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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Le Magazine perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-12-27, Collections de BAnQ.

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[" TROIS SIECLES EE PEINTURE AU QUEBEC PAGE 3 Frère Luc (Amiens.1614\u2014Paris 1685).De son vrai nom Claude François, apprit la peinture à Paris et à Rome.Entra chez les Récollets en 1644 et arriva à Québec en 1670.Exécuta plusieurs tableaux d'église mais ne resta que 15 mois en Nouvelle-France où il continua d'envoyer d'autres oeuvres religieuses.Jean Talon (1671) Huile sur toile, 53,8 cm x 69 cm (Monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu, Québec ; cliché Fondation Macdonald Stewart/photo Giles Rivest, Montréal) LANNÊE1880 DANS T £ MONDE PAGE 4 : t- AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage - éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette - Régulier: \"goudron\" 10 mg.nicotine 0.8 mg Le centenaire de la Galerie nationale du Canada DE LA NOUVELLE-FRANCE AU QUEBEC D'AUJOURD'HUI Pommier, abbé Hugues (Vendômois, France, 1637 \u2014 France, 1686).Vécut en Nouvelle-France de 1663 à 1668 et exerça son ministère dans la vallée du Saint-Laurent.Premier peintre « canadien », on ne connaît de lui que trois tableaux, les Saint-Martyrs canadien (vers 1677) Huile, sur toile, 128 cm x 160 cm (Monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu, Québec ; cliché : Municipalité de Contrecoeur/photo O.Allard, Montréal) Cela devient une tradition que notre dernier numéro de l'année soit un Rétro-Perspectives.Cette année, nous faisons coup double: une revue de l'année 1880 dans le monde, (nos pages de gauche) et, en tol/aborat/on avec la Galerie nationale du Canada qui a vu le jour en cette même année 1880, un panorama de la peinture québécoise (nos pages de droite).Mais comme cette peinture prend racine en Nouvelle-France et que la collection de la Galerie nationale remonte au plus à la fin du XVUle siècle, les tableaux de la page couverture et ci-contre proviennent d'institutions québécoises.Vous trouverez nos rubriques habituelles dans les pages centrales._La Rédaction Le 6 mars 1880, le marquis de Lome, gouverneur général de l'époque, présida à la double naissance de la Galerie nationale du Canada et de l'Académie royale des arts du Canada.Pour être admis à l'Académie, les candidats devaient exécuter un tableau qui entrait automatiquement dans la collection naissante de la Galerie.La situation a bien changé aujourd'hui.Au fil des années, il a bien fallu (comme dans les autres pays) recueillir à droite et à gauche, au moyen d'acquisitions et de legs, des oeuvres de toutes sortes pour «écrire» l'histoire de l'art au Canada.Vers 1897, l'une des premières acquisitions fut une oeuvre du peintre Charles Huot, né et mort à Québec (1855-1930).Mais c'est seulement à partir des années 1910 qu'on commença véritablement à former une collection digne d'un pays où l'art remonte, à toutes fins pratiques, au début du Régime français.C'est ce qui fait d'ailleurs que les XVIIe et XVIIIe siècles ne sont pas, en peinture, représentés comme il conviendrait à la Galerie nationale parce que les oeuvres de cette période de notre histoire sont restées au Québec et font aujourd'hui partie des musées publics et d'institutions diverses comme le Musée du Québec, le musée du Séminaire de Québec, les monastères des Ursulmes et des Augustines, ou encore des fabriques ou de collections privées.Notons notamment des toiles inspirées de la mère patrie et exécutées par des peintres comme l'abbé Aide-Créquy (1746-1780), Paul Malepart de Beaucourt (1700-1756), Michel Dessaillant (entre 1701 et 1710), Frère Luc (1614-1685), Père François (entre 1713 et 1735), Claude Chauchetière (1645-1709), Hugues Pommier (1637-1686), pour ne citer que les plus connus.La Galerie nationale du Canada n'en possède pas moins une réserve de plus de 20000 tableaux, sculptures, estampes, dessins et pièces d'orfèvrerie dont 70% sont canadiens, le reste étant en grande majorité européen.Ce qui lui permet de puiser à même ce fonds pour organiser tous les ans un certain nombre d'expositions thématiques, la plupart itinérantes, et de publier des monographies et autres ouvrages qui illustrent la créativité des artistes canadiens.Pour des raisons d'ordre historique, la Galerie nationale du Canada a divisé depuis plusieurs années sa collection canadienne en quatre parties distinctes: l'art canadien ancien, c'est-à-dire depuis le début du Régime français jusqu'à la Confédération ; l'époque postconfédérale, à partir de 1867; l'art contemporain, soit à l'heure actuelle depuis 1970; et, pour terminer, un cabinet des estampes et des dessins canadiens portant sur toutes les époques.Il y a lieu de noter que, dans cette répartition, le Québec n'est pas représenté en tant que tel, mais se trouve inclus dans l'ensemble canadien.L'art canadien ancien est, à toutes fins pratiques, celui des régimes coloniaux français et anglais.On y trouve surtout des portraits et des paysages, ainsi que des sculptures ornementales et des pièces d'orfèvrerie, le tout correspondant aux nécessités de l'époque.Ensuite, l'art québécois est particulièrement riche jusqu'au milieu du siècle dernier avec des artistes comme le peintre François Baillargé (1759-1830) et son fils Thomas (1791-1859), sculpteur, Louis Dulongpré (1754-1843), Antoine Plamondon (1804-1895) et Jean-Baptiste Roy-Audy (1778-1848), entre autres, et sans oublier Cornelius Krieghoff (1815-1872) dont la Galerie nationale possède plusieurs grands tableaux.Après la Confédération, ce sont encore les portraits, les paysages et les tableaux d'église, avec en plus des scènes de genre, qui forment la majorité des oeuvres québécoises de la collection de la Galerie nationale, jus- qu'à la fin du XIXe siècle, époque où les artistes anglophones commencent à faire leur apparition.En ce qui concerne plus spécifiquement le Québec, tout historien d'art vous dira, à quelques variantes près, que la période s'étendant entre 1867 et aujourd'hui se divise en plusieurs parties: jusqu'en 1910, c'est-à-dire au moment où l'influence des impressionnnistes français se fait sentir par l'entremise de Suzor-Coté (1869-1937); ensuite jusqu'en 1940, année qui amorce la renouveau apporté par Alfred Pellan (né en 1906) suivi du Refus global (en 1948) de Paul-Emile Borduas (1905-1960) et des automatistes (en 1948) ; et, enfin, à partir de 1960, où arrivent ensemble sur la scène québécoise un nouveau figuratisme avec )ean-Pau! Lemieux (né en 1904), les Plasticiens dont le chef de file est Guido Molinari (né en 1933) et toute une pléiade de peintres abstraits.A la Galerie nationale du Canada, cette période postconfédérale où se retrouvent aussi bien Napoléon Bou-rassa (1827-1916) et Marc-Aurèle Fortin (1888-1970) qu'Ozias Leduc (1864-1955) est certes riche mais présente cependant des lacunes pour certains peintres comme Napoléon Bourassa dont les oeuvres sont au Musée du Québec, ou Adrien Hébert (1890-1967) qu'on trouve surtout dans des collections privées.Quant à l'art contemporain actuel, la collection de la Galerie nationale tient compte de la nouvelle tendance de l'art abstrait et de l'art conceptuel, mais seul l'avenir dira si les oeuvres acquises, tant chez les francophones que chez les anglophones, garderont leur solidité.C'est pour remédier à certaines carences dans le fonds québécois de la Galerie nationale que l'historien d'art Jean-René Ostiguy, conservateur chargé depuis 1968 des recherches en art canadien après avoir été conservateur de l'art canadien de 1965 à 1968.travaille sur un programme de longue haleine, qui se traduira notamment en 1982 par une exposition sur la «Synthèse de l'art québécois de 1916 à 1940».Cette richesse considérable est évidemment à la disposition du public soit à Ottawa même, soit dans les grandes villes du Canada par le biais des expositions itinérantes.JACQUES DE ROUSSAN 3 RETROPERSPECTIVES L'INDÉPENDANCE DU CANADA (PlONMER de Sherbrooke) Nous savons bien que viendra le jour où nous obtiendrons notre indépendance; mais nous CToyons sincèrement que pour plusieurs années encore c'est une idée prématurée.Qu'on ne s'excite pas trop, qu'on se calme.La population du Canada, bien qu'elle nourrisse l'espoir d'acquérir son indépendance, connaît trop bien son intérêt pour se laisser entraîner dans une voie qui tournerait entièrement à son désavantage.CHEMIN DE FER SUR LA GLACE L IE 30 janvier 1880 sera désormais connu comme le jour de l'inauguration du chemin de fer sur la glace d'Hochelagaà Longueuil.Trois milles sur la glace au-dessus de dix à trente pieds d'eau entre d'immenses mares, c'était sérieux.Toutefois, la locomotive a effectué l'émouvante traversée au milieu des hourras de la foule.Du coup, le chemin de fer du Nord restait en communication avec le réseau américain malgré l'hiver.Pour asseoir la voie ferrée, on a mis pour 8 000 S à 10 000 S de bois.Après avoir écrasé la glace, on y a placé des traverses de 15 à 50 pieds de long ; sur ces pièces transversales on a jeté d'é- normes poutres longitudinales sur lesquelles on a fixé les rails de la manière ordinaire.D'apès l'ingénieur de la compagnie.M.Lebel, ce chemin sur la glace est parfaitement sûr.En effet, dit-il, les expériences ont démontré qu'une glace de huit pouces porte 1 000 livres au pied carré.Or une locomotive de 40 tonnes ne pèse pas plus de 500 livres au pied carré et, au surplus, l'épaisseur de la glace, sur le parcours utilisé, varie de 18 à 30 pouces.La compagnie que dirige M.Sénécal, homme d'affaires influent et ami personnel du Premier ministre Cha-plcau.exploite à nouveau ce tronçon cet hiver.1880 L FUNÉRAILLES D'UN PÈRE DE LA CONFÉDÉRATION: GEORGE BROWN IE décès du sénateur George Brown, le 9 mai dernier, a ébranlé le milieu politique canadien.Celui qui fut.en 1864, le principal artisan du projet de Confédération s'est éteint à Lamp-ton Lodge à l'âge de 61 ans, des suites d'une blessure que lui avait infligée quelques semaines plus tôt un ex-employé du G/obe.congédié pour ivrognerie.La carrière de M.Brown fut brillante.Arrivé au pays à 18 ans.en 1837.ce bouillant Ecossais embrassa d'abord le journalisme.En mars 1844.il fonda le Giobe à Toronto.En quelques années, il en fit le journal anglais le plus lu en Amérique du Nord britannique.Puis, en 1847.il plongea dans la politique active.Il se rapprocha graduellement des radicaux.les « Clear Grits », jusqu'à devenir leur chef en se présentant comme le champion de l'école neutre et de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.Ses violentes campagnes en faveur de la représentation proportionnelle, qui aurait donné plus de députés à l'Ontario qu'au Québec-dans le Canada-Uni.et sa reputation d'anticatholique notoire ont toutefois suscité bien des préventions contre lui chez nous.Chacun s'accorde cependant à reconnaître qu'il sut placer les intérêts communs avant ses ambitions personnelles.Sa grande fierté fut toujours de demeurer George Brown du Globe.Une foule imposante, dans laquelle on reconnaissait de nombreuses personnalités politiques, lui a rendu un dernier hommage en escortant le cortège funèbre dans les rues de Toronto.ACTE HÉROÏQUE u, N jeune enfant âgé de 9 ans, fils de M.Alexandre Bélanger d'Hochelaga, était à s'amuser sur la glace, le 18 janvier, avec quelques compagnons, lorsque la glace, cédant sous lui, il tomba à l'eau.Il se serait certainement noyé sans la présence d'esprit et le sang-froid d'un de ses jeunes amis.Pacifique Masson, âgé lui aussi de 9 ans, qui après deux tentatives infructueuses parvint à le retirer.Disons en passant que la famille Masson d'Hochelaga semble avuir une mission à remplir qu'elle est loin d'oublier.Il ne se passe guère d'année sans qu'un de ses membres ne sauve la vie à quelque malheureux.AVIS PUBLIC L ES soussignés ont l'honneur d'informer leurs pratiques et le public en général qu'ils viennent de fan: une nouvelle réduction de leurs prix à cause de la grande quantité de march es d'automne qu'il leur reste et qu'ils ne veulent pas s'exposer à garder jusqu'au printemps.Belle occasion pour ceux qui sont en relard dans leurs emplettes: ou encore ceux qui se proposent de faire des cadeaux du jour de l'an.Les soussignés prennent de plus occasion de dire que s'ils ne font pas de petits présents de valeur insignifiante, comme certains marchands, c'est qu'ils ci .aidèrent que leurs prix uniformément plus bas qu'ailleurs présentent plus d'avantages à l'acheteur qui, chez eux.n'est pas exposé à payer ses présents bien cher en se faisant pincer sur d'autres marchandises.DUPUIS FRÈRES, No 605.rue Saint-Catherine, coin dé la rue Amherst, aux deux boules noires.Montréal. Beaucourt, François (La Prairie, 1740 \u2014 Montréal, 1794).Après la Conquête, il part en France où il se marie en 1773 à Bordeaux.Il séjourna en Europe une quinzaine d'années avant de revenir s'établir à Montréal.A peint de nombreux tableaux d'église dans le genre Fragonard, ainsi que des portraits de notabiles.Portrait de fillette (1787) Craies de couleur, 34,9 x 27,8 cm (Galerie Nationale du Canada) LE DROIT RÉTRO-PERSPECTIVES-1880 LE VISAGE FRANÇAIS DE NOS VILLES M De Molinarï.dignitaire français qui a visité notre pays il y a quelques semaines, paraît avoir été surpris de l'oubli dans lequel est tenue la langue française dans nos deux principales villes.« Lorsque le voyageur arrive à Montréal, écrit-il.il est surpris de n'entendre parler que l'anglais.Les colossales affiches illustrées qui tapissent les murailles sont en anglais.En anglais aussi les enseignes des magasins, des compagnies d'assurance, etc.A l'hôtel, c'est à peine s'il trouvera un garçon qui entende le premier mot de notre langue.A Québec, même phénomène.Partout, sauf dans les quartiers habités par la population la moins aisée, les enseignes sont en anglais.A l'hôtel Saint-Louis, le seul qui s'élève au-dessus du rang d'auberge le français est aussi inconnu que le chinois.Mes compagnons franco-canadiens sont obligés de parler anglais aux gens de service.» Il y a du vrai dans ces reproches.TROUVÉ u, NE paire de gants en pelleteries a été trouvée rue du Roi.Celui a qui appartient cet effet pourra le réclamer en s'adressant au No 232 du Roi.et en payant les frais de l'annonce.o, NOUVELLE LOCOMOTIVE 'N écrit de Patterson (N.J.) qu'on a dernièrement fait l'essai en cette ville d'une locomotive qui par sa supériorité est appelée à supplanter toutes celles dont on se sert aujourd'hui.Cette locomotive fait sans difficulté son mille en 48 secondes.Elle porte le nom de son inventeur, M.Eugène Fontaine.Ce dernier est un Canadien français.Né près de Québec, il se rendit jeune encore aux Etats-Unis où il occupe une position des plus honorables.Tous les Canadiens qui vont aux Etats-Unis ne sont donc pas des crétins.DÉCÈS DUN HÉROS DE CHÀTEAUGUAY M \u2022 J.B.VENETTE, vétéran de 1812, est mort, le 3 novembre dernier, à la Jeu-ne-Lorette, à l'âge de 85 ans.D avait participé à la bataille de Châteauguay et recevait une pension du gouvernement.DARWIN o, 'N apprend que le professeur Darwin, qui dépasse maintenant 80 ans, est re-6 tenu au lit par ses infirmités.DÉLÉGATION DE HURONS À MONTRÉAL D ES chefs, des guerriers et des femmes de la tribu huronne se sont présentés à Spencerwood.résidence du lieutenant-gouverneur.Le grand chef Tahourenché a présenté une émouvante allocution, puis le chef et Madame Christine Gros-Louis offrirent au lieutenant-gouverneur et à Madame Robi- taille.chacun une paire de raquettes d'une confection admirable.Une somptueuse collation, de la danse, du chant et de la musique terminèrent cette charmante fête.Dans l'après-midi.M.Livernois prit la photographie que reproduit notre gravure.LE CANADA GRANDIT ENCORE L IE gouvernement imperial a annexé au Canada, le premier septembre dernier, les îles et territoires de l'Arctique qui jusqu'à present ne faisaient pas partie du Ca- nada Les territoires annexes sont très \\.istes et comprennent une gande partie du Labrador.A Québec, certaines personnalités politiques expriment pourtant des inquiétu- des car les limite g : |e Labrador et la pro de Québec ne sont pas -, Purement établies et pourraient donner lieu à de loi tes et coûteuses contest ju.diciaires COLONISATION M.GR l'Evêque de Sherbrooke vient de publier une admirable lettre-circulaire sur la colonisation : « L'année 1880 a été une année remarquable par le nouvel , élan donné a la colonisation de nos terres incultes.Deux prêtres, messires A.La bel le.cure de Saint-Jérôme et le Rév.P.Laçasse.O.M.I., ont été les ardents promoteurs de ce mouvement religieux et national-Tous les peuples, comme tous les individus, ont une mission qui leur est propre.Pour remplir sa mission essentiellement religieuse, le peuple canadien doit donc conserver avec énergie les éléments constitutifs de sa nationalité, le territoire national, la langue maternelle, la foi des ancêtres, les bonnes moeurs et le- bonnes coutumes de la nulle.Nous atteindrons .noble but en dirigeant a\\c.intelligence les jeunes gens du pays vers ces immenses territoires que nous av< is a coloniser et a peupler \u2022 RETRO PERSPECTIVES -1880- Cette revue de Tannée 1880 dans le monde a été rédigée par Robert Lagassé, professeur d'histoire, à partir d'articles parus dans les journaux suivants: l'Opinion publique, le Nouvelliste de Québec, le Journal de Trois-Rivières, le Pionnier de Sherbrooke, ta Patrie, le Monde illustré de Paris, The Canadian Illustrated Vens et The Montreal Gazette.Les illustrations: l'Opinion publique.The ( a/iad/an Illustrated News et le Monde i/Jusfré. Roy-Audy, Jean-Baptiste (Québec, 1778 \u2014 Trois-Rivières, 1848).D'abord peintre d'enseignes, il reçoit des leçons de François Baillairgé en 1794 et se pose ensuite comme portraitiste et peintre d'histoire en parcourant le Bas-Canada en quête de commandes.Portrait d'une dame de l'île Perrault Huile sur toile, 67 cm x 56,8 cm (Galerie nationale du Canada) VOTRE QUOTIDIEN le nouvelliste AU COEUR DU QUÉBEC RÉTRO PERSPECTIVES-1880 NOUVELLE ligne DE VAPEURS L TUNNEL SOUS LE SAINT-LAURENT Quoi qu'il en soit, les traire plus sécuritaire puisqu'il vaux préliminaires sont ter-serait capable de résister minés et les travaux de per- Le 5 avril dernier, le Parlement de Québec in- entre Hochelaga et Lon-corporait la compagnie lan- gueuil.D'après ce promo-cée par M.Anthony Ralph teur, pour un million de dol-en vue de creuser un tunnel lars, on aura un tunnel dix fois plus utile qu'un pom monumental \u2014 et cela sans embarras pour la navigation.Un tunnel serait en ou- serait cap; aux débâcles et aux vents furieux.cement bientôt.doivent débuter lE télégraphe rapporte que le Canada a fait des arrangements pour établir une ligne de steamers entre Halifax et Rio de Janeiro.FUITE DE GAZ Les pompiers ont été appelés, samedi dernier, a la fonderie Jalbert.Les gaz Réchappaient en quantité considérable.Cela était du a l'explosion d'un tuyau dans la rue.VERS LA CALIFORNIE Vingt hom mes sont partis d'Ottawa pour aller travailler aux mines de Son-moa, en Californie.On leur garantit, paraît-il 74 par mois.LE NOUVEL ÉVÊCHÉ DE TROIS-RIVIÈRES (Lettrede Mgr l.-f.Laflèche) «Je suis heureux de dire que le Bon Dieu a wMblement béni l'importante entreprise de la construction de l'évêché.Les travaux progressent rapidement.J'ai l'assurance de pouvoir payer toute cette construction avec les épargnes que m'a permis de faire la loterie, et la modique contribution d'un shelling par communiant.En conséquence, on ne manquera pas de faire la quête de l'Enfant Jésus pour cet objet.'autorise M.le Curé à prendre tout autre moyen qu'il jugera propre et praticable à atteindre le même but.J'ai la confiance que tous les diocésains se feront un honneur et un devoir de contribuer pour celte modique somme à la construction d'une maison convenable pour leur Evêque, dont le besoin se fait sentir depuis si longtemps pour l'administration même du diocèse.u, LES EXPULSÉS A MONTREAL n grand nombre de religieux expulsés de France sont arrivés à Montréal.Ils sont logés dans les différentes communautés de la ville en attendant que leur installation soit préparée à Oka, où ils se livreront à l'agriculture.L ÉCLAIRAGE DES RUES lE conseil municipal de la banlieue de Québec a décidé, le 6 septembre dernier, d'éclairer avec des lampes à huile de charbon les chemins de la Grande Allée et de Sainte-Foy.LE CANADA A SON HYMNE NATIONAL L IE grand banquet national du 24 juin, au Pavillon des Patineurs de Québec, a été l'occasion d'un événement de la plus haute importance : la présentation de l'oeuvre magistrale de Ca- 8 r ETT CONTENANT *J.\"> sage a Ahuntsk (vers 1930) Huile sur toile encollée sur masonite, 122,7 cm x 140,3 cm (Galerie nationale du Canada) Le Groupe SNC Une technique d'ici, une expérience internationale RÉTRO PERSPECTIVES 1880 LES COURS DE JUSTICE DÉBORDÉES L IA Cour suprême du Canada n'a pas chômé en 1880.En effet, elle a rendu 51 jugements et perçu des frais au montant de I 068 S.La Cour supérieure du Québec a dû faire face, pour la même année, à pas moins de 1247 actions intentées sous sa juridiction.A ce rythme-là, nos cours ne suffiront bientôt plus à la tâche.Les procès souffriront des délais interminables.ESCADRON DE LA MORT EN ONTARIO ?A LA PRISON DE MONTRÉAL On vient d'arrêter les meurtriers de la famille Donnelly.Cette terrible famille de Lucan était redoutée à des lieues à la ronde.Tous ses membres avaient été arrêtés plusieurs fois pour meurtre, incendie, vol.etc.: ils avaient généralement échappé à la justice et ceux qui avaient eu le malheur de témoigner contre eux avaient subi toutes sor- i NEIGE X-Jn entrepreneur est condamné par le recorder à 5 cents d'amende et les frais pour avoir déposé de la J0 neige dans la rue.sin qui par hasard couchait, ce soir-là, chez la famille Donnelly, assista à la terrible scène, caché sous un lit.Il a raconté ce qu'il a vu et a reconnu trois des meurtriers, entre autres le constable Carroll qui entra le premier sous le prétexte d'arrêter l'un des Donnelly et lui mit en effet les menottes aux mains.Les autres meurtriers se ruèrent alors dans la mai- son et commencèrent le massacre.Quand les assassins furent partis après avoir mis le feu à la maison, l'enfant, qui n'a que onze ans, s'enfuit chez un voisin.Si son témoignage n'est pas corroboré, on croit que les prisonniers seront acquittés à cause de la bonne réputation dont ils jouissaient et du mauvais caractère des Donnelly.T JE rapport annuel de la prison de Montréal pour l'année 1879 révèle que.parmi les prisonniers incarcérés cette année-là.on trouve: 843 journaliers.104 cordonniers, 98 charretiers.66 commis, 35 matelots, 31 bouchers, 26 peintres.18 barbiers.18 forgerons.14 plombiers.14 imprimeurs, 11 hôteliers.7 ingénieurs, 6 teneurs de livres, 5 huissiers, 4 soldats, 3 mécaniciens.2 H 1ER après-midi.William Foley, âgé de 17 ans, passait, une carotte à la main, rue Washington.11 rencontra un garçon de son âge, Charles O'Neil.qui lui ordonna de jeter le légume sur le trottoir sous peine de mort.Au lieu de jeter sa carotte.Foley sortit un révol- comptables, 2 percepteurs.2 marchands ambulants, 1 en-canteur, I gérant de banque, I caissier de banque.I courtier.I relieur.1 médecin.I journaliste, I photographe.I reporter de journaux.I tanneur et I étudiant.Le plus grand nombre de prisonniers incarcérés dans le même temps a été de 429: nombre de décès durant Tannée.8: prix des rations pour chaque détenu.8* ; prisonnier évadé.I.ver et fit feu.O'Neil tomba, le front troué par la balle.On espère que la blessure ne sera pas mortelle.Le jeune Foley a dit.après son arrestation, qu'il regrettait ce qui était arrivé mais que son pistolet est parti accidentellement et que d'ailleurs O'Neil n'avait aucun droit de lui faire lâcher sa carotte.incendie et profanation D 1M ANCHE dernier, vers 3 heures du matin, on a mis le feu à une église presbytérienne à Ottawa, causant des pertes évaluées à 8000S.Une heure plus tard, le bedeau de l'église Saint-Joseph trouvait un cierge allumé près de l'autel.Pendant qu'il examinait les lieux, une personne qui se trouvait près de l'orgue sortit furtivement.Le bedeau courut à l'orgue et constata que celte personne était à mettre le feu.L'incendie n'ayant pas eu le temps de se propager, il fut facile au bedeau de l'éteindre.L'incendiaire avait bu le vin de messe mais, ce qui peut et doit faire dresser les cheveux sur la tête, c'est qu'il avait mangé, broyé, traîné et profané les hosties et renversé le ciboire.De semblables profanations et sacrilèges ne sont-ils pas de nature à attirer sur nos tètes les châtiments célestes?Devons-nous être surpris en voyant de tels crimes, si nous sommes visités par des fléaux et des épidémies?voleur audacieux jLiE détective Delisle a arrêté, à Saint-Sauveur, un individu que l'on soupçonne du vol d'un pardessus en fourrure ainsi que d'un casque.Ce vol aurait été commis à l'église Saint-Roch, durant les Fêtes.es de mauvais traitements.Ils se réunirent donc et for-Tièrcnt une association pour ;e protéger.Us en vinrent un our à l'horrible conclusion jue le seul moyen d'obtenir a tranquillité était de se débarrasser des Donncllv en es tuant tous.Un petit voi- glissades coûteuses T ROIS jeunes garçons ont comparu samedi dernier devant le recorder pour avoir glissé dans les rues de la ville et ont été condamnés à payer 5 cents d'amende avec les frais.H conduite dangereuse 1ER matin, un cocher de place a parcouru les rues Saint-Jacques et Bonaven-ture de toute la vitesse de son cheval.Le constable Crowe voulut l'arrêter mais faillit être tué par l'animal lancé à fond de train.Heureusement que l'individu est connu et qu'il sera puni comme il le mérite.o DE LA BOISSON A L'ASILE N affirme qu'il y a quelques semaines un patient a été trouvé ivre à l'asile de Beauport.Des recherches minutieuses furent aussitôt entreprises pour découvrir comment il avait pu se procurer cette boisson.Une garde-malade a été expulsée de l'institution.LA MUSIQUE N'ADOUCIT PAS TOUJOURS LES MOEURS L IE 20 novembre dernier, des ménestrels italiens en tournée dans le comté de Saint-Maurice ont eu.à Ya-machiche.une violente querelle à l'occasion du partage des recettes.L'affaire se ter- mina par une bataille en règle à coups de couteau.Un citoyen qui voulait les séparer reçut une blessure légère.On parvint cependant à les arrêter avant qu'il n'y eût un accident grave.DANS LES PÉNITENCIERS M MOYLAN.inspecteur des pénitenciers du Canada, nous apprend que ceux-ci ne renferment pas moins de I 300 condamnés dont 760 sont incarcérés à Kingston.340 à Saint-Vincent-de-Paul.80 à Dorches- ter, 80 à Halifax.40 dans la Colombie et au Manitoba.De ce nombre, 32 seulement sont des femmes.Ces chiffres montrent une augmentation assez considérable dans le nombre des criminels depuis une année.SENTENCES PLUS LOURDES L E recorder de Montigny a annoncé, la semaine dernière, que la punition pour ivresse serait à l'avenir de 5 S d'amende ou un mois de prison/Avis aux ivrognes.GRTJBBEURS EN HERSES 4-3 PI a U \u2022 «H O M* cd cd cd cd i r,im:oistth: & soist 23 RUE DU COLLEGE MONTREAL.CAROTTE DE DISCORDE Pcllan, Alfred (Québec, 1906).Etudie et vit à Paris de 1926 à 1940.A de nombreuses affinités avec le surréalisme.Revient au Québec et fonde le mouvement Prisme d'yeux en 1949, enseigne aux Beaux-Arts de Montréal de 1943 à 1952.Peintre, muraliste et décorateur de théâtre, avec un grand raffinement dans les formes et les couleurs.|eune Fille aux anémones (1932) Huile sur toile, 116,2 cm x 88,9 cm (Galerie nationale du Canada) [la tribune ] RÉTRO-PERSPECTIVES-1880 1 a' A.Nelson & Fils.\u2014 Importateurs et marchands de jouets et d'articles de fantaisie.59 à 63, rue St-Pierre.G.Boivin.\u2014 Fabricant et marchand de chaussures.Remporte 3 premiers prix et un 2c à VExpo de 1880.^8, 40 et 42, Place Jacques-Carder.Hector Lamonfagne.\u2014 Marchand de cuir en gros et en détail.494,496 et 498.rue St-Paul.\u2022 \u2022 .\u2022.*&>-4^> \"A \u2022 .Mc/achJan, Frères et Cic.Importateurs en gros de nnuuMi/fcs ef de marchandises de fantaisie.480, rue St-Paul et 291\\ rue des Commissaires.Roherr Miller.Fils et Cie.\u2014 Marchands en gros et fabricants de papeteries.15, place Victoria.Ti ni i n Lyman Fils & Cie.\u2014 Pharmaciens et fabricants en gros de produits chimiques.382,384 et 386, St-Paul.Je 8! Eagie Foundry.\u2014 Fonderie et manufacture de bouilloires et machines à vapeur.24 à 34.rue King et 43, rue Queen.John Mclean & Cie.\u2014 Marchandises de fantaisie.Stc-Hélènc et Récollet. Bordu.Paul-Emile (Saint-Hilaire, 1905 \u2014 Paris, France, 1960).Porte-parole des automatistes québécois, a enseigné à Montréal où il provoqua en 1948 une véritable révolution avec le Refus global qu'il a inspiré.Vécut à Paris de 1955 à sa mort.3 + 4 + 1 (1956) Huile sur toile, 198,1 cm x 248,9 cm (Galerie nationale du Canada) qroupe noranda Nous sommes d'ici. RÉTRO PERSPECTIVES 1880 PRIX DU MARCHÉ DE DÉTAIL DE MONTRÉAL, HIER FARINE S $ Farine de blé de la campagne 2.80 à 3.00 les 100 lb Farine d'avoine 2.30 à 2.50 les 100 lb Sarrasin 1.00 à 2.00 les 1001b LAITERIE Beurre frais 0.25 à 0.30 la livre Beurre salé 0.20 à 0.22 la livre Fromage 0.13 à 0.15 la livre VOLAILLES Dindes 1.50 à 2.00 le couple Oies 1.00 à 1.25 le couple Canards 0.40 à 0.55 le couple Poulets 0.30 à 0.40 le couple LÉGUMES Pommes 1.50 à 2.50 le baril Patates 0.45 à 0.50 le sac Oignons 0.04 à 0.05 la tresse VIANDES Boeuf 0.05 à 0.10 la livre Lard 0.11 à 0.12 la livre Mouton 0.07 à 0.10 la livre Agneau 0.08 à 0.10 la livre DIVERS Oeufs frais 0.20à0.251adouz.Miel 0.12 à 0.15 la livre Sirop d'érable 0.80 à 1.00 le gallon MARCHÉ AUX BESTIAUX S $ Boeuf.1ère qualité 5.00 à 7.50 par 1001b Boeuf.2e qualité 3.75 à 6.00 Vaches à lait 15.00 à 25.00 Vaches extra 25.00 à 40.00 Veaux.1ère qualité 4.00 à 5.00 Veaux.2e qualité 3.00 à 3.00 Veaux, 3e qualité 1.00 à 2.00 Foin.1ère qualité 7.00 à 8.00 les 100 bottes Foin.2e qualité 5.00 à 6.00 Paille.1ère qualité 3.00 à 4.00 Paille, 2e qualité 2.00 à 3.00 SITUATION FINANCIÈRE DE NOS GRANDES VILLES L IF rapport du trésorier de Montréal pour Tannée dernière révèle que les recettes ont été de 1 519 876,71 $ et les dépenses ordinaires de 1517 347,79S donnant un excédant de 2 528.42 S.Il y a eu une diminution dans les revenus de 31 614.53 S par rapport à Tannée précédente.A Québec, la valeur de la propriété est de 20 987 579 S.A ce chiffre, il faut encore ajouter la valeur de la propriété appartenant à la cor- poration municipale et qui d'après M.Baillargé.ingénieur de la cité, est de 3 564 151 $.Le maire Macintosh.d'Ottawa, a déclaré à notre journaliste que la population de la capitale canadienne est maintenant de 24025 âmes.La dette civique se chiffre à 1627 330$ et le revenu de la cité pour 1881 est estimé à 262000$.Les propriétés exemptées de taxes, y compris les édifices parlementaires, atteignent une valeur de 10425 750$.NOUVELLE MANUFACTURE 0 A COATICOOK N vient de mettre en exploitation un moulin à coton à Coaticook.Ce moulin contient 200 métiers et 10000 fuseaux.M.Nobbcn est le gérant.MORUE FRAÎCHE M GUILLET & Cie, épiciers rue des Forges, à Trois-Rivières, annoncent à leur clientèle qu'ils ont reçu, ce matin, directement de Portland par l'express, 1 000 livres de morue fraîche.Veuillez donner vos commandes de suite.Les commandes postales des gens de la campagne seront remplies avec le plus grand soin.CADEAUX L, E président de la Cie des chars urbains a remis 75$ afin de fournir à chaque conducteur et autre employé, l'oie de rigueur des fêtes du jour de l'an.Un tel acte de générosité fait honneur à la Cie et mérite d'être 14 mentionné.POUR FAIRE PONDRE LES POULES EN HIVER L IA rareté et le coût des oeufs en hiver valent que Ton se donne de la peine pour les obtenir en grande quantité.Pour cela on prendra les meilleures pondeuses et on les enfermera dans une écurie où elles trouveront toujours du fumier chaud.On leur donnera de l'orge bouillie chaude et du sarrasin qui aura trempé dans de l'eau tiède.De la mie de pain et de l'avoine donneraient aussi d'excellents résultats.Une légère quantité de poivre rouge et de graines d'ortie mêlés à leur nourriture fera des miracles.Il y a des personnes qui pour bien faire pondre les poules en hiver se contentent de leur donner, au repas du midi, du pain rôti trempé dans du vin.Au reste, la nourriture ne doit jamais manquer non plus qu'une eau claire et nette.Enfin, il est important que le foin de leurs nids soit propre et fréquemment remué pour qu'elles ne soient pas atteintes par la vermine.u ) 1 U J i) 1 1 J PRES0UE TOUTE EN PONTE ET FER MALEABLE R.J.LATIMER, BUREAU I»t COSSITT, Pl.RUE MciilLL MUNTItËAl- ?3008522 Riopelle, lean-Paul (Montréal, 1923).Signataire du manifeste Rvfusglobal.S'installe à Paris en 1948 d'où il rayonne dans le monde entier.D'abord jugé surréaliste, il devient un tenant de l'abstraction lyrique
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