La presse, 4 octobre 1980, Le Magazine perspectives
[" 1 II) II) d) h IB O *t O z _\u2022 Ô > O CO ©> r- 0) k.O o *t 3 \"O c E ov ALIMENTATION: LES 25 ANS DE L'ASSOCIATION EN ALIMENTATION DU QUÉBEC RAGES 13 A36 DES DÉTAILLANTS COUSTEAU DANS NOS EAUX RAGE 2 JEAN, ON PART EN VOYAGE CHAQUE ANNÉE PENDANT LES CINQ PROCHAINES ANNÉES,GRÂCE AUX MOUCHOIRS KLEENEX'ET AU PAPIER HYGIÉNIQUE DELSEY'!! :_ i &*f -**J COMMENT C'EST TOUT CE QU'ON EMPOR' NON! ON REMPLIT UN BON DE PARTICIPATION DU CONCOURS \"VOYAGES FANTASTIQUES\"QU'ON TROUVE DANS CHAQUE EMBALLAGE SPÉCIALEMENT MARQUÉ.JMAGINE UN PEU.ON FAIT CINQ VOYAGES DIFFÉRENTS PAR AIR CANADA! ET ON RESTE CHAQUE FOIS DANS UN HOTEL HILTON!!! AVEC, AU TOTAL, CINQ MILLE DOLLARS À DÉPENSER! ILNOUS SUFFIT DE GAGNER, C'EST TOUT!!! Participez au concours de voyages fantastiques, avec Kimberly-Clark, Air Canada et Hilton international GRANOPRIX Une personne chanceuse gagnera 5 VOYAGES PAR AVION pour DEUX plus S5 OOO 00 (S1 000 00 par voyage) Chaque VOYAGE PAR AVION comprendra le prix du billet aller et retour en classe économique par AIR CANADA, avec séjour de 7 nuits dans i un des HÔTELS HILTON choisi parmi les suivants Kensington Hilton (London) Hilton International Paris Hilton International Mainz (Frankfurt) Zunch Hilton Hilton International Basel Montréal Aéroport Hilton International Le Reine Elizabeth (Montreal) Hilton International Quebec Hotel Vancouver Jamaica Hilton International Toronto Harbour Castle Hilton Toronto Airport Hilton International Tho Los Angeles Hillon The San Francisco Hilton Vista International New York The Dallas Hilton The Fontambieau Hilton (Miami Beach) Hilton International Barbados Hilton International Trinidad 15 SECONOS PRIX Un VOYAGE PAR AVION pour DEUX plus $250.comprenant voyage aller et retour classe économique par AIR CANADA et 7 nuits dans l un des luxueux HÔTELS HILTON choisis dans la liste o-dessus Vous trouverez les bulletins de participation du concours VOYAGES FANTASTIQUES dans les emballages spécialement marques des produits suivants MOUCHOIRS KLEENEX; ESSUIETOUT KLEENEX' PAPIER HYGIENIQUE DELSEY' PAPIER HYGIENIQUE DElSEY\" BOUTIQUE* et ESSUIETOUT KLEENEX' BOUTIQUE* COMMENT PARTICIPER Inscrivez vos nom adresse et numéro de telephone en lettres moulées, sur le bulletin de participation (ou sur une feuille de papier ordinaire) et envoyez-le accompagné de deux preuves d achat (symbole UPC I (ou fac-similé non reproduit mécaniquement l d un des produits suivants Mouchoirs Kleenex' Essuie-tout Kleenex: Papier hygiénique Defeey.* Papier hygiénique Delsey' Boutique' et Essuie-tout Kleenex' Boutique' a CONCOURS DE VOYAGES FANTASTIQUES.C P 9383.Saint-Jean.N -B E2L 4W7 Vous pouvez participer aussi souvent que vous voulez mais chaque bulletin de participation doit être envoyé sous pit sépare, suffisamment affranchi Pour être admissibles les bulletins de participation ne devront pas être reçus plus tard que la date de clôture du concours, le 27 février 1961 Un tirage au hasard sera effectué parmi tous les bulletins de participation reçus d ici la date de clôture du concours Afin de gagner, les participants sélectionnes devront préalablement répondre au téléphone, dans un délai donne, a une question subsidiaire a un moment mutuellement fixe ot fournir une déclaration écrite confirmant leur soumission aux reniements du concours et I acceptation du prix tel que décerne Aucune substitution m transfert de pnx ne seront autorises Aucune correspondance ne sera échangée sauf avec les participants sélectionnés En participant au concours les participants acceptent que leur nom et ou photographie soient utilises dans toute publicité effectuée par Kimberly-Clark du Canada Liée Le concours est ouvert à toutes les personnes d au moms 18 ans résidant au Canada, a (exception des employes de Kimberly-Clark du Canada Liée Air Canada Hilton /Hotels Corporation Hilton International, leurs agences de publiâtes, le jury indépendant, ainsi que les membres de leurs proches familles respectives Un prix seulement sera décerne par famille, foyer ou residence La décision du jury indépendant sera sans appel Le concours est soumis a toutes les lois fédérales provinciales et municipales applicables L impôt exiqe conformément au Bill 67 du Quebec ¦ été paya Les personnes résidant au Quebec devront soumettre toute contestation relative a la conduite de ce concours et a I attribution des prix à la Regie des Loteries et Course-, du Quebec 'Marques déposées de Kimberty-Clark du Canada Ltee BULLETIN DE PARTICIPATION envoyer a CONCOURS DE VOYAGES FANTASTIQUES C P 9383.Saint-Jean.N B E2L 4W7 Le concours se terminé le 27 février 1981 Nom |enk \u2022\u2022\u2022osmot.ieesi Rue N°anp Ville Province Code postal Téléphone Destination KIMBERLY-CLARK ' 'z: air canada *, ^ùfu x i J ai gns connaissance des legicments de concours et accepte de m y conformer jr* joins deui prcinres d acrat iSYMBOl E UPC ou fac-similé tiace a la maro non repnduit meraniotiemcnt Pour gagner, il faut participer! LA CALYPSO Photos O.N.F.Photos des pages précédentes.Grande photo, ta Calypso entre deux icebergs, côte nord-est de Terre-Neuve.Rangée du haut, de g.à dr., campement montagnais sur la rivière Mingan; deux Montagnais; barge de plongée à Red Bay au Labrador; reconstruction d'une maison longue Viking à l'Anse-aux-Meadows (Méduses), à Terre-Neuve; épave dans le détroit de Belle-Iles.Rangée du bas, de g.à dr., paysage sous-marin; Félix, l'hélicoptère de la Calypso; plan incliné pour la rentrée des doris, à cap Saint-Georges, à Terre-Neuve; fean-Michel Cousteau et Albert falco, chef de mission; baleine à bosse, à Terre-Neuve.Les experts se sont attachés à le rendre superfonctionnel pour la recherche océanographique.C'est ainsi qu'il fut tour à tour doté d'un faux nez garni de hublots, lesquels permettent à tout instant l'observation d'animaux marins qui pourraient nager à l'avant du bateau.L'un de ces hublots est d'ailleurs garni de fixations permettant l'utilisation d'une caméra.Toutes les superstructures ont été changées et une grue de fort calibre a été aménagée de façon à permettre, dans un espace restreint, de disposer d'un maximum d'équipement tout en conservant un maximum d'aisance pour les manoeuvres, qualités qui s'ajoutent à certaines caractéristiques techniques intéressantes, tel le faible tirant d'eau, qui assure la stabilité du bâtiment.Côté négatif: la difficulté de loger un équipage permanent de 27 personnes, ce qui crée un certain inconfort et réduit au minimum la vie privée.Mais cet inconvénient, d'une certaine façon, renforce les liens d'amitié et d'unité à bord, ce qui est un atout sur le plan du travail.A bord de /a Calypso, ce qui frappe de prime abord, alors que l'on a à peine mis les pieds sur le pont, c'est le calendrier serré que l'on s'impose en tout temps.Les hommes de cette équipe n'arrêtent pas un seul instant, les conférences se succèdent, chacun a un boulot précis.Une vraie ruche que cette Calypso* Les gens travaillent sept jours par semaine, et parfois 20 heures par jour au besoin.Quant à l'équipement qui se trouve à bord, il a été conçu de façon à permettre des interventions rapides.« Nous pouvons tout mettre en branle en quelques minutes, de dire lean-Michel Cousteau, soit disposer de l'hélicoptère et de son opérateur, d'un bateau rapide type Zodiac, submerger la soucoupe avec deux hommes à bord et quatre caméras, un bathyscaphe et l'hydro- 4- A octobre 1W» glisseur, tout en conservant un opérateur à bord ! Le tout (levant fonctionner simultanément, ce qui rend parfois les opérations fort spectaculaires.» Cette façon d'opérer nécessite évidemment un système de communications dernier cri, avec la possibilité de communiquer non seulement entre les opérations dites volantes, mais aussi (et surtout) avec les différents bureaux de l'organisation dans le but d'obtenir en quelques instants des résultats d'analyses ne pouvant être effectuées à bord.Grâce à tout ce matériel de communication, lequel fait d'ailleurs appel à des satellites, toutes les opérations s'effectuent avec un maximum de rapidité, d'efficacité, de sécurité et aussi de rentabilité.Ce qui permet d'effectuer le travail d'une semaine en une journée, lorsque tout fonctionne pour le mieux.Une université océanographique, telle est l'expression que l'on pourrait employer sans craindre d'exagérer pour qualifier l'importance du matériel de recherche à bord et la diversité des travaux qu'on peut y effectuer.La Calypso possède évidemment tout l'équipement de base que doit avoir un bateau de ce type, équipement constamment maintenu à la pointe du progrès par des exigences constantes, de façon à le rendre opérationnel à pleine capacité, mais aussi de façon à permettre l'innovation.«A simple titre d'exemple, de nous dire M.Jacques Constant, bien avant leur apparition sur tous les pétroliers et transatlantiques modernes, la Calypso disposait de tout un équipement de navigation et de communication par satellite, ce qui faisait de nous des pionniers.Nous pouvons en quelques secondes retransmettre dans n'importe quel point du globe des images, fac-similés ou autres informations concernant par exemple un poisson jusqu'ici inconnu, ou encore que nous croyons ne pas connaître » Les grandes universités du monde peuvent donc recevoir en quelques minutes des dessins, et retourner des informations dans des délais très restreints.A bord se trouve aussi de l'équipement permettant d'effectuer de la géologie et de la géophysique sous-marine, tels des dragues, des bennes, des carottiers, qui permettent de faire des prélèvements dans les fonds marins inaccessibles.Ne serait-ce que pour donner un aperçu de l'efficacité de tout ce matériel, M.Constans nous précise qu'en ll)79, au cours d'une expédition au Venezuela, 74 scientifiques du pays se sont succédé sur la Calypso pour un total de 26 projets menés à terme.Comme on s'en doute bien, les coûts d'exploitation de la Calypso sont très élevés.Outre les salaires de l'équipage, le navire occasionne quotidiennement des déboursés de l'ordre de 3(XX)$! L'exploitation de ce bâtiment et de son appareillage coûte donc au bas mot plus d'un Avib Santé et Biervètre social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Format King Size \"goudron'' 4 mg.nicotine .4 mg.4 octobre l*MO -5 La nouvelle scie Rockwell Beaver de 10 po.à arbre inclinable prête à l'action.À grands travaux, grande lame.Dotée d'un puissant moteur de 1 CV.elle coupe jusque 29/ie po.de profondeur à 90°et VA po.à 45°.et refend jusqu'au centre d'un panneau de 48 po.Toute la puissance qu'il vous faut pour réussir vos grands projets.Et tous les dispositifs nécessaires pour les réaliser facilement, avec précision et en toute sûreté Passez voir la scie Rockwell Beaver modèle 10.prête à Taction, chez le dépositaire Rockwell.Il y en a un près de chez vous.Demandez-nous son adresse en écrivant à:Rockwell International of Canada Ltd.40 Wellington St.W.PO Box 848.Guetph.Ontario N1H6M7.Les outils électriques Rockwell Beaver: pour réussir vos grands projets.* FABRIQUÉ AU CANADA '1* Rockwell International LA CALYPSO De haut en bas: les deux responsables de la direction de la photographie, Guy Duiaux, à g., et Guy Mounier.Le commandant Cousteau et son chef de mission, Albert Falco, compagnon de Cousteau depuis 28 ans.Le bathyscaphe, qu'à bord on appelle la soucoupe.million de dollars par année.De quelle façon le commandant Cousteau arrive-t-il à financer ses expéditions?«La Fondation Cousteau compte actuellement 170000 membres, de nous dire )ac-ques Constans, lesquels contribuent individuellement la somme de 15$ par an.En retour nous leurs fournissons divers avantages, tels une brochure en couleur qui les renseigne sur nos recherches, les informe des bonnes et des mauvaises nouvelles, sans compter les réductions sur nos livres, et autres privilèges.Pour le reste, il faut, bien sûr, compter sur-l'apport financier des droits de télédiffusion de nos films.» Toutefois, mon interlocuteur tient à préciser que la Fondation n'a jamais accepté quelque montant que ce soit émanant d'organismes privés dont la nature des activités pourrait être reliée directement ou indirectement aux recherches océanographiques (compagnies pétrolières par exemple), ceci afin de préserver son autonomie.Cette Fondation est d'ailleurs sans but lucratif.Chose importante.Jacques-Yves Cousteau et les membres de son équipe, sont en contact permanent avec les représentants des différents gouvernements mondiaux.Ils ne disposent que d'un bateau, et pourtant on les sollicite de toutes parts afin d'effectuer des recherches océanographiques.Actuellement ils remplissent un contrat de recherche les liant à l'Office national du film.Leur tâche est de remonter le Saint-Laurent, principale voie de pénétration dé l'Amérique du Nord par les bâtiments européens, notamment français et espagnols.Cette étude les conduira jusqu'aux Grands Lacs.A ce jour, de nombreuses plongées ont été effectuées dans les eaux du Saint-Laurent et du Saguenay, mais les résultats obtenus ne furent toutefois pas aussi sensationnels qu'on a bien voulu le laisser entendre à droite et à gauche.« Nous en sommes à notre première présence au Canada, de dire M Constans, et notre but est en fait de produire trois longs métrages d'une heure chacun.avec la possibilité d'un quatrième, le tout selon l'abondance de l'information.» Le premier de ces films sera consacré à la richesse des fonds marins canadiens, avec une partie consacrée au domaine terrestre.Le second portera sur les interractions de cette vie marine avec les activités de l'homme, montrant notamment les interférences entre les pêcheurs et les mammifères.Quant au troisième, peut-être le plus important, il s'efforcera de montrer de quelle façon le Saint-Laurent a été l'axe de pénétration de l'Europe sur le continent nord-américain.Ce film abordera à la fois les domaines de l'archéologie et de l'histoire.Bien qu'il n'y ait pas encore eu de découvertes à proprement parler de faites depuis leurs recherches canadiennes, les membres de la Ci/yps\" se disent tout de même surpris par les richesses, tant aquatiques que terrestre^, que renferme le Canada Ils se disent également certains de faire découvrir à la population des aspects du pays inconnus jusqu'ici l'J 6- A octobre V*M \ti in 1 IB ' II'\tI mJ^JX.y.(\\M I AWAfIC I'AHH | HAkt'iMC VUflUX 1 1- _ 1 _ I i - ê 1 I i \u2022 i n 2000000$ Son administration clairvoyante fit en sorte que, douze ans plus tard, lorsqu'il quitte son poste, le chiffre d'affaires avait atteint 77 (XX) (XX) S.On connaît la suite, soit la fondation, en 1970, de ce que l'on appelle aujourd'hui l'empire Provigo et la fusion, en 1976, de Métro et de Ki chelieu En 1980.des groupes et coopératives de détaillants comme Provigo, Métro-Richelieu, Epiciers Unis, IGA Boniprix ont permis aux épiciers indépendants du Québec | ET SOUP^AL'OioMO^.DEUy PRODUÏïSDUCHEFsyl ÉVIDEMMENT/ CE QUI ATTIRA L'ATTENTION DE .PLUSiEURSCUEMTS.IMPRESSiONJNES ET RAVIS FKR CE SPECTACLF / ELLES PIREMT EMCORE PLUSIEURS PiROUETTES.ELLE S'EMPRESSA DE\"SE RENDRE CHEZ ELLE AVEC 26SADOBABL&S PETITES BOÎTES DE SOUPE\u2014- 1 APRÈS AVoiR DEGUSTE LASrOJPÊDUC TOUTE LA FAMILLE EWT tMERVEILLÛ DU GoQT, DE LA SAVEU^AUSS/ bien QUE DE L'HISTOIRE DE MAMAN / , (SfT OMS WUuVW UNE CUEMTE ETSAUTEREKfTGRACiEUSEMEMT Ïa DAMS LE PAMlÇR D'UNE fif CHARAAANTE fc.'^ EM VENTE Partout/ produits des mordus de la solidarité Militant de Id première heure» au sein de l'A.D.A., Fernand Léveillé y a consacre'* vingt ans de sa vie Au moment de la fondation, il est lui-même épicier et devient directeur de la régionale de Montréal de l'A.D.A , alors qu'Arthur Mayrand.de la famille des magasins Mayrand, accède» au poste de premier président.Le secrétariat en place, on procède sans elélai au recrutement à Montréal et en province.Dès 1957, on institue le« concours de l'Epicier eie l'année qui couronne, depuis ce temps, le»s efforts des indépendants les plus progressifs.Au moment où les premiers groupements d'importan< \u2014 4* 3 o- U O O 4 octobre i*mo-P9 to L'industrie acro-alimcntaire doit commencer par s'alimenter elle-même avant de songer à approvisionner les consommateurs.Les Minoteries Ogilvie Ltée pourvoient «à ces deux besoins en assurant le lien entre le secteur agricole et celui de la consommation grâce à leurs sociétés d'exploitation engagées dans la mouture du blé, la transformation du lait, l'extraction de l'amidon et du gluten de blé.la commercialisation d'aliments pour le bétail et la culture des champignons.Ogilvie et sun personnel de plus de 1500 employés sont particulièrement tiers du rôle important ^ qu'ils jouent depuis près de 200 ans dans la transformation des matières premières obtenues de nos agriculteurs afin d'alimenter 1 ensemble des consommateurs.il W nu I \\ s MIN( )\\\\ KimCHill Vif LTÉE I.PIACI \\ ll.tt MARIF.IUJREAU2I0Û MONTR t'Ai iQltHKO HW2X2 La familiarité de l'épicier du coin et l'efficacité de la grande chaîne Mais c'est négliger le fait que l'avance des indépendants a malgré tout été réduite depuis dix ans, puisqu'ils détenaient encore 65,4% du marché en 1969, et que la situation paraît aujourd'hui se stabiliser.C'est négliger également le fait que cette perfo-mance exceptionnelle des indépendants est surtout due à ceux d'entre eux qui se sont affiliés aux groupements volontaires dont les plus importants au Québec sont Provigo, Métro-Richelieu, Hudon et Daudelin (IGA-Boniprix), et les Epiciers Unis Inc.(Casino, Gem, Ami, etc.).En effet, avec 3 996 coomer-ces.les regroupements volontaires réalisent 41,3% des ventes alors que les véritables indépendants, ceux qui résistent seuls à la concurrence, ne réalisent que 17,5% des ventes avec un nombre pourtant double de magasins (6 376).Une réaction en chaîne Et si M.Dubois admet que ces francs-tireurs sont voués à la disparition («on s'en va, dit-il, vers l'élimination des petits commerces laids, malpropres, sans service, et l'apparition de véritables salons de l'alimentation»), il minimise la transformation structurelle fondamentale qui a accompagné la marche vers le succès des indépendants qui se sont regroupés massivement depuis le milieu des années soixante, au moment même où l'A.D.A.naissait justement comme un effort de redressement, parmi d'autres, face à l'invasion aàparemment irréversible que les chaînes menaient au Québec depuis la fin de la guerre.Cette transformation comporte deux volets.D'une part, on observe une polarisation à l'échelle du continent entre les grandes surfaces et les dépanneurs, qui entraîne la disparition des «moyens».D'autre part, abstraction faite des titres de propriété qui distinguent toujours la chaîne du regroupement volontaire (dans la première, les établissements sont propriété de la chaîne; dans le second, ce sont les propriétaires de chaque commerce qui se mettent sous franchise avec un grossiste ou se forment en coopérative), il faut bien admettre que les groupes se comportent de plus en plus comme des chaînes.Ils centralisent les opérations, s'immiscent dans un nombre croissant de domaines, multiplient leurs services, resserrent la discipline de groupe, au point que l'autonomie de l'épicier affilié diminue sans cesse.« L'indépendant conserve une marge de manoeuvre interne, explique M.Gérard Bélair (actuellement professeur d'économie au cégep Bois-de-Boulogne, mais naguère grossiste en alimentation et fort actif dans la naissance des groupes, en particulier Trans-Kébec qui est devenu Servi, depuis sa fondation en 1957) mais face au public, il a les mains liées parce que le consommateur recherche l'image de la chaîne qui est une garantie de qualité uniforme.» Ce qui revient à dire que moi-même, par exemple, j'irais plutôt faire mon marché chez Métro (son groupe) que chez M.Lapointe, mon sympathique épicier! lean Dubois, vice-président de l'A.D.A.c C S cr c X ci- Cette lente transformation (les groupes volontaires en chaînes de iâcto paraît d'ailleurs répondre à des déterminismes tellement profonds qu'on voit en plus aujourd'hui les groupes les plus puissants constituer d'authentiques chaînes parallèles (Provigo, Métro-Richelieu et Hudon et Deaudehn s'y sont déjà employés) pendant que les mini-chaînes fourmillent dans toutes les régions de la province.Et les économistes (Je la chaire de marketing de l'alimentation de l'université de Sherbrooke (à qui le Gouvernement du Québec commandait une étude sur le commerce et la distribution alimentaire en I977) prévoient que ces chaînes autochtones s'empareront d'environ 20% de la part du marché des qrandes chaînes au Québec d'ici ll)8f).30- 4 octobre I980 Et ces «indépendants», qui le sont de moins en moins, devront compter avec une nouvelle transformation que les mêmes experts nous annoncent pour les années 80 en affirmant que les chaînes seront en meilleure posture pour y faire face.Il s'agit, pour l'essentiel, d'un changement socio-démographique comportant trois éléments interdépendants: ralentissement de la croissance démographique, vieillissement général et diminution du nombre de personnes dans chaque ménage, d'une part; l'entrée massive des femmes sur le marché du travail, d'autre part; et enfin, la restauration qui accapare une part de plus en plus importante du marché dè l'alimentation (déjà en 1979, au Québec, les restaurants, hôtels et institutions ont raflé quelque deux milliards de dollars de ce marché).M.Dubois n'en demeure pas moins optimiste.Pour lui, d'abord, l'originalité du commerce québécois dans le marché nord-américain de l'alimentation s'explique aussi par l'originalité des Québécois.«Le francophone aime manger, aime le vin, les nouveaux produits.Il est moins conservateur que l'anglophone Et l'indépendant réagit immédiatement à ces nouveaux besoins parce qu'il les éprouve lui-même.Il fait partie du même milieu que sa clientèle, vit la même vie.fait les mêmes voyages, découvre en même temps les nouvelles recettes ou les fruits exotiques.Et comme il a ( unserve le service personnalisé, votre boucher a pu vous préparer correctement votre viande dès que ^>us avez découvert la fondue chinoise.» Et les statistiques semblent étayer ( ette perception puisque la dépense per capita pour la nourriture est plus élevée au Québec 844.86$ contre 792.95$ en Ontario et 768.20$ au pays), qu'elle y augmente plus vite (de 12,5% l'an dernier contre 8,6 en Ontario et 11 au pays), qu'elle y représente une part plus grande du revenu (12,9% contre 10,2 et 10,6 respectivement pour l'Ontario et l'ensemble du pays), même si le revenu per capita, lui, y est moindre qu'ailleurs (6 563$ au Québec, 7 927$ en Ontario et 7 225$ pour l'ensemble).Les regroupements volontaires et l'A.D.A.apportent de toute façon une aide précieuse à l'indépendant.Si les groupes ont été fondés à l'origine, surtout pour obtenir de meilleurs prix des manufacturiers, ils mettent aujourd'hui à la disposition de leurs membres l'informatique, les etudes de marché, la publicité dans les grands médias, des renseignements sur les concurrents (« Si Steinberg change un prix, affirme M.Dubois, tout le monde le sait le lendemain »), et même des cours sur toutes les pratiques du commerce, de la gestion à la coupe française des viandes.Quant à l'A.D.A., dont le role initial est maintenant rempli par les groupes, elle développe de nouveaux services.Mais ne serait-ce pas également dû au fait que l'alimentation représente aujourd'hui le secteur le plus important du commerce de détail dans la province (8.3 milliards de dollars sur 19,6 milliards en 1979), que la réussite de Provigo est partout donnée en exemple, ou que le secteur offre quelques-unes des grandes réalisations du mouvement coopératif?Et comme s'il était vrai en tout cas que l'on ne prête qu'aux riches, le crédit afflue (M.Dubois souligne l'apport des Caisses d'entraide en particulier) pendant que des administrateurs venus, qui de la construction, qui des assurances, passent à l'alimentation, mis en appétit par la rentabilité.Une véritable carrière Aujourd'hui, les commerces sont grands et le personnel mieux qualifié, de plus en plus souvent syndiqué (environ la moitié en milieu urbain, un peu moins ailleurs), augmente en nombre.Ce qui explique que dans cette branche traditionnellement familiale, héritière du marchand général des campagnes et du boutiquier du coin des rues de la ville, le père devient homme d'affaires, adopte un horaire de travail normal, visite le golf l'été et la Floride l'hiver.Les enfants sont donc alléchés à leur tour par une vocation qu'ils n'ont plus raison de prendre en horreur et s'y préparent mieux en fréquentant l'université.L'âge baisse, le style change.M.Dubois le vérifie d'année en année dans les congrès de l'A.D.A.Il était donc normal que les femmes s'y mettent à leur tour.Elles qui ont longtemps été «les bolles» de ces commerces familiaux (pour reprendre l'expression familière qu'employait M.Dubois pour mieux marquer le contêaste) tout en servant en même temps de main-d'oeuvre bon marché, commencent donc à s'affirmer.Certaines, qui sont encore l'exception, sont devenues femmes d'affaires à part entière, mais la plupart des autres ajustent progressivement leur mentalité.Les congrès de l'A.D.A.le reflètent bien en offrant maintenant aux dames (à celles qui accompagnent leurs maris, bien sûr) des ateliers sur la publicité sexiste, les lois du divorce ou la psychologie des couples au lieu des défilés de modes et des «bingos» qui leur étaient encore réservés il n'y a pas si longtemps.On pourra sourire.Ce serait oublier que cette démarche prudente se modèle encore une fois sur celle de la majorité silencieuse et que, pour réussir, la transformation radicale de cette industrie fondée sur le ventre du Québec doit passer encore une fois par l'enracinement de l'épicier dans son propre milieu où les relations entre l'homme et la femme, justement, commencent par se redéfinir patiemment autour de la table de cuisine.B 4o< tobre lwo-31 LE DEFI DES ANNÉES 80 Bien servir un consommateur de pius en pius averti PAR GÉRARD VIRTHE C'est devenu un lieu commun de prétendre que les habitudes alimentaires de la population changent au Québec.Les détaillants en alimentation qui voient leurs ventes de certains produits traditionnels baisser alors que d'autres nouveaux produits s'implantent seront les premiers à le dire.Sur ce point, la décennie 70 a probablement été déterminante dans l'évolution des habitudes de consommation alimentaire.C'est pendant ces années qu'on a commencé à parler sérieusement de consumérisme, de nutrition, d'inflation, etc.Les nouvelles tendances sont aujourd'hui relativement claires.On remarque depuis plusieurs années des modifications très profondes de la cellule familiale qui ont un impact extrêmement fort sur les habitudes de consommation.On sait que la famille québécoise est de plus en plus petite, que le nombre d'enfants par famille diminue régulièrement et que de plus en plus la femme travaille à l'extérieur du foyer.On observe par conséquent l'émergence d'unités familiales où le revenu est relativement bon et le nombre de personnes pour profiter de ce revenu relativement faible.Ceci constitue une démarcation très nette par rapport à la situation qu'on pouvait observer il y a quinze ou vingt ans, où un pourcentage beaucoup plus élevé de femmes demeuraient au foyer pour élever un nombre d'enfants plus élevé.Aujourd'hui, en 1980, près de la moitié des femmes travaillent à l'extérieur du foyer et ce pourcentage est en fait même plus élevé dans les couches plus jeunes de la population.Dans la mesure où la femme demeure déterminante dans le processus de la consommation alimentaire, il est sûr que tout changement qu'on va observer dans son style de vie se traduira par des changements dans les habitudes de consommation (Je la famille.C'est pourquoi on peut aujourd'hui assez clairement déterminer des tendances fondamentales qui continueront de se manifester dans les années à venir.Parmi ces tendances, il faut noter trois éléments importants.La recherche de la facilité est, et continuera d'être, un des besoins fondamentaux de la femme d'aujourd'hui en matière de consomma- tion alimentaire.Ceci veut dire que, même en période d'inflation, le couple d'aujourd'hui continuera de rechercher des produits alimentaires qui peuvent se préparer facilement et rapidement.En d'autres termes, devant le peu de temps dont disposent la plupart des femmes qui travaillent, celles-ci n'hésiteront pas à dépenser davantage pour des produits plus préparés qui leur feront gagner du temps.Et il ne faut pas croire que sous prétexte que l'infla- tion est importante, cette tendance disparaîtra.Cette recherche de la facilité s'accompagne également d'une fréquentation accrue des restaurants de toutes sortes, depuis les «fast-food» jusqu'aux meilleurs restaurants.Là encore, il est fort probable que la croissance que Ton a pu observer dans le secteur des restaurants se maintiendra à moyen et à long termes.La restauration en effet, permet à la consommatrice d'alléger ses tâches ménagères et procure souvent, à un coût encore raisonnable, un élément de divertissement important.Toutes les enquêtes ont démontré depuis longtemps que ce sont dans les familles où la femme travaille que la fréquentation des restaurants est le plus élevée.1 Une certaine recherche dans l'art de bien manger commence égale-J ment à apparaître, ce qui ne contredit qu'en apparence la recherche de la facilité.En même temps que la I consommatrice d'aujourd'hui re-I cherche de plus en plus de produits ! alimentaires qui lui facilitent la vie, on peut constater une augmentation parallèle de l'intérêt qu'elle manifeste pour une cuisine de meilleure qualité.Il se peut que les deux tendances se développent en parallèle et que la même consommatrice opte tantôt pour la facilité, tantôt pour la fine cuisine, selon le moment.C'est ainsi qu'on voit se développer les ventes d'ustensiles de cuisine de toutes sortes pour la confection de plats recherchés.En d'autres termes, le Québécois mange de mieux en mieux, même si, dans la plupart des cas, il va se contenter de plats simples et pratiques qui correspondent à un style de vie moderne.La prise de conscience de ce qu'est une bonne nutrition est le troisième élément fondamental dans l'évolution des habitudes de consommation.La recherche d'un meilleur équilibre alimentaire, alliée a un niveau de connaissance plus élevé dans ce domaine, contribue depuis déjà plusieurs années à hausser les ventes de certains produits.C'est ainsi qu'on a pu observer, depuis quelque temps, une hausse vertigineuse des ventes de fruits et légumes frais.Là encore, il semble bien qu'il s'agisse d'une tendance à long terme dans les habitudes de consommation.En conséquence, les détaillants en alimentation sont souvent pris entre le marteau et l'enclume et doivent se réorienter.Le temps n'est plus où les supermarchés se ressemblaient tous et étaient des copies conformes les uns des autres, qui vendaient tous essentiellement les mêmes marchandises de base.De plus en plus, les consommateurs se scindent en groupes très bien identifiés et dont les besoins changent.Il est alors important, pour le détaillant, de pouvoir prévoir avec le plus de certitude possible ces modifications dans les habitudes alimentaires, pour tenter de les satisfaire.Coincés entre les restaurants et les baraques à fruits et légumes sur le bord des routes, les détaillants en alimentation, depuis quelque temps déjà, doivent faire des choix fondamentaux.C'est ainsi que la plupart d'entre eux ont commencé à mettre davantage l'accent sur les produits frais, par exemple, et certains même ont commencé à offrir des services de restauration simple.La recherche de la facilité s'est également traduite par une augmentation du nombre de dépanneurs et c'est également une tendance que beaucoup d'organisations de commerce de détail alimentaire vont poursuivre.On trouvera donc dans les années à venir une grande variété de magasins qui vont tous tenter de répondre, à des degrés divers, à ces changements dans les habitudes d'achat et de consommation alimentaire, depuis le dépanneur jusqu'au supermagasin de 50 (XX) pi.2 et plus, en passant par les magasins-entrepôts, les supermarchés et superettes traditionnels.On observera la coexistence relativement pacifique de types de magasins très différents les uns des autres.Autant les magasins-entrepôts, très dépouillés, serviront les besoins fondamentaux d'une partie de la population durement touchée par rinflation, autant des supermagasins continueront d'apparaître, qui seront de véritables palais de la cuisine et de la gastronomie.Le détaillant en alimentation va tenter, dans les années à venir de rapatrier dans le magasin une partie des ventes qui fuient vers les restaurants.C'est pourquoi il essayera, dans la mesure du possible, de réintroduire dans le supermarché les éléments qui vont permettre à un consommateur d'acquérir au même endroit tous les produits dont il a besoin, depuis les produits pour confectionner une cuisine plus élaborée jusqu'aux produits tous préparés, pour remplacer le restaurant.C'est à ce genre de défi que le détaillant en alimentation doit faire face dans les années 80.19 Pour célébrer l'arrivée du nouveau vin .quoi de mieux que de porter un toast! Vous pourrez ainsi découvrir toutes les finesses de ce nouveau vin de qualité.L'Entre-Côte plaira tout particulièrement aux amateurs de vin rouge sec.surtout s'il est servi avec de bons plats de viande.Hâtez-vous de découvrir L'Entre-Côte.Il est en vente chez votre épicier licencié.' DRV*1* VIN ROUGE SEC 4 octobre IMMO -33 12 médailles pour couronner l'excellence PAR BRUNO DOSTIE 420 détaillants en alimentation de toutes tailles, soit 20% des membres de l'A.D.A., sont en lice cette année pour le 23e concours de l'épicier de Tannée dont les résultats (des médaillés d'or, d'argent et de bronze dans quatre catégories) sont dévoilés chaque automne lors du banquet de clôture du congrès de leur association.Ils étaient 363 l'an dernier; 239 en 1978, avant que l'on ouvre une catégorie spéciale pour les dépanneurs.Unique au Zanada, et même en Amérique du Nord à ce que prétend du moins M.Raymond Boutin qui en est responsable à titre de président de la section des membres associés de l'A.D.A., ce concours voit donc le nombre de ses concurrents augmenter chaque saison, ses règlements s'ajuster constamment à l'évolution des commerces, et ses méthodes d'évaluation se raffiner sans cesse.Alors que l'on prévoit déjà changer le nom même du concours l'an prochain, parce que le mot «épicier» paraît maintenant dépassé par la réalité, c'est cette année que le concours a subi la transformation la plus importante avec la mise au point d'une méthode scientifique d'évaluation et le traitement des données par ordinateur.S'appuyant désormais sur des bases plus rigoureuses et plus impartiales, le concours se trouve ainsi à rassembler par surcroît une foule de données qui devraient permettre aux membres de l'A.D.A.de juger leur performance et de corriger leurs points faibles à l'aide d'une évaluation minutieuse des moindres dé- v M.Raymond Boutin, président du jury et de la section des membres associés de l'A.D.A., s'occupe du concours depuis cinq ans.tails qui peuvent affecter la clientèle sans transparaître automatiquement dans la comptabilité.Le concours de l'épicier de l'année a en effet été conçu dès le départ comme un instrument de relance pour les indépendants menacés par les chaînes, et a contribué grandement à leur faire prendre conscience que la partie se gagnerait avec des chiffres, des ordinateurs et des techniques de gestion d'avant-garde.Voilà donc pourquoi l'A.D.A.confiait l'an dernier à une firme spécialisée (Cogem) le soin de repenser tout le concours et investissait quelque 30000 dollars dans l'opération.C'est maintenant avec une grille d'évaluation très élaborée, dûment testée au préalable et sur laquelle on retrouve plus de 125 éléments, que les juges doivent apprécier au^ moyen d'une notation allant d'un point pour mauvais à cinq pour excellent et dont les données sont ensuite livrées à l'informatique.Dix grands critères, eux-mêmes nuancés par une foule de sous-critères, en constituent l'essentiel.Ils concernent la propreté, l'ambiance et l'atmosphère, la circulation (encombrement des allées), le modernisme (décoration), la disposition des diverses catégories de produits, les conditions de stationnement, l'approvisionnement (abondance, variété, localisation, étiquetage, clarté des prix), le comportement du personnel et la publicité dans le magasin.Confié dès son origine à la section des membres associés de l'A.D.A., qui présentaient de meilleures garanties d'impartialité et de désintéressement, c'est traditionnellement un jury composé de membres du bureau de cette section qui prenait en charge aussi bien l'organisation que l'évaluation.Mais il le faisait clans des conditions de plus en plus accaparantes à mesure que le nombre des concurrents augmentait, à l'aide de critères d'évaluation moins raffinés, et sans aucun système de pointage\" chiffré qui puisse aussi bien réduire la part de la subjectivité que faciliter le traitement mécanique des résultats.Cette année, la première évaluation a au contraire été confiée au personnel de Cogem qui a choisi 15 finalistes dans chacune des quatre catégories (soit un total de 60 comparativement à 150 auparavant).Et ce n'est qu'après cette première étape que le jury des membres spécialisés est entré en action sur le terrain.Dans un premier temps, en se divisant le travail, les quatre juges ont visité ces finalistes pour n'en retenir que sept par catégorie.Et finalement, le jury au complet a visité les derniers concurrents pour choisir les lauréats.Comme ces trois visites successives ont toutes été faites à l'impro-viste, et que le même formulaire d'évaluation a été chaque fois rempli au complet, les gagnants peuvent à bon droit se vanter d'avoir mérité leurs médailles.D'ailleurs, la plupart du temps, les heureux élus n'ont rien de plus pressé que de pavoiser à grands frais leurs commerces aux couleurs de «l'épicier de l'année»! c DO a U i ¦o c * 00 3 a» eo o \u2022 mm 0 o o a.«Pour une plus grande force» M.André Coulombe, président de l'A.D.A.Le congrès de l'Association des détaillants en alimentation du Québec qui se tient ces jours-ci (4, 5 et 6 octobre) à Québec, est en quelque sorte, selon le président de l'A.D.A., M.André Coulombe, un inventaire et une analyse du travail accompli depuis la fondation de l'Association en 1955.«Nous sommes fiers de nos réussi-tes»,dit-il.Les droits que l'A.D.A.a durement acquis au cours des années lui ont permis de jeter les bases d'un organisme solide, dont le pouvoir de négociation avec les trois paliers de gouvernement s'est considérablement affermi.C'est dans cet esprit qu'il a dit espérer que tous les détaillants indé- pendants, qui ne sont pas encore membres de l'A.D.A., s'y joignent le plus tôt possible «afin que nous puissions défendre leurs droits avec encore plus de force».L'A.D.A.compte 2200 membres: 2000 sont des détaillants indépendants, ou regroupés sous la bannière d'un grossiste, ou encore qui se sont joints à un mouvement coopératif.Les 200 membres associés sont des personnes ou des compagnies qui ont des relations d'affaires avec le monde de l'alimentation.Le président, M.Coulombe, détaillant indépendant de la ville de Québec, est le fils d'un épicier qui fut l'un des membres fondateurs de l'A.D.A.IJ 34 - 4 octobre AVIS: Santé et Bien être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage - éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette - Régulier: \"goudron\" 10 mg, nicotine 0,8 mg IS îpdgnie .t du Rhône Vf \u2022¦ I ft mm \"9méi > i ¦ \u2022 Côtes du Rhône, A.C.750 ml Vin rouge sec, importé de France.Accompagne bien: boeuf, gibier et plats épicés ou en sauce.Le Sieur de Bergerac, Bergerac A.C.750 ml Vin rouge sec, importé de France.Accompagne bien: veau, porc, volaille et charcuterie.SOCCTC DES ALCXXXS Ou QUEBEC connaisseurs h\\ deaux Corbières, V.D.Q.S.375 ml Vin rouge sec, importé de France.Accompagne bien: veau, agneau et volaille.Cuvée Frederick 750 ml Vin blanc semi-doux, importé d'Allemagne.Accompagne bien: hors-d'oeuvre, entrées, poissons et fruits de mer en sauce.On peut aussi le servir comme apéritif.Bordeaux, A.C.375 ml Vin blanc sec, importé de France.Accompagne bien: entrées, fruits de mer et poissons.Ces vins sont offerts dans les succursales de la Société des alcools et dans les épiceries Un groupe de /'ensemble Claude-Gervaise ef leurs mystérieux instruments.De g.à dr.: Philippe Gélinas (trompette marine), Diane Plante (viole de gambe), Gilles Plante (chalemie), fean-Marc Gras (chalemies alto et bassse) et Marcel Benoit (luth) VOYAGE DANS UNE AUTRE ÉPOQUE TEXTE ET PHOTOS MICHEL CRÉPAULT «Lequel d'entre vous est Claude Gervaise ?» Les premières fois, cette question lit s'étonner puis s'esclaffer les musiciens de l'ensemble Claude-Ger-vaise.Aujourd'hui, ils comprennent mieux.Après tout, entre la culture des Big Macs et celle qui raconte comment Claude Gervaise fut un musicien de la Renaissance, décédé en plein XVIe siècle, s'immisce une marge d'erreur normale.D'ailleurs, le flou ne se limite pas aux gens d'outre-tombe.L'ensemble Claude-Gervaise tout entier est mouvant.A preuve: le groupe compte cinq membres, disons, réguliers, soit Gilles Plante et sa femme Diane, Philippe Gélinas, Marcel Benoit et Jean-Marc Gras.Les quatre premiers se côtoient depuis dix ans.C'est le noyau.Cependant, lors d'un concert, d'un spectacle, il sera possible d'en voir neuf ou dix ou davantage sur la scène, dont Edmund Brownless et Denis Laforce.Cette expansion soudaine, c'est pour mieux jouer d'une cinquantaine d'instruments anciens choisis parmi les quelque trois cents de la collection du directeur musical Gilles Plante.En l%7, Gilles Plante rencontre 4 (>< tobre !«W0 -37 un dominicain nommé lean Gagné.«Il a été le premier organisateur de l'ensemble, se souvient Gilles.Moi, j'étais étudiant, je jouais de la flûte à bec et je n'avais pas d'argent, tandis que Jean Gagné achetait des partitions et commençait la collection d'instruments anciens.» Un quatuor de flûtes à bec émergea.Puis, de l'intérieur des cercles universitaires, d'autres amateurs se joignirent au groupe, faisant déborder le quatuor jusqu'à vingt musi-ciensIMais, ce dilettantisme généralisé empêcha la plupart de poursuivre plus de deux ans.Des étudiants, des professeurs, des secrétaires quittèrent l'orchestre alors que celui-ci exigeait de plus en plus de temps et de professionnalisme.Pour sa part, Gilles Plante avait volontairement négligé sa dernière année de licence française.Un cromorne, vous connaissez! Dans une même mesure, lean Gagné avait acheté la première réplique d'un cromorne, instrument ancien de la famille des hautbois et au son très nasillard.«Il n'était pas très bon, dit Gilles, mais on le trouvait bien drôle, même si on ne savait pas trop quoi en faire!» A vrai dire, le cromorne se révéla plus tard le «hit» des concerts et l'ensemble en pos- sède maintenant une douzaine ! Ces dernières années s'avérèrent sinueuses pour Claude-Gervaise.Le dominicain Jean Gagné a été le dernier des «amateurs» à quitter l'ensemble, non sans avoir défroqué et pris femme! Il léguait une collection d'instruments déjà impressionnante que Plante s'attacha à compléter ultérieurement.«On est passé par toutes sortes de péripéties, raconte Gilles.On a évolué sans plan défini.Petit à petit, l'ensemble devenait professionnel.Nos recrues ne provenaient plus que de la faculté de Musique, du Conservatoire et d'autres établissements à vocation musicale.A Montréal, au moins deux cents musiciens peuvent déclarer avoir fait un bout d'essai avec Claude-Gervaise !» Ce défilé de musiciens n'étonne plus quand on sait que chaque membre du groupe, même très habile à jouer d'un instrument conventionnel, doit complètement rajuster son jeu quand il s'agit d'instruments anciens.De nouvelles techniques et de la polyvalence s'imposent alors.Marcel Benoit, familier avec la guitare, s'exila en Angleterre une année durant pour assimiler la méthode de luth propre au XVIe siècle.Philippe Gélinas délaissa momentanément le jazz pour apprivoiser le saqueboute, ancêtre du trombone.Gilles maîtrise au moins trois types de flûte selon le répertoire renaissance, baroque ou contemporain.Tous durent discuter, consulter de vieux traités, expérimenter maintes sortes d'attaques, de coulés, d'articulations pour épouser les particularités de la viole de gambe, de la chalemie, de la dul-ciane, du cervelat ou de la bombarde.Instruments et répertoires d'époque Ces instruments étranges s'abreuvent à un répertoire qui ne se borne pas à la musique de 1550.En fait, la variété des pièces brasse les goûts personnels des musiciens, servis par la diversité des instruments dont ils disposent.Parce que le gros de leur collection comporte des instruments du XVIe siècle, évidemment l'ensemble se débrouille avec ce siècle au complet.De plus, les membres ont développé des goûts pour les instruments médiévaux.La vielle et le rebec leur permettent alors d'ajouter le XIle et le XIIle à leurs «siè-cleries».«Comme nous avions pris une orientation vers la musique ancienne populaire, continue Gilles, il était aussi intéressant d'intégrer les danses et les chansons d'amour des XVIIe et XVIIIe siècles.Enfin, récemment, on a voulu restituer un con- Claude-Gervaise texte québécois à notre répertoire.On a fait des recherches sur la musique d'ici, du début de la colonie, et on s'est procuré les instruments, telles des flûtes à bec baroques.De la musique qu'on aime «Dans tout ça, on a fait des choix.Plutôt que de se cantonner dans la musique savante, on essaie de faire ressortir la musique populaire et la musique de cour.Il y a toute une section de la Renaissance qu'on met de côté parce qu'on tient à un spectacle assez populiste, et parce que la musique compliquée ne bénéficie qu'à une poignée d'auditeurs aux intérêts documentaires.Notre but, en tant que musiciens, c'est d'interpréter la musique qu'on aime, de la communiquer au public et de la lui faire aimer à son tour.» Claude-Gervaise, conscient d'avoir à courtiser anachroniquement son public, se livra à des concerts ingénieux: «Pendant un certain temps, rappelle Gilles, on a été obligé de faire des démonstrations d'instruments au lieu de vrais concerts.Heureusement, les lacunes se sont vite comblées.Depuis trois ans, il n'est plus nécessaire à Montréal de faire des démonstrations, alors qu'en tournées il faut parfois encore adapter le déroulement du concert aux connaissances du public.» Cet aspect éducatif n'est pas l'objectif fondamental du groupe, même s'il est vrai que la plupart des membres jouent aussi au professeur de musique, à temps partiel.«Cependant, précise Gilles en pouffant, moi, c'est vrai que j'ai une vocation de professeur.Quand j'arrive sur la scène, j'en explique des affaires! Mais sans tableau noir! Mon idée n'est pas tellement d'instruire les gens que de les situer dans un contexte qui leur permettra d'apprécier la musique à sa pleine valeur.Nous invitons le public à entreprendre un voyage avec nous, vers une autre époque, avec des images et des sensations authentiques, sans les clichés de Walter Scott !» NE PORTEZ PUIS VOS CHAUSSURES IMPRINTS VIENT DE LES RENDRE DÉSUÈTES .Des que vous enfilerez Imprints, vous le sentirez tout de suite.Imprints a été conçue d'après l'empreinte du pied, de façon a en mouler la forme naturelle.Vous ne sentez plus cette contrainte et cette poussée vers l'avant du pied que causent généralement les chaussures â semelle plate.Vos pieds et tout votre corps restent parfaitement détendus toute la journée.Déchaussez-vous et enfilez vite une paire d'Impnnts.Pour la premier fois de votre vie.vous découvrirez le confort d'avoir les pieds vraiment a l'aise dans des chaussures, line véritable révélation.POURQUOI UN TEL CONFORT?AVANT DU PIED- Imprints supporte doucement les orteils et leur laisse l'aisance nécessaire A un bon équilibre CÔitSDUPH)- Aucune sensation désagréable de pincement comme avec une chaussure ordinaire aux parois trop angulaires.COUDfPH)- La cambrure suit fidèlement la forme du coude pied pour le soutenir porf alternent Les chirurgiens orthopédistes estiment que le talon devrait supporter a peu près 60'» du poids du corps Le talon Imprints est fait de façon a supporter ce poids naturellement et en tout confort.lean-Marc Gras (chalemie).Cilles Plante (chalemie alto) et Philippe Gélinas (saqueboute).MIEUX QUE DES OIAUSSURES fmpnrl* *i4 un nouveau prodml de Greh Induklnr.650OMHkivrk Pm«- *is«Umuça «Ontario! Pendant longtemps, le groupe a peiné pour joindre les deux bouts.Les cachets de 100$ par concert pour une bande de dix, c'est connu, payent à peine la bière d'après le spectacle.Mais un disque, leur premier, bouleversa profondément non pas tant le coffre-fort de l'ensemble que son âme.«L'idée venait de Pierre Brault, musicien à l'O.N.F, raconte Gilles.Il avait eu un flash dans sa Volkswagen, un soir, boulevard Métropolitain: Cilles Vigneault selon la Renaissance, wow!» Brault choisit le matériel et signa les arrangements.Et le disque.Tout le monde est malheureux, Claude-Gervaise joue Vigneault, connut le succès.Sorti en novembre 76, les 2 000 premiers exemplaires s'envolèrent au bout d'une semaine.Il s'en vendit 10 000 en un an.La presse encensait le groupe et, cerise sur le sundae, le théâtre Outremont, alors la Mecque artistique, lui ouvrait ses portes.Ce qui vous a fait plaisir?, que je questionne.Ce qui nous a fait peur! s'exclame Gilles.A sa sortie, le disque de Vigneault nous a comblés.C'était une réussite et il communiquait la musique ancienne au public d'une façon agréable.Par contre, les offres qui suivirent moussaient trop la musique populaire au détriment de la musique ancienne.Bientôt, on aurait été obligé de se lancer dans une espèce de carrière abracadabrante comme d'arranger les Beatles avec des cromornes! Cet aspect commercial nous effrayait!» Ils firent malgré tout l'Outremont.Trois fois plutôt qu'une, même! Mais, ces guichets fermés eurent des effets désolants au sein du groupe.Le monde des imprésarios, des gros sous, des éclairages et des amplificateurs l'avait ébranlé.Claude-Gervaise se retrouvait tout à coup à cheval entre le classique et le populaire.Les amis du groupe prirent leurs distances face à ce qu'ils nommaient prostitution.Ces remous vinrent près d'asphyxier l'ensemble.Néamoins, il sut remonter à l'air libre et, aujourd'hui, les plaies se cicatrisent et les leçons sont apprises.«On s'est branché, soutient Marcel Benoit.Nous ne comptons plus que sur Claude-Gervaise pour vivre.La plupart d'entre nous enseignons.Une fois que tu as goûté au monde classique, à son circuit fermé, tu t'aperçois qu'il y a quelque chose qui cloche avec le monde populaire et ses disproportions.» Un troisième disque Diane, la calme, la sérieuse et pleine d'une douce énergie (à sa troisième grossesse, elle montait sur scène une semaine avant et après l'accouchement ) croit, pour sa part, «qu'au temps de l'Outremont, Claude-Gervaise voulait rejoindre un public plus vaste que celui habituellement touché par la musique ancienne.Nous étions assez naïfs! Par contre, on ne regrette rien parce qu'il fallait aller y voir».Leur deuxième disque, L'Amour et la Guerre, a été une oeuvre de transitions heureuses: Claude-Gervaise misa sur le folklore québécois et renoua avec son originalité musicale.L'ensemble s'en tint à son identité propre, à celle qu'il venait de découvrir, un peu amochée certes, mais fièreet sincère.Au mois de mai dernier, le groupe signa l'enregistrement d'un troisième disque: les Floralies en musique et poésie regroupe un vingtaine de chansons fleuries dont les paroles et la musique furent composées par des étudiants, choisis parmi les classes de quatrième et de cinquième de toutes les écoles primaires de la CU.M.L'ensemble Claude-Gervaise fit les arrangements et accompagna les enfants de ce disque dont la carrière, cependant, se limitera surtout à un circuit éducatif.L'ensemble Claude-Gervaise attend dorénavant l'avenir sereine-ment.Les illusions sont mortes quand Gilles affirme: «Nous ne serons jamais vraiment populaires.A des entrevues à QMS ou au canal 10, on aura toujours l'air de martiens! Au cours de notre remise en question, on a laissé tomber nos réactions de vierge effarouchée, et nous sommes revenus plus que jamais fiers de notre formation et de notre identité musicale.Et ce n'est pas si difficile parce que, somme toute, ceux qui ont aimé le disque sur Vigneault aiment aussi la musique ancienne.Seulement, ils ne le savent pas.Aussi, va-t-on le leur apprendre !»Q 38-4 octobre 1980 m WX1 o I ~|' C'est cette petite I L attention \"spéciale\" qui compte.Une attention -de Fabergé pour Noël fait toujours plaisir.Voilà pourquoi Fabergé vous offre ce cadeau \"spécial\" de Brut Light ou de Babe avec tout achat d'un ^^^^ produit Brut ou Babe d'une valeur de $8.Passez un très joyeux Noël.HYOfU- t A/ncaVAnfaf* Un cadeau spécial avec chaque achat de $8 de Brut ou de Babe.Gift/Cadeau LIGHT PERFUME SPRAY PARFUM PULVÉRISÉ LÉGER 9ml SPRAY COLOGNE / VAPORISANT 9ml ATO3BEUX ROCH POISSON lacques Gagné sur la Calypso, en face de Québec Ce n'est pas à lacques Gagné, qui réalise la coproduction Calypso Saint-La uenl pour le compte de l'Office national du film (page 2).qu'il faut demander s'il a le pied marin puisqu'il a déjà navigué et tourné plusieurs fois sur le Saint-Laurent.\u2014 Au fond, vous voulez savoir si j'ai eu le mal de mer! Eh bien non! Navré de vous décevoir.Il me faut avouer cependant que le long des côtes de Terre-Neuve, où la merest forte, j'ai eu un peu de mal à retrouver le pied marin.Affaire d'une couple de jours tout au plus.Il faut dire que la Ca/ypsoest un bateau qui tangue et roule beaucoup, mais bien.\u2014 Un bateau, comme plateau de tournage, ça représente des difficultés?\u2014 La Ca/ypsoest le plus merveilleux plateau de tournage qu'on puisse trouver puisqu'on a tout à notre disposition: un hélicoptère pour les vues aériennes des zodiacs rapides et qui peuvent aller partout, un bathyscaphe pour les profondeurs, et les plongeurs.Tout ça sous la main en tout temps.Sans parler de la Calypso elle-même, qui est un bateau qui se manoeuvre bien et que rien n'arrête.Bateau océanographique, la Calypso, pour les besoins présents, s'est fait bateau cinématographique.Nous avons six caméras à bord.Et cinq cameramen deux de surface et trois de plongée \u2014 Et ce fameux commandant Cousteau.lacques Gagné s'adosse à sa chaise.Le regard porte loin.Il cherche visiblement le meilleur angle de prise de vue.\u2014 lacques-Yves Cousteau, c'est 50 ans de mer.C'est un homme extrêmement respecté de son équipage.Lt aimé.Il a un charisme extraordinaire, qui fait que la__ 40- 4 octobre iw PSjTT! JACQUES GAGNÉ AUX COTES DE COUSTEAU motivation, môme chez ceux qui par leur travail n'ont rien à voir au tournage, qui donc ne voient pas toujours ce qui se passe Cela demande du courage, de la discipline et beaucoup de rigueur.On trouve tout cela à bord de /a Calypso.Jacques Gagné, qui a AA ans, est géographe de formation.D'abord monteur, il réalise un premier court métrage en l%4, puis son premier long métrage documentaire, /a Situation du théâtre au Québec, en 1969.Suivent, jusqu'en 1979, plus de vingt-cinq films dont il signe, pour le compte de l'Office national du film, la réalisation ou la production, dont un long métrage de fiction, /a Conquête, d'après un scénario de Michèle Lalonde.C'est avec les Productions du Verseau qu'il a coréalisé, en 1980.une série de 13 films intitulée /'Age de l'énergie, que l'on a pu voir à la télévision de Radio-Canada.Jean Bouthillette Calypso,c'est lui.\u2014 Et dans le travail?\u2014 On choisit les sujets ensemble, mais inutile de vous dire qu'il les marque de sa personnalité.Ensuite le travail devient collectif \u2014 Vous avez tous deux les mêmes vues sur le grand fleuve?\u2014 Disons que mes vues se sont élargies à son contact.Pour un Québécois, le Saint-Laurent a presque un sens politique, de patrie si vous voulez.Le fleuve, c'est l'épine dorsale du vieux pays.Ce qui intéresse Cousteau, au premier chef, c'est de savoir ce qui a amené les Européens en Amérique du Nord.Il s'agit, bien sûr, de pêche et des bancs de Terre-Neuve.Le Saint-Laurent découvre à ses yeux un vaste passé qui va jusqu'aux Basques et aux Vikinçs.C'est également la voie de pénétration de tout un continent, de la mer aux Grands La( s.C'est cette histoire et ( ette géographie que Cousteau désire présenter au monde entier Ces! une vision vaste et fabuleuse qui [déborde de beaucoup l'horizon québécois Cousteau a une sensibilité planétaire, là où au début j'avais une sensibilité du pays.\u2014 Ces films que vous réalise/ ^seront donc signés Cousteau, comme tout ce qu'il touche.\u2014 En effet, puisqu'il s'agira de sa vision propre du Saint-Laurent.\u2014 Quelle est l'atmosphère à bord de fa Calypso?\u2014 D'abord de travail.Un travail < ontinu, sept jours par semaine, tant en navigation qu'en tournage Cela dit.les relations à bord sont chaleureuses.Un détail \u2014 qui n'est pas une c ritique: la CafypsoéSt un bateau français, la hiérarc hie y tient don< une grande place.Mais cette hiérarchie est compensée par une grande chaleur humaine De plus, on trouve à bord une grande l Une Offre Etonnante! Ces magnifiques pipes coûtent chacune $26.so Mais elles ne vous coûteront que $8.50 pièce! 4octobre 1980-41 Douze formes au choix.Voyez les détails de cette offre à l'intérieur de nos blagues et boîtes de tabac.Les tabacs à pipe et SÏLrVEREN DANSK .KM.UltVH.MfVMTO» \t\t~7j n« ^\t\t \t\t \t\t 287 LACS LONG, 134 LACS ROND, 127 LACS CROCHE Allez donc baptiser 400000 lacs sans vous répéter PAR CLAUDE FALARDEAU Sait-on qu'il existe au Québec 287 lacs qui portent le nom de lac Long et 21 autres qui s'appellent lac Malfait?Est-on au courant qu'il est chez nous un îlot saguenéen nommé le Nombril à Simonne, et deux villes de Lourdes?Croit-on encore que Waterloo se trouve en Belgique et Stratford en Angleterre alors qu'il s'agit bel et bien de municipalités québécoises?Eh bien, ces choses, peu connues mériteraient une certaine publicité car, en matière de toponymie, nous nous montrons imbattables.Où ailleurs découvrira-ton deux ruisseaux à l'Eau Chaude et dix-sept lacs Culotte?Quel autre pays du monde possède un lac Parles-en-Pas, un lac Atomique et six lacs en Dentelle?En quel coin du globe, que diable, dépistera-t-on un lac le, un lac à Moi et une anse à Bibi?Il ne s'agit pas là d'inventions.Tous ces noms colorés, parfois surréalistes et parfois insolites, tantôt inattendus et tantôt époustouflants sont bel et bien inscrits dans le Répertoire toponymique du Québec.puissante brique de 1200 pages, contenant 75000 entrées dont 45000 consistent en des noms de lacs.Cette nomenclature est publiée chez l'Editeur officiel du Québec.Conçue par la Commission de toponymie dont le géographe Henri Do- rion est président, cette oeuvre immense n'a pas fait suffisamment parler d'elle jusqu'à maintenant.Nous le savons tous, le territoire québécois renferme 400000 lacs, sources de nos fabuleuses richesses hydro-électriques.En ce, seule nous surpasse l'Alaska avec ses 3000000 de lacs, un record tous azimuts.Naturellement, ces lacs ne possèdent Eas tous leur nom bien à eux; mais eaucoup, il faut le reconnaître, ont été gratifiés de noms originaux, souvent bizarres -et souvent aussi, recherchés.Si l'on y ajoute les topony-mes de nos villages, villes, hameaux, monts, rivières, anses, etc.(qui ne portent pas tous des noms de saints, loin de là) on en arrive à un répertoire surprenant, à la fois détonnant et banalement répétitif.Un nombre invraisemblable de nos lacs portent exactement le même nom.On a identifié par exemple % lacs Brûlé dans tout le territoire québécois; pour des lacs.Brûlé sonne drôle évidemment à moins que ceux-ci n'aient été ainsi nommés en mémoire du grand coureur de bois Etienne Brûlé.Mais jugez par vous-même de nos records: 287 lacs Long, 169 lacs à la Truite, 134 lacs Rona, 130 lacs des Iles, 127 lacs Clair, 127 lacs Croche, 125 lacs Vert, 103 lacs Castor, % lacs Brûlé, 83 lacs Noir.Cent quinze autres noms de lacs reviennent à plus de 20 exemplaires chacun.Dans ce répertoire qui va de l'île A jusqu'au lac des Zouaves en passant par le lac Non, le lac Baboune et le lac Brûle-Neige, on retrouve un peu de tout au chapitre du cocasse.Les amateurs de fric apprécieront sans doute le lac Cent-Dix Piastres et le lac Dix-Piastres, le lac Vingt-Sous et le lac Cinq Cents; mais ils éviteront le lac Obole, le lac de l'Impôt (toujours impopulaire) et le ruisseau Vide-Poche.S'ils manifestent le goût du jeu, qu'ils passent à l'un des deux lacs Bluff.Les amants d'insolite se rendront au lac en Goutte ou au lac à Lait; ils admireront le lac Intermittent et le lac Mêlé; ils jetteront un coup d'oeil curieux au lac Infirme et aux quatre lacs Penché.Ils s'attarderont soit aux six lacs de Travers, soit aux trente-neuf lacs en Coeur.Mais ils goûteront encore davantage le lac en Poudre.Comme on le voit, la déception ne les guette point.Par ailleurs un vaste choix est réservé aux intellectuels: lac Lacor-daire ou Village Claudel, lac Malherbe ou lac Zola, lac Conan ou lac Fénelon.Sur le plan des idées et du raffinement, le Québec réserve aux penseurs toute une gamme «lacustre»: lac Absurde et lac Académie, lac de l'Ecrit et lac aux Erratiques, lac du Fantasme et lac du Génie, lac Mot et lac Verbal, lac de la Querelle et lac en Verve, lac du Loustic et même lac de l'Utopie.Les cyniques se rendront, pour leur part, au lac de l'Abus ou lac de l'Anomalie, au ruisseau du Contentieux ou au lac Contre, sinon au lac Assez.Les politisés pourront pêcher, pour une fois en eau claire, à l'un des deux lacs de Gaulle ou au lac Mao, au lac de la Maison Blanche ou au lac Napoléon.On va de découverte en trouvaille en lisant cet imposant répertoire toponymique.Ainsi le Québec possède en Abitibi son lac Titicaca, copie conforme du grand lac des Andes entre la Bolovie et le Pérou.Mais toujours désireux de pousser plus avant, certains Québécois ont baptisé un autre lac du nom évocateur de Titipipi.Faut le faire, comme disent les Français.A l'époque de l'ordinateur, il paraît normal que beaucoup de nos étendues d'eau aient attrapé des noms plus terre à terre.Ainsi notre toponymie couvre presque tout l'alphabet des lacs A au lac Y.Mieux on a même fait appel aux lettres grecques.Nous jouissons, du lac Alpha au lac Oméga, de toutes les douceurs de l'Antiquité.Nous ne manquons pas de lettres comme on le voit.Et de chiffres non plus, car certains lacs ont été identifiés à l'aide de nombres: lac du Quarante-Cinq, par exemple.Dans Charlevoix-Est et dans Pap^ 42 \u2022 4 octobro NW) 0555677? Économie d'essence améliorée.Meilleure protection du moteur.Des tests à fond sur plus d'un million de km le prouvent.La nouvelle Havoline Supreme épate les conducteurs les plus durs.La nouvelle Havoline Supreme a passé haut la main des tests à haute Nous l'avons testée en ville.Nous lovons testée sur la route.vitesse faits par des policiers et des tests en ville faits par des chauffeurs de taxi.Sur plus d'un million de kilomètres.Et par toutes les températures.Tests d'autant plus difficiles que la nouvelle Havoline Supreme a été utilisée deux fois plus longtemps que normalement entre les vidanges.Les policiers et les chauffeurs de taxi sont d'accord: la nouvelle Havoline Supreme améliore l'économie d'essence et protège mieux le moteur.La nouvelle Havoline Supreme coûte plus, mais en vaut le coût.La Havoline Supreme a été formulée pour fournir la meilleure protection possible aux moteurs d'aujourd'hui.Elle réduit la friction.Vous faites donc meilleur usage du carburant.Elle neutralise les acides et la formation de résidus.Et elle dépasse les normes de garantie des fabricants de voitures munies de moteur à essence.La Havoline Supreme est notre meilleure huile à ce jour.Nous la vendons un peu plus cher: mais pareille protection le vaut bien.Informez-vous de la nouvelle Havoline Supreme auprès d'un détaillant Texaco.Aujourd'hui.TEXACO NOUS VOUS AIDONS A MIEUX UTILISER L'ENERGIE. 287 lacs Long, 134 lacs Rond, 127 lacs Croche.neau, on a baptisé des lacs du nom de tous les jours de la semaine, du lac Dimanche au lac Samedi inclusivement.Au travers de ses lacs, le Québec n'est pas resté indifférent à ceux qui connaissent la musique.Pour les amis de la gamme, on dispose d'un lac Do, de deux lacs Ré, deux lacs Mi, deux lacs Fa, cinq lacs Sol, deux lacs La et deux lacs Si.Voilà qui reste dans la note.On a même pensé aux mélomanes avec deux lacs Jazz, un lac Musique, un lac Guitare et un lac Saxophone.Quantité d'autres lieux ont conservé leur désignation aborigène: île Aapesipawayasich, lac Àlnapopoca-tanan, lac Mistanipisipou.Ce sont là des vocables peu faciles d'accès pour des gueules de Blancs comme les nôtres.Fatalement, certains endroits de- vaient hériter de noms plus égrillards tels le lac Fripon ou le lac à la Coureuse.A ce niveau encore, les surprises abondent.Notre pléthorique réseau compte cinq lacs Catin, un lac de la Croupe et j'en passe et des plus salées parmi nos eaux douces.D'autres dénominations em- Comment avoir des finan» ces en pleine forme < \u2014» Z us > < < Z y s Ui C Finances en forme SB*\" finances en pleine forme, c est tout aussi important qu une bonne condition physique.C'est la sécurité, la tranquillité d'esprit, la fierté d'etre propriétaire et la satisfaction de savoir que votre famille peut compter sur vous.On décide de mettre de l'ordre dans ses affaires pour bien des raisons: un simple malaise, ou un problème financier aigu qui démontre un manque évident de protection; un changement de situation de famille, par exemple le mariage, la naissance d'un entant, l'achat d'une maison, ou encore un change- ment d'emploi, et Pon'doit soudain faire face à de nouvelles responsabilités.Notre brochure gratuite sur la planification financière vous aide à taire le premier pas et à réorganiser vos affaires.Elle vous explique aussi comment fixer des objectifs et garder le contrôle de votre situation financière.La Sun Life s'intéresse autant à votre santé qu'à celle de vos finances.La protection des obligations hypothécaires, de l'entreprise, du revenu familial et du patrimoine, l'éducation des enfants, la retraite, l'étalement du revenu, l'ajournement de l'impôt, l'assurance des salariés, voilà autant de sujets qui vous préoccupent.Venez nous voir! Grâce à nos contrats simplifiés et à nos prix compétitifs, nous pouvons vous aider à mettre vos finances en forme.Pour tout ?Tr savoir sur les finances en pleine forme, procurez-vous notre brochure en vous adressant à un représentant de la Sun Life, ou en écrivant à notre bureau le plus proche.En forme oourl rme pour la vie SwLfe DU CANADA pruntent simplement à une anodine scatologie: anse Puante, cap Crotté, lac Kaka, etc.Fait inattendu, l'esprit quétaine se révèle presque absent de notre toponymie.Certes le lac Bazou, le ruisseau des Cretons et l'Arbre-à-Spring ne relèvent pas le niveau mais on aurait pu trouver pire.Ça vaut mieux à tout prendre que le lac Seven Up, le lac No Good et les deux lacs Puck que les gens de l'autre culture nous ont légués.Beaucoup de noms pittoresques apparaissent sur nos écriteaux: La Côte-à-Tuer, lac On-Dîne, lac du Bas de Soie, Petit lac à Ma Tante Aurore, lac à Deux Etages (sic), lac J'arrive, lac du Nirvana.En plus du lac Cancer et du lac Malaria, nous nous sommes également pourvus d'un lac Vitamine, d'un lac Fémur, d'un lac Stimulus sans oublier le lac du Foetus.Même les gens des médias, les médiateurs, n'ont pas été oubliés; ils ont droit à deux lacs de la Radio et à un lac Télé.Plusieurs de nos lacs semblent bien à plaindre.Comment ne pas s'attrister devant le lac Sans Eau et le lac Sans Pain, au bord du lac Sans Oreille et du lac Sans Regard?Pourquoi ne pas s'apitoyer sur le sort des trois lacs Sans Nom et des quatre lacs Pas de Nom, du Grand Lac Pas d'Eau et des dix lacs Sec qui méritent bien notre sympathie.Et peut-on rester de glace en face du lac Troué, du lac Vidé, du lac Misérable, du lac En Peine, du lac A Rien, du lac Difforme et du lac Crétin?Oui, ça serre le coeur de voir encore de nos jours neuf lacs Zéro, cinq lacs Oublié, trois lacs Ecarté et un lac Crèvefaim.Mais restons-en là; les larmes nous viendraient abondantes et l'on ne vend plus guère de lacrimoirs sur le marché en ces années ingnorantes.Nous nous cherchons parfois des particularités bien à nous.Eh bien, un territoire baigné de centaines de milliers de lacs, c'est définitivement caractérisant pour un pays.Tous les mots de la langue française (ils seraient au maximum 250 000) ne suffiraient pas à nommer chacun d'eux.Il faudra donc inventer si l'on veut terminer ce gigantesque baptême.Toutefois paraît-il que nous sommes doués pour la chose.L'écrivain américain Henry Thoreau, venu au Québec en 1852, félicitait déjà les Québécois pour leur génie toponymi-que.Un nom comme Rivière Sault-à-la-Puce forçait son admiration.Que penserait-il aujourd'hui du lac Frappe-d'Abord et du lac Kaki?Tous les concepteurs publicitaires ont sué à la recherche d'un nom convenable pour un produit, un projet ou une entreprise.Que feraient-ils alors en face d'une tâche aussi colossale que celle de baptiser des milliers et des milliers de lacs?Ils en crèveraient, les pauvres.Pas surprenant dans ces conditions que Jos Bleau, septième année forte, ne s' «enfarge» pas dans les fleurs du tapis et nomme ses lacs le plus simplement du monde: lac des Chômeurs, lac de la Misère, ou bien lac Labatt, lac Molson.ld 44- 4 octobre 1980 LE SHAMPOOING MEDICAMENTEUX TEGRIN UN REMEDE EFFICACE CONTRE LES PELLICULES TENACES.GuyFOURNIER QUAND LE VOCABULAIRE VA, TOUT VA! Quand on est chômeur, c'est évident qu'on est enclin à exagérer, qu'on est porté à voir les choses en noir et à douter de l'avenir.Il ne se passe pas une semaine sans que j'entende parler de crise économique, mais toujours par des gens sans emploi.C'est déprimant et c'est surtout carrément faux.Tous les économistes s'entendent pour affirmer qu'il ne peut plus être question d'une crise comme celle de 1929 et je n'ai encore jamais entendu un seul politicien affirmer le contraire.Nos hommes politiques qui ne cessent de fréquenter les économistes seraient sûrement les premiers avertis s'il fallait que nous plongions en pleine crise.Et ils seraient tous assez soucieux du bien public pour nous en prévenir sans délai.L'économie ne peut pas toujours tourner à plein rendement.Au début des années 50, après la prospérité de l'après-guerre, il y a eu «rajustement».Vers 1960, l'économie a «fléchi», mais on était bien loin d'un krach.De toute façon, grâce aux diverses mesures instaurées par les marchés boursiers, un krach comme celui de 1929 n'est plus possible.A l'occasion, la bourse connaît des «reculs», il y a des «prises de profit», mais les vieux joueurs savent que rien ne peut se comparer au krach qu'ils ont connu.La croissance ne peut pas se poursuivre constamment à vive allure.A l'occasion, elle «ralentit», elle passe par un « creux » et certains « malaises économiques » se font jour.La croissance peut même momentanément être en chute, mais il n'est pas question de crise.Ce n'est pas parce qu'il y a «chute» du P.N.B.(le produit national brut) et ce n'est même pas parce qu'on se trouve en «croissance zéro » qu'on doit parler de catastrophe.Même à zéro, on parle toujours de croissance ! A l'heure actuelle, les prophètes de malheur ont beau jeu parce que ça ne tourne pas rond dans l'industrie de l'automobile.Chrysler est venue à un cheveu de la faillite, mais les gouvernements des Etats-Unis et du Canada ont mis l'épaule à la roue et la situation s'est replacée.Chez Ford, ça ne va pas sur des roulettes non plus mais les «troubles» ne sont pas incurables.Inutile de le nier, il y a «régression» des ventes mais pas de crise.Périodiquement, chacune de nos industries souffre d'un certain «marasme», mais elle s'en tire.Avant-hier c'était le textile, hier les motoneiges, aujourd'hui l'automobile.Toute économie industrielle est cyclique, c'est normal.Je trouve qu'on devrait éduquer I * \" w r Y m V notre population, surtout les jeunes qui ne savent pas ce qu'est une crise.|e n'ai pas connu la crise économique des années 30, la seule que nous ayons eue en ce siècle, mais mon père et ma mère me l'ont décrite en détail.C'est pourquoi je peux en parler en toute connaissance de cause.Au moment de «la» (c'est bien parce qu'il n'y en a eu qu'une qu'on emploie toujours à son sujet l'article défini) crise, il y avait des queues de chômeurs et d'assistés sociaux aux portes de l'Armée du Salut et de l'Oeuvre de la Soupe.Des gens bardés de diplômes jusqu'aux oreilles étaient devenus chauffeurs de taxi parce qu'ils ne trouvaient d'emploi nulle part.Plusieurs usines fermèrent carrément leurs portes, des centaines et des centaines d'ouvriers se retrouvant sur le pavé.Les jeunes surtout n arrivaient pas à se trouver de travail.Instruits ou pas, ils ne décrochaient pas de jobs.Le commerce était en vraie crise.Vous auriez dû voir les vitrines! Elles regorgeaient de marchandises mais personne n'avait les moyens d'acheter.Ceux qui parlent de crise parce que nos salles de montre sont pleines de «chars neufs» n'ont pas vu les bataillons de «coupés» Ford et Chevrolet qui pourrissaient dans les cours de garage des années 30.Une tragédie! Dans certaines régions, le chômage dépassait facilement les 15 ou 20 p.cent.Il n'était pas question de parler de difficultés économiques, c'était la crise avec un grand « C ».Faites comme moi, interrogez vos voisins et vos amis.Vous allez constater qu'à peu près 10 p.cent des gens seulement considèrent que nous sommes en grave «dépression ».C'est une minorité et qui correspond curieusement au pourcentage de nos chômeurs.Les 89 ou 90 p.cent de gens qui travaillent, comme moi, vous diront que nous traversons tout au plus une «récession ».Entre récession et dépression, il y a quand même une marge! Celle du vocabulaire.Tfegnn est spécialement conçu pour combattre les pellicules les plus tenaces, n nettoie d'abord la chevelure puis, son agent médicamenteux* entre en action pour remédier au problème des pellicules.De plus, il pénètre vos cheveux et les fait paraître en santé, débarrassés de toute pellicula Même entre les shampooings.UTILISEZ TEGRIN.C'EST UN \u2022Tfegnn contient de l'extrait de goudron, une substance médicalement éprouvée qui aide à éliminer les pellicules les plus tenaces.B0\tN\tREM\t7 Jest publié chaque semaine par Perspectives Inc 231 rue Saint-Jacques, Montréal.P Q H2Y 1M6 Tel : 1822224 Président et directeur général; lean-A Dion Rédaction Rédai leur en chef lean Boulhillétte Rédactrice en chef adjointe: Thérèse Dumesnil \u2022 Rédacteur-réviseui Edouard Doucel Conception graphique Directeur.Pierre legault Choi do U fabrication Michel Brunette* Graphiste lean Marc Martin Secrétariat Liliane Bitursi* Françoise loanmriès* Gisèle Payant.Service de la publicité Diroctourgonri.il Walter rrudeau.211, rue Saint laïques.Montréal P Q H2Y1M6Tél 282-2166*Directeur unional- Denis Kellv JrS King Street ea'st (4th lloor) Toronto.Ont M5C US Tel 363-8064 Conseil d'administration.Président Charles d'Amour Vice-présidont Guy Pépin \u2022 Secrefaire.Gaston Vachon \u2022 Trésorier Denis Laçasse Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec ARABLE CUISINER À L'ANGLAISE En plus du ketchup, des sauces destinées à relever le goût des viandes et du plum-pudding, les Anglais ont apporté au Canada nouvellement conquis un dessert particulier : la tarte ou le pouding au suif.Cette curiosité marie le salé et le sucré pour nous donner un dessert savoureux.Cette idée est née on ne sait où, mais il fallait une bonne dose de courage, d'imagination et d'originalité pour réussir un mets aux ingrédients si variés.Le dernier acte de bravoure consistant à goûter ce mélange est immédiatement récompensé.C'est une victoire dont tout le mérite revient au chef.Elle revient au chef et au goût.A ce « nouveau goût » dont les Anglais étaient si fiers.A ce sujet, il faut rappeler la venue d'une personne que les conquérants ont présentée comme étant le meilleur chef du pays.Curieusement doté d'un patronyme en accord avec son métier, Alexandre Menut est arrivé à Québec avec le titre de cuisinier du gouverneur James Murray, fonction., qu'il exerça ensuite sous Guy Carleton.Prudents, les deux hommes confiaient les plaisirs de leur bouche à un Français et, ce taisant, ils imitaient les grands.Est-ce Alexandre Menut qui, le premier, donna droit de cité à la cuisine anglaise ?C'est possible si l'on en croit la publicité faite pour la taverne qu'il ouvrit à Québec vers 1768.« A l'enseigne de la couronne, rue du Parloir, au-dessus de l'Evêché, à la Haute Ville », Menut promettait à sa clientèle de la servir « exactement, et de la meilleure façon.Anglaise et Françoise au nouveau goût, à un prix raisonnable».Fraiteur, il répandait son talent à travers la ville, acceptant de servir à domicile ou au « Club ou Mess », « petit ou grand repas ».Alexandre Menut, qui avait plus d'une dent à sa fourchette, avait lui-même participé au combat privé contre les Américains et, de 17% à 1804, il goûta à la politique.Lassé de ce régime, peu doué sous le rapport de l'éloquence, il n'en voulut pas à ses électeurs lorsqu'ils le renvoyèrent à ses chaudrons Ik v -*\t\tm -\t\t \t\t 46- 4 octobre 1980 FARFADET AU CHOCOLAT Préparation: 10 minutes Cuisson: 40 minutes INGRÉDIENTS Métrique Bourre 125 ml Cassonade 250 ml Oeufs 2 Farine tout usage 250 ml Cacao 30 ml Sel 1 ml Noix de Grenoble en morceaux Essence de vanille Glace* Noix de Grenoble hachées 2 DOUZAINES Impérial Vi tasse I tasse 2 1 tasse 2 c.à table Va c.à thé 175 ml 5 ml Va tasse I c.à thé 30 ml 2 c.à table MÉTHODE BATTRE EN CRÈME le beurre avec la cassonade.INCORPORER les oeufs un à un.AJOUTER les ingrédients secs tamisés et les noix.AJOUTER l'essence de vanille.ÉTENDRE la pâte dans un moule graissé (25 sur 15 sur 5 cm/10 sur 6 sur 2 po).CUIRE AU FOUR à 170°C (325°F) de 35 à 40 minutes.Démouler et laisser refroidir sur une grille à pâtisserie.COUVRIR de glace.GARNIR de noix hachées.*GLACE INGRÉDIENTS Sucre en poudre Cacao beurre fondu Eau bouillante 2 DOUZAINES Métrique Impérial 250 ml 1 tasse 15 ml 1 c.à table 15 ml 1 c.à table 30 ml 2 c.à table Essence de vanille I ml V* c.à thé METHODE MÉLANGER les ingrédients secs.AIOUTER le beurre fondu, l'eau bouillante et l'essence de vanille.Bien battre.TARTE AU SUIF\t\t Préparation: 20 minutes\t\t Cuisson: 55 minutes\t\t INGRÉDIENTS\t1 TARTE\t \tMétrique\tImpérial Suif haché\t325 ml 1\tY\\ tasse Cerises\t\t au marasquin\t\t hachées\t30 ml\t2 c.à table Noix de Grenoble\t\t hachées\t60 ml\tVa fasse Pommes (moyennes) ïv\t\tYi Fruits confits\t60 ml\tV* tasse Raisins secs\t60 ml\tVa tasse Raisins de\t\t Corinthe\t200 ml\tVa fasse Cannelle\t3 ml\tV> c.à thé Gingembre\t1 ml\t'-a c.à thé Sel\tau goût\tau goût Sucre\t2(H) ml\tVa fasse Cidre\t60 ml\t'¦a fasse lus de citron\tVi\t!£ Pâte brisée*\t\t launes d'oeufs\t1\t1 Eau\t30 ml\t2 c à table *PÂTE BRISÉE\t\t INGRÉDIENTS\t1 TARTE\t \tMétrique\tImpérial Graisse végétale\t250 ml\t/ tasse 1 arme tout usage\t400 ml 1\t' t fasse Sel\t5 ml\tlia thé Eau froide\t85 ml\t'/t tasse MÉTHODE PASSER AU HACHOIR (grille fine), ou hacher très fin au couteau, le suif, les cerises, les noix et les pommes.AJOUTER les autres ingrédients.CONSERVER dans une jarre en grès et laisser macérer plusieurs semaines avant d'utiliser.COUVRIR de pâte brisée le fond et les parois d'une assiette à tarte de 25 cm (10 po) de diamètre.Verser le mélange dans l'assiette.ÉTENDRE l'autre moitié de la pâte et en recouvrir la tarte.Faire une incision au centre de l'abaisse.BATTRE le jaune d'oeuf avec l'eau et en badigeonner le dessus de la tarte.CUIRE AU FOUR à 230°C (450°F) pendant 15 minutes.Réduire la température à 220°C (425°F) et cuire pendant encore 35 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée.METHODE INCORPORER la graisse végétale à la farine.AJOUTER le sel.A|OU IER l'eau froide d'un seul coup et mélanger délicatement.F aire une boule et mettre au réfrigérateur pendant 2 heures avant d'utiliser RAGOÛT DE BOULETTES Préparation: 20 minutes Cuisson: 1 heure 30 INGRÉDIENTS Oignon* hachés Beurre Porc maigre haché Clou de girolle Cannelle Poivre Muscade Sel Eau bouillante Farine grillée 6 PORTIONS Métrique Impérial 125 ml Ji fasse 15 ml 1 c.à table I kg 2 Ib 3 oz au goût au goût I ml \\'4 c.à thé au goût au goût 1 ml \\-4 c.à thé 5 ml I c.à thé I / 4 tasses 60 ml Va tasse MÉTHODE FAIRE REVENIR les oignons dans le beurre jusqu'à ce qu'ils soient transparents.DANS UN BOL, mélanger tous les ingrédients, sauf l'eau et la farine grillée.FAÇONNER en petites boulettes de 50 ml (3 c.à table).FAIRE MIJOTER les boulettes dans l'eau bouillante salée pendant 1 Vi heure.TAMISER la farine grillée et l'ajouter au bouillon 30 minutes avant la fin de la cuisson.S w Ma 0fc / \u2022 W Y * \u2022y m 4 ï, r 1 \u2022 * * \u2022 *i ^ V Abondantes, magnifiques», les roses de l'Action de Grâces.Ne tardez pas à voir votre fleuriste de Fleurs Canada 4octobre I98C-47 L'AVANTAGE QU'ON ENTEND \u2022 * \u2022 ' » »\t\t ¦\t\t-1 1 \t\u2014\t\u2022 \u2022Il \u2022 L'équipement audio de pointe de Sansui.le spécialiste de la haute fidélité La nouvelle gamme SUPER COMPO offre la qualité de son Sansui, célèbre dans le monde entier, dans des - * ' systèmes haute fidélité de prix abordable et de fonctionnement simple.On n'obtient pas une excellente reproduction du son par hasard.Il faut agerx-érét équilibrer les éléments avec precision.Ceci veut dire qu'il faut non seulment équilibrer les points évidents du système tels que les niveaux de signal, mais aussi équilibrer méticuleusement la courbe de réponse dynamique de tous les éléments du système.Les meilleurs ingénieurs de Sansui ont conçu les appareils SUPER COMPO à partir du tout debut pour assurer
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