La presse, 19 mai 1978, B. Sports
[" 4 i \u2019 sports B 0 MONTREAL, VENDREDI 1 9 MAI 1978 0 ; ! I « Le Canadien sévèrement culbuté, 4-0 Les Broiins éfsaieint presque beaux © © © quail le grassouillet gardien de buts, c\u2019était pour tout l'monde voyons.» «Si, si, enchaînait-on, c\u2019était bien pour toi,» et ça se relançait la balle avec des bouches mielleuses.BOSTON 4 - CANADIEN 0 (Le Canadien mène 2 à 1 dans la finale) But» de Doak, Middelton, McNab, O'Reilly.En évidence: Park, McNab, Milbu-ry, Doak, Râtelle et Dryden (chancelant au début, mais a évité par la suite un score beaucoup plus élevé).Ont mal joué: on ne peut pas dire qu'un joueur du Canadien en particulier a mal joué, c'est toute l'équipe qui a réagi mollement.L'allure du match: les Bruins ont physiquement écrasé le Canadien.Spectacle excellent dans une ambiance très agressive frisant le délire.Spectateurs: I 5,000 (pas un siège de libre).N.B.: Malgré la défaite du Canadien, le soleil s'est levé ce matin à 5 h 12 minutes, comme prévu.par Ronald KING envoyé spécial de LA PRESSE On ne sentait pas, en mettant les pieds au Garden de Boston hier soir, qu\u2019il s\u2019agissait là du domicile d\u2019un club perdant.Pas de résignation chez les partisans, pas de honte chez les joueurs, mais plutôt une certaine joie de vivre qui allait s\u2019avérer un cri du coeur que le Canadien n\u2019attendait pas.D\u2019autant plus que quelques joueurs des Bruins s\u2019étaient échappés après l'amère défaite de mardi dernier.«A quoi ça sert» de se débattre contre une équipe aussi forte,» pouvait-on lire dans les journaux de Boston mercredi matin.«C\u2019est, je crois, le contact avec notre public qui a changé notre état d\u2019esprit, disait Gerry Chee-vers après le match.Le maniaque public bostonnais a en effet donné la chair de poule aux joueurs des Bruins avec une ovation interminable.Un cri de foule sera toujours l\u2019un des plus beaux atouts dans un spectacle sportif, et celui d\u2019hier venait du fond des tripes.On en a d\u2019ailleurs longuement discuté après le match dans le vestiaire des gagnants.«C\u2019était pour toi, Gerry, disaient en choeur les Bruins.«Meuh non, mc-uh non, répii- / .X * '\u2022 - w x.% A % Mais Cheevers est bien trop vieux pour s\u2019émouvoir longtemps.Cigarette au bec et bras croisés sur sa bedaine, il bavardait poliment pendant qu\u2019on s\u2019empilait autour de lui.«Crois-tu que cette victoire fouettera vos troupes et fera germer en vous le reste d'énergie qu\u2019une longue et tumultueuse saison a sérieusement entamé?Serez-vous Saint-Georges?Fendrez-vous le flan du dragon montréalais?» On pouvait par contre observer chez les plus jeunes des Bruins une certaine surprise.Il ne s\u2019attendait sans doute pas à un tel résultat.La victoire fut en effet étonnante; les Bruins ont lancé 36 fois contre 16 pour le Canadien et ils ont blanchi ce dernier pour la première fois en sept années d\u2019éliminatoires.Ils étaient presque beaux les Bruins, avec leurs gestes saccadés et gauches, leurs passes à l'aveuglette et leurs petits coups salauds.C\u2019est avec leurs muscles qu\u2019ils ont gagné et avec un jeu défensif serré qui est idéal sur la petite patinoire du Garden.Ils ont rudoyé le Canadien du début à la fin du match, malgré la présence constante de Bouchard et Lupien.Chez les perdants, on s\u2019est incliné devant la vigueur de l'adversaire.«Ce fut une gifle qui nous fera réfléchir», a dit Y van Cour-nover.Jacques Lemaire: «Ils ont admirablement bien joué.Je lève mon chapeau.» Les Canadiens ont même prétendu que les Bruins ont mieux joué que mardi dernier, ce que ces derniers ont nié, mais nous ne nous étendrons pas là-dessus, si vous le voulez bien.Ef W: .j y IT > Baj X a .\u2022V % W- .- .\t* f- W&'ê ¦A - is r- 'x y».¦ * \u2022 .,< ' :-* s ü % ijS 4.iSEà bg IN* mm &&ÊÈ'æL :,;iv V#i r s F s > ys m K / Y IS nous est difficile de venir de l\u2019arrière - M \u2022>1 % m -\"\"V A ¦¦ \u2022>' Tetèphoto UPI coupe Stanley au Garden de Boston.Ici, Robinson aux prises avec Brad Park et Greg Sheppard qui semble prêt à intervenir.Larry Robinson en a eu plein les bras et plein le dos, hier, alors que les Bruins de Boston remportaient 4-0 le troisième match de la finale de la Bowman L\u2019«affaire» Doucet BOSTON \u2014 Il fallut un bon moment avant que Scotty Bowman ne décide d\u2019ouvrir la porte du vestiaire.Un long silence qui suivait la première défaite des Canadiens dans les séries depuis cette humiliation au deuxième match de la série Canadien-Détroit.«Un but rapide est toujours important,» déclarait Bowman en rompant le silence.«Les suppor-teurs des Bruins, par leur enthousiasme et leur ardeur ont considérablement aidé la cause des Bruins, spécialement au début du match.«Durant la saison nous n\u2019avons pas eu souvent l\u2019occasion de venir de l\u2019arrière et dans les séries, guère plus.En fait, nous ne sommes pas une bonne équipe lorsque nous accusons un retard.» En face.Don Cherry parlait d\u2019une confiance qui ne t avait jamais quitté: «l\u2019annonce de notre décès était prématurée.Nous ne laisserons pas cette victoire nous monter à la tête.Si nous avions remporté le deuxième match à Montréa.et nous méritions une victoire, la série serait maintenant 2-1 en notre faveur Mais ce n\u2019est qu'un match et nous serons tout aussi prêts pour le quatrième match dimanche.Nous voulions remporter cette victoire pour nos supporteurs: ils le méritaient bien.Nous venons de jouer deux grands matches de hockey.» Le match s\u2019est déroulé exactement comme Cherry le voulait et comme le redoutait Scotty Bowman.Les Bruins ont pris les devants très tôt et ont pu par la suite empêcher les Canadiens de s\u2019organiser en les pourchassant constamment dans la zone adverse.C\u2019est Béliveau qui décidera par Réiean TREMBLAY envoyé spécial de LA PRESSE WINNIPEG \u2014 Vous savez qui faisait la première page du Toronto Sun et la page éditoriale du Toronto Star, le plus important quotidien du pays, dans leurs éditions d'hier?René Lévesque bien sûr, Jean Chrétien bien entendu.et Roger Doucet! Et qui faisait parler de lui au cours d\u2019une ligne ouverte à Winnipeg?Vous l\u2019avez deviné, Roger Doucet.Ce brave Roger, bon garçon qui craint la controverse comme la peste mais d\u2019un autre côté adore la publicité comme pas un, doit donc être à la fois heureux et malheureux.On décortique et analyse la petite variante qu\u2019il aurait introduite dans cette chanson qu\u2019on chante avant les événements sportifs au Canada .et on en profite pour régler de vieux comptes avec certains politiciens.«Horreur! Nous n\u2019avons pas d\u2019hymne national» clame le Sun de Toronto en «une» avec un article en page trois titré: «Un hymne national qui n'en est pas un».On y apprend que le O Canada est une chanson comme une autre et n'est pas du tout l\u2019hymne national du pays: «Officiellement, le Canada n'a pas d\u2019hymne national» a déclaré au Sun M.John Goldsmith du Secrétariat d\u2019Etat.En effet, le bill C 9 qui rendra officiel le choix de 10 Canada comme hymne national n\u2019a jamais été sanctionné par les Communes.Ce qui n\u2019a pas empêché l\u2019ancien premier ministre du Canada, M.John Diefenbaker de vociférer aux Communes: «Doucet devrait être renvoyé dans les ligues mineures et même plus bas pour son improvisation.C\u2019était insolent et arrogant.» Le Toronto Star, en page éditoriale, prend parti pour Doucet dans un commentaire titré -Diet is wrong».«Quand Doucet a inséré «we stand on guard for rights and liberty» à la place de «we stand on guard for thee» il devrait être louangé .Diefenbaker admettra certainement que nos droits et nos libertés ont mangé une bonne claque à Ottawa dernièrement.Ça va être particulièrement intéressant d\u2019écouter Doucet mardi prochain .pour constater la décision qu\u2019aura prise Jean Béliveau sur le sujet.r Le cyclisme perd son roi \\ {%, r ; i La maladie force Merckx à la retraite t i IX L iri -\"Vï S \u2022v, it t 1 Mi Pi; ment, le meilleur ce fut souvent qui bat extrêmement lentement.C\u2019est un avantage physique évident, en particulier pour les efforts soutenus prolongés, mais c\u2019est loin d\u2019être l\u2019unique raison des quelque 400 succès professionnels \u2014 un record phénomal \u2014 du champion belge.Il s\u2019entraînait davantage et plus durement que la plupart de ses rivaux.Sa conscience professionnelle et son appétit insatiable de victoires étaient proverbiaux, au pointqu\u2019il était surnommé «Le cannibale».Dur au mal, peu souriant, manquant quelque peu d\u2019humour, trop «bon élève» en somme, il était admiré et respecté par les foules mais sa popularité ne touchait pas les coeurs comme un Raymond Poulidor par exemple.Marié et père de deux fillettes, Merckx a gardé malgré ses triomphes une modestie et une réserve remarquables.Il vit dans une luxueuse villa de la banlieue de Bruxelles où il a aménagé un atelier pour bichonner ses bicyclettes de course.PARIS (AFP) Merckx n\u2019essaiera pas en juillet prochain de gagner un sixième Tour de France ainsi qu\u2019il avait décidé de le faire lorsqu\u2019il y a un an, il peina tant dans les vols des Alpes.Il avait alors estimé qu'un état de santé imparfait ne lui avait pas permis de lutter avec les meilleurs.Il voulait obtenir sa revanche Eddy Merckx \u2014 sans doute le plus grand coureur de tous les temps, en tout cas celui qui a réalisé le plus beau palmarès \u2014 a notamment gagné cinq fois le Tour de France 1969, 70, 71, 72, 74, autant de fois le Tour d'Italie 68, 70, 72, 73, 74, le Tour d\u2019Espagne 73, ceux de Belgique 70 et 71 et de Suisse 74, et également toutes les grandes classiques.A sept reprises, il a terminé premier de Milan-San Remo 66, 67, 69, 71, 72, 75, 76 et fut le lauréat de la Flèche wallonne 67, 70, 72, de Gand-Wevelgem 67, 70, 73, de Paris-Roubaix 68, 70, 73, du Tour des Flandres 69, 75, de Liè-ge-Bastogne-Liège 69, 71.72, 73, 75, du Tour de Lombardie 71, 72, de Paris-Bruxelles 73 et du Grand Prix des Nations 73.Il a triomphé dans tous les pays d\u2019Europe et fut à trois reprises couronné champion du monde des routiers professionnels, en 1967, 1971 et 1974, et fut également champion de Belgique en 70.Comme nombre d\u2019athlètes de premier plan, Merckx a un coeur lui.,1 déclaré: -J\u2019ai décidé Merck: d\u2019abandonner la compétition.Je ne peux plus me préparer valablement pour le Tour de France que j\u2019avais espéré courir pour la dernière fois comme apothéose à ma carrière.XJ «La Faculté m\u2019interdit de courir encore au niveau élevé en compétition et je m\u2019incline.«Celte décision m\u2019est très pénible mais c\u2019est la plus honnête que je pouvais prendre pour mon commanditaire, pour le public, pour mes équipiers.«Avec Joseph Huismans et Rudi Altig, je dirigerai dorénavant l\u2019équipe C et A.Carrière imposante Révélé au grand public par une belle victoire dans le championnat du monde amateur en 1964 à Sallanches, Merckx a remporté plus de 500 magnifiques victoires et, le 25 octobre 1972, il s\u2019est approprié, sur la piste de Mexico, le record du monde de l\u2019heure avec 49 km 43195.et s\u2019en aller par la grande porte, 1978, durant ses premiers mois, ne lui a procuré que des déceptions et il ne put guère courir.Il avait repris l\u2019entrainement depuis quelques semaines, mais finalement il a dû se résoudre à mettre un point final à une carrière qui fut tout simplement extraordinaire.Le grand champion belge a pratiquement tout gagné en 12 années de professionnalisme et, le plus souvent, en faisant preuve d\u2019un panache hors du commun.«Le cyclisme est un sport et il est normal que, dans les courses, ce soit toujours le meilleur qui l\u2019emporte.J\u2019essaie toujours'd\u2019être celui-là», avait-il de dire.Et effective- % F?V tÿ> -r____S i.s- 1 .' m- S I i \\ ! tin, : 4 photo Robert Nodon, LA PRESSE Eddy Merck a décidé d'être honnête jusqu\u2019à la fin, il se retire de la compétition active sa santé se faisant chancelante.i \\coutume ¦ ir B 2 sports MONTREAL, VENDREDI 19 MAI 1978 iss f.sa# k m Gala de la Médaille d\u2019Or Les athlètes, ce sont Ses chevaux! \\ % *s % ÈÊ/Èàmm ï iES 4 1 m 'Mmm WN BB '\"''T V m 3# >1= m y .:¦¦¦¦¦ g :?¦ aie V A y;- : Üi .\u2022: X V :v> :S % K '¦& .MMi - : t \"\u2022> % ,, U F mm ¦ m m xS- :¦ \"mm y % ra:â y i ?.9 .y-:# : ' il j] >& m - iâ® \u2022\u2022¦y- Ü « *?\u2022 'm mm - *\u2022 m & mW* il m m & > m, y/;; ; \\ -# \u2018 s & s m u -I': M s s# & ¦ Photo Yves Beauchamp \u2014 LA PpES§E Gary Carter a attendu en vain la balle et n'a pu empêcher Dave Collins de créer l égalité 2-2 en huitième manche sur un double de Ken Griffey, sûrement le joueur du match.Les Reds l'ont emporté 3-2.Griffey mène Ses Reds à la victoire de 3-2 Ragera perd 1® emtch par sa suffi à déclencher la grosse machine rouge du Cincinnati! POUSSIÈRE DE LOSANGE.Pedro Borbon a bien travaillé au cours des deux dernières manches et il a ainsi protégé troisième victoire de la saison».César Geronimo, blessé à l\u2019épaule droite, n\u2019a pas joué.Joe Morgan a été limité à trois coups sûrs à ses 24 dernières tentatives.Stgn Bahnsen est incommodé par un malaise au coude droit.Et dire qu\u2019en 1974 les Expp$ avaient une fiche de 19-15 à pareille date.Steve Rogers, lui, présentait un dossier de 7-2.CINCINNATI 3, EXPOS 2 Lanceur gagnant: Norman,- perdant: Rogers En évidence: Griffey (4 coups sûrs et 2 points produits.Fait saillant du match: le but sur balles accordé par Rogers à Collins en huitième manche et le profond sommeil de Valentine sur les sentiers en quatrième manche.9,435 spectateurs.Les Expos 2e, à un match des Phillies.de ce genre que Rogers, malgré un talent indiscutable, se retrouve à sa sixième saison dans le baseball majeur avec une fiche assez banale de 64 victoires et 76 revers.C\u2019est peu pour un lanceur dont la moyenne de points mérités se situe à 3.24.Pourtant cela aurait été tellement plus plaisant si les Expos n\u2019avaient pas forcé Rogers à disputer un match corsé.Si seulement ils avaient pu profiter des largesses de Fred Norman en quatrième manche alors qu\u2019ils ont réuni deux simples et trois buts sur balles pour marquer un seul point.sur ce double dans la gauche.On soulignera également que Dick Williams a risqué beaucoup en envoyant Morgan, un frappeur gaucher, sur les sentiers pour affronter Foster, un droitier qui a été le roi des points produits dans la ligue Nationale en 1977.Mais, tout cela aurait pu être évité si Rogers s\u2019était contenté de défier Collins, un frappeur de .158 qui a réussi seulement deux coups sûrs en 14 tentatives dans le rôle de frappeur auxiliaire cette saison.Dans cette manche, une bévue de Valentine qui a été pris en défaut par un tir de Johnny Bench à Pete Rose a étouffé une poussée possible des Expos.C\u2019était l\u2019occasion rêvée d\u2019envoyer aux douches Norman (5-0), un lanceur que les Expos n\u2019ont pas vaincu depuis le 11 juillet 1973.Depuis, il a battu les Expos en six occasions pour porter sa fiche à vie contre eux à 8-4.Mais, tout de même, avec une avance de 2-0 en fin de match, Rogers n\u2019a pas su vaincre les Reds.Un but sur balles à Collins aura rv « Deux as, deux salaires Gilles Gendron a collecté plus de $600,000 l\u2019an dernier comme maître de sa profession, tandis que Michel Bergeron, nommé instructeur de l\u2019année dans la ligue Junior Majeure du Québec, touchait un salaire d\u2019environ $40,000.«Bien sûr, la différence est énorme, notait Bergeron.Par contre, je me considère très bien rémunéré pour la besogne que j\u2019abats.Et si un gars comme Gendron peut s\u2019arranger mieux que moi dans une autre ligne, je m'en réjouis.» Ici, Vincent Meilleur, le comptable d\u2019une vingtaine d\u2019hommes à chevaux, dont Gilles Gendron, tient à apporter les précisions suivantes: «D\u2019accord, Gendron est allé chercher $600,000 en bourses.Mais ces argents-là sont loin de s\u2019être retrouvés dans ses poches.Sa galette à lui fut d\u2019environ $230.000.Là-dessus, il faut déduire les impôts, même s\u2019ils sont minimes, les dépenses qui sont énormes et les achats de chevaux dont on ne peut se passer si on veut survivre dans cette jungle sans pitié.Finalement, en termes de salaire clair et net, il n'est resté qu\u2019environ $35,000 à Gilles pour mener un train de vie nettement supérieur à la moyenne.» Devant mon étonnement,Meilleur, lui-même copropriétaire de chevaux en association avec son père Charles et son frère Richard, a poursuivi: «L\u2019an dernier, notre Eastern Son a amassé $70,000 en bourses, ce qui faisait drôlement notre affaire.Les dix autres pensionnaires de notre écurie, eux, ont collecté en tout $40,000, ce qui donnait une recette totale de $110,000.So far so good.Ce que le public ne sait pas, c\u2019est que nos onze chevaux ont dépensé $66,000, ce qui abaissait notre profit à $44,000.Et comme on s\u2019est payé le luxe d\u2019acheter pour la somme de $35,000 un poulain-trotteur du nom de Triple H Song, un trotteur qui s\u2019empressait de se blesser à l\u2019entrainement peu après son acquisition, on a bouclé l\u2019année avec un profit de $9,000 seulement.Et dire qu'il s\u2019agissait là de notre meilleure année! » par Pierre LADOUCEUR Un but sur balles, c\u2019est tout ce qu\u2019il aura suffi pour lancer cette attaque de trois points des Reds de Cincinnati en huitième manche alors qu\u2019ils ont transformé un déficit de 2-0 en une victoire de 3-2.Le match était dans le sac pour les Expos! Ils avaient cette avance de deux points.Dave Concepcion a bien amorcé cette huitième manche avec un double et il a ensuite filé au troisième but sur le retrait à l\u2019avant-champ de Mike Lum.A ce stade-là de la rencontre, Rogers, qui venait d\u2019être sauvé par un beau jeu de Chris Speier sur le retrait de Lum, n\u2019avait pas à s\u2019énerver.Face à Dave Collins, un frappeur auxiliaire dont la moyenne en attaque se situe à .158, il ne pouvait se payer le luxe de jouer de finesse.Après tout, le coureur au troisième but n\u2019avait pas tellement d\u2019importance.Le retrait de Collins primait même si cela devait valoir un point aux Reds.Il aurait eu alors une priorité d\u2019un point à quatre retraits de la victoi- Mais, Rogers, fort probablement dans le but de sauver son jeu blanc, a lancé à Collins de façon à ce que ce dernier ne puisse produire ce point.Or, Collins a été patient et cinq lancers ont suffi pour l\u2019envoyer au premier but grâce à une passe.Le match était fortement compromis! Avec un seul retrait, Rogers devait affronter le début du rôle des frappeurs des Reds.Et, comme il fallait s\u2019y attendre, l égalité a été créée lorsque Griffey, grâce à un double, a produit deux points.Puis, quelques instants plus tard, après que les Expos eurent concédé une passe intentionnelle à Joe Morgan, George Foster poussait le point de la victoire au marbre.D\u2019aucuns diront que ma critique est sévère à l\u2019endroit de Rogers qui en était à son quatrième revers en huit décisions cette saison.On soulignera que Warren Cromartie n\u2019a pas brillé de tous ses feux en défensive lors de cette huitième manche.Cromartie a d\u2019ailleurs été trop prudent sur le coup de Concepcion.Par la suite, il a glissé en captant le coup de Griffey avec le résultat que Collins a pu marquer du premier but C\u2019est d\u2019ailleurs parce qu\u2019il commet trop souvent des fautes C\u2019est la guerre entre l\u2019AMH et le gouvernement IL® mpêehag® versus les pl^sWs Les équipes canadiennes ont beaucoup à perdre dans cette nouvelle aventure; tant Québec que Winnipeg et Edmonton n\u2019ont pas un besoin urgent de joueurs de dix-huit et dix-neuf ans tandis que les matches à guichet fermé disputés aux équipes européennes rapportent des liasses de beaux dollars bien commodes pour éponger des déficits parfois astronomiques.Les propriétaires américains n'ont pas à affronter ces contraintes; tout d\u2019abord, l\u2019Association canadienne de hockey amateur comme le gouvernement canadien n\u2019ont aucune emprise sur leurs affaires.Et deuxièmement, à l\u2019exception des matches contre les Whalers de la Nouvelle-Angleterre, les tournées aux Etats-Unis des équipes soviétiques, tchèques, suédoises et finlandaises ont été des fiascos financiers complets l\u2019an passé.«Nous avons à choisir entre les revenus du hockey international et la guerre à outrance sur tous les fronts contre la ligue Nationale et le gouvernement canadien,» a d\u2019ailleurs admis Me Marcel Aubut, gouverneur des Nordiques de Québec.Toutes ces manoeuvres ne visent qu\u2019un but à long terme: en rafflant les meilleurs juniors avant même qu\u2019ils n\u2019aient complété leur stage dans les rangs juniors, on veut exercer une pression énorme sur les clubs de la ligue Nationale moins bien nantis.Déjà, les clubs de l\u2019AMH ont annoncé officiellement qu\u2019ils avaient mis sous contrat des joueurs juniors de vingt ans qui ne seront repêchés par la ligue Nationale que dans une quinzaine et ici, au Winnipeg Inn, on ne cache pas que plusieurs jeunes de dix-huit et dix-neuf ans ont signé des contrats conditionnels à la décision qui sera prise aujourd\u2019hui.Vers minuit hier soir, John Bassett, celui qui a embauché Mark Napier, Wayne Dillon, Ken Lise-man et Pat Hickey alors qu\u2019ils étaient encore d\u2019âge junior, Harold Baldwin, le président de la ligue, Nelson Skalbania, le richissime propriétaire des Oilers d\u2019Edmonton, Marcel Aubut des Nordiques, Barry Chenko des Jets et quelques autres se sont engouffrés dans un ascenseur pour se rendre à la suite de l\u2019AMH pour par Rélean TREMBLAY envoyé spécial de LA PRESSE WINNIPEG \u2014 Comme si l\u2019Association mondiale de hockey n\u2019avait pas assez d\u2019ennuis et d\u2019ennemis, voilà que ses dirigeants réunis à Winnipeg se préparent à entrer en guerre contre le gouvernement canadien.Et les premiers \"'bus ont été tirés hier à Winnipeg par le ministre fédéral des Sports Mme Iona Campagnolo.Mme Campagnolo, est accourue à Winnipeg spécialement pour rencontrer les dirigeants de l\u2019AMH hier avant-midi et les convaincre d\u2019abandonner leur projet de repêcher tous les prospects juniors de moins de vingt ans.La rencontre a été orageuse si l\u2019on se fie au bref commentaire de Barry Shrenkow, le gouverneur des Jets de Winnipeg: «Elle nous a donné de la merde et a sacré le camp.» D\u2019autres gouverneurs de l\u2019AMH ont été plus explicites.D\u2019un côté, Mme Campagnolo a menacé les dirigeants de l\u2019AMH de faire annuler toutes les rencontres internationales déjà prévues au calendrier des clubs canadiens de l\u2019AMH, et de l\u2019autre, on a rétorqué que le gouvernement canadien n\u2019avait Jamais rien fait pour aider les villes dont Québec, Winnipeg et Edmonton dans leurs luttes pour se tailler une place sur la carte du hockey majeur.Lutte entre le Canada et les USA En fait, dès hier soir, le débat s\u2019est engagé entre les propriétaires des clubs américains de l\u2019AMH, Cincinnati, Houston, Nouvelle-Angleterre, Birmingham et Indiannapolts (où le propriétaire est un Canadien cependant) et les trois clubs canadiens de Québec, Winnipeg et Edmonton.entamer les discussions préliminaires.En politique, on appellera la nuit des longs couteaux.Cristaux de glace Il est fort probable que les cIQRs de Birmingham et de Houston demandent un sursis avant dîan-noncer qu\u2019ils poursuivront ou;itifci l\u2019aventure de l\u2019AMH., La troig$-me partie de la série finale pour l\u2019obtention de la coupe Avec aura lieu ce soir au Civic Arena^ffie Winnipeg.Les gens ont fait jp queue pendant trois heures mercredi afin d\u2019obtenir quelques Sires billets.LA PRESSE sera 18% .-seti ,y&yt : ¦*' .¦> mêm \\ - % mfTé , #/: a g Xv S ¦8 >> m* \"V./ 4\" # w5 rs I, m >\u2022> r sex /< 0 CLOCKl r \"Wtf*1 ,1 \u2018 TOUS II rJà * r.: o i v,-r >V^' zs Woody Allen SS ANNIE 1| HALE II Cinémas Canadians Odoon -, ANS JANE FONDA VANESSA REDGRAVE JASON ROBARDS HAL HOLBROOK sv '\u2022-I aVJ V U; EL S(/ ]#W/A Mumm POUR TOUS f.ÉTUDIANTS 14-17ANS 1 2e film \u201cWhite Slavery Sem.: Dei 10:30 o.m.Som.\u2022 Dim det 12:30 p.m.y îjya sS a 50 Un film de - Vers un destin insolite sur les flots bleus de l\u2019été t \\ K Sujet court au Dauphin U 1S if i; M (L'AFFAIRE BRONSWIK) Le Complot du Siècle L.y ¦ r.do k s CARREFOUR \u201e,si# 12:50 - 2:55 - 5.10 - 7.25 - 9:40 if Vt> \"Rex el Capitol\" f Lun.à sam.-.7:20 - 9:30.Dimanche: 1:10 - 3:10 - 5:15 - 7:20 - 9:30 1 I i STE-CATHERINE \u2022 BLEURY 866-8057 r -^ CHAMPLAID 2 v. S m# y -.BR0SSARD1 I le DAUPHIN 2 r STE-CATHERINE PAPINEAU s*^.\t524-1685 ST-JEROmE '.I I1 s REX BTf >.v: *y.w« V» r.BOUL TASCHEREAU 465-5906 pjv* V-:\t(MAIL CHAMPLAIN) S r-» ( >c'.«T-r j ; : r 1«\t° -V,V7.-: Z˱W#W# \u2022a j ¦a msr.-KiiS® BEAUBIEN PRES D\u2019IBERVILLE 721-6060 fz.'tr# rV ¦V ; l,.v i i\\T,.» t>.=*>»-«: V-AVAfl §&¦ r V-^U -3 Or- dU & La comédie surprise de l\u2019année!./ ' IV v .v r 1 M ,a >.9 i ; D y rX / »
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.