La presse, 24 novembre 1980, Cahier A
[" Photo Armand Trottier.LA PRESSE photo Paul-Henri Talbot.LA PRESSE TROISIEME D'AFFILÉE La Coupe Grey aux Eskimos comme prévu! Les Eskimos d'Edmonton se sont assuré une troisième Coupe Grey consécutive hier après-midi à Toronto lorsqu'ils ont défait les Tiger Cats de Hamilton 48-10.«Edmonton, c'est la classe de la ligue Canadienne», a admis John Payne, l'instructeur des perdants.Une farce dénuée de suspense, affirment Richard Chartier et Yves Lé-tourneau.pages B 1 et B 2 REDUISEZ VOS COÛTS DE CHAUFFAGE 25 CENTS ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $ ! .75 - EDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 - ABITIBI-TÉMISCAMINGUE LA TUQUE 30« MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1 980, 96e ANNÉE, no 276, 48 PAGES, 4 CAHIERS WLB DiS MAtNTtMANT tel278 8111 Trieste YOUGOSLAVIE De violents tremblements de terre ont secoué le sud de l'Italie hier soir faisant au moins 350 morts ef plusieurs centaines de blessés.Environ 100 personnes ont péri dans l'effondrement d'une église à Balvano.Les autorités croient que le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.page DU LE PERE JEAN AIMERAIT BIEN CHANGER MONASTÈRE ¦ Même en prison, le père Jean-Grégoire-de-la-Trinité demeure un marginal.Habitué aux privations physiques, il n'a pas eu trop de mal à s'adapter.Il prie, lit la Bible et tente de méditer, mais se plaint du bruit.Condamné à deux ans d'emprisonnement, son plus grand désir serait de vivre sa détention dans un monastère comme Saint-Benoît-du-Lac.page B M photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Enquête fédérale sur l'évaluation de la Lada > pages D 1, D 2 EDR0 LES POLITICIENS ET LA MENACE SÉPARATISTE L'AGE D'OR NE VEUT PAS DE M ATCDMC1 I CC mm Deuxième d'une série d^six ff|flM 1 Klml^iKliliB»» articles de Lilianne Lacroix sur les activités du troisième âge sera inhumé à St-Anicet pages A 4 et A 5 III page A 6 * ¦¦.ë fer .\" il Le complot de Lin Biao mis à nu ¦ Le premier véritable témoignage depuis l'ouverture du procès de la Bande des Quatre et de la clique Lin Biao a eu lieu hier à Pékin.Le visage en sueurs et démesurément bouffi, le général Wu Faxian, l'ancien chef de l'armée de l'air chinoise, a même fait des aveux.page D 9 «ON METTRA MÊME LES MALADES DANS LA CHAPELLE» le directeur de Notre-Dame ¦ Impatient, l'homme a repoussé sa bassine qui est tombée sur le plancher en se vidant.Il jure avec conviction.Sa voisine secoue la tète d'impuissance et d'humiliation et se pince le nez.Derrière, un autre sourit, l'air absent.Plus loin, on chante, on monologue, on médite, on pleure, on attend, on essaye de dormir.malgré le va-et-vient, l'éclairage, le bruit, aussi agressifs que les odeurs.HUGUETTE ROBERGE Nous sommes dans le corridor de l'urgence dun de nos grands hôpitaux de Montréal.Il est I0h:,0, une heure relativement «calme» selon une infirmière.«Attendez, dans une heure, ça va être de toute beauté, avec l'arrivée des chariots du dîner! ».Une urgence en folie.Ce pourrait être Notre-Dame, ou Maisonneuve-Rosemont, ou Jean-Talon, ou Sacré-Coeur, ou Fleury (et c'est du reste l'un de ces centres hospitaliers qui nous a fourni la scène décrite plus haut), ou n'importe lequel des hôpitaux francophones du grand Montréal.C'est partout pareil.Les urgences sont devenues des entonnoirs bouchés.On crie au scandale.Mais rien ne sert de crier.Les causes sont connues.Des centaines de malades campent péniblement dans les corridors et recoins d'hôpitaux, pendant des jours, des semaines, voire des mois (on a vu des cas se prolonger pendant deux mois), en attendant un vrai lit d'hôpital, urn* \\raie chambre et des vrais soins spécialisés?C'est parce que les «vrais lits», aux étages supérieurs, sont occupés, voir URGENCE en page A 10 SOMMAIBE Annonces classées: C 4 à C 9 Arts et spectacles \u2014 Informations: D 5, D 6 \u2014 Horaires: D 7 Bandes dessinées: D 4 Carrières et professions: D 3 Décès, naissances, etc: C 1 1 Economie: D 1, D 2 Editorial: A 6 Etes-vous observateur?: C 7 FEUILLETON: \u2014 Ennemis: C 5 Horoscope: D 4 Jardins et maisons: C 10 Le monde: D 8, D 9 Météo: A 2 Mot mystère: D 4 Mots croisés: D 4 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: D 7 Sports: B 1 à B 10 Tribune libre: A 7 Vive aujourd'hui: C 1, C 2 le Salon du choix et de 11économie RÉSULTATS DU HOCKEY I SAMEDI Canadien 7 \u2014 Philadelphie if il.¦.¦ A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 La représentation du Québec à Dakar au centre de visite de Trudeau à Paris PARIS (AFP)\u2014Le problème de la representation du Québec à la prochaine conférence francophone de Dakar, qui devrait déboucher sur la création d'une sorte de Commonwealth francophone, semble être le sujet «numéro un» des entre tiens à Paris de M.Pierre Elliott Trudeau, estiment les observateurs.Pierre d'achoppement entre Paris et Ottawa, le problème des relations du Canada avec le monde francophone se pose, en effet, avec une acuité particulière quinze jours avant la réunion de Dakar et moins d'un mois avant la visite en France de M.René Lévesque.Pour Ottawa, comme la rappelé M.Trudeau au Caire à l'issue d'un entretien avec le président sénégalais Leopold Sedar Senghor, instigateur du projet de «communauté organique francophone», «c'est le gouvernement central qui s'exprime sur les questions internationales au nom de tout le Canada».Au cours d'un diner strictement intime avec son homologue canadien à l'hôtel Matignon, le premier ministre français Raymond Barre n'a pas explicité hier soir la position de la France sur le niveau de la représentation du Québec à Dakar, faisant valoir que «de toute façon, ni la France, ni aucun autre pays n'ont de conseils à donner au Canada dans une affaire strictement intérieure».Par ailleurs, indique-t-on toujours de source canadienne autorisée, MM.Barre et Trudeau ont évoqué la relance du dialogue Nord-Sud dans la perspective du sommet économique d'Ottawa en juillet 81, les moyens de résoudre les grands conflits internationaux actuels, les relations Est-Ouest, la crise économique internationale ainsi que les problèmes monétaires et énergétiques.On souligne que la conver- sation a été «très chaleureuse et pleine d'humour; MM.Barre et Trudeau ont plaisanté sur leurs activités passées d'anciens professeurs, remarquant qu'ils les retrouveront peut-être un jour».Aujourd'hui, M.Trudeau doit rendre une «visite de courtoisie» au président Giscard d'Estaing.Il regagnera Montréal en début de soirée.Visite à Bonn M.Trudeau était arrivé à Paris en provenance de Bonn où il avait fait escale à son retour du Proche-Orient.Il a discuté avec «deux amis», le chancelier Schmidt et son ministre des Affaires étrangères, M.Hans-Dietrich Genscher, des deux grands dossiers actuels de sa diplomatie, le sommet Nord-Sud et le sommet économique d'Ottawa.Les deux thèmes sont étroitement liés dans la mesure où les problèmes Nord-Sud et les résultats du sommet de Mexico seront ALLEZ-Y ENSEMBLE i POUR Dès maintenant, et pour une période très courte.Vie Tannv vous offre un abonnement de un an au tarif très économique de 2 POUR I.«2 POUR 1 », cela signifie que vous obtenez deux abonnements pour le prix d'un seul.Vous, votre conjoint, un parent ou un ami.pouvez profiter 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le premier ministre canadien a relevé les difficultés d'un sommet formel Nord-Sud, prévu en principe en juin à Mexi- co.Il a préconisé une réunion au niveau des chefs d'état et de gouvernement plus restreinte et plus informelle au cas où les trois parties intéressées (OPEP.Tiers-monde et pays industrialisés) ne parviendraient pas à se mettre d'accord sur un ordre du jour pour Mexico.M.Trudeau, qui venait de se rendre en Arabie Saoudite, au nord Yemen et en Egypte, a également évoqué longuement le dossier du Proche-Orient.Il a fait part à M.Schmidt de son entretien avec le président Sada-te qu'il avait rencontré pour la première fois samedi matin au Caire.Les deux «Express de la constitution» en route vers Ottawa VANCOUVER (CP et UPC) \u2014 Environ huit cent Indiens de Colombie-Britannique entreprennent aujourd'hui un voyage en direction d'Ottawa à bord de deux trains qu'ils ont appelés les «Express de la constitution».D'autres Indiens rejoindront les premiers en cours de route.L'objectif de ce voyage est d'obtenir le report du rapatriement de la Constitution canadienne jusqu'à ce qife la situation spéciale des Indiens soit reconnue et incluse dans la Charte des droits et libertés.Un premier train prendra la route passant par Calgary et Regina.L'autre passera plutôt par Jasper et Edmonton.Les deux trains se rejoindront à Winnipeg mercredi.Les organisateurs espèrent avoir regroupé des milliers d'Indiens avant d'arriver à Ottawa.Un comité composé de représentants des deux chambres étudie actuellement le projet de rapatriement soumis par le premier ministre.La résolution à laquelle la plupart des provinces s'opposent doit être présentée aux Communes le 9 décembre et soumise au vote.Les Indiens disent que s'ils ne sont pas satisfaits de la réponse d'Ottawa, ils prendront «l'Expresse de la Constitution» pour se rendre à New York où ils comptent demander aux Nations unies d'intercéder en leur faveur.A Vancouver, toutes les places sur les deux trains ont été achetées par l'Union des chefs indiens de C.B.qui les revend aux Indiens, lesquels voyagent à moitié prix à cause de leur statut d'Indiens.Les participants au voyageait été invités à porter le costufne traditionnel et à s'abstenir de boire de l'alcool ou de prendre de la drogue.«Ni l'alcool ni la drogue ne seront tolérés à bord des trains, peut-on lire sur une pancarte.Notre voyage est sérieux et important.Il s'agit de nous battre pour avoir le droit d'exister en tant qu'Indiens.«Trudeau a mis le peuple indien au défi de prouver que sa culture et ses droits sont importants pour lui.Nous devons relever ce défi.» La Quotidienne F Tirage de samedi 4-8-5 RENCONTRER QUELQU'UN.PARTAGER SES AFFINITÉS.CONNAITRE LE BONHEUR.Se sentir respecté, si tel est votre souhait, venez consulter un spécialiste de C.U.R.H.et comme d'autres vous serez enchanté d'avoir fait appel à nos services.Pour entrevue: 398-8043 $0 ovesi.Ploca CrémoiM SetteMO Meeliéel H2» 259 Tél.: M1-4043 INSTRUCTION INDIVIDUELLE IN PETITS GROUPES OÙ IN PRIVE À TOUS LIS NIVEAUX ANGLAIS/FRANÇAIS ESPAGNOL, ALLEMAND, ITALIEN, ETC.SUR DEMANDE \u2022 4 SEMAINES INTENSIF: De lh p.m.à 5h p.m.Coût: $215 Début le 1er décembre \u2022 10SFMAINFÇ 2 fois par Mmalnt ' \\ °Ec Vttn choix d.l'hturt et du jour C.OU t : $ 1 95 Début chaque semaine Cours GALOIS ÉCOLE DE LANGUES Depuis 1965 de l'impôt 1410, rue Stanley Suite 606 (Métro Peel) 844-5060 Ouvert de 11 h a 20h Ctrhurt eerienoette, permis m 749755 LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum:\u2014 Maximum: 4 Nuageux avec averses DEMAIN Nuageux, venteux, frai?au Québec RÉGIONS Mm Abitibi Outaouais Laurentides Cantons do l'Est Mouricie Quebec Lac-Saint-Jean Rtmoutki Gaspéeie Baie-Comeau Sept-lles au Canada Mo.AUJOURD'HUI -2 Nuageux avec neige 4 Nua, pluie ou neige 4 Nua., pluie ou neige 6 Nuageux avec averses 0 Nuageux avec averses 6 Nuageux avec averses 0 Nuageux avec averses 5 Knnuag.suivi de pluie 5 Ennuag.suivi de pluie 5 Ennuag.suivi de pluie 4 Nuageux et pluvieux DEMAIN Beau et Iroid Nuageux, venteux, Nuageux, venteux, Nuageux, venteux, Nuageux, venteux, Nuageux, venteux.Nuageux, venteux.Pluie ou neige Pluie ou neige Pluie ou neige Pluie ou neige frais frais frais frais frais frais \tAujourd'hui\tCaptait!\tMin Colombie-Britannique\tNuageux\tVictoria\t0 Alberta\tEnsoleillé\tEdmonton\t-8 {Saskatchewan\tEnsoleillé\tHegina\t-8 Mo.t \t\tCapital.»\tMttv\tMo.Manitoba\tPart, nuageux\tWinnipeg\t-2\t-2 Ontario\tNeige légère\tToronto\t-2\t4 Nouveau-Brun i wick\tAverses\tFredericton\t5\t9 Nouvelle-Ecosse\tPart, nuageux\tHalifax\t2\t9 Ile-du-Prince-Edouard\tPart, nuageux\tChariot tetown\t3\t8 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint-Jean\t2\t4 la presse LA PRESSE ett publiée par LA PRESSE LTEE.7.rut Saint-Jacques.Montréal H2V 1K9.Stult la Prttat Canadienne ett autorisée â dlftuttr les informations de \u2022 LA PRESSE \u2022 «t celles des ttrvlcta dt la Presse Associée et de Reuttr.Tout dro.ts dt rtproductlon det Intormatlont particulier»» a LA PRESSE aont également réeervét.\u2022 Courrier dt It deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port de retour garanti.si vous partez aux Etats-Unis eee Boston Buffalo Chicago Mai 0 2 -3 Moi.7 7 9 Miami New York Nlle-Orléans Mit.Ma.15 23 2 4 7 14 Pittsburgh San Francisco Washington Min.-4 7 1 Moi.4 18 11 vers les capitales Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Buenos Aires Londres 10\t13\tHong Kong\t20\t25\tOslo 8 \u2022\t15\tLe Caire\t14\t23\tParis 5\t13\tLisbonne\t11\t20\tHome -5\t3\tLondres\t12\t13\tSéoul 1 -I G il 1 4 14 16 vers les plages Acapulco Barbade 25 26 32 30 Bermudes Nassau 18 22 San Juan 22 28 Trinidad 24 23 31 2.j TARIFS D'ABONNEMENTS UV RAISON A DOMICILE: lundi ou somedi $1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Somedi jeulement 0.75 TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) Nemfca\"0 de CANADA 13 Lundi ou somedi $37.00 Lundi ou vendredi $24.00 Somedi sagement $13.00 ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS Ntflénttsaaariatt* 13 26 52 Lundi ou samedi $72.10 $145.60 $291.20 Lundi ou vendredi $52.00 $104.00 $201.00 Somedi seulement $20.10 $41.60 $83 20 \u2022Durit mnmm 13 ttmanti \\ 26 52 $74.00 $141.00 $48.00 $96 00 $26.00 $52.00 INFORAAATION GÉNÉRALE 215-7272 RÉDACTION 215-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commondes 285-7111 du lundi ou vendredi 9t> o 17h Pour chonoer 285-7205 dulur4ou*tndrtd ftolôWO GRANDES ANNONCES Détoillonts 285-7202 National, Télé-Presse 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes onnonces 285-6892 Annonces classées 285-6901 Pour voue abonner, not bureaux sont ouverte de 7h à 18h (earned! :7h à 15h) 215-6911 i LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 PRÈS DE 100 MORTS À LAS VEGAS Une chance que le système d'alarme n'ait pas fonctionné ! A 3 m.\u2022v, \u2022>\u2022.LAS VEGAS, Neveda (AP, UPI, Renier, AP^P) \u2014 Les pompiers et policiers qui fouillent les ruines du Grand Hôtel de Las Vegas s'attendent à trouver une vingtaine de cadavres dans le sous-sol.sous des tonnes de débris et autour des ascenseurs.Cela porterait à plus de 100 le nombre de morts dans l'incendie de vendredi.Au moment de mettre sous presse, on avait confirmé la mort de 81 personnes.L'incendie a fait en outre plus de 500 blessés dont près de 200 ont dû être hospitalisés.Parmi les survivants de la catastrophe, certains doivent la vie, semble-t-il, au fait que le système d'alarme n'ait pas fonctionné.C'est du moins ce qu'a prétendu le directeur du conseil administratif de MGM Grand Hotels Inc., M.Fred Benninger, dans la conférence de presse qu'il a donnée hier.Selon lui, un nombre beaucoup plus grand de clients serait accouru dans les corridors, si l'alarme avait sonné.En restant dans leur chambre, ils ont eu la vie sauve.Pourtant, un grand nombre de survivants ont manifesté l'intention de poursuivre l'hôtel.Non seulement l'alarme n'a pas fonctionné, mais les gicleurs que Ton ne pouvait trouver qu'aux trois premiers étages n'ont pas marché non plus.En outre, il n'y avait pas de détecteur de fumée dans aucune chambre.Selon le capitaine des pompiers, un court-circuit serait à l'origine du sinistre, peut-être le plus grand sinistre du genre qu'ait connu les Etats-Unis.Ce court-circuit s'est déclaré dans un réduit sous une cuisine située au sous-sol de l'édifice.Le feu a pu couver là pendant plusieurs heures avant de se déclarer soudainement et d'embraser toute la salle de jeu du rez-de-chaussée, où une dizaine de personnes ont trouvé la mort.La plupart des victimes cependant ont été tuées dans les étages, asphyxiées par les nuages de fumée toxique qui se sont répandus grâce au système d'air climatisé et qui ont envahi les couloirs.D'après le chef des pompiers, qui corrobore en cela la déclaration de M.Benninger, elles auraient pu être sauvées pour la plupart, si elles étaient restées dans leur chambre.La fumée toxique était dégagée par les matières plastiques utilisées dans la construction de l'hôtel, construction qui remonte à 1973.Certains clients de l'hôtel qui ont survécu à la catastrophe ont signalé à la police des vols d'espèces et de bijoux dans leur chambre.La police a ouvert une enquête pour déterminer comment des pillards ont pu s'introduire dans l'hôtel alors que les forces de l'ordre gardent l'établissement pendant la journée et que des agences de sécurité les remplacent la nuit.En outre, il devait bien y avoir un million de dollars sur les tables de jeu quand le feu a embrasé la grande salle du casino.Où est allé tout cet argent?Certains employés en ont «sauvé» avant de fuir et l'ont remis ensuite à la direction de l'hôtel, mais tous n'ont pas été aussi scrupuleux.Quant à la ville de Las Vegas, elle vient de perdre une source de revenus qui lui rapportait un million de dollars tous les trois mois.La direction de l'hôtel a cependant laissé entendre qu'elle comptait rouvrir les portes du Grand Hotel en juillet prochain.à m® photothèque LA PRESSE Raphael ladeluca était directeur du personnel de la commission scolaire Le Gardeur depuis 1977.Mme Alice Jones, commissaire à la Commission scolaire Le Gardeur, a revu, hier soir, à l'aéroport de Dorval, du monde qu'elle a bien failli ne jamais revoir.photo Armand Trottier, LA PRESSE Deux Québécois morts asphyxiés à quelques pas de leur chambre Raphaël et Angela ladeluca sont morts asphyxiés dans un escalier, à quelques pas de leur chambre, au 2ft?étage de l'hôtel MGM de Las Vegas.Le corps de M.ladeluca, 35 ans, un cadre de la Commission scolaire Le Gardeur, de Repentigny, a été retrouvé étendu sur celui de sa femme, âgée de 30 ans.PAUL ROY_ Une version fournie par des secouristes: Mme ladeluca, dans sa hâte, aurait trébuché et son mari se serait affaisé en tentant de la relever.L'identification de M.ladeluca a été plus rapide que celle de sa femme, qui ne portait pas de papiers d'identité.De plus, des contusions qu'elle s'était infligées au visage, probablement dans sa chute, ont rendu difficile l'identification visuelle.De sorte que ce n'est qu'en milieu de soirée, samedi, 36 heures après le début de l'incendie, qu'il a été confirmé qu'elle faisait partie des 81 victimes.A Montréal, la nouvelle n'a été connue qu'en fin de soirée, ce qui n'a pas été sans causer quelque anxiété chez ses proches, qui ont dû attendre tout ce temps, impuissants.Vers 22h, samedi, un parent de Mme ladeluca devait confier à LA PRESSE qu'il avait pu apprendre que le coprs d'une femme avait été découvert près de celui de M.ladeluca, que c'était vraisemblablement celui d'Angela, mais.Les deux corps devaient être rapatriés à Montréal ce soir, des arrangements en ce sens avant ¦h.^Pourquoi pas une taxe directe?La récente série concernant la Société des alcools du Québec a provoqué certains remous.Pour une rare fois, les appels téléphoniques et le courrier se rangeaient en majorité de mon côté.Une mince» consolation peut-être pour les rebuffades antérieures, mais ça se prend bien ! Le plus intéressant appel téléphonique m'est venu de Rodrigue Tremblay, ex-ministre provincial de l'Industrie et du Commerce, ex-ministre-tuteur de la SAQ, économiste de l'ex-eommission Thinel (mandatée pour étudier le fonctionnement de la société à la fin des années 60), et parrain de l'entrée des vins dans les épiceries, sans doute la décision qui a le plus contribué à modifier l'image de la SAQ.Comme tous les autres députés qui ne font pas partie de l'équipe au pouvoir, Rodrigue Tremblay n'avait évidemment pas vu le «plan quinquennal» avant (t'en lire le modeste résumé dans LA PRESSE.Mais il ne paraissait pas surpris outre mesure, à l'exception peut-être du désir avoué de la SAQ de fermer les succursales non rentables.Il s'agit là d'une stupidité gouvernementale selon lui, puisque c'est le ministre du Développement économique qui a forcé la SAQ à ouvrir 50 nouvelles succursales dans le cadre des programmes OSE.Rodrigue Tremblay ne m'a rien appris en disant que la gloutonnerie de la SAQ est directement proportionnelle aux exigences budgétaires du ministre des finances.Les dirigeants de la société admettent sans ambages que ses profits nets sont déterminés à l'avance par le ministre.Une fois que Jacques Pari-zeau a fixé le montant qu'il s'attend à recevoir de la SAQ, la société doit trouver les moyens de satisfaire son appétit de plus en plus insatiable.Et ces moyens sont limités: hausse d'échelle des prix de tous les produits; lancement de nouveaux produits-maison et augmentation du volume des produits-maison (les plus rentables) déjà sur le marché.Cette tactique défavorise toujours les deux mêmes groupes, soit les importateurs de produits en bou- Prescnptions d ophtalmologiste Yeux artificiels lentilles progressives Prescriptions d'optome triste lentilles comeennes souples ou npdes teilles et les consommateurs, qu'on a habitués à apprécier le vin pour mieux les étrangler par la suite.Il faut dire toutefois que dans son plan quinquennal, la SAQ va un peu beaucoup au devant des coups en faisant miroiter aux yeux du ministre des profits de S358 millions pour l'année financière 1984-85, une augmentation de 60 p.cent par rapport à l'année 1978-79! Et rappelons-nous qu'il s'agit là d'un minimum, car, comme le dit le plan quinquennal, les profits seront encore plus élevés si l'inflation annuelle est supérieure aux 8 p.cent par année prévus d'ici là.En revanche, Tremblay m'a drôlement éclairé sur d'autres points.En premier lieu, il dit qu'à ses yeux, l'arrivée des vins-maison dans les épiceries n'était pas une fin mais plutôt un début, qu'il avait arrachée de guerre lasse au Conseil des ministres.A plus long terme, il désirait en venir à permettre aux épiciers d'offrir une centaine de marques, y compris des vins importés, en fonction de l'espace disponible et de leur marché respectif.Et il rappelle la dure lutte qu'il a livrée à l'administration de la SAQ pour la distribution dans les épiceries.Il a, dit-il, insisté pour que la distribution soit assurée par des grossistes, ce qui permettait de réduire de 22 à 6 p.cent les frais de distribution prévus par la SAQ.C'est autant d'argent que le consommateur n'a pas à payer sur chaque bouteille.Tremblay se fait aussi l'avocat d'un principe voulant que la majoration fiscale soit distincte de la majoration commerciale.Autrement dit, l'ek-ministre désirerait qu'on connaisse pour chaque produit le prix coûtant, les taxes perçues parles gouvernements et la marge de profits de la SAQ, le pourcentage de taxes étant le même pour l'ensemble des produits.Le système existe déjà pour les produits du tabac, et le gouvernement touche d'importants revenus avec le minimum de frais administratifs.Enfin.Tremblay souhaiterait qu'on atténue la position de monopole de la SAQ qui.à son avis, devrait avoir de la concurrence.Tremblay préconise d'ailleurs l'ouverture de 20 à 25 maisons des vins spécialisées dans les produits provenant de différentes régions du monde afin de faire concurrence à la SAQ.Mais il admet que cette idée ne passerait pas dans l'état actuel des choses, à cause de la pression de certains ministres et des syndicats de la SAQ, qui perdraient une bonne partie» de leur pouvoir de négociation si le monopole n'existait plus.Selon l'cx-ministre, il faut modifier la loi de la SAQ afin de la transformer en régie de surveillance à laquelle serait rattaché le laboratoire de la SAQ.Dans le contexte actuel, il est clair que la SAQ se trouve continuellement en conflit d'intérêts.été pris entre les maisons funéraires de Montréal et Las Vegas.Le couple de Repentigny avait deux garçons, Tony et Marco, âgés de 11 et 8 ans.M.ladeluca était directeur du personnel depuis 1977 à la Commission scolaire Le Gardeur.Il avait déjà été président de la Commission scolaire Jérôme-Le-Royer.Son frère.Emilio, est conseiller municipal à Saint-Léonard.Comité d'accueil Quant aux dix autres membres de la délégation de la Commission scolaire Le Gardeur qui logeaient eux aussi au MGM, ils sont rentrés hier.Un comité d'accueil improvisé les attendait à leur arrivée à Dorval, vers 22h.Des parents, des amis, d'autres commissaires, quelques dizaines de personnes en tout.Sont descendus du DC-10 d'American Airlines, les commissaires Alice Jones, Yvon Danse-reau, Jean-Paul de Grandpré, Jean-Guy Lefebvre et leurs conjoints, de même que le commis- saire Réjeanne Martin et Mme Carole Desmarais, soeur de Mme Lefebvre.Le groupe était arrivé à Las Vegas mardi soir en prévision d'un congrès sur la gestion scolaire qui devait débuter vendredi matin.Hier soir, à Dorval.ils se distinguaient des autres passagers du DC-10 à ceci qu'ils n'avaient pas de bagages, ayant dû les abandonner dans les décombres de leur hôtel.En lieu, ils portaient de petits sacs de plastiques fournis par la Croix Rouge américaine.«C'est tout ce qu'on a de bagages», répétait le commissaire de Grandpré aux journalistes.Mme Lefebvre.elle, pleurait à chaudes larmes: M.Jones racontait les trois heures passées au 21e à attendre les secours, des serviettes humides collées au visage pour ne pas respirer trop de fumée; Mme de Grandpré parlait du plafond qui s'est écroulé presque sous son passage: «Quelques secondes de plus.» Tous avaient l'air vidés.?El «SP0KEN ENGLISH» L'ANGLAIS PARLÉ SESSION DE CONVERSATION ANGLAISE VRAIMENT SIGNIFICATIVE POUR CEUX QUI DÉSIRENT: \u2022 Apprendre l'anglais de tous les jours \u2022 Perfectionner leurs connaissances de l'anglais parlé \u2022 Le parler plus couramment et avec plus de souplesse \u2022 Se sentir plus à l'aise en le parlant PETITS GROUPES 5 à 7 participants par niveau \u2014 MAXIMUM à tous les niveaux.Conversation dirigée par des moniteurs qualifiés d'expression anglaise.SANS GRAMMAIRE \u2022 Accent mis sur la conversation courante \u2022 Adaptée selon les besoins de chaque niveau \u2022 Corrections nécessaires appliquées selon le contexte des phrases utilisées MÉTHODE (CONVERSATION PRATIQUE) Axee sur la conversation pratique de tous les jours.Comprenant conversation a sujets libres ainsi qu'une série de douze sujets sélectionnés pour l'aspect pratique qu'ils représentent dans la conversation de tous tes jours tant en affaires qu'en société.Depuis de|a 10 ans, plusieurs milliers d'anglophones ont participe aux sessions «Le François Parle» (Spoken French) diffusées par notre Centre a Montreal et dans le secteur ouest de l'île de Montréal (Lakeshore-West Island).CHOIX D'HORAIRES Après-midi 1 3h 15- 15h45 Soir 1 8h 15 - 20h 45 Matin 10h 00 - 1 2h 30 2 fois par semaine lundi et mercredi ou mardi et jeudi Visite à domicile sur demande $.c4.facette 1 ne.Opticien d'ordonnances 6528.rue SAINT OENIS.MONTREAL.QUE H2S 2R9 Succursale: LAVAL OUEST 4183, Boul.Ste-Ros* (coin Boul Sauvé) 627-2648 274-5623 ST.BUREAU FERME TOUS LES LUNDIS «VAINCRE L'OBESITE: UNE NOUVELLE MÉTHODE» Par images subliminales par Clément Patenaude, psychologue, directeur de l'Institut de psychologie en communication subliminale.Une nouvelle méthode alliant la psychologie du comportement à l'effet de la communication subliminale.AUJOURD'HUI, 24 novembre, à SOhOO Collège Maisonneuve, 3800 est, Sherbrooke, Salle B 441 7.Pour renseignements supplémentaires: 256-50 1 1 \u2022 DURÉE: 6 semaines (12 séances de 2 h 30 chacune).FRAIS DE LA SESSION: $165 (tout compris).Pour toute inscription faite avant le 12 décembre 80.Après cette date, les frais de la session seront de $180.DÉBUT DE LA SESSION: Lundi 1 2 janvier 81 ou mardi 1 3 janvier 81.Entrevue de classement: SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT.Pour autres renseignements, composez: 844-9396 CCFA LE CENTRE DE CONVERSATION FRANÇAISE ET ANGLAISE CCFA INC.Fondé en 1969 (Situé en face de l'université McGill) 910 rue Sherbrooke ouest Reconnu par le ministère de l'Education ((CCG NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE GROS LOT APPROXIMATIF \u2022 VENDREDI 100,000 ÏÔ I13 1\t\t17\t\t20 32\t\t34 6 SUR 6\tnombre oc gagnants 3\t\tLOTS s254,641.30\t\tm complementaire S applique seulement au s sur 6 +\t 5 SUR 6\t208\t\t1,134.70\t\t( 26 ~)\t 4 SUR 6\t8,527\t\t76.90\t\tventes totales '2,731,758.\t 5 SUR 6+\t3\t\t52,449.60\t\t\t TIRAGE: 134 21 NOV.1980 \tnumero\tpossibilite de num£ro complet\t160082\t3 GAGNANTS DE 50 000$ 5 chiffres\t60082\t30 GAGNANTS DE 5 000$ 4 chiftoes\t0082\t297 GAGNANTS DE 250$ 3 CHimuis\t082\t2970 GAGNANTS DE 50$ 2 chiffres\t82\t29700 GAGNANTS DE 5$ LES BILLETS GAGNANTS DE 250$ ET 50$ BE LA MINI SONT ENCAISSABLE^À TOUTE SUCCURSALE DE LA BANQUE NATIONALE A-4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 BIEN QUE MINÉ PAR LA MALADIE DÈS LE DÉBUT DE SON MANDAT Jules Léger aura réussi à canadianiser davantage le poste de gouverneur général Jules Léger n'était que depuis six mois à peine le 21e gouverneur général du Canada lorsque, le S juin 1971, une commotion cérébrale priva le diplomate de ses forces, et de sa facilité d'élocution.Il ne devait jamais se remettre entièrement, mais il n'en lutta pas moins avec un courage tranquille, et.à mesure que progressait son mandat, il transforma peu a peu sa charge de chef d'Etat et de commandant en chef.«Je pense que si l'on peut canadianiser un peu plus ce poste, c'est ce que j'aimerais faire», devait-il declarer lors d'une interview donnée en 1976.Et c'est ce qu'il fit, en mettant a profit les excellentes relations qu'il entretenait avec le premier ministre Trudeau et la profonde affection qu'il vouait au Canada: il réduisit le caractère formel de son poMe et aida à transférer de Grande-Bretagne au Canada les derniers vestiges du pouvoir royal Il s'acquitta de sa tâche en silence, mais avec une noblesse naturelle.Occasionnellement, il se servait de sa femme Gabriel-le.fille d'un industriel montréalais, qu'il avait rencontrée alors qu'il étudiait à la Sorbonne, comme de son porte-parole public.A la suite de son attaque, alors qu'il était âgé de 61 ans.il dut reapprendre à parler: il disait souvent qu'il lui avait fallu apprendre l'anglais trois fois dans sa vie.Alors qu'il était enfant, son père, un marchant, l'envoya en Ontario, de son village natal de Saint-Anicet.pour apprendre la langue.Jeune homme, après être entré aux Affaires extérieu- res, en 1940.il apprit ce qu'il appelait «l'anglais diplomatique».Et son apprentissage recommença après son accident.Malgré tout, l'anglais ne lui fut jamais facile vers la fin de sa vie.et, en dépit des exercices d'élocution auxquels il se livrait pendant une heure et demie tous les jours, il préféra toujours sa langue maternelle.Jules Léger subit sa première commotion cérébrale quelques heures seulement après que son frère, le cardinal Paul-Emile Léger, et lui-même eurent reçu un doctorat honorifique de l'Université de Sherbrooke.Mgr Léger, ancien archevêque de Montréal, qui devait par la suite travailler avec les lépreux en Afrique, administra les derniers sacrements à son frère le même soir, mais le geste était prématuré: six mois plus tard, après un long séjour de convalescence à Palm Beach, en Floride.Jules Léger avait repris son poste.Son message traditionnel du Nouvel An.pour 1975, était emprunt d'un caractère poignant: «Ces longs mois m'ont rapproché de ceux qui souffrent, devait déclarer le vice-roi.Je leur souhaite de se rétablir rapidement: qu'ils ne désespèrent jamais.» Lui-même désespéra pourtant à plusieurs reprises: «Chaque matin, pendant longtemps, j'ai pensé démissionner», a-t-il dit.Mais en 197(i.il avait repris son rythme quotidien de travail, neuf heures de cérémonies, de réceptions, de visites et de voyages.Il visita toutes les provinces, ainsi que les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon, et créa un précédent par une visite de 21 M.Jules Léger heures en Alaska: il fut le premier gouverneur général du Canada à jamais visiter l'un des Etats de l'Union.La pensée de prendre sa retraite était désormais loin de sou esprit: «J'ai encore beaucoup trop à faire», déclarait-il à un journaliste à la fin du printemps 1976.Et ses activités reflétaient sa sensibilité et son intelligence: il organisa des conférences spéciales de «penseurs» â Rideau Hall, sa résidence officielle, invitant des spécialistes et des Canadiens éminents à des réunions privées, pour discuter de questions d'intérêt national.Il se tint au courant des événements politiques et usa de son poste pour influencer l'opinion publique sur d'importantes questions telles que les Jeux olympiques de Montréal, en 1976: il s'agit là.a-t-il dit.d'un événement national, et il mit la population en garde contre de mesquines querelles à propos de leur financement ou de leur emplacement.Il décrivait son rôle comme «une politique de présence»: «Le gouverneur général est proche de la politique, parce qu'il fait CE CHAPEAU NOUS VA A MERVEILLE! H Depuis longtemps déjà.Air Canada amène des Québécois au Texas.Et cela tous les jours, de Montréal.Si vous devez vous rendre à Dallas ou à Houston, pour vos affaires ou vos loisirs, prenez la route de l'expérience.Air Canada connaît bien vos exigences en ces domaines et sait y répondre on ne peut plus avantageusement.Vous profiterez comme toujours d'un vol de grande qualité et de la possibilité de nombreuses correspondances vers le Sud des États-Unis et l'Amérique centrale.Deux vols quotidiens à partir de DorvaJ: 7h 10.avec correspondance à Toronto.Arrivée à Dallas à Uh20 et à Houston à Î2h43, bien a temps pour vos rendez-vous de l'après-midi.15H45, avec escale à Toronto.Arrivée à Dallas à 19h46 et à Houston à 21h08.Ce qui vous permet une bonne soirée de détente avant vos rendez-vous importants du lendemain.SPÉCIAUX DERNIÈRE HEURE! 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Presse Canadienne, à Toronto, pour qu'ils réfléchissent sur l'effet qu'avait sur la population le menu quotidien de mauvaises nouvelles qu'on lui servait.Ancien journaliste lui-même \u2014 il fut directeur du Droit d'Ottawa en 1938 \u2014 il leur demanda «si nous ne courions pas le risque de perpétuer la pollution verbale de l'esprit, alors que nous mobilisons toutes nos ressources pour combattre la pollution de l'environnement».Après son attaque, sa femme parla souvent en son nom.Le 12 octobre 1976, il se contenta de quelques remarques initiales, et ce fut Mme Léger qui.à ses côtés, donna lecture du discours du Trône qui inaugurait la seconde session du 30e Parlement.Des changements En tant que gouverneur général,Jules Léger utilisa des talents qu'il avait polis durant ses années diplomatiques à l'étranger \u2014 il fut ambassadeur en France durant la période de de Gaulle \u2014 et au Canada même, pour modifier son rôle.Il changea le lever annuel du Nouvel An du gouverneur général, invitant des femmes à cet événement, réservé jusque-là aux hommes, et en éliminant la rigide formalité.Il invita des milliers d'entants à venir célébrer le 1er juillet sur la propriété de 88 acres du gouverneur général, et, tous les ans, il recevait cent enfants pour le diner de Noël.Dans sa résidence, il remplaça les portraits d'anciens gouverneurs généraux qui ornaient la salle à manger par des toiles d'artistes canadiens.Il fit faire son portrait officiel par l'artiste québécois Jean-Paul Lemieux, qui peignit un simple tableau des Léger, debout sur la pelouse de Rideau Hall, avec des enfants à l'arrière-plan.Pour son sceau officiel, il engagea les services de l'artiste Alex Colville, qui en élimina l'emblème héraldique.Derniers vestiges Sur un autre plan, il présida au transfert des derniers vestiges de l'autorité royale du monarque au gouverneur général.Pendant des années après l'émission des lettres patentes de 1917.le monarque britannique conserva le droit d'accréditer les diplomates canadiens à l'étranger.Grâce à Jules Léger, la reine consentit à abandonner ce droit, ainsi que celui d'autoriser les déclarations de guerre et de signer les traités de paix au nom du Canada.Cette intervention élimina la confusion qui subsistait quant au rôle du gouverneur général, particulièrement vis-à-vis d'autres pays: Auparavant, l'autorité du chef d'Etat du Canada cessait aux frontières du pays.Désormais, et grâce au nom du gouverneur général apposé sur les lettres d'accréditation de diplomates à l'étranger, les pays étrangers étaient mieux à même de reconnaître le rôle du gouverneur général en tant que représentant de la reine, et le rôle qu'il partageait avec elle en tant que chef d'Etat.Carrière Jules Léger fut le quatrième gouverneur général canadien, et le second d'ascendance canadienne française.Il étudia à l'Université de Montréal et à la Sorbonne, où il obtint un doctorat en littérature canadienne-française.Après son mariage, en 1938, il délaissa le monde du journalisme pour enseigner à l'Université d'Ottawa, poste qu'il conserva jusqu'en 1912.À partir de 1910, il agit également en tant que diplomate: il.fut posté cette année-là à Santiago du Chili, puis à Londres de 1943 à 1919.A son retour à Ottawa, en 1949, il servit auprès du premier ministre Louis Saint-Laurent, avant d'être nommé sous-secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires extérieures, en 1951.puis ambassadeur à Mexico, en 1953.Il fut nommé sous-secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures en 1951.En 1958.il devint ambassadeur auprès du Conseil de l'Atlantique-Nordet de l'Organisation pour la coopération économique européenne, à Paris.En 1962.il fut nommé ambassadeur en Italie, où, souligne-t-il.il apprit à connaître son frère pour la première fois dans sa vie: le cardinal participait à l'époque au Concile du Vatican.«Je n'appris que tard dans la vie à connaître mon frère», devait-il déclarer un jour.Mais celui-ci devait néanmoins exercer une profonde influence sur le diplomate.En 1964, Jules Léger était nommé ambassadeur en France: il aida beaucoup à rétablir des relations plus chaleureuses entre la France et le Canada à la suite de l'infortuné «Vive le Québec libre» prononcé par de Gaulle à Montréal en 1967.«Le général connaissait mes convictions.Il ne partageait pas mon point de vue.mais je crois qu'il respectait ma prise de position.» Jules Léger a avoué toutefois qu'il en était arrivé à la conclusion que de Gaulle et lui «n'appartenaient pas à la même génération».«De Gaulle avait été façonné par deux guerres, qui l'avaient marqué très profondément.J'avais, au contraire, été façonné par la paix, et je ne me préoccupais pas du sort physique du Canada comme il devait le faire de celui de la France.» En 1968, à l'arrivée de Trudeau au pouvoir.Jules Léger fut nommé sous-secrétaire d'Etat responsable des arts, du bilinguisme, de l'éducation et de4a citoyenneté.Il obtint son derrifer poste avant son accession airti-tre de gouverneur général en 1973.année où il fut nommé ambassadeur en Belgique et.au Luxembourg.C'était un poste important en raison de l'entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne et du besoin qu'avait le Canada de resserrer ses liens avec les membres de la CEE.Un perfectionniste En tant qu'homme, Jules Léger était connu comme un perfectionniste et un planificateur qui étudiait toutes les possibilités avant de prendre sa décision.Il aimait à se promener pendant une heure et demie environ tous les jours, afin, disait-il, «de conserver l'équilibre nécessaire dans une société qui.si vous n'y prenez garde, vivra votre vie pour vous depuis le moment où vous vous éveillez, le matin, jusqu'à celui où vous vous couchez, le soir».A l'instar de Trudeau, qu'il voyait une fois par semaine environ, il s'efforça de faire du français une réalité au sein du gouvernement et des institutions fédérales.Le français fut la langue de travail habituelle à Rideau Hall durant son mandat.C'était un lecteur prodigieux, bien que modeste quant à ses réalisations intellectuelles.Sa femme parlait souvent des difficultés que créaient les centaines de livres que l'ambassadeur transportait d'un poste à l'autre.Les Léger eurent deux filles, Franchie et Hélène, mais seule Hélène est mentionnée dans les biographies officielles.Franchie demeure un mystère.On dit.à Rideau Hall, qu'elle mourut enfant et que son nom n'était jamais prononcé.Après son accident, sa femme lui fit cadeau d'un chien qu'il appela Cachou et que, affirmait-il, il avait voulu toute sa vie.Dans son discours d'inauguration, Jules Léger loua la valeur des institutions établies, et plus tard, il devait déclarer qu'à son avis, son poste donnait une certaine stabilité au système politique.«Les partis politiques passent.il existe un élément de fragilité dans toute vie politique.Mais le poste que j'occupe possède un caractère de sécurité qui est différent de celui des hommes politiques, et qui vous permet une certaine perspective.» C'est cette perspective qui devait lui faire dire qu'il avait le sentiment d'être «un peu respon-, sable de celte institution que l'on appelle le Canada».-3- LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1 980 A 5 IL SERA INHUMÉ VENDREDI À SAINT-ANICET Funérailles d'Etat jeudi pour M.Jules Léger OTTAWA (UPC, CP, AFP) \u2014 L'ancien gouverneur général du Canada, M.Jules Léger, décédé samedi soir, sen inhumé à St-Anicet près de Val leyfield, après les funérailles d'Etat qui auront lieu à Ottawa, jeudi.M.Léger, qui était âgé de 67 ans, est mort à l'hôpital généra d'Ottawa après avoir passé qua tre jours dans le coma.Son corps est exposé à partir d'aujourd'hui à Rideau Hall.Le cardinal Paul-Emile Léger, frère de l'ancien représentant de la Reine au Canada, assistera aux funérailles, mais ce n'est pas lui qui va officier la cérémonie.Aujourd'hui, seuls les membres de la famille et les amis du défunt sont admis à Rideau Hall.La population pourra rendre ses hommages mardi et mercredi.Immédiatement après que la mort de M.Léger fut rendue publique, les messages de sympathie ont afflué à la résidence de M.Léger et à Rideau Hall.La reine Dans le télégramme qu'elle a adressé hier à l'actuel gouverneur général du Canada.M.Edward Schreyer, la Reine Elizabeth se dit attristée d'apprendre la mort de M.Léger qui «avait su mériter l'admiration de tous en demeurant gouverneur générai après une grave maladie.» Pour sa part, le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, a déclaré à Paris qu'avec la disparition de M.Léger, ancien gouverneur général du Canada et ancien ambassadeur à Paris, le Canada perd un de ses fils et de ses serviteurs les plus remarquables.«Serviteur du Canada Jules Léger n'a jamais oublié ses racines, a-t-il ajouté, et les Canadiens-français.lui doivent une dette de reconnaissance pour l'immense labeur qu'il aura déployé toute sa vie en leur faveur».M.Trudeau a également souligné le rôle de «cheville ouvrière que Jules Léger assuma comme sous-secrétaire d'Etat, pour doter le pays de sa loi sur le$ langues officielles et de sa politique culturelle au début des années soixante-dix.» «Tous les Canadiens, dit-il, n'ont qu'admiration pour la force d'âme, la sagesse et la dignité avec lesquelles il s'acquitta de ses hautes fonctions de gouverneur général malgré la crise qui l'avait terrassé peu après sa nomination.» Enfin, M.Trudeau a tenu à s'adresser à Mme Gabrielle Léger «sa fidèle et courageuse compagne» et toute la famille Léger, pour offrir en son nom personnel et au nom de tous les canadiens, ses plus sincères condoléances.Pour M.Ed Schreyer, actuel gouverneur du Canada, la mort de Jules Léger est une grande perte pour les Canadiens «Cet homme, doué de multiples aptitudes, a passé sa vie à servir les \u2014 \u2022 \\ \u2022.\u2022: - M.Jules Léger en compagnie de son frère, le cardinal Paul-Emile Léger.Ce dernier assistera aux funérailles mais ne pré sidera pas la cérémonie.Fabien Roy n'aura pas à rembourser les $48,000 QUEBEC (PC \u2014 L'ex-lea-der du Crédit social du Canada, M.Fabien Roy.a reçu l'assurance qu'il n'aura pas à payer les $ 18,000 que lui réclamait le parti pour des dépenses non autorisées lors de la dernière campagne électorale fédérale.La somme réclamée par le Conseil national du parti avait principalement été utilisée pour tenter de faire élire cinq candidats créditistes au Québec.M.Roy a indiqué que le parti, qui tente de rétablir sa situation financière, avait finalement décidé d'éponger la dette.PAXTON, rue (?) Jadis connue sous les noms de Trottier et Guy, cette voie rappelle la mémoire de William Paxton, propriétaire d'un terrain qui la longeait.Axe ouest-est à partir de Richmond, au nord de Notre-Dame.34e rue/ cette voie honore Paul Huet, récollet et missionnaire au Canada de 1619 à 1634.Axe est-ouest, une rue au sud de Jarry, à l'ouest du boulevard Proven-cher.PAUL-PAU, rue (1914) A la mémoire du général français Paul-Marie-César-Gérald Pau (1848-1932), mis à la tète d'une armée d'Alsace par le maréchal Joffre en août 1914.Axe nord-sud croisant Sherbrooke, à l'ouest de Georges-V.PAUL-HUET, rue (1970) Jadis connue sous le nom de PATRICIA, avenue (?) Il semble que ce nom ait été donné en l'honneur de la princesse Patricia (mariée en 1919 à l'amiral Sir Alexander Ramsey, comte Dalhousie), fille du prince Arthur, duc de Connaught, troisième fils de la reine Victoria et gouverneur général du Canada de 1911 à 1916.Elle était colonel honoraire du régiment canadien connu sous le nom de «Princess Pats».Axe sud-nord à partir de Sherbrooke, à la limite de Montréal-Ouest.Canadiens.Nous ne connaîtrons sa contribution réelle qu'après avoir passé plusieurs années à étudier sa vie», a-t-il dit.«Ce dont je me rappelle le mieux, a-t-il ajouté, c'est le courage qu'il a manifesté en surmontant la terrible maladie qui l'a affecté, la première année où il fut gouverneur général.Non seulement a-t-il rempli ses fonctions avec dignité, mais il l'a fait d'une façon telle qu'il a donné l'espoir aux autres Canadiens atteints par le même mal».A part le courage, M.Schreyer a rappelé les autres grandes qualités de son prédécesseur, notamment une grande intelligence et une immense culture, la sagesse, la charité et un sens unique de l'humour.Les funérailles d'Etat de M.Léger auront lieu en la Basilique Notre-Dame a Ottawa, jeudi.Le corps du défunt demeurera toute la nuit dans une crypte de l'église et sera transporté le lendemain à Valleyfield.près du lieu de naissance de M.Léger, Saint-Anicet, où des funérailles privées seront célébrées.LES RUES DE MONTRÉAL VOS DERNIERS APPAREILS DE LAVAGE POURRAIENT BIEN ETRE SIGNES FRIGIDAIRE La plupart des propriétaires d'appareils de lavage doivent, tôt ou tard, les remplacer.Parce qu'elles travaillent plus dur que d'autres électroménagers, les laveuses et les sécheuses n'arrivent pas à tenir le coup aussi longtemps.Chez Frigidaire8, nous fabriquons nos appareils de lavage selon les mêmes hauts critères de qualité que ceux que nous appliquons à nos réfrigérateurs et à nos cuisinières de grande renommée.Ce qui n'est pas peu dire.Nous les fabriquons robustes, pour un travail exigeant.Après tout, pour être digne de la marque Frigidaire, il faut avoir la vie dure.AUTOMATISME DE POINTE.Frigidaire conçoit des machines à laver automatiques.Elles le sont.De part en part.Elles sont fonctionnelles jusqu'aux petits détails.Donc elles travaillent mieux et plus longtemps.Une machine automatique, ça ne s'arrête pas avant l'heure.Grâce à notre système de suspension gyroscopique.une charge mal équilibrée n'interrom-prera pas la bonne marche des cycles.Une automatique devrait s'occuper des produits adoucissants et javelissants sans que vous ayez à intervenir en cours de lavage.La nôtre y voit.Une automatique devrait aussi assurer sa propre protection.La nôtre, avec ses caractéristiques telles LES APPAREILS DE LAVAGE CUSTOM* aux laveuses.Prenons pour exemple notre système de ventilation par aspiration.Il aspire l'air au travers du linge plutôt que de le souffler.Très efficace.Il en est de même pour les détails.Que dire du concept de notre commande à minuterie munie d'un unique système d'engrenages qui assure un réglage minutieux.Pour des années à venir.Nos deux meilleures moitiés, les laveuses et les sécheuses ont plus dune chose en commun: l'excellence mécanique par exemple.Et les pièces sensibles à l'eau fabriquées en polypropylene.Sans compter leur façon de manipuler le linge: l'agitateur à ailettes supplémentaires dans la laveuse et le tambour à ailettes en biais dans la secheuse.que la trappe gobe-boutons et le filtre à charpie qui travaille ferme mais discrètement, hors du chemin, s'auto-protège tout en protégeant votre investissement.D'INGENIEUX INGENIEURS.Les laveuses Frigidaire lavent le linge dune façon impeccable.Il n'y a rien là de plus normal.Mais ce par quoi elles se distinguent c'est la qualité de l'ingénierie.Qualité qui leur assure longévité.Les pièces mécaniques appelées à être mouillées sont fabriquées de polypropylene donc elles sont particulièrement résistantes et ne peuvent rouiller.Et nous avons réduit au minimum les pièces mobiles, notre façon à nous de réduire les bris qui, habituellement, les accompagnent.Nous fabriquons nos transmissions avec des engrenages durcis par cémentation et usinés par ordinateur.Ensuite, nous les plaçons dans un dispositif d etanchéité.Les pannes restent dehors, la fiabilité, dedans.L'AUTRE MEILLEURE MOITIE.Les sécheuses Frigidaire sont fabriquées avec le même soin jaloux apporte 9 LE DETAILLANT FOURNIT LES DETAILS.Votre concessionnaire se fera un plaisir de vous instruire sur tous les autres aspects fonctionnels des caractéristiques propres aux laveuses et sécheuses Frigidaire.Il vous décrira avec force détails notre système de \"mise à l'essai\" qui vous apporte l'assurance que les appareils de lavage Frigidaire sont fabriqués avec les meilleurs matériaux et les meilleurs composants que l'on puisse trouver.Il saura vous convaincre que l'équipe de lavage Frigidaire mérite la première place.Et quelle l'occupera chez vous.S Frigidaire IRREMPLAÇABLE.DISPONIBLES CHEZ CES CONCESSIONNAIRES DE CHOIX BERTHIERVILLE Mobilier Montcalm 565, rue de Montcalm Berthierville DRUMMONDVILLE S.Setlakwe Limitée 312, rue Lindsay Drummondville GREENFIELD PARK Ameublement Le Bon Gars 297, boul.Taschereau Greenfield Park HUNTINGDON Roch Dumouchel Enr.24, rue Mgr-David Huntingdon LACHINE Western Refrigeration 2875, boul.Sr-Joseph Lachine LACOLLE Lacolle Electronique 4, rue de l'Église Lacolle LONGUEUIL Pierre Duret Service Enrg.1717, rue Verchères Longueuil MONTRÉAL Ameublement Claude Richer 3743 est, rue Ste-Catherine Montréal Ameublement Le Bon Gars 3483 ouest, rue Notre-Dame Montréal Ameublement R.Fontaine 4020, rue Dandurand Montréal Bruno & Cousineau Ltée 6225, boul.Monk Montréal Electronique Techno 2130 est, rue St-Zotique Montréal Major Appliances Services 9615 ave Papineau Montréal POINTE-AUX-TREMBLES J.R.Vinet 520, rue George-V Pointe-aux-Trembles RIGAUD Ameublement Rigaud 29 ouest, boul.St-Jean-Baptiste Rigaud ST-EUSTACHE Meubles Jacques Bigras Inc.586, boul.Sauvé St-Eustache TERREBONNE Ameublement J.-G Paiement 225, rue Chartrand Terrebonne VALLEYFIELD Raymond Farand Meubles 344, boul.Mgr-Langlois Valleyfield VILLE D'ANJOU Les Ameublements G.B.Inc.9001, boul.Louis-Hippolyte-Lafontaine Ville d'Anjou K » 1 \\ Tirage du 23 novem\tbre 1980 ^|\t\tLes détenteurs de billets se terminant par\t\t\t\t\u2022 \u2022\t\t-~l 2143589\t2560373\t143589\t560373\t43589\t60373\t3589\t0373\t589\t373 5563685\t2190373\t563685\t190373\t63685\t90373\t3685\t0373\t685\t373 5836238\t3355271\t836238\t355271\t36238\t55271\t6238\t5271\t238\t271 5494966\t2371768\t494966\t371768\t94966\t71768\t4966\t1768\t966\t768 3472502\t5546213\t472502\t546213\t72502\t46213\t2502\t6213\t502\t213 \t\tgagnent\t10 000$\tgagnent\t1 000$\tgagnent 100$\t\tgagnent 50$\t | Les billets gagnants de 50$.100 $ et 1 000 $ sont I_encaissables à tome succursale de la BN 1\t\t\tTous les billets gagnants, sans exception, sont encaissables aux bureaux de LOTO-QUEBEC._ 2000 rue Berri.Montréal H2L 4N5._______J\t\t\t\t\t\t 3398523 4731777 2072276 2252589 2722644 1462989 2403338 5137586 2857688 4436828 2045447 4795664 3958804 1838727 4318920 j3944471 - i 1285646 5227273 20 lots bonis 100 000$ chacun Numéro?non decomposables [ _ A 6 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 PAUL DE8MARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELEN président et éditeur JEAN 8I8TO éditeur ad|0»nt YVON DUBOIS MARCEL ADAM directeur de I information éditoriai-ste en c^ef Les politiciens et la menace séparatiste L idée séparatiste prend de plus en plus d'ampleur dans l'Ouest canadien, notamment en Alberta, où 2,700 personnes ont acclamé jeudi dernier la dénonciation du régime fédéral par le chef du mouvement séparatiste de la région, Douglas Christie.Depuis quelques années le sentiment d'aliénation que cette région ressent à l'égard du Canada central s'est exacerbé, alimentant du même coup l'idée souverainiste qui est devenue pour de plus en plus de gens une alternative séduisante à une situation politique perçue comme bloquée et incorrigible.Les causes de cette frustration sont nombreuses.Jeudi le leader séparatiste a mentionné le prix payé au pétrole albertain, les tarifs du transport qui protègent les industries ontariennes et québécoises, y compris bien sûr le bilinguisme imposé par Ottawa.Mais par-dessus tout il y a le ressentiment à l'égard de M.Trudeau lui-même, qui menacerait, selon lui, de dilapider les ressources de l'Ouest si cette région ne décide pas de se protéger au plus tôt en se séparant.Il y a aussi le fait, peut-être fondamental en l'occurrence, que notre système politique, avec ses profondes distorsions au niveau de la représentation, a tenu l'Ouest pratiquement à l'écart du pouvoir central depuis plusieurs années.L'élection de M.Clark devait susciter un immense espoir dans les provinces occidentales.Mais cette espérance est morte avec la fin prématurée de ce gouvernement et le retour, plus fort que jamais, de M.Trudeau et de son équipe, grâce à l'appui massif du Canada central.Il devait en résulter une frustration encore plus grande, qui se transforma en colère avec les récentes politiques fédérales au sujet du pétrole et du gaz.Il y a quelque temps M.Trudeau est allé dire dans l'Ouest qu'il ne prenait pas au sérieux la prétendue menace séparatiste.Le simple fait qu'il se soit cru obligé d'y faire cette affirmation prouve que la menace existe.Ceci conduit à parler de l'utilisation irresponsable que font certains hommes politiques de cette menace.Après le meeting indépendantiste de jeudi à Edmonton, le premier ministre Lougheed s'est vu obligé de faire une profession de foi fédéraliste, mais il l'a fait mollement.Lui et son ministre de l'Énergie ont souvent utilisé le chantage au séparatisme, dans leur querelle avec Ottawa au sujet du prix du pétrole, en disant qu'ils comprenaient les frustrations qui sont à l'origine de l'idée sécessionniste, mais sans pour autant l'endosser.Les premiers ministres de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve ont aussi évoqué ce danger dans leurs disputes avec Ottawa.Que la tentation ou la conviction séparatiste existe plus ou moins dans une fédération, c'est normal.Qu'à la suite des politiques et des comportements du gouvernement central un parti souverainiste se forme, qu'une fois élu le gouvernement qui en est issu prône l'option souverainiste, c'est encore normal.Mais que des chefs de partis ou de gouvernements fédéralistes recourent à ce chantage pour avoir gain de cause contre le gouvernement central, c'est non seulement anormal mais très dangereux.En évoquant le danger séparatiste, ils accréditent le bien-fondé de cette option.En laissant entendre qu'ils comprennent ceux qui ne voient pas d'autre solution que la séparation si la province n'a pas gain de cause, ils disent en quelque sor- te que la gravité du litige justifie cette solution extrême.De plus, ils tendent à rendre responsable le système fédéral en tant que tel des politiques et comportements discutables d'un gouvernement donné.Cette politique du pire, encouragée par des gouvernements ou des élus qui au fond la refusent, a pour résultat de confirmer dans leur conviction les séparatistes et de ne pas détourner les autres d'envisager cette option présentée comme légitime dans les circonstances.Ce procédé est non seulement le plus démagogique qui soit, mais il est très dangereux en ce qu'il menace à la fois l'unité du pays et la stabilité intérieure des provinces en cause parce qu'il autorise les groupes de pression à utiliser aussi contre leur gouvernement provincial les pires formes de chantage, la désobéissance civile inclusivement.Que des chefs de gouvernements provinciaux en conflit avec le gouvernement fédéral utilisent ce moyen de chantage, on peut le comprendre sans I accepter.Mais ça me paraît difficilement pardonnable quand un homme comme M.Clark, chef d'un parti national destiné à exercer le pouvoir et à devenir de ce fait le gardien de la fédération, s'y adonne avec une incontinence dont j'ignore si elle tient plus de I irresponsabilité que de l'inconscience.S il continue à tenir le discours qu'il tient depuis quelque temps sur la responsabilité de M.Trudeau dans la progression de lidée séparatiste dans l'Ouest, il ne sera pas moins responsable que lui si jamais ce danger se concrétise.MARCEL ADAM Feu l'ex-gouverneur général Jules Léger Son Exc.Jules Léger, décédé samedi soir des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 67 ans, restera dans le souvenir des Canadiens comme un grand et digne serviteur de son pays.Cet homme, en effet, après une brève incursion dans le monde du journalisme au début de sa carrière, aura consacré à peu près toute sa vie active au service de l'Etat et des siens.Il aura symbolisé ce qu'il y a de mieux dans la fonction publique.Que ce fut comme humble fonctionnaire d'abord, puis comme diplomate, sous-sec rétaire d'État, ambassadeur dans les plus prestigieuses capitales, ou.surtout comme vice-roi à Ottawa, on aura été unanime à reconnaître la sagesse de ses conseils, son inlassable dévouement et son indéfectible amour pour sa patrie.D'humble extraction, ce fils d'un marchand général de Saint-Anicet.au Québec, avait fait de solides études tant dans sa province qu'en France.Il était largement ouvert aux choses de l'esprit et ne cachait pas sa prédilection pour les penseurs.Il était pourtant demeuré d'une grande simplicité, d'une simplicité toutefois qui n'empêchait pas la noblesse du personnage de percer dans ses moindres gestes.Ceux qui ont eu l'occasion de le côtoyer dans les nombreuses réceptions qu'il présida a Rideau Hall se rappellent instincti- vement la bonhomie avec laquelle il accueillait ses hôtes, des plus humbles aux plus illustres.Il s'employait visiblement à minimiser au possible la rigidité du protocole.Il était peut-être d apparence timide, mais il n'y avait rien de hautain dans sa démarche.Tout, au contraire, y respirait la chaleur et la cordialité.Le premier ministre Trudeau, dans I hommage qu il lui rendait hier de Paris, a particulièrement souligné le rôle d inspiration qu'il a joué dans I instauration de la politique canadienne des langues officielles.Ce rôle, qui méritait d'être mis en lumière, atteste d'ailleurs de la fidélité de cet homme à ses origines canadiennes-françaises.Jules Léger souhaitait que tous les citoyens de ce pays fussent fiers d être Canadiens.Partout, dans toutes les regions, de l'Atlantique au Pacifique, c'est le message qu il livrait.Et il voulait un pays respectueux des droits de tous.Pour bien des Canadiens, toutefois.I image qu'ils garderont de cet ex-gouverneur général sera celle d'un homme de grand courage qui, en dépit d'une grave maladie, accepta d'assumer jusqu'au bout les lourdes charges de représentant de la reine au pays.Il lutta contre la maladie pour pouvoir continuer de servir.VINCENT PRINCE RGENCE /// -v * ^- s.t/ûOs Pt&?6 A }Oâ> DO C&c>/-o/& ï'Ffrvx-to MïWQf* y Droits réservés Le dogme de l'infaillibilité de GM et de Ford est ébranlé BANS LA PRESSE ANGLOPHONE Vis-à-vis de l'automobile nos contemporains ont repris l'exercice de leur sens critique.Inspirés par Ralph Nader, qui fit des disciples au Canada, les consommateurs ont commencé à protester quand le produit ne répondait pas à certaines exigences, quant à la sécurité et à la qualité.Les dogmes traditionnels ont été encore plus sérieusement ébranlés quand le client, délaissant le gros «char» proposé par le constructeur américain, s'est intéressé à la petite voiture européenne ou japonaise, plus économique.Plus récemment, quand les constructeurs américains, comme Chrysler, ont failli sombrer, la conviction a été acquise que les grands de l'automobile n'étaient pas les dépositaires de la sagesse divine.La lenteur avec laquelle l'industrie américaine s'est retournée quand la petite voiture a fait son apparition sur le marché fait l'objet d'études.Est-ce que les Américains n'ont vraiment rien vu venir?En 1980, les Japonais fournissent 20 p.cent des voitures neuves achetées au Canada, 25 pour cent aux États-Unis.Comment en est-on arrivé là?D'après un livre récent, certains personnages au sein de la direction de GM avaient près- .senti ce qui s'en venait et incitaient la compagnie à changer sa façon de penser.Ils n'ont pas eu gain de cause.On leur reprochait de manquer d'esprit d'équipe (étrange!).À la décharge des capitaines d'industrie il faut dire que le scepticisme était grand, au début, chez les consommateurs eux-mêmes.Les Canadiens, qui n'ont que dédain pour tout ce qui n'est pas made in USA, appelaient «coquerelles» les petites voitures qu'ils croisaient sur les routes en 1958.La «coquerelle» a repris du poil de la bête depuis, si on ose dire.De plus, il faut convenir que jusqu'à 1973 le prix de l'essence était tellement bas en Amérique que l'achat d'une voiture économique consommant peu n'était pas impérieux.Les hausses successives des prix de l'essence et une conjoncture économique dépressive ont modifié le tableau et poussé à des interrogations fondamentales sur l'ensemble de l'industrie automobile.C'est ainsi qu'un rapport canadien, préparé par un ancien cadre de Ford pour le Conseil des sciences du Canada, estime que, pour rester concurrentielle, l'industrie nord-américaine de \\ l'auto devra se départir de 500,000 employés d'ici à quatre ans.Ce qui est insinué par là, c'est que la productivité de l'ouvrier japonais est nettement supérieure à la productivité de l'ouvrier américain (ou canadien) et que l'assainissement du secteur exige une réduction de la main-d'oeuvre.Dans le calcul de la productivité n'entre pas que la main-d'oeuvre.Le retard technologique, comme l'avance technologique, joue un grand rôle.L'industrie américaine se recycle.Trop tard?Quoi qu'il en soit, les syndicats de l'auto ont traité le rapport du Conseil des sciences d'oeuvre de «fou».Comment s'en étonner?Il n'en demeure pas moins vrai que, face à une Europe et à un Japon qui sont devenus de redoutables concurrents, c'est toute l'Amérique qui risque de perdre la bataille de l'automobile, en attendant de perdre peut-être d'autres guerres industrielles.L'Europe qui connaît, elle aussi, la concurrence du Japon, vise à limiter à 3 p.cent du marché la pénétration nippone.En viendrons-nous là?Mieux vaut (singer) tard que jamais.OUYC4 Discours inaugural à saveur électorale Le discours inaugural du Premier ministre Lévesque à l'Assemblée nationale ressemblait davantage à un discours électoral qu'à un programme législatif.L'objet immédiat et principal du Premier ministre, c'est de rallier l'opinion des Québécois contre les propositions constitu tionnelles du Premier ministre Trudeau.C'est son droit, mais il s'y prend de la mauvaise façon.Encore une fois M.Lévesque a employé des expressions comme «voler les droits fondamentaux (du Québec)» et «perfidie» pour décrire le projet de M.Trudeau.En fait, M.Trudeau ne propose ni vol ni perfidie, mais bien un vote par les représentants élus du peuple canadien.Encore une fois, M.Lévesque a recours aux vieilles images qu'il a employées pendant la campagne référendaire.Il établit des distinctions entre les bons Québécois (ceux qui disent comme lui) et les mauvais Québécois (ceux qui sont contre).Il a même laissé entendre que ceux qui ne s'opposent pas au projet fédéral sont des traîtres.Ces propos sont simplement inacceptables.Quant au reste de son discours, il consistait, à un point étonnant, à rappeler les réalisations passées du gouvernement.La pièce de résistance était un programme énergétique assez raisonnable qui, cependant, sera appliqué principalement par Hydro-Québec (et non par le gouvernement), et dont les ef- i fets se feront surtout sentir dans la dernière moitié de la décennie.Quant à la session actuelle, elle ne semble promettre qu'un assortiment de mesures pour la plupart sans importance.Certaines de ces mesures, cependant, seront les bienvenues: la réunion au sommet, souvent promise, sur les problèmes de Montréal; une révision de la loi sur la famille, et un programme d'aide aux propriétaires qui, bien qu'il doive presque certainement être entravé, pour le moment, par les difficultés financières du gouvernement, pourrait se révéler utile à l'avenir.Mais de manière générale, le discours inaugural était de nature à annihiler l'espoir que le gouvernement emploierait le temps qui lui reste avant les élections pour se revitaliser et présenter un nouveau programme cohérent aux électeurs.\u2014 Le 6 novembre.«The Montreal Gazette» Le différend entre Ottawa et l'Alberto Le différend s'est aggravé entre Ottawa et l'Alberta, pour déterminer qui contrôle le pétrole et le gaz naturel de l'Alberta.Cette confrontation était inévitable, après le type de budget qu'a présenté le ministre fédéral des Finances, M.Allan MacEachen.Ce budget constituait une intrusion soudaine et massive, de la part d'Ottawa, dans le domaine des ressources appartenant aux provinces.Cela s'est fait unilatéralement, après l'échec des négociations entre Ottawa et l'Alberta.K Dans les circonstances.M.Lougheed a agi avec une réserve admirable, quoique calculée.Il doit demander l'approbation de son Parlement pour réduire \u2014 graduellement \u2014 la production de pétrole de l'Alberta à 85 pour cent du niveau actuel.M.Lougheed a promis que la production redeviendrait normale s'il survenait des pénuries.En d'autres termes, il ne laissera pas l'Est du Canada périr de froid.Finalement, il se dit prêt à annuler le projet de réduction de production, si Ottawa consent à reprendre les négociations.La modération dont fait preuve M.Lougheed n'est pas basée sur une nouvelle attitude vis-à-vis d'Ottawa, mais bien sur certaines réalités politiques assez dures: Ottawa possède les pouvoirs constitutionnels nécessaires pour prendre le contrôle du pétrole de l'Alberta, soit en vertu des pouvoirs extraordinaires en cas de crise, soit en vertu d'une clause de la constitution qui concerne la paix, l'ordre et de bon gouvernement.Bien sûr, de leur côté les autorités fédérales doivent tenir compte aussi de certaines réalités politiques.Le parti libéral n'a aucun représentant élu dans les trois provinces de l'Ouest.Ce n'est pas en volant dans les poches des Westerners \u2014 et c'est de cette façon que la nouvelle intrusion fédérale dans le domaine de l'énergie sera décrite par les critiques de l'Ouest \u2014 qu'il gagnera en popularité.\u2014 Le 1er novembre.«The Brandon Sun» (Traduit par la PC) ^ LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1 980 Le propriétaire, une «race en voie d'extinction», selon la Ligue VRAC (Réponse à M.Claude Dagneau et au Comité de coordination de VAssociation des locataires de Côlc-des-Neif>cs, LA PRESSE, 31 octobre H)X0) Il y a locataires et locataires.D'après votre version dans LA PRESSE du vendredi 31 octobre dernier, vous n'êtes ni Pun ni l'autre, mais plutôt un anarchiste qui semble vouloir soulever un groupe de votre espèce.Vous êtes ignorant des lois, vous ne connaissez pas les implications et les obligations des propriétaires.Vous êtes de ceux qui voudraient voir imposer par les autorités le gel des loyers mais sans geler les dépenses courantes.Vous êtes de ceux qui préconisent toutes sortes de mesures, par jalousie, contre celui qui a quelque peu réussi dans la vie par son travail assidu, les sacrifices endurés.Vous êtes de ceux qui ne pensent qu'à faire du mal à autrui et qui.ne travaillant pas, n'étant pas intéressés au travail, n'ont qu'à se laisser vivre par la société par le truchement de l'assistance sociale.Votre association de locataires est entièrement subventionnée par Centraide et par le gouvernement provincial.Saviez-vous qu'un propriétaire de duplex ayant payé sa maison cinquante mille dollars il y a dix ans, tout en louant son deuxième étage à deux cents dollars par mois, il lui en coûte aujourd'hui, avec le taux d'intérêt, et le chauffage, six cent trente-trois dollars par mois pour s'y loger.Est-ce normal?Dans votre article vous reprochez à M.Bernard, journaliste, d'avoir mal renseigné ses lecteurs sur la méthode de calcul de la Régie.Vous faites fausse route car M.Bernard, consciencieux, est allé aux sources pour être bien renseigné.Vous n'avez rien compris à cette méthode de fixation, servez-vous de la brochure que la Régie utilise, vous arriverez avec un gros cinq pour cent et pas plus.M.Bernard dit dans son article qu'à court terme le propriétaire pourrait être en voie d'extinction, il a raison et cela d'ici quelques années à cause des implications de la loi 107.M.le ministre Tardif disait récemment que les propriétaires n'ont pas à faire de profit avec leur logement, sauf quand ils vendent la propriété, mais même si le propriétaire vend à bon prix, il devra racheter à gros prix.Où est le profit de ses labeurs?Dans deux ans il y aura rareté de logements à cause du très petit nombre de mises en chantier et du taux trop élevé des intérêts sur hypothèques.Ce n'est pas le pro- Faites vous entendre! Envoyez à Canada West Foundation Boîte Postale 80000 Stn A Montreal.Quebec CHER PREMIER MINISTRE THATCHER Veuillez me.rapatrier la Constitution telle quelle est.Fournissez une formule de modification provisoire et envoyez nous l'Acte BNA inchangé.Les Canadiens de côte à côte feront les changements nécessaires pour déterminer notre future \u2014 iclf Merci, Nom Ville Province «Merde de boeuf!» «Faites-vous entendre» nous demande la Canada West Foundation en page A 4 de votre édition du 14 novembre dernier.«Merde de boeuf», suis-je tenté de répondre, utilisant une expression chère à nos compatriotes anglophones.Votre aimable invitation, torchon devrais-je dire, me rappelle cependant, et avec quelle éloquence, que voilà 220 longues années que vous refusez de m'entendre dans ma propre langue.200 longues années que des gens comme vous refusent systématiquement de me respecter clans ce que j'ai de plus cher! Il faut un sacré toupet et une sorte d'indécence machiavélique pour oser m'inviter à me joindre à vous dans un français aussi dégueulasse.Soyez assurés, messieurs de la Canada West Foundation, que je n'entretiens plus aucune illusion sur votre capacité de m'entendre! Que ceux dont la fierté est depuis longtemps émoussée parlent d'enfantillages, libre à eux, ou que ceux qui ont l'habitude du pardon facile parlent d'une simple maladresse, c'est leur droit.Mais moi, j'en ai plus qu'assez de ces bassesses et je dis: «Non merci, O, Canada, mon autre joue est suffisamment rougie par ton mépris! » Merci.Patrick Me CLEMENS Montréal N.D.L.R.\u2014 Suite aux protestations, la Canada West Foundation a retiré l'annonce en question (dont une partie apparaît ci-dessus).Les lecteurs de LA PRESSE ont pu voir ces jours-ci une version corrigée.L'avenir du PQ n'est pas bloqué si les francophones savent se serrer les coudes En rapport avec les résultats des élections partielles et le triomphe libéral que plusieurs y décelèrent, quelques chiffres méritent d'être portés à l'attention des observateurs de la scène politique québécoise.L'hypothèse retenue est que tous les anglophones ont appuyé le Parti libéral alors que les francophones se sont divisés en trois partis.On obtient alors dans le tableau qui suit une lecture assez surprenante.En effet, le Parti libéral et le Parti québécois sont nez à nez dans les trois circonscriptions rurales de l'Estrie, alors que dans la circonscription d'Outre-mont on assiste dans cette population urbaine francophone à un raz de marée péquiste.Cette analyse pourrait être nuancée par le taux de participation ou par un certain appui au Parti québécois chez des Néo-Québécois de l'est de la circonscription.Il reste de toute façon que l'avenir est loin d'être bloqué pour le Parti québécois en autant que les francophones s'y attachent aussi farouchement que les anglophones au Parti libéral.Voici le tableau en question: \t\t\tVote\tVote \t\t\ttotal\tfrancophone \t\t%\t%\t% % Circonscription\tFrancophones\tPL\tPQ\tPL PQ Outremont\t52\t61\t38\t25 73 Brome-Missisquoi\t66\t62\t28\t42 42 Mégantic-Compton\t89\t47\t36\t40 40 Johnson\t94\t41\t39\t37 41 \t\t\tPierre CHAMPAGNE\t jet de M.Yvon Lamarre qui va résoudre le problème, car en construisant 10,000 logements \u2014 des duplex à $125,000 \u2014 celui qui achètera ces maisons cette année même devra faire un revenu de $35.000 à $10.000 par an.sinon il lui sera impossible d'arriver.Vous dites, en parlant de l'habi-tation à loyer modique (HLM) qu'il faudrait en construire davantage.Vous ignorez que chaque logement HLM coûte au contribuable la somme astronomi que de $100 par mois, par logement.Il serait préférable de donner des subventions aux locataires qui ont besoin d'assistance, pour un logement de leur choix, dans la localité de leur choix.Il faut être complètement ignorant pour affirmer que le propriétaire, même s'il ne fait pas de réparations majeures, ne peut pas avoir le droit à une augmentation autorisée par la Régie, si minime soit-elle.L'entretien d'une propriété, de nos jours, est passablement plus onéreux qu'il y a dix ans: le coût d'un électricien ou d'un plombier était alors de $10 l'heure, tandis qu'aujourd'hui il faut payer de $25 à $:J0 l'heure.Sans compter l'évaluation qui augmente à chaque année, qui a même triplé depuis 10 ans.Que dire des taxes foncières et sco- laires?Triplé elles aussi.Et le.prix du loyer n'a pas triplé lui.Vous dites que le seul souci de la Régie est de protéger le locataire.Où est la justice, quand on songe aux tracasseries endurées par le propriétaire à toute heure du jour et de la nuit, souvent pour des motifs aussi insignifiants que de redresser un poteau de corde à linge sous menace d'être traduit devant la Régie pour diminution de loyer.ou de remplacer une corde à linge devenue trop courte par un poteau redressé! Est-ce assez fort?Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.Je trouve que M.Bernard, journaliste, et M.Pierre Aubry, président de la Ligue des propriétaires de Montréal, sont conscients qu'il faut aider les plus démunis, mais la formule des HLM n'est pas à recommander; elle est trop coûteuse pour le contribuable (locataire ou propriétaire).C'est une raison suffisante pour arrêter d'en construire.Même si le logement n'est pas un commerce, il faut au moins tenir compte de la rentabilité de l'argent investi, qu'il rapporte le même rendement que l'argent placé sur obligations, certificats de dépôts et autres.RenéMAHER directeur général La ligue des propriétaires de Montréal La plupart des femmes veulent être syndiquées (Lettre ouverte à M.Ghislain Dufour.vice-président du Conseil du Patronat du Québec.) » \\ V' s* Depuis plusieurs années, la Ligue des femmes du Québec travaille avec les travailleuses non syndiquées.Parce que nous connaissons bien la situation de ces travailleuses, nous désirons répondre aux prétentions du CPQ et de CROP.1\u2014Notre propre enquête dans une quarantaine de manufactures montre que la majorité des femmes non syndiquées demandent la syndicalisation, malgré leur manque d'information et de points de comparaison.Elles n'ont souvent jamais été syndiquées et ne peuvent comparer.Elles n'ont parfois connu que les seuls syndicats de boutique.2\u2014Nous admirons la grandeur d'âme de M.Dufour, qui veut que le syndicalisme retourne sur le «vrai terrain, c'est-à-dire celui où, pour réussir, il est d'abord nécessaire d'obtenir la confiance du public».St c'était là le seul critère du patronat, comment expliquer alors son acharnement à refuser la syndicalisation et à faire des mises à pied arbitraires à chaque fois que les travailleurs décident majoritairement de se syndiquer dans une entreprise (ne citons pour exemple que le CEC, CJMS, la Commonwealth Plywood).3\u2014II est évident que le matraquage publicitaire continuel du CPQ contre le syndicalisme et les leaders syndicaux est dicté par des raisons autres que «philanthropiques».Le CPQ a de très bonnes raisons d'être contre la syndicalisation, et les travailleurs et travailleuses ont de très bonnes raisons d'être pour: il suffit pour les comprendre de comparer les conditions de travail des travailleurs syndiqués et non syndiqués.En résumé, il nous semble que les nombreux sondages faits par le CPQ ont un but évident: en effet, si lés travailleurs ne veulent pas se syndiquer, que risque alors le patronat avec des lois favorisant la syndicalisation?En fait, si, comme le demandent les centrales syndicales, de telles lois sont promulguées et les travailleurs sont informés, le patronat ne pourra plus régner sans aucun contrôle dans les \u2022sweat shops* de la rue St-Lau-rent et ailleurs, et en réalité, c'est bien cela qui préoccupe M.Dufour, et non le «bien public».Depuis plusieurs années, les centrales syndicales proposent la syndicalisation multipatro-nale, une solution qui pourrait aider les travailleurs qui ont manifesté le désir de se syndiquer mais n'en ont à peu près pas la possibilité.On peut se demander quelle distinction le CPQ fait entre le désir des travailleurs de se syndiquer et les possibilités qu'ils ont de le faire quand on sait très bien que, pour plusieurs d'entre eux, l'entreprise est suicidaire faute de reconnaissance réelle des droits à la syndicalisation.Laurette CHRÉTIEN-SLOAN Présidente Pour le Conseil exécutif de la Ligue des femmes du Québec Madame Louise Cuerrier Pourquoi «Madame» tout court?Messieurs les députés (de tous les partis) Quand nous écoutons les débats de l'Assemblée nationale nous sommes frappés et choqués par votre attitude envers la présidence quand celle-ci est occupée par madame Guerrier.Jamais, Messieurs, vous n'oseriez vous adresser à M.Vail-lancourt ou à M.Jolivet par un simple «Monsieur»; vous dites toujours «Monsieur le Président».Alors, pourquoi ce «Madame» tout seul?Il ne vous semble pas nécessaire d'ajouter le titre quand c'est une femme?(.) Geneviève FLAHAULT Michel BEAUSÉJOUR Terrasse-Vaudreuil Un artiste porté à la violence?.(Lettre ouverte à la direction du Musée d'Art contemporain.) A la suite d'une invitation reçue du Musée d'Art eomtempo-rain, j'ai assisté le jeudi 6 novembre au vernissage des oeuvres «Fluxus» et au Concert «Fluxus» qui l'accompagnait.J'ai été témoin lors du Concert Fluxus d'une performance particulière de Ben Vautier qui, marchant dans l'allée centrale du Studio et sans autre avertissement, assenait des coups violents aux personnes, hommes et femmes, assistant à ce pseudoconcert.Je n'ai pas manifesté ouvertement ma désapprobation de ces gestes, ni pendant ni après leur exécution, étant donné le pouvoir répressif particulier qu'exerce la violence physique et l'espèce de «terreur» qu'elle peut insuffler à toute femme qui n'est pas adepte du karaté.Mais à «bonne distance» du musée, je pense que mon silence serait une forme d'acquiescement.Si j'ai toujours défendu la liberté d'expression de l'artiste contre toute répression sociale, je ne peux accepter que des «artistes» invoquent la protection du musée pour imposer par la «force physique» leur propre forme de répression.(.) Fernande SAINT-MARTIN Montréal «Un gars qui connaît son gibier»» MM.Jean Page et Pierre G ingras LA PRESSE Messieurs, J'ai toujours accepté la critique quand elle se présentait d'une façon honnête, mesurée et civilisée.Mais les propos que vous avez tenus à l'endroit de mon livre dans votre article du 18 octobre dernier s'apparentaient davantage à un règlement de comptes qu'à un jugement pondéré.Vous sembliez douter de mes titres, or, je vous soumets copie d'une lettre de M.Jean-Jacques Bourbeau, ex-président de la Fédération québécoise de la faune, également président du Club de Tir, Chasse et Pèche de Longueuil Inc.et directeur de la Fédération canadienne de la faune, qui écrit notamment de moi: «Il est directeur à notre club, président du Comité de chasse et nous sommes fiers de l'avoir parmi nous.Il donne aussi des cours d'écologie, de survie, de lecture de cartes et boussole.chasse à l'arc, écologie et appel à l'orignal.Il est en fait très apprécié, non seulement de nos élèves, mais aussi des jeunes et vieux trappeurs partout où il a donné les mêmes cours dans la province.C'est un gars qui connaît son gibier et sa forêt.Nous sommes fiers de son dernier livre «Chasseurs sachez chasser» et je suis assuré que ce livre pourra rendre de loyaux services à ceux qui voudront bien le lire jusqu'au bout.(.)»> Lucien B.LAPIERRE Longueuil Le PLQ erre à propos de l'OLP Le gouvernement du Québec étudie actuellement une demande d'aide matérielle que le Crois-sanl-Rouue palestinien lui a fait parvenir et qui appelle une réponse sans retard.Cette demande se réfère expressément à des pièces d'équipement et à du matériel médical et chirurgical; elle ne fait donc appel à aucune forme d'aide militaire ou politique.Cependant, à l'Assemblée nationale, l'opposition libérale n'a pas manqué d'accuser le gouvernement péquiste, en la circonstance, de complicité avec l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d'affirmer, de plus, que le gouvernement du Québec serait ainsi le premier du monde occidental à entretenir des relations amicales avec une organisation dite terroriste.Ces affirmations tout à fait gratuites du PLQ appellent d'importantes mises au point.De lait, en premier lieu.l'OLP est représentée officiellement aux Nattons unies.De plus, cette organisation est considérée par de nombreux pays comme le porte-parole officiel du peuple palestinien en exil et elle est appuyée par des gouvernements aussi démocratiques que ceux de la Suède ou de l'Autriche.On retrouvera par ailleurs, dans plusieurs capitales d'Europe, des délégations de l'OLP dûment reconnues par des pays d'accueil.Il serait donc temps que l'on arrête de se représenter ces Palestiniens comme une bande de sadiques, tueurs assoiffés de sang, le couteau entre les dents, comme le prétend une propagande savamment orchestrée.(.) Bernard BOULAD Montréal Lettre de Lydie Louis Hémon, fille de l'auteur de «Maria Chapdelaine» Département de mathématique Cégep de St-Laurent N.D.L.R.\u2014 Lydia Louis Hémon, fille de l'auteur de «Maria Chapdelaine».a fair parvenir à madame Nicole Deschamps, auteur de nombreuses recherches sur Voeuvre de Louis Hémon, une lettre lui reprochant certaines informations publiées dans LA PRESSE et «Le Devoir» du 18 octobre.Nous reproduisons i'es-sentiel de cette lettre et la réaction de madame Deschamps.Chère Nicole, Ma lettre va vous contrarier, mais certainement pas plus que ne m'ont contrariée les articles que vous avez inspirés le 18 octobre 1980 à monsieur Jean-Paul Brousseau dans LA PRESSE et à monsieur Jean Royer dans Le Devoir.Nous sommes donc quittes.Ce n'est pas à ces journalistes que je m'en prendrais, je ne doute pas de leur bonne foi, ni de la vôtre, d'ailleurs.Mais il est aventuré de parler d'une personne qu'on n'a pas connue et de n'interpréter sa conduite que sous un jour malveillant.La façon dont vous présentez la soeur de mon père est inadmissible pour moi.J'ai eu certes à souffrir de son caractère, mais ce m'est un devoir d'équité de dire combien elle s'est dévouée jusqu'à ma majorité pour l'oeuvre de son frère qu'elle aimait et admirait.Qu'il fût un grand écrivain n'était pas pour elle un «mythe» (ce mot me semble mal employé ici) Insinuer qu'elle avait un mobile intéressé, qu'elle «l'exploitait comme écrivain» est insultant et odieusement injuste.Son frère, aussi, l'estimait et l'aimait et ser,ait indigné de vos propos.La part de droits d'auteur que lui donnait la loi française Ta aidée à vivre, car elle ne possédait rien et j'ai souvent dû l'aider.Quant à «la fortune originale de la famille HEMON», elle n'a jamais existé que dans votre imagination et sans ces providentiels droits d'auteur, hérités de mon père, je ne sais comment ma grand-mère et ma tante auraient pu m'élever.Actuellement, après les dévaluations, la terrible montée du prix de la vie en France, et la chute dans le domaine public de l'oeuvre de mon père, il ne me reste que bien peu de ce que vous qualifiez d'un terme qui me blesse.Il me répugne de donner ici des détails sur les difficultés matérielles de ma vie, mais parler du «magot» que j'ai recueilli est spécialement mal venu et pénible pour moi maintenant.Par-delà la tombe, mon pere m'avait aidée à vivre, mais cela est terminé C'est pourquoi j'ai dû accepter la générosité du gouvernement du Québec pour me rendre aux cérémonies du centenaire.Vous me donnez l'air, aux yeux du public, d'une profiteuse, ce qui me déplaît au plus haut point.Je désire que cette lettre soit publiée dans LA PRESSE pour rétablir la vérité auprès de ses lecteurs.Que messieurs Brousseau et Royer ne me croient surtout aucune animosité a leur égard.(.) Lydia Louis HÉMON Quimper, France P.S.Faire dire par monsieur Jean ROYER que Marie HEMON a fait de son frère «un écrivain catholisant» (sic) est du plus haut comique pour qui a vécu avec cette anticléricale dont le christianisme se bornait à ne pas croire, à son grand regret d'ailleurs, au néant après cette vie.Réponse de Nicole Deschamps On comprendra que je m'abstienne de soulever une polémique avec une personne qui m'a déjà offert l'hospitalité de sa maison à Quimper et qui, en 19(i(>.a livré à l'Université de Montréal l'abondante documentation grâce à laquelle ont pu s'é- laborer divers travaux sur l'oeuvre de Hémon, dont ceux de Ghislaine Legendre sur l'établissement des textes d'après les manuscrits et ceux de Raymon-de Héroux.Normand Villeneuve et moi-même sur le destin de Maria Chapdelaine.L'intérêt de nos recherches ne s'est porte que marginalement sur les incidences biographiques et notre étude sur le mythe de Maria Chapdelaine dénonce clairement le culte qui a par le passé tenu lieu de critique de l'oeuvre de Hémon.renter de répondre en detail aux reproches qui me sont personnellement adressés à propos d'articles de journaux ne ferait sans doute que multiplier les malentendus.Je maintiens pour l'essentiel les propos qui sont rapportés dans ces articles Ils ne trahissent, me semble-t-il, ni la lettre ni l'esprit de ce que j'ai dit durant les interviews ou écrit par ailleurs.C'est pour moi l'occasion de redire qu'aucun écrivain n'appartient exclusivement à sa famille et qu'il est de la responsabilité de ceux qui se veulent chercheurs de persévérer, autant que possible au-delà des remous inévitables, dans leur recherche d'un peu de vérité.Nicole DESCHAMPS Etudes françaises Université de Montréal A o SURL LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 Dans le domaine des relations internationales, c'est bien connu, les gros sous précèdent et suivent le drapeau, pour le meilleur ou pour le pire.Bien que ses moyens soient maigres, comparativement à ceux d'Ottawa, le Québec n'échappe pas à la règle.Les avantages qu'il peut retirer de sa pénétration dans le monde, plus poussée depuis l'accession du PQ au pouvoir, ne sont pas seulement de nature strictement politique: ils se traduisent assez souvent en espèces sonnantes et trébuchantes, à court ou à moyen terme.QUÉBEC-MONDE SOUS LE PQ C'est ce qu'on découvre en s'entretenant avec les responsables \u2014 on les appelle directeurs \u2014 des directions géographiques de la «politique étrangère» du Québec.Ce sont des diplomates (tous sont des hommes) pour ne pas dire technocrates dans certains cas, qui par la force des choses n'ont pas la langue trop longue, sans qu'il soit pour autant impossible de leur tirer les vers du nez, pour parler familièrement.La tournée à huis clos de leurs officines a donné les résultats suivants: \u2022 FRANCE \u2014 A tout seigneur, tout honneur, dit-on.Personne ne l'ignore: la France est, grâce surtout au général de Gaulle et à son «Vive le Québec libre! », le principal point d'appui de la dimension internationale du Québec et son seul véritable allié politique, jusqu'à ce jour.Le gouvernement Lévesque a renforcé avec elle, tout en évitant de tomber dans le piège du néo - colonialisme, la politique inaugurée sous le gouvernement Lesage, améliorée sous celui de Daniel Johnson et maintenue sous le règne de Robert Bouras-sâ, au cours duquel, précise-t-on, la coopération franco - québécoise connut sa plus forte progression.Cette coopération ne fait peut-être pas encore sonner bien fort la caisse enregistreuse du Québec, la France achetant et investissant peu ici, mais elle touche beaucoup de monde: entre 50,000 et 60,000 personnes ont participé, sous une forme ou une autre, aux échanges entre les deux pays dans le cadre de programmes nombreux et variés.Cette coopération \u2014 ajoute-tron \u2014 a largement contribué, grâce à nos artistes et écrivains, entre autres, à modifier complètement l'image du Québec là-bas.Après de Gaulle, même si la flamme était moins vive, Paris a continué à marcher la main dans la main avec nous.L'Elysée: appui inconditionnel L'Elysée n'a-t-il pas juré il y a quelques années que sa politique à l'égard du Québec en est une de non-ingérence, mais de non-indifférence, et qu'il peut compter sur sa compréhension, sa confiance et son appui le long de la route qu'il déciderait de suivre?Cela va si loin, confie-t-on, que la France aurait appuyé une demande d'adhésion du Québec aux Nations unies si le «oui» avait gagné au référendum.Même si les socialistes avaient été au pouvoir, avec MM.François Mitterrand ou Michel Rocard (le préféré de M.Lévesque), il en aurait été ainsi, puisqu'ils ont fini (comme les communistes) par se trouver des atomes crochus avec les partisans de la libération nationale du Québec.\u2022 AFRIQUE \u2014 C'est sur ce continent, pour lequel le MAI a institué une direction et une sous-direction, que se sont déroulées \u2014 la France y jouant un rôle \u2014 les plus vives querelles de juridiction \u2014 celle du Gabon en particulier \u2014 entre Québec et suivent le Ottawa dans l'arène internationale.Après 1968, date à laquelle il fut admis à la conférence des ministres de l'Education des pays francophones, à Libreville, sans passer par les fourches caudines d'Ottawa, ce qui amena un refroidissement des relations canado - gabonaises, le Québec a accru son influence culturelle et technique dans les anciennes colonies françaises d'Afrique, mais y est retombé sous la tutelle fédérale.C'est que le gouvernement fédéral a mis le paquet, ouvrant des «lignes de crédit» à plusieurs pays de cette région.Le Québec y est cependant l'agent principal de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), dont il alimente d'ailleurs le budget dans la proportion de 25 pour cent, pour certains programmes: au Zaire en ce qui concerne l'aménagement forestier, en Côte - d'Ivoire pour ce qui est d'infrastructures hôtelières, etc.Il est aussi très actif dans les pays du Maghreb, le Maroc, la Tunisie et, surtout, l'Algérie.\u2022ASIE ET OCÉAN IE \u2014La seule délégation du Québec, de ce côté, se trouve à Tokyo.Elle est ouverte depuis six ans.La valeur globale des échanges bilatéraux avec le Japon est équilibrée depuis 1979.Elle se chiffre par $135 millions.Toutefois, c'est sur la Chine populaire que le Québec concentre ses efforts en raison du potentiel immense de ce pays.Des missions d'exploration, auxquelles s'est joint le président d'Hydro-Québec International, y sont allées en vue d'analyser les possibilités d'une coopération dans le domaine de l'aménagement hydro -électrique, de l'industrie des pâtes et papiers et des infrastructures hôtelières.D'autre part, le Québec a conclu avec Pékin, en mars 1979, une entente selon laquelle il a envoyé trois professeurs de français pour former des chercheurs chinois appelés à venir se perfectionner au Québec.En retour, le Québec a reçu un professeur de chinois, qui enseigne à l'Université de photo Armand Trottier, LA PRESSE Le premier ministre français, M.Raymond Barre, en compagnie de son homologue québécois, M.René Lévesque, lors d'une visite au Québec en 1979.Montréal.«Maintenant, l'université Laval veut aussi son Chinois», signale-t-on.Par ailleurs, le Québec est en train de mettre sur pied des Centres de documentation en Chine en vue d'y faire connaître son potentiel économique.Le premier sera bientôt ouvert à Shanghai.Les deux autres auront pignon sur rue à Pékin et Canton.On y trouvera divers documents, dont certains provenant de l'Editeur officiel, qui seront traduits en chinois, mais le Livre blanc sur la souveraineté-association («D'égal à égal») n'y figurera pas, s'empresse-t-on de souligner.\u2022 AMÉRIQUE LATINE \u2014 Avant le gouvernement péquis-te, le Québec n'y était pas représenté, sauf par un bureau en Haïti.Il y a maintenant une délégation générale, récemment inaugurée au Mexique, et une délégation à Caracas, Venezuela.Le but principal de leurs activités est d'«ouvrir institution-nellement le Québec sur toute l'Amérique latine», mais les ambassades du Canada sont en principe le canal officiel et unique des relations québeco - latino - américaines.Ce qui n'a pas empêché, par exemple, le ministre de l'Agriculture de la république Dominicaine de venir en mission d'exploration au Québec, en octobre dernier, sans passer par Ottawa, fait-on remarquer.Les rapports bilatéraux ne concernent pas seulement les domaines culturel et linguistique, comme l'échange de professeurs de français et d'espagnol.Ils permettent aussi d'accroître la part du Québec sur divers marchés plus palpables.Ainsi, Hydro-Québec International a décroché un contrat d'expertise pour un barrage au Costa Rica.Par ailleurs, des sociétés québécoises ont vendu des produits évalués à plusieurs millions: camions-citernes, taximètres, bennes de camion, instruments de précision, moteurs électriques, machines d'emballage, sans compter des produits agri- souhaite que Le comme Carter, reste neutre Le sentiment alarmiste qui existait aux Etats-Unis à l'endroit du PQ, lors de son accession au pouvoir, s'est dissipé, assure-ton, et les milieux conservateurs ne voient plus dans René Lévesque un éventuel Fidel Castro.Cependant.Washington, le Pentagone et Wall Street ne sont pas devenus pour autant sympathiques au changement que souhaite la formation indé-pentantiste.Le gouvernement péquiste n'en demande pas tant: il se contenterait que Ronald Reagan, à l'instar de Jimmy Carter, joue la carte de la neutralité.C'est ce qu'on entend dire au sein du personnel diplomatique du ministère des Affaires intergouvernementales.On rappelle I9«Opération Amérique» qui a été lancée en 1977 au coût d'environ $1 million, et qui s'est traduite par une trentaine de visites de ministres, dont M.Lévesque, aux Etats-Unis.Ce commando a envahi les cercles d'affaires, les universités et les clubs de presse pour corriger l'image négative du Québec qui y avait été répan- due «par des milieux anglophones du Canada».Résultat: nos collègues yankees n'écrivent plus d'articles à sensation et le public américain est beaucoup mieux informé sur ce qui se passe ici.L'oeil de la CIA Et la CIA?«Rien ne nous permet de supposer que son oeil soit fixé sur nous», m'a-t-on répondu.On admet que l'assouplissement \u2014 certains contestataires parlent d'émasculation \u2014 du programme du PQ sur la défense a pu rendre les milieux dirigeants moins hostiles à son égard, notamment la volte-face sur l'OTAN et NORAD, organisations auxquelle il a maintenant décidé qu'un Québec indépendant appartiendrait, à certaines conditions du moins.On signale aussi que les discours des ministres à vocation économique, «ainsi que le livre de M.Bernard Landry, «Bâtir le Québec», ont clarifié les règles du jeu.«L'incertitude qui hantait les intérêts américains établis ici ou désireux de s'y implanter s'est estompée», ajoute-t-on.Puis on précise que les investissements d'outre-frontière chez nous sont restés à peu près au même niveau depuis 1976 tandis que «les exportations du Québec aux Etats-unis ont progressé à un rythme accéléré, surtout en dehors des produits comme le papier journal, les pièces dpa-vion, etc.» C'est qu'on encourage davantage l'aide aux petites et moyennes entreprises désireuses de pénétrer le marché américain.A ceux qui prétendent que le PQ a modifié son programme économique pour amadouer l'entreprise privée américaine, le ministre Claude Morin rétorque: «Notre attitude en ce qui concerne l'entreprise privée a été très clairement exprimée par M.Lévesque dans son allocution à l'Economie Club de New York, le 25 janvier 1977.Il a dit que notre intention de nationaliser se limitait à un cas, l'amiante.Or, c'est exactement conforme à notre programme.Il n'y a donc eu de ce côté-là aucun changement d'attitude de notre part.Certains, aux Etats-Unis, avaient cru qu'on allait tout nationaliser.Encore une fois, c'était le décalage qu'il y avait entre l'image et la réalité.» Aux Etats-Unis, le Québec avait en 1976 une délégation générale à New York et six délégations dans autant de villes.Aucune d'elle ne disposait d'un conseiller en information.Au-jou: \"hui, il compte une délégation de plus, celle d'Atlanta, et plusieurs spécialistes en communication.Le rôle des fonctionnaires québécois en poste dans ces missions a bien changé depuis l'ouverture à New York par le gouvernement Duplessis, en 1940, d'un bureau qui se limitait à agir comme agent de liaison avec la haute finance de Wall Street.Sans nullement négliger le côté économique, les programmes de communication et de coopération avec les Etats-Unis se sont diversifiés et ont permis de mieux faire connaître la réalité québécoise.coles et d'élevage (poulets, porcs).On fait valoir que les perspectives sont de plus en plus intéressantes et que Cuba, par exemple, achète d'ores et déjà du Québec plus de produits finis que la France.\u2022 MOYEN-ORIENT \u2014Bien qu'il n'y ait pas encore ouvert de délégation \u2014 et n'envisage pas d'en ouvrir, faute de moyens financiers, explique-ton \u2014, le Québec attache la plus grande importance à cette région qui nage dans le pétrole mais a besoin de technologie moderne dans plusieurs domaines.Son action y est d'autant plus motivée que plusieurs pays arabes ne sont pas très chaleureux à l'égard d'Ottawa en raison de ses étroites relations avec Israël, situation qu'a envenimée l'affaire du projet de transfert à Jérusalem de l'ambassade du Canada.En revanche, le Québec a protesté contre ce projet et adopté une attitude de «neutralité active» dans le conflit israélo-arabe, ce qui a facilité l'établissement de liens avec la majorité des pays arabes.En vue notamment de diversifier ses approvisionnements pétroliers, le Québec a envoyé en 1979 deux missions exploratoires en Irak et en Arabie Saoudite.La première, dirigée par M.Yves Michaud, alors conseiller du premier ministre Lévesque aux affaires internationales, s'est rendue à Bagdad en mars.Des représentants de la Société québécoise d'initiative pétrolière (SOQUIP) et d'Hydro-Québec International en faisaient partie.Il s'agissait de préciser les possibilités d'une entente en matière de sécurité des approvisionnements, d'électrification, de pâtes et papiers et de transport.En retour, une mission irakienne devait venir dernièrement au Québec, mais elle a été reportée à cause de la guerre avec l'Iran.Plus tôt, en février, le ministre délégué à l'Energie, M.Guy Joron, avait fait une visite en Arabie Saoudite en vue, encore une fois, d'assurer un minimum de sécurité au Québec en approvisionnements pétroliers.La mission n'eut pas de suite.Il aurait fallu, indique-t-on, donner à SOQUIP l'autorisation \u2014 et les moyens \u2014 de stocker du brut saoudien tout en ayant la garantie que les multinationales pétrolières établies au Québec en achèteraient.\u2022 EUROPE (à l'exception de la France) \u2014 Le Québec y a une délégation générale, fort active, à Bruxelles, siège de la Communauté économique européenne, et à Londres, et des délégations à Dusseldorf, en Allemagne fédérale, et à Milan.Le Québec a obtenu l'autorisation de siéger aux deux sous-comités de la Commission de coopération Canada-CEE, où un conseiller attitré défend ses intérêts dans divers dossiers, particulièrement ceux de l'amiante et des pâtes et papiers.Pour ce qui est des relations bilatérales belgo -québécoises, l'Office de promotion industrielle de Belgique et la Société de développement industriel du Québec ont signé une entente de coopération économique.Par ailleurs, sur le plan culture, les échanges se développent sans cesse.Il y a également progrès dans les rapports avec la Grande-Bretagne, où le délégué général travaille présentement d'arra-che-pied pour éclairer le Parlement de Londres sur les implications du projet de rapatriement de la Constitution, ainsi qu'avec l'Italie, la République fédérale d'Allemagne et certains pays de l'Europe de l'Est.\u2022 ÉTATS-UNIS \u2014Ce voisin constitue un élément tellement crucial de la «politique étrangère» du Québec qu'il fait l'objet d'une analyse à part dans cette page.DEMAIN: L'ex-ministre Couture critique et Claude Morin réplique.En Colombie, la drogue rapporte plus que le café BOGOTA (AFP) \u2014 Le trafic de drogue a donné naissance en Colombie à une économie qualifiée de «souterraine», favorisant une inflation déjà YVES GACON \" élevée et contribuant à déstabiliser l'économie nationale basée principalement sur le café.«L'Association nationale des institutions financières (ANIF), représentant divers organismes financiers du secteur privé, estime ainsi que, pour l'année 1980, la valeur des «exportations» clandestines de marijuana pourrait approcher les $2.2 milliards el celles de cocaïne $450 millions.;Pour la première fois cette .innée, souligne Tun des experts de l'ANIF, Hernando Ruiz, la valeur des ventes illégales de marijuana pourrait être supé-jrieure de 10 à 12 pour cent aux exportations de café, premiere richesse du pays: en 1979 la Colombie a vendu à l'étranger onze millions de sacs de grain pour plus de $2 milliards et pense maintenir ce niveau en 1980.Le volume financier du trafic de marijuana, note encore l'ANIF, serait également équivalent à la moitié du budget de la nation, établi pour l'exercice 1981 à $4.3 milliards.Estimations Même si ces chiffres, issus d'estimations difficiles à vérifier, doivent être pris avec prudence, le phénomène est cependant inquiétant pour l'économie nationale, soulignent les experts.L'afflux de dollars provenant de la marijuana est tel depuis quelques années que la Colombir est l'un des rares pays au monde où la devise américaine se négocie au marché noir à un cours inférieur à celui des établissements bancaires.Hommes politiques et écono-mostes s'accordent pour dire que le recyclage des devises de la «marimba» (no colombien donné à la marijusna) constitue aujourd'hui un danger pour la paix sociale et une menace pour la stabilité de l'économie.Selon l'ANIF, plus de $80 millions sont ainsi distribués chaque année sous forme de «pots-devin» à des policiers, juges et douaniers, corrompus par les trafiquants qui auraient réussi à «exporter» en 1979 10,000 tonnes de marijuana, principalement à destination des Etats-Unis.L'organisme financier estime en outre que $800 millions sont «lavés» chaque année et rentrent en pesos dans le circuit économique traditonnel de la Colombie.Recyclé par des jeux d'écriture, cet argent s'investit principalement dans l'immobilier, le secteur financier, l'import-export, les activités commerciales et les grands domaines agricoles.Une partie des dollars de la «marimba» sert aussi à financer la contrebande et notamment l'importation illicite de biens d'équipement.Enfin la plus grande partie des capitaux serait déposée dans les banques des «paradis fiscaux» d'Amérique centrale ou des Caraïbes, rejoindrait le marché noir des devises ou servirait encore à alimenter les mouvements de capitaux spéculatifs: transactions internationales non contrôlées, prêts à court terme moyennant un fort taux d'intérêt.Les journaux de Bogota publient ainsi de temps à autre de petites annonces de particuliers proposant des prêts jusqu'à $10 millions «disponibles immédiatement en liquidités contre hypothèque sur des biens immobiliers».Il est certain, affirment les économistes de la capitale, que l'entrée massive de dollars sur le marché colombien contribue à augmenter le taux d'inflation qui a été de 28 pour cent en 1979 et atteint 15 pour cent pour les huit premiers mois de l'année.Mais il est impossible, estiment-ils, de mesurer son impact précis.Oligarchie Selon ces mêmes milieux, le recyclage des dollars \u2014 qualifiés de «sales» par l'oligarchie et les vieilles classes possédantes \u2014 constitue surtout un danger pour la paix sociale.Une nouvelle classe, soucieuse de laver cet argent, achète à des prix défiant toute logique appartements, maisons de campagne, voitures de luxe et commerces.Ces prix totalement artificiels se sont répercutés sur les biens de première nécessité ou les services.Cette situation, dénoncent les économistes, risque d'aggraver les disparités et de provoquer le mécontentement des couches sociales les plus pauvres.L'ANIF estime aujourd'hui que le seul moyen de contrôler le phénomène consiste à légaliser la production de la marijuana.Elle a demandé en 1979 au gouvernement colombien d'assurer le contrôle du «commerce» afin d'intégrer une partie de ses revenus fabuleux aux données économiques du pays.Mais l'administration du président Turbay a indiqué qu'il n'était pas question de légaliser quelque drogue que ce soit et a annoncé le renforcement de la lutte contre les trafiquants. .¦ ans ce m LP CO O Z ons if 3& «5 ^ Z g z o < 00 o tfcêorie universellement - , , iPourquvuneberiine fasse de bonnes performances, il faut qufefle ait les côté* plats et les coins carrés.Ou ks côtés plats et les coins arrondis.Mais Dieu merd, les ingénieurs qui ont conçu la Rover 3500 ne souscrivent pas à cette théorie.h Ils croient, eux, que la construction automobile pour être une science n'en est pas moins un art! La Rover 3500 est par conséquent unique en son genre.Une performance électrisante Lorsqu'on regarde la Rover 3500, on ne voit que grâce et élégance.Mais sous cet extérieur de séduction, bat le coeur d'une machine de haute performance: un moteur V8 dé 3,5 litres, complètement en aluminium et à injection d'essence de type L commandée électroniquement avec dispositif de mesure dbxygène.Sa consommation est un très respectable 9,41/100 km (30 mi/feal) sur route* La performance que donne sa boîte manuelle à 5 vitesses (une transmission automatique est livrable en option) est tout simplement électrisante: la Rover fend l'air et vous propulse à 100 km/h (60 mi/h) en moins de 10 secondes.Et quand viendra le moment de loger toute la famille et les provisions d'une semaine, la Rover ne vous décevra pas non plus.Le coffre est déjà plus que vaste, mais lorsque le siège arrière est replié, c'est un gouffre.Sagement hédoniste Les tissus moelleux et les diverses textures ici et là permettent de qualifier l'intérieur de sagement hédoniste.Et Rover rehausse ce luxe avec une liste impressionnante d'équipements.igÊttÊliVBÊi Les fenêtres électriques, le verrouillage HHBfil électrique des portes, la climatisation, le toit ^J^SW ouvrant, un miroir de pare-soleil éclairé, la servodirection à pignon et crémaillère, le volant réglable dans deux directions et un poste de radio à 4 haut-parleurs stéréo sont tous livrés en équipement standard Des ugnes qui lui ont valu des prix Lorsque la Rover 3500 a été lancée en Europe, elle a vite été nommée la voiture européenne de l'année Depuis, la Rover a remporté un nombre impressionnant de prix de conception et de sécurité partout au monde.La Rover 3500 ne ressemble à aucune des voitures que vous avez déjà conduites: c'est un mélange sublime de performance enivrante, de confort sensuel et de commodité familiale.La Rover 3500 est un original Environ $21000** Prenez rendez-vous pour un essai Appelez le concessionnaire Rover le plus près de chez vous et il livrera une Rover 3500 à votre porte.Vous pourrez éprouver par vous-même la griserie de la Rover.ROVER3500.UNE OEUVRE DART 'Consommation d'essence: 9.4 1/100 km (30 mi/feal) sur route; 16.51/100 km (17 mi /gai en ville pour la Rover 5 vitesses.Ces chiffres sont des estimations reposant sur les méthodes d'essai approuvées par Transports Canada.Le kilométrage réel que vous obtiendrez variera en fonction de vos habitudes de conduite et de le far de votre voiture.Ces estimations fournissent cependant un guide utile de comparaisons des consommations pour les nouveaux modèles.\u2022\u2022Le prix de la Rover 1980 comprend les frais de dédouanement et de transport et Inspection avant livraison.Le concessionnaire peut vendre à un prix inférieur.Taxe de vente et immatriculation en sus.Coiteux Auto Ltée 5180, av.Papineau 526-9137 Decarie Motors Ltée 55, rue Gince 334-9910/334-9911 Lacordaire Auto Ltée 7630, Le Mans Ville St-Léonard 254-3566 MM (W 1 T «f ï > CD A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 Deux vols pratiques, chaque jour.De Monrreal à Vancouver aller-retour.Pcparr\tArrivée\tRetour I0h30*\tI2h40\t08hl5\" 18h '\t21h05\t14h30* Vol i)uotidicn sans escale rY.>l Jirci t (même appareil) du lunJt .iu vendredi.Nous vous offrons également de bons moments à bord de nos vols à destination de Toronto, Ottawa, Winnipeg, Calgary et Edmonton.Pour vos réservations, appelé: votre agent de voyages.Vous pouvez aussi communiquer avec CP Air au 931-2233 ou, sans frais, au 1-800-361-8026.CPAir B CP ei H sont les marques déposées Je Canadien Pacifique Limitée.l)e plus en plus au pays, on vole à votre service.MOWMMI Entourez vous de fraîcheur et d'exotisme cet hiver grâce à ces belles plantes vertes Combinaison de 5 plantes tropicales dans jardinière de 8\" Egayez un coin morne de la maison ou votre table de cuisine avec cette jardinière remplie de 5 plantes en santé.Idéal pour offrir à Noel également.Aussi dans jardinière 6\".6.99 Prix en viguour du lundi 24 au aamedi 29 novembre.Choix de plante 8\" de table ou 10\" à suspendre Venez choisir plusieurs magnifiques plantes que vous pourrez poser un peu partout dansja maison ou suspendre.Plantes de table en plusieurs variétés, plantes à suspendre dont fougère Boston, pothos, plante araignée ou lierre.Non montré: Plantes Dieffenbachia ou croton de 4\"1/2.2.49 Non vendu aux Galerie* Chart\u2014bourf.Vendus dans tous les magasins Miracle Mart Les corridors de la souffrance suite de la page A 1 dans une proportion sans cesse croissante, par des malades chroniques nécessitant des soins de longue durée et qui devraient donc se trouver ailleurs que dans un hôpital dit «de courte durée», soit dans un centre hospitalier de soins prolongés ou dans un centre d'accueil-hébergement (un CHSP ou un CAH, dans le jargon du réseau).Or, ce n'est pas une révélation, des ressources de ce type, il en manque dramatiquement dans la région de Montréal.Selon un docu-mentduCentredesservicessociauxduMorit-réal métropolitain (CSS-MM), il y a dans l'ensemble du Québec, 6,8 places de centre d'accueil-hébergement pour 100 personnes âgées; dans la région de Montréal, la proportion est de 3,9 places pour 100 personnes âgées.La région de Montréal accuse un déficit de 7,251 places pour être comparable à la moyenne provinciale.Pas étonnant que les cris proviennent de là! Ce sont là des chiffres objectifs, des moyennes.Des chiffres «vécus»?Le Service Ressources-troisième âge du CSS-MM compte plus de 3,500 clients éligibles au placement en centres d'accueil, après évaluation sérieuse.Parmi ces personnes admissibles au statut de «bénéficiaires», un nombre important est justement (ou plutôt injustement) hospitalisé.Les autres restent à domicile, dans des conditions qui feraient paraître paradisiaques celles des urgences d'hôpitaux.Pénurie de ressources aggravée encore par une mauvaise utilisation des ressources existantes.Car il n'y a pas que les lits d'hôpitaux de courte durée qui soient mal occupés.Dans les autres établissements du réseau des Affaires sociales, qu'il s'agisse de centres hospitaliers de soins prolongés ou de centres d'accueil, le même phénomène s'observe: une partie importante de leurs clientèles n'aurait en fait aucune raison sérieuse d'y être.On ne fait que commencer à comprendre que le rôle réel de ces institutions d'hébergement est de suppléer à une perte d'autonomie et non de créer un état de dépendance en attendant une détérioration éventuelle qui peut apparaître seulement dans cinq, dix ou vingt ans.Des coupables?L'administration des hôpitaux est souvent prise à part et accusée d'inertie, sinon d'incompétence, devant le problème de l'engorgement des services d'urgence.La directive du ministère imposant un séjour maximal de 48 heures en salles d'urgence et unités transitoires n'est pas appliquée.Les directeurs généraux plaident unanimement l'impossibilité.Ecoutons M.Gilles Gaudrault.d.g.de Notre-Dame: «On en a des corridors, alors on les accepte, les malades.Et quand les corridors seront pleins, on les mettra dans la cha- pelle! C'est ça, une situation d'urgence.On s'est bien débrouillé au moment de l'incendie.La situation à l'urgence est déplorable et je suis le premier à la déplorer.Mais j'affirme pourtant qe nous faisons tout ce qui est hu-pourtant que nous faisons tout ce qui est humainement possible dans les circonstances.» Et M.Jean Boisvert, d.g.de Maisonneuve-Rosemont: «Nous avons un engorgement sans précédent: 62 patients dans les corridors de l'unité transitoire où la capacité d'accueil est de 13 lits! Et pas un lit libre sur les étages, en dehors des unités de pédiatrie et d'obstétrique.» Si Notre-Dame et Maisonneuve-Rosemont présentent les chiffres les plus impressionnants, la plupart des autres hôpitaux francophones de Montréal (incluant Laval) vivent le problème aussi et peut-être plus intensément.La toute jeune Cité de la Santé, de Laval, détient cette semaine le championnat d'occupation de ses lits par des malades chroniques (soit 15%) et son urgence est d'autant plus pitoyable que ses effectifs médicaux sont nettement insuffisants.Du côté anglophone, les urgences roulent plutôt bien.Certains, comme l'hôpital Général de Montréal, hébergent moins de malades chroniques qu'ils le pourraient selon leur permis.Ces hôpitaux sont mieux regroupés sur le territoire.Enfin, sur les quelque 285 lits présentement fermés dans les hôpitaux de Montréal, environ 210 sont au Royal Victoria, à l'hôpital Général de Montréal et au Général Juif.La pierre est lancée, en bout de ligne, au ministère des Affaires sociales, blâmé surtout pour ses coupures budgétaires qui ont entraîné la fermeture de nombreux lits, pour ses directives inapplicables et son défaut de contrôle.«Quand il y a de l'argent, le gouvernement centralise, mais quand il n'y a pas d'argent, il s'empresse de décentraliser l'administration! » se plaint-on à la direction des hôpitaux.Semaine du 12 au\t18 octobre 1980\t \t%C0l\t Hôpitaux\tde soins\tUts \tprolongés\tfermes Maisonneuve-Rosemont\t33,4 (274)\t0 Notre-Dame\t24,3 (227)\t0 Sacré-Coeur\t18,(> (133)\t11 Saint-Luc\t16,9 (122)\t58 Hôtel-Dieu\t19,6(124)\t0 Jean-Talon\t39,0 (113)\t0 Fleury\t36,5 (92)\t0 Cité de la Santé\t31,7 (108)\t0 Santa Cabrini\t2-1,3 (85)\t0 Royal Victoria\t17.3 (82)\t120 Général de Montréal\t\u2022 12.9(106)\t50 Général Juif\t16,4 (107)\t38 Source: CRSSS-MM\t\u2022\t LE COPIEUR MINOLTA EP-520 ARRIVE.LE SYSTÈME QUI GRANDIRA AVEC VOTRE ENTREPRISE.Si vous êtes actuellement « attaché » à un copieur qui ne peut suivre votre expansion, voici enfin celui qui vous devancera.Le système MINOLTA EP-520.Si vos besoins de copies augmente ou * varie, le EP-520 variera aussi.En effet avec des accessoires tels l'alimentation semi-automatique de documents qui accepte vos originaux aussi vite que vous pouvez les fournir et deux modèles de trieuse de 10 et 20 stations, le EP-520 ne vous laissera jamais en « panne ».De plus, des compteurs clés sont disponibles pour la répartition des coûts par départements.Avec le copieur MINOLTA EP-520, vous obtiendrez des copies d'une netteté sans \t\u2014 \tm \t \" -ttfiM M*n-'«''lui égal, à partir de n'importe quel document et ce sur à peu près n'importe quel papier ordinaire.Pour ce qui est de sa fiabilité, le MINOLTA EP-520 est muni d'un microprocesseur qui diagnostiquera n'importe quel problème d'opération.Il vous dira même quoi dire au technicien qui saura immédiatement quelle réparation effectuer.Venez le voir ou appelez-nous pour une démonstration.CARACTÉRISTIQUES: Modèle de table, plateau fixe, copies de 5.5 x 8.5 \u2014 11x17 25 copies minute développement à sec, etc.Disponible chez: LES ÉQUIPEMENTS DE COMMERCE MINOLTA (Caaada)ltée 9470, Transcanadienne, St-Laurent, Québec, H4S 1R7 Téléphone: 337-6140 Aussi disponible chez: A.& A.Photocopies Téléphone: 337-2023 B.M.S.Téléphone: 747-1163 Papeterie Ulibtrté Oronby Telephone 372-6263 9998 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 NOVEMBRE 1980 A 11 s m On construit # mais le nombre de lits reste insuffisant Le programme de construction [de nouveaux centres d'accueil à Montréal, la centralisation des services ambulanciers d'urgence liée au développement des CLSC, l'allocation de budgets permettant l'ouverture de tous les [lits d'hôpitaux, l'adoption d'une politique d'admission intégrée et favorisant un accès plus juste aux ressources d'hébergement existantes.jVoilà les principaux (éléments d'amélioration de la situation Idans les services d'ur-[gence en centres hospitaliers de courte durée.HUGUETTE ROBERGE Aucune de ces me-isures ne saurait se présenter comme LA solution.Le problème est aigu et les moyens llimités.Développement des C.A.Lancé l'an dernier par le MAS, un programme de construction de 30 nouveaux centres d'accueil à Montréal, arrive à point.Mais, trêve d'illusion, les besoins dépassent déjà ces ressources nouvelles.qui sont d'ailleurs loin d'être toutes accessibles aux éligibles.Deux seulement sont ouverts présentement, huit ouvriront leurs portes d'ici trois ou quatre mois, les autres, dans un an, ou deux, ou peut-être trois.Les besoins auront alors doublé.Autrement dit, quand les 3,000 places hébergement promises par le ministre Lazure seront occupées dans les nouveaux établissements, il y aura une liste d'attente non pas de 3,500 noms, mais de 7,000 environ, ceci selon la plus conservatrice des hypothèses.Parce que la population vieillit vite.Parce que l'espérance de vie augmente.Parce qu'en dépit du développement des services à domicile, il reste qu'une proportion de 6 à 7 pour cent des personnes âgées doivent finalement être placées en institution et ce pourcentage touche une population de plus en plus forte.Enfin, parce que le taux de roulement dans les centres d'accueil ne tourne qu'autour de 15 pour cent par année, ce qui devrait cependant augmenter à mesure que les établissements recevront uniquement des bénéficiaires en perte avancée d'autonomie.La centralisation des services ambulanciers d'urgence à Montréal, l'augmentation des budgets des hôpitaux pour qu'ils puissent ouvrir tous leurs lits et payer le personnel supplémentaire nécessaire.procèdent de décisions politiques, à incidence financière, qu'il serait illusoire d'espérer d'un gouvernement en fin de mandat.Cependant, telles décisions devront être prises à plus ou moins court terme.L'info-admission L'ouverture d'une dizaine de centres d'accueil d'ici février ajoute une ressource d'environ 1,200 lits.Cela fera du bien aux urgences des hôpitaux.Une autre lueur d'espoir vient de la mise en opération imminente d'un système d'admission qui veut rationaliser l'utilisation des ressources déjà en place.D'ici une quinzaine de jours, le Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal (CSSSRM) doit ren- dre public ce système et expliquer en détail son fonctionnement.Proposé aux établissement, qui peuvent y adhérer ou non, ce système est conçu pour traiter les cas les plus urgents, dans un contexte de pénurie majeure de ressources.LA PRESSE a pu apprendre que le premier effet de ce système sera de faire passer tous les cas de placement en centres d'accueil par l'hôpital, où un comité sera chargé de déterminer le degré de l'urgence.Le système Info-admission vise également à concilier, au Service Ressources-Troisième Age du CSS-MM où toutes les demandes sont finalement centralisées, les besoins soumis, les disponibilités en centres d'accueil et enfin une liste quotidiennement remise à jour des hôpitaux de courte durée à soulager prioritairement.I AVIS La séance d'information publique que don tenir le Centre de réadaptation Altcrnalivcs Inc.en vertu de l'article 89 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux aura lieu le 16 décembre 1980 à 19H30 au 1516 ouest, ave.des Pins.Montréal.photo Jean Goupil, LA PRESSE Essayer de dormir.malgré le bruit, l'éclairage violent, les odeurs.Cette semaine à Place Bonaventure MURIE DES BOUTIQUE* LE TEMPS FILE FT, ce.H 65 «Vloduecen(ro.ENTRÉE UBRE HAU 0'EXPOSITION BAZAR p._ SE2SZ2\" * mm V P'ace Bonaventure Nous avons les mots qu il faut pour vous donner la parole.Rapidement! Nous n'irons pas par quatre chemins.Nous allons tout de suite vous apprendre mots, phrases, expressions essentielles.Une langue de tous les jours, des phrases simples et correctes.Puis, nous vous ferons penser dans cette nouvelle langue avec laquelle vous deviendrez vite familier.Prenez vite rendez-vous.La parole est à vous.BERUTZ 2020.rue Université.Bureou 402.Montreal Tel 288-3111 50 Place Cremazte.Bureau 210.Montreal Tel 387-2566 immersion Totale et leçons particulières Service de traduction et d interpretation Les frais de tous les programmes sont deductibles de l'impôt Be'i.t; e* inmerjion'oiaie sont ae* mafQuej aeoosees aei École» Be'iitj-iangues vivantes ci Canoaa Uee Petmis ae culture oe«sonneiie no749504/ 749585 Mips?e*eaeiEducationauQueDec photo Jean Goupil, LA PRESSE En cas d'arrêt cardiaque, par exemple, ou d'incendie, la situation deviendrait catastrophique.RETIREZ-EN PUUS DÂWNTAGES SERVICE BANCAIRE PERSONNALISE La Banque Continentale vous offre un tout nouveau svstème de planification bancaire parce qu'elle vous considère comme un client de marque et non comme un numéro.VOTRE CONSEILLER PERSONNEL_ C'est avec plaisir que le représentant des services aux clients s'occupera de vous, veillera à ce que toutes vos opérations bancaires soient effectuées rapidement et efficacement: comme si vous aviez un conseiller personnel à votre disposition! 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