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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Vivre aujourd'hui
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-11-10, Collections de BAnQ.

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[" t ¦yjy^mg aujourd'hui ' CAHIER G LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 10 NOVEMBRE 1 980 LES LIBÉRATIONS CONDITIONNELLES Le grand jour: décision de libérer Dès le moment où un juge impose une sentence à un individu, ce dernier songe à sa sortie de prison.Il le fait parfois en préparant son évasion, ou encore en comptant les jours qui le séparent de sa première libé ration surveillée.ANDRE PEPIN Moins d'un p.cent des détenus réussissant à fausser compagnie ù leurs gardiens dans les pénitenciers, c'est donc la grande majorité d'entre eux qui se prévalent du processus des libérations conditionnelles.Au cours des mois qui précéderont la rencontre qu'il aura avec les commissaires, le détenu s'entretiendra fréquemment avec son agent de libération.Il s'agit de fonctionnaires (200 au Québec) chargés de préparer les dossiers des libérations que devront étudier les commissaires.Ce dossier contient divers rapports et documents: \u2022 le casier judiciaire du détenu; \u2022 un rapport de police décrivant en détail lesirépercussions du crime commis sur la victime et le rôle précis qu'y a joué le détenu; \u2022 les rapports émanant du pénitencier et rédigés par les travailleurs de ce milieu; \u2022 les rapports des organismes sociaux qui ont eu des contacts avec le détenu; \u2022 le rapport de l'agent qui décrit l'attitude du détenu et le milieu dans lequel il retournera; \u2022 un rapport à jour qui révèle ce que pense la police du retour éventuel du détenu dans la société; \u2022 des lettres de recommandation.L'agent de libération jouera donc un rôle de premier ordre dans la décision des commissaires appelés à décider de l'avenir du détenu.C'est l'agent qui devra faire la part des choses et juger objectivement des données fournies par la police et les gar diens de prison.Selon des renseignements recueillis par LA PRESSE, il appert que les recommandations des agents sont suivies dans 90 p.cent des cas.L'audience Après cette première étape, le détenu rencontre les commissaires en audience.Selon la durée de sa peine, deux ou trois commissaires prennent part à cette audience qui se tient au pénitencier.Le détenu sera seul pour faire valoir son point de vue; à compter de janvier prochain toutefois, la loi permettra au détenu d'être accompagné par une personne de son choix: son avocat, un membre de sa famille, son agent, etc.Il faut souligner ici que les personnes qui assisteront le détenu le feront sur le plan personnel et non pas professionnel.Les commissaires discuteront du contenu du dossier avec le détenu et tenteront de s'informer, avec le plus de précision possible, des projets qu'il entend réaliser après sa sortie.La vote Chaque commissaire a droit à un vote et l'octroi de la libération conditionnelle exige un nombre minimal de votes, selon le type de peine que purge le détenu.Tout commissaire peut toutefois exiger que des collègues, qui n'ont pas assisté à l'audience, se prononcent.Il doit y avoir, dans tous les cas, majorité absolue des votes pour que soit accordée une absence temporaire, une libération de jour ou une libération conditionnelle totale.Pour les détenus condamnés à l'emprisonnement à perpétuité, un minimum de sept commissaires doivent se prononcer, dont deux sont des commissaires communautaires (occasionnels).L'agent de libération conditionnelle Bernard Gagné, les commissaires Jean-Paul Gilbert et Redmond Roche, de même que l'agent de développement correctionnel Claude Lemieux, dis- photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE cutant de cas de demandes de libérations à l'Institut Archam-bault, à l'automne 1978.Gilbert prône l'élargissement des programmes de libération Les commissaires qui prennent la décision finale de libérer ou non un détenu sont choisis par le Solliciteur général du Canada.Il s'agit essentiellement de nominations politiques, les candidats n'ayant pas à se soumettre aux concours habituels de la Fonction publique fédérale.Parmi les 26 commissaires canadiens, dont quatre sont spécialement affectés aux péniten-tiers du Québec, on retrouve des personnes venant de tous les secteurs d'activités: policiers, politiciens, travailleurs, journalistes, etc.Au Québec, le commissaire principal est un ancien chef de la police de Montréal.M.Jean-Paul Gilbert a complété des études en criminologie durant sa carrière de policier qui s'est terminée en 1969.Depuis cette date, il travaille au sein de la Commission; il a une maîtrise en criminologie.Lors de sa nomination, certains milieux ont exprimé leur désaccord: qu'est-ce qu'un «flic» vient faire dans le processus des libérations?Il va régler ses comptes! II va se montrer sévère! sont autant de réflexions qu'ont exprimées les différents milieux intéressés au système carcéral.Dans une entrevue à LA PRESSE, M.Gilbert s'est ainsi défini: «Bien sûr, je suis un ancien policier.Cette carrière m'a permis d'acquérir des connaissances en matière de criminalité.Je me suis aussi intéressé aux méthodes retenues par la criminologie pour favoriser la réinsertion sociale du criminel.J'ai étudié pour obtenir une maîtrise, ce qui fait que je peux étudier avec un meilleur éclairage les dossiers qui me sont confiés.Et puis je ne suis pas seul à décider de la façon dont doivent être administrées les liberations conditionnelles.Nos statistiques démontrent que le taux de succès est élevé, même si nous commettons des erreurs comme tous ceux qui administrent des organismes en commettent.» Le commissaire principal pour le Québec, malgré sa réputation d'homme intransigeant, inflexible, prône l'élargissement des programmes de libérations: «Malgré l'opinion exprimée par bien des gens, l'expérience a prouvé que des libérations conditionnelles bien contrôlées permettent aux détenus de reprendre convenablement leur place dans la société.» Pour M.Gilbert, la décision de libérer un détenu ne va pas à rencontre de la sentence imposée par un juge précédemment: «Nous ne mettons pas les juges au défi.Pas du tout.Il faut bien comprendre que le détenu libéré d'un pénitencier continue de purger sa peine à l'extérieur et qu'il est soumis à des règles très strictes.Notre rôle ne consiste qu'à administrer l'imposition d'une sentence».Selon le commissaire, plusieurs détenus ne peuvent profiter d'une libération conditionnelle parce qu'ils ne sont pas en mesure de se préparer à l'obu*-nir.Ils refusent de changer de vie.Selon lui.ce genre d'individu se retrouve principalement parmi ceux qui n'ont pas eu de formation académique ou pro-fessionnelle valable et qui refusent d'en acquérir une durant leur séjour au pénitencier.Les commissaires se trompent-ils?Laissent-ils des individus en prison alors qu'ils de-vraientïeur permettre de sortir?M.Gilbert avoue: «Il peut arriver que nous commettions des erreurs à ce niveau, de la même façon que nous en commettons en accordant une-liberation.Toutefois, je dois dire que nos procédés de contrôle sont assez efficaces pour conclure qu'il s'agit là d'un très faible pourcentage».DEMAIN: Un agent qui en a vu de toutes les couleurs.COLLOQUES REGIONAUX SUR LA VIOLENCE Le rapport fait ressortir la vitalité des vieux préjugés QUÉBEC (PC) \u2014 «Une femme qui se fait violer, c'est comme un gars qui laisse son portefeuille sur le «hood» de son «char».Cette réflexion, avec d'autres du même esprit, a été formulée lors de l'un des onze colloques régionaux sur la violence auxquels ont participé de septembre 1979 à janvier 1980 plus de 2,500 personnes dans toues les régions de la province.Dans leur rapport-synthèse que le ministère de la Justice vient de rendre public, les responsables des colloques régionaux n'ont pu s'empêcher de fournir, en appendice, une brochette de réflexions pour le moins surprenantes entendues pendant la tournée.Ainsi, parmi ces remarques repêchées dans les rapports écrits des ateliers ou rapportées par les animateurs des rencontres on trouve: «Je crois que j'aurais moins honte de battre ma femme que d'être une qui se laisse battre».«Les femmes battues c'est souvent des sado-masochistes», a-t-on affirmé tandis que quelqu'un d'autre disait «Je ne comprends pas que tu sois féministe, puisque tu es une belle femme».On apprend de plus que «c'est normal qu'un gars qui, dans un bar, voit défiler six ou sept filles ne puisse plus résister rendu à la huitième.et qu'il la viole».Un autre, «si les hommes s'abaissaient à parler plus souvent à leur femme lorsqu'ils reviennent à la maison, il y aurait moins de femmes battues».Bien que les responsables des colloques admettent avoir tout au long de leur tournée rencontré des gens qui remettaient en question leurs attitudes et leurs préjugés, il n'en reste pas moins que bon nombre des 78 recom-maniations formulées dans leur rapport répètent la nécessité d'infoi.ner et de sensibiliser le public aux problèmes occasion-néspar la violence.Ainsi, tant dans le cas des femmes battues ou violentées que dans celui des enfants négligés ou victimes d'agressions physiques ou sexuelles, les responsables demandent que d'importantes campagnes d'information soient menées dans les médias de la province.Le viol Le rapport formule aussi de nombreuses recommandations sur la question du viol lequel ne devrait plus être considéré comme un crime à caractère sexuel mais bien comme un acte de violence ou un voie de fait contre la personne.Par ailleurs, le ministère de la Justice du Québec devrait faire pression auprès du fédéral pour que les articles du Code criminel traitant du viol soient modifiés.De plus, au chapitre de la prévention des assauts sexuels, le rapport recommande qu'une campagne de sensibilisation au phénomène du viol soit mise en branle afin d'éveiller la population à la responsabilité sociale de chaque individu à ce sujet.Les colloques ont aussi suggéré à l'unanimité que les corps policiers de la province apportent certaines améliorations à la formation et à la mentalité de leurs membres.Selon le rapport, on devrait systématiquement recycler les policiers faisant déjà partie des corps policiers municipaux et provinciaux et introduire à l'Institut de police de Nicolet des cours pour mieux répondre aux besoins des victimes d'assauts sexuels.Du ministère des Affaires sociales, les colloques réclament que soient maintenus et subventionnés de façon permanente les centres d'aide aux victimes d'agressions sexuelles et que de telles institutions soient créées dans les régions où il n'y en a pas encore.Enfants agressés Quant aux enfants qui sont victimes d'agressions sexuelles, plusieurs des colloques ont demandé au ministère de la Justice que soient appliquées de façon plus énergique les lois qui empêchent l'exploitation de la sexualité des mineurs dans les cabarets.Ainsi, le rapport demande que la loi régissant la Commission de contrôle des permis d'alcool soit amendée de façon à interdire tout détenteur de permis de bar d'engager une personne de moins de dix-huit ans pour travailler comme danseuse ou serveuse nue.Les amendes encourues par les contrevenants devraient être de $1,000 au minimum et pourraient aller jusqu'à la suspension du permis dans les cas de récidive, ont fait valoir plusieurs colloques.FOB PLUS §11 GAGNANTS À LA NOUVELLE INTER TOUS LES Toujours un gros lot de 250 000 $ Toujours les numéros mobiles Nouveau lot de 10 $ Vous pouvez maintenant gagner 10 $ avec les deux derniers chiffres du numéro tiré pour le premier gros lot.C'est le temps :.de Tinter.¦A m® :::S::: A.m V 5£i V, : m V .¦.v>, V.m m m i 9 jg, DÉJÀ 6 * s*.¦ A .: : C 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 10 NOVEMBRE 1 980 LA PRESSE FEMININE ET FAMILIALE EN CONGRÈS Les nouvelles techniques menacent l'équilibre entre l'homme et la machine Au Ghana, des journalistes s'impliquent dans une forme d'information par des moyens propres à la culture du LILY TASSO_ pays: des jeux, du théâtre et même le tam-tam.Dans les pays industrialisés qu'on n'hésite pas à appeler déjà «pays informatisés», la télématique (qui est le mariage de l'ordinateur, du téléviseur et du téléphone) assurera de plus en plus des échanges bidirectionnels entre le communi-cateur et le public.Dans un cas comme dans l'autre se révèle plus que jamais l'interaction directe entre informés et informateurs, et il se trouve sans doute que le rapport émetteur-récepteur se modifie très sensiblement.C'est là un des nouveaux défis qu'étudiaient récemment des journalistes d'une quinzaine de pays réunis au congrès biennal de l'AIJPF (Association internationale des journalistes de la presse féminine et familiale) tenu à Bruges, en Belgique.Le thème du congrès portait, cette fois, sur les trois défis de l'information: le défi technique, le défi démocratique et le défi de l'humanité.Une révolution Grâce aux progrès de la technologie, l'individu subira de moins en moins l'information puisqu'il acquiert la liberté d'appeler volontairement les données qui lui sont nécessaires.Cette interactivité rendra plus stimulante la tâche du journaliste, qui ne consistera plus dans la communication d'informations par diffusion unidirectionnelle.Et pourtant, on ne nie pas le danger que, grâce à ces mêmes progrès technologiqes, le journaliste ne devienne un simple relais d'information.Si la télématique, «loin d'asservir le journaliste à des sources monopolistiques d'information, lui permettra bien au contraire de diversifier ses sources d'information», comme l'affirmait dans un brillant exposé M.Raphaël Thore, ingénieur d'état major à la compagnie Siemens, elle ne devra pas quand même limiter la créativité et la qualité professionnelle du jQurnaliste.D'où la nécessité d'envisager, parallèlement à l'introduction de chaque nouvelle technique, tous les moyens de sauvegarder un juste équilibre entre l'homme et la machine.Un certain snobisme D'autre part, les journalistes ont discuté longuement du droit des citoyens d'informer et d'être informés, de mêmeque de leur propre pouvoir d'informer.A ce propos, ils notent que l'information est souvent imprégnée d'un certain snobisme \u2014 on a même lancé le terme «parisiannisme» \u2014 qui veut qu'on privilégie certaines informations et un certain style d'information, ce qui prive une couche plus populaire de la population d'être informée selon son style et même ses besoins.On a constaté que nos sociétés sont organisées en groupes, dont certains sont déterminants dans le choix de l'information et certains autres n'ont pas voix au chapitre.On a noté que les marginaux dérangent et bousculent, les gens n'aiment pas cela.C'est pourquoi dans certains magazines féminins, on a refusé longtemps des articles sur des personnes handicapées «parce qu'il ne fallait pas faire triste».Attitudes racistes Poursuivant leur introspection, les journalistes ont admis que presque chacun d'eux est l'objet, sans nécessairement le savoir, d'attitudes racistes et qu'il serait illusoire de réduire le racisme à des luttes de race ou de religion.Le racisme sépare hommes et femmes, citadins et ruraux.Aussi importe-t-il que le journaliste dénonce les formes de racisme dans son pays et ailleurs.Pour ce qui est du tiers-monde, du quart-monde (sous-prolétariat) aussi, les congressistes ont reconnu la nécessité d'ouvrir les colonnes de leurs journaux à des témoignages de toutes provenances géographiques, par le C'est Mme Léo Martel (Belgique), à gauche, présidente sortante de l'AIJPF (Association internationale des journalistes de la presse féminine et familiale), qui a eu la responsabilité d'organiser le récent congrès de Bruges.On la voit ici discutant avec Mme Zala Lusibu N'Kanza, du Zaïre, secrétaire générale de l'Année internationale des handicapés, qui a entretenu le congrès de son mandat humanitaire pour 1981.À l'arrière-plan, Mme Ruth Elliott, administrateur sortant de Grande-Bretagne.biais de journalistes ou d'hommes et de femmes représentant des groupes divers, en intensifiant les échanges entre membres de l'AIJPF, dont certains sont justement du tiers-monde, sans attendre le prochain congrès qui aura lieu dans deux ans vraisemblablement en Hongrie.Nouvel exécutif A l'issue de ce congrès, rehaussé par la présence de la rei- ne Fabiola, l'AIJPF a élu son nouveau conseil d'administration composé comme suit: Jacqueline Chabaud (France), présidente; Lily Tasso (Canada), secrétaire générale et administrateur pour le Canada francophone; Isa Liebaers (Belgique), trésorière; Kate Abbam (Ghana), Anna Foldes (Hongrie) et Téhila Ofer (Israel), vice-présidentes.Les autres membres du con- seil sont: May MacLean (administrateur pour le Canada anglophone); Maria-Pura Ramos (Espagne); Nancy Kitchen (Grande-Bretagne); Carlamaria Casanova (Italie); Joke Schret-len (Pays-Bas); et enfin Rose-marie Rober-Peiner (République fédérale d'Allemagne).La présidente sortante, Léa Martel (Belgique), devient présidente d'honneur.DANS LES CAS DE DIVORCE Il faut savoir résister au stress ne faut surtout pas passer son temps à s'apitoyer sur son sort.Certaines personne, presque masochistes, manquent jusqu'au harcèlement du conjoint qui a quitté.La vie, a expliqué le Dr Cahill, est partagée à peu près également entre le travail, les activités sociales et le sommeil.Comme la vie sociale est perturbée après un échec matrimonial, plusieurs en profitent pour changer de travail et s'y donner corps et âme.En se faisant une nouvelle personnalité, certains vont habiter dans une autre ville, d'autres se mettent «au régime et quel-Iques-uns prennent des cours de conditionne-jment physique.Il\u2014- m Les psychia-très disent qu'après la mort du conjoint, c'est la rupture du mariage qui cause le stress le plus intense.Et Statistique Canada prévoit qu'une personne sur trois mariées cette année va devoir subir ce stress.L'an dernier, 59,000 mariages se sont terminés par un divorce ou une séparation au pays.Il y a eu 15,000 ruptures au Québec seulement comparativement à 481 il y a à peine 20 ans.Pour le Dr Cyrill Cahill, de l'Institut de santé mentale de Montréal, il est important, dans ces moments, de savoir résister au stress.Il LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 10 NOVEMBRE 1980 C 3 Lise Lemieux à son étal du marché Jean-Talon photo Armand Trottier, LA PRESSE raconte mémo qu'à l'époque où vous payiez une pomme de laitue $1.09, l'hiver dernier, elle aurait pu vous en vendre trois pour $1.«Des fois, on va faire des spéciaux sur les légumes importes pour écouler la production locale.» Une rapide comparaison effectuée samedi entre des prix affichés au marché et ceux d'une épicerie Cooprix de la métropole n'a toutefois pas fait ressortir d'écarts 1res significatifs.Une exception: les tomates, 70 cents la livre chez Mme Chenail, $1.29 chez Cooprix.«Moi, je ne vérifie jamais les prix ailleurs, explique Lise Lemieux, mais mes clients le font, eux.» Et semble-t-il qu'ils reviennent, hiver comme été.Hiver comme été.Lise Lemieux tient bon au marché Jean-Talon En février, Lise Lemieux ira rejoindre son bikini et sa brosse à dents au Mexique.Pendant 15 jours, elle laissera le soleil PAUL ROY ¦\",™\" et le Pacifique faire leur oeuvre, loin de ses navets et de ses choux.D'ici là, si c'est urgent, vous pourrez la voir au marché Jean-Talon, où elle passe le plus clair de son temps dans les patates, à vendre sa salade.Lise Lemieux, vous l'aurez compris, est une vendeuse de légumes.L'été, derrière son étalage, elle a l'air d'une vendeuse de légumes comme bien d'autres: 31 ans, toutes ses dents, etc.Mais l'hiver, il faut visiter la baraque qu'elle et son associée Ri ta Boivin occupent, derrière la fromagerie Hamel.A vue de nez, c'est la plus grosse du marché, l'hypermarché du marché, si on peut dire: 75 pieds sur 22; $15,000 de panneaux de con-treplaqué et de chas-sis de quatre sur huit; $396.32 de loyer, qu'il faut payer hebdomadairement à la viile, $1,600 à $2,000 par mois ! C'est donc dire qu'il faut qu'elle en vende des légumes.Et elle en vend: 15 heures par jour, six jours par semaine, bien instal- lée entre sa caisse et sa balance électroniques.«Des jours où il faut mauvais, où il n'y a pas de clients, ça va m'arriver de prendre l'après-midi de congé (.) Je sais qu'avec l'expérience que j'ai, je pourrais travailler bien moins fort n'importe où ailleurs, mais je ne me verrais pas travailler en dedans.» Lise et son associée ne sont pas seules à passer l'hiver au marché.C'est vrai que vers la fin de l'automne, quand ils ont écoulé leur récolte, plusieurs cultivateurs retournent dans leurs terres.Mais quelques autres se montent des abris, fin octobre, et continuent de vendre laitues, piments, tomates et épinards importés de» Floride, de Californie ou du Mexique, mais aussi des patates, carottes, choux et navets d'ici.«L'hiver, on vend autour de 65 p.c.de légumes importés», précise Lise Lemieux.Aline Chenail, sa fille Denise et son gendre Gérald Ouel-lette, occupent une bâtisse de 10 sur 22, à l'autre bout, côté sud.«L'hiver et l'été, c'est deux clientèles très différentes, explique Mme Chenail.moi, je préfère l'hiver, c'est une clientèle plus stable, des habitués, du monde qui nous connaît.» C'est vrai qu'il y a moins de monde l'hiver, reconnaît sa fille, mais il y a aussi moins de marchands.Mme Chenail s'approvisionne à la ferme de son fils André, à Sainte-Chlotilde, et fournit quelques épiciers et restaurateurs de Montréal.Selon elle, plusieurs personnes qui fréquentent le marché l'été ignorent qu'il demeure ouvert toute l'année.Comme d'autres commerçants interrogés, elle prétend que le marché offre des avantages tant du point de vue de la qua-lité que des prix, par rapport aux épiceries.Une commerçante Oxfam-Canada: $1.5 million pour objectif OTTAWA (PC) - Oxfam-Canada lancera cette semaine une campagne de financement de $1.5 million, la plus grosse depuis l'opération d'urgence pour le Biàfra en 1968.«Nous avons découvert une cure réalisable du cancer qui détruit des vies humaines dans le Tiers monde, mais sa mise en application demeure un défi», a dit le secrétaire national d'Ox-fam-Canada, M.Lawrence dimming.«La cure consiste à promouvoir l'autosuffisance, à aider les communautés à devenir assez fortes pour s'occuper de leurs propres affaires sans dépendre de l'aide ét rangère.» Il a indiqué dans une déclara tion que 250.000 Canadiens seraient sollicités pour des dons afin d'appuyer les activités de cette organisation non gouvernementale a l'étranger.Plus de la moitié du million et demi de dollars doit provenir de citoyens canadiens pour que la campagne soit eligible aux subventions fédérales et provinciales.Les projets d'Oxfam comprennent un programme d'alphabétisation des adultes au Nicaragua et la production d'un incubateur à oeufs fonctionnant à l'énergie solaire pour les paysans péruviens, qui ont traditionnellement utilisé le kérosène, un carburant de plus en plus dispendieux.«Les habitants du Tiers-monde ne sont pas paresseux ou stupi-des.a dit M.dimming.Ils travaillent fort pour régler leurs propres problèmes, et Oxfam cent ri bue à rendre leurs luttes plus faciles et leurs victoires plus assurées.»» EATON la mode d'aujourd'hui est celle de demain La prochaine fois que vous magasinerez chez Eaton, pourquoi dîner à l'extérieur alors que le magasin possède un libre-service qui vous conviendra?Si vous êtes pressé, vous pourrez manger rapidement.Vous voulez vous détendre?Prenez le temps qu'il faut: se réunir et dîner calmement constitue une des joies du magasinage chez Eaton.Vous vous servez vous-même; donc, pas de pourboire à laisser.ça compte.Vous pouvez également siroter une bière ou agrémenter votre repas d'un peu de vin.À tous les libre-service Eaton.\u2022AS 0 m Voyex les pages jaunes de votre annuaire tel.v .w.w sv.v.\u2014 \u2022\u2022\u2022 .Vv?*-»
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