Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (11)

Références

La presse, 1978-06-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 4r * 6 SPECTACLES MONTRÉAL, VENDREDI 30 JUIN 1 978 CAMBER C Le québécois prend une débarque 4L* 1 & PAR MARTIAL DASSYLVA La saison d'été 197H obéit aux mêmes impératifs économiques et artistiques que les saisons précédentes.C\u2019est dire qu\u2019elle ressemble aux autres en ce qu\u2019on y retrouve une quantité majoritaire de textes de divertissement par opposition aux textes dits sérieux.Cette année, le rapport de for-JK| ces joue franchement aux dépens gW de la création québécoise.Alors qu\u2019au cours des saisons antérieures.la part faite à la création québécoise a atteint jusqu\u2019à 50% de l\u2019ensemble du répertoire, cette année cette part ne dépasse pas les vingt pour cent.En cette matière, le tour d'horizon est vite fait: rien à signaler dans les Lau-rentides, sauf une reprise de la Sagouine et la revue On perd le Nord de Gilles Richer: deux pièces de Georges Dor, dont l\u2019une au Pg Théâtre de Marjolaine sert de livret à la comédie musicale habituelle et une autre que le chansonnier bien connu crée à son théâtre de Saint-Germain-de-Grantham.Dans la région de Québec, Jean-Claude Germain propose un nouveau texte (Grand Théâtre), Jean-Marie Lemieux une reprise de Citrouille (TBC) et Lionel Villeneuve fait confiance à un nouvel auteur et à une comédie originale la Loi de la pesanteur de Pierre Goulet.Et je ne parle pas des quelques créations collectives prévues à Magog,\tSaint-Jean-Port-Joli, Percé et ailleurs.Sur l\u2019ensemble du territoire québécois, c\u2019est le boulevard \u2014 français, anglais ou américain \u2014 qui tient le haut du pavé.Ainsi, on assiste à un curieux retour en grâce d\u2019André Houssin, dont deux comédies seront jouées dans autant de théâtres.Que le Studio-Théâtre da Silva et le Théâtre de Saint-Sauveur en soient arrivés à mettre la même pièce à l\u2019affiche.Love, de Murray Schisgal, voilà qui surprend et qui en dit long sur la préparation des saisons estivales.W;'% i.A 6- ' .ft?.: < *?; a m i ##### ;.: - \u2018 * » ¦5» ¦ asm y 1 > AÉ , A m X' f, E t - ï ?* fro»-,'\t\u2022 s > \u2022 >: : II % » ¥ % ¦;S;i % BS Mg - i V Ill ;\u2022 ; m -> mm ¦ fm : ; S ¦ ¦ m mm | m Le théâtre d'été au Québec LA POUDRIERE (Ile Sle-Hélène) \u2014 «Play II Again Sam» de Woody Allen.Avec Len Walt, Philip Pretton et Jill Frappier.Jusqu\u2019au 5 août.«Man of Destiny» de George Bernard Shaw.En anglais et en français.Du 8 août au 9 sept.CENTRE SA IDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte Ste-Catherine) \u2014 «Side by side by Sondheim».Jusqu\u2019au 23 juillet.YOUVILLE COURT THEATRE (Ecuries d'Youville) \u2014 «The Fan-tasticks» de Tom J ones et Harvey Schmidt.THE BLACK THEATRE WORKSHOP (5733 ouest.Sherbrooke) \u2014 «The Gingerbread Lady» de Ncil Simon.Les 12, 13, 14 et 15 juil- THEATRE SAUVEUR (sortie GO, autoroute des Laurentides) \u2014 «Love» de Murray Schisgal.Avec Elizabeth Chouvalidzé, Yves Corbeil et Marc Legault.Jusqu'au li septembre.LA PLACE A RICHER (Ste-Mar-guerite-du-Lac-Masson) \u2014«On perd le nord», revue, avec Louise Latra verse, Pierre Labelie, Donald Lautrec et Françoise Lemieux.Jusqu\u2019au 2 septembre.LE THEATRE DU VIEUX QUEBEC (30 St-Stanislas) baret qui louche», création collective musicale.Avec Marie Tifo, Marie-Hélène Gagnon et Remi Girard.Du 28 juillet au 27 août.CAFE RIMBAUD (7-21 St-Stanislas) \u2014 «Le Journal d\u2019un fou» de Gogol.Avec Michel Vie).A partir du 5 juillet.THEATRE BEAUMONT-ST-MICHEL (sortie 215, autoroute 20) \u2014 «Les lois de la pesanteur» de Pierre Goulet.Avec Anne et.Lionel Villeneuve, ainsi qu\u2019Hélène LoiseUe.Jusqu'au 2 septembre.LA FENIERE (Ancienne-Lorette) \u2014 «Chérie noire» de François Campaux.Du 1er juillet au 10 août.«Fromage ou dessert» de Luis Rego.Du 12 août au 24 septembre.LE THEATRE DE L\u2019ILE (St-Pierre, Ile d\u2019Orléans) \u2014 «Mademoiselle Marguerite» de Robert Athayde.Avec Monique Leyrac.Du 11 juillet au 5 août.THEATRE D'ETE DU MANOIR ST-CASTIN (Lac Beauport) \u2014 «Ciel de lit» de J an de Hartog.Avec Léo Munger et Réjean Roy.Jusqu'au 30 juillet.«Du mariage au divorce» de Georges Feydeau.Avec Réjean Roy, Danielle Bissonnette et Katerine Mousseau.Du 4 août au 3 septembre.LE THEATRE YVON DUFOUR (Manoir du Lac Delagc) \u2014 «2+2= Sexe» de Richard Harris et Leslie Darbon.Avec Dorothée Berryman, Danielle Roy et Yvon Dufour.Jusqu\u2019au 3 septembre.MANOIR RICHELIEU (Pointeau-Pic, Charlevoix) \u2014 «Le Baby-Sitter» de René de Obaldia.Avec Andrée Lachapelle, Jean-Paul Dugas cl Lénie Scoffié.Jusqu\u2019au 3 septembre.LA ROCHE A VEILLON (St-Jean-Port-Joli) \u2014 «La mirobolante épopée d'Agathe Lamothe ou Swing, Agathe, Swing», spectacle du Théâtre de l\u2019Equinoxe.Jusqu'au 25 août.ZOOGEP GRANBY CIRCUS (Percé) \u2014 «Le fou du roi Igor chez les péteux de bretelles».Fantaisie musicale de Bernard Tru-del.Du 1er au 31 juillet.D E SAINT- «Le ca- THEATRE EXPERIMENTAL DE MONTREAL (320 est, Notre-Dame)\u2014 «Orgasme I: le Jardin».Jusqu'au 21 juillet.CAFE LA CHACONNE (338 est, Ontario) \u2014 «Le Tigre» de Murray Schisgal.Avec Louise I.aparé et Ghyslain Tremblay.Du 29 juin au 9 juillet.Du 26 juillet au 6 août.«Les Dactylos» de Murray Schisgal.Avec Lorraine Pinlal et Jean-Pierre Bergeron.Du 13 au 29 juillet et du 10 au 20 août.let.Rive sud LA RELEVE A MICHAUD (Calixa-Lavailée, route 20, sortie 93) \u2014«Ti-Mine Goulet», d\u2019après Raymond Lévesque.Avec Louise Deschâtelets, Claude Michaud et Alpha Boucher.Jusqu\u2019au 3 septembre.BATEAU-THEATRE L\u2019ESCALE (St-Marc-sur-le-Richelieu) \u2014 «Les Deux Vierges» de Bricaire et Lasaygucs.Avec Béatrice Picard, Denis Bouchard et Aubert Pallas-cio.Jusqu\u2019au 2 septembre.MANOIR D\u2019UPTON (Upton, route 20.sortie 90) \u2014 «Trop c\u2019est trop.même là c\u2019pas assez».Comédie musicale du Théâtre de la Dame de Coeur.Jusqu\u2019au 3 septembre.THEATRE D\u2019ETE SAINT-OURS (St-Ours-sur-le-Richelieu, route 20, sortie 69 et route 133 nord, direction St-Denis) \u2014 «La Grande Ribotc», production du Petit Théâtre du Grand Monde.Du 30 juin au 30 juillet.Rive Nord THEATRE DES PRAIRIES (Juliette) \u2014 «Vive la moralité publique» de Michael Pertwee.Avec Edgar Fruitier.France Des-jarlais et Gaétan Labrèche.Jusqu\u2019au 2 septembre.THEATRE DES MARGUERITES (Trois-Rivières-Ouest) \u2014 «Nina» d\u2019André Roussin.Avec Catherine Bégin, Georges Groulx et Albert Miliaire.Jusqu\u2019au 2 septembre.En tout cas, il est évident que les directeurs de théâtres d'été préfèrent, dans l\u2019établissement de leur programme, les sautillements dans le connu et l\u2019éprouvé que les sauts dans l'inconnu et l'inédit: on n\u2019explique pas autrement la présence de «classiques» comme les Deux Vierges, Mada me Idora.la Bonne Planque et Ciel de lit.A moins que la paresse y soit pour quelque chose.Plusieurs indices sérieux nous portent à croire que le théâtre d\u2019été est en panne ou en stagnation, du moins sur le plan artistique.Et au moment même où il serait peut-être temps que l\u2019on se penche en profondeur sur le phénomène, plusieurs nouvelles entreprises voient le jour.Cet été cinq nouveaux lieux s\u2019ajoutent à l\u2019itinéraire déjà chargé de la route dite «enchantée»: l\u2019un dans les Laurentides.un autre à Calixa-Lavallée (Ste-Théodosie), un troisième à Drummondville et deux autres dans la région de Québec.L\u2019avenir seul prouvera la pertinence ou la non-pertinence de certaines décisions.Finalement, trois troupes méritent d\u2019être classées à part: le Théâtre de Marjolaine à Eastman qui poursuit vaillamment son travail de création dans le domaine de la comédie musicale spécifiquement québécoise, le Festival de Lennoxvillc qui, malgré certains problèmes financiers, continue de travailler en fonction de la dramaturgie canadienne et le Théâtre du Bois de Coulonge à Québec, animé par Jean-Marie Lemieux qui en est à sa deuxième saison et qui tente courageusement de sortir des sentiers battus et rebattus.Pour l\u2019information des personnes qui se trouveront dans la région de Québec à ce moment-là, signalons que du 5 au VI juillet, à l\u2019intérieur du Festival d'été de Québec, se déroulera un Symposium de théâtre réunissant une cinquantaine de troupes dites de Jeune Théâtre.Les spectacles seront donnés dans le Vieux Québec à l'Institut canadien, au Théâtre du Vieux Québec, au Conservatoire d'art dramatique, au Café Rimbaud ainsi qu\u2019au Parc des Gouverneurs; et ils s\u2019adressent aussi bien aux adultes qu\u2019aux enfa tus.pi iiW m Pi- rn-.' & a Sherbrooke SS THEATRE DE MARJOLAINE (Eastman) \u2014 «Un simple mariage double» de Georges Dur, Louis-Georges Carrier et Léon Bernier.Avec Jean-Louis Millette, Carole Chatel et Mireille Deyglun.Jusqu\u2019au 3 septembre.THEATRE DU VIEUX CLOCHER (Magog) \u2014 «Les Passagers Clandestins», avec Geneviève Lapointe et Michel-René La-belle.Jusqu'au 30 août.CENTRE CULTUREL DE L'UNIVERSITE DE SHERBROOKE (Petite salle) \u2014 «La Quête du Q.» spectacle du Théâtre entre Chien et Loup.Du 6 juillet au 5 août.FESTIVAL DE LENNOX VILLE (LTniversité Bishop) Wheels» de John Gray.«One Night Stand» de Carol Bolt.«Herringbone» de Tom Cone.Et «Hosanna» de Michel Tremblay.Alternance.Du 1 juillet au 27 août.THEATRE DE L\u2019ATELIER (Sherbrooke, Parc Jacques-Cartier) \u2014 «La Bonne Planque» de Michel André.Avec Véronique LeFlaguais, France Arbour et Pierre Gobeil.Du 8 juillet au 26 août.88# ¦ ¦w'J # .4 - -, Dmmmcmdvilie fl THEATRE LES ANCETRES (St-Germain de Grantham, route 20, sortie 105) \u2014 «Un conte en noir et blanc» de Georges Dor.Avec Dcnyse Proulx, Jean-Pierre Masson, Johanne Garneau et Jacques Piperni.Jusqu\u2019au 2 septembre.THEATRE LE DAUPHIN (Drummondville, route 20, sortie 100) \u2014 «La Petite Hutte» d\u2019André Roussin.Avec Monique Chabot, Réjean Lefrançois et Robert Rivard.Jusqu\u2019au 2 septembre.THEATRE DE LA COOPERATIVE D\u2019ULVERTON (route 143, entre Richmond et Drummondville) \u2014 «L\u2019ostifi de show-mage».Avec Yvon Labonté, Daniel Lemire et Gaston Labonté.Jusqu\u2019au 12 août.8 a 'm photo Real St-Jcan, LA PRESSE Georges Dor en noir et blanc «18 avait demandé ù deux auteurs, Roch Carrier et Jean-Claude Germain de lui écrire deux pièces d\u2019une heure.Résultat?Le Cheval de Wellie est-il nu-pieds dans ses sabots?et l'Ecole des rêves jouées sous le titre général de la Clé des songes.Le spectacle devait attirer 3,600 spectateurs en 36 représentations.Georges Dor avouera qu\u2019en 1977 il avait, à plusieurs points de vue, rêvé en couleur et en musique, s\u2019en remettant à d\u2019autres du soin de la préparation et de l\u2019organisation du spectacle.Cette année, il a cessé de jouer les animateurs et il a pris ses choses en main.Il en est résulté ce Conte en noir et bianequ\u2019il a écrit et dont il a réglé la mise ne scène.Une comédie qui illustre, à son avis, que malgré les différences d\u2019âge, la distance n\u2019est pas très grande entre les 60 ans et les 20 ans.Georges Dor est l\u2019auteur québécois le plus joué cet été.Simple coïncidence, puisque le texte de Un simple mariage double qui sert de livret à la nouvelle comédie musicale du Théâtre de Marjolaine à Eastman a naguère été remis à Albert Miliaire, au temps où celui-ci était directeur artistique du Théâtre Populaire du Québec.Prévue pour la saison 1970-71, Il ne faut pas prendre des mariages doubles pour des mariages simples \u2014c\u2019était le titre original \u2014 la création de la pièce devait être reportée à la saison suivante, le texte ayant été remplacé par celui de Ben-Ur de Jean Barbeau.La démission d\u2019Albert Miliaire de la direction artistique du TPQ en mars de 1971 devait sceller le sort, du moins temporairement, de Un simple mariage double.L\u2019an dernier, c\u2019était la première saison complète du Théâtre Les Ancêtres aménagé par Dor à St-Gcrmain de Graninam, près de Drummondville.Georges Dor Les Laurentides STUDIO-THEATRE DA SILVA (Ste-Sophie-de-Lacorne, sortie 43, autoroute «Love» de Murray Schisgal.Avec Jacqueline Gauthier, Jean-Marie da Silva et Pascal Desgranges.Jusqu\u2019au 9 septembre.THEATRE DE SUN VALLEY (Ste-Adèle) \u2014 «Madame Idora» de Henri Bouy.Avec Henri Norbert, Lise Lasalle, Louis Lalande et Sylvia Gariépy.Jusqu\u2019au 3 septembre.THEATRE DE LA BUTTE DE VAL-DAVID (sortie 76, autoroute des Laurentides) \u2014 «L\u2019Escalier» de Charles Dyer, avec Guy Hoffmann et Jean-Louis Roux, en alternance avec «La Sagouine» d\u2019Antonine Maillet, avec Viola Léger.Jusqu\u2019au 3 septembre.Québec et la région des Laurentides) Théâtre pour enfants THEATRE DU BOIS DE COU-LONGE (Québec) \u2014 «Qui a volé les brosses à dents?» par le Saka-tou.Les 15 et 16 juillet.«La boite de Bulle et Globulle» par la Pie Tant Pis.Les 22, 23, 29, 30 juillet et le 5 août.«Un poulpe pourpre» par les Tentacules.Les 12, 13, 19 et 20 août.«Le chien Arachide» par le Théâtre des Confettis.Les 26 et 27 août, les 2.3 et 9 septembre.PARC DE L\u2019ARTILLERIE (Québec) \u2014 «Drôle de guerre» par les Productions pour enfants de Québec.Du 11 juillet au 19 août.THEATRE DU BOIS DE COU-LONGE (Québec) \u2014 «Citrouille» de Jean Barbeau.Avec Jean-René Quelle!.Diane Areand, Michèle Craig et Madeleine Arsenault.Jusqu\u2019au 5 août.«Le Tartuffe» de Molière.Avec Jean-Marie Lemieux, Christiane Raymond et Raymond Bouchard.Du 12 août au 9 septembre.GRAND THEATRE DE QUEBEC (salle Octave-Crémazic) \u2014 «Don Quick Shot, l'homme à la manque», de Jean-Claude Germain et Gaston Brisson.Avec Jean Guy, Denise Dubois et Michel Daigle.Du 4 juillet au 6 août.voir DE L\u2019EXTREME POETIQUE en CG ) \\ \\ > I LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 30 JUIN 1 978 C 2 LIVR\u20acS Un Français passionné du Québec r Romans policiers PAR GILBERT TARRA8 (collaboration spéciale) Lors du lancement en grandes trompes de ce livre, (Vivre le Québec libre), à l'Association : Québec-France, l\u2019auteur nous infligea un dis, cours-fleuve qui frisait par moments la démagogie.ce qui eut pour effet de m'éloigner de ce livre un certain temps.Je le retrouvai par hasard sur une pile d'autres livres «en attente» et décidai d'y jeter quand même un coup d\u2019oeil.ne fût-ce que pour la préface de Lévesque.Bien m\u2019en a pris, car je ne le quittai plus, s'agissant manifestement là d\u2019un livre-temoignage de facture très personnelle, écrit par un homme passionné et qui sait très bien retenir l'attention de son lecteur de bout en bout, et qui surtout nous montre les difficultés de mettre un pays \u2014 le Québec \u2014 sut la carte du monde, quand ce pays en gestation ne passe par aucun sensationnalisme de bon aloi qui généralement fait les manchettes des grands quand ce pays a décidé de se prendre en mains de façon légale et sans effusion de sang, quand ce pays ne connaît pas Vampires et chasseurs de vampires associations d\u2019idées qui témoignent d'une perpétuelle recherche: ardent à convaincre mais procédant par de prudentes démonstrations d\u2019évidence; empêtré dans son exceptionnelle popularité qu\u2019il semble vouloir se faire pardonner par le sourire d\u2019excuse qui ponctue ses phrases; orateur sans grande technique (pas de plan, pas de péroraison) mais merveilleux démonstrateur et magnétiseur de foules: en avance d\u2019une génération dans ses idées, en retard d\u2019une demi-heure dans ses rendez-vous; perpétuellement entouré de la fumée d\u2019une cigarette; bref simple silhouette, croirait on.si l\u2019on n\u2019était happé par son regard, par ses yeux clairs où brillent l'intelligence, la foi, le courage et l\u2019habileté» (pp.28-29).Une grosse partie de ce livre volumineux est consacrée au détail quasiment minuté du voyage du Général sous nos latitudes, depuis le pré-«débarquement» (du Général s\u2019entend, sur les rives du St-Laurent) jusqu\u2019à désem barque ment.Ce qui nous donne des chapitres entiers curieusement titrés: «Le débar- d'«histoires» (au sens d'historiettes et d'anecdotes épicées).Malien nous raconte, en effet, toutes les difficultés qu\u2019il eut pour corriger les préjugés et fausses perceptions que nos cousins français entretenaient à l\u2019égard du Québec (Maria Chapde-laine.les igloos, les Indiens d\u2019Amérique, le «pays sans histoire», que sais-je encore?), quand il arrivait qu\u2019ils connussent son existence (tout cela dans les années 60).En effet, comme l\u2019auteur le mentionne quelque part, les Français des années 60 ne parlaient pas plus du Canada (et encore moins du Québec) que de l\u2019Australie: tout ce livre nous montre par quels processus il s\u2019est fait qu\u2019en 1978, le Québec est sur toutes les lèvres.Voici comment Malien décrit Lévesque lors de sa première rencontre avec lui, alors que Lévesque faisait partie du gouvernement Lesage: «Fluet, front dégarni avec une mèche «qui ramène», vêtements de petit-bourgeois légèrement bohème; gestes vifs mais s\u2019achevant dans un arrondi amical; pensée audacieuse mais s\u2019enchaînant dans des quement, 23 juillet 1967 (matinée)», «Le discours du Frontenac,23 juillet 1967 (soir)», «La voie sacrée, 24 juillet 1967, de 9 heures à 19 heures», «Le mot (tout le monde aura compris duquel il s\u2019agit), 24 juillet 1967, après 19 heures», et ainsi de suite.jusqu\u2019en juillet de l\u2019année suivante, en 1968.Lin chapitre sur la période qui va de septembre 68 au 14 novembre 1976, que l\u2019auteur intitule: «Le palier», pour enfin, dans un dernier chapitre, nous parler du «Jour Q, le 15 novembre 1976».D\u2019origine marseillaise, avocat, journaliste puis diplomate, Pierre-Louis Malien passa quelque six années au Québec, pendant lesquelles il fut chargé de mettre sur pied la Délégation permanente de la RadioTélévision française au Canada et d\u2019organiser le célèbre voyage du Général ici.A nouveau, disons qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un livre bien documenté, écrit par quelqu\u2019un qui, manifestement, aime son objet d\u2019étude, et qui le décrit avec passion.Vivre le Québec libre, pur Pierre-Louis Malien, préface de liené Lévesque, édit, des Presses de la Cité, Montréal 1978.378 papes.PAR GILLES MARCOTTE grandes tionnaires».Martine Duclos, mannequin, brillante jeune femme a tout d'un coup l\u2019idée d\u2019un nouveau tissu capable de révolutionner le monde de la mode.C\u2019est le projet «Coquelicot» convoité, ardemment, par les faiseurs de mode.Les vampires entrent en jeu, tous crocs dehors.La chasse commence.L\u2019Agence Intertet, idées Ceux qui sont friands d\u2019histoires courtes, le genre de petites choses policières qui se lisent en un aller-retour Henri-Bourassa \u2014 Berri-De Montigny, auront de quoi se mettre sous la dent de l'oeil au contact de «Dossiers: danger immédiat.» «L\u2019époque actuelle a vu naitre, en provoquant une course au développement économique, une nouvelle forme d\u2019espionnage, sorte de crise de croissance: l\u2019espionnage industriel.«Il existe de par le monde des organisations, appelées quelquefois «agences», spécialisées dans la lutte contre ceux que nous surnommons LES NOUVEAUX VAMPIRES» écrit-on.anonymement (les nouveaux vampires ont la dent longue) en introduction de cet ouvrage disponible aux éditions France-Québec.Cela donne cinq «hallucinantes» anecdotes de 30 à 35 pages chacune, narrant les luttes épiques que se livrent vampires et chasseurs de vampires.Jacques Armand, Claude Barma.lan Stuart Black, Michel Lancelot, ont réuni efforts et imagination pour pondre ces histoires d\u2019espionnage moderne.Beaux efforts d\u2019imagination qu\u2019il ne faut pas confondre, paraîtrait-il, avec des histoires de science-fiction.L\u2019espionnage industriel, c\u2019est pas de la frime, faut prendre la chose au sérieux, malgré ses apparences d\u2019invraisemblance.Vol d\u2019idées, vol d\u2019inventions, les nouveaux vampires sont à l\u2019affût.Voilà qu\u2019ils s\u2019amènent, armés d'un attirail électronique à faire rougir James Bond lui-même, avides de sucer quel- «révolu- de petite pilules mystérieuses, La science au service de l\u2019espion, et ça continue ainsi, chaque histoire étant calquée sur le mèmè schéma: vampires pourehas-seurs et pourchassés.Cet ouvrage collectif, qui est à l\u2019origine un ensemble de cinq scénarii conçus pour une série télévisée chez nos petits cousins d\u2019outre-mer, aura donc ses charmes dans le métro.Mais attention! Ceux qui se connaissent une tendance à la paranoia feront bien de tenir compte de cette «inise-en-garde» au sujet des vampires, servie en guise de conclusion au résumé de ce livre.3$iP_ «Lorsque vous les connaîtrez mieux, vous n'aurez qu\u2019un seul désir: les éviter.Mais saurez-, vous les reconnaître?» est-il ; écrit, noir sur blanc.À signaler également, un autre ouvrage pour amateurs d\u2019histoires vite lues: UN JUGE, UN FLIC.«Promoteurs à combinés», bandits d\u2019affaires à Rolls-Royce ou truands à bolster, tous semblables, malgré leurs dissemblances.«Je décidai de peidnre un jour ces gens, de mondes divers, mais de scandale unique» explique l'auteur, Henri Viard, en avant-propos.Cela donne six petites histoires d\u2019une trentaine de pages chacune, qui se laissent lire dans le métro comme dans le bain.Dossiers:\tDanger immédiat, Jacques Armand, Claude Barma, lan Stuart Black, Nathan Télévision, 1977, 183 pages.Un juge, un flic, Henri Viard' P.cmy Simon, Nathan Télévision 19 77, 187 pages.* 1 1 ; : quotidiens.l\u2019après- .6 S spécialisée clans la lutte contre l\u2019espionnage industriel, s\u2019interpose.Roland Schuman, super-bol en génie, instigateur d\u2019un projet, ultra-secret évidemment, concernant un moteur linéaire, se fait enlever par les vampires.Ces voleurs des temps modernes n\u2019en veulent pas qu\u2019aux inventions, ils kidnappent aussi les cerveaux, à coups d\u2019hypnose et \u20acn podio Quelques livres pour les vacances PAR ANDRÉ MAJOR (collaboration spéciale) Ce sera bientôt le temps de partir avec, dans ses bagages, quelques livres \u2014 des poids légers.de préférence.Les diverses collections de poche nous proposent un peu de tout.Voici, en tout cas.quelques titres dont une des qualités est d'être divertissants au sens noble du mot.bien sûr.U sion blanche.Impuissance mal acceptée parfois, ce qui accule certains à une sorte de folie, mais dans la plupart des cas, c\u2019est la résignation qui l\u2019emporte sur la fierté.Au-delà de l\u2019aspect proprement documentaire et de la dénonciation, on se trouve en présence de personnages campés en vitesse mais dont la présence est tangible.Ça se lit avec plaisir, bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une certaine façon de littérature militante.Mais London n\u2019est pas le premier conteur venu.de force: passer d\u2019une intrigue à un événement apparemment sans rapport avec elle, mais cette confrontation, moins artificielle littérairement que chez Dos Passes, est d\u2019une très grande efficacité quand il s\u2019agit de situer les personnages dans un contexte plus général.Ainsi donc, grâce à une habilité de prestigidatcur à la Houdini, (l\u2019un des personnages épisodiques du roman), on se promène, on est charrié d\u2019un quartier d\u2019immigrants loqueteux aux palaces des millionnaires désabusés, sans jamais perdre le fil d\u2019un récit d\u2019une grande netteté de construction.Un modèle, irais-je même jusqu\u2019à dire.Et passionnant.ECRITS PACIFISTES de Jean Giono.Coll.Idées.Gallimard.310 pages.Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas à proprement parler d\u2019un livre divertissement ce recueil d\u2019essais qui réunit.Refus d\u2019obéissance, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Précisions et Recherche de la pureté.La plupart de ces textes étaient introuvables.Ils sont désormais disponibles.Ils permettront aux lecteurs de Giono de connaître tous les aspects de son pacifisme qui fut, dans la fureur guerrière, considéré comme une trahison, une complicité avec le régime de Vichy, alors qu\u2019à la lecture on constate qu\u2019il était autre chose: un refus radical de la guerre et de la mort.On est né pour la vie, dit en gros Giono, pas pour tuer ni pour être tué.Aucune cause ne lui semble mériter le sacrifice de la vie.En toute logique, partir au front est un acte non seulement gratuit mais profondément immoral.Certaines pages sont d\u2019une grande qualité, d\u2019autres plus polémiques ont vieilli.«Quand on n\u2019a pas assez de courage pour être pacifiste on est guerrier», dit-il.Profitons de l\u2019occasion pour signaler deux autres giono récemment parus.D\u2019abord, un recueil de nouvelles dont la moitié sont réussis, l\u2019autre d\u2019une grande maîtrise, par exemple celle qui donne son titre au recueil, Faust au village, chez Gallimard, bien sûr.II y a les Corbeaux, entièrement dialo-gués mais de quelle manière! C\u2019est l\u2019art de l\u2019allusion porté à son comble.Une femme vient de voir mourir son mari.Un voisin est là qui l\u2019assiste.Pas de larmes, pas de regrets ouvertement exprimés.On fait la liste des gens à prévenir, des gens à oublier.Cette liste-là est un condensé d\u2019histoires villageoise, avec ses intrigues et ses passions.Et puis le dernier paru, Fragments d\u2019un paradis (L\u2019Imaginaire pages).C\u2019est un texte que Giono aurait dicté vers 1944 et qu\u2019il qualifiait de poème.Ce n\u2019est pas son chef-d\u2019oeuvre.L\u20ac CHOIX DE LA CRITIQUÉ K: rattachées aux Indiens de la ente nord-ouest et quelque 125 objets appartenant à la Guiide canadienne des métiers d\u2019art.Jusqu\u2019au 3 septembre.pensable à son bonheur.Avec Gérard Depardieu et Patrick Dewaere remarquables et Carole Laure intéressante.Aux Pari- Hughette Proulx au secours.C'est mai connaître notre Nina.Fonceuse de nature, elle adore faire face à la musique ou plutôt elle excelle à la diriger elle-même.Gérard (son amant), et Adolphe (son mari) seront menés à la baguette.Catherine Bégin, en Nina, est un ouragan.Albert Miliaire, très détendu, s\u2019amuse beaucoup.Georges Groulx est plus nerveux, mais s\u2019en tire honorablement.On ne rembourse parles billets: le rire est assu- co O « ADOLF GOTTLIEB Un des participants les plus en vue du renouveau pictural qui souleva New York dans les années 40 et qui permit à la métropole américaine de détrôner la légendaire suprématie de Paris en ce domaine, Adolf Gottlieb inventa les «pictogrammes» en 1941.Ce sont ces «pictogrammes» que nous présente cette exposition.Ils illustrent la rencontre de la pensée surréaliste avec le formalisme naissant qui fit la gloire de l'Ecole de New York.Des oeuvres admirables! Une exposition importante! Au Musée d\u2019art contemporain jusqu'au 9 juillet.VOYAGES AVEC UN ANE DANS LES CEVENNES de Robert Louis Stevenson.Traduit de l\u2019anglais par~ Léon Bocquet.Suivi de documents inédits réunis par François Lacassin, qui signe également la préface.IM8.série l\u2019Aventure insensée.307 pages.I! n'est pas nécessaire d\u2019être un amateur de Stevenson pour prendre plaisir à cette lecture.; Ni d'être un disciple de Thoreau.L\u2019auteur de l\u2019IIe au trésor n\u2019a pas encore fait ses preuves, il est connu sous le sobriquet de «Veste de velours», quand il éprouve le besoin du grand air et de la solitude.Celle qui n\u2019est pas encore sa femme l\u2019a quitté pour retourner divorcer en Californie, du moins l\u2019espere-t-il.Il a vingt-huit ans, le sens de l\u2019humour, de ta fantaisie, une inaltérable bonne humeur qui nous gagne.Aux prises avec une ânesse rétive, il prend ses misères par le bon jbout, se lie avec les Cévenols qu\u2019il croise avec d\u2019autant plus de respect qu\u2019il les admire d\u2019avoir été des rebelles, lui qui, dans les aventures de David Balfour, un 'peu plus tard, célébrera les vertus du maquis.Il respire, s\u2019amuse, noue avec les choses un contact sensuel et toujours original.Aucune amertune chez lui.Un passant enchanté de tout.On \u2022sort de cette lecture avec des fourmis dans les jambes.Signalons que, faisant suite à ce récit de voyage, se trouvent des documents passionnants, en particulier cet Appel des routes, jamais paru en français jusqu\u2019à maintenant.sien 1, Rivoli 1 et Versatile 1.S.D.SARTORIS de William Faulkner.Traduit de l\u2019anglais (sic) par R.-N.Raimbault et H.Del-gove.Folio, no 920.Gallimart.474 pages.Ce roman, qui date de 1928, constitue sans doute l\u2019une des meilleures approches d\u2019une oeuvre immense, touffue, qu\u2019on ne sait trop par quel bout prendre.Il y a là tout l'univers que le romancier développera plus tard: le Sud et la fatalité, l\u2019abolition du temps au profit d\u2019une mémoire délirante, les comple- musique Festival d\u2019été de l\u2019Elysée MOZART: VIOLON-PIANO Une heureuse diversion, qui nous change des symphonies de Tchaï- Lcs nouveaux films intéressants se faisant rares, aussi bien revoir ceux qu\u2019un a aimés.Après Que la fête commence, le festival kovsky, des concertos de de l\u2019Elysée se poursuit avec un autre film de Bertrand Tavernier, Le Juge et l\u2019Assassin et Une Femme à sa fenêtre de Pierre Granier-Defcrre.A la salle 2, d'autre part, le programme est consacré à Gilles Carie dont on présente cette semaine la Vraie nature de Bernadette et la Tète de \u201e Normande St-Onge.Beethoven et des opéras de Verdi: les Sonates pour violon et piano de Mozart \u2014 en fait, comme précise le texte, pour piano et violon, le clavier y ayant autant d\u2019importance, sinon plus encore, que l\u2019archet.Il en existe un grand nombre et la quantité varie, selon les musicologues et ouvrages spécialisés, de 30 à 60.Szymon Goldberg, violoniste, et Radu Lupu, pianiste, en ont gravé 16.en trois coffrets de deux disques chacun.Bien sûr, ce ne sont pas là les oeuvres qui ont assuré à Mozart son immortalité; en fait, les mérites de l\u2019interprétation sont probablement plus grands que ceux de la musique elle-même.Goldberg et Lupu, en parfaits cham-bristes, y font entendre un dialogue unifié, le violoniste ne cherchant jamais à prendre là vedette, le pianiste se haussant constamment au-dessus du rôle d\u2019«accompagnateur».(London, trois coffrets de 2 d., CSA 2213, CSA 2244 et CSA 2245).re.NINA d\u2019André Roussin Théâtre des Marguerites Trois-Riv.-Ouest.Ouest.W l> BO\u2019JOU, NEEJEE ! 259 objets fabriqués au XVille et au début du X'.IXe siècle par les Indiens de la Plaine, les tribus huronnes et iro-quoises, celles de la forêt du Nord et des Grands Lacs composent cette magnifique exposition organisée par le Musée national de l'homme.Les pièces choisies pour la présentation sont à peu près inconnues du public nord-américain car elles furent pour la plupart rapatriées d'Europe tout récemment où des riches collectionneurs les conservaient précieusement.L\u2019exposition est un effort remarquable pour démêler l\u2019embrouillamini dans lequel on tenait la culture amérindienne.Les différences régionales sont savamment étudiées, l\u2019interprétation traditionnelle de la nature est mise en lumière et.surtout, la soi-disant prédominance de la culture occidentale sur les cultures dites «primitives» est sérieusement remise en question.Au Musée des beaux-arts de Montréal qui pour l\u2019occasion en a profité pour monter une autre exposition sur le sujet avec des oeuvres -de sa collection SOLEIL HOPI 'W Si vous ne savez quel livre emporter en vacances.en voici un quCge risque pas de vous décevoir: «Soleil hopi»-ile Don Le Cinéma des Nations Au Conservatoire d\u2019art cinématographique, a compter de dimanche soir, un panorama du cinéma mondial où sont représentés une quarantaine de pays, commence avec une série de films soviétiques.Dimanche à 19h, on pourra voir The Ascent (1977) de Larissa Chepitko \u2014 et à 2Jh, Quand passent les cigognes (1957) de Mikhail Kalatozov.Les deux films seront présentés en version originale avec sous-titres anglais.Au programme lundi et mardi: Pierre le Grand (1937-1938), première et deuxième partie, de Vladimir Petrov.Suivra, mercredi, la Ballade du soldat (1959) de Grcgo-ri Tclmukhaï.Talayésva (traduit en français pn 1959 et qui reparaît en librairie dans une nouvelle toilette).C*ést l'histoire toute simple.et combien attachante d'un indien Ilopi du Colorado qui, bien qu\u2019ayant sXfti l\u2019éducation chrétienne et américaine, décide à-la suite d\u2019une grave maladie de revenir à /aiyfe traditionnelle de sçrn clan dont il deviendra le chef.C\u2019est aussi la découverte de la Vite «organique» d\u2019une tribu indienne unifiée et animée par un mythe puissant où les rêves et:î'in-carnation rituelle des esprits jouent un rôle Important.Docutflépt précieux sur le ferment mythique qui assura la cohésion des sociétés traditionnelles, «ÿMeil hopi» nous éclaire-ilu même coup surles&aù-ses de désintégrattdOf dc la nôtre.\t- c.m J.::'F E.L.Doctorow xes raciaux, l'orgueuil de caste et la violence qui semble liée justement à cette fatalité à laquelle succombent les Sartoris, de père en fils.Chronique familiale, donc, enracinée dans l\u2019histoire régionale, mais dont le caractère universel s\u2019affirmera dans les oeuvres qui suivront, le Bruit et la Fureur et Absalon, Absalon! LES ENFANTS DU FROID de Jack London.Traduit de l'américain par Louis Postif.Préface ¦et bibliographie de Louis Lacas-iin.10-78, série l\u2019Appel de la vie.311 pages.Jack London fut un aventurier là sa manière.Sa fascination pour les paysages l\u2019apparente à \u2022Stevenson, de même que le culte de l\u2019action.Ce recueil de nouvelles indiennes, toutes situées \u2022Comme le titre l\u2019indique, dans le INord, plus précisément dans le nord-ouest du Canada a cette particularité de présenter le point de vue indien.Un point de .Vue peu réjouissant puisque, d\u2019une nouvelle à l\u2019autre, et particulièrement dans la Ligue des -$ifeux, la plus forte et la plus dense du recueil, ce qui saute Ig?yeux, c\u2019est l\u2019impuissance autochtones devant l\u2019inva- RAGTIME de E.L.Doctorow.Traduit de l\u2019américain par Janine Hérisson.Editions J\u2019ai lu.287 pages.Ce roman américain, tout best-seller qu\u2019il ait été, est fascinant, neuf par le ton, très libre de forme à l\u2019intérieur d\u2019un classicisme qui en facilite la lecture.A travers l\u2019histoire d\u2019une famille, c\u2019est tout un climat qui est évoqué, celui du début du XXe siècle, celui du ragtime justement.Doctorow réussit un tour LE BLITZ NINA Elle s\u2019appelle Nina.Elle a le tempérament et l\u2019accent comme E /vire Popesco et Ionesco.Venue rejoindre son amant, chez lui, elle tombe nez à nez avec son mari, un petit fonctionnaire grippé.Une autre aurait poussé les hauts cris et appelé roumain.Préparez vos mouchoirs Une petite comédie de Bertrand B lier: l'aliénation de la femme et la fatuité de l\u2019homme qui se croit indis- «Soleil hopi», par ÎBjttÇ.Talayesva, trad.ÇrÇge-viève Mayaux, Intwee Cl, Lévi-Strauss, Slôn 1959, 450 pages.Gallimard, 192 ' A 4- ?V > ; / LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 30 JUIN 1978 C 3 ~0\\ xTTITIXXTXIIX w festival d'feüté ^ V>du cinéma LXX1XI 1111 T T T Tl> awee 1 XT DANSEZ BALLET-JAZZ - ÉTÉ 78 ( votre été avec nous! c ¦Lgd r-' t :L- T SS'pour une FûROSSESSE rSflNS MfltiUSES, ü » .'» ECOLE DE DANSE LOUISE LAPIERRE INC. Icnn Jcccvti Tic Yonq W«mg\\ ^«*30.ptCCPN, Mondol-poile ou cKcqu* ii» $8.95 V Sem.: 9h:30 Dim.: 1 h:30 Sam.: 5h:305h:30 9h:30 % & f# (Fondée en 1973, depuis plus do 5,000 membres) 9h:30 3ü MILTONy04a-6OS3 Pour la première fois réunis des hommes et des femmes qui ont bouleversé le destin de leur pays.Inscription: jusqu'au 30 juin 78 Début des cours: 3 juillet 78 Fin des cours: 25 août 78 LES GRANDS FILMS DE L'ANNÉE 371 est.ruo Joon-Tolon.Dept P Montreal, H2R 114 La plupart des femmes préparées a vivre dans leur corps, les changements inhérents à la grosses sont pas LES GRANDS RÉVOLUTIONNAIRES X B * 1460 est, rue Mont-Royal (Près dos métros Mont-Royal ou Papineau) Lu grosso Ho est un etut normal, qui ne devrait enlroinor aucun malaise .»1II§1ÏÎ7 i DANS UNE MAGNIFIQUE COLLECTION ILLUSTRÉE en COULEURS LES GÉANTS DE 89: POUR TOUS > Mirabeau, Danton, Marat, Robespierre et Saint-Just.Un'tllm de COURS DE BALLET-JAZZ S ! BERTRAND I TAVERNIER LES SOCIALISTES SCIENTIFIQUES: Marx, Engels, Gramsci.Owen, Fourier, Blanqui, Proudhon, Louis Blanc, Bakounine, Flora Tristan et Louise Michel pour lo loisir, conditionnement physique par lo danse SOCIALISTES, UTOPISTES ET ANARCHISTES: r 1 Le spécialiste des Sciences Naturelles LIBRAIRIE 1E SUR LES LIVRES D\u2019ENFANTS BANDES DESSINEES LA PLEIADE c'est la culture mise a la portée de tous dans La Presse arts EN VENTE PARTOUT RABAIS DE 20 à 50% 4900/4906, avenue Verdun (angle de la 4e Avenue) Verdun.Quebec.et ¦ t sur les livres d'art et sur le reste dé stock.spectacles 761-7567 761-7578 Expédiez-moi sans frais ni taxe ies livres suivants: ?MA VIE AVEC ELVIS $9.95 Ci-joints: S.En plus de nombreux spéciaux à 75% ?MAMAN JE T\u2019AIME $9.95 D A LA RECHERCHE DU SECRET DES PYRAMIDES $12.95 BEN\u201d Libraire 6$ par choque ou mandat de poste PRESSES SELECT LTEE, 1555, ouest, rue de Louvain Montréal, Québec.Adressez à: Tel.: 387-6268 Expédiez à:\tNOM.ADRESSE L'histoire vécue d'une famille moderne de pionniers qui rejetièrent la civilisation.à jamais.¦ r. VOUS % 9 \u2022 » I O 1 O I* à ' INTERESSE.8ST w.mr wm Xpjls /u^ Ifur'Xunrr^ -rr^a!L æ'æJJZzt A^ifcrji^ a * M ' X 1 s: $\u2022 : 1 ¦ U A Ma#: ->c: r \\ Mr f I !\\\\ \\ y ' /' ¦ ' asm !_4®> ! am /Jyy^j A-/ ¦ /: : g 1 vous trouverez tout ce que vous cherchez programmes, horaires et critiques s \u2018 jzyuucu 2?xi- \\Ur?WAJ AjL> XJL -j si -£-u /Yrvrrvb# yJo-rcA^C ^ -JyWYxwJJj WK,\trfrxTTp^ \"T4, - ! s y ü -, - S m ' : > V m / 7» ' V I \\ * / I dans les pages \"Cinéma de la ) 9S y m 'y ' 1 / I \\ 6X9 MW & Coffre XVe s.Catalogne - bois polychrome XVIe s.Autriche - peinture A.Tapies.TaJ?,' 84-5- SO^> GALERIE DU MANOIR 4*0 8\tM^o \u2022 GaJ2)2/ ^ /K STATION DE MÉTRO \u2019 v I C To R, ' A EXPOSITION D\u2019ART ANCIEN ET MODERNE 30 (vin - 2 juillet t 978 de 1 3h à 21 h.Tel.: 467-0237 r art s Manoir Rouviile - Campbell, Saint-Hilaire et spectacles ¦S3 ÛJ La trilogie autobiographique de CLAUDE JASMIN i % .X : c'est la culture mise à la portée de tous dans La Presse œ ¦ m : % : - U &y a Sx roman ¦ ^5>p^a^^xw»*yj9K«!p»>x« x.121 m N.mkr LE CANADA A-T-IL UN AVENIR?Marie-Josée Drouin, B.Bruce-Briggs 306 pages - $11.95 A un moment où beaucoup se demandent si le Canada a encore un avenir, cette elude lente de dépeindre les divers contextes qui risquent de s'appliquer au Canada des années 1990.\", BONHEUR D'OCCASION Gabrielle Roy 396 pages \u2014 S3.95 FAMILLE-SANS-NOM 1837.Les Patr iotes .Le Québec Jules Verne 420 pages RIEN DETONNANT AVEC SOL Marc Favreau 173 pages \u2014 $7.50 Les textes des monologues désormais célèbres de Sol.le déshérité heureux, le naïf iilétré.porte-parole du désarroi et de l'angoisse universels.S3.95 Er S 6.95 S 6.95 ?\tL'Ecole entirouapée \u2014 Jacques Grand'Maison ?\tL'Enjeu \u2014 Dr François Cloutier .?\tRien détonnant avec Sol \u2014 Marc Favreau .?\tUn homme pleure .\u2014 Jean Mc Connell ?\tLes petits plais de nos grand-mères \u2014 Stéphane Moissan.Andiée Lcbel S 8 50 Ce livre est en vente partout.Pour le recevoir chez vous, il suffit d'envoyer un chèque au nom des.Editions internationales Alain Stanké, à l'adresse suivante: 1625 ouest, boul.de Maisonneuve, Montréal, Québec H3H 2N4 (Ajouter SO.25 pour frais de poste) S.V.P.écrire en majuscules NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL S 7 50 S 7.50 SM.95 Mann-Josée Drouin, B.Bruce Bnygs ?Le Canada a-t-il un avenir?des livres dont on parle Dans la collection Québec 10 sur 10 format de poche S 3 95 S 3.95 ?Bonheur d'occasion \u2014 GabricMe Roy Jules Verne TEL.?Famille-sans-nom C 6 LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 30 JUIN 1 978 0 0* TH\u20acATR\u20ac 4\t0 a i; De l\u2019extrême poétique à l\u2019extrême réalisme PAR MARTIAL DASSYLVA « Un conte en noir et blanc», ce n'est pas une pièce sur les conflits entre les générations.Ça ne défend surtout aucune thèse.Ça illustre, en noir et blanc, que 20 ans ou 60 ans, les comportements et les sentiments, c\u2019est pareil.avion miniature; le bourdonnement agaçant du moteur ressemble à celui d'une abeille géante et brouille en partie le vacarme provenance de la circulation de la 20.Quatre personnages se retrouvent en présence dans Un conte en noir et blanc:\tAmélie, une femme ordinaire dans la soixantaine qui vit avec sa petite dernière, laquelle étudie à l\u2019Option-Théâtre du cégep de St Hyacinthe; celle-ci a un ami, étudiant lui aussi au même endroit, dont le père, Pierre-Paul l.apri-se, dit P.-P., est veuf, parvenu et.millionnai-Le jeune homme vient reconduire sa «blonde», son auto tombe en panne et le paterne! s\u2019amène pour le re-scaper.C\u2019est par des accidents semblables que naissent les grandes passions et que démarrent les pièces de théâtre.Poétique et réalisme Georges Dor précisera à plusieurs reprises au cours de l\u2019interview que sa pièce n\u2019est pas une - - 39F V - -, Ég| cas, ça m\u2019a permis de croire que je pouvais écrire une pièce de théâtre.Ça importe peu que la pièce soit à la hauteur de nos rêves, pourvu qu\u2019elle soit un tout petit peu à la hauteur des rêves des spectateurs.» El il continuera après avoir avalé une gorgée de bière: «Ce que j\u2019ai appris de cette expérience?Au théâtre, c\u2019est ce que déclarait en substance Pierre Fresnay, ou tu amuses ou tu fais de grandes choses, car entre les deux c\u2019est très inconfortable.Mieux vaut faire du beau rase-mottes.L\u2019expérience de l\u2019année dernière m\u2019a appris notamment à mieux connaître les comédiens.» et blanc et gris, çj^t, de Gabriel Contant, et la musique interprétée par Hélène Caya est de,Luc Arsenault.çaises d'avant la guerre ne s\u2019intitulait-elle point la Vie en rose?«Il y a eu une mode de contester tout ce qui était sentiment généreux, noble, et de parler «rough», sous prétexte qu\u2019il fallait se montrer froid, dur, réaliste.On en est un peu revenu, mais chez certains jeunes comédiens, il faut encore vaincre une résistance.» de mes récitals, j\u2019ai découvert que je pouvais faire rire.Je racontais des histoires et je parlais au monde, et je me suis rendu compte que ça pouvait être drôle, parce que je voulais montrer l\u2019envers des choses.Mais après deux minutes, je décrochais.J\u2019aime beaucoup l\u2019humour, mais je n\u2019aime pas le défendre moi-même Maintenant j'en écris et je le fais jouer à d\u2019autre.«Pour ce qui est de la chanson, c\u2019est fini sur le plan professionnel.Après chaque spectacle, ici, je vais chanter.Je vais peut-être parler beaucoup plus que je vais chanter.Je ne sais pas.Tout ce dont j'ai besoin pour me laisser aller, c\u2019est d\u2019une bonne pianiste et d\u2019un spot.» Un conte en noir et b/ancest à l\u2019affiche du Théâtre les Ancêtres jusqu\u2019au 2 septembre.Denyse Proulx, Jean-Pierre Masson, Johanne Carneau et Jacques Piperni en sont les interprètes.Le décor en noir A r t $\u2022 s, CF v Georges Dor travaille actuellement à un récit poétique qui devrait être publié chez Fides., , Et.pendant qu\u2019il.rious fait visiter, au photographe et à moi-même,, le bureau qu\u2019il s\u2019est fait aménager dans l\u2019un des combles de sa maison d\u2019été, la conversation s\u2019engage sur les encans hebdomadaires qui ont lieu à Saint-Germain de Grantham.Et Georges Dor nous parle d'un sujet de pièce, d\u2019une fem me qui décide de vendre tout son barda pour émigrer vers la chaleur et qui, malheureuse, revient dans son patelin, convaincue d\u2019avoir vendu son âme.Un sujet en or, direz vous.Qui débouchera peut-être sur un autre conte en noir et en blanc, mais celte fois-ci agrémenté de rose et de jau- .X as m Rit 4# Georges Dor parle posément il a l\u2019air un peu fatigué.Nous sommes lundi et il fait une chaleur humide et écrasante.On aurait plutôt envie de flâner ou de roupiller.La première de Un conte en noir et blanc est prévue pour mercredi et il ne reste plus qu\u2019une générale et une avant-première.M i 1 :V if Photo Réal St-Jean Georges Dor Suite de l\u2019an dernier Ancien élève de l\u2019Ecole de théâtre du TNM, Georges Dur renoue maintenant avec le théâtre et l\u2019univers des comédiens.pièce à thèse mais une comédie.«Une comédie qui va de l\u2019extrême poétique à l\u2019extrême réalisme.Les jeunes sont là pour défendre la poésie, l'ardeur et la fantaisie: les vieux sont là pour les côtés plus prosaïques de la pièce.» «Du côté scénique, ajoutera Georges Dor, ma pièce n\u2019a pas le déroulement d\u2019une pièce de boulevard.Je laisse un peu au spectateur le soin de faire marcher son imagination.«Et au niveau de l\u2019écriture proprement dite, il y a des parties en pro- se et certaines parties en vers.J\u2019aime bien écrire en vers de huit pieds, en vers octogonaux.J\u2019aime bien aussi faire chanter des idées.Et c\u2019est ainsi que dans ma pièce on côtoie de temps en temps la grande bouffonnerie et la grande poétique.» Dor explique ensuite que certains extraits de sa pièce sont franchement romantiques et qu\u2019il y a parfois du rose à l\u2019intérieur du noir et blanc.Pourquoi devrait-on s\u2019y opposer, puisque, selon lui, l'une des plus grandes chansons fran- co.«Sur le plan théâtral, dira-t-il, la production de celte année est dans la suite de ce qui s\u2019est passe ici l'an dernier.Quand on voit quarante fois la même pièce, quand on entend quarante fois des textes qui n\u2019ont pas, d\u2019un soir à l\u2019autre la même résonance, et la même signification, forcément on est influencé.Dans mon A l'intérieur du Théâtre les Ancêtres, l'oncle Alcide «loyal s\u2019affaire à poncer les bancs, la fille de Georges Dor frotte et époussette, sa femme, Margot, répond au telephone ci fait les réservations.A l\u2019extérieur, dans un champ voisin, des amateurs s'amusent à faire vriller dans les airs un J aime l\u2019humour Comment lui est venue cette idée d\u2019écrire pour le théâtre?Dor qui a abandonné en partie la carrière d'auteur-inter-prèle \u2014 il enregistre des disques et préfère les récitals semi-poétiques intimes \u2014 affirme: «Au cours de mes tournées et ne.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.