La presse, 16 septembre 1980, E. Informations générales
[" INFOBMATIDNS L'ex-juge en chef Gérald Fauteux est décédé L'ex-juge en chef Gérald Fauteux, de la Cour suprême du Canada, qui avait pris sa retraite on 1973, est décédé hier matin à Montréal, à l'âge de 79 ans.Elevé à la Cour suprême en décembre 1919, après avoir siégé à la Cour supérieure du Québec depuis 1917, M.Fauteux avait été nommé juge en chef du plus haut tribunal du pays en 1970.Né à Saint-Hyacinthe, le 22-octobre 1900, celui qui est devenu le treizième juge en chef de la Cour suprême était le petit-fils de deux anciens premiers ministres du Québec, Honoré Mercier et Sir Lomer Gouin.Après ses études aux collèges Sainte-Marie, à Montréal, et Sacré-Coeur, à Sudbury en Ontario, M.Fauteux avait fait son droit à l'Université de Montréal et il avait commencé à pratiquer en 1925.Après seulement huit ans de pratique, il avait été nommé conseiller du roi.De 1930 à 1936, il a été assistant procureur de la Couronne, puis procureur de la Couronne senior de 1939 à 1944.C'est en avril 1947 que Me Fauteux avait été nommé juge à la Cour supérieure, à la suite de son travail au sein d'une commission royale d'enquête sur les activités au Canada d'un réseau d'espionnage soviétique.L'ex-juge a également enseigné le droit de 1936 à 1950, à l'Université McGill, à Montréal, agissant comme doyen durant la dernière année.Il fut aussi fondateur et doyen de la faculté de droit de l'Université d'Ottawa.M.Fauteux avait été souvent décrit comme un homme gentil lilf' '.'1 ! .\"m .¦¦¦¦ V.«si ,.Gérald Fauteux et courtois qui manifestait rarement quelque impatience vis-à-vis des jeunes avocats qui plaidaient devant lui.Le défunt, dont le service funèbre sera célébré à Montréal, jeudi, laisse dans le deuil son épouse, née Yvette Mathieu, ainsi que trois filles et deux fils.870 boîtes d'Enfankic retirées du marché (D'après CP) \u2014 Plus de 870 boîtes d'Enfanlac, une formule de lait pour bébés, ont été retirées du marché québécois parce qu'un défaut dans la fabrication des boîtes a provoqué la contamination du lait et que cette contamination peut faire vomir et donner la diarrhée aux bébés.C'est ce qu'a fait savoir hier le ministre de la Santé, Mme Monique Begin.Les boîtes, format 946 ml, portent le numéro de lot OE342 et l'inscription «Août 1981» sur le couvercle.Le rappel, qui ne touche que le marché du Québec, a été fait par Mead Johnson Canada Ltd., le fabricant.CAHIER LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 SEPTEMBRE 1980 LACHUTE \u2014 Trois garçonnets âgés de huit, neuf et 10 ans, issus du milieu ouvrier de Lachute, ont admis hier avoir allumé un incendie dans cette ville dimanche matin alors qu'ils s'amusaient avec des allumettes.Au cours d'un interrogatoire qui s'est déroulé en présence de leurs parents, les jeunes ont aussi admis avoir commis des actes de Vandalisme dans la région au cours des 12 derniers mois : « Ces jeunes font partie d'un groupe en quête de sensations fortes,» a commenté un policier de la SQ qui dirige cette enquête en collaboration avec la police municipale de l'endroit.Les policiers ont pu interroger les enfants grâce à des informations anonymes qui leur sont parvenues en fin de journée, dimanche.Selon la police, les Lachute: un incendie allumé par trais enfants trois jeunes ont admis leur imprudence sans difficulté en présence de leurs parents.Ils ont jeté un carton d'allumettes enflammé dans un édifice.Comme le stipule la nouvelle loi 24, les adolescents ont été confiés en soirée au protecteur de la jeunesse, district de Saint-Jérôme.Ce dernier verra, au cours des prochaines heures, à leur fournir toute l'assistance dont ils ont besoin dans les circonstances.Aucune accusa- tion ne peut être portée contre le groupe.L'incendie qu'aurait allumé le trio a ravagé trois édifices de la rue principale qui abritaient une demi-douzaine de commerces.L'hôtel Laurentien.le local du Parti québécois, un magasin «Perrette» et d'autres petits commerces ont subi de lourds dégâts.Selon les informations recueillies hier, les édifices touchés ne seraient pas reconstruits dans l'immédiat.OTTAWA (PC) \u2014 Terry Fox, devenu héros populaire à travers tout le Canada, sera reconnu comme tel vendredi, au cours d'une cérémonie extraordinaire qui aura lieu à Vancouver, a annoncé hier le cabinet du gouverneur général du Canada.En effet, M.Edward Schreyer, se rendra vendredi à Vancouver pour faire de Terry Fox le plus jeune compagnon de l'Ordre du Canada.Ce jeune homme âgé de 22 ans, originaire de Port Coquitlam, C.B., a gagné l'admiration des Canadiens cet été en décidant de parcourir le pays, de Saint-Jean-de-Terre-Neuve à Vancouver, sur la seule jambe qui lui restait après l'ablation de la jambe droite atteinte du cancer.Terry sera décoré Il a dû interrompre son marathon ce mois-ci à la suite de la découverte d'une lésion cancéreuse aux poumons.Il avait été, alors transporté d'urgence à l'hôpital de New Westminster.Cependant, malgré cette interruption, l'enthousiasme du public a permis de porter à $12.5 millions le chiffre des donations faites en son nom au profit de la Société canadienne du cancer.La semaine dernière, Fox a pu quitter l'hôpital, après y avoir subi un traitement chimiothéra-pique destiné à enrayer l'extension du cancer.L'Ordre du Canada est attribué normalement deux fois l'an.Mais, M.Schreyer, soutenu par ses conseillers, a décidé qu'en raison de la maladie de Fox, une cérémonie extraordinaire était pleinement justifiée. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 SEPTEMBRE 1980 Un Soviétique demande l'asile politique aux USA [B WASHINGTON, Reuter \u2014 Un soldat soviétique a pénétré lundi dans l'ambassade américaine à Kaboul et a demandé l'asile politique aux Etats-Unis, a déclaré le département d'Etat.Dans un communiqué, le département d'E$ tat précise qu'aucune décision n'a encore été prise.De source autorisée, on indique que M.Ana-toly Dobrynine, ambassadeur d'URSS à Washington, a rencontré M.David Newsom, sous-secrétaire d'Etat américain, à ce sujet.On ajoute que le gouvernement américain, en général, n'accorde pas l'asile politique en dehors des Etats-Unis, sauf si la vie d'une personne est menacée.Il semble que Washington ne pourra prendre de décision avant de savoir si le soldat soviétique peut ou non quitter l'Afghanistan.La demande d'asile du soldat soviétique à Kaboul ne pourra que soulever un nouveau problème dans les relations entre Washington et l'URSS qui a environ 85,000 soldats en Afghanistan et 20,000 autres dans la région frontalière soviéto-âfghane.Recrudescence de leucémie à St-Hyacinthe SAINT-HYACINTHE (PC) \u2014 Le nombre de nouveaux cas de leucémie rapporté entre octobre 1978 et septembre 1979 est anormalement élevé dans cette ville située à quelque 55 km à l'est de Montréal, révèle une étude préliminaire réalisée par le département de santé communautaire de l'hôpital Honoré-Mercier.Selon les résultats de cette étude, 20 nouveaux cas ont été découverts sur une population de 100,000 habitants.La leucémie est une forme de cancer du sang.La moyenne nord américaine de nouveaux cas de leucémie pour un tel bassin de population est normalement de quatre.Or 16 nouveaux cas ont été découverts dans la seule ville de Saint-Hyacinthe dont la population est de 37,000 personnes.Le Dr Yves Tousignant, qui a participé à la préparation du rapport préliminaire, n'élabore pas sur les raisons qui ont pu amener une telle situation.Cependant, certains résidents de la région soupçonnent que la forte pollution de la rivière Yamaska ne soit pas étrangère à la recrudescence de cette grave maladie.Mais le Dr Tousignant précise que «d'autres théories pourraient être tout aussi valables».Une étude régionale échelonnée sur 10 ans.sur cette maladie est actuellement en préparation sous la direction du Dr Gilles Thériault de l'université Laval et devrait être terminée à la fin de cette année.Les médecins menacent de se syndiquer VANCOUVER (PC) \u2014 Les médecins du Canada seront obligés de former un syndicat si les gouvernements fédéral ou provinciaux décident d'appliquer certaines recommandations «controversées» du rapport Hall sur les régimes d'assurance-maladie, a déclaré hier M.Larry Wilson, président sortant de l'Association médicale canadienne.Prenant la parole au cours du congrès annuel de l'association, M.Wilson a déclaré que la mise en oeuvre de recommandations présentées par M.Emmett Hall, ancien juge de la Cour suprême du Canada, ferait en sorte de nationaliser la médecine et de faire des médecins des fonctionnaires de l'Etat.Notamment, les médecins s'opposent à ce que le gouvernement débourse la totalité des frais de santé, qu'on leur interdise d'exiger des frais supplémentaires ou encore que les litiges entre les médecins et l'Etat soient réglés par un arbitre.Si une seule des recommandations est mise en oeuvre, les 33.000 médecins du pays seront alors forcés de trouver une forme de protection, qui pourrait s'apparenter à un syndicat qui remplacerait l'association, a dit M.Wilson. É 4 Le rapatriement, un geste «insuffisant » TORONTO \u2014 Le Conseil pour l'Unité canadienne, financé majoritairement par des subventions gouvernementales et qui est à l'origine de la création du groupe Pro-Canada, ne s'objecte pas au rapatriement de la constitution canadienne mais trouve le geste «insuffisant», car ce dont le pays a besoin, selon lui, c'est d'une constitution totalement nouvelle.RHÉAL BERGER de notre bureau de Toronto «Si le gouvernement fédéral décidait d'agir unilatéralement, nous incitons fortement celui-ci à le faire de façon à ne pas altérer la distribution actuelle des pouvoirs et des droits des provinces sans leur accord.» C'est le point de vue que le Conseil a émis hier à l'occasion d'une conférence de presse dans la Ville-Reine.Il a été exprimé par Robert C.Dowsett et Marcel Piché, respectivement président du Conseil d'administration et président de l'organisme.Le Conseil a été créé en 1964 et est le principal responsable de l'élaboration des activités qui se déroulent durant la «Semaine du Canada».Ses principaux objectifs sont la promotion d'une meilleure compréhension entre les Canadiens et l'accroissement de la connaissance de leur pays afin de l'apprécier davantage.M.Dowsett a déclaré qu'il était impérieux que les négociations reprennent avec les 11 chefs de gouvernement du pays et soutenu que le caractère public et l'échéancier trop rapproché que les participants se sont donné à cette conférence figurent parmi les handicaps observés dans son échec.Pour sa part, M.Piché a émis l'opinion que le renouveau constitutionnel devrait exiger des séances de négociations s'échelonnant sur deux ans.«Parlant en tant que Québécois, je crois qu'ils peuvent patienter encore deux ans, mais pas plus.» S'attachant aux deux visions du Canada qui ont transpiré des discussions de la semaine dernière, le Conseil croit qu'il est impératif pour les gouvernements, à ce stade-ci, d'expliquer leurs visions du Canada, ceci de la façon la plus claire possible et met en garde le gouvernement fédéral contre la tentation de recourir au référendum national «qui pourrait ressembler aux résultats connus suite au vote sur la conscription.» M.Piché, confronté aux déclarations du chef libéral Claude Ryan dimanche, a déclaré que le premier ministre René Lévesque a été le seul à faire valoir jusqu'à maintenant sa vision du Canada «comme il le voit lui-même», et a dit souhaiter que les Canadiens invitent leurs chefs de gouvernement à s'exprimer sur le sujet dans les semaines à venir.Il a admis que les recommandations du Conseil, rendues publiques au printemps dernier, étaient plus rapprochées de celles des provinces que du gouvernement central.«Mais il faut aussi un gouvernement central fort pour administrer l'entité qui s'appelle le Canada.Il faut que les zones grises disparaissent.Cela ne peut se faire que par la négociation.» Le Conseil invite donc les Canadiens à «participer» au grand débat national.Lui-même compte favoriser une plus grande discussion sur l'importante question constitutio-nelle en investissant $800,000 dans une campagne d'information dans le but de continuer à renseigner «delà façon la plus objective possible» ceux qui ont le dernier mot \u2014 les citoyens du Canada.Six villes tentent de se donner un service de police commun ¦ Les maires de six municipalités de la Rive ™ nord ont entrepris des pourparlers dans le but de mettre sur pied un seul corps policier pour desservir leur région qui a une population totale de quelque 70,000 personnes.JEAN-PAUL CHARBONNEAU_ ¦ «» % % Une réunion préliminaire s'est tenue, il y a quelques jours, entre les maires de Mascouche, de Saint-Louis-de-Terrebonne, de Lache-naie, des Plaines et de Terrebonne.Le maire de Sainte-Anne-des-Plaines était également présent, mais il agissait simplementcomme observateur.Les cinq premières villes sont toutes situées dans le comté de Terrebonne et feront éventuellement partie de la même municipalité régionale de comté, comme le prévoit la loi 125 sur l'aménagement du territoire, tandis que la sixième n'est encore reliée à aucune autre, et c'est pour cette raison que son premier magistrat, Robert Thérien, rencontrera demain ses collègues de Sainte-Thérèse et de Blainville afin de déterminer si Sainte-Anne-des-Plaines aurait avantage à joindre le MRC de Sainte-Thérèse ou le futur MRC de Terrebonne.Les maires doivent faire vite car quelques-uns d'entre eux ont reçu des ordonnances en vertu de la loi 48 de la Commission de police qui stipule qu'une municipalité de 5,000 âmes et plus doit avoir son propre corps de police.Or dans le moment, seules Mascouche et Terre-bonne ont leurs policiers municipaux.Ailleurs, la sécurité des citoyens est assurée par la Sûreté du Québec.L'ordonnance envoyée à Lachenaie indique que cette ville devra avoir son propre corps en décembre prochain.Le maire Roland Dupré a entrepris des négociations pour se conformer à la loi.Il appert que le coût per capita pour avoir sa propre police municipale se situe à .25 cents à près de .44 cents si une ville a recours à la SQ.D'après les informations obtenues, si une police régionale est créée, le coût par tète se situerait ente .18 cents et .22 cents.Lors de la réunion regroupant les maires de ces municipalités de la Rive nord, le maire de Saint-Louis-de-Terrebonne, M.Irenée Forget, a été élu président du comité.Il a laissé savoir qu'il aimerait pouvoir compter à la prochaine rencontre sur la pré-% sence d'un représentant de la Commission de police du Québec afin de renseigner davantage ses collègues et lui-même.Présentement, Mascouche a 15 policiers pour une population de 20,000 citoyens et Terrebonne en compte 22 pour assurer la protection de près de 12,000 personnes.Si ce projet devient réalité, les policiers à l'emploi de ces deux villes seront vraisembla-blementversés à la police régionale. PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 SEPTEMBRE 1980 SCANDALE D'ANJOU Gordon reconnaît sa culpabilité L'homme d'affaires montréalais Max Gordon a reconnu sa culpabilité hier à une accusation de complot, commise entre les 1er juin et 31 décembre 1967 et directement reliée à ce qu'il est convenu d'appeler le «scandale de Ville d'Anjou», mis à nu il y a quelque temps déjà par la commission d'enquête Surprenant.Son avocat, Me Maurice S.Hébert, a obtenu du juge en chef Yves Mayrand, de la Cour des sessions, que les représentations sur sentence soient entendues dès vendredi.Gordon était notamment accusé d'avoir illégalement comploté avec l'ex-maire angevin Ernest Crépeault, l'urbaniste Charles-Edouard Campeau, le secrétaire-trésorier d'Anjou Jean-Paul Pilon et six autres individus, dans le but de partager une somme de $27,460, en échange de la modification d'un règlement de zonage.Cet amendement avait permis l'émission d'un permis d'exploitation d'un poste d'essence de Sunoco, dans les limites de cette municipalité de l'est de Montréal.PLACE CHARLES-LEMOYNE Des revenus de plus de $2 millions pour Longueuil La mise en valeur par la ville de Longueuil de l'emplacement de 2,500,000 pieds carrés, connue maintenant sous le nom de Place Charles-Lemoyne, a produit pour la municipalité, en 1979.des revenus qui ont dépassé $2 millions.GERMAIN TARDIF C'est ce qu'a déclaré le maire Marcel Robi-das, hier après-midi, à l'occasion de l'inauguration officielle des travaux de la phase 2 du complexe Bienville, non loin de la station de métro.M.Robidas a ajouté que la valeur foncière de ce secteur atteint maintenant $45 millions et procure à elle seule 5 p.cent des revenus municipaux alors qu'il n'est développé qu'à 40 p.cent.La phase 2 du complexe est un centre d'affaires de $5 millions érigé conjointement par la corporation Première Québec et les Investissements Scanti Limitée.Le principal locataire en sera la Commission de la santé et sécurité du travail dont les bureaux se trouvent actuellement dans l'édifice de la phase 1.Une autre agence du gouvernement, la Commission de la protection du territoire agricole, occupera un étage de l'immeuble qui sera relié à l'édifice de la phase 1.Il s'agit d'un immeuble de cinq étages et dont la surface est de 90,000 pieds carrés.Les travaux seront terminés au début de l'hiver.La Corporation Première a participé à la planification originale de la Place Charles-Lemoyne et a construit le Holiday Inn en 1971 et la phase 1 du complexe, un immeuble de six étages, en 1976.Le président de cette entreprise, M.Eugene Riesman, a fait savoir que la majeure partie de l'espace disponible est déjà louée.CUM Cinq villes mettent en commun leurs services de protection contre l'incendie Cinq villes de l'Est de la Communauté urbaine de Montréal, soit Ville d'Anjou, Montréal-Est, Montréal-Nord, Pointe-aux-Trembles et Saint-Léonard, s'apprêtent à signer un protocole d'entente concernant leurs services de protection contre l'incendie.L'entente mutuelle qui prévoit un service d'entr'aide en cas d'incendies graves, sera paraphé demain au Centre des services administratifs de Ville d'Anjou, en présence du Directeur des services d'incendie de la province de Québec.DENIS MASSE Déjà trois municipalités appliquaient un tel protocole autorisant de mettre en commun leurs ressources physiques et matérielles en matière de prévention des incendies, tandis que.de leur côté, Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles s'échangeaient de tels services.La nouvelle entente intervenue après plusieurs mois de pourparlers, regroupera maintenant les cinq agglomérations et sera mise en vigueur incessamment.L'entente prévoit des rajustements au cas où une municipalité en particulier entraînerait des frais beaucoup plus élevés que les autres bénéficiaires du protocole.L'étude des coûts prévoit toutefois un certain équilibre entre les cinq parties contractantes.De telles ententes existent déjà entre diverses municipalités voisines de l'île de Montréal.Le maire de Ville d'Anjou, M.Jean Corbeil, président de la Conférence des maires de la CUM, est d'avis que de telles ententes démontrent l'inutilité d'intégrer les services d'incendie dans de lourdes structures, comme c'est le cas de la police, par exemple.Les détails de la nouvelle entente seront communiqués demain au cours d'une conférence de presse. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 16 SEPTEMBRE 1980 La grève du zèle des pol de Québec QUEBEC \u2014 Les policiers de la ville de Québec ne patrouillent plus les rues, ils vont se squatter à grande longueur de journée et de nuit en face de l'hôtel de ville, ils ne distribuent plus de contraventions à ceux qui PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec enfreignent les règlements de la circulation, ils prennent un temps fou pour s'acquitter des formalités quand ils reçoivent des plaintes.Bref, ils utilisent divers moyens de pression pour forcer leur employeur à accélérer, dans leur sens, le processus des négociations en vue du renou- dérange guère vellement de leur convention de travail, échue depuis le 1er janvier.Et ils laissent entendre qu'ils pourraient éventuellement recourir à des moyens de pression plus spectaculaires.Pareille situation dans une ville comme Montréal aurait sans doute des répercussions dramatiques dans la vie quotidienne des citoyens mais ici, ù Québec, elle ne semble avoir en rien perturbé le petit train-train de tout un chacun.Commencée vendredi, quand tous les membres du quart de nuit se sont déclarés malades et que tous leurs collègues de jour ont refusé de pro- longer leur journée de travail, cette grève du zèle vise à appuyer les revendications des policiers au sujet de nombre de jours de congé annuels et de leur fonds de pension.La question des salaires ne fait plus obstacle à un règlement depuis longtemps, puisque la ville de Québec a déjà accordé la parité à ses policiers avec ceux de Montréal.Hier, à la réunion régulière du conseil municipal, il ne fut nullement question de ce problème, et c'est tout juste si le maire, M.Jean Pelletier, a consenti à aborder le sujet devant les journalistes par la suite.Le maire Pelletier, dont on dit à Québec qu'il a fait ses classes en se passionnant pour les carrières de Maurice Duplessis et de Jean Drapeau, a prévenu tout le monde qu'il ne répondrait à aucune question se rapportant au conflit de la police.Il s'en est tenu à une déclaration écrite dans la- quelle il fait valoir que la ville a déjà fait preuve de beaucoup de compréhension à l'endroit de ses policiers.Les négociations se sont poursuivies une bonne partie de la journée d'hier, et elles doivent reprendre aujourd'hui.Location Vente Achat Emploi, etc.LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 "]
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