La presse, 25 septembre 1980, Cahier A
[" A- Une première au Québec STATU QUO DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT -.mm^0k ¦ m lr .» \u2022- * ' Cinq exploitants agricoles du Québec sont en train de réaliser une entreprise sans précédent au Québec, celle d'assécher et chauler une île du Saint-Laurent vaste comme toute l'étendue du Vieux Montréal afin d'y produire 800,000 douzaines d'épis de maïs de la meilleure qualité qui soit, au coût d'un investissement de $165,000.page A 3 MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980, 96e ANNÉE, no 226, 68 PAGES, 4 CAHIERS IcsCjjIitics onsy d:\\njou dorme 25 CENTS ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI M .75 LA GUERRE DU GOLFE «Il est impératif que les voies des pétroliers du Golfe restent ouvertes, et notamment le détroit d'Ormuz», a déclaré hier le président Jimmy Carter à l'issue d'une réunion du Conseil national de sécurité des États-Unis.La guerre, après trois jours, reste limitée à l'extrémité ouest du Golfe, autour du Chatt-al-Arab, où l'on note un ralentissement de la poussée irakienne.À Washington, l'inquiétude croît toujours, mais Ronald Reagan, dans son premier commentaire public sur la crise, impute la responsabilité directe du conflit à l'administration Carter, un conflit qui a par ailleurs fait voler en éclats l'accord de la semaine dernière sur les prix du pétrole, à Vienne.Nos informations en pages A 8, A 10 et A 15 Les arrivages de pétrole menacés page C 1 tn groupe de mftitaifes iraniens faits prisonniersjpar l'Irak 1 y tiûA/DF.F/A/AÙFM&/r> q V'Fgr-âfPAsn iFMêVisrm photo Jean Goupil sommaire Annonces classées: D 7 à D 14 Arts et spectacles \u2014 Informations: C 9 à C 14 \u2014 Horaires: C 14 Bandes dessinées: C 8 Carrières et professions: B 10 Décès, naissances, etc.: D 15 Economie: C 1 à C 7 Etes-vous observateur?: D 9 FEUILLETON \u2014 L'alternative du diable: D 8 Horoscope: C 8 La mode du jour: D 14 Le monde: A 15 Météo: A 2 Mot mystère: C 8 Mots croisés: C 8 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: C 14 Radio et télévision: C 14 Sports: B 1 à B 11 \u2014 Ron LeFlore: B 4 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 6 \u2014 La loi et vous: D 5 1ANLE-BAS D'ÉLECTIONS /Québec stimulant pour les hommes Cette année et pour la première fois, des jeunes filles ont été acceptées au même titre que les hommes dans les collèges militaires canadiens, c'est-à-dire qu'elles logent avec les hommes, font partie des mêmes escadrons et font les mêmes exercices que les hommes.Elles sont 20 au collège de Saint-Jean-sur-Richelieu, venues là à cause du défi que cela représente, de la discipline qui y est imposée et de la carrière qui lès attend.George LAMON les a vues à l'oeuvre.Une région clé pour les libéraux QUEBEC \u2014 Balayée par le Parti québécois en novembre 76, la région urbaine de Québec constitue une région clé pour le Parti libéral s'il veut sortir vainqueur du prochain scrutin général.C'est dans des régions comme celle-ci, en effet, qu'on pourra vérifier si le réalignement qui s'est opéré au profit du «non» (donc du PLQ) au moment du référendum se maintiendra lors de l'élection générale.Alors qu'en 76 le PQ prenait huit comtés sur neuf, ne perdant que Jean-Talon, au référendum c'est le «non» qui réussissait ce score, ne concédant que Louis-Hébert.Pourtant, entre les deux appels au peuple, le parti souverainiste n'avait perdu que 0,5 p.100 de ses appuis, passant de 48,6 à 48,1 p.100 des voix.La différence vient des tiers partis qui n'intervenaient pas au référendum alors qu'en 76 ils avaient permis au PQ de remporter sans avoir la majorité absolue des voix.Or, s'il faut croire les sondages, ces partis ne seront que quantité négligeable lors de la prochaine élection.Le PLQ peut donc espérer que son résultat ressemblera plus à celui du référendum qu'à celui de novembre 76.Pour ce faire il doit contrer le fort taux de satisfaction à l'endroit du gouvernement que révèlent aussi les sondages.Au moyen d'une habile critique du gouvernement, d'un bon programme, d'une solide équipe de candidats.Mais aussi, et peut-être surtout, en maintenant dans le coeur du débat le thème qui lui a valu sa victoire référendaire: non au séparatisme, oui au Canada.Le choix des candidats pourrait être déterminant tout comme la popularité des députés en place est un facteur important.Jean-François Bertrand, député péquiste de Va-nier, pense que la popularité personnelle du député, la façon dont il s'est acquitté de son Voir QUÉBEC, page A 4 LA CRISE D'OCTOBRE SUR DUCHAINE page A 2 OTTAWA ET L'ENSEIGNEMENT AUX MINORITÉS PAR VINCENT PRINCE PAGE A 6 ÀVENDRE À VOTRE SERVICE: PLUS DE SEPT CENTS AGENTS I t™, Royal DANS LA REGION DE MONTREAL L'ENSEIGNE Qui FAIT VENDRE Trust Royal Services immobiliers*7 + A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 LE PROCES HAMER D'ABORD mettre le couvercle sur le rapport Duchaîne QUEBEC \u2014 Mémo si les grandes lignes du rapport Duchaîne sont maintenant connues du public depuis hier, il est peu probable que le gouverne-ment québécois publie, avant la fin de cette année, ce document-synthèse sur les dessous de la Crise d'octobre de 1970.Presse de questions, hier matin, alors qu'il participait à rassemblée annuelle de l'Associa- PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec tion canadienne des juges de cours provinciales, le ministre de la Justice.M.Marc-André Bédard s'est montré très peu Loquace Mir ce sujet.Il a prétendu n'avoir reçu le rapport Duchaîne que la veille et ne pas avoir encore eu le temps de le lire: il a par conséquent refusé de confirmer ou d'infirmer les informations révélées hier par LA PRESSE, à savoir que la mort de Pierre Laporte est acei- PAUL ROSE dentelle, que la condamnation pour meurtre de Paul Rose est techniquement une erreur judiciaire, qu'une septième personne a participé à l'enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross et, enfin, que ce qui avait débuté comme une opération destinée à priver les ravisseurs de leur support extérieur se transforma progressivement en une vaste manoeuvre d'intimidation de la gauche québécoise.Le ministre Bédard a néanmoins reitéré son intention de faire toute la lumière sur la Crise d'octobre et a promis «qu'il ne mettra pas le couvercle sur le rapport Duchaine».Toutefois, il objecte qu'il devra vraisemblablement reporter la publication du rapport à une date ultérieure, puisqu'il doit attendre l'issue du procès de M.Nigel Hamer, présumé sixième membre de la cellule felquiste qui enleva et séquestra M.Cross.«Nous devons prendre nos précautions pour que rien n'influence les procédu- Seul Ottawa pourrait rouvrir le dossier D'après CP \u2014 Malgré la conclusion du rapport du juge Duchaine selon laquelle Paul Rose était absent au moment de la mort de Pierre Laporte en octobre 1970.il est peu probable que la cause de Rose soit réentendue.C'est ce qu'a déclaré hier Robert Lemieux.l'avocat de Paul Rose.Interroge au téléphone, M.Lemieux a dit que seul le gouvernement fédéral pourrait rouvrir le dossier et qu'un nouveau procès ne représentait maintenant qu'un intérêt d'ordre intellectuel.«Paul Rose, dit-il.a déjà fait 1 dix ans de prison et nous sommes surtout interesses à ce qu'il bénéficie d'une libération conditionnelle sous peu».Des quatre membres du F.L.Q.impliqués dans l'affaire Laporte, il est le seul à n'avoir pas encore obtenu sa libération conditionnelle.Selon Lemieux.le rapport Duchaine sur la crise d'octobre est susceptible de créer un climat favorable à l'audition de la requête de Paul Rose qui doit avoir lieu en novembre.Robert Lemieux M \u2022 r .\u2022 ¦ a « \u2022 \\v.%v.v.v.\\ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022.\u2022 \u2022 \u2022 .».\u2022¦ m .m.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .I \u2022 .*r .« \u2022 .\u2022\u2022\u2022\u2022«.\u2022 a - \u2022 \u2022 ¦ \u2022 \u2022 \u2022Tr\"« \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022 M .mm m \u2022 \u2022 .\u2022 \u2022 .v.v.w.\u2022 .«r.v.w.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022.\u2022 mZm \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 tTw m m \u2022 \u2022 \u2022 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publication immédiate du rapport, en permettant d'instituer le procès Hamer et en se plaçant dans l'obligation de respecter «la règle du «sub judice», qui consiste à ne pas nuire à un accusé devant prochainement subir son procès.«L'administration de la Justice ne se fait par opportunisme, il s'agit d'un simple concours de circonstances», répond, laconique, un conseiller du ministre Bédard.Un autre détail étonne dans toute cette histoire qui entoure la publication du rapport Duchaîne.c'est quand M.Bédard affirme qu'il n'a pas encore lu le document.Le ministère de la Justice a en sa possession la somme des recherches de Me Jean-François Duchaîne depuis deux ans, c'est-à-dire le travail préliminaire qu'il a complété au bout de sa première année de mandat \u2014 mandat qui consistait essentiellement à remplir le classeur «Crise d'octobre» que les libéraux avaient vidé au moment de leur départ, en 76.En outre, le ministère dispose d'une première version du rapport-synthèse final de Me Duchaine depuis quelques mois.L'auteur Ta lui-même confirmé à LA PRESSE, hier, admettant qu'il avait fait parvenir son rapport au ministre il y a quelques mois, qu'il avait par la suite fait quelques «réaménagements stylistiques» dans son texte et que son document est en «état de publication depuis un certain temps».Mais, enfin, le ministre nous a maintenant assuré qu'il l'avait bel et bien en main, ce rapport, et un membre de son cabinet a promis qu'on «va le dévorer rapidement», si bien que M.Bédard devrait être en mesure d'annoncer avant la fin de la semaine s'il publiera le rapport en extrayant les passages concernant M.Nigel Hamer.Mais il serait étonnant qu'on choisisse cette voie, parce que, concède Me Duchaine, «mon rapport serait alors plutôt boiteux».Il ne resterait donc au ministre qu'à réitérer son intention de ne pas nuire au procès Hamer, et en attendre l'issue avant de publier in extenso le rapport.Mais, dans un tel cas, est-ce que la règle du «sub judice» n'a pas déjà été suffisamment brisée, par la révélation de bribes du rapport, pour que ça puisse nuire à l'accusé?C'est en tout cas une question qu'a soulevé, hier, Me Serge Fontaine, député unioniste, qui, à l'époque, avait été le premier a prononcer publiquement le nom de Nigel Hamer à l'Assemblée nationale.«Peut-être serait-il dans l'intérêt de l'accusé, maintenant, que le rapport soit publie au complet?» Le procureur de M.Nigel Hamer aura sans doute un avis à émettre sur la question prochainement.Mais, pour l'instant, il semble que tout le monde sur la Colline parlementaire laissera la Justice suivre son cours, de sorte qu'il serait fort surprenant que «l'hypothèque Hamer» soit levée avant la fin de Tannée pour permettre la publication du rapport Duchaîne.Selon des juristes consultés, hier, à Québec, «dans le mieux des mieux, cette hypothèque ne pourrait être levée avant la fin du mois de novembre», en supposant que M.Nigel Hamer plaide coupable le 3 novembre et que son juge rende sa sentence plus rapidement qu'à l'accoutumée.Il faut plutôt prévoir que l'affaire traînera au moins jusqu'au début de 1981.Et si l'existence d'une septième personne était officiellement confirmée par le ministre, n'y aurait-il pas lieu d'instituer un autre procès, qui, encore une fois, retarderait la publication du rapport?Là-dessus, M.Bédard a dit: «Je n'ai pas lu le rapport, je ne suis pas devin, on verra».Toutefois, une source au ministère de la Justice, nous a appris que le rapport Duchaîne ne contiendrait pas suffisamment de preuves pour donner suite à l'hypothèse de la septième personne, cette mystérieuse jeune femme non-identifiée dans l'article du criminologue Jean-Paul Brodeur, publié dans la revue Criminologie-article qui est d'ailleurs à l'origine de toutes les informations parues sur le sujet depuis deux jours.La même source fait également valoir que Me Duchaîne n'ayant pas un mandat de commissaire-enquêteur, il serait étonnant que ses conclusions, qui ne sont pas des recommandations, fournissent assez d'élé- Le ministre Bédard ments pour justifier qu'on rouvre le procès de Paul Rose.M.Jean-Paul Brodeur note bien, d'ailleurs, dans son article-critique du rapport Duchaine non-publié (! ) que «Me Duchaîne a dû limiter son enquête aux opérations conduites par les corps policiers québécois.Il n'a pu interroger les dirigeants politiques de l'époque, ceux-ci.à une exception près, ayant refusé de façon explicite de le recevoir.Il ne lui a pas été possible, en outre, d'interroger les policiers de la GRC, à l'exception de M.Donald McGleery, qui n'appartenait plus à la GRC quand Me Duchaîne le rencontra.En troisième lieu, Me Duchaine s'est vu refuser l'accès aux documents de la GRC relatifs à la Crise d'octobre.«Me Duchaine n'a disposé, par conséquent, que des documents produits par des agences et des organismes relevant du gouvernement du Québec et de quelques documents de provenance fédérale qu'il a pu se procurer par des voies officieuses».Un porte-parole du ministère de la Justice, M.Jean-Robert Nadeau, a admis qu'il subsistera probablement encore des doutes dans l'esprit de bien du monde sur les dessous de la Crise d'octobre, même après la publication du rapport Duchaîne, «puisqu'il manquera toujours les pièces fédérales au casse-tête».La Quotidienne Tirage d'hier 8-1-5 Lalonde Leitch: le 2 octobre OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre fédéral de l'Energie, M.Marc Lalonde, se rendra à la législature albertaine le jeudi 2 octobre, à 10 heures, afin d'y rencontrer son homologue provincial, M.Merv Leitch, dans une ultime tentative pour dénouer l'impasse qui subsiste dans les négociations entrç les deux niveaux de gouvernement pour en arriver à une nouvelle entente sur le prix du pétrole.Le cabinet de M.Lalonde a confirmé hier après-midi la date et l'heure de la rencontré entre les deux ministres qui aura lieu au lendemain d'un discours que doit prononcer le ministre fédéral à Calgary.Des discussions préliminaires entre les fonctionnaires des deux ministres avaient laissé croire que ce sommet de la dernière chance aurait pu avoir lieu le 1er octobre.Toutefois, le gouvernement albertain doit annoncer à ce moment s'il augmentera ou non unilatéralement le prix du baril de pétrole de $2 pour le porter à $18.75.Le 1er août, l'Alberta annonçait une augmentation unilatérale de $2 du prix de son baril de pétrole et soulevait la possibilité de poser le même geste le 1er octobre en vertu-d'une çntente conclue avec le défunt gouvernement conservateur de M.Joe Clark.Toutefois, le 16 septembre, le ministre Lalonde avertissait le gouvernement albertain qu'Ottawa ne tolérerait aucune autre majoration du prix du baril de pétrole en 1980, tout en soulignant que la hausse du 1er août avait reçu son assentiment parce qu'elle correspondait à l'offre présentée par le premier ministre, M.Pierre Trudeau, à son vis-à-vis albertain.M.Peter Lougheed, lors de leur sommet de deux jours en juillet.E MAGIC TOUCH T.V.GRANDE VENTE TRINITRON! 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Victoria Edmonton Mm 9 3 Me 16 Saskatchewan\tNuageux\tHegina\t0\t9 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t0\t10 Ontario\tPart., nuageux\tToronto\t7\t20 Nouveau-Bruns wick\tNuageux\tFredericton\t8\t15 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t8\t15 llc-du-Princc-Edouard\tEnsoleillé\tCharlottetown\t8\t15 Terre-Neuve\tEnsoleillé\tSaint-Jean\t2\tH si vous partez aux Etats-Unis la presse lA PRESSE est publiée par LA PRESSE t TEE 7 rue Su.nt Jacques Montreal H2V 1K9 S«-ule la Presse Canadienne est autorisée a diffuse» les informations de - LA PRESSE - et celles des services de l'a Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont eqa lement reserves -Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.Port de retour garanti Boston Buffalo Chicago Min.Max.10 15 8 19 I« 19 Miami New York Nlle-Orléans Min.'25 14 23 Max.32 20 34.Pittsburgh San Francisco Washington Min.9 14 19 Max.22 27 24 vers les capitales Amsterdam\t\u2014\t15\tHong Kong\t\u2014\t27\tOslo e\t\u2014\t15 Athènes\t\u2014\t29\tLe Caire\t\u2014\t29\tParis\t\u2014\t18 Berlin\t\u2014\t19\tLisbonne\t\u2014\t26\tHome\t\u2014\t26 Bruxelles\t\u2014\t16\tLondres\t\u2014\t18\tSéoul\t\u2014\t17 Buenos Aires\t\u2014\t16\tMadrid\t\u2014\t26\tStockholm\t\u2014\t13 Copenhague\t\u2014\t15\tMoscou\t\u2014\t5\tTokyo\t\u2014\t19 Genève\t\u2014\t18\tMexico\t12\t25\tVienne\t\u2014\t18 vers les\tplages\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t25\t32\tBermudes\t23\t28\tSan Juan\t26\t33 Barbade\t25\t33\tNassau\t21\t31\tTrinidad\t24\t33 TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: ou $175 Lundi nu *cndred« $125 So-nedi seulement 0 75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE per courrier Conodo Lundi ou somedi Lundi ou vendredi Somedt seulement 13 26 52 $3700 $7400 $14800 $24 00 $48 00 $96 00 $13 00 $26 00 $52 00 ÉTATS-UNIS - PAYS ÉTRANGERS por courrier Lundi ou ionedi Lundi Ou vendredi Somedi seulement Nomb/f it wmotr«t 13 26 52 $55 25 $110 50 $22100 $34.45 $68 90 $137 80 $20 80 $4160 $83 20 INFORMATION GENERALE 285-7272 REDUCTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commondes 285-71H d.lunrj ow itndrtdi ?fco 17h Pour chonger 285-7205 GRANDES ANNONCES Defoillants 285-7202 Notionoi, Tele Presse 285-7306 Vocances, voyages 285-7265 Carrières e» processions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6901 Four tous gtnrtt d'abonnements, nos bureaux todouvertsd#9hà 19h(MMtdfc9hà Ï6h) 285-6911 4 la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 Les ravisseurs croyaient enlever Allan Jones.Une banale méprise sur le nom d'une des victimes.Voilà l'explication à l'incident qui a semé l'émoi, hier, parmi les organisateurs du Grand Prix du Canada, à l'effet que l'Australien Allan Jones, aspirant à la couronne mondiale des coureurs automobiles en Formule I avait été enlevé à la pointe du couteau, à sa chambre d'hôtel, au centre-ville de Montréal.ANDRÉ CÉDILOT La véritable victime, en fait, est un certain Gérald Michael Jones, âgé de 34 ans, un courtier en douanes d'Angleterre, qui s'occupe du droit d'entrée au pays de voitures qui doivent prendre part à l'épreuve du week-end prochain, à l'île Notre-Dame.Toute cette histoire, selon un porte-parole de la police de la CUM, avait débuté peu avant minuit, mardi, lorsque Jones et un ami, Brian Ricketts, 32 ans, ont fait la rencontre de deux individus et trinqué une partie de la nuit dans un bar de la métropole.Le vrai Allan Jones Les quatre joyeux lurons se retrouvaient peu après à l'hôtel Régence Hyatt, qui sert de quartier général à l'organisation du Grand Prix, pour clore cette soirée amicale, dans la chambre de Jones et Ricketts.A cet endroit, toujours d'après la police, un des suspects aurait exhibé un couteau, forçant Jones à les suivre pendant qu'on neutralisait son compagnon en l'attachant et le bâillonnant dans la salle de bain de la chambre d'hôtel.Par la suite, selon la version qu'il a donnée aux enquêteurs, Jones aurait pris le volant d'une voiture qu'il avait louée à son arrivée à Montréal, pour conduire ses ravisseurs dans une mai* son de rapport du centre-ville où ils ont cueilli deux comparses, des jeunes garçons de 13 ou 14 ans tout au plus, d'après le visiteur britannique.Les quatre inconnus auraient ensuite ordonné à Jones de prendre la direction de la frontière, du côté de l'Etat de New York.Pour des raisons qu'on ignore, ils décidaient de rebrousser chemin et se faisaient déposer angle Sainte-Catherine et de Maisonneuve, non sans avoir d'abord dépouillé la victime de son porte-monnaie contenant $180.En fin de journée, hier, les policiers de la CUM tentaient de constituer un portrait-robot de deux des quatre suspects, à partir de la description qu'en ont faite Jones et Ricketts qui, devant toute la publicité ayant entouré leur mésaventure, auraient décidé de quitter l'hôtel Regency, comme l'a indiqué un employé de l'endroit.Quant au président du Grand Prix, M.Jean D.Legault, qui a été réveillé en pleine nuit, tous croyant à l'origine à l'enlèvement de l'as coureur Allan Jones, il n'a pas tellement apprécié l'incident qui, contrairement à ce que plusieurs avaient pu croire, «est très mauvais pour l'image du Grand Prix», a-t-il dit, ajoutant que son organisation comptait sur des moyens beaucoup moins «salauds», selon son expression, pour pifbliciser cet événement international.Néanmoins, M.Legault a admis qu'il n'avait pas pris l'affaire à la légère, s'étant empressé, sitôt averti, de vérifier si Allan Jones était bel et bien à son hôtel.«L'hypothèse que Jones ait été enlevé n'était pas à écarter, puisque ce dernier lutte depuis le début de l'année pour le championnat mondial des conducteurs de Formule I, et que le Grand Prix de Montréal pourrait être décisif», d'expliquer le grand patron du Grand Prix, estimant que Jones allait sûrement prendre avec un grain de sel cette histoire qui l'impliquait bien malgré lui.t yÉ f|f| v.: : 8 m 1 'yy.' m ï P IP il?'0> mm \u2022\u2022\u2022\u2022 m4 mm photos Réal St-Jean, LA PRESSE Aucun problème ne semble rebuter le jeune Jean-Luc Chicoine (à droite}, dans cette entreprise où il faut inventer des solutions à tout moment.A ses côtés, se tient, sur le chaland, l'agronome Albert Lapalme, qui fournit toute l'aide technique nécessaire aux promoteurs du projet.Le dernier maillon de l'opération est confié à un groupe de jeunes travailleurs qui trient le blé d'Inde sur place et emplissent les poches qui vont être livrées sur les marchés domestiques et extérieurs.L'OPÉRATION «DRAINAGE- CHAULAGE» DE L'ÎLE BOUCHARD Une entreprise sans précédent dans l'agriculture du Québec Le projet mené tambour battant par un petit groupe d'exploitants agricoles dans l'île Bouchard, en face de Verchères, représente «une entreprise sans précédent dans les annales agricoles du Québec», estime l'agronome Albert Lapalme qui aiguille de son bureau de Varennes toutes les subventions gouvernementales auxquelles ces agriculteurs avant-gardistes peuvent avoir droit.DENIS MASSE_ L'opération «drainage-chau-lage» menée en dix jours dans cette île du Saint-Laurent aussi vaste que l'étendue du Vieux Montréal, donne lieu en effet à un spectaculaire déploiement de moyens.«Nous avons là une des terres les plus riches du Québec, tant par sa texture que par sa structure, et aussi l'une des plus propices à la culture d'un maïs sucré d'excellente qualité», souligne l'agronome, en homme qui s'y connaît.Les grands moyens «Mais, avec les années, ajoutera Jean-Luc Chicoine, jeune fermier à la carrure olympique dont l'imagination et l'ardeur au travail se moquent de tous les problèmes et à qui les chefs de l'entreprise ont confié la direction des opérations sur le terrain, les engrais chimiques n'avaient presque plus d'effet et le mais ne donnait plus les beaux épis bien formés que ce terrain privilégié avait coutume de produire; une partie de plus en plus grande des salaires servait donc à employer du monde pour rejeter les piochons, ce qui mettait en péril la rentabilité de l'affaire».Il fallait donc prendre les grands moyens, soit, par un drainage souterrain, éliminer les eaux nuisibles dont le sol est imprégné comme une éponge et, simultanément, diminuer la teneur en acide du terrain par l'é-pandage de chaux.Sur le terrain des vaches, de tels remèdes n'auraient soulevé aucun problème.Mais il en va tout autrement quand il faut transporter tout l'équipement lourd et les 1,000 tonnes de chaux nécessaires dans une île entièrement coupée de la terre ferme et que la seule solution adéquate repose sur l'utilisation d'un chaland.Quatre réunions au Bureau local de renseignements agricoles de Varennes, sous la direction de l'agronome Albert Lapalme, allaient permettre aux promoteurs du projet de mettre au point tous les détails de l'opération et d'étudier toutes les avenues possibles de subventions au titre de l'aide agricole.Le coût de l'entreprise est estimé globalement à plus de $165,000.Le drainage souterrain accapare la plus grande partie du budget, se situant à $112,000.Pas moins de 250,000 pieds de tuyaux plastiques seront enfouis.Les travaux mécanisés, notamment le creusage de fossés à ciel otlvert, prendront une tranche de £10,000.La chaux et son transport de Saint-Pie-de-Bagot jusque dans l'île (une distance de 40 milles, coûteront $20,000.La location du chaland et du remorqueur en plus de l'aménagement de deux quais, coûteront également $20,000.Enfin, il faut prévoir encore $3,000 pour un deuxième petit chaland servant au transport de matériel léger.L'entreprise emploiera 25 personnes.Il est prévu que les responsables de l'entreprise toucheront quelque $90,000 de subventions, soit pour le drainage, le chaula-ge et pour les travaux mécanisés.«Ces subventions, souligne l'agronome Lapalme, seront payées uniquement en vertu des programmes normaux de l'aide à l'agriculture».À long terme Les investissements coûteux consentis cette année, seront évidemment absorbés par des récoltes plus abondantes et de meilleure qualité pendant de nombreuses années à venir.La chaux, par exemple, devrait jouer son rôle pendant six ou sept ans.Par récoltes successives, la production devrait donner cette année 800,000 douzaines d'épis.L'an prochain, cette production pourrait grimper à un million de douzaines.Celte performance est principalement l'oeuvre de cinq exploitants qui n'ont pas craint de mettre leurs ressources en commun pour donner le coup de barre décisif: Gabriel Van Mills et Adrien Van Vliet, deux Québécois d'origine hollandaise qui écoulent leur maïs sous ce double nom depuis bien des années, et encore Jean-Luc Chicoine, Robert Bissonnette et Réjean Desmarais.Toute la production de ce maïs sucré est prérefroidie sur place et une grande partie est exportée et vendue à l'état frais.L'île Bouchard produit en outre du blé et des fraises.Les 2,340 acres cultivées se répartissent à peu près de la façon suivante: 10 acres de fraises, 700 acres de blé et 1,700 acres de maïs.Mais il faut voir Jean-Luc Chicoine, portrait-type des agriculteurs québécois de la nouvelle génération, diriger depuis sa chaloupe à moteur l'accostage du chaland à toutes les demi-heures pour saisir l'ampleur et la diversité de l'entreprise.Entre-temps, dans une navette incessante entre la carrière de Saint-Pie-de-Bagot et le quai de Verchères, des camions de 20 tonnes livrent sans arrêt les 1,000 tonnes de chaux, nécessaires pour assainir le terrain.t.Les sports aériens s'organisent Surtout réputée jusqu'à maintenant pour la ténacité dont elle a fait preuve afin de favoriser l'usage du français dans les communications aériennes, l'Association des gens de l'air du Québec (AGAQ) vient de faire la preuve que, pour favoriser les progrès des Québécois dans l'aviation, elle est aussi capable de gestes moins politiques que la «bataille du français dans l'air».C'est en effet sous son égide que la Fédération québécoise des sports aériens (FQSA) \u2014 une première en Amérique du Nord \u2014 vient de voir le jour dans le but de regrouper les six sports aériens pratiqués au Québec.Ces six sports, soit le parachutisme, la construction d'avions expérimentaux, le vol libre (et non «delta plane», m'a-t-on expliqué, parce qu'il s'agit d'une marque de commerce comme Frigidaire et Kodak), le vol à voile (sur planeur), les montgolfières et le vol motorisé, seront tous représentés par une commission sectorielle au sein de la FQSA.Pour Pierre Pourchelle, directeur général des Gens de l'air, Lucien Lavoie, président de la section des sports aériens à l'A-GAQ, et Jacques Beaulieu, directeur administratif de la nouvelle fédération, il ne fait pas l'ombre d'un doute qu'il fallait intervenir, même avant que le comité d'enquête n'ait présenté son rapport, d'une part à cause du développement sauvage que chacun des groupes connaissait, souvent en marge des autres, et d'autre part, parce que les Gens de l'air désiraient respecter tant l'esprit que la lettre du livre blanc sur le Loisir, en proposant une fédération plus généraliste plutôt que six fédérations distinctes et, partant, moins fortes pour faire pression.Avec plus de 9,000 adhérents connus, la nouvelle FQSA peut au moins fournir l'arme du nombre dans ses prochaines revendications à différents paliers.Beaulieu explique que la nouvelle fédération offrira plusieurs avantages: développement plus harmonieux et plus concerté, mise en commun des services, championnats regroupés et, partant, plus prestigieux, classification de la compétence, attribution de brevets reconnus, et surtout la solidarité.Beaulieu insiste sur ce point, ce qu'il appelle «la solidarité qu'on va construire ensemble au lieu de se développer séparément et de se manger la laine sur le dos».La sécurité étant préoccupante dans des sports où les dangers sont quand même assez grands, la fédération entend îaire un effort particulier de ce côté-là, en sensibilisant les adeptes de l'un ou l'autre des six sports aux dangers inhérents de leur discipline sportive.La fédération entend tout faire pour que l'accident soit imputable à l'impondérable plutôt qu'à la négligence.Quant à l'inévitable accident, c'est sûr qu'il fait choc, admettent-ils, mais il faut toujours le mettre en perspective.Deux accidents mortels lors d'un saut de parachute, ça peut paraître inquiétant, mais c'est peu quand on sait qu'au club de Valcour par exemple, on a effectué pas moins de 10,000 sauts en dix ans sans le moindre accident.La FSQA répond donc sans doute à un besoin.Reste à savoir maintenant si l'intégration de disciplines aussi différentes que le vol libre et le vol motorisé sera facile.On le saura bien à l'expérience.La RIO et le stade dans l'actualité Rien ne va plus à la Régie des installations olympiques.Pis encore, si on s'en remet aux échos qui nous parviennent, il semble que le règne de Robert Nelson s'est déroulé à l'enseigne de l'indécision et des jeux de coulisse, le mal qui a justement causé la perte de l'organisation olympique mise sur pied par la Ville de Montréal au début des années 1970.Et l'aveu récent à l'effet que l'architecte Roger Taillibert n'a pas remis tous ses calculs pour le parachèvement du mât jette un éclairage troublant sur les assertions faites par le ministre Claude Charron au sujet du coût du parachèvement.Comment pouvait-on en effet affirmer que les travaux de parachèvement ne coûteraient pas plus de $60 millions quand on ne savait même pas avec exactitude comment on allait procéder puisque Taillibert gardait tous ses calculs à Paris?On a voulu nous faire croire au sérieux d'un budget.calculé à l'aveuglette, comme au bon vieux temps.Plus ça change, plus c'est pareil! Quant aux députés péquistes interrogés par Radio-Canada, ils sont pleins de bonnes intentions quand ils disent qu'il faut cour vrir le stade afin de le rentabiliser et, précision importante du ministre Bernard Landry, afin de l'empêcher de se dégrader.J'ose croire qu'on a procédé à une étude des coûts engendrés par le chauffage et la climatisation d'un stade couvert.et qu'elle était plus sérieuse que l'évaluation des coûts du parachèvement du mât! - ! A 4 NOTES POLITIQUES.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 La vice-présidente nationale du Parti québécois.Louise Harel.a finalement décidé de plonger en politique active et tentera de se faire choisir candidate de son parti dans Maison-neuve en vue des prochaines elections générales.Etant porte-parole du comité des neuf du P.Q.dont le rapport sur la plateforme électorale sera débattu par un Conseil national élargi les 4 et 5 octobre, elle attendra que cette étape soit passée pour en faire l'annonce officielle afin d'éviter toute ambiguïté entre son statut au sein de l'exécutif du parti et celui d'aspirant candidat dans Maisonneuve.Selon toute probabilité, madame Harel rencontrera de l'opposition à l'assemblée d'investiture.Elle devra affronter un ancien collaborateur de l'ex-député Robert Burns, M.Raymond Faucher, et possiblement la présidente de l'association locale du P.Q.Gi- Louise Harel fait le saut dans Maisonneuve sèle Saint-Germain.Louise Harel se retrouvera donc dans une situation un peu semblable à celle qu'a connue son mari, le syndicaliste Michel Bourdon, qui, lui aussi, a tenté, mais en vain, de se faire choisir comme candidat péquiste dans Maison-neuve, lors de la dernière élection partielle.Il avaitalors été écarté au profit de Jacques Desmarais qui a perdu le comté aux mains du libéral Georges Lalande.La rumeur avait couru à l'époque que la haute direction du parti était intervenue dans le choix du candidat et avait pesé de tout son poids pour éliminer Michel Bourdon de la course.Cette fois, Louise Harel, qui a longtemps eu la réputation d'être une des seules personnes à tenir tête au chef du parti, M.Lévesque, tente de mettre toutes les chances de son côté en disant à qui veut l'entendre que le premier ministre lui-même lui a fait savoir, au cours d'une conversation téléphonique, qu'il n'a aucune objection à sa candidature dans ce comté.Dans l'en- tourage de M.Lévesque, on se dit cependant surpris par une telle démarche de la part de ce dernier qui aurait plutôt l'habitude d'éprouver la détermination des aspirants candidats qu'on lui présente en leur expliquant l'ampleur des difficultés qui les attendent s'ils donnent suite à leur projet.Lambert Mayer à Temploi du Québec.et peut-être d'Ottawa Depuis le décès du directeur des relations publiques de la Délégation générale du Québec, à Paris, M.Paul Gros d'Aillon.c'est une nouvelle maison de relations publiques qui joue ce rôle Louise Harel pour le compte du ministère des Affaires intergouvernementales.Un contrat.a été paraphé avec la maison Lambert Mayer International.Avant de fonder cette compagnie, M; Mayer était relationniste pour la compagnie Air France.Québécois d'origine, M.Mayer habite en Europe depuis plusieurs années, et il a déclaré à LA PRESSE, qu'il était également disponible à accepter, si l'occasion de présente, des contrats de l'ambassade canadienne, à Paris.Cependant, on s'explique mal comment M.Mayer pourrait à la fois vendre le fédéralisme canadien et l'option péquiste, du présent gouvernement.Le contrat intervenu entre la maison Mayer et le gouvernement du Québec est valable jusqu'au 31 mars.Des panneaux pour le 14 Les organisateurs du Parti québécois entendent être prêts à toute éventualité au cas où le premier ministre Lévesque déclencherait les élections générales au cours des prochaines semaines.C'est ainsi qu'ils ont déjà placé commande pour les panneaux publicitaires qui seront alors utilisés en en fixant la date de livraison au 14 octobre.Même chose pour les lignes téléphoniques additionnelles qui seront installées au quartier général du parti, avenue du Parc à Montréal, dans un édifice qui appartient incidemment à l'ingénieur Claude Dupras, une des «vedettes» locales du Parti conservateur fédéral.Un poids lourd Le Parti libéral du Québec a décroché un poids lourd pour faire la lutte au ministre péquiste dans le comté de Hull, Mme Jocelyne Ouellette.C'est le maire de cette municipalité, M.Gilles Rocheleau, qui a été choisi candidat, et ce dernier est particulièrement reconnu pour son franc parler.Mme Ouellette, en 1976, avait défait le ministre libéral Oswald Parent par une très faible majorité, soit à peine quelques voix.Dans la circonscription de Laviolette, le PLQ a choisi le Dr Jean-Marie Lafon-taine.Dernier hommage à Paul Gros d'Aillon C'est hier soir, à l'église Saint-Germain d'Outremont, qu'ont eu lieu les funérailles de M.Paul Gros d'Aillon, décédé à Paris le 18 de ce mois, des suites d'un cancer des poumons.M.Gros d'Aillon, ami personnel et collaborateur de l'ex-premier ministre Daniel Johnson occupait, depuis trois ans, le poste de directeur des relations publiques de la Délégation générale du Québec à Paris.Parmi les nombreuses personnalités du monde politique qui ont rendu un dernier hommage à cet ancien journaliste, on notait la présence de Mme Jean-Jacques Bertrand, de Mme Daniel Johnson, du représentant du gouvernement du Québec, le ministre du Travail, Pierre-Marc Johnson, des exministres unionistes Mario Beaulieu et Marcel Masse, du député libéral et leader parlementaire Gérard-D.Lévesque et de nombreuses autres personnalités du monde diplomatique, journalistique et artistique.La oui mais.Le chef libéral Claude Ryan considère qu'il est de sa responsabilité de mettre sur pied une équipe «équilibrée» de candidats même si, pour y parvenir, il faut faire quelques entorses à la stricte démocratie.Comme réserver d'office un certain nombre de comtés à des candidats possédant des caractéristiques précises, des femmes, des représentants de minorités ethniques, etc.C'est ce qu'il appelle, selon l'expression américaine une «affirmative action».M.Ryan, alerté sans doute par les remous qu'une telle décision de sa part peut provoquer dans les comtés en question, a voulu se justifier à ce propos hier alors qu'il prenait la parole à l'assemblée d'investiture du Parti libéral de Fabre, à Laval.C'est madame Lise Thibault qui a été choisi candidate sans contestation ni tumulte de la part de militants insatisfaits de cette volonté de leur chef.Le chef libéral a précisé qu'il voulait ainsi réserver huit comtés à des femmes pour bien illustrer la détermination de son parti à répondre à leurs préoccupations.QUÉBEC SUITE DE LA PAGE A 1 mandat, pourrait faire 1a différence entre le référendum et la prochaine élection et permettre au PQ de répeter le balayage de 7(>.Selon lui, ce facteur n'a pas joué au référendum, ou très peu.ce qui explique que l'écart entre le score obtenu par les 8 députés ne fut alors que de 5,5 p.100 alors qu'il avait été de 12,9 p.100 à l'élection.Ce qui explique que le candidat le plus populaire en 76, Claude Morin, a perdu 6.5 p.100 de ses appuis alors que les autres ont fait des scores à peu près identiques, en hausse ou en baisse de 2 p.100 ou moins.Les libéraux font à peu près le même raisonnement, encore que les plus optimistes croient qu'une vague rouge leur permettra de défaire même les plus populaires des députés péquistes.Sauf Claude Morin.A peu près tout le monde s'accorde pour le décrire comme invincible.D'autant plus que la nouvelle carte électorale lui a enlevé la partie la plus libérale de son comté de Louis-Hébert.D'ailleurs, les libéraux n'ont pas encore trouvé de candidat de taille prêt à l'affronter et ils rêvent encore à ce qu'aurait pu faire Claude Castonguay s'il avait accepté d'affronter son «ami».Mais si M.Castonguay refuse de payer de sa personne, il n'en a pas moins déniché deux candidats prestigieux pour le PLQ: l'ex-sous-ministre de la Justice René Dussault, qu'on aimerait présenter dans Chauveau et un autre ex-sous-ministre (des Affaires sociales, celui-là), Claude Garcia, candidat à la convention dans Lévis.Chauveau constitue en fait une nouvelle circonscription, faite notamment des parties les plus libérales de l'ancien Chauveau et de Charlesbourg.C'est un comté où le PLQ part large- ment gagnant dans une lutte à deux.Mais les tiraillements autour de la candidature de Me Dussault pourraient leur rendre la partie bien plus difficile, L'ex-sous-ministre de la Justice est un homme d'une grande compétence, qui deviendrait sûrement ministre dans un gouvernement libéral.C'est pourquoi Claude Ryan lui a offert le comté libre le plus sûr de la région.Mais ce parachutage divise les libéraux et si la division persistait, le candidat péquiste probable, le maire de Lorette-ville, Jean-Marie Beaulieu, pourrait se trouver avantagé.Claude Garcia, lui, n'a pas choisi un comté facile.Il s'attaque au populaire député-ministre de Lévis, Jean Garon.Ex-sous-ministre de Denis Lazure, qu'il a quitté sur un différend qu'il ne veut pas expliquer, cet actuaire de 39 ans, conseiller municipal et résidant de Sillery, a choisi le comté où il a passé toute sa jeunesse.Il se dit certain de battre à la convention un résidant du comté, Jean-Marie Gagnon, d'autant plus qu'il promet de s'y établir s'il devient député.Il pense aussi pouvoir battre Garon qui est peut-être populaire mais qui a fait bien des erreurs, selon lui.Mais il est évident qu'il s'attaquera bien plus au parti qu'au député.Sa campagne portera sur deux thèmes majeurs: l'économie et la constitution.Sur le premier sujet, cet homme qui se dit à gauche du centre, dénoncera la taxation excessive et les déficits tout aussi excessifs.Ce qui ne veut pas dire, selon lui, qu'il faut sabrer dans les programmes sociaux.Il dénoncera plutôt la mauvaise administration du gouvernement «beaucoup plus préoccupé d'image que de gestion».Jean Garon l'attend de pied ferme.«Jamais un député (de Lévis) ne s'est occupé autant de ses dossiers, dit-il.Tous les dossiers majeurs sont réglés.La rive sud se faisait toujours ava- ler par la rive nord (Québec) mais ce n'est plus le cas.La représentation à la Société In-ter-port est maintenant paritaire, une polyvalente sera construite à Saint-Romuald même si ça peut mettre en danger les écoles de Sillery et Sainte-Foy.» Il ne craint pas, par ailleurs, que la polarisation du référendum se répète (le «oui» n'a eu «que» 49,4 p.100 des voix) car les gens vont dissocier constitution et bon gouvernement.11 nie enfin une rumeur voulant qu'il ait pensé à changer de comté pour un autre où il y aurait plus d'agriculteurs, sa clientèle naturelle en tant que ministre.«On va avoir du «fun» avec Ryan dans la région.Il veut débureaucratiser et il a choisi deux bureaucrates parfaits (les deux ex-sous-ministres) comme candidats.» Les libéraux ont un autre gros candidat dans la région dans la personne de leur seul député, Jean-Claude Rivest.Elu par une très forte majorité aux par- tielles, il a réussi à conserver 58,4 p.100 des voix au référendum.Et lui aussi a profité d'un réaménagement de son comté qui le rend encore plus libéral.Il ne craint personne mais ne néglige rien et s'est préparé à la campagne électorale en organisant une grosse convention (600 personnes) même s'il était le seul candidat.Les péquistes lui concèdent presque la victoire bien que certains pensent que les défaites successives de Louise Beaudoin dans ce comté où la population est riche et plutôt âgé s'expliquent peut-être par la personnalité de la candidate.Puisque celle-ci n'est pas intéressée à recommencer l'expérience on pourrait miser sur un cardiologue d'âge mûr qui a déjà été approché.S'il acceptait, il aurait probablement comme adversaire une autre jeune femme, Monique Cloutier.Demain, nous analyserons les forces en présence dans les autres comtés de la région.LE TEMPS FROID S'EN VIENT! 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les marchés internationaux et nous en sommes fiers.¦ \u2022 PEAUX DE MOUTON ET DE CUIR À BAS PRIX ACHETEZ DIRECTEMENT DE LA TANNERIE MEILLEURS PRIX EN VILLE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 c a s if Pour ce premier courrier du genou d'après vacances, un petit spécial: une lettre adressée au président de la Banque Nationale du Canada par un Québécois, Marc La liberté, qui réside actuellement en Guinée.Non, non.ce n'est pas une autre de mes folies, cette fois je n'ai rien à voir là-dedans, il s'agit d'une vraie lettre, ou plutôt de la copie d'une vraie lettre qui est tombée entre les mains d'un de mes confrères de La Presse qui me Fa remise.L'auteur de la lettre, donc, M.Marc Laliberté, est à l'emploi de la «Compagnie des Bauxites de Guinée», une créature de Alcan, Alcoa et Halco Mining Co.de Pittsburgh, les trois grands du marché de l'aluminium.Comptable en coûts de construction, il a signé un contrat de deux ans pour travailler quelque part en Afrique de l'Ouest, à Kamsar, où il est encore aujourd'hui.Pourquoi a-t-il soudain éprouvé le besoin d'écrire, du fond de sa brousse, au président de la Banque Nationale du Canada?.C'est le «punch» de sa lettre et je vous laisse la surprise.Je ne ferai pas d'autres commentaires, ce monsieur Laliberté se débrouille très, très bien tout seul.Voici la lettre en question.M.Michel Bélanger, président.Banque Nationale du Canada.Montréal.PQ Monsieur, Cette semaine, plus exactement le 12 juin 1980.j'ai reçu un télex me demandant de téléphoner à Montréal, au numéro 281-3753.Le télex portait la mention: «important».Vous comprendrez qu'ici, perdu dans la brousse africaine, lorsqu'un des 160 expatriés reçoit un message de la sorte, d'abord tout le monde le sait dans les cinq minutes qui suivent, et pour tout le monde c'est la même conclusion: un drame vient d'arriver.Le directeur du personnel m'a même fait venir à son bureau pour m'assurer de sa sympathie et de son aide.Les condoléances n'étaient pas loin.Nerveux, anxieux, bouleversé même, je tente aussitôt d'obtenir une communication avec Montréal.Impossible, le contact entre Conakry et Paris ne se fait pas.Après de longues discussions avec les responsables de la poste tfuinéenne je parviens tout de même à câbler à Montréal, à ma famille, lui demandant de me repondre au plus tôt.Entre temps, j'apprends qu'un bateau danois est actuellement accosté dans le port de Kamsar et que le capitaine pourrait peut-être m'aider.Effectivement, vu l'urgence, le capitaine accepte de tenter de contacter Montréal, mais seulement le lendemain, parce qu'en Guinée il est interdit de communiquer à l'extérieur du pays sans autorisation.Le lendemain, vers 13h30, je suis dans la cabine des communications du bateau.Le capitaine tente d'obtenir une ligne.De Copenhague où se trouve la cen-trale téléphonique, on nous ré- Lettre de Guinée (courrier du genou) pond que nous sommes les 38es sur la liste.38 bateaux sont avant nous et chacun a droit à trois ou quatre appels.Le capitaine insiste: «cas d'extrême urgence»! La centrale accepte de nous faire passer en priorité; «demeurez à l'écoute, dit Copenhague, on va essayer d'avoir Montréal».Et finalement, j'ai Montréal au bout de la ligne.Voici la conversation: Mol \u2014ALLO! (je crie) Montréal \u2014 ALLO! (c'est une voix d'homme) Moi \u2014 Qui parle?Nommez-vous.Montréal \u2014 A qui voulez-vous parler?Mol \u2014 Mon nom est MARC LALIBERTE, j'appelle de Guinée, Afrique de l'Ouest.Montréal \u2014 Une ménute là.Moi \u2014 (J'attends, et au bout de 30 secondes.) Montréal \u2014 Oui, ici ma'me Le-mieux.Mol \u2014QUI?Montréal \u2014 Ma'me Lemieux de Master Charge! (elle prononce «Misterdjarge») Moi \u2014A quel sujet?Montréal \u2014 Avez-vous toujours votre carte «Misterdjarge» m'.sieur Laliberté?Je vous demande ça parce que je vois que vous avez fait des achats en Espagne.Je vérifiais si vous ne vous étiez pas fait voler votre carte.Moi \u2014 Vous n'êtes pas sérieuse madame! Savez-vous d'où je vous appelle?Montréal \u2014 Ouais, mais si qué-qu'un AVAIT FAIT des achats de $5,000 sur votre compte, vous seriez bien content que.Moi \u2014 Madame vous allez entendre parler de moi! (Je raccroche, brutalement).A ce moment-là j'étais fou-furieux.Enragé.J'ai blasphémé.Je l'ai traité d'insignifiante, de kétaine, de pepsi.J'ai maudit nos ancêtres qui ont engendré une race de monde aussi stupide.J'ai supplié le Bon Dieu d'exterminer clans la souffrance ce peuple d'imbéciles.Puis je me suis calmé.C'est toute ma sérénité retrou-véeque je vous écris monsieur le président, et permettez que je m'étonne qu'une institution financière aussi sérieuse que la Banque Nationale du Canada patronne une «kétainerie» comme Master Charge.J'imagine que ma'me Lemieux nedoitpasétrepirequela moyenne des employés dé Master Charge.N'y-a-t-il personne dans cette compagnie capable de s'occuper de comptes autres que des comptes locaux?Quelqu'un qui serait déjà allé plus loin que Plattsburgh ou Ste-Rose-des-meu-meu?Si vraiment Master Charge ne peut accepter que les factures de la Plaza St-Hubert ou des Galeries d'Anjou, qu'on me le fasse savoir.Je me débarrasserai de ma carte.Je la donnerai au premier singe-babouin qui viendra rôder autour de ma maison.Et peut-être qu'un jour, ma'me Lemieux sera très étonnée de recevoir le compte de Mamadou «Momo» Bangoura, le roi de la banane de Kolaboui.Sans rancune monsieur, et j'espère qu'un jour nous aurons l'occasion de discuter d'autre chose que des pitreries de «Misterdjarge».Salutations, Marc Laliberté FORMATION D'UN COMMONWEALTH FRANCOPHONE Québec envoie un émissaire à Dakar sans invitation OTTAWA \u2014 C'est de son propre chef que le Québec a décidé d'envoyer un émissaire à la réunion de formation du «commonwealth» des pays francophones qui s'ouvre aujourd'hui à Dakar, au Sénégal, rencontre ou seul le gouvernement fédéral était invité.GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa Selon le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, M.Claude Morin.il était impossible encore hier soir de préciser le statut de cet envoyé spécial, ni le degré de participation qui lui serait accordé.L'idée de ce regroupement des pays de langue française a été lancée par le président du Sénégal M.Leopold Senghor il y a près de dix ans et elle jouit de l'appui du premier ministre fédéral M.Trudeau.Déjà plusieurs rencontres préliminaires ont été tenues, la dernière sans la participation du Canada, en mai.Celle qui commence ce matin à Dakar doit préparer la rencontre des ministres responsables des pays participants prévue pour le mois de novembre prochain; elle doit conseiller le président Senghor sur les sujets qui seront débattus et le concept même de cette «communauté organique» comme il est convenu de l'appeler.Au ministère des Affaires extérieures à Ottawa on explique qu'il n'était pas question de cacher quoi que ce soit au Québec mais on ajoute qu'il n'était pas de la responsabilité du gouvernement fédéral d'inviter le Québec.C'est M.Senghor qui organisait la rencontre et c'est donc lui qui a dressé la liste des invités limitant même la participation à un «expert» par gouvernement.À Québec, on soutient que les fonctionnaires fédéraux ne tenaient pas à ce que les Affaires intergouvernementales du Québec y participent, notant toutefois qu'un changement d'attitude demeurait possible.Un porte-parole des Affaires extérieures a cependant manifesté beaucoup de prudence au cours d'une interview avec une agence de presse, précisant qu'on ne savait pas encore ce que tout ça allait donner, ce que serait exactement le sommet ou la communauté.C'est donc le sous-ministre suppléant au secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, M.Michel de Goumois, et son directeur général des institutions francophones, M.Marius Bu-jold, qui représenteront le Canada.Lors d'un voyage à Ottawa en novembre 1978, le président Senghor avait indiqué que le Québec n'obtiendrait pas le statut de gouvernement participant dans une telle organisation alléguant que cela était du ressort de la fédération canadienne.Le Québec a déjà le statut de gouvernement participant au sein de l'agence de Coopération culturelle et technique et la France a affirmé à plus d'une reprise qu'elle n'adhérerait pas à «la communauté organique» de M.Senghor sans que le Québec y soit.Pressé de dire si le projet pouvait aller de l'avant sans la France, M.Senghor avait déclaré au cours du même voyage qu'on ne pouvait imaginer un commonwealth des pays anglophones sans la Grande-Bretagne.su «129 EXEMPLE: JAQUETTES EN CUIR à partir de MANTEAUX DE MOUTON e\u201eA [cou*) prix rég jusqu'à$450 $7RQ EN SOLDE a partir de LUv MANTEAUX DE MOUTON (longs) prix reg a portir de $795 V/IUU EN SOLDE a portir de IwV Aussi: bourses - gants - mitaines - foulards, etc.LE MOULIN DE LA TANNERIE 9475, RUE ESPLANADE Tél.: 387-8013 (nord du Métropolitain et ouest de Saint-Laurent) OUVERT: dulun.au jeu: 9h30 a 5h30 pr.rerer»:< vend.9h30 à 9h m - 3 sam: 9h a 4h §T Stationnement gratuit E3 \\ y h pas dartre nom GARANTIT ÉCHANGE REMBOURSE Telecouleur portatif 14\"RCil Total 50 watts RMS YAMAHA \u2022 Amplificateur intégre Yamaha, 25 watts RMS'canal \u2022 Table 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moderne Choix de couleurs Idéal pour filles, garçons ou adultes prix Mobilier de 13 mex, style moderne.Fini émail blanc ou HtA toutes autres couleurs au choix.Comprend 1 boîte de lit MANUFACTURE avec tête de 39\", 54\" ou 60\" de largeur, 6 commodei avec tiroirs ou portes au choix.LIVRAISON IMMÉDIATE $649 Matelot caoutchouc mousse Disponible en 39\", 54\" ou 60\" PRIX DE LA MANUFACTURE Telecouleur meuble 26\" recii .o Total 70 watts RMS ~& FISHER TBSr \u2022 Récepteur AMf m stereo.35 wntts RmS po» canal \u2022 Table tournante Fisher Mt 6310, entraînement par courroie, moteur asservi, cartouche magnétique de qualité incluse \u2022 Haut-parleurs Hendrix mk 40, 40 watts, 2 voies.Prix suggère par les manufacturiers 'SAS10 PRIX ATLANTIQUE: I s549 95 Pour l'ensemble complet Garantie 5 ans *POUR NOS POLITIQUES CONSULTEZ NOS REPRÉSENTANTS MAGASIN-ENTREPÔT 6060 70 MAGASINS EST c 253-8880 Boui MÉTROPOLITAIN fi&iEKÏÏB PARTOUT PRÈS DE CHEZ VOUS VISITEZ NOTRE ATELIER L.ECCCC VISITEZ NOTRE ATELIER 2414 est, rue Mont-Royal Té.521 -0631 Jeudi, vendredi de 9h00 à 2 1 h 00 Samedi jusqu'à 17H00 i Carttiovt Aima > Galeries Loc St-Jean , Mail Montecoch BR0CX VILLE Islands Mall MttSAMMail Chompla.n CJURLESB0UR8 Centre commerçai Jadis CttATEAUlUAY Centre régional de Châteauguay CtMOMOTMl Ploc» du Royaume CORNWALL Cornwall Square D0RVAi Dorval Garden's Shopping Centre DRUMMONDVILLE Place Drummond RRANIY Galenos Granby NULL Place du Centre J0UCTTI Galeries Jolierte JONQtJIERE Galer.es Jonqu.ere CONQUIERE Place Centre-Ville KINIST0N Frontenac Mail 103, Princess Street LACMINE Golorie Loch.no LACNUTE Centre commercial Lochuîo LAIALU Place Newman UVAL Carrefour Laval LAVAL Centre commercial Sf-Martin laval Centre d'achat Ouyrnay LA TUQUE Centre commercial La Tuquo LEVI S Goler.es Chagnon lomueuil Centre d'ochot Jocques Carî.or MONTREAL Centre d'achat Forest MONTREAL Galeries d An|Ou MONTREAL Goler.es 0-;pu.i MONTREAL Ploce Ale«is Nihon (niveau du -netro) MONTREAL Ptoce Alexis Nihon (3e otoge) MONTREAL Ploce Bouasso MONTRtAL Plaia Cote-des Neiges MONTREAL 6060 bout.Métropolitair est MONTREAL Ptoce Ontario MONTREAL Ploce Versailles MONTREAL Plaza St-Hubert OTTAWA Men vole Shopping Fair OTTAWA Sparks Street Mail POINTEAUX-TREMBLES Carrefour de la Pointe POINTI-CUIRI Centre commercial Fairview QOEBIC Ploce Cartier (Mail Sf Roch) QUEBIC Goieriei de la Cawd'ère QtlÈBf C Ploce Fleur de Lys REPENTIINY Ptoce Repentigny RI MOU SKI Carrefour R.mousK.ROCK FOREST Plaza Forest ROSE MERE Galène des Mille Iles ST-MUNO Promenodes ST BRUNO STC-FOY Ploce laurier STI-FOY Ploce Ste-Poy ST-HYACINTNE Gaierio St-Hyocinthe ST-JEAN Galerie Richelieu ST-JEAN Carrefour Richelieu STT-MARTHE Promenade Deux-Montagnes SIPT-llIS Ma.l de Place-Ville SNAW1NIIAN Ploro Mouncie SHERBROOKE 1 80, rue Wellington nord SHERBROOKE Galeries les Ouatre-Saisons SOREL 65.rue Georges TERREBONNE Galeries Terrobon-o THETFORD MINES Carrefour Frontenoc TtOH-ttVIERES Centre les Rivières TROIS-RIVIERESO.4542 bout.Royal VYCTOtLAVlUi Carrefour des Bois Franc* VAL D'OR Carrefour du Nord VILLE ST-LAURENT Goler.es Normandie VILLE $T LAURENT (Ptoce Vertu Audio) Ptoce Vertu A6/ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 i 'A EDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil D'administration la presse ROGER LEMELIN président et éditeur FERN AND ROY vice-président exécutif JEAN 818TO éditeur adiomt YVON DUBOIS directeur de l'tnlormation MARCEL ADAM éditoriaitste en chef Ottawa et l'enseignement aux minorités Les ministres de l'Éducation des dix provinces ont profité de leur réunion à Vancouver pour dénoncer la diminution substantielle des subventions fédérales à la promotion de l'enseignement de la langue seconde et en langue seconde.Celles-ci seraient passées de 200 à 1 70 millions de dollars pour la dernière année.À première vue, il est évident que ces chiffres sont étonnants.Le gouvernement fédéral ne manque pas une occasion de proclamer sa volonté de protéger les droits linguistiques de la minorité.On sait que le premier ministre Trudeau est même désireux d'enchâsser ces droits dans une constitution renouve-' léë.Ce relâchement, en supposant qu'il s'agit bien de cela, s'expliquerait également d'autant plus mal que les provinces, en général, ont manifesté en ces dernières années une bonne volonté plutôt remarquable envers leur minorité.La législation scolaire, en plusieurs endroits du pays, a fait de grands pas dans la bonne direction.On connaît encore la popularité des cours d'immersion en français.D'après certaines informations, par exemple, il y aurait, seulement en Ontario, environ un million d'étudiants inscrits à de tels cours.La promotion de la langue seconde répond donc à de réels besoins.Le ministre québécois Jacques-Yvan Morin a d'ailleurs lui-même reconnu tant ces progrès que les bonnes dispositions de ses collègues des autres provinces.Mais, alors, que se passe-t-il au juste du côté d'Ottawa?Le ministre fédéral responsable de ce dossier, M.Francis Fox, se doit au moins d'apporter des explications.Se pourrait-il, en effet, comme le veulent certaines rumeurs, qu'Ottawa soit plus ou moins satisfait de l'emploi qui est fait par les provinces de ses subventions à ce chapitre et qu'il ait plutôt décidé de diversifier ses mesures d'aide aux minorités officielles?Ces subventions qu'Ottawa verse aux provinces en vue de compenser les dépenses que celles-ci effectuent pour améliorer leurs programmes scolaires en langue seconde ne comportent aucun lien spécifique.Il est difficile pour le gouvernement central, en conséquence, de s'assurer que cet argent sert vraiment partout les fins auxquelles il est destiné.On a déjà dit que ce sont ces doutes qui l'ont amené à penser davantage depuis quelques années en termes d'aide spéciale à des projets précis.Il lui est plus facile alors de vérifier l'usage qui est fait de ses «largesses».Il faudrait voir donc si c'est l'ensemble de l'aide fédérale au bilinguisme qui a diminué ou s'il s'agit simplement de celle qui passe par les mains des ministres de l'Éducation.Du moins, avant d'accuser le gouvernement canadien de manquer de logique dans ce dossier.Mais c'est au ministre Fox, encore une fois, de dire ce qu'il en est au juste.Par contre, et quoi qu'il en soit des accusations des ministres provinciaux, ces derniers doivent admettre que la justice envers leurs minorités doit demeurer une priorité.Si on peut trouver l'argent pour d'autres projets, on doit pouvoir le faire également pour respecter les droits linguistiques de tous ses ressortissants.On ne peut prétendre vouloir servir l'unité nationale et se montrer mesquin sous ce rapport.S'il y a eu des progrès certains dans plusieurs provinces au chapitre des politiques lin- guistiques, il y a place encore pour passablement d'amélioration.Par exemple, il arrive encore trop fréquemment que les lois provinciales, en principe fort généreuses, demeurent simplement permissives, de sorte que des commissions scolaires peuvent y passer outre selon les humeurs des populations locales.Il en résulte que des groupes francophones, ici et là, doivent toujours mener des batailles héroïques pour qu'on consente finalement à leur donner les écoles qu'ils réclament.Il faut bien constater aussi que très peu de dirigeants provinciaux ont opté pour l'enchâssement des droits linguistiques dans la constitution lors de la dernière conférence fédérale-provinciale.Ils avaient là une belle occasion de témoigner de leur détermination de s'engager envers leur minorité officielle.Et, pour demeurer au niveau de l'éducation, il importe de noter qu'un peu partout les minorités de langue française se voient toujours refuser le contrôle de leurs institutions.Ce serait pourtant primordial si l'on veut que ces minorités se sentent vraiment à l'aise à l'intérieur des divers systèmes scolaires.On n'est jamais mieux servi que par soi-même.La minorité anglophone du Québec sait l'importance de cette maîtrise de son réseau d'écoles et d'enseignement.Il est possible, en somme, qu'on puisse jeter la pierre à Ottawa.Il est dans l'ordre, aussi, que les provinces soulignent leurs initiatives heureuses en ce qui concerne la promotion de la langue seconde.On a droit, par contre, de leur rappeler qu'elles pourraient faire encore bien davantage.VINCENT PRINCE La Chambre de commerce erre \u2022 La Chambre de commerce du Canada, lors de son congrès tenu cette semaine dans la ville de Québec, a adopté plusieurs excellentes résolutions, qui seront autant de recommandations qu'elle entend faire aux gouvernements, fédéral et provinciaux, notamment la réduction des dépenses budgétaires et du nombre des fonctionnaires, le maintien de l'indexation des tabies d impôt, etc.Mais une des résolutions apparaît pour le moins paradoxale: c'est celle qui recommande que le prix canadien du pétrole atteigne le prix mondial au plus tard dans cinq ans.Attitude paradoxale parce que les hommes d'affaires sont toujours conscients qu'il faut maintenir les coûts de production le plus bas possible à la fois pour faire face à la concurrence et pour garantir la marge de profit.Or le prix du pétrole est l'un des principaux facteurs de la hausse des coûts de production.Mais les promoteurs de la résolution en question soutiennent que le prix canadien (S1 6.75 le baril actuellement) doit atteindre le prix mondial (S38 en moyenne) pour inciter les entreprises pétrolières à développer davantage la prospection et l'exploitation des gisements de pétrole par l'accroissement des profits.Dé cette façon, soutiennent-ils, le Canada pourra éventuellement atteindre l'autosuffisance pétrolière.Il y avait longtemps qu'on n'avait pas entendu un sophisme aussi énorme.D'abord, les profits des sociétés pétrolières se sont accrus depuis 1973 de façon démesurée, grâce aux pays de l'OPEP qui ne cessent de hausser leurs prix.C'est une manne inespérée puisque ce sont les pays de l'OPEP et non les sociétés pétrolières qui portent l'odieux de ces hausses.Ensuite, le prix mondial n'est pas une norme puisqu'il monte sans cesse et sans relation avec les coûts de production du pétrole.La seule norme acceptable est le coût de la production canadienne de pétrole y compris celui des sables bitumineux.En outre, le prix mondial pour le pétrole canadien serait très néfaste pour l'économie du Canada puisque l'industrie manufacturière du pays serait encore moins concurrentielle à l'égard de son principal partenaire commercial, les USA.Ce n est donc pas le prix canadien qu'il faut hausser au prix mondial mais les taxes des gouvernements sur le pétrole qu'il faut réduire, si l'on juge que les profits pétroliers sont insuffisants.IVAN GUAY 52 cm&eç courpe AVEC Vil oTFç.Droits réservés * ¦ i L'affaire Coffin: Denis Vaugeois est pris à partie Ce qui suit est extrait d'une lettre que Me Louis Dorion, avocat de Québec, a fait parvenir au ministre des Affaires culturelles et des Communications, M.Denis Vaugeois, qui, lors du récent lancement du film «L'affaire Coffin; s'est dit convaincu de l'innocence de Coffin.Me Louis Dorion est le fils de Me Noël Dorion qui était à l'époque Procureur-chef de la Couronne du Québec et qui, à ce titre, fut intimement mêlé à l'affaire Coffin.Louis Dorion n'a jamais cessé de s'y intéresser également depuis le tout début, alors qu'il était étudiant en droit.Il a pu notamment avoir accès à plusieurs des dossiers de son père.Monsieur le Ministre, J'ai lu avec étonnement les propos que vous ont prêtés les journaux LE SOLEIL et LA PRESSE dans leur édition du 12 septembre 1980, soit le lendemain du nouveau lancement, au Grand Théâtre de Québec, cette fois, de l'affaire COFFIN.LOUIS DORION Avocat ¦ Votre présidence d'honneur à cette première était probablement reliée à la subvention dont les auteurs du film ont bénéficié de la part de notre bon gouvernement où vous figurez si bien.Ce qui me frappe» cependant, comme beaucoup d'autres sans doute, c'est que vous semblez tout disposé à conclure à l'innocence de COFFIN à la suite du simple visionnement du film de Jean-Claude Labrecque, et après avoir discuté longuement avec P«écrivain et journaliste» Jacques Hébert et avoir lu ses livres.Je suis en mesure de confirmer le commentaire du directeur de la police de Québec, M.Jean-Charles Van Houtte, qui a qualifié ce film de comédie loufoque, et ce pour avoir été témoin, de toute cette affaire, tant au moment de l'enquête policière, qu'au moment du procès de Percé et au moment de l'enquête Brossard tenue à la suite de la publication des livres d'Hébert.Ce qui pis est, le réalisateur lui-même, Jean-Claude Labrec-que, a souligné qu'il «revendique le caractère de fiction qui s'attache au film » selon le journaliste Luc Perreault de LA PRESSE.Il semble bien que vous n'avez guère songé, avant de parler, à prendre connaissance: 1\u2014Des comptes rendus du procès à Tissue duquel COFFIN avait été reconnu coupable de meurtre par un jury composé de six anglophones et de six francophones gaspésiens, verdict endossé par l'honorable juge de la Cour supérieure qui présidait ce procès; 2\u2014Du jugement de la Cour d'appel du Québec qui avait confirmé le verdict précédemment mentionné, ni des notes des savants juges qui avaient étudié ce dossier; 3\u2014Du jugement de l'honorable juge Abbott, de la Cour suprême, qui avait refusé à COFFIN le droit d'en appeler devant cette cour; 4\u2014Du jugement des cinq juges de la Cour suprême qui, après recommandation du cabinet fédéral, avaient examiné cette affaire et confirmé la décision de l'honorable juge Abbott; 5\u2014Du rapport de l'honorable juge Brossard qui, à la suite de la parution des volumes d'Hébert, avait présidé une commission d'enquête qui avait porté de façon exhaustive sur tous les aspects de l'enquête policière et du procès devant les assises, sur le comportement de toutes les parties intéressées ou impliquées, et qui avait conclu à la fausseté des affirmations d'Hébert dans]ce|vol urne dont la lecture, selon vos propos rapportés par les journaux LE SOLEIL et LA PRESSE ont contribué à vous convaincre de l'innocence de COFFIN.Je crois utile d'attirer votre attention sur certains extraits du rapport de l'honorable juge Brossard.Après avoir analysé toute la preuve apportée devant lui, le juge Brossard écrivait : «Voilà donc les sources imposantes auxquelles M.Hébert a puisé et sur lesquelles il a construit l'édifice lézardé que nous connaissons.«Somme toute, à quoi se résument ces sources de renseignements: quelques rares extraits de témoignages recueillis dans les notes des juges de la Cour suprême, car, nous le savons, M.Hébert n'a pas lu les notes des juges de la Cour d'appel; surtout des extraits de nouvelles et reportages du Toronto Star, du Toronto Telegram et des journaux^d'Altoona, y compris ceux qui\" ont surtout formé la substance du volume de M.Belliveau; quelques passages du factum des avocats de la défense en Cour suprême; des entrevues avec Donald Coffin, Gérald Qui-rion et l'agent Synnett: des rapports purement verbaux de l'ancien agent Doyon, récemment congédié de la Sûreté provinciale et manifestement aigri contre ses anciens supérieurs; certains renseignements à lui communiqués par Me Gravel et une incertaine approbation par ce dernier des épreuves de son premier volume; un affidavit, celui de John Hackett; quelques conversations avec M.John Edward Belliveau, dont l'importance a été passablement diminuée par le témoignage de ce dernier.Tel est vis-à-vis Te formidable passif des sources non utilisées le mince actif composé en grande partie de ouï-dire parfois jusqu'au troisième degré de recul.«Aussi bien, n'avons-nous pas été surpris de relever dans le témoignage de M.Hébert certaines rétractations et contradic-tions auxquelles il a été acculé.«Si l'on ajoute à ces rétractations des nombreux démentis, par un bon nombre de personnes auxquelles M.Hébert a, dans son volume, attribué des paroles, que ces paroles n'avaient pas été véritablement prononcées par elles, démentis que nous avons relevés au cours des chapitres qui précèdent; si l'on ajoute les cas encore plus nombreux où les faits allégués par M.Hébert ont été démentis, en totalité ou en partie, par les nombreux témoins que nous avons entendus, quelle valeur pouvons-nous donner à l'esprit d'objectivité, d'exactitude et de vérité qui aurait pu permettre à M.Hébert de faire les deux affirmations suivantes: «on ne peut s'empêcher de croire COFFIN innocent à moins que Von mette ma bonne foi en doute, ce qui est toujours possible» et «moi, je ne peux pas vivre dans un pays où la justice est malmenée à ce point-là, je dors mal le soir».Commentant plus loin le témoignage de M.Jacques Hébert lui-même devant la commission qu'il présidait, l'honorable juge Brossard constate: «Enfin, le témoin (Jacques Hébert) a, à un moment de l'un de ses nombreux témoignages, échappé ce qui, à mon sens, si l'on tient compte de la preuve qui nous a été soumise et que M.Hébert a pu suivre, est le summum d'une outrecuidance que le dictionnaire définit «témérité impertinente».Avant de tenir des propos comme ceux qu'ont rapportés LE SOLEIL et LA PRESSE le 12 septembre il eût été, à mon avis, de votre devoir de vous informer davantage des sujets sur lesquels, en votre qualité de ministre, vous osez vous prononcer de façon aussi cavalière, plutôt que de ne vous inspirer que des propos de Jacques Hébert que l'honorable juge Brossard a jugés comme étant des «injures inqualifiables», «d'erreurs et de faussetés» graves.Puisque mieux vaut tard que jamais, je crois bon de vous informer que ce M.Hébert a été condamné à l'emprisonnement et à l'amende pour outrage au tribunal à l'issue de l'enquête de la Commission Brossard, comme d'ailleurs il avait déjà écopé d'une amende pour mépris de cour en 1958 et d'une condamnation en dommages pour libelle.Si cela peut vous être utile, je suis disposé à vous fournir toute la documentation qui serait propre à vous aider à former une opinion valable.J'ose espérer que, lorsque dans l'exercice de vos fonctions de ministre, vous êtes appelé à prendre des décisions, ou à porter des jugements, vous vous inspirez de sources plus sérieuses que celles qui ont provoqué vos réflexions et vos conclusions relativement à l'affaire COFFIN,qui m'ontfaitsursauter.(.) Si, comme l'a suggéré le directeur Van Houtte de la Police municipale de Québec, l'histoire avait été reproduite de A à Z, vous vous seriez sans doute rallié au verdict et aux décisions rendus par les douze jurés et le grand nombre de juges et de tribunaux qui se sont penchés sur l'affaire et ont étudié les faits dans leur réalité.Vous vous êtes sans doute égaré ce soir du 11 septembre dernier, ému par l'honneur de présider à la première projection de ce film que votre subvention avait contribué à produire.Vous en auriez perdu la parole.de l'homme sage! A EN VRAC HE IJ3EE Le Québec a manqué le bateau Société canadienne du cancer 1118, Ste-Catherine ouest Montréal Permettez-moi de vous faire part, avec le moins d'émotivité possible, de ma frustration suite au «Marathon of Hope Terry Fox» du canal 12 le dimanche 7 septembre.Ma frustration s'est changée en indignation, le lundi 8, en re- Terry Fox gardant l'émission «Take Thirty* au canal 6.Lors d'une interview avec Terry Fox, celui-ci a bien dit et avec une amertume facile à comprendre que c'est au Québec qu'il s'est senti te plus découragé, à cause du refus de votre Société de l'appuyer.Il ne s'est jamais senti aussi seul qu'au Québec, et ce qui l'a stimulé à continuer sa courageuse odyssée c'est de savoir qu'en Ontario on l'attendait à bras ouverts, spécialement par la Société canadienne du cancer.Y a t-il deux poids deux mesures?Une pour le Québec et une pour les autres provinces?Encore une fois nous passerons aux yeux du Canada tout entier comme des «bornés» et des «colons».Si vous avez des réponses à me donner, je les apprécierais beaucoup, mais n'essayez pas de blâmer la ville de Montréal ou autres.Vous avez tout simplement loupé une chance unique de publicité à peu de frais et, surtout, une chance de montrer votre humanité envers ce magnifique jeune homme.En attendant, je demande à Dieu de n'avoir jamais besoin de vos services pour moi et ma famille.Ginette G.lorrain, Laval Accusations sans fondement Lettre ouverte à Monsieur Armand-R.Lavoie, locataire insatisfait du Village olympique Monsieur, La violence physique aussi bien que verbale dont vous faites arrogante démonstration, dénote une agressivité inquiétante (.) Vos affirmations (pour plusieurs d'entre elles sans fondement) exagèrent grossièrement les quelques incidents regrettables dont nul quartier n'est tout à fait à l'abri.Le svstème de sécu-rite instauré en nos murs est, de l'avis de la majorité, d'une qualité et d'une efficacité remarquables.Pour les rares résidants insatisfaits, j'en sais deux mille autres prêts à prouver non seulement la compétence, mais aussi l'intégrité, la courtoisie spontanée et sans mièvrerie, et des membres de la Direction du Village olympique, et de son personnel d'entretien.Leur dignité les incite même à ne pas vous accuser de libelle diffamatoire qu'appellerait votre odieuse intervention.Quant à votre «départ», (.) il enchantera l'une parmi les centaines de personnes qui, en liste d'attente, aspirent à s'établir en ce «haut-lieu de perdition»! (.) Denyse boucher-ST-PI erre Résidante heureuse du Village olympique M.Robert Nelson Régie des installations olympiques Montréal Cher monsieur, Mon mari, mes deux filles et moi demeurons au Village depuis juillet dernier et contrairement à M.Lavoie nous n'avons que des félicitations à faire autant à l'administration qu'à la sécurité.Je suis d'accord avec ce monsieur sur un seul point: la grande gentillesse de M.Daniel Perras.Mais je pourrais vous fournir une longue liste d'autres personnes très gentilles au Village olympique.Chantai desautels Village olympique Au sujet de la fibre optique L'article sur la fibre optique, paru dans La Presse du 13 septembre 1980, contient cette phrase: «Les impulsions rebondissent dans la fibre sur les parois, qui servent de miroir, les indices de réfraction étant spécialement calculés pour équilibrer leur vitesse de propagation».Il aurait fallu plutôt écrire: «.les indices de réfraction étant calculés pour permettre le phénomène de réflexion totale».Dans le cas général de la lumière franchissant la frontière séparant deux milieux à indice de réfraction différent, une partie du faisceau est réfractée et l'autre partie est réfléchie.Dans le cas de la fibre optique, son indice est élevé et celui de son enveloppe faible.La lumière qui arrive sur la paroi à un angle d'incidence supérieur à un angle critique ne sera plus partiellement réfractée, mais totalement réfléchie.En alignant le faisceau en conséquence, on peut tirer parti de cette réflexion totale pour sa propagation dans la fibre.On observe le même phénomène de réflexion totale entre l'eau et l'air, lorsque la lumière passe de l'eau (n élevé) à l'air (n faible).Guy faucher Département de Génie physique Ecole polytechnique LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 Le «Arrow» ou sommet de sa gloire interdit «ux visiteurs Pour faire suite à une lettre parue dans cette chronique en date du 13 août et qui présentait l'annulation du projet Arrow comme étant une erreur, lettre signée par Robert Nault, de Duvernay, Laval, j'aimerais dénoncer un autre aspect relié à cette annulation.Au début d'août, je me suis rendu à Ottawa, plus précisément au musée de l'Aviation, dans l'espoir de pouvoir méditer quelques minutes devant les restes du Arrow no 206 sur la stupidité humaine et notre fierté nationale foulée au pied, un jour de février 1959.Mais des restes du Arrow, aucune trace à part un turboréacteur Iroquois PS 13, reposant sur un chariot.Je m'informe auprès d'un gardien, il me répond que les restes du Arrow relèvent plutôt du musée de la Science et de la Technologie mais qu'il est inutile d'espérer les voir étant donne qu'ils sont remisés quelque part, dans un lieu inaccessible au public.Cette affirmation m'est confirmée à ma visite à ce second musée.Ainsi, sous prétexte d'un manque d'espace, un citoyen canadien ne peut même pas jeter un coup d'oeil sur les pauvres vestiges de ce que fut, aux dires de plusieurs, la plus grande réalisation du génie militaire canadien.Ce projet a coûté, selon les chiffres fournis par Murray Peden dans son livre «Fall Of An Arrow», $340 millions aux contribuables.Chacun des cinq prototypes coupés en morceaux et envoyés à la ferraile sur l'ordre de John Diefenbaker et de son gouvernement a coûté $12.5 millions! C'est assez cher pour que les personnes intéressées puissent au moins voir librement les pauvres restes rescapés de ce carnage.Quelque part dans un hangar poussiéreux reposent les restes du Arrow.Ils doivent redevenir au plus tôt accessibles au grand public pour que les Canadiens n'oublient pas la tragédie du CF-105 Arrow et comprennent pourquoi aujourd'hui, notre dépendance à l'égard des USA est à peu près complète en ce domaine.Bernard custeau Sherbrooke P.C.: À noter que ces restes se composent d'une partie du fuselage (avant) et de quelques pièces du train d'atterrissage.Une salle d'urgence inefficace La présente est pour vous informer d'une situation que je considère comme inadmissible.Samedi le 13 septembre, mon fils de 14 ans se blesse en jouant au football.Je me rends à une clinique de Laval où des radiographies décèlent une fracture de la cheville doublée d'une vilaine foulure.Le médecin me demande de me rendre à La Cité de la Santé pour faire faire un plâtre.Nous y arrivons à 16 heures 15 minutes exactement.Après une longue attente, le médecin examine mon fils et lui demande de retourner dans la salle où l'orthopédiste le rappellera pour son plâtre.Après 3 heures de longue attente (le pied de mon fils est très enflé et tourne au bleu), on m'informe que l'orthopédiste est en salle d'opération; ensuite on m'avise qu'il se trouve à l'hôpital Notre-Dame de L'Espérance pour finalement m'avouer qu'il est rendu chez-lui et qu'il n'a pas l'intention de se déranger pour une simple fracture.Le médecin nous fait venir à nouveau dans un petit bureau pour nous expliquer ce qui en est.L'infirmière fait un bandage à la cheville blessée, prescrit des médicaments contre la douleur et nous demande de revenir le lendemain pour le plâtre.Cela faisant 4 heures 30 minutes que nous attendions! (.) QU'ON NOUS DONNE DU SERVICE OU QU'ON FERME CETTE SALLE D'URGENCE.Suzanne gauthier Laval-des-Rapides N.B.Priorité est accordée dont cette page aux lettres brèves, d'intérêt générât, se rapportant à des articles parus dan* LA PRESSE.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume rentière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon t'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: « Tribune libre», LA PRESSE, C.P.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.Haro sur le libéral Fartas Dans son article du 4 septembre, M.Fortas nous sert une bouillabaisse noiriste qui fait comprendre sa sympathie pour le duvaliérisme et son énerve-ment hystérique face à ce qu'il appelle l'opposition haïtienne.A l'en croire, la tragédie d'Alfred (car Fortas nous campe un décor racinien) vient du fait que, victime de conflits raciaux et sociaux, il aurait été sacrifié par ses frères de race.«Il est navrant, prétend Fortas, mais tout à fait dans la tradition nègre que ceux qui lui auront porté l'estocade finale aient été ses frères de race.» Pour Fortas, la vraie trame haïtienne est la suivante: Alfred est un représentant «de cette nouvelle classe dont le régime duvaliériste a permis l'émergence»; c'est la raison pour laquelle il vante si naturellement le régime des Duvalier et retrouvera son «identité» en rendant visite à Jean-Claude Duvalier.M.Fortas, vous n'avez rien compris! Sur le million de Haïtiens qui ont pris le chemin de l'exil et qui ne sont pas duvalié-ristes, l'écrasante majorité vient de ces classes pauvres qui n'ont pas mordu, comme vous, au mythe de l'idéologie noiriste (ou baptisée «de classes moyennes») des Duvalier.Ce n'est pas la communauté haïtienne qui a dévoilé, à la face de l'opinion publique d'ici les rapports étroits et suspects entre le député de Papineau et le régime des tontons macoutes de Port-au-Prince.C'est le consul de Duvalier à Montréal, s'imaginant réaliser un coup de maître dans le cadre de sa campagne «pro-jean-daudiste au Canada», a tout bêtement fait parvenir aux journaux une copie du texte du télégramme adressé par Jean Alfred à M.Jacques Couture, ministre de l'Immigration du Québec, pour s'indigner des interventions du ministre dans la question des réfugiés haïtiens.A noter que M.Alfred n'a jamais été accepté par la communauté haïtienne parce qu'il a publiquement et plusieurs fois renié ses racines et toute appartenance haïtienne et surtout à partir du moment où en vantant le régime Duvalier, il a donné un soufflet à tous ceux qui ont dû partir à cause de cette dictature qui tue et affame.Tout le reste, M.Fortas, n'est que projection de vos complexes de métèque (.) Le deuxième dada de M.Fortas \u2014 et là-dessus, je serai fort bref \u2014 est, bien entendu, son acharnement contre le «nationalisme péquiste».Il est intéressant, pour comprendre l'ambiguïté fondamentale du ton de Fortas vis-à-vis d'Alfred, de relever qu'il en est à la fois le rival et le confrère.Fortas cultive la surenchère fédéraliste pour les mêmes raisons qu'Alfred se donnait pour plus péquiste que René Lévesque.Il aurait, lui aussi, à se faire pardonner, à faire oublier ses origines antillaises.Il est très clair que Fortas, bien plus qu'Alfred, a été fasciné par l'itinéraire politique de Disraeli.Dans un sens, pour Fortas, le rêve eût été de réussir à percer comme Alfred sur la scène politique canadienne.Mais je trouve injuste l'accusation selon laquelle le P.Q.aurait utilisé M.Alfred pour se donner une image d'ouverture.M.Fortas a été bien plus nettement «l'ethnique de service» durant la dernière campagne référendaire et dans le camp fédéraliste.KarILÉVÊQUE Montréal i M.André Fortas Après lecture de votre article paru dans LA PRESSE du 4 septembre sous le titre «L'affaire!.Jean Alfred: un second regard», je m'empresse de vous écrire pour vous éviter un troisième regard qui risquerait de masquer davantage les évidences en maquillant le problème et en mystifiant les honnêtes gens.Sans vouloir m'engager dans une polémique stérile, je tiens à faire la présente mise au point pour élever un peu le niveau du débat autour de l'affaire Jean Alfred.Après votre intervention à une ligne ouverte à Radio-Canada .pour demander la tutelle pour Haïti, ce n'est pas sans réticences que j'ai abordé votre analyse des événements qui entourent ; cette affaire.Vous aurez beau jouer au spécialiste pour faire comprendre au petit lecteur pro fane les mille et un contours de fc ce phénomène, vous n'arriverez pas à dépolitiser la question haïtienne.Vous arriverez encore moins à exploiter cette situation au profit de vos thèses profédé- ; ralistes qui vous ont déjà rendu plus que célèbre durant la pério-1 de référendaire.Voilà pourquoi ; je choisis de laisser de côté tout ce jargon référendaire «québécois d'origine ethnique», ; «impossibilité de s'identifier au nationalisme ethnocentrique», etc.Cette verbomanie dilatoire devrait être reléguée au rang des vieilleries d'un autre siècle' au profit des idées claires.N'a-vez-vous pas déjà obtenu ce «Non» tant convoité?N'est-on pas en train d'en récolter les .doux fruits (fruits un peu indigestes même pour le chef du «Non», monsieur Claude Ryan)?Il suffit, pour s'en convaincre, d'écouter ses commentaires et réactions sur la menace de rapatriement unilatéral de la Constitution.Que voulez-vous donc de dIus?Quelle est cette manie de vouloir tout ausculter au stétos-cope d'un fédéralisme étroit, j'allais dire mesquin?En essayant d'appréhender votre pensée louvoyante, on s'en-; fonce dans un vrai labyrinthe où tout est tortueux, confus, bru-i meux.Votre pensée, si tant il en.est, est insaisissable.Vous prenez si souvent la parole sur des | sujets si préoccupants qu'on se! dit à tout coup qu'il doit vouloir dire quelque chose, ce monsieur.! Et pour cause.Je me suis mis.à scruter votre article.Ce que j'ai ; découvert?Rien de bien étonnant.Vous avez réussi à faire '.dévier le débat Alfred.En fin «négrologue», vous avez réussi à réduire l'affaire à sa plus simple | expression: le noirisme.De là à ; s'apitoyer sur le sort d'un «frère de race victime de T«estocade» de ses propres frères de race, ce n'est plus qu'un tour de passe-passe.Il suffira d'y ajouter les pauvres Duvalier, et la famille sera complète.Au lieu d'un frère de race à plaindre, nous en aurons plusieurs.A cet égard, je suis d'accord avec vous que Jean Alfred ne sera pas le dernier à mériter l'algarade des gens sensés.\u2022 - Un sujet plus banal serait plus approprié pour jouer au Grand Manitou.Vous avez l'art de tout entortiller pour ensuite faire le bon sorcier qui a remède à tout et qui possède la clé de toutes les énigmes.(.) Bernier PIERRE Granby, Québec Un autre point cl© we sur Ee cas des Juifs en Syrie Dans LA PRESSE du mardi 9 septembre, sous la rubrique «Tribune Libre», M.Isaak Sada-ka essaie de nous sensibiliser au sort des Juifs de Syrie.M.Sadaka établit à 10,000 le nombre de Juifs qui vivaient en Syrie avant 1918.Il ne souffle aucun mot sur leur situation avant cette date.Il a en fait raison: il serait obligé d'admettre qu'avant la création de l'entité sioniste la communauté juive en Syrie était comme elle est partout dans le monde, une communauté prospère.Elle comptait un nombre impressionnant de professionnels, d'hommes d'affaires, de marchands, voire de banquiers, nombre, toute proportion gardée, nettement supérieur à celui de l'ensemble des Syriens.Il parle de ghettos des Juifs et de leur situation désespérée à Damas, Alep et Kamichlyé et cite à l'appui, sans le nommer, un journaliste danois qui aurait écrit: «Si le monde entendait le cri provenant de là il serait bouleversé.» Détails à noter, aucune date de la parution de l'article n'est mentionnée et, selon Mme Fogel du consulat de Norvège à Montréal, «Politiken Copenha- gen» est un quotidien et il n'y a pas de magazine de ce nom comme le prétendait M.Sadaka.Cette nouvelle attaque contre la Syrie n'a rien d'original.Elle s'inscrit dans une campagne de diffamation que les sionistes n'ont cessé de mener dans la presse occidentale contre le seul pays arabe potentiellement capable d'arrêter l'expansion d'Israël.De plus, cette manoeuvre cherche à détourner l'attention de l'opinion publique mondiale des pratiques racistes et des actes criminels commis à rencontre de la population arabe dans les territoires occupés, et à tromper les Juifs orientaux en leur faisant croire qu'«Israël» est soucieux de leur sort.Conscients des mesures discriminatoires exercées par les sionistes à rencontre des Juifs orientaux originaires des pays arabes, les Juifs syriens ont rejeté leurs manoeuvres.Ils ont refuté au cours de nombreux entretiens avec les représentants de la presse mondiale, les calomnies proférées par la propagande sioniste concernant leurs conditions de vie.et ont reconnu leur loyauté et leur allégeance à la Syrie seule.Ainsi, plusieurs observateurs occidentaux, qui ont visité dernièrement le pays, confirment que les Juifs syriens ne subissent aucune forme d'oppression ou de ségrégation: 1) Le journal «Sud-Deutsch Zeitung», publié à Munich, écrivait le 21 août 1969: «Les Juifs de Syrie n'ont aucun problème.le gouvernement ne publie pas des lois contre eux, et ils peuvent toujours pratiquer leur religion et leurs coutumes et en toute liberté.» 2) Le journaliste français Pierre Déméron a visité plusieurs fois la Syrie en 1970 et 1971 et a constaté que les Juifs de Syrie ne sont pas otages comme le prétendent certaines sources européennes mal informées.3) Mike Wallace, journaliste américain, a fait un grand reportage sur les Juifs syriens.En février 1975, le programme de CBS News «60 minutes» sur la Syrie a suscité une série de protestations de la part des Juifs américains parce qu'il a montré les 5,000 Juifs de Syrie menant une vie très normale.A la suite de ce programme, le Congrès juif américain (AJC) porta une plainte formelle contre CBS News et son reporter particulier d'origine juive M.Mike Wallace, accusant le programme d'être «excessif, inexact et déformé».Mais CBS a répété le même programme en juin 1975, dénonçant les critiques et défendent l'émission originale.Pour mettre les choses au clair, Mike Wallace effectua un second voyage en Syrie, mars 1976, et de retour en Amérique, il diffusa un nouveau programme affirmant une fois de plus que les Juifs syriens participent sur le même pied d'égalité à la vie sociale syrienne.4) David Hirst, envoyé spécial du Guardian au Proche-Orient, a passé en revue les allégations de l'AJC (Congrès juif américain) et écrit, en février 1975, un article confirmant que ces allégations sont fausses et sans fondement.5) Irène Besson, correspondante du Guardian au Proche-Orient, a écrit en juillet 1974: «Les diplomates occidentaux et les résidents étrangers qui habitent à Damas affirment qu'ils n'ont jamais entendu parler d'un mal traitement des Juifs en Syrie.N'est-il pas difficile, si les Juifs étaient maltraités, de camoufler une telle chose dans une petite ville comme Damas?».6) La «Libre Belgique», publication de Bruxelles, a rapporté que «rien dans le quartier juif à Damas n'indique qu'on y trouve un «ghetto» ou un quartier des minorités.Il n'y a là ni présence militaire, ni répression policière, ni barrages de police».Est-ce que la situation des Juifs aurait changé depuis 1976?La réponse nous est fournie par Jean-François Nodinot.diplomate et écrivain, dans son livre récemment paru aux éditions du Sorbier: «Dernière communauté autrefois importante, les Juifs connaissent, en raison du conflit qui oppose la Syrie à Israël, une situation à part.Forte d'environ 5,000 personnes, elle a vu sa situation sensiblement améliorée avec la venue au pouvoir du président ASSAD.«Vivant à Damas, à Alep et à Kamichlyé, ils peuvent se déplacer dans le pays sans autorisation, se rendre à l'étranger pour y recevoir des soins médicaux, ou rendre visite à leur famille, moyennant dépôt d'une caution.Non soumis aux obligations militaires, ils accèdent à la fonction publique et se rencontrent sur^ tout dans les ministères techniques.Le pouvoir leur reconnaît également le droit de posséder sans restriction des fonds de commerce et d'exercer librement les professions libérales.La communauté compte d'ailleurs un nombre important de médecins, d'avocats et de pharmaciens, qui exercent en dehors du quartier juif.La liberté du culte est assurée et deux écoles, à Damas, dispensent un enseignement en hébreu, grâce aux subsides de l'étranger.» Devant ces témoignages, nous suggérons fortement à M.Sadaka et à son comité québécois des réfugiés juifs des pays arabes de se pencher sur le problème des Arabes en Israël et dans les territoires occupés, sans oublier celui des Juifs orientaux d'origine arabe.R.R.KNEIDER Canadien d'origine syrienne, éditeur de la Revue du Monde arabe A 8 SUR L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 guerre entre l'Iran et l'Irak masque surtout une série d'enjeux stratégiques rôle du Shatt al-A- ¦ff LIMASSOL (CHYPRE) -^ÎLa guerre qui fait rage demis une semaine entre l'Iran etïlrak résultant d'une tension m&taire déjà vieille d'un an à laquelle personne n'accordait d'importance jusqu'ici, masque unj?série d'enjeux stratégiques beAjcoup plus importants que la lurfe séculaire des deux pays poftr le contr ra _ Ji nombre de ces enjeux de taiBe pour le Moyen-Orient figurer^ d'abord la lutte pour le pou-voiçà Téhéran qui s'étend désormais aux contre-révolution-nanbs supportés par l'Irak, puis l'aîçbition du régime même de Bagdad d'imposer l'autorité ira-quiâtwe à travers le golfe et enfin ^objectif des deux superpuissances de gagner une emprise durable dans cette région vitale pour le monde industriel, que celui-ci soit socialiste ou capitaliste.Certes, le prétexte de départ est un litige frontalier qui remonte à une dizaine de siècles entre le shiisme et le sunnisme mais ce conflit n'a vraiment commencé à connaître une ampleur importante qu'au XVIe siècle, lorsque les Empires ottoman et perse se disputèrent la juridiction de ce fleuve clef.Comme Sanche de Gramont discutant des problèmes frontaliers de la France s'étonnait que le Rhin soit d'abord considéré comme une frontière nouvelle plutôt qu'à titre de voie d'eau réservée au transport, le Shatt al-Arab sert avant tout de division territoriale à travers l'une des régions les plus riches du monde en pétrole et en gaz naturel.Des traités tour à tour violés En 1821-23, une guerre éclate entre l'Empire ottoman et la Perse autour du fleuve et mène au premier d'une série de traités qui seront tour à tour violés.L'accord de 1813 prévoit la souveraineté ottomane sur tout le fleuve, à l'exception du port de Khorramchar et de l'île d'Aba-dan qui abritait jusqu'à hier la plus grande raffinerie au monde.Ces deux «enclaves iraniennes», encerclées depuis lundi par les troupes iraquiennes, se doublaient d'une liberté de navigation sous une supervision ottomane, aujourd'hui remplacée par l'autorité iraquienne.Ce traité d'Erzurum fut confirmé en 1913, grâce à une médiation anglo-russe, mais dénoncé par le shah d'Iran peu après son accession au pouvoir.L'Iraq cède donc en 1937 en limitant sa souveraineté à la moitié du fleuve, un accord que dénoncera à nouveau le shah en 1969 en revendiquant une administration Dejjfa fumée s'élève d'une partie du complexe de l'aéroport international Mehrabad à Téhéran bornbardé par les chasseurs irakiens.conjointe du Shatt al-Arab.A partir de là, Téhéran multipliera les pressions sur Bagdad en ravitaillant notamment, avec l'assistance d'Israël, la révolte militaire de la minorité kurde du nord de l'Iraq.A bout de ressources et gravement gêné dans ses efforts de développement économique, Bagdad cède de nouveau en 1975 lors d'un sommet entre Saddam Hussein, alors vice-président du conseil de la révolution en Irak, et le chah.Contre l'arrêt de son aide à la minorité kurde, l'Iran gagnait le principe d'une administration mixte.Voilà l'accord dénoncé le 17 septembre par le président irakien Saddam Hussein, une menace qui planait déjà depuis le printemps mais qui a servi en quelque sorte de prétexte à l'escalade des hostilités.La question est maintenant de savoir pourquoi l'Irak, avec des forces armées supérieures à l'Iran et comptant 242,000 hommes, a choisi ce moment pour frapper?Cela est d'autant plus intrigant que Bagdad n'a attendu que cinq jours après le coup d'Etat militaire en Turquie \u2014 salué d'ailleurs avec des félicitations mêmes de Saddam Hussein \u2014 pour donner le coup de butoir.Trop tôt pour un soulèvement armé \u2022 La réponse est difficile car même l'entourage de Shapour Bakhtiar, un social-démocrate devenu aujourd'hui l'un des deux chefs de file de l'opposition anti-Khomeiny, révélait à LA Presse il y a dix jours qu'il était encore prématuré pour eux de déclencher un soulèvement armé en Iran.Qui plus est, certains proches de Bakhtiar soutenaient même que le général Gho-lam Ali Oveissi, ex-gouverneur de Téhéran et aujourd'hui le deuxième chef de file de l'opposition, n'était qu'un dangereux aventuriste avec des troupes de 7,000 hommes, dont 5,000 postés en Irak.Aujourd'hui, de nombreuses indications portent à croire que ces deux leaders sont présents à Bagdad pour coordon- ner leurs forces à l'intérieur même de l'Iran.Les deux hommes ont été beaucoup aidés par l'Irak depuis mai dernier et je me rappelle notamment l'entretien accordé en avril par Shapour Bakhtiar à LA PRESSE où ce dernier décrivait Saddam Hussein «comme le seul homme prêt à tenir tête à Khomeiny parmi tous les dirigeants arabes».Mais l'occasion de la crise constitutionnelle entre le président Bani-Sadr et le Parti répu- ROBERT POULIOT blicain islamique était-elle suffisante pour déclencher une offensive et faire tomber le régime?Car le candidat iranien qui risque le plus dans cette guerre est le président lui-même qui détient également le titre de commandant en chef des armées, celui-là même qui prêche depuis dix mois pour la libération des 52 otages américains.Le plus étonnant dans cette guerre sauvage, qui atteint même les centres civils, est qu'elle ait été déclenchée juste au moment où reprenaient de façon plus intense les contacts entre Téhéran et Washington.L'ambition iraquienne: contrôler le golfe Un autre motif capital est l'ambition irakienne de devenir le nouveau gendarme du golfe.Depuis quelques années, le ton politique de l'Irak est devenu beaucoup plus pragmatique et la succession de sommets tenus ou prévus à Bagdad depuis la visite du président Sadate à Jérusalem illustrent bien la voie du pays.Pour l'hôte du sommet des chefs d'Etat de l'OPEP en novembre prochain, une réunion désormais gravement compromise, et de la conférence des pays non alignés en 1982, l'objectif est d'affirmer son nouveau leadership régional et international.C'est ce qui explique notamment que Saddam Hussein se soit rendu de façon plutôt imprévue à Taif, la capitale estivale saoudienne, le mois dernier pour conférer avec le roi Khaled.' Fait certain, les ambitions militaires irakiennes ne pourront jamais s'affirmer dans la région tant que son ouverture sur le golfe demeurera aussi étroite, d'où la violente réplique faite par Bagdad dès que l'Iran décréta un embargo sur toute livraison aux ports de Basrah et d'Umm Qasr.Moscou et Washington à l'affût A l'échelle des grandes puissances, Moscou et Washington cherchent à raffermir leur influence.Alors que les Soviétiques se bornent pour le moins à susciter la négociation entre es deux pays pour qu'ils «évitentde faire le jeu américain», les Etats-Unis semblent s'être alignés sur l'Irak.Trois déclarations récentes en tout cas le portent à penser: \u2014 Le J septembre, un officier du Secrétariat d'Etat déclarj que l'Irak pourrait bien remplir le vacuum laissé par l'Iran et qu'il est «désirable» que le président Hussein joue ce rôle.\u2014 Le 7 septembre, l'ex-ambassadeur américain au Cai re, Herman Eilts, déclarait à un quotidien saoudien qu'il «n'y a aucune menace soviétique dans le golfe pour le moment, alors que l'ascension de l'Irak est assez significative».\u2014 Enfin, le 18 septembre, peu après que Bagdad eut annoncé son intention de reprendre 500 kilomètres carrés détenus par l'Iran depuis le début du siècle, un diplomate américain à Koweït déclarait que Washington suivait avec «beaucoup d'intérêt» les succès militaires irakiens contre l'Iran et que Bagdad était en voie de devenir «un leader et un facteur de stabilité» dans le golfe.lk CRISE POLONAISE VÉCUE PAR UNE QUÉBÉCOISE éviter un bain L'auteur, connu au Québec, a décidé pour des raisons jugées Valables de prendre un nom de plume.A.Ursula conùaît bien la Pologne, y a vécu, y a fait de nombreux voyages.Elle se trouvait jus-temjëni là lorsque les travail-leurSse sont levés et ont gagné* ¦ A,URSULA \u2022Le premier secrétaire du jftarti et plusieurs ministres de l'«éliuipe gouvernementale ont chariçé.La censure a desserré un peu son étau et on a vu le car-dina$Vyszynski sur les écrans de télévision.La lutte entre les syndicats soumis au parti et les synemats indépendants est engagée.;§ialgré les arrestations, malâfe le manque de papier, les organisations clandestines, K.O.ït (Komitet Obrony Robot-niko$\u2014 Comité de défense des tra nisajîon de défense des droitjde l'homme) publient et travaillent activement sur tous les fronts à la fois.Le^Américains discutent avec les ScfViétiques de prêts, semble-t-il, qu'on va offrir à la Pologne.Est-ce vraiment le début des temptf nouveaux?ravtfjlleurs) aussi bien que l'aufires.tel RAPCIO (orga- «Dieu protège la Pologne et daigne nous rendre une patrie libre» Vue de Varsovie, ce n'est guère probable.On a beau être optimiste,, après une expérience de trent0-cinq ans il faut être sourd et aveugle pour y croire.Certes, contrairement à 1970 et à 197t;, l'Occident a compris une part des réalités polonaises.On sait désormais qu'on y arrête des gens qui ne sont ni des bandits, ni des terroristes, mais qui refu- sent de se taire.Qu'on y persécute non pas des bourgeois ou des aristocrates, mais aussi des ouvriers forcés de s'insurger contre l'étouffement par l'asphyxie.Et tout cela a pu être démontré sans un coup de feu.dans un ordre parfait, par des femmes et des hommes décidés à aller jusqu'au bout.Comment va se terminer, dès lors, cet «été polonais» merveilleux et incroyable?Il y a à cet égard trois données fondamentales: la résistance de la solidarité polonaise, l'abnégation des individus et des groupes, la réorganisation du budget de l'Etat, où pour 1980 la part de la justice occupe une place exorbitante comparativement à la santé par exemple, et d'une manière plus générale la résistance de l'appareil bureaucratique au changement.En effet, pour le moment on s'efforce de créer des syndicats indépendants partout, c'est-à-dire des syndicats dont les dirigeants sont élus sur une liste de plusieurs personne proposées par la base, et non pas d'un seul candidat imposé par le parti.Le vote est secret et non pas à main levée et le droit de grève est acquis.L'appareil en place se défend toutefois par deux moyens.Tout d'abord on promet le renouveau des syndicats exis-tantset d'autre part on procède à l'infiltration.La question qui se pose est simple: combien de temps un, ou plusieurs ouvriers, vont résister à !a tentation d'obtenir un appartement ou d'acheter une lessiveuse sans attendre Quelaues années ce luxe suprême?Combien de temps les femmes vont accepter que leurs maris subissent toute une litanie de vexations et de contraintes parce qu'ils s'opposent à la bureaucratie et à la «bourgeoisie rouge» en créant ou en défendant des syndicats indé- pendants?La solidarité sera-t-elle plus forte que les difficultés de la vie quotidienne?Des formes d'abnégation A cela sont liées plusieurs formes d'abnégation.La pénurie des ouvriers spécialisés a donné lieu aux nouveaux règlements selon lesquels on peut désormais changer d'emploi.Un ouvrier peut donc quitter une entreprise et s'engager ailleurs.En ce qui a trait aux intellectuels, par contre, la situation n'est pas la même.Celui qui collabore avec les ouvriers, qui lutte par la parole et l'écriture, risque de perdre sa place et les avantages qui y sont liés, ou de ne pas en trouver.En Russie soviétique, où les données sont comparables, la «loi sur le parasitisme» s'appli-quant à tous et à chacun, écrivains, musiciens, ou artistes peintres, permet d'inculper sous l'accusation de «production non valable pour le socialisme» et de condamner à un maximum de dix ans de prison, de camp de travail forcé, ou d'hôpital psychiatrique.En Pologne, la loi sur le parasitisme n'a pas été votée, mais elle peut toujours l'être sous une forme ou une autre.En ce qui a trait à la répartition du budget, jusqu'à présent la milice était une force ayant des avantages, tels que des magasins spéciaux, des allocations prioritaires d'appartements, des allocations familiales plus élevées, des meilleurs services de santé, sans parler du niveau plus élevé des salaires.Les ouvriers réclament la suppression de tous ces avantages, mais s'ils l'obtiennent qui voudra travailler dans la milice?Au nom de l'efficacité, il faudra bien trouver autre chose.Les patrouilles en voitures?Peut-être.Le contexte polonais n'est pas le même que celui de bien d'autres pays européens et historiquement parlant des hommes ont déjà vendu leur âme au diable pour moins que ça.Et derrière tout cela se profile le monstrueux hydre de la bureaucratie, présent partout, tatillon, puissant et jouissant de nombreux avantages.Dans les entreprises de l'Etat, dans une économie qui n'est pas celle du marché et de la libre entreprise, les bureaucrates règlent tout, décident de tout, y compris le rendement de la farine dans les boulangeries et l'approvisionnement des magasins, le droit des citoyens d'avoir des bérets bleus ou des chapeaux rouges.Les gouvernements peuvent changer, la bureaucratie ne va pas disparaître pour autant, car dans sa chute elle ne peut qu'entraîner l'écroulement de l'ensemble de l'édifice économique.Des difficultés économiques En somme l'héroïsme qu'exigent les transformations actuelles des individus et des groupes est plus difficile à vivre à long terme qu'une lutte armée.On ne meurt qu'une fois, tandis que les pénuries, les privations, les vexations doivent être subies au jour le jour non seulement par l'individu mais aussi par sa famille.Sur le plan international, il y a deux réalités fondamentales: humaine et économique.Humainement parlant, l'Occident est parfaitement conscient de ce que les Polonais subissent à cause des accords de Yalta signés sans consultation aucune avec les principaux intéressés.Les considérations économiques, par contre, sont liées à la montée des prix du pétrole et du charbon.Les Soviétiques ont décidé d'augmenter le prix du pétrole Une question se pose: La solidarité du peuple polonais sera-t-elle plus forte que les difficultés de la vie quotidienne?vendu en Europe de l'Est et de l'ajuster progressivement à celui des pays de l'OPEP.On attribue à ce phénomène une part des difficultés économiques dans lesquelles se débat la Pologne.Dans le cadre du COMECON (l'équivalent du marché commun de l'Europe de l'Ouest, avec la Russie soviétique comme partenaire principal et omniprésent) l'argent compte moins que le troc.En échange du pétrole, le beurre et le jambon ou encore l'or.La Pologne, troisiè: me producteur de charbon de l'Europe, dispose des réserves d'un excellent minerai, mais il faut encore qu'elle ne soit pas obligée de le vendre aux pays du COMECON, mais contre les devises permettant d'acheter des produits en Occident.L'indépendance de la Pologne n'est pas uniquement un besoin viscéral de son peuple, mais aussi une nécessité économique.Ce sont là des realties dont on ne parle pas, parce que le premier objectif c'est d'éviter à la Pologne un bain de sang.«L'été polonais», aura des conséquences profondes, mais «l'hiver» risque d'être long avant que l'on parvienne à ce printemps, symbole de liberté véritable et à ce droit des peuples à se gouverner eux-mêmes dont on parle tant quand il s'agit du Tiers monde.En attendant on est persuadé en Pologne qu'on n'a pas besoin de l'intervention de l'Occident.Nous ne comptons que sur nous mêmes» répètent ouvriers et intellectuels.Car on sait à Varsovie, on le sait avec toute la certitude dont sont capables.ses habitants, que Dieu comprend le polonais et ne saurait ne pas protéger la Pologne.Il reste à savoir s'il aura le temps également de s'occuper des Tchèques, des Hongrois, des Romains et des Allemands de l'Est.\u2014 FIN \u2014 ! LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 LES COUPURES D'AIDE SOCIALE Les assistés sociaux organisent la contestation Branle-bas de combat chez les assistés sociaux! Les coupures d'aide sociale, auxquelles ils s'exposent s'ils ne consentent pas à signer d'ici le 1er décembre une autorisation de remboursement à même leur prestation, ravivent le mouvement de protestation.NICOLE BEAUCHAMP «Les assistés sociaux sont habitués a vivre sur la corde raide.Depuis six ans.nous vainquons la peur pour ne pas payer la taxe d'eau à Montréal.Nous la vaincrons encore pour nous opposer à ces nouvelles mesures», a déclaré, hier, Mme Aline Gendron, porte-parole de l'Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal (OPDSRM), implanté dans les quartiers centre-sud, St-Michel et Mercier.Ces mesures gouvernementales \u2014 rappelons-le \u2014 consistent à récupérer auprès de quelque 35,000 assistés sociaux des sommes accordées à titre d'aide conditionnelle (des avances en attendant de recevoir des prestations d'assurance-chômage, de la Régie des rentes, ou de la Commission des accidents du travail, etc.) ou des sommes «versées en trop», par le biais de prélèvements mensuels obligatoires fixés aux montants minimaux de $5 ou $10 selon le cas.S'ils ne se plient pas aux modalités édictées par le ministère des Affaires sociales, les récalcitrants encourront des coupures automatiques de $10 ou de $25 à compter de janvier prochain.«Face à l'ampleur de certaines fraudes fiscales et face aux généreuses subventions du gouvernement aux compagnies, on peut se demander ce que veut prouver le gouvernement, en cette période pré-électorale, en exerçant ces coupures inhumaines et injustes», a renchéri Mme Gendron.Contre vents et marées.l'Organisation populaire ameute les assistés sociaux et maintient sa consigne de ne signer aucune formule d'autorisation «qui équivaudrait à une reconnaissance de dettes et à une acceptation du remboursement réclamé».«Nous n'avons rien à perdre à braver les menaces de coupures» a lancé Mme Gendron.Ce même mot d'ordre circule déjà en province.Hier, divers groupements populaires de la région de Sherbrooke ont manifesté leur colère au bureau du député péquiste Gérard Asse-lin.Aujourd'hui, le Front commun des assistés sociaux du Québec se réunit à Montréal afin d'orchestrer plu> vigoureusement la contestation.A 9 ST A NOUS! 1 \u2022?VA'- TALLAHASSEE â m.\u2022 VA PENSACOLA : m \u2022v.\\ .\u2022»::¦ AVEC LES SUPER SAVERS' 9 WEST PALM BEACH ;.>-.-.Ft LAUDERDALE Eastern se rend à 2 fois plus d'endroits en Floride que toute autre ligne aérienne et vous pouvez maintenant profiter d'économies de 2 5% à 50% avec les tarifs spéciaux Super Saver.Eastern est vraiment votre meilleure façon d'aller au soleil.Par exemple, Eastern s'envole tous les jours non seulement pour Miami et Fort Lauderdale mais aussi pour Daytona Beach, Fort Myers, Tampa et West Palm Beach.Eastern est la ligne officielle du Monde de Walt Disney et peut donc vous offrir le plus de service pour Orlando .tous les jours.Et plus de plaisir, car certains de nos forfaits vous permettront d'offrir à votre famille, moyennant un léger supplément, un 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ST-JEAN-BAPTISTE MERCIER 691-0443 QUINCAILLERIE ROUSSEAU 463, VICTORIA ST-LAMBERT 671-3267 QUINCAILLERIE ROBERGE ( LONGUEUIL) INC.2225.CHEMIN CHAMBLY LONGUEUIL Egga 679-5160 M AT.CON ST.ST-CONSTANT (Rorïâ) 2, MONTEE DES BOULEAUX ST-CONSTANT 632-0365 QUINCAILLERIE STE-CLAIRE INC 9215 EST.RUE SHERBROOKE MONTREAL (BSD 351-5970 rReno uàteur MATCO MART 355, WILFRILUAURIER 4630, CHEMIN CHAMBLY ST-BASILE-IE-GRAND ST-HUBERT 653-7861 678-9010 C.LÈTOURNEAU INC.70, RUE LÉVIS LONGUEUIL 651-3500 (QB3 MAJOR & MAJOR INC.tuteur 1540.SAUVE EST.MONTREAL 389-7821 QUINCAILLERIE PELLETIER ENR.333 EST, RUE CASTELNAU ( Yvon Mortinfflli, prop.) 272-251 LA MAISON DU PEINTRE (MTL) LTEE , 145, SAUVÉ OUEST, MONTRÉAL 381-8524 J.P.ROBITAILLE INC.1325 EST, CURE-POIRIER LONGUEUIL 677-2897 QUINCAILLERIE ROBERVAL 1307, ROBERVAl GALERIES CLAIRE VUE SI-BRUNO, QUE.653-3687 BOIS INC.4 1 00 Boul.S t-Laurent 844-1963-Montréal S 1 rtfj r-UOKAAO hkêlàmmi 325-0706 OOtVAl TX, A.iorcwN -oftot Tanrto 636-0421 64/.bout TMttNrta» Gaémvi 6/2-0576 J.-A.SAUVÉ LTÉE 3005, DE LA CONCORDE DUVERNAY, LAVAL 661-2443 QUINCAILLERIE SPARTACINC.(PLAZA COTE-DES-NEIGES; 6700, COTE-DES-NEIGES 733-3361 UNIPAR 575, STE-FOY LONGUEUIL, Que.677-6355 blicité tient de la propagande partisane, selon l'opposition aux Communes.Estomaqué d'apprendre que le budget du Centre d'information sur l'unité canadienne a pu passer de $10 à $33 millions en vue d'une offensive publicitaire portant sur le rapatriement et la réforme de la constitution, le critique néo-démocrate en matière de relations fédérales - provinciales, M.Lome Nys-trom, est d'avis qu'une telle initiative, vu l'opposition de Terre -Neuve, du Québec et des provinces de l'Ouest aux visées constitutionnelles de M.Trudeau, serait un facteur de division au pays, alors que ce service fédéral est supposé s'occuper d'unité canadienne.Même son de cloche chez les conservateurs.Le député de Joliette, M.Roch LaSalle, fait valoir que son bref passage au pouvoir lui a permis de percevoir très bien «l'esprit partisan» qui anime ce petit noyau de fonctionnaires fédéraux jadis dirigés par M.Paul Tellier.Il soutient que la publicité du gouvernement d'Ottawa en matière constitutionnelle n'est rien d'autre que de la propagande libérale déguisée.Un ministre occupé Au moment où les quelque 40,000 commis aux écritures de la fonction publique fédérale s'apprêtent à débrayer, paralysant de ce fait de nombreux services gouvernementaux, le président du Conseil du Trésor, patron de la fonction publique, se trouve en mission à Vancouver.«Mais il appelle régulièrement pour savoir ce Log i rente: jusqu'au 31 octobre QUEBEC (PC) \u2014 Dans le but de rejoindre le plus de bénéficiaires possible, le gouvernement québécois a décidé hier d'étendre jusqu'au 31 octobre le délai pour l'inscription au nouveau programme d'allocation-logement.qui se passe», confie-t-on à son bureau.Feu les contestataires Il fut un temps, pas si lointain, où quatre députés de la horde fédérale québécoise avaient sporadiquement le courage de contester les ukases du chef.On les appelait la bande des quatre: Pierre De Bané, Serge Joyal, Louis Duclos et Claude Tes-sier.Depuis de longs mois la bande est muette.Et pour cause.Pierre De Bané est entré au cabinet.Après les Approvisionnements et Services, il détient maintenant le portefeuille de l'Expansion économique régionale.Louis Duclos devenait en mars dernier secrétaire parlementaire du ministre des Affaires extérieures.Les deux laissés pour compte viennent de recevoir une promotion qui commande la discrétion: le premier ministre nommait hier Serge Joyal au poste de secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor et Claude Tessier à celui de secrétaire parlementaire auprès du ministre du Revenu national.Dans la même journée, M.Louis Desmarais devient secrétaire parlementaire auprès du ministre du Travail.Comme disent les Anglais: «Et voilà pourquoi votre fille est muette.» Un avion qui tombe bien Le F-18 qui s'est écrasé récemment, celui-là même dont la conduite provoque une ivresse comparable à «faire l'amour», selon le ministre de la Défense, M.Gilles Lamontagne, était en route pour Madrid dans une opération de relations publiques destinée à impressionner les généraux espagnols.McDonnell-Douglas devra vraiment y mettre le paquet, confiait ces jours derniers un fonctionnaire canadien qui se félicitait que l'événement malencontreux se soit tout de même produit le 8 septembre, c'est-à-dire à la date où s'ouvrait à Ottawa la conférence constitutionnelle «historique» que l'on sait.Le ministère n'a reçu que deux appels de journalistes.Je me souviens Même après dix ans, les traumatismes de la Crise d'octobre ne sont pas complètement estompés.A preuve, la Fédération des associations des droits de l'homme distribue ces jours-ci un macaron qui dit en rouge sur fond jaune: «Je me souviens.16 octobre 1970».Sur la colline parlementaire, le macaron est vendu par des membres du personnel néo-démocrate.Le 16 octobre, jour anniversaire où fut votée par la majorité libérale la Loi des mesures de guerre, la FADH donnera une conférence de presse sur les marches du Parlement, à l'ombre de la Tour de la Paix.Chambre misogyne Le ministre responsable de la condition féminine à Ottawa, M.Loyd Axworthy, a eu le souffle coupé par les recommandations de la Chambre de commerce du Canada qui propose que les congés de maternité ne soient plus sous l'empire de l'assurancé-chômage et nie en fait le principe de l'attribution d'une allocation de retraite pour la femme égale à celle de l'homme.«Ce principe est d'autant plus important, fait-il valoir, que 51 pour cent des familles où les deux conjoints travaillent seraient sous le seuil de la pauvreté si la femme ne tra-.\\ aillait pas.» Le Canada, précise le ministre, est moins avancé en ce domaine que d'autres sociétés industrialisées.La France accorde 14 semaines de congé et 90 pour cent du salaire et un congé parental de deux ans sans solde, principe qui prévaut dans d'autres pays tels la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suède.Sciences j humaines Quatre Québécois viennent d'accéder au Conseil de recherche en sciences humaines du Canada.Ce sont le professeur Yvan Allaire, du département des sciences administratives de l'Université du Québec à Montréal; Marie-Josée Drouin, du Hudson Research Institute of Canada, chroniqueur économique à LA PRESSE; Gérard Dion, de la faculté des sciences sociales de l'université Laval, et Jacques Henripin, du département de démographie de l'Université de Montréal.PAUL LONGPRE à PROFITEZ DE LA SUBVENTION DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL SUR L'ACHAT DE NOTRE NOUVEAU MODELE DE FENÊTRE SUBVENTION Sur Tachât de nos NOUVELLES fenêtres.PASSEZ MAINTENANT VOS COMMANDES ET PAYEZ PLUS TARDI Les commandes passées durant le mois de septembre bénéficient de notre programme de paiement en 6 versements mensuels, du 1er janvier 1981 au 1er juin 1981.SANS INTÉRÊTS NI FRAIS D'ADMINISTRATION JUSQU'A *500 SPÉCIALITÉS DE MAISON (1962) INC Nous avons l'expérience et le savoir-faire depuis 1952 ?0 l S boul Thimens, S» idurent Quebec 337-1005 Estimation gratuite_ Facilites de paiement LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 iEMQNBE A 15 LE CONFLIT IRANO-IRAKIEN I I Washinafo n se refuse à prendre parti, mais l'inquiétude croît WASHINGTON \u2014 Le président Jimmy Carter, soucieux de ne pas compromettre les fragiles négociations visant à libérer les otages américains détenus à Téhéran, a relancé hier un avertissement feutré à l'URSS, réclamant la neutralité de toute puissance étrangère dans le conflit irako-iranien.JEAN PELLETIER (de Washington) Le président a par ailleurs réfuté la rumeur voulant que les Etats-Unis aient été les instigateurs de ce conflit, déclarant qu'une telle accusation était de toute évidence «fausse et sans fondement».«Nous ne sommes pas ni n'avons jamais été impliqués dans ce conflit, a soutenu le président.Nous n'avons pas oublié non plus les otages toujours captifs à Téhéran.Nous continuerons donc de tenir l'Iran directement responsable de leur bien-être.» Au Département d'Etat l'attitude du Kremlin en rend plusieurs perplexes.On s'interroge à la fois sur la neutralité apparente de l'URSS dans ce conflit et sur ses ambitions géo-politiques globales.Selon un officiel, l'URSS joue sa carte de sorte «à gagner ulti-mement sur les deux tableaux».Ainsi, Moscou, en cessant ses exportations d'armes vers l'Irak pourrait empêcher cette dernière de pousser plus loin son escalade.Ce faisant, l'URSS jouerait un rôle pacificateur et deviendrait de ce fait un acteur présent et capital dans cette région du globe.Par ailleurs Moscou pourrait choisir d'attendre que le conflit s'amplifie au point où l'Irak et l'Iran décident de bloquer le détroit d'Ormuz.Washington se verrai! alors forcé d'intervenir.Dans ce contexte, l'URSS aurait le choix de favoriser le règlement d'une telle situation en choisissant l'une ou l'autre des parties en cause.Dernière hypothèse enfin: si l'Irak déstabilise le régime Kho-meiny en accroissant ses hostilités, il ne fait aucun doute que l'anarchie servirait les ambitions géo-politiques ultimes du Kremlin dans la région du golfe Persique.S'il est vrai que les Etats-Unis considèrent le détroit d'Ormuz comme étant une région vitale à ses intérêts et à ceux de l'Occident, le président a déclaré que la situation actuelle n'exigeait pas pour l'instant une intervention américaine dans la région du golfe Persique.«Il est vrai, a déclaré M.Carter, que plusieurs compagnies de pétrole ont dû suspendre leurs opérations ainsi que leurs livraisons en provenance de l'Irak et de l'Iran.Cela n'affecte pas toutefois les Etats-Unis qui sont en mesure de parer à tout déficit pétrolier en provenance de ces deux pays.» Pour l'instant donc, l'administration Carter entend affirmer sa neutralité dans ce conflit et poursuivre ses efforts auprès des Nations unies et de la Communauté internationale afin que l'Irak et l'Iran concluent au plus tôt une paix négociée.L'URSS de son côté persiste aussi à réfuter l'hypothèse selon laquelle elle appuierait tacitement l'offensive irakienne en territoire iranien.Selon Moscou, l'intervention du gouvernement irakien n'a pas été orchestrée de concert avec elle et s'il faut trou- ver un coupable, ce sont les visées impérialistes des Etats-Unis qui sont à blâmer.Afin de garder le contact avec les autorités iraniennes et maintenir les négociations avec le gouvernement de l'ayatollah Khomeiny, le président Carter a fait parvenir, par l'entremise du secrétaire d'Etat, Edmund Muskie, une lettre au président Bani-Sadr assurant ce dernier de la neutralité américaine dans toute cette affaire.Cette lettre que le Département d'Etat a refusé de rendre publique ou même de commenter, réitérait de façon détaillée la position américaine dans les négociations portant sur la libération des 52 otages.Washington observe l'évolution du conflit iranien avec une inquiétude croissante et si, officiellement, on se refuse à prendre parti, nul doute qu'à long terme, si la guerre s'installe, les Etats-Unis pencheront en faveur de l'Iran.M.Muskie, qui doit rencontrer aujourd'hui son homologue soviétique, M.Gromyko, a de son côté mené une offensive discrète auprès des alliés occidentaux afin de s'assurer de leur appui.Cette offensive diplomatique pourrait ultimement mener à l'appui ouvert des Etats-Unis envers l'Iran par pays alliés interposés.Reagan blâme Carter avoir lâché le chah d'après AFP, UPI, AP et Reuter Ronald Reagan, qui avait jusqu'ici refusé de commenter la guerre entre l'Iran et l'Irak en invoquant le manque d'informations, a imputé hier la responsabilité de ce conflit directement à son adversaire démocrate Jimmy Carter.«Cette situation tragique n'aurait pas dû survenir si la politique étrangère de notre propre gouvernement avait été plus intelligente en Iran», a déclaré le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis lors d'une interview à El Paso, au Texas.A la question: «Vous rendez donc le président Carter responsable?», Reagan a répondu: «Eh bien, c'est sa politique étrangère», ajoutant qu'à l'époque, le president Carter a accordé plus d'importance aux droits de l'homme en Iran qu'au régime du chah.Selon Reagan, le président Carter n'a «pas d'autre choix» que d'appeler à la neutralité des superpuissances dans le conflit «parce qu'il a laissé la puissance américaine s'affaiblir à l'excès» La veille, à Springfield, dans le Missouri, Reagan avait pourtant refusé de commenter le conflit irako-iranien, déclarant: «Je crois que les Américains préféreraient plutôt savoir pourquoi plus de 50 des leurs sont toujours prisonniers des Iraniens».Reagan a par ailleurs mis fin hier à la polémique déclenchée par Carter sur la guerre et la paix en déclarant: «Cette campagne électorale porte sur le bilan du président Carter et je ne vais pas cesser d'en parler».Carter avait insinué lundi que Reagan était un «fauteur de guerre» en déclarant, en Californie, qu'en novembre, les électeurs américains auraient à choisir «entre la paix et la guerre».Il s'était toutefois retracté par la suite.Abordant hier à Tyler, au Texas, le bilan de l'administration Carter, il a accusé le président sortant d'avoir «découragé la recherche de nouvelles sources énergétiques dans ce pays» et d'avoir placé les Etats-Unis dans l'incapacité de se défendre.«La moitié de nos avions militaires sont cloués au sol à cause du manque de pièces détachées, a-t-il dit.Six des 10 divisions de combat ne sont pas prêtes à combattre.Quant aux forces navales, elles ne représentent que la moitié ou le tiers de celles du l'URSS».Le président Carter a passé la journée d'hier à Washington, examinant les implications du conflit irako-iranien sur les approvisionnements de pétrole de l'Occident.Le candidat indépendant John Anderson était pour sa part à New York, où il a pris la parole devant l'influent Conseil sur les relations étrangères étrangères.Sadate: «N'importe quoi, n'importe quoi.sauf Khomeiny.Sadate: Profitons-en pour abattre Khomeiny ^ * Vttr \u2022 v A- *ÊÊ \"IK * v .\"lié- *' ***** d'après Reuter Le conflit Iran-Irak offre une chance de renverser l'ayatollah Khomeiny, a déclaré le président Sadate dans une interview accordée à John Wal-lach, journaliste du groupe de presse américain «Hearst.» Le chef de l'Etat égyptien demande aux Etats-Unis de ne pas laisser passer l'occasion.«N'importe quoi plutôt que Khomeiny, affirme-t-il, n'importe quoi, n'importe quoi.Il est évident que je ne vais pas proposer un plan, les Etats-Unis sont mieux placés pour le faire.«Pour l'amour de Dieu, ajoute le président Sadate à l'intention des Etats-Unis, soyez vigilants cette fois.N'offrez pas tout sur un plateau d'argent à l'URSS, qui tire profit de la situation sans prendre le moindre risque.» John Wallach rapporte qu'en deux heures d'entretien le chef de l'Etat égyptien lui a laissé entendre à plusieurs reprises que les Etats-Unis étaient déjà en contact avec des officiers iraniens dont des généraux d'état-major.Prié de dire s'il croit au succès d'un coup d'Etat militaire en Iran, le président Sadate répond «bien sûr» et ajoute immédiatement que tous les pays du Golfe se réjouiraient de la chute de Khomeiny.Le chef de l'Etat égyptien remarque que le conflit pourrait également provoquer des changements à la tête de l'Irak, qui, comme l'Iran, a dénoncé sa politique au Proche-Orient et les accords de Camp David.Dans le courant de l'interview le chef de l'Etat égyptien indique par ailleurs qu'à l'occasion de son vingtième anniversaire il envisage de reconnaître le prince Reza comme le prétendant légitime à la couronne iranienne.«Il faut que je discute le problème avec mes conseillers, dé-clare-t-il, et que j'étudie toutes les données du problème.Ensuite je ferai connaître ma décision.N'importe qui, le prince Reza, mais aussi l'armée ou les partis politiques, serait préférable à Khomeiny.» téléphoto UPI Les partisans des syndicats indépendants défilent dans les rues de Varsovie à l'occasion de l'enregistrement du premier syndicat libre en Pologne.Un dissident condamné, Jour de gloire pour WdleSCI un autre libéré MOSCOU (Reuter, AFP) \u2014 Des tribunaux de Moscou ont condamné hier à trois ans de détention un dissident luttant contre les internements psychiatriques abusifs et ont remis en liberté un dissident orthodoxe «repenti».Viatcheslav Bakhmine, âgé de 33 ans, fondateur de la «commission de travail sur l'utilisation abusive de la psychiatrie à des fins politiques», a été reconnu coupable d'avoir transmis des documents à l'étranger à ces centres de «subversion antisoviétique», a indiqué l'agence Tass en annonçant le verdict.Les journalistes étrangers n'ont pas été autorisés à pénétrer dans la salle du procès.Bakhmine, ingénieur mathématicien, avait déjà été arrêté une première fois en novembre 1969 pour avoir préparé des tracts anti-staliniens qu'il projetait de diffuser à l'occasion du 90e anniversaire de la naissance de Staline.Il avait été gracié en septembre 1970 après avoir passé près d'un an en prison.__ A un second procès tenu dans' un autre tribunal de Moscou, Lev Regelson, un historien de l'Eglise orthodoxe accusé de «propagande et agitation antisoviétiques», a été condamné à cinq ans avec sursis et il a été remis en liberté hier matin.Regelson, âgé de 41 ans, a plaidé coupable et a reconnu le caractère «antisoviétique» de ses activités dès le début du procès.Quelques minutes après sa libération, il a déclaré qu'il comptait reprendre son travail de professeur de physique et s'occuper de questions «purement religieuses».«Je ne condamne pas ceux qui s'occupent de ce dont je m'occupais auparavant, je respecte leur position,» a indiqué M.Regelson.«J'ai changé mon attitude à l'issue d'un processus intérieur, sans pression,» a-t-il ajouté devant ses amis.C'était le troisième procès d'un défenseur de la liberté religieuse en URSS en l'espace d'un mois.D'après AFP, Reuter, PA Hier, à Varsovie, ce fut le jour de gloire pour Lech Walesa qui, après avoir été faire enregistrer le statut du nouveau syndicat indépendant polonais au tribunal de Varsovie, a été reçu pendant deux heures et demie par le vice-premier ministre Jagielski.Cet ouvrier de 36 ans qui, il y a quelques mois encore, connaissait les prisons polonaises, a reçu, en effet, un accueil triomphal devant le tribunal où 2,000 personnes l'attendaient.Cette formalité juridique \u2014 le dépôt des statuts de son nouveau syndicat autogéré intitulé «solidarité» \u2014 s'est déroulée dans une atmosphère de folle exubérance, contrastant avec l'austérité du Palais de Justice.Souriant mais visiblement dérouté par ce qui se passait, le juge a reçu le document des mains de Walesa et a déclaré qu'il faudrait environ deux semaines pour examiner ce statut en ajoutant: «C'est la première fois que nous avons à faire à ce genre de choses».Il a promis d'examiner le statut de «solidarité» en toute conscience et avec le calme nécessaire.Au lieu de remonter dans son autocar, Walesa, suivi d'une foule en liesse, s'est rendu à pied au tombeau du Soldat inconnu.Il devait ensuite notamment tenir une réunion au stade d'Ursus.la fabrique des tracteurs où se déroulèrent les grèves et les violences de 1976.Avant de se rendre au tribunal, la commission nationale du syndicat «solidarité» avait assisté à la messe puis s'était rendue au club des intellectuels catholiques pour voter une déclaration protestant contre les manoeuvres visant à discréditer le KOR (comité pour la défense des ouvriers).La veille, en effet, une émission de la télévision polonaise avait prêté à Jacek Kuron, l'un des dirigeants du KOR, des propos subversifs.Dans sa déclaration, la commission affirme que le KOR a toujours défendu le mouvement syndical indépendant et que les attaques dont ils font l'objet sont en violation des accords de Dansk.La presse de Varsovie mentionne pour la première fois le nom de Walesa et des cinq membres de la commission nationale du syndicat que le Conseil d'Etat a désignés pour figurer au sein d'un groupe de travail chargé d'établir un projet de statut sur les syndicats.Dans l'entourage de Walesa on ne cachait pas sa surprise devant une décision sur laquelle apparemment les nouveaux syndicalistes n'avaient pas été consultés.Face à la popularité sans cesse grandissante du nouveau syndicat, il est clair que le mouvement syndical officiel s'efforce de regagner la confiance des travailleurs et de s'ajuster à la nouvelle situation.D'autre part, hier après-midi, M.Walesa a été reçu, par le vice-président du Conseil, Miec-zyslaw Jagielski, celui-là même qui avait mené pour les autorités les négociations avec les grévistes de Gdansk.Durant cette entrevue qui a duré deux heures, l'animateur du mouvement a également protesté contre le harcèlement dont sont victimes certains des travailleurs qui veulent adhérer au nouveau syndicat.DÉPÊCHES LE SÉNAT américain a donné hier une victoire surprise au président Carter en approuvant, à 48 voix contre 46, la vente de 38 tonnes d'uranium enrichi à l'Inde.L'administration avait été vaincue sur cette question à la Chambre des représentants par un vote de trois contre un.Les adversaires du projet y voyaient un texte de la politique américaine de non prolifération nucléaire, mais la Maison-Blanche estimait qu'il ne fallait pousser l'Inde dans les bras de l'URSS.Mme BAND ARAN Al KE, ancien premier ministre du Sri Lanka (ex-Ceylan), a été déclarée coupable d'abus de pouvoir pendant l'exercice de ses fonctions, de 1970 à 1977, par une Commission présidentielle qui recommande qu'elle soit déchue de ses droits civiques.Conformément à la constitution, le Parlement de Colombo devra maintenant décider si Mme B.doit être déchue de ses droits, ce qui aurait pour effet de la priver de son siège de député pour sept ans.EN FRANCE, la police annonce la découverte dans une ferme de l'Ardèche d'une tonne d'explosifs et de huit fusils qui pourraient appartenir au groupe Action directe.Trois suspects sont présentement interrogés au sujet de cette découverte.Action directe a revendiqué une attaque à l'arme automatique contre l'Ecole militaire de Paris, vendredi dernier, une explosion à l'aéroport d'Orly en juin et une attaque au bazooka contre le ministère des Transports en mars.VENANT de Grèce, Mme Margaret Thatcher est arrivée hier à Belgrade pour une visite officielle de trois jours en Yougoslavie.Le premier ministre britannique, qui a été accueillie à l'aéroport par M.Veselin Djuranovic, président du conseil exécutif fédéral, a exprimé le soutien de la Grande-Bretagne à la politique d'indépendance et de non-alignement de la Yougoslavie.Elle a indiqué que les problèmes économiques tiendraient une place centrale dans ses entretiens avec les dirigeants yougoslaves.AMNISTIE internationale a une nouvelle fois dénoncé hier l'usage de la torture au Zaïre contre les Zaïrois soupçonnés d'être des opposants politiques ou d'avoir participé à des manifestations.Dans un communiqué publié par sa section française, Amnistie déclare posséder la preuve que, en dépit des dénégations des autorités zaïroises, de nombreux détenus politiques ont été torturés à l'électricité ou suspendus la tête en bas au cours de ces derniers mois.LE TRAFIC ferroviaire marchandises a repris normalement hier entre Berlin et l'Allemagne occidentale au surlendemain de l'intervention de la police des chemins de fer qui avait démantelé les piquets de grève dans neuf postes d'aiguillage à Berlin-Ouest.Le premier train de marchandises à quitter cette ville depuis une semaine est arrivé en R.F.A.dans la matinée et les trains postaux ont repris leur service peu après.Les employés de chemin de fer de Berlin-Ouest, qui sont membres.de la compagnie ferroviaire est-allemande Reichsbahn, ont cessé le travil la semaine dernière, interrompant le trafic marchandises et le réseau urbain «S-Bahn» pour appuyer leurs revendications de salaires et pour obtenir le droit de former un syndicat indépendant.SI l'on en croit un sondage publié hier par le quotidien madrilène Diario à la demande du magazine portugais Tempo, l'Alliance Démocratique du premier ministre M.Francisco Sa Carneiro, devrait sortir victorieuse le 5 octobre des élections législatives portugaises.34,4 p.cent des personnes interrogées soutiennent l'Alliance Démocratique tandis que le Front Républicain Socialiste dirigé par le premier secrétaire du PSP, M.Mario Soarês, recueille 21,4 p.cent des intentions de vote.34 p.cent des personnes interrogées affirment n'avoir pas encore fait leur choix.j + 4 UN COMPROMIS adopté par «consensus» a calmé la tempête soulevée mardi à la conférence de l'UNESCO, à Belgrade, à propos de Jérusalem et de la validité des pouvoirs de la délégation israélienne.Le compromis stipule que l'acceptation des pouvoirs de la délégation ne peut en aucun cas être interprété comme une reconnaissance d'un nouveau statut juridique pour Jérusalem.UN POLICIER auxiliaire des forces de sécurité irlandaises a été tué par balle alors qu'il regagnait son domicile à Mâchera: veely, en Irlande du Nord*.Selon la police, deux hommes armés attendaient le policier à temps partiel devant son domicile alors qu'il revenait de son travail.Le£ assaillants ont pris la fuite. A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 SEPTEMBRE 1980 COURS D\u20ac FRANÇAIS GRATUITS POUR L\u20acS IMMIGRANTS SCSSION D'AUTOMNC COURS DU SOIR Les lundis et mercredis ou les mardis et jeudis pendant 10 semaines à compter du 6 octobre et jusqu'au 15 décembre INSCRIPTIONS: les 29 et 30 septembre et le 1er octobre, de 1 7h à 20h au COFI de votre choix.LIEUX ET HEURES DES COURS : COFI NORD.8305.rue St-André les lundis et mercredis de 19h à 21 h45 Tel: 384-7052 ou 873-4696 COFI MAURICE-LEFEBVRE.5940 boul.Monk les mardis et ieudis de 19h à 21 h45 Tél.: 873-2595 COFI ALAIN-GRANDBOIS.4273 rue Drolet les lundis et mercredis ou ies mardi et jeudis de I8h30 à 21 hl5 Tél.: 849-4490 ou 849-6446 Renseignements auprès du COFI de 9h à 15h30 Gouvernement du Québec Ministère de l'immigration Direction de la Formation LAZURE LEUR EN DONNERA LES MOYENS Les CLSC dispenseront des services à domicile Que les pourparlers entre son ministère eî la compagnie Télé-Médic aboutissent ou non, d'ici quelques semaines, à l'intégration de cette entreprise HUGUETTE ROBERGE au réseau des Affaires sociales, le ministre Denis Lazure entend donner aux centres locaux de services communautaires, à plus ou moins court terme, les moyens de dispenser des services médicaux à domicile.La menace de fermeture de Télé-Médic semble avoir fouetté l'ardeur des directeurs de CLSC de Montréal à revendiquer pour leurs établissements l'autorisation de compléter leurs services à domicile d'un programme d'urgence médicale.L'avant-projet pour la création d'un service d'urgence-CLSC qu'ils remettaient en fin de semaine dernière au ministre Lazure a été reçu «avec beaucoup d'intérêt» par ce dernier.Interrogé hier par LA PRESSE, le ministre des Affaires sociales, a précisé sa réaction: «Si, à la suite d'une entente avec le MAS, Télé-Médic devient une société à but non lucratif intégrée au réseau des Affaires sociales, c'est au niveau des CLSC que so réalisera cette intégration.Les CLSC deviendront le pilier de l'organisation et dispensateurs des services médicaux à domicile.C'est d'ailleurs le troisième volet de leur vocation, au chapitre des services à domicile, après les soins infirmiers et le service d'auxiliaires familiales.» Dans cette éventualité, l'entreprise privée Télé-Médic telle que les Montréalais la connaissent, disparaîtrait pour se noyer dans une organisation plus vaste de services à la communauté.S'il n'y a pas entente Mais si une entente n'intervient pas entre le ministère et le service d'urgence Télé-Médic?«Nous serons fixés là-dessus d'ici un mois, deux au plus.Mais, en tel cas, Télé-Médic demeurerait une entreprise privée à but lucratif et continuerait à desservir la population à sa façon.Ce qui n'empêcherait nullement le développement naturel des CLSC et l'expansion de leurs services à domicile, incluant un service d'urgence médicale.» Sur la proposition des directeurs des 17 CLSC de la région métropolitaine, visant la création d'un centre d'urgence d'une part, et l'accessibilité en tout temps et à toute heure aux cliniques d'urgence mineure dans chacun des CLSC déjà existants d'autre part, M.Lazure se fait plus discret.«Je vous rappelle qu'il s'agit là d'un avant-projet.Nous l'avons reçu avec un très vif intérêt.Mais l'évaluation des coûts de réalisation est imprécise et doit faire l'objet d'études plus poussées.» La proposition des CLSC parle, en effet, d'une enveloppe d'un million de dollars pour financer annuellement un service d'urgence commun aux CLSC de Montréal.Leur évaluation «rapide» des coûts d'investissement d'une salle d'urgence en CLSC tourne autour de $100,000, tandis que son coût d'opération annuelle s'élèverait à $200,000.Le ministre Lazure se dit tout de même prêt à investir dans le développement des CLSC-ur-gence.D'ici deux mois, le montant devrait être précisé.Nouvelle loterie: Loto-Select A partir du 28 septembre, les amateurs de loteries et de jeux pourront participer à un tout nouveau jeu de Loto-Québec: Loto-Select.Toutefois, le premier tirage ne se fera que le 8 octobre à la télévision.Il s'agit de la huitième loterie ou jeu que Loto-Québec lance depuis son existence.Inspiré par pari-mutuel et dans la même lignée que le 0/30 et la Quotidienne, Loto-Select vient en fait compléter la gamme des jeux sur ordinateurs offerts par Loto-Québec.Loto-Select est un jeu simple et dont la fiche de sélection est à la fois claire et simple.L'amateur peut se choisir à son gré un ou plusieurs numéros de quatre chiffres de 0 à 9.Chaque fiche comprend cinq tableaux différents pour des mises allant de 50 cents à 10 $.Le tirage se fera chaque mercredi et un nombre indéterminé et variable de «parieurs» aura la chance de diviser la proportion de 45 pour cent des recettes, que ce soit dans l'ordre ou le désordre.Montreal Trust repoftd à vos question.\"Quels sont les avantages d'un fonds de placement?\" \"J'aimerais diversifier mes placements.Quels seraient les avantages d'un fonds de placement comme le vôtre?\" En plus ae simplifier ia tâche de 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ce ger/e ae prêt hypothécaire es! de 5% de la valeur marchande établie par la SCHL (Société canadienne d Hypothèques et de logement).Pour tous ces prêts hypothécaires, le taux d'intérêt varie d'habitude selon ie genre du prêt et !a date d'échéance.Si vous avez des questions à poser, écrivez-nous, appelez-nous ou venez nous voir à l'adresse ci-dessous.1, place Ville-Marie Montréal, Québec H3B 3L6 861-1681 Centre commercial Fairview Pointe-Claire.Québec H9R 1C3 695-5230 Montréal Trust v!/ Om- v**>Ps £0 o0< 1 133 HSb189 0 cuciitc iveaue \\ 9Ô° J Appareils-photos «Yashica» pour débutants et professionnels Rabais $20 «Yashica Auto-Focus» «Yashica MF-2» Pour des photos faciles 7Q98 Prix Simpsons A.Objectif 35rnm f4, obturateur mécanique à rideaux.Objectif n ouverture préréglée, contrôle d'exposition Viseur à cadre lumineux, témoin pour faible éleairage Compteur d'images à remise à zéro automatique, flash mcorpee escamotable.Utilise 2 piles 1.5v de type « AA» (comprises).159 98 Prix 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Mais les travailleurs sont rebutés profondément par le vocabulaire et l'agitation marxistes-léninistes.Et ce n'est pas pour cela que les ouvriers de la Dominion Bridge-Sulzer de Lachine sont en grève.LAVAL LE BORGNE_i «C'est parce que M.Norbert Viau, par exemple, lorsqu'il prendra sa retraite en 1986, après 34 années de bons et loyaux services, aura droit à la mirobolante pension de $188.05 par mois!» C'est la réplique apportée hier par M.Jean Gérin-Lajoie, le directeur du district 5 (comprenant le Québec et les Maritimes) des Métallurgistes unis d'Amérique, à l'accusation lancée la veille par le président de l'aciérie à l'effet que les 723 ouvriers en grève étaient manipulés par le Parti communiste ouvrier.Médiation Parlant devant une centaine d'ouvriers grévistes venus assister à la conférence de presse hier, le leader syndical a annoncé que son syndicat avait demandé au gouvernement de nommer un médiateur dans ce dossier.«Nous soumettrons les recommandations du médiateur aux travailleurs de la base qui seront appelés à se prononcer par scrutin secret, comme d'habitude», a-t-il dit.«Si la compagnie est sérieuse lorsqu'elle affirme qu'une prolongation du conflit pourrait entraîner 1,000 mises à pied, elle devrait donc appuyer notre demande pour la nomination d'un médiateur», a-t-il ajouté.M.Jean-Claude Naud, le porte-parole local du syndicat, a pour sa part invité le gouvernement de M.Lévesque «à mettre au pas cette multinationale arrogante» qui effectue différents travaux pour le Québec, entre autres à la Baie James.M.Gérin-Lajoie s'en est pris à la façon de négocier de la compagnie qui, son président l'a reconnu mardi, s'en tient à sa proposition finale du 25 août dernier.«Depuis 1960, les ouvriers sont placé».de!-vant ce «crois ou meurt» de la proposition finale de la compagnie et ils ont toujxjurs cédé; c'est pour cela qu'il y a eu une grève cette année: ils veulent négocier et Dominion Bridge-Sulzer veut imposer sa proposition finale traditionnelle», a-t-il dit.Enfin, répondant à la possibilité de mise à pied invoquée par le président de la compagnie mardi, M.Naud a lancé: «Nous étions 723 au début de la grève, nous serons 723 ai) retour au travail.» "]
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