La presse, 7 juillet 1978, Cahier A
[" fÿ::üï¥mrymââmms régions de Montréal et Québec, a l\u2019heure actuelle, le contrôle de l\u2019offre et de la demande des services médicaux échappe en grande partie aux administrations hospitalières.Une possible limitation du nombre de médecins dans les hôpitaux pourrait restreindre en même temps la mobilité des médecins entre les divers établissements.Dans le cadre des mesures envisagées pour assainir la situation financière des hôpitaux du Québec, le gouvernement a l\u2019intention d\u2019apporter cet automne des modifications législatives au domaine de la santé.Celles-ci auront probablement pour effet de limiter le nombre des médecins dans les hôpitaux, de freiner leur mobilité entre les divers établissements et de permettre un contrôle accru sur leurs acti- par ailleurs l\u2019adoption des mesures administratives nécessaires pour contrôler la situation financière des centres hospitaliers, notamment en transférant à la Régie de l\u2019assurance-maladic la responsabilité du paiement des médecins et exigeant des centres la soumission de rapports périodiques.Le président de la Fédération des médecins spécialistes admet la difficulté d\u2019y voir clair avec le double régime d\u2019honoraires (assurance-hospitalisation et assurance-maladie).sommes ouverts à toutes les discussions», a déclaré le Dr Paul Desjardins.Les modifications législatives envisagées visent aussi, indirectement, à aplanir les disparités régionales au niveau de la répartition des effectifs médicaux spécialisés.On espère que les médecins essaiemeront hors des vités professionnelles.«La législation actuelle, a d\u2019ailleurs fait remarquer récemment le ministre des Affaires sociales, Denis Lazure, favorise la mobilité des médecins au point de rendre difficiles aux hôpitaux des prévisions et un contrôle budgétaires adéquats».En fait, à l\u2019heure actuelle, un médecin est en mesure de s\u2019assurer des entrées et d\u2019exercer dans deux ou trois hôpitaux, qui, ainsi, comptent parfois trop de chirurgiens pour le nombre de salles d\u2019opération ou trop de médecins pour le nombre de lits disponibles.«On vise, a précisé M.Lazure, à élargir la marge de manoeuvre des administrateurs pour qu\u2019ils puissent se prévaloir d\u2019autres critères que celui de la compétence pour décider de \u2022 l\u2019admission des médecins».Devant cette situation, le Conseil des ministres a approuvé «No us \u2014 page A 6 25 CENTS pSiit .eseUt ¦ £$5 V i\\it jif i 3u-6 m ¦> \u2022.\u2022: ÉMfe Si'-' El I - #11 ?Æ> : m % 8 a TV a ., ;,E sa : ' ' .a a président Carter a lancé hier un appel pour l'arrêt immédiat des combats.Washington a de plus confirmé que des entretiens ont eu lieu avec plusieurs gouvernements en vue de la convocation du Conseil de sécurité de l\u2019ONU.D'autre part, sept avions à réaction israéliens ont semé la panique en survolant la capitale libanaise peu après une nouvelle attaque des Syriens contre un quartier chrétien.Il s'agissait de faire comprendre à Damas qu'lsraël ne laissera pas annihiler ses alliés chrétiens.Enfin, le président libanais, M.Elias Sarkis, a joué sa dernière carte en menaçant de démissionner pour tenter de mettre un terme aux tueries et amener la Syrie à revenir sur les conditions qu elle voudrait imposer au Liban.La crise libanaise s'envenime et menace de s'internationaliser.Après six jours de dévastation des quartiers chrétiens de Beyrouth par les forces syriennes de dissuasion, le 1 iSS m 38 si\".P p: , .V m i f.m m V/ V, \\ 9Ü Sfe 'î ® Les sellwdes^ du i 1 Vj ^ I F m m ¦} 8 -, i \\ V \u2022\u2022\u2022 H g par Jean PELLERIN m XI Va ¦H tifi '\u2022 M* W.\u2014 pageB 5 \u2014 page A 4 fm SH i; ¦-\"'.visV,;.:.\t: ;.ailii P HHR?H / Les Témoins de Jéhovah sont plus de 2 millions à travers le monde r* Fa J ¦û m \u2022V.E> a ; \\ I r » : mwi > m LxS'ê ïM.TT F r y^>,> >a' pho*o R«*no Pico'd, LA PRESSE M.Paul-Emile Sauvageau.directeur de l\u2019Office d\u2019embellissement de Montréal, en compagnie d\u2019un inspecteur du Service de la prévention des incendies, examine le contenu en objets et déchets de toutes sortes, d'un hangar situé à l\u2019arrière d une maison de chambres de la rue Amherst, dans le quartier Saint-Jacques.Vaste «operation nettoyage pour prévenir les incendies durer au moins trois semaines, à raison de trois jours par semai- j ' % M.Sauvageau n'en est pas à sa | première expérience dans ce domaine: il faisait observer, au cours de sa tournée d'hier qu\u2019une visite dans le quartier Saint- 5 Henri, il y a un mois, avait per- c mis à la Voie publique d\u2019enlever | plus de 200 tonnes d\u2019objets et de « déchets de toutes sortes que les gens avaient accumulés.«Ce que nous voulons surtout, g explique-t-il encore, c\u2019est rappe- -1er aux gens que cette accumula- % tion de toutes sortes d\u2019objets est j pour eux un risque constant d\u2019in- f cendie.Ils peuvent pourtant s\u2019en débarrasser facilement chaque semaine.» » \u2014 page A 8 OEUFS: le plan conjoint étouffe le marché qui ne leur sont d'aucune utilité! Ainsi, hier, au cours de la visite des inspecteurs, journalistes et photographes ont pu se rendre compte de visu de la négligence des propriétaires.Sur la rue Amherst, par exemple, un propriétaire gardait depuis belle lurette déjà toutes sortes de cho-hétéroclites dans un vieux reil», faisait remarquer au cours de sa tournée, M.Paul-Emile Sauvageau.directeur de l'Office d\u2019embellissement de Montréal, «les gens amassent toutes sortes de choses qui deviennent, au fil des années, de véritables foyers pour le feu.» D\u2019ailleurs, c\u2019est surtout à la suite d'une recrudescence des incendies dans certains secteurs de la métropole que la Ville a créé celte campagne de visites intensives qui ont été à l\u2019origine, selon M.Sauvageau, dans les secteurs Saint-Louis et Saint-Henri par exemple, d'une diminution des incendies.Il est quand même étonnant de voir tout ce que les gens peuvent amasser comme vieilles choses par Georges LAMON C\u2019est dans le quartier Saint-Jacques, situé entre les rues Amherst et Papineau et borné au nord par la rue Sherbrooke, que les inspecteurs du Service de la - prévention des incendies et de la voie publique de Montréal ont entrepris, hier matin, leur «opération nettoyage».II s\u2019agit particulièrement, par le biais d\u2019une visite intensive des ruelles, cours arrières, hangars et sous-sols des maisons et des commerces, d\u2019inviter propriétaires et locataires à se défaire de toutes les vieilles choses inutiles qu\u2019ils ont empilées au cours des années.«Partout où l\u2019on va c\u2019est pa- Arts et spectacles \u2014Informations: B6 à B 10 \u2014Horaires: B 1 1 Bandes dessinées: D 3 Décès, naissances, etc.: D 1 I Economie: B 1 à B 4 Êtes-vous observateur?: C 7 Horoscope: D 3 Jardins et maisons: D 7 La mode du jour: D 9 Mon oeil sur Montréal: B 1 1 Mot mystère: D 3 Mots croisés: D 3 Petites annonces: C 5 à C 1 1, D R à D 10 Radio et télévision: B 1 1 ne.I ses hangar et dans une entrée de cour.«Je ne comprends vraiment pas pourquoi les gens ne se débarrassent pas de tout cela», a fait remarquer M.Sauvageau.«d'autant plus qu\u2019ils peuvent le faire chaque mercredi.» Scion M.Sauvageau.l'actj «opération nettoyage» da quartier Saint-Jacques devrait V\".ROMAN w& a mort d'un général: C 5 Sports: C 1 à C 4 Vivre aujourd'hui: D 1, D 2 \u2014 page B 6 Affaire Maschino: nul ne croit au chantage Californie: un budget amputé de $1,5 milliard -ii > m Me Jacques Bellemare, l\u2019avocat de Denis Maschino, fait remarquer quant à lui que M.Zcghar a refusé à trois reprises de conduire sa soeur dans une ambassade canadienne \u2014 territoire neutre \u2014 où il aurait pu la rencontrer et converser avec elle en l'absence de son frère.Il avait proposé les ambassades de Paris, Genève ou Madrid, et avait même déjà acheté un billet d'avion pour Paris.Enfin, le sergent-détective Jacques Goupil, de la Sûreté municipale de Montréal, a précisé que Dalila n'avait pas pu quitter le Canada avec son passeport comme elle l\u2019a affirmé, puisque ce document avait été versé au dossier qui a été remis au procureur général du Québec.«Tant que Dalila Maschino ne viendra pas s\u2019expliquer ici, dit-ii, rien ne sera réglé dans cette affaire».Les autorités canadiennes, tout autant que les parents et amis de Dalila Maschino et de son mari, n'ont pas caché leur scepticisme devant les déclarations que la jeune femme et son frère, M.Messaoud Zcghar, ont faites cette semaine à un journaliste suisse.Les allégations de chantage émises à l\u2019endroit de Denis Maschino sont considérées par les gens qui connaissent le jeune couple comme une pure invention: ils affirment que Dalila a été forcée par son frère de noircir ainsi son mari.M.Maschino.qui est pour l\u2019instant introuvable.pour les journalistes, avait lui-même tout nié la semaine dernière, en précisant que Dalila avait été poussée à dire de telles choses à son sujet.Quant au père de Denis, M.Maurice Maschino, il souligne que si sa bru est aussi libre qu\u2019elle le dit, qu elle vienne à Paris ou qu\u2019elle aille ailleurs dire tout cela sans la presence de son frère.-, V \\ LOS ANGELES (AFP) \u2014 Le gouverneur de la Californie, M.Jerry Brown, a signé hier le budget 1979 de son Etat qui s\u2019élève à 14,7 milliards de dollars.La victoire des partisans de la Proposition 13, qui limite les taxes foncières en Californie, l\u2019a amputé de $1,5 milliard.L\u2019adoption par référendum de cette Proposition 13 et les pertes de recettes budgétaires qu elle entraîne ont notamment rendu nécessaires des limitations de hausse de salaires pour les 224,000 employés de l\u2019Etat et des réductions de programmes sociaux d'aide à la famille.Le budget 1979 de la Californie est inférieur de 10,6 millions de dollars à celui de 1978.C\u2019est la première fois en 17 ans que le budget de l\u2019Etat est en baisse, a commenté le gouverneur Brown.i M r L\u2019éolienne s\u2019écrase La génératrice éolienne qu\u2019expérimentait l\u2019Hydro-Québec aux Iles-de-la-Made-leine depuis mai 1 977, s\u2019est effondrée hier sous la force des vents.Sur notre photo, le directeur du projet, Peter South.Hâvre-aux-Maisons avait été choisi site de l'expérience parce que c'est l\u2019endroit le plus venteux du Canada.donc un site idéal pour des expériences sur la puissance du vent! comme \u2014 page B 12 \u2014 page A 6 Denis MASCHINO -'4 l X LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 7 JUILLET 1 978 A 2 *4 En visite à Vancouver Trudeau pris par la bière, les élections et la constitution ' X \u2022\\y ' % i B peine et de misère au NPD en 1974, avec seulement 57 voix de majorité.M.Lee jouit de solides appuis dans la communauté chinoise dont il est issu, mais pourrait perdre son siège à cause de la politique fédérale en matière de pêcherie.Une autre circonscription clé est celle de l\u2019actuel ministre de la Justice, Ron Basford.Celui-ci a vu ses majorités décliner de 14,000 à 2,000 voix au cours des derniers scrutins, et on se fie beaucoup sur le nouveau candidat Art Phillips\" pour garder le comté dans le giron libéral.Ancien maire de Vancouver, M.Phillips est une figure très connue dans cette ville.Dans le nord de la province, le ministre d\u2019Etat à la Santé et au Sport amateur, Mlle loua Campa-gnolo, risquerait elle aussi de perdre son comté, alors qu\u2019ail-leurs en Colombie, cinq sièges ont révision de la constitution canadienne.L'assemblée avait débuté par une salutation à la Reine à qui les convives ont rendu un autre hommage ultérieurement alors qu\u2019ils se sont massivement levés pour lui porter un toast.A cet effet, M.Trudeau s\u2019est assuré les applaudissements de l\u2019assistance lorsqu'il a réaffirmé l\u2019intention de son gouvernement de garder le Canada en système monarchique comme le prévoit d'ailleurs son projet de loi sur la réforme de la fédération.De fait, tout le discours du premier ministre visait à expliciter cette réforme.!- été remportés avec 1,000 vois ou moins de majorité en 1974.Énergie L\u2019annonce faite par Ottawa, plus tôt cette semaine, de la mise sur pied d\u2019un vaste programme de conservation de l\u2019énergie n\u2019était donc pas fortuite et a servi au contraire à paver le passage du premier ministre en Colombie-Britannique.Au terme de ce nouveau programme, les compagnies forestières de Colombie recevront $233 millions du gouvernement fédéral, somme leur permettant de mieux recycler les déchets du bois pour la production d\u2019énergie.M.Trudeau poursuit aujourd\u2019hui la conquête de l\u2019Ouest à Calgary où il doit présidet à l\u2019ouverture du Stampede.Depuis six mois, le premier ministre s\u2019est rendu dans toutes les grandes villes de l\u2019Ouest, à l\u2019exception de Winnipeg.par Mario FONTAINE envoyé spécial de LA PRESSE VANCOUVER \u2014 En se rendant en Colombie Britannique hier, le premier ministre Trudeau voulait expliquer son projet de réforme constitutionnelle, et préparer le terrain en vue des prochaines élections générales.Ce qu\u2019il ignorait, c\u2019est qu\u2019un problème autrement plus sévère obsède les Colombiens dans le moment: la bière.Ou plutôt, l\u2019absence de bière.Toutes les brasseries de la province sont en effet paralysées par des grèves ou des lock-out depuis plusieurs semaines, et les gosiers crient sécheresse outre Rocheuses.A tel point que les plus assoiffés s\u2019en prennent maintenant à la politique linguistique du gouvernement Trudeau, qu\u2019ils accusent de bloquer des milliers de caisses de bière à la frontière américaine sous prétexte que les bouteilles portent des étiquettes rédigées en anglais seulement.Le premier ministre a dû rétablir les faits lui-même hier devant 1,200 membres du Canadian Club local.La langue n\u2019a rien à y voir, c\u2019est tout simplement que les étiquettes ne sont pas «litrifiées», devait-il affirmer ù un Interlocuteur incrédule.mt & # i* t * t * U À Si ï- = Mi.% Aucun argument vraiment nouveau, sinon que M.Trudeau a insisté sur le développement récent des pouvoirs des provinces, ce qui explique, selon lui, le besoin que les Canadiens ressentent de remettre à jour leur constitution.Visite politique Beaucoup plus qu\u2019une tournée constitutionnelle, c\u2019est surtout une visite politique de vingt-quatre heures que M.Trudeau allait faire en Colombie-Britannique.Avec l\u2019Ontario, cette province risque de faire toute la différence lors des prochaines élections fédérales.Les libéraux y détiennent 8 des 23 sièges, mais craignent une poussée du Parti conservateur qui contrôle déjà 13 circonscriptions.Autrefois dominants, les Néodémocrates ne disposent plus, quant à eux, que de deux députés.M.Trudeau s\u2019est donc rendu, hier matin, dans Vancouver-Est, que le libéral Art Lee arrachait de il (Télépftoto PC) Le premier ministre Trudeau sourit aux curieux de la fenêtre de sa limousine quelques minutes après son arrivée à Vancouver.: Chrétien trace un bilan positif de la diminution de la taxe de vente par Pierre-Paul GAGNÉ envoyé spécial de LA PRESSE WINNIPEG \u2014 Les premiers effets de la diminution de la taxe de vente ont déjà commencé à se faire sentir.En effet, selon le ministre fédéral des Finances, M.Jean Chrétien, la vente au détail, au cours des mois de mal et de juin, a augmenté dans une proportion de 15 à 22 pour cent, dépendant des régions du pays, par rapport à l'an dernier.Au Québec, cette proportion est d\u2019environ de 20 pour cent.Tel est un des éléments «optimistes» qui se dégagent de la réunion des ministres fédéral et provinciaux des Finances qui se déroulait hier à Winnipeg.De façon générale, les ministres des Finances se sont entendus pour dire que le Canada connaît présentement une période de reprise économique assez encourageante.Cette reprise, de l\u2019avis de tous, serait principalement due à la dévaluation du dollar canadien, à la réduction (ou l\u2019abolition sélective, dans le cas du Québec) de la taxe de vente, ainsi qu\u2019au fait que, malgré l\u2019absence de contrôle, les salaires payés dans l\u2019Industrie n\u2019ont pas beaucoup augmenté au cours des derniers mois, ce qui rend nos produits plus compétitifs.Selon M.Chrétien, il est possible de constater la reprise à partir des facteurs suivants: \u2022\tla vente au détail a augmenté dans une proportion de 15 à 22 pour cent; \u2022\tles exportations canadiennes aux Etats-Unis ont considérablement augmenté, alors que les importations n\u2019ont pas bougé; \u2022\tla dévaluation du dollar a déjà pour effet d\u2019augmenter de façon importante le nombre de touristes américains qui viennent au Canada et de diminuer le nombre de touristes canadiens allant aux Etats-Unis.Ce qui fait que, de façon générale, les Inventaires ont diminué et qu\u2019il y a Heu d\u2019être «modérément optimiste» pour les prochains mois.Chômage Ce qui n\u2019empêche pas les ministres provinciaux des Finances de s\u2019inquiéter du fort taux de chômage.De l\u2019avis du ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau, il est fort Improbable que la relance économique qui vient de débuter réussisse à avoir un effet important sur le taux de chômage.C\u2019est pourquoi il a enjoint hier le gouvernement fédéral, d\u2019adopter des mesures à court terme destinées à réduire ce taux de chômage.Au nombre des mesures réclamées par M.Parizeau de la part La reine Après une allocution d\u2019une trentaine de minutes, M.Trudeau avait en effet accepté de répondre à une dizaine de questions venant de la salle, questions qui portaient tantôt sur l\u2019application de la loi 101 au Québec, tantôt sur des problèmes locaux ou encore sur la du gouvernement fédéral, on pourrait citer: \u2022\tl\u2019aide financière aux industries des «secteurs mous» qui veulent se moderniser; \u2022\tla participation du fédéral au programme québécois de relance de l\u2019industrie des pâtes et papier; \u2022\tle lancement de projets précis d\u2019Ottawa en ce oui a trait à l\u2019industrie navale; r \u2022\tl\u2019encouragement du gouvernement fédéral à l\u2019implantation d\u2019une usine de pièces d\u2019automobile de General Motors au Québec; \u2022\tla poursuite des programmes fédéraux en matière de traitement des eaux usées.Bonne note Comme il se doit dans ce genre de conférence, le ministre Chrétien a pris bonne note des demandes québécoises, ainsi que des autres provinces, sans toutefois s\u2019engager de façon précise.Cependant, il a tenu à averti?les provinces que, d\u2019une part, Ottawa ne peut pas se permettre de trop jouer au «Père Noël» éri raison de son déficit budgétaire particulièrement élevé et que/ d\u2019autre part, il n\u2019est pas question, du moins pour l\u2019instant, d\u2019allonger pour six mois de plus\" la période de diminution de la-taxe de vente financée par Otta- wa.M.Chrétien a finalement aq-; noncé qu\u2019une autre conférence fédérale-provinciale des minls^ très des Finances aura lieu en.octobre pour préparer le sommet économique des premiers ministres du pays qui doit se tes nir en novembre.Lors de la prochaine confié^ rence des ministres des Finances, celle d\u2019octobre, les ministres responsables des question#, énergétiques seront également; conviés.LA MÉTÉO à Montréal AUJOURD\u2019HUI DEMAIN Minimum: 17 Ensoleillé, passages nuageux, possibilité averses Maximum: 30 i Averses et orages au Québec Loto Canada RÉGIONS Abitibi Outaouois laurentides Cantons de l'Est Maurkle Québec Lac-Saint-Jeon Rimouski Gasf>6sio Baie-Comcau SepNIes *1=,.AUJOURD\u2019HUI DEMAIN Min.Le fédéral ne reculera pas Pass, nuageux et aver.Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages Averses et orages 30 Averses 30 Ens.devenant nuageux 30 Pass, nung, posa.orag.30 Ens.devenant nuageux 30 Pass, nuag., poss.orag.30 Pass, nuag., poss.orages 30 Pass, nuag., poss.orages 23 Ens., pass.nuag.23 Ens., pass.nuag.23 Ens., pass.nuag.23 Ens., pass.nuag.(D\u2019après PC) \u2014Le ministre Chrétien a déclaré d\u2019autre part qu\u2019Ottawa ne reviendrait probablement pas sur sa décision de maintenir Loto Canada après 1979, même si la plupart des provinces ont protesté, disant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une intrusion dans un domaine de juridiction provinciale.Loto Canada devait prendre fin en 1979, après avoir aidé financièrement aux Jeux olympiques de Montréal et aux Jeux du Commonwealth dIEdmonton.Mais 11 appert maintenant que Loto Canada sera prolongée et qu\u2019au surplus une nouvelle lote- rie fédérale permettant aux détenteurs de billet de choisir leurs propres numéros sera inaugurée en novembre.Pour M.Chrétien, les provinces se plaignent pour la seule raison qu\u2019Ottawa fait de l\u2019argent avec s aloterte.M Chrétien a finalement signalé qu\u2019il avait été à l\u2019origine du projet, mais que l\u2019affaire n'é-talt plus de sa responsabilité mais bien celle de Mme Iona Campognolo, ministre des Sports et de la Santé physique.Ontario De son côté, l\u2019Ontario songe à interdire, comme la Colombie- Britannique, la vente de billets de la loterie fédérale par ses propres distributeurs, a décla'rü hier M.Marshall Pollock, directeur de l\u2019Ontario Lottery Corp.; ; Plus tôt cette semaine, M.Robert Welch, ministre de ïaT Culture et des loisirs d\u2019Ontario, avait dit qu\u2019il n\u2019en était pgs.question.Mais, hier, on a déelâ* ré à son bureau qu\u2019il étudiait la situation.\t* \u2018 '¦ au Canada i AejowjM Cqxtdn Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlottetown Saint-Jean \u2022 Max.Min.Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Écosse llo-du-Princo-Edouard Terre-Neuve 13 23 11 14 9 22 16 26 16 28 M.Pollock, quand à lui, a déclaré que la décision de la Çff-lombie-Britannique était lntére§- 20 11 9 23 13 23 9 ' ! si vous partez mUmn Mm \u2022 o o aux États-Unis m Mm.Max.Ma Max.Ma Max.17\t29\tChicago 18\t29\tSan Francisco 11 14\t32 30 Nlle-Oriènns 21 Miami 32 24 21 New York Washington Boston Lévesque se console avec le vote 30 24 & vers les capitales Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Genève Hong Kong vers les plages 23\t32 Bermudes 12 25 Barbarie pour savoir si ce dernier acquiescerait à la demande du député unioniste Fernand Grenier de classer «site touristique» l\u2019endroit où M.Charles Marion a été tenu en captivité, la réaction de l\u2019attaché de presse a été à peu près celle-ci: «Vous voulez rire.Vous avez été victime d\u2019un canular.Aucun député n\u2019a fait de telle demande.» Mais il s\u2019est bien rendu compte par la suite que le journaliste ne plaisantait pas et que le député de, Mégantic-Compton avait bel et bien envoyé un télégramme eq ce sens au ministre Duhalme.La demande du député est d\u2019autant plus ridicule que, contrairement à ce que fait le ministère des Affaires culturelles pour les sites historiques, le ministère du Tourisme ne fait pas de classement des sites touristiques.refuge, tout en admettant que le PM demeure un passionné dtr bord de la mer.Il y a donc de.fortes chances que les Québfc-: cois qui auront décidé de faire autre chose qu\u2019un «tour du Québec» le retrouvent comme l\u2019an, dernier sur les plages de Ta Nouvelle-Angleterre.gociation des intérêts les plus vitaux du Québec français».Triste consolation Estimant que rien n\u2019est moins étonnant que le résultat global de l\u2019élection partielle dans le comté de Notre-Dame-de-Grâces, le premier ministre René Lévesque se console en constatant «que les citoyens francophones de Ville Saint-Pierre ont dans l\u2019ensemble maintenu leur appui au Parti québécois».Fait exceptionnel, c\u2019est par voie de communiqué, et non pas en personne, que le chef du gouvernement a commenté ainsi les résultats électoraux de Notre-Dame-de-Grâces où le Parti québécois a enregistré un recul par rapport aux résultats obtenus en 1973 et 1976.Il faut dire que tout en se réconfortant du vote francophone, le chef du Parti québécois n\u2019en exprime pas moins son amertume «de voir se confirmer ainsi, par les votes «free choice» aussi bien que libéraux, l'attachement de la minorité à un statu quo dépassé et son refus de participer à révolution du Québec ou môme de la comprendre».M.\" Lévesque, qui a rédigé lui-même son communiqué, conclue que l'emprise de la minorité anglophone sur le Parti libéral ne peut que garder celul-cl «dans cette ambiguité ni chair ni poisson dont le caractère purement opportuniste-le conduit infailliblement à la né- 14\tStockholm 38 Syuney 26\tTokyo 22 Tunis 27\tVienne 15\tVarsovie 13 12 Londres 32 Le Caire 18 Lisbonne Madrid 23 Moscou 16 Paris 30 Rome 8 28 L\u2019Union nationale n\u2019est évidemment pas très fière de la débandade qu\u2019elle vient d\u2019essuyer dans Notre-Dame-de-Grâces.Il en est cependant une qui trouve le moyen de se consoler de cet insuccès: 11 s\u2019agit de Louise Bertrand qui fut elle-même candidate de l\u2019UN dans NDG aux élections générales de 1973.La fille de l\u2019ancien premier ministre constate en effet avec amusement qu\u2019elle avait récolté plus de votes à cette occasion que le candidat UN cette année: 424 contre 337.Qui plus est, Mlle Bertrand ne cache pas.qu\u2019elle n\u2019avait même pas mis les pieds dans NDG durant toute la durée de la campagne de 1973! SI elle examinait les U, vacance.du PM \", n\u2019avait obtenu que 1.49 pour cent des suffrages tandis que celui qui portait cette semaine la bannière de l\u2019UN a pu faire légèrement mieux en s\u2019assurant 1.64 pour cent des voix! 21 18 23 29 Nassau 31 Rio de Janeiro 24 32 24 24 Acapulco Mexico L\u2019anonymat des gagnants 31 26 i.-vi « Plusieurs personnes, contl11 nuent de se demander si Loto-* Québec accepterait de ne paâ\u2018-diffuser leur nom s\u2019il advehdlF qu\u2019elles gagnent un gros lot/Le règlement régissant Loto-QüSi bec permet en effet à cet orgà-' nisme d\u2019utiliser les noms;1\u2019 adresses et photos des gagnants pour les diffuser et assurer ain si le public qu\u2019il y a bel et bteX gagnants.En pratique.Loto-Québec accepte cependant, de respecter l'anonymat dfe# Le premier ministre René gagnants qui fpnt valoir des rai-Lévesque partira en vacances dans une dizaine de jours.Il en LA PRESSE cjsi publier; p.ir LA PRESSE LTÉE 7 ouest rue Snint Jacques.Montreal.H2Y IKy Seule la Presse Canadienne est out on see a diffuser-les informations de LA PRESSE et celles des services (V?!a Puisse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations par tiCuheros a LA PRESSE sont egalement reserves Courrier de la deuxieme classe ment numéro 1400 Port do retour garanti Enregistre TARIFS D'ABONNEMENTS INFORMATION GÉNÉRALE RÉDACTION .ÉDITORIAL PROMOTION ' RELATIONS OE TRAVAIL .' PETITES ANNONCÉS\tv , 285-7111 285-7272 285-7070 285-7030 \" 285-7100 285-7383 UVIAISON À DOMICILE: lundi ou somedi\t$175 - $1.25 des Lundi ou vendredi Samedi seulement 0.75 Commandes du lundi lu vendredi- 9h e Wh sons exceptionnelles.Il existe toutefois un moyen de déjouer reviendra au plus tard au début ' cette règle pour s\u2019assurer une d\u2019août puisqu\u2019il doit participer -confidentialité absolue: c\u2019estrde les 9,10 et 11 août à la conféren-*' déléguer un mandataire» ce des premiers ministres qui (avocat, fiduciaire, gérant .do, aura lieu à Regina.Il est possl- banque) qui, moyennant seçL ble qu\u2019il reprenne une autre honoraires, Ira chercher le chè- \" queen votre nom.Peut changer ou annuler du lundi eu vendifdi 9h s 16 30h GRANDES ANNONCES 285-7205 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE 13\t26\t52 $35.10 $70.20 $140.40 $22.75 $45.50 $91,00 '$12.35 $24.70 $49.40 par courrier \u2022lundi ou eomedi: lupdi ou vendredi: Samedi leulemeGL Détaillant: National.Télè-Presse.Vacances, voyages - Carrières et professions, nominations' 285-7202 285-7306 Ce n\u2019est pas une farce!.Quand un premier journaliste semaine de vacances par la sul-a téléphoné hier matin au cabl- te.Son entourage ne veut évi-net du ministre Yves Duhalme demment pas dire où 11 trouvera 285-7320 COMPTABILITÉ / Pour tout genre d abonnement.nos bare**?sent ouverts de Si à ISb 30 (Samedi: là â 16*) \\ 285 6911 Grandes annonces Parités annonces 285-8892 285-6901 Daniel L'HEUREUX\u2019 ' À 4 > J- - t 'V MONTREAL, VENDREDI 7 JUILLET 1978 page A3 mm Un appel pendant que le jury délibère Mystère et surprise marquent la fin du plus fang et plus coûteux procès tenu au Québec alors qu'il aurait pu le faire sans qu\u2019aucun préjudice ne soit causé aux accusés.Et le procureur soutient au surplus que le nom de la victime, en l\u2019espèce, ne constituait pas un élément essentiel et que son «absence» ne pouvait être fatale à l\u2019accusation.C\u2019est la première fois, incidemment, qu\u2019un tel appel est déposé avant la fin d\u2019un procès et, surtout, alors que le jury est en pleines délibérations.Mais ce ne devait pas être le seul fait Inusité à se produire hier.par Léopold LIZOTTE Le procès de Donald Côté, Claude Benloulou et Gérard Vézina, qlii avait débuté il y a dix mois exactement, et qui pourrait bien avpir été le plus coûteux de toute notre histoire judiciaire, avec une facture qui dépassera largement le,mllIion, semble être sur le point de se terminer à la fois dans la surprise et le mystère.JtàîS trois hommes étaient, à l\u2019o-rigitie, accusés du recel d\u2019obligations du Canada valant $975,000, d^conspiration pour frauder une bgftque locale et de tentative de fçjÿstrer cette même institution bancaire.Mais, il y a quelques semaines, le juge Rustan B.Lamb, qui a présidé l\u2019ultra-longue instruction, s\u2019était rendu aux représentations des avocats de la défense, Mes Léo-René Maranda, Pierre Mor-neau et Robert Doré, et dans un verdict communément appelé «dirigé», il avait recommandé au jury d\u2019acquitter les prévenus, faute de quelque preuve que ce soit des deux derniers délits dont ils étaient inculpés.Ce qu\u2019ils avaient fait.Mais hier, alors que les douze hommes et femmes entamaient leur deuxième journée de délibération, le procureur de la Couronne, Me Paul-Emile Lejourfdépo-sait un avis d\u2019appel de cette décision intérimaire, en soutenant que le tribunal avait erré en se rendant à la requête des prévenus, en soutenant qu\u2019il n\u2019y avait pas de preuve au dossier, ajoutant qu\u2019il n\u2019y avait pas eu tel crime de commis parce que la victime n\u2019était pas celle alléguée dans l\u2019inculpation.Le ministère public reproche également au tribunal d'avoir refusé permission d\u2019amender la plainte en cours d\u2019instruction, Au cours de l\u2019instruction, ils n\u2019ont pas eux-mêmes rendu témoignage, leurs avocats plaidant principalement la confession disculpa toire déposée en preuve contre Benloulou et la faiblesse notoire de l\u2019identification de Côté et de Vézina, dans les démarches qu\u2019on leur reproche.On sait que les obligations volées l\u2019avaient été lors d\u2019une escale entre New York et Dorval, par avion.Selon la preuve, elles auraient été déposées dans l\u2019appareil dans la métropole américaine, mais elles auraient «manqué» à l\u2019appel, au moment où on avait voulu les cueillir à l\u2019aéroport local.avaient fait parvenir de leurs quartiers, au cours des dernières heures.Les rumeurs les plus diverses ont alors commencé à circuler sur une hostilité profonde qui régnerait entre deux clans, au sein des jurés, et sur les possibilités réelles d\u2019un inévitable «deadlock».Mais à la reprise de l\u2019audience en public, le juge Lamb, cinq de leurs messages en mains, n\u2019a parlé que de la teneur de deux d\u2019entre eux.Celui qui réclamait toujours qu\u2019on leur remette les 35,000 pages de notes dactylographiées contenant toutes les dépositions du procès, et l\u2019autre memo par lequel on voulait une répétition des recommandations de la cour sur la notion de doute raisonnable.Au cours de cette brève séance, où tout le monde a semblé comprendre que le «gros problème» n\u2019avait aucunement été «décidé», un autre «précédent» s\u2019est produit, si l\u2019on peut dire.Aux deux gardiens et à la gardienne qui accompagnent constamment le jury dans toutes scs allées et venues depuis qu\u2019il est tenu incommunicado, on a ajouté un quatrième surveillant, soit un sergent de la force policière affecté à cette tâche.Et les traits visiblement tirés, à une ou deux exceptions près, les douze membres du panel sont retournés dans leur salle pour une discussion qui, vraisemblablement, pourrait être aussi longue qu\u2019ardue.Les prévenus Quant aux prévenus, qui hantent littéralement les corridors du 3e étage du palais depuis près d\u2019un an, ils ont repris leurs places habituelles sur les bancs qui s\u2019y trouvent.Messages des jurés Au retour du juge Lamb sur le banc, au milieu de l\u2019avant-midi, ce dernier décidait soudainement de faire le huis-clos le plus complet pour discuter (et ce jusqu\u2019au milieu de l\u2019après-midi), de certains messages que les jurés lui C\u2019est une dizaine de jours plus tard qu\u2019elles auraient été en possession des accusés, l\u2019un d\u2019eux s\u2019étant même rendu inutilement en Suisse pour en rapporter le «fruit» ici, alors que l\u2019échange prévu n\u2019avait pas eu lieu.Une cuite onéreuse Montréal adopte un règlement relatif aux démolitions 1 I i W V\u201d» * Trois résidants de la banlieue montréalaise, qui avaient pris une «cuite» dans une chambre de l\u2019hôtel Reine-Elizabeth, devront finalement payer une note inattendue de $3,535.18.Ce sont là les dommages qui ont été relevés par le juge Maurice Archambault, de la Cour supérieure, comme ayant été causés au mobilier de la pièce où ils avaient consommé force alcool et grillé d\u2019innombrables cigarettes.Lé tribunal fait cependant por-teP ù'ne certaine partie de la responsabilité sur l\u2019administration de-i\u2019hôtel, parce qu\u2019à un certain moment, au petit matin, des employés s\u2019étaient rendu compte qu'une forte odeur se dégageait de la chambre en question.Ils avaient alors averti les deux derniers occupants de se mieux conduire, puis étaient repartis.C\u2019ëst un peu plus tard que le feu, quVÿouvait dans un fauteuil, s\u2019est propagé.Les trois hommes sont condamnés à payer la somme précitée, en parts égales sauf que celui qui avait loué la chambre et qui était parti sans la payer, quelques heures avant les autres, devra rembourser le prix de location, soit $27.[ÏÏi w P ».i par Georges LAMON Le comité exécutif dé la Ville de Montréal aura désormais le pouvoir de refuser des permis de démolition et même d\u2019ordonner l\u2019exécution de certains travaux aux frais même des propriétaires.tion, il peut cependant exiger la construction ou l\u2019aménagement, au même endroit ou dans tout secteur, où l\u2019habitation est permise.En outre, le comité exécutif peut exiger le dépôt en garantie d\u2019une Somme ne dépassant pas la valeur marchande des logements à bâtir, somme qui pourra servir, le cas échéant, à faire exécuter les travaux par la Ville si le propriétaire contrevient aux dispositions de ce permis.Mais le propriétaire, ou le mis en cause, conserve quand même certains recours.Ainsi il pourra, s\u2019il est insatisfait, en appeler de la décision du comité exécutif devant une commission d\u2019arbi-' trage de cinq membres (un architecte, un ingénieur, un entrepreneur en construction, un avocat et une personne reconnue compétente dans le secteur de l\u2019habitation).Quant aux contrevenants, ils peuvent s\u2019exposer à des amendes allant de $500 à $10,000 pour une première infraction et à une pénalité de $2,000 à $20,000 pour toute infraction subséquente commi-i se dans un délai de 12 mois de la précédente, ou à défaut de paiement d\u2019un emprisonnement de 30: à 180 jours.Enfin, le comité exécutif pour ra exiger du contrevenant qu\u2019il\" reconstitue le bâtiment ou la partie du bâtiment illégalement démolie.Cependant, si le bâtiment résidentiel devenait insalu-; bre ou vétuste ou présentant des dangers d\u2019incendie, le comité exécutif pourrait également exiger du propriétaire un plan de réutilisation du sol ou le remplacement du bâtiment par de nouvelles unités de logement.i © i C\u2019est dans ce sens que le conseil municipal a adopté, hier, avec l\u2019appui des conseillers de l\u2019opposition, un projet de règlement relatif à la protection du patrimoine résidentiel.Ainsi, l\u2019administration municipale montréalaise devient la première au Québec à pouvoir imposer les règles strictes vis-à vis des démolitions sur son territoire.Jusqu\u2019en décembre 1977, date à laquelle sa charte avait été modifiée par l\u2019Assemblée natio nale, la Ville de Montréal devait si elle été opposée à la démolitior d\u2019un bâtiment, recourir à la Loi 91 et à la loi des biens culturels.Ce projet de règlement, qui comporte 44 articles, s\u2019applique non seulement aux bâtiments ayant actuellement un caractère résidentiel, mais aussi à ceux qui ont déjà «comporté des logements à une époque quelconque».En vertu de ce règlement, quiconque projette de démolir un bâtiment résidentiel doit présenter une demande au comité exécutif de la Ville de Montréal.Dans les 90 jours qui font suite à la demande, le comité exécutif «autorise ou refuse la démolition projetée en motivant sa décision, eu égard à l\u2019état de la structure, du bâtiment, au coût de sa restauration à son emplacement, à ses caractéristiques architecturales ou au fait qu\u2019il fasse partie d\u2019un ensemble».Si le comité autorise la démoli- < 1 H ' â ;v>; % M 00% SEW#.Un trou historique acheté par un Anglais V; mm 25?Photo LA PRESSE, Dente COURVILLE Faute de métro Plusieurs milliers de Montréalais se rendant à leur travail et de Témoins de Jéhovah en route vers le Stade olympique ont dû faire surface contre leur gré aux stations de métro Berri-Demontigny et Viau, hier matin, un problème d'alimentation de la ligne 5 du métro empêchant les trains de circuler entre ces deux stations.La panne a duré près de trois heures, soit de l'ouverture du métro, à 5h30 du matin, jusqu'à 8h25.Pendant ce temps, des services provisoires ont été maintenus entre les stations Atwater et Berri-Demontigny ainsi qu'Honoré-Beaugrand et Viau, de la ligne no 2, tandis que des autobus de la CTCUM tentaient d'accommoder les passagers qui sortaient des stations à pleines portes.Quelque 25 policiers de la Sûreté municipale dont 15 de l'escouade .tactique ont été dépêchés sur les rues Sainte-Catherine, Berri, Saint-Hubert et de Maisonneuve pour dégager la circulation obstruée, contenir les gens sur le trottoir et orienter de nombreux Témoins de Jéhovah un peu perdus dans cette ville étrangère.ALBERT, Nord de Paris (AFP) \u2014 Un Londonien de 34 ans, M.Richard Dunning, a acheté un trou profond de 3 mètres et d\u2019une superficie d\u2019un peu plus d\u2019un hectare! près d\u2019Albert, dans le département français de la Somme, nord de Paris.Un trou pas comme les autres, il est vrai.à la Boisselle, petit hameau entièrement détruit pendant la Première Guerre mondiale, on l\u2019appelle «le trou de la gloire».Il a été creusé par l\u2019explosion d\u2019une charge de 60 tonnes de dynamite, posée par des soldats britanniques sous les lignes allemandes, en prélude à l\u2019offensive alliée du 1er juillet 1916.M: Dunning, propriétaire d\u2019un studio de dessin commercial, est ausÿLhistorien de la Grande Guerre,?à laquelle il a consacré un musée privé.L\u2019acte d\u2019achat du trou, a été symboliquement signé le :1er juillet dernier, date anniversaire de l\u2019explosion de la Bois-selle.Le vendeur, un cultivateur, M.Georges Delplanque, avait tout d\u2019abord voulu reboucher cet immense cratère, un peu embarrassant au milieu de ses pâtura-geg1v.Le ministère des Affaires étrangères, alerté, avait opposé soâ véto, classant le site «vestige de gygrre.» .Rçgtait à le vendre.et a trouver lin acheteur.L\u2019aile anglophone de la CEC M s\u2019oriente vers la francisation \u2022i' La Presse et la direction des supermarchés Aux Vraies Aubaines prient les lecteurs de LA PRESSE d'accepter leurs excuses pour l'erreur commise dans l'annonce pleine page publiée dans l'édition de mercredi de ce journal.En effet, à la suite d'une méprise due à un délai trop court de livraison du matériel publicitaire, le texte de certains articles faisant partie de l'annonce mentionnée ci-dessus comportait des termes en langue anglaise qui, de toute évidence, n'auraient pas dû s'y trouver.par François FOREST Les anglophones de la CECM aimeraient bien que renseignement du français (en nombre de «périodes») soit augmenté au primaire et au secondaire.C\u2019est un rapport en ce sens qu\u2019ils tint présenté, hier, aux commissaires de la CECM, rapport qui a été reporté à septembre pour étude plus approfondie.Reste que dans l\u2019ensemble, le secteur anglophone de la CECM entend bien lutter de plein pied pour que les recommandations faites parles parents des élèves aboutissent.C\u2019est-à-dire, un enseignement plus poussé du français comme langue seconde, une espèce (pratiquement) de francisation du milieu anglophone de la CECM.«J\u2019imagine qu\u2019à long terme, il faudra en arriver là, exprime George Pajuk, directeur-adjoint au secteur anglophone de la CECM.En attendant, cependant, il nous faut tenir compte des exigences des parents et tenter de définir plus en profondeur les buts et objectifs de l\u2019enseignement de la langue seconde.» C\u2019est encore la loi 101, qui «travaille» tout ce monde.«Il est bien évident, poursuit M.Pajuk, Que renseignement du 'français dans le secteur uugiupnone doit se mettre au niveau du Québec et de ses législations».Pour cela \u2014 et les fonctionnaires du ministre Jacques-Yvan Morin devront s'y mettre sans tarder \u2014 il est important de définir les orientations, les objectifs de 1\u2019enselgnement d\u2019une langue seconde.«Il va de soi, soutiendra M.Pajuk, qu\u2019il nous faut faciliter l\u2019intégration de nos écoliers dans la société québécoise.» Essentiellement, soutient-on dans le milieu anglophone de la CECM, l\u2019idéal serait notamment de permettre un échange plus poussé d\u2019étudiants francophones et anglophones pour reconnaître et approfondir «la réalité culturelle du Québec».Cette demande est d\u2019autant plus étonnante qu elle survient quelques jours à peine après une déclaration du ministre de l\u2019Educa- tion rappelant que l\u2019enseignement de la langue seconde est nettement plus efficace et plus compétente dans le secteur anglophone qu\u2019il l\u2019est dans le secteur francophone.A cet égard, le ministre notait dans une entrevue donnée à un quotidien anglophone de Montréal: «Les anglophones ont à faire un effort pour s\u2019adapter à la société dans laquelle ils vivent.Ceci est probablement dû au fait que les anglophones du Québec se retrouvent dans la même situation que les francophones de l\u2019Ontario.» NE MANQUEZ PAS NOTRE GRANDE VENTE/1 Oe ANNIVERSAIRE 9 JOURS SEULEMENT du mercredi 28 juin au samedi 8 juillet DES CENTAINES DE PEINTURES À L\u2019HUILE à des prix jamais vus Un colis désagréable à vérifier! 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JEAN SISTO Ml'tPUf lltll Les «deux solitudes» du Liban miliciens qui auraient pourtant grandement besoin d\u2019unir leurs forces.Le fait que les chrétiens libanais aient à partager leur allégeance entre trois milices indique assez à quel point l\u2019unité de leur action commence à laisser à désirer.On imagine sans peine que certains éléments n\u2019attendent pas toujours les commandements des supérieurs pour agir, ce qui expliquerait les actes irresponsables qui, suppose-t-on, auraient eu pour effet de remettre le feu aux poudres ces derniers jours.On dit que les chrétiens ont profité de la trêve pour établir de nouvelles positions, et que les Syriens seraient intervenus pour les en empêcher.On dit, également, que les Phalangistes de MM.Chamoun et Gemayel constituent «un État dans l\u2019État», et ce, dans un petit pays qui n\u2019a même pas encore d\u2019armée propre.On dit, enfin, que des éléments indisciplinés, dans le secteur chrétien de Beyrouth, chercheraient constamment à susciter des accrochages.Il faut sans doute prendre avec un grain de sel ces accusations syro-musulmanes.Mais on ferait probablement bien de ne pas, non plus, les rejeter en bloc.En tout cas, elles attestent de l\u2019abîme qui sépare encore deux malheureuses solitudes au Liban.Deux solitudes celle des musulmans (majoritaires) et celle des chrétiens \u2014 se révèlent décidément en butte à des dissensions intestines peu ordinaires au Liban.Les observateurs n\u2019arrivent pas à démêler l\u2019écheveau des causes présumément à l\u2019origine des nouveaux bombardements qui ont ensanglanté la capita- Beyrouth, le président syrien découvre son jeu: un jeu qui est de nature à ébranler l\u2019autorité qu\u2019on lui reconnaissait jusqu\u2019ici.Car enfin, il tente de gagner quelques points pour la majorité musulmane libanaise, et il se trouve, par le fait même, à agir comme partie prenante du conflit, ce qui, d\u2019une part, fausse l\u2019entente du départ (et justifie M.Chamoun de demander le retrait du Liban des Casques verts), et, d\u2019autre part, affaiblit grandement l\u2019autorité morale qu\u2019avait justement recherchée la FAD au départ.Incidemment, n\u2019est-il pas significatif de voir l\u2019Organisation de libération de la Palestine \u2014 un.organisme qui a tant de fois passé outre aux recommandations et aux consignes venues de Damas re de l\u2019action entreprise par le président Assad?Mais, on commettrait probablement une injustice grave si on allait croire que, dans les circonstances, tous les torts sont du seul côté arabe.La minorité chrétienne, qui avait fait preuve d\u2019une édifiante solidarité durant toute la guerre civile, connaît présentement des dissensions ruineuses: les factions présumées sépa-ratisantes que dirigent MM.Camille Chamoun et Pierre Gemayel, s\u2019opposant violemment à celle que dirige l\u2019ancien président Soleiman Franjieh.Il s\u2019agit là d\u2019un différend fort malheureux: une rupture profonde et débilitante entre pays et que les officiers libanais ayant collaboré avec les Israéliens dans le Sud-Liban soient congédiés; 2) que les Casques bleus de l\u2019ONU prennent le contrôle des positions chrétiennes dans le Sud-Liban.Ceci démontre à l\u2019évidence que les nouveaux bombardements de la FAD sur Beyrouth se rattachent à l\u2019intervention israélienne au Sud-Liban au début de l\u2019année.Cette intervention israélienne a visiblement eu pour effet de renforcer les positions des miliciens chrétiens libanais, non seulement au Sud, mais également dans la capit ale, ce qui semble être à la source de l\u2019amertume qu\u2019éprouvent le président Assad et les officiers supérieurs de la FAD.Les conditions syriennes soulèvent quelques questions embarrassantes.On sait que la FAD (en majorité composée de soldats syriens) avait pris position au Liban au début de novembre 1976 en vue d\u2019y hâter, en même temps qu\u2019une réconciliation nationale, un prompt retour à la normale.C\u2019est d\u2019ailleurs dans cette perspective que les antagonistes libanais avaient accepté son intervention.On avait demandé, à l\u2019époque, aux factions libanaises de ne pas considérer la FAD comme partie prenante du conflit qui les divise.Or, par les conditions qu\u2019il vient de poser au rétablissement d\u2019un cessez-le-feu durable dans l\u2019est de le.La situation a empiré, hier, du fait qu\u2019en plus des affrontements sanglants entre miliciens chrétiens et des unités de la Force arabe de dissuasion (FAD) dans le secteur chrétien de Beyrouth, une parade d\u2019avions militaires israéliens au-dessus de la ville est venue ajouter un nouvel et angoissant point d\u2019interrogation.La tension est telle que le président Sarkis parle de démissionner si, précise-t-il, la Syrie n accepte pas de renoncer à ses récentes exigences comme préalable à l\u2019établissement d\u2019une trêve durable.Ce «si» du président libanais nous met sur une piste.On sait qu\u2019au début de la semaine, le même M.Sarkis avait négocié, au téléphone, une trêve avec le président Hafez Assad de Syrie.Ce dernier avait, semble-t-il, accepté de décréter une trêve, mais on apprenait, hier, qu\u2019il avait mis deux conditions à son intervention personnelle, soit 1) que la FAD puisse prendre position dans les quartiers chrétiens du se déclarer, pour une fois, solidai- Jean PELLERIN bloc-notes Vers l\u2019anarcho-syndicalisme?Le syndicat des employés du terminus d Autobus Voyageur, à Montréal, est en grève depuis mardi Ses 1 20 syndiqués comprennent des vendeurs de billets, des téléphonistes et des employés de la manutention des bagages.Leurs principales revendications sont, comme dans la plupart des grèves, de nature salariale.Il n'y a donc là, de prime abord, rien de subversif.Cependant, quand on y regarde de plus près, on discerne une dangereuse tendance pour I économie du Québec.Il faut préciser, en effet, que l'échelle actuelle des salaires accorde $280 par semaine pour les téléphonistes et les employés des bagages (messagerie) et $330 pour les vendeurs de billets.L entreprise leur offre $50 par semaine d'augmentation échelonnée sur deux ans et un mois de vacances annuelles pour ceux qui ont dix ans et plus de service.Les syndiqués exigent $50 d'augmentation par semaine chaque année et un mois de vacances après un an de service.formation professionnelle.L'immense majorité des travailleurs spécialisés ne jouissent pas de telles conditions.Où va-t-on avec un syndicalisme aussi irresponsable, alors que le Québec compte plus de 325,000 chômeurs et que son économie est en régression?La réponse à cette question a déjà été donnée par les dirigeants de la CSN, à laquelle est affilié ce syndicat: «Il faut briser le régime capitaliste.» Mais les activistes de la CSN, en voulant devenir les fossoyeurs du capitalisme, vont plutôt enterrer le bien-être des travailleurs québécois.Aucune classe ouvrière ne peut être prospère sans une classe d'employeurs prospères.Les offres patronales d'Autobus Voyageur en sont un témoignage.Or, le plus ironique, c'est que la CSN, sous prétexte de défendre les petits salariés, fait du syndicalisme d'élite.On ne peut faire croire à personne que $330 et $380 pour 32 heures d'un travail relativement facile sont des salaires de misérables prolétaires.Ce sont au contraire des rémunérations d'aristocrates de la classe ouvrière.Il y a donc là une imposture énorme, qui accrédite I hypothe-se de «I anarcho-syndicalisme».Il faut se rappeler, en effet, qu'à la fin du siècle dernier les anarchistes en Europe se sont infiltrés dans les syndicats afin de s'en servir comme leviers pour renverser l'Etat.Comme le Québec retarde de plusieurs générations sur les idéologies qu'il importe, les stratèges de la CSN en sont probablement au stade «anarcho-syndicaliste».De toute façon, il faut reconnaître que le gouvernement péquiste a une large part de responsabilité dans les revendications actuelles des syndicats.N'a-t-il pas haussé à répétition le salaire minimum au-dessus de tous les autres en Amérique?Combien d'entreprises québécoises pourront alors rester concurrentielles après la vague de revendications qui s'élève par suite de I abolition des contrôles sur les salaires?Car si un simple vendeur de billets est payé $380 et plus par semaine, combien vaudra un travailleur spécialisé?L'inflation empirera et accroîtra notablement le nombre déjà fort élevé des faillites et des chômeurs.n ~£T S/L /ty 'A8&\\/e.He ! h f j $ O '/ .Av w o.7 Cette analyse n'est pas indûment alarmiste puisque les grévistes d\u2019Autobus Voyageur exigent déjà un régime de retraite copié sur celui que le gouvernement a accordé à ses fonctionnaires.Mais l'entreprise privée n'a pas les revenus de l'Etat, qui puise à pleines mains dans les poches des contribuables.5^ 1 En d'autres termes, ces syndiqués font grève comme s'ils étaient des exploités en révolte, alors que l'employeur leur offre $330 et $380 pour une semaine de 4 jours de 8 heures et pour un travail qui n'exige pas une grande [ -Tp Q // Reprise \u2014 Qlrerd est en vacances Ivan QUAY Droits réservés Le groupe Pépin-Robarts Aïe ! Sà, toi, tais-toi! Deux journalistes américains devaient comparaître le 5 juillet en Cour municipale de Moscou pour répondre à des accusations de diffamation de la télévision soviétique.points du globe des journalistes sont emprisonnés et même exécutés.La profession ne commande pas un respect universel!.L'Inquisition a fait moins de victimes que l'intolérance contemporaine en une seule année.Dans le cas qui nous occupe s agit-il seulement d'un épisode de plus dans l\u2019échange presque permanent de mauvais procédés entre Russes et Américains ou d'un étape inédite dans la voie des hostilités?prisent guère les leçons de morale que leur sert M.Carter, défenseur empressé des droits de l'homme, et ne manquent pas une occasion de le faire savoir.Il est possible aussi que les journalistes américains soient gardés en réserve, en vue de quelque troc: il n'est pas mauvais d'avoir sous la main quelques ressortissants étrangers à échanger le cas échéant contre ses propres sujets retenus ailleurs.Absorbé par la mise au point de son rapport, et donc silencieux depuis quelques mois, le groupe Pépin-Robarts donnait l'impression à plusieurs, depuis quelques semaines, d'avoir été mis hors jeu par la publication, par le gouvernement Trudeau, de la phase I de son projet de réforme constitutionnelle.Mercredi, à Montréal, les commissaires ont donné l'assurance que l'initiative de M.Trudeau, pour qui la politique a ses raisons que la commission ignore, ne compromettait en rien I\"utilité de cette entreprise qui donnera lieu à un rapport préliminaire en septembre, le rapport définitif, avec ses recommandations, devant être publié en décembre prochain.Soulignons que le groupe Pépin-Robarts doit aussi publier, probablement en septembre aussi, un glossaire de tous les termes et expressions utilisés improprement ou avec ambiguïté dans le débat constitutionnel, afin d\u2019éliminer au maximum la confusion dans laquelle baigne depuis toujours la discussion publique.Ce ne sera pas une mince contribution à l'intelligence du débat si le groupe Pépin-Robarts réussit à faire s'accorder les interlocuteurs sur le contenu de tous ces mots qui, au lieu de favoriser la communication des idées et de la pensée, donnent lieu à une véritable discussion de sourds.Lorsque M.Trudeau a lancé son projet de réforme, tout le monde a pensé au groupe Pépin-Robarts pour se demander s'il n avait pas été court-circuité.Aujourd'hui tout le monde y pense (d\u2019abord le premier ministre Davis) pour se demander, avec curiosité, en quoi ce qu\u2019il proposera sera différent des propositions de M.Trudeau.Pour ma part, j\u2019aurais aimé que les provinces fussent plus empressées de se concerter pour élaborer un projet provincial \u2014 c'est-à-dire un projet d\u2019Etats constituants \u2014 le groupe Pépin-Robarts arrivant ensuite avec des recommandations, des compromis, afin de réconcilier des positions opposées.Etant donné que ce groupe de travail proposera une solution fédéraliste, il eut été plus juste de qualifier alors de troisième voie la solution de compromis proposée pour dénouer une éventuelle impasse entre les provinces et le gouvernement fédéral, que d'utiliser cette expression pour décrire une solution mitoyenne entre le fédéralisme actuel et la souveraineté-association du PQ.Entre la souveraineté et le fédéralisme, il n\u2019y a que la véritable confédération, constituée d\u2019Etats souverains associés, vers laquelle semble se diriger le PQ.Il semble donc que d'ici au référendum, les provinces, plutôt que d\u2019agir, se contenteront de réagir aux propositions mises de l'avant par le gouvernement central et celles que proposera dans quelques mois le groupe Pépin- Robarts, jouant peut-être de la sorte le rôle d'arbitre que l'on attendait de celui-ci.Une proposition importante qui pourrait être faite par le groûpe Pépin-Robarts, mais que ni le fédéral ni les provinces ne semblent envisager, eux qui paraissent vouloir résoudre le problème entre gouvernements seuls, c'est l'idée d\u2019une assemblée constituante, qui ferait du projet constitutionnel l\u2019affaire de tout un peuple.Les faits qui leur sont reprochés ne sont pas très clairs.Il semble que, se fondant sur des témoignages recueillis auprès de la famille d'un dissident soviétique, les accusés ont colporté la nouvelle suivante: la confession obligatoirement accompagnée de l'expression d'un profond repentir du dissident géorgien Zviad Gamsakhourdia n'était que pure fabrication de la part de la télévision soviétique.La guerre des idées par intellectuels et journalistes interposés continue.S'il est vrai, comme l'a souvent déploré M.Trudeau, que le problème constitutionnel est en fait une querelle entre politiciens qui se disputent des pouvoirs gouvernementaux, est-il sage de les laisser seuls négocier une solution à cette crise?Ne revient-il pas au peuple de participer étroitement à une entreprise destinée à satisfaire ses besoins et aspirations?Il me tarde d entendre ce que le groupe Pépin-Robarts pourrait nous dire là-dessus, lui qui revient d'une vaste tournée de consultation populaire.À ce propos, je vois mal ce qu'apporterait de nouveau la consultation publique qu'entreprend le comité spécial- des Communes et du Sénat sur la constitution, après ce qu'a fait le groupe Pépin-Robarts.Si ce n'est qu'elle illustrera encore une fois le mal principal de notre fédéralisme: la duplication, le cheyàu-chement et le double emploi.; j Il est connu que les Russes rendent coup pour coup.Ils ne Guy CORMIER Une hydre appelée Hydro Les journalistes en question auraient fait dérailler un train que leur cas, aux yeux des autorités, ne serait pas beaucoup plus grave.Une vingtaine de municipalités vendent, distribuent ou fabriquent de l'électricité.Dans certains cas, elles facturent l'électricité à des taux nettement supérieurs à ceux que réclame l'Hydro-Québec.Québec veut que les taux deviennent uniformes.La position du gouvernement est inattaquable sur ce plan.Ceci dit, certaines municipalités sont très préoccupées quant aux méthodes qui doivent conduire aux aménagements nouveaux.Il semble que ce soit la ville de Sherbrooke qui offre, sans jeu de mots, le plus de résistance.Son réseau a été municipalisé en 1912; au cours des ans,ilané-cessité des investissements de l'ordre de $40 millions; bien que la ville ne suffise plus à ses besoins et qu elle soit obligée d'acheter de l'électricité à l'Hydro-Québec, elle reste l'un des plus gros parmi les petits.L uniformisation des taux pourrait entraîner un manque à gagner de quelques millions pour la municipalité.On apprenait mardi que le procès est maintenant reporté au 18 juillet.Entre-temps, l'ambassade américaine à Moscou est intervenue, le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Andrei Gromyko, a été saisi de l'affaire.Peut-on parler, en l'occurrence, de droits acquis?Peut-être.D'autre part, le ministre de l'Énergie, M.Guy Joron, voudra peut-être conserver un secteur témoin indépendant de l'Hydro, dont le nom ressemble singulièrement a «hydre», animal fabuleux à 7 têtes .Ce n'est pas la première fois, ' certes, que des correspondants etrangers sont l'objet de brimades à Moscou.Il n'y a pas que les Américains qui soient épisodique, ment atteints.Et il n'y a pas qu'en URSS que la libre circulation des idées et de l'information trouve vite ses limites.Sur différents G.C.Marcel ADAM 1 A 5 lettres «!.nn i g» MONTREAL, VENDREDI 7 JUILLET 1 978 DES LECTEURS le socfoKsme; pour ou confre?mgnra puis quelques années dans le domaine de la télévision, nous assisterons bientôt à l\u2019escalade de l'exploitation du corps (surtout de celui de la femme) que l\u2019on constate dans le domaine de l\u2019affiche publicitaire.Des femmes commencent d'ailleurs à se révolter contre cet état de choses.satisfaire en allant au cinéma.en toute liberté.Certains rétorqueront: on n\u2019a fermer le poste ou changer de canal; et pourquoi pas interdire à l\u2019enfant de regarder le film en question.Soyons réalistes.Répondre cela c\u2019est éviter le coeur de la question, le point chaud.C\u2019est ouvrir la porte a de plus fréquents abus, à des entorses à notre droit fondamental de spectateur plus souvent répétées.Si on ne tente pas de freiner ce mouvement qui se dessine de- ¦H qui?Qci G: , Les prophètes improvisés ne sont pas nés d\u2019hier.Jean-Marc Brunet l\u2019est devenu depuis qu\u2019il \"a' lu ceux qu\u2019on nomme au' jourd\u2019hui les nouveaux philosophes français.Sa lettre du 22 juin 1978, publiée dans votre jbu mal, montre jusqu\u2019à quel ; point il est possible de conclure \u2022 n\u2019importe quoi quand on tient la vérité dans sa poche .j^ste à côté du porte-monnaie (ce qui vient lui conférer un statut de propriété indiscutable! ).Le mensonge des autres ne peut jamais nous permettre de -conclure à la vérité de ce que l\u2019on pense.M.Brunet affirme qde les techniques d\u2019infiltration des socialistes en sol québécois sont simples.Peut-être a-t-il raison?Mais sa grille de lecture est toutefois simpliste et grossière et j\u2019affirme que ses techniques de camouflage de la vérité en sont la preuve., Est-ce au nom de la franchise cl de l\u2019honnêteté qu\u2019il nous cache lés attaques violentes de B.H.Lévy contre le système capitaliste?Il faut lire La barbarie à visage humain au complet et surtout ne pas se contenter de choisir les passages qui nous plaisent.Est-ce pour des raisons de rigueur intellectuelle qu\u2019il réduit la pensée socialiste à ce qu\u2019il y a de plus mesquin sur cette terre?Est-ce pour un idéal de justice et de démocratie qu\u2019il ne nous parle pas de l\u2019arrestation récente de ce même B.H.Lévy, en Argentine?A ce que je sache, il ne s\u2019agit pas là d\u2019un pays satellite de la Russie?Est-ce au nom de la liberté qu\u2019il se permet de mentir effrontément sur la situation du syndicalisme québécois?L\u2019idéalisme aveugle tout autant que le matérialisme.Or, M.Brunet veut conseiller la jeunesse québécoise.Encore faudrait-iil qu\u2019il le fasse avec un peu plus de discernement que ceux qu\u2019il veut dénoncer.C\u2019est pourquoi sa lettre me semble, elle aussi, contredire l\u2019idéal qu\u2019il veut défendre.La vérité ne se laisse pas manipuler aussi facilement et c\u2019est toujours ceux qui croient la posséder qui savent le mieux l\u2019étouffer.Je me demande vraiment pour qui vous vous prenez pour décider que les Québécois qui voient dans le socialisme un projet de société valable, sont mal renseignés.Vous dites que la gauche arrive à influencer une partie considérable des nôtres.Quelle farce! Nous prenez-vous pour des petits pantins avec lesquels la gauche ou la droite peut s'amuser?Il ne vous est jamais venu ù l\u2019idée que les conditions sociales, économiques et historiques d\u2019un peuple ou d\u2019un individu ont une influence sur le choix \"politique de ce peuple ou de cet individu?océan à l\u2019autre.Au lieu de gaspiller nos forces pour essayer de se cloisonner comme des enfants qui boudent parce que leurs désirs n\u2019ont pas été comblés, ne serait-il pas plus logique, plus adulte, d\u2019investir toute l'énergie nécessaire pour améliorer notre coexistence en prenant sérieusement conscience de nos responsabilités, de nos devoirs, envers les autochtones que l\u2019on n\u2019hésite pas à charmer de temps en temps pour mieux finir de les exploiter?Tous ces témoignages d\u2019hostilité entre les deux colonisateurs du Canada font resurgir deux questions: Quiavolécepa) à qui?De quel droit peut-on décider de se partager le butin?11 y a parfois de l\u2019inconscience ou de la cruauté dans l\u2019air.Medeleine AUCLAI R DUMAS Longueuil Le samedi 10 juin dernier, la Société Radio-Canada ouvrait ses micros à M.Pierre Falar-deau pour lui permettre de venir, après tant d'autres, faire l\u2019étalage de son inconscience.Les propos de M.Falardeau n\u2019ont été ni pires ni mieux que ceux que nous entendons de plus en plus souvent sur les ondes de notre radio d\u2019Etat.Je me demande combien de temps on a réfléchi avant de venir dire en public, à la face des Amérindiens, que les Anglais nous ont volé notre pays, nos droits, etc.Tous seront d\u2019accord pour dire qu'il y a des droits qui ne se cèdent pas, ne se négocient pas, ne se vendent pas.Ici, où étaient ces droits il y a à peine 500 ans?Et qui les a volés, à qui?Le Canada, terre amérindienne, est beau et riche d\u2019un Jean-Pierre SOUCY Etudiant à l\u2019U.de M.Montréal-Nord (et 5 autre signataires) Du sensationnalisme arriéré.dans la bassesse de biaiser l'information (ou de la surcharger) au nom du sensationnalisme?Car c\u2019est bien pour ce dernier qu\u2019on a lié l\u2019expression «crime atroce» et «homosexuel».L\u2019irri-tationnalisme de ce lien (étroit) d\u2019esprit nous a montré, avec une certaine Anita Bryant, sa facilité et son efficacité à atteindre la sensibilité des gens, aiguisée devant ces crimes odieux.Cette attitude est donc vile, indigne et lâche.Que LA PRESSE, pudique, n\u2019ait jamais publié un article sur le phénomène social de l\u2019homosexualité (j\u2019ai bien dit social), soit, on ne s\u2019en étonne pas.Mais, au moins, que ses journalistes se renseignent et intitulent et écrivent leurs articles correctement.Finalement, je ne cesse de m\u2019étonner à quel point LA PRESSE, qui se veut sérieuse, peut se laisser tenter par le sensationnalisme de la violence, du crime et du délit sexuel.La pudique relèverait-elle la jupe pour montrer la jambe?Dieu nous garde qu'en plus, elle ne soit un travesti! Jacques LACHAPELLE Saint-Laurent Me doutant bien de ce que le titre «Un crime atroce vaut cinq ans de prison à un homosexuel» cachait, j\u2019ai lu cet article paru dans LA PRESSE le 21 juin 1978 en page A:1 et je me permets d\u2019envoyer deux petites définitions du Robert (qui devrait pourtant être à la portée de la main de tout journaliste).Premièrement celle d\u2019homosexuel qui se lit comme suit: «Personne qui éprouve une appétence sexuelle plus ou moins exclusive pour les individus de son propre sexe».Deuxième, celle de pédophilie: «attraction sexuelle des enfants».Or le cas cité dans cet article est un homme, marié, qui semble n\u2019avoir eu des relations qu\u2019avec des enfants des deux sexes et est donc pédophile.S\u2019il est vrai qu\u2019il soit aussi homosexuel et masochiste, les qualificatifs sont deoiacés car ils n\u2019ont rien à voir avec l'acte d\u2019accusation.C\u2019est du fignolage attirant oour lecteur assoiffé! Ceci dit, on peut se demander comment un journal qui vante les hauteurs de très beaux principes conformistes (il n\u2019y a qu\u2019à référer à l\u2019autopsie d\u2019une grève de M.Leinelin) peut se vautrer s Vous nous conseillez un livre à lire qui dénonce le socialisme comme étant un système meurtrier.Soyez sérieux; vous savez comme moi que je pourrais vous répondre avec cent titres de volumes louangeant et expliquant le socialisme.Vous nous parlez ensuite de gens promettant une société parfaite qui exerce «un attrait certain chez un peuple peu politisé, de bonne foi et possédant une propension à la naïveté et au mysticisme historique».Vous semblez avoir un complexe de supériorité, cher ami.Vous traitez le peuple québécois d\u2019arriéré (pour être poli), mais vous êtes quand même soucieux du choix politique de ce dernier.M.Reginald Martel critique littéraire LA PRESSE Monsieur, Mes récriminations présentes ont pour motif votre vilain article, en date du 13 mai dernier, intitulé: «L\u2019essence du succès précède l\u2019existence Esso», dans lequel vous faisiez «état» de la remise à Donald Alarie du prix littéraire Gibson, pour son roman «La retrospection».Vous aimez les gens de lettres, moins ceux qui, avec parcimonie, leur donnent des chèques, et ceux qui «chèckent» (dont les jurys).Vous semblez entretenir, aux yeux de tous, une relation malsaine entre les Prix et la littérature.J\u2019espère ne rien vous apprendre en vous disant que le ton sur lequel vous traitez «l'incélèbre» prix de la distillerie Gibson, après une deuxième année d'existence, n'est pas de nature à lui permettre de gagner ses lettres de créance.N'allez pas croire que je vous demande de faire l\u2019apologie du système capitaliste; je m\u2019inquiète seulement de la compatibilité de ce ton avec l\u2019exercice de vos fonctions d\u2019informateur: «Ail the news that fit to print».n'est-ce pas?Bref, je ne vous dénie pas le droit d\u2019avoir une fixation au texte, surtout si vous en avez les moyens (.), mais de grâce, lorsque vous tentez de «sortir» du texte, sachez vous tenir un peu mieux.voire quittez votre prose multicolore et affichez clairement vos couleurs.Pire encore, vous louangez l\u2019aide généreuse que fournit l\u2019Occident capitaliste et libre aux pays sous-développés.Ne vous faites pas d\u2019illusion, cher monsieur, l'aide au Tiers-monde, autant du côté de l\u2019URSS que des Etats-Unis, est une question d\u2019intérêt personnel.Je me demande si vous connaissez la signification du mot impérialisme.Cherchez-la et dites-vous bien que c\u2019est là l\u2019ennemi numéro 1 du socialisme.Alors, je vous en prie, cessez de jouer à l\u2019âme généreuse en jetant le cure-dent de votre repas dans la bouche d\u2019un autre.4© S©©©.©; ©k©©3 O© ©ïêGr© M.Lawrence Hannigan CTCUM Monsieur, Ma plainte concerne l\u2019usage du tabac dans le métro.Le 28 juin dernier, j\u2019ai eu une altercation avec une personne qui fumait dans le wagon de métro.Malheureusement, il n\u2019y avait personne à la station Jean-Talon (où nous decendions) qui avait l\u2019autorité d\u2019imposer une amende au récalcitrant empoisonneur en question.Je déplore qu\u2019il n\u2019y ai aucun système qui permette de faire valoir notre droit à respirer de l\u2019oxygène dans le métro.En plus, je trouve que vos affiches sont absolument inadéquates quand elles n\u2019ont pas été complètement arrachées, sans être remplacées, soit dit en passant.Je trouve aussi, et je ne suis pas la seule, que c\u2019est complète- ment idiot de mettre une affiche qui défend de fumer, quand on voit deux pas plus loin une grosse publicité de DuMaurier et compagnie.Le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est que vous manquez de suite dans les idées.Vous interdisez aux gens de fumer et en même temps vous leur dites de fumer des Craven A, des Spéciales qui vous rendent la mort plus douce, des Matinée, des.Pourquoi ne pas donner un pouvoir de contravention à des gens qui ne sont pas nécessairement des policiers ou des employés du transport en commun?En tout cas, si vous avez besoin de volontaires, j\u2019en connais qui seraient prêts et prêtes à les donner ces amendes, moi en tête.Maine HOULE Membre du jury du Prix Gibson Enfin, il est vraiment drôle de vous entendre dire que les camps de concentration découlent de la véritable nature de la pensée de Karl Marx.On voit que vous n'avez jamais osé lire une seule ligne traitant du marxisme.Ce serait fou d\u2019analyser la pensée marxiste quand on est contre, n\u2019estee pas, monsieur?Mais il faut d\u2019abord savoir de quoi il s\u2019agit avant d\u2019être contre! Notre critique s\u2019adresse surtout à la société Radio-Canada qui, le 10 juin dernier, a posé un geste irraisonnable et irréfléchi en présentant, aussi tôt en soirée et un soir de fin de semaine «Je suis loin de toi, mignonne», un film contenant des scènes à la fois crues et suggestives.Nous sommes vraiment révoltées à la pensée de tous ces jeunes enfants assis devant leur téléviseur, «enregistrant» les images .des fantasmes du monde des adultes.«fournisseurs» de la télévision d\u2019Etat, nous considérons qu\u2019un de nos droits fondamentaux a été brimé.On a outrepassé le bon sens et abusé de cette liberté si chère à tous.On a brimé notre droit à une télévision respectueuse des intérêts de ceux qui la font vivre et adaptée aux attentes de ceux qui la regardent (et ce n\u2019est pas la première fois).Ceux qui aiment ce genre de scènes peuvent facilement se En tant q ue Marc CHABOT Québec M.Jean-Marc Brunet Montréal Cher monsieur, Ceci est pour faire suite à vo-J.re lettre parue dans ce même 'journal, jeudi le 22 juin, intitulé \u201cLe péril socialiste\u201d.Claudette F.MITCHELL Montréal Z Yves DESCARY Dorval, P.Q.Le patron se dissocie T Monique Bégin et les jT-'@©\"©3 ses \u20ac\u20ac J\u2019aimerais faire une mise au point au sujet d\u2019une lettre parue dans votre rubrique «Lettres des lecteurs», le 26 mai dernier, intitulée «Contenants et pollution».Bien que signée par un employé s\u2019identifiant à Continental Can, Montréal, les opinions exprimées dans cette lettre ne représentaient pas une prise de position ou l\u2019expression de la politique de la compagnie; si une telle impression a pu s\u2019en dégager, nous le déplorons.Nous encourageons nos employés à faire valoir leurs idées et opinions, mais il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019elles sont personnelles et n\u2019engagent que leurs auteurs.Lorsqu\u2019une compagnie veut émettre des opinions, elle se doit de prendre en considération les intérêts elles soucis du public, de même que ceux de ses clients et de ses associés; autrement, elle risque d\u2019offenser d\u2019autres parties involontairement.Jean N.QUESNEL Directeur d\u2019usine Continental Can Company of Canada Madame Monique Bégin Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social Madame, C\u2019est avec une certaine surprise que nous avons pris connaissance de vos propos concernant les «associations de gens qui jouent aux cartes», mentionnés dans l\u2019article relatant l\u2019interview que vous avez accordée à Madame Lily Tasso et publiée le 12 juin dans le journal LA PRESSE.Dans le contexte de l\u2019article, il est clair que cette piètre opinion ne peut se rapporter qu\u2019à des «associations» formées de personnes de l\u2019Age d\u2019or et, comme notre Fédération regroupe au-delà de neuf cents clubs souvent des Nouveaux Horizons, il ne nous est pas difficile de tirer la conclu- sion.Or, il nous est pénible de constater l\u2019acharnement que l\u2019on met à discréditer une catégorie de citoyens qui, fiers du devoir accompli et fatigués par une longue vie de labeur, prennent quelques instants de loisir en se regroupant pour jouer aux cartes justement.Nous estimons, et avec juste raison, que cette manière de passer le temps, pourtant si décriée, est pour le moins aussi stimulante, sinon plus, que le fait de s\u2019asseoir une soirée entière à suivre à la télévision une rondelle sur la glace.Mais, chère madame, il y a plus encore, car nous constatons, avec une certaine tristesse, à quel point vous semblez ignorer la part de loisirs humanitaires auxquels s\u2019impliquent de plus en plus nos clubs de l\u2019Age d\u2019or.Saviez-vous, par exemple, que plusieurs de nos Conseils régionaux décernent annuellement divers trophées afin de stimuler les clubs les plus méritants dans ce domaine?Nous nous devons de vous conseiller de prendre davantage de renseignements auprès de notre organisme, car, depuis votre accession à la tête de votre ministère, nous n\u2019avons eu l\u2019honneur de vous rencontrer qu\u2019une seule fois et pendant si peu de temps qu\u2019il 'nous a été pratiquement impossible de pouvoir vous donner même un bref aperçu des buts et de la philosophie d\u2019une association regroupant près de 125,000 membres.H » % » ué H8 H m S» ÆPSS B ÉHS IA PRESSE publie avec plaistt les opinions personnelles de ses lecteurs sue&yiuÊareBa» sut des questions d interet general Chaque lettre dort etre signee de la main de son auteur qui en assume alors I entière responsabilité l auteur doit en outre inscrire en lettres moulees son nom et son adresse au complet ainsi que son numeio de telephone au cas ou il nous serait necessaiie de communiquer avec lui Vu I abondance du courrier LA PRESSE ne peut s engager a publier toutes les lettres ni a lustriier au telephone ou par écrit chaque non publica lion Elle se reserve aussi le droit d ahreqei les lettres selon I espace disponible Autant que nnssi trie pneie d écrire a la machine a double interligne Adresse; vos lettres comme suit lettre des lecteurs Service de I editorial LA PRESSE CP 4200 succursale Place d Aimes Montreal Que i Georges E.JUTRAS Président de la Fédération de l\u2019Age d'or du Québec y\" bénéficiaires projets Mme Monique Begin ©a uLi iGQHwsGîk©\tc:n@ 0©G@i>[i@Ki ob kkkydb© /MÏrage estudiantin coup durant 5 ans, de sorte que l\u2019Hydro hériterait des dégâts pour le reste du bail.Par contre, l\u2019entrepreneur obtenant son financement sur le crédit de 1\u2019Hydro presque uniquement, le risque de l\u2019entrepreneur de même que le coût du financement seraient diminués, entraînant ainsi un loyer plus avantageux.Je ne vois pas pourquoi votre personnel compétent ne préparerait pas les plans d\u2019exécution, avec vos propres spécifications, quant à la qualité des matériaux et des équipements susceptibles de durer la longueur du bail qui serait consenti à l\u2019entrepreneur-promoteur ayant fourni les meilleures conditions à l\u2019appel d\u2019offres.De cette façon, chaque soumissionnaire établirait son prix de location d\u2019après les mêmes plans et devis et ainsi la société d'Etat, que vous prési- des compagnies prêteuses considéraient à ce moment le crédit de l\u2019entrepreneur et celui de l\u2019Hydro-Québec et ainsi le loyer du financement devenait assez.élevé, puisque l\u2019entrepreneur était responsable pour toute la durée du bail.Par toutes sortes d\u2019explications, vos consultants Kidder, Peabody et votre directeur d\u2019immeubles, M.Laurent Marquis, ont finalement démontré qu\u2019il en coûterait moins cher à l\u2019Hydro si un bail net était consenti.Selon ce «net lease» l\u2019Hydro serait responsable de l\u2019entretien et des réparations après une période de 5 ans et pour toute la durée du bail à long terme.Il me semble qu'avec cette formule l\u2019entrepreneur-promoteur aura avantage à construire un édifice avec des matériaux de qualité suffisante pour tenir le dez, en aurait vraiment pour son argent.De plus, l\u2019entrepreneur-promoteur n'ayant que sa responsabilité habituelle sur la construction du bâtiment et pouvant aussi profiter entièrement de la solvabilité de l'Hvdro-Québec pour le financement de l\u2019édifice, il en découlerait des prix avantageux de location et, en même temps, votre personnel subirait, assurément, moins de pressions de la part du promoteur pour faire approuver des plans, devis ou dessins d\u2019atelier plus ou moins conformes aux devis de rendement préparés par l\u2019Hy-dro-Québec.Je n\u2019ose pas croire que votre société soit mal administrée en général car, au contraire, je n'en entends que du bien.Lettre ouverte à M.Robert Boyd, Président de l'Hydro-Québec lisez un bon livre ou allez nager.Ça détend! Vous hallucinez?Quand vous serez sorti de votre mirage estudiantin, vous verrez que la réalité de ce monde est très simple.Vivez et laissez vivre les autres avec ou sans Canal 10, le Théâtre des Variétés, CKAC et autres.Quant aux livres de recettes et de jardinage et aux caresses des parties génitales du «peuple», laissez tomber, c\u2019est une question d\u2019appétit.Profitez de vos vacances estivales pour compléter vos connaissances en relations humaines afin de comprendre celles du «peuple», comme vous les appelez.M.Claude Perron, étudiant Çongueuil, Qué.at> Journal LA PRESSE Monsieur, J\u2019ai lu votre message d\u2019indignation concernant le Canal 10.¦ Vous semblez oublier, monsieur.qu\u2019il faut de tout pour faire un .blonde! Vous n\u2019êtes pas encore intégré dans la vie de tous les \u2022 jours; hâtez-vous, car vous nagerez dans «l\u2019indignation» pour ,lç restant de votre existence.La vie, c\u2019est l'université humaine.Vous apprenez à chosir, â désirer ce qui vous convient.1 ' C\u2019est nécessaire pour vous, pour - moi, pour les autres aussi: les -étudiants, le peuple, les intellectuels.Si certaines gens se laissent manipuler, même si c\u2019est {\u2022déplorable, laisscz-Ics en «paix» Vau 10.Faites comme d\u2019autres: Cher monsieur, Dans l\u2019édition du 25 mai dernier, le journal «Daily Commercial News» faisait état de votre nouvelle politique concernant le mode locatif des édifices administratifs et de service sous votre gouverne, dans le but de profiter d\u2019un financement plus facile et à meilleur compte.Comme vous le savez, auparavant, l\u2019Hydro-Québec louait d\u2019un entrepreneur-pro moteur fournissant le meilleur prix de location, un édifice construit selon un devis de rendement établi par votre personnel et, ceci, pour une période de 25, 30 ou 35 ans.Selon ce mode locatif, l\u2019entrepreneur était responsable de l\u2019entretien et des réparations.Bonne chance! C.R.MONARQUE Pincourt, Qué/ Daniel BOUDRIAS Montréal A 6 INFORMATIONS generales MONTREAL, VENDREDI 7 JUILLET 1978 Nombre, mobilité et activités Québec veut serrer Sa vis aux médecins par Nicole BEAUCHAMP Le gouvernement québécois s\u2019apprête à apporter cet automne des modifications législatives dans le domaine de la santé qui auront vraisemblablement pour effet de limiter le nombre de médecins dans les hôpitaux, de freiner leur mobilité entre les établissements et de resserrer le contrôle sur leurs activités professionnelles.C'est ce qui ressort en filigrane dus explications fournies par l'un des sous-ministres adjoints au ministère des Affaires sociales, M.Jean Meloche.Même si le MAS n'a pas encore déterminé de modalités précises, les ehan gements envisagés s\u2019inscrivent dans le sillage des mesures gouvernementales pour assainir la situation financière des hôpitaux au Québec.S'adressant récemment aux administrateurs de santé et de services sociaux, lors d'un congres à la Malbaie, le ministre Denis 1.azure dévoilait d'ailleurs les orientations en ce sens qu\u2019avait approuvées le Conseil des minis! res à la toute fin du mois de mai.Malgré le ton laconique, les propos du ministre Lazure à cel- te occasion indiquaient la nécessité de corriger une situation aberrante: «La législation actuelle, disait-il, favorise la mobilité des médecins entre les établissements au point de rendre difficiles aux hôpitaux une prévision et un contrôle budgétaire adéquats.» De fait, en ce moment, le contrôle de l\u2019offre et de la demande des services médicaux échappe en grande partie aux administrations hospitalières.A cause des règles du jeu établies par la loi.les hôpitaux ne peuvent quasiment pas refuser d\u2019admettre un médecin compétent qui demande d'y, pratiquer sa profession.Un médecin peut même, s\u2019il le désire, s'assurer des entrées et exercer dans deux ou trois autres hôpitaux.Résultat?Il arrive que des hôpitaux comptent trop de chirurgiens pour le nombre de salles d\u2019opération ou trop de médecins pour le nombre de lits disponibles Lorsque le ministre Lazure parlait de «l\u2019adoption de dispositions législatives permettant aux centres hospitaliers d\u2019établir un plan d'organisation des effectifs médicaux», il pointait donc le De son coté, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec souligne aussi la difficulté d\u2019y voir clair avec le double régime d\u2019honoraires (assurance-hospitalisation et assurance-maladie), sommes ouverts à toutes les discussions, conscients de la question à savoir si le Québec peut se payer les soins actuels, a déclaré le Dr Paul Desjardins.Une interrogation se pose cependant: le fait qu\u2019un médecin pratique dans plusieurs établissements entraîne-t-il des coûts additionnels?» D\u2019autre part, les modifications legislatives visent par la bande à aplanir les disparités régionales criantes au niveau de la distribution des effectifs médicaux spécialisés.On espère que les médecins essaiemeront à l\u2019extérieur des régions de Québec et de Montréal.Là-dessus, le président de la FMSQ fait remarquer que l\u2019entente des médecins spécialistes avec le gouvernement comporte un comité paritaire et des mesures incitatives à cet effet.«Est-il nécessaire, en ce cas de recourir à des changements législatifs?» s\u2019est-il interrogé.adjoint Jean Meloche, le tableau s\u2019embrouille davantage puisque, dit-il, «il est très difficile en ce moment de circonscrire dans combien d\u2019hôpitaux peuvent pratiquer des médecins et de contrôler leurs déplacements.» Pour.cette raison, le Conseil des ministres a également acquiescé à «l\u2019adoption de mesures administratives nécessaires pour contrôler Dévolution de la situation financière des centres hospitaliers, notamment en transférant à la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec la responsabilité du paiement des médecins et en exigeant des centres hospitaliers la production de rapports périodiques».Actuellement, il faut démêler les chiffres parce qu\u2019un médecin peut à la fois être rémunéré à l\u2019hôpital en vertu du régime d\u2019assurance-hospitalisation et de celui de l\u2019assurance-maladie.«Les changements à venir nous permettront sans doute de comparer les courbes de pratique en milieu hospitalier et en cabinet privé, de même que d\u2019identifier pour chaque médecin les revenus réalisés à chaque endroit», a allégué le Dr Martin Laberge, président de la RAMQ.Si dec ins dans les hôpitaux», a affirmé M.Jean Meloche.Ce changement soustend une possible limitation du nombre de médecins dans les hôpitaux, limitation qui.par ricochet, risque de restreindre la mobilité des médecins entre les établissements.Coûts et répartition régionale Les modifications éventuelles touchent deux aspects: les coûts et la répartition régionale des médecins.Dans un hôpital, chaque médecin engendre des coûts de l\u2019ordre de $150,000 à $200,000 par année.On sait aussi que l\u2019augmentation du volume et de la diversité des services se révèle l\u2019un des facteurs importants qui influent sur la croissance des frais hospitaliers.Déjà, au printemps dernier, l'Association des hôpitaux de la province de Québec alertait le ministère des Affaires sociales sur le fait que «les administrateurs sont actuellement impuissants à contenir l\u2019accroissement de certaines dépenses entraînées par des décisions médicales.» A en croire le sous-ministre Si W I 1 & «Nous % \\ 0 \\ \\ SA' B h m À M % 1 K Le ministre Denis Lazure processus d\u2019admission des médecins.«On vise à élargir la marge de manoeuvre des administrateurs de manière à ce qu\u2019ils puissent se prévaloir d\u2019autres critères que celui de la compétence pour décider de l\u2019admission des mé- Probiènnes constitutionnels Les déclarations de Dalila n\u2019ont convaincu personne Beaudoin préconise une redistribution des pouvoirs I sé que Dalila Maschino n\u2019a pas pu quitter ie Canada avec son passeport comme elle le dit au journaliste suisse parce que ce document a été versé au dossier remis au procureur général du Québec.C\u2019est Denis Maschino qui a fourni le passeporf de sa femme aux enquêteurs lorsqu'il a porté plainte.Comme M.Maschino, le sergent Goupil croit que tant et aussi longtemps que Dali-ia ne viendra pas s\u2019expliquer ici, rien ne sera réglé dans cette affaire.Si son frère ne la laisse pas venir, c\u2019est parce qu\u2019il y a «quelque chose d\u2019irrégulier».I par Huguefte LÀPRÏSE Si Dalila Maschino est libre de circuler comme elle l\u2019entend, si elle ne subit aucune contrainte de son frère Messaoud Zeghar, qu\u2019elle vienne ici le dire et mettre enfin un terme à cette situation.ü m par Fernand BEAUREGARD Selon le commissaire Gérald Beaudoin, membre de la Commission Pépin-Robarts sur l\u2019unité canadienne, le «pouvoir de dépenser» du gouvernement fédéral doit se limiter aux secteurs reconnus comme étant de sa juridiction: défense nationale, importations-exportations, politique extérieure, etc.Dans les secteurs de «zone grise», comme par exemple la culture, la juridiction d\u2019Ottawa est déjà partagée avec les provinces, mais avec prépondérance du fédéral, et l\u2019expert en droit constitutionnel suggère que cette prépondérance passe aux provinces.Précisons que c\u2019est à titre d\u2019expert en droit constitutionnel (il est doyen de la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa), et non en sa qualité de commissaire, que M.Beaudoin acceptait, mercredi, lors d\u2019une rencontre informelle avec la presse montréalaise, de donner son opinion sur les problèmes constitutionnels qui confrontent la fédération canadienne.D\u2019après lui, il existe au Canada quatre grands problèmes dans ce secteur, et il les énumère par ordre d\u2019importance: \u2014\tle partage des pouvoirs; \u2014\tla place du Québec dans la fédération canadienne; \u2014\tla façon dont la constitution canadienne doit être révisée cl interprétée; \u2014\tles droits fondamentaux, y compris les droits linguistiques.M.Beaudoin souligne ensuite qu\u2019un certain nombre de juridictions fédérales, reconnues soit dans le texte constitutionnel soit qar décision de la Cour suprême, touchent à des secteurs qui n\u2019existaient pas en 1867.C\u2019est le cas notamment pour la radio, la télévision, la câblo distribution, le contrôle de l\u2019uranium et l\u2019aviation.«Il va falloir repenser ces juridictions et sans aucun doute consentir à un transfert de juridiction, non seulement d\u2019Ottawa aux provinces, mais dans certains cas des provinces à Ottawa», déclare le commissaire.Au nombre des pouvoirs juridictionnels qui à son avis devraient revenir aux gouvernements provinciaux qui le désirent, l\u2019expert cite la câblodistribution et la législation mariage-divorce.Et en ce qui a trait aux concessions mutuelles, il propose qu\u2019en matière d\u2019immigration \u2014 juridiction déjà partiellement assumée par les provinces \u2014 les pouvoirs des provinces, notamment du Québec, soient largement accrus au point d\u2019acquérir la prépondérance sur la juridiction fédérale.Même chose en matière de \u2019santé et de bien-être.En matière pénale, il faudrait mettre fin à cette situation étrange, ambiguë et encombrante qui veut que les prisons relèvent des provinces et les pénitenciers du fédéral.«Que l\u2019un ou l\u2019autre des niveaux de gouvernement obtienne l\u2019entière juridiction.Ce serait plus logique et ça faciliterait l\u2019administration de ces centres de détention», declare-t-ii.' Telle csi la réaction tant des autorités policières, judiciaires et gouvernementales canadiennes que des amis de la jeune femme ainsi que de son mari Denis devant les déclarations que M.Zegharet sa soeur ont faites à un journaliste suisse.Quant aux allégations selon lesquelles Denis Maschino se serait livré à un chantage à l\u2019endroit de sa femme au moyen de photos osées, les gens qui connaissent le couple disent que cela relève de la pure invention et que Dalila a été forcée par son frère de noircir ainsi son mari.$ ¦?11 à :V, V\" Procureur Pour sa part, le procureur de la Couronne, Me Claude Provost, ô qui a été confié l'étude du dossier.a déclaré qu\u2019il demanderait une enquête sur la façon dont l\u2019entrevue du journaliste Pierre Pittet a été réalisée.«Mais, devait-il souligner, ce n\u2019est pas encore le «coup de massue» qui nous fera interrompre nos recherches.Dans cette affaire, a-t-il ajouté, il y a un coup d\u2019éclat chaque semaine, donc cela signifie qu\u2019il y a anguille sous roche».S Sénat Sur la réforme du Sénat et sa métamorphose en Chambre de la fédération, M.Beaudoin n\u2019y voit pas d\u2019objection majeure, il admet que des changements s\u2019imposent à la structure de la Chambre haute.Mais il n\u2019est pas sur que le changement proposé dans le Livre blanc de M.Trudeau soit le meilleur.«Il faut toutefois que les provinces soient plus largement impliqués dans la composition de ce nouveau Sénat.Il importe aussi que «sénateur» ou toute autre nom utilisé, demeure un poste «nominatif».Entin, il est entièrement en désaccord avec la suggestion du premier ministre Trudeau à l\u2019effet que les membres de la Chambre de la fédération se voient retirer le pouvoir de «bloquer» une loi et n\u2019aient plus qu\u2019un pouvoir de «veto suspensif de deux mois».T: Sa a Dalila Maschino «qui agit comme un rustre».M.Maschino a dit ne pas être touché par de telles déclarations et accusations, et a ajouté que si sa bru est libre, qu elle vienne à Paris ou qu\u2019elle aille ailleurs dire tout cela sans son frère.s.Denis Maschino qui est introuvable depuis vendredi, en tout cas pour les journalistes et plusieurs de ses amis (quoique les policiejjjjrs aient pu lui parler mercredi soir) a réagi à cette accusation lancée par sa femme lorsque la station périphérique de Paris.Radio-Luxembourg, l'a diffusée jeudi dernier.I! a nié tout en précisant que Dalila avait été ioussée à dire de telles choses contre lui.1 Me Provost a parlé au téléphone à Dalila Maschino, deux fois et n\u2019a obtenu d'elle qu\u2019une déclaration\u2014 semblable à une lecture à haute voix \u2014 comme quoi elle avait quitté volontairement le Canada.Me Provost qui refuse de donner plus de précision sur la teneur des entretiens avec la jeune femme se demande si elle était libre quand elle lui a parlé.M.Maschino a tenu à corriger certains détails dans les propos que Dalila et M.Zeghar ont tenu au journaliste suisse.Il est faux, selon lui, de dire que Denis et Dalila se sont rencontrés à Paris.De 1970 à 1975.Dalila était étudiante à I Université d\u2019Alger et c\u2019est là qu\u2019elle a rencontré Denis.(Photo René Picard.LA PRESSE) Le sergent-détective Jacques Gou- Un rustre Pour le père de Denis, M Maurice Maschino, il s\u2019agit d'une «sinistre mascarade et M.Zeghar est un personnage odieux pour ainsi utiliser sa soeur.» Toute cette attitude ne fait, selon lui, que discréditer M.Zeehar pil.nement algérien à la requête formulée lundi par l\u2019ambassadeur canadien à Alger, estime que l\u2019interview de Messaoud Zeghar et de sa soeur au journaliste suisse est «une pièce qui s\u2019ajoute à un dossier déjà long».Les discussions se poursuivront néanmoins dans la même veine qu elles ont été engagées, a ajouté le porte-parole, M.André Simard, qui s\u2019est montré vague.Pour lui, il y a toujours des éléments obscurs; le processus de clarification ne fait que continuer.Bien sûr, l\u2019idéal serait que Mme Maschino vienne ici pour parler aux autorités.Goupil De son côté, le sergent-détective Jacques Goupil de la Sûreté municipale de Montréal a préci- Simard Le ministère des Affaires extérieures qui n\u2019a toujours pas eu de réaction officielle du gouver- Cour suprême Au sujet de la Cour suprême, va pour l\u2019augmentation des juges du Québec.Trudeau propose de passer de la formule actuelle 3 sur 9 à 1 sur 11.«Ça pourrait être encore mieux», dit-il, en ajoutant que là aussi, il importe que les gouvernements provinciaux soient impliquées dans la nomination des membres de ce haut tribunal.Les trois tentatives de Me Bellemare ont échoué Droits fondamentaux Sur la constitution nouvelle dont le Canada veut se doter dans les plus brefs délais, le doyen de la Faculté de Droit déclare qu\u2019elle doit inclure la Charte des droits fondamentaux, celle des droits linguistiques et qu\u2019on y insère le pouvoir de «délégation volontaire de juridictions».Actuellement, précise-t-il, il n\u2019est question que de «transfert des pouvoirs».Un transfert, ça devient permanent.Par ailleurs, un «pouvoir délégué» peut être repris.Enfin, le nouveau texte c.titutionnel devra comporter «préambule très inspiré», comme c\u2019est le cas pour le texte de la Constitution américaine.«Les Américains le connaissent par coeur et s\u2019y réfèrent comme à l\u2019une de leurs plus chères possessions».Pourquoi pas les Canadiens?» A trois reprises, la semaine dernière, M.Messaoud Zeghar a refusé de conduire sa soeur Dalila dans une ambassade canadienne d'un pays, «territoire neutre pour la circonstance», ou l'avocat de Denis Maschino, Me Jacques Bellemare, voulait la rencontrer et converser avec elle en l\u2019absence de son frèse.pour une raison assez évidente: le gouvernement algérien n\u2019a pas à se prononcer là-dessus.Les deux autres refus ont été donnés sans explication.Me Bellemare était à ce point confiant dans la réalisation de cette recherche d'une solution, qu\u2019il avait acheté son billet pour Paris où il avait prévu une rencontre jeudi dernier.Aux accusations de chantage que M.Zeghar et sa soeur font à l\u2019endroit de son client, Me Bellemare réagit avec vigueur: «Il s\u2019agit d\u2019un article faux et mensonger».Il a renchéri en disant que «nous nous trouvons devant le même scénario que lorsque Dalila Maschino avait déclaré en présence de Me Michel Proulx, avocat de M.Zeghar, qu\u2019elle n\u2019avait pas été forcée de quitter Montréal.» Entre temps, Me Bellemare se lient en contact avec le ministère des Affaires extérieures.Il attend la réponse d\u2019Alger.- #6^\"^ Les amis, de Dalila ou de Denis Maschino, tout comme leurs amis communs ont tous été catégoriques: jamais Denis n\u2019a fait chanter Dalila.Ils avaient beaucoup de respect l\u2019un pour l\u2019autre.L\u2019une des grandes amies de Dalila qui ne veut pas être nommée est revenue d\u2019Alger dimanche dernier.Elle a précisé qu\u2019il lui avait été impossible de parler à la jeune femme ou de la voir.Selon elle, son amie est gardée incommunicado.' VJ % Me Bellemare à au: M.Maschino a confié le dossier de l'affaire il y a deux semaines, a précisé qu\u2019il avait proposé les ambassades à Paris, à Genève ou à Madrid comme lieu de rencontre en présence d\u2019un représentant tout aussi «neutre» que l\u2019endroit ainsi que d\u2019un médecin afin de «s\u2019assurer que la jeune fem me n\u2019a pas été droguée avant l\u2019entretien».L\u2019avocat de M.Maschino a souligné que M.Zeghar a refusé au tout début en prétextant que Me Bellemare se devait d'obte- f I f 8 Selon un professeur de Dalila.M.Terry Byrnes et sa femme Bonnie, ce stratagème de M.Zeghar est un peu dans sa logique.Dans un premier temps, il a accusé Denis de pousser Dalila à se prostituer à Montréal.Maintenant, il l\u2019accuse de chantage avec une histoire de photos d\u2019elle nue.cons- 1% un y < s a Me Jacques Bellemare nir auparavant la permission des autorités algériennes.Ce que l\u2019avocat n\u2019entend pas demander i A A 7 INFORMATIONS nationales MONTRÉAL, VENDREDI 7 JUILLET 1978 en bref ¦¦¦¦¦¦¦¦¦I La GRC a eu accès aux dossiers de 1,600 chômeurs OTTAWA (PC) \u2014 Le service des enquêtes criminelles de la GRC a eu accès à plus de 1,600 dossiers de l\u2019assurance-chômage considérés comme confidentiels au cours des quatre dernières années, et non à 360, comme l\u2019avait d\u2019abord prétendu un commissaire adjoint de la police fédérale.Telle est la précision qu\u2019a tenu à apporter Me W.A.Kelly, procureur de la Commission McDonald, commissaire adjoint de la GRC, M.Henry Jenson, responsable de la région de Vancouver, avait soutenu que la police fédérale avait eu recours à cette source d\u2019information privilégiée à environ 360 reprises.Me Kelly avait contesté ces chiffres en disant que d\u2019après ses propres calculs, cet accès aux renseignements confidentiels s\u2019était répété à près de 1,500 reprises depuis 1974.A son insistance, des membres de la GRC ont refait le compte et c\u2019est ainsi qu\u2019hier, Me Kelly annonçait qu'en fait il y avait eu quatre fois plus de ces incidents que ne l\u2019avait d\u2019abord dit M.Jenson.naient compte que des cas où la police avait eu accès aux renseignements pour des fins autres que celles de faire appliquer la loi de l\u2019assurance-chômage.Hier pourtant, Me Kelly a dit qu\u2019entre 1974 et 1977, la GRC avait fait 1,549 demandes à l\u2019assurance-chômage, dont seulement 250 devaient servir à faire appliquer la loi.M.Charlebois a avoué que cette politique variait beaucoup selon les personnes chargées de la mettre en vigueur.C\u2019est ainsi que des procès-verbaux des années soixante révèlent que la commission refusa d\u2019aider une femme qui voulait retrouver son mari qui l\u2019avait désertée, alors qu\u2019elle communiqua des renseignements à un gouvernement provincial, présumément pour l\u2019aider à trouver quelqu\u2019un qui lui devait de l\u2019argent.Par ailleurs, M.Charlebois a révélé que des députés fédéraux ou provinciaux demandent souvent à la Commission de l\u2019assurance-chômage certains renseignements confidentiels afin d\u2019aider, par exemple, une femme que son mari a abandonné.Les «conduits» «Nous considérons, règle générale, les députés comme des personnes légitimes.», a-t-il expliqué, en précisant que souvent les députés servent rie «conduit» entre cette agence gouvernementale et leurs commettants.Plus tôt, l\u2019avocat de la commission, Me W.A.Kelly, a lu une question qu'un député conservateur de la Saskatchewan avait posée aux Communes en J966 au sujet des renseignements provenant des fiches de l\u2019assurance sociale qui étaient peut être transmis à la GRC.à la reprise de ses travaux, jeudi à Ottawa.La Commission fédérale sur les activités répréhensibles de la GRC se penche sur la relation particulière qui existe depuis les années quarante entre la police fédérale et la Commission de l\u2019assurance-chômage au sujet de l\u2019échange de renseignements confidentiels.Il y a environ deux semaines, un Le ministre du Travail de l\u2019époque, J.R.Nicholson, avait dit que l\u2019assurance-chômage fournissait renseignements «statistiques» à la police fédérale ou autre.«Ce n\u2019est pas exactement le cas?», a demandé Me Kelly.M.Charlebois a répondu que là encore, il s\u2019agissait d\u2019une question d\u2019interprétation.Problème d\u2019interprétation Au cours des années, la direction de la Commission de l\u2019assurance-chômage a émis une série de directives, au sujet de la confidentialité de ses renseignements.Il s\u2019agit de lignes de conduite pour les employés qui ont été élaborées et consignées soit dans des manuels de travail, soit dans des procès-verbaux, ou encore lors d\u2019amendements à la loi.«La confidentialité des renseignements a toujours fait partie de nos politiques internes.c\u2019était comme une clause échappatoire permettant que les renseignements puissent être divulgués dans l\u2019intérêt public», a expliqué M.Yvon Charlebois, le secrétaire général de la nouvelle Commission de l\u2019emploi et de l\u2019immigration, lors de son témoignage devant la commission McDonald.«Toutefois, les mots «dans l\u2019intérêt public» n'ont jamais été définis».a-t-il ajouté.La loi de l\u2019assurance-chômage votée en 1940 fut précisée en 1942 lorsque la direction adopta des règlements internes sur la confidentialité qui amendèrent la loi en 1946.En général, les fonctionnaires de l\u2019assurance-chômage communiquaient des renseignements confidentiels à la GRC et à d\u2019autres corps de police, lorsqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un motif sérieux.Le CTC conteste les recommandations du Conseil Économique OTTAWA (PC) \u2014 L\u2019adoption des recommandations du Conseil Economique du Canada relativement à la libération du commerce avec les pays en voie de développement signifierait la mort de l\u2019industrie du textile et du vêtement au Canada et la disparition de milliers d'emplois, se-1 ion le Congrès du Travail du Canada.Le CTC, la plus vaste organisation syndicale du pays, a dénoncé hier les propositions faites par le Conseil Economique dans son dernier rapport qui analysait les relations entre le Canada et les pays du Tiers-monde.Le Conseil suggérait dans ce document intitulé:\t«Pour un commun avenir» de consacrer un montant de $4 milliards à la réorganisation de ces industries malades puis, dans un second temps, à l\u2019abolition des barrières tarifaires qui protègent les industries canadiennes de ces importations.Or selon le président du CTC, M.Dennis McDermott, l\u2019idée que l\u2019on puisse prendre ces 250,000 personnes et les recycler dans un autre secteur est ridicu- certains Ottawa fait la paix avec Bernard Maguire Selon ce relevé plus complet, en 1978, la GRC a demandé à la Commission de l\u2019assurance-chômage, désormais connue sous le nom de la Commission de l\u2019emploi et de l\u2019immigration, des renseignements provenant de ses fiches à 74 reprises.La petite histoire Ce n\u2019est qu\u2019à la mi-juin 1978 alors que les fonctionnaires du ministère de l\u2019emploi et de l\u2019immigration s\u2019apprêtaient à témoigner devant la Commission McDonald que l'on a interdit ces renseignements à la GRC.Le ministre a demandé que cette entente, jusqu\u2019ici restée secrète, soit suspendue parce que certains conseillers juridiques estimaient qu\u2019elle contrevenait à des dispositions de lois qui promettent la confidentialité de renseignements provenant des fiches de l\u2019assurance-chômage, du régime de pension du Canada et du numéro d\u2019assurance-sociale.Lorsqu\u2019il a témoigné au mois de juin, le commissaire adjoint a soutenu que ses chiffres ne te- EDMONTON (d\u2019après CP) \u2014 Après trois ans, le gouvernement fédéral a éliminé de ses dossiers secrets les informations relatives à Bernard Maguire, un résidant d\u2019Edmonton.Toutefois, le dossier, remis à M.Maguire mercredi, à la suite de pressions exercées tant par les organes d\u2019information que par certains milieux politiques, ne contient pas certains rapports primordiaux de la Gendarmerie royale sur son caractère.Les rapports en question expliquent pourquoi le jeune homme de 26 ans a été considéré comme un risque pour la sécurité du pays et remercié de ses services de technicien des télécommunications du CN à Whitehorse, Yukon, il y a trois ans.L\u2019emploi impliquait la transmission d'informations gouvernementales confidentielles.M.Maguire a été avisé qu\u2019il avait été envoyé à cause de certaines activités criminelles dont il s'était rendu coupable alors qu\u2019il était adolescent, de son caractère instable et de l\u2019inconstance de ses emplois.Il affirme que ces accusations sont injustifiées et souligne qu\u2019il tente depuis 1975, sans succès, de connaître la raison exacte de son renvoi.Dans une lettre adressée le 21 janvier 1975 \u2014 cinq mois avant qu\u2019il ne soit congédié vices de sécurité des télécommunications du CN, M.J.Walton, ancien chef de la division de la sécurité du ministère des Approvisionnements et Services, soulignait que M.Maguire pouvait continuer de travailler pour cette agence, mais non dans un secteur confidentiel.M.Maguire, qui est aujourd\u2019hui chauffeur d\u2019autobus à Edmonton, affirme que cette lettre prouve qu\u2019il n\u2019aurait pas dû être congéfié cinq mois plus tard, et espère qu\u2019elle l\u2019aidera à se faire rengager par la compagnie dans un secteur non confidentiel.aux sér- ie.Léonard en Aquitaine BORDEAUX (AFP) cours de la deuxième journée de sa visite en Aquitaine.M.Jacques Léonard, ministre d\u2019Etat à l\u2019Aménagement du Quebec, s\u2019est attaché à la compréhension des rapports entre les élus locaux et les autorités chargées de l'aménagement.Pour M.Léonard, l\u2019aménagement du territoire est une tâche essentielle, mais que ne doit pas se faire au détriment des habitants.D\u2019autre part, il estime que le développement d'une ville, ou d\u2019une région, ne doit pas forcément être axé sur la croissance économique, mais au contraire sur le bien-être social et culturel de ses habitants.Le ministre attache une importance toute particulière à la préparation de sa loi d'aménagement la première dans l'histoire du Québec, qui aura pour but de donner l\u2019autonomie financière aux municipalités, et de leur permettre de choisir avec les habitants les orientations de l'aménagement.Sa visite en Aquitaine permet à M.Léonard de se rendre compte sur le terrain de ce que peut être l\u2019entente et la collaboration des élus locaux et d\u2019une mission d\u2019aménagement gouvernementale, en l\u2019occurrence la mission interministérielle d\u2019aménagement de la Côte Aquitaine.Au R* L'exploitation des ressources naturelles du tiers nord sera désormais interdite 1 H 86 ¦- m MSfm ÉÊ OTTAWA (d\u2019après CP) \u2014 Le tiers nord du Yukon sera préservé pour le caribou, l\u2019ours et la faune aquatique, et toute exploitation de ses ressources en pétrole, en gaz ou en minéraux sera interdite.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé, hier, M.Hugh Faulkner, ministre du Nord canadien, tandis que son collègue de l\u2019Environnement, M.Len Marchand, faisait savoir que des négociations allaient être entamées avec les Etats-Unis en vue de l\u2019institution éventuelle d\u2019une zone administrative s\u2019étendant des deux côtés de la frontière qui sépare le Yukon de l\u2019Alaska, pour la protection du caribou de la région de la Porcupine.Ces deux mesures, annoncées lors d\u2019une conférence de presse, constituent, a souligné M.Faulkner, un pas important vers l\u2019ouverture de discussions publiques sur la création d\u2019une région réservée à la faune sauvage au nord de la rivière Porcupine.Un paradis Ce secteur est un paradis pour les archéologues et les paléon-thologues, parce qu\u2019il constitue l'une des rares régions du Canada qui n\u2019aient pas été touchées par les glaciers.On y a trouvé des objets vieux de plus de 10,000 ans, des fossiles et des ossements de mammouth, de castors de 10 pieds pesant plus de 400 livres, ainsi que d\u2019animaux apparentés au machérode.Approuvé par les organismes intéressés à la conservation et à l\u2019environnement, le projet bénéficie généralement de l\u2019appui des groupements autochtones, a souligné M.Faulkner, qui doit en discuter aujourd\u2019hui même à Whitehorse avec les membres du Conseil territorial du Yukon.On croit savoir que certains des membres du Conseil s\u2019objecteraient àcequol'onenrayele développement de ce secteur de 15,000 milles carrés, et le ministre s\u2019est dit prêt à modifier la superficie protégée.%: % ./ : m iff 'Mi, %: , I ¦ftik m ¦ % : Négociations en vue Quant à M.Marchand, il a précisé que des négociations débuteraient probablement sous peu avec les Etats-Unis pour créer une zone administrative visant à la protection du troupeau de caribous de la Porcupine, évalué à 110,000 têtes, et qui représente une source importante de nourriture pour les habitants de l\u2019Arctique.On sait d\u2019ores et déjà que le gouvernement américain se propose d\u2019agrandir la réserve établie à cet effet le long du Yukon.T #0% v W# \u2022?: : ¦ (Téteohoto PC) C'est tout le troupeau de caribous de la Porcupine, fort de 110.000 têtes, qui sera protégé par la réserve de 1 5,000 carrés dont le min.stre du Nord canadien, M.Hugh Faulkner, a annoncé hier le projet de création dans le nord du Yukon Ignatieff lauréat du Prix de la paix L\u2019ancien ambassadeur du Canada aux Nations Unies, M.George Ignatieff, aujourd'hui principal du Collège Trinity de l\u2019Université de Toronto, a été choisi cette année comme lauréat du Prix de la paix décerné annuellement par le comité de la paix Lester B.Pearson.Le prix, octroyé au citoyen canadien qui, dans les années précédentes, a le plus contribué à la cause de la paix mondiale ou de l\u2019unité canadienne, sera remis à M.Ignatieff le 15 juillet à Tweed, en Ontario.Les candidats sont choisis par les éditeurs des principaux quotidiens du Canada et de la revue Maclean\u2019s.Le nom de M.Ignatieff avait été proposé par M.Roger Lemelin, président et éditeur de LA PRESSE, et le prix lui a été attribué pour sa contribution à la cause de la paix depuis son entrée au ministère des Affaires extérieures, en 1940, ainsi qu\u2019à celle de l'unité canadienne en tant que principal du Collège Trinity.Boursier de Rhodes, il a été nommé compagnon de l'Ordre du Canada en 1973.Nouveaux membres de l\u2019Ordre du Canada Ottawa respectera les nouveaux règlements de la construction au Québec nel Daunais, du poète québécois Alfred Desrochers et du journaliste Fernand Séguin, de Québec.Parmi les nouveaux membres, on remarque les noms de Leonidas Bélanger, un généalogiste de Chicoutimi, du Père Julien Deziel, historien montréalais, du Dr Gustave Lachance, un dentiste de Sil-lery; de Jeanette Legault-Fran-coeur, première femme à servir comme juge de paix à Montréal; et du Dr Renaud Lemieux, de Cap-Rouge.Les compagnons (il ne peut y en avoir plus de 150 en vie) ont droit aux initiales C.C.après leur nom.Dix-huit noms se trouvent sur la nouvelle liste des officiers de l\u2019Ordre.le deuxième niveau, donnant droit aux initiales O.C., et 41 personnes ont obtenu la troisième distinction, celle de membre de l'Ordre, donnant droit aux initiales CM.Au nombre des nouveaux officiers, on note également les noms du compositeur montréalais Lio- OTTAWA (d\u2019après CP) \u2014 L\u2019un des plus puissants financiers du Canada, une femme qui a réussi à persuader les magasins Eaton de traduire en français leurs commentaires de mode, et un rabbin parlant 40 langues sont au nombre des 60 personnes auxquelles a été décerné hier l\u2019Ordre du Canada.nés d\u2019ouvriers ontariens seulement pouvaient perdre des emplois au Québec.Pourtant, le premier ministre ontarien William Davis a menacé de faire adopter une loi pour fermer les chantiers de sa province aux Québécois.Il a même demandé au premier ministre Trudeau de contester la loi québécoise en Cour suprême du Canada.A Ottawa, le conseiller municipal Don Kay a annoncé son intention de demander à ses collègues de quelles manières ils pourraient répondre au Québec.L\u2019une, a-t-il dit, pourrait être d\u2019interdire Ottawa aux compagnies dont le siège social est au Québec.Par ailleurs, le ministre du Travail de la Nouvelle-Ecosse, M.Waller Fitzgerald, a déclaré hier que sa province ne songe pas à des représailles contre l\u2019interdit décrété par le gouvernement du Québec contre les travailleurs de la construction de l\u2019extérieur.Il répondait à une question de M.Paul MacEwan, NPD, Cap-Breton-Nova.Il a dit qu\u2019il n\u2019avait pas envoyé de lettre de protestations au Québec mais qu\u2019il le ferait peut-être après avoir lu la loi.M.Trudeau a, pour sa part, déclaré qu\u2019il croyait comprendre que le Québec avait offert un compromis à l\u2019Ontario au sujet de la mobilité des travailleurs de la construction.Le premier ministre, qui parlait à un déjeuner du Canadian Club, n\u2019a pas donné de détails.(PC) \u2014 Des représentants du Conseil du trésor et du ministère fédéral des Travaux publics ont déclaré, hier, qu\u2019aucune nouvelle le politique n\u2019était élaborée pour répondre aux mesures québécoises donnant la préférence aux travailleurs de la construction de la région sur les autres.«La loi concerne les entrepreneurs et les ouvriers, a noté l\u2019un d\u2019eux, et nous ne pouvons et nous avons l\u2019intention de rien faire.» Ce serait contre la loi, a-t-il ajouté, si Ottawa insistait dans un appel d\u2019offres pour que des travailleurs de l\u2019Ontario fassent partie des ouvriers d\u2019un chantier au Québec.C\u2019est surtout dans la région Ottawa-Hull que se concentre cette prétendue guerre de la construction.Des travaux importants auront lieu au Québec, dont l\u2019usine de filtration de $80 millions et : l\u2019hôtel de ville de Hull de $17 millions.Le ministre québécois du Travail, Pierre-Marc Johnson, a déjà expliqué que la loi avait pour but de donner la préférence aux ouvriers locaux, de sorte qu\u2019il sera aussi difficile pour un travailleur de Montréal ou de Québec d\u2019obtenir un emploi à hull que pour un travailleur d\u2019Ottawa.M.Johnson a également souligné qu\u2019un entrepreneur ontarisn pouvait amener ses ouvriers réguliers au Québec.M.Pierre Maheu, directeur des recherches à l\u2019Office québécois de la construction, a déclaré de son côté que quelques cental- M.Paul Desmarais, président de Power Corporation, de Montréal, Mme Suzanne Paquette-Goyette, de Montréal également, et le rabbin Ernest Klein, de Toronto, se trouvent sur la liste semi-annuelle des nominations que vient de publier le gouverneur général Jules Léger.M.Desmarais, originaire de Sudbury, Ontario, détient, à 51 ans, le contrôle d\u2019un empire dont les intérêts vont de la finance aux transports, en passant par les journaux, la radiodiffusion et les mines.Il est nommé officier.Mme Paquette-Goyette, honorée l'an dernier pour avoir enseigné durant 50 années la diction française, ainsi que pour ses activités dans le domaine du théâtre, est faite membre de l\u2019Ordre.Nouvelles sources d\u2019énergie $821,000 au Québec pour la recherche Le premier implique des sommes de $750,000 en vue de déterminer si certaines régions forestières non exploitables commercialement et les rejets de l\u2019abattage peuvent servir à créer de l\u2019énergie.Le ministre des Affaires urbaines, M.André Ouellet.a annoncé hier le lancement de deux projets de démonstration, au Québec, en vue de promouvoir l\u2019utilisation de sources renouvelables d'énergie.OTTAWA (PC) Lalonde réjoui OTTAWA (PC) \u2014 Selon le ministre d'Etat aux relations fédérales-provinciales, M.Marc Lalonde, la victoire libérale dans le comté de Notre-Dame-de-Grâce constitue un développement encourageant dans la bataille contre le séparatisme.«Ce que j\u2019ai trouvé de plus remarquable dans la victoire de M.Reed Scowen, a-t-il dit, c'est que ce dernier a enlevé la majorité des bureaux de votation francophones».Signalons que le candidat Scowen l\u2019a emporté dans 11 des 16 bureaux de votation de Ville Saint-Pierre, là où on retrouve le plus grand nombre de francophones dans cette circonscription à 75 p.cent anglophone.Quant au rabbin Klein, né en Roumanie il y a 79 ans, il survécut aux camps de concentration d\u2019Auschwitz et Dachau et fut pendant plus de 25 ans rabbin de la synagogue Beth Yitshak de Toronto, publiant en même temps plusieurs dictionnaires.Il est nommé officier.Ces nouvelles nominations portent à 1,241 le nombre des citoyens qui ont été décorés de l\u2019Ordre du Canada pour réalisations extraordinaires depuis l\u2019institution de cette distinction en 1967.Un seul Canadien a obtenu cette année l\u2019honneur suprême, le titre de compagnon de l\u2019Ordre: il s\u2019agit de M.Wilfrid Judson, ancien juge de la Cour suprême du Canada.i Cela entrait dans le cadre d'une série de nouvelles annoncées cette semaine par des ministres fédéraux et dévoilant les détails d'un plan de cinq ans de conservation de l\u2019énergie, révélé mardi par le ministre de l'Energie Alastair Gillespie.Moins important, le deuxième vise à savoir si la vapeur produite lorsque le bois est transformé en pulpe peut être harnachée.Le gouvernement fédéral versera $71,000 à ce projet, l\u2019Institut de recherche des pâtes et papier du Canada, qui sera le maître d'oeuvre, $63,000.M.Ouellet a precise que le gouvernement fédéral verserait $821,000 pour mener à bien les deux projets de recherche, à Pointe-Claire, en banlieue de Montréal.M.Ouellet a ajouté que le Québec recevrait d\u2019autres subventions quand les projets seraient plus avancés. V \u2022 (I A 8 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 7 JUILLET 1 978 Lors de la guerre du Shaba Deux missionnaires jéhovistes étaient à Kolwezi par Jules BELIVEAU «Toute ccttc popularité parce qu\u2019on nous a tiré dessus! » C'est Jonathan Barnes qui fait tout haut cette réflexion.Sa femme Miriam et lui sont assis devant t trois journalistes, sous l\u2019oeil attentif de deux autres Témoins de Jéhovah, dans la salle de presse _ r fiu Stade olympique.Ici et autour, .des gens circulent, s\u2019apprêtant à retrouver leur siège avant que ne reprenne un autre marathon de , discours religieux.Comme mercredi, ils sont plus de 75,000 à participer aux séances de ce congrès international.Miriam et Jonathan Barnes, originaires de Sudbury et de Niagara Falls, en Ontario, viennent à peine de rentrer du Zaïre, où ils ont vécu pendant huit ans comme missionnaires jéhovistes.Ils ont én poche un billet de retour dans leur pays d\u2019adoption, mais ignorent encore quand ils l\u2019utiliseront.«Nous voulons retourner là-bas, dit Jonathan, mais il faut auparavant que ma femme soit complè-\u2022 tement rétablie.» > Mais qu\u2019a eu Miriam?Que \u201e s\u2019est-il passé?Méthodiquement, avec dans - tous ses traits un sourire que rien ne semble capable d\u2019effacer, Jonathan entreprend un récit extra.ordinaire, qui tient plus du miracle que de l\u2019aventure.Dans l\u2019enfer de Kolwezi nous ne pouvions pas sortir et dans laquelle nous prenions bien soin d'éviter les fenêtres, lorsque, le troisième jour de la guerre, nous avons entendu vers midi un bruit d\u2019explosion au-dessus de nos têtes, puis un deuxième, puis un autre.Un grand trou perçait le plafond de notre chambre à coucher, et nous saignions un peu.Nous avons compris qu\u2019on nous bombardait maintenant avec des bombes, à la roquette et au mortier! » Miriam et Jonathan Barnes, en compagnie d\u2019une femme zaïroise et de ses deux bébés dont le plus jeune n\u2019était âgé que de deux ou trois mois, ont fait de la sorte l\u2019expérience de l\u2019artillerie lourde pendant trois jours.Protégés du mieux qu\u2019ils pouvaient, au moyen de planches de contreplaqué disposées jusqu\u2019au-dessus de leur lit, ils devaient de temps à autre s\u2019extraire mutuellement, à l\u2019aide d\u2019une lame de rasoir, des éclats d\u2019obus qui leur avaient transpercé la peau.«J\u2019ai administré un peu de pénicilline à ma femme, poursuit Jonathan.Mais j\u2019avais un peu peur: nous ne sommes pas des missionnaires médicaux, nous sommes des missionnaires religieux.» Une réponse à coups déballés siffler à quelques fractions de pouce au dessus de son crâne.«Pendant tous ces jours, assure Jonathan, nous avons prié.Et nous avons prié fortement! Nous croyons bien, puisque nous sommes encore en vie, que nous avons influencé Dieu.» C\u2019est au huitième jour de la guerre du Shaba que les Barnes ont pu être évacués, par des militaires belges, jusqu\u2019à un champ d\u2019aéroport, puis vers Kinshasa.La femme et les deux enfants qui vivaient avec eux, qu\u2019ils ont laissés indemnes, n\u2019ont pu les y accompagner puisqu\u2019ils étaient originaires du Shaba.-Un beau garçon.» Il peut paraître étonnant que Jonathan Barnes, de même que Miriam, qui n\u2019interrompt que rarement son mari pendant qu\u2019il fait le récit de ces événements, n\u2019aient pas parlé plus tôt d\u2019un détail pourtant marquant dans toute cette histoire: lors de ces événements, Mme Barnes, qui est âgée de 32 ans, était alors enceinte depuis cinq ou six mois.L\u2019enfant, né prématurément, à Kinshasa, en raison même du choc subi par sa mère dans l\u2019enfer de Kolwezi, a vécu pendant quatre jours avant de mourir.«C\u2019était un beau garçon», dit Jonathan en jetant un coup d'oeil prolongé vers Miriam.Après une pause, il enchaîne: «Bien sûr, il y a l\u2019espérance de la résurrection.» Non, M.et Mme Barnes ne sont pas amers.Ils ont tout perdu, y compris leur premier enfant, mais ils conservent leur foi profonde en Jéhovah.Et ils vont jusqu\u2019à dire : «Nous sommes très contents de ce qui s\u2019est passé: les guerres comme celles que nous connaissons depuis 1914 sont autant de signes de l\u2019avènement prochain du Royaume de Dieu sur toute la terre! » w iV r* \u201clyd l \\ ; »?r 7 V -6 %A k « 'k fc.#:-.: :>-.Pfât**:£ -'- : i '>v % as mr m 'r%\\ ^X,' 'S*' ^ 3 ; T ?S' r ÿ S Le sixième jour, entendant s\u2019approcher de leur demeure un véhicule à moteur, M.et Mme Barnes ont cru qu\u2019on venait les évacuer.Lorsque Jonathan se présenta à la porte et qu\u2019il vit quatre Katangais l\u2019invitant à sortir de la maison avec les siens, il refusa net, craignant de voir compromise sa réputation de neutralité de missionnaire jéhovistc.Une volée de balles de fusil, qui dura, selon lui, une vingtaine de minutes, lui répondit.Et c\u2019est le lendemain, dit-il, qu\u2019il a entendu une cartouche '¦-xi ï: \\ \u2022 I «Nous vivions à Kolwezi depuis \u2022 1970, raconte-t-il.Lorsque la gucr-re du Shaba a commencé, le 12 \" mai dernier, notre maison se trou-, \u2018 vait dans une espèce de «no man\u2019s land», c\u2019est-à-dire dans ce qui devait s\u2019avérer être une aire de tir de balles entre insurgés katangais et soldats du gouvernement central du Zaïre.«Des balles de fusils atteignaient déjà notre maison, dont photo René Picard.LA PRESSE «Le septième jour, lorsque j'ai de nouveau tenté de sortir de la maison, j'ai entendu une cartouche me siffler au-dessus de la tête.» Et M.Barnes d\u2019enchaîner: «J'ai retraité!» Qui sont les Témoins de Jéhovah?Messe à la mémoire de More par Jules BELIVEAU Ils seront plusieurs dizaines de milliers (oeurs chefs de file espèrent atteindre le nombre de 75,000), pendant toute la matinée d\u2019aujourd\u2019hui, à se disperser dans tous les coins et racoins de Montréal et de la région pour distribuer un million et demie de tracts invitant la population au discours de clôture de leur congrès international, dimanche après-midi, au Stade olympique.C\u2019est connu, les Témoins de Jéhovah sont des propagandistes hors-pair.Ils ont le porte à porte dans le sang! Mais au fait, qui sont les Témoins de Jéhovah?Selon un fascicule publié par leur société, des «Watchtower Bible and Tract Society of New York Inc.», ils constituent une organisation composée de disciples sincères de Jésus-Christ qui se sont voués à Dieu pour faire sa volonté, selon le modèle que leur a laissé le Christ.«Leur nom de «Témoins de Jéhovah», précise cette publication, ne fait pas d\u2019eux une organisation de l\u2019«Ancien Testament».Ils acceptent toute la Bible, de la Genèse jusqu\u2019à la Révélation ou Apocalypse, comme la Parole inspirée de Dieu.» Et ils sont 2,223,538 répartis dans 216 pays du monde, selon leur tout dernier recensement.De ce nombre, le Canada en compte environ 63,000, dont quelque 8,000 sont québécois \u2014 et la majorité de ceux-ci sont francophones.Leur origine Quelle est l\u2019origine des Témoins de Jéhovah?«En toute objectivité, répond leur fascicule, il est impossible de répondre à cette question sans remonter loin dans le passé.Comme les Témoins de Jéhovah ne sont pas une secte, mais une société d\u2019hommes et de femmes qui adorent Jéhovah Dieu et qui, par la parole et par les actes, témoignent leur foi, ils font partie de la lignée d\u2019hommes fidèles qui commença avec Abel, le premier témoin humain de Dieu.Ce fut Jéhovah Dieu qui parla de son peuple comme de ses témoins en déclarant: «Vous êtes mes témoins (.) et je suis Dieu» (Essaie 43: 10-12).Son Fils Jésus- Christ n\u2019a-t-il pas déclaré à ses disciples: «Vous serez mes témoins (.) jusque dans la partie la plus lointaine de la terre»?Et l\u2019apôtre Paul n\u2019a-t-il pas qualifié Abel, Hénoch, Noé, Abraham, Isaac, et les prophètes de «grande nué de témoins»?(Actes 1: 8; Hébreux, chapitre 11; 12: 1).» Les témoins modernes de Jéhovah, reconnaît-on toutefois, commencèrent à s\u2019organiser vers l\u2019année 1870 de notre ère.«Cette année-là, dit leur publication, Charles Taze Russell forma avec plusieurs de ses amis une classe d\u2019étude de la Bible.Ils découvrirent de nombreuses vérités bibliques que les traditions des Eglises de la chrétienté avaient cachées.A mesure qu\u2019ils attiraient l\u2019attention des gens sur les vérités de la Bible, \"d\u2019autres personnes se joignaient à eux et manifestaient le désir d\u2019être de vrais témoins de Dieu.Pour favoriser cette oeuvre de témoignage, le premier numéro du journal «La Tour de Garde» fut publié en juillet 1879.» Cela se passa dans la région d\u2019AlIegheny, qui fait maintenant partie de Pittsburg, dans l\u2019Etat américain de la Pennsylvanie.Aujourd\u2019hui et depuis 1909, les Témoins de Jéhovah ont leur siège à Brooklyn, New York.Le Christ n'est pas Dieu Les Témoins de Jéhovah ont évidemment leurs croyances, qu\u2019ils se refusent toutefois à codifier dans un credo inamovible afin de ne pas faire obstacle aux découvertes nouvelles que peut leur révéler une lecture assidue des Ecritures.Ils croient notamment que Jésus-Christ est le «Fils unique» de Jéhovah, «le commencement de la création de Dieu», qu\u2019il est ressuscité d\u2019entre les morts et qu\u2019il règne actuellement en qualité de Roi Immortel du Royaume ou gouvernement céleste de Dieu, comme leur enseigne la Bible.Selon leur fascicule cité plus haut, Ils ne croient pas toutefois «que l\u2019homme Jésus était le Dieu Tout-Passant incarné, la prétendue deuxième personne de la trinité».Ainsi les Témoins de Jéhovah professent-ils que «le dogme de la trinité n'est pas biblique» et que «Jésus n\u2019était pas l'égal de son Père, car lui-même affirma: «Le Père est plus grand que moi\u2019 (Jean 14: 28).Les Témoins de Jéhovah ont cette.manie de citer les Ecritures à tout moment, numéros du verset, du chapitre et du livre à l\u2019appui.Et ils s\u2019en font un devoir et une gloire! Ils sont persuadés, tn effet, que la Bible est la Parole divine inspirée, la révélation que Dieu a faite aux hommes.C\u2019est pourquoi, en tout temps et pour toute chose, ils l\u2019interprètent au pied de la lettre, sauf lorsqu\u2019il leur apparaît clairement que certains mots ou passages font appel au symbolisme.Pas de politique! Ainsi se défendent-ils de s'intéresser aux questions politiques, et encore davantage de voter, parce que la Bible leur dit que le seul gouvernement vers lequel les hommes doivent respectueux à l\u2019extrême des lois des hommes \u2014 lorsqu\u2019elles ne contredisent pas celles édictées par Dieu dans les Ecritures \u2014 parce qu\u2019il est spécifié quelque part dans la Bible que l\u2019homme doit «rendre à César ce qui appartient à César».Avec un tel bagage de croyances proprement incroyables pour les chrétiens des autres confessions, les Témoins de Jéhovah sont évidemment à mille lieues des convictions des Eglise^.\u201e.çhré-tiennes traditionnelles.Ils sont plutôt passablement agressifs envers celles-ci, qui sont d\u2019ailleurs pour eux rien moins que des créations de Satan.Inutile d\u2019ajouter qu\u2019ils ne donnent guère \u2014 mais pas du tout! \u2014dans l\u2019esprit oecuménique.Le porte à porte continuera Un dernier mot (qui ne complétera pas cette esquisse de la foi des Témoins de Jéhovah): pacifiques à l\u2019extrême, au point qu\u2019ils sont d\u2019un monde où n\u2019existe ni la haine, ni la guerre, ils continueront toutefois, au moins jusqu\u2019à la fin du présent «système de choses», de faire du porte à porte.Le Christ n\u2019a-t-il pas prêché publiquement, tel que l\u2019enseigne la Bible, non seulement dans le temple et dans les synagogues, mais encore dans les rues, au bord de la mer, sur les montagnes et dans les foyers?t 1 LONDRES (Reuter) \u2014r En dépit de l\u2019opposition des protestants, le cardinal Basil Hume, chef de l\u2019Eglise catholique en \u2022Angleterre et au pays de Galles, a célébré hier une messe à la .crypte de la chapelle du Parlement britannique, première messe depuis la réforme au 16e siècle., Au moment où la cérémonie commençait, un membre protestant du Parlement, le révérend Ian Paisley, d\u2019Irlande du Nord, s\u2019est mis à proférer des insultes.«Cè n\u2019est pas en célébrant cet office aujourd\u2019hui que vous pouvez aller contre quatre siècles d\u2019histoire», a-t-il dit.Un autre membre protestant du Parlement, également d\u2019Irlande du Nord, a émis des critiques.Tous deux ont été escortés par la police hors de la chapelle.Les présidents de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes, tous deux protestants, ont en revanche fait les lectures à la messe.k « \\ On sait également que les Témoins de Jéhovah s\u2019opposent, tant pour eux-mêmes que pour tout membre de leur famille, à toute transfusion sanguine, même lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une question de vie ou de mort.A tout ceux qui croient en lui, rappellent-ils, Dieu enjoint à plusieurs reprises dans la Bible de «s\u2019abstenir du sang».Inutile de préciser que le boudin n\u2019appa-rait jamais sur leurs tables! « t » > > S\u2019ils acceptent le récit biblique de la naissance de Jésus, conçu miraculeusement dans le sein d\u2019une vierge, les Témoins ne croient pas que Marie a conservé sa virginité après la naissance du Christ.Les Ecritures ne parlent-ils pas des frères et soeurs charnels du Christ?CLIMATISEURS COÛTENT MOINS CHER CHEZ PASCAL Adieu le bois pourri! Conservez le bois et votre argent FABRICATION DE GRANDE RENOMMÉE EMERSON \u2014 ADMIRAL mÆM GENERAL ELECTRIC FM *: ti B Pour preserver le bois à l'extérieur, il faut prévenir les causes de détériora-\u2022>.tion: fongus.insectes, humidité.v.Le bois à l'extérieur dure effective* \u2022>.ment de 3 à 5 fois plus longtemps ::\tlorsqu'il est traité au PENTOX Il C \u2018 conserve le bois tout en économisant A\", de l'argent.Les produits PENTOX préviennent les attaques de fongus et d insectes.Les éléments hydrofuqes qu ils .r \u2022 contiennent empêchent le bois de ,v se gondoler, de se fendiller et de se déformer.*\u2022*; PENTOX preserve les anciennes et :*:] les nouvelles structures en bois, le J bois exposé à I eau ou à l'humidité.*.v le bois encastré dans le béton ou dans >:\u2022 la terre -v PENTOX CLAIR'.scelle et pré* \u2022\u2022\u2022\u2022 serve le bois tout en faisant ressortir la Y; beauté de son gram naturel.Il consti-tye une excellente couche de fond ÿ.avant de peindre.D'emploi économi-\u2022>.qi/e.ce produit prolonge considéra-\u2022v blement la vie de la peinture.v \u2022 - PENTOX VERT .produit préser-?vatif tous usages, à haute résistance.y est idéal pour les bateaux, les débarcadères.les bacs à fleurs et toute autre surface exposée aux intempéries.PENTOX TEINTURE .produit préservatif qui s obtient en dix couleurs résistantes et attrayantes qui rehaussent la beauté naturelle du bois v Préserve et teint le bois en une seule opération M 7iJ NOTRE VENDEUR SE FERA UN PLAISIR DE VOUS CONSEILLER DANS LE CHOIX DE L'APPAREIL QUI VOUS CONVIENT LE MIEUX.PASCAL m m m ri % t i 1 \" I K li >< K.i I dir P rrr^r \\ g :.U J - 3 \u2022;V I î f.?> # m \u2022 : CLAIR et VERT environ S9.50 le ?L \u2022/ \"3% ' ¦ \u2022\u2022\u2022-.gallon.\t,/]\t_ =.> C®33 P is .9# FACILE A INSTALLER id le gallon.S'obtient dans les quincailleries et.magasins de rriaténaux de cBnsIructlon SE BRANCHE A TOUTE PRISE DOMESTIQUE ADEQUATE Grand choix de 6,000 à 14,000 B.T.Ü.aux bas prix Pascal Pout ootenir des fonsoiynemcnis Supplement a>t es.ecn/o ou téléphoner a OSMÇSE-PENTOX Inc.photo René Picard.LA PRESSE Les Témoins de Jéhovah n'ont pas de problème de racisme parce que la Bible déclare: «D'un seul homme, Il (Dieu) a fait toutes les na.ions d'hommes pour habiter sur toute la surface de la terre » (Actes 1,7: 26).Montréal.1030 ave.Pratt.H2V 2V2 (514)738-9427 ENTREPÔTS - SALLE DE MONTRE PASCAL MEUBLES 3600 Côte Vertu, SL Laurent \u2014 Centre d'achat» Le Baior \u2022 * 6800 E.Jean Talon A l\u2019ouest de# Galerie» d\u2019Anjou 4 / I ' \u2018J y ; -V ' .# ' A 9 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 7 JUILLET 1978 .__ \u2014 Le «Fils de Sam» est jugé en état de déséquilibre mental ANNONCE A CJMS-MONTREAL six mois, qui pourrait être prolongée si les psychiatres jugent que son état ne s est pas amélioré.Berkowitz avait été écroué à la prison de Dannemora après avoir admis sa culpabilité sous six accusations de meurtre simple.Il a été condamné à des peines concurrentes et consécutives totalisant des centaines d\u2019années de détention, mais il pourra soumettre une demande de libération sur parole dans 30 ans.PLATTSBURGH, N.Y.(PA) \u2014 David Berkowitz, qui s\u2019est lui-même reconnu coupable de six meurtres commis sur une période d\u2019un an, a été jugé en état de déséquilibre mental, hier, et va être transféré au Centre psychiatrique de Marcy, dans l\u2019Etat de New York.Le «Fils de Sam», qui est âgé de 25 ans, a signé sans hésiter la formule de transfert prévoyant son internement à Marcy pour une période de LE GOUVERNEMENT TRUDEAU: PARRAIN DU PREMIER SYNDICAT DE \u201cSCABS\u201d DU CANADA?* Une cinquantaine de passagers quittent le SS America HALIFAX (PC) \u2014 Une douzaine de passagers du SS America, sur un total de 500, ont quitté le navire à Halifax, hier, préférant retourner à New York d\u2019une autre façon.Les passagers se plaignent de ce que le voyage n\u2019est pas ce qu\u2019on leur avait promis.Dans la plupart des cabines, a-t-on dit, les toilettes sont bouchées, il y a de l\u2019eau sur le plancher et du ruban gommé un peu partout sur les murs et les plafonds.La nourriture, de plus, n\u2019est pas aussi bonne qu\u2019on l\u2019avait annoncé.A Halifax cependant, six plombiers et quatre menuisiers sont montés à bord pour effectuer les réparations qui s\u2019imposaient.Les menuisiers sont d'ailleurs demeurés sur le bateau pour continuer la croisière jusqu\u2019à New York.Le 7 avril 1978, le parlement canadien a adopté la loi C-8 |H permettant l\u2019arbitrage d'une première convention collective quand les parties n\u2019arrivent pas à s\u2019entendre en négocia- ¦\ttiens.Le 1er mai, le syndicat des travailleurs de CJMS, après 16 mois de grève, a demandé à monsieur John Mun- ¦\troe, ministre fédéral du Travail, d\u2019arbitrer une première convention collective à CJMS, en promulguant la loi C-8.Le même jour, les travailleurs en grève ont prié le ministre de faire vite parce que l\u2019employeur était en train de fomenter une association de \u201cscabs\u201d à CJMS.Le 4 mai, le ministre Munroe n\u2019a pas retenu l\u2019avertissement des grévistes et a B retardé la proclamation de la loi C-8 à trois semaines plus tard, le 1er juin.Entre-temps, comme prévu, le 11 mai, les \u201cscabs\u201d de CJMS ont déposé devant le Conseil Canadien des Relations de Travail une demande d\u2019accréditation dans le but d\u2019enlever aux grévistes leur accréditation syndicale et leur pouvoir de négociation.Depuis ce temps, le CCRT a ordonné un vote entre le syndicat CSN en grève depuis 17 mois et déjà accrédité légalement et l\u2019Association qui représente les scabs de CJMS.Par un tel B vote, le Conseil Canadien des Relations de Travail fait le jeu de CJMS-Radiomutue! et ouvre la voie à une manoeuvre | B permettant de voler son pouvoir de négociations au syndicat des grévistes.Toute cette manoeuvre en vue d\u2019écraser | les grévistes de CJMS n\u2019a été possible qu\u2019à cause du retard indu du gouvernement Trudeau à proclamer la loi C-8 et à déclencher l'arbitrage de la convention à CJMS.Le gouvernement Trudeau est ainsi sur le point de devenir, à cause de 1 sa complicité avec CJMS-Radiomutue!, le parrain du pre- | mier syndicat de scabs du Canada.M.John MacLean, porte-parole du ministère canadien de la Santé, a par ailleurs souligné que le navire répondait aux normes, que l\u2019eau était saine, qu\u2019il n\u2019y avait pas de rongeurs et que personne n\u2019était malade.I :¦ \\ m % >A E Jj H carrières .ET PROFESSIONS Ü 3 -i' INSPECTEUR D\u2019HYPOTHEQUES La personne sera responsable de l'étude des demandes de prêts et de l'inspection de tous les genres de propriétés.Il(elle) devra également posséder des aptitudes pour préparer les évaluations et les recommandations.Doit posséder 3 années d'expérience dans le domaine de l'évaluation et une connaissance de la politique des prêts hypothécaires.Doit détenir un diplôme en évaluation immobilière.Possibilité de carrière intéressante, salaire compétitif, programme complet d'avantages sociaux.Faire parvenir votre curriculum vitae à: M.Richard Quevillon 600 ouest, bout.Dorchester 2e étage,Montréal,Québec H3B 1N6 : P T?» | M.John Munroe, ministre du Travail dans le gouvernement Tru-1 deau, responsable de la naissance de l\u2019Association des scabs de I CJMS.LES GREVISTES DE CJMS DISENT e le Permanent
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