\tFredericton\t14\t27 Nouvelle-Ecosse\tEnsoleillé\tHalifax\t15\t26 Ile-du-Pr in ce-Edouard\tEnsoleillé\tCharlottetown\t15\t.26 Terre-Neuve\tPart.nuag.\tSaint-Jean\t10\t22 si vous partez aux Etats-Unis LA PRESSE est publiée par LA PRESSE I TEE.7.rue Saint Jacques Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne et! autorisée a diffuser let info»méfions de - LA PRESSE - ef celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSf sont eaa lement reserves -Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port de retour garanti \tMin.\tMoi.\t\tMin.\tMoi.\t\tMin.\tMoi.New York\t21\t32\tChicago\t17\t26\tNUe-Orléans\t25\t34 Washington\t21\t29\tSan Francisco\t12\t19\tMiami\t25\t32 Boston\t20\t27\t\t\t\t\t\t vers les\tcapitales\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t24\t28\tLondres\t15\t28\tStockholm\t17\t30 Athènes\t22\t32\t1^ Caire\t18\t33\tSydney\t10\t18 Berlin\t12\t\tLisbonne\t16\t28\tTokyo\t23\t30 Bruxelles\t11\t28\tMadrid\t17\t38\tTunis\t10\tIfi Casablanca\t14\t26\tMoscou\t19\t31\tVienne\t16\t25 Genève\t14\t27\tParis\t17\t26\tVarsovie\t15\t20 Hong Kong\t26\t32\tHome\t14\t27\t\t\t vers les\tplages\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t25 32\t\tBermudes\t25\t31\tNassau\t24\t32 Mexico\t15\t25\tBarbade\t26\t33\tRio de Janeiro\t24\t32 \t\t\t-1-\t\t\t\t\t TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE.Land, eu somed.$175 Lundi ou vendredi $1.25 Somedi seulement 0 75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE per Courier Conodo Lundi ou somed' Lund; ou vendredi Somedi seulement Nombrt at »#rr«o>nt» 13 .26 52 $37 00 $74 00 $148 00 $24 00 $48 00 $96 00 $13 00 $26 00 $52 00 ETATS-UNIS \u2014 PAYS ÉTRANGERS por courrier Lundi ou somed.Lund.ou vendredi Somedi seulement 13 26 52 $55 25 $110 50 $22100 $34 45 $66 90 $137.80 $20 80 $4160 $83 20 INFORMATION GENERALE 285-7272 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSEES Commondes 285-7111 Pour chonger 285-7205 i« W ov.«fnd'fd v> o ! 6*30 GRANDES ANNONCES Defo.lkmts 285-7202 Notionol, Tele-Presse 285-7306 Voconces.voyoges 285-7265 Comeres et processions, nom.not»ons 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes onnonces 285-6892 Annonces clossees 285-6901 Pour tout gtnret d'abonnementt not burtoui tontoov»r1td«8r>ol9n(Scmfd, Sholon) 285-6911 i v i t t i i j i I t 1 i ¦ t i ¦ t « 4 ¦ » LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JUILLET 1 980 M AS é I \u2022 v:-y 8t£ \u2022>Y'> .'.~ \" I VI Whitmore (à droite sur la photo) et son «équipage au sol»: Denis Curasi et Claudine Chouinard.photo Pierre McCann, LA PRESSE Sarmont, aventurier des airs Qualifié de «voyage suicide» par le ministère canadien des Transports, de randonnée de «camping aérien» par des quidams et de voyage de simple agrément par son protagoniste, le périple de New York à Paris qu'un jeune Américain avait entrepris en planeur motorisé, au début de cette semaine, a avorte lamentablement sur la Côte-Nord, ou les autorités aériennes ont stoppé l'appareil.FRANÇOIS BERGER Quand «Kagle» Sarmont, de son vrai nom Joseph Whitmore, est parti de New York, le 18 juillet, il comptait arriver à Paris au début de septembre, après avoir traversé le Grand-Nord canadien, le Groenland.l'Islande les îles Féroé et Shetland, l'Ecosse et l'Angleterre.Son planeur est muni d'un moteur de motoneige modifié et la réserve d'essence est tout juste suffisante pour survoler l'océan sur 100 milles (c'est pourquoi la trajectoire prévue est en «sauts de sauterelle», d'une terre à l'autre).Il ne s'agit pas véritablement d'un voyage périlleux, a expliqué Sarmont: «Je suis accompagné par deux personnes, qui me suivent au vol (en automobile quand il y a une route) et dans les airs (en avion et en hydravion au-dessus des forêts et de l'océan)».Il s'agit de son amie Claudine Chouinard.une Française vivant aux Etats-Unis, et d'un copain Dennis Curasi, originaire de New York.Son «équipe de sauvetage», comme ils les appellent, ne l'a finalement accompagné, en automobile, que jusqu'à Baie-Comeau, où Transports Canada a cloué l'appareil au sol et a interdit, après inspection, toute envolée.Sarmont, ou plutôt Whitmore, rêvait, au début, de faire le tour du monde à bord de son planeur, qu'un de ses amis a confectionné.«J'ai plutôt décidé de faire un plus petit (sic) voyage», dit-il en insistant sur le fait que son odyssée n'était, pour lui et ses amis, qu'une «excursion de plaisir» («trip for fun»), qui devait leur coûter $15.000 (US).Les responsables gouvernementaux du transport aérien ne l'ont cependant pas vu du même oeil.«Cet appareil n'est pas un «deltaplane», il est conçu comme un avion (Transports Canada l'a classé «aéronef»), mais ne possède pas les instruments nécessaires à la navigation», ont dit les responsables du ministère des Transports.De plus, Whitmore ne possède qu'un brevet d'aspirant-pilote et n'est donc pas habilité à piloter un tel appareil.Le planeur lui-même n'a obtenu aucun certificat de navigabilité et n'a pas d'immatriculation.Même l'agence américaine de réglementation aérienne (la FAA) ne lui a décerné aucun permis, de telle sorte que l'appareil est interdit de vol aux USA également.C'est quand il a atterri à l'aéroport de Montmagny, lundi dernier, que le Service canadien des douanes et la GRC ont décidé de l'intercepter.Il ont rejoint Whitmore et son «équipage au sol» de l'autre côté du fleuve, à Baie-Comeau.Le ministère des Transports avait pourtant averti Whitmore, le 8 juillet, que son projet était inacceptable.Une lettre signée par le surintendant de la réglementation de l'air, D.E.McQuinn, de Moncton, l'avisait de «chances de succès minces» et lui suggérait d'obtenir les permis nécessaires avant d'entreprendre le vol.Whitmore, qui se qualifie «d'ingénieur autodidacte», soutient qu'il n'a pas besoin de permis particuliers pour se «promener».Il dénonce «le monopole de l'avion» et revendique le droit de voyage par la voie des airs par ses «propres moyens».«J'ai fait des concessions à Transports Canada, dR-il, en modifiant mon plan pour ne pas nuire à la circulation aérienne commerciale».Il projetait d'abord de voler à une altitude de 9,000 pieds au-dessus de l'océan (mais les instruments de navigation sont absolument obligatoires à partir de 5,000 pieds, en raison des vols commerciaux).La concession de Whitmore consistait à ne pas monter à plus de 5,000 pieds, mais le ministère a quand même considéré son appareil comme n'étant pas suffisamment équipe (il doit l'être comme un «aéronef», selon sa classification).Pas d'anniversaire à Paris Whitmore, qui est âgé de 28 ans, avait choisi Paris comme destination parce qu'il comptait y célébrer l'anniversaire de son amie Claudine le suivant au sol («elle est née là-bas»).«On aurait peut-être continué vers le sud, jusqu'au Maroc», indique Dennis Curasi, l'autre membre de «l'équipage au sol».Il semble bien qu'il n'y aura pas d'anniversaire a Paris et pas de visite au Maroc.Whitmore et ses amis devront rapatrier leur appareil de la même manière qu'ils l'avaient amené à New York en provenance de San Francisco (où habite Whitmore) , c'est-à-dire à bord d'un Boeing 747.Les rues de Montréal DRUMMOND, parc (1960) maintenant parc Etienne-Desmarteaux Même s'il a toujours porté le nom de parc Drummond en l'honneur du propriétaire terrien James N.Drummond, ce n'est qu'en I960 qui» l'administration municipale a officialisé le nom.Ajoutons au sujet de Drummond qu'il fut le dernier maire du village de Rosemont (annexé à Montréal en 1 îi 10).et premier échevin du quartier Rosemont, poste qu'il occupa jusqu'en 1932.Secteur Rosemont, borné par 16 et 20e ave, rues Beaubien, Belle-chasse, Rosemont, Bourbonniè-re.RÂDISSON, rue (1954) En hommage à Pierre-Esprit Radisson (1636-1710), explorateur, trafiquant,'interpreted pilote, beau-frère et compagnon inséparable de des Groseilliers, avec lequel il a partagé la découverte des lacs Huron et Supérieure tdel a merd'Hudson.Il fut l'undesfondateursdelaCompa-gnie de la Baie d'Hudson et c'est d'ailleurs pour protéger les car- gaisons de fourrures qui descendaient vers Montréal que Dol-lard des Ormeaux et ses compagnons périrent au Long-Sault.Radisson devait épouser plus tard la fille de sir John Kirke, un des frères Kirke qui prit Québec en 1629.Axe nord-sud près Centre d'achats Versailles.GROSEILLIERS, rue des (1954) Voie nommée en l'honneur du compagnon inséparable de Radisson dans toutes ses expéditions.Médard Chouart des Groseilliers ( 1625-1698).Axe nord-sud près Centre d'achats Versailles.Fiducie du Québec dépôts garantis \tw \u2022 î \u2022 \u2022 \u2022 L.p \u2022 r 5 \t.\u2022 \u2022 ¦ .\u2022 5 ans \u2022 intérêts versés annuellement; \u2022 dépôt initial minimum: $1,000.BORDEAUX Deux évadés courent encore 9 La police de la CUM et la Sûreté du Québec recherchaient toujours, hier soir, deux des trois détenus qui se sont évadés de la prison de Bordeaux hier matin.Les deux fuyards seraient Denis Milhomme, 19 ans, purgeant une peine de six mois pour bris de conditions, et Denis Le-mieux, 20 ans, purgeant une peine de 18 mois pour vol.Milhomme devait être libéré en novembre prochain; Lemieux, en juin 1981.Le troisième évadé, Jacques Delevo, 21 ans, a été capturé par les gardiens de la prison près du parc L'Acadie, dans le nord de la ville, peu de temps après son escapade.Il devait être libéré le 28 février prochain.Les trois détenus travaillaient à la ferme de la prison hier matin.Ils devaient ensuite sauter le mur et prendre la clé des champs taux d'intérêt garanti, de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance; certificats d'une durée pouvant aller de 1 jour à 5 ans; possibilité d'intérêts composés sur les certificats de 5 ans; un choix dans la fréquence du paiement des intérêts pour les certificats de 1 an à 5 ans; possibilité d'enregistrer les oertificats à un plan d'épargne-retraite; non encaissables avant terme, sauf en cas de décès; aucuns frais d'administration.Pour information, venez ou téléphonez-nous.Montréal: Complexe Desjardins (514) 281-8840 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-6840, poste 8840.Laval: Place Val des Arbres (514) 6ob*-5223 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-3803.La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne Institution inscrite è la Régie de I Assurance dépôt» du Quebec Tau* sujet a changement Les pirates se rendent KOWEÏT (AFP) \u2014 Les deux pirates de l'air du Boeing «737» de la «Kuwait Airways» se sont rendus sans condition au représentant de l'OLP à Koweit, M.Awni Battache, hier soir, plus de 26 heures après avoir détourné l'avion entre Beyrouth et Koweit.Tous les otages encore détenus dans l'avion ont ainsi pu sortir s.-uns et saufs de l'appareil.desjardins La plus grande manufacture de fourrures de la ^^^^^^^ partie nord de ^^JwJ^^ Montreal vous invite a profiter de sa VENTE AU RABAIS ]i,_;;.:t D'AOÛT Prix du manufacturier réduits de $200 à $600.Des occasions à ne pas manquer! Emilien Turgeon Fourrures, Inc.Confection \u2014 Coupa distinctive?\u2014 Reparations 8039, rut Saint-Denis (mttroj.rrr /TV Tél.: 382-1330 fcW A 3 Plus de vols de banque partout sauf au Québec Sauf au Québec, où Ton a enregistré une baisse de 17 pour cent, les vols de banque ont augmenté partout au Canada au cours des six premiers mois de Tannée, alors qu'on en a dénombrés 549.De ce nombre, il importe de le préciser, 357 ont toute- ANPRÉ CÉDILOT fois été commis dans la Belle province.D'après les plus récentes statistiques disponibles, la Colombie-Britannique et L'Ontario ont connu les hausses les plus importantes, les attaques bancaires à ces endroits passant respectivement de 39 à 66, et de 51 à 86 au cours du premier semestre de l'année, par rapport à la même période en 1979.Malgré tout, le Québec demeure toujours en tête, et par une forte marge avec 357 vols à son crédit, ce qui n'en représente pas moins 86 de moins que Tan passé à la même date.Près de 75 pour cent d'entre eux ont été perpétrés sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Tant à la police de la CUM qu'à l'Association des banquiers canadiens, qui collaborent mutuellement plus que jamais pour contrer l'action des voleurs, on se dit tout de même satisfait, puisque les 266 méfaits inventoriés dans la métropole consti tuent une diminution de 22 pour cent comparativement à l'an dernier.Depuis le début de Tannée, 123 personnes, dont 24 juveniles, ont été arrêtées par la police de la CUM pour des hold-up perpétrés dans les institutions financières.Parmi elles, 19 l'ont été dans les deux dernières semaines seulement, ce qui a permis d'éclaircir 26 plaintes.Pas moins de 115 accusations ont par ailleurs été portées contre les suspects.Pour le responsable de la sécurité à l'Association des banquiers canadiens.M.Michael Bal lard, ces résultats sont essentiellement dus aux efforts accrus de la police de la CUM.«Nous avons apporté certaines améliorations à notre système de protection, mais le gros de ces succès revient à la police, qui a intensifié ses patrouilles préventives et mis au point divers projets pour faire la chasse plus efficacement aux pilleurs de banques.» Interrogé, le lieutenant-détective Robert Brosseau, de la police de la CUM, a fourni sensiblement les mêmes explications, précisant que les enquêteurs, de concert avec les patrouilleurs, misaient maintenant beaucoup sur l'analyse des données criminelles pour orienter leur travail.«Un examen très poussé des zones les plus touchées, de la façon d'opérer des voleurs et un échange d'informations accru avec les policiers des secteurs nous permet de mieux déployer les effectifs et d'organiser une meilleure protection des institutions susceptibles d'être la cible des malfaiteurs».CHEZ 384-4990 ÇL0UTIER 1221 est, rue FLEURY Serge Parent, pharmacien 1221 est, rue Fleury Ouvert de 9h à 23h Service de livraison 7 jours par semaine UNE VIE DE LUXE EN CONDOMINIUM ï Très grandes terrasses Vue splendide Service de sécurité 24h par jour Piscine et squash Charges d'entretien modérées Elégance et confort à 5 minutes du centre-ville Hypothèque de 5 ans à 1 OV2% Il reste quelques appartements incluant \u2022 2 chambres à partir de $82000 \u2022 1 chambre à partir de $55000 Sur rendez-vous seulement semaine 13 à 19 heures fin de semaine 13 à 17 heures 766-7794 LESAGE LAMOfHE COSSÈTTE OPTICIENS D'ORDONNANCES Avis juillet et août nos bureaux resteront ouverts du lundi au vendredi de 9h à 6h.MONTREAL LAVAL PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTILLES CORNEENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES \u2022 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) \u2022 POLYCLINIQUE DE MONTREAL 12245 rue Grenet (Cartierville) \u2022 5000 Boul.St-Laurent (Boul.St-Joseph) \u2022 POLYCLINIQUE MEDICALE CONCORDE 300 est Boul'.de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMERO DE TELEPHONE -4221 ASSOCIATION DES NUMISMATES DU CANADA CONGRES ANNUEL du 25 au 27 juillet 1980 Hôtel Sheraton Mont-Royal 1455, rue Peel, 9e étage Montreal (métro Peel) Exhibits spéciaux: Monnaie royale.Gendarmerie Royale, Banque du Canada ENCAN DE 3 JOURS 225 exhibits \u2014 55 marchands \u2014 films \u2014 rencontras éducatives Renseignements: Serge Laramee 655-9154 Entree.Adultes: $1 Enfants: libre A 4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JUILLET 1 980 iNFORMffriONjS NATIONALES- DECHETS INDUSTRIELS LIQUIDES TOXIQUES L'usine de disposition devrait être construite à Pointe-aux Trembles L'usine Intégrée de disposition des déchets industriels liquides toxiques auquel le ministère de l'Environnement du Québec tente d'intéresser la grande industrie chimique du recyclage et de la disposition des JEAN-PIERRE BONHOMME rejets devrait être construite à Pointe-aux-Trembles, dans Test métropolitain, non loin du complexe de dépollution que la Communauté urbaine de Montréal réalise actuellement et des raffineries de pétrole.Les informateurs renseignés qui ont révélé ce fait à LA PRESSE soulignent que le choix de ce site de 250 acres est parfaitement logique puisque ce sont , les industries du pétrole et celles' qui lui sont reliées qui possèdent, le plus de boues toxiques à recycler.Par ailleurs les boues de l'usine de traitement des eaux usees de la CUM pourraient y être traitées Le directeur de la compagnie Tricil, division du Québec, la seule entreprise qui a l'autorisation de brûler les résidus liquides.M.René Desmarais, a souligne hier, au cours dune conversation, que le problème posé par la disposition des boues résiduai-res, dans les complexes de la pé- tro-chimie, est devenu d'une gravité exceptionnelle.Depuis que le ministère a fait fermer certains dépotoirs, où les entrepreneurs rejetaient leurs liquides toxiques, notamment les Enfouissements sanitaires de l'Est, les propriétaires d'usines sont tenus de contenir des rejets sur leur propre sol et il est notoire que certains d'entre eux laissent s'échapper les résidus par le moyen des égouts municipaux, a-t-il expliqué.Tricil dispose d'une partie des résidus liquides organiques à son usine de Mercier.Ses fours statiques ne peuvent toutefois pas accueillir les boues.Celles-ci ne peuvent être incinérées que par le moyen de fours cylindriques.C'est dans cette sorte de fours \t \t m René Desmarais perfectionnés, devant être installés dans une usine nouvelle, que le ministère de l'Environnement compte canaliser les rejets dangereux pour le milieu naturel.M.Desmarais a dit que son entreprise, dont le siège est à Toronto et qui est la propriété conjointe de la CIL et de Tri-mac, de Calgary, a soumis une proposition au gouvernement du Québec concernant l'implantation de l'usine.Il n'a pas voulu en faire connaître la teneur mais il a dit que le prix d'une pareille usine pourrait être le double du chiffre de $15 millions avancé par le directeur des déchets dangereux, M.Michel Gauvin.Selon des sources renseignées, une autre compagnie, la Stablex, de Grande-Bretagne, a soumis une proposition en vue de construire l'usine montréalaise.photo René Picard, LA PRESSE Une équipe gouvernementale devrait se rendre prochainement au Royaume-Uni pour examiner sur place le fonctionnement des installations européennes dont la technologie est perfectionnée.SVP Un porte-parole de la Société pour vaincre la pollution, M.Réjean Rhéaume, a dit que la construction de la nouvelle usine montréalaise pourrait être avantageuse pourvu que certaines conditions soient remplies.Le transport en un lieu centralisé des produits toxiques est dangereux, a-t-il dit, et, avant de donner son accord la SVP, veut avoir l'assurance écrite du ministre de l'Environnement du Québec que l'usine nouvelle ne servira qu'à la disposition de résidus québécois et que toute importation des USA et de l'Ontario sera interdite.Farnham: la Chambre de commerce recommande le creusage de puits Les études préliminaires faites par les hydrogéologues Foratech, pour le compte de la Chambre de commerce de Farnham, démontrent que les JEAN-PIERRE BONHOMME nappes d'eau souterraines sont suffisamment importantes pour alimenter la ville sinistrée «pour de nombreuses années».C'est ce que des porte-parole de la Chambre de commerce de la petite ville des Cantons de l'Est, dont les citoyens sont privés d'eau potable depuis le 2 juin, ont affirmé hier.Les représentants des commerçants et des industriels de la localité ont dit avoir maintenant la certitude que la solution de l'approvisionnement en eau potable par la nappe phréatique est préférable à celle que le ministère de l'Environnement envisage de réaliser d'ici la gelée.On sait qu'à cause de la pollution de Peau,dans le bras nord de la Yamaska, un affluent qui coule de Granby, les équipements désuets de la municipalité n'ont plus suffi à la tâche de filtrer les impuretés.Pour remédier à la situation le ministère de l'Environnement a installé un triple tuyau de surface temporaire de 12,000 pieds, aux frais de l'Etat, pour aller puiser l'eau dans le bras nord de la rivière, un affluent relativement moins pollué qui coule de Cowansville.Le responsable du comité de l'eau à la Chambre de commerce, M.Marc Turcot, a indiqué hier que son organisme va réclamer lundi, du gouvernement du Québec, qu'il change ses plans et qu'il ne transforme pas ces installations temporaires en un aqueduc permanent.M.Turcot a dit que Foratech a donné l'assurance que les nappes d'eau souterraines sont suffisantes pour répondre aux besoins domestiques et autres et qu'il n'y a maintenant lieu que de déterminer avec précision, par le moyen de forages, les endroits les plus propices où creuser les puits permanents.Il a précisé que la nappe phréatique la plus accessible se trouve à la périphérie ouest de la ville.Il a exprimé l'opinion que cette solution est la plus sûre de toutes puisque le débit de l'eau, dans le bras nord, est trop faible pour assurer un approvisionnement constant de plus de trois millions de gallons impériaux par jour.Bientôt le typhus et le choléra, dit Cluis QUEBEC (PC) \u2014 «Il va falloir qu'il y ait une couple de morts occasionnées par la pollution par le purin pour que ça bouge de nouveau au gouvernement, le pire c'est que ça s'en vient.» Daniel Cluis croit que la situation est critique.Professeur à l'Institut national de recherche scientifique (INRS), il a travaillé sur une technique servant à «purifier» le purin mais il craint que tout cela soit sans lendemain.Pourtant, il y a la Yamaska, la St-François, l'Achigan, qui pourrissent à ciel ouvert et le cas plus dramatique de la ville de Farnham, privée d'eau potable.M.Cluis affirme que ce ne sont que les premiers symptômes et qu'il ne serait nullement étonné qu'on découvre bientôt des cas de typhus ou choléra.«Ca va prendre un scandale, des morts, pour que ça reparte les recherches» explique-t-il durant une entrevue.Au ministère de l'Environne- ment, on ne partage pas cette vision apocalyptique mais on concède que la «situation est très sérieuse».On s'intéresse depuis peu au Québec à la pollution agricole.La croissance phénoménale de la production porcine (hausse de 60 pour cent entre 1973 et 1978) et sa forte concentration dans certaines régions a aggravé la situation.Souvent, les terres ne suffisent plus à l'épandage du purin non traité qui contamine les eaux de surface et les eaux souterraines.Les chiffres donnent une idée du problème: il y a environ qua tre millions de porcs au Québec, les résidus de cet élevage repré sentent un potentiel de pollution équivalant aux déchets organiques de quarante millions de personnes, cinq millions de tonnes de purin sont déversées chaque année dans la nature sans traitement.En pratique, cela signifie que le fumier de cochons gagne nos rivières, provoque la proliféra- tion des algues, l'asphyxie du milieu ambiant et la mort des poissons.Sans compter les usines de filtration qui doivent, tout à coup, traiter des centaines de gallons de purin.Actuellement, on demande aux producteurs de porcs d'emmagasiner durant 200 jours (l'hiver) leurs précieux résidus avant d'en faire l'épandage sur les terres.Ces derniers disposent donc d'une période de dix jours, au printemps et à l'automne, pour «vider leurs tanks», puisque le purin brut brûle les jeune pousses.M.Cluis note avec humour que l'on retrouve un cycle de 28 jours chez des producteurs qui profitent d'une nuit sans lune pour se débarrasser de ce liquide encombrant.On peut difficilement les en blâmer, de préciser le chercheur, puisqu'on ne leur a présenté aucune solution de rechange.(présente : ostrol photo fîotos dé QyaCifé \"Astral photo met autant de soins à développer mes photos personnelles que j'en met à les prendre.et la qualité de leurs photos Super Image est superbe!\" 37% pfa gmndès qpe (es photns onûmires m.¦ Paul Gélinas Photographe l'rofessiomiel \u2022 i \u2022SUPER IMAGE I EST DISPONIBLE POUR PELLICULE 35 mm.PROCÉDÉ C 41 SEULEMENT \u2022 Place Vertu \u2022 Place Ville-Marie \u2022 Place Bonaventure la moi/on du cadre fà JOURS débutant lundi le 28 juillet GRANDE VENTE à PRIX Des milliers de PEINTURES À L'HUILE 50% en réduction de 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gazon.Mais je me suis ravisé.Je trouve la danse plus acrobatique.Alors voici.L'histoire commence dans un bar de province.Non, elle ne.commence pas là.De toute façon, autant vous avertir tout de suite, il n'y en a pas d'histoire.Disons donc un bar de province un dimanche soir, et une fille qui danse, seule.Ce n'est pas le piano-bar que vous imaginez.La fille n'est pas non plus celle que vous croyez.Arrêtez de vous faire du cinéma.Je suis payé pour vous faire le mien.La seule chose sur laquelle vous ne vous êtres encore pas trompés, c'est qu'effectivement il pleut, comme tous les dimanches soirs.On est à Aima.Au Baromètre.Ça s'écrit bêtement «bar-o-mè-tre».une appellation incontrôlée, une orthographe de boulevard industriel.Mais c'est la seule faute dans le décor, pour le reste c'est comme dans le bar le plus sympathique de Montréal que je ne vous nommerai pas parce qu'il n'existe pas.On dirait qu'ils se sont donné le mot à Montréal: il n'y a pas un bar qui essaie d'être plus sympathique que l'autre, ils changent leurs «tapes» en même temps, augmentent leur bière en même temps, viennent achaler clans les toilettes pour la dope en même temps.Au Baromètre, au contraire, il y avait dans l'air une douceur toute provinciale, ou, si vous préférez une explication plus commerciale: l'obligation pour un tavernier de province de pas écoeurer une clientèle peu renouvelable dans une petite ville comme Aima.Bref, la fille dansait.Monique elle s'appelle, ou Philomène, je ne me souviens plus.Une tran-taine d'années, brune, avec des grandes oreilles bleues qui flottent sur ses épaules transparentes.Son sein droit est pareil-pareil que le gauche.Et dans son cou, en médaillon, le portrait d'Alvaro Jimenez, grand chimiste portugais.1978-1949.Pour l'instant, elle danse sur une toune de Pete Townshed, la plus connue de «Empty glass», mais juste avant, elle avait dansé sur du Véronique Sanson.En fait, elle danse toujours sur la même toune de Beethoven, je ne sais plus quelle symphonie, mais je me souviens que c'est celle qui faisait gambader les punks de «Clockwork Orange».| Je parle, je parle.Je parlais aussi quand elle m'a dit: «J'ai le goût de danser ça.» Elle ne m'a même pas demandé si je voulais danser.Pourtant je sais.11 me semble que ça se voit tout de suite que je sais.Moi j'ai un truc pour savoir si un gars danse ou ne danse pas, je l'imagine en week-end à Rome, Italie.Et si je le vois en train de baiser l'anneau du pape, c'est qu'il ne danse pas.Mais si je l'imagine entrain de tondre le gazon, alors c'est qu'il danse.C'est un truc que m'a refilé un ecclésiastique qui me disait en confidence: «Bien sûr, je n'irai pas crier ça en chaire, mais moi qui vous parle, j'ai baisé la main du pape souvente fois.Mais je ne suis pas foutu de danser la samba.» N'allez pas croire que j'essaie de détourner votre attention de la danseuse.Elle danse toujours, et j'ai sûrement le temps de vous parler un peu de ma soeur avant qu'elle ne vienne se rasseoir.C'est ma soeur qui m'a appris à danser et elle ne manque jamais de me rappeler: \u2014 Tu te souviens comment tu dansais le tango?\u2014 Non.\u2014 T'avais les bras légèrement en avant, la bouche ouverte, l'oeil fixe et humide.j'ai toujours pensé que c'était toi qui avait inventé la tondeuse à gazon.\u2014 Ben voyons donc.\u2014 T'as peut-être pas inventé la machine elle-même, mais t'as inventé la pose, le geste.Et c'est seulement 10 ans plus tard qu'ils ont inventé la tondeuse.Pour une fois, l'organe a précédé la fonction.J'écris, j'écris.Elle danse.C'est d'ailleurs ce que je lui ai dit quand elle est revenue à table: «Tu me donnes le goût d'écrire».Et j'ai bu.C'est un peu loin maintenant.J'ai fait bien d'autres chose, je suis allé à Duvernay chez des amis qui ont une piscine, j'ai trouvé un parapluie, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a parlé de mon ex-femme, pour me dire quoi donc.Ce qui est sûr c'est que j'ai aussi tondu le gazon.Deux fois.Vaglia et Parent auraient été assassinés au cours d'une rixe avec des trafiquants de drogues Les deux Canadiens dont les squelettes ont été découverts dans une région isolée du Mexique occidental auraient été assassinés au cours d'une rixe avec des trafiquants de drogues.ANDRÉ CÉDILOT C'est du moins ce qu'a indiqué, hier, à La Presse, l'ambassadeur du Mexique en poste à Ottawa, M.Augustine Barraios Gomez, sans toutefois pouvoir confirmer si les victimes sont bel et bien Norbert Vaglia et Stépîiane Parent, âgés de 20 ans, portés disparus depuis plus d'un an à la suite d'une visite dans ce pays.«Tout porte à croire qu'il s'agit de Vaglia et Parent, dont les membres de la famille sont actuellement sur place pour tenter de les identifier formellement au moyen d'empreintes dentaires», a indiqué le haut fonctionnaire mexicain, qui maintient des contacts étroits avec les autorités policières de Culiacan, capitale de l'Etat de Sinaloa, chargées de l'enquête relative à la découverte des deux cadavres.Deux Mexicains, Roberto Felix et Marcus Rodriguez, dit «The Bicky», déjà connus pour avoir été mêlés à des affaires de drogues, sont recherchés dans tout le* pays pour ce double meurtre qui, d'après la police fédérale, aurait été éclairci à la suite de l'arrestation pour possession de marijuana et d'un revolver de marque Savage, de I.smaal Velaskes et Maria Estelle Rodriguez.D'après l'ambassadeur, Velaskes et Mlle Rodriguez, qui ont guidé les enquêteurs sur les lieux du drame, auraient fait la rencontre des deux jeunes voyageurs à la mi-juillet l'an dernier, sur le traversier reliant La Paaz à Mazaplan, dans le nord-ouest du Mexique.De là, à bord d'une Datsun louée, le quatuor se se- rait notamment rendu à Nawa-rip, apparemment à la recherche d'une importante quantité de marijuana.C'est peu après, toujours selon M.Gomez, que les deux touristes seraient arrivés à Capirato plus exactement, et auraient fait la connaissance de Roberto Felix et Marcus Rodriguez, qui les auraient sollicités pour leur vendre 750 grammes de marijuana, au coût de 5,000 pesos (environ $250 en argent canadien).Ceci, aux dires des policiers mexicains, expliquerait pourquoi les deux hommes seraient revenu à Péricos, quelques jours avant leur mort, pour échanger deux chèques de voyage de $100.D'après l'enquête policière, les deux Canadiens ont été tués il y a exactement un an aujourd'hui, soit le 26 juillet, lors qu'ils se rendaient supposément quérir la drogue dans un petit village à l'extérieur de Capirato, nommé Vadira Huato.Chemin faisant, une bagarre aurait écla- té entre les quatre hommes et, devant la supériorité des deux blancs, l'un des Mexicains se serait emparé d'un fusil pour les tirer.Les deux meurtriers se seraient ensuite débarrassés des corps en les brûlant sur un bû cher, dans un sous-bois du voisinage.M.Joseph Vaglia, qui a été informé de tous ces détails avant son départ pour le Mexique, ne croit pas toutefois à cette version que la police a recueilli des deux suspects.M.Vaglia avait déclaré mercredi: «Je ne me fais pas d'illusions; je pars avec la certitude que mon fils et son ami Stéphane ont été victimes d'assassinats crapuleux par des gens qui voulaient leur voler leur argent.» L'ambassadeur du Mexique, M.Gomez, n'a pu certifier, hier, en réponse à des question de La Presse, si les victimes avaient été ou non dépouillées de leurs biens par les meurtriers.Autoroutes: toujours pas question d'augmenter les tarifs maigre le déficit croissant de $102 millions Le petit geste de déposer une pièce de monnaie dans le panier du poste de péage sur l'autoroute irrite souvent l'usager habituel.Mais c'est ce geste des milliers de fois répété qui permet aux autoroutes de conti- ANNE RICHER nuer d'offrir leurs services.Et malgré près de 100,000 bras tendus vers le panier le déficit de l'Office des autoroutes du Québec s'accentue: $102 millions.Ce déficit cependant est pour le moment un problème qui ne touche pas directement les automobilistes; en d'autres termes, officiellement il n'est pas question d'une augmentation des tarifs.Pour combien de temps encore?Richard Normand, des communications de l'Office déclare qu'il ne faudrait pas s'étonner d'une augmentation éventuelle puisque le péage est reste inchangé depuis 1!>.\">k.L'Office des autoroutes du Québec administre quatre autoroutes à péage qui totalisent 290,7 kilomètres de voies rapides: l'autoroute des Laurenti-des, celle des Cantons de l'Est, de la Rive-Nord et de Chome-dey.La doyenne, celle des Lau-rentides a été inaugurée le 30 novembre 1958.Elle s'est allongée par petits bouts, par étapes.Les autoroutes fournissent de l'emploi à 661 personnes, dont une quarantaine de femmes; la première péagère a été admise en 1975.Les automobilistes qui ont des plaintes à formuler à l'Office le font généralement à l'égard des hommes, dont le sourire est parfois moins radieux.Les gens qui prennent l'autoroute tous les jours s'habituent à leur péager qui leur tend la monnaie ou le reçu.Il s'établit ainsi des rapports assez cordiaux, selon Richard Normand.Un monde L'autoroute est un monde.Parfois même un drôle de monde.Il y en a qui prennent le panier à sous pour un panier à ordures.D'autres, qui pour économiser 0.15 cents à l'heure de pointe s'ils sont en avance, prennent l'allure «pépère», s'arrêtent pour téléphoner et laissent tourner le moteur.Curieux sens de l'économie! L'hiver, on assiste à des rassemblements dans les édifices des postes de péage au moment des tempêtes de neige et on voit se former de curieux corteges; la déneigeuse qui ouvre la voie et le policier qui suit derrière la centaine de voitures ainsi prises en charge.L'accès à ces services coûte cher; il faut compter en plus de l'éclairage, l'épandage des sels de déglaçage, l'entretien de la machinerie, les 290 kilometres de revêtement de béton bitumineux, comme ce fut le cas l'an dernier, l'aménagement paysager qui contribue à recréer un milieu naturel, les salaires, etc.Bien que le taux de fraude de la part des automobilistes ne soit que de un à deux pour cent, cette perte sèche contribue directement au déficit.L'an dernier, une grève des péagers a fait perdre $1.200,000.à l'Office.On voudrait celte année améliorer le contrôle de la perception en installant des barrières automatiques destinées à empêcher les usagers de franchir en violation la gare de péage.Ces barrières seront ajoutées aux gares les plus achalandées, soit celles de Laval, Ste-Thérese.Chomedey, Boisbriand.Charlemagne, et Chambly.On ajoutera à titre de service aux automobi-listes, dans les voies automatiques, un distributeur de reçus de passage.Il ne faut pas oublier que le fait de ne pas mettre de pièce dans le panier constitue une infraction de même que démarrer avant l'apparition du feu vert.BELMORAL Les corps de deux mineurs toujours introuvables Un peu plus de deux mois après la tragédie de la mine Belmoral en Abitibi, les corps de deux mineurs demeurent toujours introuvables.Les risques d'éboulis demeurent constants, les chercheurs ne peuvent travailler a l'aise.ANDRÉ PEPIN_ Les galeries de la mine sont toutefois nettoyées de leur boue depuis quelques jours.Les chercheurs ne travaillent plus sous terre, les mesures de sécurité les obligeant a recourir à une rampe extérieure pour tenter de repérer les corps de Guy Daigle, 2s ans et de Gilles Légaré.\\Y1 ans, tous deux de Val-d'Or.emprisonnés au niveau 200, c'est-à-dire \u2022lout près du cratère laissé par l'effondrement.Il serait donc très hasardeux de tenter de les rejoindre par voie souterraine, précise la police.La confection \u2022de la rampe extérieure nécessite quotidiennement de longues heures de travail: les secouristes creusent en moyenne 25 pieds par jour et prévoient compléter cette tâche au cours des prochains jours, la profondeur à atteindre étant d'environ 200 pieds.L'accident étant survenu le 20 mai dernier, les secouristes ont donc travaillé pendant plus de deux mois, jour et huit, pour ramener à la surface les corps de six de leurs huit collègues emprisonnés par cet affaissement qui a laissé un cratère de plusieurs centaines de pieds de diamètre à la surface.Dans les jours qui ont suivi l'accident, un mineur se serait aventuré à se porter au secours des deux victimes encore emprisonnées, mais constatant le danger eminent d'un autre effondrement, il aurait rebroussé chemin immédiatement, attendant qu'une rampe d'accès extérieure soit aménagée.L'enquête policière Depuis la tragédie, la Sûreté du Québec, détachement du Nord-Ouest, a entrepris de mener une enquête pour déterminer s'il y a lieu de porter une accusation de négligence criminelle dans cette affaire.Selon les informations recueillies hier, il appert que les démarches policières sont presque terminées et qu'elles ne permettraient pas de démontrer ce fait.Le coroner Henri Lacombe, de Val d'Or, n'a pas encore dixé la date de l'enquête qu'il doit présider en rapport avec cet accident.Toujours selon nos informations, le coroner attendrait que tous les corps soient ramenés à la surfa ce avant de procéder.Une enquête publique doit par ailleurs se dérouler à l'automne sur les procédés d'exploitation à Belmoral, enquête qui sera présidée par le juge J.Beaudry.Le gouvernement du Québec, quelques semaines après l'accident, avait recommandé la tenue d'une telle enquête.L'hon.Beaudry sera sur place, à moins d'imprévu, lorsque les derniers corps seront ramenés.L'activité minière doit par ailleurs reprendre à l'automne à la mine Belmoral.CAISSE POPULAIRE D'OKA Enlèvement et vol raté L'intervention fortuite du concierge de la Caisse populaire d'Oka.petite municipalité située à une cinquantaine de kilomètres de Montréal, a fait avorter, hier, un vol que se préparaient à y commettre quatre bandits qui avaient enlevé le gérant de cette succursale et sa famille.D'après la police, tout a commencé vers tihOO.hier matin, lorsque les bandits, portant cagoules et armés d'un revolver et d'une carabine, ont fait irruption au logis du gérant de l'établissement bancaire, ordonnant à celui-ci de les accompagner pour leur remettre le contenu de la voûte, sous peine qu'il arrive «malheur» à son épouse et ses deux jeunes fils ligotés et bail lonnés.Pendant que deux d'entre eux restaient sur place pour surveiller les otages, les autres se dirigeaient à la Caisse populaire en compagnie du gérant.A peine arrivés, vers 7h30, surpris par le concierge qui venaient y effec- tuer des travaux de nettoyage, les deux individus prenaient la fuite avec la voiture du gérant, s'empressant de cueillir leurs comparses en cours de route à la résidence de leurs \\ ictimes.A part un léger choc nerveux, toutes sont saines et sauves.Immédiatement alertée, la Sùrete du Québec devait retrouver peu après la voiture volée abandonnée en bordure d'un chemin, dans la région d'Oka.Quant aux quatre cagoulards, ils n'ont pas encore été retraces.CONDOMINIUM NOUVEAU PROJET avec taux d'intérêt de 11%^CHAMB0RD/12%p™ (pour une durée de 5 ans) APPARTEMENTS MODELES Pout i y rendre prene* I autoroute 1 3 puis le boul.Sormon ou encore I autoroute de» Lau rentidej pois le boul levctque |utqu a 10 Promenade des Iles 4045, Promenade Paton Ile Paton.Que.Tél.: 688-8440 ¦ 46 AH! LA BELLE VIE! r|8 POURSUITE EN DIFFAMATION AU NOM D'ERROL FLYNN Melvin Belli toujours à la recherche d'un avocat québécois (D'après CP) \u2014 Le flamboyant criminaliste américain Melvin Belli est toujours à îa recherche d'un avocat québécois susceptible de s'occuper dune poursuite en diffamation au nom de l'acteur Errol Plynn, décédé en 1959.Me Belli a précisé, à l'occasion d'im congrès de juristes tenu à M(Vntréal cette sflhaine, que le Québec est l'un des deux seuls endroits au monde où une poursuite peut être intentée pour dif famation d'un défunt, l'autre étant la Tasmanie.Dans son livre «Errol Flynn, The Untold Story », Charles High-man, un professeur d'université, affirme, entre autres, que l'acteur était un homosexuel et un espion^ -te associé au travail, à la réussite, ou susceptible de marquer, pour les adolescents, l'entrée dans le monde adulte.Les sondages d'ailleurs indiquent une baisse constante du nombre de fumeurs, lesquels toutefois restent plus nombreux en milieu francophone.Au Canada anglais et aux Etats-Unis, on fume beaucoup moins, proportionnellement, qu'au Québec.Faut-il, comme vient de le faire le Conseil canadien sur le tabagisme et la santé, réclamer des législations interdisant l'usage du tabac dans certains endroits publics?Il me semble inutile d'aller trop loin dans le sens de l'interdiction.D'autant plus que le problème est en train de se régler de lui-même, peu à peu: de plus en plus d'adultes renoncent au tabac, et les campagnes d'éducation destinées aux jeunes feront le reste.Ce sont les endroits clos que la loi devrait protéger: ainsi les ascenseurs, les bureaux exigus sans système de ventilation adéquat, les transports publics.Peut-être les compagnies de transport devraient-elles inverser leur politique actuelle et.au lieu de reserver comme par charité quelques sièges aux non-fumeurs, en réserver, dans un espace bien délimité, aux fumeurs?.Autre endroit où le tabac devrait être interdit sauf dans des salles réservées: les écoles primaires et secondaires Quant au re^ie.le cours normal des choses, des campagnes d'éducation, le civisme et la courtoisie devraient suffire.Certains restaurants reservent maintenant de- espaces aux non-fumeurs, .le trouve cette sorte de ségrégation désagréable.Il serait plus simple que les restaurateurs demandent aux convives de s'abstenir de fumer le cigare \u2014 c'est la seule fumée vraiment insupportable, et qu'ils prévoient un bon système d'ae ration.En cette matière, la tolérance et la politesse (de la part des fumeurs) valent mieux que les règlements C'est dans cet esprit d'ailleurs que les Californiens ont refusé, l'an dernier, un projet de loi visant à interdire le tabac dans tous les endroits publics.Méfions-nous des croisades.de celle qui voudrait éliminer toute trace de tabac dans l'atmosphère comme des autres.Toutes les croisades ont quelque chose d'obsessionnel et de fanatique.El ceux qui disent qu'inhaler la fumée des autres est aussi nocif que de fumer soi-même n'ont sûrement jamais fume.Autrement ils verraient la différence! rent, bien sûr.quelque peu «gênées» des prises de position du CPQ.Les entreprises de presse, qui adhèrent au CPQ, aussi.Mais M.Dufour affirme que ses prises de position sont fort majoritairement partagées par ses membres, et effectivement, elles n'ont pas été contestées bien fort.De toute façon, il serait surprenant que le monde patronal retourne au silence d'antan.maintenant qu'il a pris goût de parler et qu'il s'aperçoit qu'il est écoute Le «second front» est devenu réalité, pour le patronat comme pour le syndicalisme.Dans le fond, la démocratie s'en porte sans doute mieux A 10 \u2022 - JSEOBNSMÎONS ff BREF '\u2022V.« i .\u2022y.| î ; mm ¦¦¦¦ v.-.photolaser CP| Ken Taylor, ancien ambassadeur du Canada en Iran qui a aid< six Américains à s'enfuir d'Iran, a été décoré de l'Ordre du Ca-| nada hier, à Ottawa, par le gouverneur général Ed Schreyer, en même temps que d'autres membres de l'ambassade canadienne à Téhéran.L'Ordre du Canada aux acteurs du «coup de Téhéran» ¦ Huit Canadiens qui ont aidé six diplomates américains à fuir l'Iran après les avoir cachés ont reçu hier la décoration de l'Ordre du Canada au cours d'une brève cérémonie.Le gouverneur général, M.Edward Schreyer, a fait l'éloge du groupe, dirigé par M.Kenneth Taylor qui était ambassadeur du Canada en Iran, et qui a été créé Officier de l'Ordre du Canada.Sont devenus membres de l'Ordre: M.John Sheardown, premier secrétaire; M.Roger Lucy, premier secrétaire et consul à Téhéran; Mlle Laverna Dollimore, secrétaire de l'ambassadeur; et Mlle Mary Flaherty, spécialiste en communications.Sont devenus membres de l'Ordre du mérite militaire: le corporal G.E.Brian, le sergent J.G.Edward et.le sergent R.-C.Gauthier.Le nouveau chef de l'état-major de la Défense, le général Ramsey Withers, est devenu commandant principal de l'Ordre du mérite militaire.Élection partielle ¦ Le premier ministre Pierre Trudeau a annoncé hier la tenue d'une élection partielle, le 8 septembre prochain, dans la circonscription de Hamilton Ouest, pour combler le siège laissé vacant par le départ du conservateur M.Lincoln Alexander.M.Alexander, député de ce comté depuis 1968, a démissionné au début de la dernière session parlementaire à la Chambre des communes pour devenir le grand patron du Ontario Workmen's Compensation Board.Ce sera la première élection partielle depuis l'élection du gouvernement Trudeau au mois de février dernier.La situation aux Communes est la suivante: Libéraux 147: Conservateurs 102; Néo-démocrates 32 et ii y a un seul siège vacant, celui de Hamilton Ouest.Permis bilingues au Manitoba ¦ Le bureau des véhicules automobiles du Manitoba n'a pas encore commencé à émettre des permis de conduire bilingues même s'il est actuellement en mesure de le faire, a indiqué hier un membre de l'Opposition à l'Assemblée législative.Le député néo-démocrate, M.Wilson Parasiuk, a demandé au ministre de la Voirie, M.Don Orchard, pourquoi les permis n'étaient pas émis en français lorsque les citoyens le demandaient.M.Orchard a souligné que la décision de ne pas émettre ces permis faisait partie de l'ensemble de la politique du gouvernement adoptée après la décision de la Cour suprême du Canada qui légalisait l'utilisation des deux langues officielles du pays devant les tribunaux et l'Assemblée législative.Le ministre a ajouté que les efforts des ministères devaient être coordonnés et que des décisions individuelles des ministères n'étaient pas souhaitables.Les Indiens occupent ¦ Les autochtones de l'Ouest du pays, très peu impressionné par le travail de l'actuel ministre des Affaires indiennes, M.John Munro, dans le dossier des réclamations de territoire et autres affaires, ont décidé de poursuivre l'occupation de quatre commerces de Carston.Le ministre Munro s'est contenté de reprendre vaguement de vieilles promesses que les Indiens considèrent inacceptables, a souligné le conseiller des autochtones, Leroy Little Bear.«L'occupation va se poursuivre», a indiqué M.Denis First Rider, l'organisateur de la manifestation qui a mené à la fermeture de deux postes d'essence, du Centre agricole de Carston et d'un élévateur à grain.M.Jack: Tully, directeur général du ministère des Affaires indiennes pour l'Alberta, a rencontré les chefs de cette tribu mercredi et a promis de remettre une liste de leurs réclamations au ministre Munro.Pour des pensions indexées ¦ Le conseil national de l'Association des retraités du CN a demandé au gouvernement fédéral de faire en sorte que la Société d'Etat indexe leurs pensions contre l'inflation.Dans un mémoire au ministre du Bien-être, Mme Monique Bégin, l'association, qui groupe environ 12,000 retraités, dit que les hausses occasionnelles de pension ad hoc ', de la société sont insuffisantes devant une hausse annuelle moyenne {J de neuf pour cent de l'indice des prix.Le mémoire recommande que la société et ses employés versent d'un demi à trois quarts de un pour cent de la feuille de plus comme précaution contre l'inflation.Le document signale que la pension mensuelle moyenne d'un retraité du CN est bien de $304 mais que 40 p.c.des bénéficiaires actuels ne reçoivent que $175 ou moins et 15 p.c.$90 ou moins.Construction en bois ¦ Une délégation de quatre hommes des Pays-Bas est au Canada pour étudier les méthodes canadiennes de logement et de construction en bois.Elle est dirigée par le secrétaire au logement des Pays-Bas, M.G.P.Broxx, et elle a commencé ses travaux lundi à Vancouver.Les quatre visiteurs passent 14 jours au Canada et se rendront notamment à Calgary et à Toronto.Les Pays-Bas souffrent d'une pénurie de logements: les visiteurs veulent se renseigner sur les techniques canadiennes d'utilisation du bois et l'on espère que leur visite incitera les Pays-Bas à acheter des matériaux de construction canadiens.v ¦ * LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUILLET 1 980 DANS LE DOSSIER DES FAILLITES FRAUDULEUSES La loi du silence cause de plus en plus de problèmes à la CECO f a a I \u2022 ¦ t Après plusieurs mois d'enquête et d'audiences à huis clos, la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO) éprouverait maintes difficultés à étoffer le dossier qui lui a été confié et qui consiste à dénoncer des fraudeurs qui organiseraient, depuis plusieurs années, des faillites dans la région de la Vieille capitale._ ANDRÉ PEPIN Selon les informations recueillies par LA PRESSE, les enquêteurs et les commissaires de la CECO ne prévoient pas être en mesure d'annoncer la tenue d'audiences publiques dans ce dossier pour l'automne.Toujours selon les personnes interrogées, les milieux criminels défient de plus en plus les pouvoirs pourtant étendus de la commission en appliquant rigoureusement la légendaire «loi du silence».Au cours des dernières enquêtes celle qui a notamment permis l'arrestation du présumé parrain de la pègre à Québec (Louis-Albert Raymond), les enquêteurs ont pu profiter de l'aide de quelques délateurs qui jouissaient de la protection de la police; cette fois-ci, la CECO ne pourrait pas compter sur une tel- le collaboration, précisent nos sources.Depuis sa mise sur pied en 1972, la CECO s'est toujours montrée très accessible aux média d'information.Depuis la nomination du juge Gilbert Mor-rier à la présidence de la commission, en décembre 1979, aucune communication officielle n'a émané du bureau des relations publiques de l'organisme.Interrogée ces derniers jours par LA PRESSE, la responsable des communications, Mlle Chris-tiane Forcier, a tout simplement déclaré que l'enquête à huis clos n'était pas terminée, que les enquêteurs prenaient des vacan- ces et que rien ne lui permettait d'indiquer la date à laquelle pourrait débuter une éventuelle enquête publique.1 Le mandat de la commission^ renouvelé depuis près de huit; ans, prendra fin en septembre' prochain.Les nouveaux com-I missaires doivent alors déposeï; un rapport au solliciteur géné-j ral, chose techniquement irréali* sable, le dossier de Québec n'é-î tant pas terminé.Si le mandat; n'est pas renouvelé en septem-; bre, les commissaires pourront* simplement faire rapport de! leurs travaux préliminaires,; rapport tiré des audiences te-; nues à huis clos.* La France se plaint de la façon que Québec distribue ses vins OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre de l'Agriculture de France, M.Pierre Méhaigerie, a soutenu, hier à Ottawa, que le système de vente au détail du vin au Québec est en grande partie responsable de la diminution de la valeur des exportations vinicoles françaises au Canada.M.Méhaigerie, qui a rencontré le ministre fédéral de l'Agriculture, M.Eugene Whelan, a déclaré à la presse qu'il avait souligné l'inquiétude du gouvernement français concernant le système de distribution au Québec, où, a-t-il dit, «certains détaillants ne peuvent vendre que des produits embouteillés ici, nous causant ainsi un préjudice puisque nos grandes appellations sont embouteillées sur place».Les ventes de vin, qui repré- sentent 75 pour cent des exportations agro-alimentaires françaises, ont baisse de 20 pour cent l'an dernier pour se chiffrer par $77 millions, a dit M.Méhaigerie.Outre le système de distribution au Québec, où la France vend la plus grande partie de son vin au Canada, sont responsables de cette baisse la grève de la Société des alcools du Québec et les fluctuations des taux de change, a dit le ministre Méhaigerie.Il a ajouté que la France a fait part à cet égard aux autorités canadiennes de son inquiétude concernant le respect du principe de l'égalité de traitement en matière de distribution des produits selon les ententes de l'Accord général sur le commerce et les tarifs (GATT).Le ministre français a de plus affirmé qu'il avait souligné la préoccupation de son gouvernement à l'égard du respect des «appellations contrôlées» des produits français au Canada, plus particulièrement de l'appellation «Champagne».A ce sujet, le ministre Whelan a souligné que le gouvernement fédéral est prêt à considérer «une solution juste et raisonnable» avec la France, à la condition que, a-t-il dit, «si nous ne pouvons utiliser ces appellations sur nos produits, personne d'autre au monde ne puisse le faire».Le 7 mai dernier, le Parlement fédéral a sanctionné une loi permettant aux producteurs vinicoles canadiens de se servir de l'appellation «Champagne», abrogeant ainsi une entente commesciale avec la France signée en 1933.Le ministre Méhaigerie, qui passera le week-end à Montréal,! doit par ailleurs rencontrer le ; ministre québécois de l'Agricul-; ture, M.Jean Garon, à Québec,j lundi.\u2022 Les pourparlers entre les mi-î nistres Méhaigerie et Whelan ont; par ailleurs porté sur la collabo-; ration franco-canadienne en I matière de recherche et sur les! échanges entre producteurs; dans le cadre de stages de deux à* 10 mois.î Le sous-ministre fédéral de\\ l'Agriculture, M.Gaétan Lus-; sier, a par ailleurs souligné quej des représentants de la Commu-Î nauté européenne et du Canada | ont eu des discussions cette; semaine à Ottawa à propos des problèmes touchant l'applica- i tion des accords du GATT relati-i vement aux appellations contré-; lées et à la distribution des pro-; duits importés.Trois Québécois sont décorés pour leur bravoure à l'aide d'autrui .I t OTTAWA (CP) \u2014 Trois Québécois font partie des quinze personnes honorées hier pour leur bravoure par le gouverneur général du Canada, M.Ed Schreyer.Adéodat Lalonde, de Saint-Emile-de-Suffok, a sauvé son fils de la mort en novembre 1978 lorsque ce dernier, âgé de 17 ans, a tenté de désentortiller un câble électrique alors qu'il taillait un arbre.11 reçut un choc électrique qui lui paralysa la main et l'empêcha de lâcher prise.M.Lalon-de est alors monté dans une échelle et s'est accroché aux pantalons de son fils.En retombant, il se blessa la jambe et dût plus tard subir une amputation.Il fut décoré hier de l'Etoile du courage.L'agent Michel Giroux, pom- pier bénévole de Thetford Mines, a reçu lui aussi une Etoile du courage pour avoir tenté de sauver la vie d'une enfant de quatre ans, prisonnière d'une maison en flammes, en mai 1979.La petite fille a été rescapée, mais elle est morte le lendemain à l'hôpital.Les autres personnes qui ont reçu des Etoiles de courage sont Edward Goodman, un enseignant d'Oyama, en Colombie-Britannique, quia sauvé d'une école en feu un élève de 13 ans souffrant de paralysie cérébrale; Lyle Barr et l'agent Murray Kilshaw de Seanich, C.-B., qui ont sauvé trois enfants retenus prisonniers dans une voiture en feu.Peter Zroback de Kenora, Ontario qui a désarmé un jeune homme de 19 ans au cours d'une fusillade après lui avoir offert une cigarette.Neuf personnes ont reçu, pour leur part, la médaille de bravoure pour leur héroïsme.Il s'agit de Pierre Labbé, de Beauceville, qui a sauvé un jeune garçon de la noyade dans la rivière Chaudière; de Paulette Burns et Douglass Isaac, qui ont sauvé leurs deux compagnons de la noyade dans la rivière Avon, près de Windsor, en N.-E; du lieutenant Basil Landry, un pompier de Halifax qui a sauvé du feu un bébé de deux mois en grimpant dans un treillis, en cassant la fenêtre donnant sur sa chambre et en donnant la respiration artificielle à l'enfant avant de redescendre avec lui; du constable Vernon Sokaluk de la police de Winnipeg, qui a sauvé d'un incendie un homme inconscient, d'Harold Eugene Earle, de Col- lingwood, Ontario, qui a sauvé du feu l'enfant de trois ans qui habitait la maison voisine de chez lui; du capitaine Harold Brazeau d'Ottawa, qui a sauvé un homme prisonnier d'une voiture en feu, de Colleen Berry d'Oshawa, Ontario, une adolescente de 13 ans qui a empêché que quatre enfants ne soient frappés par une voiture et qui a été heurté à leur place et dût être hospitalisée, de Bertrand Boucher de Hawkesbury, Ontario, qui a aidé deux agents de police et une femme blessés par un homme ivre armé.Outre l'Etoile du courage de la Médaille de bravoure, il existe une autre décoration canadienne pour les actes d'héroïsme.Il s'agit de la Croix du courage.Trois cents employés manifestent contre la vente de Nordair OTTAWA (UPC) \u2014 Quelque 300 employés de la compagnie Nordair se sont livrés hier à une manifestation pacifique, mais spectaculaire, à l'aéroport international d'Ottawa, insistant pour que cette entreprise demeure sous le contrôle d'Air Canada ou soit vendue à ses employés.Les manifestants, qui étaient arrivés à Ottawa à bord de quatre Boeing-737 de Nordair, scandaient des slogans tels que «Nous voulons Nordair» et «Nous aimons Nordair».Un pilote, TomKilbourn, a déclaré, lors d'une conférence de presse im- promptue, que les employés voulaient savoir pourquoi on se proposait de vendre la compagnie, alors que ni la direction ni les employés ne jugeaient cette mesure le moindrement nécessaire.Il a souligné que Nordair réalisait des profits constants, et que le projet du gouvernement de la revendre à Québecair était incompréhensible.Le ministre des Transports, M.Jean-Luc Pépin, a laissé entendre la semaine dernière que le sort de Nordair serait décidé très bientôt.SUPPRESSION DE TELEMAG Vaugeois se dit surpris de la décision de Radio-Canada t T QUÉBEC (PC) \u2014 La décision de Radio-Canada de retirer de l'horaire l'émission Télémag et un reportage sur «Le PQ après le référendum» étonne pour le moins le ministre des Communications, M.Denis Vaugeois, qui va même jusqu'à se demander s'il ne s'agit pas là d'un cas pur et simple de censure.L'émission télévisée de cette semaine devait être consacrée à une autopsie post-référendaire du Parti québécois par les gens même du parti, (des ministres, permanents et militants dans une série d'entrevues), mais après discussions, le directeur de l'information TV à Radio-Canada, M.Pierre C.O'Neill, décida d'en annuler tout simplement la présentation.M.O'Neill, qui a déjà été secrétaire de presse du premier m ministre Trudeau, a expliqué qu'il faudrait «actualiser et compléter cette émission» avant de la projeter sur les écrans, M.Vaugeois a vivement souhaité que le rapport de l'émission ne cache pas l'élimination pure et simple de ce dossier comprenant des entrevues avec plusieurs ministres du gouvernement québécois.«Il serait tout de même troublant que l'empreinte d'une cen- suré d'un autre âge inaugure, dans l'esprit de Radio-Canada, le renouvellement du fédéralisme canadien», écrit le ministre des Communications dans une déclaration remise à la presse.Le réalisateur de Télémag, M.Karl Parent, a indiqué pour sa part à un quotidien de Montréal que c'est la première fois qu'une émission qu'il réalise est refusée bien que terminée.Un Cessna s'écrase: 3 morts Un monomoteur Cessna transportant trois personnes, deux adultes et une fillette, s'est écrasé dans le lac Saint-Jean vers 19 heures hier soir, peu après avoir décollé de l'aéroport de Lac-Bouchette.L'appareil est tombé à 300 pieds environ de la berge, entre -!*\u2014 Roberval et Pointe-Bleue.Les corps des trois victimes ont été repêchés une heure plus tard environ.On ne possède pas encore l'identité des trois occupants de l'avion, et on ignore pour l'instant la cause de la tragédie.Prince arabe volé de $20 millions CANNES (AFP)\u2014Cheikh Abdel Aziz Ben Ahmed Al Thani, fils de l'ancien émir du Qatar, a été victime d'un vol d'environ $20 millions à Cannes (Côte d'Azur) en bijoux et en devises étrangères, apprenait-on hier de source policière.Le vol a eu lieu jeudi entre 19h30 et 20h dans la villa Julia, à Cannes.Les propriétaires de la villa étaient, semble-t-il, absents quand le ou les cambrioleurs ont pénétré sans effraction en escaladant la maison.Par ailleurs, à Paris, le prince Mohammed Ben Hamad Al Thani, frère de l'actuel émir de Qatar et ministre de l'Education de la Culture et de la Jeunesse de l'émirat, a été victime d'un vol de 350,000 francs en bijoux et en numéraire, a-t-on appris hier de source sûre. A 11 ET FINANCES LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JUILLET 1 980 HERB GRAY À TOKYO problèmes de fin coeur des discussions Quand le ministre canadien de l'Industrie et du Commerce, M.Herb Gray, séjournera au Japon, au début du mois d'août, pour poursuivre entre autres les pourparlers sur la vente du réacteur nucléaire Candu, des milliers de personnes déambuleront dans les rues pour marquer le 35ème anniversaire des premières explosions de la Bombe-A, à Hiroshima et à Nagasaki.huguette la EPRISE Le pénible souvenir, dans le coeur des Japonais de ce 6 août 1945 d'apocalypse, ne gagnera peut-être pas les officines feutrées où les représentants des gouvernements canadien et japonais doivent s'entretenir.Dans sa valise, M.Gray a suffisamment d'autres éléments de discussions auxquels Tokyo pourrait prêter une oreille attentive et ainsi faire quelque peu oublier le si redoutable «démon» nucléaire qui fait craindre d'autres Harrisburg.Pendant les huit jours d'entretiens alors qu'il en sera à son premier voyage au Pays du Soleil-Levant \u2014 officiellement et personnellement \u2014 M.Gray compte discuter en profondeur de la situation tragique de l'industrie automobile en Amérique du Nord, directement reliée à l'importation massive des véhicules japonais.Il abordera également l'aspect du commerce bilatéral.La question de l'exportation du charbon de la Colombie-Britannique et de la formation d'un consortium (Petro-Canada, la compagnie nippone Minalta et trois compagnies privées canadiennes) pour la mise en valeur des gisements qui nécessite des investissements de quelque $2 milliards reviendra sur le tapis.L'accent sera mis sur le coût du combustible que les Japonais ne trouvent pas raisonnable.Le ministre se transformera aussi en un véritable «voyageur de commerce».Il procédera à une démonstration de l'appareil Dash 7 fabriqué par la société d'Etat De Havil-land.Au cours d'une entrevue qu'il a accordée à LA PRESSE, M.Gray a tenu à préciser que sa visite au Japon ne sera qu'exploratoire, bien qu'il ait l'intention de renforcer les jalons déjà posés.L'arrivée d'un nouveau premier ministre qui vient à peine de former son cabinet lui fait dire qu'aucune entente ou accord ne sera conclu entre les deux pays.Sa part de l'industrie nippone Pour le ministre Gray à qui le marasme dans l'industrie automobile tient d'autant plus à coeur qu'il est député de la circonscription ontarienne perturbée par les mises à pied massi- ves faites par les constructeurs américains, ce séjour lui permettra de faire valoir son point de vue, quant aux procédés que Tokyo pourrait adopter pour dédramatiser en Amérique du Nord l'état de cette industrie.Mais ce qui est davantage important pour le Canada, c'est que le ministre entend obtenir à moyen terme des Japonais, des investissements dans la fabrication de pièces automobiles au Canada.Faute d'érection d'une usine au pays même, il espère qu'ils accepteront d'importer des pièces manufacturées ici pour fabriquer leurs véhicules écoulés partout dans le monde.Il reprend ainsi l'une des avenues ouvertes par l'ancien premier ministre Ohira décédé peu après sa visite ici, en juin.«Nous sommes anxieux, a précisé M.Gray, qu'il y ait plus de contenu canadien dans les véhicules japonais.Je soulèverai cette question avec les constructeurs, les ministres et les fonctionnaires japonais tout comme je l'ai fait avec le ministre Ohira et l'ambassadeur du Japon à Ottawa.» «Nous axons comme vous le savez, a-t-i! poursuivi, un déficit considérable dans le commerce de l'industrie de l'auto avec le Japon.Nous importons presque un demi-milliard de dollars et nous exportons à peine $6 millions de pièces.» Tout en soulignant qu'il serait bien content de ramener avec lui l'assurance du Japon d'un investissement éventuel dans le secteur de l'industrie automobile au Canada, M.Gray a renchéri en disant qu'il n'est pas sain pour un pays de n'exporter que des matières premières.Justement à ce dernier chapitre, le Japon a importé du Canada, en 1979, pour $4,180,491 de produits canadiens.A peine 15 p.cent sont des produits semi-finis.Pour sa part, le Canada a enregistré un excédent commercial de $1,82 milliard, soit plus du double de celui de 1978.De cet excédent, le Japon se plaint depuis plusieurs années et voudrait bien voir son troisième partenaire économique, acheter davantage chez lui.Le ministre Gray opte plutôt pour la formule «des investissements de capacité productive» en Amérique du Nord, plutôt que pour celle du protectionnisme.De plus, sa position est que le Canada, comme il l'a déjà dit aux Communes, doit avoir sa part équitable de ces investissements.Le laboratoire japonais Soucieux de modifier dans une large mesure les relations qu'entretient le gouvernement canadien et particulièrement son ministère avec les hommes d'affaires canadiens.M.Gray profitera de son voyage au Japon pour connaître davantage les méthodes utilisées par MITI (ministère japonais du Commer- ce extérieur et de l'Industrie), qui est devenu un véritable laboratoire tant pour les Etats-Unis que pour le Canada.Le modèle appliqué dans les relations affaires-Etat que certains qualifient de «directoire économique suprême», impressionne compte tenu des résultats obtenus.Par exemple, quand ii s'est agi d'adopter des mesures anti-pollution et de faire adopter une loi à cet effet, avant que le projet ne soit soumis aux représentants du peuple à la Diète (parlement japonais), le gouvernement devait en arriver à une entente vec les principaux industriels et leurs grosses organisations patronales.Non seulement, le minisire Gray veut comme il le dit «apprendre quelque chose de ces relations de partenaires» mais il veut aussi voir comment le gouvernement japonais par l'entremise du MITI donne de sérieux coups de mains à l'industrie.Par la suite, il tentera d'appliquer ces méthodes dans une certaine mesure.«Je désire aussi, précise-t-il.voir personnellement comment il est possible pour le Japon, sans avoir aucune ressource naturelle de créer un marché d'industrie lourde et de technologie avancée».Même s'il n'est jamais allé au Japon, le ministre en a peut-être saisi le mode de fonctionnement.L'un de ses haut-fonctionnaires a raconté que lors d'une rencontre, il y a deux semaines, avec la délégation japonaise qui va et vient pour négocier l'achat du charbon, M.Gray lui a dit: «Imaginons que nous ne négocions pas de gouvernement à gouvernement, mais d'entreprise privée à entreprise privée.» La fragile question nucléaire Pour revenir aux négociations sur la vente du réacteur Candu, précisons que c'est le premier ministre Joe Clark, qui en marge de sa participation au sommet de Tokyo, en 1979.avait mis de l'avant le projet, s'en servant d'une certaine façon comme caution de notre technologie avancée.D'ailleurs, depuis plusieurs années, le Japon s'intéresse fortement au Candu.Mais l'opposition forcenée des écologistes à l'énergie nucléaire et désormais le «syndrome» de Harrisburg lui avait fait mettre de côte pour quelque temps l'importation de ces réacteurs qui fonctionnent à l'uranium naturel et qui représentent de gros sous, de l'ordre d'un milliard, pour le Canada.De plus, les adversaires du Candu au Japon invoquent sa vulnérabilité face aux tremblements de terre.Même la commission à l'énergie nucléaire, la plus haute autorité du Japon pouvant prendre des décisions au sujet de cette énergie, préférerait, semble-t- il, le développement de centrales thermiques.Le ministre de l'Industrie et du Commerce du Canada trouvera toutefois cette année le terrain un peu plus propice.Son séjour aura été précédé d'une mission gouvernementale du Japon au Canada en vue de réviser l'accord de coopération nucléaire signé entre les deux pays, en 1978.Les pourparlers que les membres de cette mission auront la semaine prochaine avec les responsables canadiens concerneront une possible importation d'uranium naturel au Japon et la coopération technologique pour les réacteurs à eau lourde.Il n'est pas exclu que soit abordée également l'exportation du réacteur Candu.Le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Herb Gray \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022'\u2022\u2022\u2022\u2022\u2014-\u2022>\u2022\u2022 -¦-'¦¦VV4t*A'~fci2 il ¦V.- o ii it .fmmmSSSmm W *f > 1>*»M»MI||,.lullllll !!¦«»>.- 4 ««n»-' :*»w^rir .* ¦ ***** m k » * ¦ }\u2014- m m ma \u2022'¦y.1 ss^ft -v,'
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