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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-12-03, Collections de BAnQ.

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[" LES SECOURS S'ORGANISENT DIFFICILEMENT EN IT E ON A MIME EGARE 700 ENFANTS DANS LE NORD Neuf jours après la catastrophe du Mezzogiorno, la confusion la plus totale semble régner parmi les 200,000 sinistrés, qui ne savent où aller, ce qu'il leur faut faire, ou même ce dont ils ont besoin.L'envoyée spéciale de LA PRESSE, Hu guette LAPRISE, rapporte par exemple que le préfet de l'arrondissement d'Avellino a envoyé 700 enfants dans le nord du pays, mais qu'on ne les retrouve plus.Des bébés auraient même été volés.Quant au plan d'évacuation, on se demande pourquoi il n'a pas été appliqué depuis le début, puisque les secousses se poursuivent et que le danger d'épidémies se fait de plus en plus réel, même si le gouvernement nie qu'il existe.A cela s'ajoute la corruption sans cesse croissante qui rend l'acheminement des secours dif- ficile.On prétend même que les quelque 250 milliards de lires constituant le fonds de secours aux sinistrés des séismes survenus en 1962 en Sicile et en Campanie n'ont jamais été distribués aux victimes.Les observateurs s'accordent pour dire que le gouvernement italien a omis de révéler au monde l'ampleur du sinistre.pages F 1 et F 2 25 CENTS MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1980, 96e ANNEE, no 284, 144 PAGES, 12 CAHIERS LE COMITÉ MIXTE: JUSQU'EN FÉVRIER ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $1.75 ÉDiTION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2 00 ABITIBI-TÉMISCAMINGUE LA TUQUE 30« CENTRÉ LAVAL Sommet remis à une date indéterminée En dépit de l'opposition du ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, le gouvernement Trudeau a fait volte-face hier et cédé aux pressions des conservateurs et néo-démocrates en acceptant de prolonger le mandat du comité mixte des Communes et du Sénat sur la constitution jusqu'au 6 février.Cette décision, prise vraisemblablement au niveau de M.Trudeau lui-même, s'est faite sur le dos du ministre Chrétien, pourtant responsable du dossier, qui s'est battu jusqu'à la dernière minute pour que le gouvernement s'en tienne à la date limite du 9 décembre imposée au comité pour faire rapport au Parlement.page A 2 Le gouvernement du Sénégal a décidé hier de contremander !e sommet de la communauté organique des pays francophones qui devait se tenir à Dakar la semaine prochaine.Une dépêche en provenance de Dakar précise que cette réunion des ministres des Affaires étrangères des pays francophones est annulée pour «laisser le temps aux parties de trouver un accord sur le problème de la représentation du Québec».page A 4 Le président du Sénégal, Leopold Senghor mi LES DAVITS nui L'OR RELANCENT VE QUAND MÊME LE CINÉMA La «ruée vers l'or» de l'an dernier, alors que «n'importe qui pouvait tourner un film» au Canada, a débouché sur «50 pour cent» d'échecs.Mais cette moisson de «navets» a permis de nettoyer l'industrie, les «investisseurs mécontents» ont fait rouler des têtes et le cinéma canadien «est en train de connaître une reprise».Même s'il décèle ce «tournant», le président Pierre David, de Filmplan international et de la Corporation des films mutuels, n'en reconnaît pas moins les «blessures très sérieuses» infligées à l'industrie du cinéma au Canada.Oeuvrant depuis 15 ans dans le domaine de la radio, de la télévision et du cinéma, M.David a été «ahuri» de voir en 1979 des «courtiers amis» accepter de mettre sur le marché des émissions d'unités pour des films PAREN CONTRE page D 1 condamnés d'avance.LA FERMETURE DE 35 ÉCOLES La fermeture de 35 écoles à Montréal l'automne prochain provoque déjà une levée de boucliers chez les parents: six groupes ont déjà résolu de s'y opposer fermement, et le feront savoir ce soir aux commissaires de la CECM.Dans l'ensemble, les contestataires réfutent les arguments de la Commission des écoles catholiques selon lesquels la baisse de la clientèle scolaire justifie la fermeture de ces écoles, presque toutes de niveau primaire.page A 17 AUX ETATS-UNIS LES TAUX D'INTÉRÊT À 18.5 P.C.page D 1 SOMMAIRE Annonces ciossées: G 1 à G 8, H 1 6 à H 18 Arts et spectacles ; C 1 à C 6 \u2014 Horaires: C 3 Bandes dessinées: I 6 Carrières et professions: D 13 à D 18 Décès, naissances, etc.: H 1 9 Economie: D 1 à D 8 Etes-vous observateur?: G 4 FEUILLETON «Ennemis»: G 3 Le bridge: L 3 Le monde: B ) à B 7 Médecine d'aujourd'hui: E 8 Metéo.A 2 Mots croisés: I 6 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: C 3 Radio et télévision: C 2, C 3 Sciences: Cahiers I, J, K Sports: H 1 à H 14 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 1 7 < HCHci se pensée » nous, Mis ça ne MUT MS un Bon feu De Fo^en ou un nUAPlfflr '.LA BOMBE ISLAMIQUE IMPORTATIONS ILLÉGALES DE MONTRÉAL H Le gouvernement du Pakistan, qui chercherait malgré ses démentis à construire sa propre bombe atomique, a réussi à se procurer à Montréal du matériel électronique dont l'exportation est illégale.De hauts fonctionnaires pakistanais après avoir connu plusieurs déboires en Europe ont finalement fait appel à un ingénieur montréalais, pour obtenir au Canada des pièces essentielles à leur projet.page A 19 LE TAUX DE TAXE NE BOUGE PAS; L'ÉVALUATION MONTE DE 5 p.c.¦ L'administration municipale de Laval présentera à la mi-décembre un budget d'environ $153 millions qui ne comportera pas d'augmentation du taux de la taxe foncière qui restera à $2.77 du $100.Mais la hausse moyenne de l'évaluation sera de 5 pour cent.__page A $J\\^ EBXTQ LE BLUFF EXTRÊMEMENT RISQUÉ DE LA SYRIE PAR JEAN PELLERIN page A 6 Nous lés maîtres épiciers MÉTRO not9monde! Voyez nos spéciaux en pages F 4 à F 5 .4 [ A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1 980 boycottent le comité mixta OTTAWA 9 Après quatre jours de discussions animées, les membres de la Fraternité nationale des Indiens ont décidé hier de boycotter les travaux du comité mixte du Sénat et des Communes sur la constitution.GILBERT LAVOIE (de notre bureau de d'Ottawa) La Fraternité, qui représente les 300,000 Indiens du Canada, devait présenter son mémoire cet après-midi devant les députés et sénateurs.Sa decision a suivi de quelques heures celle des 500 indiens du «train de la constitution» qui étaient arrives de Vancouver vendredi dernier et qui devaient témoigner devant le comité hier après-midi.Leurs représentants ont décliné l'invitation à la toute dernière minute, en expliquant que le comité ne constituait par un interlocuteur approprié, n'ayant qu'un pouvoir de recommandation auprès du gouvernement.Ils ont fait valoir qu'ils ne discuteraient qu'avec le premier ministre canadien ou le chef du gouvernement britanique.Ce pied-de-ne7 servi parles Indiens au comité a suivi la plus grande réunion autochtone de l'histoire à Ottawa.En tout, pas moins de 4.000 amérindiens étaient dans la capitale nationale au cours des derniers jours.Leurs réunions, qui se sont tenues dans un désordre assez remarquable à l'hôtel Skyline de la capitale, visaient à créer un gouvernement indien.400 chefs de tribus et 500 autres participants ont adompté hier une declaration établissant leur identité en tant que nation, mais ils n'ont pu s'entendre sur les détails de ce que devrait être leur futur gouvernement.A la suite de leur refus de témoigner devant le comité mixte sur la constitution, ils n'ont pu s'entendre sur la nécessité d'aller presenter leur cas devant les Nations Unies à New York.Les femmes Tous ces débats n'ont ipas r^mpêché deux groupes de fem-h*mes autochtones, l'Association ;des femmes autochtones du Canada et l'Association des droits des femmes indiennes, ¦'.d'aller présenter leurs cas devant le comité mixte.Leurs représentants ont réclamé que la \"nouvelle constitution abolisse les sections de la loi actuelle qui prive les femmes indiennes de leurs droits lorsqu'elles marient un Blanc.Le députe de Mercier, Mme Celine Hervieux-Payette, s'est attiré une réponse courroucée de la part des femmes autochtones, lorsqu'elle leur a fait remarquer que leur mémoire n'avait pas été traduit de l'anglais au français.«On pourra toujours nous reprocher de ne pas traduire nos documents en français, mais nous n'avons pas les moyens dé le faire», lui a rétorqué sèchement la présideme de l'association Mme Marient- Pierre-Aggamawaj .Mme Hervieux-Payette n'a pas amélioré le climat en demandant aux femmes autochtones si elles se considéraient canadiennes en dépit de leurs demandes pour obtenir le droit à l'auto-détermination.Mme Pierre-Agga-maway lui a fait remarquer que le nom Canada avait été donné à ce pays par des colons européens, et non par les indiens.«Vous pouvez m'appeler ce que vous voulez, mais je suis une autochtone nord-américaine)» a-telle ajouté, sur un ton qui ne prêtait pas à la réplique.Buchanan veut négocier Autre intervenant de la journée, le premier ministre de la Nouvelle Ecosse, M.John Buchanan, a demandé au premier ministre Trudeau de mettre fin à son action unilatérale, et de reprendre les négociations avec les provinces.Il a fait valoir que le geste que s'apprête à poser Ottawa pourrait causer des divisions encore plus graves que celles connues jusqu'à maintenant.Il s'est dit d'accord avec le premier ministre de l'Ile du Prince Edouard, M.Angus MacLean, qui a déclaré la semaine dernière que des progrès avaient été accomplis dans les négociations de l'été dernier, et qu'il n'y avait pas véritablement impasse entre les interlocuteurs.La Nouvelle-Ecosse a refuse jusqu'à maintenant, de se joindre aux six provinces qui ont décidé de porter appel devant les tribunaux contre l'action d'Ottawa.M.Buchanan a révélé hier qu'il n'a pas encore décidé s'il se rendrait à Londres pour protester.Néanmoins, le premier ministre Buchanan s'oppose à ce que le gouvernement modifie unilatéralement la constitution.Il a dit ne pas avoir décidé encore s'il irait à Londres pour tenter de faire opposition au projet fédéral.Kenneth Dye nomme vérificateur général OTTAWA (d'après CP) -M.Kenneth Dye, de Vancouver, vient d'être nommé vérificateur général du Canada, poste qu'il assumera le 1er avril.Un porte-parole du bureau du premier ministre a précisé que M.Dye, qui est âgé de M ans, succédera à M.James MacDo-nell, qui a pris sa retraite le 3 septembre.Jusqu'à l'entrée en fonction de M.Dye, M.Michael Layner conservera son poste de férificateur général intérimaire.AUJOURD'HUI DANS lisez les cahiers suivants STEINBERG UNIPRIX Les libéraux se voient forcés de prolonger le mandat du comité constitutionnel jusqu'au 6 février OTTAWA \u2014 En dépit de l'opposition du ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, le gouvernement Trudeau a fait volte-face hier et cédé aux pressions des conservateurs et néodémocrates en acceptant de pro- GILLES PAQUIN et GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa longer le mandat du comité mixte des Communes et du Sénat sur la constitution jusqu'au (i février.Cette décision, prise vraisemblablement au niveau de M.Trudeau lui-même, s'est faite sur le dos du ministre Chrétien, pourtant responsable du dossier, qui s'est battu jusqu'à la dernière minute pour que le gouvernement s'en tienne à la date limite du 9 décembre imposée au comité pour faire rapport au Parlement.En fait, c'est à contrecoeur et parce qu'il a été victime de sa propre stratégie que le gouvernement a prolongé le mandat du comité.Dès le dépôt de son projet de rapatriement unilatéral le premier ministre avait indiqué que le groupe de travail aurait seulement jusqu'au 9 décembre pour remettre son rapport.Depuis, il a insisté pour maintenir cet objectif lout en se disant prêt à donner quelques jours de plus aux députés et sénateurs.Mais le retard du Sénat et de la Chambre à approuver la formation du comité et les nombreuses querelles de procédures au sein de l'organisme une fois ses travaux Joe Clark amorcés ont eu vite fait de réduire le temps disponible à l'audition des témoins et à l'étude du projet de résolution.Si bien qu'au premier décembre, une vingtaine de groupes ou organismes seulement avaient été entendus, alors que plus de 100 avaient demandé à témoigner, et que plus de 600 mémoires écrits avaient été reçus par le greffier du comité.Devant l'impossibilité d'imposer une «clôture» aux Canadiens comme celle servie aux ^députés de la Chambre des communes, le gouvernement n'a pas eu le choix et a cédé aux pressions de l'opposition en apportant une prolongation du mandat jusqu'au 6 février.Les libéraux auraient aimé une prolongation de deux semaines ou au mois, mais il leur aurait fallu retourner devant la Chambre et le Sénat pour m ti$! Yvon Pinard décréter unilatéralement une telle mesure, et ils avaient été avertis de s'attendre à un filibuster de la part de l'opposition.Clark Hier après-midi, le président du Conseil privé, M.Yvon Pinard, est intervenu aux Communes pour annoncer que son gou vernement acceptait d'étendre le mandat du comité jusqu'en février.Tous les partis ont endossé cette proposition, mais le chef de l'Opposition officielle, M.JoeCIark, a toutde mêmeposé certaines conditions.Le 6 février semble acceptable, a-t-il dit, mais on verra en temps et lieu si le comité peut effectuer son travail d'ici là; il est possible que nous demandions un nouveau délai.Pour les conservateurs, cette retraite forcée des libéraux pourrait compromeitre définitivement l'action unilatérale du gouvernement.Le porte-parole tory au comité, M.Jake Epp, a fait remarquer que la Cour d'appel du Manitoba entendra incessamment la requête du gouvernement de cette province contre l'action du fédéral.Il a émis l'opinion que ce tribunal pourrait bien rendre sa décision avant le rapport du comité, ou avant que la Chambre et le Sénat n'aient adopté ce rapport et que la requête ne soit envoyée à Londres.«A partir du moment où un tribunal aura condamné un ou plusieurs aspects de la démarche unilatérale du gouvernement, ce dernier ne pourra plus agir, et les Britanniques encore moins», a-t-il expliqué.Libéraux en colère Du côté des libéraux, la colère était évidente.«Quand va-t-on cesser de se conduire comme un gouvernement minoritaire?» a lancé un adjoint du ministre Chrétien.Les membres du comité, qui favorisaient une action rapide, étaient déconcertés à l'idée de siéger un autre deux mois.«Il va falloir qu'on élabore une stratégie pour répondre à nos adversaires des provinces pendant tout ce temps», a déclaré de con tôté le député de Shef-ford, M.Jean Lapierre.Il a dit espérer également que M.Chrétien présente rapidement ses amendements au projet de résolution, de façon à éviter la répétition des critiques contre le projet actuel, qui ont généralement porté sur les mêmes points.Lavoie préfère !e rapatriement au «oui» QUEBEC (PC) \u2014 La terre va continuer de tourner même si le gouvernement canadien rapatrie la constitution, a affirmé hier le député de Laval à l'Assemblée nationale.M.Jean-Noël Lavoie.M.Lavoie, qui prenait la parole durant le débat sur la réponse au discours inaugural, a affirmé «qu'il ne faut pas paniquer, si le rapatriement se fait, la terre va continuer de tourner.Le Québec va continuer et le Canada également.Je préfère pour ma part vivre dangereusement avec les quelques risques que je vous ai mentionnés tout à l'heure qui existent, au cas \u2014 mettons ça au pire \u2014 où ça soit rapatrié; je préfère ces risques-là à ceux que nous aurions vécus avec un oui lors du référendum».Le député libéral a mentionné que les discussions constitutionnelles tournent en rond depuis 50 ans et que tout le monde est d'accord pour que la constitution soit ramenée au Canada.Au chapitre de la Charte des droits, qui invaliderait une partie de la loi 101, le député de Laval a souligné qu'il préférait la «Clause-Canada* à la «Clause-Québec» d'autant plus que des modifications peuvent toujours être apportées au projet Trudeau pour que l'article 133 de la constitution s'applique au Nou-veau-Brunswick et à l'Ontario, la formule de Victoria adoptée et le droit de veto du Québec protégé.La Quotidienne 8-8-7 \t\t\t\t\t l fi *m\t\t\t1 i 1 L\t\t >T à V / Tous les is en or.Joc 'qualité, diamants, bagues, chaînes, bracelets, rMONTRESl tous les modèles SEIKO RABAIS Montres pour hommes et dames, articles-cadeaux, valises, cristal^7 briquets, rasoirs, calculatrices, ^ ^ appareils électriques.jÉ DE RABAIS 9 ?STEREO AM-FM LLOYD'S 4 et 8 pistes, haut-parleurs.EXTRA $(ifh SPECIAL RECEPTEUR STEREO AM-FM NAD.50 watts par canal.Prix courant $499.95 DÉTAIL '220 HAUT-PARLEURS KLIPSCH modèle Belle.Prix courant $hSOOt chacun DÉTAIL la paire M 500 AMPLIFICATEUR STÉRÉO FM KENWOOD 600.Prix courant $849.95 DÉTAIL ET NOMBRE D'AUTRES < ' LES DIAMANTAIRES ¦ 130 est, rue de Liège (premiere rue au sud de la rue Cremaiie) 388-4364 UIAKGEX V/SA LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: \u20148 Maximum: Nuageux en matinée, dégagement en après-midi \u2022 -2 DEMAIN Nuageux au Québec RÉGIONS Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean \u2022 Rimouski Gaspésie Baie-Comoau Sept-lles Mm.Mo,.AUJOURD'HUI \u201410 Dégagement \u2014 8 Nuageux en n,année \u2014 8 Neige (10 à 15cm) \u2014 8 Quelques chutes de neigr \u2014 6 Neige (10 à 15 cm) \u2014 8 Neige (10 à 15cm) \u2014 6 Neige (10 h 15 cm) \" Nei.(10 cm; in^leede pluie 0 Nei.( 10 cm) melee de pluie \u2014 2 Neige (10 à 15 cm) \u2014 2 Neige (10 à 15 cm) DEMAIN Neige pas^r-n-Nuageux Neige pas-viaj-n- Bnnuagement ( 'u I variable Ciel variable Ciel variable Dégagement Dégagement Dégagement Dégagement au Canada Colombie-Britannique Alberto Aujourd'hui Averses Neige Cornai Victoria Bdmonton Min.\u20148 Me» \tAujourd'hui\tCoprtottt\tMm.\tMax.Saskatchewan\tNeige\tRegina\t\u201412\t\u20148 Manitoba\tNeige\tWinnipeg\t\u201417\t\u20149 Ontario\tNuageux\tToronto\t\u2014.'i\t\u20142 Nouveau-Brunswick\tPluie\tFredericton\t\u20141\t6 Nouvelle-Eco:.;e\tPluie\tHalifax\t1 2\t12 Ile-du-Prince-Edouard\tPluie\tCharlottetown\t\u20141\t\u2022 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint-Jean\t3\t5 si vous partez aux Etats-Unis Min.Mai.Min.Moi .y.r Min.Max.Boston 3\t14\tMiami\t16\t26\tPittsburgh\t7\t12 Buffalo 6\t8\tNew York\t7\t12\tSan Francisco\t12\t13 Chicago 0\t8\tNlle-Orléans\t6\t24\tWashington\t8\t19 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam \u20144\t5\tHong Kong\t19\t26\tOslo\t\u20142\t\u20141 Athènes 13\t19\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tParis\t\u20142\t0 Berlin \u20144\t\u20142\tLisbonne\t3\t11\tHome\t\u20143\t6 Bruxelles \u20142\t0\tLondres\t2\t8\tSéoul\t4\t8 Buenos Aires 19\t27\tMadrid\t0\t7\tStockholm\tA 3\t5 Copenhague I\t2\tMoscou\t\u201410\t\u20148\tTokyo\t8\t13 Genève \u20142\t\u20142\tMexico\t6\t22\tVienne\t\u2014S\ti vers les plages\t\t\t\t\t0 è * ¦ g\t\t Acapulco 23\t23\tBermudes\t18\t21\ti ?\u2022 .San Juan\t23\t31 Barhade 23\t30\tNassau\t15\t25\tTrinidad\t21\t31 la presse LA PRESSE e3t publiée par LA PRESSE LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser l< s informations de « LA PRESSE \u2022 et cedes des services de la Pressa Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves «Courrier de la douxleme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: Lundi au samedi $1.75 Lundi au vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) Nwnbrt d« temoint»* CANADA 13 26 52 Lundi ou samedi $37.00 $74.00 $148.00 Lund.ou vendredi $24.00 $48.00 $96 00 Samedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS Ncmb't dt »moin«t* 13 26 52 lundi au samedi $72.80 $145.60 $291.20 Lune, ou vendredi $52.00 $104.00 $208 00 Somed.seulement $20.80 $4160 $83.20 *Du'e« minimum 13 semomw INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-710C RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi ou vend'ed 9>.3 ITh Pour chonger 285-7205 du lund» ou »tn* DBOSSARD 18^5 rua Panama tcotn Taacharaau \u2022 i aat do Ton! Chimp4am) ST-JE AN CaVfUOtfl la Jonanntta 112 bou' ji Jo.apr ,voi»>n d« Canadian Turn) DOLLARD 5347 bout daa So«i\" m ' «m.n la '.an»-« Tua) LASALLI I iêO rue Doiiard \u2022 'aca a Oa.id Boyer; LONOUIUIL ' \u2022 V4 chamin Crtamb'y 100 jm au nord da Cura Pol ATI ON R^fel \u2022Financement lOVLM I ÎVJIV # Estimation ai GERALD L'ITALIEN, PROP.6341, ruo Fohre | Montréal \u2014 270-9238 sans intérêt Estimation gratuite 270-9238 270-3833 Si le taux de la taxe foncière demeure inchangé à Laval, il passera à $3.10 à Montréal et à $3 à Longueuil.Pour ce qui est de l'augmentation de l'évaluation, elle sera minime dans la majorité des cas.Le pourcentage le plus élevé sera dans les nouvelles maisons.A Montréal, le taux d'évaluation est haussé de 25 p.cent.Le propriétaire lavallois qui n'a effectué aucune amélioration à sa maison ne subira probablement pas de hausse de son évaluation, et paiera le même montant en taxes municipales qu'en 1980.La Fête des voisins Les budgets de tous les services ont été coupés au maximum.«Pas un seul n'a été épargné.On peut dire qu'il y a coupures dans un budget municipal quand la hausse n'atteint pas 10 p.cent», a précisé notre informateur.Il a poursuivi en disant «ce fut très difficile d'en arriver à ce pourcentage, principalement lorsqu'on regarde ies fortes augmentations des prix du pétrole ainsi que les salaires et les avantages sociaux accordés à nos employés.» A chaque fois qu'on parle de budget à l'hôtel de ville, la Fête des voisins apparaît dans les discussions.Un porte-parole de l'administration municipale a déclaré que cette féte sera à nouveau présentée cet été, mais qu'elle pourrait bien prendre une nouvelle tournure.On songe à créer une corporation à but non lucratif qui aura pour tâche de voir à organiser cet événement au cours des prochaines années.J Il faut aussi penser que Laval est maintenant divisée en 24 dis- .tricts électoraux.BOUTIQUE COLONIALE MEUBLES CANADIENS 06 .*0 * m m ¦ r I Is ÎMff^^mm^ Superbe mobilier de salon: sofa et chaise berçante pivotante.Choix de tissus.Prix spécial de ta semaine $59995 ROXTON, THIBAULT, VILLAGEOIS, GUITO, SKLAR y m UN CHOIX COMPLET BJ mat Livraison immediate ft 9712 EST, NOTRE-DAME, MONTRÉAL 351-9110 y Corroyeur le luxe 4\" Rockwell avec suoport G'and guide de?û x3 inclinable (Te 45 a droite ou a gauche avec butée d'anéi a 90 Sans moteur 387006 $ 197 $ Tour à bois de 36\" Rockwell avec banc et support Construction ultra-robuste Roulements à billes scelles dans la pouDee Saris moteur 387009 _ PAYEZ & EMPORTEZ OU 17 AU 20 DÉCEMBRE 1980 Sableuse Skil à ruban Sableuse légère offrant de nombreux avantages que vous ne trouve?que dans des modèles plus chers 5 courroies de sablage assorties 385087 Perceuse X-Tool $ de Skil Pistolet-colleur USM/Bostik 260 Avec thermostat automatique et debit contrôle pai gâchette Avec bâtonnets de colle 40ICI7\" Modèle 3/6 a vitesse variable marche avant et arrière et système de percussion Poignée latérale amovible 385005 Ciseaux à bois Disston Ensemble de 6 ciseaux de haute qualité dans un coffret en bois Manches ultra-robustes ?48099 ««\"\u2022\u2022HT Ensemble à soudure Weller Expert Coffret de plastique com-piennant un pistolet a souder a deux intensités de chaleur plus 3 pointes et aicessoues 136004 ¦ i Ensemble de scie sauteuse 2 vitesses Black & DecKer 7531-04 Avec lames assorties et guide de refente En trousse 027114 V- 1 311 77 « AHUNTSK :J8 MAJOR ET MAJOR INC.1540 ott, rut Sauvé 389-7821 AUTEUIL G3ED DUPONT LTEE 622-0880 BELLEFEUILLE MOTTRAM LUMBER CO.LTD.905, bout.La SoWttt 438-0644 BOUCHES VILLE [ TEW! 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Ttaw VILLE DES LAURENTIDES R.OESLONGCHAMPS ET FILS INC.557, rvo SamMtioor* 439-3878 VA RENNES REMÊ THOMAS ET RIS INI 77, rat Sointo^fcnno 652-2927 A 6 f «?LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 DÉCEMBRE 1980 PAUL DESB4ARAIS président du conseil dadinsnsstraîion ROGER LBMBUN président et éditeur JEAN 818TO éditeur adiomt TVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en c^ef Le bluff « jl t ¥ © m © m o §s f m Si les concentrations de troupes ne cessent de s'accroître aux frontières soviéto-polonaises et jordano-syrien-nes, nous sommes en danger de voir éclater de nouveaux conflits avant la fin de Tannée.En déployant trois nouvelles divisions (près ae 75,000 hommes) et 1,100 chars aux frontières de la Jordanie, la Syrie fait naître de grandes appréhensions dans les chancelleries d'Amman, du Caire et de Riad.À la vue d'un pareil élargissement du foyer de tension entre les deux pays, un expert du département d'État américain n'a pu s'empêcher de faire observer privément que les risques de voir éclater un autre conflit au Proche-Orient sont pour ainsi dire « better than 50-50».La conduite de la Syrie est déroutante, mais elle s'explique.Pour sa part, le roi Hussein de Jordanie avoue ne pas en com- prendre les mobiles.S il faut en croire les rumeurs en provenance de Damas, la Syrie ne peut plus tolérer l'hostilité du régime hachémite.Elle accuse le roi Hussein d'encourager l'action des Frères musulmans, une secte terroriste qui, depuis le début de 1 978, sème la terreur dans les rangs et institutions des militaires syriens.Cette secte, composée d'éléments estudiantins, préconise un retour à la loi coranique en vue d'établir un ordre social qui n'ait rien à voir avec le communisme et le socialisme, doctrines réputées «hérétiques».De plus, la Syrie tient le monarque jordanien pour un tiède toujours en tentation de négocier avec Israël et les États-Unis en vue de parvenir un jour à «liquider l'OLP».Le fait pour la Jordanie de s'être ouvertement solidarisée avec l'Irak a probablement été la qoutte qui a fait déborder le vase.Quoi qu'il en soit, rien ne va plus entre ces deux pays dits «du champ de bataille», c'est-à-dire, directement impliqués dans le conflit israélo-palestinien.Le roi Hussein nie toute connivence de son régime avec les Frères musulmans, mais il reste possible que les terroristes se servent de la Jordanie comme de sanctuaire d'où originent leurs opérations contre la Syrie.Il est possible que ces opérations aient fini par avoir l'effet de coups d'épingle devenus intolérables.Quant à la sympathie plutôt tardive que le roi Hussein manifeste à ia cause de l'OLP, la Syrie a un peu raison d'en suspecter la sincérité.D'abord, ii ne faut pas oublier qu'en 1970, Hussein a écrasé d'une façon impitoyable la résistance OLP sur son territoire.On sait, de plus, que le monarque fut longtemps un allié et admirateur du chah d'Iran à qui il emprunta quelques idées réformistes.Enfin, Hussein fut et demeure, malgré certaines déclarations faites à l'intention de la galerie arabe, un ami des États-Unis, lesquels, d'ailleurs, viennent de lui faire savoir qu'ils seraient disposés à lui fournir une aide militaire (limitée) si jamais.Pour les pays du «front de la fermeté» (dont fait partie la Syrie), deux obstacles freinent et compromettent l'émancipation du monde arabe: l'Irak et la Jordanie.On sait que l'Irak vient de prendre, à Amman, la place de l'Egypte au leadership du monde arabe.On sait aussi qu'il se rapproche ostensiblement de l'Europe occidentale et des oays du Golfe et, ce qui plus est, entend remplacer l'Iran dans le rôle de gendarme du dit Golfe, se rendant, par le fait même, au désir non avoué des Américains.Quant au royaume hachémite, le «front» estime qu'il a fait son temps et que le moment est venu de s'en débarrasser pour le remplacer par une équipe plus représentative de la réalité arabo-palestinienne.Il se peut que la Syrie se trouve présentement en état de grande tentation.Elle se sait forte d'une alliance renouvelée avec Moscou; elle est consciente de sa supériorité militaire par rapport à la Jordanie et elle est en lieu de croire que l'Irak est largement accaparé par sa guerre avec l'Iran.Le moment doit lui paraître bien choisi d'attaquer la Jordanie en vue de provoquer la chute du roi Hussein et de remettre le pouvoir à Yasser Arafat, l'âme de la résistance arabe aux séductions de l'Ouest.Telles sont, en tout cas.les spéculations qui ont cuurs présentement à Tel-Aviv.Quoi qu'il en soit de la stratégie syrienne, on peutse demander si elle ne pèche pas par témérité.La supériorité militaire de la Syrie est certaine, mais une partie de ses troupes reste tout de même affectée au Golan et au Liban.De plus, il n'est guère certain que l'Irak ne broncherait pas si Damas poussait le bluff trop loin.Aller jusqu'à la guerre risquerait de polariser considérablement les alliances et de se mettre à dos les pays arabes dits «modérés».On sait que ces derniers viennent de se solidariser avec la Jordanie et l'Arabie Saoudite pour accorder leur appui à l'Irak.Décidément, la Syrie se livre à un jeu dangereux: un jeu qui n'en vaut vraiment pas la chandelle.JEAN PELLERIN Les droits des Inuit dans la future constitution du Canada Quand les Inuit réclament que leurs droits soient enchâssés dans la constitution, il est bien difficile de ne pas leur dire notre accord de principe.On parle souvent des deux peuples fondateurs.On oublie alors notamment ce groupe qui.quoique peu nombreux, est antérieur surlesolcanadienaux anglophones et aux francophones.Ces gens ont des droits historiques.Au fait, ces droits sont même garantis par des traités.Mais, comme cela, à leur dire au moins, n'a pas empêché qu'ils soient violés à l'occasion, ils se sentiraient plus rassurés s'ils étaient inscrits dans un document aussi solennel qu'une constitution.La préservation de ces droits est, au surplus, reliée.àjun objectif auquel on ne saurait s'opposer, soit le maintien de leur culture, de leur identité et de leurs traditions.Si les francophones peuvent à juste titre se considérer menacés dans leur survie en raison du contexte nord-amen-cain, il est bien certain qu'un groupe minuscule comme les Inuit est encore plus justifié d entretenir des craintes pour l'avenir.Le problème, cependant, n'est pas si simple qu'il peut le paraître.Les Inuit, en effet, vou- draient qu on profite du projet de rapatriement pour inclure plusieurs autres points dont le sens n'est pas obvie pour tout le monde.Ils réclament, par exemple, un droit d'autodétermination Mais sur quel territoire s exercerait ce droit?Il n'est pas question, apparemment, d'un retrait du Canada, mais de la création d'une province distincte.La question demeure tout de même inchangée: quelles parties du Canada seraient soustraites à la juridiction d'Ottawa ou des provinces pour constituer la nouvelle entité?Des Inuit vivent dans le Grand Nord québécois.Quelles superficies voudraient-ils qu'on leur réserve?Et qu'adviendrait-il alors des installations que le Quebec possède déjà dans ce coin de pays?La population inuit est de 25,000 habitants.Pareil nombre justifie-t-il la mise sur pied d'un appareil gouvernemental sophistiqué et très coûteux?Quelles en seraient les sources de financement?Un pouvoir politique sans assises économiques valabes risque d'être plus symbolique qu'autre chose.Il ne faut pas oublier également qu'en plus d'être très peu nombreux, les Inuit sont actuellement dispersés dans plusieurs coins du pays.Le Canada peut difficilement s'engager plus avant tant qu'il n'aura pas de réponses à ces questions et à plusieurs autres que soulève cette question de l'autodétermination.Il en va de même en ce qui concerne une autre demande, à savoir qu'aucun amendement futur à la constitution ne puisse affecte; les Inuit à moins qu'ils n y consentent expressément.Il est vrai que les provinces ont formulé pareille requête lors du sommet constitutionnel à Ottawa, en septembre, mais l'octroi d'un privilège de cette nature pourrait éventuellement paralyser certaines initiatives canadiennes conçues en fonction de l'intérêt général du pays.Il faudrait au moins que pareil droit fût judicieusement circonscrit.On se sentira, par contre, en assez large sympathie avec ces mêmes Inuit quand ils soulignent qu'une trop grande mobilité de la main-d oeuvre pourrait signifier lenvahissement de leur territoire par des étrangers chaque fois qu'un projet important y est mis en chantier.Il est certain qu'ils ont droit à une protection spéciale à ce chapitre, c'est-à-dire à une priorité raisonnable d'emploi.VINCENT PRINCE tnurie anticipée de pétrol mandat de Pétro-Canada Le président et directeur général de Pétro-Canada, M.Wilbert Hopper, déclarait lundi auCanadian.Club de Montréal qu'il prévoyait une certaine pénurie de pétrole dès l'an prochain et que cette pénurie deviendrait permanente à compter de 1985.Selon M.Hopper, qui a déjà été conseiller auprès de pays de l'OPEP.cette insuffisance des approvisionnements en pétrole sera causée non seulement par la baisse de la production mondiale provoquée par le conflit irano-irakien mais sur-| tout par la nouvelle politique pétrolière de l'OPEP qui approvisionnera en priorité les pays du Tiers-monde et en dernier |?lieu les multinationales du pétrole.Comme le Canada est approvisionné presque exclusivement par des multinationales, si Ion excepte le petit contrat (50,000 barils par jour) de Pétro-Canada avec le Mexique, on peut prévoir que dans cinq ans au plus tard le pays, c'est-à-dire le Québec et les Maritimes, pourrait commencer à manquer de pétrole.On peut toujours se consoler en se disant, comme M.Hopper, que le problème pétrolier du Canada sera bien minime en comparaison de celui des autres pays industrialisés.Mais une consolation n'a jamais été une solution.Bien sûr, c ;tte pénurie anticipée sera une disette artificielle puisque les puits de pétrole des pays producteurs ne seront pas asséchés.Mais une rareté provoquée a les mêmes effets qu'une pénurie naturelle.En économique les restrictions de la politique ont les mêmes répercussions que les carences de la nature.Ii faut donc se comporter en conséquence, à moins de croire que l'on pourra convaincre les pays producteurs à accroître leur production pour satisfaire les besoins des pays industrialisés.C'est un risque assez stupide à prendre, d'autant plus que les prix ne cesseront de grimper.Les besoins nets du Canada en pétrole importé sont présentement d'environ 250,000 barils par jour.Malheureusement les puits de pétrole albertains ne sont pas ceux d Arabie Saoudite et leur production va beaucoup décliner dès la fin de la présente décennie.Tout cela est bien connu.Pourtant le fédéral ne semble pas avoir la politique adéquate pour faire face à cette pénurie anticipée.La politique énergétique du rnin:stre Lalon-de, dévoilée dans le budget MacEachen, soulève, en effet, plus d'appréhension que d'enthousiasme Car en dépit du fait que ce programme a pour objectif officiel I autosuffisance dès 1990, l'expérience de la- dernière décennie dégonfle cet optimisme.D'une part la mise en valeur des sables bitumineux est un processus très lent et fort coûteux et, d'autre part la découverte et l'exploitation de gisements de pétrole léger sont aussi un processus très lent, puisqu'elles doivent se faire dans le Grand Nord et au large aes côtes.Or le projet Lalonde est centré sur l'expansion de Pétro-Canada et le ministre a demandé à cette société d'État de créer une filiale, Pétro-Canada International, dont le mandat sera de faire de l'exploration dans le Tiers-monde.En d'autres termes, le Canada cherchera du pétrole hors de ses frontières alors qu il devrait concentrer tous ses efforts, au lieu de les disperser, à trouver et à exploiter des gisements canadiens sur lesquels il a pleine autorité.Faut-il comprendre à la lumière équivoque de ce mandat que le fédéral craint moins de partager ses droits pétroliers avec des pays du Tiers-monde qu'avec des provinces canadiennes ou des multinationales établies au Canada?Doit-on conclure alors que l'autosuffisance n'est pas incompatible avec la dépendance envers les pays du Tiers-monde?M.Lalonde saura sans doute répondre avec clarté et brio à de telles questions.IVAMMMY Droits réservés DANS Là PRESSE ANGLOPHONE La politique fédérale du pétrole ¦ Le gouvernement fédéral a été accusé de faire campagne pour faire baisser la valeur des actions pétrolières, dans le but de réaliser son projet d'acquérir des intérêts dans les compagnies qui ont maintenant une majorité d'actionnaires étrangers.La valeur des actions, chez les compagnies de gaz et de pétrole, a effectivement baissé par suite du geste du gouvernement, mais il est difficile de croire que même le ministre de l'Energie, M.Marc Lalonde, le ministre des Finances, M.Allan MacEachen et le premier ministre M.Pierre Trudeau, auraient pu agir délibérément dans ce but.(.) Ce que M.MacEachen a présenté le soir du budget, et ce que M.Lalonde déclare qu'ils «veulent dire en fait», est extrêmement préjudiciable aux compagnies de pétrole dont les actionnaires sont en majorité étrangers.Les avantages fiscaux sont beaucoup plus importants pour les compagnies qui appartiennent à des Canadiens à 50 pour cent, et encore plus importants pour celles qui sont canadiennes à 75 pour cent.Il devrait y avoir, comme dit M MacEachen, «au moins 50 pour cent de la production de gaz et de pétrole qui appartienne aux Canadiens d'ici à 1980; les Canadiens devraient contrôler une quantité importante des grandes compagnies dej gaz et de pétrole; et la part de pétrole et de gaz appartenant au gouvernement du Canada devrait augmenter prochainement».(.) Il est probable que la plupart des Canadiens aimeraient voir un plus grand nombre de leurs compatriotes posséder non pas seulement les compagnies de pétrole, mais aussi un grand nombre de nos industries.Mais la plupart des Canadiens ont le sens des priorités.(.) Devons-nous maintenant nous arrêter et racheter ce qui existe déjà, ou devons-nous aller dans le sens des nouvelles initiatives?Il est impossible de faire les deux (.) Mais agir délibérément, comme l'a fait le gouvernement, pour convaincre les investisseurs étrangers que le Canada ne veut pas de leur argent, que leur seul espoir de faire des profits reside dans la définition de MM.Lalonde et MacEachen («prospérer en même temps que nous tous») c'est favoriser la récession, le chômage et l'inertie dans la croissance de notre pays.Ce que M.Lalonde dit, en fait, c'est: si vous n'aimez pas ce que nous vous offrons, nous \u2014 le gouvernement \u2014 le ferons.Le gouvernement a déjà un déficit budgétaire de $14 milliards, ce qui est plus que l'ensemble du budget d'il y a à peine 10 ans.(.) Le 20 novembre.'The Globe and Mail» Rapatriement \u2022ait* amendement ¦t Le ministre de la Justice.M.Chrétien, dit que les Canadiens sont de «grands enfants», et que nous rie devrions pas avoir à demander la permission à la Grande-Bretagne pour changer la constitution.M.Pierre Trudeau nous rappelle ad nauseam que le fait que la constitution demeure en Grande-Bretagne est la preuve de notre «colonialisme» et que tant que nous ne l'aurons pas rapatriée nous demeurerons psychologiquement des coloniaux.Maintenant il dit que s'il a évoqué le problème constitutionnel, c'était pour empêcher le Canada d'être détruit, alors qu'en fait c'est lui qui le détruit.Il croit vraiment que nous goberons n'importe quoi.Pourtant M.Trudeau tient à ce que la Grande-Bretagne accomplisse un dernier geste colonial, et qu'elle amende ce qu'il appelle notre soi-disant constitution en y incluant sa charte des droits de 1?personne, les «droits» linguistiques et une formule d'amendement.Et que la Grande-Bretagne nous la renvoie, tout cela sans faire d'objection, parce que «nous ne sommes pa$ une colonie, vous savez».(.) La Grande-Bretagne devrait retourner l'Acte de l'Amérique du Nord britannique tel qu'il est, sans y rien changer, en l'accompagnant d'une observation polie, mais succincte, disant qu'en tant que peuple souverain les Canadiens peuvent remanier leur propre constitution.Cela ne concerne plus les Britanniques.Un Eoint, c'est tout.\u2014 Le 17 novem-re.(.) «The Calgary Sun» A A*>7 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DECEMBRE 1 980 Péd P ou «socialiste» Dans une lettre parue le 28 novembre dernier, dans LA PRESSE, cinq étudiantes de la Section préscolaire-primaire dénoncent vigoureusement la pédagogie progressiste en la qualifiant de l'épithète infamante de «socialiste».S'en suit quelques autres qualités que l'on retrouve généralement accolées à cette insulte (!): endoctrinement, camouflage, antidémocratique, etc.Notre asservissement à la ligne chinoise (on trou-ve en effet une citation extraite de Pékin information dans le premier cahier de pédagogie progressiste! ) et aux syndicats (comme c'est laid! ) y est bien sur dénoncé.En fait, les détails importent peu: ils ressemblent simplement à l'ensemble des opinions généralement véhiculées à propos de tout ce qui a une légère connotation socialisante.Idéologique?Nous le sommes sans aucun doute.Que ces étudiantes aient l'air de venir de le découvrir illustre simplement quelles ne sont pas parmi celles qui ont travaillé avec nous en projets (qui sont d'ailleurs à option).Mais cette idéologie qui est la nôtre, jamais nous ne l'avons imposée aux étudiantes qui ont travaillé avec nous.Au contraire, nous sommes de ceux qui exprimons cette idéologie dès le départ, sans !a camoufler, pour mieux permettre aux étudiantes d'en discuter, d'en peser le pour et le contre et finalement de se faire une opinion objective.Nous sommes aussi de ceux qui favorisons systématiquement la comparaison des différents points de vue dans les travaux d'étudiants.Votre reaction ne nous vexe cependant pas.Les préjugés lace à tout changement social sont si bien entretenus par l'éducation actuelle qLe votre concep-tion de ce qu'est la pédagogie progressiste est loin d'être une exception.Au contraire, depuis cinq ans, c'est bien plutôt l'immense majorité des étudiantes qui ont manifeste, au point de depart, de tels préjugés.Ce n'est qu'après que nous ayons exposé notre point de vue, répondu aux questions et discuté que ces pré-jugés ont disparu.Potir répondre à vos objections, nous tenterons donc de clarifier quelques reproches que vous faites à la pédagogie progressiste et qui ne nous semblent pas du tout la caractériser ni dans sa théorie ni dans sa pratique.La pédagogie progressiste n'a aucun rapport avec le lavage de cerveau, l'uniformisation de la créativité ou encore la dictature «éclairée» de qui que ce soit.En dehors de tout verbiage idéologique, voyons donc un peu.Quelles sont les grandes dimensions de cette pédagogie?Elles partent d'abord d'un constat massif: l'échec de l'école.En effet, 15 ans après le Rapport Parent, un nombre considérable d'enfants n'obtiennent toujours pas leur diplôme d'études secondaires.Devenus adultes, 10% seront illettrés.D'autre part, cet échec scolaire est toujours aussi relié à l'origine sociale des individus: les classes sociales privilégiées réussissent beaucoup mieux à l'école que la classe sociale «inférieure».La pédagogie progressiste constate de plus que les phénomènes internes à l'école n'ont pas réussi à expliquer et à solutionner cette situation.L'échec de l'école ne peut s'expliquer qu'en le reliant à l'organisation actuelle de la société, société dont la caractéristique principale est d'être inégalitai-re.Quelques exemples montrent que notre société en est une d'ex-trémismes au plan économique.\u2014Au plan des salaires: le dernier recensement de 1971 nous indique qu'au Québec les cadres supérieurs y gagnaient alors, en moyenne, $25,873 et les femmes de chambre et d'entretien, $1,564.\u2014Au plan des revenus globaux d'une famille: 118,000 familles québécoises gagnaient moins de $3,000 annuellement et 35,000 familles plus de $25,000.Le revenu moyen y était de $9,260.\u2014Au plan du logement: toujours en 1971, au Québec, on trouvait 60 familles de 10 personnes ou plus vivant dans une seule pièce.A l'autre extrême, ^,095 individus vivaient, seuls, dans des maisons de plus de 10 pièces.Plus de 100,000 Québécois devaient vivre dans des logements à deux ou plus par pièces.Cette situation sociale, l'école aide bien à la reproduire.Il faut en effet une bonne dose de propagande pour faire avaler cette société foncièrement inégalitai-re à la majorité de la population qui n'y a aucun intérêt objectif.Le pouvoir en place n'attend pas que les enfants aient l'âge de raison pour leur inculquer ces idées (compétition, racisme, éli-tisme, sexisme, etc.) par le biais de l'école, de la télévision ou des livres pour enfants.Le travail des enseignants est central dans ce processus et il faut prendre conscience qu'en participant ou non à ce débat nous prenons position.Personne n'est neutre dans les écoles, pas même les enfants.Les gens n'ont donc pas vu que l'école n'était pas neutre mais était «au neutre»; elle suit la pente du système qui l'a engendrée.Les enseignantes, en utilisant les programmes en place, n'ont fait, comme l'automobile au neutre, que suivre le sens de la pente idéologique de la société actuelle.Etre enseignant, c'est donc.grossiste» l'U de la plupart du temps, être le gardien de cette idéologie; c'est, même sans en être conscient, sans être fanatique, travailler pour le système.C'est donc faire de la politique (i.e.perpétuer un mode de vie)! Et nous voilà arrivés au coeur du débat.Tant qu'à faire» de la politique, choisissons-la.Voilà tout ce que nous faisons.Nous avons trouvé, après une longue réflexion, qu'il était préférable de travailler pour la majorité plutôt que pour les 10% de la population qui s'auto-octroient des privilèges parce qu'ils ont le pouvoir de tout décider.Il nous faut alors outiller cette majorité pour qu'elle puisse se défendre d'un système qui va à rencontre de ses intérêts.Ce n'est pas en enfonçant les enfants dans l'illusion que tout se règle à coup de baguette magique ou en leur refusant de développer une attitude scientifique face au monde que nous les aiderons à s'en sortir.En poursuivant dans cette voie nous en ferons tout au plus des travailleurs soumis qui viseront la place de contremaître en pilant sur les pieds de leurs semblables et qui.en attendant, s'achèteront des loto-perfecta en espérant finir comme Rockefeller ou Desmarais.(.) Nous proposons donc des activités pédagogiques qui visent à changer des attitudes et des comportements: des contenus qui parlent de la vie, de la vie des travailleurs et des patrons au lieu de celle des rois et des fées; des activités qui libèrent au lieu d'asservir.Certains diront que les textes farfelus des manuels scolaires et des livres pour enfants alimentent le monde merveilleux des enfants.En quoi eonsiste-t-il ce «monde merveilleux de l'En-fant»?Ne s'agit-il pas simplement d'une idée d'adultes amusés ou émus devant les réactions que les enfants ont face aux multiples gadgets féeriques bâtis, encore une fois, de toutes pièces par les adultes?Qui a mis au point Goldorak.Star Wars et tous les personnages de même acabit?Les entants?Certainement pas! Et pourtant, ces héros comptent pour une grande part dans leur vie.Le petit monde merveilleux change continuellement avec le temps.Aujourd'hui, la femme bionique fait concurrence à Cendrillon.les extraterrestres aux anciens dragons: et c'est ainsi qu'on peut voir quantité d'enfants, les poings au vent contre on ne sait quel affreux ennemi.Souvenons-nous de Superman.Suite au vi-sionnement de ce film, un enfant de quatre ans, cape au cou, s'est projeté dans le vide du haut d'un immeuble de New York.Corn bien faudra-t-il de cas semblables pour se rendre compte» que ce monde merveilleux avec lequel nous les alimentons devient pour eux une réalité?Et croyez-vous que, dans ces histoires, on ne fasse jamais mention des horreurs de la vie: peuples qui veulent s'entredé-truire, brigands-ouvriers et justiciers-aristocrates, gouvernements toujours sauvés par un super-héros?Bref, le «monde merveilleux de l'Enfant» est constitué d'éléments bien terre à terre mais complètement déformes par un moule idéologique qui a pour seule utilité de maintenir adultes et enfants dans le statu quo politique et dans l'idée la plus fausse de l'organisation du monde.Enfin, quelques-uns diront que certaines activités des cahiers de pédagogie progressiste sont néfastes pour les enfants parce qu'elles parlent d'une réalité trop brutale pour leur petit monde enfantin.Pourtant ce n'est nullement parce que nous évitons de parler des problèmes de la vie (grève, travail en usine, sexisme, etc.) que les enfants ne vivent pas ces problemes-là.Ils voient leurs parents divorcer, leur pere irritable (parce qu'il travaille la nuit?), entendent parler des guerres, des assassinats et des viols et ils sont pris de peur ou d'angoisse devant ces événements, souvent parce qu'ils n'en comprennent pas le rationnel qui ne leur a jamais été expliqué.Parler de la réalité, en classe, ne réglera certes pas tous les problèmes des enfants mais cela permettra de calmer beaucoup d'appréhensions, de calmer des angoisses; cela permettra aussi de mieux contrôler le quotidien.Faire semblant que les enfants ne vivent pas ces problèmes ne règle, en tout cas, rien du tout.En guise de résumé, nous reprendrons notre question de depart: idéologique notre pédagogie?Oui, très certainement.d'ailleurs comme toutes les pédagogies.Mais c'est une idéologie que nous choisissons consciemment et que nous préférons à celle de Donald le conquérant ou de Grippe-sou le milliardaire.Et pour conclure, nous reprendrons cette idée qui consiste à dire que l'on manipule et endoctrine les enfants lorsqu'on p \\r\\e des réalités de la vie et des travailleurs: la manipulation et le scandale, ce n'est pas tant d'en parler que de ne pas en parler.Et.si le socialisme c'est tout cela, oui, nous sommes socialistes! Le groupe de recherche «La maitresse d'école» par: s.Robert CADOTTE Michel DESJARDINS Richard GENDRON Colette NOËL Les projets pédagogiques N.D.L.K.\u2014 LA PRESSE publie aujourd'hui la deu-xième et dernière tranche d'une lettre-réponse que le recteur de rUniversité de Montréal, M.Paul Lacoste, a fait parvenir à diverses personnes qui lui avaient écrit au sujet des problèmes survenus à la Section préscolaire-primaire de la Faculté des sciences de l'éducation.Il aborde dans cette partie la question des projets pédagogiques.PAUL LACOSTE Recteur de l'Université de Montreal__ Les projets pédagogiques existent de fait depuis 1973, mais comme aucun programme officiel ne faisait état de leur existence et qu'ils n'étaient autorises ni par le Conseil de ia faculté, ni par la Commission des études, ces projets étaient illégaux, mais tolérés.Désireux de régulariser cette situation en 1J)77.le Conseil de la faculté créa un comité chargé d'étudier la question et, âpre- avoir reçu le rapport de ce comité, il adopta le concept de projet pédagogique, fix.: a 21 le nombre maximal de crédits alloues pour les projets pédagogiques et fit le nécessaire pour que sa proposition reçoive une approbation officielle de la Commission des études Comme on était en juin 197H, l'approbation de la Commission des études ne pouvait être obtenue pour l'année 1978 1979.Les projets pédagogiques bénéficiaient donc d'une année supplémentaire de tolerance, tout en demeurant toujours illégaux, En mai 1979.la Sous-commis s ion du premier cy< le (SCPC), qui est un organe de la Commission des études, était invitée à approuver le concept de projet pédagogique et à reconnaître jusqu'à 21 crédits pour ce type d'activité.Après beaucoup d'hésitations, la SCPC accordait pour une année (1979-1980) l'autorisation de faire jusqu'à 21 crédits de projets.Elle invitait la Faculté et la Section pré-i scolaire-primaire à justifier de façon plus précise ce type d'activité dans le programme du premier cycle et à faire un «vigoureux plaidoyer» sur différents aspects des projets, si on voulait maintenir plus de neuf crédits liés à ce type d'activité.A défaut de recevoir ce «vigoureux plaidoyer», la Commission des études entendait, à compter de septembre 1980, réduire les projets pédagogiques de 21 à 9 crédits.Il faut noter ici que la décision avait été prise avant même que M.Michel Desjardins ne demandât l'agrégation et que la situation n'aurait pas été différente s'il était devenu agrégé.Je précise aussi que la réduction des crédits pour les projets pédagogiques ne vise pas seulement les projets de pédagogie progressiste, mais tous les projets, quelles qu'en soient la nature et l'orientation idéologique.La Sous-commission du premier cycle n'était pas seule à se poser des questions sur la nature et la valeur des projets pédago giques, de même que sur leur encadrement et sur leur évaluation.Le responsable du Programme de la formation et du perfectionnement des maitres, à la Direction générale de l'enseignement supérieur au ministère de l'Education, a exprimé lavis qui' le nombre de 9 crédits lui paraissait suffisant dans le ca- dre d'un programme de formation professionnelle.En mai 1980, le Conseil de la Faculté des sciences de l'éducation a reçu de la Section préscolaire-primaire la proposition de maintenir 21 crédits pour les projets pédagogiques, mais n'a pas reçu en même temps le «vigoureux plaidoyer» demandé par la Sous-commission du premier cycle II a alors pris la décision de limiter ces projets à 9 crédits pour l'année 1980-1981, en demandant a la SCPC de ne pas exclure pour l'avenir la possibilité de projets de plus de 9 credits.La décision du Conseil porte donc sur le nombre de crédits accordes aux projets et non sur leur existence.Or, avant de se prononcer, le Conseil de la Faculté doit attendre le rapport du nouveau comité qu'il a créé pour étudier les projets pédagogiques; ce rapport va lui promettre de préparer, s'il y a lieu, le «vigoureux plaidoyer» demandé par la Sous-commission du pre mier cycle.Il me semble donc tout à fait normal que l'Université pui^c s'interroger sur la valeur de ses programmes.J'ajoute que l'examen de la question des projets pédagogiques devra se faire avec la participation des étudiants et que cet examen pourra conduire à l'amélioration de la qualité totale de la formation des futurs enseignants.Le 13 novembre, le Conseil de la faculté, dans le but de mettre fin au boycottage des cours qui se poursuivait sans interruption depuis le 9 octobie, a décidé d'accorder aux étudiants inscrits en deuxième et en troi sic me année du baccalauréat, l'autorisation d'inclure dans leur [scolarité de troisième année jusqu'à 21 crédits de projets pédagogiques, conformément au programme en vigueur au moment de leur admission.Le lendemain, soit le 11 novembre», les étudiants acceptaient, par un vote majoritaire, de reprendre les cours le 20 novembre, se rendant ainsi à l'invitation lancée par le Conseil de la Faculté des sciences de l'éducation.Un \\ote de reconsidération avait lieu le 19 novembre et les étudiants décidaient, par une faible majorité (96 pour, 85 contre et 13 abstentions) de poursuivre le boycottage des cours.Vous savez aussi que le boycottage entrepris le 9 octobre n'avait été accepte qu'à la troisième assemblée générale.On est ici en presence d'une démocratie scrupuleuse et infatigable qui éprouve toujours le besoin de reconsidérer les votes favorables à la poursuite ou à la reprise des cours, et jamais ceux qui favorisent le boycottage des cours.Et c'est pourtant l'Université de Montreal qu'on accuse d'intolérance! J'ignore ce que nous réservent les jours et les semaines à venir, mais le moins qu'on puisse dire est que le trimestre d'automne des étudiants en cause est gravement menacé.Il faut constater objectivement que l'Université a fait une concession très importante en accordant exceptionnellement jusqu'à 21 credits pour les projets pédagogiques, comme !o demandaient les étudiants.Par ailleurs, ceux ci n'ont accepte ou proposé aucun compromis; leur demande initiale de 21 crédits pour les projets a été portée à 30.Ici encore, je m'étonne qjj'on accuse l'Université de re (user de négocier! VRAC L'acauitf esttenî de L*?ssc^d Le verdict rendu en faveur de l'agent Lessard de la S.Q.est dégueulasse.L'agent Lessard a abattu M.David Cross de trois balles et il s'en sort les mains Robert Lessard blanches.Ce n'est pas parce qu'un Indien est fâche qu'il faut l'abattre.Les deux policiers de 'ê la S.Q.auraient pu au moins ten-1 ter de maîtriser David; il n'était pas nécessaire de l'abattre.Ce jugement ouvre la porte a toutes sortes d'abus; des policiers vont se sentir capables d'u- \\ tiliser leurs armes dans des moments non justifiables et mettre la vie des honnêtes gens inutilement en danger.Est-ce que le jury tente de nous faire croire que l'agent Lessard de la S.Q.a tiré sur M.j David Cross pour lui chatouiller les côtes?Monsieur Cross avait six fusils accrochés au mur chez ; lui et il ne les a pas utilisés*, il aurait pu les utiliser contre la S.Q.Il ne les a pas utilisés.David Cross ne méritait pas d'être ; abattu.Le devoir d'un policier est de ' protéger la vie et non de l'enlever inutilement.Le verdict ren-; du est un verdict empreint de ! racisme.B.BONN IN, Saint-Jérôme.Président du Mouvement Respect de la Vie Humaine Le ccscandale» de Le Gardeur Reportons-nous au printemps dernier, période préélectorale pour les commissaires d'écoles.Tous les médias prient les citoyens de voter aux élections scolaires.Consciente de l'importance grandissante des commissaires au sein de l'administration scolaire, je rencontre le nouveau candidat de mon secteur, lequel travaille comme administrateur et me donne des exemples de son savoir.J'accepte de lui faire confiance.Je gagne mes élections.J'apprends aujourd'hui que cet administrateur et d'autres aussi acceptent, sans scrupules, de voyager avec leur conjoint, et ce, aux frais des payeurs de taxes.J'oubliais de vous dire que: es commissaires ne trouvent pas les fonds pour munir adéquatement la bibliothèque de notre école et que les parents et les éducateurs doivent trou- ver eux-mêmes l'argent pour ce faire; \u2014nous attendons que le ménage (lavage, peinture) soit fait à l'école de nos enfants; \u2014qu'une seule directrice dirige notre école institutionnelle (deux bâtisses).Je me pose cette question: combien de fois avons-nous paye de telles extravagances \u2014 voyage à Las Vegas \u2014 pendant que la commission scolaire nous déclarait que le gouvernement lui coupait tellement les dépenses.?Or, malgré toutes ces restrictions, dans une édition récente de /'Artisan, le directeur général de la Commission scolaire Le Gardeur annonçait un surplus budgétaire C'est comme ça que cela se passe dans ma commission scolaire! Et dans la vôtre?Louise LARTIGAU Repentigny L'irréalité de la réalité A St-Louis-de-Gonzague.une femme travaille.Sans relâche, sept jours sur sept, elle travaille.Quatre jours de vacances en deux ans.Jours, soirs, elle travaille.Que fait-elle donc?Elle reçoit les chiens et les chats abandonnés, ceux dont personne ne veut.Elle soigne les blessés et les malades, parfois elle va même les chercher.Elle nourrit tous ces affamés.Elle nettoie les cages.Elle répond aux nombreux coups de téléphone, elle transmet les plaintes pour cruauté envers les animaux à la S.P.C.A.de Montréal.Elle tient les registres d'entrée et de sortie des animaux.Elle reçoit les gens qui apportent (par portée entière) ou viennent chercher les animaux, elle vend les cartes de membres, elle repond au courrier, elle écrit des articles dans les journaux locaux pour sensibiliser les gens, etc., etc.C'est Jackie Mardi.Elle est la directrice (bénévole) et la fondatrice de la Société de protection des animaux du sud-ouest.Elle construit son rêve d'une société qui ne maltraitera plus ses animaux.Cette S.P.A.à but non lucratif, dont je fais partie, a accueilli près de 2,000 chats et chiens en deux ans d'existence.Que de belles réalisations! Cependant, parfois j'arrive à douter de notre existence même.Ça fait deux ans que nous sommes sur la corde raide.pourrons-nous continuer, pourrons nous boucler le budget?Nous avons fait appel au gouvernement du Canada, nous sommes ailes voir notre député, nous avons présenté un projet Jeunesse Canada au travail: rien pour nous, nous ne sommes pas assez importants.Même refus dç notre député provincial, nous n'efï-trons dans les intérêts d'aucun ministère.Inadmissibles aux subventions.(.) Nous ne sommes pas importants, zéro.rien.Il faut se rendre à l'évidence: nous n'existons pas.Marie-Hélène MENARD Administratrice de laS.P.A.s.-O.Coteau-Station Non, Bell ne se déshumanise pas J'ai lu, non sans une certaine nostalgie, la lettre titrée «Les téléphonistes, lame de Bell», qui paraissait sous la signature de M.l'abbé Antonio Arsenault.de Saint-Severin.dans LA PRESSE du 19 novembre.Je tiens a rassurer votre lecteur.Le reseau téléphonique sera animé par des téléphonistes, hommes et femmes, encore bien longtemps.En réalite, l'au- to.B.Pnonte est accord** dans cette page aux lettres d'in fret general te rapportant à des articles parus dons LA PRESSE La condition est recomman- \u2022 les corre%pondant% doivent inscrire lisiblement leurs nom, odresse et numéro de telephone.\u2022 LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies.\u2022 L'auteur assume l'entière responsabilité de tes opinions.\u2022 Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.\u2022 Si possible écrire à la machine, à double interligne.\u2022 Friére d'adresser vos lettres comme suit: * Tribune libre*», LA MESSE.CP.4200, suce.Place d'Armes, Montreal, H1Y 3M}.tomatisation du réseau téléphonique n'est pas un phénomène récent.Depuis les debuts de la téléphonie, la modernisation des équipements s'est opérée de façon continue, d'abord pour les communications locales, puis pour les services interurbains' C'est l'automatisation ordonnée qui a permis aux compagnies de téléphone de répondre aux principales attentes du public: établissement rapide des liaisons, rationalisation des équipements souplesse d'utilisation pour l'abonne, et avant tout, maintien au plus bas niveau possible des tarifs du telephone.Il est intéressant de noter, à titre d'exemple, que si le réseau téléphonique» n'avait pas été automatisé au cours des ans, il n'y aurait pas aujourd'hui assez de travailleurs dans tout le pays pour assurer le service téléphonique.Les usagers du téléphone ont toujours eu accès aux services des téléphonistes et l'automati sation n'a modifié en rien cette réalité Bell Canada ne se déshumanise pas.elle évolue tout simplement.André VILLENEUVE Vice-président adjoint Bell Canada A 8 usina jBxiUA ¥ SUE L'ACTUALITE LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 DÉŒM3RE 1 980 PROJET TRUDEAU La liste d'amendements pourrait créer une soudaine impression de souplesse Le gouvernement libéral de M.Pierre Trudeau a déjà dresse une liste d'amendements qu'il compte apporter à son projet de rapatriement de la Constitution.Après avoir passe l'étape d'une discussion au sein du caucus des deputes et sénateurs libéraux, puis d'une approbation au Cabinet, ces amendements pourraient être inclus dans le rapport du Comité mixte du Sénat et de* Communes.L'ope-ration consisterait à désamorcer une bonne partie des critiques qui s'élèvent contre le projet Trudeau, tel que formule Il serait alors loisible au gouvernement liberal de véhiculer l'impression qu'il a fait d'énormes concessions.Cela donnerait au mouvement nationaliste québécois et au gouvernement Lé-vesque l'allure de gens qui continuent à se battre contre des moulins a vent.C'est le depute liberal de Montmorency, M.Louis Duclos, qui a le plus ouvertement et courageusement affiche sa dissidence.Selon nos informations, toutefois, ce désaccord n'aurait pu sérieusement nuire à sa car- rière politique que si M.Duclos n'avait pas été seul, s'il avait entraîné à sa suite quatre ou cinq députés.Isolé, il paraît moins menaçant pour l'establishment du parti.De plus.M.Duclos a heureusement pris l'initiative de faire déboucher sa dissidence sur des propositions concrètes qui subiront les étapes de rédaction, de discussion et d'approbation décrites plus haut.Les amendements rendus publics bientôt : La liste d'amendements est normalement pilotée par le ministre de la .Justice.M.Jean Chrétien.L'on peut d'ores et déjà prendre pour acquis qu'elle sera rendue publique dans le courant du mois.M.Chrétien a d'ailleurs involontairement laissé apparaître certains indices quant au contenu de ces modifications.Ainsi, en conférence de presse, le 20 novembre dernier, M.Chrétien affirmait que le Nouveau-Brunswick s'obligera à respecter l'article 133 de la Constitution William Davis Jean Chrétien actuelle (obligation d'utiliser la seconde langue officielle devant les tribunaux et dans les documents de la legislature) et que M.Richard Hatfield, le premier ministre de cette province, en fera vraisemblablement Tan-nonce lors de son témoignage devant le Comité mixte du Sénat et des Communes, demain.La rumeur veut depuis quelque temps, en effet, que M.Richard Hatfield ait conclu un marché avec les libéraux fédéraux.Crédit d'une concession réclamée à M.Hatfield En vertu de l'engagement formel de M.Hatfield à se lier à l'article 133 (comme le Québec et le Manitoba y sont contraints), le gouvernement Trudeau donnerait au premier ministre du Nouveau-Brunswick le crédit d'une concession réclamée par les provinces sur la péréquation.Car le texte actuel ne spécifie pas que les paiements de péréquation seraient faits aux provinces et.théoriquement, ils pourraient être verses directement aux groupes, compagnies ou individus.Les libéraux, lors de l'étude, article par article, du projet de résolution, accepteraient les propositions de M.Hatfield et enchâsseraient des paiements de péréquation aux provinces, lui accordant ainsi une importante victoire symbolique.L'engagement du Nouveau-Brunswick sur la question de la langue des tribunaux et des documents législatifs exercerait sans doute une énorme pression pour convaincre l'Ontario.Mais M.William Davis, qui aurait négocié son appui au projet Trudeau contre la dispense, pour sa province, de ces obligations linguistiques, ne l'entend sûrement pas de cette oreille.Rien n'interdit de croire, cependant, qu'on pourrait tenter de lui forcer la main.Là aussi nous possédons certains indices Pour la premiere fois, le secrétaire d'Etat (ministre charge notamment des minorités), M.Francis Fox.disait, dimanche soir (au cours d'une entrevue télévisée qu'il nous accordait) souhaiter ardemment que l'Ontario soit lié par les mêmes obligations que le Québec et le Manitoba.Un consensus est sans doute après se solidifier au sein du Cabinet.La position de M.Fox avait d'ailleurs déjà été soutenue par le commissaire aux langues officielles.M.Max Yalden, et par certains membres du Comité mixte, comme le sénateur libéral Cari Goldenberg, le sénateur conservateur Martial Asselin et le député néo-démocrate Lome Nystrom.Cela n'a pu qu'ajouter du poids.La rumeur veut qu'un autre amendement supprime le critère de la langue maternelle prévu dans le projet initial.Si cette modification est approuvée par le Cabinet, les enfants de citoyens canadiens auront le droit d'être instruits gratuitement dans la langue de la minorité officielle, si les parents ont fréquenté l'école de cette langue et si.bien sûr, la famille demeure dans une région où «le nombre justifie» l'existence d'institutions d'enseignement dans cette langue.Cette proposition, pilotée par le sénateur Pielro Rizzuto, a été approuvée par la caucus libéral.On devine que les immigrants devenus citoyens canadiens (les Italo-Canadiens par exemple) pourront envoyer leurs enfants à l'école anglaise au Québec même si leur langue maternelle n'est pas l'anglais, pourvu que leurs parents aient reçu leur instruction en anglais.On évite ainsi, selon l'expression mise en vogue par le député libéral Malépart.de créer «deux catégories d'immigrants»».Les critères de distinction seraient désormais le fait d'avoir obtenu la citoyenneté canadienne et que les parents aient été éduqués dans la langue de la minorité.Cela ressemble à la Loi 101.avec cependant la clause Canada, plutôt que la clause Québec.Autre amendement envisagé: on supprimerait l'article 1 qui garantit les droits fondamentaux «sous les seules réserves normalement acceptées dans une société libre et démocratique de régime parlementaire Magnifique ouverture aux abus les plus flagrants! La Commission fédérale des Droits de la personne, présidée par le respec-table M.Gordon Fairweather.ainsi que divers autres témoins prestigieux ont dénoncé sans équivoque cette véritable invitation à l'intervention arbitraire Enfin, on dit que l'article il serait réécrit de manière a preci-ser qu'Ottawa peut tenir un référendum constitutionnel seulement après avoir fente des négo CÎations et si ces dernières ont échoué.vv.mm M- Pour les mouvements nationalistes au Québec, le risque est é\\ ident.C'est le Comité mixte qui récoltera tout le mérite des amendements apportés à des dispositions que le gouverne ment Lévesque avait été le tout premier a attaquer.De plus, si celui ci ne réagit pas avec assez de rapidité, la population éprouvera un certain soulagement devant ces amendements et cette manifestation apparente de souplesse Elle perdrait alors de vue certains aspects inacceptables qui demeurent dans la résolution: le caractère unilatéral de la démarche, l'intervention du federal dans un champ qui appartient strictement aux provinces d'éducation) et le fait que ce projet, maigre ce qu'on a fait miroiter dtirant la campagne référendaire, ne concede et n'imagine aucun nouvel élément qui puisse repondre aux demandes économiques et culturelles du Québec.i Richard Hatfield Francis Fox SECURITE ROUTIÈRE LES NÉGOCIATIONS NATIONALES La réputation d'agressivité Une idée généreuse des automobilistes québécois n'est pas qu'un mythe QUEBEC (PC) \u2014 Il y a environ deux ans, il y eut une controverse dans la province \u2022pour déterminer si les signaux d'arrêt devraient porter le mot Stop, Arrêt ou les deux.«Qu'est-ce que ça peut faire?lança un piéton en colère.Le-automobilistes n'arrêtent pas de toute façon* DANIEL DROLET La réputation d'agressivité des automobilistes québécois n'est pas qu'un mythe, comme le démontrent les statistiques récemment publiées par le minis tère des Transports.Bien que le Québec n'ait pas eu le taux le plus élevé d'accidents mortels «de la route au Canada par rapport à sa population, l'an dernier, plus de personnes ont été tués dans des accidents de la circulation ici, en 1979, que dans toutes les autres provinces du Canada.Il y a eu 205,209 accidents de la route au Québec l'an dernier, et près de 1,800 accidents mortels.Un nombre additionnel de 8.221 personnes ont été blessées assez gravement pour devoir être traitées à l'hôpital.En Ontario, ou la population excède de deux millions celle du Québec, le nombre des accidents mortels a été inférieur de 230.Pourquoi les Québécois conduisent-ils de cette façon?On n'a pas encore effectué de recherches sur la psychologie de l'automobiliste québécois, dit M.Jacques Bergeron, membre du département de psychologie à -l'Université de Montréal, qui espère s'attaquer à ce problème dans un avenir rapproché.Quant au ministère du Transport, ses représentants ont leurs propres opinions là-dessus, comme l'a déclaré le ministre Denis de Belleval au cours d'une interview.Une arme dangereuse «Un des principaux problè- mes, c'est l'attitude des citoyens vis-à-vis de l'automobile, a dit le ministre.De manière générale, les gens ne sont pas conscients du fait que l'automobile est une arme dangereuse.» Les accidents sont des choses «qui arrivent aux autres et à cause des autres».Cependant, a ajouté M de Belleval.\"il y a beaucoup de mythes autour de l'automobiliste québécois».«Les gens disent que c'est à cause de notre tempérament latin.Je crois que tout d'abord il y a des circonstances spéciales au Québec dont il faut tenir compte.» Les Québécois ont adopté l'automobile plus tard que les autres Nord-Américains, a expliqué le ministre.Et l'aménagement des banlieues et la creation d'un re seau routier sont arrivés plus tard aussi.«Ce qui signifie que nous avons fait moins de progrès dans l'éducation de l'automobiliste, et que les systèmes administratifs, qui avaient du retard, ont été incapables de faire face à l'utilisation massive de l'automobile.» Dans un effort pour changer les attitudes des Québécois vis-à-vis de l'automobile et vis-à-vis de la sécurité routière, un nouveau Code de la route doit être présenté à l'Asssemblé nationale.M.de Belleval dit que le nouveau code donnera aux piétons la préséance, légalement parlant, sur les véhicules \u2014 une chose qui existe déjà ailleurs au Canada \u2014 et insistera sur une conscience plus grande des dangers inhérents à la conduite d'un véhicule-moteur.Une des choses que le gouvernement songe à faire, c'est d'obliger les conducteurs qui accumulent les points de démérite à suivre des cours pour améliorer leur façon de conduire.De plus, on augmentera les amendes* dit leministre, surtoutdans lecas des infractions les plus susceptibles de causer des accidents Policiers trop cléments Finalement, d'ajouter M.de Belleval, les policiers vont resserrer leur surveillance, afin de faire mentir la croyance populaire qui v eut que la Sûreté du Québec soit plus clémente que les autres corps policiers du Canada, quand il s'agit des automobilistes.La police est-elle vraiment plus conciliante ici?M.de Belleval, tout en disant d'une part que c'est là un autre mythe, a fait remarquer avec fierté que le nombre des infractions reliées à la vitesse, l'an dernier, avait augmenté de 15 pour cent par comparaison avec 1978.comme résultat de la plus grande sévérité de la police.«Et en 1980 l'augmentation sera pareille.» Quoi qu'il en soit, M.de Belleval dit qu'une des raisons pour lesquelles les Québécois conduisent dangereusement, c'est qu'ils ne croient pas que la police va les attraper.«Ce qui compte, quand on parle de sécurité routière, ce n'est pas ce qui existe réellement, mais bien ce que les gens croient, dit-il.Si les citoyens croient qu'il y a une lourde surveillance policière, ils vont ralentir.Les Québécois se sont habitués à croire qu'ils n'étaient pas surveillés par la police, même quand ils l'étaient.» M.de Belleval a déclaré qu'à titre d'expérience, le gouvernement avait pris l'habitude d'avertir la population \u2014 par voie de la radio \u2014 que la surveillance policière serait augmentée sur certaines routes, pendant certaines fins de semaine.«Eh bien, le nombre d'infrac tions ne diminue pas \u2014 au contraire nous avons constaté que depuis que nous avons mis plus de policiers sur les routes, il y a plus d'infractions, parce que les Québécois ne se sont pas mis dans la tête que notre niveau de sécurité est adéquat.«Nous faisons d'importants efforts pour changer les perceptions des gens, mais ça prendra un certain temps avant que la réalité soit perçue.Les Québ; cois n'y croient pas encore.» qui pourtant, n® rencontre qu'opposition «La classe ouvrière ne peut se permettre plus longtemps, à chaque fois qu'un problème se pose, d'aller lutter en rangs dispersés.«Si nous prétendons être une organisation de classe et de masse, nous devons nous rendre à l'évidence que la classe ouvrière n'est pas composée uniquement des travailleurs qui sont déjà dans nos rangs ou qui.un jour, le seront.Nous devons développer la force nécessaire pour étendre à tous les travailleurs, à tout\" la classe ouvrière, ce que nous avons réussi a arracher à quelques emplo) eurs, «Si nous prétendons être une organisation de classe et de masse, nous devons non seulement développer des revendications universelles, mais nous devons aussi trouver les moyens nécessaires pour que ces revendications soient reprises et partagées par l'ensemble des travailleurs et pour que finalement tout le peuple en bénéficie.» Ainsi s'exprimait samedi le président de la CSN, Norbert Rodrigue, en tentant de convaincre ses membres d'adhérer à sa suggestion de permettre à sa centrale de travailler à mettre en place les conditions nécessaires en vue d'entreprendre» de véritables négociations nationales pour rétablissement de conditions universelles, -.'appliquant tant aux non syndiqués qu'aux affiliés des centrales du Québec.Et pourtant, il n'y aura pas de négociations nationales! L'idée ne pourra revenir devant le congrès de la CSN avant 1982, et d'ici là bien de l'eau passera sous les ponts.Assez curieusement, l'idée de M.Rodrigue et son exécutif tenteront une première fois, sans succès, de «vendre» au congres de mai dernier, et qui fut reprise et renvoyée aux calendes grec ques sans même avoir été discutée sérieusement au cours du week-end dernier, est victime de l'opposition farouche à la fois d'éléments qualifiés de conservateurs dans le syndicalisme, comme le directeur québécois des Métallos et premier vice-président de la FTQ.Jean Gerin-Lajoie et, évidemment pour des raisons différentes, l'extreme-gauche communiste.Un principe pourtant généreux L'idée de M.Rodrigue partait pourtant d'un principe gêne reux: «Nous devons, avait-il dit une premiere fois en mai.recherche?la satisfaction des besoins de tous les travailleurs et non seulement des membres que nous représentons».C'est pourquoi l'on désirait, a la tête de la CSN, reprendre, au niveau des négociations pour des conditions universelles, des clan ses de transparence économi que, de réinvestissement obligatoire, des normes universelles qui, par voie de conséquences, protégeraient les acquis des Ira vailleurs et éviteraient que les conditions négociées soient remises en question à chaque négociation.L'exécutif de la CSN, ne se prétendant pas dépositaire uni versel de la vérité, affirmait dans sa résolution que ces négociations ne sauraient s'engager sans qu'au préalable, la CSN se soit assurée d'une unite de revendication et d'action avec la CEQ et la FTQ.Une illusion et une imposture Pour quiconque» connaît l'étal actuel des relations inter-cen-trales au Québec, des négociations nationales n'auraient sans doute pas vu le jour, même si la CSN en avait adopté l'unité de principe: l'unité de revendication et d'action semble bien illusoire ces jours-ci entre les trois centrales.Mais on s'en prend au principe lui-môme et de façon virulente.Jean Gérin-Lajoic, par exemple, déclarait il y a quelque jours lors du congres des Métal los: «Nous prêt» ruions, a la FTQ.que c'est une illusion et donc une imposture de vouloir négocier au nom de tous les travailleurs e! non seulement des membres que nous représentons.Nous prêter: dons que c'est une illusion et donc une imposture de prétendre qu'on négocie parce qu'on est assis à t rois autour de la même table avec l'Etal et le patronat: c'est de la discussion, c'est pas de la négociation».Mobilisation plutôt que négociation Les communistes, eux.partent d'un point de vue différent pour arriver aux mêmes fins.Pour «En lutte», c'est mettre la charrue avant les boeufs.«En situant la négociation au premier plan et la mobilisation au second, l'exécutif risque de se retrouver assis côté a côte avec le gouvei nemenl dans avoir le rappori de force nécessaire pour assurer des victoires pour les travailleurs et l'ensemble du peuple.» Le Parti communiste ouvrier a développé une these analogue \"Il faut voir le meilleur moyen de gagner nos revendications.Ce n'est sûrement pas en courant toutes les (,« casions de s'asseoir en permanence a la même table que le PQ.Ce qu'il est important défaire, c'est de mobiliser nos membres autour de nos revendications et autour de nos moyen-d'action qui frapperont directe ment les patrons et les gouvernements plutôt que d'essayer de «participer» ans stru< turcs de l'Etat.Le PC( ).qui compte un noyau de militants peut-être peu nom breux mais terriblement efficace, a mobilisé les micros plus soin < ni qii\\-i son tour au dernier congres de la CSN et a réussi à ce qu'on parle uniquement de mobilisation pendant tout le premier jour du congres de deux jours, ce qui fait qu'on n'a même pas dise ut(.de l'idée des négociations nationales sur le plancher.Pour Norbert Rodrigue et son executif, dont c'est le deuxième échec n.autant de tentatives, il s'agit, qu'on l'admette ou non.d'un affront public qui lui vient du congres même de la centrale LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 DECEMBRE 1 980 A 9 La loi 101 sera amendée pour des raisons humanitaires \u20224 ' m (C.T.M.) \u2014 Le premier ministre Lëvesque s'est engagé hier à modifier la loi 101 avant l'ajournement des travaux de l'Assemblée nationale pour tenir compte de situations pénibles qui risquaient de se produire au début de Tannée 1981 dans de nombreux centres hospitaliers des régions excentriques.En effet, en vertu de la loi 101.aucun professionnel gradué au Québec ne pourra exercer sa profession après le 31 décembre s'il n'a pas de la langue française une connaissance suffisante.Or, des centaines de professionnels non francophones n'ont pas réussi à passer les tests linguistic} uestde l'Office de la langue française, malgré dans certains cas 12 tentatives.Ils risquent donc de perdre leur emploi au début de l'année.Cette situation pose un problème critique dans les hôpitaux éloignés où le recrutement est difficile, comme à Shawville ou à Wakefield dans l'Outaouais.Le premier ministre Lévesque a reconnu que si la Loi 101 avait comme résultat de priver des citoyens de services auxquels ils ont droit, il fallait intervenir pour corriger la loi.Reste à savoir si le ministre chargé de l'application de la loi 101, M.Camille Laurin, est disposé à l'amender.On laisse entendre dans certains milieux que le ministre demeure plutôt rébarbatif face à cette éventualité et qu'il préférerait reporter de quelques mois l'application de la Loi.L'UN ne peut se faire entendre à Ottawa (P.V.) \u2014 L'Union nationale, contrairement aux deux autres partis politiques provinciaux a demandé officiellement à être entendu au Comité mixte qui étudie le projet de rapatriement de la Constitution, à Ottawa.Mais, on a fait savoir a PUN qu'il lui serait impossible d'exprimer son point de vue là-bas et que, même s'il y avait prolongement de la période des audiences, les chances de se faire entendre demeuraient minces, «étant donné la longue liste d'attente.» Hausse des rentes et allocations familiales (C.V.M.) \u2014 A compter du 1er janvier, les prestations du Reg: me des rentes et les allocations familiales seront haussées de 9.9 pour cent de manière à ce qu'elles reflètent la hausse du coût de la vie entre novembre 1979 et octobre 1980.Cette augmentation touche les rentes de retraite, de conjoint survivant et d'invalidité en cours de paiement au mois de décembre 1980 mais n'englobe pas les rentes d'orphelin et d'enfant de cotisant invalide.Les nouvelles allocations familiales payables en 1981 seront de $7.09 par mois pour le 1er enfant, de $9.48 pour le deuxième enfant, de $11.8-1 pour le troisième et de $11.20 pour les suivants.Enfin, le montant de l'allocation supplémentaire pour l'enfant handicapé passera à $65.9 ! par mois par enfant.Les Chinois aiment les centres d'accueil «chromés» (C.V.M.) \u2014 Si la construction du centre d'accueil Sung Pai pour les personnes âgées d'origine chinoise n'a pas encore débuté à Montréal, c'est que les architectes chinois aiment trop le superflu ou le «chromé».C'est du moins ce qu'il faut conclure d'une réponse du ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, au député de l'A-cadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, qui se demandait si le projet avait été abandonné.Soulignant que l'administration du futur centre avait été confiée aux autorités de l'hôpital chinois, le mir.'^tre a affirmé que la principale cause du relard venait du fait que les professionnels de l'institution avaient présenté une estimation beaucoup plus élevée que les coûts prévus par les fonctionnaires.«Il faudra enlever le superflu, le chromé avant d'autoriser la construction», a ajouté M.Lazure en rassurant la communauté chinoise de Montréal de son intention de procéder le plus rapidement possible après tout près de deux ans de retard.Tant que la ligue sera dans l'illégalité (P.V.) \u2014 La Liguenouvelle de taxi de Montréal aurait-elle dû procéder elle-même aux arresta tions de chauffeurs, aux confiscations de voitures, aux émissions de contraventions de la semaine dernière?En posant la question, hier, à l'Assemblée nationale, le député libéral Georges Lalande insinuait que oui, faisant valoir que l'ancien ministre des Transports (Lucien Lessard) avait recommandé, de son temps, que la Ligue nouvelle de taxi applique le code d'éthique professionnelle et le registre d'affectation.Réponse de l'actuel ministre des Transports, M.Denis De Bel-leval: parce que la Ligue nouvelle de taxi se met dans l'illégalité, en imposant à ses membres des dispositions non conformes aux règlements du ministre, elle ne peut, en conséquence, être habilitée à s'occuper de l'application d'un code d'éthique.«S'il était avocat de la Défense en cour, je comprendrais que M.Lalande défende un client qui s'est mis en mauvaise position, a conclu le ministre, mais comme député il est chargé de défendre l'ensemble des Québécois, aussi devrait-il, lui aussi, condamner la seule ligue de taxi délinquante du Québec.» *0T k'.É0* / / à droite.n°nc* UN CERTIFICAT CADEAU ARLINGTON.Un 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un ancien ministre progressiste-conservateur et par un ancien député libéral, dit que les députés sont très insuffisamment rétribués.Il recommande de fortes hausses pour que les députés soient aussi bien rémunérés que les professionnels et les fonctionnaires qui font un travail comparable, et des hausses annuelles suivant l'indice des prix.Les députés, qui touchent actuellement $30,600 par année en plus de $13,500 non imposables, recevraient une augmentation de $3,600 pour l'année présente et une autre hausse de $3.600 chaque 1er juillet au cours des trois prochaines années, portant leur rémunération de base à au moins $45,000 par année a la mi-1983.Mais le rapport, qui doit être maintenant étudié par le cabinet, contient aussi des dispositions qui pourraient porter le salaire des députés à plus de $62,000 par année à compter de 1981.Le premier ministre toucherait son indemnité de députe en plus de $50,000 qui augmenteraient chaque année, et d'autres allocations.Le chef du gouvernement reçoit actuellement $30.600 comme député, plus l'allocation non imposable, et $37,800.sans compter divers petits bénéfices comme la résidence du 24 promenade Sussex.Révision régulière Le rapport est le deuxième du genre en vertu d'une loi de 1976 qui prévoit une révision des salaires des députés et sénateurs après chaque élection.Le premier, préparé par l'ancien députe conservateur Alfred Haies après les élections de 1979 et publié en avril dernier, recommandait de porter l'indemnité parlementaire à $33,600 le 1er janvier 1980, et la creation d'un comité consultatif pour étudier les futures augmentations.SELON HATFIELD Le Québec devrait être traité comme l'Ontario (D'après CP) \u2014 Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield, a déclaré hier au cours d'une conférence de presse qu'il donnait à l'Université McGill, que le Québec ne devrait pas être obligé par la Constitution à reconnaître les droits de la minorité anglaise dans la province si l'Ontario ne reconnaît pas les droits de sa minorité francophone.M.Hatfield a dit en outre souhaiter que la reconnaissance officielle du bilinguisme au Nouveau-Brunswick, reconnaissance remontant à dix ans, soit inscrite dans la constitution canadienne.Il a ajouté qu'il en ferait la demande jeudi au comité parlementaire chargé d'étudier le projet de constitution de M.Trudeau.Selon lui, les politiciens qui s'opposent au projet Trudeau ne suivent pas le mouvement général de la majorité de la population canadienne.Cour suprême : les mérites seuls importent OTTAWA (CP) \u2014 Le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, a déclaré hier qu'il serait infiniment heureux d'avoir le privilège de nommer la première femme juge à la Cour suprême, mais qu'il doit choisir en tenant compte des mérites et non du sexe des candidats.M.Chrétien répondait à une demande de Svend Robinson, critique de la Justice pour le Nouveau parti démocratique, au cours d'une réunion du comité parlementaire de la justice.M.Robinson voulait avoir l'assurance que le prochain juge nommé à la Cour suprême serait une femme.Le ministre a alors déclaré qu'il ne nommerait pas une femme à ce poste uniquement parce qu'elle est une femme.11 a ajouté qu'il avait demandé que des femmes soient inscrites sur la liste des candidats, précisant qu'il avait déjà nommé trois femmes juges depuis son accession au poste de ministre de la Justice.Deux des trois femmes ont été nommées juges de Cours de comté au Manitoba et en Ontario et la troisième, juge d'une Cour supérieure au Québec.Selon le ministre, de plus en plus de femmes deviennent avocats, mais il n'y a pas encore beaucoup de femmes qualifiées pour exercer des fonctions de juges dans des domaines spécialisés comme le droit criminel ou le droit commercial.Il serait heureux, dit-il, d'être le ministre qui nommerait la première femme juge à la Cour suprême.Actuellement, il n'y a aucun poste vacant à la Cour suprême composée de neuf membres, mais les juges doivent obligatoirement prendre leur retraite a 75 ans.A moins qu'un juge ne meurt dans les prochains quatorze mois, le premier siège qui sera vacant, et ce, en février 1982, sera celui du juge Ronald Mart-land, de l'Alberta. A 18 HOTES- POLITIQUES Ça continue de bouillonner au PQ Diverses instances du Parti québécois se préparent fébrilement aux assises du Conseil national qui se tiendront en fin de semaine à Montreal.Hier soir, ce sont les exécutifs des différents comtés de la région de Montreal-Centre qui se sont penches, entre autres dossiers, sur deux resolutions particulièrement épineuses qui seront débattues samedi: celle de la région Montreal-Vilie-Marie qui propose la tenue d'élections référendaires en cas de succès du projet Trudeau de rapatriement de la constitution et celle plus radicale, du comté de Jean-Talon, pilo-tëe par l'avocat québécois Guy Bertrand, qui ne reclame rien de moins que la proclamation unilatérale de l'indépendance du Québec.Ce soir, le conseil régional de Montréal-Centre décidera de l'attitude à adopter face à ces deux propositions après avoir entendu le president regional de Montréal-Ville-Marie et Guy Bertrand.Selon le président de Montréal-Centre, reconnu pour ses opinions nationalistes très arrêtées, «on doit espérer que ia réunion de la fin de semaine donne lieu à un débat de fond sur les orientations constitutionnelles du parti».Selon M.Marc Lavallée, qui n'a jamais hésité à prendre ses distances face au gouvernement Lèves-que, le parti «n'a pas à craindre de prendre ses responsabilités qui sont essentiellement de montrer la voie à suivre au gouvernement issu de ce parti».Marc Lavallée «De toute faconf Lévesque s'en fout» Le président de Montréal-Centre, rendu un peu cynique par plusieurs expériences passées souligne que.«de toute façon, le gouvernement ne devrait pas s'en faire outre mesure avec ce qui peut se décider au Conseil national, puisque M.Lévesque a maintes fois indiqué qu'il se fout de ce que souhaite ou décide le parti.Même lorsqu'il s'agit de décisions adoptées par le congrès général».M.Lavallée cite comnv exemple une résolution déjà prise par le congres préconisant, contre le gre de M.Lévesque.une libéralisation de la législation relative à l'avortement.Plus récemment, lors de la dernière réunion du Conseil national, le premier ministre s'était fermement opposé à une décision remettant en question les droits des anglophones québécois.Dans les deux cas, le chef du gouvernement, furieux, avait clairement indique qu'il ne se sentait aucunement lié par cette expression de la volonté de son parti.Tout se passera bien Ce n'est pas la premiere fois, à la veille d'une réunion ou Conseil national, que la plupart des observateurs et plusieurs cadres intermédiaires du PQ s'attendent à de* discussions houleuses.Mais à chaque fois, le chef, grâce à son charisme personnel et en invoquant l'imminence dune grande bataille comme la campagne référendaire ou une prochaine élection, réussit au terme d'un long discours à désamorcer les bombes toujours sur le point d'exploser Malgré les discussions «viriles» que souhaitent plusieurs instances régionales, comme Ville-Marie, Montréal-Centre et Saguenay-Lac-Saint-Jean.il y a fort à parier que M.Lévesque réussira encore cette fois à galvaniser ses militants et à faire taire la rogne et la grogne dans le PQ en battant le rappel des troupes pour s'opposer au «coup de force d'Ottawa».Il profitera peut-être de l'occasion pour blâmerlesmédiasd'in-formation d'avoir attaché trop d'importance aux critiques de plusieurs groupes de péquistes face aux compromis tentés en vain par le gouvernement pour obtenir l'appui de toute l'Assem blée nationale à une motion dénonçant le projet Trudeau.Solidarité-Québec permettra au PQ d'éviter la crise L'occasion sera belle, en fin de semaine, pour le chef péquiste, de faire oublier les dissensions internes et appeler tout le monde à une impressionnante manifes-tation d'unité et de solidarité contre l'offensive fédérale.En organisant dimanche après-midi, aussitôt après la reunion du Conseil national, sa manifestation géante au Forum de Montreal Solidarité-Québec offrira en effet aux dirigeants péquistes une occasion idéale d< l'aire s'atténuer les divergences internes en conviant tous ceux qui s'opposent à Ottawa â venir se serrer les coudes.Une première consultation sommaire permet de constater René Lévesque que.malgré une certaine ré t i-i ence à se laisser embrigader dans une opération somme toute fédéraliste en compagnie ^du Parti conservateur et de l'Union nationale, les groupes considérés comme les plus radicaux, sur le plan nationaliste seront de la partie.A l'intérieur même du PQ, la région de Montréal-Centre a déjà invité instamment ses membres à se rendre au Forum de même que plusieurs associations de comtés bien connues pour leur allégeance résolument souverainiste.Comme celles des comtés de la Rive sud de Montréal.Le président régional.Marc Lavallée a déclaré hier à LA PRESSE qu'il est très conscient du caractère possiblement équivoque de ia rencontre de dimanche après-midi.«Pour nous, c'est un risque calculé.Le coup de force d'Ottawa nous oblige à une alliance très circonstancielle avec des fédéralistes opposés au pian de Trudeau.Mais que ces fédéralistes ne s'avisent pas de chanter les louange d'un nouveau Canada «coast to coast* dans un fédéralisme renouvelé parce qu'on ne le laissera pas passer».Même réaction du coté de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui a depuis longtemps pris fait et cause pour l'indépendance du Québec.Membre actif du groupe Solidarité-Québec, la SSJB-M.a déjà, fait exceptionnel, adresse une lettre personnelle a tous ses membres les invitant à signer la pétition qui circule présentement et les conviant à se rendre au Forum.Tous les Québécois qui dénoncent le projet fédéral ne seront cependant pas au Forum.Un piège à ours D'un autre côté, la direction du parti libéral provincial a fait savoir qu'aucune tête d'affiche de cette formation politique ne participera à celte réunion au Forum.Selon un dirigeant du PLQ, «ça sent le piège à ours péquiste et je doute de la sincérité apolitique de ce mouvement».Nos militants sont déjà occupés sur le terrain avec ia campagne de financement en cours, et il n'est, pas question que l'on donne un mot d'ordre pour qu'ils se rendent à cette réunion, a conclu le dirigeant du PLQ.Bourassa préfère s'abstenir Pour sa part, l'ancien premier ministre libéral, Robert Bourassa, qui avait fait porter sa campagne électorale de 1976 sur le projet éventuel de Pierre Trudeau de vouloir rapatrier unila téralement la constitution canadienne, n'a pas non plus été invité à prendre part à cette réunion de «Solidarité-Québec».Il n'a pas non plus signé la pétition véhiculée par ce groupe qui se veut apolitique, car il dit ne pas connaître, en raison de ses nombreux déplacements à l'extérieur du Québec, «la stratégie ni le climat partisan ou non entourant les activités de ce groupe».Pour l'instant, a-t-il précisé à LA PRESSE au cours d'une conversation, «j'aime mieux me tenir à l'écart du débat, car de toute manière tout le monde connaît mon opinion sur le sujet constitutionnel». A 17 Levée de boucliers contre les fermetures d'écoles La fermeture de 35 écoles à Montréal l'automne prochain provoque déjà une levée de boucliers chez les parents: six groupes ont déjà résolu de s'j opposer fermement, et le feront savoir ce soir aux commissaires delaCECM.MARIO FONTAINE Dans l'ensemble, les contestataires réfutent les arguments de la Commission des écoles catholiques selon lesquels la baisse de la clientèle scolaire justifie la fermeture de ces écoles, presque toutes de niveau primaire.Le renouvellement des familles, leur stabilité et une migration qui amené de nouveaux habitants dans le quartier plutôt qu'elle n'en retire justifient le maintien de l'école Christ-Roi.affirme ainsi un rapport que les parents du quartier remettront aux commissaires.Dans ses prévisions quinquennales datant de 1979, la commission prévoyait la fermeture de 102 écoles sur l'Ile de Montréal.Or ce programme a déjà pris du retard, puisqu'on n'a ferme que huit institutions l'an dernier.Il faut donc prendre les bouchées doubles cette année, et condamner 35 unités, peut être quarante.Aux yeux de la CECM.les parents qui ne disent mot consentent à ces modifications.Pour toutes sortes de raison: leurs enfants iront dans des écoles plus confortables, mieux équipées, dans un secteur à la circulation moins dense, avec des professeurs qu'ils jugent mieux préparés, etc.D'autres, en revanche, ne le voient pas de cet oeil et insistent pour garder ouverte l'école de leur quartier.Ce sont eux qui tenteront de convaincre les commissaires ce soir, au nom des écoles Christ Roi.Jacques-Viger, Sainte:Brigide (el (îar-neau).Charlevoix.Nicolas Viel et St.Augustine of Canterbury.Là aussi, on trouve autant de motifs que de cas particuliers.A Sainte-Brigide par exemple, une coordinatrice auprès des pare ni s n'accepte pas les excuses avancées par la commission pour mettre le cadenas, soit la reparation du système de chauffage.«De plus, explique Mme Rachel Vinette.Sainte-Brigide demeure la seule école en bas de Sainte-Catherine.Si on la ferme, les enfants devront traverser cette rue très dangereuse deux fois par jour au moins» Porte-parole des parents de l'école Christ-Roi, M.Michel Di Genova insiste sur la qualité du milieu pédagogique dans les petites institutions : chacun connaît l'autre, les enfants se sentent moins perdus, produisent mieux.Dans leur rapport, les opposants de Christ-Roi soulèvent également des arguments d'ordre socio-politique.Comme par exemple la preservation du caractère francophone du quartier avec une institution-clé qui favorise l'intégration des néo-canadiens.Ou encore la prévention contre des comportements antisociaux du genre vandalisme, batailles, etc.«Si les commissaires ne coupent pas dans ie nombre des écoles, ils devront couper ailleurs», déclarait-on en écho hier à la CECM.Comme les subventions se calculent par rapport au nombre d'élèves et que celui-ci diminue globalement, les budgets se rétrécissent en effet, proportionnellement.Aucune décision finale ne sera adoptée ce soir, alors que la séance sera entièrement consacrée à l'audition des six groupes de parents.SQ: contraventions unilingues françaises La colère des automobilistes sera-t-elle moins grande à la vue de billets d'infraction uniquement rédigés en français?La Sûreté du Quebec l'ignore et préfère se contenter d'appliquer les dispositions de la charte de la langue française.Très bientôt, tous les billets d'infraction aux règlements de la circulation seront rédigés en français.C'est ce qu'a fait sa- voir hier, la direction de la SQ.Cette modification n'entraînera aucun débourse supplémentaire puisque les anciens billets français-anglais seront tous distribués avant la confection des nouveaux qui s'effectuera au fur et à mesure suh ant les besoins.Quant au billet, il contient les mêmes renseignements qu'auparavant.L'an dernier, la SQ a donné environ 500.000 contraventions.EN ROUTE POUR LES BERMUDES Voilier disparu avec sept personnes à bord NEW YORK (AP) \u2014 Des recherches se poursuivaient toujours, hier, pour retrouver un voilier disparu, avec- sept personnes à bord.Parmi les passagers, se trouvent le propriétaire de l'embarcation et sa famille.M.et Mme Michel Pronovost et leurs deux enfants, de Gaspe an Quebec.Le «Dimanche» a quitte Port Hawkesburj en Nouvelle-Ecosse le 17 novembre, en route pour les Bermudes.Il a été vu pour la dernière fois près de l'île de Sable le 19 novembre.Les recherches sont faites par des avions Argus canadien et C: 130 américain et une vedette américaine P-3. A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 DECEMBRE 1 980 Madame préférait Targe .t elle en aura, mais au compte-goutte Les contrats de mariage, qui étaient autrefois le prérequis quasi obligatoire au «passage à l'autel», ne constituent pas une garantie inviolable que les «avantages» consentis par un prétendant, tout feu, tout LEOPOLD LIZOTTE flamme, quelques jours avant ses noces, ne vont pas rester pour beaucoup une belle déclaration d'intention.On ne peut évidemment pas demander à un homme de donner ce qu'il n'a pas, ou ce qu'il a déjà dépense, en dix ou vingt années de mariage, ou de se départir de tous ses biens au bénéfice de celle qu'il avait cru prendre pour compagne pour la vie.Et, à l'occasion, la cour peut elle-même sabrer fortement dans ces donations faites avec enthousiasme, alors qu'on a 20 ou 22 ans.C'est d'ailleurs ce que vient de faire le juge Claire Barrette-Joncas dans le cas d'un couple récemment sépare, après 17 années de vie commune Pour des raisons qui n'apparaissent pas au dossier, c'est le mari qui, avec un salaire brut de $240 par semaine, assure la garde et l'entretien de ses deux jeunes fils de 11 et six ans.tout en versant une pension alimentaire de $20 à son ex-compagne, qui reçoit par ailleurs des prestations du Bien-être social.Il y a quelques mois, elle avait présenté au tribunal une requête en bonne et due forme pour obtenir que son mari lui remette les $3,000 de meubles meublants (selon la formule même du code civil) qu'il devait lui acheter au cours de leurs dix premières années de mariage, plus les $3.000 qu'il avait également promis de lui verser sur demande.À l'audience, toutefois, et même si elle avait déjà fait frapper le mobilier de son ex-homme d'une saisie-arrét avant jugement, la quadragénaire devait avouer qu'elle préférait, comme bien des participantes à un questionnaire défunt de la TV, l'argent.Le juge Barrette-Joncas lui donne d'ailleurs «raison» sur ce point en décidant que puisqu'elle vit dans un logis meuble du nord de la ville, son mari a diablement plus besoin qu'elle des «vieilleries» que sont les meubles de la famille, après 12 ou 15 années d'usure dans certains cas.Et le magistrat note, au passage, que c'est à tort que l'on a également saisi, lors de la procé- dure préliminaire, la bicyclette du mari, qui n'a rien d'un «meuble meublant».Reste la donation en argent.Que peut-on vraiment «extraire» de ce quinquagénaire avec deux gamins à éduquer et deux bouches à nourrir, à la maison, compte également tenu de son maigre salaire et de ses multiples obligations.Rappelant que les contrats de mariage, à l'époque, étaient surtout signés pour éviter les coups durs à certains ménages, le juge Barrette-Joncas soutient que de semblables arrangements ne peuvent évidemment pas être immuables.Il décide donc que madame, qui, de son propre aveu, aime mieux l'argent que le divan défraîchi et le frigo qui tire sur ses derniers milles, pourra recevoir le tiers de la donation en argent prévue par ce document de 1961.Son mari devra lui verser $1,000, mais à raison de $10 par semaine seulement.Un prix de consolation, donc, qu'elle pourra savourer «à la goutte» pendant près de deux ans.Un vendeur devra reprendre une ceminoune» pourrie et dangereuse Une jeune femme, qui avait acheté pour $2,000, une voiture de marque Fiat et de modèle 1974, sera remboursée de cette somme, et le vendeur, M.Christian Philippe, devra reprendre sa «minoune».C'est ce qu'a décidé hier le juge Roland Robillard, de la Cour provinciale, en soutenant que l'état de rouille de ce véhicule, non pas tant qu'à l'apparence extérieure que sous l'auto elle-même, constituait un vice caché.Et, surtout, un danger pour Mme Raymond Majeau, si elle avait voulu continuer à l'utiliser, alors que, selon son expression, tous les morceaux lui restaient littéralement dans les mains.Au garage, où elle l'avait conduite, on avait d'ailleurs eu toutes les difficultés à la hausser sur le «lift» pour examen.Et, selon un expert, il lui en aurait coûté plus de $2.000 pour la faire réparer de façon à la rendre sécuritaire.Les freins étaient eux-mêmes «finis», mais il semble que ce n'aurait pas été exceptionnel, dans ce cas, puisqu'un autre expert devait soutenir que.sur ce modèle de véhicule, le mécanisme doit être refait à tous les 10,000 milles.On ne peut être notaire et avocat en même temps Me Bertrand Bouchard, qui exerce la profession de notaire depuis 1974, avait cru mettre deux cordes à son arc, à la fin de janvier dernier, en commençant également à pratiquer celle d'avocat.Apres quelques mois de ce «double emploi», si l'un peut dire, la Chambre des notaires lui faisait parvenir une plainte comportant une demande de radiation provisoire, en s'appuyaru sur l'article 1.01 du Code des professions, qui dit «qu'est incompatible avec l'exercice de !a profession de notaire celle d'une autre profession regie par le même code».Me Bouchard .s'est toutefois pourvu devant la Cour supérieure, peu après, pour soutenir que le comité de discipline était sans juridiction pour entendre cette affaire, et que.au surplus il appréhendait fort sérieusement que ce comité soit partial.Par la même occasion, il soutenait que cette disposition du règlement était ultra vires des pouvoirs accordés à la Chambre des notaires, et à ceux accordés au gouvernement lui-même par l'article 93 du Code des professions.Dans un juge lent prononcé hier, toutefois, le juge Harry L.Aronovitch décide qu'il n'y a pas lieu à accordé un bref d'évocation, parce qu'il y a possibilité d'en appeler ultérieurement du de la décision du comité de discipline.Quant un tel recours ordinaire existe, il n'y a évidemment pas lieu d'accorder un bref de prérogatives, qui constitue une procédure exceptionnelle.Accusé du vol d'un calice de $500, au prix d'il y a 5 ans Jacques Couture, en dépit du nom qu'il porte, n'est pas dans les ordres.C'est plutôt un mécanicien, qui demeure rue Charlemagne, dans l'est de Montréal.Il a toutefois comparu devant le juge Andre Chaloux, hier après-midi, sous l'accusation, fort inusitée, d'avoir volé et recelé uni calice en or.d'une \\ alcur de $500.Si ceiie valeur est ainsi «réduite»», il semble toutefois que ce soit en raison du '«recul» du délit, avant que le prix de l'or ne fasse les !j«»nds prodigieux qu'on sait.C'est dans une église de SaintEustache, semble-i-il.que le crime, sacrilège, aurait été commis.Devanl le tribunal, le prévenu a toutefois nie toute culpabilité, et son enquête prélimi-naire .« été reportée a huitaine.Et il a été libéré aux conditions ordinaires.I ean Lapointe devra payer $5,100 à son ancien gérant OTTAWA (PC) \u2014 La Cour suprême du Canada a ordonné hier au comédien montréalais Jean Lapointe de payer à son ancien gérant d'affaires, M.Charlemagne Landry, $5.100 de commissions pour 1973-74.La Cour a maintenu le jugement de premiere instance et renversé celui de la Cour d'appel que M Landry contestait.M.Landry avait dirigé «les Jérolas», fantai-;tes de la scène que MM.Lapointe et Jérôme Lemay avaient rendu populaires de 1955 à 197L quand la mésentente est survenue.MIRABEL Déficit global de $192 millions OTTAWA (PC) \u2014 Depuis son inauguration en 1975 et jusqu'au 31 mars, l'aéroport international de Mirabel a enregistré un déficit global de $192.6 millions, déclare le gouvernement fédéral dans une réponse écrite déposée hier aux Communes.La question à ce sujet avait été posée par M.Tom Cossitt, député conservateur de l'Ontario La situation cependant, s'améliore, affirme M.Robert Bockstael, secrétaire parlementaire de M.Jean-Luc Pépin, ministre fédéral du Transport.met a \u2022\u2022 \u2022 ' \u2022 .% 1 md Pour vos emplettes des Fêtes.composez 842-7221 jour et nuit Rabais $2 Tasses et soucoupes en fine porcelaine Prix ord.Simpsons S9 SQ99 ens.A.Simpsons vojs offre une vaste selection de modeler en tine porcelaine anglaise, aux délicats motifs floraux le :adeau idéal pour la personne qui vous est chère! 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Croyant qu'Israël avait déjà en sa possession son propre engin nucléaire, le monde arabe, principalement le puissant Kadhafi de la Libye, aurait financé le gouvernement d'Islamabad pour la construction de cette fameuse bombe islamique.C'est en 1972 que le président Ali Bhutto aurait commande à ses ingénieurs de tout mettre en oeuvre pour que son pays accede au rang des pui> - n-ces nucléaires.Incident diplomatique En juin dernier, deux hauts fonctionnaires du projet atomique du Pakistan, Anwar Ali et I.A.Bhatty se présentaient à l'ambassade du Canada à Islamabad pour obtenir un visa afin, disaient-ils.de «s'occuper d'affaires internes» au consulat du Pakistan, au 2100 de la rue Drum-mond, à Montréal.Les deux hommes étaient effectivement à Montréal cet été, mais durant tout leur séjour en ville du 7 au 21 juillet, ils n'ont jamais mis les pieds dans leur consulat.Constamment surveillés par la GRC, les deux hommes, un ingénieur et un administrateur, faisaient la navette entre leur hôtel au centre-ville et les bureaux de la société Serabit.rue Jean-Talon, où ils rencontraient les accuses.Les deux visiteurs étaient venus à Montréal pour se procurer surtout des pièces qui servaient à la construction et a la réparation d'appareils électroniques appelés «Invertor».Le Pakistan avait réussi à se procurer divers appareils du même type en Europe, mais il n'était plus en mesure de le faire par suite d'vs pressions des Etats-l nis et surtout du fait que le gouvernement britannique avait interdit l'importation de ces «invertors», pièces essentielles au projet atomique pakistanais.Le 29 août dernier, des agents de la brigade d'enquête sur les douanes de la GRC à Montréal saisissaient à Mirabel environ $56,000 de pieces électroniques expédiées, scmble-t-il.par les accusés: les pièces étaient adressées à M.Anwar Ali à deux endroits différents.Une partie de la marchandise devait être expédiée à Islamabad, tandis que le reste du matériel était dans des boites qui auraient dû s'envoler vers Dubai.Au moment même où ces saisies étaient effectuées à Mirabel, les policiers interpellaient les trois suspects et découvraient en procédant à la saisie de divers documents que d'autre matériel électronique avait déjà été expédié au Pakistan.Peu après les interrogatoires de la GRC.les trois suspects partaient en voyage.Deux d'entre eux se sont rendus à Londres pour des raisons inexpliquées.Quant au troisième, Salam Blmenyawi, profitant d'un voyage d'affaires en Allemagne de l'Ouest, il s'est rendu à l'aéroport d'Islama bad.un voyage de près de 15 heures, pour une rencontre de 15 minutes avec les acheteurs du gouvernement pakistanais.Interrogé vendredi dernier, M.Elmenya-wi a expliqué qu'il ne connaissait pas l'usage que l'on voulait faire du matériel expédié au Pakistan.Quant à l'accusation portée contre lui.il a soutenu qu'il ignorait qu'il fallait un permis spécial pour exporter ce type de matériel électronique.Le lendemain de l'interrogatoire des trois hommes, des policiers de la GRC.qui filaient toujours les suspects ont suivi l'ingénieur Khan jusqu'à la gare Centrale ou il s'est dirigé au casier numéro 262.Apres avoir retiré certains papiers, l'ingénieur en a conservé quelques-uns et a jeté les autres dans une poubelle.Les policiers ont constaté qu'il s'agissait de plans, de schémas et de documentation se rapportant à la bombe atomique.Un chèque de $5,000 a aussi été trouvé en possession de M.Khan.Il a explique qu'il avait refuse d'encaisser ce chèque car il n'avait voulu qu'aider son pays d'origine.C'est le 15 décembre que les deux compagnies et les trois individus devront comparaître en cour en même temps à Montréal.Quant à la GRC elle poursuit son enquête et selon un porte-parole, d'autres accusations pourraient être portées. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 DECEMBRE 1 980 » ¦ Etincelants bijoux en or 10K ou 14K.pour qu'elle rayonne de joie à Noël! »! \\ M.\\ f \\ \\ 1 Y W A / \\ 1 -v \\ \u2022 \\ Y 'v/ y A b/ II » 4 y- V \\ \\ -.Jéf f ¦ 'A \\ \\ y \\ V / \\ \\ \\ \\ X: P/ \\ ' ' \\ \"S \\ :: Xi ¦¦ \\ X \\ ; \\ V E./ 4 \"1 I \u2022 V - ( \u2022 \u2022 .\u2022 -\"W .a' .\u2022 \\ *\\ v \u2022 ; C .r ¦ *__.\u2022 - Sélection de chaînes, gourmettes et boucles pour oreilles percées Une affaire d'or.c'est ce que vous réaliserez en profitant du rabais de 50% sur ces ravissants bijoux en or 10K ou 14K! Chaînes, gourmettes et toute une variété de boucles d'oreilles.Une offre irrésistible.surtout en ce temps des Fêtes! 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