La presse, 14 octobre 1980, Cahier A
[" photo Hene ncaio, us rutSSE X m r milles 5 ¦¦V .im \u2022\u2022y 11 ?A.v ¦ La grève des commis fédéraux a durement frappé quelque 3,000 familles de chômeurs, de retraités et d'anciens combattants montréalais qui ont dû faire appel au Centre d'aide aux sinistrés pour se procurer de quoi manger et de quoi répondre à leurs besoins les plus urgents.Même si la grève a officiellement pris fin dimanche et que les commis québécois doivent être au travail aujourd'hui, la situation reste tendue à Montréal et «il ne faudrait pas que les autorités jettent de l'huile sur le feu en punissant certains militants, car les actions de pression pourraient reprendre de plus belle».page A 3 > V.mêM QMS rx I PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQU 25 CENTS S VS ROYALS Une recru< face à Brett ¦ Les Phillies, champions de la ligue Nationale de baseball, feront confiance à Bob Walk, un lanceur recrue, pour affronter les V Royals de Kansas City et le dangereux George Brett dans le premier match de la Série mondiale qui s'amorce ce soir à Philadelphie.pageC 1 ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $1.75 \u2014ÉDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 \u2014 ABITIBI-TÉMISCAMINGUE LA TUQUE 30« MONTRÉAL, MARDI 14 OCTOBRE 1 980, 96e ANNÉE, no 241, 76 PAGES, 4 CAHIERS m met de la personnalité dans votre panier.Square Dectnc r» Ctnlrc 7000 lavai EL-ASNAM ¦ Selon le président du Croissant-Rouge algérien, le chiffre de 20,000 morts dus aux tremblements de terre des derniers jours est «une estimation optimiste».Il a confirmé hier matin que des villages entiers ont été engloutis avec leurs habitants dans le séisme de vendredi.Pour lui, les risques d'épidémie sont actuellement minimes, un cordon sanitaire ayant été établi autour de la zone sinistrée dès l'annonce de la catastrophe.Mais ces risques ne sont pas complètement enrayés, a précisé le président, en raison de l'approche de la saison froide et de la pollution des eaux.Quant aux besoins prioritaires, ils sont de deux ordres: des reins artificiels portatifs, pour essayer de sauver les grands blessés, et des tentes.Le président du Croissant-Rouge algérien a souligné qu'il faudrait obtenir plus de 50,000 tentes, soit en moyenne une tente par famille de six personnes.Il a également demandé l'envoi d'urgence de maisons préfabriquées, voire de roulottes, pour améliorer les conditions d'hébergement des quelque 300,000 sans-abri.page A 4 4 m 'ht- I S RETOUR AU «LIBERTY» Cacharel au Québec avant la France page D 1 Kl A INV/DCL LM rMIA i Esquivel, sur les traces de Gandhi ¦ Le nouveau Prix Nobel de la paix, l'Argentin Adolfo Perez Esquivel, situe son action dans la mouvance de Martin Luther King, Gandhi et de l'évêque brésilien Helder Camara.Au cours d'une conférence de presse improvisée après l'annonce de l'attribution du Prix Nobel de la paix, M.Perez Esquivel s'est toutefois refusé, hier à Buenos Aires, à donner une signification politique à ce prix.«Ce prix n'est une condamnation pour personne, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une condamnation du non respect des droits de l'homme en Argentine, car notre action s'étend sur tout le continent latino-américain et pas seulement en Argentine».page A 13 Bonne fête Charlie Brown! APPRENPRE LA FIERTÉ D'ÊTRE NOIR page D2 page A 14 ¦H SOMMAIRE Annonces classées: D 8 à D 14 Arts et spectacles \u2014Informations: A 1 4 à A 17 \u2014Horaires: A 1 8 Bandes dessinées: C 1 6 Carrières et professions: B 1 0 Décès, naissances, etc.: D 1 3 Économie: B 1 à B 8 Etes-vous observateur?: D 9 FEUILLETON \u2014L'Alternative du diable: C 1 9 Horoscope: C 1 6 L'auto: C 9 à C 13 Le monde: A 1 0 à A 12 Météo: A 2 Mots croisés: C 1 6 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: A 1 8 Radio et télévision: A 1 8 Sports: C 1 à C 15 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 3 /ill 111! M SDIT0 I QUE PEUVENT I LES PROVINCES CONTRE OTTAWA?PAR MARCEL ADAM page A 6 photo J.-Y.Létourneau.LA PRESSE Consultez-nous POUR LA VENTE OU L'ACHAT de votre propriété V* \"v.r angle JEAN-TALON etPIE-IX 374-5744 Vous avez déjà songé à une CARRIÈRE en IMMEUBLE? A 2 51 oo iF*?au Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 OCTOBRE 1 980 POLITIQUES millions restent grâce à la SDI La Société de développement industriel du Québec (SDI) a puissamment contribué à l'expansion rapide des compagnies québécoises d'assurance.Selon une étude qui n'a été complétée que jeudi de cette semaine, plus de 50 pour cent de toutes INSTRUCTION INDIVIDUELLE IN PETITS GROUPIS PRIVE A 70US NIVEAUX ANGLAIS/FRANÇAIS \u20223__________ ESPAGNOL, ALLEMAND, ITALIEN, ETC.SUR DEMANDE \u2022 4 SEMAINES INTENSIF: 4h par jour Coût: $215 Début le 3 novembre lO^FMÀINF^ 2 fois por semaine * iU6 Vo,r# cl,oi)t de |,,,,ure rt du J°ur Coût: $ 1 65 Début chaque semaine Inscription: $20 - Cours déductibles de l'impôt ® GALOIS ÉCOLE DE LANGUES Depuis 1 965 1410, rue Stanley Suite 606 (Métro Pool) 844-5060 Ouvert de 11 h à 20t.Culture personnelle, permit no 749755 les primes d'assurances payées par les entreprises industrielles faisant affaires avec la SDJ auront, à la fin de 1980, été versées à des sociétés québécoises.En 1974, seulement 15 pour cent de ce marché éminemment important leur revenait.Au total, depuis cinq ans, plus de 100 millions auront ainsi été canalisés vers des institutions locales.Selon M.Claude Meunier, directeur du service d'assistance technique de la SDI, il s'agit d'un mouvement qui ira s'accroissant puisque un grand nombre des entreprises aidées par la SDI oeuvrent dans dés secteurs de pointe sur le plan technologique et sont les plus susceptibles de connaître un développement rapide et, de ce fait, sont forcées d'épaissir leur portefeuille d'assurance.«Jusqu'à ces dernières années, souligne M.Meunier, les assureurs québécois avaient tendance à négliger ce qu'on appelle les risques industriels au profit des risques individuels, ce qui incitait tout naturellement les chefs d'entreprises à s'adresser à l'étranger dès que leurs affaires prenaient une certaine ampleur» Au fur et à mesure où les indus- ?z3 9 (g GYMNASTIQUE AQUATIQUE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE AVANT LA SAISON DE SKI BALLET JAZZ YOGA AUTODEFENSE ÉGALEMENT PISCINE, SAUNA, SOLARIUM, BAIN TOURBILLON, GYMNASTIQUE RÉSERVEZ VOTRE SEMAINE GRATUITE MAINTENANT VICTANNY ALLEZ-Y! QUEBEC SAINTE-FOY UMOILOU MONTRÉAL PLACE BONAVENTURE 659-1775 626-6216 866-3992 CENTRE ROCKLAND MAIL WEST ISLAND LASALLE CHOMEDEY CÔTE-SAINT-LUC BOURASSA 341-2810 683-2130 366-8080 687-1916 482-7415 326-8240 * triels québécois, aiguilonnés par la SDI, s'adresseront à des sociétés locales, espère-ton, ces dernières élargiront l'éventail de leurs services de façon à assumer des risques plus sophistiqués dans les secteurs technologiques plus spécialisés.Le ministre Bernard Landry/ instigateur de la politique d'achat du gouvernement québécois s'est montré très heureux d'apprendre ces résultats d'une action concertée de la part de la SDI et de l'efficacité de ce moyen d'intervention.Sans vouloir enlever quelque mérite que ce soit à l'actuel gouvernement, les dirigeants de la SDI ont cependant rappelé discrètement que cette action de leur part a commencé en 1974 à l'instigation de Pex-président, M.Lucien Saulnier, à l'époque où l'organisme relevait de l'ex-ministre libéral Guy Saint-Pierre.Grégoire rencontre l'exécutif Le député péquiste de Frontenac, Gilles Grégoire, rencontre aujourd'hui l'exécutif de son association locale afin de faire le point sur sa carrière politique et discuter d'avenir.Depuis un mois, Gilles Grégoire a été atteint d'une maladie dont on ignore la gravité et il était sous les soins des médecins, ont indiqué des porte-parole de ses bureaux à Québec et à Thetford-Mines.Ainsi la réunion de mise en candidature prévue pour le dimanche, 28 septembre, avait été remise à plus tard, et c'est probablement aujourd'hui que l'on proposera une nouvelle date pour cette réunion «pro-forma», a indiqué un observateur de la scène politique locale.En fin de semaine, le Parti libéral a choisi comme candidat Georges Na-deau, un industriel de cette région de l'amiante.De Belleval n'est pas content Le ministre des Transports, Denis LNc Ceiieval.n'a pas tellement prisé la déclaration du directeur de la Sûreté du Québec, Jacques Beaudoin, selon laquelle la police ne serait efficace en matière de sécurité routière que lorsque le gouvernement cessera de tergiverser sur les mesures à prendre pour assurer une meilleure protection aux automobilistes.Interrogé à ce sujet, le ministre De Belleval a rétorqué sèchement: «Je ne commente jamais une déclaration d'un fonctionnaire».Lui-même ancien serviteur de l'Etat, il devait ajouter: «Si vous avez des questions à poser là-dessus, adressez-vous plutôt à mon collègue Marc-André Bé- Profitez des subventions gouvernementales ma * 1 ,ooo \u2014laine soufflée \u2014mousse isolante Rapco injectée dans les murs \u2014 uréthane giglée \u2014fenêtres coulissantes à triple vitrage Estimation gratuite \u2014 garantie écrite Permis de la régie: no 1336-0839 28 ans d'expérience en isolation I : dard (ministre de la Justice).C'est lui qui est responsable du comportement du fonctionnaire dont vous parlez», a souligné ce ministre, autrefois responsable du portefeuille de la Fonction publique.Le Comité Positive Action pas encore content Le Comité Positive Action Positive (sic) n'est pas encore satisfait de la charte des droits linguistiques que le premier ministre Trudeau entend inclure dans la constitution canadienne qu'il veut rapatrier.Dans une déclaration rendue publique en fin de semaine, ce groupe, qui représente des anglophones québécois désireux de participer aux grands débats politiques en cours, estime que le projet visant à assurer à tout citoyen canadien le droit à l'enseignement dans sa langue maternelle, française ou anglaise, n'est pas encore assez généreux.Il faudrait, pour satisfaire ces intrépides représentants de la minorité anglophone au Québec, étendre ce privilège à toutes les personnes de langue française ou anglaisé résidant au Canada.C'est-à-dire même à celles qui n'y ont pas encore obtenu le statut de citoyen canadien.Avec un remarquable sens de l'humour et une générosité qui laisse pantois d'admiration, les auteurs de la déclaration citent en exemple le cas d'un Vietnamien francophone, débarquant à Vancouver qui devrait avoir le droit d'y envoyer ses enfants à l'école française.Comme tous les autres Canadiens francophones peuvent le faire sans difficulté présentement en Colombie-Britannique où, c'est bien connu, les minorités françaises y jouissent d'un traitement exceptionnel qui fait rêver les pauvres québécois anglophones! La Quotidienne TIRAGE DE SAMEDI 8-6-6 Tirage d'hier 9-5-7 ci iti mur CENTRE rU I UKNL DE SOLDES AMEUBLEMENT D'OCCASION*MODELES D'EXPOSITION jff LIGNES DISCONTINUES v.- .\u2022.\u2022 ¦ m Ameublement de bureau neuf et d'occasion Vaste assortiment de : .bibliothèques .rayonnages, etc.pour bureau, bureau de direction et maison Payez et emportez, livraison en tut .bureau .bahuts .fauteuils .classeurs .canapés .écrans .cloisons Lundi-vendredi 9 a.m.-5 p.m.Samedi 9 a.m.-midi FUTURIC AMEUBLEMENT DE BUREAU CENTRE DE SOLDES 9150, av.du Parc, à Chabanel, Montréal Tél.: 382-5672 «un service réputé depuis 20 ans» povr Itt duoi» mit \u2022I l Selon le ministre de la Justice du Québec, «le contenu du rapport Duchaîne fait la lumière sur l'essentiel des événements d'octobre 1970, si bien qu'il n'est pas nécessaire d'aller plus loin ni encore d'ouvrir une enquête publique sur l'ensemble de la crise».Dix ans après ces événements qui ont déchiré le Québec, on pourrait donc pousser un soupir de soulagement, crier «enfin!» et tenter d'oublier meurtrissures et chimères.Pourtant, avant de clore le dossier, il convient peut-être de poser encore quelques questions et tenter d'obtenir encore quelques réponses.¦ s, * f j \u2022 \u2022 Il semble bien que personne ne pourra continuer de répéter la thèse de la machination politique et de la planification gouvernementale.Même si des esprits chagrins ne voudront pas encore l'admettre, on ne pourra pas facilement imputer aux autorités politiques la responsabilité machiavélique des événements d'octobre.Même la manoeuvre de répression politique, visant à discréditer la gauche québécoise, à faire peur à la population forcément inquiète et à bâtir du crédit politique aux partisans de l'ordre, ne peut être imputée à une pensée politique structurée.Elle fut le résultat d une opération policière mal dirigée, aux pouvoirs excessifs et à la crédibilité trop grande.Il y a eu des politiciens utilisateurs que le rapport identifie clairement.Mais il y a surtout eu un amateurisme et une incompétence dignes des romans policiers qui font rire.Le drame vient du fait que les autorités policières ont pris en main des opérations que leur laissaient diriger des pouvoirs politiques dépassés par les événements.Quand la police mène la politique, la population a raison de craindre pour la survie de ses droits démocratiques.En octobre 1970, la crise fut donc utilisée par quelques politiciens manipulateurs; mais elle fut alimentée par l'incompétence bien plus que par l'idéologie.Il y a dix ans que des irréductibles prétendent le contraire.Mais le rapport Duchaîne ne leur donne pas raison: il leur faudra se rallier à ce qui était une évidence pour bien des gens depuis bien longtemps.Mais pour accepter toutes les conclusions du rapport, il faut beaucoup de foi dans la personne de l'enquêteur: Me Duchaîne fait plusieurs affirmations que personne ne peut contrôler.Ceux qui veulent comprendre la vérité demeureront sûrement sur leur appétit.De même ceux qui désirent parvenir à une certaine logique de l'enquête.Et pour cela, il nous faudra plus d'informations sur certains agissements policiers.Par exemple, sur les raisons qui ont motivé la Gendarmerie royale à taire le lieu où se cachaient des terroristes.D'ailleurs, la GRC, qui fut la seule à ne pas prendre panique, flétrit subséquemment son image en refusant de collaborer pleinement à l'enquête québécoise.L'enquête Keable elle-même, qui a tenté de connaître certains documents de la police fédérale, a dû s'incliner vers les privilèges de ce corps policier.C'est dommage.La protection excessive des dossiers clés laisse croire à des possibilités d'accrocs à la légalité ou à la vérité.Espérons que le rapport de la commission, qui doit être présenté bientôt, pourra nous éclairer davantage sur les actions des divers corps policiers à la suite des événements d'octobre 1970.Il faudrait même davantage, ne serait-ce qu'au nom de la logique.Par exemple, il faudrait que se poursuivent les recherches pour désigner concrètement cette «septième personne», que le rapport Duchaîne identifie sans la nommer.Pourquoi laisser tomber une poursuite qui ne serait que justice pour les autres?D'autant plus que le procès de Niegel Hamer peut mettre en lumière des faits nouveaux.Le ministre de la Justice sait fort bien qu'il a entrepris de poursuivre Hamer à un étrange moment: il ne peut quand même pas en limiter déjà les conclusions.En fait, encore plus que la vérité, c'est la certitude que personne ne veut cacher la vérité qui nous importe maintenant.Ce n'est pas la vengeance, simplement la justice.Le commissaire Duchaîne considère que «la crise a servi de prétexte à une répression d'envergure», et même qu'elle fut l'occasion de manipuler l'opinion publique à des fins politiques».Il faut s'assurer que ces visées n'existent plus.Il faut même la conviction que les pouvoirs politiques d'aujourd'hui ont retrouvé le leadership qui leur manquait en 1970 et que les forces policières, tout en ayant appris de l'expérience troublante, n'auraient plus la possibilité d'influencer l'ensemble de la population comme elles ont su le faire à l'époque.Le dossier n'est pas complètement clos.Au plan des intentions, oui.Mais au plan des opérations, il nous manque encore des éléments capables de nous prouver que le Québec est maintenant à l'abri d'une aussi triste crise.JEAN-GUY DUBUC IL FAUT 7/re ctâ**™' Droits réservés Horloge de Moscou, heure de Pologne Le malaise ne semble pas prêt de se dissiper en Pologne.D'un côté: des travailleurs unis et exaspérés; de l'autre: un gouvernement farouche et mesquin qui cherche à dénaturer des concessions faites dans un moment de désarroi.Les dirigeants polonais sentent que leur autorité s'effrite face à des travailleurs unis et déterminés à briser le carcan qu'on leur fait subir depuis de longues années.La révolution prolétarienne du début du siècle s'était fixé pour objectif d'abolir des contraintes économiques et sociales devenues intolérables.La révolution qu'.amorce le prolétariat polonais (à la suite de tentatives malheureuses en Hongrie et en Tchécoslovaquie) poursuit le même objectif.Elle obéit à un vif sentiment d'exaspération et, de ce fait, peut nous paraître téméraire ou excessive.On se demande, en effet, si les travailleurs polonais ne se font pas trop exigeants.On dirait que le succès de leurs grèves les a grisés, et il se peut qu'en exigeant trop, ils risquent de tout perdre.La réaction impérialiste et bourgeoise à la révolution prolétarienne du début du siècle avait coûté cher aux malheureux qui en firent les frais.Il se peut que la réaction de l'impérialisme socialiste d'Europe centrale coûte également cher aux travailleurs polonais, bien qu'il faille reconnaître que le contexte historique a changé, et les syndiqués polonais sont conscients de ce changement.»\u2022 Ainsi, ils estiment, et non sans raison, que l'URSS peut difficilement intervenir sans indigner fortement l'opinion mondiale.De plus, ils constatent que leurs propres dirigeants sont essoufflés et se trouvent aux prises à des divisions et des rivalités sans nombre.Malgré ses puissants moyens de répression, l'impérialisme bourgeois du début du siècle n'avait pu contenir l'irrésistible poussée de la révolution prolétarienne.Le phénomène pourrait bien se reproduire en Pologne.Les travailleurs polonais réclament des syndicats qui soient à leur service, et non uniquement au service du parti et de l'idéologie.Leur colère marque un tournant d'une extrême importance.Elle est propre à allumer une nouvelle révolution prolétarienne, révolution dirigée, cette fois, contre l'impérialisme totalitaire.JEAN PELURIN m & 4P La société Massey-Fergu-son est confrontée à des problèmes financiers qui risquent de provoquer sa banque-roule.De façon immédiate, l'entreprise doit conclure un projet de refinancement de (>00 millions de dollars afin d'alléger le fardeau de sa dette qui se chiffre, par 1,5 milliard de dollars.A moyen terme, l'importante entreprise d'instruments aratoires doit capturer une part de marché qui assurera sa viabilité.Le problème a maintenant débordé le cercle des investisseurs privés et des banquiers qui ont demandé aux gouvernements de leur venir en aide.La trame de cette tragédie s'ourdit depuis déjà quelques années.L'industrie nord-américaine des instruments aratoires se caractérise par un degré de concentration très élevé.Les quatre sociétés les plus importantes détiennent 47% du marché, en termes de volume des ventes.Les huit entreprises les plus importantes comptent 61% du marché.Toutes, à l'exception de Massey-Ferguson, sont des entreprises multinationales ayant leur siège social aux Etats-Unis.La multinationale Massey-Ferguson est la seule de ces grandes entreprises à avoir gouvernement aide à Massey son siège social au Canada.Toutefois, la majorité de ses travailleurs sont aux Etats-Unis.Depuis quelques années l'industrie encourt des difficultés sérieuses à cause du ralentissement de la croissance économique aux Etats-Unis et dans les autres pays industrialisés.Quant au Canada, 90% de ses exportations d'instruments aratoires se dirigent vers les Etats-Unis; 85% de nos importations de ces produits proviennent des Américains.Certains prétendent que l'absence de barrières tarifaires entre le Canada et les Etats-Unis, dans ce secteur, tout en aidant la croissance de nos activités commerciales, a encouragé notre dépendance du marché américain.Au cours de la dernière décennie, le Canada a enregistré un déficit commercial important au chapitre des instruments aratoires.Ce déficit reflète, en partie, l'orientation vers le marché américain et, conséquemment, la faiblesse de pénétration du Canada sur les marchés mondiaux.Pourquoi Massey-Ferguson n'aurait-elle pas mieux diversifié ses marchés?On peut prétendre que les filiales canadiennes des entreprises d'instruments aratoires américaines aient été empêchées, par la maison mère, de parcourir trop vigoureusement les marchés internationaux.Mais Massey-Ferguson est une entreprise canadienne et ne peut pas se cacher derrière un tel prétexte.11 faut dire aussi que les dirigeants actuels de Massey-Ferguson reconnaissent que l'entreprise n'a pas suffisamment diversifié ou élargi sa gamme de produits.Par exemple, l'entreprise ne peut pas concurrencer sur le marché des gros tracteurs, lequel est relativement attrayant à l'heure actuelle.Ces mêmes dirigeants ont fait des efforts considérables pour rationaliser la production de Massey-F'erguson et en réduire les coûts.Ils ont déjà coupé le nombre d'employés d'environ 7,000 personnes.Mais l'héritage du passé pèse lourdement.Il semble que les actionnaires, les investisseurs privés et les banquiers, c'est-à-dire les milieux qui devraient le mieux connaître l'entreprise, hésitent maintenant à accepter la gageure de l'avenir.Ces mêmes investisseurs qui plaident souvent contre un étatisme qu'ils décrivent comme proliférant et paralysant, tendent maintenant la main à l'Etat.Dans le cas de Massey-Ferguson, l'entreprise n'invoque pas le fardeau de la réglementation excessive pour expliquer ses difficultés.Elle reconnaît que ses problèmes reflètent son manque d'adaptation à l'évolution des marchés canadiens et domestiques.Revient-il à l'Etat le mandat de partager le poids de ces erreurs?L'entreprise a-t-elle démontré qu'à long terme elle pourra maintenir les emplois qu'elle juge présentement néces- saire de préserver?Pourquoi ses financiers sont-ils donc si hésitants?En fait, en se tournant vers l'Etat pour partager les risques de Massey-Ferguson, nos hommes d'affaires soulèvent toute la question de l'indépendance du secteur privé par rapport au secteur public ou politique.Cette question touche au coeur même du système de la libre entreprise.Bien sûr, un système quelconque d'entreprises se maintiendra: il n'existe véritablement pas de mécanisme pour le remplacer.Mais depuis plusieurs années déjà, le secteur politique est intervenu de plus en plus fréquemment dans le secteur privé.A un point tel que les hommes d'affaires demandent à l'Etat de se délester de ce qui peut être remis.Il semble toutefois que ces mêmes hommes d'affaires n'aient pas compris que souvent leur propre comportement ouvre la voie à une intervention plus grande.En fait, en déchargeant ses citoyens et ses hommes d'affaires d'une part grandissante de responsabilités, le gouvernement risque de les anesthésier.Les hommes d'affaires peuvent penser que le cas particulier de Massey-Ferguson mérite l'attention du gouvernement.Mais espérons qu'ils sont conscients que leurs demandes répétées pour l'aide gouvernementale ouvre la voie à des interventions plus nombreuses.À trop donner, l'Etat pourrait trop prendre. TRIBUNE LIBRE A 7 _\u2022 n LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 OCTOBRE 1 980 o> 9 Le projet Archipel est-il trop coûteux ?Je voudrais corriger les nombreuses erreurs et inexactitudes dont est truffé l'article de Mme Marie-Josée Drouin intitulé: «Le projet Archipel : Québec se doit de fournir des précisions* et paru dans LA PRESSE du 20 septembre 1980.Contrairement à ce qu'écrit Mme Drouin, le projet Archipel ne vise pas exclusivement le développement hydro-électrique de l'Archipel qui comprend incidemment les lacs des Deux-Montagnes et St-Louis, les rivières des Mille-Iles et des Prairies, une partie de la rivière des Ou-taouais et enfin le fleuve St-Lau-rent depuis le bassin de Laprai-rie jusqu'à Varennes.I) s'agit plutôt d'un projet d'aménagement polyvalent intégré visant à permettre le développement de tous les potentiels des eaux de la région de Montréal.Outre la production d'électricité, le projet Archipel vise à éliminer ou, tout au moins, à atténuer divers problèmes tels les inondations et les étiages, Pinac-cessibilité aux rives pour une grande partie de la population ainsi que les divers problèmes de pollution des eaux.L'élimination de ces problèmes s'avère très coûteuse et ne sera rentable qu'avec la production d'électricité.Il est vrai que le projet La Grande est moins coûteux que le projet Archipel.Par contre, il est faux d'écrire que le projet de la Grande Baleine soit moins onéreux que le projet Archipel.Au contraire, les études disponibles estiment que le coût de revient du térawatt/heure disponible venant de la Grande Baleine sera substantiellement plus élevé (±33%) que le térawattheure d'Archipel.Par ailleurs, les retombées du projet ne seront pas nécessairement négatives.L'élimination des inondations qui affligent périodiquement l'Archipel montréalais permettra la mise en valeur de près de 6,000 acres de terrains actuellement sujets à l'inondation.L'utilisation de certains ouvrages de contrôle à des fins de transport en commun entre la rive sud et Montréal constitue également un acquis précieux.L'amélioration de la qualité des eaux, l'utilisation des eaux à des fins récréatives sont également des retombées bénéfiques du projet Archipel.Il est également faux de prétendre que le projet Archipel menace la vie des habitants de la réserve de Caughnawaga.En effet, si le site proposé pour la construction d'un ouvrage du projet Archipel se situe sur l'île appartenant à Caughnawaga, la présence de la Voie maritime interdit tout accès à cette île pour les Indiens.Il est aussi intéressant de souligner que la méfiance des Amérindiens face au projet Archipel résulte des injustices dont ils ont été victimes dans le passé en particulier lors de la construction de la Voie maritime.Les Indiens avaient alors cédé leurs droits territoriaux pour la réalisation de la Voie maritime contre la promesse du gouvernement fédéral de construire deux piscines, pro- renoey RAPIDES Ht IAL 6auch*rvill« RAPIDES SAINTE MARIE OU SAULT NORMAND RAPIDES DE LACHINE messe qui n'a jamais été tenue.De plus, la Voie maritime a coupé Caughnawaga d'un accès direct au fleuve, impact négatif que s'était bien gardé de mettre en évidence le fédéral lors des négociations.Dans un tel contexte historique, on comprend aisément les réticences des Indiens face au projet Archipel.Vous écrivez aussi que le gou- vernement «devrait expliquer les raisons pour lesquelles il accorde une si haute priorité à un projet si coûteux d'un point de vue économique, social et écologique».En tant qu'économiste, vous devriez définir ce que vous entendez par coût.Est-ce un coût social (ce qui implique une connotation négative) lorsqu'on désire améliorer la qualité de vie des citoyens (accessibilité aux plans d'eau, amélioration de la qualité des eaux, etc); un coût économique lorsqu'on peut développer ici une technologie nouvelle en matière de turbines (à bulbe forcé) ce qui donnerait accès au vaste marché américain, lorsqu'on stimule la construction qui est très mal en point dans la région de Mon- tréal?Je serais personnellement porté à considérer ces coûts (sic) comme des bénéfices induits par le projet Archipel.Pour la rédaction de cette lettre, j'ai consulté les documents suivants: Etude de préfaisabilité \u2022 1979; Rousseau, Sauvé, Warren, Aménagement hydroélectrique des rapides de La chine.Etude de faisabilité 1979, ainsi que le dossier distribué à la conférence de presse! lors de l'annonce du projet Archipel de Montréal.Pierre PELLETIER Montréal La comparaison entre le projet Archipel et le projet Grande Baleine est fondée sur les chiffres fournis par Hydro-Québec en date du mois d'avril 1980.L'indice du projet Grande Baleine par rapport au coût du nucléaire est, selon Hydro, de 0,93 aiors que l'indice pour le projet Archipel est de 2,08.Une estimation préliminaire du projet avec une seule centrale au lac St-Louis (5,7 Twh) donne un indice, toujours selon Hydro, de 1,46.Vous avez eu le privilège de consulter l'étude effectuée par Rousseau, Sauvé, Warren.Vos entrées auprès du gouvernement sont évidemment bonnes puisque ayant moi-même essayé d'obtenir ce texte, on m'assura qu'il n'était pas disponible.De toute façon, je soutiens que Hydro-Québec est une source fort valable de données sur la production d'énergie hydraulique.Marie-Josée DROUIN Le «miracle québécois» du ministre Bernard Landry Mme Marie-Josée Drouin, a/s LA PRESSE Madame, Le taux de chômage est une variable résiduelle et contre laquelle les gouvernements ne disposent d'aucun outil d'intervention.Quand bien même, devant les taux de chômage élevés des années présentes le gouvernement voudrait couper court à l'accroissement de la population adulte, il n'y pourrait rien à moins de vouloir passer les adultes à la «guillotine» puisque la naissance des 15-35 ans a précédé d'une bonne vingtaine d'années les gouvernements actuels.Le gouvernement dispose donc tie bien peu de recours pour contrer la hausse de natalité des années d'après-guerre et pour tempérer l'éveil nouveau qui prévaut chez les femmes.Tout ce qu'il peut faire, ce n'est pas d'empêcher le taux de chômage d'augmenter, puisque celui-ci dépend du taux d'activité, de l'accroissement de la population adulte et do la croissance des emp'ois, mais tout simplement de créer des emplois.Or, au chapitre de la création d'emplois, la performance du Québec est tout simplement phénoménale compte tenu des performances passées et des prévisions de début d'année des divers organismes à caractère économique.En effet, le Québec avait été habitué à des perfor- mances de création d'emplois inférieures à 50000.Or.sous l'actuel gouvernement, la performance est meilleure puisque la moyenne annuelle se situe maintenant autour de 53-54000 emplois.Le ministre Bernard Landry est donc justifié de parler de «miracle québécois» puisque 82000 emplois ont été créés en 1979 et que la moyenne des 7 premiers mois de l'année se chiffre par 89000.le tout accompagné de prévisions du Bureau de la Statistique du Québec de 72000 emplois pour Tannée en cours, et donc, qui tiennent compte de la baisse anticipée.Déjà, le Québec est assuré de 51750 emplois, et ça, même s'il ne se créait aucun emploi d'ici à la fin d'année.Contrairement à ce que vous avancez, on constate que les 130000 emplois sont loin d'être fondés sur des prévisions du ministère de l'Industrie et du Commerce mais bel et bien suides réalités.II suffit d'additionner les chiffes ci-haut pour s'en rendre compte.D'ailleurs, M.Landry ne s'est pas fondé sur les prévisions du ministère de l'Industrie et du Commerce pour pondre ses données.Celles-ci étaient de l'ordre de 27000, un chiffre trop faible.Lorsque l'économie génère autant d'emplois que ces deux dernières années on ne peut cer- tes pas blâmer le gouvernement.De plus, on sait que sous le couvert des définitions et du taux d'activité Statistique Canada dissimule une partie du chômage réel si bien que les emplois créés servent bien souvent d'échappatoire à ces chômeurs déguisés.le taux de chômage se maintenant au même niveau.Plus encore, la création d'emplois qu'a connue le Québec en 1979 et en 1980 dépasse l'objectif de 70000 emplois par année que vient de fixer Robert Bourassa pour la prochaine décennie.C'est donc dire que le taux de chômage actuel est purement accidentel puisqu'il a été provoqué par les taux de natalité et les désirs d'intégration d'un plus grand nombre de personnes au marché du travail.Mais le plus odieux, c'est de tenter de minimiser la performance de création d'emplois du Québec en nous signalant que depuis 5 ans la progression des emplois à temps partiel a pris une importance grandissante au Québec.Par surcroit, vous vous adonnez à une petite comparaison, non plus avec le Canada mais avec l'Ontario: on utilise l'unité de mesure géographique pour arriver à ses fins! Votre raisonnement est dénudé de tout fondement empirique puisque avant 1975 Statistique Canada ne publiait aucune donnée sur les emplois a temps partiel.Com- Les droits linguistiques dans la constitution, une supercherie Il faut dénoncer la grande supercherie des droits linguistiques.S'abritant derrière sa loi des langues officielles, M.Pierre Elliott Trudeau énonce de grands principes et dicte sa vo-, lonté.Il a la vertu de son côté, puisqu'il paraît défendre les droits des minorités.Mais il y a un hic.Un hic énorme: en fait.M.Trudeau à Ottawa lutte pour défendre les anglophones du Québec.Il ne lutte pas pour les francophones des autres provinces.Son projet de charte des droits porterait atteinte à la loi 101, mais ne changerait rien dans les autres provinces.Pire encore: M.Trudeau fait des concessions sordides à l'Ontario, quant au statut du français dans cette province, et n'exige aucun changement.En effet, comme par hasard, l'Ontario, qui a appuyé systématiquement le fédéral tout au long de la ronde constitutionnelle de l'été, ne sera pas touchée par la charte des droits.Le Québec est confronté à la puissance de l'axe Ottawa-Toronto.Voyons de plus près de quoi il s'agit.Dans le domaine de la politique linguistique, les documents fédéraux proposaient au déport deux (2) changements.Le premier changement consisterait à inscrire dans la charte des droits \u2014 qui ferait partie de la constitution \u2014 un article établissant le libre choix de l'école française ou anglaise.Mais cet article comporterait des mots clés: «Là ou le nombre le justifie».Il laisserait les législatures provinciales libres d'interpréter cette clause à leur guise.Donc, aucun changement dans les autres provinces, à moins que leurs gouvernements les proposent.On connaît le peu d'empressement de l'Ontario, qui refusait encore récemment aux parents de la région d'Ottawa toute possibilité de créer leur propre commission scolaire.Et pourtant, dans la région très francophone d'Ottawa, Dieu sait si «le nombre le justifie»! Notons qu'à Québec, la loi 101 ne comporte pas de clause «là où le nombre le justifie-.Les droits des anglophones s'appliquent partout.Second changement: l'article 133 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, qui impose le bilinguisme aux seuls Parlements d'Ottawa et de Québec (et aussi à celui du Manitoba, en vertu d'un arrêt de la Cour su- prème rendu l'année dernière), s'appliquerait aussi au Nouveau-Brunswick et à l'Ontario.L'imprévisible et sympathique M.Richard Hatfield, premier ministre du Nouveau-Bruns-wick, a accepté d'emblée d'être «couvert par l'article 133».Il a aussi dénoncé, avec une rare vigueur, l'hypocrisie quasi générale et décrit les faits tels qu'ils sont: les droits des anglophones du Québec sont beaucoup mieux respectés que ceux des francophones dans n'importe quelle autre province.Qu'a dit M.Davis, premier ministre de l'Ontario?Il a dit, froidement, qu'il n'accepterait jamais que l'article 133 touche l'Ontario.Et qu'a dit M.Trudeau, dans son discours de clôture de la conférence constitutionnelle?Il a laissé tomber l'article 133.11 n'en veut qu'à la loi 101, qui est pourtunt, comme l'a dit la très fédéraliste commission Pépin-Robarts, un modèle du genre.Voilà la grande supercherie des droits linguistiques.Pierre De BELLEFEUILLE Député de Deux-Montagnes ment alors pouvez-vous prétendre qu'il y a progression et effectuer des comparaisons avec l'Ontario?D'ailleurs, si vous tenez tant à insister sur la qualité des emplois on peut toujours vous rappeler que le Québec a enregistré en 1979 un record de création d'emplois dans le secteur moteur de l'économie, le secteur manufacturier.Puis vient l'argument des problèmes de la structure industrielle, de la modernisation de l'appareil de production, et votre comparaison avec l'Allemagne et le Japon.La structure industrielle, tous souhaitent la modifier mais si elle est si mal en point ce n'est certes pas dû au gouvernement actuel puisque celui-ci a hérité de la structure industrielle que lui ont léguée les gouvernements qui l'ont précédé.Plus encore, une structure industrielle ça se construit sur des décennies et pour la modifier il en faut autant que pour la construire.Ce n'est pas en 1 ans que l'on modifie une structure industrielle.Au Japon et en Allemagne, il a fallu plus d'une décennie et il a fallu entre autres les capitaux américains pour reconstruire l'Allemagne.Par conséquent, si la structure actuelle vous déplait.vous n'avez qu'à blâmer le régime et les gouvernements précédents puisque c'est de cette composition que provient cet héritage.Mais avant de se lancer dans la modernisation de la structure industrielle, il faut répondre à des besoins, il faut que le marché soit là.Or, dans ce domaine, le Québec n'a pas le monopole de l'intuition.Les autres pays ne sont pas plus bêtes que le Québec et veulent eux aussi moderniser leur structure industrielle.C'est donc une entreprise qui nécessite des années et qui ne se fait pas aussi facilement qu'on le souhaite.Jusqu'à ce jour, les efforts déployés dans ce sens ont démontré qu'il s'est créé un seul emploi dans les secteurs modernes pour trois emplois de perdus dans les secteurs traditionnels.A ce rythme, pour une personne qui semble se préoccuper du taux de chômage, il y a lieu de se poser des questions! Quant aux travailleurs qui oeuvrent dans les secteurs du textile que voulez vous en faire, les envoyer en chômage?Mais le gouvernement l'a quand même amorcée cette modification de la structure industrielle.Jacques BOUCHER économiste Des mises au point s'imposent quant aux quatre points que soulève votre lettre.D'abord le taux de chômage.Quel sophisme que de dire que le gouvernement doit créer des emplois pour réduire le taux de chômage! C'est évident et personne ne réfute ce fait.Deuxièmement, la création d'emplois.Avant de préparer mon article, j'ai consulté le bu- reau de monsieur Bernard Landry.L'adjoint du ministre m'a confirmé que les chiffres cités par monsieur Landry s'appuyaient sur une étude du ministère de l'Industrie et du Commerce.Je vous explique le calcul.82.000 emplois ont été créés en 1979.Sur la base des chiffres des six premiers mois, de 1980.le MIC a projeté la création d'emplois pour cette année à 91,000.Divisé par deux on en arrive à 45,000 pour les six premiers mois, lequel chiffre additionné aux 82,000 emplois de 1979 donne 127,000.Ce calcul a effectivement permis à monsieur Landry de parler de la création de 130,000 emplois en dix-huit mois.Le miracle, monsieur Boucher, est que vous m'ayez; écrit sans vérifier vos faits auprès du bureau de monsieur Landry.Votre troisième argument est confus.En lisant plus attentivement mon article, vous verrez* que je ne cite que des chiffres calculés depuis 1975.On peut, évidemment, à partir de cette base qu'est l'année 1975.calcu-* 1er des taux de croissance.Enfin, la solution à nos problèmes structurels, vous avez raison, s'effectuera sur plusieurs \\ années.Raison de plus pour-prendre des décisions efficaces ! le plus rapidement possible.Marie-Josée DROUIN : Bravo à Madame Drouin ! Sus à Monsieur Parizeau ! i- i Bravo, Marie-Josée Drouin! Vous nous éclairez sur la méthode de calculer de notre ministre des Finances québécois, tout fier de son déficit qu'il dit être «un réel stimulant pour l'économie».Si la logique d'un ministre des Finances est que plus on est dans le trou mieux c'est pour l'économie, qu'attend-il pour nous présenter un déficit de 10, 20 ou 30 milliard au lieu d'un de 2.5 milliards?Les Québécois ne sont peut-être pas tellement versés en haute finance, mais ils savent bien que quelqu'un devra payer un jour pour ces déficits.Et ce sera le contribuable, bien sûr.Le Parti québécois joute avec les chiffres comme il a joué avec les mots lors de sa question référendaire.Pourquoi avoir embauché 1500 enseignants dont la province n'avait nul besoin?Il est pour- tant prouvé qu'il y a baisse continuelle d'élèves dans les écoles.La vérité est que le Parti «québécois ne sait plus quoi faire pour s'acheter des votes pour les prochaines élections.Après nous avoir fourni le plus gros déficit de l'histoire, québécoise, en plus d'un trou de $500,000, il est temps, monsieur le ministre de laisser votre place à un autre économiste.Ça ne peut pas être pire de toute façon.Comme dans tous les domaines, des économistes il y en a de* bons et des pas bons.Donnez-nous donc la chance de pouvoir vous comparer, monsieur Parizeau.Quant à nous,nous sommes prêts.Continuez, Madame Drouin, il est temps que les Québécois connaissent les deux côtés de la médaille.T.CARON Montréal Élections à date fixe ?Y aura-t-il des élections?N'y en aura-t-iî pas?La loi électorale étant ce qu'elle est, il nous faudra encore patienter avant de savoir si oui ou non nous irons aux urnes avant la fin de la présente année.N'est-il pas illogique que d'après une loi provinciale les élections municipales aient lieu à date fixe, alors qu'au Québec ce soit le premier ministre en poste qui décide de la date des élections provinciales?Aux Etats-Unis, comme chacun sait, les élections ont lieu à date fixe, en novembre.Donc, cette année, nos bons amis les Américains seront appelés à se choisir un gouvernement et ce n'est pas le Président Carter qui en a décidé ainsi.Non, la loi est comme ça et et elle suivra son cours.Pourquoi chez nous n'adopterions-nous pas ce mode d'élections à date fixe pour en finir enfin avec l'opportunisme électoral et ce suspense ridicule?Guy MORGAN Sorel \u2022 B.Priorité e*taccordee don* cette page aux lettres brève*, d'intérêt générai, se rapportant à des article* parus dan* LA PRESSi.Le* correspondants doivent inscrire lisiblement leur* nom, adresse et numéro de telephone LA PRESSE ne s'engage pat a publier toutet le* lettre* reeves, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres document* non publiés.L'auteur a**ume l'entière re*ponsabUitè de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon t'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: « Tribune libre; LA PRESSE, CP.4200, euct.Place d'Arme*.Montréal, H2Y 3 AU.4 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1 4 OCTOBRE 1 980 * 4 \u2022 ¦ SUR L'ACTUâLITE LE TERRORISME D'EXTRÊME DROITE EN FRANCE Un même but, la déstabilisation et l'ébranlement des démocraties PARIS \u2014 Jusque-là, cela faisait partie des slogans usés des militants de gauche: «Le pouvoir protège et a partie liée avec l'extrême droite».Aujourd'hui, on se pose la question dans des cercles beaucoup plus larges.Avec des nuances, mais les accusations sont parfois graves.Exemple: le président d'un LOUIS-BERNARD ROBITAILLE (collaboration spéciale) syndicat de policiers qui affirme que 30 membres du mouvement néo-nazi le plus connu.font partie de la police régulière.Une chose est certaine: on connaît au moins trois cas de ce genre, avec les noms et les fonctions.Après l'attentat aveugle contre la synagogue de la rue Copernic (quatre morts et dix blessés), on a fait les comptes.Entre 100 et 150 incidents ou attentats racistes et antisémites, attribua-bles à l'extrême droite, ont été recensés depuis trois ans.Beaucoup plus si l'on remonte à 1970.Pendant la même période, dans un mouvement confus où l'on retrouve pêle-mêle l'extrême droite légale et les militants de choc, les fascistes européens ont tenu des activités presque au grand jour \u2014 en tout cas pas clandestines, et qui vont de banquets en uniforme sous le portrait d'Adolf Hitler, à des congrès pan-européens, en passant par des camps d'été qui sont parfois de véritables camps d'entraînemen; militaire.Non seulement ces activités «non illégales» ont été tolérées, mais, ce qui est plus étonnant, elles ne semblent même pas avoir permis à la police française \u2014 ou à d'autres corps policiers\u2014 de ficher les candidats au terrorisme «noir» et de les surveiller discrètement.Par contre, sur les attentats racistes, fascistes ou antisémites, pas la moindre indication, pas une arrestation sérieuse, pas une condamnation importante depuis dix ans.Mystère complet sur l'attentat contre le consulat algérien en 1973 (quatre morts, douze blessés), sur les assassinats d'Henri Curiel et Pierre Goldmann, militants de gauche.Pas la moindre piste en ce qui concerne la bombe qui a fait 36 blessés dans un restaurant universitaire juif en 1978.Une telle impuissance finit par être suspecte.En bref: du côté de l'extrême droite, la police a mal fait son travail ou ne l'a pas fait du tout.«La lutte contre le terrorisme, écrivait au lendemain de la rue Copernic Jacques Fauvet, le directeur du «Monde», n'a jamais été une tâche facile, la répression n'ayant jamais réussi à le faire disparaître.Seuls, le renseignement, l'infiltration, le noyautage permettent de prévenir le développement du terrorisme, puis de le réduire.Or, il est clair, et de son propre aveu, que la police est en retard d'un terrorisme.» Ignorance du phénomène?Tolérance?Complaisance?Il y a un peu de tout cela en même temps.D'abord, on a longtemps qualifié ces mouvements de folkloriques, en particulier ceux des admirateurs de Hitler.Il est vrai que le principal, récemment dissout et rebaptisé, la Fédération d'action nationale et européenne (FANE), dirigée par un employé de banque de 44 ans, Marc Fred-riksen, ne compte pas plus de 150 personnes, et que ses pensées racistes sentent plutôt la schizophrénie.Mais ce sont des éléments violents, potentiellement dangereux.Et il ne faut pas plus de 30 ou 50 personnes pour faire un vrai mouvement terroriste sanglant.D'ailleurs, les groupes d'extrême gauche de ce genre n'étaient jamais plus nombreux, pas plus que le fameux Front de libération de la Bretagne.Mais eux, on les a pris au sérieux, et les condamnations à la prison se comptent par dizaines.Deuxième explication, rarement formulée de façon explicite: l'extrême gauche menace le régime et l'ordre établi, mais pas l'extrême droite.C'est un argument qu'on a entendu dans les dernières années en Allemagne alors qu'il s'agissait d'interdire de la Fonction publique les «extrémistes».Comme par hasard, les listes noires comptaient surtout des militants de gauche.Apparemment les néo-nazis ne menaçaient pas le système.A-t-on fait le même raisonnement en France?En tout cas, le candidat Giscard d'Estaing ne Y i I PL .v:.:.v;:v I Bt:-/.-:tt.- photo GAMMA Quinze jours de «stage» pour 80 jeûnas, c'est le temps qu'il faut pour former des militants d'extrême-droite.devait pas trouver ces néo-fascistes trop dangereux (mais au contraire assez efficaces) puisqu'il les a employés pendant la campagne électorale de 1974 pour constituer son service d'ordre: ils venaient des groupes dissouts Occident, Ordre nouveau, etc., bref les milieux de l'extrême droite musclés qui maintenant fournissent ses troupes à Fredriksen.De l'indulgence ou de la complaisance Non pas que ces «excités» \u2014 plutôt dangereux en fait \u2014 soient des amis du régime giscardien, mais on a à leur endroit de l'indulgence ou de la complaisance.Au niveau de la police française, on découvre notamment qu'un inspecteur nommé Durand était un extrémiste de droite connu et qu'il avait fallu des interventions insistantes de la police britannique concernant ses activités pour que ses supérieurs français commencent à s'intéresser à lui.Selon le Syndicat national des policiers en civil, qui vient de faire une déclaration à ce sujet, une trentaine de militants de la FANE, c'est-à-dire %un sur cinq, feraient partie de la police.C'est-à-dire que la police française, au lieu d'infiltrer l'extrême droite, serait plutôt infiltrée par elle.Même phénomène ailleurs, limité mais inquiétant: au début des années 70, par exemple, le service secret italien était suffisamment infiltré par l'extrême droite pour être «mouillé» dans des attentats et des tentatives de coup d'Etat.Sans qu'on sache toujours qu'elle est l'importance de ces réunions, il reste que des congrès, des «camps d'été», des camps d'entraînement sont organisés par l'extrême droite.Contacts maintenus de tous côtés Au mois d'août 1979, des militants de la FANE se retrouvaient dans les Pyrénées espagnoles avec des représentants des mouvements belges, britanniques et espagnols.Des contacts sont maintenus de tous les côtés avec le nouvel ordre européen du néo-nazi suisse Amau-druz, avec les militants de Fuer-za Nueva (espagnols).Cet été encore, des Français \u2014 entre autres \u2014 ont participé au camp d'entraînement du groupe Hoffman, en Allemagne de l'Ouest.Ce groupe, selon la plupart des estimations, compterait 400 jeunes Allemands entraînés de façon paramilitaire.Le jeune terroriste mort le 26 septembre dans l'explosion de sa bombe à la Fête de la bière à Munich (douze morts et 215 blessés) appartenait à ce groupe.Il a fallu ce massacre pour que le gouvernement interdise le groupe en question.Dans la dégénérescence de l'extrême droite légale, qui recule ou disparaît sur le plan électo- Le racisme enseigné aux enfants D'ordinaire, la littérature haineuse est réservée aux adultes.Il est assez rare, grâce au ciel, qu'on enseigne le racisme aux enfants des écoles.Une exception \u2014 ce que, en tout cas, je crois sincèrement être une exception \u2014, cet examen d'hisoi-re qu'on a fait passer aux élèves d'une école secondaire anglaise de la région montréalaise et qui, par hasard, m'est tombé entre les mains.1 Il s'agit d'un examen de type «objectif»: 100 questions portant sur l'histoire de l'Antiquité et sur l'actualité politique contemporaine, questionnaire administré aux élèves du secondaire 11 en juin dernier.Un examen «final», donc, autre chose qu'un petit «contrôle» hebdomadaire fait à la mitaine.Question no G0: on donne la liste de quatre «dictateurs» parmi lesquels l'élève doit détecter l'erreur.(Autrement dit, l'élève doit savoir qu'il y en a un, sur les quatre, qui n'est pas vraiment un dictateur.) Voici la liste: Adolf Hitler.Benito Mussolini, Jules César, René Lévesque.Question no 99: la photocopieuse reproduit une caricature publiée dans le Sunday Express.René Lévesque, présenté sous forme de rat d'allure diabolique, convoite un fromage («Québec») posé sur une trappe à souris.On propose à l'élève quatre explications entre lesquelles il doit choisir.Cette caricature veut montrer soit «comment attraper un rat», soit que «Lévesque essaie de libérer le Québec du piège Canada», soit que «le Canada est un piège pour les Canadiens français», soit que «tous les rats aiment le fromage».Question no 100: autre caricature du Sunday Express.Cette fois René Lévesque présenté comme un vieillard hideux en train de lire.Mein Kampf.En haut, un rappel d'une manchette de journal: «Ryan supplie les électeurs de ne pas se laisser intimider par des actes qui évoquent le fascisme».Revenons à la caricature.Lévesque lisant Mein Kampf déclare: «C'est inconcevable que l'univers civilisé des années 30 ait laissé ces choses-là arriver.Ça ne pourrait jamais arriver aujourd'hui.No Sir!» r.\u2022 .¦ \u2022 ' m On propose à l'élève, au choix, quatre explications.Cette caricature veut dire que: a) les idées de Lévesque ressemblent à celles de Hitler; b) Lévesque aime lire des livres allemands; c) Lévesque va voter «oui»; d) le Québec est un Etat fasciste.Je pense que j'ai trouvé les bonnes réponses, celles que ce prof d'histoire attendait.Question no 60: l'erreur c'est Lévesque.Il est tout de même moins dictateur que Hitler ou Mussolini.(Mais dans un pareil contexte, un élève hésitera sans doute entre César et Lévesque.) Question no 99: on peut hésiter entre les trois dernières réponses, mais je pense que la homme c'est la dèuxème, encore que je n'en suis pas sûr car je ne comprends pas très bien la caricature.Question no 100: alors là c'est sûr.la bonne réponse c'est la première: Les idées de Lévesque ressemblent à celles de Hitler.Voilà.Plutôt dégoûtant merci.Ça, c'est le racisme ordinaire, la pire boue du préjugé, le summum de la propagande haineuse, enseignés aux enfants.Secondaire II, c'est quel âge?12, 13, 14 ans?.Le bon âge pour apprendre la peur et la haine.Le plus étonnant, c'est que l'ensemble du questionnaire, soit presque toutes les autres questions, est d'un assez bon niveau.Cet enseignant n'est sûrement pas idiot.Première question: comment se fait-il qu'il ait la tête aussi farcie de préjugés?Seconde question: pourquoi utili-se-t-il les caricatures du Sunday Express alors qu'il (elle) est sûrement le genre d'homme (ou de femme) à lire la Gazette, qui est tout de même un journal de meilleure tenue?Troisième question: comment se fait-il qu'une école publique, vivant de fonds publics, garde à son emploi ce genre d'enseignant, et permette que circule entre ses murs ce genre d'examen?1 Cet examen clôt le cours «History 210» dans une polyvalente anglophone qui relève de la Commission des écoles catholiques de Montréal.ral dans la plupart des pays, il semble en effet que les activistes durs prennent la relève.Ils seraient au nombre de 1,400 en Allemagne, sans doute autant en Espagne, quelques centaines en France, en Grande-Bretagne, etc.Plus d'une centaine d'actes de violence ont été signalés en Allemagne l'année dernière.Des réunions au sommet de «l'Internationale noire» ont eu lieu à Paris en janvier et avril.En mars, en Grande-Bretagne.Du côté de la police, on ne pense pas que les actions violentes soient coordonnées d'un pays à un autre.Il est possible égale- ment que dans certains cas, les attentats soient téléguidés par d'autres pays, ou même des services secrets étrangers.En tout cas, tous ces groupes poursuivent le même but: la déstabilisation et l'ébranlement des démocraties.Ce qui est étonnant, c'est qu'on ne les ait pas davantage pris au sérieux et qu'ils aient pu poursuivre leurs activités jusqu'à maintenant presque au grand jour.DEMAIN: Retour en force de l'antisémitisme?Le mouvement syndical a 20 ans pour penser de nouvelles formes d'organisation du travail 4 i à i i y i \u2022 Le grand défi des deux prochaines décennies consistera à faire preuve d'imagination à tous les niveaux pour inventer de nouvelles formes d'organisation du travail qui soient en PIERRE VENNAT même temps satisfaisantes pour les employés et rentables pour l'entreprise.Cette affirmation du professeur Gilbert Tarrab, professeur en sciences administratives à l'Université du Québec à Montréal, lors d'un colloque sur les nouvelles formes d'organisation qui s'est tenu au printemps à l'UQAM, n'a pas été démentie; mais le chemin sera long avant qu'on s'adonne, au Québec, à une recherche en ce sens qui dépasse les cénacles universitaires.En fin de semaine dernière, à l'Université de Montréal, cette fois, .sous l'initiative conjointe de la Faculté de l'éducation permanente et de la revue «Possibles», on a tenté de faire un premier bilan des tentatives autogestion- \u2014T\"- naires au Québec, et les tenants de cette formule ont décidé de sortir de leur marginalité et se sont même donné un comité en vue d'une éventuelle cohésion d'action.Pourtant, force a été de constater qu'en ce moment, l'autogestion n'est envisagée par des travailleurs que lorsqu'ils sont «pognés», parce que toute leur éducation leur a appris à se taire, à ne pas contester, à être commandés.Du moins est-ce une des conclusions du colloque de trois jours de «Possibles».Il y a aussi, comme devait l'expliquer, à l'UQAM cette fois, le professeur Jacques Rojot, qu'il existe une méfiance des syndicats face aux expériences de nouvelles organisations de travail introduites par l'entreprise.Ils craignent que la direction ne vise, par ces changements, à libérer les salariés de l'organisation syndicale et à se les attacher, et que ces nouvelles formes d'organisation du travail ne soient en fait, de façon directe ou indirecte, volontaire ou involontaire, qu'une manière d'accroître la charge de travail des salariés.La négociation d'un nouveau pacte Comme l'a expliqué l'économiste Jean-Guy Frenette, qui s'y connaît puisqu'il préside le con- seil d'administration de Tricofil, les syndicats fonctionnent dans un cadre très précis, qui est la convention collective, et veulent donc y retrouver inscrites toutes les nouvelles formes d'organisation du travail.Pour M.Frenette, qui est également et avant tout économiste-chef à la FTQ, les nouvelles formes du travail doivent aller de pair avec de nouvelles formes de propriété et d'organisation qui assurent aux parties et aux partenaires de l'entreprise un meilleur contrôle sur l'ensemble du fonctionnement de l'entreprise, y compris un meilleur contrôle sur l'organisation du travail.Le vice-président de la CSD, Jean-Paul Hétu, parle même de «nouveau pacte social» à négocier.Les nouvelles formes d'organisation du travail, dit-il, doivent être envisagées dans le cadre d'un nouveau pacte social ayant pour objectif de vivre la démocratie industrielle, c'est-à-dire la participation des travailleurs aux décisions sur les lieux du travail.Bien sûr, comme l'affirme le professeur Tarrab, la participation implique énormément de risques, c'est une entreprise qui demande et consomme énormément de temps, qui est très avide d'énergie.«Il serait effectivement beau- coup plus simple que la plupart des compagnies fonctionnent selon des systèmes beaucoup plus valables et viables, dépendant encore une fois des circonstances, et des conditins conjoncturelles et structurelles.Parfois, en effet, il vaut mieux fonctionner avec le vieux système du bâton et de la carotte.«Mais si l'on parle de motivation, et si l'on parle de satisfaction du travailleur, nous sommes difficilement capables de pouvoir le.s suscitet autrement que voir les susciter autrement que relativement neuf dans sa pratique, et relativement ancien dans sa «pensée», tout en étant bien conscients que c'est un modèle difficile, qui demande énormément de temps et d'énergie».Un débat pour intellectuels?Le problème, comme devait le faire remarquer à l'UQAM le syndicaliste Jean-Paul Hétu, c'est que le débat actuel sur les nouvelles forces d'organisation du travail a lieu uniquement, ou presque, au Québec, dans les milieux d'élite québécois.Si l'on ne réussit pas à sortir de ces cercles fermés, de dire Hétu, nous pouvons dire adieu à ce courant nouveau et aux promesses de changement véritable qu'il porte en lui.À l'Université de Montréal, cette fois, Paul-André Boucher, de Tricofil, a mis en garde les rêveurs et les idéalistes: «Si on se limite à vouloir décrire une autogestion idéale, on va manquer le bateau, car les travailleurs n'embarqueront pas.Il faut partir du milieu de travail», a-t-il conclu.D'ailleurs, lors de ce premier débat pour tenter de faire le point sur les entreprises autoges-vionnaires au Québec, les conférenciers furent souvent accusés d'être trop abstraits, incompréhensibles et ce n'est qu'après des délibérations assez ardues qu'on décida de franchir un tout petit pas vers la création d'un mouvement autogestionnaire québécois en mandatant un comité préparatoire en vue d'un tel regroupement.Pourtant, sur ce comité, on ne retrouve personne du milieu syndical, ni de bien grande influence au sein du vaste monde des travailleurs à l'heure actuelle.Le comité est en effet formé de représentants du théâtre Parminou, de l'entrepôt coopératif d'alimentation La Balance, et de rédacteurs des revues «Synthèse» et «Possibles», bien qu'il demeure ouvert aux volontaires qui voudront s'y joindre.Pourtant, le syndicalisme ne pourra guère éviter bien longtemps le débat sur les nouvelles formes de travail.A la CSN, d'ailleurs, les permanents, lors de leur fameuse grève dont on n'a pas fini d'entendre parler, avaient mentionné le mot «autogestion» pour se faire répliquer assez vertement par le président de la centrale, Norbert Rodrigue, que jamais la centrale ne s'était prononcée en ce sens.Mais il serait étonnant que les permanents aient renoncé à leur idée et que celle-ci ne réapparaisse pas sous une forme ou une autre, et pas seulement pour les permanents de la centrale.Comme le dit le professeur Maurice Lemelin, de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, le syndicalisme québécois fait actuellement face au défi énorme de trouver la façon de répondre aux besoins croissants d'affranchissement de l'aliénation de la part des travailleurs.«En refusant d'entrer sur cette voie et de jouer de leur influence pour que de nouvelles formes d'organisation du travail prennent place, ils risquent de mécontenter leur base en ne répondant qu'à une partie des problèmes de l'heure.Par ailleurs, de nouvelles formes d'organisation peuvent entraîner la définition de nouveaux rôles avec tout ce que cela peut impliquer comme incertitude.Voilà, en quelque sorte, un défi auquel font face et, à mon avis, devront davantage faire face, les syndicats».r, I LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 OCTOBRE 1980 A 9 î ( 2v PASCAL %3 > '*8 J ' ï f : .' Téléviseur couleur 20\" ÉCONOMIEDE40.00 par SHARP ¦¦ - M ai 1 Ci* m A »3 \\ À ¦: y v ! ^ ¦ *\u2022\u2022.i i H h.* g, i i VV i A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 OCTOBRE 1980 M L'ÉCONOMIQUE COLT 1980 modèle custom, manuelle, 2x4, servofreins, traction avant, sièges baquets, radio AM, moulures de roues $5987 Charlie Brown a 30 ans LES VOITURES À TRACTION AVANT 1981 «^s/ 2 PORTES, 4 PORTES, FAMILIALES À PRIX SPÉCIAL COMBATTEZ LECOOT D\u20acLI WASHINGTON (AFP) \u2014 Charlie Brown a trente ans.Le célèbre petit garçon blond et son inséparable chien Snoopy, sortis un jour d'octobre 1950 des cartons d'un obscur dessinateur de Saint Paul (Minnesota), sont maintenant connus dans le monde entier et ont valu à leur auteur, Charles Schulz, la gloire et la fortune.Aujourd'hui, Char-lie Brown, Snoopy, Lucy, Linus et Wood stock paraissent quotidiennement dans 1,800 journaux.Et la bande dessinée qui les réunit, «Peanuts», a inspiré une énorme industrie qui produit des milliers d'articles, de la savonnette aux serviettes de bain en passant par les taille-crayons, les insignes, les animaux en peluche et les affiches à l'effigie des héros de Charles Schulz.«Je gagne plus d'argent qu'un joueur de baseball professionnel, admet Charles Schulz.Mais je continuerais à faire des bandes dessinées même si j'étais payé S50 par semaine», s'empresse-t-il d'ajouter.Installé dans un vaste studio à Santa Rosa, à une soixantaine de kilomètres au nord de San Francisco, Schulz, 58 ans, mène la vie tranquille d'un fonctionnaire de la bande dessinée: semaine de travail de cinq jours du lundi au vendredi, journée de travail de 9h00 à 17h-00.Aorès 30 ans, c'est toujours là qu'il trouve l'essentiel de ses idées, et il n'aime guère s'éloigner de sa retraite de Santa Rosa.L*«empire»deChar-les Schulz a commen- Le minimum vital est de mieux en mieux assuré par l'État ieux C'est vrai que l'État protège et continuera sans doute de protéger ses membres contre la misère, mais qui accepterait de condamner les siens à un minimum quelconque, advenant son décès prématuré.Si vous avez réussi à doter votre famille d'un certain confort matériel, ne risquez pas qu'il ne s'envole si vous mourez prématurément.Votre perte serait déjà assez douloureuse pour les vôtres sans que vienne s'y ajouter le dénuement.Ce patrimoine qui permettra à votre famille de continuer de vivre comme avant, i) existe un moyen de le constituer instantanément: l'assurance-vie.La création d'un \"patrimoine instantané\" est d'ailleurs la première raison d'être de l'assurance-vie.Oh! ce n'est pas là l'unique avantage de l'assurance vie, mais c'est un avantage majeur que l'assurance-vie est seule à vous offrir.C'est pour cette raison que l'assurance-vie est irremplaçable.De combien d'autres services pourrait-on en dire autant?Pour obtenir réponse à vos questions, consultez votre assureur-vie ou téléphonez sans frais au Centre d'information de l'assurance-vie en composant ce numéro: 1-800-361-8070.- - 4 < Les compagnies d'assurance-vie du Canada cé de façon modeste.grâce à un cours de dessin par correspondance.«Un très bon cours», assure-t-il.Dès la fin des années 40, il a commencé à produire des bandes dessinées mettant en scène des enfants.L'ancêtre des Peanuts, «Li'l Folks», parut à la fin des années 40 dans «Pionneer Press», le journal de Saint Paul (Minnesota», la ville natale de Charles Schulz.Ses dessins furent remarqués par le United Features Syndicate, qui distribue des bandes dessinées dans le monde entier.Schulz fut invité à New York et on lui demanda d'intituler ses dessins «Peanuts».«Je pensais que c'était idiot, j'aurais préféré Charlie Brown», raconte Charles Schulz.La série, avec des dessins très petits, fut vendue aux journaux surtout comme bouche-trous, mais connut rapidement le succès.«Peanuts» s'est toujours déroulé dans un monde d'enfants, mais des enfants dont les réparties sont surtout destinées à amuser les adultes.«Je ne l'ai jamais envisagée comme une bande dessinée pour enfants», explique Schulz.Une fois qu'il a trouvé l'idée, il lui faut environ une heure pour dessiner une série.Les bandes dessinées destinées aux quotidiens doivent parvenir à New York six semaines avant publication, et celles pour les journaux dominicaux dix semaines à l'avance.POUR PRÊTER OU EMPRUNTER LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 ' I S 4 j DE LA PISTE DE DANSE AUX FONDS MARINS, ON RECONNAIT LES SPORTIFS A LEUR ROLEX Vous prenez la vie au vol.vivez librement et ne craignez pas de plonger en eaux profondes Bref, vous êtes actif, innovateur.tout vous intéresse Bien sûr.vous portez une Rolex au poignet.Par exemple la Submariner-Date.Solide et précise, elle est munie d'un mouvement à chronomètre de 30 rubis logé dans le boîtier Oyster, en acier inoxydable ou en or 18 kt.Son étanchêrté est garantie jusqu'à 200 m (660 pieds) de profondeur.Le bracelet est muni dun fermoir Ffipiock, à rallonge.Ainsi !a montre peut être portée sur le vêtement de plongée ou d'alpinisme iti ¦y.' v lift» i:vA\\y& Janine Succo et Jean Lajeunesse .Mi>e en scène: Daniel Roussel l\\n««vM (f»« I'l>.in|'l»iiu\"»» (4>wpn^» l.riiH % [îjj Bern IllICSIirC 1594.rue St Denis Ht Ileitis Renseignements 849 4211 Centre Socio-culturel de l'UQ AM Salle Alfred Laliberté Entrée: 1455.rue Saint-Denis ou via métro Berri deMontigny i THFÂTRF CiM«cMsf du lundi au àA^lL/^K.v il i\\/r Uffleltl ,ni luMVIftH'Mf MAIM.) NNtUVb ,|, m.,i.1 .'I ht.PjtcJp l'I MI IX! vk*Is i.-srfv.ituifs irlf>pHufMque> Moowf^ t/M Ren%fnr>ement% B42-2I12 8999 A 16 6, 7, 8 novembre à 20h30 Capriccio Le mandarin merveilleux «\u2022.inSiRallof C Fète Cari9nan 3 ballets captivants J.tîIliS 1 programme éclatant Billets en vente maintenant ÇA C'EST CHAUD ! _A SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montré.il (Québec)- H2X IZ9 842-2112 4# II 18 ANS adultes LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1 4 OCTOBRE 1980 théâtre du rideau vert direction yvette brind'amour mercedes palomino AUSSI DEUXIEME GRAND FILM DANS CHAQUE CINEMA 401S Si LAURENT 845-5715 V)?', V« H« du I4aul9 :*?Octobre BILLETS EN VENTE À LA PLACE DES ARTS THÉÂTRE MAISONNEUVE PI ACE DES *.RTS Le Conseil de presse blâme The Gazette Cure Sri-, du lundi ju itylinni-nfil de midi à y I hemes Pjs de rcvptv jiiom lelfpNxtiqurs Rfn^jrvtnend «42-2112 A 3 pro \\on9 iusq^ ou nove co vo o fAonî^ Un opéra-rock qui serait comparable a ce que font les Américains.Starma-nia, il faut le dire, a dépassé nos espérances.Pierre Boaulieu, La Presse.Les «starmaniaques» pourront dormir en paix.L'opéra-rock franco-québécois, présente à la nouvelle et resplendissante Comédie Nationale, est une réussite totale.Nathalie Pétrowaki, Le Devoir.Starmania est certainement l'un des plus grands spectacles présentés à Montréal depuis longtemps.C'est à voir absolument.Pascale Perreault, Le Journal de Montréal.Un excellent spectacle dans une salle superbe.Minou Pétrowaki, Le Journal de Montréal.Sur scene, Starmania prend un sens qui nous échappait auparavant.Le manuscrit de Plamondon vit avec force et éclat.Gaétan Chabot, Dimanche Matin.La mise en scene de Reichenbach est géniale, les chorégraphies intéressantes, les costumes superbes.Starmania est un événement dont nous pouvons être fiers.Jean Robert Saucier, Dimanche Matin.Starmania n'a rien a envier aux productions américaines.Marc Chatelle, Èchos-Vedettes.En quittant la Comédie Nationale, je me suis dit: de nouvelles étoiles sont nées.Croyez-moi.ces jeunes sont les vedettes de demain.Roger Sylvain, Échos-Vedettes.Tout l'environnement visuel de l'opéra-rock vaut le déplacement a lui seul: les maquillages, les nombreux costumes originaux, les decors, rien n'est laissé au hasard.Micheline Durocher, Pop-Rock.Starmania, un show digne de Broadway.Michèle Sônécal, Les Vedette Québécoises.Excellente mise en scène.Vraiment un opéra-rock et non une succession de tours de chant.Merveilleux de découvrir de telles voix au Québec.Edouard Rémy, Télé-Métropole.Starmania, un vrai triomphe.La mise en scène est tout simplement géniale.Jacques Samson, Le Soleil.Le merveilleux Starmania.une mise en scène géniale.On n'a encore jamais vu ce genre de spectacle à Montréal.Monique Vlgnaault, Télé-Métropole.Distribution homogène, chorégraphies excellentes, une vraie mise en scène.Francine Qrémaldi, Radio-Canada.Aucune erreur dans la distribution, où tout le monde est étonnant.Un très beau spectacle exportable.Claire Caron, C.K.A.C.Grâce à Starmania, la comédie musicale, jadis considérée comme un art typiquement américain, est enfin devenue québécoise.Danielle Ouimet, C.F.G.L.Comédie musicale dans le vrai sens du terme.On n'a pas besoin d'aller a New-York, on a qu'à aller à la Comédie Nationale.Marie-Thérèee Ballavance, C.K.O.l.FM.Le meilleur spectacle de ce genre que j'ai vu au Québec da ma vie.Alain Montpetit, C.K.M.F.Starmania est du tonnerre.Je suis obligé de me demander s'il n'y a pas du génie dans Luc Plamondon.André Rufiange, C.K.V.L.La longue attente était justifiée, Starmania est un spectacle fait Dour durer longtemps.Jacquas Lapage, C.J.M.S.Starmania est une musique qu'on ne se lasse pas d'écouter.Mireille Lemolin, C./.E.L.une production de grande qualité, de calibre égal à celles du Broadway avec un décor scintillant, un éclairage qui laisse voir une grande imagination en plus de figurants vraiment hors pair.Michael Whalen, CBC Radio.CHAHGEX BILLETS EN VENTE A LA COMEDIE NATIONALE SEULEMENT (ouverture des guichets mardi au samedi de midi à 21 h.Dimanche et lundi de midi à 18h) RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS TELEPHONIQUES.523-1131 (du mardi au sam.incl.19h et 22h \u2014dim.3h et 19h30) 1450 est, Ste-Catherine (Somédie Nationale il i Ik.y Meiro Beoudry * QUEBEC (PC) \u2014 Le quotidien anglo-montréalais The Gazette est blâmé par le Conseil de presse du Québec pour avoir inexactement informé ses lecteurs sur les compensations versées par le Bureau gouvernemental d'indemnisation des victimes d'actes criminels (BIVAC).Dans une décision qu'il vient de rendre, le Conseil estime que l'information diffusée par The Gazette à ce sujet était «incomplète».Un lecteur, M.Jean-Louis Gauvin, avait porté plainte auprès du Conseil de presse, estimant qu'un article de Julia Maskoulis publié le 12 janvier dernier était de «piètre qualité».M.Gauvin reprochait également à The Gazette de n'avoir pas publié une mise au point le 25 janvier, «ce qui aurait rétabli dans l'esprit du public l'impression laissée par l'article».Selon le plaignant.Particle de Mme Maskoulis était inexact au sujet de «la véritable proportion du nombre de personnes indemnisées par le BIVAC et du taux réel de l'indemnisation versée aux victimes d'actes criminels».Jj LES CINÉMAS FRANCE HLM ê iyV «lit SI 014* ms M)) LA COURSE DE LA MORT RENCONTRES AVEC S« DES HOMMES seo1 REMARQUABLES mm ou et donc wmM GÉRALDINE CHAPLIN BRIGITTE FOSSEY SAUVEQUI/tuT desjardins BASHAiaf I àLA VIE 88 iUl - \u2014 l La Comédie Nationale (Le nouveau Patriote) SAISON 80/81 ABONNEMENT 22 nov.au 21 déc.LE MAL À L'ÂME de JEAN DAIGLE avec Andrée Lachapelle Mireille Deyglun Evelyn Régimbald Charlotte Boisjoli en coproduction avec le TPQ mise en scene de Daniel Rousse! 8 janv.au 8 fév.DES DIAMANTS POUR MOURIR de JACQUES LORAIN avec Marc Legault Carole Chatel Raymond Bouchard Monique Joly Andrew Henderson mise en scène de Yvan Ponton 12 fév.au 8 mars L'ÉCOLE DES BOUFFONS de MICHEL DE GHELDERODE en coproduction avec le Théâtre de l'Avant-Pays Marionnettes pour adultes Mise en scène de Michel Frechette 12 mars au 12 avril LE COMBAT DES OMBRES de MICHAEL CHRISTOPHER avec Monique Joly Benoit Girard Yves Massicotte Yolande Roy Vincent Bilodeau Carole Séguin Denise Morel adaptation de René Gingras mise en scène de Gérard Poirier 16 avril au 17 mai MOI TARZAN.TOI JANE de JANETTE BERTRAND avec Louise Turcot et autres Mise en scene de Janine Sutto SPÉCIAL PREMIÈRE SAISON I SPÉCIAL PREMIERE SAISON I Prière d écrire en lettres mouleet* .NOM.¦ADRESSÉ.C0D6POSTAI.| TELEPHONE (ru).(bureoo).¦ A retourrtrr ivec votre cf'» i< \u2022 \" rt.it de post«» ou une commando par cart»» do credit a 1 LA COMÉDIE NATIONALE 11450 est, rue Sainte-Catherine, Montréal, Québec H2L 2H8 fCHARGEX ou MASTER CHARGE Li.l 1 I I I I I 1 I I ?I Date d oxplratlon t Do» Pour renseignements et commandes téléphoniques avec carte de crédit (514) 523*3184 UN VOYAGE POUR DEUX PERSONNES À PARIS sera tiré au sort Seuls les abonnés sont admissibles Uno semaine pour deux personnes à Pans, au début du mois d'avril 1981.dans le cadre du Salon International de la mode féminine (p< tit déjeuner inclus) Invitation aux défilés et présentations des plus grands couturiers de I heure Le toul BOUS la direction de Gisèle Jean-Robidoux.directrice do I Agence Gisèle Jean Limitée CHARGEX VISA 1450 est.rue Ste-Catherine Beaudry CINQ SPECTACLES/ profitez des avantages de 1/abonnement 523-3184 La Gazette avait fait valoir que la réplique de M.Gauvin avait, dans la rubrique de l'opinion des lecteurs, subi la «politique édition des h't très des lecteurs qui, à cause des limites d'espace, obligeait à la concision et à la précision».Selon le Conseil de presse, «le public aurait été mieux informé s'il avait pu prendre connaissance des mises au point contenues dans la lettre ouverte du plaignant».Girard Par ailleurs, le Conseil de presse* a rejeté une plainte qu'un auditeur de TVA.M.Raymond Carrier, portait contre l'opinion de Normand Girard.Selon Carrier, le journaliste Girard aurait laissé entendre dans un commentaire télévisé que le premier ministre René Lévesque était «un homme à abattre» dans une émission transmise par TVA le i 4 :j janvier 1980.Ces propos étaient jugés par le plaignant comme «une incitation publique à la violence».Le Conseil juge que le commentaire de M! Girard «n'avait ni la teneur ni la portée» que le plaignant leur prétait et ne constituait «qu'une figure de style».Selon le Conseil de presse, «on ne saurait considérer le commentaire de M.Girard comme un abus de la liberté de la presse car M.Girard s'est acquitté de sa fonction de commentateur chargé de transmettre au publie un point de vue éditorial conformément à\" sa responsabilité d'informateur public».Selon le Conseil, les propos de M.Girard «ne signifiaient rien d'autre qu'à partir du \\ moment où le chef , libéral Claude Ryan rendrait public des propositions de chan-; gements constitutionnels, il serait le centre » de tous les débats po-; litiques».OSM: un premier million La direction de l'Orchestre symphonique; de Montréal annonce que pour la première-fois depuis ses débuts, soit il y a près de 47 ans, les ventes d'abonnements pour les Grands concerts, les Concerts du Maurier et les Concerts Gala ont atteint SI million, ce qui représente plus de 14,000 abonnés.De plus, l'OSM peut \\ d'ores et déjà compter sur un succès sans précédent pour les Concerts Esso qui débuteront fin novembre.En effet, avant même que le programme ait été rendu public, plus de 400 demandes d'abonnement avaient été enregistrées.Pippi Laurie Mel Gibson TIM Chomp 5 20-7 30-9 40 Broi 7 15-9 20 Chomploin 1 Brossard ?»\u2022 Un film de Hal Ashby PETER SELLERS BIENVENUE SHIRLEY Mac LAINE MISTER CHANCE ( Being There ) Crémone :-.6.30-9.00 une euphorique poursuite de la liberté u.i filrr ci Aiam Tanner MESSIDOR 7.00-9.20 Le OauDhm 1 14 L IRRESISTIBLE BELMONDO EN ESCROC GENIAL' Gulgnolo \u2022» *» Bern 1 .Jean Talon Odeon Laval I 61 burn I 00 - GEORGES LAUTNER 2.50-4.50- 6.50-8 50 Tolon 7 30-9 30 Brossard 3 : < Lovol 7 00- 9 00 Cme porc Odeon 1 6^ DM; Cine Parc Laval A \u2022 S55 One porc ChcleauQuov 1 Rex SI Jerome It film ovi BfoiKjrd.Rex.Copitol I cmeponi Caoilol SI Jean Yvrs Montftnrl COMME ICARE Bern 2 LuiLl toute lo sem.2 00 4.20 -6.40-9.20 14 Ben Johnson Jamie Lee Cur tis LETRAIN DE LA TERREUR il FILM QUI VOUS FERA HURLER DE PEUR ! Irn* 1.20-110 -5 10-7.10-9.10 Laval: 7 30-9.30 2t film aux mUtrxitr, Vtrdon X cine-porci Bern 3 .->b/>' Mercier 2SS 6224 OdCon Laval 7 61 .Verdun ;s8 ;09; Cine Pare Laval 1 l: CineParc Boucherville 1 S 52 bSIS Cine pore Choteauquav 2 Un film dt Alain Resnais Gerard Depaidieu MON Nicole Garcia Rogei Pierre Bern 4 ill ?lli ONCLE D'AMERIQUE toute la sem.1 2 30 5 00- 7.20-9.40 Un film dr Louise C«*\"e Bern 5 ÇA PEUT PAS ETRE L'HIVER, ON N'A MÊME PAS EU D'ETE Le Dauphin 7 U5-30S-4SJ *2S 105-950 7 30 \u2022 930 Chomploin 1 Kirk Douglas NIMITZ RETOUR VERS L'ENFER Villerav sbib' Cme porc Odeon 2 Cine Parc Laval 7 One porc Choteouquav 3 \\M\\ Roger Moore (James Bond ) L espion qui m'aimait Brossard I II -90b 622 ^» Terence Hill 0EUX _ pAIR IM1 Bud Spencer SÙPEtV^ ; UU* £j Cine Porc Boucherville 2 ISS 5515 IMPAIR Cine-Parc Lovol 3 * Ellen Burstyn ^ RESURRECTION Atwotera 1211 au*.3.30.7.10.930 SquareDecarie2 34 - Dec.7.00.9.00 Christopher Reeve Jane Seymour \\^\\j> SOMEWHERE IN TIME ^ Atwaler } jj* *.« Côfe des Neiges 1 139 3527 Atw.5 00 \u2022 7 00 - 9.00 Neiges 7 10-9 10 Jason Roha»ds Richard Jordan Anne Aicher ooooujvTOfo RAISE THE TITANIC ikxj.P.Con.7 15 \u2022 9 70 _Neiges 7 15 9 Un Film de Tony Bill 5.15- 7 15-9.15 Bono venture 7 ^ .21 Place du Canada e6i 4S93 Cote des Neiges 2 ii ii.15 MY BODYGUARD T»XS 14 Version ongmol* italienne «out titre ongloit Atwater 3 931 jjij Nino Manfredi CAFE'EXPRESS L»OUS 5.i5.7.i59 1 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 14 OCTOBRE 1980 PRIX DE LA CRITIQUE Un «Petit pays» visionnaire ET SPECTACLES A 17 Une scène du «Petit pays», de Bertrand Langlois Le film de Bertrand Langlois, le Petit Pays a remporté dimanche le Prix de la critique québécoise, décerné chaque année au meilleur court ou moyen métrage présenté à l'oc- LUCPERREAULT casion de la Semaine du cinéma québécois.Ce prix s'accompagne d'une bourse de $1,000, versée par PInstitut québécois du cinéma, de même que de 5,000 pieds de pellicule 16mm, une gracieuseté de Kodak Canada.Première oeuvre d'une durée de 28 minutes, le film de Bertrand Langlois manifeste une indéniable originalité au plan de l'écriture.Ecrit en collaboration avec le scénariste Gilles Noël, le Petit pays plonge le spectateur dans le décor rassurant d'un vieil appartement.Mais dès les premières CHEZ BEAUGRAND SOYEZ LES PREMIERS À FAIRE L'ESSAI DE LA SUPERBE ARIES EN SPÉCIAL CETTE SEMAINE 17 voitures de démonstration 1980 à écouler à des prix tout à fait incroyables.Venez choisir parmi nos Chrysler New-Yorker.Newport, Cordoba, Le Baron, Diplomat, Mirada, St-Régis.Aspen.Omni, Colt.Camions Dodge.BEAUGRAND 7871 est, NOTRE-DAME Montréal OotMjo 354-2110 Aubaine du week-end: chambres à $35 Château Laurier d'Ottawa Venez à Ottawa passer un week-end hors de l'ordinaire.Une chambre luxueuse dans l'un des meilleurs hôtels du Canada, le Château Laurier, pour une ou deux personnes, vous coûtera seulement $35 par nuit.Séjour minimum de 2 nuits.Gratis pour les enfants qui partagent la chambre de leurs parents.Le Château est en plein coeur d'Ottawa.Voisin du Parlement, il est situé presque en face du Centre national des Arts et de la Galerie nationale du Canada.Les beaux magasins et boutiques abondent partout en ville.Offrez-vous un beau week-end ce week-end.Le Château Laur 1er vous en donne les moyens, Pour réserver, appelez^ nous à Montréal au 877-4032 (hors de Montréal, composez sans frais 1-800-268-8136) ou voyez votre agent de voyages.Tarifs week-end d'autres hôtels CN: ^«^Sr*' §858 »0ttfi5&.hôtels CAJ 130.00 $3200 Colloque sur François Mauriac à McGill PARIS (AFP) \u2014 Un colloque organisé par l'université McGill et la section nord-américaine des Amis de François Mauriac, à l'occasion du 10e anniversaire de la mort de l'écrivain, se déroulera à Montréal du 14 au 17 octobre sur le thème «François Mauriac polémiste».De nombreux professeurs du Canada et des Etats-Unis, ainsi que des personnalités françaises, parmi lesquelles Maurice Schumann, de l'Académie française, vice-président du Sénat, et le journalis te-écrivain Jean La-couture, qui vient de consacrer une importante biographie à François Mauriac, étudieront pendant quatre jours l'oeuvre politique et polémiste de celui qui est considéré comme l'un des plus grands journalistes de ce siècle.Les participants à ce colloque étudieront toutes les formes de l'engagement politique de François Mauriac, depuis l'époque du «Sillon» de Marc Sangnier jusqu'à la république du général de Gaulle, en passant par la guerre d'Espagne, à laquelle Mauriac prit part contre l'insurrection franquiste.Les positions de l'é- crivain contre la montée du fascisme et du nazisme, la résistance avec son appartenance au «Front national des écrivains sous l'occupation, son soutien à la politique de Mendès-France, ses luttes pour l'indépendance du Maroc, puis de l'Algérie, enfin son soutien sans réserve au général de Gaulle seront largement évoqués.«Les douze dernières années de sa vie, déclarera notamment Maurice Schumann, François Mauriac soutiendra le général de Gaulle sans une minute de défaillance, alors que toute la gauche lecombattait».M.Schumann fera remarquer que l'évolution politique de François Mauriac est à la fois conforme aux précédents les plus illustres (Victor Hugo, Lamartine) et rigoureusement personnelle.Il déclarera, après avoir souligné «les convictions religieuses parfaitement immuables» de Mauriac: «Il fut toujours le contraire d'un rallié.A vrai dire, quelque fut son génie de la polémique, François Mauriac ne se conduisit jamais en partisan.Pour être plus précis, il avait la dent dure à l'égard de ses adversaires, mais refusait de faire corps avec un parti.» EXACTEMENT COMME VOUS L'IMAGINEZ! « 18 ANS MEL1 MELO////, dès 12h Un film rare à tous les points de vue.-B0X0FFICE Un film de classe et ckJpJi qualité.I -VIVA IL & IJE BEHyiER I 11 I 11 s,\u201e park «.*n f XPCSIM CINE 539 S39 Si CATHERINE W.845 7000 AUSSI DEUXIEME GRAND FILM DANSCHAOUE CINEMA arts et spectacles c'est la culture mise à la portée de tous dans La Presse 7 images, le spectateur est surpris par des fondus enchaînés qui accélèrent le rythme des allées et venues des personnages.En même temps que le couple (interprété par Julie Vincent et Claude Laroche) prend possession de l'appartement, il s'empare de l'imagination du spectateur: on le regarde fasciné, transformé peu à peu ces pièces vides en un jardin botanique miniature où les plantes exotiques poussent au milieu d'une source qui coule en cascades.Mais l'âge d'or naïf à la douanier Rousseau et de poésie insolite à la Boris Vian (ou, pour prendre une comparaison plus proche de nous, de Réjean Ducharme), l'inspiration du Petit Pays se fait tour à tour visionnaire et fantastique.Bertrand Langlois parle de son monde intérieur et ses images traduisent le trop plein dune imagination très personnelle.D'autant secondaire mais révélateur, la fin du film a été tour née dans un tunnel souterrain qui n'est pas sans évoquer la fin d'un film célèbre interprété par Orson Welles, le Troisième homme.Pour le besoin de cette scène, on a du tourner dans Tune des multiples sections des égoûts montréalais, une premiere dans le cinéma québécois.En couronnant cette oeuvre de fiction d'un jeune talent à ses première armes, les critiques québécois ont misé sur des valeurs de renouveau et d'originalité, valeurs que le film de Bertrand Langlois véhicule avec une rare intensité.CINEMAS UNIS $3.25 ADOLESCENTS 14 -17 ANS i&rf avec carte d'identité et photo DoBord) UNE COMEDIE IRRESISTIBLE' UGO TOGNAZZI MICHEL SERRAULT la Cage aux Fol les Le PARISIEN 2 416 STI CA f HlRlftl 0 16b Jlbb 2e ANNEE1 14 ANS 1:10.2:55, 4:40, 6:25.8:10, 9:50, PIERRE RICHARD *ALDO MACClONE c'est PCX k TOUS pas moi, \"'est lu i \\ \"^K/ un m* oi PIERRE RICHARD ELYSEE & VERSAILLES 6 00.7 45.9 30.LAVAL 6 00.7 50.9 40.DOLLARD: OUVERTURE 7 00 P M ft VITON 8426053 LAVAL 5 CtMRI lAVAl III >!>h Cineparc DOLLARD 2 I VERSAILLES 2 TRAHS CANAOIINNI S SS 114 1442 NACl VfRSAIlUS 3S3 7110 > ISS 1 4 mix SPECIAL Dl JI1V fUNES\" jjji Musique du groupe GENESIS ALAN BATES Susannah York .4 John Hurt S LE RI DU 14 SORCSFR - h fila «m I n\\n nt U puniin il* Itur fiilipr lUl llir\\ ilpv vi vUl»f H \\* NpffeV PlH Ira I» l*n*rtli SEMAINE 7.00 & 9:00 ANNE ARCHER S MU TON 84?6053 JOHN ROTER /Un super 1 héros \"très spécial ICXS gj)oux Laval; Greenfield; Versailles] ^**PARISIEN 1.10, 3 OS, S 00.6.55.8 50.GREENFIELD 7 00, LAVAL 7 10.VERSAILLES 6 40 Le PARISIEN 5 LAVAL 3 llMl 41» SU CAfNfMM 0 IIIIISI .CI1TWI lAVâl HIJ/H GREENFIELD PARK 3| VERSAILLES 3 CMIftHUOMM Fl «M U20 FlâCI Vl«SAlUtS JiJ '110 \u2022 L'Escouade de la moralité, n'a rien a cacher! HARRY REEMS DANIEL PILON NKOLE MORIN REAL BELAND IEAN LAPOINTE GEOFFREY BOWES PAUL BCRVAl GILLES LATULîPPE J8ans à]l\\l Adulte» \\ i CLAUDE FOURNIER PARISIEN: 12:45.2:30.4 20.6 10.8 00, 9 50, RIVOLI: 12 45.2 30.415, 600.7:45, 9:30, GREENFIELD 6 00.7 45.9 30.LAVAL.6 20, 8 10.10 00.VERSAILLES 7 10.9 10 le PARISIEN LAVAI 1 VERSAILLES 1 .mi c*'>ia>«i* ih im ti»>*t.«>«.mi >\"\u2022 \u2022 itatai GREENFIELD PARK I RIVOLI 2 (^«OBSESSIONS SEXUELLES»] \u2022 MAISONS- 3 05.6 20, 9 35.\" «OBSESSIONS» 1:20.4 35.7 50 CHATEAU 2 IHJD MON NOM tsr MUTKXSO Plus drôle que jamais! 2e FILM-.ulA PERLE NOIRE.____ 'MAFFIOSO» 2:00.5 30.9 05.s' ois-s i t ai »*uf« ;n i«oj «PERLfc» 12:30, 4:00,7:30 CHATEAU 1 MIDDLE AGE CRAZY LaCité 2 1S7J *v OU «AlC 1444121 LE CINEMA WfSIMOUftl SOUAAI 131 ?4>; OORVAL 3 7M Atf OORVAL (Jt IVII -m BRI ( I 1)1 R\\ ANN-MARGRi I LE CINEMA 1:25, 3 00, 500.7 00 900, LA CITE: 7 20.910.008- VAL.7 00 9:10 LOEWS 5 © 954 StOTXft!*! 0 141-7437 PKI â 4.IV I V \u2022 [POWTOUS 1:30.3:30.5:30.7:30.9:30 ROBERT OUVAU IE KENT 2 k'OO SMIMROOM 0 419 970) GRF/XT SATITini POUR TOW SEMAINE 7:00.9*5 Mazursk/* i-\u2014 LaCité 3 OORVAL2 HO AVI OORVAl |]1 IVII MX>iA£LCNTK£AN MARGOT KCOtR RAYÇhvW£v LACITE: 7HX),fc05.DORVAU 7K».9:10 3 r Je- A Le PARISIEN 4 LAVAL 4 PARISIEN 12 4*5.2 55.5 00./ 10, 9 20, LAVAL 416 SU CAIMIRINI 0 III 38S6 UMRIlAVAl 681 I '/h / 00.9 1 5 ^Petites (ohéries RIVOLI: 115.4.30, 7.45, GREENFIELD: 6 10.7:55, LAVAL: 6:25, 8:10 RIVOLI 1 SI OINIS t TBilANGiA 7 7/117b LAVAL 2 I GREENFIELD PARK 2 UNintlAVAl bll7?;i Gfttf NI II 10 PARK PI 1711170 Qui a condamné Wilbert Coffin?La JUSTICE ou le POUVOIR7 Le PARISIEN 3 Mi STI CAlMtfUDl 0 «il RM HAfftm* JEAN CLAUOE LABRECOUE 1:00.3:00.5:00, 7:00 et 9:00 b&04 AV( MONKIAN ^South''1 0 484 JS li MONKLAND OORVAL 1 760 A Vf OORVAl 631 8b86 OORVAL 7:10.910. I09S 3575 Du^AlC U* )|}f IUN FILM QUI SAUR/ \u2022US ÉMOUVOIR! OWWO*oooEn»efOfn«t>cx>x:tc^ Oonor,Roocv« Sctoe^r>cnDv&vr>So^ont.Orr
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.