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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-10-20, Collections de BAnQ.

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[" \"¦¦7 LES PHILLIES EN AVANCE McGraw plus fort que les Royals page B 1 \\v.^ Le solide releveur Tug McGraw a encore permis aux Phillies de remporter 4 3 hier à Kansas City.40 lancers \\ £3 r Le Canadien cède au tir des Flyers page B 3 Les Flyers de Philadelphie ont bombardé Michel Larocque de 40 lancers hier soir pour vaincre le Canadien 2-1.Gaston Gingras sur une passe de Guy Lafleur a marqué Tunique but du Tricolore à moins de trois minutes de la fin du match.f MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1980, 96e ANNÉE, no 246, 48 PAGES, 4 CAHIERS Profitez des subventions gouvernementales 25 CENTS ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $1.75\u2014-ÉDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 \u2014 ABITIBUTÉMISCAMINGUE LA TUQUE 30« Estimation gratuit* 661-6050\u2014322-8883 Le troc des otages: c'est non! Pas question de retirer d'Arabie Saoudite les radars volants américains.Le secrétaire d'État américain Edmund Muskie a refusé hier de lier la libération des otages américains en Iran au retrait des Awacs, soulignant que les Etats-Unis ne feront rien de contraire à leur intérêt national et à leur honneur.Il a ainsi découragé les spéculations sur un accord imminent dans l'affaire des otages, provoquées par la venue du premier ministre iranien Ali Radjai à New York.page A 9 DONNERA L'EXEMPLE AUX MUNICIPALITES Le premier ministre René Lévesque a lancé un appel en faveur d'une compression des dépenses dans le monde municipal.S'adressant à plus de 2000 maires et conseillers municipaux réunis à Québec, le premier ministre a déclaré que les administrations publiques, y compris celle du gouvernement provincial, doivent cesser d'écraser le contribuable.C'est une invitation pressante à instaurer un «régime volontaire d'austérité» que M.Lévesque a lancée, soulignant que son propre gouvernement va donner l'exemple en maintenant une croissance zéro dans la fonction publique.«Le temps est venu, de dire M.Lévesque, d'avoir le courage de changer nos habitudes et d'apprendre à vivre selon nos moyens.» page A 3 photo Sipa, LA PRESSE éhto Mo PARIZEAU ET SA MISSION IMPOSSIBLE PAR IVAN GUAY > page A 6 LA COPROPRIÉTÉ Un nouvel élan en hauteur au Québec page D 2 PARADIS RAPATRIEMENT Sauf le Québec, les provinces s'opposent à Ottawa «à reculons» page A 2 r aujourd'hui le point sur les conséquences de la guerre irano-irakienne sur la Turquie, M sur son économie chancelante, sur t'après coup d'Èfat militaire et sur l'armement désuet de Ce photothèque LA PRESSE .PB \u2022 Ve «DÉSEXUALISER LE VIOL SANS LE DÉDRAMATISER» Jean Chrétien Depuis octobre 1977, Montréal compte quatre centres hospitaliers désignés pour accueillir les victimes d'assaut à caractère Jusqu'en 1977, à Montréal, toutes les femmes violées, ou plutôt toutes celles qui ne cachaient pas leur humiliation, étaient examinées par un médecin de la morgue.Le traitement des cas de viol se fait aujourd'hui dans un cadre moins morbide, en milieu hospitalier.Cela peut sans doute expliquer le nombre croissant des viols «enregistrés».HUGUETTE ROBERGE sexuel.Si celles-ci sont des adultes ou des enfants francophones, c'est à l'Hôtel-Dieu ou à l'hôpital Sainte-Justine qu'elles sont traitées, tandis que le General Hospital et le Children's Hospital reçoivent respectivement les femmes et les enfants anglophones.À l'Hôtel-Dieu, une centaine de femmes francophones ont été reçues à l'urgence après avoir subi un viol au cours des huit premiers mois de cette année, ce qui laisse prévoir que la clientèle globale pour l'année 1980 doublera celle de l'an dernier qui était de 70 cas enregistrés.Selon les deux médecins affectés à la clinique du viol de l'Hô- tel-Dieu, les Drs Danielle Mi-chaud et Danielle Rousseau, il est très difficile, voire impossible, de brosser un portrait type de la victime d'assaut sexuel.«Nous avons vu des femmes dont l'âge varie de la fin de la puberté à 75 ans, des femmes do toutes conditions et statuts sociaux.Des belles,des laides, des fortes, des faibles.» Mythe à démolir, celui de la victime «provocante», l'irrésistible sirène de 20 ans dont l'innocence fera toujours doute! voir VIOL en page A 4 SOMMAIRE Annonces classées: C 9 à C 11 D 5 à D 8 Arts et spectacles: \u2014 Informations: C 5 à C 7 \u2014 Horaires: C 7 Bandes dessinées: D 10 Carrières et professions: D 4 Décès, naissances, etc.: D 9 Economie: D 1 à D 3 Etes-vous observateur?: D 6 FEUILLETON: L'Alternative du diable: C 10 Horoscope: D 10 Jardins et maisons: D 8 Le monde: A 9 Météo: A 2 Mot mystère: D 10 Mots croisés: D 10 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: C7 Sports: B 1 à B 9 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 Salon du choix et de l'économie à deux pas du stade Olympique r MHUMBH RÉSULTATS DU HOCKEY Canadien 4r Vancouver 1 Canadien I, Philadelphie 2 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1980 NOTES POliriQUES Chrétien convaincu que des provinces vont reculer Le ministre de la Justice dans le gouvernement fédéral et responsable du dossier constitutionnel.Jean Chrétien, a affirmé hier que cinq des six provinces qui ont décidé d'aller devant les tribunaux pour contester l'intention de Trudeau de rapatrier unilatéralement la constitution, posent ce geste à «reculons».Lors d'un discours prononcé hier devant une cinquantaine de jeunes libéraux responsables des comtés de Montréal, Jean Chrétien a même affirmé qu'il avait été consulté au cours des derniers jours par des procureurs généraux de certaines provinces.Cependant, interrogé à ce sujet après son allocution, il a quelque peu bredouillé pour expliquer qu'il ne pouvait nommer aucun nom ni aucune province, pour finalement avouer, qu'il en était personnellement parvenu à la conviction qu'il était possible de négocier certains arrangements avec des provinces.Evidemment dans ces propos.Jean Chrétien exclut le «Québec qui a un gouvernement séparatiste»! Le député de Laviolette a aussi ajouté qu'il «sentait que les objections des provinces étaient moins évidentes maintenant qu'il y a un mois», surtout en ce qui concerne l'enchâssement des droits dans une nouvelle constitution.Mais il devait poursuivre qu'il ne savait pas exactement ce que les provinces décideront de faire.De toute manière, a-t-il souligné, les libéraux s'attendent à un appui du Nouveau par- ti démocratique en Chambre, que quatre provinces appuient déjà la stratégie Trudeau, atteignant ainsi un bon 50 pour cent de la population favorable au projet, qui donnera, s'il se réalise «plus de droits aux provinces qu'ils en ont actuellement alors que le pouvoir juridique se trouve techniquement à Londres, même si le gouvernement anglais ne l'utilise pas pour des questions politiques évidentes».Choquette défonce la porte chez les libéraux «L'enfant prodigue est de retour au bercail libéral.» C'est ainsi qu'en rappelant également une autre parabole évangélique de la «brebis égarée», que le président du comité pour la nomination de Jérôme Choquette/ à la réunion d'investiture dans le comté d'Outremont qui aura lieu mardi, Paul Vaillancourt/ a annoncé officiellement, hier, que le bulletin de présentation de l'ex-ministre sous l'administration Bourassa avait été remis à l'actuel chef du PLQ, Claude Ryan.Celui qui avait claqué les portes du PLQ en 1975 pour fonder avec l'ex-député créditiste de Beauce-Sud, Fabien Roy, le Parti national populaire, a, avant de prendre sa décision, consulté son ancien patron Robert Bourassa.C'est d'ailleurs avec la bénédiction de ce dernier qu'il s'est rendu, vendredi dernier, à la centrale libérale de la rue Gilford, en fin d'après-midi, pour prendre possession de son bulletin de présentation et avoir une courte conversation «de 8 Jean Chrétien à 10 minutes» avec Claude Ryan.Jérôme Choquette a qualifié cet entretien de fort correct et «d'amical», en précisant que Claude Ryan lui avait même souhaité «bonne chance».Mais tout le monde sait que le chef du PLQ ne désire nullement le retour en politique de l'ancien ministre de la Justice, et il l'a d'ailleurs fait savoir publiquement et de façon mordante par le président du PLQ, Larry Wilson.Ce dernier avait notamment déclaré qu'il n'était pas question qu'il accepte le retour de cette «brebis» dans le PLQ après son attitude négative manifestée en 1975.Il avait alors sévèrement critiqué le PLQ, l'administration dont il faisait partie, en ce qui concernait précisément l'adoption de la loi 22, première législature reconnaissant le français comme langue officielle au Québec.Depuis ce temps, a noté Jérôme Choquette, il y a eu réconciliation avec Robert Bourassa et il entend servir «loyalement» le nouveau chef Claude Ryan, ce qui semble semer les doutes dans l'esprit de plusieurs.Retour justifié En rappelant ses réalisations Pétition demandant aux syndicats de marcher sur Ottawa pour dénoncer le projet Trudeau Les provinces qui s'opposent au rapatriement unilatéral de la constitution que s'apprête à mettre en branle le premier ministre Pierre Trudeau pourraient recevoir un appui PAUL ROY inattendu de la part du mouvement syndical québécois.Réunis à Montréal toute la journée, samedi, près de 200 militants syndicaux ont en effet résolu à l'unanimité de lancer une pétition invitant leurs centrales à organiser une marche sur Ottawa pour protester contre le «coup de force» fédéral.«Si les trois centrales embarquent, c'est 100,000 personnes qui vont marcher sur Ottawa», d'affirmer Normand Guèvre-mont.organisateur du «Rassemblement national contre le plan Trudeau» qui avait lieu samedi.Le syndicaliste de la CSN admet cependant qu'il faudra faire vite: «D'ici à un mois, ex-plique-t-il, puisque Trudeau a promis qu'il agirait avant décembre.» La pétition doit donc commencer à circuler dès aujourd'hui dans les lieux de travail, d'enseignement, etc.Les participants à la rencontre INSTRUCTION INDIVIDUELLE EN PETITS GROUPES OÙ EN PRIVÉ À TOUS LES NIVEAUX ANGLAIS/FRANÇAIS ESPAGNOL, ALLEMAND, ITALIEN, ETC.SUR DEMANDE \u2022 4 SEMAINES INTENSIF: 4h par jour Coût: $215 Début le 3 novembre \u2022 lOÇFMAINFS.2 fois par temaine t Votre choix de l'h«ur» et du jour Coût: $165 Début chaque semaine Inscription: $20 - Cours déductibles de l'impôt GALOIS® ECOLE DE LANGUES Depuis 1 965 1410, tut Stanley Suite 606 (Métro Peel) 844-5060 Ouvert de line 20h CuKur\u2022 psrt cnnslls, permit ne 749755 de samedi demandent en outre au chef du Nouveau parti démocratique, Ed Broadbent, de réviser sa position et de s'opposer énergiquement au plan Trudeau.Les syndicalistes québécois inviteront donc des députés et militants néo-démocrates à faire pression sur leur chef.Ils tenteront en outre d'obtenir l'appui des dirigeants syndicaux des autres provinces pour donner plus de poids à ces pressions.On sait que le NPD est très proche du mouvement syndical canadien.Pour ce qui est de la marche sur Ottawa, elle pourrait vraisemblablement avoir lieu en novembre.En 1976, une marche organisée pour protester contre le gel des prix et des salaires avait rassemblé quelques dizaines de milliers de Canadiens sur la colline parlementaire.Participaient également à la rencontre de samedi quelques figures connues du monde syndical dont Théo Gagné (Métallos-FTQ), Michel Bourdon (CSN et candidat défait à l'investiture péquiste dans le comté de Mai-sonneuve), Jean Baillargeon (dirigeant de Tex-Meoui), Hélène David (syndicaliste) et Micheline Roy (Alliance des professeurs de Montréal-CEQ).La Quotidienne Tirage de samedi 7-6-4 4RÈk Jérôme Choquette dans le domaine judiciaire, Jérôme Choquette soutient que son retour est justifié par la question constitutionnelle qui sera «incontestablement un sujet important de débats autant à l'Assemblée nationale que dans le public et devant les tribunaux.» Mon expérience d'avocat et de ministre de la Justice pourra être un apport utile.Je déclare que je partage l'avis déjà exprimé par M.Ryan à ce sujet et de ce fait, je me sens donc bien à l'aise de le rejoindre».A la convention demain, il devra affronter deux cancicats, soit MM.Pierre Fortier et Paul-André Tétreault.Pas de reprise de la session le 28 Contrairement à ce qui a été plusieurs fois mentionné par divers observateurs politiques, la reprise de la session de l'Assemblée nationale n'aura pas lieu le mardi 28 octobre.Réuni samedi au Mont-Gabriel, le comité ministériel des priorités du gouvernement Lé-vesque a envisagé plusieurs hypothèses à ce sujet qui seront étudiées demain par le premier ministre Lévesque et les chefs des partis d'opposition.Selon un ministre participant à la rencontre de samedi, on a cependant d'ores et déjà écarté la date du 28 octobre parce qu'on s'attend à ce que le ministre fédéral des Finances choisisse cette date pour enfin déposer un budget qui se fait attendre depuis deux ans.En outre, on a tenu compte du fait que le débat télévisé Carter-Reagan également prévu pour le même jour, retienne une large part de l'attention du publjc, même au Québec et au Canada.Comme le gouvernement Lévesque estime que la reprise de la session sera le déclenchement formel d'une bataille rangée contre Ottawa, on tient à y ménager le plus de retentissement possible dans les media d'information.Au terme de la réunion du Mont-Gabriel, le premier ministre Lévesque a indiqué que l'Assemblée nationale pourrait être convoquée encore plus tôt qu'on ne l'a prévu samedi, c'est-à-dire possiblement dès cette semaine, s'il apparaît nécessaire de faire adopter une loi spéciale pour régler les conflits scolaires présentement en cours à Trois-Ri-vières et dans le «west-island» de Montréal.M.Lévesque a de plus implicitement confirmé son intention de procéder prochainement à un remaniement ministériel en expliquant qu'il allait s'entretenir bientôt avec les ministres Jacques Couture et Guy Joron au sujet de leur prochain retrait du gouvernement.Le torchon brûle chez les libéraux Le torchon commence à brûler sérieusement au sein du Parti libéral.Et le chef Claude Ryan n'aime vraiment pas ça.Après l'élection de Jean-Claude Ri-vest dans Jean-Talon, contre la volonté de M.Ryan, la disponibilité notoire, et lancinante pour le leader libéral, de l'ex-premier ministre Robert Bourassa qui gagne sur lui en popularité et qui continue à se faire offrir des comtés, la tentative de coup de force demain soir dans Outremont de l'ex-ministre Jérôme Choquette/ la contestation ouverte de son autorité par les dirigeants libéraux du comté de Chauveau à Québec, voici que c'est l'exécutif du PLQ du comté de Groulx, à Sainte-Thérèse, qui n'accepte pas sans rouspéter le choix du poulain de M.Ryan, Nolan Filiatrault comme candidat officiel du parti lors des prochaines élections.A la suite des récriminations publiques des supporters de 1 ex-ministre Denis Hardy/ défait par M.Filiatrault/ M.Ryan a adressé une sévère lettre de blâme à l'exécutif local qu'il accuse d'avoir utilisé des fonds du parti pour payer un sondage démontrant la popularité de M.Hardy.L'accumulation de ces incidents, sans compter ceux qui n'ont pas été étalés sur la place publique ou qu'on a réussi à régler tant bien que mal à l'insu des journalistes, comme dans Vaudreuil et Fabre, risque si elle devait se poursuivre, d'affaiblir l'autorité du chef actuel Claude Ryan et mettre en relief l'habileté qu'avait son prédécesseur Robert Bourassa pour garder à son parti une image d'unité et d'harmonie qu'il est en train de perdre.Nous vous aidons à régler vos problêmes d'argent ou de gestion.Ou les deux.L argent.La Banque Fédérale de Développements! pour seul rôle de favoriser rétablissement ou le développement de votre entreprise Cest pourquoi nos nombreuses succursales sont prêtes à vous financer des montants allant de quelques milliers à quelques centaines de milliers de dollars ou plus, et cela en un temps record! 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DÉVELOPPEMENT Pour obtenir plus de renseignements, adressez-vous au: Bureau regional, 800.Square Victoria.Bureau 4600.Montreal H4Z 1C8 (514) 283-3657 ou a I une de nos succursales.LA MÉTÉO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: Maximum: 6 Nuageux avec éclaircies, vents modérés par moment DEMAIN Peu de changemnt au Québec RÉGIONS m» Abitibi \u2014 Outaouais \u2014 Laurentides \u2014 Cantons de l*Est \u2014 Mauncie \u2014 Québec \u2014 Lac-Saint-Jean \u2014 Rimouski \u2014 Gaipésie \u2014 Baie-Comeau \u2014 Sept-llts \u2014 au Canada Colombie-Britannique Alberta Moi 0 6 4 6 4 4 4 AUJOURD'HUI DEMAIN Nuageux, neige légère Peu de Nuageux avec éclaricies Peu de Nuageux, neige légère Peu de Naugeux avec éclaircies Peu de Nuageux, neige légère Peu de Nuageux, neige légère Peu de Nuageux, neige légère Peu de 5 Gén.nuageux, neige Peu de 5 Gén.nuageux, neige Peu de 4 Nuageux, flocons neige Peu de 4 Nuageux, flocons neige Peu de changement changement changement changement changement changement changement changement changement changement changement Aujourd'hei Averses Ensoleillé _i Copitotei Victoria Edmonton M«.6 0 Moi.12 i!4 i \tAujourd'hui\t\tMin.\tMax.Saskatchewan\tPart, nuageux\tRegina\t-3\t15 Manitoba\tNuageux\tWinnipeg\t-3\t4 Ontario\tPart, nuageux\tToronto\t0\t8 Nouveau-Bruns wick\tPart, nuageux\tFredericton\t-3\t10 Nouvelle-Ecosse\tPart, nuageux\tHalifax\t2\t12 Ile-du-Pnnce-Edoua'd\tPart, nuageux\tCharlottetown\t0\t10 Terre-Neuve\tPluie\tSaint-Jean\t3\t11 si vous partez aux Etats-Unis tet \t\tMoi.\t\tMin.\tMoi.\t\tMin.\tMoi Boston\t12\t20\tMiami\t26\t31\tPittsburgh\t11\t24 Buffalo\t12\t16\tNew York\t16\t21\tSan Francisco\t8\t18 Chicago\t4\t23\tNile-Orleans\t26\t32\tWashington\t14\t27 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t5\t12\tHong Kong\t25\t29\tOslo\t6\t8 Athènes\t19\t27\tLe Caire\t18\t31\tParis\t3\t11 Berlin\t8\t11\tLisbonne\t9\t16\tRome\t13\t20 Bruxelles\t5\t11\tLondres\t4\t11\tSéoul\t8\t23 Buenos Aires\t15\t21\tMadrid\t4\t14\tStockholm\t9\t12 Copenhague\t6\t12\tMoscou\t2\t11\tTokyo\t17\t21 Genève\t6\t8\tMexico\t11\t26\tVienne\t12\t18 vers les plages\t\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t25\t34\tBermudes\t23\t25\tSan Juan\t27\t34 Barbade\t24\t30\tr 2\t24\t29\tTrinidad\t24\t la presse LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7 rut Saint-Jacques Montreal H2V 1K9 Saule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser let informations de \u2022 LA PRESSE - et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont *qa lement reserves -Courrier de la deunéme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port de retour garanti TARIFS D'ABONNEMENTS UVIAISONÀDOMIOU: Lundi au samedi lundi ou vendredi Samedi seulement TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) CANADA 13 lundi ou samedi $37.00 lundi ou vendredi $24.00 Sonwfi seulement $13.00 $1.75 $1.25 0.75 26 52 $74.00 $141.00 $41.00 $96.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS 13 26 52 lundi eu samedi $7110 $145.60 $291.20 lund ou vendredi $5100 $104.00 $201.00 Somed* seulement $20.80 $41.60 $13.20 \u2022Ourse meimum 13 semaines i INFORMATION GÉNÉRALE 285-7272 RÉDACTION 215-7070 PROMOTION 215-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7313 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 dulundioevendredi9hà )7h PourcKonoer 285-7205 du lundi ou «endrsd ftélôfi» QRANDES ANNONCES Détoillonti 285-7202 Notiond.TéJe-Preue 285-7306 Voœnces, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes annonces 285-6892 Annonces classées 285-4901 Pour veut abontw, not bureaux son t ouvert» de 7h à 18h (somedi : 7h o 15h) 285-4911 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1980 » Jour décisif aux Vieilles Forges Les enseignants de la Commission scolaire régionale des Vieilles Forges, à Trois-Ri-vières, respecteront-ils ou non l'injonction leur ordonnant de rentrer au travail ce matin?C'est la question qu'on devait se poser hier dans les milieux politiques québécois, le premier ministre René Lévesque ayant annoncé au cours du week-end qu'il pourrait convoquer l'Assemblée nationale plus tôt que prévu s'il s'avérait nécessaire de faire adopter une loi spéciale pour mettre fin à une grève de 1,400 enseignants, qui prive de classe quelque 20,000 élèves des niveaux primaire et secondaire.Avant que l'injonction ne soit accordée, au début delà semaine dernière, les syndiqués avaient décidé en assemblée générale qu'ils ne la respecteraient pas.Au cours du week-end, le président du syndicat des enseignants, Raymond Johnston, se serait refusé à tout commentaire sur la question.Depuis quelque temps, les parents des élèves en congé forcé depuis le début de l'année ont montré des signes d'impatience.Une pétition comportant plusieurs milliers de noms a récemment été acheminée aux parties de même qu'au gouvernement.Les négociations sont rompues depuis le 12 juin entre le syndicat et la commission scolaire régionale.Deux autres détenus se suicident Deux autres détenus se sont suicidés à l'intérieur de leurs cellules ce week-end, portant à trois le nombre de morts dans les pénitenciers du Québec depuis jeudi soir dernier.A Saint-Vincent-de-Paul, samedi, vers 13h35, Hubert Le Templier, âgé de 32 ans, a été découvert baignant dans son sang.Il a été transporté à la Cité de la Santé de Laval où il devait mourir quelques minutes plus tard.Il s'était tailladé les veines du poignet gauche.La victime purgeait une peine consécutive de cinq ans pour viol.Plut tôt, samedi, vers lh30, un détenu de la prison commune de Juliette, Marc Cloutier, âgé de 24 ans, de Ville Lasalle, s'enlevait la vie en mettant le feu à son matelas.L'incendie qui a ravagé la cellule a fait beaucoup de fumée, ce qui a nécessité l'évacuation d'une dizaine d'autres détenus qui ont été dirigés, avec l'assistance de la Sûreté du Québec, vers d'autres maisons de détention des environs.Cloutier purgeait une condamnation relativement à un incendie criminel.Jeudi soir dernier, un premier détenu avait été découvert pendu à l'intérieur de sa cellule de Saint-Vincent-de-Paul.La victime: Maurice Laporte âgé de 42 ans, avait commis son geste à l'aide d'un sac de polythene.Dans ce dernier cas, la victime purgeait une peine de cinq ans d'emprisonnement pour vol à main armée.ENTENTE DE PRINCIPE A 3 Ici grève fiai Les ponts reliant Montréal à sa Rive sud \u2014 et leurs usagers \u2014 vont pouvoir recommencer à respirer d'ici à quelques jours, aux heures de pointe.PAUL ROY_ Une entente de principe est en effet intervenue dans la nuit de vendredi à samedi entre la Commission de transport de la Rive sud et ses 107 employés d'entretien, représentés par la CSN.La direction de la CTRS ratifiait cette entente dès hier après-midi et les syndiqués sont censés faire de même au cours d'une assemblée générale prévue pour mercredi.Les parties se sont engagées à ne pas dévoiler les détails de l'accord de principe avant que les syndiqués n'en aient pris connaissance.Le transport en commun est interrompu depuis le 19 septembre sur la Rive sud, alros que la CTRS mettait ses employés d'entretien en lock-out, à la suite de ralentissements de travail.Vers la fin du mois dernier, le ministère du Travail nommait un conciliateur dans le conflit.M.André Courchesne se déclara à l'entière disposition des parties et, effectivement, il dut tenir plusieurs séances de conciliation avant d'en arriver au résultat annoncé ce week-end.Avant l'arrêt de travail, les employés d'entretien touchaient $8.75 l'heure et rejetaient une offre patronale leur accordant 12 p.cent d'augmentation pour la premiere année d'un contrat de trois ans et des hausses de 60 cents et 70 cents l'heure pour la deuxième et la troisième année.Depuis le début du conflit, la circulation s'est considérablement alourdie sur la Rive sud, mais encore plus sur les ponts la reliant à Montréal.Aux heures de pointe, le pare-ehocs à pare-chocs est de rigueur.La situation devrait être revenue à la normale avant la fin de semaine.il faut ecr le contribuable Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, a lancé un appel en faveur d'une compression des dépenses dans le monde municipal.S'adressant à plus de 2,000 maires et conseillers municipaux réunis à Québec, durant le week-end, le premier ministre a déclaré que les administrations publiques, y compris celle du gouvernement provincial, doivent cesser d'écraser le contribuable.FLORIAN BERNARD C'est une invitation pressante à instaurer un «régime volontaire d'austérité» que M.Lévesque a lancée, soulignant que son propre gouvernement va donner l'exemple en maintenant une croissance zéro dans la fonction publique.«Le temps est venu, de dire M.Lévesque, d'avoir le courage de changer nos habitudes et d'apprendre à vivre selon nos moyens.» Le rythme de hausse annuelle dans les dépenses publiques a atteint, selon lui, un plafond partout au Québec.Le premier ministre a demandé aux maires de ne pas se laisser leurrer par certains projets dispendieux «créateurs d'emplois».Il faut, selon lui, éviter de créer certains projets qui coûteront plus cher, à long terme, que les emplois qu'ils auront suscité.M.Lévesque a invité les maires à bien étudier les projets d'investissement, de façon à ne pas hypothéquer à outrance les contribuables.«Il ne faut pas laisser partir les dépenses pour la gloire car il y a une limite à taxer les citoyens.» M.Lévesque a ajouté que cette austérité qu'il préconise pour les administrations municipales devra également être pratiquée dans les autres grands secteurs de l'activité publique, notamment les hôpitaux et l'éducation.Faisant allusion au prochain budget du gouvernement fédéral \u2014 budget qui comportera des hausses de taxes \u2014 M.Lévesque a déclaré qu'Ottawa devrait, lui aussi, donner l'exemple.Il a cité à ce propos le rapport annuel de l'Auditeur général du gouvernement fédéral: «Il y a onze gouvernements au Canada et le plus photothèque LA PRESSE Le temps est venu de vivre selon nos moyens, a dit le premier ministre René Lévesque.mal administré est le gouvernement central.» Car, d'ajouter M.Lévesque, que l'imposition vienne d'Ottawa, de Québec ou des villes, c'est le même contribuable qui doit assumer les coûts de l'escalade des dépenses publiques.Pourtant, a-t-il enchaîné, avec ce qui reste des miettes venant d'Ottawa, nous avons quand même réussi, depuis quatre ans, à réformer la fiscalité et à verser aux municipalités près de $200 millions en en-lieux de taxes sur nos immeubles.Le premier ministre a ajouté qu'il est scandaleux, de la part d'Ottawa, d'avoir refusé de s'impliquer dans les règles du jeu de la réforme fiscale du Québec.Alors que le gouvernement provincial devient un contribuable des villes, le gouvernement d'Ottawa continue de verser des en-lieux ridicules pour ses immeubles.Le premier ministre a clôturé le congrès des maires ruraux en assurant ces derniers que les conseils de comté resteront les partenaires du gouvernement dans l'application de la loi 125 sur l'aménagement du territoire.Mais il n'a pas promis que les 71 comtés actuels du Québec ne seraient pas modifiés.«Ce qui est certain, a dit M.Lévesque, c'est qu'il faut un nouveau découpage des comtés.Ce sera fait, toutefois, en consultation avec les maires.Il n'est pas question de «bulldozer» qui que ee soit, ni d'imposer une structure qui n'aurait pas fait l'objet d'un consentement au plan local.» Les quelque 2,500 maires et conseillers du monde rural qui représentaient plus de 1,200 municipalités ont reelu M.Jean-Marie à la présidence de l'Union des conseils de comté.\u2022 Prescnptions \u2022 Prescriptions d'ophtalmologiste d'optometriste \u2022 Yeux artificiels \u2022 lentilles comeennes » lentlles progressives souples ou ngides Visite à domicile sur demande 3ne.Opticien d'ordonnances 6528.rue SAINT DENIS.MONTREAL.QUE H2S 2R9 274-5623 rorte isolée 2 po 3 rainures verre trempé couleurs Succursale: LAVAL OUEST 4183, Bout.Sfe-Rose (coin Boni.Sauvé) 627-264* POURQUOI PAYER PLUS CHER?) 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solution à courte vue pour un problème dont on n'a pas étudié tous les angles.En effet, j'estime qu'on glisse un peu trop vite sur les effets que pourrait engendrer le taux de taxation variable sur les petites entreprises et les petits commerces, qui devraient alors subir le plus gros de l'impact occasionné par la hausse du rôle d'évaluation.Et pis encore, c'est ma crainte que si la CUM devait adopter une telle mesure, elle freinerait instantanément les efforts déployés par la CIDEM, créée justement pour tenter de convaincre les chefs d'entreprises à venir s'installer dans la région et, par voie de conséquence, stimuler l'économie montréalaise.Dans le contexte actuel, il est déjà très difficile de convaincre les sièges sociaux et les entreprises de venir s'installer à Montréal.S'il fallait que la perspective d'une fiscalité municipale très élevée pour l'entreprise (une conséquence inévitable d'un taux de taxation variable) vienne s'ajouter aux arguments qui, à tort ou à raison, prévalent depuis 1976 (politique fiscale défavorable aux cadres, effets négatifs de la loi 101, etc.), les représentants de la CIDEM se trouveraient devant tellement d'écueils qu'ils en deviendraient presque inopérants.Les dirigeants de la CUM devront y songer sérieusement avant d'adopter le taux de taxation variable.C'est leur devoir sans doute de soulager les petits propriétaires, mais sans jamais adopter des mesures qui risqueraient d'entraîner la stagnation de l'industrie et du commerce.Car autrement, tôt ou tard, ce seraient les petits propriétaires de maisons unifarniliales qui devraient payer les pots cassés.Le dossier judiciaire dans l'industrie du taxi J'avais la naïveté de croire que la Commission des transports du Québec s'assurait toujours, avant d'accorder un permis de taxi, que le dossier judiciaire du requérant était vierge.Tel n'est toutefois pas le cas.En effet, selon l'article 650 du règlement 6 de la Loi du transport, la seule restriction est la suivante: le requérant ne doit pas, au cours des deux dernières années, avoir été incarcéré pour une infraction au code pénal punissable d'une peine de prison de deux ans ou plus.Il est bien évident que tous les chauffeurs de taxi ne sont pas des repris de justice, loin de là.Mais il me semble que le législateur devrait, dans le texte de loi, faire preuve d'un peu plus de discernement, plus particulièrement dans des types d'agression comme les viols, les vols à main armée et les vols avec violence.Avant de concéder un permis à un ex-détenu, il faudrait il me semble, s'assurer de sa réhabilitation complete, même si sa dernière offense remonte à quatre ou cinq ans Mirabel.aux calendes grecques Le ministre fédéral des Transports, Jean-Luc Pépin, vient de porter un dur coup à l'avenir de l'aéroport international de Mirabel en confirmant qu'il n'entrevoyait pas de décision prochaine dans ce dossier.Le motif invoqué par le ministre est pour le moins surprenant: l'étude soumise par ses fonctionnaires, dit-il, ne comprend pas une analyse de l'impact économique qu'entraînerait pour la région de Dorval le déménagement de la majorité des vols de Dorval à Mirabel.M.Pépin a même avoué au confrère Gilbert Lavoie que «quelqu'un d'important» à Dorval lui avait en quelque sorte ouvert les yeux sur un aspect du problème par trop négligé par ses fonctionnaires.Sans mettre en doute la sincérité du ministre, il n'en reste pas moins que je garde l'impression amère que ce dernier n'a pas encore la volonté politique de résoudre le problème en donnant enfin suite au programme élaboré par ses prédécesseurs à la fin des années 60.Et hélas, d'ici à ce que le ministre se décide, le dossier continuera de pourrir, au détriment de l'économie montréalaise.Quant à ses hauts fonctionnaires de la région qui, presque unanimement, favorisent le déménagement, ils en seront quitte pour une frustration de plus.r Photos en 1 heure Nous offrons un service de 1 heure sur développement et impression de vos films photos 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GAGNER 2 500* 1\t0\t0\t7\t1\tX X\tî\t0\t0\t7\t1 Les billets gagnants de 250 $ et 50 $ sont encaissables à toute succursale de la Banque Nationale 3 FAÇONS DE GAGNER 250* 3\t6\t6\t8\tX\tX X\t3\t6\t6\t8\tX X\tX\t3\t6\t\t8 4 FAÇONS DE GAGNER 50* 9\t8\t9\tX\tX\tX X\t9\t8\t9\tX\tX X\tX\t9\t8\t9\tX X\tX\tX\t9\t8\t9 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1980 Porter plainte ou.laisser faire?En aucun cas l'hôpital ne prévient la police sans le consentement d'une victime de viol.Si celle-ci le désire, une fois les premiers soins dispensés, la police sera appelée pour enregistrer sa déposition, soit à l'hôpital, soit au poste, soit au domicile de la plaignante.HUGUETTE ROBERGE Précisons tout de suite que rapporter ou dénoncer un viol n'est pas synonyme de porter plainte contre l'agresseur ou intenter contre lui une poursuite judiciaire.La question se pose pour la plupart des victimes d'assaut sexuel: faut-il ou non porter plainte?«Règle générale, croient les Drs Michaud et Rousseau, il est à conseiller aux victimes de porter plainte.Cependant, il faut quelles soient bien conscientes du fait que la démarche est plus courageuse qu'efficace, qu'elle ne s'avérera probablement pas profitable pour elles directement et que, bien souvent, elle risquera d'être très décevante.» Pour leur part, dans leur récent ouvrage Le viol: acte de pouvoir et de colère/ l'avocate Célyne Lacerte-Lamontagne et son mari psychiatre, le Dr Yves Lamontagne, révèlent que le recours judiciaire dans les cas de viol est moins fréquent que pour toute autre catégorie de crime.Les auteurs expliquent que la femme violée est seule à prendre la décision de procéder, et que cette décision est largement influencée par la peur sous différentes formes: peur de ne pas être crue, peur d'être criti-» quée ou blâmée, peur de la publicité, peur du processus judiciaire et peur des représailles de la part de l'assaillant.Peu de confiance La décision dépend également du peu de confiance des victimes dans l'efficacité d'une démarche judiciaire.Les chiffres semblent en cela leur donner raison.Au Canada, selon les auteurs mentionnés plus haut, de 1975 à 1977, seulement 28 p.cent de tous les viols rapportés ont fait l'objet d'une accusation.Non seulement le violeur risque peu d'être accu- sé, ses chances d'être acquitté ou libéré sont plus élevées que pour tout autre crime.À ce point-là?Voyons ce qu'en dit un autre atueur, C.Leblanc, auquel se réfèrent le couple Lacerte-Lamontagne: «Prenant pour acquis que les plaintes de viol sont valides et que la victime rapporte le délit, un violeur a sept chances sur huit de s'en tirer sans condamnation.Si on estime que seulement une femme sur cinq dénonce le crime, ses chances augmentent de 40 fois.Si, enfin, ces données prennent en considération le pourcentage de ceux qui jouissent d'une liberté sous surveillance ou d'une sentence suspendue, les chances du violeur d'éviter l'incarcération montent à 98 p.cent.» Et voilà! Les violeurs peuvent VIOL suite de la page A 1 En sens inverse, l'idée qu'un viol s'accompagne toujours de blessures et sévices, que le violeur marque toujours sa victime de façon «visible», est loin d'être corroborée par l'expérience vécue des médecins interrogés.«Les victimes «black and blue» sont très rares, affirment-elles.Rares, les cas de blessures physiques graves, hémorragies, lésions sérieuses, fractures.Quant aux ecchymoses et autres blessures légères, elles ne sont décelées que dans une proportion de 50 p.100.Le vrai traumatisme est d'un autre ordre.» «Toutes ou presque, poursuivent alternativement les Drs Michaud et Rousseau, ont connu le même choc violent qu'elles expriment par les expressions «peur de mourir», «me retrouver dans les pages d'Allô Police», «y laisser ma peau».Elles ont ressenti la même angoisse, peu importe que le danger ait été réel ou pas puisqu'elles y ont cru, et le même sentiment d'impuissance face à l'agresseur.» Le scénario Après un assaut sexuel, bien des scénarios peuvent se présen- ter.La victime, dans certains cas, retournera chez elle et ne confiera, du moins dans l'immédiat, à personne ce qui lui est arrivé.Seule l'occurrence de complications ultérieures (grossesse, maladie vénérienne, troubles de fonctionnement, etc.) la forcera à dévoiler son secret.Des colloques organisés sur la violence faite aux femmes ont aussi vu surgir de pathétiques témoignages jusqu'alors restés inédits.Dans les autres cas, la victime fait appel à la police ou à des proches, parents ou amis, qui la conduisent au centre de traitement approprié.Parfois, elle se présentera seule à l'hôpital.Le traitement d'urgence comporte un examen médical complet, destiné à détecter les traces de sperme et prévenir une grossesse le cas échéant, des soins aux blessures s'il y a lieu, l'application de mesures de prévention de maladies vénériennes.La patiente est isolée, placée en observation, et on lui administre un sédatif pour lui permettre un peu de repos.Après leur départ de l'hôpital, les patientes seront revues.On leur donne deux rendez-vous de contrôle en clinique de maladies infectieuses.Selon les cas, elles pourront, également bénéficier de services de consultation psycho-sociale aussi longtemps que leur état le nécessitera.La perception du viol «Il importe avant tout de dé-sexualiser le viol, tant dans l'esprit du législateur et de la population en général que dans celui des victimes», soutiennent les Drs Michaud et Rousseau.«Chez nous, comme dans les autres centres de traitement des victimes de viol, nous nous efforçons d'écouter la patiente.Puis de l'aider, par des exemples, à considérer sa pénible expérience pour ce qu'elle est, une agression pure et simple, un accident terrible qu'elle ne doit pas chercher à oublier mais avec lequel il lui faut apprendre à vivre.» L'exemple le plus souvent apporté est celui d'un crash d'avion, d'un gros accident d'automobile.La victime d'un viol subit à peu près le même traumatisme, les mêmes séquelles, que les victimes de tels accidents: choc, cauchemars, peur incontrôlable, perte de sécurité, insomnie, etc.«Désexualiser le viol sans le dédramatiser.Aider la victime à se percevoir justement comme une victime.Voilà qui lui permettra de passer au travers, de vivre avec et malgré le souvenir de son agression.» Des lacunes Les deux jeunes femmes médecins déplorent toutefois l'absence de praticiennes en service social au sein de leur équipe.Leur équipe, présentement, se limite à leurs deux seules personnes, auxquelles s'ajoute à l'occasion un consultant en psychiatrie.«Nous procédons, disent-elles, avec beaucoup plus de bonne volonté que de moyens réels et efficaces d'intervention psychosociale.Pas de fonds, pas de personnel.Il n'y a actuellement aucune directive du ministère des Affaires sociales pour que les femmes victimes de viol puissent bénéficier d'un service complet structuré et multidis-ciplinaire.» Contrairement à ce qui se passe avec les cliniques Lazure (avortement), où les budgets sont débloqués mais où l'implantation se heurte à des résistances en milieux hospitaliers, les cliniques de traitement des victimes de viol seraient relativement faciles à organiser de façon rationnelle si le MAS acceptait d'en faire une priorité, en dépit de la non-rentabilité électorale d'une telle réalisation.dormir tranquilles, si leur consciences le leur permet, tant et aussi longtemps que les mentalités n'amputeront pas cet acte d'agression qu'est le viol de son incidence sexuelle, et que la loi ne sera pas changée en conséquence.Tout récemment, le ministre .1 \\ ¦S3 g \u2022 t ; xi Jean Chrétien annonçait l'intention du gouvernement fédéral de faire disparaître du code civil l'article concernant le viol de façon que celui-ci soit à l'avenir traité par les tribunaux comme un assaut sur la personne.Il n'était pas trop tôt! Et ce n'est pas encore fait.photo Réel St-Jean, LA PRESSE Danielle Rousseau et Danielle Michaud.Médecins, les deux jeunes femmes font leur possible à la clinique de traitement des victimes de viol de l'Hôtel-Dieu, en attendant une politique globale cohérente et les fonds nécessaires pour dispenser des services multidisciplinaires complets.L'enfant et les jouets par Armand Daigneault LEÇON 7 Quelques mauvais jouets \u2022 to Ils sont nombreux et on comprend mal que les manufacturiers aient osé ou osent encore les mettre sur le marché : ils sont si évidemment mal faits, si peu intéressants, si peu éducatifs ! Ou bien ce sont des monstres affreux, ou des engins de guerre qui font appel à l'agressivité de l'enfant, ou encore des jouets insignifiants pour lesquels l'intérêt de l'enfant dure une ou deux heures, tout au plus.Comme ils sont souvent chers, il s'agit là d'un gaspillage condamnable.Vos enfants méritent mieux que cela.Aux leçons 4 et 5, nous avons retenu un certain nombre de critères et énoncé quelques mises en garde concernant la qualité d'un jouet.Il n'est pas nécessaire qu'un jouet possède tous les défauts pour qu'il soit un mauvais jouet : il lui suffit de pécher sérieusement contre l'un ou l'autre de ces critères.Aussi, par exemple, un jouet peut être joli, intéressant, peu coûteux, sécuritaire, mais s'il est si fragile qu'il se brise après quelques jours, c'est un mauvais jouet.Voici une liste de mauvais jouets : ils ont été identifiés comme tels par l'Association des consommateurs du Québec et par le Centre canadien d'expérimentation des jouets (Ottawa).Vous en connaissez sans doute quelques-uns, ne serait-ce qu'à cause de la publicité.Prix A = moins de 5,00$ B = de 5,00$ a 9,00$ C = de 10,00$ à 19,00$ D = 20.00$ et plus.Nom du jouet\tFabricant\tÂge\tPrix\tDescription Micronauts « Acroyear »\tGrand Toys\t3+\tA\tJouet que l'enfant doit assembler Sans intérêt Comic Action Heroes\tGrand Ind.Ltd\t\tB\tPeu durable Jeu de violence Hulk : Super Heroes Pinball\tHasbro\t5+\tA\tJeu de boules, peu résistant Jeu d'horreurs Gor\tHasbro\t\tB\tMonstre vert insignifiant Auto blindée Tiny Mighty\tIdeal\t0\tB\tJouet fait pour la guerre Jaws\tIdeal\t\tC\tJeu qui devient vite monotone Trop cher Baby Alive\tIdeal\t\tA\tNourriture pour bébé-poupée qu'on peut nourrir Gaspillage Stretch Armstrong\tKenner\t5+\tD\tJouet lourd qui enseigne la violence Ridiculement cher Stretch Monster\tKenner\t5+\tC\tHorreur Jouet trop lourd et trop cher Easy Bake Oven\tKenner\t6+\tD\tJouet dangereux qui peut causer des brûlures Chatter Chums-Pink Panther\tMattel\t2-7\tB\tLa panthère rose bouge des yeux et parle, rien de plus Vertibird\tMattel\t\tC\tIl faut quatre piles et lire un long mode d'emploi Mécanique défectueuse Babie Super Size\tMattel\t\tC\tBras et jambes non articulés Difficile à vêtir Mama and Baby Beans\tMattel\t\tB\tEmballage trompeur Perles dangereuses Star Trek Phaser Gun\tRemco\t\tB\tJeu très bruyant et inutile Micronauts Microton\tGrand Toys\t4+\tC\tRobot à piles Intérêt de courte durée Micronauts Hydro-Copter\tGrand Toys\t4+\tc\tHélicoptère à piles San9 intérêt Milky\tKenner\t3+\tD\tVache qui boit (.peu) et donne (.lentement) du lait Trop cher Smash-Up Derby\tKenner\t5+\tC\tJeu très bruyant Sans intérêt Trop cher Dancerella\tMattel\t3+ \u2022\tD\tBallerine avec ou sans piles Difficile à faire fonctionner Shogun : Great Mazmga\tMattel\t3+\tB\tJouet violent See'n'Say Desastre Mattel Barbie la cavalière et son cheval\tMattel\t\tC Star Wars\tParker\t7+\tB Chapeau de magicien\tReiss\t6+\tc La petite nourrice Gerber\tFrolic\t4+\tB La course de Weebies\tHasbro\t2-6\tC Jeu de Wonder Woman\tHasbro\t4-10\tB Caisse enregistreuse\tImco\t\tC Cookie Toss\tIrwin\t2+\tC Giggle Stick\tIrwin\t3+\tA Girder and Panel\tKenner\t5+\tC Hammerhead\tKenner\t4+\tA Nato mitrailleur\tMarx Toys\t4-9\tC Le chef impérieux\tMattel\t4+\tA Creepy Crawlers II\tMattel\t8+\tC Parker 7-14 B Sans intérêt Voix difficile à comprendre Trop cher Sans intérêt Poupée sans qualité Habillage difficile Jeu de société sans stratégie Tours difficiles à exécuter Peu durable Pour nourrir un bébé-jouet Faible qualité Course sans intérêt Qualité médiocre Jeu de société sans attrait et de qualité médiocre Jouet a piles Ne peut écrire tous les chiffres; n'additionne pas Tiroir défectueux Jeu d'adresse (lancer) Qualité très faible des matériaux Bâtons sonores Bon exemple de jouet idiot Jeu de construction Fragile et chancelant Morceaux tiennent mal Personnage monstrueux et repoussant Stupide Fait appel à l'agressivité Très bruyant Personnage monstrueux et repoussant Jeu repoussant et coûteux Odeurs désagréables Produits qui tachent et collent Jeu de société Mise sur la violence Sans grande stratégie Exercice Consigne Nous suggérons ici aux parents de procéder, avec Tentant, à l'identification des défauts d'une dizaine de jouets que possède cet enfant.Une fois les défauts identifiés, il s'agit pour l'enfant et le parent, indépendamment l'un de l'autre, d'en arriver à un verdict personnel qui sera comparé a celui de l'autre.Jouet\t1\t2\t3\t4 5 6 j\t7\t8\t9 10 Critère\tP: positif\t\t\t\tN: négatif\t\t Sécurité Durabilite Apparence Prix Intérêt Emballage Bruit Accessoires Âge suggéré Contenu éducatif p Dp Dp Dip D{p Djp ?N DlN DiN p Dp ?p Op ?in ?n Dn D!n DiN On Dn ?p ?> n Dn p D|p N DiN ?IP ?n nip ?p ?p ?in On D;n ?PDP Dp Dp ?N DlN D:N ?In ?p D'P DiP ?p Dp ?N p?p Dp?D p Dp ?p D n Dn ?n D N DlN DiN D n ?n Dn Dn ?p D;p ?n D p D P Dip DiP ?n ?n Dn ?p D p D!p n n ?N D n ?n DiN ?pD n ?p ?N ?p dp ?N D|N ?p Dp Dip D pD N ?N ?N DiN D p D!p Dp Dip Dip Dip Dp Dp 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traitement des plaintes d'assaut sexuel.» L'approche policière des cas de viol a été décriée au cours des dernières années et stigmatisée au cinéma.Il faut croire pourtant qu'une amélioration sensible a été apportée à cette approche.La consigne a été donnée et est suivie, semble- HUGUETTE ROBERGE t-il, par la très grande majorité des policiers de la CUM, de traiter toute plainte de viol avec le plus grand sérieux et les victimes, avec respect.Le sergent-détective Pierre Lajoie, du poste 25, a été amené dans l'exercice de ses fonctions à traiter plusieurs cas de viol.Il résume sa position, qu'il croit partagée par l'ensemble de ses confrères (ou presque), de la façon suivante: «Les plaintes pour viol sont très dures.Les policiers détestent se trouver devant ces cas généralement délicats où il leur faut agir avec une grande prudence.«A priori, je crois la plainte fondée.Mon travail consiste à trouver et à réunir les éléments dune preuve solide, ce qui n'est pas toujours facile même quand la plainte est fondée.Dans à peu près tiO p.c.des cas, les victimes acceptent de procéder.Je leur explique tout ce qui peut se passer en cours d'enquête et de procès si l'assaillant est arrêté.Et elles décident.Deux sur douze «Sur 12 causes traduites devant les tribunaux et dont j'avais mené l'enquête policière, deux seulement ont abouti à la condamnation et à l'emprisonne- LES KUES DE MONTRÉAL COLBERT, avenue (1959) et place (1975) En souvenir de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), ministre de France sous Louis XIV.Il envoya le régiment de Carignan au Canada et fit nommer Jean Talon intendant de la Nouvelle-France.Axe nord-sud, à partir du boulevard Gouin, à l'est de l'autoroute 15.Quant à la place, elle est située à l'extrémité sud de l'avenue.DAVID-LAURENT, avenue (1978) 1 David Laurent fut le premier fabricant de plaques officielles de noms de rues à Montréal comme en fait foi un extrait tiré d'une séance du Conseil de ville de Montréal, le 20 juillet 1833.Sise à l'est de la 6e avenue et au sud de Perras dans Rivière-des- Prairies, cette voie s'étend vers le sud à partir de Maurice-Courtois pour fiburquer ensuite vers l'est jusqu'à Gilbert-Barbier.DOCTEUR ÉMILE-LEGRAND, rue (1976) En hommage à Emile Legrand (1898-1949), médecin neurolog-que et psychiatre né à Saint-Phi-lippe-de-Laprairie et mort dans un accident d'avion en 1949.Il fut médecin et chef de service à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu (aujourd'hui hôpital Louis-Hip-polyte-Lafojtaine) de 1926 à 1947, et titulaire de la chaire de psychiatrie de l'Université de Montréal de 1938 à 1949.Il fut l'un des pionniers de l'enseignement de la psychiatrie moderne.Axe sud-nord à partir de Notre-Dame, entre Beauclerk et le boulevard Louis-Hippolyte-Lafon-taine.«SPOKEN ENGLISH» L'ANGLAIS PARLÉ SESSION DE CONVERSATION ANGLAISE VRAIMENT SIGNIFICATIVE POUR CEUX QUI DÉSIRENT: \u2022 Apprendre l'anglais de tous les jours \u2022 Perfectionner leurs connaissances de l'anglais parlé \u2022 Le parler plus couramment et avec plus de souplesse \u2022 Se sentir plus à l'aise en le parlant PETITS GROUPES 5 à 7 participants par niveau \u2014MAXIMUM à tous les niveaux.Conversation dirigée par des moniteurs qualifiés d'expression anglaise.SANS GRAMMAIRE \u2022 Accent mis sur la conversation courante \u2022 Adaptée selon les besoins de chaque niveau \u2022 Corrections nécessaires appliquées selon le contexte des phrases utilisées MÉTHODE (CONVERSATION PRATIQUE) Axée sur la conversation pratique de tous les jours.Comprcnont conversation a sujets libres ainsi qu'une série de douze sujets sélectionnes pour l'aspect pratique qu'ils représentent dans la conversation de tous les jours tant en affaires qu'en société.Depuis de|a 10 ans, plusieurs milliers d'anglophones ont participé aux sessions «Le Français Parlé» (Spoken French) diffusées par notre Centre a Montreal et dans le secteur ouest de l'Ile de Montréal (Lakeshore-West Island).CHOIX D'HORAIRES Après-midi 13h 15- 15H45 Soir 18h 15-20h 45 Matin 10h 00 - 1 2h 30 2 fois par semaine lundi et mercredi ou mardi et jeudi DURÉE: 6 semaines (12 séances de 2h 30 chacune).» FRAIS DE LA SESSION: $165 (Tout compris).DÉBUT DE LA SESSION: Mercredi 5 novembre ou jeudi 6 novembre.Entrevue de classement: SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT.Inscription: du 20 au 25 octobre incl.Pour autres renseignements, composez: 844-9396 CCFA LE CENTRE DE CONVERSATION FRANÇAISE ET ANGLAISE CCFA INC.Fondé en 1969 (Situé en face de l'université McGill) 910 rue Sherbrooke ouest Reconnu par le ministère de l'Education ment do l'agresseur.Je sais, ce n'est pas fameux comme bilan.Mais il faut dire que la peine prévue dans ces cas est très lourde puisqu'elle peut aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement.La sévérité même de la peine in- fluence les jurés à accorder le bénéfice du doute à l'accusé quand la preuve n'est pas parfaitement inattaquable.«L'attitude des policiers est souvent critiquée.À notre défense, je dois dire que le seul fait Une disposition discriminatoire «Les cas de viol.ceux que les policiers craignent le plus», explique le sergent-détective Pierre Lajoie.photo Réa, st-Jean, LA PRESSE VANCOUVER (CP) \u2014 Une décision controversée de la Cour suprême du Canada vient de relancer la lutte des femmes pour la réforme de la loi canadienne sur le viol.La cour a en effet stipulé, dans un jugement rendu dans une cause spécifique, qu'un homme accusé de viol pouvait être acquitté s'il arrivait à prouver qu'il était convaincu, au moment de l'agression, que la femme était consentante, même si rien ne justifait qu'il puisse avoir une telle conviction.Les femmes demandent au Parlement de retirer cette clause de «bonne foi» du code criminel.Svend Robinson, député néodémocrate, prépare actuellement un bill privé dans le but de faire retirer du code ce droit de défense dont dispose le mâle en plaidant la conviction, même sans preuve, du consentement de la victime.Il appuiera son projet d'un nombre impressionnant de lettres et de pétitions de femmes de toutes les provinces demandant le retrait de cette clause discriminatoire.Le «consentement» Selon Robinson, ce jugement de la Cour suprême place les femmes devant le choix suivant: ou bien elles résistent, au risque d'y laisser leur vie, à l'agression du violeur, ou bien elles cèdent et alors elles peuvent se retrouver sans recours juridique possible.La décision de la cour, dit-il, réaffirme le concept de la femme, propriété de l'homme, et laisse aux hommes et aux juges mâles le soin de décider des circonstances qui déterminent le «consentement» de la femme.Robinson avoue cependant qu'un bill privé a peu de chances d'être accepté au Parlement, mais il espère que son geste incitera quand même le gouvernement à amender le code.Quéh te 188^m Montréal 1881 Toronto 1881 uns ne sommes vas a\\wf.nés Voici quelques-unes des photos de notre album de famille.Peu de temps après nos débuts, nous étions présents dans plusieurs villes à travers le Canada; nous avons grandi avec elles, en répondant aux besoins de quatre générations de Canadiens.Cent ans plus tard notre capital nous place au 5e rang parmi les sociétés canadiennes de fiducie et de prêt hypothécaire et notre actif atteint $2 milliards.Si vous ne nous connaissez pas encore, venez nous rencontrer.Nous serons toujours là pour vous aider à obtenir un financement ou à placer vos épargnes.¦m Notre nouvel immeuble de London - 1980 Crédit Foncier 1880 Nous bâtissons ensemble depuis 100 ans |Q80 St.Johns, Halifax, Québec, Montréal Ottawa.Toronto, London, Kitchener Winnipeg, Regina, Saskatoon, Edmonton, Calgary, Vancouver Vernon, White Rock, Prince George, Victoria.Tirage du 19 octobre 1980 1 Les détenteurs de billets se terminant par: 4921570 3283052 t 2383351 2005206 4762790 3868286 1700259 2664138 3871872 2407844 921570 283052 383351 005206 762790 868286 700259 664138 871872 407844 gagnent 10 000$ Les billets gagnants de 505, 100 S et 1 000 S sont encaissables à toute succursale de la BN 21570 83052 83351 05206 62790 68286 00259 64138 71872 07844 gagnent I 000$ 1570 3052 3351 5206 2790 8286 0259 4138 1872 7844 gagnent I 00$ 570 052 351 206 790 286 259 138 872 844 gagnent 50$ Tous les billets gagnants, sans exception, sont encaissables aux bureaux de LOTO-QUEBEC 2000 rue Berri.Montréal H2L 4N5 r 20 lots bonis 100 000$ chacun Numéros non décomposables A 6 ÉDÎTQRiAL LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1 980 PAUL DES MAR AIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELÎN président et éditeur FERN AND ROY vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur adjoint M.Parixeau et sa mission impossible L'économie de marché comme celle du monde capitaliste est naturellement entre les mains des hommes d'affaires.L'opinion de ceux-ci est donc importante.C'est ainsi qu'à chaque année leurs diverses organisations soumettent au ministre des Finances, avant la préparation de son budget, un mémoire pour lui exposer leurs griefs et lui faire des suggestions fiscales.C'est ce que le Conseil du patronat du Québec a fait le 10 octobre courant.Or quelques jours plus tard le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, répondait aux préoccupations des hommes d affaires dans une allocution prononcée devant la Chambre de commerce de Montréal.M.Parizeau.qui a plus de réalisme économique que la plupart de ses collègues, a reconnu au début de son allocution «que l'époque est bien finie où l'on pensait que même dans le contexte nord-américain la planification incitative ou indicative avait un avenir.Nous sommes tous, quel que soit le parti politique auquel nous appartenons, devenus plus modestes.» C'est une déclaration assez courageuse et inattendue dans la bouche d'un ministre dont le gouvernement s'affiche comme social-démocrate et cherche à prendre pied dans tous les principaux secteurs de l'économie pour en orienter l'évolution.Bien sûr, diront les cyniques, les déclarations de principes ne coûtent pas cher, font un excellent effet et ne se concrétisent pas dans les actes, en particulier chez les politiciens.L'une des principales recommandations du Conseil du patronat à M.Parizeau est la nécessité pour le gouvernement de ré- duire ses dépenses pour pouvoir réduire ses impôts en vue de permettre la relance de l'économie par des allégements fiscaux accordés aux entreprises qui réinvestissent leurs profits pour accroître leur production et leur productivité.Ce stimulant économique est, en effet, plus efficace que les subventions de l'État, d'ailleurs fort coûteuses pour les contribuables.Or M.Parizeau a cherché à démontrer dans son allocution que son gouvernement avait précisément commencé à prendre ce virage.Malheureusement sa démonstration n'a pas été convaincante pour tout le monde.D'abord les dépenses du gouvernement ont notablement augmenté au lieu de diminuer.M.Parizeau a cherché à atténuer ce fait en soulignant que les effectifs de la fonction publique avaient augmenté d'à peine 1 pour cent entre 1976 et 1980, alors qu'ils avaient augmenté de 19 pour cent entre 1973 et 1976 sous le gouvernement précédent.C'est un argument assez spécieux puisqu'on peut accroître les salaires et toutes les autres dépenses sans accroître le personnel.En outre M.Parizeau avait déclaré l'an dernier, avec raison d'ailleurs, que les dépenses du gouvernement ne devraient pas augmenter plus vite que le produit provincial brut.Or les dépenses budgétaires de cette année ont déjà augmenté de plus de 14 pour cent, alors que l'accroissement du produit provincial n'atteindra pas 10 pour cent.M.Parizeau pour justifier son déficit budgétaire record a naturellement souligné la compétence et la transparence de sa gestion.S'il n'avait pas commencé, dit-il, à rembourser le déficit actuariel des fonds de pension de l'État, son déficit budgétaire serait réduit d'un tiers.Il aurait pu, a-t-il ajouté, négliger cette question comme l'ont fait ses devanciers et rendre ainsi «souriants» de satisfaction tous les contribuables, inconscients d'un déficit artificiellement réduit.Que M.Parizeau se rassure, les citoyens intelligents l'appuient sur ce point, mais ils lui feront remarquer qu'il devait prouver par une mesure quelconque qu'ils avaient élu un «bon gouvernement».D'ailleurs cette mesure de saine gestion financière n'est pas de trop pour contrebalancer la carence difficilement excusable dans la gestion du budget de l'Éducation qui a mené à un déficit de $500 millions en moins de quatre ans.Pour un «bon gouvernement», répéter l'énorme négligence d'un «mauvais gouvernement», c'est faire la preuve que les gouvernements ne se différencient que par des YVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef slogans, ou à peu près.Quoi qu'il en soit, la tâche de M.Parizeau est, en l'occurence, une «mission impossible».Car même si M.Parizeau comme ministre des Finances et président du Conseil du trésor est le personnage le plus important du gouvernement après le premier ministre Lévesque, l'ensemble des politiques de son parti et de son gouvernement est axé sur les problèmes sociaux et culturels.Or rien n'est plus coûteux que de telles politiques.Et comme la majorité des citoyens ne saisit pas encore toute l'importance et la complexité de l'économie, ils veulent en consommer les fruits avant même de les avoir produits.Le Québec vit donc au-dessus de ses moyens et cela se traduit pas des déficits budgétaires croissants et de moins en moins compressibles.IVAN GUAY Opinion varie, bien fol qui s'y fie Le gouvernement Trudeau utilise les fonds publics pour financer des campagnes publicitaires destinées à promouvoir les positions constitutionnelles de son parti, ainsi que des sondages d'opinion en rapport avec la réforme constitutionnelle, qu'il consent à publier seulement après que ceux-ci ont perdu leur pertinence.Pourquoi ne pas les rendre tous publics?M.Trudeau invoque son projet de loi sur l'information gouvernementale qui fait des cas d'exception pour les documents dont la publication pourrait porter préjudice aux relations internationales ou fédérales-provinciales.H ne s'agit pas d'informations privilégiées que seul un gouvernement a le droit de posséder, mais d'informations sur l'état de l'opinion que n'importe qui peut obtenir s'il a les moyens d'en défrayer le coût.Le'gouvernement les a obtenues, lui, avec les fonds publics pour son usage exclusif.Quant au risque de nuire aux relations fédérales-provinciales, avancer un tel argument au moment même où le gouvernement procède à un coup de force sans précédent contre les gouvernements provinciaux, c'est sous-estimer l'intelligence des gens.Pour justifier les campagnes publicitaires, M.Trudeau dit: «On ne fait simplement qu'informer la population sur ce qui se passe.» Parler d'information quand il s'agit de brefs spots ou placards propagandistes qui ne s'adressent qu'à l'émotivité, c'est bien mal respecter la raison des citoyens.Si le fédéral publie des sondages vieux de quelques mois et garde secrets les plus récents, c'est qu'ils vieillissent vite.C'est tellement vrai que lorsqu'il voit que lopinion tend vers ses objectifs, il s'empresse de la conditionner avec une propagande massive pour la maintenir dans cet état le temps qu'il faut pour amender la constitution.Peut-on mettre au compte de la sagesse politique une réforme constitutionnelle, qui affectera un peuple pendant des générations, en fonction des humeurs changeantes de l'opinion publique?Pourtant, c'est bien M.Trudeau qui écrivait, en 1 967, au sujet de la «tyrannie» de l'opinion publique: «Je suis loin de croire que ce soit la moins terrible, disait-il.Elle cherche à imposer son hégémonie surtout.Elle prétend réduire à un dénominateur commun toute action, toute pensée, tout sentiment.Elle interdit l'indépendance et tue l'invention; eile réprouve qui l'ignore et bannit qui la contredit.» MARCEL ADAM P.-S.: Dans mon éditorial de samedi une coquille s'est glissée dans la phrase suivante: «Les raisons qu'il invoque aujourd'hui pour reporter le scrutin auraient-elles le caractère impérieux (et non imprévu) qu'il leur donne?» M.A.Droits réservés La position constitutionnelle du Comité d'Action positive La question de savoir si le gouvernement canadien devrait, comme il en a l'intention, rapatrier la constitution, adopter une formule d'amendement et introduire une charte des droits mérite d'être examinée sous deux angles, car cette STORRS McCALL ALEX X.PATERSON Comité d'Action positive initiative présente à la fois des avantages et des inconvénients Dans une affaire de cette importance, il importe, avant de prendre une décision, de peser soigneusement l'intérêt et les risques d'une telle entreprise.Nous ne gagnerons rien à chanter les louanges de M.Trudeau ou à l'accabler de reproches avant d'avoir analysé toutes les conséquences de ses actes.Avantages du rapatriement Le rapatriement nous permettra tout d'abord et avant tout de devenir maîtres de notre constitution et d'en disposer comme nous l'entendons.Le Canada est le seul pays du monde dont la constitution soit entre les mains d'une autre nation.Cette situation est intolérable.Une constitution est le fondement de la souveraineté d'une nation, la doctrine qui légitime ses lois et ses institutions politiques.Ce n'est qu'en rapatriant sa Constitution que le Canada atteindra sa pleine maturité, parmi les autres nations.Deuxièmement, il est anurmal que notre constitution ne soit rédigée que dans l'une des langues officielles de notre pays.Le rapatriement devrait corriger cette anomalie.Troisièmement, le rapatriement s'accompagnera d'un amendement général, qui constitue depuis longtemps une pierre d'achoppement dans les discussions sur la constitution.À cet égard, la position du gouvernement ne semble ni trop rigide ni trop souple.Quatrièmement, point particulièrement important pour chacun d'entre nous, la constitution rapatriée inclura une charte des droits.Cette charte garantit à chacun les libertés fondamentales de conscience, de religion, d'expression et d'association, en plus des droits judiciaires et démocratiques, et le droit à la non-discrimination.La charte garantit en outre à chaque Canadien le droit de s'installer et de travailler dans la province de son choix et le droit de faire édu-quer ses enfants dans leur langue maternelle, aux frais du gouvernement, lorsque le nombre le justifie, s'il appartient à la minorité anglophone ou francophone de n'importe quelle province.S'ils allaient suffisamment loin, ce qui n'est pas le cas à notre avis, ces droits conféreraient un certain poids à la notion de citoyenneté, au Canada.Enfin, la nouvelle constitution stipule l'engagement du gouvernement fédéral de répartir également la richesse ' du pays, c'est-à-dire de faire bénéficier toutes les régions des mêmes avantages économiques et des mêmes services sociaux.Inconvénients du rapatriement Tels sont donc les avantages de la proposition du gouvernement fédéral.Fort peu de Canadiens peuvent nier le bien-fondé de ces objectifs.Il n'en reste pas moins que beaucoup, notamment le Comité d'Action positive entre autres, ne sont pas satisfaits de la façon d'agir du gouvernement.Désireux de soumettre un projet d'ensemble susceptible de lui attirer les foudres d'un minimum de provinces, le gouvernement a tout d'abord considérablement réduit la portée de la charte proposée, au point que de nombreux droits importants ne sont pas garantis.Dans le domaine de la langue, par exemple, il n'est fait aucune mention du droit d'un individu à être jugé, pourune affairecri-minelle, dans la langue de son choix: anglais ou français.Il n'est pas non plus fait état du droit d'utiliser l'anglais ou le français dans la législature provinciale, si ce n'est au Québec et au Manitoba.Par ailleurs, certaines provinces ne sont pas tenues de déclarer l'anglais et le français langues officielles dans la législature et les tribunaux, comme le gouvernement fédéral et d'autres organismes l'avaient proposé antérieurement.La nouvelle charte garantit le droit des citoyens canadiens appartenant aux minorités linguistiques officielles de toutes x les provinces de recevoir un enseignement dans leur langue, lorsque le nombre le justifie, mais ne mentionne rien pour les services médicaux et les services sociaux.La charte ne mentionne pas non plus le droit des minorités linguistiques officielles à administrer leurs propres établissements d'enseignement, leurs services de santé et leurs services sociaux.Or, toutes les études réalisées par des organismes tels que la Fédération des francophones hors Québec, soulignent l'importance de ce droit pour le maintien de la santé et de la viabilité des minorités linguistiques, droit d'ailleurs reconnu par le Livre beige du Parti libéral du Québec.Les droits des minorités en matière d'enseignement, tels que stipulés dans la nouvelle charte, sont fort éloignés de ceux auparavant proposés par le gouvernement fédéral et d'autres organismes.La charte proposée indique que les citoyens canadiens appartenant aux minorités linguistiques officielles de toutes les provinces ont le droit de faire éduquer leurs enfants dans leur langue maternelle.En toute justice et équité, tous les résidents du Canada, qu'ils soient citoyens ou non, devraient également bénéficier de ce droit.Un immigrant vietnamien francophone nouvellement débarqué à Vancouver n'aurait-il pas le droit de faire éduquer ses enfants en français tout comme l'un de ses parents qui est devenu citoyen canadien?Un Américain venant s'installer au Québec ne devrait-il pas avoir la même possibilité?Si le Canada désire faire figure, aux yeux du monde, de pays soucieux de justice, traitant équitablement sa population, il devrait permettre aux immigrants de recevoir un enseignement en anglais ou en français, selon leur langue maternelle, au même titre que les citoyens.Conclusion Pour résumer la situation en ce qui concerne la charte des droits proposée, disons que les droits linguistiques qu'elle stipule sont beaucoup plus restreints que les discussions de la dernière décennie en la matière ne le laissaient prévoir.Du point de vue linguistique, la charte devrait faire en sorte que les minorités linguistiques officielles du Canada, qui sont le ciment de la confédération et empêchent le Canada de se scinder en deux sociétés unilingues, continuent d'exister sans avoir à s'assimiler à la majorité linguistique de chaque province.Si les droits linguistiques de la charte ne sont pas renforcés dès maintenant, il pourra se passer 25 ou 50 ans avant qu'un autre gouvernement n'ait le courage de s'attaquer à ce problème une nouvelle fois.Outre la question des droits linguistiques, beaucoup ont mis en doute la sagesse du gouvernement fédéral qui a décidé de pousser à fond sa proposition, unilatéralement, sans se soucier de l'opposition de la plupart des premiers ministres provinciaux.Leur antagonisme ne facilite pas les choses.Il faut par ailleurs reconnaître que, ces dernières années, les provinces se sont servies du rapatriement de la constitution, de son amendement et de la charte des droits pour obtenir des concessions du gouvernement fédéral dans d'autres domaines tels que les richesses naturelles, l'énergie et les communications.Le citoyen ordinaire n'a, pour sa part, aucun moyen de pression.Nous désirons posséder notre propre constitution et avoir la possibilité de l'aihender.Nous voulons une charte définissant les pouvoirs et les droits des citoyens.Les droits des minorités devront y être intégrés dès maintenant vu que leurs porte-parole expriment souvent des vues opposées à celles des majorités, désireuses de préserver le statu quo.Si ces droits ne sont pas adoptés maintenant, il est probable que, vu leur faiblesse numérique, les minorités n'auront jamais le pouvoir, par la suite, de faire amender la charte en leur faveur.Nous demandons par conséquent à tous les Canadiens de faire abstraction de tout provincialisme et régionalisme en ce qui concerne le rapatriement de la constitution, le pouvoir de l'amender et la charte des droits.Ces questions nous concernent, non pas en tant que résidants du Québec, de la Colombie-Britannique, de l'Alberta ou de Terre-Meuve, mais tout simplement en tant que Canadiens. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1 980 0 TRIBUNE A 7 LIBRE ffVEAG Dm «camping» à l'hôpital! La ««carte soleil»: manne des médecins, ruine de la province M.Denis Lazure Ministre de la Santé et du Bien-être social, Québec Monsieur le Ministre, Je désire porter à votre attention une situation assez pénible pour mon mari, hospitalisé à l'hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean.A son entrée, on l'a couché sur une civière, dans une grande salle, dite d'observation, entourée de lits, tous occupés.Donc, plus de place nulle part, pas de chambre libre non plus.On n'a pu flaire mieux que d'installer sa civière en plein centre de cette salle, sans un rideau, sans aucune intimité, et sous les néons allumés du matin au soir.Il v est demeuré six jours et sept personnes avec lui, dans le même cas.Huit civières, toutes occupées, en plein centre de la salle! Le soir du septième jour (enfin! ), on lui a donné un lit, sur un côté de la salle.Ils étaient 24 patients dans cette salle à endurer le va-et-vient des passants, la chaleur des néons, la promiscuité des autres patients.On ne se gênait pas, parmi le personnel, pour appeler cet endroit le «camping».Je ne peux passer sous silence la qualité des soins que mon mari a reçus à l'hôpital.Malgré ces conditions pénibles et inhumaines, le personnel médical est d'une gentillesse et d'une compréhension totales.C'est une vraie ruche d'abeilles; les infirmières et les médecins travaillent sans relâche et parviennent à donner des soins dévoués et inlassables.Vous devriez venir y faire un tour, M.le Ministre; vous changeriez peut-être d'opinion.Vos priorités seraient sûrement déplacées.Votre gouvernement coupe des postes, limite les dépenses, enlève des lits dans tous les hôpitaux de la province.D'un même souffle, il donne des subventions un peu partout (garderies, cinéma, affaires culturelles et j'en passe.).Je vous demande de vous pencher un peu, beaucoup même, sur le problème des gens malades, qui doivent entrer en «Camping» pour se faire soigner.N'attendez pas pour le faire que la majorité silencieuse, dont je fais partie, prenne d'assaut les hôpitaux.Mme Ernestine LONGPRÉ Saint - Jean - sur - Richelieu Monsieur Denis Lazure, Ministre Affaires sociales Gouvernement du Québec Monsieur, Depuis quelque temps je me proposais de vous faire connaître une tracasserie qui m'embarrasse, à savoir l'utilisation qu'on fait «EN BLANC» de ma «carte soleil».Lorsque je vais au garage, chez le chiropraticien ou dans d'autres endroits où il me faut payer de ma poche les coûts des services que j'obtiens, je m'assure de ce qu'il m'en coûtera.D'ailleurs, la loi de la protection du consommateur me protège en ce sens, car elle fait obligation au fournisseur de m'informer de l'évaluation qu'il fait et du prix qui pourra m'être demandé.Je suis donc protégé et je m'intéresse.je paie! Mais, si je vais chez le médecin ou tout autre fournisseur de services de santé (clinique médicale, dentaire, de thérapie du sport, etc.), je n'ai rien à dire ni à signer; je présente ma «carte soleil» et on fait le reste! Que m'en coùte-t-il?Quel intérêt ai-je à économiser sur les visites, à m'astreindre au minimum, à m'assurer d'accorder toute l'importance aux mesures préventives?Aucun intérêt; ma carte pourvoit par le curatif.Absurde! Nous sommes de grands «abuseurs» du système d'assurance-santé gratuit.Pourtant, il serait si simple de «conscientiser» le monde de l'importance des coûts que nous entraînons, souvent sans véritable réflexion.Qu'on affiche les prix! Un diagnostic mécanique n'est pas plus simple à comprendre qu'une évaluation de notre «bobo» physique.Le traitement suggéré doit être identifié et aussi «garanti» que celui qu'on attend de notre garagiste! Si je sais qu'un traitement me coûtera (au gouvernement) cent cinquante dollars, je serai conscient de son impact et jaugerai en conséquence de sa valeur et de son importance.Tout en étant simple, cette petite opération aurait l'avantage de permettre à nos jeunes de connaître vraiment le coût de cette mesure sociale.Actuellement, seuls les plus vieux (dont je suis) savent ce que coûtait la maladie.Les jeunes, dans le contexte actuel, ne l'apprendront jamais.Il est temps de réagir, Monsieur le Ministre.Maurice BERGERON Charlesbourg, Québec La vie chez les cesauvages» L'auteur de la lettre «Indiens destructeurs?Faux! » parue le 9 octobre n'a sûrement pas connu la vie réelle des «sauvages» comme moi je l'ai vécue.J'ai quitté Montréal à 5 ans avec ma famille, mon père ayant été nommé représentant d'une puissante compagnie plus que centenaire.Ça fait 65 ans.Avec les jeunes «Indiens», comme nous avons coutume de les nommer, je fabriquais des arcs et des flèches.Nos loisirs étaient de circuler en forêt et de TUER tout ce qui bougeait: écureuils, suisses, oiseaux, lièvres, perdrix, etc., les laissant pourrir sur place.Avec des pierres nous tuions des alouettes qui passaient par voiliers.Nous capturions les corneilles avec des pièges à rats.Avec des branches nous assommions des chauves-souris que nous clouions sur la porte des chiottes de l'école; durant les récréations, avec nos poignards, nous tentions de les crever, car elles étaient encore vivantes.Si un ours passait à proximité de la réserve, presque tous les hommes sortaient avec les fusils et tiraient, tiraient, jusqu'à ce que la peau et la chair soient déchiquetées.Un orignal curieux subissait le même sort.Non seulement les Indiens, mais aussi les Blancs, s'amusaient à ces jeux cruels.Je n'avais pas appris cela sur la rue Christophe-Colomb.L'histoire devient une légende déformée par ceux qui n'ont pas vécu ces temps.Aujourd'hui, l'on tue tout.Voyez-vous encore beaucoup d'écureuils et d'oiseaux?Non, les urbains en tuent à profusion.Philippe BROSSEAU St-Félix-de-Valois Une montagne à protéger Priorité est accordée dans cette page aux lettres brèves, d'intérêt général, se rapportant à des articles parus dans LA PRESSE.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les let-très selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit; « Tribune libre», LA PRESSE, C.P.4200; suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.L'ambitieux plan d'un certain Monsieur Arthur Steckier de construire un condominium à l'entrée même d'Outremont a été littéralement dynamité par un référendum qui ne laisse aucun doute par son éclatant résultat (plus de trois contre pour un seul en faveur).Les citoyens du secteur ont facilement perçu qu'une montagne de béton ne pouvait esthétiquement être substituée à la beauté de notre montagne.Me Steckier semble ignorer qu'il y a à peine quelques années la ville a zone un immense et généreux triangle de son territoire (à quelques pas de son ter- rain) spécialement pour le type de conciergerie qu'il a encore le cran de projeter en dépit du verdict inexorable des citoyens.Ayant été en quelque sorte l'humble responsable à l'origine de ce zonage, je souligne à Me Steckier que ce dit zonage se voulait être un infranchissable mur de Chine pour que jamais on érige un seul gratte-ciel (quel que soit le nombre d'étages) sur le flanc du Mont-Royal dans Outremont.Etant résidant du boulevard il m'a été facile de constater que les propriétés qui occupent le terrain en litige n'ont jamais été publiquement mises en vente, à Le mariage des prêtres et des laïcs Peut-on souhaiter le mariage des prêtres?L'autorité religieuse comprendrait peut-être mieux les misères et les frustrations des êtres d'esprit, de chair et de sang que nous sommes et qui nous débattons comme nous pouvons dans le purgatoire de notre vie temporelle pour y survivre spirituellement.Reste à voir cependant si une vie sexuelle normale dans le mariage rendrait le ministère des prêtres mariés plus efficace et eux-mêmes plus heureux en ce monde.Le mariage est d'abord une responsabilité.Dans les meilleures unions le visage rébarbatif des devoirs, des obligations et de la routine se montre souvent plus que le joli minois des plaisirs de l'amour.Il en serait ainsi pour les prêtres comme pour les laïcs.Et ici, qu'on n'aille pas présumer indûment de la grâce d'En-Haut.Ni l'onction de l'ordre ni la bénédiction du mariage ne mettraient les prêtres à l'abri des tentations et des chutes.Cela ne faciliterait pas les choses pour eux; car leur mariage \u2014 bien plus que celui des laïcs \u2014 ne pourrait se permettre d'être une faillite.La crédibilité de leur enseignement en recevrait un coup mortel.La formule «faites ce que je dis, pas ce que je fais» ne confère jamais beaucoup d'autorité.Si le fossé est large entre clercs et laïcs aujourd'hui, si les églises ne regorgent plus de fidèles aux messes du dimanche, ce n'est pas parce que les prêtres sont célibataires.Ce n'est pas non plus par le mariage de ceux-ci que le rapprochement se fera.C'est en ayant partout des prêtres d'un haut calibre, d'une conduite irréprochable et dispensant un enseignement dans lequel les fidèles se retrouveront.Or, à une époque où rares semblent être les familles, au Québec, qui n'ont pas leur cas d'amour frustré, de concubinage, de mariage civil, de séparation ou de divorce, les fidèles ne se retrouvent guère dans le légalisme, l'absolutisme et l'exclusivisme dont s'inspire l'enseignement traditionnel de l'Eglise.Nos évêques le sentent bien du reste, eux qui, prenant nos marginaux en pitié, se proposent de réclamer au synode actuel plus de souplesse à l'égard du mariage.Pourquoi en effet faudrait-il que l'échec d'un mariage entraîne fatalement une sanction à terme indéfini, à cause de l'obligation sous peine de péché mortel et de damnation éternelle qui est faite ensuite aux époux séparés de renoncer à toute activité sexuelle jusqu'au décès du conjoint?Pourquoi, pour une simple erreur commise de bonne foi dans le choix d'un partenaire, se voir condamné ainsi au célibat pour toujours peut-être, quand on ne s'est jamais senti fait pour cela?Pourquoi, de plus, se voir frappé d'ostracisme par l'autorité religieuse parce qu'on tente de refaire sa vie avec une autre personne?Surtout quand on voit aujourd'hui le nombre de prêtres («pour l'éternité» disait-on autrefois! ) dont l'échec du sacerdoce a été volontiers corrigé par la laïcisation! En quoi donc les promesses du mariage sont-elles plus sans retour que celles du sacrement de l'ordre?Certes, il n'appartient pas à l'homme ordinaire, au laïc, au profane, de séparer ce que Dieu a uni; mais si les ministres de Dieu ont le pouvoir de lier en son nom, peut-être ont-iis aussi le pouvoir de délier en son nom.Autant des liens du mariage que de ceux du sacerdoce, puisque dans un cas comme dans l'autre, Dieu n'agit pas autrement que par l'entremise de ses ministres.Etrange, n'est-ce pas, qu'après s'être tant prévalu de l'appui du Christ pour lier dans le passé, on doute de cet appui maintenant que le moment semble venu de délier sur des tas de choses.Pourtant, croit-on que le Christ eut donné à ses apôtres le pouvoir de délier, s'il n'avait su dans sa prescience qu'un jour eux-mêmes et leurs successeurs auraient effectivement à délier?D'autre part, ne serait-il pas inconcevable que ce pouvoir de délier vaille seulement pour remettre les péchés à la chaîne au confessionnal?Notre-Dame du gros bon sens, priez pour nous! Arthur PICHÉ Montréal ma connaissance, mais ont été volontairement négligées afin d'aider la profitable promotion de l'intéressé.Voici donc que Me Steckier pour faire preuve d'altruisme et masquer son ambition propose maintenant, non seulement une maison pour l'âge d'or mais en plus un genre de refuge pour les jeunes délinquants ! Je me demande pourquoi il ne proposerait pas plutôt une sorte de geôle pour les promoteurs ambitieux qui sont prêts à saccager notre montagne pour faire une montagne de dollars.Non, Me Steckier, les contribuables vous rappellent que vous avez peut-être soldé le zonage qui vous intéressait, mais nous, nous avons déjà payé pour un plus important zonage, celui qui donnait le coût de mort aux constructions telles que la vôtre.(.) J.-Raoul BERNIER Outremont Un infirmier, c'est quoi?Dans son article «Agression sexuelle sur une fillette qui venait d'être opérée» paraissant dans LA PRESSE du samedi 11 octobre en page A 3, le journaliste Leopold Lizotte démontre son ignorance sur le titre réservé aux infirmiers.L'article laisse croire qu'il s'agit d'un brancardier, d'un préposé aux bénéficiaires ou encore d'un messager mais non d'un infirmier.Le titre infirmier est un titre réservé selon la loi sur les infirmières et les infirmiers.A l'article 1 on peut y lire: «c) infirmière, infirmier ou membre de l'Ordre: quiconque est inscrit au tableau; «g) tableau: la liste des membres en règle de l'Ordre dressée conformément au Code des professions et à la présente loi».Par ailleurs, les conventions collectives de travail reconnaissent plus de 200 classifications; il serait sage pour les journalis- tes de s'y référer afin de ne pas porter préjudice aux membres d'une profession qui a le respect du public.Jean-Noël GUAY, inf.Président Corporation des Infirmières et Infirmiers de la Région de Montréal Le juge qui a présidé ce procès et prononcé le jugement qualifie lui-même l'accusé d'infirmier, en pages 3 et 9 de sa décision.Mais, pour /'avenir, M.Guay sera sans doute bienvenu de me faire parvenir, à intervalles aussi rapprochés que possible, les listes constamment mises à jour des membres de sa corporation, afin que de telles erreurs, si erreur il y a eu, ne se reproduisent plus.Autrement, il n'est pas facile, il en conviendra, de décider comme ça, à vue d'oeil, si on a affaire à un messager de première classe ou à un brancardier de devant ou de derrière.Leopold LIZOTTE Bénévolat et syndicalisme Monsieur Pierre Vennat LA PRESSE Montréal Monsieur, Vous êtes l'auteur d'un article paru le mercredi 1er octobre, intitulé «L'affrontement entre «bénévoles» et syndiqués pourrait bien devenir une guerre ouverte».Suite à cet article permettez-nous de vous faire part de quelques considérations.De tout temps les sociétés ont pu bénéficier d'une certaine protection de l'environnement humain grâce à des gestes gratuits posés par des citoyens soucieux d'une qualité de vie et intéressés à promouvoir une cause au nom de la justice et du bien commun.Le «nouveau réservoir à rabais de main-d'oeuvre pour les divers gouvernements» auquel vous faites allusion n'a-t-il pas été la source même à laquelle a puisé le syndicalisme au début de son existence?Ce réservoir n'a-t-il pas été à maintes reprises générateur d'emplois lorsqu'il s'est avéré qu'un travail à plein temps devenait nécessaire pour répondre aux besoins de l'heure?Le «système nerveux des syndiqués» est-il devenu si fragile que la névrose doive être dirigée vers une population qui croit encore à l'engagement social, à un service désintéressé?Tout travailleur a droit à un emploi rémunéré convenablement et il est juste que durant une période de chômage comme celle que nous traversons actuellement, la sécurité d'emploi devienne une valeur à sauvegarder.Les employés rémunérés, syndiqués ou non, ont raison de vouloir protéger jalousement leur droit au travail.Le bénévolat doit être complémentaire au travail rémunéré et non pas s'y substituer; les organismes à caractère bénévole doivent être conscients de cette réalité et s'y conformer.Les travailleurs bénévoles n'ont pas à s'immiscer dans le domaine des professionnels mais tous reconnaîtront qu'ils ont leur place et doivent la prendre sous le soleil d'une société qui serait bien à plaindre s'ils en étaient absents.L'Association des centres de bénévolat du Québec.Lucie LAPRADE directrice MARCHANDISES ÊES ET EMPORTÉES OBTENEZ JUSQU'A $500 DE EN aluminium ROBUSTE AVEC CONTRE-FENETRE ET MOUSTIQUAIRE PORTES FENÊTRES \u2022 Fabrication sur mesure \u2022 Installation professionnelle \u2022 Garantie écrit» do 5 an» \u2022 Choix do coulourt COMPAREZ AVANT D'ACHETER I Démonstration» gratuites Il soir, lo jour ou la fin de semain Estimation gratuite.Composez 731 -7676 SOIRS, FÊTES ET FINS DE SEMAINE.481-6356 MORCO ALUMINIUM INC.\u2014«™i3rnd ACHETEZ MAINTENANT PAYEZ EN NOV.PAS D'INTÉRÊT ( (((«G NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE GROS LOT APPflOXIMATIF - VENDREDI $369,000.j 4 1 7 | 20\t\t\t22\t27 |\t\t36 6 SUR 6\tNOMWU oc GAGNANTS 0\tLOTS 180,656.00\t\t\tN° COMPLÉMENTAIRE S'APPLIQUE SEULEMENT AU 5 SUR 6+\t 5 SUR 6\t148\t1,098.60\t\t\t( 23 }\t 4 SUR 6\t6183\t73.00\t\t\tVENTES TOTALES $1,881,835.\t 5 SUR 6+\t4\t27,098.50\t\t\t\t Athotcr en toutr \u2022 Plus do 25 on\\ d'expérience TIRAGE: 129 17 oct.1980 GAGNANTS \tNUMERO\tpossiBiirrt dc NUMÉRO COMPLET\t339272\t3 GAGNANTS DE 50 000$ 5 CHIFFRES\t39272\t28 GAGNANTS DE 5 000$ 4 CHIFTRf S\t9272\t287 GAGNANTS DE 250$ 3 CHIFFRES\t272\t2862 GAGNANTS DE 50$ 2 CHIFFRES\t72\t28620 GAGNANTS DE 5$ j SUR L'ACTUALITÉ i >4M_i> LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1 980 V \u2022 V OPÉRATION ANKARA-TÉHÉRAN boomerang me igMH y.1 RM.ci» §3» .y.' Ç 3.Les USA voudraient que la Turquie réduise ses forces armées.Impossible répondent les Turcs puisque cela gonflerait le chô- mage et réduirait le rôle historique que l'armée joue sur un ter ritoire géographiquement difficile.ANKAR A-ERZURUM \u2014 Tout trajet en bus au Moyen-Orient est l'occasion d'une fête entre passagers qui s'échangent fruits, noix et biscuits au rythme de la musique à cassette.Dans l'allée, un adolescent disbribue l'eau à boire et le parfum citronné pour se laver les mains.Cela compense pour le piètre état du circuit routier turc à deux voies sur lequel il faudra rouler 800 kilomètres jusqu'à Erzurum, le dernier grand centre urbain avant la frontière perse.Faute de produits pétroliers, notamment d'asphalte, le tiers du chemin se fera sur gravier.Au moment où la bataille du Shatt Al-Arab éclata au grand jour le 22 septembre entre l'Iran et l'Irak, la Turquie disposait à peine d'un mois d'inventaire de pétrole brut et de produit raffiné, soit moins du tiers de la moyenne enregistrée chez les pays industriels.Qui plus est.l'Irak et l'Iran fournissaient à la Turquie 70 p.cent de ses importations de pétrole brut avant que les deux belligérants ne suspendent leurs ventes.Résultat: l'Etat devra inévitablement puiser sur le marché SPOT à prix forts si la guerre continue, alors que ses deux fournisseurs lui assuraient au moins de confortables marges de crédit, lui évitant d'épuiser ses réserves de change étranger.Or, avec un endettement étranger d'au moins US $19 milliards \u2014 que personne, y compris le fameux consortium d'aide créé par les pays industriels de l'OCDE pour venir à la rescousse financière de la Turquie, ne peut fixer avec précision \u2014.Ankara risque de traverser un hiver difficile avec la guerre irano-irakienne qui traîne en longueur.Le «grand malade de l'Europe» «Ce goulot d'étranglement reflète bien la vulnérabilité du «grand malade de l'Europe».Au plan socio-économique, la Turquie a suivi au fil des années ce sacro-saint principe illusoire de ce que les Américains appellent le «décollage économique».Depuis près de 40 ans, la Turquie, à l'instar de l'Iran ou de l'Egypte, a mis tous ses oeufs dans le même panier: l'industrialisation à tout prix grâce aux symboles nationaux des grands barrages hydro-électriques et des sidérurgies d'Etat, au détriment de leur principal actif national, l'agriculture.Même le Québec n'a pas échappé à ce moule ! Au cours des années 50, la Turquie concentra ses efforts sur le circuit routier et les infrastructures pour sauter à pieds joints, au cours des années 60, dans les usines de fabrication.L'effet fut d'autant plus spectaculaire que le pays enregistra sur papier un boom de croissance plus élevé qu'au Japon.Certes, les voitures, les camions ou les appareils de télévision étaient poinçonnés «made in Turkey», mais il s'agissait avant tout d'assemblages de pièces importées (souvenez-vous de l'usine Renault-Soma au Québec!).D'une part, l'Etat encou- rageait la fabrication destinée à remplacer les importations, mais comme le «miracle industriel turc» n'était que du vent, il fallait importer de plus en plus de pièces et d'équipement.Et puisque le gouvernement voulait protéger ses usines naissantes contre la compétition étrangère, il fallait relever les barrières douanières.De fil en aiguille, tout effort à l'exportation pour gagner de précieuses devises étrangères fut découragé et la qualité des produits locaux écoulés au pays dégringola.Ainsi, les déficiences d'entreposage, de réfrigération, de contrôle de la qualité ou de la mise en marché expliquent-elles aujourd'hui pourquoi 40 p.cent des récoltes de fruits et légumes au pays sont perdues à chaque année! Des milliers de paysans dans les villes Cette poussée extraordinaire d'industrialisation fictive attira néanmoins des centaines de milliers de paysans .vers les centres urbains, créa d'immenses bidonvilles et exacerba les tensions socio-politiques à travers le pays.Bref, mis à part l'effet catalyseur des revenus en pétrodollars et des conditions culturelles différentes, les mêmes détonateurs politiques que ceux de la révolution iranienne ! Tout Téchafaudage industriel turc est si intimement dépendant de l'Occident, de l'or noir avoisinant, qu'au lieu de panser les plaies du pays et de procurer encore plus de devises étrangères pour rembourser les dettes nationales, la relance économique en 1981 contribuera au contraire à gonfler les importations à US $9 ou US $10 milliards et à accroître le déficit commercial d'au moins 50 p.cent.Plus la Turquie avance, plus elle recule malgré les milliards de dollars que les pays de l'OCDE ont engouffrés au pays ou renégociés sous forme de dettes.La situation demeure si critique que la facture pétrolière du pays, soit $3.5 milliards, excède le total des ventes turques à l'étranger et les perspectives paraissent encore plus sombres pour l'an prochain.Peu avant d'entreprendre mon voyage vers Téhéran, plusieurs diplomates m'ont confié à peu près le même message: «Le coup d'Etat militaire est un succès et mettra fin au chaos politique, mais rien n'est encore réglé au chapitre économique, la source de tous les maux».Et malgré une inflation de 85 à 90 p.cent, de taux d'intérêt de 22 à 36 p.cent et un chômage de 25 p.cent, c'est surtout à la puissance militaire turque que s'intéresse l'Ouest.Outre la renégociation de quelque $200 millions \u2014 qu'on s'attend d'ailleurs à devoir renégocier à nouveau, puisque Ankara éprouve de plus en plus de problèmes à rencontrer ses échéances \u2014, le Canada a ainsi offert des crédits de $23.8 millions depuis 1979 pour le secteur civil et un prêt de $25 millions sur cinq ans à des fins militaires.Disposant des forces armées' les plus nombreuses (plus d'un demi-million d'hommes) de l'Organisation du Traité de l'Atlantique-Nord (OTAN), après celles des Etats-Unis, la Turquie n'est en effet qu'un rempart de carton avec un équipement vulgaire vieux de la guerre de Corée.De plus, soit par manque d'entretien ou faute de pièces de rechange difficiles à trouver parce que trop vieilles, toute cette quincaillerie n'est qu'à moitié utilisable.Or, d'après Washington, il faudrait US $20 à US $30 milliards pour moderniser tout cet équipement, dont au moins US $10 à US $12 milliards pour renforcer l'armée de terre.Vu le coût astronomique d'une telle opération, les Américains proposent donc à Ankara de réduire considérablement ses forces armées et de concentrer ses efforts sur sa puissance de feu contre l'Armée rouge à un coût plus abordable de US $4 à US $5 milliards.Impossible, disent les Turcs, puisque cela gonflerait le chômage et réduirait le rôle historique des forces armées, non seulement pour assurer l'ordre sur un territoire géographiquement difficile, mais aussi pour servir de centre de formation civique dans un pays où l'analphabétisme est de 40 à 50 p.cent.Après quelques arrêts de «Ctchaye» le long de la route, un repas de poulet au riz et 14 heures de trajet, le bus atteint enfin-Erzurum à 10,000 pieds au-, dessus du niveau de la mer.Il' est 5h30du matin.Le terminus est désert et glacial.D'ici une heure et demie, il faut trouver un hôtel et y rester sans sortir jusqu'à 17h00.car c'est le couvre-feu à travers le pays.A tous les cinq ans, la Turquie recense sa population et demain le pays se réveillera avec plus de 50 millions d'habitants ! DEMAIN: le passage de la frontière.LES TRANSPORTS PUBLICS AUX ÉTATS-UNIS années prochaines D'APRES UPI Chaque matin des millions d'Américains ont à faire un choix difficile entre laisser leurs automobiles à la maison, une nécessité grandissante vu l'augmentation constante du prix de l'essence et l'encombrement des autoroutes, et se rendre à leur travail en utilisant un système de transport en commun généralement mal commode et délabré.Le nombre des voyageurs des transports publics, qui avait atteint son niveau le plus bas au milieu des années soixante-dix, atteint aujourd'hui un sommet sans précédent dans plusieurs grandes villes américaines et on enregistre une augmentation de 24 p.cent à l'échelle nationale au cours des sept dernières années.Mais cet afflux toujours plus grand de nouveaux voyageurs met à rude épreuve les réseaux les plus anciens.À New York, des usagers ont protesté contre l'état des trains.A Atlanta et à Boston, les prix des billets ont doublé et à Chicago on parle de les mettre à 70 cents.Washington: deux hausses de billets Les usagers de Washington ont eu à absorber deux augmentations de billets récemment.Et il semble que chaque fois qu'un nouveau tronçon du chemin de fer ou une nouvelle ligne d'autobus ouvre, le nombre des voyageurs dépasse les projections.Les dirigeants des organismes de régie des transports publics et les politiciens sont contraints de rechercher des moyens plus efficaces, et inévitablement plus coûteux, de déplacer les gens dans les grandes villes du pays.Parvenir à donner un avantage marqué aux transports publics par rapport à l'automobile deviendra peut-être le grand problème urbain des années quatre-vingt.Les transports publics, que beaucoup considéraient dans les années cinquante et soixante comme la panacée à tous les maux futurs dans le domaine des transports, sont à la croisée des chemins.Et la confusion est grande quant à l'orientation qui devra être prise.Ajoutant à ce problème, il y a le fait que les autorités des organismes des transports, avec leurs directeurs nommés, s'efforcent de plaire à leurs circonscriptions.Us oeuvrent souvent dans un climat très politisé et ils n'ont habituellement aucun pouvoir de taxation directe.Ils ont également à faire face généralement à la concurrence, plutôt qu'à la coopération, entre les villes à l'intérieur d'une région urbaine.Boston, qui possède le plus ancien réseau de transports publics des Etats-Unis, puisqu'il remonte à 1898, est un exemple des mauvaises relations existant entre les autorités des transports et les autorités de l'Etat et de la ville.Le métro de Washington, entré en service il y a quatre ans, a contribué à résoudre de la bonne manière les problèmes de transport public qui se po- saient à la capitale des Etats-Unis.Il a contribué à faire augmenter de 61 p.c.le nombre des voyageurs en l'espace de sept ans.La Massachusetts Bay Transportation Authority est l'organisme de régie des transports publics pour 79 villes et municipalités de l'agglomération de Boston.Mais la direction du réseau est répartie entre trois organismes et tous sont assujettis dans une certaine mesure au contrôle de l'Assemblée législative de l'Etat.Des structures très complexes En 1979, le budget de l'administration centrale était de $285 millions qui comprenait un déficit de $222 millions et le budget a été dépassé de $12 millions.Les réseaux de transport en commun d'autres grandes villes ont également des structures complexes d'organisation.Et beaucoup \u2014 Los Angeles, Atlanta, St-Louis, Washington et Ctii-cago, en particulier, ont des conseils de direction comprenant des représentants de la ville, des municipalités de banlieue et d'un ou plusieurs Etats.Mais aucune n'est aussi complexe que celle du plus grand réseau des Etats-Unis, celui de New York.Une multitude d'organismes se partagent la direction et les possibilités de litiges sont naturellement considérables.Les New Yorkais estiment également que leur réseau de transports en commun est en train de se désintégrer, et avec justification.Depuis les années soixante-dix, les prix des billets n'ont pas suivi l'inflation.Pour compenser les déficits grandissants, les organismes ont réduit l'entretien du matériel au minimum.La protection des voyageurs est un autre problème grave.Les actes de violence et la criminalité dans le métro ont augmenté de 70 p.cent au cours de la dernière année, que les autorités attribuent au nombre insuffisant de policiers.L'augmentation des billets a été dans beaucoup de villes le moyen rapide de résoudre en partie les difficultés financières.Mais on considère généralement que la hausse des billets est surtout inéquitable pour les usagers les plus déshérités qui n'ont pas d'autres moyens de transport à leur disposition.Les tarifs à Atlanta ont plus que triplé depuis mars 1979, et les autorités envisagent de porter le prix du billet à 60 ou 70 cents.A Boston, les billets sont passés récemment à 50 cents et l'on prévoit une baisse de 4 p.cent du nombre de voyageurs transportés.A Los Angeles, le billet est passé de 55 à (55 cents et le nombre des voyageurs a baissé de «s à 10 p.cent.Les recettes couvrent 40 p.c.des frais Les recettes provenant de la vente des billets couvrent généralement environ 40 p.cent des frais d'exploitation des réseaux de transport en commun, etles gouvernement des Etats et municipaux utilisent diverses méthodes pour aider à payer le reste.Mais que les villes aient recours ou non aux taxes de vente, sur l'essence, aux taxes foncières ou aux péages et aux prix des billets pour augmenter leurs recettes, elles doivent également se tourner vers le gouvernement fédéral pour une aide financière.Depuis 1964, le gouvernement central a aidé les villes à acheter du matériel roulant toujours plus coûteux.La nouvelle formule utilisée pour répartir cette aide étant fondée sur le nombre de milles voyageurs plutôt que sur la population, elle sera plus équitable et permettra aux villes de New York, Chicago, Philadelphie de recevoir une aide beaucoup plus importante.Mais quoi qu'il arrive, les réseaux de transport en commun dans l'ensemble des Etats-Unis mettent en oeuvre d'ambitieux programmes de construction pour répondre à une demande croissante.Le métro de Washington, qui est entré en service il y a quatre ans, en est un bel exemple.Ce réseau de 101 milles de long doit être complètement achevé en 1989.Il utilise un matériel roulant moderne presque identique à celui qui a fait sensation à San Francisco en 1972.Au cours des dept dernières années, le nombre des voyageurs des transports publics a augmenté de plus de 61 p.cent, alors que pour l'ensemble des Etats-Unis l'augmentation moyenne se situé à environ 24 p.cent.A Chicago, une ligne ferroviaire rapide reliant la ville à l'aéroport O-Hare, doit entrer en service en 1983.Malgré ses problèmes financiers, Boston projette un programme d'expansion et de rénô1-' vation de son réseau ferroviaire qui pourrait coûter un milliard de dollars au cours des cinq prochaines années.Un nouveau métro est projeté.Un nouveau réseau ferroviaire urbain de $3 milliards qui aura 53 milles de long est en construction à Atlanta.Une ligne est-ouest est déjà terminée et un tronçon de deux milles d'une ligne nord-sud de 23 milles doit ouvrir l'automne prochain.L'en» semble des travaux seront achevés en 1985.Los Angeles possède le réseau d'autobus le plus important des Etats-Unis, comptant 2,800 véhicules.Et des études techniques sont en cours pour la construction d'un métro.Fin des travaux: 1990.A Los Angeles également a commencé la construction d'une voie de guidage sur laquelle pourront se déplacer des petites voitures pouvant transporter au plus quatre personnes sur cette voie fixe ou sur un transporteur automatique géant.: LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE 1980 MONDE.A 9 sera long d'après AFP, Reuter, UPI Voulant, semble-t-il, amener la population de l'Irak à accepter que le pays s'est engagé dans une longue guerre, le président Saddam Hussein a prononcé hier un discours visant à renforcer la détermination à combattre de son armée.Il a déclaré que les forces irakiennes combattent pour le droit et l'honneur, pour la renaissance de la nation arabe de ses ruines etde sa disgrâce.«Les Iraniens, a-t-il poursuivi, veulent détruire Bagdad à l'instar de leurs aïeux qui razziaient les antiques capitales irakiennes.» Et tandis que le conflit entrait dans sa cinquième semaine, à Téhéran, l'imam Khomeiny appelait à l'armement du peuple.Dans un discours prononcé hier soir également, l'ayatollah a demandé au peuple iranien «de préparer ses armes» et à l'armée de lui en distribuer, afin qu'il soit prêt en cas de nécessité à la mobilisation populaire et à la guerre sainte.filtre-temps, le secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique, Habib Chatti.arrivait à Téhéran pour des entretiens avec les dirigeants iraniens.M.Chatti doit rencontrer le président Bani-Sadr et sollicitera une entrevue avec l'ayatollah Khomeiny.M.Chatti s'est dit optimiste quant à l'issue de la mission de paix qu'il mène en compagnie du président Zia Ul-Haq, du Pakistan.Vn autre facteur qui permet de prévoir un long conflit est le fait que l'Irak ait approché les autres pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient pour obtenir plusieurs millions de dollars.Des hauts fonctionnaires du ministère des Finances d'un Etat du Golfe a révélé que des émissaires irakiens s'étaient adressés au Koweit, au Qatar, à l'Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis pour obtenir des fonds.Sur le plan militaire, les communiqués iraniens et irakiens font état de combats plus violents que jamais dans le Khou-zestan, tandis que Bagdad était la cible d'un raid aérien pour la cinquième fois en une semaine.A Téhéran, on signale que des violents combats se sont déroulés hier près d'Abadan, tandis que des affrontements avaient lieu dans les rues de la ville portuaire de Khorramchahr.Selon ces informations, les forces iraniennes maintiennent leurs positions dans ces deux villes.A Khorramchahr, ajoute la télévision, les forces irakiennes utilisent des civils comme boucliers humains pour protéger leurs attaques.Par ailleurs, les Iraniens auraient lancé des attaques dans le nord du Khouzistan et dans les provinces d'Ilam et Kermanchah.L'Irak, de son côté, affirme avoir capturé le camp iranien de Dej, près de Khorramchahr et déclare avoir remporté une importante victoire il y a quelques jours près de Desfoul.DÉPÊCHES EN AUSTRALIE, le chef de l'opposition travailliste Bill Hayden, ; a concédé hier la victoire à la coalition libérale-nationale du premier ministre Malcolm Fraser, qui est donc reporté au pouvoir pour trois ans.Le dépouillement du scrutin ne sera pas terminé avant plusieurs jours, mais M.Fraser était déjà assuré hier soir de 68 des 125 sièges de la Chambre des représentants et l'opposition, de 51 sièges seule-* ment.C'est toutefois un recul pour le gouvernement qui détenait une majorité de 48 sièges avant les élections.UNE BOMBE a explosé dans le Centre de conférences internationales de Manille blessant 18 personnes dont cinq Américains, quelques instants après un discours du président Ferdinand Marcos aux délégués de la Société américaine des agents de voyages en congrès aux Philippines.Le chef de l'Etat et l'ambassadeur américain Richard Murphy étaient assis à 50 pieds seulement de la déflagration, mais ils sont sains et saufs.Le «Mouvement de libération du 6 avril» a revendiqué l'attentat.Il avait précédemment averti les agents de voyages de ne pas te-mr-îèurs assises à Manille.LE RIVAL du premier secrétaire du Parti socialiste français, Michel Rocard, 50 ans, maire de Conflans-Sainte-Honorine, près de Paris, a annoncé hier soir qu'il a décidé de proposer aux socialistes de devenir leur candidat pour l'élection présidentielle dans sept mois.A plusieurs reprises, des sondages l'avaient mis à égalité avec le président sortant, Valéry Giscard d'Es-taing.Pour sa part, François Mitterrand a révélé qu'il se prononcera cette semaine sur son éventuelle candidature à l'inves-titure socialiste.SOCIALISTES et démocrates-chrétiens ont donné leur appro-ba^o/i finale hier à la formation d'untnouveau gouvernement de coalition en Belgique, avec M.[Wilfcid Martens comme premier ministre.La répartition des portefeuilles ministériels sera discutée aujourd'hui et le gouverne-!meot devrait être en place dans un jour ou deux.Ce sera le quatrième gouvernement en dix-huit mois et le vingt-sixième depuis la.Sçconde Guerre mondiale.DIX MOIS après leur interven-tion.directe à Kaboul, les Soviétiques réaffirment qu'ils ne quitteront pas l'Afghanistan tant que la résistance au régime du président Karmal n'aura pas cessé et tant que son gouvernement ne sera pas reconnu par ses voisins, notamment le Pakistan.Quant à M.Karmal, en visite officielle en URSS, il a remercié le peuple soviétique de son aide «désintéressée».EN DÉPIT des difficultés des nouveaux syndicats à obtenir leur reconnaissance légale des autorités, la menace d'une nouvelle grève générale paraissait écartée hier en Pologne, où se déroule une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Pacte de Varsovie.En entrevue, le secrétaire d'Etat américain, Edmund Muskie, a recommandé aux Polonais de demeurer très attentifs aux réactions de l'URSS lors de la réalisation des réformes obtenues en août.L'ANCIEN premier ministre Mario Soares a démissionné hier de son poste de leader du Parti socialiste portugais après avoir échoué à convaincre son parti de retirer son appui au président Eanes aux élections présidentielles du 7 décembre.Ce dernier a récemment pris ses distances envers les socialistes et disant qu'il n'a pas de divergences fondamentales avec le gouvernement de centre-droit.M.Soares lui a retiré son soutien et a abandonné ses fonctions, décisions qui risquent de porter un coup fatal aux socialistes et à la réélection du général Eanes.LE PREMIER ministre indien, Indira Gandhi, a procédé hier à un remaniement ministériel et a adjoint six nouveaux ministres d'Etat aux 33 membres de son gouvernement.Le premier ministre, qui a conservé le portefeuille de la Défense, a déplacé cinq ministres et accru les responsabilités de trois autres.Ce remaniement a été retardé par des difficultés de recrutement au sein du Parti du congrès au pouvoir.LE COLONEL Kadhafi a invité les Libyens à constituer une armée de métier d'un demi-million d'hommes en un an pour s'opposer à la croisade qui menace son pays.Le colonel a annoncé qu'il allait proposer aux comités populaires libyens de transformer, à partir de l'an prochain, les écoles, instituts et facultés en camps d'entraînement et ce, pour défendre le territoire libyen d'abord et l'Etat unifié libyo-sy-rien ensuite.Vi 3fc 'S.'t^-¦.\u2022¦\u2022, S» \u2022 \u2022\u2022¦ ta téléphoto UPI Après avoir dit comprendre les souffrances des familles des otages américains, le premier ministre iranien Radjai s'est déchaussé, samedi, lors de sa conférence de presse à l'ONU, pour montrer comment il avait été torturé aux pieds sous le règne du chah.Muskie: froc otages» Awacs on vue d'après AFP, AP et UPI Le secrétaire d'Etat américain Edmund Muskie a refusé, hier, de lier la libération des 52 otages d'Iran au retrait des avions-radars Awacs d'Arabie Saoudite et les observateurs à Téhéran rejettent les hypothèses d'un troc otages-armement nées à l'ONU.Mais en Iran ainsi qu'à l'étranger, on se montre convaincu que le climat à un règlement à terme du problème des otages, et peut-être de l'ensemble du contentieux irano-américain, n'a jamais été aussi favorable.Interviewé par ABC, Muskie a souligné que les Awacs ont été envoyés dans l'intérêt de la sécurité des Etats-Unis et de leurs amis, et que le président Carter, pour obtenir le retour des otages, ne ferait rien qui soit contraire à ces intérêts.La veille, le premier ministre iranien Ali Radjai avait déclaré que les Etats-Unis poseraient «un geste de bonne volonté» en retirant ces Awacs '«qui servent à renseigner l'Irak» et en dissuadant la Jordanie, notamment, de soutenir l'Irak contre l'Iran.Radjai avait aussi affirmé, cependant, que les conditions pour la libération des otages «restent les mêmes que celles que le Parlement iranien va bientôt présenter» et Muskie a cherché hier à tempérer les es- poirs d'une libération rapide des otages.Pour la Commission parlementaire iranienne, qui poursuit ses travaux sur les otages, les conditions restent donc les mêmes: restitutions des biens du chah, abandon des menaces américaines contre l'Iran, garantie de non-ingérence et déblocage des avoirs gelés.En ce qui concerne les excuses exigées par l'Iran, toutefois, Radjai a estimé samedi qu'avec le passage du temps, les multiples déclarations venues de Washington pouvaient déjà être considérées comme des excuses.Il s'agit seulement de les résumer sur papier, a-t-il dit.Quant à Muskie, il a déclaré hier que toutes les sanctions contre l'Iran pourraient être levées après le retour des otages et que la reprise des livraisons de matériel militaire «sera traitée indépendamment de la guerre».«En ce qui concerne la guerre, a-t-ii poursuivi, nous avons une position d'impartialité, mais cela peut avoir à être réajusté selon l'évolution des circonstances.» Le président Carter semble d'ailleurs avoir déjà procédé à un premier rajustement: dans une interview samedi à AP, il a qualifié l'Irak pour la première fois d'«envahisseur» et défendu, aussi pour la première fois, l'intégrité de l'Iran.L'ancien président Gerald Ford et le conseiller de politique étrangère de Ronald Reagan, Richard Allen, ainsi que le président Sadate, d'Egypte, se sont tous prononcés hier, séparément, contre le retrait des Awacs d'Arabie Saoudite.Quant au premier ministre Radjai, il était hier en Algérie où il a visité El-Asnam et conversé avec le président Bendjedid.L'Algérie s'occupe des intérêts de l'Iran aux Etats-Unis.Radjai devrait regagner Téhéran aujourd'hui.Réintégration de la Grèce dans l'otan d'après Reuter, AFP Le premier ministre George Rallis a confirmé hier soir que son gouvernement avait accepté les dernières propositions de l'OTAN sur le retour de la Grèce au sein de l'aile militaire de l'Alliance.Répondant aux critiques du chef de l'opposition, Andreas Papandreou, le premier ministre a déclaré qu'aucun droit souverain de la Grèce n'était affecté par cette décision, mais qu'au contraire, sa capacité de défense se trouvera renforcée.M.Rallis a soulignéque l'accord ne signifiait pas que la Grèce reconnaissait l'occupation de 38 p.cent du territoire chypriote par l'armée turque, ajoutant qu'en rejoignant l'OTAN, la Grèce pourrait mieux aider Chypre.M.Papandreou a dénoncé l'acceptation du plan Rogers, qui, selon lui, oblige la Grèce à faire à la Turquie des concessions inadmissibles, nuisibles aux intérêts nationaux et à reconnaître le partage de Chypre de juillet 1974.M.Rallis ne compte pas soumettre le plan à l'approbation du Parlement, car ce dernier n'avait pas entériné la décision de quitter l'OTAN en 1971.M.Rallis dispose de toute façon d'une forte majorité à l'assemblée.Cette décision améliorera le moral des forces de l'OTAN en Méditerranée, même si plusieurs divergences avec la Turquie n'ont pas encore été réglées.Les États-Unis prêts à riposter d'après UPI Les Etats-Unis ont accédé à une nette supériorité aérienne et navale dans le golfe Persique et l'océan Indien \u2014 avec de l'équipement en place pour 12,000 marines et des munitions pour 500 avions.C'est ce qu'a affirmé hier le président Carter dans une déclaration électorale diffusée sur les ondes du réseau radiophonique Mutual.«Quand je suis entré en fonctions, j'ai découvert que nous disposions de très peu de capacité d'action rapide dans la région critique du golfe Persique», a-t-il dit.«Nous pouvons maintenant y déployer rapidement 12,000 marines et 500 avions, ce qui nous confère une supériorité aérienne et navale en vue d'une action instantanée pour garder ouvert, le cas échéant, le détroit d'Or-muz, par lequel transite la majeure partie du pétrole mondial», a-t-il ajouté.Il a précisé que les Etats-Unis disposaient maintenant de cinq bases dans la région de l'océan Indien, où le matériel nécessaire a été stoké, et qu'ils y ont en plus déployé deux «task forces» dotés de porte-avions.«Les Etats-Unis ont connu la paix au cours des quatre années écoulées, a-t-il rappelé.Ce n'est pas un accident.C'est le résultat de l'utilisation prudente de l'énorme puissance de l'Amérique.» Le président Carter, réaffirmant son engagement en faveur de la paix, a réitéré ses accusations selon lesquelles les propositions de son adversaire républicain Ronald Reagan étaient de nature à provoquer une course incontrôlée aux armements et, à coup sûr, «une nouvelle rupture» dans les relations américano-soviétiques.Carter et sa femme ont regagné hier Washington, venant de Camp David.Il participait hier soir avec le sénateur Kennedy à un dîner-bénéfice en faveur de sa campagne de réélection, avant d'entreprendre une tournée dans le nord-est et le sud.À PEINE FORMÉ PAR ARNALDO FORLANI Epreuve de vérité pour le gouvernement italien d'après Reuter et AFP M.Arnaldo Forlani, nouveau premier ministre italien, a préparé hier l'exposé politique qu'il doit prononcer mercredi au parlement et dont l'accueil décidera sans doute du maintien de son gouvernement.En effet, le quarantième gouvernement et le quinzième président du Conseil d'Italie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale se sont installés au pouvoir, mettant fin à une crise ouverte provoquée par l'effondrement du gouvernement de M.Francesco Cissiga, le 27 septembre.M.Arnaldo Forlani, ancien ministre des Affaires étrangères et président du Parti démocrate-chrétien, formation dominante, annonçait samedi au président Sandro Pertini avoir réussi à former une coalition quadripartite comprenant également so-cialistes, sociaux-démocrates et républicains.Incidemment, les sociaux-démocrates sont le seul parti à n'avoir pas participé au précédent gouvernement.Les vingt sièges dont ils disposent à la Chambre des députés assurent en principe à M.Forlani.une majorité de 90 sièges.Le nouveau cabinet compte, à part M.Forlani, vingt-six membres, treize démocrates-chrétiens, sept socialistes, trois sociaux-démocrates et trois républicains.M.Forlani a ainsi fait de la dernière crise l'une des plus courtes des annales ministérielles italiennes, en misant à la fois sur un renforcement des partis de centre gauche et sur une attitude plus ouverte du côté du Parti communiste.Néanmoins, l'inconnue communiste subsiste.En effet, M.Enrico Berlinguer, qui avait mené une bataille sans répit contre le gouvernement de son cousin, M.Cossiga, maintient la position du PCI: soit participer au gouvernement, soit rester dans l'opposition.Mais une opposition qui pourrait être assortie de quelques nuances.Le Parti communiste, a-t-il dit, décidera de son style d'opposition selon les programmes et l'action du gouvernement.La tâche la plus urgente du nouveau cabinet consiste à remettre en vigueur le décret économique dont le rejet avait provoqué la chute de l'administration Cossiga.Or.depuis le rejet du décret qui prévoyait une révision de la taxe à la valeur ajoutée et l'octroi de $8 milliards d'aide publique à l'industrie et à l'exportation, le taux d'inflation a dépassé 21 pour cent en Italie.La plupart des journaux italiens demeuraient hier dans l'expectative à l'égard du gouvernement, non sans critiquer les intrigues des politiciens briguant des postes ministériels et le nombre de sous-secrétariats, environ 90.qui doivent être annoncés dès aujourd'hui.ÏR DE L'INVENTAIRE SUBARU MM SUBARU Pour Tachât, la location, le service, le choix, venez chez le seul dépositaire Subaru exclusif à Montréal.Tous échanges acceptés.ûâULYè iSJMRU PASSEZ MOUS VOIR 129 Clément La Salle anfcle Lafleur & 364-1230 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 20 OCTOBRE! 980 SERVICE DE RÉNOVATION XETROPOUTAIN VOUS AIDERA À 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