La presse, 4 septembre 1980, Cahier A
[" Furey rêve d'une comédie musicale sur film ¦ Depuis avril 1979, époque à laquelle Carole Laure et Lewis Furey avaient donné leur show à Paris, remportant un succès éclatant, ils ne sont plus montés sur scène: Carole consacre toutes ses énergies au cinéma ; quant à Furey, il s'est remis à écrire de la musique, sur commande, pour gagner de l'argent, mais aussi pour lui-même: depuis 18 mois, il £ a fait 16 chansons, pour la < comédie musicale qu'il rêve à de réaliser sur film, et dont i le tournage pourrait avoir | lieu Tété prochain à % Montréal et dans les o environs, f page B 8 prix 9 ¦ Par suite de la baisse de production des bovins aux Etats-Unis, qui a entraîné une augmentation des exportations canadiennes, le prix du boeuf a subi une nouvelle hausse dans kes supermarchés du Canada, après une accalmie d'un mois.C'est ainsi qu'à Montréal les coupes de boeufs ont subi une hausse moyenne de 20 cents la livre.page B 7 MONTREAL, no 208, 50 JEUDI 4 SEPTEMBRE 1980, 96e ANNÉE, PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI M .75 Un nouvel indice sur l'imminence d'un scrutin I les Galeries! Onsy I d\\n|ou J donne rendez- vous.?\u2022 \u2022 i \u2022 » 1 TANNY 80 vous offre.de nouveaux centres! de nouveaux programmes! des centres fraîchement rénoves! 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l'avenir du monde.Dans un long et récent discours, M.Leonid Brejnev a passé en revue la situation internationale et a lancé un vibrant appel en faveur d'un retour au climat de détente.\u2022 Ce qui tracasse le plus le Président soviétique, c'est l'interruption du débat entourant la ratification éventuelle du traité de Salt-2, ainsi que la prolifération des missiles nucléaires à moyenne portée en Europe.La semaine dernière, le chef du Kremlin adressait des lettres personnelles au Président Carter et à d'autres dirigeants de l'OTAN pour les inciter à enta- mer au plus tôt des négociations préliminaires sur la limitation desdits missiles.Même si M.Brejnev camoufle d accusations et de menaces son rappel à la détente, on ne peut que trouver sympathique sa démarche.Il aimerait que les Etats-Unis tempèrent un peu leur indignation, et il a peut-être raison.Il se peut qu'après tout les États-Unis aient réagi d'une façon quelque peu exagérée à l'affaire afghane et que ce serait une erreur de leur part d'attendre qu'elle soit réglée pour reprendre des négociations aussi lourdesdeconséquences.Washington doit se rendre à l'évidence que la crise afghane fait désormais partie du paysage et qu'elle n'est pas près d'être résolue.L'appel de M.Brejnev se ré- vèle significatif à bien des égards.Décidément, tout ne tourne pas rond en Union soviétique et dans les pays satellites.Le monde socialiste commence à perdre sa belle assurance.Sa stabilité ne semble plus tout à fait garantie.Ses adhérents donnent l'impression de n'être plus en possession tranquille de leur vérité.Les malaises et les dissensions commencent à se faire drôlement sentir.Le Kremlin n'est pas sans constater, et avec appréhension, que l'hostilité à ses politiques et à sa conduite grandit, non seulement à l'extérieur, mais même à l'intérieur.La Chine compromet l'influence de Moscou au Vietnam, en Mongolie, au Cambodge et en Corée du Nord.Le Pakistan la compromet de son côté en épousant la cause de ceux que le Kremlin appelle les «bandits» de Kaboul.Il se peut que la crise afghane s'éternise et devienne catastrophique pour l'URSS.De plus, la discipline socialiste est mise à dure épreuve en Pologne.Les propos fracassants de Ronald Reagan ont de quoi inquiéter M.Brejnev et l'éventualité d'un axe Pékin-Tokyo-Washington en vue de défendre la paix et la stabilité en Asie a de quoi le rendre nerveux.C'est probablement tout ceci qui contribue à alimenter l'émotivité du leader soviétique et qui l'amène à parler de détente à une semaine de la rencontre à Madrid des 33 pays signataires des accords d'Helsinki.\u2022 Aux contretemps extérieurs s'ajoute la montée constante de la dissidence à l'intérieur.Après la contestation des écrivains et des intellectuels, voici que celle des orthodoxes prend la relève.Il n'en .allait probablement pas davantage pour que recommence en URSS le brouillage des émissions radiophoniques en provenance d'Europe.On a l'impression qu'il arrive à l'URSS ce qui est arrivé aux États-Unis durant et après l'aventure vietnamienne.Il fut un temps où les États-Unis avaient trop de chats à fouetter.Ils se prenaient pour les gardiens dune certaine orthodoxie économique, ce qui les obligeait à intervenir à droite et à gauche pour empêcher que ne se matérialise ce qu'ils appelaient la théorie des dominos.La lutte des classes au service de la santé On ne peut certes pas exiger des forces syndicalistes quelles manifestent des élans de création originale.Mais quand on entend les mêmes refrains, empruntés les uns aux autres à trop peu d'années de distance pour qu'on les ait oubliés, copiés sur des principes idéologiques mille fois ressassés, on est en droit de douter de la valeur réelle de certaines fédérations.Le dernier exemple frappant, en ce domaine, apparaît brutalement dans l'information d'aujourd'hui: la Fédération des syndicats professionnels des infirmiers et infirmières du Québec part en guerre contre la société capitaliste.On croyait que la CSN et la CEQ d'il y a quelques années avaient épuisé le vocabulaire qui avait perdu son sens.Mais non: on le reprend.Les infirmiers et les infirmières s engagent maintenant dans la lutte des classes, à la défense des opprimés (eux-mêmes), et de la société (les autres), inconsciente du malheur qui la frappe et qu'elle entretient.On ne peut reprendre entièrement ici l'article de Pierre Ven-nat qui décrit les recommandations du Conseil fédéral des SPIIQ en vue du prochain congrès.Mais il faut au moins souligner certains passages plus éloquents.On est convaincu, dans le document des propositions, que la société québécoise est composée de dominants (propriétaires des moyens de production) et de dominés (ceux qui travaillent pour les propriétaires des moyens de production).Il faut alors comprendre que les infirmiers et infirmières au service des malades sont dominés par ces dominants.On est aussi convaincu, sans même besoin d'analyse, que «les intérêts entre ces deux classes sont opposés et irréconciliables».Et l'on propose alors que «la Fédération des SPIIQ propage cette idéologie et que sa pratique syndicale soit axée sur celle-ci ».Bien sûr, il n'y a rien de nouveau là-dedans.Mais d'entendre ce langage dans la bouche de professionnels de la santé est proprement décourageant.C'est peut-être, justement, le fait de s'identifier à un ordre professionnel qui les gêne le plus.En effet, le Conseil fédéral propose «que la Fédération entame les démarches visant à faire dissoudre l'OIIQ (Ordre des infirmiers et infirmières du Québec)».Pourquoi?«Il nous apparaît clairement que l'OIIQ a les mains liées par le Code des professions et que sans sa disparition, les infirmiers et infirmières du Québec en subiront toujours l'oppression.» On n'a plus besoin d'un Ordre préoccupé de la profession: il suffit d'un syndicat défenseur de la société.On peut en rire, parce que c'est drôle.Mais on redevient vite sérieux quand on pense que la Fédération des SPIIQ regroupe 14,000 membres, presque tous francophones et majoritaires dans toutes les régions du Québec, sauf Montréal.Ce sont eux qui sont les responsables des soins hospitaliers, de la santé et de la vie de millions de Québécois.Ce sont ces professionnels qui sont invités, par les 200 élus de leur Conseil fédéral, à s'engager dans la lutte des classes.Pis que cela: la Fédération lance l'idée d'une fusion avec les autres groupements d'infirmiers et d'infirmières pour «l'unification des forces syndicales dans le secteur de la santé ».Imaginez: pour soigner les malades, il faudrait partager l'idéologie d'une centrale syndicale plus soucieuse de bouleversement social que de soins hospitaliers.Quand on ne comprend pas pourquoi certains secteurs de la vie québécoise vont mal, il faut se rappeler quelques-unes de nos maladies sociales.JEAN-GUY DUBUC t I L'URSS se trouve à peu près dans la même situation aujourd'hui.Elle a beaucoup de protégés à maintenir dans le droit chemin.Il semble même qu'elle en ait trop.Les plus entreprenants deviennent intenables.Les États-Unis ont perdu foi en la doctrine Monroe, lui ayant substitué celle de Guam promulguée par le Président Nixon au milieu des années 70.Tôt ou tard, l'URSS devra faire de même, mais M.Brejnev croit encore au gros bâton, et il n'est pas dit qu'il ne l'utilisera pas en Pologne.Il rit de l'embargo commercial des Américains et de leur boycottage des Jeux olympiques, mais on peut soupçonner qu'il rit jaune, car s'il pense encore à ces choses, c'est sans doute qu'elles lui ont fait mal.JEAN PELLERIN .< \\ s ; .;:.v.JUM.ekmtfve en vue peg àtear, Droits réservés Un fédéralisme surcentralisé et balkanisateur II y a quelque temps M.Jean-Luc Migué, économiste et professeur à l'Ecole nationale d'administration publique, accordait une entrevue radiophonique à M.Gilles Paquet, de l'émission \u2022Antenne 5», au cours de laquelle il exprimait des opinions qui vont à contre-courant de la sagesse conventionnelle et apportent une contribution intéressante au débat entourant la réforme constitutionnelle.Nous reproduisons de larges extraits de cette entrevue, à partir d'une affirmation de M.Migué selon laquelle «le Canada est un pays terriblement surcentralisé».\u2022 Certains de vos collègues, M.Migué, notamment les auteurs Albert Breton et Anthony Scott, ont affirmé à peu près le contraire de ce que vous venez de nous dire; pour eux le fédéralisme économique au Canada est un fédéralisme très, trop décentralisé.» «Il est vrai que ces auteurs se sont montrés plutôt partisans d'une centralisation plus grande.C'est une erreur.(.) Ces gens partent d'une observation de«?données on matière de budget de dépenses.Il y a eu une période, disons depuis la fin des années cinquante, je crois, jusque dans les années soixante en tout cas, où effectivement l'ensemble du budget de dépensés des provinces s'accroissait à un rythme plus élevé que celui du fédéral.D'où on en conclut que le Canada se décentralise.«C'est une lecture très fausse des faits parce qu'il y a un tas de budgets qui relèvent nominalement des provinces ou des organismes décentralisés comme les municipalités, mais qui, en fait, ont été imposés par le gouvernement fédéral.Je pense à toute cette kyrielle de programmes à frais partagés, depuis la route transcanadienne en passant par l'assurance-hospitalisation jusqu'à l'assuranee-santé en 1968, l'éducation postsecondaire au milieu des années 60, l'assistance publique et l'enseignement technique et professionnel.(.) «En fait, ces fonctions ont été imposées par le gouvernement fédéral, c'est-à-dire que les provinces auraient été fortement pénalisées si elles n'avaient pas accepté de se conformer aux plans et aux décisions du gouvernement fédéral.De sorte que, en réalité, ces budgets appartiennent au budget fédéral.(.) «Toute mesure do fiscalité, de dépenses ou de réglementation du gouvernement central, qui interdit aux ressources de s'orienter là où elles sont les plus productives, c'est une mesure de balkanisation.Et ce qu'il faut maintenant crier dans ce contexte de réforme constitutionnelle, c'est que l'ensemble des mesures fédérales qui contribuent à balkaniser dans ce sens-là, c'est devenu une part importante^ l'activité publique.S'il m'en chii- te rien, même si je ne suis pas productif, d'habiter en Gaspésie ou à l'Ile-du-Prince-Edouard ou au Québec en général, s'il ne m'en coûte rien parce que les services publics me sont offerts à peu près gratuitement par le reste de la population, il est bien sûr que je n'aurai pas d'incitation à me déplacer vers une région où je serais plus productif.«C'est ça qui est le vrai sens de la balkanisation.La mobilité se retrouve gênée et, par conséquent, le gouvernement central, à cause de son importance très grande, a balkanisé plus que les provinces.En réalité, et assez paradoxalement, la centralisation entraine la balkanisation du Canada.«Il y a un vieux mythe qui est propagé, bien sûr, par la propagande centralisatrice, selon lequel il faut s'abstenir de conférer trop de pouvoirs ou des pouvoirs plus étendus aux provinces, de peur que les provinces balkanisent le Canada, c'est-à-dire opposent des barrières à l'intérieur du marché commun canadien, au mouvement des biens, des gens, etc.En réalité, quand on examine les choses de près, on se rend compte que c'est le gouvernement central qui, probablement, a balkanisé le plus le Canada.Dans ces conditions, sans risque de fausser les avantages du marché commun canadien, on pourrait se permettre de retirer au gouvernement fédéral plus de la moitié des fonctions dans lesquelles il s'est inséré.» M.Migué explique que la péréquation, qui fait que le gouveifie- ment fédéral transfère des ressources des provinces les plus riches vers les provinces les plus pauvres pour assurer des rentrées fiscales par tête moins inégales pour les gouvernements provinciaux, et donc des niveaux de services publics moins inégaux, est une pratique néfaste.«La péréquation, les politiques de transferts, le soi-disant objectif d'égalisation de la richesse à travers le Canada, c'est vraiment la vache sacrée de l'idéologie politique canadienne.C'est de ce préjugé-là qu'il faut se libérer.La péréquation, en effet, a probablement \u2014 dans ses effets à long terme \u2014 amplifié les inégalités régionales au Canada.» \u2022Comment?» «Précisément, parce qu'elle a posé des entraves à la mobilité des gens, à la mobilité des ressources, à la mobilité des biens à travers le Canada.C'est-à-dire qu'elle a suscité l'immobilité des gens dans les régions où ils ne sont pas productifs.Elle les a maintenus dans les régions improductives et, par conséquent, leur a interdit de sortir, de s'extraire de îa pauvreté, de la ri chesse inférieure dans laquelle ils se trouvaient.Cet effet néfaste sur la distribution de la richesse interrégionale est probablement amplifié par les incitations que la péréquation crée dans les comportements des gouvernements décentralisés comme les provinces et municipalités, parce que.aujourd'hui, il arrive aue par ce régime les gouvernements régionaux, provinciaux, n'ont plus à porter le coût des inefficacités qu'ils imposent à leur régime.«Je pense à des politiques comme dans l'Ile-du-Prince-Edouard ou d'autres provinces, qui interdisent aux non-résidants d'acheter du sol à toutes fins utiles.Evidemment, c'est une inefficacité.Ça diminue la richesse de l'ensemble de la population de ces provinces-là, mais comme ça réduit en même temps l'assiette fiscale, le gouvernement fédéral compense \u2014 dans une bonne mesure \u2014 par ses paiements de péréquation.«Je crois qu'au Québec, on peut interpréter partiellement la politique linguistique de cette façon-là aussi.Les Québécois n'ont pas à porter le fardeau intégral de la politique linguistique qui a, en quelque sorte sinon chassé, du moins éloigné de Montréal les anglophones à revenus élevés, la hiérarchie managériale et professionnelle, etc.Alors la conséquence s'est exprimée en bonne partie dans le budget de la province.Mais comme la péréquation compense les pertes de revenus, le fardeau de la politique linguistique est, en quelque sur te, reporté au reste du Canada.En partie, je dis bien.» \u2022Certains, M.Migué, ont dit que peut-être les politiques de péréquation ont pu entraîner, par exemple, certaines immobilités des hommes et des ressources, donc certaines inefficacités, mais que cela avait, d'autre part, créé une plus grande unjjé nationale.» «Mon hypothèse de départ serait plutôt le contraire qui voudrait que, d'opérer comme ça des transferts gigantesques et systématiques d'une région à l'autre, ça suscite des antagonis.-mes vraiment insurmontables.Donc, jusqu'à nouvel ordre, c'est probablement l'effet contraire que cela a entraîné.Et puisque ça n'a pas atténué les inégalités régionales, je ne vois pas en quoi ça aurait pu susciter une plus grande unité à travers le pays.» M.Migué remet donc en question les trois propositions fondamentales de la sagesse conventionnelle: le fédéralisme canadien serait surcentralisé, la balkanisation serait engendrée bien plus par la centralisation que par les provinces elles-mêmes.Et enfin, la péréquation serait néfaste.Ce triple point de vue a-t-il des chances d'avoir le moindre impact sur les débats constitutionnels qui s'en viennent?M.Migué exprime l'avis que les forces centralisatrices émanant des bureaucraties vont utiliser les pressions décentralisatrices en provenance de rAlberta et du Québec pour réclamer \u2014 avec succès, dit-il \u2014 une centralisation effective accrue et ce, même si des semblants de décentralisation seront mis de l'avant.Et cette centralisation maintenue ou accrue se fera d'après lui en dépit des véritables préférences des citoyens, citoyens qui ont avantage à voir se fragmenter leurs gouvernements, parce qu'ils peuvent ainsi mieux les contrôler. TRIBUNE LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 1 980 L'affaire Jean Alfred: second regard Jean Alfred La démission récente du député ALFRED du caucus du PQ vient mettre en lumière l'impossibilité pour un Québécois d'origine ethnique et noir de surcroît, de s'identifier au nationalisme ethnocentrique défini par le Dr Camille Laurin.Cette démission est aussi la conséquence de Taction menée par le groupe d'exilés haïtiens le plus remuant de la métropole, qui s'identifie à l'opposition au régime Duvalier.Ce groupe s'identifie aussi \u2014 pour le malheur d'ALFRED \u2014 à ceux qui, dans la communauté noire montréalaise, ont soutenu tactiquement le séparatisme québécois.Il est navrant, mais tout à fait dans la tradition nègre, que ceux qui lui auront por- té l'estocade finale, aient été ses frères de race.Il n'aura pas été à cet égard le premier dans ce sens, ni le dernier malheureusement.Parce que ces deux dimensions politiques n'ont pas été suffisamment mises en lumière dans les reportages qui ont entouré «l'Affaire ALFRED», il m'apparaît nécessaire qu'en toute justice on y jette un second regard.Dissocier l'affaire ALFRED des luttes sociales et raciales féroces qui ont encore cours en HAÏTI, c'est se condamner à ne pas comprendre la composante haïtienne des événements des dernières semaines.Occulter délibérément pour des motifs politiques le malaise qu'éprouve le nationalisme péquiste à l'en- droit de la participation des autres Québécois non canadiens-français à la définition du cadre de vie québécois, c'est éliminer les causes médiates qui ont servi de détonateur au clash ALFRED-COUTURE.Enfin, il y a l'homme, ALFRED, projeté dans cet univers politique ambivalent avec des moyens limités pour y faire face.Jean ALFRED n'est pas mon ami, et je n'ai malheureusement pas à me louer de son comportement alors qu'il fut le porte-parole tardif du PQ pour les «ethniques» dans la dernière phase du référendum de mai.Parce qu'il est membre de la communauté noire québécoise, je crois cependant qu'il a droit au jugement serein de tous ses compatriotes.TV dans des villages sans électricité! Monsieur Jean Alfred Député indépendant Québec Monsieur, Comme plusieurs amis québécois d'Haïti, j'ai été surpris et déçu du contenu de votre télégramme à l'honorable Jacques Couture, ministre de l'Immigration du Québec.Selon vous, Haïti est actuellement en pleine révolution économique.Je reviens moi aussi de ce pays, où pendant quelques semaines j'ai participé à un stage d'étude sur les phénomènes du sous-développement.C'était mon deuxième séjour en Haïti en l'espace de dix ans.Pendant cette période, l'image de ce pays a en effet beaucoup changé.Le touriste ne peut que constater le développement rapide de l'industrie touristique, l'extension considérable du réseau routier, le démarrage prometteur d'un parc industriel à Port-au-Prince.En posant des questions, on découvre que ces signes de croissance économique se prolongent dans d'autres secteurs, comme l'éducation.Mais s'agit-il d'une révolution économique, comme vous l'affirmez?Sans être moi-même économiste, il me semble qu'une révolution économique se manifeste autrement que par l'addition d'images successives de quelques secteurs économiques en croissance.Par exemple, une révolution économique en Haïti devrait avoir pour objectif une meilleure distribution du revenu dans la population.Or, étant donné vos fréquentations là-bas, vous n'ignorez sûrement pas que tous les riches fraudent l'impôt sans que le gouvernement en place ne fasse quoi que ce soit pour corriger la situation.Les riches bourgeois de Pétionville continuent donc de faire beaucoup d'argent en exploitant la misérable main-d'oeuvre du quartier de Boston, sans que l'Etat ne perçoive une part raisonnable de cette richesse.Cette évasion fiscale prive l'Etat de revenus considérables et plus importants que l'aide internationale accordée à Haïti.Sans ces revenus, il n'est pas possible de financer les programmes nécessaires au développement économique.Pourtant, le gouvernement au pouvoir ne se soucie pas de collecter les impôts qui lui sont dus.Pourquoi?Vous affirmez que le président Jean-Claude Duvalier est un homme intelligent.D'amis haïtiens et canadiens qui l'ont rencontré, j'ai eu le même commentaire.Accordons-lui ce crédit.C'est donc en toute intelligence que le président à vie ne prend pas les moyens pour assurer une véritable révolution économique dans le pays.Rien n'est fait pour assurer en Haïti les plus élémen- taires principes d'une justice distributrice.Le plan de développement quinquennal, puisqu'il existe, est rendu inefficace parce que les responsabilités sont fractionnées volontairement entre plusieurs ministères soucieux de leur chasse gardée, et qui luttent les uns contre les autres plutôt que de coordonner leurs efforts.Cette division des tâches est d'ailleurs volontaire et s'inspire d'un principe connu: «Diviser pour régner».Le pouvoir absolu demeure ainsi dans les mains de la famille Duvalier.Cette concurrence des ministères est aussi l'une des causes importantes de l'inefficacité relative de l'assistance internationale.Je pourrais énumérer longuement d'autres faits qui démontrent que le gouvernement haïtien n'a aucun souci de révolution économique.L'objectif visé serait plutôt d'accroître les reve- nus de secteurs économiques particuliers, au bénéfice exclusif de la classe dominante pour qui ce gouvernement existe.Jean-Claude Duvalier est-il meilleur que les autres dictateurs qui l'ont précédé en Haïti?Peut-être.Meilleur sans doute que son père paranoïaque.Comme certains de nos hommes politiques, habile à soigner sa publicité.Avant son mariage en mai, le président a lui-même distribué quelques téléviseurs couleurs dans certains villages du Sud.Des touristes comme vous y verront de nouveaux signes de prospérité économique.D'autres se demanderont à quoi sert un téléviseur lorsqu'il n'y a pas d'électricité dans le village.La distribution de téléviseurs est une bonne illustration de la politique économique duvalié-riste.Elle porte ses fruits auprès des naïfs.Michel FECTEAU Charlesbourg Des semeurs de confusion Pendant que la presse indépendante en Haïti et des organisations politiques telles que le Parti démocrate-chrétien de Sylvio Claude (ce dernier récemment relaxé de la prison) et le Parti social-chrétien de Grégoire Eugène luttent pour la restauration des libertés démocratiques, pendant que la Ligue des droits humains dans le pays exerce de fortes pressions pour faire triompher la justice et la démocratie et que, dans le Nord du pays, plus précisément au Cap-Haïtien, la population s'insurge contre le représentant de la police et ses aides de camp à la suite d'une bastonnade contre deux honnêtes citoyens, l'un un jeune avocat et l'autre un technicien en électronique, on trouve dans notre communauté à Montréal des éléments sans doute rémunérés par le régime de Port - au -Prince pour semer la confusion.Leurs arguments veulent faire croire que le régime tortionnaire des Duvalier fait appel aux Haïtiens de la diaspora pour la re- construction nationale.Ce gouvernement a tellement de problèmes d'ordre économique et politique, craignant un mécontentement, une insurrection des masses à l'intérieur du pays, qu'il donne en cadeau aux exploitants des champs de canne à sucre en République Dominicaine des milliers de nos compatriotes comme «braceros».Autre constatation: la fuite organisée, voulue, par le biais des agences de voyage contrôlées en grande partie par des gens proches du pouvoir vers l'Amérique et l'Europe.Dans les zones côtières, les autorités du régime en place sont les organisateurs privilégiés des voyages des clandestins, sur de frêles embarcations, vers les Bahamas et Miami.On ne saura jamais combien exactement de ces braves compatriotes sont disparus en mer.Alors, leur propagande de vouloir rapatrier nos concitoyens, c'est de la pure fantaisie: on ne peut pas en rejeter et en sollici- ter en même temps.Surtout quand il s'agit du même groupe de citoyens qui fuit la politique répressive et les désastres économiques de ces dirigeants incapables.Quels sont donc les vrais motifs politiques des duvaliéris-tes là?A mon avis, c'est la confusion, la déroute, la démobilisation de nos compatriotes de la diaspora qu'ils veulent.Le bruit court que des sommes d'argent sont distribuées, des promesses sont faites à un petit groupe recruté parmi certains travailleurs manuels et intellectuels affamés, corrompus, sans fierté nationale, des démarcheurs de tous poils, de tout acabit, et des opportunistes sans vergogne.Alors je demanderais à nos compatriotes d'être vigilants, de ne pas se laisser embarquer par les promesses de ces messagers mystificateurs, vendus, et de s'organiser en vue de les tenir en échec dans leurs desseins répugnants.H.JEAN JOSEPH Montréal-Nord Les Haïtiens ont droit d'être aidés au même titre que les réfugiés du Sud-Est asiatique Monsieur Lloyd Axworthy Ministre de l'Emploi et Immigration Canada Monsieur, Le Canada, pour remédier à la situation vécue par les réfugiés du Sud-Est asiatique, a mis sur pied des politiques d'accueil pour ces personnes: il leur a ouvert ses portes.Aujourd'hui, après 23 ans de souffrance, après 23 ans de misère, des Haïtiens fuient aussi leur pays.Ce peuple risque depuis quelque temps sa vie sur des voiliers ae fortune.Il fuit la situation que crée un gouvernement dictatorial.Ainsi,vCompte tenu que le Canada possède l'autorité et la juridiction de l'Immigration; Compte tenu qu'il s'est montré responsable face à la communauté internationale en ouvrant ses portes aux réfugiés du Sud-Est asiatique; Compte tenu que les réfugiés haïtiens fuient leur pays au même titre que ceux du Sud-Est asiatique et dans les mêmes conditions; Compte tenu que les structures de la Maisonnée lui permettent de participer à l'accueil des réfugiés haïtiens de la même manière que ceux du Sud-Est asiatique; Nous demandons au gouvernement canadien et plus particulièrement au ministre de l'Immigration, l'Honorable Lloyd Axworthy, d'accéder aux demandes du ministre québécois de l'Immigration, l'Honorable Jacques Couture, dont nous apprécions le courage, l'honnêteté et le sens des responsabilités, c'est-à-dire venir en aide au peuple haïtien dont les droits les plus élémentaires sont violés.Johanne LA PORTE Au nom des Membres de La Maisonnée Inc.ffVBALX Un chauffeur d'autobus grossier Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal Messieurs, Je désire porter plainte contre le chauffeur qui conduisait l'autobus numéro 14-056 le vendredi 22 août à 17h06 au coin de Décarie et Jean-Talon.Il s'agit de l'autobus 148 sur Décarie se dirigeant vers Côte-Vertu.Ce chauffeur a été grossier vis-à-vis une femme de race noire qui demandait un renseignement et il n'a pas voulu lui répondre.Vis-à-vis une autre personne qui lui a fait remarquer son attitude peu aimable, ce même chauffeur a été vulgairement insultant.Je ne crois pas que le public utilisant les transports en commun soit obligé de tolérer une telle attitude de la part des chauffeurs.Martin PRUD'HOMME Montréal Robin Hood de la médecine?M.Simon Rédard Administrateur Télé-Médic Montréal Monsieur, Je lisais dans LA PRESSE du 25 août un article annonçant l'ar- rêt des activités de Télé-Médic dans la région de Montréal.Or j'ai été particulièrement choqué de votre déclaration dans laquelle vous semblez vouloir faire figure d'enfant martyr, victime des circonstances, -ne pouvant demeurer les bons samaritains de la médecine, les Robin Hood de notre profession».Sachez, M.Bédard, que les visites à domicile existaient longtemps avant la naissance de Télé-Médic; depuis que je pratique la médecine, j'ai toujours visité des patients à domicile (comme beaucoup de mes confrères d'ailleurs) sans pour autant oser prétendre me comparer au bon samaritain, à Robin des Bois ou autre héros légendaire.Ce n'est qu'une des multiples façons de pratiquer la médecine, revalorisante j'en conviens, mais pas nécessairement plus méritoire que les autres.Docteur Martin LABELLE Montréal Remerciements Permettez-moi de vous féliciter de l'idée que vous avez eue de nous faire connaître l'historique des rues de la ville et des ponts.Ce sont des choses qui m'intéressent.Je conserverai tous ces renseignements pour m'en faire une documentation que je pourrai consulter facilement.Mqrci beaucoup.Isabelle GODIN Montréal Lettre à Duvalier (Lettre ouverte à Jean-Claude Duvalier, président â vie d'Haïti.) M.le président, Des nouvelles de quatre citoyens haïtiens, présentement détenus à Port-au-Prince, ont été récemment portées à mon attention.Les quatre personnes, MM.Ulrich Désire, Gustave Colin, Emmanuel Noël et Robert-Marc Telusma, ont apparemment été accusées d'attentat contre la sécurité intérieure de l'Etat.Mais il meparaîtbizarre que les autorités haïtiennes aient mis 18 mois pour en venir à formuler ces accusations.Le fait que ces quatre hommes aient été détenus incommunicado pendant toute cette période met davantage en cause le bien-fondé de l'accusation.En plus d'avoir catégoriquement nié les accusations qui pèsent contre les quatre hommes, la défense a également plaidé l'incompétence de la cour.Dans ces circonstances.In sentence de condamnation à mort, réclamée par le procureur, me semble tout à fait injustifiée.Les peuples haïtien et québécois entretiennent de très bons rapports d'amitié.Nombreux sent mes compatriotes québécois qui visitent votre pays chaque année, et vice versa.Mais dçs atteintes continuelles contre le\" droits de la personne en Haïti, confirmées une fois de plus Jean-Claude Duvalier par le cas rie ces quatre hommes, peuvent sérieusement menacer ces bons rapports.Les touristes québécois ne sont pas indifférents au régime politique en place dans les pays qu'ils choisissent pour passer leurs vacances.Je m'adresse à vous, M.le président, afin d'ajouter ma voix à des centaines et des milliers d'autres qui, en Haïti, au Québec et à travers le monde, réclament le respect des droits humains et démocratiques en Haïti.Je vous implore, M.le président, de déclarer l'incompétence de la cour en question et de libérer sans délai les quatre prisonniers d'opinion, dont le seul crime est d'avoir exprimé, de façon pacifique, leur opposition à votre régime.^ Richard-PhilippeGAGNON Montréal Parti de rien, issu d'une famille fort modeste, Jean ALFRED fait partie de cette catégorie d'Haïtiens qui doivent tout aux pères des missions chrétiennes.Séminariste, il se destinait à la prêtrise.Puis il a divergé, et se dirigea vers le professorat.Somme toute une trajectoire très conforme au «pattern» québécois.Il avait donc déjà tout pour s'intégrer à la fraction la plus intégriste du nationalisme québécois.Son mariage avec une nationaliste canadienne-française a fait le reste.Il s'est imposé comme candidat péquiste dans Papineau, et cela non sans mal.Son exécutif de l'époque avait menacé de démissionner, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la lune de miel n'a jamais vraiment existé entre l'establishment péquiste ou-taouais et ALFRED.Elément allogène de ce cénacle nationaliste, ALFRED ne pouvait en devenir le DISRAELI à l'image de cet aristocrate juif anglais qui avait su incarner l'essence du nationalisme impérialiste des Britanniques.Porté par nature à faire des éclats, ALFRED crut peut-être qu'en étant plus nationaliste que les nationalistes, il se ferait davantage accepter.D'où des bourdes énormes contre Pierre E.Trudeau, et la distance qu'il prit dès le départ vis-à-vis du milieu haïtien de Montréal qui lui apparaissait davantage orienté vers des intérêts caraïbes et non québécois.Dans le rôle du Canadien français noir qu'il a voulu assumer, ALFRED devait vite faire face à une crise profonde d'identité, qui s'est caractérisée par un comportement erratique, imprévisible, souvent dommageable aux intérêts politiques du Parti qui s'en était pourtant servi lorsque cela faisait son affaire.On entreprit alors de l'humilier systématiquement en l'écartant de tous les dossiers où il avait pourtant un droit de parole.Le mépris à peine dissimulé du ministre des Affaires municipales, Guy Tardif, ainsi que l'arrogance du ministre des Travaux publics, Jocelyne Ouellette, qui n'a pas Ja réputation d'être une lumière, auront fait le reste.Pour soutenir une telle tension, n'importe quel être humain aurait eu recours à des sédatifs et des tranquillisants.De là à vouloir faire d'ALFRED un narcomane ou un éthylique, il y a là une injustice dont l'aspect diffamatoire est inacceptable à la conscience des honnêtes gens.Il n'est pas étonnant dès lors qu'ALFRED se soit retrouvé enfin en rentrant en HAÏTI.Là,' il redevenait quelqu'un, il avait, recouvré son identité.Il était reçu par le chef de l'Etat, et c'est un honneur qui va droit au coeur de beaucoup d'Haïtiens,-quoi qu'on en pense.Il a fait la remarque que d'autres ont faite avant lui, à savoir que le régime-s'était libéralisé, qu'il n'y avait plus de terreur: la révolution duvaliériste s'embourgeoisait au grand dam de l'opposition extérieure d'ailleurs! Aussi, lorsque le ministre] COUTURE s'est un peu mélangé; les pieds en commentant, con-! trairement aux usages, sur la.' situation politique d'un Etat-étranger, ALFRED avait enfin, l'occasion de clouer le bec à ceux! qui l'avaient humilié et offensé.; Malheureusement, il le fit à sa ! manière, c'est-à-dire mal et sans! élégance, donnant même à la; bourde diplomatique de Jacques» Couture une légitimité qu'elle! n'avait nas.* » Et c'est là que la dimension haïtienne intervient.ALFRED/ ne se situe pas dans le même' camp que cette bourgeoisie haï-j tienne que François DUVALIER, a chassée du pouvoir, et qui pré-J pare sa revanche dans l'ombre ] depuis 20 ans.Il se situe plutôt * du côté de cette nouvelle classe) dont le régime duvaliériste aj permis l'émergence, nouvelle* classe qui fut exclue du pouvoir î pendant des décennies.Il est notoire qu'ALFRED j était détesté par l'establishment] des exilés haïtiens, à qui il leî rendait bien.Il est étrange en; dernier ressort que ce problème» soit venu, comme un cheveu sur; la soupe, compliquer des problè-J mes dont la dimension immédiat te était essentiellement québé-î coise, et qui requéraient à ce t\\-\\ tre des solutions québécoises.Il-n'en aura rien été dans cette?première manche, et Jean.ALFRED, en se retirant dut camp des nationalistes, pourra» murmurer, en paraphrasant! Racine, que ces «ingrats en mej fuyant m'auront laissé pour sa-laire tous les noms odieux que' j'ai pris pour leur plaire.»* ! \u2022Andromaque: dernier acte.r André D.FORT AS Montréal ; LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 1980 LA GUERRE DU CAMBODGE Pour combattre les 250,000 soldats vietnamiens qui j occupent le pays («l'équivalent de 10 millions de soldats soviétiques sur le sol américain», souligne Thiounn Mumm), le Kampuchea démocratique dit disposer de 60,000 maquisards réguliers 1 et de 50,000 guérilleros de village.Dans les milieux occidentaux de Bangkok, on estime à 40,000 hommes la force militaire des Khmers rouges mais l'on admet volontiers qu'ils représentent la seule armée qui compte vraiment dans l'actuelle guerre de Résistance.J'ai assisté aux manoeuvres d'une compagnie de 200 maquisards dans les collines d'Oddar Mean Chey, surplombant la chaîne des Coulènes, au sud.«Angkor Wat est derrière ces montagnes, m'a dit le ministre Keat Chhon.Vous avez dû lire à Bangkok que nos maquisards opèrent dans la région».Sauf pour les armes de fabrication soviétique ou chinoise capturées sur les Vietnamiens, tout l'équipement de la guérilla vient de Chine, depuis les uniformes, casquettes et espadrilles vertes jusqu'aux fusils AK-47, mitrailleuses légères et lourdes, bazookas antichars DK-75 et DK-82 au canon sans recul, obu-siers antiinfanterie B-40 et B-54 et mines 69 efficaces sur une superficie de 1,600 mètres carrés.«Au début de l'invasion vietnamienne, nos forces ont tenté d'opposer une résistance frontale et ce fut une grave erreur», m'a avoué Khieu Samphan.On estime de source informée à 30,000 hommes les pertes cambodgiennes dans cette première phase, mais Khieu Samphan n'a pas voulu donner des chiffres.JOONEED KHAN Envoyé spécial de LA PRESSE «Ce fut difficile pour nos hommes de se réadapter à la guérilla après avoir pratiqué des luttes conventionnelles, a-t-il poursuivi.Il fallait qu'ils fassent leurs propres expériences et c'est grâce à la guérilla que nous avons résisté à l'offensive vietnamienne de la saison sèche.Nous sommes maintenant en pleine guerre d'usure.» Sao Taem, 28 ans, est chef de compagnie.Originaire de Kom-pong Cham, il est entré dans la guérilla en 1970 et, après avoir servi dans l'armée régulière de 1975 à 1978, il s'est reconverti à la guérilla comme tous ses camarades.Des opérations en petites unités Il m'explique que les maquisards opèrent en petites unités de trois à quatre hommes, avec un ou deux AK-47, un ou deux Au pied du Phnom Malaï Avant de quitter Oddar Mean Chey, j'ai insisté une fois de plus, auprès de Khieu Samphan cette fois, pour visiter d'autres zones khmères rouges.Et il a dit: «Bien.Nous allons communiquer votre identité aux responsables de Nong Preu, dans la province de Battam-bang.Ils vous y accueilleront mais vous devez y aller par vos propres moyens».C'est ce que j'ai fait dès mon retour à Bangkok.Avec la précieuse aide du journaliste japonais N'aoki Mabuchi, j'ai passé trois jours à obtenir de l'armée thaïe les autorisations nécessaires «pour aller jusqu'à la frontière mais non pour la franchir, ce qui est formellement interdit».Nong Preu, avec Tha ?rik et Khao Din, fait partie d'un vaste ensemble de villages khmers rouges totalisant quelque 60,000 habitants au pied du Phnom Malaï, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Aranyapra-thet.Les Vietnamiens bombardent cette position depuis plusieurs mois, atteignant presque quotidiennement des villages thaïs, mais leur infanterie est embourbée par la saison des pluies et la résistance khmère.J'y suis arrivé à l'improviste.Chhorn Hay, secrétaire aux Communications du Kampuchea démocratique, alerté par les enfants, est venu nous accueillir.Il a examiné mon passeport et déclaré, simplement: «Nous vous attendions».Apprivoiser la forêt Comme dans le nord, la population apprivoise la forêt depuis près d'un an: cases de bois et de chaume, potagers, artisanat, écoles.Avec, en plus, une étonnante joie de vivre.Les habitants, qui ont troqué le noir du régime Pol Pot pour des couleurs plus gaies, ont improvisé une représentation musicale de deux heures.Trois musiciens, avec des instruments fabriqués sur place, six chanteuses et une centaine d'enfants ont chanté des chansons folkloriques et présenté des danses khmères traditionnelles.Chhorn Hay était là, avec sa femme et son fils de 6 ans qu'il a retrouvés récemment à Khao-I-Dang.Il a fallu couper court au spectacle artistique pour visiter l'hôpital militaire de 200 lits, avec une unité chirurgicale, un médecin et un chirurgien.Cet hôpital reçoit régulièrement la visite d'un médecin et de deux infirmières canadiens, m'a-t-on dit.Si les dirigeants du KD voulaient faire bonne impression, c'est à Nong Preu qu'ils auraient dû établir un centre de réception pour la presse mondiale, au lieu du camp d'accueil d'Oddar Mean Chey.Dans les jours qui ont suivi, j'ai visité les camps de Nong Chan (sihanoukiste) et de Nong Samet (khmer sereï), au nord d'Aranyaprathet, toujours en violation des consignes de l'armée thaïe de ne pas franchir la frontière.Un triste contraste Le contraste choquait.Aucune organisation, aucun esprit communautaire.D'immenses bidonvilles crasseux.Aucune bazookas et une mitrailleuse, des mines et des piquets de bambou.Chaque unité a pour objectif de tuer ou blesser au moins un Vietnamien par jour.La tactique de routine consiste à tendre des embuscades sur les routes empruntées par les détachements vietnamiens, souvent sur la foi de renseignements fournis par des villageois, et de disparaître ensuite dans la forêt.Ce scénario m'a été plusieurs fois confirmé par des maquisards blessés que j'ai interrogés à l'hôpital militaire de Nong Preu, au pied du Phnom Malaï, dans la province de Battam-bang, où je me suis rendu quelques jours plus tard.Les maquisards opèrent en étroite liaison avec la guérilla des villages et même avec les Forces d'autodéfense mises sur pied par les Vietnamiens.«Ces forces locales adoptent une attitude à double face, m'ont raconté plusieurs maquisards.Elles ne peuvent pas défier où-vertement les Vietnamiens, mais la nuit elles travaillent pour la Résistance.» Le Kampuchea démocratique a adopté par ailleurs une stratégie de résistance et de repli périphériques.Autre nécessité vitale pressenti dès 1975 avec l'évacuation de Phnom Penh.Objectif: ôter à l'éventuel envahisseur toute possibilité de contrôler le pays uniquement à partir de son noyau «moderne» et l'obliger à se répandre faiblement jusque dans les campagnes propices à la guérilla.Le retour de plus de 2 millions THAÏLANDE ?4 LAOS _i 'ri I w.«.\u2022\u2022\u2022 .\u2022#.\u2022.\u2022« Ji*; \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 «a__ !v.:.-.-.-.v.-A v/.:«-w*A'« \u2022¦\u2022jy.£*:-».w.*«x-' FER488R Télécouleurs ColorlYak 1981 de RCA avec télécommande à infrarouge Apportez votre vieux télécouleur et obtenez-en une valeur de reprise intéressante a l'achat d un nouveau modèle ColorTrak 1981 avec télécommande à infrarouge! 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Elect.12695 \u2014 54e Avenue Riv.-des-Prairies, 648-3894 RG/1 Domon Ltée 1360 Notre-Dame Lachine, 637-5835 RC/1 Lusignan Inc.Marcel 1342 bcul.Ste-Adèle Ste-Adèle, 229-3053 363-7358^ RG/1 Centre Electronique Laurentien 492 Principale St-Donat, 424-2266 RC/1 Atelier Electronique BrasseauInc.3256 Gronde-Allée S!-Hubert, 678-3430 RC/1 Dubé T.V.Enrg.2719 Desormeaux Montréal, 352-2130 RC/Ï BoisvertT.V.327 Lakeshore Pointe-Claire, 695-3007 RC/1 Marcel T.V.Repentigny Inc.51, rue LaSalle Repentigny, 581-8503 RC/1 Rond Point du Meuble 6800 bcul.SMourtflt Montréal, 388-5751 RC/1 Bertrand Crépeau & Fils 63, Antonio-Barrette Jotiette, 753-7527 RC/1 [lectronique j.Martin 6379 Roi-René Anjou, 353-3882 RC/1 Payette Radio 730 St-Jacques Montréal, 878-4771 RC/1 Centre Elect.Boucher Ltée 1604, Ste-Hélène Lonçueuil, 677-9977 RC/1 Technivision 10734 St-Laurent Montréal, 331-4800 RC/Ï Shanks & Frère 4225 Notre-Dame Montréal, 933-6171 RC/1 Geo.Allen T.V.207 Côte-Vertu St-Laurent, 331-5391 RC/1 Allies Furniture Store Inc.4409 Wellington Verdun, 769-3801 RCjH Tel Audio 29 rue St-Pierre St-Constant, 632-2093 RC/1 Meubles L.Lament Inc.100 Morenu St-luc, 353-9201 RC/1 Amb.Roger Fontaine 4020 Dandurand Montréal, 522-8594 RC/1 J.A.Gagnon 4061 Wellington Verdun, 768-6623 RC/1 lean Luc Aubin 4451 Principale St-Félix do Valois 889-5941 RC/1 Corbeil Electrique Inc.7566 St-Hubert Montréal, 272-1118 RC/1 Télévision Yves Boutin 75 St-Laurent Lavaltrie, 586-2801 RC/1 Gérard Lafrance Inc.3441 est, rue jeon-ïoion Montréal, 722-6021 RC/1 Torino Furniture Ltd.Montréal, 274-1371 RC/1 Meubles Santini Inc.6421 St-Laur«nt Montreal, 270-4141 RC/1 Edwards Electrique Regd 5380 Sherbrooke Ovtit Montréal, V 486-4270 RC/1 Lefebvre & Robert 7635 Centrale Ville LaSalle, 363-3887 RC/1 Ste-Adèle Electronique 460 Chemin Ste-Morgutrtte Ste-Adéle 329-fS56 RC/t : Maison Beaudet inci 8723\u2014 10e Avenue ; Montréal, 729-5217 RC/1 Trépanier : Radio T.V.Service 258 est, Principale I Fomhom Co.Misiivquoi, * 293-4034 RC/1 Ameublement Bris son Inc.44 Pttito Noraie Joliette, 753-3926 ê \u2022 4 nc/i PlazaT.V.Inc.I 100 b*»l 0'Anjou, Ovotecvoyay, ôvi-ièâv 109C Notrt-Oom», lochtnt 637*4448 954 S Goum.nVrtfondt 684-2118 * ê RG/1 Ameub.Phil loly Liée \\2\\ est, Biainviite l Stt-TWès* de Biainviltt \u2022 435-6566 A 12 La dette polonaise inquiète les banquiers La fin des grèves en Pologne ne signifie pas que la crise financière de ce pays touchera bientôt à sa fin.La reprise du travail rend à la Pologne sa capacité d'exporter et d'assurer au moins une partie du service de sa dette extérieure de quelque $20 milliards.Mais il faudra une forte hausse de la productivité dans l'économie polonaise pour réduire ou même stabiliser cette dette dans les prochaines années.Or, de l'avis de banquiers canadiens qui suivent la situa- FRÉPÉRIC WAGNIÊRE tion de près, le règlement de la grève par la création de syndicats autonomes présage davantage de nouvelles revendications que des relations de travail stables.La dette polonaise inquiète les banquiers internationaux.Son service exige environ $7 milliards à la Pologne par an \u2014$2 milliards en intérêts et $5 milliards de remboursements.Mais la balance commerciale demeure fortement déficitaire et la Pologne doit continuer à emprunter pour éviter la faillite.Les banques canadiennes ont moins de $500 millions en créances sur la Pologne.Une grande partie de cette somme a été prêtée en 1979 dans le cadre d'un crédit de $550 millions avancé par des banques américaines, japonaises, britanniques et canadiennes.La part du Canada s'est élevée à $160 millions.En avril dernier, au cours d'une séance d'information prévue dans les accords de crédit, le gouvernement polonais a demandé un autre prêt du même montant.Les banquiers se sont montrés réticents.La Pologne a néanmoins obtenu un nouveau -crédit de $350 milliards mais sans la participation des banques canadiennes cette fois.Elles ont su ne pas risquer de nouveaux capitaux dans le but d'as-*3Ûrer le remboursement des ; fonds déjà prêtés \u2014 une tactique Qui peut se révéler dangereuse.Des banques dans d'autres !pays occidentaux semblent pourtant suivre cette tactique.Dans bien des cas, c'est à la demande de leurs gouvernements qui, pour des motifs politiques, ne veulent pas que la Pologne se ; trouve acculée à la faillite.C'est ainsi que la Pologne avait demandé un crédit de un milliard lie marks à un groupe de banques allemandes il y a quelques mois.Celles-ci ont décidé de prêter 1.3 milliard en plein milieu des grèves.Le gouvernement polonais est bien déterminé à rembourser ses dettes.Pris entre les revendications des ouvriers et les pressions soviétiques de ne pas lâcher davantage de lest dans le sens de la libéralisation, il ne peut pas se permettre de faire faillite.Jusqu'à présent, il a toujours pu obtenir des crédits supplémentaires auprès de banques occidentales ou emprunter des devises fortes à court terme auprès d'autres pays de l'Est.A plus long terme toutefois, la situation est plus grave, car, selon un banquier canadien, les ouvriers polonais ne feront vraisemblablement pas les efforts nécessaires pour augmenter la productivité dans l'industrie tant qu'ils n'auront pas une augmentation de leurs revenus réels et une augmentation des revenus réels n'est guère possible tant que l'économie est hypothéquée par une telle dette extérieure.LE MONDE LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 1 980 NOUVEAUX CRÉDITS DE MOSCOU À LA POLOGNE travail leur victoire mineurs Les mineurs de charbon polonais ont commencé à reprendre le travail après avoir obtenu d'im portantes concessions du régime socialiste.Épreuve de force entre militaires au Salvador SAN SALVADOR (PA, UPI) \u2014 Une épreuve de force est engagée entre deux membres de la junte de gouvernement salva-dorienne pour le contrôle des forces armées, indiquent les informations en provenance ae ce pays d'Amérique centrale.Le différend oppose des officiers ultra-conservateurs aux officiers plus jeunes et considérés comme «modérés» qui ont contribué au renversement de l'ancien président Carlos Humberto Romero le 15 octobre 1979.Cette nouvelle crise a été déclenchée par une ordonnance du colonel Jaime Abdul Gutierrez, appuyé par le ministre de la Défense, le colonel José Garcia, modifiant les assignations de plusieurs officiers «progressistes» dont la loyauté est acquise au colonel Adolfo Majano, que la droite considère comme un «gauchiste».Selon des sources gouvernementales, Majano qui n'avait pas été consulté, a répliqué en envoyant un télégramme à tous les officiers commandants des forces armées leur demandant de ne pas obéir aux ordres de Gutierrez.Les deux factions ont placé leurs casernes «en état d'alerte non officielle mais pratique», a-t-on appris, et les négociations visant à faire rappeler l'ordre de réassignation des jeunes officiers sont dans l'impasse.Un communiqué des forces armées parvenu aux médias de San Salvador avertissait ceux-ci que le gouvernement ne tolérerait aucune publication relative à la crise.Malgré cet interdit.les rues de la capitale ont été désertées par la population qui redoute des actes de violence de la part des forces conservatrices ou de l'opposition.Il est de notoriété que certains hauts officiers de l'armée sont restés fidèles aux opinions politiques du régime Romero et deux tentatives de coup d'Etat de la droite ont été déjouées depuis le changmeent de régime.La violence politique est devenue une affaire quotidienne dans le pays depuis plusieurs mois et diverses sources établissent à au moins 6,000 le nombre de victimes depuis le début de l'année.Le Mexique et le Salvador ont récemment rappelé leurs ambassadeurs respectifs, mesure qui, d'après Mexico, reflétait la détérioration des relations entre les deux pays.A Mexico, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que trois femmes avaient cherché refuge à l'ambassade mexicaine de San Salvador et que le gouvernement mexicain avait demandé un sauf-conduit pour les trois, épouses de gauchistes salvadoriens.d'après AP, AFP et UPI Forts de leur victoire totale trois jours après l'accord de Gdansk, les mineurs de Silé-sie ont commencé hier à retourner au travail tandis que le gouvernement gelait les prix des vivres et des biens de consommation, et que Moscou annonçait «un crédit financier supplémen-à la Pologne.Avec la semaine de cinq jours, l'âge de la retraite à 50 ans et l'alignement des allocations familiales sur celles de la milice, les mineurs ont même obtenu ce qui avait été refusé aux ouvriers des chantiers navals de Gdansk et de Szczecin.Il semble maintenant que le débrayage des mineurs-piliers de l'économie polonaise \u2014 dans la nuit du 27 au 28 août a joué d'un poids décisif dans le règlement intervenu deux jours après à Gdansk \u2014avec la reconnaissance des syndicats indépendants.C'est la hausse du prix de la viande, le 1er juillet dernier, qui était à l'origine de cette révolte ouvrière qui, en deux mois, a entraîné une purge au sein du gouvernement et changé la face du socialisme en Europe de l'Est, avec des conséquences incertaines.Pour calmer les incertitudes justement et inciter les ouvriers à attendre la mise en application des gains qu'ils ont obtenus, le gouvernement a gelé hier le prix de la viande, de 46 autres aliments de bases, de 55 produits de consommation (chaussures, etc.), des tarifs de transports publics et des loyers.Le Sejm (Parlement) a été convoqué pour demain afin de ratifier le remaniement gouvernemental et d'examiner les mesures à prendre pour relancer l'économie et remettre la société polonaise sur une base stable en sauvegardant l'essentiel du système socialiste.Ainsi, les autorités doivent veiller à ce que le droit de grève et la création des syndicats indépendants ne remettent pas en cause les structures fondamentales du régime.L'URSS a de nouveau lancé hier un rappel à l'orthodoxie en exhortant le Parti ouvrier unifié polonais à reprendre le pays en main.Les revendications salariales n'ont pas été satisfaites dans l'immédiat, les conditions économiques du pays ne le permettant pas.Les caisses de l'Etat sont vides et, de surcroît, obérées par une dette de $20 milliards à l'égard des pays occidentaux.Le vice-premier ministre Mieczyslaw Jagielski a toutefois annoncé hier que l'URSS avait accordé de nouveaux crédits à la Pologne pour l'achat de matières premières et que «d'autres pays socialistes se sont montrés compréhensifs».Leur aide, a-t-il précisé, sera remboursée par la Pologne, une fois «stabilisée» la situation économique.«Nous résoudrons nos problèmes économiques sur la base de notre coopération avec l'URSS et les autres pays du Comecon.car c'est un point incontestable de la politique du parti et de l'Etat, appuyée par la classe ouvrière-et par toutes les forces sociales», a-t-il dit.Les Comités de grève interentreprises, rapidement transformés en syndicats indépendants, ont accordé des délais aux dirigeants du pays pour l'application de leurs promesses.La liste est longue: censure (projet de loi dans un délai de trois mois); augmentation des salaires (programme avant le 31 octobre); amélioration de l'approvisionnement (dans les 3 mois à venir); hausse des allocations familiales (d'ici la fin de l'année); pensions de vieillesse (hausse chaque année en fonction des possibilités économiques du pays); services de santé et conditions de travail améliorés.Ces concessions impliquent des réformes profondes.Les responsables du pays tentent d'en définir les grandes lignes.Mais leur marge de manoeuvre est restreinte alors que les ouvriers sont pour leur part pressés.Au Vatican entre-temps, le pape Jean Paul II, s'adressant à un millier de Polonais, a parlé hier du «droit moral de la Pologne à l'indépendance et à la souveraineté» en raison des «énormes sacrifices» qu'elle a consentis pendant la 2e Guerre mondiale.L'Egypte et Israël acceptent de reprendre les négociations LE CAIRE.(AFP, PA, UPI) \u2014L'Egypteet Israel ont accepté hier de reprendre les négociations sur l'autonomie palestinienne et de se préparer en vue d'un nouveau sommet avec les Etats-Unis pour régler les problèmes en suspens.Cet accord de principe a été obtenu par l'envoyé spécial du président Carter, M.Sol Lino-witz, après de rapides visites en Israël et en Egypte.Les négociations avaient été suspendues il y a un mois par l'Egypte après que le gouvernement israélien eut annoncé son intention d'annexer le secteur est de Jérusalem et de faire de cette ville la capitale de l'Etat hébreu.Il reste néanmoins à fixer la date de la repirse, prévue pour les prochaines semaines.La «bonne nouvelle» a été an noncée hier soir sur un ton réjoui par M.Linowitz, qui a dit parler au nom de MM.Sadate et Begin.Il a aussitôt communiqué la nouvelle au président Carter, qui l'a annoncée à des leaders syndicaux qu'il recevait à Washington.Ce développement devrait servir à faire monter la cote du président sortant aux Etats-Unis au début de sa campagne électorale.Le communiqué laconique lu par M.Linowitz ne fait état d'aucune concession majeure apparente de la part du président Sadate ou de M.Begin.Il indique seulement que l'Egypte et Israël sont «fermement attachés aux accords de Camp David et sont convaincus que ces accords offrent la seule voie viable vers une paix globale au Moyen-Orient.Les deux pays se déclarent déterminés à voir le processus de paix aboutir en dépit des difficultés temporaires qui pourraient surgir en cours de route.cnampiwn SOUTIEN SANS FAILLE A JERUSALEM ET À L'OCCUPATION DES TERRITOIRES ARABES d'après AP, AFP et UPI Offensive de Ronald Reagan auprès de l'électorat juif traditionnellement démocrate: le candidat présidentiel républicain a exprimé hier un soutien sans faille à Israël et suggéré que les réfugiés palestiniens soient absorbés par la \u2022Jordanie.Reagan, qui parlait devant la puissante organisation juive B nai B'rith.à Washington, a accusé l'administration Carter d'«indifférence» pendant que le ^terrorisme international» et les résolutions de l'ONU isolent l'Etat juif.T Quelques heures plus tôt, le président Carter, qui fait campagne pour sa propre réélection, avait annoncé que l'Egypte et Israël acceptaient de reprendre dans quelques semaines ies négociations de paix ainsi que le principe d'une nouvelle rencontre au sommet avec les Etats-Unis.Son rival républicain, après > avoir annoncé son adhésion aux résolutions 242 et 338 de l'ONU reconnaissant à Israël le droit d'exister et prévoyant l'évacuation des territoires arabes occupés, a vivement critiqué «les ambiguïtés» des Accords de Camp David.Il a notamment cité le lien entre le processus de paix égypto-israélien et les clauses concernant l'autonomie de la Cisjorda-nie et de Gaza.Il a par ailleurs affirmé que Jérusalem était bel et bien la capitale «indivisible» d'Israël et il a estimé que l'administration Carter avait eu tort de ne pas Vôtre opposé * la résolution du Conseil de sécurité condamnant la politique israélienne sur Jérusalem.L'Egypte avait suspendu les négociations sur l'autonomie palestinienne le mois dernier, après qu'Israël eut proclamé Jérusalem comme sa capitale permanente et annoncé l'annexion du secteur est (arabe) de la ville sainte.Pour Reagan, un Israël fort etu confiant sert les meilleurs inté- rêts des Etats-Unis et «affaiblir Israël équivaut à déstabiliser le Moyen-Orient et à mettre en danger la paix du monde».En ce qui concerne l'OLP, Reagan l'a décrite comme «une organisation terroriste, un groupement de bandits, qui tire sa gloire de l'assassinat d'écoliers» et il a accusé Carter de faiblesse face à l'OLP.Il a aussi affirmé qu'Israël ne devrait pas retirer ses troupes des territoires occupés avant que tous les voisins de l'Etat juif eussent fait preuve de leur volonté de négocier et de faire la paix avec lui.Pour ce qui est uV» rHugiés palestiniens.Reagan a dit: «L'assimilation à la Jordanie, désignée par l'ONU comme l'Etat arabe palestinien, pourrait en être une solution.En définitive, cette solution ou une autre devra faire partie d'un règlement de paix».A Jackson, dans le Mississippi, entre-temps, George Bush, 1* colistier de Reagan, se voyait encore une fois dans l'obligation de le défendre après la gaffe où il avait situé la naissance du Ku Klux Klan à Tuscumbia, en Alabama, où Carter inaugurait sa campagne lundi.«Reagan était dans l'erreur et il s'en est publiquement excusé», a rappelé Bush.Quant à Carter, qui faisait campagne hier dans les centres industriels du nord-est, il obtenait l'appui de deux autres syndicats, la Fédération des employés des états, des comtés et des municipalités, et l'Union des transporteurs unis, totalisant 1,250,000 membres.L'Association internationale des machinistes est l'un des rares syndicats partisans du sénateur Kennedy qui ne se sont pas encore ralliés à la candidature de Jimmy Carter.A Philadelphie, Carter a visité les quartiers des minorités et il s'est rendu dans une église d'un quartier noir où il a décrit Reagan comme une menace pour le système de sécurité sociale.Enfin, John Anderson s'est dit prêt à affronter Reagan tout seul si le président Carter refuse un débat à trois, tel que proposer par la Ligue des élertrices.DEPECHES LE ZIMBABWE a annoncé hier la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Afrique du Sud.Un communiqué du ministère des Affaires extérieures précise que ses représentants diplomatiques et consulaires ont été rappelés et que les missions diplomatiques à Pretoria et au Cap ont été fermées hier.Par contre, Salisbury maintiendra une mission commerciale à Johannesburg, reflétant la dépendance du Zimbabwe pour l'économie et le transport avec l'Afrique du Sud.LE CONGRÈS des syndicats britanniques (TUC) a catégoriquement rejeté hier à Brighton toute éventualité d'un accord sur une politique de limitation des salaires entre les syndicats et le gouvernement conservateur de Mme Thatcher.Le TUC a réaffirmé sa détermination à maintenir le droit des syndicats à négocier librement avec le patronat tout accord salarial futur.LE SUCCESSEUR de Hua Guo-feng au poste de premier ministre de Chine, Zhao Ziyang, a été présenté comme «un homme très talentueux», qui a accompli des «exploits remarquables», par M.Hua lui-même au ministre japonais des Affaires étrangères, M.Ito.M.Zhao s'est bâti la réputation d'un économiste créateur, d'un administrateur endurci et d'un homme pour qui la productivité et l'enthousiasme au travail priment sur les principes stricts du socialisme.LES CHEFS de gouvernement de 16 pays du Pacifique et du Sud asiatique se réunissent aujourd'hui à New Delhi pour participer à une conférence régionale du Commonwealth visant à resserrer les liens entre eux et à discuter les problèmes politiques pressants.Les principaux sujets de discussion seront le malaise économique, les questions politiques régionales et la coopération technique et économique.L'Afghanistan et le Cambodge retiendront particulièrement l'attention.LE DISSIDENT tchécoslovaque Jiri Lederer a été contraint à s'exiler et est arrivé en Bavière, où il est hébergé par le grand maître d'échecs d'origine tchèque Ludek Pachman.L'ancien journaliste, dont la femme avait été expulsée, déposera aujourd'hui une demande d'asile en RFA pour lui-même, sa fejjj-me et leur fille Monika, 11 ans.Lederer.âgé de 5G ans, l'un des premiers signataires de la «Charte 77», a prédit que la société tchécoslovaque «finira par s'étouffer elle-même».LE GOUVERNEMENT français a décidé la dissolution de l'organisation paramilitaire d'extrême droite «Fédération d'action nationale et européenne (FANE), a-t-on annoncé hier.Le ministre de l'Intérieur Christian Bonnet a fait valoir que les activités de la FANE étaient incompatibles j avec la législation française sur\" le maintien de l'ordre public.La FANE se présentait ouvertement comme un mouvement néo-nazi, était née en 1966 de la fussion de deux branches dissidentes du mouvement «Occident».UN CHAUFFEUR basque accusé d'être un «informateur de police» a été tué hier dans un attentat à Santurce, au Pays basque., Antonio Fernendez Guzman a été abattu de coups de feu tirés par deux hommes masqués à bord d'une voiture.L'attentat a été revendiqué par l'ETA, organisation séparatiste basque.C'est le troisième attentat mortel en moins de huit jours en Espagne.Un général de brigade a été abattu mardi à Barcelone par un commando des GRAPO.JIMMY CARTER s'est montré plutôt pessimiste hier sur le sort des 52 Américains détenus en otages en Iran.«Je n'ai pas beaucoup de bonnes nouvelles à annoncer quant aux perspectives de libération des otages», a-t-il déclaré lors d'une interview à la télévision à Philadelphie.Il a ajouté que les Etats-Unis continuent à déployer des efforts pour résoudre la crise et exprimé l'espoir que des progrès pourraient être enregistrés maintenant que l'Iran a un nouveau premier ministre et que le Parlement a entamé ses travaux.L'URSS a acheminé par avion, au cours d'une opération de relève, des troupes fraîches en Afghanistan, a-t-on appris hier de source diplomatique occidentale à New Delhi.Les nouveaux arrivants remplaceraient les soldats ayant terminé leur temps et qui sont repartis à bord des mêmes appareils.On apprend par ailleurs à Islamabad que 35 «conseillers techniques» cubains sont arrivés récemment à Kaboul.Ils - < \u2022-, , rits à l'université -Jde leur présent \u2022 |a langue persane, 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 1980 ¦ \u2022Dominion Bridge-Sulzer: offre finale rejetée * til hïî?£! dr la Dominion Bridge-Sulzer Inc.de Làchine, ont \u2022rejeté hiei ors d un scrutin secret, dans une proportion de 67.1% \\ offre «finale- que 1 enrreprise leur a fait parvenir à domicile le 25 août dernier.; Dans sa lettre aux travailleurs, le président de la D B-S.M.H.J.JReichel accuse le comité syndical de négociations d'avoir refusé de soumettre des contre-propositions à la compagnie et ce malgré 7 .semaines de grève.L .P'ys/eurs parmi les 522 travailleurs qui ont participé à l'assemblée ou les offres en question ont été rejetées, ne se sont pas gênés .pour indiquer qu ils avaient beaucoup plus confiance en leur comité syndical qu au président de la compagnie.Ces travailleurs sont membres des Métallurgistes unis d'Amérique, un syndicat américain qui compte plusieurs dizaines de milliers de membres au Canada.Saint-Constant pourrait revenir sur sa décision Les pluies diluviennes du 22 juillet dernier ont incité les autorités municipales de Saint-Constant à repenser leur refus de signer un protocole d'entente prévoyant l'assainissement des eaux du bassin [de Laprairie.C'est du moins ce que laissait entendre, ces jours-ci.le député Roland Dussault de Chàteauguay.Lors de ces pluies, de nombreux citoyens de cette municipalité ont subi des dommages à 'leurs sous-sol en raison du refoulement des eaux d'égoût et tentent, -depuis, d'obtenir du conseil municipal qu'il reconsidère sa position.Ils songent également à entreprendre un recours collectif, quatre !aiitres municipalités visées par les travaux d'assainissement des *feaux avaient approuvé, l'automne dernier, le protocole d'entente offert par le ministre de l'Environnement.M.Marcel Léger.Ce sont Sainte-Catherine.Delson.Candiac et Laprairie.Remarques «diffamatoires»: poursuite de $1,350,000 ¦ Le maire de Saint-Léonard.M.Michel Bissonnet.et le nouveau president de la Commission LeRoyer.M.Antonio Di Ciocco.ont in-[enté en Cour supérieure une poursuite pour libelle à un autre commissaire.M.Alfonso Gagliano.auquel ils réclament des dommages et intérêts se montant à $1.350.000.Selon la poursuite.M.Gagliano tairait émis des remarques diffamatoires à l'endroit des demandeurs dans divers hebdomadaires de l'est de Montréal, ainsi qu'à la télévision, notamment à l'occasion de programmes destinés à la fcoLriimunauté italienne.(photo Réal St-Jean, LA PRESSE; La rue de la culture populaire La Fondation Saint-Denis, en collaboration avec l'Association des intervenants du village Saint-Denis et de la Ville de Montréal, ont .iuguré.hier après-midi, la rue de la culture populaire, la rue £mery.sise entre la rue Saint-Denis et l'avenue Savoie.Ainsi du 3 Septembre au 2 octobre, les artistes-peintres, les artisans du cuir, de lu poterie, de la céramique et un joaillier lapidaire, qui n'avaient pu l'installer dan> le Vieux Port offriront au public des oeuvres originals authentiques.C'est grâce au programme Ose-Arts, à la participation du propriétaire du Salon des Cent et à la Fondation Molson que cette initiative a pu se réaliser.Le vice-président du comité exé-QUtif de la ville de Montréal.M.Pierre Lorange.en inaugurant ce projet, a expliqué que la ville de Montréal voulait que cette initiative rfsojl le départ de l'implication de la ville dans l'amélioration de la aualité de vie de< citoyens».Ce projet de la rue Emery, appelée à evënir la rue Paul-Emile Borduas.devrait, selon lui.être le départ (l'un projet plus vaste s'étendant à certaines rues avoisinantes.A son procès pour le meurtre d'un codétenu ¦ Un détenu de 37 ans.Charles Simard.a commencé de subir, hier après-midi, son procès pour le meurtre d'un autre prisonnier du Çerçtre de détention Laval.Robert Dagenais.C'est devant un jury ctomposé de quatre hommes et de huit femmes, et que préside le juge Glaire Barrette-Joncas, de la Cour supérieure, que le procureur de II Couronne.Me Pierre Sauvé, a entamé la preuve de la poursuite, premier témoin, le Dr André Brousseau.pathologiste de l'Institut médico-légal, a décrit dans ses moindres détails les multiples blessures subies par la victime, et qui lui auraient été causées par un i&Mrument contondant, alors qu'il se trouvait à l'intérieur de sa cel-l&le.Robidas: $50,000 par an * Le maire et les conseillers municipaux de Longueuil ont entrepris le; processus pour se donner une augmentation de leur rémunération.Lv conseil a été saisi, lundi soir, d'un avis de motion en ce sens.Le nîaire Marcel Robidas recevra un traitement de $50.000 par année tîndis que les conseillers, qui sont au nombre de 17.recevront le t{ers du salaire du maire, soit $16.667.ce qui constitue le plafonnement dans le cas des villes régies par la Loi des cités et villes.Lonfpueuils Se 4e epréna s'en vient M Le projet d'un nouvel arena à Longueuil a franchi une nouvelle étape, lundi soir, alors que le conseil municipal a adopte un règlement décrétant la construction d'une patinoire intérieure.La future ï&tîsse sera située entre le cégep Edouard-Montpetit et l'immeuble cfe la Commission scolaire régionale de Chambly.dans le quadrilatère borné par le chemin Chambly.Gentilly est.Roland-Thernen et lilace du Collège.¦ 4 les commis en grève contre Ottawa et leur syndicat » Les miiiers de commis de bureau à l'emploi du gouvernement fédéral au Québec feront la grève, lundi, à la fois contre leur employeur et leur syndicat.! Celui-ci.l'Alliance de la fonction publique du Canada, par le truchement de son équipe de négociation, leur recommande d'accepter un rapport de conciliation dont les membres ne veulent pas entendre parler.! C'est pourquoi ils débraieront lundi et.comme l'ont dit les dirigeants locaux hier soir à une assemblée en regroupant plusieurs centaines dans un sous-sol d'église de la métropole, «puisque l'équipé nationale de négociation a recommandé l'adoption du rapport, un nt\"nvoment Ho la base, en provenance de la région de Québec, s'intensifie en \\ ue plutôt de rejeter le rapport».lies ingénieurs d'Hydro rejettent les offres patronales ¦^Grands oubliés de la dernière ronde des négociations des secteurs public et parapublic.les ingénieurs d'Hydro-Québec ont fait savoir hfer soir à la société d'Etat qu'ils rejetaient ses dernières offres.Ce midi, ils font connaître leur mécontentement de façon plus spectaculaire en manifestant devant le siège social de la société, boulevard ptrehester ' k_ A 13 ESPAGNOL ITALIEN PORTUGAIS Un ou deux soirs par semaine \u2014 25 cours 4 niveaux de cours Vous pouvez acquérir des notions suffisantes pour vous débrouiller dés la première année.DÉBUT DES COURS: Mardi 16 septembre \u2014 jeudi 18 septembre Dopj'S / 940, près de 15,000 personnes ont sum nos cours.Privilèges du membre: Soirees de films, causeries, excursions, prix de faveur a des concerts et spectacles.Certificats et diplômes Cours autorisés par le ministère de l'Education du Quebec, à titre de culture personnelle (soir).Pour renseignements, écrivez ou téléphonez à: L'UNION DES LATINS D'AMERIQUE 844-6835 ou 844-2433 Rabais *2 à $6 Caicuiaîrices «TOSHIBA» INSCRIPTION Au Secrétariat: 59 ouest, rue Saint-Jacques, Bureau 300 cinq jours par semaine de 9h à 17h Les 2, 9 et 11 septembre de 18h a 21 h o l'école secondaire Emile-Nelligan 4750, avenue Henri-Julien ideus rues a i ouest de Samt-Dems au com de la rue Villeneuve) .a orcumite du Metro (station Laurier) L'UNION DES LATINS D'AME RIO ûT ~ Tp.Zç-W 59 ouest, rue Saint-Jacques Montréal, H2Y 1K9 Je désire des renseignements ou sujet de vos cours d espagnol_ d italien_ de portugais_ Aussi votre dépliant et un exemplaire du bulletin.NOM.ADRESSE.I Modèle LC-838 Prixorù OG95 Simpsons 32 95 àL\\J A Calculatrice à voyant DCL (diodes lunvneuses) à 8 chiffres.Symbole 1 chiffre, touche pour décimale flottante 28 fonctions de conversion métrique.Peut fonctionner jusqu à environ 4000 heures sur un ensemble de piles incluses Rayon 203.au rez-de-chau Venez, écrivez Modèle BC-8111 Prix ord.-j 495 Sirr.pscr.s 1 6 95 I H\" B.Calculatrice légère et compacte avec voyant «Digitron» à 8 chiffres Système de mémoire a 4 touches indépendantes, touche pour pourcentage direct Touche d addition remise, constante automatique Pies incluses Modèle SLC-8280 Pnxora 0/I95 Simpsons 29 95 éL*T C Calculatrice a voyant DCL (diodes lumineuses) 9 cnitfres Sélecteur Dour degrés decimau* radians grades changement de registre 20 fonctions mémoire indépendante a 3 touches Peu! fonctionner jusdu é environ 1000 heures sur un ensemoie de d es incluses ssee.centre-ville.Aussi a Fairview.Anjou.Lava! et S*-Bruno .ou composez 842-7221 jour et nuit.BOIS CONTREPLAQUÉ PLOMBERIE ÉLECTRICITÉ QUINCAILLERIE ET AUTRES ARTICLES ! 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