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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-12-10, Collections de BAnQ.

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[" LA POLICE PARALLÈLE VA PRENDRE DE PLUS EN PLUS D'AMPLEUR I Le phénomène des «policiers parallèles» dans l'île de Montréal va s'amplifier.Les villes de la CUM veulent, par ce moyen, rapatrier leur police locale et forcer le gouvernement à réduire, graduellement, les effectifs du service de police de la CUM.page A 19 LE RAPATRIEMENT DE LA CONSTITUTION POUR L'EX-JUGE PRATTE, LE PLAN D'OTTAWA EST ILLEGAL ¦ Celui qui défend la cause du Québec dans la bataille juridique contre le rapatriement de la constitution, Me Yves Pratte, croit que la démarche d'Ottawa est illégale et constitue une négation de l'État fédéral.M.Pratte, un ancien juge de la Cour suprême du Canada qui dirige l'équipe de juristes du Québec, a témoigné hier devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale.page A 2 25 CENTS MONTRÉAL, MERCREDI 1 0 DÉCEMBRE 1 980,196e ANNÉE, no 290, 1 28 PAGES, 1 0 CAHIERS **** ft* IEN FRANÇAIS D'AMERIQ Mark David Chapman : MORT SANG John Lennon qui, à 40 ans, s'était enfin débarrassé de son passé et avait décidé de tout recommencer, n'en aura pas eu le temps: devant le Dakota House, un luxueux immeuble newyorkais qu'il habitait avec sa femme Yoko Ono, il fut abattu à bout portant par un jeune homme de 25 ans dont le motif demeure inconnu.L'ancien Beatle, qui perdait son sang en abondance, succomba sur la banquette arrière de la voiture de police qui le transportait à l'hôpital.L'assassin présumé, Mark David Chapman, inculpé du meurtre a été admis dans un hôpital psychiatrique.¦ Cinq pages: C 1 à C 3, C 8 et D 20 ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $175 EDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 ABITIBI-TEMISCAMINGUE LA TUQUE 30' LA FEUILLE D'ERABLE AFFAIRE EN OR POUR LE CANADA ¦ En l'espace de peu de temps le Canada s'est taillé une place importante sur le marché international des pièces d'or.Quinze mois après sa sortie, «la feuille d'érable» est le deuxième vendeur parmi les collectionneurs mondiaux de monnaie précieuse.Pour le gouvernement il s'agit également d'une source de revenus fort appréciable: cette année, le Canada vendra pour plus de $800 millions de «feuilles d'érable» et 90 pour cent de ce montant viendra des ventes à l'étranger.- \" page H 1 > v m \u2022 > Les fromages fins du Québec, bons mais mal distribués page E 1 Annonces classées: F 6 à F 8, G 1 à G 8 Arts et spectacles i C 6, C 7, F 1 \u2014 Horaires: F 2 Bandes dessinées: J 2 Carrières et professions: D 15 à D 19 Décès, naissances, etc.: H 10 Économie: H 1 à H 7 Etes-vous observateur?: G 1 FEUILLETON «Ennemis»: F 7 Horoscope: J 2 Le bridge: J 7 Le monde: H 1 4 à H 16 Médecine d'aujourd'hui: E 5 Météo: A 2 Mot mystère: J 2 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: F 2 Radio et télévision: F 2, F 3 Sciences: Cahier I Sports: D 1 à D 1 3 Vivre aujourd'hui: El à E 1 7 < Aolovbv 'ift/t, MM$ fact, A/fa vétà nu$ PB fïAc&! DÉCISION PARTAGÉE Melo redore son blason devant 7000 spectateurs pages D 2 à D 4 ECHEANCE LE 31 DECEMBRE CHAQUE JOUR, 50 ENTREPRISES SE FRANCISENT ¦ Depuis le début de décembre, une moyenne de 50 entreprises adoptent chaque jour de nouvelles raisons sociales en français.Selon l'Office de la langue française, il serait illusoire de penser que les quelque 90,000 entreprises (sur un total de 450,000 au Québec) qui n'étaient pas conformes à la loi le seront dans les délais prescrits (d'ici le 31 décembre) mais il y a lieu de croire, à son avis, que «l'opération sera très avancée» d'ici au printemps prochain.page B 1 QUATRE AVIONS-RADARS AMÉRICAINS POUR SURVEILLER LA POLOGNE * / page H 14 EDIT0 LE VOYAGE DE RENÉ LÉVESQUE EN FRANCE PAR VINCENT PRINCE page A 6 Nous les maîtres épiciers MÉTRO tLtitnl'Al monde! V Voyez nos spéciaux en pages F 4 - F 5 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 DECEMBRE 1980 QUEBEC (PC) \u2014 Celui qui défend la cause du Quebec dans la bataille juridique contre le rapatriement de la constitution.Me Yves Pratte, croit que la démarche d'Ottawa est illégale et constitue une négation de l'Etat fédéral.M.Pratte, un ancien juge de la Cour suprême du Canada qui dirige l'équipe de juristes du Québec, a témoigné hier devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale qui se penche sur cette réforme et a asséné plusieurs coups de boutoir au projet Trudeau.«Les provinces ne sont pas en état de subordination quant au fédéral, pas plus que le fédéral n'est dans un état de subordination par rapport aux provinces.on ne peut concevoir que l'une ou l'autre partie puisse procéder unilatéralement à la modification de la souveraineté législative de l'autre partie.Autrement, conceptuellement, c'est la négation de l'Etat fédéral.* S'inspirant des statuts juridiques du Canada, il a poursuivi son argumentation en disant «qu'on ne peut croire qu'il suffit d'une Adresse à la reine pour obtenir ce qu'on ne peut obtenir directement».M.Pratte, qui constituait en fait le témoin vedette lors de Yves Pratte assène plusieurs coups de boutoir au projet Trudeau cette première journée d'audiences de la commission, a également contesté sur le plan juridique l'affirmation voulant que la Grande-Bretagne ne pourra pas refuser une demande que lui adresse un pays souverain comme le Canada.Selon lui, si tel était le cas, cela pourrait permettre à Ottawa de demander l'abolition des provinces.Le gouvernement britannique ne constitue pas un «rubber stamp- de faire valoir le juriste.Il est vrai que Londres n'a jamais refusé de se rendre à une demande du gouvernement canadien mais il n'y a jamais eu de demande par le passé pour réduire la compétence législative des provinces.«D'ailleurs, il m'apparaîtrait assez illogique de dire qu'il existe une convention constitutionnelle qui oblige le Parlement britannique à sanctionner, ce qui serait, à mon point de vue une illégalité constitutinnelle.» Instabilité juridique Interrogé par les députés sur la Charte des droits que le gouvernement fédéral veut enchâsser dans la constitution, l'avocat du Québec a affirmé qu'elle était rédigée de façon vague et qu'elle conduit à une «instabilité, une insécurité juridique» qui va durer pendant plusieurs années.M.Pratte a précisé que l'inventaire n'est pas terminé mais qu'une première analyse laisse croire «qu'un grand nombre de lois et de règlements du Québec seraient contestés devant les tribunaux durant des années».Il a mentionné que l'article qui traite de la non-discrimination (notamment religieuse) pourrait mettre en péril la loi des fabriques, la composition du Conseil supérieur de l'Education, la loi sur les églises protestantes et AUJOURD'HUI DANS la presse lisez les cahiers suivants: DOMINION RADIO SHACK permettrait peut-être aux moins de 16 ans de pénétrer dans les débits de boisson (non-discrimination basée sur l'âge).M.Pratte a souligné évidemment que cette Charte désavouerait une partie de la loi 101.Le chef du Parti libéral, M.Claude Ryan, a semblé contester les affirmations de M.Pratte sur les conséquences de l'enchâssement de la Charte des droits.Soulignons que le gouvernement a remis hier à la commission une copie du factum qu'il a fait parvenir au Select Commi-tee sur les Affaires extérieures de la Grande-Bretagne.Les principaux arguments juridiques développés par M.Pratte sont exposés dans ce document.Au début de cette commission, le premier ministre René Léves-que a soutenu qu'elle arrive à un moment stratégique car nous traversons «le tournant le plus grave depuis 113 ans».Il a soutenu en outre que le comité mixte à Ottawa n'a pas été particulièrement accueillant pour les groupes qui n'étaient pas en accord avec lui.Le leader libéral a souligné pour sa part que cette étape est nécessaire afin de mieux défendre les intérêts du Québec.Aujourd'hui, la commission doit commencer à entendre divers organismes.D'autre part, le premier ministre de Grande-Bretagne a promis, hier, «d'essayer de s'occuper avec le plus de célérité possible et suivant la coutume» de toute requête canadienne de rapatriement de la constitution.Interrogée par des députés aux Communes de Londres, Mme Margaret Thatcher a cependant déclaré qu'elle n'était pas au courant d'une «demande en 59 clauses» relative à une charte des droits enchâssée dans la constitution.De toute façon, a signalé le premier ministre britannique, «nous n'avons pas encore reçu de requête de la part du Canada».Mme Thatcher a expliqué plus tard: «Si nous recevons une requête, je crois qu'il faudra s'en occuper selon les règles qui la gouvernent, suivant la coutume et en tenant compte du fait qu'ei-le provient d'un Parlement en- tièrement élu d'une façon démocratique et qu'elle s'adresse à un Parlement également élu d'une manière démocratique.» Mme Thatcher a rappelé «qu'en 14 occasions, dans le passé, on a demandé à cette Chambre de s'occuper d'une requête au Parlement fédéral élu du Canada et elle l'a fait en suivant la coutume bien établie».Le premier ministre n'a pas mentionné quelle était la «coutume bien établie».Certains prétendent, à ce sujet, que toute demande des deux Chambres du Parlement canadien doit être agréée par Westminster.Mais six provinces canadiennes contestent justement ce point devant les tribunaux.Ces provinces soutiennent que toute requête visant à modifier les pouvoirs des législatures provinciales doit obtenir le consentement unanime des provinces.La Quotidienne 1-6-6 ALLEZ-Y ENSEMBLE i POUR Dès maintenant, et pour une période très courte.Vie Tann\\ \\o!!re un abonnement de un an au tarif très économique de 2 POt K I «2 POUR I » cela signifie que vous obtenez deux abonnements pour le pn\\ d'un seul Vous, votre conjoint, un parent ou un ami.pouvez profiler de toutes les bonnes enoses qu'offre Vie Tannv.pour le prix d'un abonnement de un an.Vous sere/ tous deux enchantés par les piscines, les bains-tourbillons, les saunas, les conseils d'instructeurs professionnels el bien d'autres choses encore Vous aurez droit à tous les prix ilêges dans plus de 900 clubs Vie Tann\\ et clubs a.ssociés a travers le monde Ne rate/ pas l'offre 2 POUR I de Vie Tanny.Elle prend fin bientôt! m mm MONTREAL PLACE BONA VENTURE CENTRE ROCKLAND MAIL WEST ISLAND LASALLE CHOMEDEY CÔTÉ-SAINT-LUC BOURASSA QUEBEC SAINTE-FOY LIMOILOi: 866-3992 341-3810 683-2130 366-8080 687-1916 482-7415 326-8240 659-1775 626-6216 LAMETE0 à Montréal AUJOURD'HUI Minimum:-10 Maximum: Ensoleillé avec passages nuageux au Québec -8 DEMAIN Beau et froid ?«\tRÉGIONS\tMis.\tMa.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN \tAbitibi\t\u2014\t\u2022 13\tEnsol pass, nuageux\tBeau et froid *\tOutoouaii\t\u2014\t-8\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid * 4\tLaurentidei\t\u2014\t-13\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid \tContons de 1 * Est\t\u2014\t-8\tEnsol.pass nuageux\tBeau et froid \tMauricio\t\u2014\t-15\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid \u2022\tQvéboc\t\u2014\t\u20228\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid *\tLac-Saint-Jeon\t\u2014\t-15\tEnsol.pn^s.nuageux\tBeau et froid \tRimouski\t\u2014\t-10\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid \tGaspésio\t\u2014\t\u20224\tQuelques chutes de neige\tBeau et plus froid \tBais-Com eau\t\u2014\t-10\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid \tSopt-llos\t\u2014\t-10\tEnsol.pass, nuageux\tBeau et froid an Canada Colombie-Britannique Alborta Aujourd'hui Nuageux Neige Coptoltt Victoria Edmonton Min.0 -22 Me* 4 -15 \tAujourd'hui\tCapt'n'ev\tMin.\tMax Saskatchewan\tNeige\tHegina\t-27\t-18 Manitoba\tKnsoleillé\tWinnipeg\t\u202230\t-20 Ontario\tPass, nuageux\tToronto\t-6\t-4 Nouveau-Bruns wick\tNuageux\tFredericton\t-6\t-2 Nouvelle-Ecosse\tNeige\tHalifax\t-2\t-1 lle-du-Prince-Edouard\tNuageux\tCharlottetown\t-4\t-1 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint-Jean\t\u20222\t-1 la presse LA PRESSE «st publiée par LA PRESSE I TEE 7 rue Samt Jacques Montreal H2V 1K9 Seule la Prntte Canadienne ett autorisée a diffuser les informations de - LA PRESSE - et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tout droits de reproduction des informations particulières a l A PRESSE sont eoa lement reserves «Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1400- Port de retour garanti si vous partez aux Etats-Unis \tMin.\tMax.\t\tMin.\tMax.\t\tMin.\tMax.Boston\t7\t13\tMiami\t18\t27\tPittsburgh\t3\t16 Buffalo\t2\t16\tNew York\t7\t16\tSan Francisco\t2\t13 Chicago\t0\t7\tNlle-Orléans\t20\t27\tWashington\t14\t22 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t-6\t4\tHong Kong\t18\t22\tOslo\t\u20225\t\u20222 Athènes\t7\t10\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tParis\t\u20224\t2 Berlin\t-6\t0\tLisbonne\t5\t11\tHome\t-1\t5 Bruxelles\t-4\t2\tLondres\t2\t8\tSéoul\t\u20226\t0 Buenos Aires\t22\t33\tMadrid\t-1\t7\tStockholm\t2\t5 Copenhague\t2\t2\tMoscou\t-14\t-12\tTokyo\t11\t26 Genève\t-6\t0\tMexico\t11\t22\tVienne\t\u20226\t-2 vers les plages\t\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t22\t32\tBermudes\t17\t21\tSan Juan\t24\t29 Barbade\t23\t29\tNassau\t17\t26\tTrinidad\t23\t31 TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE : Lundi ou samedi $1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) Nombrf dt lemeioei* 13 26 52 $37.00 $74.00 $148.00 $24.00 $48.00 $96.00 $13.00 $26.00 $5200 CANADA Lundi ou somedi Lundi ou vendredi Somedi seulement ÉTATS-UNIS ET PAYS ÉTRANGERS 13 26 52 Lundi ou somedi $72.80 $145.60 $291.20 Lundi ou vendredi $52.00 $104.00 $208.00 Somedi seulement $20.80 $41.60 $83.20 \u2022Dur* rninWnum 13 «moines INFORMATION GENERALE 285-7272 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 A* >v»d» ou rtriàtà 9fc c 17S Pour changer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h o 16*00 GRANDES ANNONCES Détaillants 265-7202 Notional, Télé-Presse 285-7306 Voconces, voyages 285-7265 Corrièfw et professions, nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6901 Pour vous abonner, no» bureaux sont ouvertt de 7h à 18h (samedi : 7h à 15h) 285-6911 I 4 s LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 DÉCEMBRE 1 980 la presse A 3 La «bombe islamique»: nouvelles accusations La Gendarmerie royale du Canada a déposé hier une nouvelle série d'accusations contre trois individus et une société commerciale de Montréal qui sont soupçonnés d'avoir vendu au Pakistan des pièces électroniques ayant pu servir aux efforts de ce pays dans la construction d'une bombe atomique.MICHEL AUGER (collaboration spéciale) Les nouvelles accusations portent sur des infractions à la loi canadienne sur les exportations.Onze des 28 nouvelles accusations ont trait à l'article 8100 de la loi qui interdit la sortie du pays de pièces de rechange pour des appareils servant à la fabrication de l'énergie nucléaire.C'est le 15 janvier prochain que la société Serabit Electronics, de même que son président, M.Salam Klmenyawi, devront comparaître devant la Cour des sessions de la paix à Montréal.Les deux autres accusés sont des ingénieurs.M.Abdul Aziz Khan est à l'emploi de la Voie maritime du Saint-Laurent tandis que son collègue Mohammad Ahmad est un ingénieur à l'emploi du Centre de recherches industrielles du Québec.Une première accusation avait été portée au mois de septembre dernier dans ce dossier mais un porte-parole du ministère fédéral de la Justice a indiqué hier qu'une demande de suspension des procédures sera présentée en cour d'ici quelques jours.Ce «nolle prosequi*, s'il est accordé, signifiera qu'une deuxième société commerciale actuellement devant les tribunaux ne se retrouvera plus sur la liste des accusés.La GRC aurait en effet décidé de ne plus poursuivre la compagnie Future Byte, se contentant des accusations qui sont entreprises personnellement conte le secrétaire de la société.Ces accusations font suite à une enquête entreprise il y a plus d'un an par le service de sécurité de la GRC conjointement avec la section d'enquête sur les infractions aux douanes, à Montréal.Le dossier de la cour indique que.depuis avril dernier, les accusés auraient expédié diverses marchandises au Pakistan lors de onze livraisons.Cette affaire a fait surface la semaine dernière alors que l'é- mission «The fifth Estate» du réseau anglais de Radio-Canada a dévoilé les efforts du gouvernement pakistanais pour se procurer au Canada des pièces apparemment essentielles à la construction d'un engin nucléaire.L'ambassade du Pakistan, à Ottawa, a démenti les informations diffusées ayant trait à la construction d'une bombe atomique, la «bombe islamique» comme on l'appelle dans les média du monde entier.Toutefois, le ministre des Af- faires extérieures du Canada, M.Mark MacGuigan a indiqué, alors qu'il était interrogé aux Communes, qu'Ottawa avait «soulevé de vives protestations auprès du gouvernement du Pakistan» concernant cette affaire.Ce sont, en effet, deux hauts fonctionnaires de l'agence pakistanaise de l'énergie atomique qui sont venus à Montréal l'été dernier pour effectuer les achats du matériel électronique.Les deux hommes avaient obtenu leurs visas en disant venir s'oc- cuper «d'affaires internes» au consulat de la rue Drummond.Cependant, la police fédérale qui les avait à l'oeil durant leur séjour dans la métropole a constaté que ces personnages n'avaient jamais mis les pieds au consulat.L'ambassade du Pakistan n'a pas pu expliquer aux journalis tes comment il se faisait que c'étaient deux fonctionnaires spécialisés en énergie atomique qui seraient venus à Montréal pour vérifier la comptabilité du consulat.GRAVES LACUNES DANS LE SYSTEME DE CONTRÔLE DES PIÈCES À CONVICTION La police a «perdu» $20,000 des $300,000 saisis à Westmount La disparition d'une somme de $20.000 saisie par la police de la CUM met en lumière de graves lacunes au sein de ce service» dans le contrôle et la manipulation des pieces à conviction qui doivent être exhibées lors des procès.MARTHA GAGNON La liasse de billets totalisant $20.000 qui reste introuvable proviendrait de la saisie de $300,000 effectuée par les policiers de la Cl M le 15 juin dernier au 78(J rue Green, a West-mount, dans la cave de M.Fred Meilleur, un homme age de 80 ans.Le magot avait été découvert dans des sacs de plastique ensevelis sous un pied de terre.La police ne peut toujours pas confirmer si l'argent disparu provient du fameux vol de la Brink's commis à Montreal il y a quelques années.Le service des enquêtes spéciales de la police de la CUM qui a déjà interrogé tous les sergents-détectives responsables de la manipulation et de la garde de cet argent n'a toutefois que des soupçons et ne dispose d'aucune preuve pouvant permettre d'élucider le mystère.Interrogé a ce sujet, le commandant des enquêtes spéciales, M.Jacques Bois-clair, a fait le commentaire suivant: «Nous savons qu'il y a quelqu'un de mal à l'aise quelque part mais nous n'avons rien pour le prouver.Nous nous sommes butés à un mur.Notre enquête qui dure depuis le H octobre n'aura pas permis de démontrer qu'il s'agit d'un vol a 100 pour cent.» M.Boisclair admet cependant que l'enquête interne révèle très clairement que «certains policiers n'ont pas agi comme ils le devraient».Le système de contrôle des pieces a conviction doit être modifie de façon a éviter des disparitions du genre de celle-ci.C'est du moins lavis de M.Boisclair qui croit savoir que la section des homicides et vols qualifiés a déjà procédé à certains changements pour renforcer les mesures de sécurité en ce qui concerne la garde de la chambre forte dans laquelle sont déposées les pieces importantes des dossiers de cour ainsi que la SAUVE FRERES vous propose ses a nec Dcnnmnijc ne manipulation de ces pieces qu'il faut exhiber au moment du procès.«Notre enquête au niveau criminel est terminée», a expliqué le commandant Boisclair.Il appartient maintenant au comité interne de discipline de la police de la CUM de faire son travail et de sévir s'il y a eu negligence de ia part de certains policiers.» Quant à la façon dont l'enquête a été menée.M.Boisclair répond qu'il n'a aucune gène à enquêter sur le travail et la conduite des policiers: «Sur 330 cas dont notre service a eu a s'occuper, il y a eu des accusations ou des congédiements dans au moins 10 d'entre eux.» M.Boisclair a également ajouté: «Il est certain que cette somme de $20,000 n'a pas circulé dans les mains de plusieurs personnes mais toujours dans celles des enquêteurs responsables du dossier.C'est la seule (hose que je puisse vous dire.» Selon les informations obtenues hier, la compagnie Brink's réclamerait en Cour municipale qu'on lui remette h» montant total de l'argent qui a été saisi en juin dernier.Elle considère qu'elle en est le propriétaire légitime.D'autres vols ou disparitions La police de la CUM et le service du contentieux de la Communauté urbaine de Montreal ont confirme, hier, que ce n'était pas la première fois que des objets saisis par les policiers disparaissent.La situation se produit assez souvent dans des postes locaux ou les coffres-torts sont inadéquats et les mesures de sé c u r i t é d é fi c i e n t es, On se souviendra qu'en juillet dernier, la Cour provinciale condamnait la Ct'M à payer la somme de $1.000 a M.Norm Johnston qui s'était fait voler certains de ses biens dans le coffre-fort du poste de police du secteur de Dorval.Il semble que le problème persiste.Les victimes de la tuerie de Vaudreuil identifiées La Sûreté du Québec a rêve-lé hier l'identité des deux hommes dont les cada\\ res criblés de balles ont été découverts en fin de semaine dans une mai son de Vaudreuil.à la suite d'un appel anonyme.Il s'agit de Ste ve Sunback, âge de 22 ans.et de George Frederick Sunborn.âge de 13 ans.La troisième victime, qui se trouve toujours dans un état grave à l'hôpital, est Brian Ginger, âge de 25 ans.Il semble que cette affaire soit reliée à une affaire de drogue.Si j'étais chauffeur de la Commission des transports de la rive sud de Montréal (CTRSM), je serais bien fier ce matin.Je bomberais la poitrine pour faire voir la rose à ma boutonnière et j'accueillerais mes passagers avec mon plus beau sourire afin de les remercier d'un témoignage éloquent, comme on en voit peu souvent à l'égard de fonctionnaires d'un service public.Et quelle serait la raison de cette exubérance?Imaginez-vous que l'équipe de chauffeurs de la CTRSM vient au tout premier rang parmi la quinzaine de critères qui ont servi à décortiquer le taux de satisfaction très élevé enregistré par les usagers du transport de la rive sud à l'égard de la CTRSM, comme en fait foi une étude très poussée réalisée par le Centre de recherches contemporaines Limitée à la demande du transporteur, et dont les résultats ont été communiqués au Conseil des maires de la rive sud hier.Une première place et un taux de satisfaction de 1.22 sur 5, ça se célèbre! L'étude du CRC est très élaborée puisqu'elle repose sur un échantillon de 1,529 personnes, pondéré de façon à tenir compte de la population des sept villes desservies (environ 300 pour Longueuil et 200 pour chacune des six autres), et basé sur le Bottin de références croisées de manière à exclure avec précision le territoire desservi par la CTCUM dans le cas de Longueuil.Les grandes conclusions Voyons sommairement les grandes conclusions de l'enquête.Notons tout d'abord que 91 pour cent des interviewés considèrent la CTRSM comme offrant un service indispensable aux citoyens de la rive sud, alors que 89 pour cent le considèrent comme un service public.Et le service répond-il aux attentes?Pas moins de 84 pour cent sont tout à fait ou plutôt d'accord avec l'affirmative.Notons que ces pourcentages sont uniformes, peu importe le statut de la personne interviewé (selon huit critères) et que le taux d'abstention des répondants était inférieur à 3 pour cent.La decortication du taux de satisfaction permet d'établir les facteurs qui l'expliquent.Toujours sur une base de 5, ce sont les points suivants qui enregistrent le plus haut taux après le comportement des chauffeurs: la distance de marche aux arrêts (4.03); la desserte du quartier et le terminus du métro Longueuil (3.92); la durée du voyage et le respect de l'horaire (3.90).Au bas de l'échelle, on retrouve la double tarification (1.98), l'absence d'abris (2.89) et l'information aux usagers (3.40).Au niveau des villes desservies, Lemoyne vient au premier rang avec un taux de satisfaction combiné de 3.67, suivie de Saint-Lambert (3.65) et de Bros-sard (3.61).Saint-Hubert vient au dernier rang avec 3.54.Grande satisfaction des usagers de la CTRSM Au niveau des tarifs (et en faisant abstraction de la double tarification, très contestée et très contestable par ailleurs), disons que seul le tarif de 60 cents en vigueur aux heures de pointe provoque une profonde scission chez les interviewes, puisque 50 pour cent l'estiment trop élevé, et 49 pour cent raisonnable.Les trois autres tarifs (50 cents en dehors des heures de pointe, 25 cents pour les étudiants et 25 cents pour les personnes âgées) sont perçus comme raisonnables dans une proportion variant de 79 à 87 pour cent.Le portrait-type du critique le plus sévère du tarif de 60 cents implique le jeune de 18 à 24 ans gagnant moins de $10,000, résident de Lemoyne et devant également utiliser les services de la CTCUM pour se rendre à son travail ou à ses études.Au chapitre des taxes, les opinions sont très partagées, et les sondeurs ont jugé bon de limiter leur analyse aux 851 propriétaires interviewés à cause du taux d'abstention très élevé chez les non-propriétaires.Or, dans l'évaluation de la taxe du transport collectif, les avis sont partagés, 29 pour cent la jugeant trop élevée, et 27 pour cent la disant raisonnable.La taxe scolaire est jugée plutôt raisonnable que trop élevée dans des proportions de41 et 33 pour cent.En revanche, les édiles municipaux doivent encaisser les contrecoups du vent antifiscal qui souffle sur l'Amérique, puisque 44 pour cent des répondants trouvent la taxe municipale trop élevée alors que 35 pour cent la jugent raisonnable.Quand on demande aux non-usagers (moins de trois voyages par semaine) d'expliquer spontanément leur «absentéisme», 64 pour cent blâment l'automobile, alors que le motif suivant (durée du voyage, lenteur et espacement des autobus) ne recueillent que 14 pour cent des suffrages.Quant aux améliorations suggérées spontanément, une personne sur trois recommande l'addition d'autobus aux heures de pointe et l'accroissement de la rapidité des autobus.Mais je suis persuadé qu'en écourtant les trajets en rabattant des services de desserte sur deux ou trois circuits principaux (à l'exclusion des services express vers les terminus Bona-venture et Longueuil), la.CTRSM pourrait satisfaire la très grande majorité de ceux-là avec le même nombre d'autobus.Enfin, c'est l'augmentation de la taxe de transport qui s'avère la solution la plus acceptable de défrayer l'expansion du réseau, avec 29 pour cent, suivie de l'augmentation des tarifs (26 pour cent) et de l'augmentation de la taxe et des tarifs (20 pour cent).L'augmentation des tarifs aux heures de pointe vient au dernier rang avec 12 pour cent.On ne surprendra personne en disant que l'augmentation de la taxe est surtout favorisée par les locataires (à 36 pour cent), alors que l'augmentation des tarifs est préconisée par les propriétaires (à 32 pour cent).Chacun tire la couverte dans le sens prévu î MO *2 52vf?V* Soyez au chaud et à la mode Chaudement doublé, semelle intérieure en mouton, semelle antidérapante.Corfam brun, garni Corfam lizard brun Corfam noir, garni Corfam lizard noir Largeur B \u2014 D $5995 PERSONNEL COMPÉTENT ET BILINGUE POUR VOUS SERVIR VTSA t \u2014.% ¦ .1 il POUR GARÇONS* Jeans en velours côtelé \"Couleurs variées Grandeurs 7 à 12 ans.Jeans en velours côtelé Couleurs variées Grandeurs 14 à 16 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colline parlementaire pour protester contre le projet du \u2022va André Payette premier ministre Pierre Trudeau de rapatrier unilatéralement la constitution.Celte idée n'a pas encore été soumise officiellement à l'exécutif de «Solidarité-Québec», mais l'un de ses membres, Mme Thérèse Baron/ ex-sous-ministre à l'Education, n'a pas semble prendre au sérieux cette suggestion pour le moins risquée, surtout au mois de janvier.Par ailleurs, Mme Baron a souligné que la manifestation au Forum qui a attiré plus de 15,000 personnes, avait coûté quelque $G0,000.j compris la publicité dans les médias d'information.Une victoire des «nationalistes»du PQ Dans le fatras des nouvelles politiques de la dernière fin de semaine, l'élection d'un nouveau membre de l'exécutif national du Parti québécois est passée presqu'inaperçue.Ht pourtant, la victoire de Monique Cloutier sur sa seule rivale.Nicole Boi-ly, candidate défaite à la dernière élection partielle dans Outremont constitue un accroissement du poids de la faction dite «nationaliste» au sein de l'exécutif.Si tant est qu'on puisse établir une distinction claire entre ceux qui privilégient l'aspect national du programme péquis-te et les autres qui se préoccupent d'abord de sa dimension sociale-démocrate, chacun refusant évidemment l'une ou l'autre de ces étiquettes et jurant ses grands dieux qu'il attache une égale importance à l'ensemble de la problématique du parti.Il demeure que Nicole Boily est plus généralement perçue comme appartenant à la tendance «sociale» alors que Monique Cloutier, elle, s'identifierait plus à l'aile «nationaliste».Candidate dans Jean-Talon Cette dernière, incidemment, vient du comté de Jean-Talon, à Québec, d'où émanait la fameuse résolution mise de l'avant par l'avocat Guy Bertrand proposant la proclamation unilatérale de l'indépendance du Québec.Elle sera également candidate à l'investiture de son parti en vue des prochaines élections générales.Ses nouveaux collègues de l'executif national n'ont pas publiquement manifesté leur preference au moment du vote niais certains ont admis qu'ils devaient faire un choix difficile.On presume que le président du parti, le premier ministre Lé- Paui-O.Trépanier vesque a appuyé Monique Cloutier qu'il avait d'ailleurs nommée membre de ce cercle sélect d'éminentes personnalités formant le Regroupement des Québécois pour le OUI pendant la campagne référendaire.Il semble bien que le fait qu'elle vienne de la région de Québec a favorisé cette dernière, le Conseil national voulant s'assurer d'une représentation régionale équilibrée au sein de l'exécutif.Quoiqu'il en soit, au sortir de la reunion, dimanche, plusieurs militants clairement identifiés au bloc de nationalistes radicaux se frottaient les mains d'aise.Horace Boivin passe à l'histoire Le maire de la ville de (iran-by, Paul-O.Trépanier, ex-candidat conservateur, est en train d'écrire un livre sur un personnage «historique» de cette municipalité des Cantons de l'est.Ce livre portera sur la vie exceptionnelle de son prédécesseur comme premier magistral de cette municipalité, M.Horace Boivin.Ce dernier a etc maire de cette municipalité pendant 25 ans.A l'âge de ?:> ans, M.Boivin, qui est un personnage «légendaire» pour ses concitoyens, est toujours très actif et il occupe le poste de Commissaire industriel.Il se rend régulièrement en Europe pour recruter des industries.Eh l'espace de quelques années il a ainsi réussi à implanter 71 industries sur le parc industriel de la municipalité.C'est d'ailleurs lui qui a été à l'origine de la création du Zoo de Grariby, qui s'est révèle un élément exceptionnel de promotion pour cette ville de 35,000 habitants.Mais ce qui est le plus étranger, c'est qu'au début des années (»().son adversaire le plus acharné contre son administration, c'était justement le maire actuel Paul-O.Trépanier qui lui avait livre des luttes féroces et sans merci.Il avait même forcé M.Boivin a se retirer de la vie politique.Aujourd'hui, M.Trépanier est l'un de ses plus fervents admirateurs.Ernesl Boi\\ in.h1 père d'Horace avait lui aussi ete maire de la municipalité ci député liberal fédéral a Ottawa.Un job à vie C'est un avocat de Lévis, Gaston Gourde, qui a été désigne comme candidat liberal dans la circonscription fédérale de Lévis.II remplacera ainsi le député démissionnaire Raynald Guay, lorsque des élections partielles seront déclenchées par le premier ministre.Me (lourde a été élu sans opposion lors de la reunion de mise en candidature dans ce comte.Son prédécesseur axait été nommé en septembre dernier membre du Tribunal canadien «antidumping».Les observateurs de la scène politi- que prévoient que le nouveau candidat sera élu sans aucune difficulté, conservateurs et cré-ditistes n'ayant aucune machine valable dans ce coin de pays.Les Indiens plus rapides que Guy Bertrand Un groupe d'Indiens du Canada s'est rendu récemment à New York pour tenter d'obtenir l'appui de la communauté internationale représentée à l'ONU dans sa lutte contre le projet Trudeau de rapatriement de la constitution.Ces Indiens de la Colombie-britannique s'opposent plus précisément à l'enchâssement dans une éventuelle constitution rapatriée d'une charte des droits qui ne ferait pas de place à ceux qu'affirment avoir les autochtones.Leur porte-parole a déjà rencontré le sous-secrétaire des Nations unies pour les Affaires politiques et la décolonisation afin d'avoir son appui dans leur quête d'une voix au chapitre lors des discussions qui se dérouleront un jour à Londres, si le projet Trudeau s'y rend un jour.Par leur démarche à New York, les Indiens du Canada entrouvrent une porte sur la scène internationale dans laquelle, s'il n'en tenait qu'à lui.l'avocat québécois Guy Bertrand aimerait bien voir le PQ s'engouffrer.Non pas.dans ce dernier cas.pour s'immiscer dans la discussion en cours mais carrément pour réclamer l'admission de plein droit à l'ONU du Québec en tant que nation indépendante.Heureusement pour eux.les Indiens n'ont pas eu.comme Guy Bertrand, à faire endosser leur projet par une sorte de Conseil national qui les aurait peut-être traités de «héros en pantoufles».L'UPA FACE AU PROJET TRUDEAU Pas question de « niveler par le bas les politiques agricoles québécoises » QUEBEC (PC) \u2014 L'Union des producteurs agricoles du Québec s'oppose a tout projet -d'amendement constitutionnel qui aurait comme conséquence de remettre en cause les juridictions et les politiques agricoles actuellement en vigueur.Le Conseil général de PUPA a adopté une proposition en ce sens récemment et il est possible que le sujet soit discuté aujourd'hui ou demain au 56e congrès général de PUPA, qui se tient a Québec.Le président, M.Pierre Gau-det.a fait savoir hier qu'aucune proposition ne figurait au cahier des résolutions, mais qu'il était «fort possible» que le congrès soulève la question en assemblée pleniere.Au cours d'une rencontre avec les journalistes, hier, dans le cadre de ce congres annuel, M.friiudet a fait valoir qu'il ne s'objecterait pas personnellement à de^ amendements a la constitution qui tendraient à ramener toutes les provinces au même niveau, mais qu'il ne pourrait accepter des modifications qui auraient comme conséquence de «niveler par le bas les politiques agricoles.» «Au Québec, dit-il.nous avons réussi à développer des politiques qui font de nos agriculteurs les mieux couverts parmi les producteurs du monde.» M.Gaudet a particulièrement fait référence au programme de stabilisation des revenus.Le président de PUPA ajoute qu'il faudra également s'opposer à un ratatriement de la constitution canadienne qui ne serait pas le résultat d'un consensus de toutes les parties concernées, soit le gouvernement fédéral et toutes les provinces.Le présent congres, qui s'est donné comme thème «Maître de notre développement», discutera encore cette année de la création d'un tribunal agricole et de la reconnaissance du statut de collaboratrice pour la femme du producteur.On demande encore cette année a PÙPA de faire les pressions nécessaires auprès du gouvernement québécois afin qu'il mette sur pied ce tribunal agricole.La proposition à cet effet lait valoir que l'application des lois agricoles requiert des jugements très spécialises et que la defense des intérêts du producteur est souvent compromise par les délais d'application des différentes législations.Dans le dossier de la femme collaboratrice, le congres demande à PUPA de poursuivre les démarches entreprises l'an dernier pour faire modifier les lois actuelles de façon a ce qu'elles reconnaissent certains droits aux femmes qui participent à l'exploitation agricole Les délègues auront également a se prononcer sur une proposition d'augmenter de svr» a $100 la cotisation annuelle de l'agriculteur membre de PUPA.\u2022 KENWOOD \u2022 SANYO \u2022 AUDI0-HCNNICA \u2022 TELEC \u2022 RCA \u2022 TDK \u2022 CRAFTMAN \u2022 PANASONIC \u2022 FISHER \u2022 MAGNETOPHONE 7 - \u2022 A CASSETTES 'ï AVEC DOLBY TKMOCSPKMEI AXAI SANYO WHO T0SH*> banaS0n:C.ETC o partir de |S5 »16f CASSETTES 60 MINUTES $229 TDK a partir de VIDÉOCASSETTE 1 095 6 HEURES 10 ch rV.i Cm dr'o.l \\jq S3ô»5ch Vendu o 'o ûouta>«>« PRIX SPÉCIAL CERW1N VE6A Gro^d soecicl Cefwm Vega SUR PIACE SEULEMENT SansuilAK Al ENSEMBLE DU MOIS ENSEMBLE STÉRÉOPHONIQUE DE HAUTE QUALITÉ ___COMPRENANT: 1 LM EB ( 100 WATTS RMS TOTAL Kexpptem tttreo San vu i.modeie R 30 de 50 -am RMS »o*oJ a-m.dutorwon harmonique de 0 09% Table tournante Sonvu*.modèle P 30, vetTte-outomohque ov« cor-touche mognétiqx AT 13 tnduie ?hoot parleur\\ AKAI, modèle CW 2100 de 100 «atn RMS total fl$\\ TABLES TOURNANTES JMlW AXAI.MODÈLES APB-10 Les photos et dessins de cette annonce peuvent légèrement différer des modèles en vente.Tabie manuelle avec cor^oveh* mogr»e Hque AT H d'une VfJtM de S59 95 SAUCER DE ummi DIRECT TotJ« *»,r*>« t«* nnvt \"«ee.\u2014fcV» Mi (,000 .>u 40 -o»ii l*J \u2022» 7 Kog» «399 44\"-20\"-26\"|l4\"-20\"-26llO\" -14\" \u2022 20\" micouuuR Sonyo.RC*.Porto ion*.AGS.Mogno \u2022orec.Toifubo.etc à portw de TtLftlUSR 12 e* Ré d \\tm a» 33I95 ££J8995 \u2022a J.M.SAUCIER ÉLECTRONIQUE LTÊE S 10090, boiil.SAINT-LAURENT \"SZST 389-3541 \u2022 389-3542 MlUtlS O'OUVCRTURI 9K30É I7H0U 9t.30o 21W0 lOhOO a 1/KO0 J LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 1 0 DÉCEMBRE 1 980 A 5 PR Joyeux Noël Joyeux Noël.prenez votre mal en patience on en a encore pour trois semaines à jouer clans les bé be lies.A être agressé par toutes sortes de débilites sonores et visuelles, des tonnes de plastique, des kilometres de guirlandes, des millions de boules et d'étoiles, des annonces de poupées à la t.v.et la musique.le pire c'est la musique.Michèle Richard et Fernand Gignac, Nouëëël Noueeel.Je sais bien que ça ne sert à rien de gueuler.Je sais bien que la mode chez les cools c'est de regarder passer la parade de très haut, d'attendre janvier en silence, en sortant le moins possible.Radio et T.V.muettes.Je ne suis pas cool à ce point-là.J'ai le goût de Noel.Et pas seulement de Noël, mais aussi de tout ce qui l'entoure d'impalpable, de ce quelque chose qu'il > a dans Pair et dans la tête des ens, qui n'est pas autre chose que l'attente de la Fête.La Fête elle-même, personne n'a encore réussi à me la gâcher.Cette année, comme les autres années j'irai à la messe de Minuit avec les enfants, on soupera en revenant (probablement à la dind), on se donnera nos ca- deaux.Je ne cherche pas à être original.Je veux juste être content en même temps que tout le monde.Une fois par année, ça repose.Et comme les autres années, j'irai probablement communier.Pas avec Dieu, je n'y crois pas.il est bien trop loin, mais avec les gens qui sont là, avec une légende, avec un petit enfant, bref avec la fête.Avec toute sa magie.Mai-> ( est pour en arriver la que ça va être long, et lancinant.Encore trois semaines de bébel-les et de mauvais goût.Je sais bien que ça ne sert a rien de gueuler contre la commercialisation de la Fête.D'ailleurs je me defends assez bien de cette commercialisation.Je ne vais pas plus souvent dans les magasins que le restant de l'année et quand je passe dans la rue, il m'arrive parfois de trouver certaines vitrines fort belles.Ce qui me dérange, c'est l'agression, le matraquage, la manipulation dégueulasse qui est faite de cette attente de la Fête.Avez-vous vu le petit Simard dimanche soir à la télévision, dans le Spécial Noel?Le petit Siïnard qui est devenu grand et gras?L'ave/vous vu accrocher Chrétien prêt à amender le projet Trudeau OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice, M.Jean Chretien, s'apprête a presenter de> amendements au projet constitutionnel fédéral, tandis qu'on s'impatiente, dans les rangs des libéraux québécois, pour que le gouvernement fasse connaître sa position, notamment en réponse aux critiques déjà exprimées devant le comité parlementaire qui étudie le projet de resolution.CLAUDE PAPINEAU de la Presse Canadienne Interroge hier par la presse, M.Chrétien a déclaré que « certaines décisions sont en voie d'être prises, quoiqu'elles ne soient pas finales ».en matière de projet d'amendement.Responsable de la question constitutionnelle au sein du Cabinet.M.Chrétien a déclaré qu'il sera prêt à déposer certains amendements au projet de résolution cette semaine.Le premier ministre Trudeau doit, par ailleurs, rencontrer aujourd'hui les membres libéraux du comité parlementaire dans le cadre d'une consultation sur les amendements possibles à apporter au projet constitutionnel, a-t-on appris au bureau du premier ministre.Le président du caucus libéral québécois, le député de Lon-gueuil, M.Jacques Olivier, a expliqué qu'il faudra que le gouvernement fasse connaître ses positions «pour qu'on sache à quoi s'en tenir avant de défendre le projet constitutionnel ».De son côté, l'un des membres du comité, le député liberal de Shefford.M.Jean Lapierre.a soutenu que le ministre de la Justice devrait, au moins avant l'ajournement des Fêtes, présenter une premiere série d'amendements, qui, a-t-ii dit, ne devraient pas être définitifs par politesse pour les témoins qui restent à entendre, mais qui permettraient d'éviter les répétitions devant le comité.Un brouillon «Je suis très conscient que plusieurs dispositions de la charte des droits et libertés doivent être amendées, plus particulièrement l'article un qui en restreint l'application, et je comprend très bien l'impatience du président du caucus québécois ».a dit M.Lapierre.Il a ajouté que cette premiere série d'amendements, qui pour raient être présentés sous forme de «brouillon», devraient être suivis, à la fin du mandat du comité, prévu pour le (> février, par un « paquet final ».$ i ,ooo SUBVENTION GOUVERNEMENTALE AVANT 1961 JUSQU'À Sa Nous faisons aussi ta réfection de toitures membranees Mousse Rapco Laine soufflée Permis no: 1526-5176 \u2022 Service 24 heures \u2022 20 ans d'expérience \u2022 Garantie écrite '\u2022 f * s* ISOLATION**?GERALD L'ITALIEN, PROP.6341, rue Fabre Montréal \u2014 270-9238 \u2022 Financement sans intérêt * Estimation gratuite 270-9238 270-3833 les boules dans l'arbre'.' L'avez-vous entendu bêler ses chanson^ drabes et gélatineuses comme du gras de dinde'.' Avez-vous remarqué que ses culottes étaient trop serrées et faisaient un pli à la coupure de l'élastique de son bikini trop petit'.' Je sais ce que vous aile/ dire.«Tu n'étais pas obligé de l'écouter.Tu n'avais qu'à tourner le bouton.».Tout comme la veille, je n'étais pas obligé non plus, en attendant la partie de hockey, de regarder «La Soiree canadienne».Vous ave/ raison.mais ce n'est pas aussi simple.Il ne suf fit pas de tourner un bouton pour fermer la gueule au crétinisme.Pour en être épargné momentanément peut-être.Mais il est là quand même dans Pair ambiant et il finit un jour ou l'autre par \\ ous rejoindre.L'ave/.-vous vu «La soiree canadienne» a Mirabel?L'avez-vous entendu le curé qui chantait la chanson cochonne?El la petite vieille de 83 ans qui dansait?Kl toutes ces bouc lie s qui reprenaient en choeur les refrains les plus plats de noire folklore, et toutes ces tètes frisottées, et toutes ces moustaches qui s'agitaient en cadence'.'.Pauvres alouettes prises au piège d'une caméra débile, plumées par un animateur de bingo.Un freak show, un vrai.Vous trouvez que je m'énerve encore pour rien?Et bien sur vous me répète/ qu'il suffit de regarder ailleurs.Radio-Québec n'a pas été invente pour les chiens.Chacun sa tivi, une pour le peuple, une pour les intellectuels, une pour les enfants, une pour les sportifs.El c'est pareil pour Noel.Noel petit Jesus.Noel petit Simard.Noel retro.Noel disco.Noël grandes orgues.Noél tourtières.Noel caviar.Noel cocaïne.Il n'y qu'à choisir dans le tas, le Née! qui nous fait.CYst l'avantage tie vivre en démocratie.El toul le monde s'en félicite Sauf les lendemains de référendum.El d'élections municipales.«Drapeau! 90 p.cent des voix! ça n'a pas de sens! c't'écoeurant! ».De quoi tu t'mêles Chose?Continue cl»' sniffer ta coke, de lire l'Express, el tie tourner le bouton quand vient l'heure des Tannants.Pour le reste, ferme la gueule, parce que tu ne sais pas de quoi lu parles.Excusez, je m'énerve encore.C'est juste parce que j'ai envie d'avoir un beau Noël.El je vais l'avoir.Mais en attenant il me reste trois semaines a jouer dans les bébelles.A m'enfarger dans les pères Noel de carton embusqués derrière des sapins en polyethylene.A me faire demander si je suis allé au Salon des nie-tiers d'art.A recevoir des cartes de voeux bilingues.A rêver que j'étripe le petit renne au nez rouge pour faire du boudin avec m's boyaux, mais il n'a pas de boyaux pas de 1 ripes, pas de sang, son ventre est jsute plein de t i m b r e s - p r i m e d ( 1 Canadian Tire.Encore trois semaines à prendre notre mal en patience.Pour ce que ça donne la patience.ça donne le p'tit Simard.ça donne fies belles Soirees canadiennes, des référendums, des elections municipales, ci des Noël.s disco.Père Noel.Père Noel, pour la première fois depuis bien longtemps je t'em oie ma liste de cadeaux.Voici, mon cher papa Noel, cette année, je voudrais 23 tonnes de poudre à canon.Kt une allumette.SQNQÂûE GMJMJP-\u2014\u2014™ Non au plan Trudeau à deux contre un Les Canadiens désapprouvent dans une proportion de deux contre un (58 p.c.contre 27 p.c.) le projet de rapatriement unilateral de la constitution canadienne.C'est ce qui ressort d'un sondage mené au début de novembre par la maison Gallup.Dans toutes les régions, le pourcentage de Canadiens en désaccord avec le projet Trudeau est plus grand que le pourcentage de ceux qui approuvent le gouvernement.C'est dans les Prairies que le désaccord est le plus grand, soit Tl p.c.et en Ontario qu'il est le plus faible.52 p.c.La question pose»' était la suivante: «Vous n'ignorez sans doute pas que k gouvernemenl fédérai et les gouvernements provinciaux ne s'entendent pas sur la formule de rapatriement de la constitution canadienne.Le gouvernement fédéral a fait connaître son intention de pro céder unilatéralement au rapatriement de la constitution au Canada, c'est-à-dire sans attendre l'accord des provinces.Dans l'ensemble, approuve/ vous le projet du gouvernement d'agir seul et sans l'appui unanime des provinces pour rapatrier au Canada une constitution amendée?» OUI CANADA Atlantique Québec Ontario Prairies 21 p.c.18 28 18 NON NE SAVENT PAS OU NE VEULENT PAS RÉPONDRE 58 p.c.1.\") p.c.58 23 55 17 52 13 72 10 (il 18 Colombie-Britannique 21 On a ensuite demandé aux gens qui avaient répondu oui ou non d'indiquer pourquoi.Pourcentage total de ceux qui désapprouvent: 58 p.c.Les provinces devraient avoir leur mot à dire 2:; p.c.Le peuple devrait avoir son mot à dire, par référendum 11 p.c.Les gouvernements devraient s'entendre, en arriver a un compromis i i p.c, .Je suis contre toute action unilatérale car ce n'est pas démocratique 8 p.c.Autres raisons (anti-Trudeau, séparatiste, pas d'unité) l > p.c.Ne savent pas 1 p.c.Pourcentage total de ceux qui approuvent: 27 p.c.C'est la seule solution, il faut prendre une décision 11 p c.Il est impossible à onze chefs de gouvernement de s'entendre, le nombre de participants est trop grand 7 p.c.Le gouvernement fédéral représente (out le peuple l p.< Autres raisons (les provinces sont trop égoïstes, il taut un gouvernement fédéral fort, c'est bon pour le Canada ) 11 p.c.Ne savent pas i p.c Note: Les pourcentages totaux peuvent ne pas donner 100 parce que certaines personnes ont indique plus d'une raison.Les résultats présentés ici sont tirés d'entrevues menées auprès de 1,046 adultes interrogés à leur domicile.Un échantillon do cette taille comporte une marne d'erreur de* I p.c LES BUES SES MONTRÉAL VANIER, rue (1922) En souvenir de Philias Vanier, père de Sainte-Croix.Axe ouest-est, du boulevard Laurentien à Lachapelle, au nord de Gouin.Choix BOUTIQUE COLONIALE MEUBLES CANADIENS Une magnifique armoire de style canadien en pin massif naturel.Prix spécial de la semaine ROXTON, THIBAULT, VILLAGEOIS, SKLAR, CANADIAN PINE 9712 est, rue Notre-Dame \u2014 520, rue Georges V Montreal Est 351-9110 VÀPxENNES, rue de (1962) A la mémoire de René Gaultier, sieur de Varennes (1634-1689), lieutenant au régiment de Caritfnan, qui succéda à son beau-père, Pierre Boucher, comme gouverneur de Trois-Rivières.Il fut premier concessionnaire du fief de Varenru-(1072), qui devait perpétuel son nom.Cette voie a précédemment porté les noms de ruelle Guil-bault (jusqu'en 1911), puis de ruelle de Varennes.Axe ouest-est à partir de Saint Laurent, au nord de Mont-Royal.VAUDREUIL, rue de (1863) Jadis connue sous les noms de rue Saint-Denis et de Petite rue Saint Denis, cette voie honore Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil (1643-1725), dixième gouverneur de Montréal (de 1698 â 1703) et Me gouverneur du Canada (de 1703 à 1725).Axe sud-nord à partir de Saint-Paul, à l'ouest de la place Jacques-Cartier dans le Vieux Mont-real.VERSAILLES, rue (?) En mémoire de Joseph Ver sailles.résidant de cette voie ainsi qu'en fait foi un** requête du 24 avril 1855.Axe nord-sud à partir de Notre Dame, à l'est de (iuy.1 a des le soin de vos pieds Nous ne sommes pas des représentants White Cross comme les autres, parce que nous sommes à travers le Canada le seul représentant White Cross qui vend uniquement la marque White Cross en magasin.Quel que soit le modèle ou le style de chaussures dont vous ayez besoin, nous sommes le magasin le plus complet en chaussures White Cross.Venez nous visiter.EN SOULIERS, le choix, nous Pavons.AUSSI: Vaste choix cte bottes White Cross fail* de cuir ou de codom.Grandeurs: 5V2à iO largeurs: D£E Longues» s de jombea dn 6 à ]< pc< (Ce rabais s'applique aux prix suggères pour toute ia collection SEIKO, hommes et femmes.) 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provinciaux, tant unioniste que liberal et péquiste, ont tous oeuvré dans le même sens.Certes, le PQ, en raison de son grand projet de souveraineté, s'est efforcé de donner plus de relief et de solennité à ces contacts et à cette coopération, mais les principes qui l'ont guidé sont les mêmes que ceux invoqués par ses devanciers.Le Québec, comme foyer principal de la communauté francophone du pays et son principal soutien, se doit de s abreuver le plus intensément possible aux grandes sources de la culture française.À cet égard, la France est le premier pays où tourner tout naturellement ses regards.Même si !e Québec demeure la deuxième plus importante société française dans le monde, il ne faut pas oublier qu'il est noyé dans un vaste continent où tout, ou presque, se déroule en anglais.Il a besoin d'appuis à l'extérieur s'il veut, à son tour, faire rayonner sa culture.Ces questions de langue et de culture sont de la compétence du Québec, même à l'intérieur du cadre fédéral.La coopération avec la francophonie ne constitue qu'une extension à l'extérieur d'une juridiction qu'il possède au plan interne.Jusqu'ici, si Ion fait exception du récent sommet avorté de Dakar, les trois ou quatre derniers gouvernements qui se sont succédé à Québec ont réussi à s'accommoder des conditions posées par Ottawa pour réaliser cet objectif.Il y a eu, bien sur, des acci-dents de parcours et quelques querelles à propos de tapis rouges.Mais même le PQ qui, avec la complicité de la France, s'est peut-être fait un peu provocateur à l'occasion, a été en mesure de maintenir, voire d'intensifier ce courant.Des malins diront que le présent voyage de M.Lévesque à Paris vise peut-être d'abord à rehausser le prestige d'un homme dont plusieurs échecs successifs ont quelque peu terni l'image.Ils ajouteront que la chaleur de la réception que lui prépare le président Giscard d'Estaing arrive à point pour concilier à ce dernier les faveurs des gaullistes à la veille des élections françaises, et, donc.que ces retrouvailles font l'affaire des deux hommes d'État.De tels calculs sont sûrement secondaires, au moins de la part de M.Lévesque.De toute façon, sa rencontre avec ses homologues français était prévue depuis longtemps à l'intérieur d'un protocole bien établi entre les deux pays.M.Lévesque a d'ailleurs tenu à préciser qu'il voulait surtout proiiter de l'occasion pour faire le point avec ses hôtes sur l'état de la collaboration France-Québec.Plusieurs programmes sont en marche depuis plusieurs années dont il faut vérifier le rendement et l'efficacité.Le Québec, en effet, doit s'assurer qu'il tire tout le profit possible des échanges constants et accrus qu'il maintient avec la capitale française.Des critiques, on le sait, ont déjà été formulées sur certains aspects de ces politiques, que ce soit au niveau du cinéma, de l'édition, du commerce des vins, etc.Il y a déjà, bien sûr, un important symbolisme dans le seul fait que ces échanges existent.Mais il faut dépasser le symbolisme et s'attacher au contenu des programmes.L'expérience dure depuis assez longtemps maintenant pour qu'on soit en mesure de procéder à une sérieuse évaluation.Il faut que la France devienne pour nous un important débouché pour nos créateurs, car nous avons des choses valables à apporter à la francophonie dans son ensemble, et à la France en particulier.On ne saurait accepter d'impérialisme culturel, d'où qu'il vienne.Il y a une question de respect et de réciprocité qu'on ne saurait oublier.L'aspect de la coopération scientifique, technologique et économique doit être particulièrement revu avec un oeil critique.La culture ne se développe pas dans une sorte de vacuum.Elle a besoin de soutiens à tous les plans.Vu dans cette perspective, le voyage de M.Lévesque peut sûrement être fort utile.Et Ottawa n'a pas à en prendre ombrage.Aucun dossier de politique strictement internationale ne sera abordé.Si le Québec peut ainsi devenir un foyer plus rayonnant et plus riche de la culture française au Canada, c'est tout le pays qui en bénéficiera.Car, c'est l'existence et le maintien de cette culture qui font, avant tout, de notre demi-continent une entité vraiment distincte de celle des États-Unis.VINCENT PRINCE Moscou est voué aux gémonies, comme naguère Washington Pour sa premiere sortie depuis sa maladie, le président soviétique, M.Brejnev, a choisi l'Inde, l'un des plus importants des pays dits non alignés.Choix judicieux puisque l'Inde fait en quelque sorte fonction de pivot au milieu du continent asiatique.De plus, on se souvient que New Delhi n'a pas craint, au début de l'année, d'accorder son appui au nouveau régime du Cambodge, justifiant, par le fait même, l'action soviéto-vietnamienne dans ce pays.Mais si M.Brejnev a cru que son voyage en Inde serait de nature à détourner l'attention mondiale de certains péchés commis.depuisunan, par son administration, force lui est de constater qu'il s'est un peu trompé.Loin de faire oublier l'aventure afghane, le voyage ae M.Brejnev va en souligner l'odieux de la façon la plus gênante qui soit.Soutenus par les partis indiens d'opposition, les exilés afghans entendent ne pas rater l'occasion de tourner le fer dans la plaie.Non seulement ils manifestent dans la rue, mais ils font preuve d'une ruse dialectique étonnante.Des observateurs ont déjà qualifié d'échec ce voyage; peut-être ces observateurs prennent-ils leurs désirs pour des réalités.D'aucuns pourraient, et avec raison, réfuter leur jugement sévère en faisant remarquer que les manifestations hostiles ne sont le lot que de marginaux et d'exilés, la grande majorité de la nation indienne n'ayant aucunement envie de se montrer hostile à l'Union soviétique.L'explication se justifie, mais on aurait pu la fournir également dans le cas des Etats-Unis à l'époque où le président américain ne pouvait se déplacer sans voir aussitôt se dresser sur son passage des barrages de manifestants, le sommant de se retirer du Vietnam.Il arrive donc à l'URSS ce qui est déjà arrivé aux États-Unis.Les exilés afghans en Inde ont rendu publique une lettre qu'ils ont adressée au visiteur et qui contient des références plutôt embarrassantes.La lettre accuse M.Brejnev d'avoir autorisé l'invasion et la prise par la force d'un pays non aligné.Pareille accusation dirigée contre le leader soviétique alors que justement il se trouve l'hôte du plus important des pays non alignés, ne manque ni d'astuce ni d'à-propos.L'Afghanistan se veut un pays non aligné, même si l'URSS a décidé unilatéralement d'en faire un de ses satellites, c'est-à-dire, un pays aveuglément soumis à son leadership idéologique et politique.La lettre des exilés précise encore que la majorité des Afghans ont démontré que les fantoches qui prétendent les diriger n'ont aucune légitimité et que, de plus, la masse de la population n'est aucunement d'accord pour que les Soviétiques viennent aider ces fantoches à se maintenir en selle.Là encore, l'argument paraît difficilement refutable puisque enfin, si après un an d'efforts, les militaires soviétiques n'ont pas encore réussi à rétablir l'ordre en Afghanistan, c'est que le nombre de ceux qui s'opposent à leur action est supérieur au nombre de ceux qui, présume-t-on.ont sollicité ladite action.M.Brejnev ne pourra éviter d aborder la question afghane avec Madame Gandhi, et on peut présumer que cette dernière, en sa qualité de porte-parole influent des non-alignés et surtout à cause de son attitude à l'égard du Cambodge, sera en mesure de prodiguer des conseils susceptibles d'avoir une certaine portée.JEAN PELLERIN Le ministre Yves Bérubé, apologiste de service du PQ?La lettre du ministre Yves Bérubé qui parait dans la page voisine, m apparaît fort étrange.Pourquoi un ministre qui devrait être très occupé à résoudre des problèmes économiques urgents, tels que la pénétration du gaz naturel au Québec, vient-il «s'immiscer», comme il le dit lui-même, dans les propos échangés entre un journaliste et un lecteur?Pour rétablir l'équilibre, dit M.Bérubé.Cette preoccupation de «boy scout» l'honorerait si elle n'était pas feinte.Car il faut se rappeler que près de la moitié de ma réponse a ce lecteur portait sur le projet pétrochimique Pétromont, qui relève précisément du ministère de M.Bérubé.Or celui-ci ne dit pas un seul mot sur cette question où l'argumentation de ce lecteur était particulièrement faible et aurait eu besoin de la main secourable et de l'esprit chevaleresque du ministre.Au contraire M.Bérubé se porte à la rescousse de la crédibilité économique de son gouvernement en cherchant à justifier ses échecs.Concernant les hausses du salaire minimum M.Bérubé commence par dire qu'elles ont eu une «incidence relativement faible sur le niveau de l'emploi» mais admet quelques lignes plus loin avec l'incohérence des apologistes, que son gouvernement a choisi le «supplément au revenu de travail pour alléger l'im- pact sur la rentabilité des entreprises».D'ailleurs, si ces hausses du salaire minimum n'avaient pas été des échecs, le gouvernement ne les aurait pas supprimées progressivement en les espaçant de plus en plus pour sauver la face.Concernant la politique de l'amiante M.Bérubé parle de «$1.1 million de profits en six mois».C'est un argument autodestructeur puisque ces profits, d'ailleurs faibles pour l'investissement, ont été réalisés sans acheter Asbestos Corporation.Je reprochais précisément au gouvernement d'avoir créé la Société nationale d'amiante surtout pour acheter Asbestos.Or cette entreprise et les autres en ce domaine ont dû licencier des centaines de travailleurs à cause de la baisse du marché.Si le gouvernement avait réussi a acheter Asbestos aurait-il licencié ces travailleurs ou accumulé des déficits en les gardant au travail?D'ailleurs il n échappe à personne que le gouvernement, qui avait promis d'acheter Asbestos de gré ou de force, n'en parle plus depuis longtemps, car l'ambitieuse politique de l'amiante qui devait créer des milliers d'emplois apparaît de plus en plus comme un mythe.Concernant Tricofil M.Bérubé affirme: «Tricofil vit et Tricofil fait ses frais.» Mais cette petite entreprise de textile a reçu plu- sieurs millions de dollars en subventions ainsi que les services coûteux de conseillers et de spécialistes.Or, après quatre ans et après avoir abandonné plusieurs lignes de production, elle n'a réussi à survivre qu'en réduisant son personnel de plus de moitié.Ce «succès» de l'autogestion a été si peu concluant que les ministres Lise Payette et Pierre Marois n'ont pas osé en patronner d'autres.Finalement, pour prouver la bonne gestion financière du gouvernement M.Bérubé répète l'argument du lecteur en disant que «le pourcentage des emprunts bruts du secteur public par rapport au PIB (produit intérieur brut) qui s'établissait à 8.25 pour cent en 1975 est passé à 7 pour cent en 1979».Or, en 1979 le PIB était d'environ S62 milliards et la dette nette du gouvernement de près de $9.1 milliards, soit 14.6 pour cent du PIB.M.Bérubé commet la même erreur que le lecteur, car l'endettement du gouvernement n'a jamais été si élevé, même si les emprunts des municipalités, des commissions scolaires, etc., qui ont augmenté en chiffres absolus, ont légèrement diminué par rapport au PIB.Hélas pour M Bérubé, ses arguments soulignent davantage les échecs de son gouvernement au lieu de les justifier.IVAN OU A Y ¦M Droits réservés La vie de John Lennon: l'histoire d'une décennie John Lennon, ex-Beatle, est mort.Détrompez-vous si vous n'y voyez qu'un fait divers ou la simple disparition d'un musicien de rock.C'est bien davantage: la mort de Lennon signifie celle des Beatles, le groupe musical le plus influent de notre époque et peut-être de l'histoire de la musique.Qu'on l'admette ou pas, les Beatles ont influencé notre vie à tous.Ce qu'ils ont été représente nécessairement un peu de ce que nous sommes.En 1960, John Lennon et Paul McCartney avaient 20 ans.Et 10 ans plus tard, avec Ringo Star et George Harrison, ils avaient vendu 250 millions de disques.Les plus grands musiciens n'en ont jamais vendu autant, n'ont jamais eu une telle influence, n'ont jamais marqué leur époque comme ont pu le faire les Beatles.Non seulement avec leur rythme de rock raffiné, mais encore plus avec leur liberté, leur façon d'être et de vivre, leur façon de s'habiller ou de se coiffer.La «beatlemania» n'était pas que musicale: elle était un véritable phénomène social, global, entier.Il n'y a qu'à notre époque qu'un tel phénomène peut se produire.Il faut au moins s'en rendre conscient.John Lennon est né chez les pauvres, à Liverpool, près des quais du grand port britannique.Son père l'a abandonné, sa mère l'a confié à sa tante: une vraie enfance d'un mélodrame de vieux cinéma.C'est peut-être à cause de cette misère que Lennon, à 30 ans, selon son propre aveu, avait honte d'être aussi riche et aussi puissant.Lui qui, quelques années plus tôt, dans un moment de folle euphorie que le monde entier lui a reproché, avait pourtant osé dire que les Beatles étaient devenus «aussi célèbres que Jésus-Christ».Les Beatles avaient apporté à la musique le rythme nouveau qui exprimait la jeunesse nouvelle.Ce n était pas le rock brutal d'Elvis Presley: c'était un rythme mélodieux, aux paroles vivantes, souvent douces ou même profondes.C'était une expression totale d'un monde qui cherchait le moyen de se dire.Bien des parents reprochaient à leurs adolescents leur engouement pour les Beatles.C'est qu'ils ne comprenaient pas que ce groupe de chanteurs anglais représentait l'expression dont avaient besoin des millions de jeunes du monde entier.Les artistes ont pour premier rôle de permettre l'expression de la masse.Il suffit de les écouter pour savoir de quoi s'alimente une génération entière.Aujourd'hui, quand on entend «Michelle» ou « Yesterday », on découvre une facette de ce que nous étions et que nous serions bètes de refuser.Les Beatles ont refusé de chanter plus de 10 ans.Et depuis 10 ans, plusieurs espèrent les retrouver.Aujourd'hui, l'espoir doit cesser.Parce qu'un fou a tué un artiste.Mais aussi, parce qu'un artiste avait choisi de se taire pour éviter, disait-il, «d'aller en enfer, où Elvis est allé».Il a voulu se protéger, mais un fou ne l'a pas compris.Les Beatles nous ont dit bien des choses, en chantant et en se taisant.JEAN-GUY DUBUC ) IV 1 i i r \\ > T V i A 7 LIBRE LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 DÉCEMBRE 1 980 LE PROJET DE RAPATRIEMENT Trudeau et Ryan au pilori En tant que Québécoises, nous nous opposons à cet acte antidémocratique qu'est le rapatriement unilatéral de la Constitution car, par son projet, M.Trudeau porte atteinte aux droits fondamentaux des provinces et, en particulier, du Québec.Ces droits sont multiples et couvrent, entre autres, les droits linguistiques, les droits sur nos ressources naturelles, la protection des droits des travailleurs et travailleuses du Québec.De plus, et ceci échappe aux yeux des moins avertis, ce projet ; renforce la capacité d'attaque de l'ensemble de la classe dirigeante aux dépens du peuple et de la masse des travailleurs.Soyons réalistes, la Charte des droits et libertés de la personne ne vise que le Québec et instaure un système de deux poids, deux mesures au Canada.Marie-Claire DENIS Montréal (au nom d'un groupe de femmes informées) ¦ «Le fédéralisme repose essen-.tiellement sur un compromis et un pacte.Sur un compromis: si le consensus national dans tous les domaines n'est pas désirable ou ne peut facilement être atteint, on le réduit à certains domaines.Sur un pacte ou quasi-traité: on ne peut unilatéralement en modifier les termes.» Ainsi écrivait Pierre Elliott Trudeau dans LE FEDERALISME ET LA SOCIETE CANA-DIE N NE-FRANÇAISE, Collection Constantes, volume 10, Editions HMH, Montréal 1967, page 203.Pierre de PASSILLÉ Saint-Laurent Le projet de constitution du gouvernement fédéral vise à affaiblir le fédéralisme cana-.tlien.En 18(>7, Georges-Etienne Cartier a imposé une fédération à John MacDonald (qui voulait un Etat unitaire) précisément pour protéger ses compatriotes de langue française, lesquels formaient presque la moitié de la population du nouveau pays.Si Cartier revenait, il s'opposerait farouchement à M.Trudeau, car les statistiques établissent que.vers l'an 2,000, les francophones ne représenteront plus que 21% de la population du Canada.En particulier, ce projet vise à saper la souveraineté du Québec dans le domaine de la langue.Par l'article 23, ce projet va à rencontre des articles 72 et 73 de la loi 101 qui font de l'école française l'école de droit commun.Quant aux milieux de travail, l'usage du français y sera en perte de vitesse à cause des implications des articles 2 et 6 du projet.Au congrès de la Solidarité française tenu à Ottawa en 1962, le ministre québécois des Affaires culturelles et ancien chef du parti libéral québécois (de 1950 à 1958), M.Georges-Emile Lapal-me, déclarait ceci: «La culture française sera d'ici quelques années une chose vivante d'un océan à l'autre».(Le Nouveau Journal du 30 avril 1962).Gens du Québec: Si nous sommes d'accord avec cette vision de l'avenir, donnons notre appui à la proposition du gouvernement central.Sinon, dénonçons-la en signant la pétition intitulée: Solidarité-Québec ou tout autre semblable.Quelles que soient nos allégeances politiques, unissons-nous! Gens du pays! A nous d'agir et d'affirmer que nous sommes chez nous en terre québécoise et que nous ne voulons pas y survivre comme une minorité folklorique mais y vivre comme un peuple normal.Me A.BOISVERT, notaire Repentigny Monsieur Claude Ryan Chef de l'opposition officielle L'homme du Devoir dont j'enviais la rigoureuse pensée critique et la droiture a fait place à un politicien de basse classe que l'éditorialiste de jadis aurait taillé en pièces avec raison.M.Ryan, j'ai cru un certain temps que votre arrivée en politique redonnerait tout son sens à une opposition sans âme, qui deviendrait forte, positive et créatrice, qui obligerait le gouvernement à se surpasser.Force m'est d'admettre, suite à vos performances mémorables le soir de votre victoire référendaire et lors du projet d'opposition au rapatriement unilatéral de la constitution, votre manque d'envergure à titre d'homme politique.De-vrais-je dire, à titre d'homme tout court?Si des gains politiques mineurs vous troublent à ce point, je n'ose imaginer des gestes qu'une prise du pouvoir vous ferait commettre.Serait-il possible qu'il soit plus facile d'énoncer de grands principes de justice et d honnêteté assis dans un bureau rue Notre-Dame, que de vivre ces principes dans l'action politique?La fin.Monsieur Ryan, justifie-t-elle vraiment les moyens?Lancé sur cette avenue, où s'arrête-t-on?Il serait peut-être bien que vous cherchiez conseil auprès de quelque éditorialiste, qui, loin de la parti-sanerie politique, et sans soif de pouvoir, trouve le temps de réfléchir sur un projet collectif pour une société meilleure.C'est la première fois que j'écris une lettre ouverte aux journaux, mais c'est aussi la première fois qu'un de mes «maîtres à penser» s'écroule d'aussi belle façon.Jacques SÉVIGNY Va rennes Encore une fois, M.Ryan vient de nous donner une preuve de son esprit partagé, divisé, indécis.Il parle «bleu» et agit «rouge».Même ses troupes ne le reconnaissent pas.Pourtant, aux fruits on reconnaît l'arbre! Alors qu'il était au Devoir, tous (ou presque) le saluaient comme étant «la conscience du Pierre Elliott Trudeau Québec».Ses éditoriaux (parfois de petits bijoux) scandaient le débat politique au Québec.Alors, vous étiez respecté, M.Ryan.Mais tout ça a bien changé: maintenant qu'il est en politique active, M.Ryan a perdu sa «liberté» d'expression avec les «libéraux»! De la «conscience» du Québec que vous étiez, M.Ryan, vous êtes devenu «l'inconscience» du Québec!.L'histoire retiendra sûrement la somme de contradiction constante des deux personnes en un seul homme.La dernière, non la moindre, est la détermination de l'homme Ryan contre la proposition Trudeau de rapatrier unilatéralement la Constitution canadienne et le vote négatif du chef libéral du Québec à la motion du Gouvernement pour contrer ce plan Trudeau.Contrairement aux déclarations officielles, M.Ryan ne peut poser un geste, encore moins un vote allant contre l'opposition libérale qu'il dirige, qui, eux, sont favorables au projet Trudeau.Blessé dans sa «conscience», déeniré en lui-même comme jamais, il injure les Québécois qui se tiennent debout, il crie à l'imposture du Claude Ryan Gouvernement Lévesque! Mais vous vous trompez de cible.M.Ryan, le Gouvernement du Québec actuel respecte le verdict du référendum de mai dernier.L'imposture, elle est à Ottawa.(.) EdOTIS Longueuil Monsieur Claude Ryan Chef du PLQ Monsieur, Suite à votre refus d'appuyer, le 20 novembre dernier, la motion du gouvernement du Québec qui voulait condamner avec la vigueur de l'unanimité des députés, le coup de force de Trudeau, je vous adresse les remerciements suivants: MERCI de nous avoir fait comprendre que vous ne pouvez pas vous tenir debout lorsqu'il s'agit de lutter pour conserver les droits fondamentaux des citoyens du Québec.MERCI d'avoir donné l'occasion à René Lévesque d'agir une fois de plus comme un homme d'Etat honnête tandis que vous vous comportiez avec des sentiments mesquins, partisans et non cohérents.MERCI de nous avoir fait réa- liser que votre ligne de conduite vous est dictée par la dette de reconnaissance contractée lors du référendum envers Trudeau et par votre souci de conserver le vote inconditionnel des anglophones du Québec.MERCI d'avoir permis au journal LA PRESSE de nous décrire la division qui règne au sein du Parti libéral (voir l'article brillant de L.Falardeau, A 7.22nov.: «Les libéraux ont voté contre la résolution parce qu'ils approuvent le plan Trudeau.» MERCI d'avoir donné l'occasion même à Marcel Adam de vous critiquer en parlant de votre «dteitude schizophrénique» (LA PRESSE, page éditoriale, 22 nov.) Décidément, il fallait que l'erreur commise saute aux yeux! Tous les éditorialistes ont d'ailleurs noté cette erreur qualifiée d'historique et malheureuse.MERCI surtout d'avoir réveillé de nobles et profonds sentiments nationalistes et souverainistes chez de nombreux Québécois, même libéraux, qui ont compris que vous avez vous-même saboté votre pseudo intégrité et votre fausse rigueur intellectuelle par vos jeux si mesquins.NON MERCI! Raymond CARRIER Brossard Par les temps qui courent, y a-l-il quelqu'un qui ressemble davantage à un depute liberal fédéral québécois qu'un autre député libéral fédéral québécois?Absolument, le député libéral provincial québécois.Les intérêts du Quebec et des Québécois, connais pas! D'une part.Monsieur Trudeau règne en prince sur ses sujets, et si quelques-uns ont manifesté un peu d'opposition au grand projet, ils se boom» auront vieilli.Eh bien, les enfants du baby boom ont vieilli, mais un pourcentage élevé de leurs jeunes frères et soeurs sont incapables de trouver du travail.M.George Lufkin, relationnis te aux centres fédéraux de la Main-d'oeuvre à Kdmonton.dit qu'un nombre de plus en plu> grand de jeunes décident de quitter l'école pour travailler, malgré les perspectives d'emploi peu reluisantes.Aujourd'hui, ce n'est plus tellement bien porté, pour les jeunes Canadiens, de continuer les études immédiatement après avoir terminé l'école secondaire, de dire M.Lufkin.Et les jeunes de l'Alberta ne font pas exception à la règle.Le chômage, parmi ceux qui ont 25 ans et moins, est de sept pour cent en Alberta, par comparaison avec un pourcentage général de 3.5 pour cent couvrant les gens de tout âge.Ces chiffres sont ceux du mois de juin dernier.Mais Rose-Ann.forte de ses connaissances en maths et en sciences, de même qu'en dactylo et autres connaissances secrétariales, est bien déterminée à tenter sa chance.^ Elle veut un répit Rassurée par les quelques emplois temporaires qu'elle a décroches au cours de la dernière année.Kose-Ann comme beaucoup de jeunes qui ne s'inscrivent pas dans les institutions post-seconda ires immédiate ment après leur cours, dit qu'elle veut «un répit» avant de retourner aux études «Mais ce n'est pas une raison pour accepter n'importe quel emploi.» Rose-Ann dit qu'elle accepterait un emploi dans une industrie de service \u2014 il y en a en abondance en Alberta \u2014 seulement en dernier ressort.«Je veux quelque chose de différent, je veux me servir de mon intelligence, a-t-elle déclaré au cours d'une interview.Je ne veux pas rester assise derrière un bureau, à faire du dactylo toute la journée, ou encore servir aux tables.Je veux un job qui pourra devenir une carrière si je décide de ne pas retourner à l'école.» En fait, dit-elle, beaucoup de jeunes ne veulent pas poursuivre leurs études immédiatement parce qu'ils craignent de ne pas bien choisir leur carrière.Sur les 15 personnes qui étaient de ses amis à Técole.deux seulement ont continué leurs études à l'automne.«Les autres sont comme moi.ils n'ont pas de travail.» Peu d'emplois intéressants Elle a commencé à rechercher un emploi à temps plein cet été, en s'adressant d'abord au Centre fédéral de la Main d'oeuvre pour les jeunes à Edmonton.«Je croyais que ce serait différent.Ils m'ont donné une ou deux idées, mais la plupart des emplois qu'ils offrent ne sont pas intéressants.» Après plusieurs tentatives et de nombreux refus, le j'»unc impatient de faire son entrée dans le monde du travail, se sent parfois découragé.Les conditions économiques étant ce qu'elles sont, beaucoup de compagnies sont obligées de refuser d'engager des jeunes qu'ils embaucheraient normalement, mais pour celui qui essuie le refus, cela représente un affront .\u2014-p Rose-Ann s*1 rend compte que le principal obstacle dans sa recherche d'un emploi a temps plein, c'est son jeune âge «Dans bien des endroits, on ne nous prend pas au sérieux, dit-elle, en racontant comment, avec une amie, elle avait fait une demande d'emploi dans le cadre d'un programme pour les handicapés, commandité par la Commission des écoles publiques d'Edmonton.* mmmmmmmmmâm «m \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 .pi \u2022 - I \u2022 \u2022 \u2022 \" a \u2022 8\" \u2022 Bottes imperméables en vinyle moulé, de fabrication canadienne \u2022 Doublure peluche acrylique pour chaleur accrue \u2022 Pointures (sans Vi) 7 à 12 A.«Laramy».modèle fourreau 12\".Brun chêne.B.«Greg».modèle 8'\" avec semelle agrippante, glissière latérale (imperméables jusqu'à la glissière).Tan foncé.C.«Brian».modèle fourreau 11 .Brun foncé.Bottes vinyle moulé à doublure acrylique pour hommes Prix Simpsons 19 D.«Fabian».modèle 7\" avec glissière latérale (imperméables jusqu'à la glissière).Noir ou brun moyen.Rayon 285, au sous-sol, centre-ville.Aussi à Fairview, Anjou, Lava! et St-Bruno.842-7221 jour et nuit.4* \u2022 u.«HO >Cal :
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