La presse, 28 novembre 1980, Cahier A
[" ON CRAINT DE GRAVES ÉPIDÉMIES ¦ Si la plupart des 200,000 personnes qui ont perdu leurs demeures à la suite du séisme de dimanche ont dû passer une nuit sous la pluie, plusieurs milliers d'autres ont eu le privilège de s'abriter sous Tune des quelque 10,000 rentes dressées par l'Armée, tels Angela Maria et Giuseppe Sesa, âgés de 78 et 80 ans, dont la maison n'existe plus.Le bilan provisoire des victimes s'établissait hier soir à 2,904 morts, 1,906 disparus et 7,751 blessés, mais on pense généralement que les chiffres définitifs seront considérablement plus élevés.De plus, les autorités craignent maintenant de graves épidémies.page B 8 4 m m.¦ m m 1 m y.4.m ¦ mm ¦A' en sa aS3 5?mi QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQ ¦ LA PRESSE compatit vivement à la douleur de nos concitoyens d'origine italienne dont les parents et amis, restés au pays natal, viennent de subir une épouvantable épreuve, lors d'un terrible tremblement de terre.LA PRESSE incite ses lecteurs à souscrire au fonds de secours SOS Italie (505 est, rue Jean-Talon; téléphone: 271-1133) mis sur pied pour venir en aide aux dizaines de milliers de sinistrés.Roger Lemelin, éditeur.33» ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $1.75 ÉDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 ABITIBI-TÈMISCAMINGUE LA TUQUE 30' ES 25 CENTS MONTRÉAL, VENDREDI 28 NOVEMBRE 1980, 96e ANNÉE, no 280, 48 PAGES, 4 CAHIERS enavez argent .et plus POUR MINIMISER LA HAUSSE DES TAXES MUNICIPALES En vertu du projet de loi déposé hier à l'Assemblée nationale par le ministre des Affaires municipales, Jacques Léonard, les municipalités pourront accorder un crédit d'impôt foncier pouvant aller jusqu'à 10 pour cent en 1981 et 5 pour cent en 1982 aux propriétaires de maisons unifamiliales, de duplex et de triplex.M.Léonard a expliqué qu'il s'agissait d'une mesure transitoire visant à compléter la réforme de la fiscalité municipale.page A3 OTTAWA REND UN DERNIER HOMMAGE À JULES LÉGER Entourée des proches parents du défunt et des représentants des divers partis politiques, Mme Gabrielle Léger a assisté hier aux obsèques de l'ancien gouverneur général du Canada en la basilique Notre-Dame d'Ottawa.Le défunt sera inhumé aujourd'hui à Valleyfield.photo Michel Gravel.LA PRESSE page A 8 LA BATTERIE DE L'IREQ DEUX FOIS PLUS PUISSANTE QUE CELLE DE LA GM ¦ La création d'une batterie qui sera deux fois plus puissante que celle à laquelle travaille la société General Motors pourrait donner à l'IREQ d'excellentes chances dans la course mondiale pour la mise au point d'une voiture électrique.C'est f ce qu'a souligné hier le président cf Hydro-Québec, M.Robert Boyd, en dévoilant certains des travaux accomplis par l'Institut de recherche de cette société d'Etat.La voiture en question pourrait être commecialisée d'ici à une dizaine d'années.page D 1 SOMMAIRE Annonces classées: C 8 à C 11, D 8|à D 10 Arts et spectacles \u2014 Informations: C 3 à C 6 \u2014 Horaires: C 7 Bandes dessinées: B 9 Carrières et professions: D 7 Décès, naissances, etc.: D 1 1 Économie: D 1 à D 7 Êtes-vous observateur?: C 9 FEUILLETON «Ennemis»: C 8 Horoscope: B 9 Jardins et maisons: D 8 Le monde: A 10, A 1 1 Météo: A 2 Mot mystère: B 9 Mots croisés: B 9 Quoi faire aujourd'hui: C 7 Radio et télévision: C 7 Sports: B 1 à B 7 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 ÉDFT0 DE LA FRANCOPHONIE À LA FRANCOPHOBIE PAR GUY CORMIER page A 6 TABLE D'ÉCOUTE CHEZ LAMARRE VIGNOLA NIE TOUT ¦ Le directeur de la Police de la CUM a nié hier les allégations du conseiller Nick Auf Der Maur concernant la prétendue installation d'une table d'écoute électronique dans le bureau du président du comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre.page A 5 TAXIS RÉPARÉS AVEC DES PIÈCES VOLÉES Une accusation de recel a été portée par la Sûreté du Québec contre le propriétaire de la Prompt Taxi Association, Joseph Henri Tremblay.Il a été établi en effet que les moteurs et transmissions de 29 des 53 taxis vérifiés avaient été volés.Plusieurs enquêtes sont en cours dans le but d'enrayer ce r commerce illégal qui serait > particulièrement actif dans l'ouest de la ville.page A3A < êuaiA Hausse t>£ io% té t,A\\&e ces Vous flHu&L 0e qui a pour objet de renvoyer de la Cour d'appel à la Cour suprême la question de la constitution du Canada.Les autres projets de loi ont trait à Hydro-Québec, à la Société générale de financement, à la Communauté urbaine de Montréal, à la Société d'habitation du Québec, à la Société de développement immobilier, à la fusion du Bureau des véhicules-automobiles avec la Régie de l'assurance-auto, et d'un projet modifiant la loi de la Commission des affaires sociales.U1S EUES HE MONTRÉAL MULBERRY, rue (1947) En souvenir du port artificiel construit en Angleterre et qui a.pendant trois mois, assuré le ravitaillement de*- armées canadienne, anglaise et américaine après le débarquement sur les plages de Normandie, en 191».Axe sud-nord, par le chemin de la Côte-des-Neiges.le boulevard Laird et l'avenue Gleneoe.\u2022 \u2022 \u2022 MULLINS, rue (avant 1879) * À la mémoire de Francis Mul-Hns, riche propriétaire terrien clans le quartier Sainte-Anne et conseiller municipal de 1858 à I860.Axe ouest-est.par Saint-Patrick et d'Argenson à l'es! d\"Atwater.MURRAY, rue (?) Jadis connue sous le nom d'avenue Maple, cette voie commémore James Murray (1719-1791), général anglais qui commanda les troupes anglaises après la mort de Wolfe en avril 1760.Il fut premier gouverneur du Canada après la cession.Axe nord-sud à partir de Notre-Dame, à l'ouest d'Universitv.MUSSET, avenue de (?) A la mémoire de l'écrivain et poète français Alfred de Musset (1810-1857).Axe nord-sud à partir de Crémazie, à Test du boulevard Saint-Michel.me aux associations médicales et autres, si l'on acceptait les arguments du gouvernement fédéral, puisque ces associations sont sous la juridiction des gouvernements provinciaux, tout comme les municipalités et les commissions scolaires.Me Brun a répété l'interprétation québécoise de l'AABN, selon laquelle le bilinguisme ne doit être imposé qu'au gouvernement lui-même.Selon lui, le tribunal devrait se demander si les Législatures peuvent invoquer «l'autorité décentralisée» pour ne pas tenir compte de l'article 133 et adopter des lois en une langue seulement.Comme les Législatures ne peuvent pas le faire, a-t-il conclu, de même les autres groupes doivent être exemptés du bilinguisme.Première position Dans ses arguments écrits, le gouvernement fédéral avait abondé dans le même sens que le Québec, signalant que les municipalités et les commissions scolaires n'étaient pas liées par l'article 133.Selon les arguments écrits, les municipalités et les commissions scolaires constituent un troisième niveau de gouvernement qui jouit «d'une indépendance considérable vis-à-vis le pouvoir central, provincial, contrairement à d'autres organisations administratives issues du gouvernement».Les arguments écrits, enfin, rappelaient que, contrairement à plusieurs autres organisations qui reçoivent leur autorité de la Législature, les conseils municipaux et les commissions scolaires sont électifs et leurs membres sont responsables devant les électeurs.Loi 101 Les avocats montréalais Peter Blaikie, Roland Durand et Voine Goldstein, qui ont contesté devant les tribunaux la loi québécoise de la langue française au tout début, ont exprimé les mêmes arguments que l'avocat du Québec.Quant à M.Georges Forest, le citoyen de Winnipeg qui a contesté la loi manitobaine, il a demandé à la Cour suprême du Canada, par l'entremise de son avocat, de traiter chaque cas en particulier, au lieu de fixer une loi générale.Les juges ont mis la cause en délibéré.Québec veut entendre les citoyens et les organismes QUEBEC \u2014 Le premier ministre Lévesque a annoncé, hier, à l'Assemblée nationale, que son gouvernement eonvo-auera la Commission parlementaire de la Constitution, «afin de permettre aux citoyens et aux PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec organismes du Québec de faire connaître, en toute liberté, leur opinion sur la démarche unilatérale du gouvernement fédéral et ses conséquences pour l'avenir du Québec et du Canada.» Cette Commission parlementaire tiendra ses premières séances les 9 et 10 décembre, «et elle poursuivra ses travaux même pendant l'ajournement des Fêtes, suivant l'évolution des travaux», a aussi indiqué M.Lévesque.Il est également possible qu'après la période des Fêtes elle se déplace sur le territoire québécois.Et il est à peu près certain que les travaux de la Commission parlementaire de la Constitution seront télédiffusés, à chaque fois que la Chambre ne siégera pas.«Dans un débat d'une telle importance, la parole n'appartient pas seulement aux parlementaires», a expliqué M.Lévesque, qui en a aussi profité, au passage, pour égratigner l'utilité du Comité mixte du Sénat et des Communes sur la Constitution, «où les Québécois n'auront pas beaucoup l'occasion de se faire entendre, puisque la majorité libérale du Comité ne semble guère apprécier les témoignages de ceux qui s'opposent au projet de son chef.» Le projet du gouvernement de tenir cette Commission parlementaire au Québec a été assez bien accueilli par les partis de l'Opposition.Alors que l'Union nationale a volontiers souscrit au projet de M.Lévesque.le Parti libéral de M.Ryan a, pour sa part, émis certaines réserves, tout en se disant d'accord.«J'ose espérer que cette commission parlementaire ne servira pas de tribune pour la promotion d'un point de vue, au détriment des autres», a déclaré le chef libéral, qui a, par ailleurs, promis «de participer de la façon la plus constructive possible à la commission dans la mesure où elle sera aménagée dans un esprit d'accueil, qui permettre d'aller chercher ce qu'il y a de meilleur, de plus constructif dans tous les secteurs de l'opinion québécoise.» Et, tout en se disant du même avis que le chef du gouvernement pour que la population du Québec puisse s'exprimer dans le débat soulevé par le projet fédéral, M.Ryan n'a pas manqué de rappeler au chef du gouvernement qu'il ne faudrait pas s'imaginer que parce que 50 ou 100 organismes seront venus se faire entendre que la Commission aura entendu toute la population du Québec.Dites ce que vous pensez ! Le Canada n'est plus une colonie.Nous tous, en tant que Canadiens fiers de l'indépendance de notre pays, devons faire savoir au Parlement britannique, par l'intermédiaire du Premier ministre de la Grande-Bretagne, Madame Margaret Thatcher, que nous voulons vraiment que la Constitution du Canada soit rapatriée, mais telle qu'elle, sans changements ni additions, à l'exception d'une formule provisoire d'amendement qui nous permettra de la modifier à notre convenance.L'actuel projet de résolution du gouvernement fédéral demande au Parlement britannique, \u2014 comme en 1867 quand le Canada était une colonie \u2014, de déterminer les lois qui nous gouverneront.En tant que citoyens d'un pays puissant et indépendant, nous ne devrions pas éprouver le besoin de demander à la Grande-Bretagne de modifier notre constitution.Canada West Foundation est en faveur d'une constitution faite au Canada.Une Constitution pour nous tous.Pour le peuple \u2014 Pour les provinces \u2014 Pour le pays tout entier.C'est ensemble que nous devons façonner notre avenir.L'égalité en matière de droits constitutionnels et sa confirmation dans une charte exigent que s'exprime la voix de tous les Canadiens qui s'en préoccupent d'un océan à l'autre.Et c'est maintenant qu'ils doivent le faire.Vous êtes d'accord?Le bulletin ci-dessous vous offre l'occasion de communiquer votre volonté au Premier ministre Thatcher.Remplissez-le, découpez-le et retournez-le-nous dès aujourd'hui.Nous lui ferons parvenir l'ensemble des bulletins que nous aurons reçus.Une initiative de CANADA WEST FOUNDATION Canada West Foundation est une organisation canadienne non partisane de recherche visant à promouvoir le développement régional de l'ouest du pays dans un Canada Uni.Faites-vous entendre! Expédier à Canada West Foundation CP.80000 Succursale A Montréal, Québec Madame le Premier ministre, Je désire que la Constitution canadienne soit rapatriée telle qu'elle, sauf pour ce qui est d'une formule provisoire d'amendement qui permettra aux Canadiens de la modifier à leur convenance.Nom Adresse Ville ou localité Province LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 NOVEMBRE 1 980 A 5 Vignola nie que Lamarre ait été espionné Le directeur de la police de la CUM, M.Henri-Paul Vignola, a nié toutes les allégations du conseiller Nick Auf der Maur concernant la prétendue installation d'une table d'écoute électronique dans le bureau du président du comité exécutif de Montréal, M.Yvon Lamarre.En rendant publiques les conclusions d'une enquête qui a nécessité l'interrogatoire de plus de 60 personnes et la mobilisation de plusieurs experts, dont des membres de la GRC, M.Vignola a affirmé que, à ce stage des recherches, il est persuadé qu'aucun officier de la police de la CUM n'a espionné le président Lamarre.Du même coup \u2014 et au cours d'une intervention qui ressemblait à un véritable procès \u2014 le directeur Vignola, en grande tenue, et en pleine séance du conseil, a vertement blâmé le conseiller Auf der Maur.«De telles allégations, a-t-il dit, sont extrêmement graves.Elles portent atteinte au bon renom de la police et diminuant sa crédibilité auprès du public.Elles ont entraîné des dépenses de fonds publics».M.Vignola a déclaré que le conseiller Auf der Maur n'avait pas pris soin de vérifier ses informations auprès de sources autorisées avant de les lancer publiquement.Tour à tour, cependant, les maires Donald McDonald, de Pierrefonds, et Yves Ryan, de Montréal-Nord, ont pris la défense du conseiller Auf der Maur, soulignant que ce dernier, en qualité de conseiller, avait le droit de poser des questions à M.Lamarre dans le but de vérifier la véracité de rumeurs qui lui parvenaient.Le maire Ryan a dénoncé, pour sa part, la «mise-en-scène» et le «pathos» utilisés par le directeur Vignola et le président Yvon Lamarre pour divulguer le rapport d'enquête.Uelon M.Ryan, cette mise en scène risque d'empêcher, à l'avenir, certains conseillers de poser des ques- Le directeur de police Henri-Paul Vignola.Photo Robert Nadon tions sur des sujets délicats.M.Ryan a dit espérer que l'incident n'aura pas de suites désagréables pour le conseiller Auf der Maur.Quant au maire McDonald, il a dit qu'il ne reconnaissait pas au directeur de police le droit de divulguer publiquement un rapport d'enquête en pleine séance du conseil.Le directeur Vignola a reconnu, à la fin de son rapport, que les enquêteurs devront vérifier certains indices «très minces» qui leur ont été communiqués par l'une ou l'autre des personnes interrogées.Pour sa part, le conseiller Auf der Maur a refusé, jusqu'à maintenant, de dominer sa source d'information.Il a semplement dit que c'était une source policière appartenant à l'état-major.Rien de plus.Ce qui a fait dire au directeur Vignola, à la toute fin de son rapport: «Seul M.Auf der Maur a, en sa possession, la clé de l'énigme».Pour ce qui est de M.Lamarre, il s'est déclaré satisfait du rapport.«Le rapport est clair.Il indique que je n'ai pas été espionné par la police».Le témoignage des experts de la Belmoral est contesté VAL-D'OR \u2014 «Il est inconcevable qu'on puisse opérer des mines sans ingénieurs ou géologues.Tout comme on ne peut imaginer un hôpital sans médecins.» C'est sur cette remarque de M.Douglas Parent, 71 ans, que se sont terminées, hier, les audiences de la commission Bcaudry sur les causes de la tragédie du 20 mai à la mine Belmoral.ANDRÉ CÉDILOT envoyé spécial de LA PRESSE M.Parent, qui a témoigné à la demande de la commission, sait de quoi il parle à en juger par son curriculum vitae, qui fait état d'une expérience de 46 années dans les mines à travers le monde.Au Québec, ses services % ont aussi été retenus pour des travaux à la baie James et à l'aménagement du métro.Quoi qu'en disent les experts des laboratoires Ville-Marie, M.Parent n'hésite pas à affirmer que l'accident était prévisible.Une simple lecture des plans d'ouverture de la mine et deux visites sur place ont d'ailleurs suffi à le convaincre.«Je n'avais encore jamais vu de la pierre si mauvaise depuis que je travaille dans une mine.» a révélé M.Parent, précisant qu'il était très familiers avec les mines de l'Abitibi, où il a fait ses débuts en 1934, pour y revenir occasionnellement par la suite.L'effondrement, selon lui, est directement attribuablc à la présence d'un lac souterrain au-dessus du socle rocheux de la mine.Cette masse d'eau, d'expliquer l'ingénieur, exerçait il va sans dire une pression constante au dessus de la mine, cherchant la moindre fissure pour y pénétrer.Le roc étant passablement friable près de la surface, les autorités de la mine Belmoral n'ont pas amélioré la situation en créant des ouvertures béantes par le développement des galeries dans les étages supérieurs.M.Parent, tout comme les experts de la commission, n'est absolument pas d'accord avec la thèse des spécialistes engagés par la mine à l'effet que le mécanisme d'effondrement a débuté dans la roche considérée comme solide.Il le situe plutôt dans la zone minéralisée (partie la plus fragile d'une mine, où l'eau s'est infiltrée par les failles).Pour M.Parent, l'erreur fondamentale des dirigeants de la mine Belmoral aura été de ne pas connaître avec justesse la nature du roc et des morts-terrains qui marquent le début de la mine.Se disant surpris de ce témoignage qui rejette le sien, M.Nicola Capozio.des laboratoires Ville-Marie, est revenu à la barre, mais seulement pour apporter certaines précisions «géo-morphologiques», si l'on peut dire, à ce qu'avait relaté son prédécesseur.Durint le témoignage des experts, on pouvait avoir une bonne idée du «pouls» des deux parties simplement à regarder l'un de ces membres.Qui frappant du pied hochant de la tête.Qui fronçant les sourcils ou esquissant un léger sourire.Qui parfois rougissant ou baissant la tète.De leur côté, les deux procureurs, Me Serge Ménard pour la commission, et Me Marcel Cinq-Mars pour la Belmoral, s'interrompaient souvent, ce qui a provoqué des engueulades fréquentes.Au cours des 150 heures d'audiences publiques tenues à Val-d'Or depuis le 6 septembre, la commission a entendu pas moins de 62 témoins, ce qui a permis d'accumuler plus de 4,500 pages de notes sténogra-phiques.Selon le juge René Beaudry, la commission entamera la rédaction de son rapport final dès la semaine prochaine, de façon à le soumettre au gouvernement avant la fin du mois.Il faut par ailleurs s'attendre à ce qu'on annonce incessamment la prolongation du mandat de la commission, normalement échu le 31 décembre prochain, afin de lui permettre d'analyser, dans un second temps, la sécurité en général dans les mines souterraines du Québec.BOIS-FRANCS-MAURICIE-L'AMIANTE La région se serre les coudes pour être zone expérimentale de récupération des déchets Quelque 100 municipalités, les cinq commissariats industriels et les principaux organismes économiques de la région des Bois-Francs-Mauricie- l'Amiante ont fait front commun GEORGE pour présenter hier, au ministre de l'Environnement du Québec M.Marcel Léger, un projet de zone expérimentale pour la récupération à la source des déchets.«Ce projet, a expliqué M.Claude Nadeau, directeur général de la Corporation de développement économique des Bois-Francs et coordonnateur du projet présente une solution plus globale au problème des déchets tout en permettant une meilleure protection de l'environnement et en favorisant le développement économique du Québec.» M.Nadeau n'a pas caché que ce projet était «une volonté populaire qui devrait même devenir une priorité pour le ministère de l'Environnement».D'ailleurs, le ministre Léger, de passage hier dans la région où il a visité le centre de récupération des Bois-Francs, qui fonc- tionne depuis déjà trois ans, grâce à une initiative de la polyvalente Le Boisé de Victoriavil-le, tout en admettant le besoin d'une politique en ce sens, s'est borné à préciser qu'il se pencherait sur cette question.Ce projet de zone expérimentale devrait s'échelonner sur une période de trois ans.La première phase, au coût d'un million de dollars, consisterait à implanter le projet en créant un réseau de récupération à la source des déchets, comprenant cinq centres et des équipements régionaux, créant ainsi une quarantaine d'emplois.La deuxième phase, au coût d'environ trois millions, mettrait l'accent sur la consolidation du réseau créant sept nouveaux centres qui emploieraient quelque 80 personnes.Enfin, la troisième phase, qui injecterait quelque 30 millions dans l'économie de la région créant quelque 150 emplois nouveaux, prévoirait l'implantation dans la zone d'une bouteille-rie pour contenants retourna-bles.Dans l'esprit de M.Nadeau, il apparaît évident que le gouvernement du Québec devrait «assurer le leadership de ce projet», en se servant du programme OSE.Cela n'empêche pas pour autant l'utilisation des différents programmes Canada au Travail, du MEER, de la SDI et d'organismes privés comme SODEQ Entraide OME pour obtenir les fonds nécessaires.Il est indéniable, selon M.Nadeau, que ce projet, à long terme et à la grandeur du Québec pourrait devenir par la suite une solution au coût énorme des emplacements d'enfouissement régionaux, eux-mêmes temporaires.Expérience-pilote La récupération à la source des déchets n'est certes pas une activité nouvelle dans la région des Bois-Francs.Dès 1976, ce mouvement avait pris naissance au sein même d'une activité parascolaire organisée par l'Atelier de culture de la polyvalente Le Boisé, de Victoriaville, et qui prolongeait un cours sur la santé et la publicité.Deux ans plus tard, le projet est désigné par le ministre Léger comme expérience-pilote d'enlèvement sélectif des déchets.Comme l'explique M.Normand Maurice, président du Centre de récupération Bois-Francs et professeur à l'origine du projet, ce projet-pilote étudiant avait permis en mai 78, de ramasser 20 tonnes de papier, de verre et de chiffons par mois.En 1980, la récupération de ces déchets recyclables s'élève à 150 tonnes par mois et on envisage d'atteindre les 300 tonnes dans un avenir plus ou moins rapproché.«A l'origine, explique M.Maurice, on voulait ramasser les déchets domestiques qui sont constitués de plus de 10 p.100 de papier et carton et faire disparaître toutes les poubelles tout en permettant également le recyclage des contenants alimentaires.Bref, nous proposons une solution de rechange à l'enfouissement sanitaire global.» Non seulement le centre de récupération des Bois-Francs permet-il l'emploi de six personnes, mais il s'autofinance pour ce qui est des salaires et des dépenses courantes.Il participe à la dépollution de l'environnement en éliminant à plus ou moins long terme les dépotoirs, devenus des casse-tête.Achetez maintenant et économisez! 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francophones, sorte de Commonwealth de langue française.La question se pose de savoir quelle sera la place du Québec dans ce forum, étant donné que le Président Senghor n'a cru devoir inviter que le gouvernement fédéral d'Ottawa.Le Québec se débat comme un beau diable pour être admis de plein droit à la réunion préparatoire de Dakar, estimant réunir toutes les qualités pour siéger dans pareille assemblée avec sa personnalité propre.Ottawa, naturellement, se cambre vis-à-vis d'aussi folles prétentions et rappelle qu'en matière de relations extérieures le Canada n'a qu'une voix et quelle ne se fait entendre que d'Ottawa.Pour des raisons que Daniel Johnson avait en 1968 assimilées très correctement au «besoin d'oxygène», Québec cherche des alliés dans son combat.Naturellement, il pense à la France.Il n'en fallait pas plus pour que notre excellent confrere le «Globe and Mail» de Toronto, prenant pour acquis que la France va trouver dans l'imbroglio une occasion de s'ingérer dans les affaires canadiennes, publiât mercredi un éditorial narquois intitulé (en français dans le texte): «Vive la Corse libre?».Notre excellent confrère ignore peut-être qu'il y a plus de Corses à Paris qu'en Corse, mais les éditorialistes ne sont pas tenus à l'omniscience et, de toute façon, là n'est pas la question.Il n'en fallait pas plus pour qu'un député à la Chambre des communes lance un appel général à la mobilisation et propose tout un train de représailles économiques contre la France.On se serait cru au Congrès des États-Unis et à la «guerre du poulet» sous le règne de feu Lyndon B.Johnson.Les Français n'ont jamais été bien chauds pour la construction à laquelle rêve ardemment le Président Senghor.Ce qu'on sait de la pensée du gouvernement de Paris sur tout cela reste finalement très mince.Celui qui, du côté canadien, devrait connaître le mieux le dossier, est le Très Honorable Trudeau lui-même en personne.N'arrive-t-ii pas de la capitale française?N'a-t-il pas dîné en compagnie du Premier ministre Raymond Barre?N'a-t-il pas été reçu à l'Elysée par le Président Giscard d'Estaing, sous un magnifique portrait du général de Gaulle?Ce qui a transpiré de ces entretiens est encore bien fragmentaire.M.Barre aurait déclaré que «de toute façon, ni la France ni aucun autre pays n'ont de conseil à donner au Canada sur une affaire purement intérieure».Par ailleurs, ce journal faisait grand état, dans son édition de mercredi, d'une dépêche de l'agence France Presse citant «une source française autorisée» qui déclare que «la France ne participera à une conférence du type de Dakar, dont la base est la francophonie, que dans la mesure où la solution retenue sur le problème de la représentation du Québec recueillera l'accord du gouvernement québécois».Qui est cette «source française autorisée»?On ne nous le dit pas.Mais je pense que le mystère ne saurait être bien grand.Il se trouve, en effet, que le 10 octobre dernier nul autre que le ministre des Affaires étrangères de France, M.Jean François-Poncet, répondant à une question devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, déclarait textuellement que «la France juge nécessaire que le Québec ait une représentation aux conférences francophones».C'est sans doute sur cette déclaration qu'on se fonde dans l'entourage de M.Claude Morin pour penser que Québec peut compter sur le soutien du gouvernement français, encore que la déclaration du ministre français soit assez laconique sur la forme exacte que devrait prendre la présence du Québec aux assises de la francophonie.On sait que le Québec n'accepte pas d'être représenté par un fonctionnaire, comme le veut Ottawa, et c'est précisément ce qui fait le noeud de ce qu'on appelle à l'étranger «la mésentente intercanadienne».À partir de là, la difficulté est purement canadienne ou «intercanadienne».Qui ne souhaiterait pas que la solution fût trouvée au Canada?S'il n'y a vraiment pas moyen de s'entendre et si les conditions offertes au Québec par Ottawa, quant à sa représentation à Dakar, sont jugées tellement inacceptables que le gouvernement Lévesque va refuser sa participation, qu'arrivera-t-il?La France s'abstiendra-t-elle à son tour?Qu'adviendra-t-il, dès lors, du rêve caressé par M.Senghor, qui a déclaré, paraît-il, que la querelle est «une affaire entre la France et le Canada, entre grands Blancs»?On devrait être fixé sur tout cela très bientôt, la réunion de Dakar étant prévue pour le 8 décembre.GUY CORMIER Le budget de Montréal fait la vie dure aux petits proprios Les citoyens de Montréal ^peuvent s'attendre à des hausses de taxes pour 1981, et, dans certains cas, à des hausses substantielles.La ville met surtout l'accent sur une légère réduction du taux d'imposition, mais comme le rôle d'évaluation est majoré dans une plus grande proportion encore, les comptes qui seront envoyés aux contribuables seront plus salés que ceux de cette année.Les propriétaires de maisons unifamiliales seront malheureusement ceux qui écoperont davantage.En général, l'évaluation dans leur cas sera accrue de 27.5 pour cent.Même avec une réduction de 3 pour cent du taux d'imposition, la note à payer par rapport à 1980 signifiera une hausse d'environ 20 pour cent.Ainsi, la taxe sur une propriété présentement évaluée à $50,000 pourrait passer de $1,550 à$1,912.Cela comporte une résonance assez étrange quand on sait les campagnes d'autrefois pour inviter les gens à accéder à la propriété de leur maison.Des mesures étaient prises alors pour faciliter cet accès.Aujourd'hui, on dirait qu'on s'acharne à écraser ceux qui ont répondu à cet appel, parfois au prix de grands sacrifices.Certes, on comprend que la maison familiale, dans le contexte actuel, représente un luxe qu'une grande ville comme Montréal peut difficilement se payer.Les services à offrir à ces maisons coûtent presque aussi cher que ceux qu'appellent les grands buildings.Et, pour l'avenir, il faut sûrement tenir compte de ce facteur.Il n'en reste pas moins qu'on a le droit de se demander s'il n'y a pas là une grave injustice envers ceux qu'on a attirés dans ce guet-apens.Le président du.Comité exécutif de la ville a laissé entendre qu'il essaierait de réduire quelque peu le fardeau de ces derniers si le gouvernement autorisait Montréal à adopter un taux de taxe flexible qui pourrait con-séquemment varier selon les catégories d'habitations.Malheureusement, rien n'indique qu'il serait prêt à aller bien loin dans cette direction.Pour le reste, le budget qui vient d être dévoilé par M.Yvon Lamarre témoigne de la philosophie de ce dernier qui s efforce de revaloriser la métropole par des projets moins grandioses que ceux auxquels on était habitué, mais plus réalistes.On développera des programmes déjà en marche comme SIDEM, l'opération Tournesol, le revitalisation des rues commerciales, l'aménagement de parcs industriels, la promotion touristique, etc.On essaiera en même temps de vivre davantage selon ses moyens.Par exemple, il est question de réduire au moins légèrement le nombre des fonctionnaires ou employés de la ville.Personne ne trouvera sûrement à redire à ces coupures, si celles-ci peuvent s'effectuer dans le respect des conventions collectives.Du côté des revenus, il est intéressant de noter aussi qu'on entrevoit un rendement nettement supérieur au chapitre des permis de construction.Cela est encourageant dans la mesure où l'on a l'habitude de dire que lorsque le bâtiment va, tout va.Dans l'ensemble, la répartition des crédits selon les secteurs d'activités apparaît assez équilibrée.On a pensé à la fois à la sécurité des gens, à la protection de la propriété, à l'amélioration des transports, mais aussi à l'hygiène, au bien-être social, à l'embellissement des quartiers, au développement des bibliothèques, etc.Il n'y aura jamais là d'équilibre parfait.On aurait pu probablement faire davantage, par exemple, au chapitre de l'écologie ou des espaces verts.Mais, encore une fois, dans l'ensemble, on sent au moins une certaine volonté de rendre !a ville plus attrayante non seulement pour les investisseurs mais aussi pour ceux qui y vivent.Le maiheur, faut-il le répéter, c'est que tout cela représente un coût trop considérable pour le petit propriétaire.VINCENT PRINCE Le Kremlin flatte M.Reagan «dans le sens du poil» Dans son édition de mardi, la Pravda, influent quotidien soviétique, montait en épingle une récente déclaration de M.Richard Allen, candidat probable au poste de conseiller du président Reagan en matière de sécurité.M.Allen avait affirmé que le futur gouvernement tentera de trouver avec l'URSS des terrains d'intérêt mutuel en matière de commerce et de contrôle, et il avait ajouté: «Nous ne pensons pas qu'il est très fructueux de se contenter de claquer les portes.» Hier, c'est l'agence soviétique TASS qui consacrait un commentaire de quatre feuillets au tête-à-tête qui a duré 2h40 entre le président Léonide Brejnev et le sénateur républicain, M.Charles Percy, le futur président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères des États-Unis.En faisant ainsi souligner avec ostentation le passage à Moscou d'un simple sénateur républicain, le Kremlin entend visiblement faire sa cour au futur président des États-Unis, un homme qui, de Moscou, est perçu comme devant se montrer plutôt dur et intransigeant dans ses; relations à l'égard de rUnion soviétique.L'agence TASS, la Pravda et i les Izvestia font chorus pour imputer à l'administration Carter la responsabilité de tous les déboires qu'a subis la détente ces dernières années.Ces organes très officiels s'ingénient à prêter à la future administration Reagan les meilleures intentions de compréhension et de collaboration entre les deux blocs.Autrement dit, l'opération charme menée présentement par les Soviétiques a pour fin de flatter, comme on dit, le président Reagan «dans le sens du poil».Elle n'impressionnera sans doute que superficiellement les éléments radicaux de la future administration américaine.Il reste que, par leur comportement, les dirigeants soviétiques démontrent, une fois de plus, qu'ils tiennent énormément à la détente, ce qui est dans la logique des choses.Mais il arrive qu'ils y tiennent, tout en se permettant de poser beaucoup de gestes qui lui soient préjudiciables.Au fond, l'URSS veut avoir, selon l'expression américaine, «the best of everything*.Elle veut la détente, tout en poursuivant sa lutte idéologique et son maraudage diplomatique; elle veut le désarmement, mais surtout le désarmement du rival d'en face; elle veut la réduction de la menace nucléaire, mais on a l'impression qu'elle voit mieux les Cruises et les Pershings dans l'oeil américain qu'elle ne voit les SS-20 dans le sien.Selon le secrétaire américain, M.Muskie, le Kremlin tient à rétablir ses relations de bonne intelligence avec les États-Unis.De plus, les dirigeants soviétiques cherchent à se dégager du bourbier afghan sans trop perdre la face et ils ne songeraient aucunement à intervenir en Pologne, malgré le comportement troublant d'une de ses divisions aux frontières de ce pays.Tout ceci est vraisemblable, mais il reste que c'est Moscou, beaucoup plus que Washington, qui met la détente en péril.C'est Moscou qui a mis son nez en Angola, en Ethiopie, au Vietnam et en Afghanistan.C'est Moscou qui refuse de se conformer aux dispositions de l'accord d'Helsinki.C'est en conséquence à Moscou qu'incombe la tâche de réparer les pots cassés.Il se peut que l'opération charme actuellement en cours ne soit que stratégique, mais il se peut aussi quelle découle d'un réel désir de rétablir un climat de.détente chèrement acquis.L'avenir ne tardera pas à nous indiquer ce qui en est.JIANNUmN paw Mettes ÇN Peno.TkH.labs V0LGNTAUSG&O&S 7& L'irALfES\" 0t4 VOUS F*iT CBoitte v 'iHPoare epuoi £t/cw& 4e;h V/ (Tous droits réservés) DANS LA PRESSE ANGLOPHONE L'étrange démocratie d'une Alberta qui semble avoir tout oublié du passé Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits parla Presse Canadienne.Étrange démocratie en Alberta En Alberta, ce château fort de la démocratie parlementaire où le membre de l'Assemblée législative qui appuie la pensée fédérale peut être certain qu'on le rejettera du caucus tory au pouvoir, il existe de nombreux mythes de fabrication domestique.L'un de ces mythes, c'est que la province a été flouée par le reste du Canada.Peu d'Alber-tains, en effet, semblent vouloir se rappeler que toutes les provinces à l'ouest de la vallée de l'Outaouais ont dû payer une prime sur le pétrole de l'Alberta, entre 1961 et 1973, alors que le pétrole mondial était moins cher que le pétrole local.Et peu d'Albertains semblent se rappeler que pendant la Dépression ce furent les provinces du centre qui subventionnèrent les revenus provinciaux.Toute perspective semble avoir disparu dans le débat actuel sur les prix du pétrole et du gaz.Même les événements récents ont été réarrangés pour s'adapter aux exigences du gouvernement de l'Alberta dans la dispute au sujet de l'énergie.M.Peter Lougheed, dans le discours qu'il a prononcé récemment à l'adresse de sa province, a fait allusion de nouveau à l'entente que son gouvernement avait avec l'administration fédérale de M.Joe Clark.M.Lougheed ne semblait pas avoir de scrupules à déformer les événements.Il n'y a jamais eu d'entente, car chaque fois que le gouvernement Clark était sur le point de répondre aux exigences de l'Alberta, l'Alberta montait ces exigences d'un cran.Cela nous ramène à ce député solitaire que le caucus tory a rejeté parce qu'il a osé penser par lui-même.M.Tom Sindlin-ger, qui siège maintenant esseulé et impopulaire comme indépendant, a mis le gouvernement Lougheed au défi de prouver qu'il avait eu une entente sur l'énergie avec M.Joe Clark.Tout ce qu'il demande, c'est que M.Lougheed produise «un document, une lettre d'entente, un message de télex, un télégramme, des notes prises pendant une conversation téléphonique.n'importe quoi».Cela semble une demande raisonnable \u2014 en démocratie.Mais après ce qui est arriv é à M.Sind-linger, on serait tenté de se demander quel genre de démocratie est l'Alberta.\u2014 Le 13 novembre.The Ottawa Citizen (Traduit par la PC) LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 NOVEMBRE 1980 LA «PEDAGOGIE PROGRESSISTE» À L'U de M Au service du socialisme \u2022 -ma \\ « SB 8 m::\\ :.y.- \u2022\u2022 >\u2022 -0 Des lévriers en course dans un cynodrome de Floride V -\"U* .V (photo d'archives) NON aux courses de chiens Nous nous reportons aux articles de MM.Marc Lauren-deau et Germain Tardif, parus dans votre numéro du 5 novembre, concernant l'introduction de courses de chiens au Québec.L'an dernier, à la suite d'un reportage publicitaire à l'effet qu'un cynodrome serait inauguré au Québec, et pour répondre aux protestations qui lui parvenaient de ses membres et du grand public, la Société québécoise pour la défense des animaux, comme d'ailleurs d'autres organismes au Canada, faisait des représentations à rencontre du projet auprès du ministère fédéral de l'Agriculture responsable de l'octroi de permis de pari mutuel.Il va sans dire que la Société, au préalable, avait fail des recherches sérieuses dans ce domaine, plus particulièrement aux Etats-Unis.Au cours de l'enquête que nous avons menée, nous avons constaté que dans près de cinquante Etats un nombre incalculable de lapins sont multipliés commercialement, capturés, le plus souvent la nuit, entassés dans des caisses à claire-voie sur des camions-remorques, et acheminés vers des centre d'entraînement de chiens de course.A leur arrivée, ils sont systématiquement lancés sur une piste circulaire où ils sont poursuivis sans relâche par des lévriers à l'exercice.Jamais un seul lapin ne gagne cette course effrénée et.selon des entraîneurs, tous meurent après un harcèlement sans répit.Ce commerce est très rémunérateur.Par exemple, les courses de lévriers sont interdites au Texas qui, cependant, permet l'élevage et l'exportation de ces lapins et l'entraînement de chiens destinés à d'autres Etats.Il nous apparaît que certains de ces Etats devront mettre fin à ces courses devant l'opinion publique qui les conteste pour diverses raisons, y compris la cruauté qui s'y rattache.Malgré les soi-disant méthodes modernes qui excluraient l'appât vivant, la Société s'est rendu compte que la méthode qu'elle condamne n'a subi aucune modification et que son utilisation, bien au contraire, est de plus en plus exploitée.L'an dernier, en remerciant notre Société de l'exposé qu'elle lui avait soumis, l'honorable John Wise, alors ministre fédéral de l'Agriculture, l'informait que seules les courses de chevaux étaient autorisées au Canada et qu'il n'était aucunement question de modifier l'article 188 pour \\ inclure les courses de chiens.Il assurait notre Société que si en aucun temps le gouvernement était appelé à réviser les dispositions du Code criminel en ce qui a trait aux courses d'animaux, son ministère tiendrait compte de nos objections.Nous faisions alors également valoir notre point de vue auprès des ministères de la Justice et de l'Agriculture du Québec qui nous en remerciaient.Cette année encore, devant la recrudescence d'une publicité intensive concernant la mise sur pied de ce cynodrome, la Société a renouvelé ses représentations auprès des autorités compétentes.L'actuel ministre fédéral de l'Agriculture, l'honorable Euge- La prison pour ses droits Un autreFranco-Ontarien vient d'utiliser une peine de prison pour revendiquer ses droits.Jacques Aubé, conseiller scolaire au Conseil des écoles séparées de Carleton, s'est rapporté à la Cour provinciale et au poste de police d'Ottawa le 14 novembre pour purger une peine d'un jour de prison.M.Aubé, marié et père de famille, a été condamné le 15 octobre à payer une amende de neuf dollars pour stationnement illégal (contrary to the provision of by-law number 1-80, section 19, expired meter) ou à passer une journée derrière les barreaux.Jacques Aubé a plaidé coupable et a offert de payer l'amende lorsque l'acte d'accusation sur l'avis de comparution serait rédigé dans les deux langues et quand les règlements de circula- tion dans la capitale nationale seraient bilingues.Son geste se veut une protestation contre le fait que le gouvernement de l'Ontario ne reconnaît pas encore la gestion scolaire aux francophones sur l'éducation de leurs enfants, telle que demandée par les promoteurs du projet d'un conseil scolaire de langue française à Ottawa-Car-leton et contre le fait que le présent projet de loi constitutionnel du gouvernement fédéral perpétue la situation de «deux poids, deux mesures» à ce sujet puisque les anglophones du Québec peuvent, en grande partie, gérer leurs écoles, via les conseils scolaires protestants.Roch Tassé Agent d'information Association canadienne-française de l'Ontario Pour protéger nos montagnes M.Gilles Normand, Journaliste LA PRESSE Bonjour, J'ai bien aimé lire votre article intitulé «La paix, le calme et la liberté au coeur des Adiron-dacks».J'y ai revécu mes premiers balbutiements, mes premières expériences de randonneur.Ça m'a fait chaud au coeur.d'autant plus que nous leur avons fourni les sacs en plastique qui les ont dépannés.Cependant, il y a un point que j'aimerais éclaircir.Un point très important car il s'agit d'un problème épineux pour ceux qui visent à la conservation de ces belles forêts.comme le souhaite sûrement Alain et Yves.En effet, lorsqu'on songe que l'on peut rencontrer une personne à tous les cinq minutes sur ces sentiers (et plus fréquemment dans les montagnes Blanches du New Hampshire), une telle densité de randonneurs met en péril le délicat équilibre de la nature.En fait, le règlement de certains parcs nationaux américains interdisant de camper en haut de la ligne des arbres (dans ce cas environ 4,000 pi.ou 1,200 m.) cherche à sauvegarder cette flore de type alpin.Le climat à cette altitude est passablement rigoureux tout au long de l'année, suffisamment pour empêcher la pousse des gros arbres (d'où la plus haute altitude permettant la pousse est appelée «ligne des arbres»).Les lichens, mousses et arbustes en apparence invulnérables ont mis plusieurs dizaines d'années (jusqu'à 100ans) pour atteindre une taille rachiti-que.Ces plantes sont acclimatées et peuvent résister tant bien que mal au froid, à la glace et au vent.Mais les piétinements, les feux de cuisson et les déchets humains leur font un tort auquel elles ne peuvent pas survivre.Si nous voulons conserver nos forêts et nos montagnes, ini tions-nous à la randonnée (et au ne VVhelan.comme d'autres ministres concernés, nous a confirmé qu'aucun changement à l'article 188 n'était prévu.Si le grand public se rendait compte de la cruauté qui ressort de l'utilisation de l'animal pour son divertissement, il n'y aurait que bien peu de spectateurs.C'est à des sociétés telles que la nôtre qu'il incombe de découvrir l'envers du décor clans tous les domaines qui exploitent inutilement la souffrance animale et d'en informer le public.Les révélations en ce qui concerne la cruauté dont les animaux sont victimes sont parfois stupéfiantes et il est pénible de constater que cette cruauté est le plus souvent une véritable source de profits.Au nom de la Société québécoise pour la défense des animaux, je vous remercie de lui avoir permis de s'exprimer à son tour.Le Président.François LU BRINA, d.m.v.Vous décrivez une situation qui n'a plus cours depuis un bout de temps chez nos voisins immédiats.Les données quelque peu anachroniques sur lesquelles vous prenez appui vous font aboutir a des conclusions alarmistes.La méthode d'entraînement des lévriers est depuis une décennie modernisée et (ait appel, à une proie artificielle, appelée «Jack-a-Lure», dont l'utilisation est généralement répandue.Le lévrier réagit très bien: il est un coureur-né, enclin à poursuivre n'importe quel objet en mouvement.Au Massachusetts, les courses de lévriers sont implantées depuis 1935 et régies par l'Etat.L'utilisation d'une proie vivante est spécifiquement prohibée.Des pénalités sont prévues, y compris la suspension du permis de l'exploitant.Les autorités de la «National Greyhound Association» des Etats-Unis, organisme à qui le gouvernement central reconnaît la responsabilité d'immatriculer les lévriers, affirment n'avoir relevé aucun cas d'utilisation de proie vivante à des fins d'entraînement dans l'industrie des courses de lévriers, à l'intérieur des Etats du Nord.Seuls des castrés idoles ont été observés, notamment au Texas.En effet, selon la «National Greyhound Association», la tendance s'est renversée depuis 10 ans (surtout les derniers 4-5 ans), en faveur de la proie artificielle.Chez les éleveurs canadiens (surtout en Ontario et au Québec), même son de cloche.La «Grcvhound Owner and Breeder Association» soutient que, parmi ses quelque 300 membres, on utilise uniquement la proie artificielle pour l'entraînement.Il est très louable que votre Société s'élève contre la cruauté envers les animaux.Mais vous concluez un peu hâtivement que de tels traitements seraient utilisés par ceux qui souhaitent implanter les courses de lévriers au Québec.Marc LAURENDEAU Depuis six semaines, à la Faculté des Sciences de l'Education de l'Université de Montréal, on nous sert de la pédagogie progressiste à toutes les sauces.Contrairement à ce que les mass-media (qui obtiennent le plus souvent leurs informations d'un seul parti), pouvaient laisser croire, ce ne sont pas tous les 240 étudiants (es) qui sont engagés 4ans la lutte.La preuve: le vote de grève a donné le résultat suivant: 85 contre, 96 pour et 13 abstentions, ceci seulement 5 jours après que le retour aux cours eut pourtant été voté en assemblée générale.Nous déplorons le fait que le conflit ait changé d'orientation.Au début, l'accent était mis sur le passage de 9 à 21 crédits de projets pédagogiques alors qu'aujourd'hui le conflit porte surtout sur le réengagement de Michel Desjardins et sa «pédagogie progressiste».m Lors de l'émission Télémag du 18 novembre dernier, les professeurs de pédagogie progressiste ont-ils présenté à la population leur véritable idéologie?«La pédagogie progressiste s'inscrit à l'intérieur d'un projet politique, celui de contribuer à l'avènement d'une société socialiste», déclare «Le projet de pédagogie progressiste 1979-80, une pédagogie de libération, mars 1979».L'idéologie est toujours dissimulée derrière un écran de fumée.On nous la présente sur un plateau d'argent pour leurrer la population et même les étu-diants(es) de la faculté qui refusent aveuglément d'avouer l'existence de l'endoctrinement et de la politisation.«L'argent de papa est pour tout le monde.», nous dit «La Maîtresse d'école» (lundi 12 septembre 1977).Qu'en pensez-vous?Croyez-vous important aussi pour l'enfant du niveau élémentaire de savoir ce qu'est «un syndicat et à quoi ça sert» (Cahier de pédagogie progressiste, février 1979)?Est-ce normal qu'un enfant déduise tout seul après une discussion en classe que les riches sont mauvais, alors qu'il sait à peine écrire son nom correctement?Comment réagira-t-il si son père gagne la Loto-Québec?Que penser de cette référence d'un ea- sport de.plein air en général) dans le respect de cette nature que nous recherchons et dont nous faisons partie.Randonneurs, salut! PierreL.MORIN Biologiste En réponse à vos inquiétudes, mes jeunes interlocuteurs préci- sent que lors de leur dernier voyage, ils n'ont rencontré presque personne en haut de la ligne des arbres, mais qu'il y a plus d'affluence au coeur de l'été.Cependant, on ne passe jamais plus d'une heure à cette hauteur, où l'on doit suivre les sentiers et s'abstenir de faire du feu ou d'y dormir.Gilles Normand Sauvons la maison St-Jacques M.Denis Lazure Ministre des Affaires sociales Québec.Que.Cher monsieur le ministre, Nous attestons par la présente connaître la Maison Saint-Jacques depuis trois ans, cette dernière a toujours été généreuse d'encouragements à l'égard de la jeune maison que nous étions à l'époque.Nous croyons qu'il est de notre devoir en tant que ressource alternative, d'encourager l'intervention non conventionnelle en santé mentale, car même si ce genre de services semble très coûteux de prime abord, il offre sur le plan de la prévention des résultats certains.D'ailleurs, cette constatation fut appuyée par les plus grands chercheurs sur la schizophrénie, lors du dernier symposium «Schi-zophrenia Update» qui s'est tenu au Château Champlain les 24 et 25 octobre 1980, lorsque ceux-ci prônèrent une thérapie sociale pas nécessairement faite par des spécialistes, mais par des gens ordinaires possédant chaleur, sincérité, empathie sur le plan affectif, force sur le plan de l'ego, flexibilité et tolérance sur le plan cognitif.Or, le personnel de la Maison Saint-Jacques possède précisément ces qualités, c'est pourquoi nous souhaitons vivement qu'une telle Maison puisse continuer ses services auprès de la population métropolitaine.Chantai Dussault Jean-Pierre Ri vest Jean-Pierre Roy Michel Varesano Suzanne Voyer de la MAISON VIVRE novembre, vers llh30, et il mourra 12 heures plus tard, vers 23h-30.J'affirme que mon mari n'était pas transportable.Je concède que ces malades, surtout en phase terminale, peuvent être soignés décemment dans des centres pour malades chroniques.Mais l'état extrême où se trouvait mon mari me laisse vérifier plus que jamais que l'observance des lois passe avant les personnes diminuées et que nous assistons trop souvent à une déshumanisation des soins hospitaliers.Je déplore le manque de décence humaine et morale dont mon mari a été l'objet par ce transfert in extremis.Lui-même s'en est plaint à qui de droit disant et répétant: «Pourquoi me déménager, je n'en ai plus que pour 2 jours.» Si l'on avait pris à coeur son état de moribond, mon mari n'aurait pas connu cette pointe de révolte et serait décédé sereinement.hier de pédagogie progressiste: Pékin Information (!?!) appuyée par les organismes suivants: Conseil centrai des syndicats nationaux de Thetford Mines (CSN), Syndicat national des employés salariés de la Société Asbestos Limitée (CSN), Syndicat national des travailleurs du lac d'Amiante du Québec Limitée (CSN), Syndicat national des travailleurs de la Société d'As-bestos Limitée (CSN), Syndicat national des travailleurs de la Mine Carey canadienne (CSN) Syndicat national des employés de Lake Asbestos (CSN).Nous ne sommes pas contre le fait de donner de l'information à l'enfant, au contraire, mais il faut lui permettre de faire son propre cheminement.Pour cela, on doit lui fournir les instruments qui vont l'amener à se faire une opi-nien juste.On ne doit pas lui imposer ce choix.Est-ce juste et démocratique de toujours tout ramener à la lutte des classes, de toujours prétendre que «les employés sont exploités par les patrons»?Cette opinion est partagée par filusieurs étudiants(es) de la acuité qui vivent cette grève depuis 6 semaines.Nous souhaitons ardemment que la vérité déborde les murs universitaires et que les parents prennent conscience de l'endoctrinement camouflé qu'on donne aux futurs professeurs de leurs enfants.Cette réflexion n'a pas été mûrie sous un soleil tropical ou equatorial, mais au beau mileu de la merde où nous nous trouvons.Louise asselin Francine fr1gon br1ssette Sophie baillargeon Ginette camp eau Viviane azouzakad Etudiantes en bacc.m Université de Montréal .B.Priorité es f accordée dans cotte page aux lettres d'intérêt général se rapportant à des article, parut dam LA PRESSE.La concision est recommandée.Le* correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom.adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retour-ner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: h Tribune libre»».LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes.Montreal, H2Y3M1.Monsieur le Ministre, veuillez prendre note que ces patients sont des êtres humains vulnérables \u2014 si vous l'avez oublié \u2014 et envahis d'angoisse devant le dernier acte de leur vie à consommer.Veuillez comprendre aussi et surtout, s'il s'agit comme Monsieur Cardinal, d'un époux et d'un père, que toute la famille porte une blessure qui ne guérira que dans la foi.Mme Hélène CARDINAL Ste-Dorothée, Laval «Les Grands Jardins» menacés Ne peut-on pas mourir en paix?Monsieur Denis Lazure Ministre des Affaires sociales Québec Monsieur le Ministre, Désolée, je viens porter plainte au sujet de mon époux, M.Jean-Guy Cardinal, hospitalisé à l'hôpital du Sacré-Coeur du 16 septembre 1980 au 6 novembre dernier.Atteint d'un cancer aux poumons, il se présente à l'urgence en phase terminale, accueilli en pneumologie sous les soins des Drs Jacques Gougou et Lapierre.La charge vient de l'attitude prise à son égard depuis le jour où on lui a appris son transfert pour Notre-Dame-de-la-Merci.Quoique lucide, l'état du patient s'est vite détérioré.Mon mari a prévenu le personnel de l'inutilité des démarches de transfert car, selon lui, ses jours étaient comptés.La veille de son départ, soit le 5 novembre, il fait une faiblesse au moment de la réinstaller pour la nuit.L'avertissement n'est pas valable: le patient, à qui on assurait l'oxygénation en permanence, va quand même être transporté à l'hôpital ci-haut mentionné, le jeudi 6 Monsieur Lucien Lessard Ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Québec Monsieur le Ministre, Il y a quelques semaines nous apprenions que le Parc de conservation «Les Grands Jardins» serait traversé par une nouvelle route forestière.Une autre route.! Ce projet ne faisait pourtant pas partie du document de base du MLCP soumis au public lors des audiences sur l'avenir du Parc des Laurentides tenues à l'été 1979.Nous qui étions si fiers en novembre 1977 alors que le gouvernement se dotait d'un nouvel outil législatif qui lui permettait de créer de«véritables parcs».Mais voilà que le MLCP, qui avait tant vanté les attraits de ce site, laisserait le ministère de l'Energie et Ressources et la Compagnie Danohue, mettre en péril cet écosystème nordique et ce, à proximité de deux régions urbanisées, Québec et le Sague-nay.Le territoire des Grands Jardins est, depuis fort longtemps, reconnu comme un milieu ^présentant un intérêt écologique indéniable.Un projet de restauration du caribou, une formation végétale intéressante, un milieu d'une grande fragilité, sont autant de facteurs qui militent en faveur d'une protection accrue de ce site.D'autant plus que les routes existantes sont amplement suffisantes pour desservir un parc de conservation.Les diverses caractéristiques de ce site en font un endroit très vulnérable aux aménagements lourds telle une route forestière.Pour ces raisons, il faut protéger le parc les Grands Jardins et en conserver son potentiel éducatif et récréatif.Daniel GERMAIN Sentiers Québec Fédération québécoise de raquette et de randonnée pédestre, Montréal - - ? A 8 jbJFORMATlONS NATII LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 28 NOVEMBRE 1980 Funérailles oecuméniques pour Jules Léger I téléphoto UPC Son eminence le cardinal Paul-Emile Léger a participé à la célébration des obsèques de son frère Jules.OTTAWA (PC) \u2014 Les canons ont tonné hier sur la colline parlementaire.Dix-neuf coups ont résonné pour inviter la population de la capitale nationale, et du pays tout entier, à se recueillir pour honorer la mémoire de «l'un des fils et des serviteurs les plus remarquables du Canada», l'ancien gouverneur général Jules Léger, décédé samedi dernier à l'âge de 67 ans d'une crise cardiaque.Les drapeaux en berne immobiles dans Pair glacé de cette journée de novembre, ont salué le départ de l'imposant cortège funèbre de l'édifice Est de la colline parlementaire où la dépouille mortelle a été exposée en chapelle ardente pendant trois jours dans le même bureau où M.Léger a travaillé il y a une quarantaine d'années comme conseillers des premiers ministres MacKenzie King et Louis St-Laurent.Au ,son de l'ouverture de la marche funèbre de Chopin, le simple cercueil de chêne, recouvert du drapeau canadien et porté par 10 membres de la Gendarmerie royale du Canada, a pris la direction de la basilique Notre-Dame d'Ottawa, escorté par une garde d'honneur de plus de 400 militaires.Tout au long de la semaine, parents, amis, hommes politiques, diplomates et la population ont rendu un dernier hommage à cet ex-journaliste devenu diplomate qui servit en tant que 21e gouverneur général du Canada de janvier 1974 à janvier 1979.Le premier ministre, M.Pierre Trudeau, le gouverneur général.M.Edward Schreyer.le chef de l'Opposition, M.Joe Clark et le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, étaient au nombre des dignitaires.Arrivé à la basilique, le cortège funèbre a été accueilli par dix anciens aides-de-camp du gouverneur général ainsi que par les 18 agents de la GRC qui ont assuré sa sécurité alors qu'il occupait Rideau Hall.Plus de 1,200 personnes étaient massées dans l'église pour participer à la messe de requiem cé-» lébrée par le cardinal Maurice Roy, primat du Canada et ami de longue date de la famille.Le frère du disparu, le cardinal Paul-Emile Léger, assistait à la cérémonie.A la demande de Mme Léger, qui avait assister son époux à la suite de sa première crise cardiaque qu'il avait subie six mois après son entrée en fonction et qui l'a forcé à réapprendre à parler et à écrire, les funérailles ont revêtu un caractère oecuménique.L'archevêque grec-orthodoxe de Toronto, le très révérend Sottirios, le rabbin Irving Schreir, de la congrégation juive d'Ottawa, le révérend Alexander F, MacSween, de l'Eglise presbitérienne, le révérend Lois Wilson, l'Eglise unie, le révérend Ralph Cummings, de la Fédération baptiste du Canada ainsi que le primat de l'Eglise anglicane le vénérable William Wright, assistaient à cette messe.Outre le cardinal Roy, les cardinaux George Flahiff, de Winnipeg, Emmett Carter, de Toronto, le pro-nonce Angelo Palmas, l'archevêque Joseph-Aurèle Plourde d'Ottawa, l'abbé Louis Lévesque, Dom Vidal, de St-Be-noît-du-Lac, Dom Benedict Georges Vanier (fils de l'ancien gouverneur général Georges Vanier) et Mgr Roger Morin, ont concélébré la messe des requiem.L'inhumation aura lieu aujourd'hui dans le lot familial du cimetière de Saint-Anicet, près de Valleyfield, le village natal de l'ancien gouverneur général, au cours d'une cérémonie privée.Mme Gabrielle Léger, qui n'a pu re\\en\\r ses I tée par sa fille Hélène.téléphoto UPC armes, est réconfor- COMITE MIXTE SUR LA CONSTITUTION Policiers et p eurs de les Couronne à la défense des preuves obtenues illégalement OTTAWA \u2014L'Association canadienne des chefs de police et celle des procureurs de la Couronne ont ouvert hier un débat douloureux au comité mixte sur la constitution, en s'opposant à toute clause constitutionnelle qui aurait pour effet d'interdire l'utilisation devant les tribunaux de preuves obtenues illégalement._ GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa Utilisant un exemple à sensation des Etats-Unis, le porte-parole des policiers, le chef Jack Ackroyd de la Sûreté de Toronto, a raconté le meurtre d'un couple abattu dans une automobile il y a quelques années.Il a rappelé que l'enquête à ce sujet a mené les policiers à la résidence d'un suspect, où l'on a retrouvé l'arme du crime à la suite d'une fouille effectuée sans mandat, mais avec la permission de la mère de l'individu.Trouvé coupable lors de son procès, l'inculpé fut acquitté en Cour d'appel, parce que la preuve obtenue par les policiers l'avait été de façon illégale.«Lorsque les meurtriers sont remis en liberté parce que les policiers ont fait des erreurs mineures dans la procédure, est-ce que la société en bénéficie réellement?», a-t-ii demandé.Cet exemple, avec lequel personne ne pourrait être en désaccord, n'a pu faire oublier aux membres du comité mixte les objections sérieuses soulevées sur cette question de l'admissibilité de la preuve par d'autres organismes préoccupés par les droits des individus.Dans sa rédaction actuelle, la charte des droits à l'article 26 stipule que les dispositions du document «ne portent pas atteinte aux lois sur l'admissibilité de la preuve en justice, ni aux pouvoirs du Parlement et des législatures de légiférer en cette matière».Le président de la Commission canadienne des droits de la personne, M.Gordon Fairweather, et l'Association canadienne des libertés civiles ont vivement dénoncé cet article, faisant va- loir les nombreux cas d'abus en ce domaine de la part des policiers.L'Association des procureurs de la Couronne, représentée par Me Roderick McLoed, a fait valoir que l'article 26 n'a pas pour effet d'enchâsser le droit à l'utilisation de preuves obtenues illégalement, et ne fait que laisser le tout ù la discrétion des législatures.Les avocats des droits de la personne soutiennent pour leur part qu'il faudrait laisser l'admissibilité de la preuve à la discrétion des tribunaux, ce à quoi s'opposent les policiers et les procureurs de la Couronne, en expliquant qu'une telle disposition créerait trop d'incertitude dans le travail des forces de Tordre et la préparation de la preuve.Sur un autre sujet, les chefs de police et les procureurs de la Couronne demandent le retrait de l'expression «liberté de conscience» dans les droits fondamentaux; ils soutiennent que certaines sectes religieuses pourraient utiliser cet article pour défendre l'utilisation de stupéfiants.L'Association des chefs de police a par ailleurs fait savoir que même si elle propose des amen dements à la charte des droits, elle s'oppose à l'enchâssement d'une telle charte.Ce serait, a déclaré son porte-parole, transférer aux tribunaux une partie des pouvoirs du Parlement.Le Yukon Deuxième intervenant hier devant le comité, le chef du gouvernement du Yukon, M.C.W.Pearson a réclamé que la charte reconnaisse clairement les droits des Amérindiens au Canada, et que le projet de résolution contienne une clause permettant l'entrée de nouvelles provinces au sein de la Confédération.Il a aussi demandé que tout amendement concernant la propriété des ressources prévoit les mêmes droits de propriété pour les futures provinces.Enfin il a fait valoir que le gouvernement du Yukon devrait être un participant à toutes les conférences des premiers ministres.Ottawa pourrait refuser d'entendre les Indiens qui ont traversé le pays OTTAWA (PC) \u2014 Le Comité mixte du Sénat et de la Chambre des communes sur la constitution pourrait refuser d'entendre les représentante des quelque 100 Indiens qui sont partis en train de Vancouver, lundi dernier, et qui devaient arriver dans la capitale fédérale hier.Les Indiens venant de la Colombie-Britannique se joindront à environ 400 chefs indiens du Manitoba, de l'Ontario, du Québec et des Maritimes au cours d'une conférence nationale dont l'objectif principal est de faire valoir auprès des hommes politiques leurs opinions sur le rapatriement de la constitution.Selon les organisateurs du rassemblement, les Indiens entendent se diviser en petits groupes et tenter, au cours des six prochains jours, de sensibiliser individuellement les 282 députés de la Chambre des communes.Si les autorités fédérales ne permettent pas une prolongation du mandat du comité au-delà du 9 décembre, il se pourrait fort bien que les représentants indiens ne puissent pas faire entendre leurs doléances auprès des élus du peuple, puisqu'on ne prévoit pas de présentation orale après lundi.Pour sa part, le président de la Fraternité nationale des indiens, M.Del Riley, qui représente :JOO,000 Indiens inscrits, a indiqué qu'il ne voudrait pas être obligé de dire à ses compatriotes que «le Parlement du Canada a refusé d'entendre nos revendications».Le registre des témoins à comparaître devant le comité, la semaine prochaine, comprend trois groupes représentant les Indiens (la Fraternité nationale des Indiens, le Conseil des autochtones du Canada et les Inuit Tapirisat du Canada), trois premiers ministres provinciaux (MM.Richard Hatfield, du Nou-veau-Rrundwick, Allan Blake-ney, de la Saskatchewan, et John Buchanan, de la Nouvelle-Ecosse) et le ministre fédéral de la Justice, M.Jean Chrétien.Le est maintenant bien mieux connu au sein de l'Internationale socialiste «Nous nous sommes rapprochés, sur le plan international, de la famille social-démocrate.Nous avons constaté que nous avons beaucoup d'affinités avec elle, mais qu'elle nous connaît peu.Si nous voulons élargir notre rayonnement dans le mon- PIERRE SAINT-GERMAIN de, nous devons développer une stratégie de relations internationales, avoir une présence plus assidue à l'étranger.Nous allons présenter un rapport au prochain conseil national du Parti québécois (PQ), à Montréal, les 6 et 7 décembre.Il se peut que certaines décisions soient prises à brève échéance.» Voilà comment M.Michel Leduc, membre du conseil exécutif national du PQ et coordon-nateur du Comitédes relations internationales (CRI) de cette formation, a résumé dans une interview à LA PRESSE sa participation au congrès de l'Internationale socialiste (IS) qui vient de se dérouler à Madrid.Il était accompagné à cette ren- contre de Mme Louise Beaudoin, chef de cabinet du ministre québécois des Affaires intergouvernementales, M.Claude Morin.Non identifiés comme péquistes C'était la première fois que des représentants du PQ assistaient à un tel congres.C'est le Parti socialiste belge qui, à la veille de l'ouverture des travaux, a présenté au bureau de IIS la demande de participation du CRI comme observateur.Le bureau a accepté, mais Mme Beaudoin et M.Leduc n'étaient pas identifiés comme membres du PQ et comme Québécois.Le NPD-Canada, qui est jusqu'ici le seul parti canadien appartenant à PIS, n'a pas fait opposition \u2014 contrairement à son attitude lors du congrès de PIS à Vancouver en 1978 \u2014 à la présence de représentants péquistes.MM.Ed Broadoent et Davis Lewis, entre autres, représentaient le NPD-Canada à Madrid.Plus de 400 délégués venus de tous les coins du monde et repré- sentant quelque 70 partis ou organisations politiques, la plupart réformistes mais certains révolutionnaires, comme le Front sandiniste de libération nationale, du Nicaragua, ont pris part au congrès de PIS, qui s'est tenu sous la présidence de M.Willy Brandt, ex-chancelier de la République fédérale d'Allemagne.Les discussions portaient, entre autres, sur le désarmement, la mise en place d'un nouvel ordre économique, les droits de l'homme et le droit des peuples à l'autodétermination, la participation accrue des travailleurs à l'organisation du travail, le contrôle des activités des multinationales.«Approche pratique» «Ce que nous avons trouvé fort intéressant, souligne M.Leduc, c'est l'approche pratique, non idéologique, des problèmes qui figuraient à Tordre du jour.Les valeurs de base des porte-parole des Partis sociaux-démocrates étaient le plus souvent semblables aux nôtres.Nous avons constaté que nous avons beaucoup d'affinités avec ces partis, dont bon nombre ont manifesté l'intention d'établir aussitôt que possible des relations suivies avec le PQ.» M.Leduc précise qu'il a rencontré, en compagnie de Mme Beaudoin, plusieurs leaders de la social-démocratie, dont MM.Olof Palme, ex-premier ministre de Suède, Bernt Carlsson, secrétaire général de PIS, ex-directeur des affaires internationales du Parti social-démocrate suédois, François Mitterrand et Michel Rocard, de France, ainsi que des représentants du Front de libération nationale d'Algérie, du Parti socialiste d'Irlande du Sud, du Parti révolutionnaire institutionnel du Mexique (PRI), du Parti travailliste britannique (Labour), etc.Le Labour britannique et le «rapatriement» «Plusieurs de nos interlocuteurs, fait observer M.Leduc, étaient peu au courant de la si- tuation au Québec et de ce qu'est le PQ.Ils s'étonnaient, par exemple, d'apprendre que nous comptons quelque 200.000 membres.Nous leur avons parlé de la souveraineté-association, du référendum et de notre position depuis cette consultation, de notre programme en général et, bien sûr, du projet de rapatriement de la Constitution par les libéraux de M.Trudeau.Sur ce dernier point, les représentants du Parti travailliste britannique que nous avons rencontrés étaient bien renseignés.Ils nous ont assurés qu'ils s'opposeraient fermement à ce que le Parlement britannique adopte pour le Parlement canadien une Charte des droits de l'homme qui modifierait substantiellement la Constitution du Canada.Nous avons également eu un entretien avec le président du Sénégal, M.Leopold Senghor, au cours duquel nous avons abordé le projet de création d'une communauté francophone et exposé la position du PQ en ce qui concerne la place du Québec dans cette éventuelle organisation.» Par ailleurs, alors que se terminait le congrès de PIS, deux délégués du Comité des relations internationales du PQ, MM.Pierre de Bellefeuille et Michel Beaubien, se rendaient à Washington pour assister à une rencontre convoquée par le Parti révolutionnaire institutionnel du Mexique et portant sur la situation en Uruguay, où une dictature militaire d'extrême droite s'est installée en 197:J.«Le CRI, avait dit M.Leduc dans une interview précédente, a fait beaucoup de travail depuis un an.Il existe du côté de l'Amérique latine des ouvertures intéressantes et il faut les exploiter.Outre ceux du PRï mexicain, le PQ a été invité ù rencontrer des représentants du Parti révolutionnaire de Panama et d'autres formations politiques de cet hémisphère.On a maintenant brisé le mur de l'indifférence au sein du PQ au sujet des relations internationales et il faut accen tuer la poussée que nous avons réalisée dans ce domaine.» la presse, montréal, vendredi 28 novembre 1980 Les «répartitions» contestées en Cour d'appel Un manufacturier de saint-Damase, dans le comté de Saint-Hyacinthe, qui avait eu gain de cause, en 1971, contre les syndics de la fabrique de cette paroisse, qui lui réclamaient quelque $3,000 en «répartition», pour le paiement du coût d'érection de l'église locale, s'est «défendu», pendant une bonne partie de la journée, hier, contre un appel (longtemps retardé) inscrit à l'époque.léopolplÎzot^ Devant les juges Lajoie, Dubé et Nolan, ce sont toutefois ses procureurs, Mes Gilles et Lorraine Duguay, qui ont plutôt pris.l'offensive, pour réclamer du plus haut tribunal québécois qu'il déclare inconstitutionnelle et annule tout simplement cette loi des fabriques que la plupart des magistrats ont constamment soutenus de leurs décisions, au cours des dernières années.Me Duguay, le procureur de M.Roger Juneau, qui dit n'avoir jamais demeuré à Saint-Dama-se, et ne pas professer la religion catholique, a soutenu que cette loi qui retrouve ses origines sous le régime français, et que le Conseil spécial promulgua plus tard, en 1839.» pour le repos et le bonheur des sujets catholiques de Sa Majesté en cette province», est à la fois invalide, discriminatoire, abusive, contraignante, et à rencontre de la liberté de culte et de conscience.Et que, en définitive, elle crée en faveur de l'Eglise catholique romaine des privilèges exhorbitants qui en font littéralement une religion d'Etat.Mais alors qu'en ces temps reculés, c'est le volontariat qui primait, à l'occasion de la construction des églises, aujourd'hui, dit-il, c'est la contrainte qui a été établie en règle.On ne procède plus par référendum, pour décider de l'érection d'un temple.On le construit puis on taxe les citoyens, à même un rôle d'évaluation civil, en n'atteignant par ailleurs que les propriétaires.L'Eglise catholique, de cette façon, jouit d'un statut privilégié, que nulle autre Eglise au Canada ne possède.Cela pouvait paraître normal, dit encore Me Duguay, au moment où cette église pouvait jouer le rôle de catalyseur d'une nation qui s'inquiétait d'une conquête.Mais aujourd'hui.?On n'a donc pas le droit, selon le procureur de M.Juneau, d'imposer un tel fardeau à un groupe social en particulier, pas plus que le droit de forcer littéralement la pratique d'un culte, alors que la liberté de religion est notamment garantie par la Constitution elle-même.L'avocat de Saint-Damase, tout comme le représentant du procureur général du Québec, ont pour leur part soutenu que la loi des fabriques n'avait aucunement pour but de brimer la liberté religieuse.Car il y a une formule pour éviter la répartition.C'est pour l'intéressé, de faire la preuve qu'il est membre d'une autre religion ou qu'il ne pratique plus.Niding devra ouvrir sa maison de Bromonf à un évaluateur expert et à des agents de la SQ m^mm^ - _ _ 1 _ I_ _ .\u2014.1 ._ \" A _ _ A _ ___ \u2022 « .1 Que la chose lui tente ou pas, l'ancien président du comité exécutif de Montréal, M.Gérard Niding, devra tenir ce que l'on pourrait appeler un «open house» mitigé, au début de décembre.C'est l'effet d'une ordonnance émise hier par le juge Claire Barrette-Joncas, de la Cour su- leopolp lizotte_ périeure, à la requête de Me Philippe Ferland, le procureur de la Couronne qui, en février prochain, occupera pour le ministère public à l'enquête préliminaire de Niding.et celui qui lui aurait offert une «fort convenable» maison de type canadien, à Bromont, soit l'ingénieur Régis Trudeau, qui obtint, aux temps pré-olympiques, des contrats fort intéressants de Montréal et delà RIO.Me Ferland, pour étayer sa preuve contre les deux prévenus, également accusés de corruption et d'abus de confiance, a donc demandé à la cour que l'on permette à un évaluateur-expert, M.André Béique, de visiter cette somptueuse demeure dans tou- tes ses pièces et de l'examiner sous tous ses angles, afin d'en déterminer le prix le plus exact possible, puisqu'il semble y avoir forte différence entre la valeur comptable de la maison, et ce qu'elle pourrait, par ailleurs avoir comme valeur commerciale.Il y a bien eu, d'autre part, rumeur de cession de cette maison par Niding à Trudeau, mais à la suite d'une vérification au bureau d'enregistrement, il a été établi que c'était bien Niding qui en était encore le propriétaire.M.Béique pourra par ailleurs se faire accompagner, pour sa visite, du caporal Régent Crête, de la Sûreté du Québec, ainsi que de tout autre policier que celui-ci voudra assigner à cette tâche.L'ordonnance, qui a été émise avec l'assentiment du procureur de Me Niding, Me Jacques Bellemarre, spécifie au surplus que le caporal Crête, au cas où l'intimé interdirait l'accès à sa propriété, aura la permission d'ouvrir par les moyens nécessaires, devant deux témoins, toute porte fermée à clef ou verrouillée à condition toutefois de dresser un procès-verbal, sur place, d'une telle initiative.\u2022 \u2022 \u2022 'S - , Àvous la richesse naturelle la plus abondante del' t i 'P ' Ne laissez pas l'argent de vos vacances vous glisser entre les doigts cet hiver.Partez plutôt en Skifari avec Air Canada et laissez-vous glisser sur lune des pentes les plus majestueuses du monde.Tout au long de la saison, incomparable par sa durée, une neige 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